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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 25 novembre 1913
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1913-11-25, Collections de BAnQ.

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VOLUME IV—No.275 UN SOU LE NUMERO MONTREAL, MARDI 25 NOVEMBRE, 1913] I ABONNEMENTS Édition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.UNION POSTALE.Édition Hebdomadaire : CANADA.ETATS-UNIS .UNION POSTALE.„ , *.LE DEVOIR Rédaction et 71a RUE MON TÉLÉPHONES : ^iétration : \ V%MES X ^ %, ADMINISTRATION .ca«n 7461 RÉDACTION Main 7469 Diredteur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! ! f v.s LOUIS VEUILLOT L’Université Laval fête ce soir en Veuillot l’homme et le catholique.| Journalistes, nous avons le devoir d’adresser un hommage spécial à la Linémoire du plus illustre de nos confrères.Veuillot a été d’abord et surtout un journaliste.11 n’a même été que cela, pourrait-on dire, et s’il lui est arrivé de faire des livres, c’est qu’on lui refusait alors le droit de faire'un journal.Ses plus belles oeuvres: Home pendant le Concile, Paris pendant les deux sièges, les Libres Penseurs, ne sont’que des recueils d’articles; les volumes mêmes qu’il a écrits d’un seul jet, si l’on en excepte deux ou trois, ont l’allure de ses J articles.Lisez les Odeurs de Paris et vous sentirez que Veuillot, con-damné au silence par le gouvernement impérial, devait se soulager en griffonnant chaque matin la page qu’on lui défendait de porter toute ^chaude à l’imprimerie.* * * * Il a connu la misère de son métier, il l’a exprimée en des termes d’une incomparable éloquence.“Le plaisir d’écrire est perdu, disait-il un jour.Le plaisir d’écrire, c’était de vivre avec une pensée, de la mûrir, de la vêtir, de la faire forte et belle.Cette joie allégeait toute peine.” Et il continuait: “Nous n’en sommes pim là.Une idée vient.' Est-elle creuse, est-elle féconde: peu importe.On l’étire ou on la rogne à la taille d’un article; on la badigeonne d’un grossier vernis, on la jette sur 5a feuille volante.Et maintenant, feuille volante, envole-toi.” Mais si l’artiste sentait tout ce que lui enlevait de jouissances son métier, il en savait aussi la beauté et il s’écriait: “Quant aux joies de l'art perdues, les regretter un moment est légitime; se prolonger dans ce regret serait lâche.” La suprême grandeur de Veuillot, c’est d’avoir tout subordonné, même les joies de l’art, à la défense de son idéal.Honneurs, titres, fonctions, il a tout sacrifié à la cause qu’il servait.Pour elle il a renoncé aux applaudissements de la foule, au sourire de la Renommée, aux •acclamations qui l’attendaient, éclatantes, s’il avait un instant voulu servir le Nombre et la Force.* * Et, par le plus magnifique retour des choses, c’est cette Cause même, à laquelle Veuillot «ut tout abandonner, qui lui assure une gloire immor-! telle.Seul, de tous les grands journalistes qui furent ses contemporains, ; il obtient encore l’audience du monde.D’autres, tel Emile de Girardin, ' ont fait trembler les ministres ou, comme Rochefort, renversé un souverain; et cependant on ne tes lit plus.Pourquoi?Parce qu’ils ont consacré à des intérêts éphémères et transitoires leur talent, tandis que Veuillot, servant une cause immortelle, bénéficie en quelque sorle de son éternelle jeunesse.“Il avait pénétré, d’un seul coup, si avant dans le catholicisme qu’il en avait atteint le fond immuable et que, s’y tenant opiniâtrement, il s’était fait ainsi le contemporain des fidèles de tous les temps”, écrivait de lui ces jours-ci M.André Bellessort; et c’est pourquoi certains de ses livres ont chance de durer autant que la langue française.# * * La revanche est plus complète que ne l’eussent rêvée ses plus fervents amis.Le temps a dissipé les malentendus, fait oublier les querelles, et ce matin, dans la basilique de Montmartre, c’est le successeur direct de son plus grand adversaire eatholique, c’est l’évêque d’Orléans lui-même qui prononçait, sous la présidence du cardinal-archevêque de Paris, successeur de Mgr Darboy, son éloge funèbre.Et c’est le successeur de Lacordaire à Notre-Dame qui hier, à Boy nés et à Rome, célébrait sa gloire.Mais il y a plus et Veuillot conquiert des milieux qui semblaient devoir lui être à jamais fermés.C'est Jules Lemaître qui inaugurera son monument et la Revue des Deux-Mondes se fait un honneur de publier ïes lettres, tandis que le Journal des Débats dénonce la mesquinerie du monde officiel, qui lui refuse son hommage.Il est définitivement classé parmi les maîtres de la langue, parmi les hommes qui font honneur à l’Homme.Et les journalistes sont peut-être excusables de rappeler avec quelque rierté — pourvoi qu’à cette fierté sc joigne la volonté de profiter de son exemple — que oc Maître fut un des leurs, le plus grand et le plus illustre dè tous.Orner HEROUX.LA QUESTION INDOUE LA PROTESTATION DE BOTHA.Le dieeours du général Botha, dont les dépêches de ce matin nous anportent la substance, souligne d’une façon brutale la gravité de la question indoue.Botha n’a jamais été considéré comme un anti-impérialiste féroce.On opposait volontiers son esprit conciliateur à l’intransigeance de son ancien collègue Hertzog, que l’on traitait de démagogue et d'agi-taleur antibritannique.Or, Botha, sur cette question du travail indou, vient de prononcer des paroles d’une gravité telle qu’elles suscitent, en Angleterre, une réelle appréhension.Et c’est un événement qu’il fallait nrévoir.Hertzog, ancien juge à la Cour Suprême de l’Etat libre d’O-range, élève des universités d’Ecosse et d’Allemagne, est un esprit spéculatif, qui envisage les questions dans leur principe et qui paraît avoir posé la thèse nationaliste comme nous la posons ici.Botha est, au contraire, un praticien qui ïst surtout remué par les événements.Il n’a point paru rebelle aux concessions tant qu’elles n’ont pas lmp directement affecté les intérêts matériels de ses administrés, mais dès que ceux-ci sont en cause, il se gendarme.C’est, avec les modifications que comportent le caractère des hommes et leurs sentiments intimes, l’aventure de M.McBride.M.McBride.Impérialiste à grand orchestre, estime que notre premier devoir est de jeter $35,000,000 dans la caisse de l’Amirauté, mais il n’entend point qu’on laisse librement enlrer chez lui les Indous.Botha, qui n’a jamais dû être très impérialiste de sentiment, pouvait sourire aux protagonistes du loyalisme tant que cela ne le gênait pas trop, mais il se retrouve radical dès qu’il voit scs gens pris dans une querelle qui touche à leurs intérêts économiques.Et pendant ce temps, les Indous se montent et s’excitent.Les hommes d’Etat impériaux ont sur les bras une lourde, tâche et Botha vient, après McBride, de leur prouver qu’ils n’ont pas besoin de compter, pour leur alléger le fardeau, sur le dévouement de leurs amis coloniaux.0.H.M.BOURASsT DANS L’ONTARIO M.Henri Bourassa donnera celle semaine trois ou quatre conférences dans l’Ontario.Demain, soir, au Canadian Club de Smith’s Falls, il traitera du nationalisme en généra] ; jeudi soir, au Canadian Club de Saint-Thomas, il parlera du problème des races et des langues au Canada — question qu'i ne manque pas d’actualité dans l’Ontario ; vendredi soir, au dîner de la Saint-André, à London, il répondra à la santé de l’Empire.LA BROCHURE DE M.PELLETIER La brochure de M.Georges Pelletier sur l'Immigration paraîtra jeudi, avec un article-préface de M.Henri Bourassa cl une lettre de M.Monk, ancien ministre des Travaux publics.15 sous l’exemplaire, $1.50 la douzaine, plus les frais de port (2 sous l’exemplaire et 25 sous la douzaine).Conditions spéciales pour de plus grandes quantités.S’adresser à l’auteur, aux bureaux du Devoir, 71a rue Saint-Jacques.POUR VEUILLOT Le Petit Sainte-Marie, organe des élèves du collège de la rue Bleury, vient de consacrer un numéro spécial à la mémoire de Veuillo1.Il est du reste fort joliment fait.Nos félicitations à nos jeunes confrères.- > -o—- LES TAUX DE FRET La question des taux de fret sera de nouveau posée demain devant la Commission des chemins de- fer à Ottawa.Pour l’Ouest, c’est un problème infiniment plus urgent que la question navale.DEMAIN : “En marge de lu‘Histoire du Canada”.- La préface de M.Hanotaux.”parM.Henri Bourassa BILLET DV SOIR.BONNES D’ENFANTS L’apparition soudaine hier, de femmes armées de crayons et de calepins, dans tous les services locaux d’informations, a jeté les nombreux reporteurs barbus de nos quotidiens dans une frayeur rose.—Comment, s’est écrié le sexe fort, Mme Pankhurst a-t-elle envoyé des émissaires pour nous chasser de nos positions ?Soyons femmes que diable, et défendons-nous.Donnons-leur nos coeurs, mais gare à nos têtes ! Et déjà, tout en faisant ces réflexions, on préparait ta défense.On comptait sans ces dames : elles esquissèrent un gracieux sourire et immédiatement les armes tombèrent.S -—Rassurez-vous, dit l’une d’elles, nous ne voulons point vous enlever vos postes, au contraire.Ce "au contraire” fit monter le rouge au visage de ces messieurs ! —Oui, au contraire, nous voulons vous garder avec nous, afin que nous puissions apprendre, pour un jour seulement, les secrets de votre métier.Le doyen de reporters, après avoir ajusté sa cravate, retroussé d’une main leste sa chevelure et placé dans sa figure vn air engageant, résuma d’une phrase le subtil art du reportage : —Il vous faudra tout voir, Lout entendre, tout retenir et tout dire ! —Oh! pour tout dire, fit l’interlocutrice, je crois que sur ce chapitre, nous pourrons vous battre.Et tout de suite on se mit à la besogne.D’où venaient ces dames ?demandez-vous.Du Herald qui a pris l’initiative de publier un numéro spécial entièrement rédigé par des matns féminines, depuis le simple fait-divers jusqu’à l’article de tête., ou de chignon.Et c’est peut-être aussi l’acheminement de ces dames vers la mainmise sur le "quatrième pouvoir”.Un de plus, un de moins, n’est-ce pas, qu’est-ce quc'ça peut faire?Hommes, mes frères, ne nous désolez pas, il nous reste toujours une voie où ces dames ne nous relanceront pas: nous nous ferons bonnes d’enfants! Max SOREL.UN NOUVEAU MOTIF La proposition faite par la Compagnie Canadienne d’Autobus — avec son projet de correspondances, de referendum et de partage dans les profits — est un nouveau motif pour les autorités municipales d’étudier de très près toute cette question du transport.C’est la plus grave qui leur ait été soumise depuis longtemps.- — i ^ - UNE FIÉRE ATTITUDE LE GENERAL BOTHA DIT QU’IL NE SOUFFRIRA AUCUNE INTERVENTION DE LA METROPOLE DANS LES AFFAIRES INTERIEURES DE L’AFRIQUE DU \ SUD.SON DISCOURS Londres, 25.— Dans un discours sur la situation au Natal, hier soir, le général Botha a déclaré que l'autonomie sud-africaine doit être respectée autant que celle du Canada, de l’Australie ou de la NouveMeiZélande, et que l’intervention du vice-roi des Indes, M.Hardinge dans les affaires purement domestiques ne sera pas tolérée Le gouvernement de l’Afrique du Sud, comme gouvernement autonome, dit-il, a le droit absolu de traiter la situation actuelle comme il l’entend.Il met en garde contre toute erreur qui pourrait être commise par suite des critiques de la presse britannique au sujet du traitement des coolies indiens.On appelle les membres du gouvernement ministres de Sa Majesté; mais il faut remarquer que le gouvernement reste le gouvernement de l'Afrique du Sud.Le pays fait partie de l’Empire britannique — il n'y a pas à sortir de là — mais il doit être aussi libre que s’il était indépendant.M.Botha a dit en Angleterre que l’Afrique du Sud n’est pas un Etat tributaire, mais une partie de l’Empire britannique, sur un pied d'égalité avec les autres parties.Elle est une nation-soeur de l'Angleterre, et d’après cette opinion, son premier devoir dans l’intérêt de l’union est de continuer ses relations amicales avec l’Empire britannique sans abandonner le plus petit des droits de l’Afrique du Sud.POUR L’ECOLE BILINBÜELETTRE DE QUEBEC Energique dénonciation d’un éducateur irlandais.— Il déclare que l’attitude du gouvernement ontarien est contraire à la logique, au bon sens et à tout esprit de liberté.Si le ministre ne veut pas faire disparaître le français, sa conduite est absolumsnt inexpii-.cable, dit M.O’Hagan.Un ancien principal de High School, M.Thomas OTIagan, qui dirigea les écoles de Hawke,sbury et de Rockland, dans le comté de Russell.et qui connaît donc par expérience les questions d’enseignement, vient de se joindre aux Irlandais qui, comme le Dr Freeland et M.Armstrong, de la Commission des écoles séparées d’Ottawa, protestent contre la conduite tyrannique du gouvernement ontarien.Nous donnons ci-dessous la traduction d’une lettre qu’il publiait dans le Free Press d’Ottawa, numéro du 12 novembre, et au bas de laquelle il nous autorise à mettre sa vraie signature.M.O’Hagan nous écrit en même temps: “Je suis dégoûté de la façon don: le gouvernement de cette province traite les Canadiens-français à propos de leurs écoles bilingues.C’est purement et simplement de la tyrannie.” ü Voici maintenant sa lettre au Free Press: (Traduction) Monsieur, J’ai suivi depuis cinq ans avec beaucoup d’intérêt et de mortification la conduite du ministère de l’éducation d’Ontario à l’égard des écoles bilingues de cette province.Je dis mortification, car étant donnée la pleine mesure de justice accordée aux écoles de la minorité anglaise dans Québec, tant au point de vue du contrôle et du développement de leurs écoles que du droit d’enseigner leur propre langue, un citoyen canadien qui apprécie la justice et le fair play doit courber la tête de honte en voyant le groupe des fanatiques qui, au nom de l’éducation et de ses lourds règlements, établissent la tyrannie à la porte de chaque école française d’ntario.Je ne suis pas surpris, cependant, de la tournure que les choses ont prise récemment.Ce n’est Maladies des yeux, oreilles, nez, gorge, larynx.Tél.Est 4550.DENTISTES Dr ARTHUR BEAUCHAMP, Chi-rurgîen-Dentiste.Tél.Bell, Est 3549, 165 rue Saint-Denis, 4 portes de l’Université.INGENIEURS CIVILS ET ARPENTEURS De GASPE BEAUBIEN Ingénieur - Conseil, Chambre 23, Edifice Royal Insurance, Place d’Armes, Montréal.Tél.Main 8240.HÜRTUBISE & HÙRTUBISE, Ingénieurs civils, arpenteurs géomètres.Edifice Banque Nationale, 99 Saint-Jacaues, Montréal.Tél.M.7618.SURVEYER & FRIGON INGENIEURS CONSEILS Expertise!, levés de Plans, Estimations et Projets Rapports Techniques et Pinanciers ADRESSE : 56 BEAVER HALL HILL Téléphone Uptown 3808.MONTREAL ARCHITECTES LAFRENIERE, J.L.D.—A.A.P.Q.Architecte, Professeur de dessin d’architecture, Conseil des Arts et Manufactures.271 Saint-Denis.Tél.Est 887 523 Lafontaine, Maisonneuve.Tél' T -'.Salle 1856.PETITES ANNONCES I CARTES D’AFFAIRES SITUATIONS VACANTES APPRENTIS DEMANDES Apprentis barbiers demandés, système moderne, quelques semaines suffisent, cours du soir si désiré, position assurée; seule institution canadienne-française en Amérique.S’adresser Moler Barber College, 62D Boulevard Saint-Laurent, Montréal.UN NOTAIRE MUNICIPAL Au sujet d’une demande dc.s commissaires de voter $8,000 pour payer les honoraires des notaires employés par la Ville, l’échevin L.-A.Lapointe a proposé au conseil de prier les commissaires de nommer des notaires régulièrement attachés au bureau du contentieux.Le commissaire Lachapelle a déclaré qu’il y a déjà eu $5,000 de votés pour ces honoraires.Le bureau est unanime à admettre que cette nomination est désirable et M.Lachapelle croit que c’est même de cc bureau qu’est déjà venue cétte proposition.La motion Lapointe a été adoptée à l’unanimité.LA QUESTION DES TRAMWAYS L’Association des Citoyens demande au conseil municipal de ne pas faire de nouveau contrat avec la Compagnie des Tramways tant que toute la question du transport urbain n’aura pas été étudié à fond par des experts.La requête a été transmise aux commissaires.POUR LES POMPIERS L’échevin L.-A.T.apointe a donne avis que dans trente jours il proposera la première lecture d’un règlement à l’effet d’accorder une indemnité aux familles des nommera qui ont péri dans l’incendie de la scierie Sarrazin.LES SERRER MUNICIPALES L’échevin Poissant demande aux commissaires s’ils ne croient pas opportun de transporter ailleurs les serres du parc La Fontaine, qui nuisent, dit-il, à la beauté du parc.Nous avons ou quelques instant* de conversation avec le père du projet des logements ouvriers, au conseil municipal de Maisonneuve, M.Oscar Dufresne.Nous trouvons le jeune industriel dans son luxueux bureau de la maison Dufresne et Locke.On y parvient par une galerie vitrée d'où l'on voit tourner les courroies et d'où l’on suit le travail rapide des jeunes ouvrières penchées sur leurs machines.On comprend tout de suite que M.Dufresne vivant, pour ainsi dire, en contact continuel avec ses employés se soit préoccupé du problème de les loger confortablement chez eux comme il s’applique à leur donner le plus do confort possible à l’usine.“Nous commencerons dès le printemps prochain, nous dit tout de suite M.Dufresne, à la question que nous lui posons à propos dos ouvriers, nous attendons dos nouvelles de la législature.Si celle-ci se propose d’aider les municipalités, elle sera bicnVcnue, sinon, nous lui demanderons des pouvoirs spéciaux, mais il est certain qu’au printemps, nous commencerons par une couple de cent logements.Nous les construirons de façon à ce qu’ils offrent tout le confort désirable, sans luxe.Chacune des maisonnettes sera munie d’un poêle à gaz et d’une baignoire et sera chauffée par un système de chauffage central afin qu'il n’y ait pas de feu dans lt?s logements.L'abonnement à la glare sera compté sur le prix du loyer afin de forcer les ouvriers à s’en servir pour des frais d'hygiène.Le loyer sera perçu de façon à faire rapporter 6 p.c., au capital investi.” La ville de Maisonneuve a un departement de construction, comprenant îles architectes, des ingénieurs, mais si des syndicats se forment et manifestent le désir de se conformer strictement aux conditions imposées par la ville, il va sans dire quo la ville leur abandonnera la construction d’une partie de ces logements.On servira d’abord “les enfants do la maison”, les ouvriers de Maisonneuve, puis ceux qui travaillent à Maisonneuve et demeurent en dehors des limites de la ville.Ils sont 7,000, ou peut-être même 8,000, ce qui prouve bien l’urgence des constructions que la ville se propose, afin qu’elle garde chez elle les gens qui viennent chercher leur gagne-pain dans ses usines et ses industries.M.Dufresne est très au courant des logements ouvriers; dans un récent voyage, il a visité les établissements les plus importants de ce genre, Us no fonctionnent en France et en Angleterre jusqu’ici que grâce à l’initiative privée.Los gouvernements municipaux ou centraux ne sont- pas encore entrés dans F entreprise, de sorte que Maisonneuve a l’honneur de prendre la tête d’un pareil mouvement.STENOGRAPHE Sténographe désire prendre ouvrage : ciavigraphie en tous genres.Possède typewriter.S’adresser 48 Notre-Dame Ouest, Main 3570 ou Saint-Louis 7770.À LOUER ETAGE A LOUER.Un étage de 45 x 50, situé rue Craig, dans le centre, ave?fixtures pour bureau.Louera bon marché.Ecrire à casier 51, “Le Devoir”.ACHII-IÆ T>A\Tr> urn (.repreneur ciectncten, 2bo bu:-Catherine Est.Tél.Bell, Est 1710.Résidence, Tél.Est 2782.RODOLPHE^BEDARD ~ ijxpert-cvmptaoie et uuunew.Systématiste consultant.Administrateui de successions.Téléphone Bell, Mai* 8869.Suite 45-46-47.— 55 St-Fra* çois-Xavier, Montréal.COMMANDEZ VOTRE BOIS ET CHIRBON \ LA CIE DES COMBUSTIBLES DOMESTIQUES Angie Farmer et ou j-/e-Us».Tel.bt* Louis 2149.Bon service et courtoisie HOTEIL-S A VENDRE A VENDRE Manufacture de tabac canadien, comprenant tous les accessoires; donnera tous les avantages à l’acheteur.Vrai bargain.S’adresser: 100 Christophe-Colomb, COLLECTION A VENDRE La collection complète du “Devoir”.S’adresser: 1030 Saint Hubert.J.A.Tanguay, prop.* HOTEL RIENDEAU Le Rendez-vous des Canadiens.Français, 58-60 Place Jacques-Cartier, Montréal —— l’Hotel des Voyasreurs LE ROYAL GEORGE 9 et 11 rue Desjardins, (en face do l’Hô> j tel de Ville), Québec, Chambres $1,00 à; $2.00.Plans européens et américains.J.O.OCTEAU, Prop.MAISON A VENDRE $3.500.— Améliorations modernes, bain, gaz, électricité.$1,000.00 comptant, balance par paiements annuels.| S'adresser à 297 Amherst.VIEUX LIVRES A VENDRE L’Histoire de Rome depuis sa fondation jusqu’à la translation de l’Empire par Constantin, contenant l'Histoire de la République Romaine, depuis l’an de Rome, 1 jusqu’à 410, en 16 volumes.Aussi l’Histoire de France, depuis les Gaulois jusqu'à la mort de Louis XVI, de l’an 600 avant J.-C.à l’an 420 de J.-C.en 15 volumes.S’adresser à 681 avenue Papineau.VICTORIA HOTEL Québec E.Fontaine, Prop.Plan américain.Prix; $2.50 à $3.50.Prix spécial pour les voyageurs da commerce.$2.00 nar lour.DOMINION GOAL CO.DIVERS LE PELERINAGE MUNICIPAL Par décision du conseil, la délégation qui ira à Québec surveiller l’adoption du bill de la Ville se eom-posej-a de la commission de légi.sla-lion et de lout échevin que le maire nommera et qui croira avoir de bonnes raisons pour y aller.La motion i été naturellement votée a l’unanimité.LA PISTE DU PARC Par un vote de 22 voix contre 4.le conseil municipal a décidé d’envoyer aux commissaires une requête d’un certain nombre d’amateurs de chevaux qui demandent l'autorisation de faire trollcr leurs bêtes de 5 à 8 heures du malin «ur la piste du parc I.a Fontaine.I.cs érhevins Poissant, McDonald, Fraser et Stroud ont voté contre la motion.ARGENT A PRETER NOUS REGLERONS toutes vos dettes.Vous transigez seulement avec nous, paiements faciles, sans intérêts; entrevue personnelle seulement.Léon Racicot, successeur de Demars & Moreau, 17 Côte Place d’Armes- CARTES Venez voir notre stock de cartes de Noël et Nouvel An offert à réduction.Oka Sign Co., 409 Cadieux.Est 3484.PERDU Vendredi soir, sur la rue Saint-Hubert ou Sherbrooke, un chapelet de première communion en cristal de roche monté en or, dans un fourreau en cuir bleu.Veuillez le rapporter au No 441 rue Sherbrooke Est, et recevoir une récompense.SERRURES Clefs, serrures.Spécialité: découpage de clefs Yale, Corbin, Sergent et Green Leaf.Pour toutes vos réparations de clefs, allez au No 182 rue Sanguinet.tion H Kerr Luke 4.50 4.«2lJ La Rose 1.84 1.92 Motherlndc 20 30 McKinley 1.20 1.25 Pearl Lake .12 YIV, Peterson Lake.25 26 Preston F.Dome 1 2 Rea 10 20 Right of Way OH ¦Git Rochester • .Silver Leaf 2 Swastika 2$ Temi shaming 14 in?Nipissing 7.75 8.00 Vi pond 10^ \\% Pore.Crown 1.22 1.26 * Crown Reserve.—200 à 1.67.Sakta.—100 à 10, 100 à 10 1-2 , 100 a IL Jupiter.—300 à 6 1-2.CURIEUX ACCIDENT.Un curieux accident s’est produit, hier, coin Sainte-Catherine et Delori-mier.Un Italien, Peter Gioli, 37 ans, 3153 Clarke, a été enseveli sous quatre pieds de terre, dans une tranché et s’en est tiré sain et sauf.Gioli.au moment où l’éboulis se produisait, eut le temps de s’introduire dans un gros tuyau qu’on est à installer à cet endroit.Il n’eut que les pieds ensevelis On le transporta à l’hôpital Notre-Dame, mais après avoir pris un cordial il put retourner chez lui.DEMANDE DE SEPARATION.Mme R.A.Pinsonneault a demandé, hier, une séparation d’avec son mari, Adélard Dallaire, qui refuse de pourvoir à ses besoins.MONTREAL PUBLICITY ASSOCIATION.F.Jephcott adressera la parole devant la Montreal Publicity Association à 12 heures 30 p.m., à la salle du club édifice Read.LES EGLISES ET LES TEMPLES.M.Alcide Chaussé, inspecteur des édifices, a adressé une lettre aux curés et aux ministres, les avertissant qu’un règlement municipal défend que les allées et les passages dans les églises soient occupés durant les offices.LES FUNERAILLES DU POMPIER TRUDEL.Les funérailles du pompier Horace Trudel, qui est mort à l’incendie de la Nicolas Company Electrical Store, rue Bleury, ont eu lieu, ce-matin, à sa demeure, 1349 rue Mentana, à 8 j heures 15 Le coroner s’est rendu hier à la maison du défunt.Le jury fut assermenté et l’enquête remise à vendredi prochain.ACCIDENT D’AUTO.En traversant la rue Notre-Dame, au coin de la rue des Seigneurs, hier après-midi, la petite Jessie Weaner, 5 ans, 20 rue Hunter, a été renversée par une automobile Transportée à l’hôpital Western, elle souffre d’une fracture de la jambe gauche et de plusieurs contusions.BIJOUTIER FILOUTE.Un bijoutier de la rue Notre-Dame Est, J.D’Amour, s’est fait filouter une bague avec un magnifique diamant, hier après-midi, dans son magasin.A la demande de clients, M.D’Amour sortit plusieurs de ces bijoux et lorsque ces gens se furent retirés, il s’aperçut que l’un des bijoux, d’une grande valeur, avait été remplacé par un autre qui ne valait pas dix sous.SOUSCRIPTION POUR LES VICTIMES DES GRANDS LACS.Une souscription a été ouverte hier, au Board of Trade, pour venir en aide aux familles des victimes de la tempête sur les grands lacs.La somme perçue déjà s’élève à $4,545.Voici les derniers souscripteurs : Richelieu & Ontario Navigation, $1,000; Lake of the Wood Milling Co., Ltd, $500; Mlle T.A.McCarthy, $10; capitaine Clift, $11; W.G.Ross, $100; I British Empire Grain Co., $500; St.I Lawrence Flour Mill Co., $100; James Wilson & Co., $50; Canada Starch Co., I $100.MORTS SUBITES.Mme Margaret Yessiïl, 63 ans, 36 rue B’orfar, Pointe Saint-Charles, a été trouvée morte dans son lit, par son mari, hier matin.Le coroner a disposé du cas.—Hector Millotte, 38 ans, a aussi été trouvé mort dans son lit, hier matin, par la 'maîtresse de pension, 330 avenue de l’Hôtel-de-Ville.Le cadavre a été transporté à la morgue.LES FEMMES POLICIERES.Mme Alice Stebbins Wells, une des premières femmes policières, a donné, hier soir, sous les auspices du Local Council of Women, une conférence sur l'utilité des femmes policières.Mme Wells a aussi parlé des agents de police et de la sympathie qu’ils devaient recevoir de tous les citoyens.La causerie de Mme Wells a duré plus de deux heures et s’est terminée par un plaidoyer en faveur de la nomination de femmes policières à Montréal.La Compagnie Industrielle Française LIMITÉE sVst assuré IMmportation exclusive pour le Canada de la Montre “LIP” la grande marque française, qui a obtenu aux expositions internationales de Liège, Londres, Snro-gosse, Nancy, Clermont, Bruxelles et Turin, les plus hautes récompenses : SEPT GRANDS PRIX Dans le but de donner un nouvel exemple de L’Art Français appliqué à l’Industrie nous exposerons pendant quelques jours, des montres “LIP** avec boitiers en or ciselé, sertis de rubis ou de diamants, styles Louis XV, Louis XVI et Empire—du plus gracieux effet.Aussi, quelques bracelets-montres joaillés, véritables bijoux.Compagnie Industrielle Française, Liée " 8, Boulevard Saint-Laurent Entre Notre-Dame et Saint-Jacques COURTES DÉPÊCHÉS LES GRAINS DE L’OUEST Winnipeg, 24.— Le gouvernement de la Saskatchewan a annoncé aujourd'hui que la récolte des grains sera évaluée à $110,000,000 dont $71,000,-000 de blé, $25,000,000 d’avoine.La production totale a été de 243,000,000 minots, dont 112,369,000 minots de blé, 110,210,000 minots d’avoine et 9,279,000 minots d’brge.LES DRAMES ITALIENS.Détroit, Mich., 24.— Deux frères, Vito et Salvatore Adams, ont été blessés à mort aujourd'hui.L’assassin s’est servi d’un fusil à bayonnette.On trouva les deux hommes gisant dans la rue de la colonie italienne, mais les résidents de la localité assurent à la police n’avoir entendu aucune détonation.L’arme a été retrouvée tout près de là.VOLEURS MASQUES.Winnipeg, 24.— S’introduisant à la pointe du revolver dans la chambre de Mme J.Lennox, pensionnaire à l’As-siniboine, des voleurs masqués ont, la nuit dernière, volé pour une valeur de $500.Mme Lennox et son amie Gloria Douglas sont les victimes de ce vol.La police a arrêté un individu suspect.ASSASSINE PAR SON MARI.Glens Falls, N.Y., 24.—Rred Tyrell, de Shoreham, Vermont, a mortellement blessé sa femme, hier, en lui envoyant une balle de revolver dans la tête.Il s’est ensuite suicidé.La tragédie s’est déroulé à la gare de Whitehall.Madame Tyrell était à converser avec un autre homme lorsque son époux arriva.On croit que Tyrell a été poussé par la jalousie.CHAUFFEUR D’AUTO TUE.Youngstown, 25.—Henry Van Loan, chauffeur d’automobile, s’est tué, hier soir, dans un accident.La voiture qu’il conduisait alla donner contre un poteau.COMPAGNIE DES TRAMWAYS DE MONTREAL AVIS A partir de mercredi, 26 novembre, les route» suivante» approuvées par la cité d Montréal, seront ouvertes au public :— ROUTE 4-B Les tramways circuleront de la rue Parthenais via Marie-Anne, Saint-André, Duluth, Saint-Denis, Sainte-Catherine et Windsor, retour via Saint-Jacques et Craig jusqu'à Saint-Denis et porteront comme désignation, SAINT-DENIS-WINDSOR.Lorsque les courbes necessaires seront placées à l’intersection des rues Sainte-Catherine et Saint-Denis,, les tramways de cette ligne retourneront à la rue Partlicnais, via Beaver Hall et Sainte-Catherine, au lieu de In rue Craig.ROUTE 4-C Le» tramways de cette route circuleront du coin Papineau et Rachel à la rue des Commissaires via Rachel, Amherst, Ontario, Saint-Laurent, Craig, McGill, Commissaires et Berri, retour via Craig, Hôtel-de-Vilîe, Ontario, Amherst et Rachel et porteront la désignation AVENUE HOTEL DE VILLE.ROUTE No.8 Les tramways d’Ootremont ne se rendront qu'au Square Victoria.COMPAGNIE DES TRAMWAYS DE MONTREAL Horaire du Service Suburbain, Hiver 1913, 15 Octobre LACHINE.— Du Bureau fie.Poste.Service «le :— 10 min.de 5.40 a.m., à 8.00 a.m.20 min.de 8.00 a.m., à 12.00 midi.10 min.de 12.00 midi à 7.10 p.m.20 min.«le 7.10 p.m., à 12.00 minuit.DE LACHINE.—Service de 20 min.de 5.30 a.m., à 5.50 a.m.10 min.de 5.50 a.m., 0 0.00 a.m.20 min.de 9.00 a.m., h 12.(10 midi.10 min.de 12.00 midi à 8.00 p.m.20 min.de 8.00 p.m., à 12.10 a.m.Dernier tramway extra à 12.50 a.m.SAU LT - AU - RECOLLET ET SAINT-VINCENT-DE-PAUL.De Saint-Denis à Saint-Vincent.—-Service «le : 20 min.de 5.20 a.m., à 0.00 a.m.15 min.de 6.00 a.m., à 8.00 a.m.20 min.de 8.00 a.m., à 4.00 p.m.15 min.de 4.00 p.m., it 7.00 p.m.20 min.de 7.00 p.m., à 8.00 p.m.30 min.de 8.00 p.m., /t 11.00 p.m.Trammuy pour St-Vincent 11.30 p.m.Tramway pour Henderson seulement 12.00 minuit.Tramway pour St-Vincent .12.40 minuit DE ST-VINCENT A ST-DENIS.—Service de: 10 min.de 5.50 a.m., è 6.30 a.m.15 min.de 6.30 a.m., à 8.30 a.m.20 min.de 8.30 a.m., à 4.30 p.m.15 min.de 1.30 p.m., à 7.30 p.m, 20 min.de 7.30 p.m., à 8.30 p.m.30 min.de 8.30 p.m., à 11.30 p.m.Tramway de St-Vincent .12.00 minuit Tramway de Henderson .12.20 minuit Tramway de St-Vincent .1.10 minuit CARTIERVILLE.—De Snowdon Jet.—Service de :— 20 min.de 5.20 a.m., à 8.20 p.m.40 min de 8.20 p.m., à 12.00 minuit.DE CARTIERVILLE.—Service de 20 min.de 5.40 a.m., à 8.40 p.m.40 min.de 8.40 p.m., 6 12.20 minuit.MONTAGNE.—De l’Ave, du Parc et Mont-Royal.—Service de :— 10 min de 5.40 a.m., à 8.40 p.m.20 min.de 8.40 p.m., à 12.20 minuit.DE L’AVE.VICTORIA.Service de 10 min.de 5.40 a.m., à 8.30 p.m.20 min.de 8.30 p.m., à 12.30 minuit.BOUT DE L’ILE.—Service de 30 min.de 5.00 a.m., h 9.00 p.m.69 min.de 9.00 p.m., à 12.00 minuit.TETRAULTVILLE.—Service de 15 min.de 5.00 a.m., à 6.30 a.m 30 min.de 6.30 a.m., à 8.30 p.m.LA VOIE DOUBLE MONTREAL ET TORONTO.Quatre trains tous les jours Aménagement supérieur.Wagon à compartiments “Club” au train de 10 h.30 du soir.^'“INTERNATIONAL LIMITE” Le Train le plus Beau et le Plus Rapide an Canada Montréal-Toronto-Chicago, à 9 h.du matin, tous les jours.MONTREAL-OTTAWA 8 h.matin, 8 h.05 soir, tous les jours.9 h.10 matin, 4 h.soir, excepté dimanche.MONTREAL-QUEBEC SHERBROOKE-LENNOX VILLE 8 h.01 matin, 8 h.15 soir, tous les jours, et 4 h.10 soir, excepté le dimanche.MONTRE AL-PORTLAND 8 h.01 mutin, 8 h.15 soir, tous les jours.MONTREAL - ALBANY - NEW-YORK (I).& H.) New-York : 8 h.45 matin, 8 h.10 soir, tous les Jours.Albany, 8 h.45 matin, 7 h.25 et 8 h.10 soir, tous les jours, 2 h.20, soir, excepté le dimanche.BUREAUX EN VILLE î 122 rue Saint-Jacques, angle Saint-François ." .d Xavier.Tél.Uptown, 1187 8229.Main 6905, Hôtel Windsor, gare Bona venture, Main LE pacifique Canadien TORONTO +9.05 a.m., *10.00 p.m., pour la gare Union WAGON OBSERVATOIRE-BIBLIOTHEQUE SALON attaché nu train «lu jour WAGONS-LITS ET A COMPARTIMENTS ECLAIRES A L’ELECTRICITE aux trains de nuit OTTAWA Quitte à ’8.05 a.m., §8.10 a.m., M1.15 a.m., *9.45 a.m., t4.00 p.m., §7.45 p.m., *9.45 p.m., *10.30 p.m.QUEBEC Quitte k tO.OO a.m., *1.30 p.m., *5.00 p.m., ?11.30 p.m.* Tous les jours.1 Tous les jours excepté le dinumehe.§Lc dimanche seulement.SPECIAUX POUR EMPRESS Départ de la rue Windsor, 8.30 p.m., î« 26 Nov.Départ de la rue Windsor, 9.50 a.m., le 2’ Nov.Directement aux abords du paquebot BUREAUX DES BILLETS : 141 143 rue Saint-Jacques.Tél.Mnin 8121 Hôtel Windsor, ou gares Place Vigcr el Windsor.O O Feuilleton du DEVOIR L’Oiseau de France par L.de KERGUY 20 {Suite'* —Vous avez raison, je ne dai'S pas im* plaimliL', Ht puis.quaml an possède une mère (elle que vous, on ne peut être tout à fait malheureux.XI I.a semaine su i va nie, Gilbert était encore retourné à Versailles et avait ainsi évité de remou'er à Bois-Gilles.Il ne pouvait, cependant, indéfiniment, s’en lenir à l’écart: mais celte retraite uni peu prolongée, pendant laquelle il s’élait, on quelque .sorte, habitué à vivre avec sa peine lui avail rendu un calme relatif.11 était très maître de lui quand il accepta enfin une nouvelle invitation de Sommerivcs.Il arriva à Bois-Gilles en même temps que les Voisier ee qui atté- nua l’émotion de sa première rencontre avec Yvonne.Il ne lui avait pas parlé depuis leur douloureuse explication à Troô.Hile était un peu pâlie et ses yeux cernés attestaient ses nuits sans sommeil.Il serra à peine la petite main qui lui était tendue, avec une formule un peu cérémeiuieuse.Sommer! ver,, avec son affabilité ordinaire, lui dit; Nous pensions ne plus vous voir ici; c'est une désertion complète.Il n’est pas malheureux que vous vous décidiez à nous revenir.M.de Koehecourt sc dérange, dit drôlement Suzanne, Monsieur de Hoehccourt sc dérange : lui qu'on citait en exemple aux jeunes filles : à qui se fier désormais, Seigneur ?Un rire général accueillit cette boutade et Gilbert répondit : Mademoiselle Suzanne, j’ai le regrel de constater (tue vous êtes peu charitable envers votre prochain : j'ai fait deux voyages à Versailles où ma mère me réclame : Ce n’est pas un crime qui mérite d’attirer voire réprobation.—Oh ! ne cherchez pas d’alibi, dit-elle riant plus fort, vous êtes très bien en mauvais sujet : on ne vous connaissait pas encore sous ce jour-là, cela vous donne un petit piquant tout particulier.Je crois que je les sens, les piquants.vous excellez à vous en servir et quelques jours d’absence ne les ont pas émoussés.Si je ne craignais pas d’etre accusé de fatuité, j’oserais dire que j’ai dû bien vous manquer, mademoiselle ! Osez, osez, monsieur, et, sans rougir, je vous répondrai que c’est la vérité : pensez donc, en être réduite à taquiner Madeleine de Lan-cy et son petit frère ou l’intéressant Paul Hoisaubcrt ’?M.Boisaubert pouvait me remplacer avantageusement.Oh ! vous savez,, il n’est pas transcendant ! La moitié du temps, il ne comprends pas.—-Tu es sévère pour ce pauvre Paul, clit Sommerivcs, riant.Je crains qu’il ne te trouve bien mal élevée, c’est pénible pour mol.-Pour ça, vous nous laissez faire tout ce cine nous voulons : vous êtes un père adorable ! Mais, je vous concède que M.Boisaubert est bien mieux élevé que moi, alors il ne répond pas.Ce n’est pas comme M.de Rochecourt.—Merci, mademoiselle, voilà un brevet qui, décerné par vous, m’enchante I —Ce n’est pas ce que je voulais dire, mais tant p'is pour vous, vous le méritez puisque vous avez coupé ma phrase.Je disais donc, qu’au moins vous, vous ripostez.—C’est de l’escrime.;—Et avec M.Boisaubert ?demanda Voisier qui s’amusait franchement.Suzanne, enflant sa voix, laissa tomber lentement : —C’est un assassinat ! Grâce à Suzanne, si l’amour trouvait porte close, du moins la bonne camaraderie demeurait entière ; ce n’était pas sans danger, peut-être, mais les larmes restaient au fond du coeur et le sourire remontait aux lèvres.Quand il se retrouva à cette table hospitalière, discrètement fleurie, à la gauche d’Yvonne dont Voisier occupait la droite, Gilbert put croire qu’il avait fait un mauvais rêve : les souvenirs sombres s'envolaient à lire d’ailes et il ne restait plus que le charme de l'heure présente dont M sc grisait, oubliant tout le reste.Yvonne lui demandait : —Comment avez-vous trouvé Madame votre mère ?Etait-elle remise de scs émotions d'Issy 7 —Je vous remercie, mademoiselle, elle est bien portante heureuse- ment.—Et Mlle Odette ?—Ma petite soeur m’a grondé d’importance parce qu’elle prétend que je vais trop rarement à Versailles : vous voyez, mademoiselle, dit-il en s’adressant à Suzanne, qu'il est bien difficile de contenter tout le monde I —Et, demanda Mme Voisier, ees dames ne viendront-elle pas plus tôt cette année ?Mile Odette est plus libre maintenant.—Ma mère m’a promis, en effet, d’avancer son arrivée ; j’espère les avoir presque tout l’été.—Nous serons heureux de cet aimable voisinage, dit courtoisement Sommerivcs, et nies filles en profiteront largement, je l’espère.—Ce que vous nous avez dit de votre mère me fait tant désirer la connaître, appuya Yvonne.—Et je crois que je m'entendrai parfaitement avec votre “petite soeur” qui esl plus raisonnable que moi, ajouta Suzanne: nous peindrons d’après nature et nous ferons de li»musique; ce sera délicieux! Rentré chez lui, Gilbert .se demanda comment il avait pu rester plus de deux semaines sans ces chères soirées de Bois-Gilles qui, depuis six mois, avaient ensoleillé sa vie.Condamné à la solitude du désert, son coeur ne pouvait-il, un instant, se reposer à la fraîcheur passagère de cet oasis charmeur?Non, répondait sa raison, tu t’y attacheras et souffriras davantage.11 mit d’accord coeur et raison en se disant qu’il ne pouvait agir autrement ; qu’il y trouvât plaisir ou souffrance, il ne pouvait s’éloigner des Som-nierives sans prétexte plausible; il s’en remit à la grâce de Dieu, songeant qu’il essaierait de se guérir.après le mariage d’Yvonne.Mai finissait.A la Chesnière, l'activité battait son plein.Dans les ateliers hâtivement agrandis, on pressait la construction des “Boche-court”, monoplans et stabilisateurs qui devaient être livres en août, pour prendre part aux manoeuvres d’automne.Les ouvriers, presque tous gens du pays et, par la situation de la Chesnière, éloignés d'un grand centre, n’étant pas travaillés par des meneurs étrangers, n’avaient pas la haine de l’usine et des “patrons”.I.a découverte de Gilbert, qui mettait In Chesnière à la tète de l’industrie aviatrice, avait flatté leur amour-propre, comme si la gloire en eût rcjnilli sur eux.Et, puisqu’ils étaient de la partie, chacun (t’eux, en face du grand mouvement patriotique qui soulevait toute la France, avait senti, petite ou grande, une fibre endormie sc réveiller dans son roeur.Tous avaient apporté leur obole, et e'était avec fierté maintenant qu’ils participaient à la construction des “Oiseaux de France".Les trois associés n’avaient guère de loisirs, quant à Gilbert ,ce la- beur incessant et l’enthousiasme éveillé en lui par cette oeuvre éminemment française, lui ôtaient, à peu près, pour l’instant, la faculté de souffrir, ne lui laissant pas k temps de penser à lui-même.Un soir qu'il s’était attardé à la Chesnière, il venait de rentrer chez lui, quand sa vieille servante lui remit une carte.—Ce monsieur est venu déjà deux fois demander Monsieur; il doit revenir ee soir.Gilbert regardait la carte: le nom lui était inconnu: Franz Miller.—Pourquoi n’est-il pas venu à la Chesnière?—Il tenait à voir M.de Roehe-court lui-même et craignait de.le déranger à l’usine.Gilbert jeta la carte sur la table et commença à dîner hâtivement.Tl terminait à peine quand la femme reparut: - Voilà ce monsieur qui est revenu et demande si Monsieur peut le rerevoir?Gilbert retournait la carte entre ses doigts: (A saine) U 6 LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI, 25 NOVEMBRE 1913 VOL.IV.— No.275 « TEMPERATURE Bulletin d’après le thermomètre de Hearn et Harrison.35 rue Notre-Dame Est.B.de Meslé, gérant.Aujourd’hui maximum.37 Même date l’an dernier.32 Aujourd*hui minimum.23 Même date l’an dernier.28 BAROMETRE Sh.matin, 30.13; llh.matin, 30.19; midi, 30.06.DEMAIN Beau et froid.(Service de la Presse Associée) Toronto, 25 — Le thermomètre a baissé duns la région de Plie au Subie, dans celle des Provinces Maritimes et dans le lac Supérieur Lacs et Baie Géorgienne, Ottawa et Haut Saint-Laurent: Quelques averses ce soir, plus doux demain.Golfe et Provinces Maritimes : Généralement assez beau et frais.Supérieur : Généralement assez beau et frais.Plus froid ce soir et demain.MERCREDI, 26 NOVEMBRE S.Sylvestre, abbé.Lever du soleil : 7 h.13.Coucher du soleil : 4 h.21.Lever de la lune : 5 h.39.Coucher de la lune : 2 h.59.Du 25 au 27 : tempêtes de neiges.UN MOYEN PRATIQUE C’EST EN BOVCOTTANT LE COMMERCE DES OEUFS QUE LA U-GÜE DES MENAGERES DE NEW-YORK PUNIRA IES ACCAPAREURS.IL DIT TOUT, SAUF.i Le Nationaliste, qui comme le ï)evoir ne se laisse pas bâillonner", connaît aucune puissance qui puisse le faire taire lorsqu’il s'agit d’exprimer des vérités — fût-ce de icelles dont on assure qu elles ne.kont pas bonnes à dire.Flétrir les coquins, arracher tes 'tnrisques, est un devoir qu’a toujours 'fait joyeusement le Nationaliste, dont la devise est ‘‘Droit au but", et qui dit tout.sauf des bêtises.-*- POUR LE MONUMENT LAFONTAINE —y— Le Cerelo Melançon interprétera ‘‘"Disparu”, de Bisson, le 4 décembre, eu Monument National.Une matinée spéciale sera 'donnée pour les enfants d'écoles, samedi le 29, B 3 hrs., au Monument National.Le prix d’entrée ne sera que de 10 sous.Les petits comme les grands pourront, de la sorte, contribuer à cet œuvre patriotique.LES ELECTIONS DE LACHINE LA MISE EN NOMINATION DES CANDIDATS, HIER.La mise 'en nomination des candidats pour les élections municipales fie Lacbine a eu Hou hier apràa-tnidi.Trois candidats s&nt élus par acclamation : J.B.Lefebvre, pour fiummerlea, S.J.Craig et Louis A.iAmos, pour les deux siSges du quartier No 1.Deux citoyens, A.Jasmin et J.R.Rath well posent leur candidature à la mairie.Voici les candidats pour les différents quartiers : Quartier No 1.— A.Metayer et A.Tesreault, pour le siège No 1 ; A.Robert et H.Morin, pour le siège No î.Quartier No 3.— T.A.Saint-Ger-tnain et Jos.Rouleau pour 1» siège ÎN’o 1 ; Raoul Oarignan et A.A.Mc-Crea pour le siège No 2.Quartier No 4.— D.Beaudoin et A.ÏWattie pour le siège No 1 ; A.Chap-bian et A.Demers, pour le siège No 2.L’ENQUETE DE L’ETAT.DOUZE MILLE OUVRIERS SONT EN GREVE ( Service spécial ) Schenectady, N.Y., 25.— Une réunion a eu lieu, hier soir, en cette ville, des membres de la Electric Workers Trades Alliance.Au cours de cette réunion, il a été décidé, par un vote, que les douze mille employés de la General Electric Company de cette ville, se mettraient en grève, es matin, même.New-York, 25.— Le boycottage du commerce des oeufs organisé par la Ligue des Ménagères a commencé hier et les marchands avouent que s’il continue un peu longtemps ils en souffriront eonsi-dérablement.Une autre affaire est venue melire le comble au malaise des aocaparateurs : c’est la nouvelle venue de Washington que le département de la justice va chercher à qui incombe la responsabilité de la cherté des oeufs e# poursuivre les coupables.L’enquête se fera à New-York et on commencera par les entrepôts frigorifiques.Les détectives des agences secrètes sont déjà à l’oeuvre et M.Whitman conduira l’enquête.M.Mclieynolds, le procureur général, veul commencer le plus tôt possible el faire un exemple.La poursuite sera faite conformément à la loi sur les trusts et la loi concernant les aliments qui défend de vendre les oeufs entreposés comme oeufs frais.M.Kenneth D.McKell-ar, représentant de Memphis, Tennessee, dit qu’il a la preuve que le marché ali-mentairc est manipulé par les entrepôts frigorifiques et que les aliments coûlent plus cher par suite de l’action des entreposeurs.Il affirme avoir la preuve qu’une maison a détruit toute une consignation d’oeufs pour que les prix ne baissent pas.“Je crois que le gouvernement fédéral peut, en promulguant pne loi, combattre l’abus des entrepôts frigorifiques.Il s’agirait simplement de prohiber l’envoi, entre Etats, de tous genres de viandes fraîches, poissons, beurre, oeufs, etc., qu’on a tenu en entrepôt plus de trois mois.Ceux qui transgresseraient la loi seraient passibles d’a-niende ou de prison.La spéculation sur les viandes ne asurait être admise nulle part.” Les oeufs coûtent actuellement 75 sous la douzaine.A MONTREAL On est à compléter en ce moment l’organisation d’une société par laquelle Montréal, comme aux Etats-Unis, aura une ligue de ménagères.Il est donc à souhaiter qu’elles travailleront à résoudre le problème du coût élevé des ouefs.Actuellement plusieurs chefs des clubs féminins de notre ville sont d’avis qu’il n’y a ‘ici aucune association anxieuse d’entreprendre le boycottage (tes oeufs et le mener à bonne fin dans toutes les parlies du Canada, car on réalise que la tentative serait futile.En attendant le prix des oeufs est exorbitant.Ceux qui gardent des poules envoient des avis qu’ils expédieront chaque pour dans notre ville, au prix de 75 sous la douzaine, des oeufs pondus dans les dernières douze heures.Cela démontre que l’article offert aujourd’hui nu public, moyennant (10 sous la douzaine, n’est pas ce qu’il y a de mieux bien que ce prix soit également très élevé.L’an dernier, à pareille date, on vendait les oeufs 55 sous la douzaine et les consommateurs se plaignaient, avec raison, qu’ils étaient très chers ; cependant ils atteignirent CO sous : c’était le record de 1912.La question est de savoir com-bien on garde d’oeufs dgns les entrepôts frigorifiques.On dit qu’il s’en trouve des milliers de boîtes achetées à un prix qui, si les oeufs étaient vendus en ce moment, ferait réaliser aux maisons de gros un profit variant de ^5.70 à $6.00 par caisse.LE BAIN OU QUARTIER EMARU UNE MORT TRAGIQUE L’échevin Emard, directeur et secrétaire d’une compagnie foncière qui a vendu une partie du terrain à la ville, déclare qu’elle a payé une commission à l’échevin Judge, sur la demande de celui - ci ACCIDENT DE CHEMIN DE FER Un nommé Louis Brodner, Agé de 23 ans et demeurant à Montréal, a été tr»nsporté à l’hOpital Weatjern, vers H hrs.ce matin, après avoir été victime d’un accident de chemin de ter.Brodner fut frappé par un train du New-York Central, ligne Adirondack, fct eut le crftne fracturé.Son état est grave.BATAILLE SANGLANTE (Service de la Presse Associée) Eagle Pass., 25 — Une bataille entre las rebelles mexicains et les troupes fédérales a lieu aujourd’hui à Las Vacas, Mexique, en face de Del Rio, 800 hommes sont dans la lutte.DEUX ELECTIONS PARTIELLES (Service de la Presse Associée) Ottawa, 25.— Le gouvernement a fixé au 13 décembre l’élection partielle dans South-Lanark et MacDonald.LES SONS OF ENGLAND Winnipeg, 25.— Les Sons of England ont eu une assemblée hier soir et ont exonéré sir Rodmond Roblin de l’accusation d'avoir dit du mal des Anglais dans sa critique du ministre des postes anglaises.M.Herbert Samuel.Le Président suprême de district dit qu’il a été satisfait de l’explication donnée par Sir Rodmond qu’en se servant de rexpresoion “Jelly bag Englishman”, 11 ne l'appliquait pas à tous les Anglais.-ï—s- New-York, 25 M Harry White, un Chinois qu’on dit être chef d’une b»ri-frontière canadienne, a été arrêté.FILLE5 On demande des jeunes filles pour travailler dans le département d'expédition au joirnal le “Devoir” 2 hrs li d'ouvrage par jour.S’adresser à H.Menier de l%à5 hrs p.m.FUNERAILLES DU POMPIER HORACE TRUDEL Les funérailles du pompier Horace Trudel, de a caserne No 5, qui a trouvé la mort dans l’incendie de la maison F.Nicolas & Co.Ltd., aux numéros 117 et 119 rue Bleury, samedi soir, ont eu lieu ce matin, à 9 heures, au milieu d’une grande affluence, à l’église Saint Anselme, rue Fullum.Le corps reposait sur une des voitures à sauvetage du poste numéro 5 traînée par quatre chevaux gris.Des fleurs avaient été envoyées par toutes les casernes de la ville, et l’état-major du poste central.Trente pompiers en uniforme, sous le commandement du chef-oinst ructeur Doolan, et précédés par la fanfare de la M.S.R.faisaient escorte à la dépouille moi-telle.Le service a été chanté par M.l’abbé Berthiaume, assisté des abbés Barbeau et Sicard.Nous avons remarqué au choeur, l’abbé Lacroix, vicaire à la cathédrale, ÿt le Rév.J.Vysniouskas, curé des Ruthènes.Les porteurs étaient les pompiers F.Gilmour, du 1; N, Belzil, du 5; Wm.Cox, du 9; L.Girardeau, du 2; J.Brouillette, du 19, et D.Sheehy, du 14.Le deuil était conduit par les deux fils du défunt, Adrien et Arthur; son père, M.Alexis Trudel, son grand-père, Lambert Gervais; ses frères Alexis et M.Trudel; son beau-père Jos.Laro-e; ses beaux-frère Adolphe, Désiré, Joseph et A.E.I .arose; Joseph F, Rrissette, Oscar Léveillée et Adolphe Perreault; ses cousins, Wm Shea et Donat Morin.On remarquait dans l’assistance, le chef Tremblay et les sous-chef Saint-Pierre, Giroux, Hooper et Marin; le capitaine.U.Gauthier du 5, le Dr P.Corbeil, l’ingénieur Rioux, le lieutenant de police Jos.Dufresne, le lieut, Jos.Beaulieu, du 18; le lieut.Rémil-lard, du 4; les capitaine Nelson du 17, et Sarrasin du 19, et MM.John Winter, Arthur Nantel, J.G.A.Fi-lion, J.A.Lamarre, Z.Bessette, W.Gadoury, G.Champagne, Léon Da Sylva, et une foule d’autres.Le défunt laisse une veuve et six orphelins, dont le plus vieux est âgé de 7 ans.BIGAME London, Ont., 2t.Le docteur W.H.Ross, jadis directeur du sanatorium Ryroru, a été, ce matin, trouvé coupable de bigamie, par le juge Mc-Beth, è un ¦ séance spéciale de la cour de comté.La sentence ne sera rendue que le 22 'décembre.Le premier témoin à la séance de l’enquête municipale de ce matin a été M.F.L.Wanklyn, ancien commissaire aujourd’hui assistant *du président du Pacifique Canadien, qui a été interrogé concernant l’achat d’un terrain de 3 millions de pieds carrés pour l’usine de filtration de la Pointe-Saint-Charles, pour lequel le Pacifique a demandé 10 sous le pied.Le témoin considère que ce prix est très raisonnable, le conseil l’a accepté sans discussion.C’était le meilleur terrain qu’on pouvait trouver, absolument plat et sans constructions.M.D- McNicoll, vire-président du Pacifique-Canadien, confirme tout ce qu’a dit M.Wanklyn.M.G.Janin, ingénieur en chef de la Ville, déclaré que le terrain en question est le seul qui convint a tous les points de vue.M.T.W.Lesage, ingénieur-surintendant de l’aqueduc, est le témoin suivant et corrobore M.Janin.Celui-ci revieqt donner certaines explications sur l’achat de la propriété Carlin pour la ferme d’épuration du quartier Saint-Denis, puis on prend la question de l’achat du terrain destiné au bain ,des quartiers Emard et Saint-Paul.M.F.Ostiguy, président de la Compagnie des Terrains Suburbains, qui a offert un terrain à la Ville, pour le bain, dépose que le* directeurs de la compagnie sont l’échevin F.mard, M.J.Aldéric Ouimet, MM.Paul Ostiguy et Jacques Ostiguy.La compagnie offrait vingt-six lots situés à l’angle des rues Rielle et Eadie, quartier Emard.La première lettre envoyée à la Ville a été retirée à cause d’une erreur de désignation des lots et a été remplacée par une nouvelle offre, au prix de 25 sous le pied.La compagnie possédait ces terrains depuis 7 ou 8 ans et les avait achetés de la succession Brault.Le comptable de la compagnie, M.Théo-ret, lut a signalé la.vente à faire.Il ne se rappelle pas en avoir parlé à aucun êchevin et aucun commissaire.Si la question est venue devant le bureau de direction, il a pu en parler avec l’êchevln Emard.M.H.Gagné qui a vendu les lots voisins en a obtenu 40 sous.L’échevin J.U.Emard entre ensuite dans la botte et commence par déclarer que la conversation qui a eu lieu entre lui et l’échevin Judge au conseil a été exagérée par les journaux, mais, prié de la ramener à ses justes proportions, il déclare avoir tout oublié.Il a demandé aux commissaires de donner un bain aux quartiers Emard et Saint-Paul et il a ’désigné le terrain qu’il crayait le plus convenable, terrain qui servait déjà pour les jeux.Il produit un plan montrant la situation du terrain, qui n’eet pas, dit-il, dans la partie habitée, mais à côté.11 a prévu l’avenir et quand le territoire d'Emard sera tout peuplé, le bain sera au milieu du district qu'il dessert.“Vers le mois de février 1912 de cette année, l'échevin Judge vint me trouver et me dit qu’il m’aiderait si l'avais un terrain à vendre.Je lui répondis que je croyais en avoir un et il me dit qu’il me supporterait.Je consultai les directeurs de ia compagnie qui m'approuvèrent ; le terrain que j’avais en vue étant le seul convenable.L’offre, signée par le président, fut envoyée à la Ville et quelques jours après les commissaires firent demander le secrétaire de la compagnie et comme ;e remplis cette charge, je me rendis à l’invitation.Plus tard, M.H.Gagné offrit ses terrains à la Ville; je l’ai conduit chez les commissaires, car il me semKiait qu’ils feraient bien d'acheter tout le bloc.M.Gagné demandait 40 sous, mais je ne trouvais pas ce prix étrange, comme c’était quelques mois après notre offre.” Le témoin déclare qu’il n’a rien reçu de cette vente, à l’exception de ses dividendes.Il déclare qu’un jour l’êchevln Judge vint à son bureau et fut reçu par M.Thêoret, le comptable.Celui-ci vint lui dire que M.Judge voulait avoir la promesse d’une commission et M.'Emard répondit : “Très bien, à le président le veut”.Le président approuva la demande et le chèque fut fait pour 8392 à l’ordre de M.Larivière, associé de M.Judge.M.Emard n’a pas vu M.Judge.Le 11 ' juin 1912, M.Thêoret envoya le chèque à M.Larivière.—Est-ce par l’intermédiaire de M.Judge que vous aviez vendu votre terrain ?—Pas plus que je n’ai dit.—C’est-à-dire pas du tout ?—Il a secondé le rapport.—Le chèque a-t-il été envoyé à Larivière ou à Judge ?—M.Thêoret pourra vous le dire.—En dehors de cette commission, avez-vous payé autre chose ?—Non; —Avant la vente de vos terrains à la Ville, compreniez-vous que vous a-viez à donner inné commission à un échevin ?—Avant la lettre du 22 avril, à M.Arthur Larivière, nous avons 'dû en parler.—Avez-vous envoyé cette lettre par peur d’une abjection ?—Je n’y ai pas attaché cette crainte.Je ne parle de cette commission que parce que l’échevin Judge m’a accusé de l’avoir trompé.AFFAIRES MEXICAINES LES REBELLES RECLAMENT LA VICTOIRE DANS LA BATAILLE QU’ILS ONT LIVREE LA NUIT DERNIERE, PRES DE LA VILLE DE JUAREZ.(Service de la Presse Associée) El Paso, Texas, 25 — Les rebelles, au nombre de 7,000, commandés par Villa, ont passé lu nuit sous les armes, par une pluie diluvienne, et ont combattu victorieusement les fédéraux, Ils s’attendent de reprendre la bataille aujourd’hui et de s’emparer du général fédéral Jose Ynez Salazar, cerné avec ses troupes près de Rancho Flores.Les rebelles disent qu’ils veulent s’emparer du général Salazar pôur le pendre à un poteau de téléphone de Juarez.Bien que les fédéraux aient été repoussés dans leur attaque contre Jnarez, après huit heures de combat, le général Villa croit qu’il doit harasser encore l’ennemi pour gagner à sa cause le territoire situé au nord de la ville de Chihuahua, et infliger aux fédéraux une défaite écrasante qui démoralisera l’armée de Chihuahua.Villa dit que les troupes fédérales sont à quelques milles au sud de Samalayu-ca, mais que l’un de leurs trains militaires chargé de soldats est cerné par les rebelles.Le général croit que les troupes du gouvernement vont faire une sortie aujourd’hui pour dégager le train et il s'apprête à leur infliger une défaite.Etablis en demi-cercle sur un front de quinze milles, les troupes rebelles présentent une ligue formidable., Tous les Amérioains et les étrangers ont reçu l’ordre de sortir de Juarez et ont été conduits sous escorte au pont international d’El Paso.Les Américains qui retardaient de sortir de Juarez ont été arrêtés et expulsés de force.Les rapports ne disent pas (pie les Américains et les étrangers ont été maltraités pendant l’expulsion que le col.Medina, commandant do la place, jugeait nécessaire à leur protection.Le général Villa prend ses précautions pour parer à tout retour offensif des fédéraux.Il dit qu’il a l’intention de les attaquer vigoureusement aujourd’hui avant qu’ils aient pu se remettre de leur défaite.L’ERREUR DU PRESIDENT WILSON Grand Forbes, N.D., 25 — Le Rév.Allen Burleson, missionnaire épisco-paüen à Guadalaparu, dit que l’attitude du président Wilson à l’égard du Mexique, a été tout à fait erronée, M.Burleson, cousin du secrétaire des postes, a déclaré à Grand Forbes, hier soir, qu’on aurait dû reconnaître (pie Huerta représentait 1» loi et l’ordre, et qu’il est reconnu comme tel par les meilleurs éléments de la population mexicaine.Burleson dit que les constitutionnalistes sont une bande de voleurs et d’assassins qui n’ont rien à perdre et tuul à gagner."Vous ne pouvez pas faire croire aux Mexicains que 1rs Etats-Unis n’agissent pas dans un but d’accaparement, et ils vous citeront l’histoire pour égayer leur opinion,” conclut Burleson.-»- SUICIDE DUN INDUSTRIEL.| I Bartlesville, Okla, 24, — Geo.W.Zino, représentant d'une compagnie industrielie de Pitlaburg, s’est suicidé aujourd’hui, dans sa chambre d’hôtel, en ce pendant avec la ceinture d’une robe de bain.On ne connaît pas la cause de cet acte désespéré.CHRONIQUE JUDICIAIRE “ECOUTE, REGARDE ET SOIS PRUDENT.” M.le juge Demers a rendu, ce matin, en Cour Supérieure, une série de jugements intéressants.Dans la cause de P.Labatt contre la Compagnie des Tramiyays de Montréal, l’action est revoyée avec dpens.Le demandeur voulait que la compagnie soit condamnée à lui peyer $650 de dommages, parce que le 7 juillet 1912, au moment où il traversait la voie de la compagnie défenderesse avec sa femme et son cocher, à l’intersection des rues Sainte-Caterine et Deséry, la voiture où il se trouvait fut renversée par un tramway, infligeant aux occupants des blessures plus ou moins graves.Le juge a tenu le cocher responsable de l’accident en appliquant le principe émis par la Cour de Révision qui recomande avant de traverser une voie “d’écouter, de regarder et d’être sage”.(Listen look and be wise).MM.Clément Robitaille occupait pour le défendeur, et Perron, Ta-ehereau, Rinfret, Genet & Cie pour le défendeur.$300 POUR UN ACCIDENT.Dans la cause de Mme J.Quinn, contre la Compagnie des Tramways, le tribunal, présidé également par M.le juge Demers a condamné la compagnie à payer $300 de dommages à la demanderesse, dont l’automobile avait été frappée par un tramway, rue Saint-Denis, le 1er janvier 1913, causant des blessures plus ou moins graves aux occupants.LE DROIT DE LA VILLE.Un troisième jugement de M.De-mers, ét ’-lit que la Ville n’a pas le droit de changer le nom des rues quand celles-ci lui ont été cédées par des propriétaires privés.J.B.Pélo-quin était propriétaire de Back River Park, subdivisé, plus tard en Stanley Park.La ville avait jugé à propos de changer le nom de la rue Sainte-Claire en rue Primeau et de l’avenue Parc Stanley en rue Carson.Le tribunal a décidé que ces rues appartenaient au demandeur et que la Ville devait leur laisser leurs noms primitifs et payer au demandeur les $26 de dommages pour l’érection de barrières qu’il demandait.LEUR POUVOIR EST DISCRETIONNAIRE.M.le juge D unir p a renvoyé le bref de mandamus obtenu par Alberto Dini contre les commissaires des 'licences.Celui-ci prétendait que son droit de faire le commerce des liqueurs lui avait été enlevé parce que ses employés s’étaient livrés à ce commerce le dimanche sans son aveu, mais le tribunal a décidé avec autorités à l’appui que le pouvoir des commissaires était discrétionnaires et qu’ils ont le droit de tenir un propriétaire responsable des antes de ses employés.Il y avait récidive dans ce cas.IL FAUT DECLARER SES POUCES M.le juge Saint-Pierre a décidé, ce matin encore que Charles Wilder n’avait pas le droit de demander à la Ontario Insurance Company de lui payer des dommages pour une police que le demandeur avait prise dans cette compagnie, à la suitç d’un incendie éclaté le 4 avril 1912.Sa police avec la compagnie était valable pour $1,000 d’avril 1911 à avril 1914, mais il avait omis de déclarer qu’il avait une seconde assurance avec la compagnie d’assurance-feu Rimouski pour $5,000.D'où le renvoi de l'action.Québec, 25.Un individu du nom de Joseph Homier n été condamné ce matin par le juge Lange! 1er à 5 uns (le bagne pour vol de fourrures.NORMAN BINMORE, COURTIER EN IMMEUBLES TRES EN VUE DE CETTE VILLE, TOMBE D’UNE FENETRE DE SON BUREAU CE MATIN ET SE TUE.EST-CE UN ACCIDENT?M.Norman Binmore, courtier d’immeubles bien connu, s’est tué ce matin vers 11 heures en tombant d’une fenêtre de l’édifice de la Banque des Cantons de l’Est où il avait son bureau au neuvième étage.Lorsqu’on ramassa le malheureux il avait cessé de vivre, et l’on dut transporter le corps à la morgue.Personne ne sait comment l’accident a pu se produire.M.Frank Binmore, cousin du défunt, déclare que la mort ne peut être qu’accidentelle.“Les affaires de Norman étaient excellentes, dit-il, et on ne saurait supposer autre chose qu’un accident.Mon cousin s’est approché de la fenêtre afin de respirer un peu d’air.Et c’est alors que l’accident se produisit.” Le défunt était âgé d’à peu près quarante-cinq ans.Pendant plusieurs années il fut intéressé dans le National Trust; mais depuis quelque temps, il s’occupait d'immeubles.Il habitait au No 474 de l’avenue Strathcona, à Westmount.A U LEGISLATURE LA REFONTE DE LÀ LOI MUNICIPALE.— LES NOUVEAUX DEPUTES.— LA LEGISLATION PARTICULIERE.— NOUVEAU SECRETAIRE.— LA PROROGATION.(De notre correspondant) Québec, 25.—- Le comité parlementaire du code municipal s’est réuni, ce matin, à 10 h.30, dans la salle du comité des chemins de fer, pour continuer l’étude du projet de refonte soumis par la commission du code municipal.L’un des principaux amendements adoptés ce matin porte à trois ans le terme d’office du maire et des conseillers municipaux.Cet amendement a été adopté après une assez longue discussion.* * * M.Marcellin Robert, député de Saint-Jean, sera présenté à la Chambre cet après-midi, par M.Lomer Gouin et M.J.-E.Robert, député de Rouville.M.Philips, député de Huntingdon, est arrivé, mais ne sera pas présenté à la Chambre avant quelques jours, les rapports de son election n’étant pas encore faits.* * * Le comité des bills privés a tenu sa première séance, ce matin, sous la présidence de M.Mousseau, de Soulanges.Deux projets de loi ont été adoptés: ceux de M.Therrien, relatifs à l’hôpital Saint-Vincent de Paul et à la Ville de Sherbrooke.Une délégation de maires et de représentants des municipalités des comtés de Lotbinière et de Mégantic, présentée par MM.Francoeur et Demers, a été reçue, ce matin, par M.Devlin.Les délégués ont demandé la construction d’une nouvelle route de Methot’s Mills à la station de Lyster, soit une distance de huit milles.La nouvelle route ouvrira des terres fertiles de cette région.* # * * Le Dr Massue Fortier, dentiste de cette ville, a été nomme sous-secrétaire du comité des bills privés, en remplacement(de M.Jules Patry, qui a été promu a la succession de M.Dcsaulniers, comme secrétaire des comités de la Chambre.*• * # Bien qu’on n’en soit encore qu’au début de la session, on parle déjà de la date probable de la clôture.Quelques membres de l’opposition ont exprimé l’opinion, ce matin, que les chambres seront prorogées pour Noël.NOUVELLES PLÂTnTES CONTRE BIRCHENOUGH Deux nouvelles plaintes ont été déposées ce matin, contre James Bir-chenough, courtier d immeubles, arrêté hier après-midi, sur la plainte de M.Sonoe pour avatr, d'après l’acte il'accusation, (majoré un chèque de $54.00 à $54,000.A ta dernière heure, te prisonnier est toujours à Bordeaux, n’ayant pu fournir les $30,000 de caution exigés par le magistrat Lafontaine, pour sa mise en Jiberté provisoire.Les deux plaintes de ce matin, ont été déposées par M.William Simard, 177 rue Berri.Dans la première, M.Birch enough est accusé d’avoir présenté un faux rapport de son état financier afin d’obtenir ainsi l’extension de son terme de crédit.Dans la seconde, il est dit que M.Bifchenougb aurait induit M.Moïse Simard, agissant pour 8.Simard & Fils, à accepter une garantie sur une prétendue hypothèque de $2,000 que lui devait la Belgo-Cana-dian.L’enquête aura lieu lundi.DERAILLEMENT SUR LE C.N.R.(De notre correspondant) Québec, 25.— Un convoi de fret du Canadien Northern a déraillé, hier, à cinq milles à l’ouest do Saint-Casimir do Portneuf.Sept ou huit wagons ont roulé en bas du remblai dans un fossé et la voie a été brisée sur une é-tendue d’un quart de mille.Il n’y eut pas d’accident de personne.Les convoie de Québec, pour Montréal et vicB-vorsa, ont été retardés do quelques heures par suite do l’obstruction de la voie.Où Acheter Demain (Enregistré conformément à la loi du Parlement du Canada, par L.-P.Deslongchamps, au Ministère de l’Agriculture) A CEUX QUI APPRÉCIENT Ica ameublements de style, nous serons heureux de faire Toir lea jolis acts de aalle à dîner “Heppelwhite”, Sheraton, Jacobin.Colonial, William and Marry, expeséa aur notre premier plancher.Leur atyle pur, le fini soifné dea bois, #1 leur prix raiaonnable, seront certainement appréciés des acheteura.itt cutit ^ îi » J '.• * Tel.Est 6819.637-39 STE CATHERINE EST, angle Beaudry, MONTREAL.La Compagnie BRODEUR LIMTEB 533 Ste-Catherine Est 1827 Ste-Catherine Est 327 St-Laurent 86 St-Pierre Vente à Réductions Porcelaine, semi-porcelaine, verre taillé, verre Sressé, lampes, bronzes, marbres, objets d'art, etc.» 3 1-3 p.c., et 50 p.c.d'escompte sur toutes nos marchandises, dans tous nos magasins de détail et h notre magasin de gros.Les lètes approchent, et voici le temps de compléter ou de remplacer vos services à dîner, vos verreries, ou de vous procurer ce dont vous avez besoin pour le confort ou l'ornementation de vos appartements.Juste au moment où l'acquisition des articles que nous avons énumérés plus haut devient une impérieuse nécessité, nqus offrons au public l'occasion de se les Ërocurer à des conditions exceptionnellement avau-tgeuses.Réduction Incroyable sur toutes nos Couchettes de Cuivre Notre stock immense doit être diminué considérablement pour faire place aux marchandises pour les fêtes qui nous arrivent.Ces quelques prix vous donneront une idée des réductions qu'on fait chez Archambault No.2503.—Couchette de cuivre, finie satin.Valant pour.$ S.S9 No.2463.—Couchette ae cuivre.Valant ?i3.00, pour.$23.75 No.1001.—Couchette de cuivre.Valant $60.00, pour.• $33.75 n MAISON mm k Archambault! 949 Sl-Denis.coin Rfchel PHARMACIE Lecours et Lanctôt S10 STE-CATHEEIKE EST Coin St-Denis.Montréal.Téléphonai : Bit 4608-833-2770 Alimentation des Enfants Le Dr Hood du Bureau d’Hyglène, recommande la “pasteurisation” du lait comme préventif de la diphtérie, la tuberculose, la typhoïde et autres dangers que courent les enfants nourris artificiellement.Le “STERILISATEUR LECOURS” détruit les germes de ces maladies.Prix $2.50.Sur demande, nous envoyons gratis, une brochure : HYGIENE de l’ENFANCE.Ce livre traite de l’alimentation et des soins à donner aux enfants.TEL.EST 4510 Le Magasin du Peuple 447 SAINTE-CATHERINE EST 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au No 282 rue Beaudry, lé 20 courant à 5.20 p.m.La propriété n’était pas assurée.Pertes, $300.SIR WILFRID A MONTREAL 81r WHMd Laurier etfi arrivé, par le tra n de midi d’Ottawa, pour assistes au mariage de Mlle Oasgraln, fille du sénateur J.P.B.Oasgraln.qui a Meu cet après-midi.Londres, 25.— Lord Haldane était l’orateur principal à une assemblée tenue pour promouvoir la cause du service volontaire, sous les auspices d’une organisation récemment formée dans le but de mener une campagne dans tout le pays.Il prétend que pour une puissance insulaire, le service volontaire est le seul possible.Mais si la puissance de l'armée et de la marine s’affaiblissait, l’Angleterre cesserait d’êtro un puissant facteur de paix.Hile doit avoir une organisation navale et, militaire où l’activité du service dure pendant une longue période, et seule une année professionnelle peut faire cela.L'Allemagne et la Franco doivent être favorables nu icrvice obligatoire, mais le problème britannique est tout à fait différent.LES TYPOS AU THEATRE NATIONAL Gomme nos lecteurs le savent, c’est demain mercredi, qu’aura lieu au théfttfe National Français la soirée de gala au bénéfice de l’Union Typographique Jacques-Cartier.Le magnifique drame ‘’Vers l’amour’ de Léon Gaudtllot sera interprété par la troupe du National, avec Intermède» par les principaux artistes.Ceux qui désirent assister à cette représentation ieront bien de se hâter : Ire billets s'enlèvent avec rapidité.L’on peut se les procurer au bureau du théfttre.LA SANTE DE LA DUCHESSE Ottawa, 25 — La santé de Son Altesse Royale la Duchesse de Con- naught cause de nouveau beaucoup d’anxiété à Rideau Hall.On dit qu’elle souffre encore de la même ma le die qui a motivé son départ du Ca nada, le printemps dernier.Sir Arthur Lane, célèbre médecit anglais, a été appelé hier soir di Montréal à «Ottawa pour porter sen soins1 à la malade.DECES A MONTREAL BUTEAU, Raoul, 1 mois, enfant d'Anucl, me Riitenu, barbier, rue Ntcolet, 214.CHAGNON, Arthur, 7 ans, enfant de Phi, lippe Chagnon, cultivateur, rue Bordeaux 795.COMTE, Virginie, 79 ans, Asile de la Providence.CONROY, Ann, 83 ans, rue des Seigneurs (>25.DESJARDINS, Marie Roberge, 76 ans, fem-me de Toussaint Desjardins, Journalier, Av Henri-Julien, 1054.DURE, Hosario, 23 ans, cordonnier, ri» Glèo, 1314.DUBOIS, Alice, 2 mois, enfant de George! Dubois, journalier, rue Saint-Dominique 1633.DULUDE, Eva, 2 mois, enfant d’Alfred Duludc, journalier, rue Frontenac, 651 GAUTHIER, Sophie Blain, 41 ans, fe d’Emile Gauthier, chauffeur, rue Chi 125, Verdun.HINTON, Georges, 83 ans, bourgeois, rue Lagauchetlèrc, 854 Est.LAÇASSE.Charles, 75 ans.Journalier, Hospice Gamelin.LACHANCE, Simonne, 3 mois, enfant d’A-délnrd Lachance, menuisier, rue de Laroche, 1792.LACHAPELLE, Alexandrine Rouillard, 25 ans, femme d’Emile Lachapelle, cuisinier, rue Frontenac, 692.LAVERTUK, Eugène, 1 mois, enfant de Joseph .Lovertur, menuisier, rue Saint-Germain, 521.LECAVALIER, Séraphin, 73 ans, rentier, 3/9, Hème Ave.Rosemont.LECLERC, Louis, machiniste, 63 ans, rue de l’Epée, 287.LEFEBVRE.Olivier, cultivateur, 80 ans, me Ouesnel, 223.LEMIRE, Hosario, 26 ans, bijoutier, rue de Luuaudière, 165.MeGOLDRICK, Patrick, Thomas, 51 ans, bourgeois, rue Clnrcinoni, 443.O’SULLIVAN, John, 47 ans, polisseur de cuivre, rue Drolet, 883.FICHE, Jeannette, 1 an, enfant d’Albert Plché, menuisier, rue Casgraln, 624.PLOUFFË, Marie, 3 mois, enfant d’Ovüi Plouffe, menuisier, rue Beaulieu, 143 qUKVILLON, Sigefrol, BS ans, forgeron, rue Mont-Hoyal.211 Est.RAYMOND, Sylvia, 26 ans Allé d’Esdrns Raymond, menuisier, rue Salntc-EnmiUe, 48# * ROBINSON, John, gardien, 62 an*, Ave.Henri-Julien, 1161.’ SAINT-GERMAIN, Mignonne, 1 an, enfant de Basile Saint-Germain, machiniste, rua Poupart, 172; VIAU, Yvonne, 23 an*, rue Ethel, 305.femme hurch, é
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