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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 19 novembre 1913
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1913-11-19, Collections de BAnQ.

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VOLUME IV—No.270 MONTREAL, MERCREDI 19 NOVEMBRE.1913 UN SOU IT, NUMERO ABONNEMENTS : Édition Quotidienne t CANADA ET ETATS-UNIS $3.00 UNION POSTALE.$6.00 Édition Hebdomadaire : CANADA.$1.00 STATS-ÜNIS .$1.60 UNION POSTALE.-,.$3.00 LE DEVOIR Rédadtion et 7 U RUE MO ?¦ ¦?» TÉLÉPHONES : ADMINISTRA RÉDACTION i ^ libration ; ^UES %?- y* iO 5 é % Jin 7461 Main 7460 Diredteur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! L’ENSEIGNEMENT DE L’HISTOIRE UNE CHAIRE D’HISTOIRE Uu journal bien intentionné, le Bien Public, des Trois-Rivières, tout en félicitant le Devoir d’avoir donné à quelques professeurs l’occasion de faire connaître la vérité sur l’enseignement de l’histoire dans certains collèges, fait observer qu’en écrivant “ces réflexions par trop sévères”, “M.Bou-rassa n’a fait que redire ce qui se dit couramment un peu partout”.Si l’auteur de ¦cet article veut dire que j’ai répété une accusation sans fondement, et que mes correspondants en ont démontré l’entière inanité, c’est une façon par trop sommaire et dogmatique de disposer de la question.D’abord, quant au passé, quant à l’époque où se sont formés tous les hommes publics d’aujourd’hui, MM.Groulx et Chartier, loin de démontrer que j’ai parlé à faux, confirment entièrement mon allégation.Que dit M.l’abbé Groulx?" Vous apportez, comme preuve de votre assertion, l’ignorance dé- concertante de la plupart de nos législateurs et de nos magistrats en matière de droit constitutionnel.Et certes, cette ignorance est indéniable, et il est permis à chacun, de la constater trop souvent pour la pouvoir mettre en doute.Et elle s’explique, partiellement du moins, par l’insuffisance presque absolue de l’enseignement de notre histoire, il y a trente, vingt et même dix ans.Si j’osais apporter mon propre témoignage, je vous avouerais que, sorti du collège vers 1900, je n’emportai pour tout bagage de cette espèce que le fruit de mes lectures personnelles sur l’histoire canadienne.J’ajouterai même qu’avec tous ceux de ma génération, j’avais peut-être éprouvé plus que de la tiédeur pour une histoire qu’on nous faisait apprendre dans un manuel des écoles primaires—assez mal fait du reste—et que nous traitions avec un peu moins de respect que les annales des Ninivites et des Babyloniens.Ce témoignage, M.l’abbé Chartier le corrobore sans réserve: Nous l’avouons : avant 1891, avant 1900 même, les faits et gestes de Sémiramis, d’Alexandre, de César et de Napoléon, nous étaient bien plus familiers que les exploits militaires de Salaberry, de Montcalm et de Dollard, que les prouesses parlementaires des Bédard, des Lafontaine et des Cartier.Mais aussi, qui eût cru, alors, que nos annales eussent de quoi séduire le coeur des petits Canadiens?Qui eût pensé à en faire un instrument d’éducation?Entendait-on parler beaucoup du Canada à l’école primaire?L’étonnant, c’est que les collèges n’eussent pas emboîté le pas.Voilà des “réflexions” pour le moins aussi “sévères” que les miennes.Elles impliquent le loyal aveu que l’enseignement de l’histoire a été, jusqu'à ces dernières années, déplorablement défectueux dans les collèges.Du reste, elles font ressortir davantage les réformes et les progrès accomplis.Est-il étonnant que, jugeant l’arbre à ses fruits, les Canadiens de quarante ans et plus, pris par les exigences du travail quotidien, fassent encore des “réflexions sévères” et “répètent” ce qu’on l’on pouvait dire de très vrai sur des méthodes d’enseignement dont on leur a laissé ignorer les transformations et qui n’ont pas encore produit leurs fruits dans la vie publique et la société?* * * C’est avec un vrai bonheur que je réforme volontiers mon jugement sur l’enseignement actuel de l’histoire dans les collèges où les méthodes signalées^par ces professeurs sont en vigueur.Mais ceci ne touche qu’à l’un des aspects de la question, telle que je l’ai posée.J’ai parlé des lacunes de l’enseignement historique, en fonctions des problèmes nouveaux qui surgissent; et i’ai signalé ces lacunes non-seulement dans les collèges, mais dans les maisons d’enseignement supérieur également, c’est-à-dire à l’université.Les lettres de MM.Groulx et Gélinas, les articles de M.l’abbé Chartier, pour réconfortants qu’ils soient par ailleurs, ne touchent pas à ces deux points, ou n’y touchent qu’indirectement.Ce qui m’avait inspiré cette réflexion, heureuse ou malencontreuse, c’est l’incapacité notoire de la plupart des Canadiens à comprendre et à résoudre la question si complexe des relations du Canada avec l’Angleterre et les autres possessions britanniques.*C’est dans ce sens que je parlais de “la connaissance des droits et des obligations du peuple canadien.” Une nouvelle école politique, fortifiée de l’appui de formidables intérêts financiers, a entrepris de transformer radicalement la base el Tobjectlf principal du patriotisme canadien.Elle s’efforce de démon-her aux Canadiens qu’ils ont envers l’Angleterre des obligations morales, constitutionnelles et matérielles qui leur font un devoir d’assumer des charges nouvelles et fort onéreuses.Cette “campagne d’éducation” se poursuit dans chacune des possessions britanniques, faussement appelées “autonomes”.C’est le problème le plus important qui se pose aujourd’hui dans tout l’Empire britannique.Quelles que soient la durée et les péripéties du débat, il ne peut aboutir qu’à Tune de ces deux fins: la -upiure du lien colonial, ou la réorganisation constitutionnelle de l’Empire.Tout le reste ne sera qu’expédient temporaire.Ce que je me demande, c’est si l’enseignement de Thistoire du Canada 'et de Thistoire d’Angleterre prépare nos jeunes gens des classes dirigeantes à envisager ce problème avec compétence, soit comme hommes publics et conducteurs d’hommes, soit même comme simples citoyens.Les observations de nos correspondants prouvent que Ton enseigne aux générations nouvelles à tirer de Thistoire les lumières qui leur permettent de comprendre les problèmes d’ordre purement national : origine de la Confédération, principe et fonctionnement de ion mécanisme politique, droits des minorités religieuses et des races au Canada, etc.Tl reste à faire le même travail pour expliquer aux citoyens de demain le mécanisme si complexe de l’Empire britannique, et leur faire connaître leurs droits et leurs devoirs de Canadiens à l’égard de l’Angleterre et de l’Empire.* * * Naturellement, pour cette partie de Thistoire comme pour les autres, ü serait absurde de prétendre que l’enseignement des collèges et des petits séminaires peut franchir les bornes des programmes d’enseignement secondaire.En rappelant cette vérité élémentaire, M.Tabbé Groulx a fait entendre, avec non moins de justesse que de discrétion, que Tétude de Thistoire, pour être complète, doit se poursuivre à Tun’versité.En est-il ainsi, chez nous?M.Tabbé Groulx se borne à dire: “Je ne connais point la valeur du cours de droit constitutionnel professé dans nos universités.” Moi non plus; mais si j’en crois les renseignements que m’ont donnés des universitaires, anciens et nouveaux, cet enseignement se borne aux motions strictement exigées pour les examens professionnels.Il est donné aux seuls étudiants en droit par un professeur de la faculté.On lui accorde une importance et une place fort inférieures à Tétude des codes.Du seul point de vue professionnel et procédurier, c’est juste: ces études ne sont guère propres à attirer des clients aux jeunes avocats.Mais si Ton considère l’université comme autre chose qu’une simple école préparatoire à la pratique de certains métiers déterminés et interdits au commun des mortels; si Ton voit avant tout, dms TUniversi-tè, la pépinière où se forme la classe dirigeante de la nation, on ne saurait méconnaître l’importance d’y donner un enseignement supérieur de Thistoire, de dévcloppér, mon seulement chez les futurs avocats, mais chez tous les jeunes gens, le goûtdes études propres à leur permettre de jouer leur rôle de chefs de société.Les universités anglo-canadiennes Font compris.Les unes sont devenues des foyers d’impérialisme.D’autres, au contraire, réagissent énergiquement contre les doctrines nouvelles — qui me sont, du reste, nu’une adaptation rajeunie de la vieille doctrine impériale héritée des Romains et pratiquée par l’Angleterre avant la Révolution américaine.Il est urgent que mous regagnions le temps et le terrain perdus et qu’il s’établisse, à PUniversité Laval ou en dehors de l’Université, une véritable chaire d’histoire,— où, bien entendu, Ton enseigne Thistoire vraie, sans souci des critiques et des objections des politiciens et des exploiteurs, qui redoutent par-dessus tout que de la connaissance des faits et des traditions se dégage une force qui résiste à leur emprise.Henri BOURASSA.DEMAIN : Un article de M.Henri Bourassa Sur l’enquête faite par M.Georges Pelletier sur l’immigration.BILLET DV SOIR.LE SIEGE DE QUEBEC LA RESISTANCE ONTARIENNELes enquêtes duuDevoir” (Chronique de 1945) .4u pirntemps de 1915, une révolte éclatait aux Indes et (Mus VA-frique-Sud.Les Indous voulaient anéantir le régime anglais dans la péninsule indoustane, et ce fut un carnage encore plus sanglant que celui qui eut lieu lors de la révolte des Cipages, au XIXème siècle.Au Natal et au Cap de Bonne-Espérance, les Noirs, les Chinois et les Indous, puissamment organisés, entreprirent contre la domination impériale une guerre auprès de laquelle celle du Transvaal, aux dernières années du XIXème siècle, semble un jeu d’enfaints.Vers la même époque, sir Edward Carson et les Ulsterites enflammèrent l’Irlande, portant même leurs armes jusque sur les côtes d’Ecosse.Un mois durant, la diplomatie anglaise redouta l’effondrement de l’Empire, sous la poussée des révoltes intérieures et d’une attaque extérieure par l’Allemagne.Mais les tentatives d’établissement d’une république teutonne, var les socialistes germaniques, occupèrent tellement Guillaume et son peuple que la marine allemande ne put porter à la rivale détestée les coups préparés depuis si longtemps.Pendant cette période sombre, le Canada, l’Australie et la Nouvelle-Zélande donnèrent tout leur appui à la métropole, et expédièrent des troupes aux Indes et dans Y Afrique-Sud.La révolte irlandaise, enfin, s’apaisa, grâce au prompt secours que des diplomates canadiens apportèrent A la Grande-Bretagne.Et, dans trois discours -estes célèbres jusque dans les bourgs les plus reculés d’Angleterre, d’Ecosse et d’Irlande, le ministre de la Justice, au Canada, endormit sur leurs armes les révoltés de l'Ulster.Cependant, l’atmosphère se chargea de nouveau, du côté du Canada, cette fois.Un matin, les autorités de l’Amirauté anglaise apprirent, par mar-conigramme, qu’un torpilleur, un sous-marin el un oetit croiseur remontaient le Saint-Laurent, sous le commandement du prince Albert de Monaco.Et, le lendemain, l’univers étonné savaii que les principautés de Monaco, de Sigmaringen, et les républiques d’Andorre et de Saint-Marin, par un coup d’audace, voulaient ensemble conquérir le Canada et se le partager, afin d’agrandir leurs territoires.Quand la dépêche parvint à VA-mirauté, Y escadrille ennemie avait forcé le passage de ITle-d’Orléans, réduit au silence les batteries' de Beaumont, où il n’g avait que six obus et un canon rouillé, et mis le siège devant la ville ie Québec, endormie sur son promontoire, mais qui s’éveilla aux premiers coups de carabine d’un détachement de dix-huit hommes de l’armée ennemie en train d’escalader la côte de la Montagne.La Grande-Bretagne, prise aux Indes et en Afrique-Sud, dut abandonner an Canada le soin de se défendre seul.La plupart de ses soldats se battaient aux Indes el sur le velt africain.Mais les Canadiens valides restés au pays organisèrent vite la défense.Et, pendant quinze jours, l’Europe fut stupéfaite de In défense héroïque de Québec.Dans son Histoire de la guerre dps principautés contre le Canada, tome XXVII, un écrivain anonyme, qu’on croit être le colonel L.-P.Pelletier, alors ministre des Postes, résume en ces phrases sobres l’histoire de cette défense qui fait penser à celle, non moins héroïque, de Ta-rascon, sous le général Bravida: “J’organisai la résistance.Dix mille hommes accoururent à ma voix.L’ennemi bloquait le fleuve.Il voulut envahir la vallée de la Rivière Saint-Charles.Je postai Coderre de ce côté, comme éclaireur.Ce fut un merveilleux projecteur électrique, qui découvrit toutes les tentatives de l’ennemi.Avec une flottille de six chaloupes de pilotes, Nantel, amiralissime habite, fit des prodiges, et mit à mal trois détachements de marins ennemis, qui formaient un nombre total de quatre hommes.Pâquet, chirurgien-major, eut quelques difficultés avec ses aides, qui voulaient badigeonner les plaies de teinture d’iode, tandis qu’il préconisait le sirop d’érable.Mais une expérience, proposée par Rainville, blessé dans une partie charnue de son noble dos par une balle ennemie égarée, prouva la science de ce pauvre docteur Pâquet, dont le zèle fut cependant méconnu.Le soir, la vo’ix mâle d’Albert Sévigny, qui montait la garde aux murs de la citadelle, et chantait lë Domine Salvum Fac Begem, portait l’épouvante au sein de la flotte embossée entre Québec et Lé-vis.Lespérance, d’habitude si ému, fut d’un sang-froid remarquable, ses marches savantes autour des fortifications restèrent légendaires, et firent rougir de dépit Armand La-vergne, à son retour des Indes où il prétendit s’être fait blesser en enlevant des drapeaux à l’ennemi.Comme si, des drapeaux, cela valait la peine d’être pris ou défendu ! Le soir, je me promenais autour des bivouacs, drapé dans lé manteau immortel de Cartier, et, nouveau Bonaparte, j’organisais la défense.Elle fut dure.Six fois.Vingt-trois régiments ennemis, composés chacun d’un homme, montèrent à Tassant, el six fois, nous les repoussâmes vers le fleuve.Une nuit, le sous-marin de Monaco fit sauter, hélas ! les travaux de la rivière Saint-Charles et le bassin de radoub de Lau-zon.Mais, un bon matin, nous vîmes la formidable escadre, humiliée d’une si vive résistance, lever l’ancre, et partir, dans la brume matinale.Nous avions trois morts et six blessés.Je décorai tous ceux-ci.Des calomniateurs ont prétendu que ceux-là s’étalent fait mourir, au club de la Garnison.Us sont morts de soif, sur les plaines d’Abraham, en héros, après une rude marche de deux heures, sans rien dans leurs gourdes.Ce fut une campagne héroïque 1” Et l’Empire, en 1923, élevait tin monument, à Québec, pour commémorer cette grande défense.Il portait cette inscription : "Au Lèonidas canadien victorieux, rival de Bonaparte en Egypte, et à ses soldats vaillants, l’Empire reconnaissant.” VIXERUNT! André VERBOIS.Elle sera plus énergique que jamais.— Un prochain congrès Ottawa, 19.—(Service particulier).—Les Canadiens-français sont plus que jamais décidés à résister énergiquement à la tyrannie scolaire.Au feu de la bataille et grâce à de loyales explications, les malentendus qui avaient pu surgir entre certaines per sonnes se sont dissipés et Ton se battra coude à coude pour la défense de la langue maternelle- Si, par hasard, le gouvernement ontarien refusait à la Commission des écoles séparés d’Ottawa te droit de le poursuivre en recouvrement de l’octroi qu’il vient de lui refuser, on verra à adopter de nouvelles tactiques, déjà prévues.11 est probable qu’un grand congrès canadien-français aura lieu au cours du mois de janvier.DIPHTERIE ET SCARLATINE Depuis près de trois ans, nous avons toutes les semaines, cinq ou six cas de variole, et la Ville a dû reconstruire son vieil hôpital de la rue Moreau.Pendant quelque temps, les journaux firent une telle sensation à ce propos, que tes associations industrielles et commerciales s’émurent et demandèrent aux autorités municipales de ne plus permettre qu’on annonçât les cas de variole au jour le jour.Pendant ce temps, bien longtemps même avant cette éclosion de variole, nous avions de la scarlatine et de la diphtérie.Depuis quelques semaines, le nombre des cas augmente dans des proportions alarmantes.Cependant la presse n’a jamais paru y attacher une grande importance.Pourtant, de l’avis de tous les médecins, l’endémie de variole que nous avons actuellement est insignifiante auprès de Péclosion de la diphtérie et de la scarlatine.Sans doute la variole est éminemment contagieuse, mais elle ne l’est pas plus que la diphtérie et la scarlatine.Au point de vue du traitement et tant que les mesures prophylactiques nécessaires seront prises, elle est bien moins dangereuse que les deux autres maladies et bien plus facile à traiter.La variole que nous avons est d’un type absolument bénin.Depuis près de trois ans, elle n’a amené que deux ou trois décès, tandis que les morts causées par la diphtérie et la scarlatine sont très nombreuses.La variole, du type bénin, convenablement traitée, ne laisse que peu de traces.La scarlatine est le plus souvent accompagnée de complications du côté du rein, du coeur et du cerveau, complications qui peuvent se faire sentir pendant La vie entière du patient.UN PROBLEME QUI DEVIENT AIGU Le régime imposé aux Indous par le gouvernement sud-africain et sa répercussion sur l’opinion publique aux Indes inquiètent évidemment le gouvernement impérial.On sait que, plutôt que d’obéir à la loi sud-africaine, les Indous, hommes et femmes, se Sont laissé mettre en prison.Le récit de leurs souffrances a tout de mite été tèlé-graphié aux Indes, et l’Angleterre I craint qu’il n’uit un effet grave sur I l’esprit de ses centaines de millions ;de sujets indous.Mais comment résoudre le conflit | d’intérêts qui se pose?Un iournal londonnien dit bien qu’en de pareilles circonstances l’intervention itn-j périale serait justifiable, mais de | quelle façon sera-t-elle accueillie par le gouvernement sud-africain?: Le conflit est aujourd’hui à l’état jaigu en Afrique-Sud, mais il se reproduit sous une forme ou sous une autre dans plus d’une autre colonie.L’Australie déclare qu’elle ne permettra sous aucun prétexte une im migration qui risquerait de modifier son caractère de colonie blanche.Sir Richard McBride, en dépit de son fervent impérialisme, fait un peu écho à ce sentiment.D’autre part, tes Indous, sujets britanniques, réclament le droit d’habiter librement à l’ombre du drapeau anglais, où qu’il flotte.Chaque loi coloniale risque d’avoir sa répercussion dans leur pays d’origine.Les hommes d’Etat britanniques sont aujourd’hui face à face avec Tun des plus graves problèmes qu’ils aient encore rencontrés.0.H.-» — - SUR LE PONT D’AVIGNON.Quant à la diphtérie, on connaît sa marche foudroyante.Le sérum de Roux, tout efficace qu’il est, ne sert pas à grand’chose s’il est donné trop tard.La marche de la maladie, si on ne la soigne pas à temps, dure de vingt-quatre à quarante-huit heures.Convenablement traité un diphtérique ne s’en tire pas à moins d’un traitement long et coûteux.Devant ces faits, ne semble-t-il pas qu’on ait accordé jusqu’ici beaucoup trop d’importance à quelques cas de variole, quand on en donne si peu aux trop nombreux cas de diphtérie et de scarlatine ?Il faut sans doute ne rien abandonner des précautions qu’on a prises pour empêcher la variole de se .répandre, mais, en même temps, il convient de ne pas s’endormir dans une fausse sécurité, quand le nombre des’ cas de scarlatine et de diphtérie approche de cent pour une seul» semaine.Hier, à Montréal, le tramway a tué un homme, en a blessé mortellement un autre, a causé de légères blessures à un troisième et deux autres personnes ont été à un cheveu près de leur mort, dans un accident survenu au cours de la soirée.Au train où ça va, M.Robert aura bientôt la ville de Montréal à lui tout seul.* * * Le Star publiait ces jours-ci des traductions anglaises de poèmes de Rabinadrath Tagore,le poète hindou auquel vient d’être décerné le prix Nobel.C’est un grand poète, si Ton en juge par les extraits de son oeuvre que donne le Star.La Colombie Anglaise ni TAfrique-Sud, et encore moms l’Australie, n’en ont pas un ¦:i puisse se comparer à lui.Et, toutefois, s’il voulait aller s’établir dans Tune de ces trois colonies anglaises, les lois lui en interdiraient l’accès, quoiqu’il soit sujet britannique.Un empire britannique où tous les sujets auraient des droits égaux est donc un rêve, dans les temps présents.* # * Fred.PELLETIER.LE CANAL DE LA BAIE GEORGIENNE La Patrie annonçait l’autre soir la nomination de M.Huntly Drummond au poste de président de lu commission d’étude du Canal de la Baie Géorgienne.Comme la plupart des primeurs que la Patrie sert de ce temps-ci à ses lecteurs sous des titres formidables, cette nouvelle n’a que le tort d’être entièrement controuvée.La commission n’est nas constituée et le choix de M.Drummond est un simple rêve.Mais l’incident sert à rappeler l’extrême négligence du ministère à s’occuper de cette question du canal de la Baie Géorgienne.Tandis qu’on donnait des contrats pour des millions, afin d’assurer la réfection du canal Welland, on se contentait de promettre la nomination d’une commission d’étude chargée de s’enquérir de la valeur économique du canal de la Raie Géorgienne.Et cette commission, on n’a même pas trouvé le temps, depuis six mois, d'en désigner le personnel! Si les citoyens de Montréal veulent que ce projet aboutisse un jour, ils feront bien de s’en occuper avec suite et ténacité.On n’est jamais si bien servi que par soi-même, dit le vieux proverbe.< Or H.“.Assurer la publicité com- plète des dépenses faites par les or-pimisations politiques, empêcher l’accumulation de fonds d’élections destinés à des fins de corruption, interdire que les corps publics, les entrepreneurs et les lanceurs d’affaires y souscrivent.” pro- mettait M.Borden à Halifax, le 20 août 1907.Comme tant de politiciens, M.Borden a promis, mais il n’a pas encore tenu.Quand rachètera-t-il sa parole?# * ¦* La Gazette écrit, ce matin, à propos du roi Ferdinand de Bulgarie : “Il a toujours gardé la foi protestante qu’il tient de son origine allemande, et sa femme est luthérienne de convictions profondes.” Le confrère peut avoir raison, quant à la tzarine de Bulgarie.Mais Ferdinand est de religion catholique romaine.Et c’est parce qu’il est catholique romain que Léon XIII le blâma d’avoir permis que son tout jeune fils devînt membre de TEgli-se grecque schismatique.# # * “M.Cochrane est-il ministre ou a-t-il démissionné ?” se demandent les journaux.On ne sait.Mais ce que l’on sait bien, c’est que MM.Coderre et Nantel devraient démissionner, uand même ce ne serait que ans l’intérêt de leur parti.•* # * Le Soleil écrit aimablement que “le peuple attend avec une brique et un fanal tous les prétendus professeurs d'indépendance et d’impartialité".Ca, c’est pour les nationalistes.On dirait vraiment que c’est M.D.A.Lafortune qui tient la plume 20 du courant, par le Cercle Melan-çon, est forcément remise au 4 décembre prochain.De,s empêchements survenus à la dernière heure sont cause de ce changement.Avis est donné aux personnes qui ont déjà acheté leurs billets, qu’elles n’ont pas à les échanger: que le,s billets datés au 20 novembre seront acceptés au contrôle le soir du 4 décembre.Le public est prié de se souvenir que cette soirée est organisée au bénéfice du Monument Lafontaine.Il reste encore de bons billets chez Archambault et au Monument National.ACCIDENT DE TRAVAIL Un nouvel accident s’est produit ce matin à l’édifice en construction de Joseph Versailles, rue Saint-Jacques.Un nommé Joseph Picard, 129 Wolfe, a été blessé assez grièvement au cou et à la tète par la chute d’un lourd madrier.Le blessé a été transporté à 1 hôpital Notre-Dame, mais il a pu retourner chez lui après avoir été pansé.EXPLOSION DE GAZOLINE Un nommé Fabien Parizeau, 18 ans, 8 Sainte-Elisabeth, apo'renti-électricien, a été transporté ce matin à l’hôpital Notre-Dame vers 10 hrs 45, par suite de brûlures reçues dans une explosion de gasoline à un garage de la rue Saint-Denis, coin Ontario.NOUVELLE FABRIQUE ______DE BETON (De notre correspondant) Québec, 18.—Une compagnie vient d’être formée à Saint-Joseph de Beau-ce, pour faire la fabrication du béton sous toutes ses formes, et spécialement des tuyaux de drainage.Elle a obtenu son incorporation sous le nom de : “La Compagnie de Béton Limitée”.ACTIONNAIRES DE L'HOTEL WINDSOR Les directeurs et officiers de la compagnie de l’hôtel Windsor ont été réélus, hier, à Tassemblée annuelle des actionnaires de la compagnie.Cette élection met fin aux rumeurs qui voulaient que des changements importants fussent faits dans le bureau de direction.Par suite du nombre considérable d’actionnaires qui assistaient à Tassemblée annuelle, celle-ci n’a pu avoir lieu dans la salie ordinaire et on dût utiliser une des grandes salles de banquet.L’assemblée a été remarquable par les critiques vigoureuses qui ont été faites par quelques-uns des actionnaires, à propos du fait qu’aucun rapport imprimé des affaires de la compagnie n’avait été distribué aux actionnaires.Les protestations ont été dirigées par M.J hn Michaels qui proposa, à la fin de son discours, que Tassemblée fût ajournée au 2 décembre prochain ou aux jours suivants, et qu’une semaine au moins, a\nnt cette date, on remette aux actionnaires, une copie imprimée du rapport financier de la compagnie.Le rapport annuel du président explique que la faiblesse des recettes est principalement due à la diminution considérable des voyageurs dimi-’ nution que Ton a constatée dans tous les hôtels du monde entier.Des dépenses importantes ont été faites pour réparations ordinaires et pour amélio-raions.Les officiers et directeurs de la compagnie sont: MM.Henry Joseph, président, F.L.Wanklyn, vice-président, Chs.Cassils, Selkirk Gross, Norman Dawes, J.M.McIntyre, Herbert MoLson, secrétaire et contrôleur, M.John Davidson.-4- VOL DE $25,000 EN LINGOTS D’OR Paris, 18.— Des voleurs faisant partie d’une bande internationale, ont réussi à s’emparer de lingots d’or évalués à 100,000 francs.Les dits lingots faisaient partie d’un envoi de cinq millions de francs, qui est arrivé à Paris, jeudi dernier.Le vol a été commis durant le trajet de Constantinople à cette dernière ville.Ce n’est qu’aujourd’hui que lés journaux ont donné sur ce vol les pre miers détails.Ce chargement d’or était envoyé par la Banque Impériale Ottomane de Constantinople à la Banque Ottomane à Paris.Les lingots étaient renfermés dans quarante caisses, cerclées de fer et scellées.A leur arrivée à Paris, rien ne semblait avoir été touché, mais quand on compta les lingot® à la banque, il manquait cent mille franc®.Chaque caisse avait été scellée à nouveau aux frontières traversées, et la police française affirme que le vol n’a pas été commis sur le territoire français.LA NOUVELLE EGLISE DE SAINT-ROCH CP» notre eorreenonaant) Québec, 18.—Le montamt des souscriptions volontaires versées jusqu’ici, pour la construction de la nouvelle église de Saint-Roch, se chiffre à $1.2,-000.Dans la première journée dè visites à ses paroissiens, M.le curé Lagueux a recueilli, hier, la somme de $10,000.DANS LE Monde Ouvrier 12 M.VERVILLE EN DEUIL.M.Alphonse Verville, député ouvrier de la division Maisonneuve vient d’avoir la douleur de perdre sa mère, née Pamela Leduc, décédée hier, à Saint-Jérôme, à Tâge de 70 ans et 8 mois.Elle était mariée en secondes noces, à feu Stanislas Major.UNE GREVE EN AFRIQUE-SUD.* Capetown, Afrique-Sud, 18.— Cinq mille Indiens sont actuellement en grève à Durban seulement, et le mouvement prend des proportions alarmantes.Mais les chefs des grévistes ont engagé ces derniers à ne se livrer à aucune violence.Cependant, il y a eu des émeutes dans les plantations de sucre.Le feu a été mis aux récoltes par les grévistes.LA FEDERATION AMERICAINE DU TRAVAIL.Seattle, 18.— L’élément progressif de la Fédération Américaine du Travail, a vu de ses propositions rejetées par la majorité de la convention.C’étaient deux amendements à la constitution, ayant trait au paiement des bénéfices de grèves.La première mesure aurait accordé au conseil exécutif le po-uvoir discrétionnaire d’autoriser le trésorier de faire certains octrois aux unions nouvellement organisées, dont les membres auraient perdu leur position pour avoir organisé ces unions.La seconde proposition substituant le mot “le pouvoir” au “pouvoir discrétionnaire’'’.Le vote fut de 69 à 113 et de 74 à 142.Les avocats de ces amendements ont cité comme exempte, la constitution des Industrial Workers of the World.Le président Gompers, opposé à la mesure, a déclaré que si elle était adoptée, le trésor ferait banqueroute, même s’il disposait de tout Tor du trésor des Etats-Unis.LES COOPERATIVES.M.Hilton, gérant du département d’épiceries de la “British Canadian Cooperative Society”, des mines de Sydney, Nouvelle-Ecosse, vient d’acheter une propriété de $3,000 afin d’ouvrir une boucherie coopérative dans la région.CE SOIR: Réunions ouvrières.Electriciens, Local 463, à la salle Coloniale, No 325 rue Clark.Conseil de District des charpentiers menuisiers.Union des cigariers.Union des forgerons.Union des latteurs en fer.L’ACCIDENT DE U MINE ACT0N Acton, Alabama, 19.— De bonne heure, ce matin, on a retiré .six mineurs encore vivants de la mine No 2 qui a fait explosion hier.De plus, on a trouvé les cadavres de seize hommes.On croit qu’il en reste encore de dix à vingt sous les décombres.Neuf des victimes ont été identifiées.A une heure, ce matin, ceux qui font les fouilles ont trouvé sept cadavres à la sixème entrée de la mine.On n’a pu identifier aucun d’eux.Les recherches continuent sans trêve.L’opinion est assez générale que plusieurs hommes sont encore vivants de l’autre côté d’un mur que l’explosion a fait écrouler.CHEZ LE CORONER Le jury a rendu un verdict de mort accidentelle, à l’enquête tenue par le coroner sur la mort d’Edmond Cou-lombe tué par un train de fret à la traverse de la rue Sainte-Emélie.Le coroner a disposé sans l’aide du jury du cas de Pierre Picard qui s’est suicidé, hier après-midi, au moment où Ton l’arrêtait pour meurtre.On a transporté, ce matin, à la Morgue, une jeune fille de 26 ans, Rosa Morris, 376 Lagauchetière Ouest, morte empoisonnée, croit-on.Le coroner tiendra une enquête.La victime de l’accident de tramway d’hier soir, a été identifiée ce matin.à la Morgue.C’est un nommé Patrick Mullin, 38 ans, 354 rue des Seigneurs.SOIREE DE GALA DES ETUDIANTS EN MEDECINE Contrairement à ce qu’annonce certain quotidien, la soirée de gala des E.E.M., avec Thaïs, au programme, n’est pas le 13 décembre, mais le 29 novembre.Les amis des E.E.M., voudront bien prendre note que les billets sont en vente dès maintenant, à l’Université Laval, par le président des E.K-M., J.B.Mandeville, et par les E.E.M.Lundi prochain, les billets non vendus seront retournés au His Majesty’s.Pour renseignements, s’adresser a J.B.MANDEVILLE, Université Laval LES CONSERVATEURS DANSLANARK-SUD Smiths Falls, Ont., 18.—La convention annuelle de la South Lanark Conservative Association, qui avait été retardée à cause de la querelle qui existe entre le Dr Hanna, de Perth, le candidat de la convention, et le colonel Ba'lderson, de Perth, candidat conservateur indépendant, a eu lieu aujourd’hui.Une foule considérable assistait à la réunion.Une résolution, demandant urne nouvelle convention pour le choix d’un candidat a été rejetée.VT CT HOLA IX Acajou ou.chêne, $65 Noel n’est pas trop éloigne pour que vous vous occupiez aujourd’hui même de ce Victrola “La Voix de son Maître" Vous ne sauriez choisir un Cadeau de Noel plus approprié pour votre famille que le Victrola, qui vous distraira toute l’année.“La Voix de son Maître1’ Allez à Tun de nos trois Magasins de Montréal entendre votre musique favorite sur le Victrola ou si cela vous dérange d’y aller, nous serons heureux de donner dans votre propre maison une démonstration de n’importe quel instrument que volis désirerez.Les Victrolas coûtent de $20 à $300 et sont vendus avec facilites de paiement (à partir de $1 par semaine) si désiré.Les Registres Doubles Victor delOpouc.es coûtent 90c.Deman.dez notre catalogue donnant la liste de plus de 5000 Registres Victor.Toujours en mains le plus grand choix de Registres Français par les Artistes Français les plus célèbres BERLINER GRAM-O-PHQNE 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Lavi-modière, P.Proulx et R.Neault, tous conseillers dans le gouvernement provisoire, établi par Riel au Fort Garry.: M.Tabbé Bouillon officiait, accompagné de MM.les abbés Kessler et Demaree.Mgr Béliveau et Mgr Dugas assistaient au serviec funèbre.Après la cérémonie, les membres de l’association des Métis sont allés au tambeau de Riel.Parmi les autres personnages qui assistaient au service funèbre se trouvaient Thonorable Joseph Bernier, ministre dans le cabinet Roblin, l’ex-maire Bleau et MM.Joseph et Alexandre Riel.POUR TOUS ’ -VOS TRAVAUX fiÿ «¦ •I TOUI voqlM •voir un «image «nignl et bie» (ait, donaez voè command*! au DEVOIR M »?TIa ST-JACQUES Tfl.Mais 7461 POLAIRE Se vante d’être la femme la plus laide de Paris, mais elle se vante aussi d’être la plus chic, aussi, lors de son passage ici, est-elle allée se faire chausser chez le bottier en vogue, Thomas Dussault, 281 rue Sainte-Catherine Est, parce qu’elle savait y trouver ce qu’il y a de plus beau.r -4- COMTESSE ALLEMANDE ACCUSEE DE FRAUDE ET D’USURE.Berlin, 19.—“Pussy” Uhl, fille d’un tailleur de Frankford, qui a réussi à s’appeler la comtesse Von Trenberg, en achetant au prix de $6,250 ses titres du comte Von Trenberg lui-même, devenue son mari, a dû subir son procès, hier, parce qu’elle est accusée de fraude et d’usure.Cette cause promet d’être célèbre, étant due à la vie d’aventures qu’a menée la comtesse depuis quelques années.MARIAGE MCGOWAN- TRUDEAU I - Le mariage de M.J.Claver Trudeau, notaire de Beauharnois, avec Mademoiselle Louise McGowan, fille de M.et Mme Edouard McGowan, de Sainte-Martine, comté Châteauguay, sera célébré à Sainte-Martine, le 24 courant.Aussitôt après le mariage, les époux se rendront à New-York, où il® s’embarqueront pour un voyage de quelques mois en Europe.L'AVIATEUR CHEVILLARD Bue, France, 18.—Maurice Chevillard, le célèbre aviateur français, a établi un record aujourd’hui, en bouclant la boucle avec un passager dans sa machine.Il a accompli cet exploit à doux reprises, et ce fut un succès, tout comme si Chevillard eût été seul dans l’aéroplane.UNE IDEE DE LA MODE DU JOUR ESPAGNE ET MEXIQUE Madrid, 19.—S’il faut en croire un article publié dans lN‘Imparcial”, l’Espagne devra s’abstenir de prendre part au conflit du Mexique.Le journal en question dit qu’il appartient aux Etat-Unis seuls de résoudre le problème.Une ptneie de ceci et une ouitlérée de cela, toute la Journée, gâtent l’appétit et affaiblissent la digestion.Remettez votre estomac â son état de santé, en prenant les Tablettes Na-Dru-Co contre la Dyspepsie après chaque repas— et abandonnez “cette habitude de tout goûter.” ^ Les Tablettes Na-Dru-Co contre la Dyspepsie sont les meilleurs amis connus de ceux qui souffrent d’Indt-gestton et de Dyspepsie.50o.la boîte chez votre Pharmacien.Elles sont composées par la National Drug and Chemical Co.of Canada, Limited.149F 440.—Pardessus pour R arçon, 7 grandeurs) 1, fl, 8, 10, 12, 14, 10 ans.Muterlaux 1 verge 8-4 en 42 pour 6 ans, 0 verges en 27 pour 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