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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 8 novembre 1913
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1913-11-08, Collections de BAnQ.

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VOLUME IV—No.261 MONTREAL, SAMEDI 8 NOVEMBRE.19U LIN suü LE Nümeku ABONNEMENTS : ^BT TP* W% Rédaction et Administration Édition ~Quotidienr.e t B fl HBH.BVfJIBH ¦¦ 71.RUE SAINT-JACQUES CANADA ET ETATS-UNIS.- $3.00 §£* I^LJ| BH p„il ^1 JSf MO> .^'EAU»»'' UNION POSTALE.$0.00 g ,, %' Édition Hebdomadaire t g|l - ^ “ ».ÈfJ W3 ^ a WmEg kS| |?J \jlk TÉLÉPHk.¦% %% ££ JÊËJBÊm JËM jp_ J WÊ M M JH H Pi admin"/> M : Main 746i UNION .yij.oo tiBÊÊÊMË ^ÊÊÊPr mUÊÊÊBÈ WÏÏS ¦Hfll bHi *m0 \ >yv Main 746® Diredleur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! \ V LES COULISSES DU “DEVOIR” Le Daily Mail approuve la mesure suggérée par M.Héroux, pour obliger les journaux à publier les noms de leurs actionnaires.Mais il formule son adhésion de manière à lui faire comporter ce qu’il croit sans doute être une attaque fort dangereuse pour nous.Voici comment il .s’exprimait hier: A GOOD SUGGESTION Le Devoir calls upon Mr.Borden to compel newspapers to publish the names of their bondholders and shareholders.The idea is a good one.Mr.Borden should incorporate it as a clause In the act dealing with the publication of campaign subscriptions; for very often a share of that particular kind of loot finds its way into the newspaper’s till.Now will Le Devoir, ns a “starter”, — as an exemplar of its own suggestion — tell us who “chipped in” -when it “passed the hat round” during the last campaign — and subsequently?La Patrie, feuille renommée pour sa scrupuleuse indépendance, traduit complaisamment cet article dans les termes suivants: UNE BONNE SUGGESTION Nous lisons dans le Mail, de Montréal: “Le Devoir conseille à M.Borden de forcer les journaux à publier la liste de leurs actionnaires et porteurs d’obligations.C’est une bonne idée.M.Borden devrait Tinserer dans la clause de la loi exigeant la publication des souscriptions électorales, car très souvent une part de ce butin tombe dans la caisse des journaux.“Pour commencer, et pour montrer les bons effets de sa propre suggestion, le Devoir nous dira-Lil quels sont ceux qui lui ont donné de l'argent, lorsqu’il a passé le chapeau pendant la dernière campagne électorale et depuis?” Le Mail et la Patrie sont en retard.Ils reprennent, sous une forme plus prudente et non moins venimeuse, la calomnie lancée contre nous par les lauriéristes, durant la dernière campagne fédérale.Un ex-dè-puté ayant pris ce mensonge à son compte, nous lui fournîmes l’occasion de constater que non seulement le Devoir n’avait pas passé le chapeau durant la campagne électorale, mais qu’il avait même refusé l’argent de la Ligue anti-rcciprociste.# * * Nous approuvons entièrement le correctif suggéré par le Mail pour retracer 1’origine du “butin” ramassé par les journaux comme par les candidats, en temps d’élection.Mais nous ne pouvons fournir la liste demandée par le Mail pour l’excellente raison que le Devoir, ni la compagnie qui le publie, ni les hommes qui le dirigent, n’ont reçu un sou des fonds électoraux ni avant, ai pendant, ni après la campagne de 1911.Quant aux noms des cinq cents et quelques actionnaires du Devoir, aous serions enchantés de les publier.En attendant qu’une loi mette tous les journaux sur le même pied, nous ne pourrions le faire sans le consentement individuel de chacun des intéressés qui ont souscrit sous l’empire d’une législation qui ne pourvoit pas è cette publicité.Toutefois, les rédacteurs du Mail et de la Patrie ont un moyen fort «impie à leur disposition pour se renseigner.Us me sont pas sans con-aaître plusieurs de nos actionnaires.L’un au moins, et non des moin-Ires, a eu ses petites entrées à la Patrie.Le rédacteur en.chef de ce journal en a cité deux comme témoins à charge dans le procès qu’il nous a fait.Or, la loi donne à tout actionnaire d’une compagnie anonyme le droit de se faire communiquer Fa liste complète de ses co-associés.Cette liste est à date, au bureau du journal.Nous la tenons à la disposition de tout actionnaire, ami de la Patrie ou du Mail, Quant aux obligataires, ils peuvent les connaître de la même manière; car les obligataires sont en même temps actionnaires pour un montant au moins égal au chiffre de leur créance.Mais ce qui est plus intéressant pour le public et ce que nous pouvons publier sans l’autorisation de personne, c’est que la moitié plus une des actions de la compagnie qui possède le Devoir appartiennent à son directeur; que je ne puis disposer de ces actions sans le consentement de la compagnie, et que la compagnie ne peut disposer du journal sans mon consentement; qu’en vertu des termes de l’arrangement qui sert de base à toute l’entreprise, ce contrôle absolu m’est abandonné dans le but exprès de soustraire le journal à toute tentative possible l’accaparement et de lui permettre de conserver son entière indépen-dane à Tégard de tous les partis et de toutes les influences financières.Telles sont nos coulisses.Le Mail et la Patrie sont-ils prêts à ouvrir les leurs avec la même facilité?Henri BOURASSA.LES TRAFIQUANTS DE GUERRE On se récrie parfois quand nous disons que les constructeurs de vaisseaux et les fabricants d’armes et de munitions' de guerre constituent fin trust immense dont l’intérêt est de pousser à la guerre ou du moins d’entretenir entre les puissances une méfiance telle que celles-ci ne pensent qu’à s’armer davantage.Les preuves les plus évidentes et les dénonciations les plus vigoureuses viennent pourtant de Londres.La dernière est l’oeuvre de M.George H.Perris dont l’ouvrage in-lit-ulé “War Traders — Les trafiquante de guerre”—montre les principaux actionnaires des grandes compagnies de vaisseaux et d’engins meurtriers bras dessus bras dessous pour retirer les profits que cette immense association d’intérêts leur assure.Le Nobel Dynamite Trust, par exemple, dont les profits de Tan dernier ont dépassé le capital est plutôt une compagnie actionnaire que manufacturière.C’est en somme une fusion d’intérêts anglo-allemands, dit M.Perris.Elle possède le capital entier de la Nobel Explosive Co’y et elle a des intérêts considérables dans la British South African Explosive Company, la Birmingham Metal & Munitions Company, la Ghilworth Gun Powder Co., la Dynamite Active Gesells Chaft de Hambourg, la Dresdner Dynamite Fabrik et deux autres compagnies allemandes, Une organisation encore plus remarquable était celle de la Harney United Steel Company, liquidée l’année dernière on ne sait pourquoi: elle avait payé un dividende de 7 pour cent en 1911.Le directeur gérant était M.Albert Vickers, président de la Vickers limited, qui possédait 2,697 parts.Parmi les autres directeurs on remarquait encore M.Beard more, J.M.Folkncr, de Arm.strong-Witworth, et M.C.E.Ellis, possédant 7,438 parts et représentant John Brown & Company, Coventry Company et Thomas Perth & Company.Le principal actionnaire américain était la Bethlehem Steel Company possédant 4301 part}.Quatre Français figuraient aussi au bureau de direction et deux d’entre eux possédaient chacun 2000 parts.Et , ce groupement cosmopolite n’erapê- chait pas les compagnies allemandes dénoncées au Reichstag, la Essen Company avec 4731 parts et la Eïllincn Company détenant 2731 parts d’en être non plus que la Italian Terne Steel qui possédait 8000 parts.Les banquiers français Bou-gères et Frères de Parus (3000 parts) et la Deutsche Bank de Berlin (1350 parts), en étaient aussi.M.Perris conclut ironiquement que les sociétés pacifistes n’out jamais réussi en quarante ans à effectuer de réconciliation semblable.Ce que tout ce monde là doit s’amuser des frayeurs populaires suscitées par les tirades grandiloquentes de politiciens naïfs ou coupables, qui leur rapportent de si beaux bénéfices.Les trafiquants de guerre ne doivent pas souffrir de l’augmentation du coût de la vie./ Jean DUMONT.CE QUE DISAIT U FLAMME.M.Hector Bernier, l’auteur d’Au Large de l'Ecueil, vient de publier le volume que nous annoncions, il y a quelques jours : Ce que disait la flamme.Nous en publierons, ces jours-ci, une appréciation détaillée.SUR LEPÔnT D’AVIGNON.La Pairie est à compiler un dictionnaire de m langue française où elle dira, au mot ri: “parfois synonyme de par.Exemple: Des cours donnés par des professeurs signifient.(voir In Patrie de novembre 1913).ri des professeurs.” L’Académie est priée de tenir compte et de rectifier son lexique.* * * M.Nantel veut .suecédbr à M.Borden comme premier ministre.“Moi, je suis Thomme d’urgence, je crois plus (tue nul autre au péril allemand”, aurait-il dit.Et c’est vrai.# # # "Quand on est agent de change, c'est yonr changer ", dit Armand Lavergne, dans le Franc-Parler.C’est la seule chose que M.D.-O.Lespérance peut faire sans être ému.Le.Veilleur.BILLET DU SOIE.PIS QUE LA LEPRE L’ulcère vient de renaître plus purulent que jamais.Des plumes courageuses, faisant oeuvre de scalpel, avaient fouillé la plaie à fond; elles croyaient en avoir atteint la racine quand de nouveau l’affreux mal fit son éruption.Un diagnostic sommaire, au début, fait peut-être croire à une indisposition benigne; ne vous fiez pas aux apparences car le mal cache un épouvantable fléau, pire que la lèpre rongeuse de chairs, car c’est au cerveau qu’il s’attaque pour le corrompre et le faire sombrer dans la folie ou le crime.Nulle loi, pas même une simple règle d’hygiène morale, ne vous protège contre sa contagion et c’est avec une rapidité foudroyante qu'il étend ses ravages.D’ailleurs, il trouve si facilement des agents, des personnes aussi cou pables qu’inconscientes qui appor- ; tent à leur foyer la maladie maudite, et en laissent s’en gangrener à I loisir l’âme tendre de leurs propres enfants.Ils ont des yeux mais ne voient pas le mal qui s'étale terrifiant et monstrueux.H0 pourtant un remède infaillible est rit leur portée: l'isolation complète des criminels qui s’en font les propagateurs; livrés au mal qu'ils ont engendré, ‘ils en seraient eux-mêmes rongés et bientôt le fléau, n’ayant pim de pâture, disparaîtrait.Mais, peut-être, avez-vous le bonheur de ne pas le connaître?Puisqu’il vaut mieux prévenir que de guérir, je vous le signale.Vous le reconnaîtrez facilement: il s’appelle le JAUNISME.Nap.TELLIER.NOTRE HISTOIRE ET LA COOPERATION AGRICOLE.I Quel raport y a-t-il entre Tbistoi-re du Canada et la coopération agricole?Drôle de question, me ’direz-vous.Ecoutez-moi seulement quelques instants et j’espéra bien que vous y verrez plus d’une relation.En 1760, quand les 60,000 Canadiens-français restèrent seuls, sans richesses, sans protecteurs influents en face de leurs nouveaux maîtres les Anglais, la situation n’était pas rose pour eux.D’un côté les Anglais puissants, protestants, aigris par plusieurs années d’une guerre où ils avaient beaucoup perdu.De Fau-tre, 60,000 colons, dont les familles avaient été décimées par la guerre, dont les fermes avaient été brûlées et ravagées; 60,000, à qui il ne restait que leurs prêtres, leur foi et leur .coeur de patriotes et de soldats tenaces, héroïquement tenaces.La situation n’était pas rose.Aujourd’hui, après 150 ans, les 60,000 Canadiens d’alors sont devenus près de quatre millions.D’où vient cette merveille, ce miracle?De la coopération.Toutes les familles canadiennes de 1760 se sont groupées, se sont serrées autour de leurs curés; il y a eu coopération de toutes les bonnes volontés vers un même but: le salut d’une race, française et catholique.Et contre, ce mur des groupements paroissiaux tous les ennemis sont venus se briser.Ni les menaces, ni les promesses, ni les emprisonnements, ni les mensonges, ni les injustices n’ont pu renverser cette citadelle plus forte que la vieille citadelle du vieux Québec.C’est par cette coopération paroissiale qu’on est arrivé à régler entre soi ses petits démêlés, la plupart de ses affairas, à éviter autant que possible tout recours aux nouveaux maîtres.Les curés en ce temps-là étaient notaires, juges, avocats, médecins, etc.Et pendant ce temps-là les écoles se bâtissaient qui devenaient des collèges.De nos collèges des hommes sortaient qui allaient livrer bataille à l’adversaire dans les parlements, dans les journaux, partout.Et la langue française devenait langue officielle en ce temps-là; plusieurs autres droits nous étaient reconnus.En ce temps-là encore dans les champs la semence tombait, et les moissons levaient et dans les maisons, les bonnes vieilles maisons aux cheminées de pierre bâties autour des clochers du bon Dieu, comme les moissons, grandissaient les petits Canadiens, les petites Canadiennes; c’était la bonne semence, semence de clochers nouveaux, de paroisses nouvelles.Et c’est ainsi qu’en ce temps-là on faisait le Québec d’aujourd’hui.Voilà la grande puissance de la coopération.Oui, c’est bien par la coopération que nos ancêtres ont réussi à se conserver français et catholiques, à nous préparer le bel héritage dont nous sommes si fiers; c’est par l’union et le groupement, par l’entente et la concentration, c’est par la paroisse, qui n’est qu’une coopérative sur le terrain religieux et national, que nos ancêtres nous onl faits ce que nous sommes.Voilà renseignement de notre histoire! Eh bien! aujourd’hui, à la suite du grand développement de notre industrie, avec l’exploitation des ressources naturelles de notre province, à cause de la concurrence el de multiples rtutres causes, un nouveau danger .se dresse menaçant devant nos cultivateurs.Nous l’étudierons dans un prochain article, et nous verrons ensuite que si la situation n’est nas rose, aujourd’hui comme en 1760, de même aussi le salut se montre pour nous dans la coopération, dans la coopération bien entendue sur le terrain économique et isoeial.A bientôt.COOPERATEUR, POUR LA SESSION LE “DEVOIR” A 25 SOUS Pour recevoir le “Devoir” pendant toute la session provinciale, on n’a qu’à nous envoyer 25 sous.Cette offre s’applique à tous les abonnements en dehors de Montréal et de la banlieue.A nos amis d’en profiter pour faire de la propagande.NOS nm > egES ET L'EDUCATION DU PATKIOTISME Tempora mutantur, nosque mutamur in illis.Les époques évoluent; nous évoluons avec elles.De 1855 à 1867 notre peuple fut comme absorbé'par le regret de la France.De la Confédération à 1895 environ, à ce regret s’adjoignit Tad-miration du génie anglo-saxon.Depuis lors, la devise des vrais patriotes semble avoir été: Canada d’abord! Tempora mutantur, nosque mutamur in illis.A cette loi que constatait le poète latin, à cette évolution si évidente chez nous, est-il vrai que seuls nos collèges ont échappé?A Dieu me plaise! Non seulement ils ont modifié leurs programmes pour les rendre conformes à la mentalité ûouvelle; mais, osons le dire, cet état d’esprit, ils ont contribué tout comme d’autres à le former par la place qu’ils assignaient à Texposé de notre histoire constitutionnelle, à la connaissance de notre histoire générale, à l’éducation du patriotisme vraiment canadien.# * # Cette éducation a pour objet fondamental de donner aux élèves le goût des choses de chez nous.Elle consiste donc à leur inspirer d’une part le culte des meilleures traditions et qualités de leur race, d’autre part l’ambition de mieux connaître, pour se mieux acquitter des unes et se prévaloir des autres au besoin, les obligations et les droits que comporte le titre de citoyen canadien.Si tel doit être le vrai caractère de cette éducation, rapprochons de cette notion quatre faits assez significatifs.Déjà en 1891 le thème de la composition française, au concours du baccalauréat, était un éb ge de Mgr Labelle.Le sujet fut.écarté au dernier moment, croyons-nous, comme étant trop actuel, trop peu à la portée des élèves.Mais, en 1902, les sujets canadiens reprenaient leur juste place avec une lettre de Champlain à Richelieu.Depuis lors, excepté en 1912, ils l’ont gardée.Dans les classes mêmes, les choses de chez nous forment la matière presque unique des essais littéraires.La description d’une tempête tç .mer, de l'émoi de l’enfant orphelin i son réveil, est chose du passé.Aujourd’hui, la plume des étudiants s'exerce à représenter la maison paternelle, la ferme ou le village canadiens, la veillée de famille, les plaisirs de la sucrerie.On les habitue à raconter l’héroïsme des premiers colons et missionnaires, la vaillance de nos défenseurs dans les parlements, la bravoure de nos soldats au Long Sault, à Carillon, à Châtenuguay.En 1902 encore, la Société du Parler français suscita, en faveur de notre langue, un mouvement qui n’est pas près de s’arrêter.Où donc enrôla-t-elle ses meilleures recrues?C’est dans nos collèges surtout que se manifesta l’activité de ses cercles.Qui plus que nos élèves mit de Tardeur à pourchasser les anglicismes, à redresser les incorrections, a flétrir la mollesse de la prononciation?Le Bulletin de la Société contient plusieurs études issues de ce labeur obscur et patient.On reconnaît Theùreux fruit de cette activité dans la façon dont s’exprime, en particulier comme en public, la génération qui s’instruit actuellement dans nos maisons.A cette oeuvre spéciale VAssoeiation catholique de la Jeunesse canadienne eu ajoutait une autre, en 1904, d’un caractère plus général.Il s’agissait pour elle de constituer une élite parmi la masse juvéniltt.Elle espérait y parvenir en développant dans l’âme des jeunes les deux éléments de notre patriotisme, la foi intégralement catholique, l’esprit profondément national.Qui répondit à son appel avec plus d’empressement que la jeunesse collégiale?La plupart des académies se transformèrent en cercles d’étude; le plus souvent, le cercle constitua un groupement distinct de l'académie.Les membres consacraient les heures de récréation ou de congé à des travaux presque uniquement patriotiques.Pour savoir jusqu’où ils poussèrent cette préoccupation, il suffirait de parcourir les constitutions propres à chacun des cercles, les statuts généraux de l’Association, les rapports mensuels du Semeur, les archives où sont consignées toutes ces études.On y verrait que le comité préposé à l’examen des questions nationales fut toujours le plus achalandé, celui dont les travaux l’emportaient par le nombre et le sérieux.Plusieurs de ces travaux, élaborés en commun dans ces réunions, figurent dans des revues de jeunesse telles que Le Semeur, Le Collégien, L’Etincelle.Il est facile de les consulter.On ne refusera donc pas de reconnaître à l’Association un esprit suffisamment national.Quelles en sont, depuis son origine, les têtes dirigeantes, sinon, et presque toujours, des jeunes gens sortis hier à peine de ces cercles collégiaux?Après 1902 enfin, prit corps le nationalisme, nous voulons dire cette doctrine qui enseigne à mettre au-dessus de tout l’intérêt canadien et à laisser se développer chaque race suivant ses qualités propres.Qui donc alors se rangea sous les plis du drapeau national avec plus d’unanimité que les élèves de nos établissements?Nous ne voulons pas appuyer.Il nous suffira de rappeler qu’ils signèrent en bloc, et colportèrent en grand nombre, les requêtes de TA.C.J.C.et du Devoir à Tappui des motions Lavergne et Lamarche.Seule celte levée en masse de Télément collégial explique comment le nationalisme a trouvé et trouve de plus en plus dans la jeunesse Instruite ses meilleurs soutiens.Si le vrai patriotisme, qu’on l’appelle nationalisme ou non, est celui qui met au-dessus de tout le goût, l’étude, la connaissance des choses de chez nous, nous osons l’affirmer: nulle part ce patriotisme n’a été cultivé avec plus d’inlensité qu’entre les murs de nos maisons d’enseignement secondaire.* * * Pour le cultiver, a-t-on mis à contribution cette fontaine abondante qu’est l’histoire générale du pays?Nous l’avouons: avant 1891, avant 1900 même, les faits et gestes de Sémiramis, d’Alexandre, de César et de Napoléon, nous étaient bien plus familiers que les cxploils militaires de SaJaberry, de Montcalm et de Dollard, que les prouesses parlementaires des Bêdard, des Lafontaine et des Cartier.Mais aussi, qui eût cru, alors, que nos annales eussent de quoi séduire le coeur des petits Canadiens?Qui eût pensé à en faire un instrument d’éducation!?Entendait-on paler beaucoup du Canada à Téeole primaire?L’étonnant, c’eSt que les collèges n’eussent pas emboîté le pas.En fait, iis ne l’ont pas emboîté.C’est de l'un d'eux qu’est venu notre seul manuel un peu étendu, celui de l’abbé Laverdière.Toutes les maisons, croyons-nous, l’adoptèrent et l’enseignèrent.Comment donc se fait-il que nos élèves n’aient pas été plus instruits sur ce point?Voilai D’abord, le manuel lui-même escamotait, ou à peu près, Thistuire de la domination anglaise.Dans l’ensemble, l’ouvrage offrait une compilation assez indigeste de faits presque exclusivement militaires.Et puis, avant 1892, on subissait en anglais Texamen sur cette matière.A celte époque, l’étude de la langue saxonne, parce que Ton n’en voyait guère Tutilité dans une province française, avait peu de vogue auprès des élèves.Condamnés à traduire péniblement le manuel en vue de Texamen, ils reportaient d'instinct sur l’histoire elle-même le dégoût que leur inspirait ccite fastidieuse besogne.Ce dégoût ne fut cependant pas général.Nous savons tels collégiens qui ont puisé dans ce labeur même une affection passionnée pour nos fastes nationaux.Combien la situation a changé, depuis! Il n’est pas de moyens qu’on n’invente et n’emploie, dans les collèges, pour contraindre la jeunesse à étudier Thistoire do son pays.Les maîtres eux-mêmes en tirent presque tous leurs exemples et applications.L’examen des programmes du baccalauréat est intéressant à ce point de vu®.De dix années en dix années, puis de cinq en cinq, les questions s’augmentent el se précisent.Au début, on s’oo» cupo davantage de Thistoire militaire.Plus tard, la politique el l’économie gagnent du terrain, La géographie du Canada, Tun des auxiliaires les plus indispensables de son histoire, finit par constitue^ un rayon assez complet.L’une des parties les moins connues, autrefois, de notre évolution générale, Thistoire de la littérature, s’inscrit au programme.Pour ces deux derniers objets les abbés Roy et Garneau rédigent des manuels partoni acceptés.Quant à l’économie, s’il n’existe pas encore à ce sujet de traité spécial, il n’est pas de cerclo collégial, pensons-nous, qui ne possède et ne fouille Le Canada économique de Dewavrin, Les lliehesses du Canada de Baron ou L’indépendance économique de Bouehette.C’est aux assemblées de ces cercles qu’il faut avoir assisté pour savoir quel intérêt y suscitent les études d’histoire nationale.Dans Tun d’eux, vers 1865 déjà, un membre obtenait son admission avec un mémoire sur l'exploit de Dollard.Après la Confédération, les vues de Cartier y furent défendues avec acharnement.Aujourd’hui, la plupart des travaux s’y enferment dans le cadre de notre histoire.Il faudrait relire tel programme de séances hebdomadaires dressé pour une année à l’Académie Sainte-Cécile du collège de Valleyfield.Il faudrait relire encore Tétuds sur les académies dans le troisième volume de la Revue littéraire d’Ottawa.M.l’abbé Gélinas signalait Tau-tre jour la reconstitution aux Troi%-Rivières de séances du parlement canadien.Nous pourrions exhumer, nous aussi, des drames sur Carillon et la capitulation, des saynètes où des élèves ont reproduit en collaboration une assemblée des patriotes de 1837 à Saint-Denis, une soirée au salon Crémazie en 1860.Par les questions abordées comme par, les solutions proposées, on verrait avec quel sérieux ces jeunes avaient fouillé Thistoire de ces époques.M.Bourassa n’a pas oublié peut-être le jugement flatteur qu’il portait un jour sur des études économiques préparées dans ces groupes pour l’obtention d’un prix Rainville.Les sujets étaient bien canadiens et bien historiques; il s’agissait de ta lutte scolaire dans la Confédération, des origines de la race française au Canada, de la colonisation des Cantons de TEst.Ce qui est vrai des cercles est vrai aussi des cours réguliers.L’histoire universelle, comme il convient à un collège classique, y occupe ! une large place.On la ménage encore moins à Thistoire de l’Eglise,] comme il sied à un établissement calholique.Mais le système appliqué1 par Tun d’eux à l’enseignement de l'histoire nationale est celui-là même i qu’ils suivent presque tous.En quatrième et en troisième, soit en méthode et en versification, sept mois durant, on consacre à cette matière, ! par semaine, deux heures de classe et deux heures correspondantes d’é- j tude.Le manuel pèche par sa modestie.En attendant celui de Mgr ! Gosselin ou celui de M.l'abbé Groulx, le professeur le complète par des 1 lectures et des commentaires empruntés aux ouvrages généraux et aux j monographies.On y fait, à l’occasion, la géographie comparée du Ca-j nada ancien et du Canada actuel; on y expose les rapports de notre peuple avec l’Angleterre, la France et les Etats-Unis.Abbé Emile CHARTIER.(La fin lundi) LA CHERTE DE LA VIE On a pu lire dans le Devoir d’hier une intéressante interview traduite du Daily Mail, sur la cherté de la vio.Nous en avons retenu une phrase que nous offrons au^ médi liions des autorités municipales.L’interviewée est une mère de famille dont le mari reçoit un salaire mensuel de $75.Elle paie un loyer de $16 par mois et a été avertie par son propriétaire qu’il lui demandera $20 au mois de mai prochain.“Je ne blâme pas notre propriétaire, dit-elle, parce que je sais que la Ville a augmenté l’évaluation de sa propriété et parce que je ne crois pas qu’il en retire plus d’argent, quand il aura augmenté notre loyer.” Pendant que le spectre de la cherté de la vie frappe à toutes les portes et que les petits salariés se demandent avec angoisse où cela s’arrêtera, la Ville continue à hausser l’évaluation de la propriété pour augmenter son emprunt annuel, et le propriétaire, de qui on ne peut raisonnablement s’attendre à ce qu’il supporte seul le fardeau de la taxe, est bien forcé d’augmenter scs loyers.Qui paie en définitive ?C’est le locataire.Il est parfaitement démontré que même avec la saison la plus favorable aux travaux, la Ville ne peut faire pour plus de deux millions en une année.Quoiqu’on ait réduit le pouvoir d’emprunt de 15 à 12 pour cent, elle n’a pas utilisé cette année la totalité de ce pouvoir d’emprunt.On a calculé que, Tan prochain, ce pouvoir sera de $15,-000,000 et Ton n’emprêtera peut-être jias la moitié de cette somme.Mais c’est sur la totalité de Té-valuation qui détermine l’emprunt que le propriétaire pale la taxe foncière.A l’hôtel de ville, on nous répond que cette taxe est le principal revenu de la Ville.Mais le revenu total, qui sera de dix millions et peut-être plus, Tan prochain, serait-il nécessaire, si Ton ne s’était pas, il y a quatre ans, lancé tête baissée dans l’annexion de neuf quartiers dont les trois-quarts sont des terrains en culture qui ne rapportent presque rien, mais où Ton engouffre de l’argent ?A l’heure où l'augmentation du coût, de la vie préoccupe tout le monde, la Ville continuera-t-elle avec une sereine inconscience, à en être Tun des facteurs les plus actifs ?Fred.PELLETIER.LE FRANÇAIS A L’EXPOSITION DE GAND' Le correspondant du Devoir, M.Pierre Homier, faisait, il y a quelques semaines, certaines remarques à propos de l’emploi parcimonieux du français sur les exhibits canadiens qui figuraient à l’exposition de Gant!.Quelques Jours plus tard, la Patrie publiait une interview de M.J.-A.Beaulieu, Tun des commissaires canadiens à cctto exposition, qui manifestait son étomnement et trou-„ vait peu fondées les critiques de notre collaboratétir.Mis au courant de la controverse, un Canadien qui voyage en ce moment en Europe et a eu Tavantago de faire de longues visites à Tex-position, nous adresse les lignes suivantes, qui feront voir pourquoi le* appréciations semblaient en désaccord et mettront, croyons-nous, les ihoses bien au point.La correspondance porte la date du 19 octobre.On y lit: “J’ai visité l’exposition de Gaud.Comme M.Homier, j’ai été frappé du fait qu’il a signalé.Plusieurs autres Canadiens Tont été aussi.M.Beaulieu lui-même a dû le remarquer.En effet, il se contente d’affirmer dans son entrevue que “les inscriptions explicatives ou données statistiques placées au bas des exhibits sont traduites au moins dans trois langues, quelquefois quatre: français, anglais, flamand et allemand.” ParfaitementI Et ces indications polyglottes prouvent simplement qua les organisateurs de l’exposition ont voulu se faire comprendre de leurs nombreux et divers visiteurs.Elles ne prouvent aucunement qu’au Canada on parle toutes ces langues.Ce qui le prouverait ce serait non pas les inscriptions “an bas des exhibits”, mais les inscription sur les exhibits, portant la marque de fabrique, lesquelles sont faites au Canada et pour les Canadiens.Or, celles-là,— et tel est, je crois, le fait signalé par M.Homier, c’est du moins celui que plusieurs de mes amis cl moi-même avons remarqué, — celles-là, elles sont toutes, vous lisez bien, lotîtes en anglais.“Nous avons fait plusieurs fois le tour du pavillon pour nous en convaincre.Un exemple: L’exposition de biscuits est assez considérable.Toutes les boîteis viennent d’une seule maison, la maison Christie.N’aurait-on pas pu en mettre quelques-unes, avec leurs inscriptions françaises, de la Compagnie Aetna, de Vian Frères, de Dufresne, de David, de Masson et Saint-Germain, etc.Même chose pour le fromage, les conserves, les céréales, etc.St mes souvenirs ne me trompent point, il y avait sur quelques exhibits de vin un nom français, mais il était suivi d’une annonce anglaise.“Comment voulez-vous qu’après cela le visiteur ne s’en retourna pas, ainsi que le dit M.Homier, “persuadé qu’au Canada on ne parle qu’une langue”.Les autres inscriptions au bas ou à côté n’y font rien.Elles ne renseignent pas sur la langue du pays, mais sur celle do l’exposition; on les rencontre dans tous les pavillons.“Encore deux remarques.M, Beaulieu dit dans son entrevue * “Dans la salle de lecture réservée aux compatriotes et à tous autres visiteurs, il y avait plusieurs journaux canadiens”.Je les ai comptés: dix-neuf.Mais ^avez-vous, sur ccs dix-neuf journaux canadiens.combien étalent de langue française?DEUX, exactement: la Presse et VEvénement;.pas même la Pairie! La oroportion esl-elle juste?“M.Beaulieu dit encore: “Nombre de visiteurs canadiens-français sont venus visiter le pavillon pendant mon séjour.Tous ont été enchantés.Aucun n’a formulé le reproche que nous fait M.Homier.” Pardon.Je connais tout un groupa qui, nu contraire, mais pas à M.Beaulieu, Ta formulé.Et Tun des représentants du Canada a même reconnu son bien fondé.” LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI, 8 NOVEMBRE 1913 VOL.IV.—No 2G1 V LETTRE DE FRANCE La rentrée des Chambres.— Le congrès radical.¦— La discipline de parti.- Le programme d’action.—L’anticléricalisme.— La lutte contre l’école.— La loi de trois ans.— Le programme fiscal.— M.Cailloux chef de parti.Paris, le 23 octobre 1913.Voici que les Chambres vont rentrer — le 8 novembre — et je suis contraint de vous parler politique afin de fixer quelles sont les positions prises et quelles sont les questions qui vont être discutées au cours de ce dernier semestre de la législature.Aussi bien, venpns-nous d'assister à la mobilisation» générale des forces “biocardes” — c’est-à-dire de ce qui constitue l’ossature de l’ancien bloc de gauche, celui dont M.Combe fut l’agent autant que le chef.C'est une coutume vieille de douze ans, dans le parti radical et radical-socialiste que de tenir, au milieu d’octobre, un congrès où sont discutés les problèmes politiques les plus divers Durant de trop longues années, ce congrès empruntait une importance particulière au fait que la majorité de la chambre en suivait avec docilité les inspirations.Mais les temps ont changé: j’ai eu.à maintes reprises, l’occasion d’appeler votre attention sur l’évolution profonde qui se produisait dans l’esprit public.Les radicaux et radicaux-socialistes ne songent plus eux-mêmes à le nier — et c’est comme un parti d’opposition qu’ils se sont comportés au congrès de Pau: ils ont hué les ministres — en particulier ceux qui sont sortis de leurs rangs — et, s’ils ont retiré, après l’avoir votée, une motion de blâme au président de la République, ils ont refusé de lui adresser l’hommage de leur déférence et de leur loyalisme constitutionnel.¦* •# * Il est trois points sur lesquels je crois intéressant d’appeler votre at tention.Tout d’abord, le congrès s’est propo.sé d’instituer et de faire respecter une stricte discipline pour les adhérents du parti radical et radical-socialiste, notamment par ceux qui sont investis d’un mandat parlementaire.Deux ordres de faits ont en effet suscité dans les rangs des radicaux-socialistes les plus vives inquiétudes.D’une part, la moitié des sénateurs et des députés qui ont sollicité les suffrages des électeurs sous l’étiquette radicale et qui comptent nominalement dans les groupes de gauche des deux chambres, refuse énergiquement d’adhérer en bonne et due forme et de cotiser régulièrement au parti.D’autre part, sur les questions les plus importantes — telle que fut la loi de trois ans, — chacun vote selon sa fantaisie, ses conceptions et ses intérêts personnels — ce qui conduit à l’annihilation du parti au point de vue de la politique générale et quant à son influence sur les décisions gouvernementales.I-e congrès a voté les motions les plus formelles, les plus impératives.Beront-elles respectées?Dans l’affirmative, ce serait un changement considérable — et ce serait aussi l’émigration en masse vers des groupes moins stricts de la multitude des sénateurs et députés qui, soit par conviction, soit par souci de leur situation électorale personnelle, ne veulent pas se lier les mains et aliéner leur indépendance.C’est logique d’ailleurs, pour tant et aussi longtemps que le scrutin uninominal sera maintenu, et que la représentation proportionnelle n’aura pas rendu possible la formation de partis solides et homogènes.Mon opinion personnelle est d’ailleurs que les décisions du congrèe de Pau resteront lettre morte — et que les groupes continueront de ressembler chacun à la tour de Babel.Le sentiment de M.Jaurès est sur ce point tout à fait conforme au mien.* * * Cependant, se plaçant dans l’hypothèse d’un parti organisé et discipliné, les congressistes de Pau se sont efforcés de déterminer quel serait le programme minimum de ce parti.Us ont voté de multiples voeux, d’inégale importance, dans le détail desquels je crois inutile d’entrer.Aussi bien les directions générales suffisent à donner une idée exace de ce qu'est et de ce que veut le groupe dirigeant des radicaux et radicaux-socialistes.Avant tout, il réclame une “action laïque” énergique.Vous entendez qu’il s’agit tout simplement de renouveler les mesures de persécution qui ont rendu tristement célèbres le ministère de M.Combes et ceux qui lui ont succédé.Comme il n’est pas possible de faire grand’chose contre l’Eglise — laquelle demeure dans la situation précaire, mais relativement indépendante, que lui a créée l’échec du plan des cultuelles, — c’çst contre les congrégations que Ton réclame un redouble-{ ment de sévérité, et c’est contre la! liberté d’enseignement, contre l'école chrétienne, que l’on se prépare à porter les coups les plus rudes.A cet égard, les délibérations et les votes du congrès de Pau ont marqué une accentuation significative dans le sens du sectarisme et de l’oppression.! Il ne parait plus suffisant de prendre des mesures de “défense laïque” en assurant la fréquentation de l'école, en réprimant les attaques dirigées contre les instituteurs, ou encore en prolongeant l’influence de l'école par la multiplication coûteuse des oeuvres postscolaires.Nonl devant les succès croissants de l’école libre, devant la faveur dont elle jouit partout auprès des parents, les radicaux-socialistes ont décidé, à l’unanimité moins six voix: lo.de soumettre à un contrôle tracassier toutes les écoles libres existantes?; 2o.d’interdire l’ouverture do nouvelles écoles libres; 3o.de réa- liser le plus rapidement possible le monopole de l’enseignement par la fermeture de toutes les écoles libres.Vous pouvez mesurer, par cette simple énumération, la gravité des luttes qui attendent les catholiques et les libéraux français: la franc-maçonne nerie avec laquelle se confond presque le parti radical et radical-socialiste, ne désarme pas dans sa lutte contre l’âme chrétienne.* * * La deuxième directive du programme radical-socialiste est l’abrogation de la loi du 7 août 1913 qui rétablit, comme vous savez, le service de trois ans.Dans ce dessein il y a d’abord une pensée électorale — flatter les égoïsmes et rendre possible une alliance avec les socialistes antimilitaristes, — mais il y a aussi un fait d’une portée plus haute: le parti-pris affirmé maintes fois par la franc-ma çonnerie d’affaiblir constamment et de plus en plus la force militaire française.Sans doute, les radicaux socialistes de bonne ou de mauvaise foi, se défendent de poursuivre pareil objet et déclarent qu’en refusant à la France les moyens de prendre l’offensive ils veulent organiser la défensive de la manière la plus sérieuse; mais ils savent très bien que les mesures qu’ils préconisent — instruction préparatoire des adolescents et multiplication des périodes de réserve — sont inapplicables ou inefficaces.Us consentent donc en fait à désarmer le pays, et, de la part d’un parti qui a gouverné et qui prétend de nouveau gouverner, cette attitude revêt une incontestable gravité.* * * Enfin, dédaignant les réformes sociales dont ils ne parlent qu’incidem-ment, les radicaux-socialistes se sont longuement étendus sur le problème fiscal.Us y attachent un intérêt tout particulier, non point tant parce que la réduction financière mérite l’attention, mais qu’ils voient là le moyen d’assouvir certains appétits et de briser certaines indépendances.Fidèks à la doctrine jacobine, les congressistes de Pau ont surtout cherché à concevoir un système fiscal qui permît de brimer quiconque ne pense pas comme eux.Aussi, rompant avec toutes les théories de la Révolution française, dont ils se disent pourtant les héritiers, ils entendent que tout impôt soit dorénavant non plus “réel”, maip “personnel”, frappant non pas les “choses”, mais les “individus”, et donnant lieu par conséquent à l’inventaire le plus minutieux des ressources dont chacun peut disposer.Impôt global et progressif sur le revçnu avec déclaration contrôlée, impôt global et progressif sur le capital, taxe sur l enrichissement et sur les plus-values foncières: il y a là tout un ap pareil qui est en opposition formelle avec las traditions et avec l’esprit de notre race, laquelle n’admettra jamais de vérification officielle de l’avoir de chacun, et se défendra d’autant mieux contre cette prétention que la propriété immobilière et mobilière est divisée chez nous vingt fois plus qu’en Allemagne et cent fois plus qu’en Angleterre.Les radicaux, en adoptant ce programme fiscal, sont-ils tous absolument sincères?On en peut douter: outre le souci électoral qui leur commande de promettre “aux prolétaires” (et ils font espérer même aux petits commerçants et aux fermiers d’être compris dans cette catégorie), l’exemption totale de toute charge dorénavant rejetée sur les ' seuls “riches” (et c’est joli avec un budget de cinq milliards et demi), ils tiennent là un merveilleux instrument de près sion pour obtenir, à leur avange personnel, les ressources qu’ils ont dessein de puiser dans les établissements de crédit ou dans les entreprises industrielles: c’est proprement ce que nous appelons “un chantage” destiné à permettre la levée de contributions forcées.* # » La désignation du successeur de M Combes à la présidence du Comité exécutif accentue cette impression et constitue à elle seule un fait important, presque une caractéristique du congrès et des nouvelles tendances du parti radical et radical-socialiste.M.Caillaux n’est pas, comme on dit, “un vieux militant”; hier encore il était vice- présisdsent de T Alliance républicaine démocratique, le groupe le plus modéré du bloc, aujourd’hui séparé des radicaux par des divergences profondes.Le père do M.Caillaux fut catholique et royaliste sous la présidence du maréchal de MacMahon.M.Caillaux a tellement “évolué” qu’il fait figure de renégat.Mais en évoluant il a gardé une note très particulière — celle de l’homme politique le plus influent dans les milieux financiers.Je ne dis pas le plus sympathique, ce qui serait inexact, mais lo plus redouté à cause de la malfaisance, du pouvoir de mal faire, qu’on lui prête en raison de sa très réelle intelligence et de son mépris de tout principe de conduite morale.U a, en 1902, comme ministre des finances du cabinet Waldeck-Rousseau, rempli la caisse électorale gouvernementale par des contributions exigées des établissements de crédit.Ceux qui viennent de l'élire chef du parti radical-socialiste comptent qu’il aura le même pouvoir bienfaisant à leur profit.Dans le discours qu'il a prononcé à Pau, M.Caillaux d’ailleurs kur a donné raison en ajoutant à scs déclarations sur la politique fiscale qu’il no refuserait pqs, «t ses amis non plus que lui, de tenir compte des “tempéraments utiles”.Les intéressés sont prévenus: ils achèteront à beaux deniers comptants les “tempéraments” qu’ils jugeront utiles à la rigueur des principes radicaux-socialistes.Ainsi, ce parti de gauche, soi-disant démocrate, apparaît comme vendu d’a- j vance — ou à vendre — aux puissances financières qui jouent chez nous I un rôle de plus en plus considérable ’ et de plus en plus néfaste.Je ne puis prolonger cette lettre, mais vous dirais dans quelques jours quelles conséquen- j ces emporte, pour notre politique gé- j nérale et notamment pour les catho- ! liques, l’attitude prise à Pau par îej parti radical et radical-socialiste.Joseph DENAIS, député de Paris.FEDERATION NATIONALE SAINT-JEAN-BAPTISTE HOPITAL SAINTE-JUSTINE POUR LES ENFANTS.PARALYSE IL NE ! PETITES ANNONCES [Cartes Professionnelles POUVAIT MARCHER" SITUATIONS VACANTES ‘Fruit-a-tivea” a complètement rendu la santé à un marchand de N ou veau-Brunswick DANS LE Monde Ouvrier 12 LE MOUVEMENT OUVRIER EN EUROPE.Il sera intéressant pour nos amis du travail organisé de lire un aperçu du mouvement ouvrier du vieux monde pendant la dernière quinzaine.C’est notre intention chaque samedi, d’en donner un sommaire.LOI DE 10 HEURES EN SUISSE.Le Conseil national suisse a voté sans opposition la réduction de onze à dix heures de la journée normale de travail dans les fabriques; La durée du travail reste fixée à neuf heures le samedi.GREVE MONSTRE A MOSCOU, RUSSIE.Quatorze mille quatre-vingt-quinze ouvriers appartenant à cinquante entreprises industrielles, dont 22 imprimeries, ont adhéré à une grève de protesta tion.Ces chiffres représentent moins de 10 p.c.du nombre total des ouvriers die Moscou.Les typographes en grève ont essayé de mettre obstacle à la circulation des tramways.Ils ont brisé la glace d’une voiture et ont obligé les voyageurs à descendre.LES MEUNIERS A PARIS.Cent cinquante membres de l’Association nationale des membres français viennent de tenir un congrès à Paris, et ont fait un voyage d’études à Chartres, au cours du congrès.AUX CORDONNIERS.Maxime d’un cordonner philosophe: “Le souvenir de la douleur doit être parfois de courte durée.Comment pourrait-on, en effet, mettre aujourd'hui les chaussures qui vous ont fait souffrir hier?Dispensaire au No.1107, ave.Delon-j mier tous les jours à 10 hrs.Tous les jours : Médecine.Lundi et vendredi : Yeux, nez, gor- j ge, oreilles.Mardi : Maladies de la peau.Mercredi et vendredi, Chirurgie.J eudi : Dentiste.Goutte de lait, distribution à 10 hrs! a.m., 1107, ave.Delorimicr.PATRONAGE D'YOUVILLE Un brillant succès a couronné le Grand F.uehre annuel du Patronage d’Youville, organisé par les Dames i’a-tronnosses.Nous disons un chaleureux merci aux nombreuses personnes qui ont daigné y prendre part, ainsi qu’aux organisatrices.I.’orchestre, sous la direOtion de Ma-moiselle K.Brunet, exécuta de jolis morceaux.La partie terminée, on servit un délicieux goûter, puis, eut lieu la distribution des prix qui étaient nomJ breux et magnifiques; et, enfin, la rafle du coussin annoncé et dont Mademoiselle Sirois fut Theureuso gagnante.LES ECOLES MENAGERES PROVINCIALES, 14 RUE CHURCH CUISINE DEMONSTRATTON.-Mardi 10 à 12 hres a.m.82.00 les 10 leçons ou 25c la leçon.MENU Epaule d’agneau, "Canard” Pommes de terre .Tackson.Roulades à la confiture.Jeudi 7.30 à 9.30 p.m.81.00 les 12 leçons ou 10c la leçon.MENU Soupe polonaise.Cœur de bœuf piqué et mariné.Salsifès à la normande.Biscuits à la citrouille.COURS COMPLET D’ENSEIGNEMENT.Ce cours a lieu tous les jours de 9.00 hres a.m.à Ihre 30 p.m.excepté le samedi.Pour tour) les renseignements s’adresser à la Directrice, 14, Rue Church ou lui téléphoner E.3706.MONTREAL ECOLE D’ENSEIGNEMENT _____________SUPERIEUR HORAIRE DES COURS POUR LA SEMAINE DU 9 NOV.1913.SECTION DES LETTRES Lundi.—9 h.30 : Apologétique.10 à 12 hrs.—Latin.1 h.30 ; Discours français.2 hrs.15 : Histoire du Moyen Age.3 hrs.30 ; Ouverture de la retraite annuelle prêchêe par le Rév.Père Dagnaud, sudiste.Mardi, mercredi et jeudi.—8 h.30: Messe.10 hrs : Instruction.3 hrs.30 : Instruction et salut du Saint Sacrement.Vendredi.—9 hrs.30: Apologétique.1 h.30 : Anglais.2 hrs.30 : Latin, M.l’abbé J.O.Maurice.4 hrs : Allemand, M.l’abbé H.Jasmin.4 h.: Italien, Madame D’Emarèse.SECTION DES SCIENCES Lundi.—9 hrs, 30 : Apologétique.10 hrs.: Critique.11 hrs.: Mécanique.2 hrs.: Mathématiques.3 hra.30 : Ouverture de la retraite.Mardi, mercredi et jeudi.—Programme de la retraite cité plus haut.Vendredi.—9 hrs.30 : Apologétique.10 hrs.: Mécanique.11 hrs.: Critique.2 hra.: Mathématiques.3 lus.: Sociologie, 4e conférence du Rév.P.Plantier, 8.J.Samedi.— 9 hrs.30 : Métaphysique, M.l'abbé E.Hébert.10 hrs.30 : Droit naturel, Rév.P.Bournival, S.J.ASSOCIATION PROFESSIONNELLE DES EMPLOYEES DE MAGASIN.CONVOCATION D’ASSEMBLEES La Fraternité des Travailleurs en ciment, hpcal No 188, tint-cira une assemblée importante dimanche, à 3 heures p.m.Nous publions l’appel lancé par le secrétaire, M.J.Wall: TEMPLE DU TRAVAIL, 301 rue Saint-Dominique.Confrère, Vous êtes invité d’assister à une assemblée spéciale, qui sera tenue dimanche, le 9 novembre, au Temple du Travail, à 3 heures p.m., 301 Saint-Dominique, alors vous aurez l'opportunité d’entendre dans votre langue les avantages qu’il y a à devenir membre de l’Union des Finisseurs en Ciment.Tout homme employé dans n’importe quel ouvrage en ciment a droit à la protection et tout ouvrier, finisseur, aide, malaxeur, niveauteur et charroyeur à la voiture, devenant membre à cette assemblée aura l’avantage d’une initiation à prix réduit.L’entrée des aides, etc., est de 25 cts par mois jusqu’au 1er mars 1914, L’Assemblée générale de l’Aseocia-après cette date les dûs seront de 60 ! tion aura lieu dimanche le 9 novem-cts.Les bénéfices sont 8100.00 à la ; bre à 4 hrs.de l'après-midi dans la mort, après six mois dans l’union.I grande salle du Monument National.Echange de travail gratuit, carte gra-; A cette séance, qui Sera la quatrième tuite.Nous donnons l’avantage d’a- du cours de sociologie inauguré le voir de l’ouvrage dans d’autres villets.:12 octobre dernier, le Révérend Père Un effort honnête pour améliorer vo- Plantier nous parlera de "La For-tre situation et vos conditions de tra- ^utie Publique” par : lo La manipu-vail.Nous pouvons vous aider si! ^a^an ! 2o' expéditions ; 3o, vous désirez améliorer votre sort.; k*8 ventes { sujet très intéressant ,, .[comme on le volt, aussi comptons- l'ratei nellement, j noug sur une assistance très nom- JOE.WALL, j b .i- e, toute personne, membre ou ' Sec.-Trésorier.'n0T1 notre association, sera bien- ' I venue.La partie musicale organi-LUNDI SOIR CHEZ LES CHAR-jsée par Mlle G in graft, vice-préKidente, RENTIERS.| nous réserve des surprises.| Avant et après la séance on rece- Nous attirons de nouveau Fatten- vra les contributions do celles qui tion des charpentiers, local 184, sur1 n’ont pu encore s’acquitter de cette leur assemblée spéciale et très impor- obligation.tante qui sera (tenue lundi soir, le 10 Comme à la réunion du 12 octobre courant au Temple du Travail.(nous prions nos membres d'inscrire l leur nom et adresse en entrant, ce PROCES INTERESSANT.|qul leur donne droit de concours , , ., „ _ , .pour le prix de présence, offert par Un bambin de 9 ans, John Stam-j Mlle Gingras.chuk, de Rôgina, vient de gagner un j JjA SECRETAIRE, procès, devant le magistrat Trant, en ! réclamation pour salaire.Il était à -—1- 1 emploi d’un nommé Fritz Lieb, sur rx rit r\ % S CsHPI rwr O A¥T une ferme et réclamait $48.00 pour 3 J AU mois de travail.Le petit bonhomme a plaidé sa cause sans avocat, émerveillant par son audace tous les assistants.DIMINUTION DE SALAIRE.Les manouvres de Régina, à l’emploi de la ville, d’après une décision récente du surintendant Doughty, ne recevront plus à l’avenir, que 25 cents GRAND-TRONC Une circulaire a été publiée par l’usine de puissance motrice du 'Grand Tronc, annonçant les promotions suivantes pour la division d’Ottawa : M.W.A.Blftok, devient contremaître des locomotives à la gare d© Harbor, Ont., en remplacement d© M.J, de l’heure.Des entrepreneurs locaux ’ nl” en suivront aussi cet exemple.L’ancien I ,aj clLarffe d tarif était de 30 cents par heure ! servicc- M; Donald Rom prend 1 en- ; cumne position de M.Black, comme CE J50IR : j contremaître à la gare de "Coteau Tt , , j Junction”, Quê., et M.J.H.Rynd Union des boulangers.j devient contremaître à Madawaska, Union des charpentiers juifs, local 1270.DEGATS CAUSES PAR LA PLUIE La rivière Sainte- Anne déborde et emporte un remblai (I>e tiotro correspcndnnt) Québec, 7 — Par suite do la crue dos eaux de la rivière Sainte-Anne, produite par les pluies récentes, une partie du remblai que la "Quebec Saint-Maurice Industrial Oo” construit actuellement près du pont du Canadian Northern, A Saint-Casimir de Portneuf, a été emportée par la force du courant et, traînée sur une longueur de cinquante pieds.Les dommages se chiffrent à quelques milliers de piastres.L’automne dernier la crue des eaux avait aussi causé des donvnmgerf considérables à cette chaussée.charge que vient de laisser Ross.M.D.a V APPRENTIS DEMANDES APPRENEZ à devenir un barbier moderne.Chance exceptionnelle.Que’-ques semaines suffisent.Professeurs de 18 à 26 années d’expérience.Outils gratuits, positions assurées.S’adres 5-r: Modern Barber College, 62 Bout Saint-Laurent, Montréal.EMPLOI DEMANDÉ EMPLOI DEMANDE Homme, très au courant de la grande culture, •dema.p.de place comme gérant dans propriété.Références 1er ordre.Peut faire marcher et répare, machines.Ecrire: Casier 30, ”Le De-.’oir”.HISTOIRE DE L’ART Dimanche à 8 heures du soir au Monument National, M.J,-B.Lapi-cé continuera la série de ses intéressantes conférences sur ITIistoi-re de l’art, enseignement donné sous le patronage de la Société Saint-Jean-Baptiste.Suie!: La Renaissance Flamande: Rubens cl Van Dyek.Celte causerie sera illu.slréc par projections à l’écran.Entrée libre.-4- LA RUE STE ¦ CATHERINE Le vrai coatr© des affaires et où tout le monde n occasion de passer.C’est là que vous trouverez Albert.Dumas, lo photographe connu, près ru© Sanguinet.Tél.Est 6556.«s Ili, > - k- i iiii-rfi-JAik Bristol, N.-B., 25 juillet 1911.“Je ne puis en dire assez en faveur de “Fruit-a-tives” qui m’a sauvé la vie et rendu la santé lorsque j’avais abandonné tout espoir et que les médecins ne pouvaient plus me faire aucun bien.“J’ai eu en mars 1910 une attaque de paralysie qui me rendit incapable de marcher et de pourvoir à mes besoins, et la constipation qui s’ensuivit fut terrible.“Rien ne me fit de bien et j’étais une ruine sous tous rapports.Je pris alors “Fruit-a-tives” contre la constipation et ce remède non seulement me guérit de ce mal terrible, mais tonifia graduellement mes nerfs et fit disparaître finalement la paralysie.“Grâce à l’usage de “Fruit-a-tives”, mes forces ont toujours augmenté jusqu’à ce que la paralysie et la faiblesse fussent disparues.“Je suis bien maintenant et je me rends à mon magasin tous les jours.Je remercie Dieu de m’avoir fait connaître “Fruit-a-tives”.“ALVA PHILLIPS.” “Fruit-a-tives” est le seul remède au monde qui soit fait de fruits et de toniques.60c là boîte, 6 pour $2.50, boîte d’essai 25c.Chez les marchands ou À ! OfïF î jL, V.f .Jt-j fc renvoyé sur réception du prix par “Fruit-a-tives” Limited, Ottawa.SOUVENIRS DENAPOLEON L’AMERICAN ART ASSOCIATION DE NEW’-YORK MET EN VENTE UNE COLLECTION TRES INTERESSANTE DE MANUCRITS, AUTOGRAPHES ET PORTRAITS.American Art Association annonce qu’elle met en vente du 13 au 21 novembre une nombreuse coilec-lion de manuscrits, autographes, livres, portraits, etc., concernant Napoléon 1er et la Révolution Française.La collection appartient à M.Warren C.Crane om a, depuis quarante ans, recueilli avec enthousiasme tout ce ou’il a pu trouver de souvenirs napoléoniens.Elle comprend vijigt-huit documents .signés parole grand empereur de 1793 à 1815, quelques feuillets manuscrits du Mémorial de Sainte-Hélène corrigés en marge par Napoléon, quantité d’autographes de ses maréchaux.Elle renferme encore deux volumes provenant de la bibliothèque de l’empereur, des dessins en couleurs du caricaturiste Crinkshank, deux mille portraits de Napoléon, dont plusieurs de Desnoyers, de Dickinson, de Hodgets, la Vie de Napoléon nar Ireland, en quatre volumes, les Mémoires de Rourrienne publiés en 1836, en quatre volumes, etc.lé American Art Association a fait dresser de cette collection un catalogue complet qu’elle vend $1.MAISON A LOUER Baby 155, 5 grandes pièces, nettes, bain, seulement $10.00.Laissez chars St-Laurent rue Hanoteau, gagnez ouest vis-à-vis.Clef 167 Baby.AVOCATS BOUlUiüNNlÉKE, f'.-J., C.R., avo-| cat, 76 rue Saint-Gabriel.Tél.Bell* ] Main 2679.tel.Urll Main 1973.-Adreskt télégraphique Codes : Western Un.Univ.Ed.‘‘Yrrah" Montréal LEOPOLD BARRY LL.B.Avocat et Procureur Edifice Duiique Ottawa, 224 rue St-Jacquca j Cliumhre 44.—Montréal I- ; Boite Postale rj.- Adresse téiégrapbiqui 'Niibue, MoatréaP*.! Tél.Main 1.5(» 1251.Codes : Llebert.C.H.CAHAN, C.R.A 0-* T B ?PROCUREUR — Rue Saint-Jacques.ÏRTHUR Cl BEA CLT, B.A.L LU Avocat ¦ -* Notre-Dame i,., Chamures 37 1 :t 88.Tél.Bed Main u420.Bureau du j uoir: 34 rue Désery, Hochelaga.Tel h-h.LaSalle 9i>7, Montréal.LAMOTHE & TESSIER, Avocats.Edifice Banque de Québec, 11 Place d’Armes, Montréal.Tél.Main 3655.J.C.Lamothe, LLD., C.R., Camille Tessier, LL.B.A VENDRE _____TERRE A VENDRE^ Située à 1 mille % de Famhaan, avec ou sans roulant, 81 arpenta avec maison, granges, étable.S’adresser à Nérée Gingras, Farnham, Qu A DIVERS ARGENT A PRETER NOUS REGLERONS toutes vos dettes.Vous transigez seulement avec nous, paiements faciles, sans intérêts; entrevue personnelle seulement.Leon Raeicot, successeur de Demers & M • reau, 17 Côte Place d’Armes.ASSURANCE Tèslrez-vous vous assurer dans une compagnie de 1ère classe, obtenir ti-ji règieinent libéral, en cas do sinistre être payé promptement, adreesea-vous à O.W.Rocheteau, agent spécial de L’Union Incendie, de Paris.94- Notre Dame, Ouest.Tél, M.7402, St-L.4851.PERDU Le 6 courant, vers 10 heures 30 a.m.en face du No 1237 rue Dori on, un petit porte-monnaie contenant $17.00.Récompense à celui qui le rapportera au No 1237 rue Dcxrion.SERRURES Spécialité de ciels et serrure».Noua faisons tous les genres de clefs à cylindres Y'ale, etc.Réparations en tout genres.Parapluies réparés et recouverts, au No 182 rue Sanguinet, près Sainte-Catherin® (Nous allons à domicile ).MAISON D’EDUCATION ^/TÎJTEWyATtf,,, 188 Salnte-Cath.rlns Onset, Montréal fondé en 1895 POSITIONS ASSUREES Prospectus snr demande.Tél.Main SOI Ansuj Gaza.Prlnc.INSTITUT DENTAIRE FRANCO-AMERICAIN No 162 St-Denis MONTREAL HYGIENE Dimanche après-midi à 2.30 au Monument National il y aura conférence hebdomadaire sur l’hygiène sous les auspices de la Société Saint-Jean-Baptiste par M.le docteur C.N.Valin.Sujet: Les infini-ments petits; les plus grands ennemis de l’homme.Cette conference sera illustrée par projections lumineuses.Entrée libre.L’IVROGNERIE PEUT ETRE GUERIE La vieille légende disant que l’ivrognerie était incurable est disparue.Beaucoup d’hommes boivent qui désireraient rompre avec cette habitude.Mais le whisky a miné leur constitution et créé en eux cette soif qu’ils ne peuvent oublier, et il leur faut du whisky ou quelque chose qui étanche leur soif, reconstitue leui organisme et raffermisse leurs nerfs.La Prescription Samaria fait Cesser la soif, affermit les nerfs, refait la santé générale et rend la boisson désagréable et répugnante.Elle est sans goût et sans odeur et peut être donnée avec ou hors la connaissance du patient dans le thé, le café ou la nourriture.Les médecins et les hôpitaux s’en servent régulièrement.Elle a guéri des milliers de personnes au Canada et rencki le bonheur à des centaines de foyers.Lisez ce que dit Mnîe G., de Hull, et ce que ce remède a fait pour elle: “Il y n qnatro mois aujourd’hui que j’ai fommeneé à wo servir de votre remède.J’ai suivi la direction et obtenu Ici» meilleurs i Mmes Stanley, Leon, Rudolf, Gilmore.Directeur, Sa vine._______________________ Mmes Villani, De Sellem, Hoff.MM.Gaudenzi, Segura-Taliien, Graziani, Di Bias!, Cervi, Marti, Directeur, Jacchia._______________________ Mmes Stanley, Hoff, De Mette, Karl.MM.Rosclly, Leon Rudolf, de Ferran.Corps de Ballet.Mme Gilmore.Directeur, Savine.Mmes Villani, Claessens, Karl.MM.Gaudenzi, — Multedo.Directeur, Jacchia.et Mme de Philippe.MM.de Ferran, Cervi.Direc- ( teur, Spiresgu.j Mmes Cassuto, Claessens, Olitzka.MM.Fanno, | Segura-Taliien, Martino, Cervi.Corps do Ballet#! Mme Gilmore.Directeur Jacchia.Prii pour les représentations d’opéras, $8.00 à 75c; pour les concerts, $2.00 i 2$c.Les pianos employés sont les Steinnay, fournis par C.W.Lindsay Co.CETTE SEMAINE APRES-MIDI ET SOIR EXPOSITION D’ELECTRICITE La plus intéressante en ville ARENA ADMISSION 25c COUPABLE DE DETOURNEMENTS ArthabaBCa, Qué., 8.— O.Morrow, employé du Quebec Central à Thet-ford Mines, a été trouvé coupable de détournements, aux assises.Il sera sentencô à la fin du terme.l’electTondF L0TBINIERE Québer, « — I* juge en chef.M.Lemieux et le juge Dorion ont fixé au 18 l’audition de la cause en contestation de l’élection de Lotbiniëre.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit No.16553.—Dollard PpHnnOl YlArtrtrt.».' n* A A.; .d'Aragon, épiciers, de» .II.A.Oaklo Ferland et Georges Montréal, demandeurs, vs.R.À.Oakloÿ, de Montréal, défendeur.Le ISme jour de novembre 1913, à dix heures de l’avant-midi, au domicile du dit détendeur, au No.2123, rue Ghâteaubriand en la cité de Montréal, sei ont vendus par autorité de justice, les bieus et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en piano et meubles de ménage, etc.Conditions : argent comptant.L.J.S.RACETTE, H.C.S.Montréal, 7 novembre 1913.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour Supérieure No.145.—Ulric- Cré- 1 pault, demandeur, vs.T.E.Duplessis, dé- 1 Jendcur.Le dix-septième jour de novem-bre U13, à dix heures de l’avant-midi, au domicile du dit défendeur, au No.170 rua Lasaile, en la ville de Maisonneuve, district de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeurs, saisis en cette cause, consistant en cette cause, consistant en meubles de ménage, etc.Conditions : argent comptant J.E.COÙTU, Montréal, 7 novembre 1013.PROVINCE DE QUEBEC, district de Mont- I real.Cour Supérieure No.4132.M.Pagnue-lo, vs.R.De Vijan.Le 17me jour de novem- \ bre 1913 a 10 heures de l’avant-midi, au No, /IA rue Saint-Jacques, en la cité de Mont- INCENDIE A CHATEAU RICHER Québec, 8.— Une requête a été reçue hier après-midi de Château-Rl-cher, village situé à 18 milles d’ici, demandant l'aide de la brigade des pompiers de cette ville pour mettre fin à un incendie qui menaçait de détruire le village.Un détachement de la brigade s’est hâté vers Château-Richer et, une fois rendu sur les lieux, on s’aperçut que la conflagration se résumait à l’incendie d’une ! remise à bois.4900 Moyenne d'équipe, 360.8, - LES ELECTIONS DU MONTAGNARD Les élections du olub do raquetteurs “Le Montagnard” ont eu lieu hier soir.Voici la liste des nouveaux officiers : j Président honoraire, Ludger Gravel.! Président, H.Pinet.1er vice-président, J.Belisle ; Sème vice-président, Ed.Desroche.Secrétaire, Jos Brais, 921, ave Laval ; Ass.-Secrétaire, Art.Panneton.trésorier, J.S.A.Bourbonnière, 68-i, Notre-Dame Est.Capitaine, J.E.LaRamée.Lieutenant-capitaine, Chs.Pesjar-l dins.Conseillers : 1er, Emile Couillard ; 2ème, Geo.E.Bernier ; 3ème, Ls.Guny j 4ème, Ed.Gernaoy ; Sème, D, Lcfèbre ; 6ème, P.G.Mngeau.Clairon-Major, Tom Crevier.Porte-Drapeau, H.Fenon .Auditeurs ; A.Chapdelaine, C.TL Françceur.CONCOURS DE LABOUR Mercredi dernier, le 29 octobre, la Société d’Agricnlture du comté d’Ho-ichelaga, donnait son parti de labour I annuel, sur la terre de M.Joseph Renaud, à la Côte Saint-Michel.Le Président et les Directeurs de la Société qui ont rivalisé de zèle pour l’organisation de ce concours, sont fiers du succès obtenu et les concurrents, au nombre de dix-sept, méritent des félicitations pour la façon dont ils se sont acquittés de leur tâche, malgré le mauvais état du boI dû aux pluies constantes des jours précédents.Nous devons une mention toute (Spéciale aux juges, MAI.William Henderson, de la “Beaver OU Oo”, i Arthur Lafrance, de Saint-Basile, James Mutr, de Youville, Jacques Léonard, maire de Fointe-aux-Trem-blfefl, et S.Vincent, de Têtrvauville, qui remplirent leur délicate fonc-tlons avec beaucoup de tact et d’im-! partialité.j Le soir, un banquet, gracieusement offert par le président, M.J«riu Nesbitt, réunissait laboureurs, directeurs et invités à l’hôtel Collerette, où des discours furent prononcés par M.J.W.Lévesque, M.P.P., député du comté de Laval, M.le président [John Nesbitt, quelques-uns de» direc-[tears, et le secrétaire, M.le notaire | J.A.O’Gleman, qui fit la nomenclature des prix et la distribution des prix spéciaux aux vainqueurs de la journée.TELEPHONE TEMPORAIRE DE LA Remington Typewriter Company, Limited « A part les heures ordinaires d’affaires, on maintiendra un SERVICE SPECIAL DU SOIR pour l’avantage de ceux de nos clients dont le service téléphonique est, comme le notre, temporairement suspendu.C.B.HEATER, Gérant.UN CONTRETEMPS Nous force à remettre à lundi l’annonce de la Keyless I^ock Co.Ltd et la lettre de M.J.E.Le Myre: “Comment les trusts s’y prennent pour tuer les inventeurs.” les Liens et effets du dit défendeur,’ saisis y.11 SSÎή cause, consistant en pffpiires, etc.| bilt ard* h cTnt comptalIt REAL R0- Montréal, 7 novembre 1913.PROVINCE DE QUEBEC, district de Mont- f réal.Cour Supérieure No.612.—Dame Ca-“jerme Grace Murray, demanderesse, vs.Elijah .Tones, défendeur.Le 17me jour de novembre 1913 à dix heures de Ta vaut- ) midi, au domicile du dit défendeur, au No.' ?• S1*?Çim» la He Westmount, district de Montreal, seront vendus par auto- ' rite de justice, les biens et effets au dit défendeur, saisis en cette cause, consistant ei» meubles de ménage.Conditions : argent comptant.JOSEPH ROY, H.C.S.Montréal, 7 novembre 1913.PROVINCE DE QUEBEC, district de Mont- i réal, Cour de Circuit No.13077.—-Dollard b cri and et Jean-Baptiste d’Aragon, épiciers1 de Montréal, demandeurs, vs.L.S.Sutcliff, de Montréal, défendeur Le 18ine jour do novembre 1913 à onze heures de Favant-au domicile du dit defendeur, au No.2292D rue St-Hubert en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis rii, cette cause, consistant en meubles de menage, etc.Conditions : argent comptant.L# J.S.RACETTE, H.C.S.Montréal, 7 novembre 1913.PROVINCE DE QUEBEC, district de Qué-bec, Cour Supérieure No.1575,—Godfrey J., F.Baller, demandeur, vs.R.NV.Bickes, défendeur.Le dix-huitième jour de novembre 1913, à dix heures de l’avant-midi, au domicile du dit défendeur, au No.111 ruo Villeneuve Ouest en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cetto cause, consistant eu meubles de ménage, etc.Conditions : argent comptant.J.E.COUTU, Montréal, 7 novembre 1913.PROVINCE DE QUEBEC, district de Mont* réal, Cour Supérieure No.1107.— Demetrid.Jarafouîtes et al., demandeurs, vs.Socrates Valavanis et al., défendeurs.Le dix-septième jour de novembre 1913, à dix heures do l ayant-midi, à la place d’affaires des dits defendeurs, au No.413 rue Salnte-Catherino Ouest en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets des dits defendeurs, saisis en cette cause, con-en, tables, 1 ranch, et marchandise» ut effets de restaurant, etc.Conditions : argent comptant.A.LA VERDURE, H.C.S.Montréal, 8 novembre 1913.PROVINCK DK QUEBEC, district de Mont-real.Cour de Circuit No.13290.—De L.Mc-Cirait, vs.J.A.Provost et Cie.Le 17ma Jour de novembre 1913 à dix heures de Pa-| yant-midi, à la place d’affaires du dit défendeur, au No.10 rue Saint-John en la oit J de Montréal, seront vendus par autorité da Justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en desk, tailles, chaises de bureau, etc.Conditions i argent comptant.ED.DESROCHES, H.C.S.Montréal, 7 novembre 1913.PROVINCE DE QUEBEC, district de Mont- réai.Cour Supérieure No, 2«il.—Dr.E.Seers et al., vs.N.Vezina.Le 17me jour de novembre 1913 à onze heures de l’avant-midi, au domicile du dit défendeur nu No.f>3 ruo Hruneau en la cité de Montréal, seront ven-dus par autorité de justice les biens et effets du dit defendeur, saisis en cette cause, consistant en coffre-fort, miroir, etc.Condi-HC S 1 aJ’Sent comPilult- A.LAPIERRE, Montréal, 7 novembre 1913.LROVINCE DE QUEBEC., district de Montreal, Cour de Circuit No.15086.—J, Bcrllmï.ys.S.Vlgcant et J.A.Gagnon.Le 17mo h;1”' de novembre 1913 è midi, à la plaça d affaires du dit tiers-saisi, nu No.733 rua Notre-Dame en la cité de Maisonneuve, se-ront vendus par autorité de justice lesbien.» et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en cash register, etc.Gon-11 CS8 ! argmt colllPtBI,t' LU.DESROCHrS, Montréal, 7 novembre 1913.BOUS VERROUS Toronto, 8.- Six preneurs au livra qui faisaient leur petit commerce dan» pluBieurs magasins de Toronto, ont êtê traduits devant le magistrat de L’UNION LOCALE DES RAQUETTEURS TJ assemblée annuelle de» clubs de l’Union locale de Raquetteurs aura lieu vendredi prochain, au No 46 de la rue Notre-Dame Ouest.Tou» les clubs sont priés d’envoyer des délégués.LE EUCHRE DES PEINTRES Le euchre et bal de l'Union des peintres, local 349, a remporté un beau succès à la salle Auditorium.Plus de 400 invités s’y amusèrent une partie de la nuit.70 beaux prix furent distribués aux gagnants.M.J.E.Nadeau, président du Conseil des Métiers en Constructions, présidait à cette belle soirée.INCENDIE AU MCGILL O matin à deux heures et demie, la brigade du district central était appelée à combattre un commence ment d’incendie allumé dan» la uAti/« so dee sciences de l’Université McGill Le feu a été éTwint par un appareil chimique et avait commencé dans la cave.REUNIOND’AMIS Le 31 octobre dernier, une charmante soirée fut donnée par Mlle L.Irlande, 841 Delorimier.Il y eut chant, musique et danse.Etaient présents : Mlles A.Hayden, L.Perron, B.Légaré, V.Lalande, B.Perron, M, McDonald, O.Lalande, E.Geoffri-I on, L.Lalande, A.OoPbeü.J.Beaure-I gnrd, V.McNabb, A.Lalande, L.Le-bel, A.McNabb, Mme Corboil, Mme ; Lalande, MM.R.Beaulieu, E.Lalon-jde, K.E.M., A.Paquette, M.D., A.Miller, E.Trudeau.A.Adams, E.E.M., H.Vlau,,M.Ohnpdelaine, H.Lalande, N.Stowell, A.Lalande, A.McGnither, H.Minto, N.Lalande, etc.LA STATUE DE CHAMPLAIN Ottawa, 8 — Le ministère „ décidé de mettre la nouvelle statue de Champlain, oeuvre du sculpteur McCarthy, dans le pare Nepean Point, Am.tau **«kiftailA* TROIS PETITS LIVRES QU’IL FAUT LIRE /* " Billets du soir À bout portant (deuxième série) d’Albert LOZEAU de Nap.TELLIER V Chroniques Léon LORRAtN En vente au Devoir et dans toutes les librairies CHAQUE VOLUME 25c ; FRANCO 27c PROVINCE DE QUEBEC, district de Mmlt-içal.Cour de Circuit No.9032,—Arsène Bar-îl’l, sL.de Montréal, demandeurs, vs.Willie Desforges de Montréal, défendeur.I.a aix-septieme jour de novembre 1913, à dix heures de l’nvnnt-midi, au domicile du dit défendeur, au No.195 rue Beaulieu, en la cite île Montréal, seront vendus par autorité de .lustie • les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en un cheval, un piano et meubles do ménage, { embtions : urgent comptant.M.J.A.DE- Montréal, 8 novembre 1913.PROVINCE DE QUEBEC, district de Mmit-réal, Cour Supérieure No.2509.Jos.Odilon Magnan, cultivateur de la paroisse de Snlnt-A les i s.comté de Montcalm, demandeur, s s.'W'-.rfS Messier, épouse séparée de bien.! dé Wilfrid Picard, tous deux de Montréal, (Picard et Cie), défenderesse.Le dix-septième jour Je novembre.1913 A dix heures de 1 nvant-midl, au domicile de la dite défenderesse, au No.1229 rue Cartier, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité da justice, tes biens et effets de la dite défen-d< cesse, saisis en cette cause, consistant en un automobile, un piano, meubles rie niéna-ge, ^ jOndltions ^ argent comptant.R.J.Montréal, 8 novembre i013.PROVINCE DR QUEBECdîTlrTct de Mont- réal, dans la Cour de Circuit du district do Montréal, No.1437}.—Benjamlti Kiigon, en-trispreneur de ta cité, et du district de Montréal, demandeur, vs.Adolphe C,cause, ci-devunt du même lieu, mais maintenant absent de cette province, défendeur II est ordonne au defendeur, de conipuruttre dans la mois.Par ordre, T.ST-JEAN, Député Greffier de la dite Cour.„ , , „ JOSEPH ADAM, Avocat.Montreal, 6 novembre 1913.Est paru:— “LES CHRONIQUES" de Leon Lorrain So vend 25 sous.Joli volume, couverture illus« trée en deux couleurs.Expédié franco contre envol d» 27 cents au Devoir. * VOL.IV.— No.261 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI, 8 NOVEMBRE 1913 7 ÎSf1?y ABBE CAMILLE ROY Aux professeurs de l’enseignement libre de France Nous détachons de L'Enseignement Chrétien, la revue publiée par l’Alliance des maisons d'enseignement secondaire de France, numéro d’octobre, cette allocution délicate prononcée au mois d’août dernier Eendant le congrès de ses mem-res : Avant que se termine ce Congrès, j’ai un devoir dé gratitude à remplir, et un voeu à exprimer.Ma gratitude vous est due, Monsieur le Président, pour les paroles mentée de l’Auvergne ! Eln voyant se dérouler ces paysages, je songeais que, sur le sol# bouleversé de la France religieuse, il y a aussi, encore aujourd’hui, des sommets couronnés de citadelles, des cimes lumineuses et fortes, des bastions invincibles.Ce sont ces collèges, ces petits séminaires que vous dressez partout encore, après la spoliation, comme des forteresses victorieuses.Certes, ils ne ressemblent pas tout jours je vois ici le spectacle d’une à fait à ces châteaux en ruine qui mosaïque intéressante de proies- décorent vos montagnes de l’Auyer-seurs qui viennent du Nord et du gne ; il suffit de passer trois jours Midi, du Centre et de l’Ouest.Vous : au grand Séminaire de Clermont-trouveriez chez nous quelque chose ] Ferrand, pour constater que vous ne vivez pas dans les ruines.Ce sont plutôt des forteresses bien solides, bien vivantes, qui promet- , er.r ré taire, général du Co- il y a peu de Méridionaux, tent la victoire.Nous, Canadiens-1 naja de semblable : des Normands, des Bretons, des Angevins, des Sainton-geois, des Picards, des Bourgui gnons LE RALLIEMENT CATHO-LïQUE ET FRANÇAIS Un appel du secrétaire du comité permanent du Congrès de la Langue Française M.Adjutor Ilivard, président de la Société du Parler Français au Ca- et je le regrette vivement.Tous ces i français et catholiques, nous sou- j ‘ Française adresse au oublie types variés sont, il est vrai, un peu ballons que ces forteresses de la ; c^imnortTrd aDnel mêlés Pt fondus dans le tvne origi-1 France chrétienne soient toujours c« anponum uppei .cotisation 4.—Des “souscripteurs annuelle de §3.00 ; Les “institutions coopérantes”, les "fondateurs", les “bienfaiteurs” et les .“souscripteurs” seront de droit mem- ral8on BUr tout6 la hene Suis 6gauz pour U vitesse, le confort, la qualité do l’équipement et du service.Prochain Départ “ ROYAL GEORGE ” 15 Nov.MONTREAL — QUEBEC — BRISTOL COMPAGNIE DE NAVIGATION DU CANADIEN NORD Limitée 226-230 St-Jacques, 530 Ste-Catlierlne Ouest, 286 ruo St-Jacques, 128 St-Jacqnes, 9 Boulevard St-Laurent on tout agent de navigation on de chemin do fer Vraiment bres de la Société du Parler français habitants du ciel ne doivent pas au Canada, et recevront gratuitement fetre fort enchantés de voir que leurs mêlés et fondus dans le type origi-1 France chrétienne soient touj recevront .• - nal du Canadien : mais je vous as- rempljes de ces chefs vaillants que L-un de6 voeux ]ea piUB importants , “Bulletin du Parler fraucais oroa-*nom8 BOat ml8 au ban des nations et sure que vous reconnaîtriez encore | vous êtes, et de soldats nombreux et ^ Congrès da 1912, et sur lequel lesine du Comité.On se propose d’aua^ 1 livréa à la risée publique.monter le volume de oette publication ' ^ es'*' cependant une vérité incon- seur de rhétorique du petit séminai- j F, .collèges et petits sé- re de Québec.C’est ^ u“e joie i !XÎ.une bien vive que j a entendu cette I de simi]itude d-origine.Ici, bienvenue fraternelle.Vos paroles : « f ar r port du clergé qu’ils auraient suffi a me Persuader si , t -g fondés.(lhez nous, c’est le gavais eu besoin de 1 être, que le , j .aussi ; a créé et qui main-am voyage en France ne ™î.~m rv c an Tu nie pf qui vous feraient plus utiles encore à votre pays et à l’Eglise.rinage sur votre belle vieille terre , ck.,^ resl6 scul avec le peuple des de France, nous avo";s b^n 11 campagnes, comprit que, pour résis-mnons au n , ter pinfluence assimilatrice des pression que nous rev ceau de notre race, au lieu vérita-] ble de nos anciennes là deux fois que race, au Heu venta- j A ]ai falIait former ciiez ce | ra le comba lennes origines.Voi- , peUp,]e< une élite, une classe instrui-S chef.Mais natriotïuue Pet ce«e 'te et dirigeante capable de défen- j l'infirmière patriotique, et, cette j , instUntions et notre vie!, ., .a davantage, fut le - , , wuiiaiuciam; huo, pour rendre effica- phe définitif, et par ce triomphe les lce et {éconde l’u.àon des différents libertés dont nous jouissons là-bas, gr0Upes de langue française dans l’Amérique du Nord, il importe de fournir au Comité Peon an en t les moyens nécessaires à la réalisation des vœux du Congrès ; "Le Premier Congrès de la Langue française au Canada autorise le Comité Permanent à prélever les fonds nécessaires, à se créer des sources de revenus stables, soit par la formation d’une société accessible au pauvre comme au riche, soit par des contributions paroissiales ou individuelles, soit S par d’autres moyens au choix du Co-i mité, afin que celui-ci puisse mieux L’INFIRMIÈRE Certes, la femme-médecin restera plus grande savants.Elle organisera le combat, elle sera le général en combien plus touchante dans sa soumission à ce Impression, très douce, profonde et] fian?al?e.?-_.fois0, encore,0 j e rapporte ’ la même | cft qÜI1”1 qui souffre!.Et combien c’est pl^ | s’employer à la fondation, àjadéfen- alors édifia, successivement sur j naturel de voir une femme soigner, tous les points de la province, au ] qu’en voir une autre diagnostiquer! prix de lourds sacrifices, et d’épar- j Et comme il y a de la noblesse dans gnes généreuses amassées, ces vingt ce qU>UJle jeune fille ayant de la collèges et petits séminaires qui ¦ ^ J réconfortante.Mais vos paroles, Monsieur le Président, ne.s’adressaient pas, en réalité, à ma pauvre petite personne.Elles allaient — et je l’ai bien compris — à tous les prêtres éducateurs du Canada français, à toutes nos maisons d’éducation secondaire chrétiennes.Et c’est pourquoi séminaires existent aujourd’hui.A part cette similitude d’origine qui nous rapproche, il y a encore la similitude des programmes.Notre enseignement classique ressemble nom de mes confrères du (.anada, au y^tre ; il s’inspire de vos métho-qui m’approuvent, j en _sius sur, je des e .me permets d’exprimer ici un voeu.C’est que des relations de plus en plus étroites s’établissent entre nos maisons et les vôtres.C’est la première fois, vous l’avez remarque l’autre jour, qu’un professeur du Canada assiste à vos congres de 1 Alliance.Et cependant chaque annee vous vous réunissez, comme vous venez de le faire, pour discuter les questions qui concernent le progrès, le développement de vos collèges et petits séminaires.Ces questions d’ordre pédagogique ou d’ordre moral nous intéressent, comme elles vous intéressent vous-même, et je forme le voeu, et vous me permettrez de le formuler, que souvent nos maîtres viennent se joindre à vous pendant ces fructueuses journées d’études qui vous rassemblent en Congrès.Te sais trop bien maintenant comment vous nous accueillez pour douter que beaucoup do mes collègues du Canada ne tiennent à suivre mon exemple, à renouveler ma très agréable expérience.Mais, si vous avez vos Congrès, nous avons aussi les nôtres.Et pourquoi, à votre tour, ne viendriez-vous pas vers nous ?L’année prochaine nous aurons un grand Congrès, aussi solennel que possible, de renseignement secondaire au Canada.Nous voulons en faire une grande manifestation de notre oeuvre d’éducation classique ; nous solliciterons, pour ces deux journées de notre Congrès, la présence et la bénédiction de nos évêques de la province française de Québec.Comme • nous serions heureux si VAlliance ilait alors chez nous représentée ! le n’ai pas, à ce sujet, de mission officielle à remplir auprès de vous.Mais je puis assurer, comme membre président du Comité permanent des Congrès de l’enseignement secondaire au Canada français, que ce serait une grande joie fiour nos congressistes de Québec, ’an prochain, s’ils pouvaient alors compter parmi eux un délégué de YAlliancc, et en particulier votre très distingué président.Et je vous promets qü’à mon retour j’entretiendrai mes collègues du Comité de cet le grande espérance.Il y a bien des raisons, chers Messieurs, pour lesquelles il devrait y avoir entre nos maisons et les vôtres des relations plus fréquentes et plus étroites.D’abord, nos maisons appartiennent à votre Alliance, Elles y sont affiliées.M.le Secrétaire me montrait hier la liste des maisons du Canada qui font partie de YAllian-ce : je crois bien que je les y ai toutes vues.Mais il y a plus qu’une alliance entre nos maisons et les vôtres.Il y a une parenté véritable et authenti que.Professeurs et élèves y sont de même race, de même sang, et parlent la même langue.Depuis deux connaissance et une forte instruction vienne au malade en disant: “Me voici; je suis tout à vous.” Remar- se.à la conservation, au développement de nos œuvres et à la protection de nos droits.C’est ce qu’avaient réclamé, à plusieurs reprises, pendant le Congrès, les orateurs des séances publiques et les rapporteurs des séances d’étude._ Pour rendre possible la réalisation do ce vœu, le Comité Permanent s’em- et d’en faire une revue de tout le mouvement français en Amérique.Tous ces membres du “Ralliement” recevront de plus les autres publication Comité i.“Dossiers et Archives”, etc.Et il y aura encore t 5.—Les “Participants” : cotisation annuelle de §1.00; 6.—L’"Inscription patriotique” au “Denier de la Langue” t contribution annuelle de moins do $1.00 et de plus de 5 sous ; 7.— Le “Sou des Enfants” i contribution de 1 à 6 sous par année.Les "Participants” recevront les ‘Dossiers et Archives”, etc.Et les testable c’est que les noms profanes, romantiques et cocasses sont à la mode dans tous leÿ pays du monde.Au Canada et aux Etats-Unis l’épidémie sévit dans les paroisses anglaises et les paroisses mixtes.Comme preuve irrécusable nous allons donner les noms recueillis par nous dans les livres d’une seule et unique paroisse du Nouveau-Brunswick.Void les noms des petites filles : Elsie, Mabel, De-lina, Minnie, Annie, Melita, Lilianne Dina, Deville, Delta, Latèque, Led a, Melvlna, Audélte, Christie, Adorata, Azllta, Effilée, Stella, Emise, Démeri-s>e, Anaise, Andevine, Alvine, Lottie, Mellida, Agniae, Lazine, Nota, Maxi- noms de tous, depuis les institutions te, Elmire, Agilda, Aaille, Mezile, coopérantes et les fondateurs jusqu’aux Locadle, Euberge, Judlgue, Déchire, inscrits au Denier de la Langue, se- Flotte, Elvlna, Lezla, Elmina, Bdilia, ront publiés dans la liste d’honneur j Nélida, Lansina, Cuohie, Vena, des délateurs de l’oeuvre.Paraîtront I Volet maintenant les noms des pe- et de vos programmes.Ou plutôt il s’en est très longtemps inspiré jusqu’en 1902.Jusqu’à cette année-là, nos programmes et les vôtres étaient presque les mêmes.Seulement, lorsqu’en 1902, l’Université de France décida la réforme que vous subissez, nous n’avons pas voulu la suivre et l’imiter.Cette réforme nous parut bien suspecte ; nous avons pensé qu’il nous fallait attendre que l’on en eût fait ici l’expérience.Nous avons attendu ; et je crois bien que nous ne l’adopterons jamais.Mais, au-dessus de tous les programmes qui peuvent un r»eu différer, il y a pour vous et pour nous, éducateurs, un même but que nous voulons atteindre.Vous voulez former dans vos collèges de bons chrétiens et de bons Français.J’a'i la grande joie de pouvoir vous affirmer que nous voulons aussi former chez nous des consciences chrétiennes et des âmes françaises.La survivance de noire foi est étroitement liée à celle de notre vie nationale.Nous ne l’oublions pas ; et nous voulons faire de nos jeunes gens des Canadiens catholiques et des Canadiens-français.Si tant de choses, chers Messieurs, nous rapprochent et nous font nous ressembler, il y a une par laquelle nous différons trop.Chez nous, nous avons, dans l’ordre de l’enseignement, une liberté que vous n’avez pas.Notre liberté est complète.L’Etat n’est jaloux ni des droits de l’Eglise, ni des droits du père de famille.Nos collèges et nos petits séminaires se développent avec la plus entière liberté d’action.Il n’y a pas, dans la province de Québec, de collèges classiques de l’Etat, soumis comme vos lycées à une direction politique variable et dangereuse ; tous les jeunes gens qui font des études classiques viennent donc à nous.Et notre très haute tâche, à nous prêtres, c’est de nous montrer toujours dignes de la confiance qu’on nous accorde.Nous savons vos misères, les persécutions que vous souffrez.tNous donnons à vos malheurs la plus fraternelle sympathie.Une chose m’a réjoui depuis trois mois que je parcours la France.C’est de voir avec quelle ardeur vous luttez, avec quelle vaillance vous vmulez reconquérir vos positions perdues.Vous avez réédifié sur tous les points de la France vos collèges et vos petits séminaires.Ce sont des places fortes, où vous continuerez les bons combats.L’autre jour, en cherchant Chamalières jusque dans la Haute-Loire, je traversais votre Auvergne si accidentée et si montagneuse.Je voyais partout, sur des cimes élevées, au sommet de rochers très hardis.ces forteresses du moyen âge qui s’érigent en citadelles.Quels beaux paysages, et combien pittoresques m’offrait cette terre tour- quez comme tous ses gestes s’embellis- ploya d’abord à établir des Secréla- - - - - - - riats régionaux, organismes nécessai- res pour la mise en oeuvre de ses sent, quelle dignité les imprègne ! Orner un chapeau élégant, couper une moyens d’action.Vingt-trois secréta- robe parfaite, c’est, comme on l’a jus- | r;ats ont été fondés, at nous croyons pouvoir compter, pour la propagande et la défense françaises en Amérique, sur le zèle et le dévouement des personnes qui, dans les diverses régions, ont bien voulu en accepter la direction.Puis, le Comité Permanent voulut, pour donner à la rêg.isation du vœu du Congrès sa véritable forme, créer une fédération des énergies catholiques et françaises en Amérique, une espèce de coopération des bonnes volontés et des généreuses initiatives, propre à fournir au Comité les ressources indispensables, à assurer la défense de la langue, l’expansion de l’influence et la conservation des traditions françaises.11 décida, le 20 avril 1913, d’établir le "Ralliement Catholique et Français en Amérique”.Le Secrétaire du Comité l’annonça, le cinq de mai, dans un "communiqué” à la presse, qui parut aussi dans le “Bulletin” .Les circonstances ont empêché le Comité de mettre ce projet à exécution, aussi tôt qu’il l’avait d’abord voulu.Mais aujourd’hui il lui semble que l’heure est bonne, et qu’il est temps de commencer la campagne de propagande dont le Congrès lui a confié l’entreprise.Il ne s’agit pas de substituer un organisme nouveau au Comité Permanent, mais de constituer un rouage qui s’ajoutera à ceux dont le Comité Permanent dispose pour accomplir son œuvré.Il s’agit d’une “fédération morale” qui, sans nuire à l’autonomie des aussi dans cette liste les noms des écotles fournissant an moins 10 souscripteurs au Bou des Enfants, et ceux des familles en fournissant 5.Iæs écoles fournissant au moins 10 souscripteurs recevront la Revue, si leur directeur en manifeste le désir.Chaque fois qu’il sera besoin, les directions utiles et les demandes de collaboration seront transmises aux membres du Ralliement soit par l’intermédiaire de la Revue et des autres organes do la "presse coopérante” soit par les Secrétariats régionaux et leurs correspondants et zélateurs.Car le Ralliement ne devra pas seulement tita garçons: Miledge, Allen, Albani, Merfl, Belonle, Exibert, Arris, Archil, Aramis, Azor, Nelson, Edmour, Aly-re, Gesner, Harold, Owen, Earle, Oakley, Olien, Beverly, Clifford.Quelle liste colossale de noms profanes ne formerait-on pas, ei l’on examinait tea registres de toutes les paroisses ?Quant aux vrais noms de suints, ce sont presque toujours les mêmes qui reviennent.Donnons un exemple.Dans un vülaige du comté de Drummond, il y a tant de jeunes gens et d'hommes qui se nomment Olivier qu’il est impossible au bureau de poste de délivrer les lettres sans e,,,.¦ .__.• : • .- UC uo ucuviei ICS levures sans ' T 118 0 ,ses membrcfl, i€B faire passer d’abord par plusieurs d devra agir.Ix-s cooperateure met- maiscns.Qn devine les inconvénients agir.ixiB coopérateurs met iront au service des intérêts de notre foi et de notre race non seulement des ressources, mais aussi le concours bien plus précieux de leurs énergies associées, et la mise en œuvre de leurs bonnes volontés pour le labeur commun.Dans la lutte pour la conservation et la défense de nos droits, il n’est permis à personne de se croire inutile : chacun peut en doit faire sa part.La langue, la race, les traditions,les croyances des aïeux ont besoin, pour survivre et se développer, du concours de tous, et c’est le concours de tous que nous sollicitons.lie Secrétaire général Comité Permanent de la Langue française ADJUTOR RIVARD.le PACIFIQUE Canadien TORONTO *9.05 a.m., est *10.00 p.m., à la eare Union WAGON-OBSERVATOIKE-BIBLIOTHEQUH-SALON AU TRAIN DE JOUR *11.00 p.m., à la gare de la rue Venge WAGONS A COMPARTIMENTS ET WA.GONS-LITS ECLAIRES A L'ELECTRICITE HALIFAX Dép.*7.25 p.m.Wagon-buffet depuis Montréal OTTAWA Dép.’8.05 a.m., 88.40 a.m., *9.15 a.m., •9.45 a.m., *4.00 p.m., 8 v* TT « -m cm + — éducation et de vocation sincère ne sera-t-elle pas d’une société charmante pour celui ou celle qu’elle soignera?Songez à la haute moralité de telles personnes, aux ressources intellectuelles qu’on trouvera en elles, aux échanges qui se feront entre elles et leur malade, au réconfort qu’elles seront capables de lui apporter, à l’intelligence de leurs soins, et combien souvent elles remplaceront le médecin absent.Colette YVER.etc.Voici de quelles catégories do ,&oUP.dénonçait bravement la coutu-coopérateurs il doit se composer : j me ridicule de donner aux enfants dea L—Des “institutions coopérantes” : noma profanes et bouffons.Il eu cita contribution annuelle do $10.00, ou ;11118 douzaine pour égayer son audi-souscription unique de 1200.00, paya- j toire.Or il s est fait qu un des assie-ble en dix versements annuels de $20.; : tante, très compétent dane cette 2.—Des "fondateurs”: cotisation an-1 question, lui „ répliqué: Excusez-mol, nuelle de 825.00, ou souscription uni-j monsieur, excusez-moi, si J’ose voua quo do 8500.00, payable en dix verse- j dire que tous les noms que vous ve-ments ( les institutions aussi sont ad- ; u®2 de citer pour faire rire le monde mises à ce titre) ; ' sont tous des noms de saints, On est 3.—Des “bienfaiteurs” : cotisation ! allé consulter les meilleures autorités, annuelle de 810.00 ; I Notre interrupteur avait bel et bien pre fêté avec la sienne.AMIOUS.EMPRUNT AUSTRALIEN Londres, 8.— Le gouvernement d’Australie Ouest va faire un nouvel emprunt C’est le quatrième en moins de deux ans.la somme est d’un million de livres sterling et les obliga- ______________________ ______ tiens paieront 4 pour cent d’intérêt.1 désastre do la carrière Welsh.[AM Hfiïll LA ROUTE PITTORESQUE POUR QUEBEC Chûtes Maskinongé.— Chûtes Shawinigan —Chutes Saint-Maurice, 40 milles sur les bords du majestueux Saint-Laurent.Les trains partent de lu gare de la rue.Sainte-Catherine: Us*, h 1I.0J a.m , tuus les jpurs excepté le dimanche.—Wagons obsor-vatotre-builet-salon, et wagons lie jour sans égaux.LIGNE DIRECTE POUR LEPIPHAMK, JO-LIETTE, SHAWINIGAN ET GtVAMPMERE Trois trains tous les jours, excepté le dimanche pour l’Fpiphauie et Jolîctte, ‘J.OU n.m., 4.45 p.m., et 5.30 p in.Deux trains tous les jours, excepte le di-im'ir.ie pour Shawinigan Palis ! Grami'-Mtro ù 9.011 a.m., et 4.45 p.in.Wagon-obser-valoire-buffet-salon au train de 9.00 a.m.Train du dimanche pour l’Epjplta oe Juliette et Shawinigan halls, 9.15 a.m.PARC NATIONAL DES LAURENTIDES LE PARADIS DES SPORTSMEN Lac Edouard - Kiskising— La Tuque vià les Chemins de 1er Canadien Nord et Quéebc et Lac Saint-Jean.Faites venir la brochurette avec renseignements.NOUVEAU SERVICE DE WAGON-BUFFET Entre Québec et Chicoutimi ; repas à la carte.Prix modérés.Bureau des billets en ville, 220-230 rue St-Jacques.Téléphone Main 0570, Hôtel Windsor.Téléphone Uptown 1187, ou gare rue Sainte-Catherine Est.Lasalie 111.CADEAUX ROYAUX Londres, 8.—Cinquante mille personnes sont venues voir les cadeaux do noces du prince Arthur et de la-princesse die Connaught.Comme résultat, on versera deux mille livres sterling dans la caisse de secours du : \ \ Cr Feuilleton du DEVOIR L'Oiseau de France par L.de KERGUY 6 (Suite) —M.de Rochecourt est un .sour-aois, c’est un faux sauvage et un parfait danseur.—^Je crois, mademoiselle, que c’e.st le talent tpie l’on cultive péné-ralenient davantage cht* les,ours.—Vous êtes une ménagerie à vous tout scul, alors?Quand vous atirez fini de me taquiner nous ferons une croix, vous êtes insupportable! —C’est pour nie faire encore punir, mademoiselle Suzanne: la jié-nitence est douce.—Nous recommencerons, fredonna l’espiègle qui ne parut pas voir le regard de reproche qu’Yvonne lui lançait.Une demi-heure plus tard, elles étaient toutes les deux dans la grande chambre qu’elles partageaient.» -Umi déshabillée.Suzanne, ses longs cheveux blonds déroulés, commençait sa coiffure pour la nuit.Yvonne, plus expéditive, allait se mettre au lit; d’un même mouvement les deux soeurs se rapprochèrent: —Bonsoir, ma Suzanne chérie.—Bonsoir, ma Grande! Et le baiser échangé, Suzanne regardait .sa soeur dans les yeux: —Tu as quelque chose à me dire, Vonik?Suzette n’a pas été -sage, Su-zette a dit des bêtises ce soir?Un très doux sourire fut la réponse de Talnée: avant d’avoir parlé, elle avait été comprise.—C’est vrai, chérie, tu traites vraiment trop en camarade M.de Rochecourt: il aurait pu s’en froisser.ou te prendre pour une polite fille mal élevée.Abandonnant à la dérive ses cheveux qui ruisselèrent sur sas énou- les, l’enveloppant d’un manteau doré.Suzanne s’assit sans façon sur le pied du lit de sa soeur et, balançant sa pantoufle du bout de son pied nu, répondit: —C’est que, vois-tu, ma pauvre Grande, les distractions n’abondent pas ici, où nous ne connaissons encore presque personne, en eette saison surtout.Nos bons Voisier et M.de Rochecourt sont à peu près nos seules ressources.Et encore! Quand ils viennent ici, à peine sortis de table, père se replonge avec eux dans ses machines! Jusqu’ici je t’avais encore, mais voilà que, toi, aussi, tu te prends dans l’engrenage.Alors, alors si tu m’ôtes encore mes discussions avec “Monsieur le Hibou”, que me restera-t-il, grand Dieu?—Oh! je ne veux rien t’ôler, ma mignonne, et je trouve tout naturel que tu t’amuses.Seulement, avoue que tu ns été un peu loin ce soir.Suzanne, le pied en l’air, arrêta net le mouvement de sa pantoufle et leva le nez: regardant sa soeur, du coin de l’oeil, elle dit lentement: —Est-ce donc un si grand crime de m’occuper un peu de l’aviateur quand les aéroplanes paraissent tant t’intéresser?D’un mouvement brusmie, Yvonne s’était détournée; un peu nerveuse, elle dit seulement: —Que tu es sotte, ma pauvre Su-zont Suzanne était déjà debout «t étouffait sa soeur de baisers, lui disant : —Allons, ma belle marquise, ne me gronde plus, je serai, à l’avenir, une petite pensionnaire modèle, et vais tâcher de dormir sans penser davantage à la danse des ours, pendant que tu vas rêver au beau Gérard à qui m imposes une plus dure pénitence.Yvonne avait rougi au nom de Gérard: il était bien loin de sa pensée et ce rappel lui était presque une gêne ce soir.Suzanne satisfaite, nattait rapidement ses cheveux; elle tenait la parole donnée à Fierchamp de ne pas le laisser oublier.En règle avec sa conscience, elle se blottit frileusement dans son lit et s’endormit rapidement.V L’hiver était venu.Les châteaux voisins s’étalent vidés, privant les Sommerives de quelques agréables relations récemment nouées.Et, dans leur nid d’aigle, les deux soeurs étaient souvent stuies, leur père passant ses journées à la Ghes-nlèrc.Elles avaient suivi, avec une curiosité ndmirntive, l’évolution automnale de la vallée dont la verdure se jiiquait déjà de points mais fisse , j J'd '1 y partout des soldats, on 4lns,,, automne de Tannée ! entend partout e! toujours des clai-1868, Veuillot passa quelques semai- rons, et le canon au loin.Et ce n’est ne.s aux Nouettes, et le billet qui rien encore, il y a le député Cel l qu’on nomme familière-j madame, c’est la mort tout entière’ •>ttrc de château: jmais la mort qui ne finit pas.Je Hélas! madame, qu’on était donc ; PVA'l0*1’ à fait hi Casquette au bien dans ces Nouettes! Je n’y .suis Oiipeand du clairon! S’il n’y plus, et il pleut, les beaux jours sont ; il'V, .P®?, depute, peut-être que passés.J’ai été réveillé ce malin par ,nc ve;,u rP(' semblcrnif ai- unc horloge qu’on a placée dans le 1:™ e c , ‘J110 je, chanterais volon- suit est ce ment une.leftre de château ministère êt (pii a une voix de sous- ' 'A cfdi'on ___________________ I .vous me direz qu’il y le pare.Eh! bien, oui, et c’est une merveille, j’v Les fêtes de charité qui viennent de se terminer, à TAsile de la Providence, ont remporté un gros succès.Le public a donné une preuve nouvelle de l’intérêt qu’il porte aux oeuvres d’assistance.Certes, c’est grâce à la collaboration de beaucoup d’âmes charitaibies et dévouées que ces fêtes ont réussi ; et c’est juste de leur adresser de la part des pauvres qu’ils ont aidés un cordial merci.Aux journalistes d’abord, qui furent les héros des concerts et des euchres, et qui ont donné aux fêtes toute la publicité désirable.Aux présidents des euchres, MM.Trempe, Chartier, Viau et Chandler.Aux dames de charité, aux demoiselles du cercle G'amelin, pour le^ mille choses délicates el jolies dont elles ont approvisionné la tombola.Le concert du 20 octobre inaugura la série des fêtes.L’orchestre Laro-se y recueillit des applaudissements mérités.Monsieur Henri Lamothe, dans l’air de Ben Venuto de Diaz, Monsieur O.Hamel, E.E.M., dans la pièce de “Repentir” de Gounod, Monsieur Henri Prieur, élève de Monsieur Plamondon, dans TAuba-de du Roi d’Ys, déployèrent tous les charmes d’un talent plein de promesses.Monsieur Odilon Manseau joua à la perfection une Mazurka de concert : “Ovide Musin”.De sa jolie voix, Mademoiselle Jancy chanta TArioso de Delibes, et comme elle est artiste jusqu’au fond de l’âme, elle déclama en la détaillant avec un fini merveilleux l’Eglise de la Madeleine.Le concert promettait une autre agréable surprise.L’orchestre She-rer y apporta son concours et reçut le témoignage spontané de tous les auditeurs qu’il avait su charmer.Monsieur Emery Lalonde, E.E.M., accompagné, au piano par Mademoiselle Lnfleur, chanta avec une certaine maîtrise, La Cloche d’Argent.Mademoiselle Marguerite Dupré fit apprécier son talent dans “La nuit’.Les solos de violoncelle et de cornet par MM.R.Leblanc et P.Lafrance, furent très goûtés.Avec le concert du 25 octobre, reprenait la deuxième semaine des fêtes de charité.Une foule nombreuse et choisie vint entendre l’Orchestre National, sous la direction de Monsieur Charles Gascon.Ce fut un vrai tournoi d’artistes.Mademoiselle Maria Aucla’ir chanta une valse espagnole, puis Monsieur Sylvain donna un joli solo de clarinette ; Monsieur Oscar Hamel, E.E.M., chanta avec un brio parfait “La berceuse de Jocelyn”.Mademoiselle Jeanne Lafond.des Trois-Rivières, l’accompagna au piano ; elle fit preuve d’un talent qui peut vaincre d’enormes difficultés.Mademoiselle Hélène Duchesne donna ensuite les “Bcaux Yeux” de Guy d’Hardelot.Avec son talent habituel, sa voix aux formes arrondies et caressantes, le Docteur Louis Verscheldon chanta TAir du Sonneur, de Paladilhe Ensuite, Mlle Dècary se fit applaudir dans_ TAir des Larmes, de Werther.Puis la dernière, mais non la moindre, Mlle Rertbe Marcotte déclama “Les or- (In ,Trv”' Rïonrd.Ce fuf tendrissant, ce fut charmant.Mlle Marcotte, éièVe du conservatoire La-salle, possède une diction parfaite, un geste mesuré, une émotion facile.C’est toute une àine sensible qui se révèle à nous quand on l’entend ; c’eut une âme'd’artiste.Le' 28 octobre, le concert était organisé par Mlle H.Casavant, l’artiste si bien connue.Madame Desmarais y chanta “La Cloche” de SaiiT-Saëns.Monsieur Alfred Adam, E.E.M., la pièce de Théodore Dubois : A l’Océan.Monsieur E.Julien déploya sa Virtuosité dans un solo de violoncelle, et les applaudissements d’un auditoire de connaisseurs en furent la récompense.Mme Thibau-deau rendit parfaitement l’Air du Prophète dans Hérodiade.Monsieur Arthur Lapierre nous fit goûter la chanson de Collin, de Théodore Dubois, et Le Couteau, de Botrel, en chanson déclamée.Monsieur Arthur Lapierre a de merveilleuses ressources.Monsieur Euçène Chartier n’eut pas de pe’ine à charmer son auditoire au son de son violon.C’est un artiste et: c’est tout dire.Monsieur E.Lalonde, E.E.M., nous déclama un récit.Nous entendîmes encore Madame Thibaudeau avec Monsieur Adam, dans un duo : Le Chant de la Grive.Puis Madame Desmarais nous dit la Chanson Ancienn , de Sausay, et Ton se sépara joyeux et satisfait.Le concert final du 4 octobre nous fut donné par la Philharmonie Canadienne.Mlle Berthe Marcotte.dont la générosité égale le talent, déclama la Brouette, d'Edmond Rostand.Monsieur Robitaillc, élève de Monsieur Chartier, joua un très beau solo de violon, et Monsieur Alfred Adam, étudiant en médecine, nous fit réver avec Lamartine dans i le chant : Hymne à la nuit.Pour •clore ers fêtes, Monsieur le curé Gauthier, de Saint-Jacques, re-| mereia toutes les personnes géné-I reuses qui avaient collaboré à cette oeuvre de charité.Le merci a été ] dit trop éloquemment pour que ce ne soit pas !r déflorer en le répétant.Monsieur le curé a été l'interprète autorisé des Soeurs de la Providence, heureuses de tous ces encouragements de la part du publie, et des vieillards contents de l'aumône qu'on leur a faite, (Communiqué) Jupes de robes en Panama Vêcuna vénitien noir et plusieurs couleurs, grandeurs assorties, pour dames.Valeurs de $4.00 et $5.00.££ QO Notre prix.Jupons Combmaison 150 de ces jolis jupons tricotés très chauds, plusieurs couleurs : rouge, blanc, bleu, gris, en deux couleurs.Grandeurs de 1 à 6 ans.Valeurs de 50c et 60c.Notre prix.imrZjf %* Gilets 1 caisse de ces jolis gilets en laine tricotés, grande variété de couleurs, pour enfants de 1 à 3 ans.Valeur ordinaire 59c et 75c, No-tre prix.ETOFFES A MANTEAUX 18 pièces de ces jolies étoffes diagonal très pesant, plusieurs couleurs claires et foncées, largeur de 54 pouces.Valeur régulière $1.50.Notre prix.JUPONS 5 doz.jupons en satin et taffetaline, grande variété de couleurs.Pour aujourd’hui et lundi.• • dî “Sj ¦§ Sà Valeur régulière $2.50.?p JL ¦ A ‘imm «OS VITRINES TORS LES JOURS VOUS Y TROUVEREZ PROFIT.^ Graphopliones et Disques Columbia Le Graphophone COLUMBIA Le meilleur dans le monde entier,à la portée de toutes les bourses.CONDITIONS FACILES Canadian Graphophone Co.24a RUE VICTORIA, près des magasins Goodwins szmmszssx! 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donné le résultat suivant : Patron du club — Sir Lomcr Gouin Présidents honoraires — Clément Robillard, M.P.P., L.A.Lapointe, M.P., D.A.Latomme, M.P.Président actif — Guillaume E.St-Pierre, avocat.Premier viceprésident — Le docteur A, K.Malouf.Deuxième vice-président — L.C.Pelage, avocat.i 1 ri J —9^ A la tête depuis près d'un quart de siècle fi La Stevens-Dureya Company annonce l’arrivée des Nouvelles Limousines L’automobile fermée est définitivement reconnue comme le véhicule convenant le mieux aux rendez-vous sociaux et la Stevens-Dureya s’impose, par son ensemble, à ceux qui recherchent le luxe, la distinction, le raffinement dans toutes leurs réunions Limousines et Berlines, $7,700 à $8,150.DÉMONSTRATIONS PAR RENDEZ-VOUS.Royal Automobile Co.Regd.Angle des rues Saint-Denis et Ontarie TELEPHONE EST 6106.Siège d’Arrière Ajustable (breveté) Rien n’a encore été inventé qui contribue autant au confort de l’automobilisme que le siège d’arrière ajustable breveté qu’on ne trouve que dans la Stevens-Durycn.Limousine pour sept passagers.Secrétaire — Guida v* Marin, avo cat.Trésorier — IHoda Théoret.Tons les autres offteiors furen m&tnU'Tui* dans leur poète.ECONOMIE Londres, 0.— Le correspondant d’Edimbourg au “Times” écrit qu’en raison de négociations retardées, les trois principale® compagnies de che-—3—,.« tribunal de 1 opinion publique.Ar- tendait, pour donner au taureau le rachez ce sourire de vos lèvres, et si coup suprême qu’un de srs canmrè vous n’en êtes pas canaille, si vous des, faisant fonction d’alcade, donnât ne le remplacez pss per un geste in- le signal de la "muerte”.Lorsque diqusnt que vous prenez au sérieux le jeune souverain passa près de la la République, suicidez-vous politique- Perte, il s'aperçut que la course ment; je vous dis que vous y gagne-! ,lVait un spectateur inattendu.Sans rez.” doute, le grand événement ,qui se Le démocrate optimiste est sourd à préparait pour le lendemain «« retous les avertissements.Le 7 février, i E,se?ta to1'^ à C0UP à sa mémoire.il salua gravement, abandonna le L’ASSURANCE ET LA TELEGRAPHIE SANS FIL.Un journal anglais vient de publier la curieuse déclaration qui lui a été faite par un agent de compagnie d’assurances: “En arrivant à mon bureau oe matin, je trouvai un long marconigram-me en code, de mon associé, M.E.qui se trouvait en mer, à bord du “Mauretania”.Le message m’informait qu’un passager, M.W., désirait passer immédiatement un contrat d’assurance, et qu’il avait accompli, dans ce but, toutes les formalités exigées.Divers renseignements étaient fournis sur sa situation particulière, son âge, etc., l’examen médical avait été fait par le médecin du bord.“J’entrai immédiatement en rapport avec une des firmes d’as-surances île Londres qui, renseignements fournis, m’avisa qu’elle acceptait l’offre et était prête à signer la police.Par sans fil, j’en informai mon associé, lui indiquant le montant de la prime qui fut payée sur l’heure.A dater de ce moment, le paquebot pouvait couler: M.W.était assuré pour 25,000 francs.“Le “Mauretania” se trouvait alors à 800 milles au large! “Et l’opération avait duré, en tout, quarante-cinq minutes!” Ainsi grâce à la télégraphie sans fil on peut, en plein océan, contracter une assurance sur la vie en l’espace de quelques minutes.Voilà qui est bien vingtième siècle.M.Poincaré en Espagne LE DINER DE GALA Madrid, 7 octobre.Le dîner offert par le roi et la reine en l’honneur du président de la République a eu lieu dans la grande salle du palais.Les convives étaient au nombre de 500.Au dessert, le roi Alphonse XIII s’est levé et a porté le toast suivant, eu français, écouté de août par tous les convives: LES TOASTS Monsieur Le président de la Répu-que, Je suis heureux de vous témoigner toute la joie .que je ressens en cette occasion où j’ai l’honneur die vous exprimer la reconnaissance émue que je garde de mes séjours en France.Je vous prie de voir dans l’accueil enthousiaste que la ville de Madrid vient de vous faire une manifestation éloquente et.sincère des sympathies du peuple espagnol à votre égard et à celui de votre patrie.Il a saké en vous, en même temps que la droiture et les qualités éminentes de l’homme, le passé splendide et le présent glorieux de la nation voisine et amie.A l’heure où l’Espagne et la France s’emploient à une tâche commune de civi.ation au-delà du détroit, elles trouvent que leur accord est déjà fait dams les esprits et dans les coeurs, et les nobles efforts pour harmoniser les énergies des deux nations sont aussi bien l’élan des âmes, que l’effet d’un besoin irrésistible de logique qui à assurer la solidarité de nos intéirêta dams une collaboration féconde Le souvenir de votre visite ne s'effacera pas de ma mémoire, car j’y découvre un gage précieux pour un avenir d’intimité et de bonne entente de plus en plus cordiale entre l’Espagne et la France, à laquelle j'adresse ici mon salut d’amitié et de profonde admiration.Je vous souhait® la bienvenue, et je lève mon verre en votre honneur.Je bois à la prospérité de 1a France”.La musique joue la “Marseillaise”.Le président de la République, répondant au toast du roi, a dit: “Sire, Je suis profondément touché de l’accueil que me fait aujourd’hui Votre Majesté et de la chaleureuse sympathie que le noble peuple d'Espagne témoigne au représentant de la France.Chaque fols que Votre Majesté a bien voulu venir dans mon pays, et, notamment, en ces derniers mois, lorsqu'elle a eu l’amabilité de me rendre visite à Paris, mes compatriotes lui ont laissé voir, par leurs acclamations unanimes, la vivacité des sentiments que leur ont inspirés sa bonne grâce, sa bravoure et sa loyauté chevaleresque.Ils ont reconnu en Votre Majesté un ami de tous les instant», et, satisfaits de savoir écartées, par te traité récent, toutes causes de" malentendu entre les deux nations, ils se sont empressés de céder, sans arrière-pensée, à leurs penchants naturels, de montrer la grande admiration qu’ils ont pour te vallante et glorieuse Espagne et, de proclamer leur volonté très rédTéchie de resserrer, entre elle et la France, les liens d’une amitié traditionnelle.La population espagnole me prouve, à son tour, par d’émouvantes manifestations, qu’elle est entraînée par le même élan du coeur et par la force souveraine d® l’intérêt commun.La clairvoyance de l’opinion publique a rendu facile la tâche de® gouvernements.Tout nous permet, maintenant, d’envisager avec confiance l’avenir de bonne entente et d’intimité dont parle Votre Majesté, nos affinités héréditaires, l’identité de notre civilisation et de notre culture, la parenté de nos belles langues latines, la solidarité de nos entreprises africaines, 1e besoin de développer nos relations économiques, notre égal attachement à la paix universelle.Ce sera pour moi une joie et un honneur si ma visite peut contribuer à rendre l’union des deux peuples plus étroite encore et plus féconde.Je lève mon verre en l’honneur de Votre Majesté, de Sa Majesté la reine, de Sa Majesté la reine Marie— Christine, de Son Altesse Royale le prince des Asturies et de la famille royale.Je bote à la grandeur et à la prospérité de l’Espagne.” La musique joue l’hymne national espagnol.CHEZ LES ABENAKIS DEPIERREVILLE Témoignage flatteur pour la petite tribu.— Beau succès d’une tombola au profit d’une oeuvre paroissiale le Sénat, s< n œuvre cependant, dans » "”i r-rz- «s; jeu, se retirant dans ees apparte ses travaux qu'à la fai vie majorité do 24 voix et ^ deVolrs de roi contre 21, s oppose A un emprunt de Alphonse X1TI a la science des ges 100 millions, si Madero ne change tes opportuns 8 pas de i olltique.Ce changement in* OV qui augmente le mérite c'eut v table, que l’esprit de Juarez ne kJ qUil» ont.toujours la spontanéité et a pas conseillé, crt imminent.Tour, h grâce de la jeunesse, les patriotes l’appellent de kut- On sait qu’un des plus irréductibles Personne ne Peut dire qua.’ < dyersairea de la monarchie es.ia gnolu, le grand .jurisconsulte .loaquln Costa y Martinez, est mort récemment, Toute l’Espagne anxieuse, était tournée vers ; le petit village arogo-nals où agonissait l'illustre républicain.Dès ha débuts de la maladie, le Roi avait dépêché à G reuse un per- vœux.sera.JAIME.“A BOUT PORTANT” de Nap.Tellier ,e vol.franco.27çL- EN VEN TE AU DEVOIR Pierrevllle, 8 — Monsieur Mondou, N.P., député au fédérai, disait, samedi dernier, aux nombreux auditeurs d’un concert, que c'était un plaisir d’implorer la générosité du gouvernement fédéral pour les Abénakis de Pierrevllle, parce qu’au Département Indien, leur réputation était faite et bien faite.“Quand on parle de vous au Département Indien, dit M.Mondou, on est; sûr d'être bien accueilli, car vous avez la réputation (et le chef du département Ta souvent répété avec une visible satisfaction) d'être de toutes les tribus indiennes, la plus morale, la plus industrieuse, la plus cultivée, la plus avancée, la plus méritante en un mot.” Monsieur le député disait vrai, et c’est pourquoi l'autorité religieuse elle-même a une dilection spéciale pour cette belle mission qui est la seule mission Indienne du diocèse do Nicolet, et dont M.de Gonzague a h.charge.Sa Grandeur Mgr J.8.H, Bru-nault, évêpte de Nicolet, permettsit donc cet automne comme d’ailleurs les années précédentes, au Vaillent missionnaire dos Abénakis de Pierre-ville.d’organiser une tombola e„ vue d'-jj! restauration de l'église je la ni on, tombola qui, grâce à la gf uérosité des gens de Pierrevllle, aid, s de quelques familles de Saint-Fran cote du Lac, de La Baie du Pèbre et de Sor'el, grâce surtout A l’encoura-gement efficace de MM.les curés H.Roberge, C.E.Bnmault «t P.luiras, a eu un succès Bans précédent.Les Rêvdes Brs Grises de la Croix, institutrices de l'Académie Saint-Joseph des Abénakis, ont prêté le local et payé de leurs personnes en acceptant la présidence de l’œuvre.La lutte s’ouvre entre deux candidates populaires.L’une, de la tribu Abénaki-so, Mlle Aurore Nolctt; l'autre, cana* d renne-française, de Pierrevllle, Mlle Annette Pelletier.Pendant dix jours consécutifs, c’es't un combat acharné, une lutte vive, mais très loyale; tous tes amis du proche et du loin sont mis à eontlbutlon, et se laissent piller.le sourire aux lèvres, puis â la clôture de ce quasi bazar, las candidates vensatent dans les mains du missionnaire, lo.jolie somme de $730 dont $414 sont tirées de la caisse de Mlle Pelletier et $316, de celle de Mlle Nolett.Gloire aux amis de Pierreville, Paint-François du Lac qui ont l’hon-n.i ir de la vlcboit’e pour leur candidate canadienne française ! Gloire aussi aux bons Abénakis qui, malgré lo irs moyens très restreints, ont ppr-nis à leur candidnte nationale de figurer avec tant d'honneur à côté de b rivale, aux amis plus fortunés.Turi compté, cette .petite loterie, grâce à une générosité vraiment ex-c oplairo, donne un millier de dollars .ir la restauration future de régime.H est impossible de donner à chacun son mérite.Des donateurs d’objets, des donateurs d'argent, des dévouements vraiment héroïques de la part de l’élite des paroisses de Pter-revllle, de iSalnt-Françols de la Baie du Febvre, dont voici les noms, jusqu'aujourd'hui connus.1 De Pierrevllle : Mesdames et mes- sieurs, A.Mondou, Lasalle, Géllnaa, M.Rousseau, Jos.Côté, Pelletier, Kelsey, O.Shooner, A.Laperrière, P.Shooner, Perrin, J.Belisle, Baba P, Charland, W.GUI, A.Descheneaux J.Gendron, O.Larivière, H.Mau-rault, E.Maurault, H.Descheneaux, L.Laflamme, E.Desmarale, E.La-gacé, J.Demers, B.Letenire, Saint-Amant, Dr Ritchotte, Germaine Tru-del, Fred Holliman, Beaubien et A.Rousseau.De Haint-François : Dr.Maurault, Ls.Blondin, N.P., E.Courcbesne, Victor Côté, Mlle Duhaime, J.Théroux.De la Baie du Febvre : R.Duguay et H.Rousseau, Mme Lassonde de Saint-Zéphirin, Mlle Béland d'Yamas-ka, Mme Parent, Prigault et Reeves, de Saint-Guülaume, Mlles Raaconi et Naud, de Montréal, Mesdames Dori on se terminant le jour de la Toussaint et RoUand, de Saint-Ours.Le tout par une soirée dramatique et musl-cnle donnée par les Chœurs de Pler-reviUe, sous l’habile direction de Mme Dr P.Géhnas.Il y eut de tout dans cette remarquable soirée de charité, et le tout fut ravissant.Déclamations d'enfant par Mlle G.Goulombe, Opérette “Les Orphelins” par Mlle ,A- Pelletier, candidate, M.A.Saint-Amant, Cécile Janelle et le Jeune B.Laflamme.Romance : “Aimer c’est forger sa peine” par Mme E.Dagacé.• !r.r,édie : Le Dr Brlsebols, par MM.Orner Ally N.P., Léo Bêllsle et Jos.Beaulac.Solo instrumental, piano, Mlle A.Nolett, L.M.Cornet, M.A.Allard t Clarinette, M.Lucien Duguay,N.P, duo vocal, “Juive et Chrétienne”, par Mmes A.A.Mondou et B.Géll-nae, “ O Canada” et ‘Te Grand < tir des Sauvages”, chanté au tricentenaire de Québec, admirablement rendus par les membres du chœur de Pierreville, dont les noms suivent : Mmes A.A.Mondou, W.Lasealle, E.Lagacê, L.I/aflamtne, H.Roull-lard, Ls.Côté, G.E.Ally.C.Fortin, O.Ally et H.Proulx.Mlles A.Pelletier, A.Daneau.M.A.8t-A-mant, L.Gaya et D.Daneau.MM.E.I.agacé, E.Deamarais, L.Letem-dre, A.Caya, Duguay, A.Parent, O.Ally, N.P., Laplanti:, B.Mauveault, M.D., H.Ally L.Bélisle et R.Schooner.Rien que le “Chœur des Sauvages” suffirait pour dire l’habileté, la maîtrise, le mérite hors ligne de Mme Dr P.Gélinas.Il y avait là des connaisseurs et des musicien b comme MM.les abbés C.E.Brunault, E.Roberge, A.St-Germain, Rév.Père Joichlm, BT, Fteucher, Doucet, V.Boisvert, Dr P.E.Gélinas, J.Côté, agent, W.Lassalle, maire et bien d’autres oui n’ont pas craint de manifester une véritable admiration.Qu’on répète cette soirée quand on le voudra et elle fera longtemps, salle comble.Cette tombola au résultat si consolant, Mme W.Lassalle, maires»!- e Pierreville, en a été l’instigatrice et l'Ame.C’est encore elle qui choiris-salt la candidate camadvenne-frnnçui se et faisait tomfber dans la caisse Sa cette demoiaelle plus de deux cents j dollars, grâce à sa charité insinua ¦> te qui ne sait faire que des amis.1 Il est un défaut que les Abénak' croient ne pas avoir et ne veule t pas avoir: celui do l’Ingratitude, i i chant de la reconnaissance monte d tous les cœurtf Abénafcls à Tenir .t de leurs nombreux et généreux bien fatteurs.Oui, tous, missionnaire fidèles sentent le besoin de dire b a haut le plus cordial et le plus rer * unissant merci à tnnt de bienfait ¦« ces et à tant de bienfaiteurs.C a Dieu les comble tous de faveurs cél -tes et leur rende au centuple leurs ii larges charités à la tribu reconnaissante.Oes inoubliables fête» sont immé dintement suivies d'une retraite prè-chée par le Rév.Père Joachim, qu les Abénafeis suivent avec fol «t ponctualité.(Communiqué) L’HISTOIRE DE LA ROSE Guérissez votre Rhumatisme 50,000 BOITES GRATUITES JOHN A.SMITH Décoorreur du grand remède contre le rhn-matiame, le Gloria Tonie Le rhumatisme, le lumbago, la sd&tiquei les douleurs dans le dos ont été guéris, dans le véritable sens du mot, par un peu do stil-lingle, d'idiode de potasse, de racine de phy-toîaqua, de gomme de gralac et de salsepareille.N‘importe qui peut prendre ces remèdes, à dose raisonnable, en toute sûreté, et les résultats obtenus déjà ont été étonnants.Il a été prouvé que cette combinaison constitue le meilleur remède qu*il y ait contre le rhumatisme, ayant déjà guéri plusieurs cas obstinés, de 30 et 40 ans d’existence, même chez des personnes très âgées.Les cinq ingrédients mentionnés ci-dessus, préparés avec beaucoup d'attention et d'habileté non seulement quant aux proportions niais aussi quant au choix des éléments, ont été comprimés, sous forme de pastilles qui s’appellent î— "GLORIA TONIC** et l'en en offre clnuuante raille boites gratuites peur les Introduire.Si vous souffrez de la présence d’acide urique dans le sang, sous quelque forme que ce soit, si vous avez le rhumatisme, la goutte, le lumbago, la sciatique, c’est là le moyen de les chasser de votre système en peu de temps.Envoyez simplement votre num et votre adresse, en y ajoutant cette annonce, à JOHN A SMITH, 1617 Laing Bldg., Windsor, Ontario, et par le retour de la rial le vous recevrez la boite absolument gratuite.Ce n’est que dans le “Gloria Tonie” que vous pouvez trouver la combinaison ci-dessus prête à servir.r.De temps immémorial, la rose fut chantée par les poètes et les nations.Dans les tombeaux des Tchondes, on a découvert des monnaies portant l’empreinte de roses.En Syrie, dans les Indes, en Egypte, on trouve des traces de la vénération inspirée par cette fleur.Dans les fêtes luxueuses, les Babyloniens portaient des roses d’argent symboliques.En Grèce, la rose fut spécialement aimée.Homère en parle longuement.En Macédoine, Hérode cite les jardins de Midas parfumés de roses à quatre feuilles.C’est à Aphrodite que cette fleur fut d’abord consacrée, puis à Bros, aux Grâces et aux Muses.Une poétique légende la fit naître du sang d’Adonis.Dans les rites anciens, on effeuillait des roses sur les tombeaux.Ce furent les colonies grecques qui importèrent cette fleur en Italie où elle s’acclimata aussitôt, les roses de Cam-pagnie à cent fleurs étaient célèbres, ainsi que celles de Paestum qui fleurissaient deux fois l’an.Chez les Romains comme chez les Grecs, c’était la fleur d’amour et de joie; dans les festins, les tables en étaient couvertes; esclaves et danseuses étaient couronnées de roses.Néron dépensa 800,000 francs de roses pour une seule fête.Parfois les convives reposaient sur des lits de feuilles de roses.Pour les parfums, les remèdes, la cuisine même, elles étaient fréquemment employées.Dans les premiers temps du christianisme, la rose couleur du sang du Christ, en devint le symbole mystique; les couronnes de roses étaient la marque du martyre; la rose fut aussi consacrée à Marie et regardée comme un signe d’amour envoyé du ciel à la terre.La rose apparaît encore dans un certain nombre de cérémonies catholiques.Au quatrième dimanche de carême, dit de Laetare, le pape consacre une rose d’or; il la porte en procession, puis l’envoie à quelque prince ou princesse, Dans les catacombes, on trouve de nombreuses représentations de roses symboliques.Pius tard les Germains eurent des fêtes du printemps, où les roses jouaient le principal rôle décoratif; usage qui semble être transmis des antiques fêtes du printemps et des jardins de roses des Persans.Chez les Germains, ce fut alors le symbole de Tamour unissant les amants au delà du tombeau; on plantait des rosiers grimpants sur les tombes des jeunes fille» et jeunes gens.Plus tard la rose apparaît maintes fois dans les blasons et les monnaies; les armes des Malatesta, grande famille italienne célèbre* jadis, sont un éléphant et une rose, le blason d’York et de Lancaster porte une rose également.Les demoiselles des temps moyenâgeux étaient couronnées d’un “chapel” de roses.Dans les contes persans des “Mille et une nuits”, il est parlé avec admiration de jardins de roses aux odeurs suaves.Au moyen-âge, on l’employait fréquemment dans la décoration et aussi avec succès dans le style Louis XVI.De nos jours, elle est devenue la parure de nos jardins; on en a créé ri’innombrab es variétés, depuis la France” au délicat satin rose, jusqu'à la ros” bleue, plus curieuse que neile, pc découverte de laquelle 1 fut, lil ^ 'ffert cent mille francs.L’usage 'le couronner de roses la jeune villageoise la p.us vertueuse, remonte, assure la tradition, au temps la Clovis et aurait été instituée par aint Médard, évêr e de Noyon.Un tableau conservé dans sa cha-aélle jusqu’à la Révolution, représen-.iit ce prélat posant le chapeau de rses, sur la tête de la jeune fille vêtue de blanc, escortée de musiciens et r douze de ses compagnes égale-iont habillées de blanc.A la fête des Rosati célébrée de non ours, les honneurs de la rose son' ,'aits à Tune des dames de la société Cette fleur est employée aussi dan.1 l’art culinaire ou du moins dans celu de la confiserie.Les Turcs font d’exquises confitures de roses.Et nos confiseurs aromatisent de liqueur de roses des quatre saisons, les pastilles, dragées, crème et glaces.la rose est aussi Tune des bases de la parfumerie orientale et européenne.Dans plusieurs provinces de Bulgarie, le commerce, du parfum de roses se fait dans des proportions considérables.Une seule vallée de la Bulgarie est consacrée entièrement à cette culture, la vallée de Gezanlik produit annuellement jusqu’à 6,000 kilogrammes d’essence.Cette essence de rose se vend, à Paris, 1,200 à 1,500 francs le kilogramme.L’eau de roses, l’essence de roses, comptent parmi nos meilleurs parfums.En France, du côté de Grasse, on cultive 500 hectares de rosiers pour la parfumerie, et la récolte annuelle atteint 1,500,000 kilogrammes.Le langage des roses varie suivant l’espèce et la couleur.Puisse être semée de roses l’existence de nos lectrices, auquelles je souhaite que leurs demeures en soient exquisement parées et parfumées.C’est chez ANATOLE que les ELEGANTS ET LES GANTS se rencontrent avec le plus de satisfaction, car les premiers y trouvent un CHOIX SANS EGAL des seconds : GANTS DE CHEVREAU GANTS DE LAINE GANTS DE FILOSELLE ENFIN Gants de toutes sortes POUR TOUS LES GOUTS, D’UNE SEULE QUALITE — LA PREMIERE — ET AUX PRIX UNIQUES DE BON MARCHE QUI ONT FAIT LA REPUTATION d’ANATOLE 81 Boulevard St-laureiit L'EDITEUR NE PEUT FOURNIR UNE MEILLEURE IMPRESSION 6 12 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI, 8 NOVEMBRE 1913 VOL.IV.— No.261 » CE SOIR Le Nationaliste paraîtra et sera mis en vente ce soir.On y lira : Le tourbillon, Léon Lorrain.Puisqu’on vend les titres.Louis Breton.Le faux pas de M.Doherty, Cujas.Echos de Québec, Grégoire.La vie musicale, Ered.Pelletier.Souvenirs d'un reporter, P.-M.B.La santé publique, Jehan Verrhères.L’éducation de la volonté, Paul Hamé.Ce qui se passe, l’Observateur.La vie miversitaire.Nos Echos.Voir l’enquête du Nationaliste sur LA CHERTE DE LA VIE : Notes et statistiques — Faits et opinions — Causes et remèdes.Grâce à ses correspondants par* ticuliers et au service des agences, le Nationaliste publie toutes les dernières nouvelles du monde entier.LES AUTELS A BORD Tous les grands vaisseaux des compagnies de transport auront bientôt des autels à bord.Il y a quelques années c’était toute une affaire que d’obtenir un autel pour les prêtres qui voyageaient.M.Jules Hone décida un jour de remédier à cet état de choses.Au début il eut quelques difficultés à convaincre les compagnies mais sa persévérance a été récompensée.Presque tous les vaisseaux de première classe en sont pourvus actuellement.Ces jours derniers encore M.Hone recevait de l’agence de la ligne White Star Dominion une lettre l’informant que le Crépie et le Canopic tu service sur la Méditerranée allaient être pourvus d’autels porta-lifs comme les vaisseaux en service iur l’Atlantique, LE PERE VAUGHAN LES FUSTIGE Londres, 8.— “Les Catholiques de Londres semblent enlisés dans la vase de Londres”, a déclaré hier le R.P.Vaughan, S.J., à l’ouverture d’une vente de travaux pour venir en aide à vingt-six oeuvres de charité.Le révérend père est indigné qu’une centaine de catholiques seulement se soient rendus à cette vente et il dit que c’est une honte pour la métropole du monde.11 est épouvanté par l’indifférence et l’apthie des laïques catholiques de Londres qui contrastent étrangement avec ceux du Lancashire.Dernièrement il y avait là un bazar au cours duquel on récolta mille livres sterling chaque jour.On dut même faire venir la police pour contrôler la foule.“Si tous les catholiques accomplissaient leurs devoirs, l’Angleterre se convertirait au lieu de demeurer dans le panthéisme.Tout s’écroule excepté le catholicisme et seule jusqu'ici, la High Church qui est une imitation du catholicisme dans le protestantisme, se maintient”.FEU L’ABBE DESIRE JEANNOTTE M.l’abbé Désiré Jeannotte dit La-hapelle, missionnaire en Colombie nglaise, avec résidence à Silver-on, est décédé à Montréal ce malin, à l’âge de 65 ans, à la demeure le son beau-frère, M.Napoléon La-berge, 9!) rue Bérard.Les funérailles auront lieu à Val-leyfield mardi, le 11 du courant, à l(i heures.Un “libéra” sera chanté à l’église Saint-Irénée dans l’après-midi du 10 novembre à 2 heures 30, avant le départ du train pour Val-leyfield où la dépouille mortelle sera transportée à la cathédrale.Parents et amis sont priés d’assister à ces cérémonies, sans autre invitation.UN SERVICE TEMPORAIRE C’EST CE QUE LES ABONNES DU TELEPHONE DE L’ECHANGE “MAIN” AURONT DES LUNDI.L’étendue des dommages causés au tableau distributeur du téléphone Bell, par l’incendie de mercredi dernier, n’a pu être évalué que jeudi soir, lors du déblaiement des fils carbonisés.Les dommages sont plus élevés qu’on ne s’y attendait.Il faut plus de cinquante mille pieds de fils, de sorte que les travaux ne pourront être terminés avant trente jours.Cependant, la compagnie, afin de subvenir aux mouvements causés par le non-fonctionnement des appareils téléphoniques, a décidé de donner un service temporaire.Il y a dans l’échange Main plusieurs centaines de lignes du .réseau venant des autres bureaux et prêtes à être mises en communications avec autant d'abonnés.La compagnie, se propose d’utiliser ces lignes pour assurer un service qui sera répandu dans toute la superficie du Main.Ce système n’assurera la communication qu’à quelques centaines des treize mille abonnés.Chacune de ces lignes devra être considérée comme un téléphone pour servir le public en général.L’installation ne sera faite qu’à cette condition.Le service local de ces instruments sera donné gratuitement à tous les abonnés, mais ils devront ne les utiliser que dans les cas de nécessité seulement, car les demandes seront si nombreuses qu’ils seront de peu d’utilité.Les abonnés de l’échange “Main” recevront une compensation pour la période de temps pendant laquelle ils lurent été privés du téléphone.Une réduction sera faite sur les comptes trimestriels envoyés à la fin de jan-)ier.LE DR LORENZO LAMY M.J.Loremso Lamy eet au nombre le ceux qui ont tfubi récemment avec niccès leurs examens pour la pratiqua le la médecine.LES MARCHÉS PUBLICS DEUX AUTRES VICTIMES Qù Acheter Demain La cherté de la vie diminuera à Montréal, à mesure qu’on les augmentera” déclare un industriel.Un industriel do cette ville qui a lu hier dans le '‘Devoir” une interview sur les causes do la cherté de la vie, nous offre les remèdes suivants à ce mal de plus en plus inquiétant qu’est la cherté graduelle des denrées.“Le gouvernement fédéral," dit-il, “devrait consacrer des sommes considérables pour l’établissement d’une ferme-école dans chacun des comtés du Dominion.“En ce qui concerne les grandes villes, les gouvernements provinciaux devraient construire incessamment des routes voiturables, dans un rayon d’au moins trente milles autour de ces villes.“Les conseils municipaux — et je parle particulièrement pour Montréal — devraient multiplier les marchés publics.“C’est un fait reconnu, a-t-il ajouté, que notre seul grand marché public, le marché Bonsecours, est à ce point encombré, les jours de vente, qu’une foule de cultivateurs n’y peuvent trouver place pour la vente de leurs produits.La conséquence est que la culture maraîchère est négligée ou complètement abandonnée par plusieurs agriculteurs, parce qu’ils ne peuvent trouver un débouché facile pour leurs produits.“On oublie que le marché public est le grand intermédiaire entre le producteur et le consommateur de toutes les classes.“Le marché public est un obstacle à l'accaparement par certains gros commerçants de comestibles que ceux-ci peuvent conserver indéfiniment dans les entrepôts, tandis qu’au marché tout doit se consommer en une Journée.“Ce qui revient à dire que pendant que l’entrepôt frigorifique peut être un prétexte pour le renchérissement des denrées, le marché public est Tunique moyen laissé au pauvre pour s’approvisionner à bon marché.“Pourquoi ne multiplierait-on pas les marchés publics à Montréal?Pourquoi n’en établirions-nous pas aux quatre points cardinaux alin de Eerrnettre à toute la population d’en énéfïcier et aux cultivateurs de trouver un endroit convenable pour écouler leurs produits?“F.n 1880, avec une population de 150,000 âmes seulement, Montréal comptait deux marchés de plus qu’aujourd’hul, à savoir les marchés Sainte-Anne et Papineau.“La cherté de la vie,mais elle vient de ce que le capitaliste est plutôt porté à risquer ses capitaux dans des opérations minières ou industrielles, tandis qu’il pourrait les employer peut-être avec autant de profit dans des opérations agricoles.“La fièvre des affaires détourne de l’agriculture, une foule de gens qui y trouveraient leur profit en même temps qu’ils procureraient le bien-être et le bonheur à leurs semblables”.Une femme a été tuée par un tramway hier soir.— Une fillette est mortellement blessée.Le tramway a fait deux victimes hier.Gomme résultat, le cadavre d’une femme a dû être transporté à la morgue et une petite fille de 3 ans, Irène Lespérance, a été transportée à l’hôpital Notre-Dame, avec les deux bras et les deux jambes fracturées.La petite Irène, fille de M.Georges Lesperance, 93B Parlhenais, revenait de l’école, hier soir, vers trois heures, avec son frère Georges, âgé de 5 ans.Au moment où ils traversaient la rue Sa'intc-Catherine, au coin de la rue Parthenais, la petite fille fut renversée par un tramway et son frère eut juste le temps de s’échapper.L’ambulance transporta la blessée à l’hôpital Notre-Dame où les médecins constatèrent qu’elle avait les deux jambes et les deux bras fracturés, et qu’elle souffrait de lésions internes.Ce matin la malheureuse victime était encore inconsciente et les médecins ne conservent que peu d’espoir de la sauver.L’autre accident s’est produit hier soir vers 8 hrs 15 au coin des rues Mill et Riverside.Une femme qui n’a pas encore été identifiée fut renversée par un tramway de la Montreal & Southern Counties Railway qui revenait de Saint-Lambert, et fut tuée instantanément, la roue du véhicule lui ayant passé sur la tête.Personne n’a vu Taccident, excepté le garde-moteur.La défunte paraît être âgée d’environ 25 ans, elle a les yeux et les cheveux noirs.Elle était entièrement vêtue de noir.CURIEUSE OPERATION.A Thôpital Western, hier après-midi, on u pratiqué une curieuse opération.Un Italien du nom de Joseph Romaine, 22 ans, 18IB Chap-r.an, s’est fait remettre en place une oreille qu’il venait de se couper accidentellement.Romain travaillait à la réparation de l’église presbytérienne, au coin de l'avenue Victoria et du boulevard Westmount, lorsqu’il tomba d’un échafaudage de 25 pieds, et dans sa chute il eut l’oreille coupée par un cable d’acier qu’il rencontra.A Thôpital Western, où il fut transporte, les médecins lui remirent l’oreille en place, et ils se disent assurés du succès.A part cela Romaine ne souffre d’aucune autre blessure.—Un nommé Peter Gayhahan, est mort hier à Thôpital Général des suites d’une fracture du crâne qu’il s’est infligée en tombant dans une trappe sur le plancher en béton de la cave, à l’édifice du "Herald”.Le corps a été transporté ce matin à la morgue.—Un nommé Ernest Noël, 40 ans, 53 Sàinte-Emélie, est mort subitement hier après-midi, pendant qu’il travaillait a l’édifice Drummond, coin Peel et Sainte-Catherine.Le corps a été transporté à la morgue.L’IMBROGLIO MEXICAIN LE GOUVERNEMENT DE WASHINGTON RESTE DANS L’EXPECTATIVE.—UNE CONFERENCE ENTRE JOHN LIND ET SIR LIONEL CARDEN.Mexico, 8 — John Lind, représentant personnel de M.Wilson au Mexique, a eu u lie longue conférence ce soir avec sir Lionel Garden, ambassadeur anglais à Mexico.Ni l’un ni l’autre n’a voulu déclarer ce qu’ils s’étaient dit sur la crise diplomatique qui sévit entre les deux républiques.Il est probable que M.Lind prolongera son séjour dans la capitale.11 peut rester ici, d'après-certaines informations, jusqu’à ce que la question soit tranchée.Cette nouvelle confirme les prévisions que le général Hucrta est à la veille de donner une réponse définitive à la demande des Etats-Unis.Mexico, 8 — Tout en refusant d’admettre la faillite du gouverne* ment américain dans sa tentative de faire démissionner le président Huerta, M.John Lind, représentant personnel du président Wilson au Mexique, n’a pas manifesté beaucoup d’enthousiasme sur les développements que prend le différend mexicain.D’après ses prévisions, les négociations touchent à leur fin.Il n’y a rien eu aujourd’hui à Tambassade américaine de nature à faire croire que la situation actuelle dans le gouvernement de la république mexicaine, soit à la veille de changer, IT est possible que les Etats-Unis se décident finalement à adresser au général Huerta un ultimatum qui, cette fois, en sera un dans tout le sens diplomatique du mot.On croit que cet ultimatum sera préparé et adressé à temps pour mettre fin aux relations qui unissent les Etats-Unis et le Mexique, avant le 22 novembre, jour fixe pour l’ouverture du nouveau parlement mexicain.M.Lind n’a pas eu d’entrevue aujourd’hui avec aucun des membres de l’administration mexicaine.Son séjour dans la capitale ne sera pas de longue durée.M.Lind a eu une longue conférence aujourd’hui avec Nelson O’Snngihnessy, le chargé d’affaires des Etats-Unis à Mexico.Un commencement de crise financière a tenu la population de la capitale aujourd'hui.Les espèces sonnantes sont excessivement rares et plusieurs banques ont refusé d’accepter des billets émis par d’autres institutions financières.Tard dans la journée, M.Lind a eu une entrevue qui a duré deux heures, avec M.Lionel Garden, l’ambassadeur d’Angleterre à Mexico.ON ATTEND LA REPONSE DE HUERTA Washington, 8 — Le cabinet a discuté hier la 'question de l’attitude que prendront les Etats-Unis vis-à-vis le Mexique, si Huerta refuse de démissionner.La décision à laquelle en sont arrivés les membres du cabinet n’a pas été annoncée officiellement.La réponse du président provisoire du Mexique à la dernière représentation faîte par Washington n’a pas encore été reçue par le gouvernement américain.Ce dernier ne prendra aucune décision avant qu’une réponse définitive et précise n’ait été reçue de-Mexico.Le cabinet a étudié tous les aspects de la question, mais n’a pu en arriver à une conclusion, en raison de l’incertitude où il se trouve au sujet de ta réponse que donnera le général Huerta.Les dépêches de la presse annonçant que le président du Mexique allait certainement refuser de .se rendre à la demande des Etats-Unis, n'ont pas réussi à émouvoir le gouvernement américain.Ce dernier n’a pas reçu de communication officielle de Mexico, et il ne veut faire aucun commentaire avant d’en avoir reçu.Quelques membres du cabinet ont exprimé l’opinion que Huerta, dans la crainte de complications graves et dangereuses, donnerait sa démission et se retirerait, ainsi que le veulent les Etats-Unis.Mais on ne sait sur quelle base repose leur optimisme.Des dépêches ont été reçues de Berlin, au sujet du désir de l’Allemagne d’appuyer, de concert avec les autres pays.Taction des Etats- Unis au Mexique.Huerta démissionnera peut-être, lorsqu’il verra le gouvernement des Etats-Unis soutenu et encouragé par les autres puissances.Le secrétaire d’Etat Bryan et M.Wilson ne veulent pas discuter la question pour le moment.RUMEURS DE GUERRE New-York, 8 — Une rumeur disant que la guerre avait été déclarée au Mexique par les Etats-Unis, circulait hier soir à New-York.Plusieurs journaux américains ont annoncé cette nouvelle.La Presse Associée, après informations prises, Ta niée.LA CONTREBANDE DES MUNITIONS Nogales, Sonora, Mexique, 8.—Les “constitutionalistes” ont reçu hier une importante Consignation de munitions passée en contrebande à travers la frontière à Naco, dans trois wagons censés contenir du charbon, si on en croit des personnes arrivées ici de Cananea.Le charbon était consigné à la Ca-nanea Copper Company, mais les autorités de la compagnie ont refusé de le recevoir parce qu’elles ne l’avaient pas demandé.Les constitutionalistes ont déchargé les wagons en présence d’un grand nombre de personnes.LES VOIES DU GRAND-TRONC La commission des chemins de fer fixera bientôt la part que devra payer la Ville pour la construction du viaduc.LA GREVE DTNDIANAPOUS ELLE A ETE.REGLEE HIER SOIR —LES UNIONS NE SONT PAS RECONNUES.L’APPENDICE ET SON UTILITE IL NE DOIT ETRE ENLEVE QU’EN CAS DE NECESSITE ABSOLUE.Paris, 8.—L’appendice n’est pas un organe inutile, signe de dégénérescence, comme on l’avait tout d’abord supposé, mais une glande absolument nécessaire et on doit y regarder, à deux fois avant d’en faire faire l’ablation.Tel est l’avis du docteur Perrier, qu’il vient d’émettre dans un rapport présenté à l’académie des sciences.Un autre savant français bien connu, mort tout dernièrement, le docteur Lueas-Champion-nière.avait déjà dit, dans une communication à l’académie de médecine, que cet organe avait plus de valeur qu’on ne lui en accordait acluellement, mais n’a pu dire quelles étaient les fonctions de cet organe si petit et resté si mystérieux.Le rapport du docteur Perriar est basé sur les études faites par le docteur Robinson.Ce dernier avait conservé les sécrétions muqueuses provenant d’un grand nombre d’appendices que Ton avait enlevés dans les hôpitaux.il en prépara un sérum qui, essayé sur les animaux, eut pour effet de stimuler les mouvements contractifs de l’intestin.Aussi, le docteur Robinson est-il convaincu qu’on ne peut couper l’appendice sans nuire sérieusement au fonctionnement de l’intestin.Cependant, il reconnaît l’opération nécessaire quand la glande est devenue gangréneuse ou se trouve en mauvais état.On croit que la commission des chemins de fer réglera bientôt la question de la part que devra payer la ville pour Télévaiicn des voies du Grand-Tronc, de la gare Bona-venture à la Pointe Saint-Gha.les.La commission veut savoir si la ville préférerait donner tout de suite une somme ronde ou payer seulement sa part quand les travaux seront terminés.M.G.B.McLeod, ingénieur municipal en charge des voies de transport, a fait des rapports dans lesquels il dit qu’il faudra élargir le tunnel de la rue Wellington à 60 pieds et construire un tunnel à la rue Dominion, pour remplacer la passerelle.M.McLeod estime le coût des travaux à $5,500,000 et la compagnie le .fixe à $5,760,000.Me Laurendeau, dans un rapport aux commissaires, est d’avis que la Compagnie des Tramways devrait payer une partie ide la dépense parce que ses votes croisent celles du Grand-Tronc à plusieurs endroits.AUX ASSISES LA LUTTE SCOLAIRE DANS L'ONTARIO Le Cerclu Paroissial de Uachino a envoyé le -télégramme suivant au président de la commission des Écoles Réparée» d’Ottawa : M.Genest, Président,, Commission Scolaire Catholique, Ottawa.Sincères félicitations pour votre vaillante attitude.Combattez sans cesse, la cause est sacrée, la victoire est assurée.Nous somme» avec vous de tout cœur.Cercle Paroissial de l ">•-tre sur la personne de Christopher Atakos, en lui infligeant, le 1 octobre dernier, des blessures graves à la tète, au moyen d’une barre de fer.L’accusé travaillait dans un restaurant de la rue Saint-Laurent.Le plaignant, d’après les témoignages, lui aurait fait des insultes et des menaces qui l’auraient porté à se vengeV en le frappant brutalement.Me De Lorimier, au cours de son plaidoyer,a surtout insisté sur ce fait que l’accusé pour en agir de la sorte, avait été provoque par le plaignant.Et les jurés, à la suite d’une assez longue délibération, de rendre un verdict de “coupable seulement d’avoir infligé des blessures graves”.Indianapolis, Ind., 8.— La grève des employés des compagnies Indianapolis Traction and Terminal” a été réglée tard, hier soir, grâce au travail efficqge du Gouverneur Samuel M.Ralston.Le bureau d’arbitrage a donné gain de cause aux grévistes dans leurs demandes.On ne parle pas cependant de la reconnaissance de leurs unions’dans le contrat de règlement- Le service des tramways électriques sera en pleine opération d’ici à 12 heures.Tous les employés grévistes seront ré-engagés avec droit de priorité sur les briseurs de grèves.Les questions de salaire, heures de travail et nouvelles lois sont référées au bureau des utilités publiques.La fin de la grève renvoie à leur foyer 2,000 soldats de la Garde Nationale appelés sur les lieux hier, par ordre du gouvernement.La grève a duré six jours, et a causé la mort de quatre individus.MONTREAL, CAPIÏALE DE LA PROVINCE Londres, 8.— Sous le titre “Canada Revisited”, un correspondant du “Tablett”, Torgane catholique ici, dit ce qui suit : “Cela fait partie de Tiro-nie des choses que bien que Montréal soit la métropole commerciale du Canada et la plus grande ville du Dominion, elle ne ligure pas comme capitale de la province.Quoique Québec soit la capitale, c’est vers Montréal que tous les yeux des Canadiens se tournent, car Montréal est le centre de la vie nationale.L’auteur de l’article démontre que la population urbaine dans tout le Canada augmente plus rapidement que la population rurale, et ainsi Lloyd George est à son aise pour dire que Teneombrcnient des villes anglaises est le résultat de la loi agrai-le.Les entreprises écossaises et Tin-dustrie française, continue l’auteur, ont marché la main dans la main pour permettre à Montréal de réaliser tous ses désirs.UNE RUDE TRAVERSEE Londres, 8.—Le “Montcalm”, de la ligne CJ’.R., est arrivé à Avonmouth, hier.Le capitaine a déclaré que la traversée avait été des plus rudes.Le martinet d’artimon a été brisé et une chaloupe de sauvetage emportée par une vague.En tombant, le martinet a frappé plusieurs boîte® dans lesquelles il y avait du phosphore.Un incendie s’est déclaré et n’eût été la promptitude avec laquelle les matelots jetèrent les boîtes enflammées à la mer, la cargaison entière et peut-le paquebot eût passé au feu.Qued-ques-unos des hommes ee sont infligé des brûlure» cuisantes.M.T.W.CROTHERS CHEZJÆS OUVRIERS Le ministre du travail a rendu visite hier soir aux représentants des différentes unions ouvrières de Montréal, au Temple du Travail.Le ministre a déclaré que le gouvernement serait inexorable envers les fauteurs de troubles comme dans le cas de Vancouver il y a quelques mois.“Le gouvernement, dit-il, est disposé à donner tout l’appui possible aux ouvriers afin d’améliorer leur sort et de leur obtenir un meilleur traitement de la part des patrons, mais la loi doit être suivie et respectée.” LES ELECTIONS A TERRENEUVE Saint-Jean, Terre-Neuve, 8.—De violents orages om retardé l’arrivée des boîtes de scrutin des districts éloignés.Sir Robert Bond, M.Cliff et M.Jennings ont été réélus par des gro&es majorités dans Twillin-gate; leurs adversaires ont perdu leurs dépôts.M.Moulton, candidat ministériel, a remporté Burjeo par une faible majorité.Les rapports jusqu’à date donnent à Morris 20 et 14 à Bond.Il reste encore deux localités dont on n’a pas de nouvelles.Le ministère Morris a maintenant une bonne majorité de gouvernement.DEUX VAGABONDS Deux vagabonds, Osias Haskell et John Raleigh, ont comparu hier après-midi en cour de police et ont été condamnés à six mois de prison par le magistrat Lanctôt, pour vagabondage.Haskell est un repris de justice, et lors de son arrestation il avait de la cocaïne en sa possession.PAS D’ANNEXION La Ligue des Citoyens de Verdun avait convoqué une assemblée des habitants de la ville à l’Hôtel de Ville, hier soir, pour discuter le projet d’annexion ae Téchcvin Emard, de Montréal, qui aurait, prétend-on, mis l’affaire en branle pour se venger du conseil qui lui a refusé des améliorations sur ses terrains.Plusieurs personnes ont pris la parole et tout le monde s’est prononcé contre l’annexion.SIR MAX AITKEN NE VIENT PAS Londres, 9.-—Sir Max Aitken, qui devait partir aujourd hui pour le Canada, a remis indéfiniment son voyage- MORT D’UN VIEUX JOURNALISTE Ottawa, T — John Lows, ancien sous-ministre de T agriculture est mort ici, hier soir, dans sa SOème année.De 1850 A 1870, il fut rédacteur en chef et propriétaire de la “¦'Gazette” de Montréal.U entra cette année-là au service du gouvernement comme officier du recensement et devint plug tard sous-ministre de l’agriculture.(Enregistre conformément A la loi du Parlement du Canada, par L.-P.Deslongchamps, au Ministère de l’Agriculture) ¦l N.-G.Yaliquette LIMITEE Brand Magasin da Meubles 471-477 Ste-Catherine Est Couvertures et Douillettes Voici enfin les froids et Tun songe aux chaudes couvertures de lit.Notre étalage actuel de couvertures et de douillettes ravira toutes les bonnes ménagères parce que les valeurs sont un peu meilleures que d’habitude et les dessins et les quali-lités de beaucoup supérieurs à tout ce que nous avons vu depuis plusieurs saisons.Demandez à voir nos couvertures 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est fort avantageusement connu des deux côtés de l’At (intique.On dit aussi que M.W.D.Grosset, un autre Ecossais qui fait partie du personnel du Pacifique Canadien depuis vingt ane, remplira à Anvers la vacance créée par le départ do M.McNeil.M.Grosset a été pendant plusieurs années le bras droit de M.G.MoL.Brown au bureau-chef de la compagnie à Londres.-d- MME BEEMER ACQUITTEE Un verdict de non coupable a été rendu en faveur de Mme Beemer, de Woodstock, accusée du meutre de son mari.Un message télégraphique reçu au moment où nous allions sous presse hier nous a fait écrire le con- i traire.DISPARITION D’UN ' NAVIRE CHARBONNIER On n’a pas entendu parler du “Bridgeport”, vaisseau de la “Dominion Coal Co.”, depuis son départ de Sydney, il y a lie semaine.Il était dû à Montréal mardi dernier.Le “Bridgeport” a été construit l’an dernier à Sunderland.Il a une capacité de 11,000 tonnes.On croit à la Compagnie que ce retard doit être attribué à quelque accident survenu à sa machinerie.DECES Terrebonne, le 6 novembre i.ho, est décédée Daine Joséphine Rodrigue, épouse de feu J.p, R.Masson.Les uiné-rniil's auront lieu lundi le 10 courant, à il) heures a.in., A l’église paroissiale.Parents et amis sont priés d’y assister sans aube invitation.l’REVOST.L.Coyteux, médecin d’Ottawa décédé h Saranac Lake, N.Y., à l’Age de 61 ans et nui! mois, le il novembre courant.La dépouille mortelle arrivera de Saranac Lake a Montréal A 10.10 heures, samedi matin par in gare Windsor, d’où elle sera trnnsiiortéc pour la journée A la maison H.Bourgie, 1,0 rue Craig Ksi.Le convoi funèbre miittera la maison H.Ilourgle pour a gare Vigor A 3.13 heures, samedi après-midi.Les funérailles auront lieu à Snint-JérA-mo, le lundi matin, 11) novembre A 10.30 heu-res après I arrivée du train qui quitte Montreal, gare Vigor A 8.4« heures du matin.LA VIE CHÈRE : CA USES, OPINIONS, REMÈDES—Qu9on ne manque pas de lire, ce soir, F enquête du NA TIONALIS TE sur cette question de la plus vivante actualité—ainsi que les dernières nouvelles du monde entier.
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