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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 5 novembre 1913
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1913-11-05, Collections de BAnQ.

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VOLUME IV—No.258 MONTREAL, MERCREDI 5 NOVEMBRE, 1913 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS : Édition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS $3.00 UNION POSTALE.$6.00 Édition Hebdomadaire : CANADA.$1.00 ETATS-UNIS $1.50 UNION POSTALE., .*2.oO LE DEVOIR Rédaétion et Administration : 71a RUE SAINT-JACQUES MON a’ RE A L.TÉLÉPHONES : ADMINISTRATION : Main 7461 RÉDACTION : - Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! LA VRAIE PENSÉE BRITANNIQUE “ Quand TAngieterre se bat, les colonies doivent se battre ” Les dépêches d’hier apportaient un nouveau témoignage, intéressant et précieux, à la thèse que nous n’avons cessé de soutenir: la politique des Hottes coloniales, adoptée par l’Australie et par le ministère Laurier, au Canada, et le système des contributions directes à la flotte impériale, pratiqué par la Nouvelle-Zélande1 et préconisé par M.Borden, aboutissent au même résultat.Ce témoignage, c’est celui de l’un des officiers de marine les plus distingués de la Grande-Bretagne.Dans une lettre au Morning Post, l’amiral Freemantle déclare qu’il ne prévoit, pour l’Amirauté anglaise, aucune difficulté sérieuse à utiliser également la flotte australienne et les vaisseaux prêtés par le Canada à la métropole.Il ne doute nullement que, la guerre déclarée, les escadres coloniales seraient aussi promptes que la flotte impériale à cingler vers le théâtre des hostilités.Il traite irrévérencieusement de “chimère impraticable’’ la théorie de sir Wilfrid Laurier, que le Canada pourrait rester neutre, à l’occasion, quand le reste de l’Empire serait en guerre.De fait, l’attitude de M.Laurier et de ses collègues, au moment de la déclaration de guerre en Afrique-Sud, ne permet guère de prendre le leader libéral au sérieux lorsqu’il affirme que la flotte canadienne ne prendrait part aux conflits de l’Empire qu’après délibération du parlement canadien.Jusqu’à 1899, le droit des colonies de rester neutres dans les conflits de l’Angleterre n’avait jamais été contesté.Ni la constitution, ni aucune loi particulière, ni aucun voeu du parlement n’autorisaient le gouvernement canadien à s’écarter de la pratique constamment observée jusque là et opposée par sir John Macdonald, en 1885, aux tentatives du gouvernement impérial.Et cependant, effrayés par les clameurs de quelques jingos, M.Laurier et ses collègues firent volte face en huit jours et plongèrent le Canada dans le “tourbillon du militarisme” sans même consulter les mandataires du peuple.Depuis, M.Laurier a fait voter une loi autorisant le gouvernement à mettre la flotte canadienne au service de l’Amirauté, par simple décret ministériel.Il a donné la main à M.Borden pour faire reconnaître par le parlement l’obligation d’aider “d’une manière efficace à l’accroissement des forces navales de l’Empire”.Maintenant que les obstacles sont disparus, que la base des obligations coloniales est radicalement changée, il n’est guère probable que les ministres canadiens, sous la direction de M.Laurier ou de tout autre leader, se montreraient plus fermes ou plus constants qu’en 1899, dès qu’une agitation analogue à celle dont Cecil Rhodes et ses associés payèrent les frais les pousserait'à “voler au secours de l’Empire”.Dans toute guerre, il y aura un groupe de démagogues ou de spéculateurs qui aura intérêt à faire la panique et àprécipiter l’action du Canada.L’attitude et la politique des deux leadecssonl une invite à ces pratiques d’intimidation.La seule différence, c’est que l’un se rend tout de suite el que l’autre, tout en protestant hautement qu’il se réserve le droit de résister, prend soin de bien marquer d’avance de quelle manière et à quel moment il sera possible de le violenter.* * # Comme la plupart des hommes de guerre, l’amiral Freemantle fait peu de cas du problème constitutionnel que pose la participation des colonies à la défense de l’Empire.Que ce problème se résolve par-^a fédération, la représentation, la coopération ou l’union complète”, peu "iui lenthaut: ce qu il veut, c’est lie farte tftîup'Tcndre aux colonies qu’avec ou sans droil de représentation, elles sont tenues de se joindre à la Grande-Bretagne dans l’action militaire.Elles doivent partager avec le peuple britannique “les conséquences désavantageuses de la situation géographique du Royaume-Uni.” L’amiral a un mot superbe.Résumant la théorie des centralisateurs, qu’il prend à son compte, il pose en principe que lorsque l’Angleterre se bat, chaque colonie doit se battre également.“Ce que l’Angleterre décide librement, dit-il, les colonies doivent s’y conformer forcément." (1) C’est toute la morgue britannique; c’est tout l’orgueil du Romain antique et son mépris pour les barbares des provinces conquises et des marches de l’Empire, bons tout au plus à servir dans les légions, pour la plus grande gloire du Sénat et du peuple de Rome.Il est utile que quelques Anglais sincères, libres des entraves de la politique, nous présentent ainsi, de temps à autre, la vraie pensée britannique, dépouillée des formules nuageuses et hypocrites de la diplomatie.Car, qu’on n’en doute pas, cette affirmation brutale et arrogante de l’amiral Freemantle, c’est la pensée véritable de la plupart des hommes d’Etat impériaux.C’est du reste la conséquence logique de la politique de conquête et de domination poursuivie par l’Angleterre depuis la chute de la puissance espagnole et l’effondrement de l’hégémonie napoléonienne.Dans son remarquable ouvrage, “The Day of the Anglo-Saxon”, le général américain Homer Lea a nettement indiqué que le moment esl venu où l’Angleterre impériale doit opter entre la centralisation militaire de l’Empire et la liberté individuelle de ses possessions dites “autonomes”.Maintes causes, dont les principales ou du moins les plus immédiates sont l’oblitération du sentiment national aux colonies et l’ignorance des conditions réelles de l’Empire, ont fait que jusqu’ici les gouvernements coloniaux ont travaillé, sciemment ou inconsciemment, au progrès 1 de l’idée centralisatrice.Mais à mesure que se trahissent les desseins véritables des hommes d’Etat et des hommes de guerre de la Grande Bretagne, la réaction nationaliste s’accentue à l’encontre de la centralisation impérialiste.Ce n’est pas seulement la survivance de la fierté britannique.Ce n’est peut-être pas davantage le souci des libertés constitutionnelles.La plupart des Anglais émigrés aux colonies ne se sont guère recrutés dans les classes sociales ou intellectuelles où ces sentiments élevés exercent une emprise souveraine.Leur résistance à l’impérialisme tient à une cause plus simple: le souci de leurs intérêts locaux et celui de leur propre protection.Ils se demandent chaque jour davantage si les sacrifices qu’on veut leur imposer pour sauvegarder “l’unité el l’intégrité de l’Empire” n’ont pas tout simplement pour objet de les amener à soulager le budget de la métropole, à remplir les cadres de sa flotte et de son armée, sans qu’il en résulte un accroissement de sécurité pùur chacune des colonies en particulier.# * * A cet égard, la brusque évolulion du gouvernement de la Nouvelle-Zélande est fort significative.Nos journalistes de parti n’y ont vu ou n’ont affecté d’y voir que ce qui peut fortifier leur cause respective : les uns y trouvent un témoignage en faveur de la politique de M.Lau-, rier, les autres un avant-coureur des projets agrandis de M.Borden.Mais si l’on regarde au-dessus et au delà des bornes étroites où s’agitent nos politiciens, on voit autre chose dans cette évolution.Le correspondant particulier de la Gazette, à Londres, signalait, dans sa dépêche du 30 octobre, publiée le 1er novembre, le motif véritable de la volte face du gouvernement dirigé par M.Massy.“La Nouvelle-Zélande”, disait-il, “abandonne l’idée d’un subside naval et adopte comme politique l’organisation d’une force navale distincte.Ceci tient principalement au fait que l'Amirauté n’a pas fourni deux croiseurs du type Rrislol pour le service du Pacifique.” Ainsi, les gouvernants britanniques ont accepté avec reconnaissance le super-dreadnought de ia Nouvelle-Zélande; ils l’ont promené par toutes les mers afin de pistonner le zèle des Canadiens et des autres coloniaux; ils ont élevé aux nues le loyalisme des habitants de la “plucky little colony”.Mais lorsque les Néo-Zélandais se tournent de leur côté et leur demandent deux vaisseaux de moindre importance, l’Amirauté les envoie promener.Que faisiez-vous au temps chaud?Dit-elle ù celte emprunteuse.Je payais, ne vous en déplaise.Vous payiez! J’en suis fort aise, lié bien! bâtissez maintenant.En Australie, la situation est encore plus tranchée.Nous avons déjà Aignalé aux lecteurs du Devoir les déclarations de M.Cook, le nouveau premier ministre libéral.Dès son arrivée au pouvoir, il a affirmé hautement qu’il continuerait la politique de ses prédécesseurs., parce que (I) "The centralists insist that when Great Britain flights, every Dominion must be fighting too.What is a free choice for Britain they would make a compulsory choice for the Dominions.And we are compelled to answer : CERTAINLY.” l’Australie n’est pas certaine que les autorités britanniques soient disposées à accorder une attention suffisante aux exigences de la défense locale de l’Australie.Je mentionne pour mémoire l’argument de M.James Edmond : l’Australie veut conserver l’autorité sur sa flotte afin de s’en servir contre l’Angleterre, au cas où l’Angleterre tenterait de lui imposer l’immigration des Indous.Le même correspondant de la Gazette, qui semble bien le plus loyal et le plus honnête des correspondants de journaux canadiens à Londres, avoue que la campagne du général Hertzog fait son chemin dans la confédération sud-africaine.A l’annonce de l’abandon de la conférence navale, l’Argus, de Capetown, — organe impérialiste, — exprimait la crainte que l’opposition à toute politique navale en serait singulièrement fortifiée.(2) * * * * S’ils n’étaient bâillonnés par le loyalisme servile et ridicule qui domine encore aux colonies et qui fait un tel contraste avec le patriotisme fier et hautain des Anglais du Royaume, tous les hommes d’Etat coloniaux, un tant soit peu renseignés, feraient aujourd’hui cet aveu: le gouvernement britannique est fort désireux d’amener les colonies à prendre leur part des risques que comporte “la situation géographique” de la Grande-Bretagne, comme dit l’amiral Freemantle; mais il ne se soucie nullement de la situation particulière de chacune des colonies, sauf dans la mesure où la sécurité, la gloire et les intérêts de l’Angleterre y sont engagés.Ajoutez à cela que le gouvernement du Royaume-Uni, ainsi que M.Caban le rappelait naguère au Principal Peterson, a seul le pouvoir de diminuer ou d’accroître la sécurité des colonies par sa politique étrangère, ses alliances et ses provocations.Il est seul maître de maintenir la paix de l’Empire ou de provoquer la guerre.Les colonies n’ont '’’autre alternative que d’en subir les conséquences.A mesure que les coloniaux, en dépit des tampons que les jingos et les agents du trust des navires cherchent à leur mettre .sur les yeux, découvrent ces grosses vérités, la réaction s’accentue.Sans trop se préoccuper des principes constitutionnels, ils commencent à juger qu’aussi longtemps qu’une telle inégalité de pouvoirs et de privilèges existera entre l’Angleterre et ses dépendances — les “nations-soeurs”, suivant l’expression grotesque de M.Laurier — les autorités impériales et leurs domestiques coloniaux sont mal venus à leur parler d’égalité dans les charges et le.s responsabilités de l’Empire.Le jour où ces constatations seront nettement établies et le conflit définitivement engagé entre les impérialistes anglais et les habitants des colonies, la fin de l’Empire sera proche.Sur ce point, ils n’ont pas tort ceux qui disent que la politique de M.Laurier, abandonnée à Joliette etreprise dans le comté de Bruce, n’a sa raison d’être que si le Canada veut la rupture complète et définitive des liens qui l’unissent à l’Empire.Henri BOURASSA.(2) Voir la Gazette du 8 octob re.L’ELECTION DE NEW-YORK Les prophètes avaient raison : Tammany Hall a été défait par plus de cent mille voix dans sa campagne pour la mairie de New-York.Là-dessus certains adversaire^ crient au double triomphe et annoncent, avec la déposition prochaine du boss Murphy, la chute définitive de Tammany Hall.Que Murphy sombre dans l’aventure, c’est fort probable : Tammany n’aime point les vaincus et on le tient personnellement responsable de la défaite.Mais que l’association elle-même succombe, c’est très peu probable.Car, le candidat de Tammany a recueilli un quart de million de suffrages, et c’est assez pour recommencer la lutte.Du reste, Tammany a survécu à d’autres assauts : il a vu son chef au pénitencier, sans que son existence propre fût atteinte.Tammany a, sur ses adversaires, l’avantage d’être un syndicat d’appétits et d’avoir rm caractère permanent.Le.s gens qui viennent de lui infliger une telle défaite ont été groupés, dans mie large mesure, par un mouvement d’indignation commune.La bataille finie, chacun s’occupera de ses affaires, tandis que les chefs de Tammany s’occuperont des affaires de Tammany.Ils y sont intéressés de la façon la plus directe, car leur subsistance même dépend souvent du succès de la société.Tammany est à la fois une très puissante distributrice de patronage et, dans certains cas, une réelle bienfaitrice.Elle aide des milliers de pauvres diables et cela lui crée, avec le patronage, une clientèle peu accessible aux mouvements idéalistes.On peut donc s’attendre à voir ses chefs tenter prochainement un nouvel effort.Ils ne manqueront pas surtout d’utiliser, avec une extrême habileté, les fautes que pourront commettre leurs adversaires.0.H.LE “DEVOIR” A QUEBEC Dès lundi, l'attention de tous ceux que fa législation publique et privée intéresse devra se porter vers Québec où les députés se réuniront mardi.On oublie trop que la législature provinciale est l’endroit où se fabriquent les lois qui affectent le plus les droits des citoyens.La revision du code municipal, par exemple, est d’une importance capitale pour foutes les municipalités de.la province.C'est à Québec aussi que Montréal va demander annuellement les pouvoirs dont bénéficient on souffrent ensuite près d'un demi-million de contribuables.Autant de raisons de suivre attentivement les délibérations de notre législature provinciale.Le Devoir vous tiendra chaque iour au courant avec son impartialité accoutumée.Et pour savoir tout il ne vous en coûtera que 25 sous, prix de l’abonnement pour le tenrps de.la session provinciale, — en dehors de la ville I et de la banliejie, I LA LOI DES PAVAGES Le conseil municipal, par une majorité de douze voix sur vingt-six votants, a décidé de demander à la législature l'abrogation pure et simple de la loi par laquelle les propriétaires sont obligés de payer les pavages.Cet acte n'est pas une Indication de ce que fera la législature qui nous a accoutumés, en bien d’autres choses, à ne pas erpire que les représentations faites par le conseil ont une influence quelconque.S’il lui plaît, la législature abrogera la loi.Dans le cas contraire, gardera-t-elle dans notre charte la loi actuelle, ou y introduira-t-elle l’amendement présenté hier par la commission de législation ?L’argument des partisans du rappel est que la Ville ne peut pas dépenser la totalité de son pouvoir d’emprunt qui sera l’an prochain d’environ quinze millions, qu’elle ne peut pas non plus, même avec la saison la plus favorable aux travaux, faire des pavages pour plus d’un million et demi, deux millions au plus, que les évaluateurs feront encore augmenter l’assiette de la taxe foncière et que les propriétaires sont écrasés à l’heure actuelle par l’impôt, qu’il n’est pas juste de faire payer un pavage par un propriétaire, quand l’évaluateur en profite pour augmenter la valeur de l’immeuble, etc.Les partisans de la loi actuelle, avec ou sans amendement, n’ont pas apporté d’argument bien puissant dans la discussion.Le fait que Toronto a cette taxe, s’il est isolé, ne prouve pas grand’ehose.L’éohevin Boyd a eu raison de déclarer que c’est l’assiette de l’impôt qui est mal basée, mais il faudrait pour le changer prendre une décision qui fera reculer nos édiles.Et M.Boyd ne dit pas quel serait le remède à la situation.Tel est en ce moment l’état des choses.Les adversaires de la loi des pavages sont tout heureux de la victoire qu’ils ont remportée lundi ; mais ils n’ont encore rien gagné, la législature ayant son mot à dire.Fred.PELLETIER.- M I ^-—— U RESISTANCE ONTARIENNE L’un de nos amis, très au courant de la situation ontarienne, nous écrit : “J’arrive d’un voyage de trois semaines dans les comtés de Kent et Essex.Je me suis rendu compte, une fois de plus, de la bonne volonté de nos compatriotes de là-bas, des efforts qu’ils font pour parler leur langue, des sacrifices qu’ils s’imposent pour la faire apprendre à leurs enfants, comme aussi pour «’en instruire eux-mêmes.J’ai vu de près le travail persévérant et énergique qu’ils font pour obtenir justice sur tous les terrains, et j’en ai été profondément ému.Les Canadiens de Kent et d’Esscx sont très encouragés à continuer la résistance forte et plus active que jamais.” MGR BRUCHESI A L’ECOLE SOCIALE POPULAIRE Poursuivant «on cours de sociologie, le R.P.Plantier a traité hier du salaire et de la juste rétribution du travail.Mgr Bruchési avait bien voulu assister à la réunion et il a posé lui-même une couple de questions au conférencier.BILLET DU SOIE.FRANCOPHOBIE Au directeur du “Nationaliste”.Je ne crois pas devoir vous appeler Monsieur.A un francophobe de votre espèce je ne peux décemment décerner ce titre tout français qui fut jadis celui du frère du roi.Je connaissais bien les idées anti-françaises de votre frère le DEVOIR, non pas pour les avoir décou-vei'tes dans ses pages, car je me flatte de ne pas lire ce journal ; je suis un lecteur presque exclusif de la Patrie et là j’ai appris que l’organe quotidien nationaliste voulait, par sa campagne anti-marinière, faire dévorer la France par les Teutons.J’ai dit “lecteur presque exclusif de la Patrie”, parce que je commis l’erreur, un jour, de lire votre feuille dominicale.Quelle honte ! quelle infamie ! Vendredi soir dernier, le 31 octobre pour être précis, vous publiiez dans le Nationaliste, dernière page, sous ce titre de deux colonnes : “Les nouveaux chefs de l’année française”, une liste des officiers, nommés en remplacement des généraux français mis ù une retraite forcée, à lu suite de leur insuccès aux récentes manoeuvres.Vous saviez, vous auriez dû savoir, que c’était là remettre sous les yeux du public une faiblesse de l’armée française et livrer à vos lecteurs allemands an sujet facile de raillerie.C’était une chose malheureuse ; des mesures énergiques avaient dû être prises, et vous n’aviez qu’à vous taire.Mais la francophobie vous rongeait.Autrement digne fut la conduite de la Patrie dont je redeviens dès aujourd’hui le lecteur exclusivement exclusif.Laisscuit faire le temps — un des plus grands remèdes connus — ce n’est qu’hier, le 4 novembre, que la Patrie publia, et non pas sous uh titre de deux colonnes, cette nouvelle que dans votre hà.te vous aviez livrée à la pâture des ennemis de la France, cinq jours auparavant.Je ne vous salue pas, X.p.c.c.Max.SOREL.SUR LE PONT D’AVIGNON.“Le goût canadien n’a pas l’air d’exister, et je crois que vos idées sont un peu barbares, en fait d’architecture”, disait hier à des journalistes montréalais un architecte viennois de passage au Canada.Il a raison sur bien des points.Ainsi, l’architecture, à Montreal,* est atroce, dans quatre-vingt-dix-neuf cas sur cent, et, dans le centième, elle est médiocre.La visite de nos principaux monuments en convainc quiconque a le moindre souci de la beauté.Mais, ici, l’on ne bâtit que pour faire de.l’argent, ou pour en dépenser le moins possible.Comme s’il en coûtait plus cher de construire avec goût! * * « Sir George Kekewich, un député anglais, disait récemment, d’après un journal canadien: “Il y a un barême de prix, pour l’achat de titres honorifiques, en Grande-Bretagne.Pour être chevalier, cela coûte £5,-000, pour être baronnet, il faut y mettre £25,000, et, pour être pair, £00,000.” Le tarif n’est pas aussi rigide, au Canada: un parvenu qui meurt d’envie d’être sénateur peut le devenir, s’il souscrit largement à la caisse, électorale de son parti.Ce ihoyen a réussi à plusieurs.Il est classique.« * * “Tout le monde admet l’habüelé de M.L.-P.Pelletier” dit le Mail, ce matin, “mais, au lieu de faire servir son travail à raffermissement de son parti dans toute la province, il s’est efforcé presque exclusivement de faire que sa personnalité politique fût mieux vue, dans le district de Québec, grâce à des travaux publics, et le reste.” C’est, en un vivant raccourci, le résumé des travaux de M.Pelletier, depuis qu’il est au pouvoir: tout pour lui, les autres ensuite et quand il a bien servi ses intérêts.Il y a un tas de pseudo-nationalistes comme ça.On les reconnaîl à ce trait distinctif, à ce signe dont parle quelque part l’Apocalypse.* * * Un correspondant du Tablet, de Londres, le grand hebdomadaire ca-tholique anglais, écrit à son journal, livraison du 25 octobre, que les conservateurs ont promis “de construire une digue en travers de la rivière Richelieu, près de la ville de Châteauguay.” Il y a là une légère erreur de topographie.car le Richelieu ne passe pas à Châteauguay, mais à quelque cinquante milles de là.Mais l’affaire n’a pas d’importance; la digue ne se construira, ni en travers du Richelieu, ni en travers du lac Saint-Louis.Ça sera comme le pont de la Patrie.Le.Veilleur.LE DICTIONNAIRE BLANC L’administration du Devoir constate que la deuxième commande.de dictionnaires Blanc reçue, de Paris il y a quinze jours à peine, est déjà épuLsée.Ce succès dépasse toutes nos prévisions.Une troisième commande a été faite immédiatement.Nous devrons recevoir l'envoi vers le 15 décembre.Nous avertirons le public aussitôt.On n’a qu’à conserver sa série de coupons et à attendre un peu, Les enquêtes du DEVOIR L’IMMIGRA T ION CANADIENNE SECONDE PARTIE II La politique et les fonctionnaires de Timmigration La politique, aux Etats-Unis, n’a pas de place, dans le choix des fonctionnaires de l’immigration.Les clauses 17 et 24 de l’Acte américain de l’immigration déterminent de quelle manière les inspecteurs médicaux et civils des immigrants qui arrivent aux différents ports des Etats-Unis sont choisis, conformément aux dispositions de la loi fédérale qui réglemente le service civil américain.Tous ces fonctionnaires doivent subir certains examens de compétence, plus sévères à mesure que le poste qu’ils occupent se fait plus important, reçoivent des traitements convenables, et sont tout à fait à l’abri des changements de gouvernements.Il n’en va pas ainsi, au Canada.Et l’on peu! dire que, à part de l’article IV, dont nous exposions dans une étude antérieure le caractère abusif, la loi canadienne de Timmigration n’a pas de pire ennemi que la politique et les politiciens.Cette loi n’est pas complète et irréprochable tant s’en faut.Mais, administrée par des fonctionnaires compétents, choisis après examen, et indépendants de la politique, elle pourrait donner de bons résultats, sur maints points.Interprétée par des fonctionnaires dont la plupart doivent leur poste à des amis politiques, et qui font leur apprentissage au cours de l’exercice de fonctions pour lesquelles, assez souvent, ils n’ont aucune aptitude, il n’est pas surprenant qu’elle en donne de piètres.La politique, disons-le en toute franchise, vicie tout le régime actuel de l’immigration canadienne, et paralyse les fonctionnaires désireux de bien accomplir leur devoir envers l’Etat.On aurait dû faire de Timmigration une affaire nationale; nos politiciens en ont fait, comme tout ce à quoi ils touchent, une gigantesque machine jiolitique.LA POLITIQUE ET LE HAUT PERSONNEL DE L’IMMIGRATION Notre régime d’immigration a, comme directeur responsable aux Chambres, le ministre de l’Intérieur; il est pris par ailleurs dans l’administration d’un domaine public énorme, et, souvent, il n’entend rien aux affaires de Timmigration.C’est ainsi que, il y a quelques années, le ministre de l’Intérieur de cette époque, pendant une -course à Québec, visita les différents services de Timmigration, à ce port de mer, s’en fit expliquer, à la hâte, le mécanisme, par des fonctionnaires intelligents, et conclut, tout net, après deux ou trois heures de conversation et d’examen de la question: “This d.immigration business, I dont understand anything about itl” (“Cette m.affaire d’immigration, je n’en comprends rien!”) Et il repartit, pestant de -plus belle.Le trait est authentique.Son ignorance de la question ne Tempècha cependant pas de continuer à diriger officiellement *i‘c-riervice pendant plusieurs autres années.Au-dessous du ministre de l'Intérieur, responsable aux Chambres du service de l'immigration, il y a un fonctionnaire important, chargé, de par ses attributs, de surveiller l’entrée des nouveaux citoyens au pays.C’est le directeur de Timmigration.Cet homme connaît ce dont il s’occupe.Mais il relève du ministre; et, à toute minute, celui-ci peut intervenir dans une chose dont il ignore le premier mot, réformer telle ou telle décision du directeur de Timmigration, el annuler, pour des considérations de petite politique, le travail intelligent d’un fonctionnaire désintéressé des partis et de leurs intrigues.Le directeur actuel de Timmigration canadienne occupe ce poste depuis plusieurs années, il a étudié les questions relatives à Timmigration, se tient au courant de ce qui se passe dans les principaux centres de migration européenne, et on la considère, dans les cercles où Ton .s’occupe de ce sujet, comme une autorité.N’empêche que, chaque jour, la politique et les politiciens entravent son travail.A Québec même, les bureaux de l’immigration sont sous la direction apparente d’un agent du ministère fédéral, responsable au ministre de ses actes, en sa qualité officielle.Au temps du ministère Laurier, cet agent était libéral.La politique, dans ces bureaux, jouait, alors comme aujourd’hui, un rôle considérable; elle faisait à de certaines heures oublier le but véritable de cet établissement, grâce à quelques fonctionnaires plus politiciens que serviteurs de l’Etat.Le changement de ministère n’a pas amélioré la situation.Dès Tarrivée de M.Borden au pouvoir, les politiciens conservateurs de Québec et des environs s’affairèrent à faire congédier l’agent d’immigration d’alors, un libéral.Ils y réussirent, et firent -nommer, pour le remplacer, un autre fonctionnaire, qui avait une vingtaine d’années de service actif à son crédit.S’il eût été entaché de libéralisme, il n’aurait pas eu cette promotion, en dépit des meilleurs états de service du monde.Mais il était conservateur, 11 avait de l’influence, et ceci, aux yeux des politiciens, lui valut davantage (|iu* ses vingt ans d’emploi dans les bureaux.Chaque jour, pendant la saison de navigation, il a à faire face à des recommandations contradictoires, données, d’un côté par les inspecteurs civils ou médicaux, et, de Tautre, par des politiciens et des députés qui croient avoir le droit de tout conduire dans la boutique, parce qu’ils sont des amis du parti au pouvob.Une commission d’enquête nommée par le gouvernement fédéral, et (fui reeherrherait la vérité, sur ce point, ferait des découvertes intéressantes.LE CHOIX DE FONCTIONNAIRES SUBALTERNES L’article 24 de la loi de Timmigration américaine décrété que les inspecteurs de l’état civil el les autres fonctionnaires subalternes de Timmigration doivent être choisis selon les termes de l’Acte du service civil, après examen obligatoire.11 n’existe rien de cela dans la loi canadienne.Les fonctionnaires subalternes du ministère de l’Intérieur, aux différents ports de mer où arrivent les immigrants, sont -nommés sur recommandation du comité de patronage de l’endroit.On ne s’occupe pas de savoir si tel ou tel aspirant eist compétent, s’il esl de bonnes moeurs et d’intelligence raisonnable; et il ne subit nul examen sur son aptitude à remplir tel ou tel poste.Qu’il veuille être inspecteur de Télat civil ou simple garde préposé à la surveillance des immigrants,1 à la maison de détention, il lui faut d’abord, avant tout et par-dessus tout, une recommandation du comité de patronage local.Sauf de très rares exceptions, sa candidature à un -poste dans le service d’immigration n'aboutira à rien, si sa demande u’est pa.s apostillée par trois ou quatre députés ministériels de la région et par de,s chefs du parti au pouvoir.Il pourra, par exemple, ne pas savoir assez d’anglaLs pour interroger de manière convenable les immigrants de langue anglaise; mais s’il a rendu des services signalés à son parti, ou h tel ou tel ministre ou candidat ministériel, pendant les élections, ou même en telles ou telles circonstances qui ne touchent ni de près ni de loin à la politique, mais touchent de très près à un ministre ou à un député bien en cour, il réussira à décrocher la timbale.Est-il libéral?Les conservateurs, une fois au pouvoir, ne s’arrêteront guère à considérer ses états de service envers l’Etat, avant de le congédier; et il se trouvera toujours, parmi ris candidats à sa succession éventuelle, une personne assez peu scrupuleuse pour inventer toutes sortes d?calomnies contre lui, et pour relever dans sa carrière, si digne .soit-elle, quelques légères erreurs qui, grossies -par le fait même qu’il n’est pas un ami do l’administration actuelle et n’a pas d’influence politique, lui coûteront la tête, après un simulacre d’enquête, si toutefois il réussit à en obtenir une.11 restera aux libéraux d’agir de la même manière, quand ils auront repris le pouvoir et la dispensation des faveurs politiques.Nous rappelions, dans une chronique antérieure, la destitution, en 1896, du restaurateur de Thôtcl de Timmigration ù Québec.Il avait le tort d’être conservateur; aussi les libéraux le congédièrent-ils.En 1911, M.Border, nu pouvoir, le restaurateur d’alors, — un libéral, «elul-là, — reçut à son tour .son congé, au bénéfice de son prédécesseur, qui devint son successeur.Ce menu fait illustre tout le régime, à Québec, parmi les fonctionnaires de l'immigration.Libéraux et conservitteurs ne s’attardent point à rechercher si ee service ne souffrira point de_ ce jeu de bnficule: ils ne voient, dans l’hôtel de Timmigration de la Jetée Louise, qu’un -nid à fonctionnaires d’où dégringoler des ennemis pour installer leurs amis.Et c’st si vrai que, h chaque changement de régl- {SUITE A LA Zitnt PAGE), ¦ ’ ¦' v(« (SUITE DE LA 1ère PAGE) me, gardes, inspecteurs, commis, sous-agent, agent, interprètes même, tous tremblent pour leur sort et vivent dans une inquiétude qui ne cesse que le jour où ils reçoivent leur congé, pour des raisons politiques.Voilà donc à quoi aboutissent les menées de nos politiciens: la prise de possession, par les politiciens, à tour de rôle, de tous les postes du service de l’immigration.La bonne volonté des fonctionnaires, leur intérêt à l’ouvrage, leurs aptitudes, leurs états de service ne sont qu’un fétu dans la balance, en regard de leur allégeance politique et des services qu’ils auront rendus au parti au pouvoir.C’est un état de choses lamentable, et dont le pays souffre chaque jour; car, grâce à cela, des incompétents peuvent remplir, ils remplissent parfois des charges destinées à des hommes de bon sens, de jugement et d’honnêteté irréprochable, et mis au courant, par quelques années d’enlraîncment, de la besogne qu’ils ont à accomplir.LE RÉFORME A FAIRE Un homme politique soucieux de la bonne administration du service de l’immigration, au pofnt de vue civil, aurait fort à faire.Il lui faudrait d’abord obtenir l’abolition du système de nominations politiques, faites à coups de recommendations du comité de patronage, puis amener le ministère à ne donner de l’emploi, dans les bureaux civils de l’immigration, qu’à des candidats ayant subi avec succès des examens de compétence.De même aussi, il devrait obtenir le relèvement de l’échelle des traitements, chose nécessaire pour s’assurer de vrais bons fonctionnaires et intéresser à leur emploi ceux qui accepteront ces postes.A l’heure présente, certains employés, excellents serviteurs de l’Etat, soit parmi les inspecteurs, soit parmi les interprètes, — poste de confiance, •— ont des salaires dérisoires, eu égard à leurs fonctions; et, parce qu’ih n’ont pas d’influence politique, ils n’avancent pas comme ils le devraient, lorsque des gens d’incompétence notoire, mais qui ont de l’influence dans certains milieux, à cause de leurs complaisances de toute nature, touchent des traitements plus élevés.Celui qui voudra réellement faire la réforme du système, sur ce point, aura donc à faire face à l’inertie publique, — car le grand public ignore tout de ce qui se passe dans les coulisses de l’immigration.Puis, il lui faudra s’attaquer à une machine aux rouages multiples, montée pièce à pièce par des politiciens, non pas pour l’avantage général du pays, mais pour celui de l’un ou l’autre des deux grands partis acharnés à se disputer le pouvoir et les dépouilles, sans se soucier des résultats que, dans cinquante ou cent ans, leur politique absurde d’immigration donnera au pays qui s’en remet à eux du soin de le gouverner, tandis qu’il se développe dans tous les domaines.Georges PELLETIER.JEUDI : La politique et le service médical de Vimmigration.LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI, 5 NOVEMBRE 1913 VOL.IV.— N».258 POLITIQUE ETRANGERE LTMBROGLIO MEXICAIN SIMPLE AVERTISSEMENT ET NON PAS ON OLTIMATUM Telle était la note envoyée par les Etats-Unis au Mexique.— Une note plus impérieuse peut suivre cependant Huerta reste impassiir- en face des événements.— L'opinion de la presse ar la ?est en faveur des Etats-Unis M.Charles Larin est encore questionné concernant This-toire qa’il a racontée hier matin et Téchevin Giroux maintient ses dénégations A la reprise de l’enquête municipale, hier après-midi, M.L.N.Sénécal, secrétaire du bureau des commissaires, a été le premier témoin.Il identifie certains documents et donne des renseignements sur le dossier concernant l’expropriation de l’avenue de Notre-Dame de de Grâces.On appelle ensuite M.Victor Petitjean, mais il déclare qu’il doit s’agir de son frère Jules, parce que, quoique connaissant M.F.X.Prcnoveau, il ne iui a pas parlé depuis quinze ans.On décide d’appeler M.Jules Petitjean, pour lui demander des éclaircissements concernant certaine partie du témoignage de M.Prénoveau, au sujet de la vente du terrain de Larin à la Ville.On rappelle ensuite M.' Charles Larin à qui Me Desaulniers dit que î’é-chevin Giroux a nié tout ce qu’il a dit le matin même.M.Larin persiste à dire qu’il a dit la vérité.Lorsqu’il a remis le billet à M.Gironx, il travaillait pour lui, et M.Giroux lui a assuré qu’il était satisfait de son travail.—Aviez-vous le consentement de M.Prénoveau pour signer ce billet?-Je lui en ai parlé avant de signer \e billet et M.Prénoveau a consenti.Le juge.—Qui a déchiré le billet?—M .Giroux.Me Desaulniers : Avez-vous dit à M.Prénoveau que M.Giroux avait Jéchiré le billet?—Oui.—Etait-il entendu que vous donniez le billet si M.Giroux vous faisait vendre à $42,000?—Oui.—Etes-vous allé voir le terrain?—Oui, avec M.Giroux.—Etiez-vous seul ?—Oui, je l’emmenais voir l’ouvrage que je faisais.—Avez-vous appris que M.Giroux nie tout?—Je l’ai entendu dire.—Avez-vous maintenant autant de confiance en lui?—Ce n’est pas à moi à le juger.—L’avez-vous revu depuis l’institution de l’enquête ?—Oui.—A-t-il été question du billet?—Jamais.—Depuis que vous avez rendu votre témoignage, a-t-il été question de la façon dont vous aviez su éviter jusqu’ici de mêler son nom à cette affaire?—Jamais.—Le billet était-il fait sur un blanc ?—Je pense que oui.—Avez-vous le talon du billet?—Non, j’avais des blancs de billet sur moi.—Après avoir donné $5,000 à M.Robert en avez-vous parlé à M.Giroux ?—Je ne m’en souviens pas.—Avez-vous parlé à d'autres qu’à MM.Giroux et Prénoveau du prix de 35 sous le pied?Le témoin donne quelques noms.—Où avez-vous signé le billet?—Dans le boudoir de sa maison de de la rue Montcalm.Nous étions seuls.Je lui avais dit que j’irais.—Alors il était convenu que vous signeriez le billet ce soir-là?—Oui.—M.Prénoveau le savait?—Oui.—Il vous a demandé si vous aviez signé le billet?—Je lui ai dit.—Où êtes-vous allé pour réclamer le billet?—Au magasin de M.Giroux, rue Notre-Dame.Je travaillais pour lui, j’allais lui demander des renseignements.Je venais de recevoir la lettre de refus de la ville et je la lui montrai.Il ne parut pas étonné de voir cette lettre.Il m’a dit qu’il avait fait des démarches, mais n’a pas dit auprès de qui.C’est lui qui m’a offert de me rendre le billet.—En avez-vous parié à quelqu’un?—Je dois l’avoir fait, puisqu’on ne pouvait pas le deviner.Ce n’est pas M.Giroux ni moi qui avons averti les avocats.—Dans la première entrevue il n’a pas été question de billet?—Non.C’est quelques jours après que je lui en ai parlé.J’en avais dit un mot auparavant à M.Prénoveau, avec qui cependant je ne parlai pas du chiffre.Je l’avertis ensuite et il m’approuva.Je n’ai pas donné le bil et à la première entrevue, parce qu'il ,'allait que je consulte M.Prénoveau.le ne sais pas si celui-ci a vu M.Gi-•uux.—Lorsque vous avez donné le billet, aviez-vous eu la visite de M.RoV>ert?—Je ne le connaissais pas alors.Je le vis chez moi vers le 27 avril et c’est 7 ou 8 jours après le 2 avril que j’ai vu M.Giroux.J’ai dit quatre mille, parce que cela m’est venu à l’idée.S’il avait demandé plus je le lui aurais probablement donné.A plusieurs questions qui ont pour but de savoir si M.Larin et M.Giroux ont discuté la question d’une commission, le témoin répond qu’il ne se rappelle pas.—Quelqu’un vous a-t-il vu de la part de M.Giroux ?—C’est possible, je ne me le rappelle pas.M.1.Horace Prénoveau est ensuite appelé.U a su l’histoire du billet après qu’il exit été donné.C’est M.Larin qui le lui a dit.I! lui avait déjà dit qu’il avait vu l’échevin Giroux, mais il ne se rappelle pas ce qui se dit exactement en cette occasion.“J'ai su qu’il avait donné urn billet après que la Ville eut refusé l’offre.J’ai toujours été sous l’impression que le montant était de $5,000.” —M.Larin ne vous a pas demandé si vous consentiez à intéresser M.Giroux?—Il ne m’a pas parlé de billet, et ne m’a pas mentionné de nom, mais il m’a dit qu’il voulait intéresser un échevin.J’ai refusé.Je n’ai jamais parlé à M.Giroux de la vente de la propriété et il ne m’en a pas parlé non plus.—M.Larin dit que quelques jours après son entrevue avec M.Giroux, il vous a dit qu’il lui avait donné un billet?—Je ne me le rappelle pas, mais je sais que j’ai su après que l’échevin Giroux avait déchiré le billet.—Quand Larin vous a dit que l’échevin Giroux avait déchiré le billet, est-ce avant la vente à la ville?—C’est avant d’avoir même vu M.Robert.—De sorte que vous auriez donné $5,000 pour vendre votre propriété.—Oui.Me Desaulniers dit alors qu’il est prêt à mettre M.Larin dans la boîte et le faire interroger par l’échevin Giroux.Le juge répond que toute personne qui se sent accusée peut comparaître par elle-même ou par son avocat.M.Giroux peut donc trans-questienner MM.Prénoveau et Larin, ou consulter d’abord son avocat.C’est ce dernier parti que prend M.Giroux, qui, en réponse à une question de Me Saint-Germain, déclare que personne ne lui a jamais parlé de M.Prénoveau en réponse avec cette cause.“Il m’est arrivé de sortir en voiture avec M.Larin, pas spécialememt pour visiter des terrains.Je me rappelle qu’une fois nous sommes passés par la rue des Carrières, mais nous n’allions pas à ce terrain en particulier.” Quant au reste, il n’a rien à ajouter à son témoignage de la matinée.M.Janin, ingénieur en chef de la Ville, a été le dernier témoin de l’après-midi.Il a déposé qu’il avait appris par un rapport de M.S.Howard, ingénieur surintendant du service des canalisations d’égout, que M.Pelland avait été chargé de trouver à Ahunt-sic un terrain pour la ferme d’épandage.Pour choisir un terrain, il fallait un homme de métier et M.Howard a bien fait de confier cette tâche à l’un de ses ingénieurs.Il n’a personnellement vu personne à ce sujet.Il fallait se hâter de choisir le terrain pour l’avoir au meilleur marché possible.LES BILLETS POUR L’OPERA On n commencé hier, au théâtre His Majesty’s la vente des billets pour la prochaine saison d’opéra qui commencera le lundi.17 novembre courant.(Dès 9 heures, i! y avait beaucoup do monde au guichet du théâtre.M.Edwards, le gérant, a déclaré que la liste des souscripteurs était considérable.MORT SUBITE DANS UNE EGLISE Saint-Isidore de Laprairie,'4.- M.Cy-prien Hébert, gérant de la compagnie de conserves, et maître-chantre, est mort subitement hier, en montant à l’orgue, victime d’une syncope.( Les funérailles auront, lieu demain à l'arrivée du train.Le défunt laisse sa femme, trois lils et deux filles.Washington, 4.— La situation mexicaine fait le sujet de toutes les conversations dans ‘la capitale fédérale, depuis hier soir.Les renseignements puisés à la Maison Blanche aujourd’hui n’apportent aucun changement important à l’état des affaires.Les rapports de Mexico sont incomplets On dit cependant que l’émoi est grand depuis que les Etats-Unis ont prié de nouveau le général Huerta de se retirer de la présidence.Le secrétaire d’Etat Bryan a publié une note plutôt brève à ce sujet, dans laquelle il déclare que le gouvernement américain n’a pas envoyé un ultimatum à Huerta.M.Bryan n’a pas voulu donner de détails sur la nature des représentations faites au nom de Washington au pré sident provisoire du Mexique.Il a tou.tefois déclaré que les Etats-Unis restaient libre d’agir comme ils l’entendraient, n’ayant pas encore d’attitude definie vis-à-vis Huerta, depuis les élections du 26.PAS D’ULTIMATUM Le président Wilson, s’est rendu au New-Jersey ce matin pour voter et il est revenu ce soir.Dans les cercles officiels, la rumeur persiste à faire croire que M.Wilson a vraiment fait signifier à Huerta le désir du gouvernement américain qu’il donnerait sâ démission.Cette demande a été faite officiellement par M.Lind et le chargé d’affaires O’Shaugnessy, mais non pas sous la forme d’un ultimatum.On rapporte que la teneur de la demande des Etats-Unis était de nature à laisser entendre au gouvernement mexicain que les négociations seraient reprises si Huerta se rendait à cette invitation.Mais il est sûr que la demande n'était pas ce que la langue diplomatique appelle un ultimatum.CONTRE HUERTA La correspondance entre Mexico et Washington indique explicitement que les Etats-Unis ne peuvent pas reconnaître les droits de Huerta à la pré-sidfnce, maintenant que les élections ont eu lieu.Conséquemment, la note, la demande d’hier, du président Wilson au sujet de l'effacement de Huerta est la logique des premiers principes émis j par Washington.Elle indique que les | États-Unis attendent maintenant le \ rétablissement de l’administration se j Ion les lois de la constitution mexi | caine.En communiquant leurs vues sur la question, les Etats-Unis ne veu.| ¦lent pas causer d'émoi au Mexique, ni créer de malaise.La demande de l’effacement de Huerta faite par Washington n’est que la continuation des efforts pacifiques tentés par le gouvernement américain pour rétablir la paix et l’ordre constitutionnel au Mexique.HUERTA EST IMPASSIBLE Mexico, 4.— Le personnel du Palais National a gardé aujourd’hui le silence le plus absolu sur la communication de Washington, demandant la démission du général Huerta.Le président provisoire n’a même pas laissé entendre qu’il répondrait à la demande des Etats-Unis.Mais ceux qui sont au courant des négociations diplomatiques sont d’avis que la note améri caine constitue un défi, et que la réponse doit être un acte de soumission ou de refus catégorique.Bien qu’il semble que Washington n’a pas soumis au président Huerta un plan défini de ce que les Etats-Unis veulent, on dit qu’un gouvernement provisoire, dirigé par une commission serait considérée par le président Wilson et M.Bryan comme une solution possible.Dans ce cas, les rebelles se feraient largement représenter dans la commission.La réunion spéciale du cabinet convoquée pour aujourd'hui, n’a pas eu lieu.Il semble que Huerta n’est pas encore prêt à discuter avec ses ministres les plans de Washington.LA PRESSE ANGLAISE Londres, 6.— les journaux du matin de Londres commentant la situation mexicaine dans les articles de rédaction sont d’avis que les rapports de la note envoyée par Washington au président Huerta pourraient bien être inexacts.Us ajoutent toutefois que le président Wilson devra en venir à l’intervention.Le “Morning Post” dit: “Il est plus important pour les Etats Unis d’avoir un bon gouvernement au Mexique que ARMEES ET MARINES ETATS-UNIS Armée: Effectif de paix, 85,355 hommes.Effectif de guerre, 184,000 hommes.Marines: Vaisseaux, toutes classes, y compris sous-marins, 217.Effectif de paix, 57,000 marins.Réserve, 110,000.MEXIQUE Armée: Effectif de paix, 31,000 hommes.Effectif de guerre, 91,000 hommes.Marines: Vaisseaux, toutes classes, (n’ont pas sous-marins), 7.Effectif, 1,200 marins.que nous comprenons qu’il tentera de les faire disparaître.Le • “Chronicle” exprime l’opinion que le canal de Panama a été le principal facteur qui a déterminé les Etats-Unis à entreprendre une si dangereuse tâche.MOUVEMENT DE LA FLOTTE AMERICAINE Vera Cruz, 4.— La troisième division de la flotte de l’Atlantique de la marine américaine comprenant le “Rhode Island”, le “Virginia”, le “Nebraska” et le “New-Jersey” est arrivée ici ce soir à 6 heures 15.Les navires ont jeté l’ancre au large, en face de Vera Cruz.UNE GRANDE ERREUR (Service de la Presse Associée) Nojales, Lcnora, Mex., 5.— “ Je considère que l'intervention des Etats-Unis ou de toute autre puissance, est une grande erreur, a dit hier soir le général Carranza, chef des eonsUtuttonaliates, quand il a appris par les dépêches l'ultimatum des Etats-Unis demandant la retraite immédiate du président Huerta.Le chef des constitutional isles a refusé de faire aucun autre commentaire tant qu'il n’aura pas eu de nouvelles de ses agents à Washington.L’OPINION ANGLAISE.New-York, 5.— Une dépêche de Londres à la ‘'Tribune” dit : Certains journaux de Londres, la T’all Mail Gazette ”, notamment, font tout en leur pouvoir pour engager le gouvernement britanniquè à marcher avec les Etats-Unis sur la question mexicaine.La “Gazette” déclare que la construction du canal de Panama exige que la suzeraineté américaine s'exerce du Texas aux berge du Canal “H est manifeste, dit le journal que le gouvernement responsable de la défense et de l’administration du Canal ne peut courir le risque de permettre l’établissement au Mexique ou en Amérique du Sud, d’un régime qui pourrait, en temps de crise, entraver la politique américaine.Nous avons eu nombre de fois l’occasion d’invoquer ce principe dans l’histoire de notre propre expansion .’ ’ La ‘‘Gazette’ dit qu'il y a eu malentendu au sujet de la reconnaissance de Huerta par l’Angleterre.ANGLETERRE ECHEC POUR LES SUFFRAGEHES Londres, 5.— A Edimbourg, hier, M.Haldane, lord chancelier, a refusé de recevoir une députation de la Men’s Federation and Women's Suffrage.Tl a dit que tant que l’opinion publique n’en connaîtrait pas plus long de la question, que la campagne militante rend plus obscure encore, et tant que la Chambre des Communes ne se sera pas prononcée, les suffragistes n’auront rien à espérer de plus qu’ils ont actuellement.UN DISCOURS DE LORD HALDANE UNE SUGGESTION DU CHANCELIER D’ANGLETERRE RELATIVEMENT AU CONSEIL PRIVE.Londres, 5.—Dans un discours qu’il 1 a prononcé hier, lord Haldane a fait I plusieurs déclarations importantes.Le lord chancelier présidait l’inauguration d’une série de conférences Rhodes à l’University College.Dans son discours il a dit que si l’on réformait la Chambre des Lords il faudrait créer une nouvelle Cour Suprême des Appels pour Je Royaume-Uni.Lord Haldane suggère d’augmenter le comité judiciaire du Conseil Privé, de le faire siéger dans plus d’une division et de lui soumettre les appels tant des cours des Dominions que de celles du Royaume Uni.Il croit que ce procédé contribuerait à rendre plus solides encore les liens qui unissent chacune des parties de l'Empire.Il déclare que | les deux partis politiques s’accordent sur ce point de réformer la Chambre Haute.Le lord chancelier est d’avis que les membres du Comité Judiciaire du Conseil Privé devraient avoir le privilège de siéger ailleurs qu’à Londres.Il prétend que cela avantagerait les Dominions sous bien des rapports.PETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTES APPRENTIS DEMANDES APPRENEZ à devenir an barbier moderne.Chance exceptionnelle.Quelques semaines suffisent.Professeurs de 18 à 26 années d’expérience.Outils gratuits, positions assurées.S’adres ser: Modem Earber College, 62 Boul.Saint-Laurent, Montréal.AGENT.Excellente occasion pour un agent actif, avec bonnes recommandations.S’adresser carier 95, “Le Devoir”.EMPLOI DEMANDÉ EMPLOI DEMANDE Homme, très au courant de la grande culture, demande place comme gérant dans propriété.Références 1er ordre.Peut faire marcher et réparer machines.Ecrire: Casier 30, “Le De- À LOUER IRLANDE NATIONALISTE ELU PAR ACCLAMATION Cork, Irlande, 5.— John Gutney, père du jeune député de la division nord de Cork et disciple du nationaliste indépendant, William O’Brir-.n, a été élu hier député à la Oharrbre des Communes, par acclamation.L’AGITATION DANS L’ULSTER LA FRANCEi ARBITRE Belfast, 5.— Six mille hommes d’affaires réunis ici hier ont résolu de ne plus payer d’impôt si le Home Rule est mis en vigueur.Cette assemblée avait été convoquée pour protester contre la rumeur qui voulait que les marchands de l’Ulster ne fussent pas unanimes dans l’agitation contre le Home Ruie.Paris, 5.— Le ministre des Affaires Etrangères au Mexique a demandé aujourd'hui au ministre des Affaires Etrangères de France, s’il était disposé à agir comme arbitre dans le conflit entre les Etats-Unis et le Mexique.Le gouvernement français a décidé de ne prendre aucune attitude jusqu'à ce qu'il soit min au fait de la politique des Etats-Unis à l’égard du Mexique.Il ne veut rien entreprendre sans être certain de satisfaire les deux républiques.dans aucune des républiques du sud de l’Amérique et si une bonne administration ne peut être obtenue que par l’intervention des citoyens américains feront face à la musique.“The Express" prétend que la temporisation.ne contribuera qu’à augmenter les difficultés et que les Etats-Unis devront agir et faire disparaître le chaos qui existe actuellement ou la doctrine Munroe devra être revisée.Le “Times” est d’opinion que toute tentative faite pour briser l’influence de Huerta sans intervention est vaine.“Si le président Wilson peut donner un gouvernement honnête et ferme au Mexique sans faire verser le sang, Il accomplira un véritable exploit diplomatique.Mais les dommages causés aux intérêts américains par les désordres continuels sont si grands L’AEROPLANE, ENGIN DE GUERRE Madrid, 5.— Pour la première fois dans l’histoire un aéroplane a, par son intervention, décidé d’une bataille.Une dépêche annonce en effet du Maroc qu’un détachement de cavalerie espagnole allait être anéanti,près de Quota, par une armée nombreuse d’indigènes, quand l’infant Alphonse survint en aéroplane, au-dessus du champ de bataille, suivi de plusieurs autres avions et mit en fuite Ven-nemi pris de frayeur.ALLEMAGNE A PROPOS DE L’EXPOSITION DE PANAMA John Track, directeur de la section des beaux-arts, de retour d’Allemagne, a déclaré hier aux journalistes que l’Allemagne renverserait sa décision envoyée con.'ointement avec celle de l’Angleterre pour la non participation à l’exposition du Panama.Dette décision était née d’un malentendu et les gouvernements ayant depuis envoyé des représentants à San Francisco qui s’enquirent de l’état actuel des choses, décidèrent d’y prendre part.Les Etats-Unis veulent, paralt-il, que ia Grande-Bretagne ait une place prédominante à l’exposition.LES EDIFICES DU CANADA A LONDRES Londres, 5.— La controverse entre M.J.S.Redmayne, de la ‘‘Pali Mall Gazette”, et Lord Grey, continue ce matin dans la “Westminster Gazette.’’ Il s’agit de l’emplacement des édifices du Dominion à Londres.Lord Grey demande qu’on choisisse le site Aldwich.M.Redmayne dit que cette campagne devrait partir du Canada directement, qu’elle devrait être conduite par les Canadiens et non pâlies Anglais.Il demande : “Sommes-nous pour avoir deux instituts impériaux, l’un à Kensington et l’autre à Aldwich ?’’ Le rédacteur de la “Canadian News”, M.De Beck publie une lettre dans laquelle il supporte le plan de Lord Grey ; mais il ajoute que le comité qui s'occupe de la question n’est pas suffisamment représentatif.-f- LA LEGION ETRANGERE Berlin, 5.— La campagne des journaux pangermanisles dirigée contre la légion étrangère de France avec un esprit brutalement francophobe, vient de recevoir un rude coup par la condamnation pour parjure du prétendu légionnaire Gustave Pulz.Cet individu raconta qu’il avait été engagé par un racoleur français à la gare de Halle et qu’il s’était réveillé dans une caserne de Nancy.On l’avait alors, disait-il, forcé de signer un engagement dans la légion, puis, pendant le transport de Nancy à Belfort il se serait échappé.Cette histoire qui a passionné toute l'Allemagne, était un tissu de mensonges.Pulz n’avait pas quitté Berlin où il exerçait la profession de balayeur des rues; comme il avait eu l’imprudence de jurer devant Dieu et devant les hommes que son récit était exact, il vient, sur la découverte de la fausseté entière de son récit, d'être condamné à un an de prison pour faux serment.A LOUER Deux logements modernes, 885 et 887 rue Durocher, à Outremont; 1 logement moderne et chauffé par propriétaire, 992 Est Sherbrooke.S’adresser à J.A.Nadeau, 35 Saint-Jacques.Tel.M.2431.MAISON A LOUER Baby 155, 5 grandes pièces, nettes, bain, seulement $10.00.Laissez chars St-Laurent rue Hanoteau, gagnez ouest vis-à-vis.Clef 157 Baby.A VENDRE PIANO A VENDRE Piano de première classe à vendre, qualité de son très riche, 6 mois d’usage; a été payé $375.00 (Comptant.Nous vendrons pour $175.00 comptant.On pourra le faire visiter par des experts si on le désire.No 817 rue Saint-Valier, Bld.Saint-Denis, près Beau-bien.TERRAINS A VENDRE Je sacrifierai mes intérêts sur un bloc de trois terrains de coin sur lesquels j’ai placé $200.00 pourvu que je reçoive $50.00 pour mes intérêts avant le 1er novembre vu que j’ai besoin immédiatement d’argent.On pourra payer la balance du contrat en petits versements mensuels.S’adresser à Boîte postale 345, Ville.DIVERS UNE GRANDE ARTISTE AUX CONCERTS DU DIMANCHE “De mieux en mieux” : telle semble être la devise dos directeurs des Concerts du dimanche.En effet depuis l’ouverture de cette saison intéressante, les interprètes ont marché de progrès en progrès.Les programmes sont de plus en plus beaux et notre symphonie locale, que dirige si habilement M.J.J.Shea^ aura bientôt une renommée fort enviable.Les quarante musiciens travaillent ferme, ils aiment leur travail et c’est là la garantie de leurs succès présents et futurs.Pour les deux auditions de dimanche prochain les directeurs des Concerts du dimanche ont ménagé une primeur.Le publie musical de Montréal,—et il devra être très nombreux— aura le plaisir d'entendre une jeune artiste qui s’est créé une fort belle réputation en Europe.Nous voulons parler de Mademoiselle Valentine Crespi, violoniste.Mlle Orerspi est à Montréal depuis quelques jours seulement et.c’est à la suite d’une pressante sollicitation qu’elle â consenti à jouer dimanche prochain.Si nous en croyons les éloges que la charmante musicienne a mérités en Europe, c’est une artiste géniale que nous applaudirons.Mlle Crespi est une protégée do Leurs Majestés les reines d’Italie et de Roumanie devant qui elle a joué très souvent .F,lève du fameux professeur parisien Parent, elle a appris, à bonne école, à vaincre les difficultés qui fourmillenit dans certaines œuvres de Bach, do Beethoven, de Paganini et de Brahms.Nous ne citons que quelques-uns des auteurs favoris de Mlle Crespi.Noms avons en ce moment sous les yeux un grand nombrb de critiques des meilleurs journaux de Paris, de Bucharest, de Rome, de Milan et, de Londres.Partout la magnifique artiste a recueilli des triomphes.F,De a ravi, ni plus ni moins, le publie pourtant si difficile de Paris.“Le Figaro”.“L’Echo de Paris' .“Comoedia”, “La Liberté", “Tsr Monde Musical”, “Musi-ea chantent, à qui mieux mieux, les louanges de Mlle Crespi en qui ils voient un prodige.Qu'on se donne le mot pour aller acclamer une artiste qui n’a pas attendu le nombre des années pour se créer une des plus belles places dans le firmament de l’Art.( Communiqué) ARGENT A PRETER NOUS REGLERONS toutes vos dettes.Vous transigez seulement avec nous, paiements faciles, sans intérêts; entrevue personnelle seulement.Léon Racicot, successeur de Demers & Moreau, 17 Côte Place d’Armes.SERRURES Spécialité de ciels et serrures.Nous faisons tous les genres de clefs à cylindres Yale, etc.Réparations en tout genres.Parapluies réparés et recouverts, au No 182 rue Sanguinet, près Sainte-Catherine (Nous allons A domicile).« »• _ AVIS.—Demande a été faite à la corporation de la Cité de Montréal, pour permission d’ouvrir une saile de vente et entrepôt pour automobiles sur le lot numéro cudastia 1378, subdivisions parties No.33-31-35-36 du quartier Saint-André, au No.660 rue Ste-Cathe-rinc Ouest STOCKWELL MOTOR C.OY, No.623A rue Sainte Catherine Ouest.F.11.STOCKWELL.Montréal, 30 octohre 1913.Contre la Névralgie Des milliers de personnes sonflVent de Névralgie, qui pourraient facilement s’en exempter avec quelques doses de POUDRES IMERVIIMES de MATHIEU qui ne contiennent ni Opium, ni Morphine, ni Chloral.Prescrites aussi avec succès contre Maux de lé te, MiçrrJne, Etat Nerveux ou Fiévreux, Fatigue excessive.Surmenage, Manque do Sommeil.POUDRES HESYIKS f» U* W il a, i, TiV « t TC L',—j 2 5 Cents la boite de Il Poudres En vente partout LES MALADIES DE POITRINE cèdent aux propriétés curatives et fort!liantes du S3ROP MATHIEU au Goudron, à ITTuile do Foie de Morue et autres Extraits Médicinaux MrFÎF.Z-yoUS DES imitations Oie .T.T_j.MATrrrir.rT SHEKnROOKK, r*.Q, L.CIUPÜI.FIIJ S CtLUMITlt, Depoiltalm un Cros.NOMREU Tél.St-Louli 1112 DEMERS & GAUTHIER Poliirmii, çl Rembomreuri SPECIALITE : Réparation de meubles Antiques.9T4 MAINT-1 >K>’ I S* .T AVIS LEGAUX PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit No.16421.—Jos.Provencal, vs.Dominique ' Scatter.Le Mme .lotir de novembre 1913 à dix heures do l'n-vimt-midi, nu domicile du dit défendeur, au No.3174 rue Henri-Julien, en lu elle de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis encettc enttse, consistant en meubles de ménoge, etc., etc.Conditions: argent comptant.L.1.S.RACKTTK, H.C.S.Montréal, 5 novembre 1913.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montreal, Cour de Circuit No.6721.Dante Veuve François Maurice, demanderesse, vs.Napoléon Malo, défendeur.Le quinziéme jour d" novembre 19)3 it dix heures de l’avant-midi, au domicile du dit défendeur No.16X6 rue Cartier et à la place d'affaires, au No.750 rue Marie-Anne Est en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, etc.Conditions : argent comptant.J.E.COUTU, H.C.S.Montréal, 5 novembre 1913.Cartes Professionnelles AVOCATS BOURBONNIERl, F.J., C.R., avo-ur le côté sud de In rue Sherbrooke, un peu il l’est de boulevard Saint-Laurent.11 offre er vente A la ville, au prix de $800,000 un terrain mesurant 66.464 pieds de superficie, et dont la plus grande par lie appartient aux Soeur» du Bon Pas Unk. -* LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI, 5 NOVEMBRE 1913 VOL.IV.— No.25$ LA VIE SPORTIVE PARADIS A CREE UNE EXCELLENTE IMPRESSION LE CANADIEN A BATTU FRAND-8EN DANS UNE LUTTE AU GENRE LIBRE, AU NOUVEAU CIRQUE DE PARIS.—POIDS MOYENS ET POIDS LOURDS.Faits - Montréal L’ELEVE DU Dr ROLLER ET LE VAINQUEUR DE CAZEAUX La rencontre entre Mortimer Henderson et Charles Simard va attirer ce soir une foule énorme au Parc Sohmer.—Un spectacle qui ne peut manquer d’être très excitant Simard prend depuis hier soir un re-1 négligera rien pour I pos bien mérité.Il a cessé de s’entraîner, étant persuadé du fait que rien ne sert mieux ses intérêts que de ne taire aucun effort avant ce soir.Il sait qu’il va avoir affaire à un homme très résistant et doué d’une extrême énergie ; la lutté sera donc longue, selon toute vraisemblance et Simard tient par suite à se présenter dans la meilleure formé possible, frais et dispos, capable de tenir tête, à tous égards, à son .très dangereux adver-j saine Il va sans dire que l’Américain, qui: a fait si bonne figure contre Raymond Cazeaux, serait fort heureux de prendre une revanche.Quelle belle aubaine pour lui s’il pouvait triompher du “tombeur” do Cazeaux ! On peut être sûr que Mortimer Henderson ne s assurer un ava.n-immédiatement à Henderson en a à Simard veille sé- DANS LA LIGUE DES IMPRIMEURS LES DEUXIEMES SERIES ONT ETE JOUEES HIER SOIR AUX ALLEES DU CANADIEN.— VIDAL‘SE DISTINGUE.tage et le mettre profit.Des ruses, revendre ; mais si rieusement au grain comme le souhai tent tous ses compatriotes et si, de plus, il garde ce sang-froid imperturbable, qui l’a si justement fait remarquer par tous nos sportsmen, nous espérons que toutes les tentatives de l’Américain seront déjouées et que la victkire sourira de nouveau au grand athlète de l’Assomption.Ce grand match suffirait, à lui seul, pour attirer une foule énorme au Parc Sohmer r anmoins il y aura comme d’habitude toute une série de matchs préliminaires entre lutteurs locaux : bien des jeunes lutteurs se forment au cours de ges préliminaires qui sont toujours très goûtées du public.Les deuxièmes séries des parties de la Ligue de Quilles des Imprimeurs ont été jouées hier soir aiux allée» du Canadien.Le Herald a défait le Star et le Witness a triomphé du South-am.Vidal a fait le plus gros score de la soirée.Voici les résultats détaillés : STAR BLEUS Wilder.138 129 115 Blickstead.120 .Pollard.136 148 115 A LA CASQUETTE L’assemblée générale annuelle a eu lieu dimanche.— Elections générales La grande Association de la jeunes- j 8e du Nord de la Ville, l’Association de la Casquette, a eu dimanche après-midi s'es assises solennelles annuelles.Un très grand nombre de membres étaient présents à cette réunion.Tout s’est passé dans l’ordre le plus parfait, l’assemblée n’a pas été longue \ mais cependant d’importantes mesures! ont été étudiées et adoptées.L’Assemblée fut ouverte par Charles-' N.Chainbrrland, le Président Général de l’Association qui présenta aux membres le rapport financier pour l’année finissant ainsi qîle le rapport j du travail de chacune des vingt-sept sections de la Casquettes.Le rapport financier a prouvé que La Casquette est une de , nos, plus solides associations et que de beaux jours lui sont réservés.Pour donner une idée du progrès accompli par La Dasquefte il nous suffira de dire que les recettes du mois de novembre 1912 furent de $181.06, tandis que celles du mois d’octobre 1913 se chiffrent à la somme respectable de $1142.50.\ai rapport du travail des actions montre que l’Association s’est classée première parmi nos associations pour bourg, le travail nouveau accompli.Nous adopté donnerons sous peu les détails de ce rapport.Sur la proposition de M.Plante, appuyé par M.Pouliot, ces rapports furent adoptés aux applaudissements unanimes de l’assemblée.C’est alors que M.le Dr Ls de Lim- M.J.A.Lessard fut alors nommé président de l’assemblée qui devait reviser les règlements.M.Paul Brodeur fut adjoint comme secrétaire.Le rapport du comité de codification fut présenté èt d’importantes mesures furent adoptées, entre autres : Classement des membres en neuf catégories bien distinctes ; Fusion des charges du secrétaire et du trésorier.Ratificaiion de la nomination du Gérant-Général.Augmentation considérable du droit d’entrée pour les membres actifs.Création d’une section dite "Des Membres, Juniors", d’une autre section dite “Des Membres Agrégés”.i Elévation do l’âgé auquel on peut | appartenir à l’Association : cet âge est porté de 18 à 21 ans.Plusieurs autres mesurés furent éga- ' lenient adoptées.i Monsieur H.Plante fut alors choisi comme Président d'élections avec MM.A.Deschesne et E.Monfils, comme scrutateurs.Il fut proposé par M.Ls de Lim-secondé par Léo Savard, et l’unanimité que Charles N.Chamberland soit de nouveau élu j Président Général de l’Association.Les autres directeurs furent aussi tous élus par acclamation, ce sont : MM.J.A.Lessard, vice-président, 1 Léo Savard, Secrétaire-trésoriw génê-i ral,' et MM.I.Savard, Ed.Lalumièro, Beaumont 165 145 114 Biyant 128 145 146 Dow .149 126 687 716 61u, J-'1116 .40 Temns—-2 19 Place $3.20; 2.Ringing, 99, Na- 1 $9.60; Sème place ' T;’^sho.n-.Catesby, Rrlncess 3e ! Ihorpe et Anyport ont aussi couru, j Sème course — $600, 6 furlongs, 2 tans: 1.Gracllla, 106, Martin, $16.-! R».$9-90, $6.10.2.David Craig, 103, [Neylon, $14.80, $7.60.3.Belloc, 112, Henry, $5.60.Temps-*!.14 1-5.Edith W., Emerald Gem, et Water 110, Burlingame, 2ème place $2.30^ 3ème place $2.10; 3.Rod.and Gun, 90, McCahey, Sème place $3.20.Temps—0.14.Napier et Jim L., ont aussi couru.Sème course — The Chesapeake han iliCaP, $1,000, 1 mille et un furlong: 1.Flying Fairy, 123, Davies, 1ère place $4.90; 2ème place than, 2ème place $4.40; 3 Barnecat, 107, Buxton place $2.80.Temps—1.54 3-5.Cherokee Rose, Ambrose, Star Gaze, Cadeau et Brynliman ont aussi couru.4ème course — Owners handicap steeplechase, 2 milles 1-4, $500 : 1.O’Bear, 152, Luekey, 1ère place.$10-50; 2ème place, $5.20; Sème place, $3-!C| 2.L’Navarre, 152, Keating, 2ème place, $3.90; 3ème place, $3.30; 3.Vtaltbie, 153, Kermath, Sème place '$2.70.Temps—4.28.' Foxcraft, (Shannon River perdit son jockey) , Cactus Bud a aussi couru.5ème course — The Walden stakes, ! ans, $2,000, 1 mille : 1.Superintendent, 119, Glass, 1ère place $6.-0; 2èmc place, $4,3(4 3ème place, $2 ¦0; 2.Sllfint Pilot, 110, Clement, 2e Race, $6.40; Sème place, $3.40; 3.îïtromboli, 119, Buxton, 3ème place (2.40.Temps—1.41 1-5.Hanecny, Spearhead, Humiliation, Undaunted Stake end Cap, Holiday, Rojbert Oliver, Fathom, Armament et Czar Michael ont aussi couru.6ème course — 3 ans, $500, 1 mille 70 verges ; 1.Jacquelina, 105, Deronde, 1ère place $3.30; 2ème place, $2.60; 2,‘ne place, $2.30; 2.Slim Princess, 99, Nathan, 2ème place $5.20; 3èmc place $3.20; 3.Chemulpo, 114, Callahan, ce, $3.20.Témpsr—1.48 3g5 Brvnavia et Big Dipper eouni.Sème pla-ont aussi A LATONIA lère course — $600, 6 furlongs: 1.Bcàrlet Oak, 110, Montour, lère plate $4.50, 2Sme place $5.60, Sème place $3.50; 2.Christmas Eve, 109, Henry, 2e place $5.60, 3e place $3,50 Bass ont aussi couru.6ème course, $600, 1 mille et 70 verges, 3 ans.1.L.H.Adair, 102, Martin, $66.20, $12.60, High Private, 114, Goose, 3.Milton B., 109, Hanover, $3.60.Temps1—1.45.Counterpart, Star Actress, The Grader, Sonada et Lawsuit ont aussi couru, Tout fait croire que le Wanderer alignera la même équipe que l’an dernier car sept joueurs ont déjà accepté les offres de M.Sam Lichtenhein.Les seuls à se faire tirer l’oreille sont Arthur Ross, Harry Hyland et Atkinson.Le dernier à apposer sa signature a été Sprague Cl eg horn.Roberts, Walter Miller, Cadotte, Boyes, Ernie Russell et Odie Clqgborn ont déjà apposé leur signature aux contrats du club Westmountais.LIGUE COMMERCIALE L’assemblée annuelle de la Ligue de Hockey Commerciale aura liei demain soir à 8 heures, dans les bureaux de la R.& Ont.Nav.< o.Il : est probable que la ligue sera ccmpo-!tfêe des mêmes clubs que l’an dernier.LIGUE DE LA CITE Les magnats de la ligue de hookey de la Cité, se réuniront ce soir.Cé‘ te assemblée sera très importante, car on y décidera de l’admission des nouveaux clubs qui remplaceront les Star et les Saint-Jacques.IL S’ADRESSERA A LA COMMISSION Jack Laviolette demandera A la $5.50.2.I Commission de Hockey de redresser $4.30, $3.les griefs dont il se plaint au sujet du salaire Qui lui a été offert pour la prochaine saison de hockey.Jack va même jusqu’à assurer que pas un des joueurs du Canadien n’a signé jus'qu’A date, et qu’ils attendront la décision I J.Hayes, le Dr .T.L.D.Mason, de la Commission dans son cas avant | Howell, le Dr F.J.Hackctt, le DIFFUSION DE LA LITTERATURE CATHOLIQUE A une assemblée tenue hier soir dans les salles des Chevaliers de Colomb, rue Sherbrooke ouest, il a été formellement résolu que l'on fonderait une Ligue de Littérature Catholique Anglaise, dont le but serait de répandre par tout le Canada des magazines, des journaux, des périodiques et toutes sortes de lectures religieuses.Un dépôt central sera établi avant longtemps à Montréal.Les officiers de la nouvelle Ligue, qui s'est placée Sous lu patronage de Sa Grandeur Mgr Bruchési sont: Sir Charles Fitzpatrick, juge en chef de la Cour Suprême du Canada, président honoraire; Sir Alexandre Lacoste, ancien juge en chef de la Cour du Banc du Roi de Montréal; Then.C.J.Doherty, ministre de la justice, le juge en chef Sullivan de Charlotte* town, I.P.E., le juge Bock, d'Edmonton, Atla., le Dr McKenty de Winnipeg, Sir Malachy DfiTy, d’Halifax, vi-j ce-présidents honoraire^; le Dr J.J.Guerin, de Montréal, président actif; M.J.C.Walsh, le Dr W7.H.Atherton, M.Cornelius Coughlin, vlce-prêsidr-nts; L.I.McMahon, secrétaire honoraire; F E.Phelan, trésorier honoraire; MM.P.M.Wickham, W.C.R.DEBARDEUR BLESSE Wilson Barigault, 34 ans, 166 Ayl-win, fut gravement blessé hier après-midi au hangar No 3 du Pacifique.Un échafaudage où se trouvaient 16 sacs de grains de 100 livres chacun, se rompit et Baribeault fut enseveli sous la charge.Le blessé fut transporté à l’hôpital Notre-Dame où il souffre d’une fracture de la jambe droite.DANS UN PUITS D’ASCENSEUR.Un employé de la G.A.Holland Son Co., rue Sainte Catherine, George Miller, 156 rue de L’Epée,_ s’est infligé des blessures assez sérieuses en tombant du premier étage dans le puits de l’ascenseur.Miller fut transporté à l’hôpital Général.ACCIDENT D’AUTO.M.Bavich, 32 ans, 1427 Clarke, travaillant la Canada Clothing Co., sur la rue Saint-Laurent, fut b’essé lundi soir dernier par une auto au moment où il revenait de son travail.M.Bavich a dû être transporté à l’hcpital Général où son état est sérieux.FETE DE CHARITE DANS SAINTE-ANNE.Le Dr J.K.Foran, K.C., a ouvert hier les fêtes de charité dans la paroisse Sainte-Anne par un discours prononcé sur de ‘perron de l’église.Fait remarquable, c’est à ce même endroit qu’il y a vingt ans le docteur Foran prononçait son premier discours.Dans son discours d’hier, le Dr Foran a parlé de la générosité des Irlandais.L’orateur fut présenté par M.R.Hart, ex-président de la “St.Ann’s Men’s Society”.lues fêtes se continueront pendant plusieurs jours.LE SUCCESSEUR DU LIEUT- McDONNELL.Le pr' Dr Charles Lament, du poste No 20, a été nommé lieutenant pour remplir la vacance causée par la mort du lieutenant McDonnell.Lament est dans la brigade depuis Je 2 mai 1903 et s’est distingué r.u feu du “Herald”.GREVES EN FRANCE.Lorient, 5.—Trois cents ouvriers de l’arsenal se sont mis en grève.Les chantiers ont été fermés.Mons, 6.—Les mineurs se sont mis en grève.REAJUSTEMENT DE SALAIRES.(De notre correspondant; Québec, .—Le réajustement des salaires des employés des fabriques de chaussures fait par les patrons a été soumis, hier, aux ouvriers.Plusieurs ont vu leurs gages diminués, tandis que les salaires d autres ont été augmentés.Ceux dont les salaires ont été réduits semblent disposer à subir leur sort pour le moment.EUCHRE ET BAL DES PEINTRES.Les peintres du local 349, auront leur quatrième euchre et bal annuels à la salle Auditorium, jeudi, le 6 courant.La soirée aura un grand succès et les citoyens doivent s’y rendre en foule.De beaux et riches prix seront donnés.M.J.T.FOSTER EN VOYAGE.M.J.T.Foster, représentant du Conseil des Métiers et du Travail de Montréal, est parti pour le congrès de la Fédération Américaine du Travail, qui a lieu à Seattle, Wash.M.Foster se rendra jusqu’à San Francisco, dans l’intérêt de la cause ouvrière et sera de retour le 6 de décembre.ASSEMBLEE DES CHARPENTIERS L’assemblée régulière du local 134 des charpentiers, a eu lieu lundi soir, et 15 nouveaux membres furent initiés» Lundi prochain, aura lieu une nouvelle réception et 21 ouvriers ont demandé leur admission.Après l’assemblée régulière de lundi prochain, le 10 courant, une réunion importante sera tenue au cours de laquelle seront discutées des questions sérieuses et tous les membres doivent se faire un devoir d’y assister.LES GREVISTES DE CALUMET.Calumet, Midi., 4.— Les grévistes des mines de cuivre se préparent pour faire reconnaître leur union dans le courant de 1 hiver.Plussieurs magasins ont été ouverts par les partisans des grévistes.Les organisations affiliées à la Fédération Américaine du de l’argent aux grévistes.11 y aura six semaines demain que les grévistes ont quitté le travail.Les compagnies Calumet et Heela ont pu continuer leur travail en employant des briseurs de grève et les autres compagnies doivent suivre leur exemple.l-a production du cuivre est seulement un cinquième du rendement normal.CETTE SEMAINE - APRES-MIDI ET SOIR EXPOSITION D’ELECTRICITE La plu* intéressante en ville ARENA ADMISSION 25c AVIS PUBLIC Règlements Nos 511 et 512 AVIS PUBLIC est par les présentes donné que le Conseil do la Cité de Montreal, en vertu dos pouvoirs que lui confère la charte de ladite Cité, a adopté un règlement Intitulé “Règlement No.ôll amendant le Règlement No.394”, intitulé “Règlcim-.it pour établir et exploiter un système municipal d’éclairage par l'électricité”, et aussi un règlement intitulé ‘•Règlement No.512 amendant le règlement No.480 concernant la construction des bâtiments sur certaines rues du quartier Bordeaux et abrogeant le règlement No.499, amendant ledit reglement No.480”.L.O.DAVID.Greffier de la Cité.Bureau du Greffier de la Cité, Hôtel de Ville, Montréal, 4 novembre 1913.vent se réunir lundi et reconsidérer cette question de salaire, car il paraîtrait que les autorités des compagnies ne veulent pas accorder d'augmentation.LES ACCIDENTS EN SEPTEMBRE Pendant le mois de septembre, d’après lê rapport de ia “Gazette du Travail” d’octobre, 507 accidents sont arrivés en 1913.Sur ce nombre 109 ont été mortels.Le nombre est de 8 plus élevé que pour le même mois en 1912.Voici un tableau des accidents par industries et groupes de métiers: Métier ou industrie Tués Blessés Tôt.Employés publics .3 7 10 Agriculture .18 24 42 Pêche et chasse .1 — 1 Exploitation fores- tière 1 6 7 Mines 8 30 38 Construction de ch.de fer 3 2 5 Métiers du bâti- ment 14 51 65 Métiers des mé- taux 12 78 90 Métiers du bois .1 17 18 Imprimerie et mé- tiers connexes .— 1 I Habillement .— — — Métiers textiles .— 5 5 Alimentation et ta- bacs — 6 6 Cuir — — — Transports: Service de ch.de fer à vapeur.24 80 104 Service de ch.de électrique .1 14 15 Navigation .8 7 15 Divers 6 30 36 Métiers qualifiés divers 2 22 24 Journaliers 7 18 25 Total 109 398 507 LE CLUB CHAMPETRE (l'ncoepter les offres du gérant Kenne- O.Daly, le R dy.AU PRESIDENT NAUTIQUE.DU LA SECTION A une assemblée (le quelques membres de la section nautique du Club Champêtre il a été résolu de prier les journaux de se faire les interprètes des membres du Club pour offrir à M.J.T.Morin, dévoué président de la section nautique, leurs profondes sympathies à l'occasion de la perte douloureuse qu’il vient de subir par la disparition si soudaine de Madame Morin.Les membres se feront tin devoir do songer dans leurs prières à l’àme de la défunte.ON VEUT UNE ENTENTE Ottawa, 5.— En face des troubles ! éprouvés par le club de hockey local ! pour rengagement de ses joueurs, certains directeurs songent à autoriser leurs représentants A la prochaine assemblée de la N.H.A., de proposer que la ligue professionnelle s’entende avec l'A.A.U.of C.pour permettre aux amateurs de s’aligner ' avec des uroa sans perdre pour cela leur titre d'amateurs.F.Singleton, le R.E.J.Devine, S.J., E.Fabrc-Sur-veyor et J.D.Brady, forment le comité exécutif MORTS TRAGIQUES Saint-Sulplcc, 5.-ici le cadavre d’un d'environ 56 ans.a ttncêe ne permet - On a découvert noyé inconnu Agé La décomposition pas de découvrir A NOS ABUS Le "Devoir” est outillé pour fair Imnresslnns dans tous les omrei uuvrane garanti.1 identité du défunt.On croit que c’est un Anglais venu de Montréal.On a trouvé sur lui une montre et une médaille.La dépouille a été déposée dans le charnier.A MAINT- JE AN Saint-Jean, Quê., 5.— Un italien, Cnta Lazario, employé aux usines de la compagnie Singer, ici, cet mort de façon tragique hier.En versant de la benzine dans une machine, il mit le feu à ses vêtements et fut horri-, .Element brûlé, sous les yeux d’une 1 étage nupérieurr do la nouvelle bibli- centaine de ses compagnons impuis-othèquo.< santé à la secourir.BUREAUX TRANSFERES (P* er.tr» eorrf»Dona«nn Québec, 4.—Les bureaux du département provincial de la voirie qui occupaient au Parlement la salle du f’on-seil législatif, ont été transportés co matin pour le temps de la session il EDOUARD VII A PARIS Paris, 5.— On vient d installer aujourd’hui la statue d’Edouard VII sur le socle qui depuis longtemps l’attendait dans la rue qui porte le nom du souverain disparu.La figure, oeuvre de Landowski, est en bronze.Le roi est à cheval, en costume de feld-maréchal de l'armée britannique, avec chapeau à plumes, bottes, éperons, etc.Un grand manteau flotte sur ses épaules.Détail à noter : c’est l’image de la monture favorite du souverain, modelée d'après le modèle vivant, qui a été représentée par l’artiste.L’ouverture de la rue Edouard VH aura lieu vers le 20 décembre.CHEZ LES EMPLOYES CIVIQUES L’aesemblée de propagande, organisée par l'union de secours mutuels des employers civiques, à la salle du Coureur aes Bois, dans le boulevard Saint-Denis, a remporté un encourageant succès.M.P.Paris présidait.Les principaux orateurs furent MM.Hormisdas Vallée, secrétaire de l’union, qui expliqua le but de l’assemblée; C.Germain, vice-president; l’é-chevin Napoléon Turcot, M.P.P.; l’é-chevin Vandelac et Alphonse Verville, M.P.M.Turcot, un vieil ami de l’union des employés civiques, encouragea fortement tous les employés de ia corporation à s’unir étroitement sous le meme drapeau.M.l’échevin Vandelac exprima le même sentiment que 1 orateur précédent, et dit regretter vivement, pour les employés municipaux, les divisions qui existent dans leurs rangs.M.A.Verville parla sur la question économique, et exprima l'opinion que c’est en s organisant que les ouvriers résisteront le mieux à la crise qui sévit actuellement.A l’issue de l’assemblée, un vote unanime de remerciements fut adressé à MM.Turcot, Vandelac et Verville.ASSEMBLEE DES ELECTRICIENS Une assemblée ouverte à tous les électriciens, unionistes ou non-unionistes, aura lieu, ce soir, à la salle Colonial, rue Clark, près Sainte-Catherine.Tous les hommes du métier, électriciens de la construction (linemen), shopmen et autres, y sont convoqués, pour affaires urgentes.M.A.Bastien, organisateur général et autres orateurs y porteront la parole.LES SUFFRAGETTES A WINNI-PEG.Winnipeg, 4.-—Les suffragettes deviennent de plus en plus nombreuses et elles se réuniront dès lundi, afin de •hoisir des candidates au bureaux des ; machine- portative avait été mise à la commissaires d’écoles, pour la pro-i disposition des visiteurs qui regnr-chaine élection.idnient leurs mains.Un transforma- : leur, d'une capacité de cent mille volts LA GREVE ÜTNDIANAPOL1S.lest aussi exposé.Indianapolis, 4.—Tous les efforts ! U '«^ison P.A D.Robert expose pour régler la grève des employés de lln(.^uto,no‘)1"‘ Javkson, modèle 1014, tramways, ont failli et depuis 4 jours, ',\nsnmp^’ dernier de Jackson, la ville se trouve sans service de | M,r h,San- ï-c moteur de cette ma- ON PREND L’INTERET DES OUVRIERES.Londres, 4.— La chambre de commerce doit publier bientôt un nouveau règlement pour établir des bureaux snéciaux du travail pour le commerce du sucre, de confection, chemises, métal, coton, toile, et dentelles, lesquels surveilleront le salaire donné aux employés.Deux cent mille ouvriers, la plupart des femmes bénéficieront de cette nouvelle loi.Actuellement, elles travaillent à un prix très minime, et sont traitées, prétendent-elles en mercenaires.CE SOIR : Assemblées au Temple du Travail : Conseil de district des charpentiers et menuisiers.L’union des cigariers.Les forgerons.Les lutteurs en fer.A L’EXPOSITION DE L’ELECTRICITE L'exposition (.kcu-ique à 1'Arena Continue à attirer beaucoup de monde, et les citoyens continuent à s'intéresser aux inventions produit! s par la plus grande découverte des temps modernes.La décoration des nombreux kiosques est terminée et on peut Voir environ deux cents variétés de machine» ¦et instruments mus par l’électricité.L’une des principal"- attractions offertes, hier, était les rayons X.Une U BRASSERIE FRONTENAC tramways.30 policiers ont résigné ' j chine marche à la gazoline, mais il plutôt que d’aller combattre les gré-1 f1',Barder Pour constater vjs|.es que 1 électricité joue un grand role On doit enregistrer une autre ' ,a,constr,jcti°n d(’R .mort, celle de John Brogan, blessé le ,.Va ina.son expose aussi un - - - - ehauphono , machine très commode et fort moderne dans une maison où réside un chauffeur.23 octobre, lors d’une effarouchée.On détient James Gorman, conducteur, comme auteur de l’accident.Charles Fisher, un briser de grève, venu de Chicago, a été arrêté sous l’accusation d’avoir tiré du revolver sur Torn Carleton, lors de l'émeute de la rue Louisiana.Le gouverneur Ralston a démenti la nouvelle que la milice de l’Etat serait sous peu envoyée à Indianapolis.LE CONGRES DE SEATTLE.Seattle, 4.—'Les officiers généraux L’un des kiosques les plus attrayants est celui de In Eagle Sign Company, de la rue Craig.Au haut du kiosque est un aigle aux ailes déployées.fait de poires électriques.Plusieurs enseignes mimiseui’es couvrent la pan du mur.M.Arthur Denis, gérant de la Eagle Sign, est en charge du kiosque et reçoit les visiteurs.Le matériel utilisé pour la construction di's enseignes en employant l'élretriei-, .- , té a étés transporté à l’Arena et lr« et plusieurs dcilogue.s au congres de la ] employés de la compagnie travaillent Federation ues Metiers et du Travail ' sr)H, |r« veux des spectateurs.d Amérique, sont arrivés dans notre I *_________ ville.Le secrétaire Wilson sera samedi Le différend entre unions des é ectriciens l'amiable.Les socialistes ici, les diverses a été réglé à veulent en.core, cette année, lutter çour que la Federation adopte leurs idées.Les | représentants de ce parti sont MM.| Victor Bergen, ancien rerésentant du Au contraire do ce que les journaux , , .i • , .„ i ¦ , ont annoncé, l’architecte des immen-! con8res “ Washington, et Max Hanes.; pariant des ses bfttimonts de l;v Brasserie Fronts' nac n'est pas M.Kttlnger, mai» bien M.Paul OU.C’eut ce dernier qui a non seulement préparé Iimi plans' et devis de l’édifice, mais «lui » surveillé la construction de tout l'intérieur des bûtiments.DE RETOUR D’EUROPE Isi docteur ‘François De Martigny est de retour d’un voyage en Europe, ON NE S'ACCORDE PAS A CHICAGO.Chicago, 4.— L’Union dos conducteurs de chemins de fer et la Fraternité des employés de tous les chemins de fer de l’Ouest amèreain, ont décidé rie ne pas s'unir aux ingénieurs et chauffeurs dans leur demande d’augmentation de salaire.Telle a été la déclaration faite hier soir, à une assemblée, par le vice-président de l'Union A.F.Whitney.Les ingénieurs et chauffeurs
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