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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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Références

Le devoir, 1985-12-06, Collections de BAnQ.

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Le Devoir, vendredi 6 décembre 1985 SUITES DE LA PREMIERE PAGE 4 Bourassa miers ministres ont longuement discuté de l’état des finances publiques et plus précisément de la sempiternelle marge de manoeuvre.Sur cette question, M.Johnson estime avoir fait comprendre à M.Bourassa, jusqu’à quel point la marge est mince.Sur un ton narquois, il a ajouté : « Je pense qu’il a découvert que je connais bien les chiffres.Les finances publiques, à cause de la situation économique, sont dans une situation extrêmement serrée».Lorsque vint son tour de donner sa version, M.Bourassa a reconnu que la marge de manoeuvre lui est apparue effectivement très serrée, faisant remarquer toutefois que M.Johnson ne lui a pas appris grand-’chose de nouveau à cet egard et qu’il s’y attendait tout à fait.Quoi qu’il en soit, le chef libéral a réitéré sa ferme intention de remplir tous les engagements financiers qu’il a pris au cours de la campagne électorale.« Parce que cela fait partie de la parole donnée et que ça va permettre la relance économique ».Cette marge de manoeuvre est-elle de $100 ou de $400 millions?« La campagne électorale est terminée », a-t-il répondu.Pour le reste, les deux premiers ministres ont fait un tour d’horizon des relations fédérales-provinciales, s’arrêtant plus longtemps sur les dossiers de la péréquation et du libre-échange.M.Johnson lui a tracé le sombre tableau des négociations qui viennent à grands pas et qui s’annoncent difficiles, avec les employés de la fonction publique et du secteur parapublic.Il lui a également rappelé que le gouvernement devra régler un lourd contentieux avec la Fédération des médecins spécialistes, les pharmaciens, les ambulanciers, les secteurs de l’éducation et des affaires sociales.Enfin, M.Johnson l’a informé des plus récents développements concernant le dossier de la tentative manquée de privatisation de la Société des alcools.Quelle que soit l’ampleur du défi à relever, Robert Bourassa demeure convaincu qu’il pourra y parvenir et très heureux à l’idée qu’il redeviendra premier ministre.Il s’attaquera d’abord aux problèmes éconmomi-ques, dont celui de l’ITT Rayonnier qu’il entend régler avant les fêtes de Noël Pour ce faire, il donne l’impression de pouvoir compter sur le premier ministre Mulroney, avec lequel il s’est entretenu à deux reprises, depuis sa victoire de lundi dernier.Il convoquera la session pour le 16 décembre et adoptera la réforme fiscale prévoyant une réduction des impôts et de la taxe sur l’essence en régions périphériques.Il proposera un mini-budget et, pour ce faire, il espère obtenir la collaboration de l’opposition péquiste.D’ici là, Robert Bourassa complétera la formation de son cabinet, qui comprendra un peu moins de 30 ministres.Devenu premier ministre, il révélera le choix du comté qu’il entend représenter à l’Assemblée nationale (Marguerite-Bourgeoys) et AUJOURD’HUI l,e collège Marie-Viclorin offre des cours de plongée sous glace.Avis aux intéressés ! 322-6383.¦ Le théâtre du Quartier offre un atelier de clown intensif, d'une durée de 12 heures, ce vendredi et le samedi 7 décembre, de 9 h 30 à 12 h 30 et le dimanche 8 décembre de 9 h 30 à 17 h 30.845-3338.¦ Les Amies d'Ames (association des femmes du Salvador) vous invitent à une exposition-encan d'oeuvres d'art qui se tiendra cette fin de semaine à la galerie Fetish (3981, rue Saint-Laurent, local 600-A).843-7540.¦ Le Salon des métiers d'art du Québec soulignera son 30e anniversaire du 6 au 22 décembre dans le hall d'exposition ouest de la place Bonaventure.déclenchera une élection partielle pour le début de l’année.Il était visiblement enchanté de renouer hier avec l’ambiance du bureau du premier ministre, confessant aux journalistes qu’il y avait vécu les moments les plus heureux de sa vie, de 1970 à 1976.^ Unesco Mais à plus long terme, la décision des Etats-Unis ne parait pas irréversible.Certains délégués occidentaux à rUnesco pensent en effet que Washington pourrait revoir sa position si le directeur-général actuel, qui termine son deuxième mandat à l’automne 1987, ne se représentait pas pour une troisième fois.M.Amadou Mahtar M’Bow semble en effet, aux yeux des Américains, constituer le principal «irritant» du dossier Unesco et cristalliser autour de sa personne toutes les lacunes dont a été tenue responsable l’organisation depuis deux ans.Il est alors probable, qu’aux prochaines élections, la Grande-Bretagne à nouveau emboîtera le pas de l’Amérique si le nouveau directeur général lui èst agréable.À Washington, le gouvernement américain s’est refusé à commenter la décision de Londres.C’est une décision britannique, vous savez quelle est notre position sur l’Unesco, a laconiquement déclaré le porte-parole du département d’Etat, M.Bernard Kalb.À Bonn, le ministère ouest-allemand des Affaires étrangères a annoncé que la RFA avait l’intention de garder sa place au sein de l’Unesco.Les décisions prises lors de la dernière assemblée générale de Sofia sont à notre sens de nature à ramener l’organisation aux buts qui lui sont assignés, a déclaré un porte-parole.La Belgique n’entend pas non plus se retirer de l’Unesco, a indiqué le porte-parole du ministère des Relations extérieures à Bruxelles.La Belgique, a-t-il ajouté, a déjà manifesté son inquiétude sur la politisation et la mauvaise gestion de l’Unesco, mais reconnaît néanmoins les efforts récents entrepris par l’organisation pour tenir compte des remarques formulées sur son fonctionnement.4 McDougall banques ont englouti $255 millions en pure perte.Hier, la commission présidée par le juge de la Cour suprême Willard Estey a repris ses travaux à Ottawa après deux semaines d’audiences en Alberta.Comparaissant en après-midi, le ministre des Finances, Michael Wilson, a soutenu que l’une des six grandes banques qui ont participé au sauvetage de mars avait réussi à en retirer $ 10 millions, après le premier septembre, date de la mise en faillite de la BCC.Il a cependant refusé de nommer l’institution et de fournir plus de détails.Devant les enquêteurs, Mme McDougall a de son côté dit qu’elle ne connaissait pas à l’époque l’existence d’un rapport préparé par un employé de M.WilUam Kennett, l’Inspecteur général des banques, qui avait attaché le grelot à la situation critique de la BCC.Mais contrairement à l’Opposition, Mme McDougall n’a nullement accusé M.Kennett pour les faillites bancaires, se disant en tout point satisfaite de ses actes.L’Inspecteur des banques était toutefois en possession de tous ces renseignements.L’inquiétude des Américains était connue depuis 15 à 18 mois, ont constaté hier les enquêteurs fédéraux.Pour Mme McDougall, même si on avait procuré $ 300 millions au lieu de $255 le 25 mars pour sauver la BCC, la banque n’aurait pu éviter la faillite.« La confiance (des déposants) ne serait pas revenue, c’était cela la plus grosse condition », a soutenu Mme McDougall.Selon elle, en outre, la BCC avait de sérieux problèmes de solvabilité.« C’était cela le problème, on l’a su par la suite », a-t-elle avoué.Aussi, la ministre affirme maintenir la déclaration faite en Chambre en mars voulant que la CCB était «solvable» à l’époque.«Je le croyais, ce n’était pas une opération cosmétique » (pour relancer la confiance), a-t-elle dit.La ministre McDougall a par ailleurs admis qu’elle était < réticente » à voir de l’argent du trésor public impliqué dans le sauvetage de la BCC.« J’étais très inquiète face au marché en Alberta », a-t-elle it, ajoutant qu’on avait « tous (au Cabinet) nos réserves et nos inquétudes».« Je connais très bien l’Alberta et je savais que l’économie venait à peine de retomber sur ses pieds », a-t-elle expliqué.L’argent injecté, pour couvrir les mauvaises créances, ne fut pas suffisant pour assurer la viabilité de l’entreprise, coincée par des prêts beaucoup plus risqués que prévus en mars.4 Comité pas à une conclusion déterminante depuis plusieurs années, tels les rôles des aéroports de Dorval et Mirabel, l’institution d’une zone franche à Mirabel ou dans le port de MontréaL l’aménagement du vieux port, etc.Le gouvernement canadien, important propriétaire foncier dans la région, a un rôle déterminant à jouer dans le développement de Montréal et dans son rayonnement, ne serait-ce que par la gestion de ses équipements et institutions (infrastructures de transports, centres de recherche, sociétés de la couronne, etc.) et sa politique internationale, particulièrement en ce qui a trait aux accords commerciaux et au soutien aux exportations de biens et services.Le comité ministériel, bien que préoccupé par le développement économique, n’a pas l’intention de limiter ses perspectives d’intervention à ce seul domaine.Il se propose de s’intéresser aussi à la vitalité de Montréal en sa qualité de centre de production et de création culturelle?, de destination touristique, de centre de recherches et de centre universitaire.La création et l’étendue du mandat du comité ministériel marquent un changement important dans la politique du gouvernement fédéral à l’égard de la région montréalaise.Depuis plusieurs années, les milieux préoccupés par le développement de Montréal ont eu à se plaindre des difficultés de communication avec le gouvernement fédéral et de multiplicité de leurs interlocuteurs.L’initiative du premier ministre indique qu’il y a, désormais, à Ottawa, un lieu et des interlocuteurs bien identifiés pour recevoir et traiter les requêtes provenant aussi bien du secteur privé que du secteur public montréalais.^ Gulf Aidez les plus mal pris de la terre Envoyez vos dons: OXFAM-Québec 169 est.rue Saint-Paul Montréal.Québec H2Y IG8 Numcro-d onregistreinent comme organisme cie charité autorise à emettre cïes re(;us pour fins'd'impôt: 041955603-08 .• La divulgation de nouveaux détails relance l’affaire Blais-Grenier MARIE TISON OTTAWA (PC) — L’odyssée eu-rop^nne de Suzanne Blais-Grenier a refait surface aux Communes, après la divulgation de nouveaux détails sur les voyages de l’ex-ministre de l’Environnement.Des documents du secrétariat aux Affaires extérieures obtenus en vertu de la Loi d’accès à l’information par l’agence Southam ont fourni de nouveaux détails tendant à montrer que les voyages de Mme Blais-Grenier à Paris et à Stockholm en avril n’étaient pas nécessaires.Les députés de l’opposition ont sauté sur l’occasion pour réclamer de la ministre le remboursement de ses dépenses de voyage et sa démission.Les nouveaux documents consistent notamment en un échange de messages diplomatiques entre Te secrétariat des Affaires extérieures et l’ambassade canadienne de Stockholm.A l’ambassade, qui annonçait le 25 mars que la rencontre justifiant le voyage en Suède était annulée, Mme Blais-Grenier, actuellement ministre d’Etat aux Transports, a fait savoir qu’elle se rendrait tout de même à Stockholm.Dans un télégramme du secrétariat daté du 28 mars, il est possible de lire: « Apprécierait des suggestions pour des excursions touristiques à l’extérieur de Stockholm.Y a-t-il des sites touchés par les pluies acides à visiter?Si possible, le ministre et son mari aimerait aller à l’opéra, ou à d’autres événements culturels appropriés ».« Je vous laisse juger si c’est une raison suffisante pour faire le voyage aux frais des contribuables », a déclaré le député libéral Don Bou-dria, commentant le télégramme.Selon le ministère de l’Environnement, les voyages de Mme Blais-Grenier ont coûté environ $64,(X)0, incluant les dépenses de son personnel et des fonctionnaires participants, ou plus de $20,000 en n’incluant que ses dépenses et celles de son mari.La ministre a dépensé plus de $9,000 au cours de son premier voyage à Stockholm et à Paris, en avril, et $15,000 au cours d’un voyage à Paris et Helsinki en juin, en plus de petits « à-côtés » à Saint-Malo et à Leningrad en cette occasion.Dans les documents obtenus cette semaine, ces deux à-côtés ont été décrits comme étant des voyages privés, ou touristiques.Ils ont été défrayés par le gouver- nement, incluant les dépenses du mari de la ministre, M.Albert Grenier, directeur du Conservatoire de musique de Montréal, de son chef de bureau André Robert, et certaines dépenses de l’amie de M.Robert, Mme Agathe Raby.Au cours d’une rencontre organisée à Lenii^ad à la demande de la ministre, M.Grenier a été qualifié de « fonctionnaire », et Mme Raby, de conseillère.Elle travaille au sein de la firme-conseil Décima.Les documents ont également révélé qu’aucune rencontre officielle n’a eu lieu au cours des quatre jours passés à Paris en avril La ministre a rencontré le jeudi saint un fonctionnaire de l’Organisation pour la coopération et le développement économique et a passé la fin de semaine de Pâques a Paris aux frais du gouvernement avant d’aller à Stockholm.Interrogé en Chambre, l’actuel ministre de PEnvironnement Torn Mc- ^ Millan a soutenu que les documents obtenus cette semaine ne contenaient aucune nouvelle information.« Nous avons toujours admis que certaines parties des voyages de la ministre avaient des buts touristiques, pour lesquelles elles a payé toutes les dépenses », a-t-il déclaré.Le P.I.opposera un candidat de prestige à Robert Bourassa matin de me faire rapport sur cette transaction.» Le ministre a ajouté qu’il y aurait effectivement enquête si les conclusions du directeur l’exigeait.La requête des libéraux, signée par les députés de Montréal, André OueUet, Jean-Claude Malépart, Carlo Rossi, Jacques Guilbault, Lucie Pépin, Marcel Prud’homme et Raymond Gameau, signalait que les circonstances entourant l’achat de la raffinerie Gulf de l’Est de Montréal par la compagnie Ultramar « nous paraissaient troublantes».« Normalement, ont souligné les libéraux, dans le monde des affaires, on achète une compagnie pour qu’elle nous rapporte et non pas pour fermer ses portes.» La théorie libérale, également soutenue par les principaux porte-parole conservateurs de l’Est de Montréal, veut que les multinationales, «les sept grandes soeurs» comme les appelle Vincent Della N oce, se soient mises d’accord pour restreindre la concurrence au Canada, puisque des centaines de distributeurs indépendants d’essence s’approvisionnent à la raffinerie Gulf de Montréal-Est.Ex-ministre libéral de la Consommation et des Corporations, qui avait déjà eu maille à partir avec les grandes raffineries de sucre canadiennes, sur un sujet de même nature, André Ouellet a vu quelque chose de louche, comme certains députés conservateurs, dans toute cette affaire.« Je me réfère, a-t-il dit, aux propos de députés conserva- MONTREAL (PC) - Le Parti indépendantiste (PI) compte aligner un candidat de prestige a l’élection partieUe où le premier ministre Robert Bourassa tâchera de se faire élire à l’Assemblée nationale.« Nous avons contacté une personnalité connue du milieu culturel », a affirmé jeudi Denis Monière, président du PI et candidat malheureux au scrutin général de lundi; dans le comté montréalais de Saint-Jacques, il est arrivé quatrième avec 407 voix.D’ici à quelques semaines selon les observateurs de la scène politique, suivant la démission de l’élu liberal Gilles Fortin, M.Bourassa est censé se présenter dans la circonscription de Marguerite-Bourgeoys, comprise dans la banlieue de LaSaUe.Faisant un bilan des élections générales, M.Monière donnait une conférence de presse en compagnie de deux autres leaders nationalistes, Gilles Rhéaume et Pierre de Belle-feuille.Lundi soir, le premier est arrivé troisième avec 453 voix dans Saint-Henri, le second troisième dans Deux-Montagnes avec 2,265 voix.Le taux de participation de l’électorat, ont notamment remarqué les trois hommes, a baissé de 82 à 74 pour cent.« Une telle désaffection des citoyens ne s’était pas vue depuis l’ère duplessiste.» Le Parti québécois ayant renié sa raison d’être, l’indépendance, disent-ils, beaucoup d’électeurs au penchant nationaliste n’avaient meme pas le goût d’aller voter.Quant à leur parti, il a amassé quelque 16,000 voix dans les 39 comtés où il présentait un candidat.« Ceux qui ont voté PI sont des gens qui savaient exactement ce qu’ils voulaient.C’est au moins une base solide pour l’avenir du parti.» Selon M.Rhéaume, le PI aurait pu faire un bien meilleur score; ainsi plusieurs électeurs préféraient nettement l’option du PI mais ont donné leur voix au péquiste « pour voter contre Bourassa » ; d’autres par contre ont voté libéral rien que pour se venger du PQ.Les résultats de lundi ne signalent pas « la fin du rêve indépendantiste », croient-ils, mais plutôt « la fin du rêve péquiste ».« Johnson (chef du PQ) est maintenant piégé, il devra approuver Bourassa dans la signature (éventuelle) du Canada Bill (constitution de 1982)», affirme M.Rhéaume.L’action du Parti indépendantiste en vue de l’élection partielle vise surtout à défendre rintégrité de la Charte de la langue française.Une campagne sera lancée sur le thème « Touche pas à la loi 101 ».Pessimiste, M.Rhéaume a déclaré que « Bourassa va compléter la boucherie de la loi 101.Regardez aller Alliance Québec (groupe de pression anglophone) dans Marguerite-Bourgeoys.Ils ont déjà réclamé le « free choice » (langue d’enseignement) pour les immigrants.» Les trois nationalistes trouvent par ailleurs « excellentes » les relations entre le PI et le Rassemblement démocratique pour l’indépendance; ce denier, qui ne présentait pas de candidat, a pour têtes d’affiche les anciens ministres p^uistes Denise Leblanc et Gilbert Paquette.Le gouvernement Bourassa devra-t-il intenter des poursuites pour avortement contre Henry Morgentaler?M.Monière estime qu’« il ne le faut absolument pas.Pourquoi s’acharner?» D’après M.Rhéaume, cette question ne pourra être « sérieusement discutée » qu’une fois l’indépendance réalisée.Suivrait alors un débat national sur l’avortement et peut-être un référendum.leurs qui ont dit qu’il y avait des puissances occultes quelque part qui leur avaient joué dans le dos.» En fait M.Ouellet a parlé des propos tenus mercredi par les conservateurs, Vincent Della Noce et Robert Toupin, principaux porte-parole de Gaz Métropolitain auprès du caucus tory dans cette affaire, qui sou-çonnaient bien du monde, y compris des gens du bureau du premier ministre et le titulaire de la Consommation, M.Michel Côté, d’avoir favorisé Ultramar dans la région de Québec qui menaçait aussi de fermer ses portes - plutôt que Gaz Métropolitain à Montréal-Est.« J’estime que les propos de M.Della Noce et de M.Toupin sont de bonne foi, a confié M.Ouellet, ils ont vraiment essayé de garder cette raffinerie ouverte et ils n’ont pas réussi.Il est évident qu’il s’est passé quelque chose de louche dans le dos de Gaz Métropolitain, un acheteur valable.» Pour le député libéral ainsi disparaît la concurrence.« Ces petits propriétaires, a expliqué André Ouellet, sont maintenant menacés d’être privés d’approvisionnement et s’ils doivent subir une autre guerre des prix de la part des multinationales, ils feront faillite.» Le dossier de la raffinerie Gulf n’est d’ailleurs pas le seul à soulever des inquiétudes quant à l’avenir de la pétrochimie au Québec.Mardi, la 6 décembre par la PC et l'AP BASF de Laval, qui emploie 166 travailleurs, annonçait sa fermeture.Chez Petromont, avec 350 emplois, une décision du gouvernement fédéral d’injecter une somme de |65 millions est attendue d’ici le 15 décembre et la menace de fermeture des usines de Varennes et de Montréal-Est, pèse encore très lourd si la réponse est négative.« Nous voulons vous rappeler, ont répété les libéraux hier à l’intention du ministre Côté, que la fermeture de cette raffinerie, ajoutée à la fermeture de l’usine BASF de Laval, met en péril la Société Pétromont.Il est donc urgent que vous fassiez quelque chose.» Pour le ministre d’Etat à la Petite entreprise, M.André Bissonnette, le gouvernement n’a pas fermé et « ne fermera pas » la raffinerie Gulf puisqu’il s’agit d’une transaction entre deux entreprises privées, la Gulf des frères Reichmann et les dirigeants de la pétrolière britannique Ultramar.« Nous sommes en contact avec la société BASF, a indiqué M.Bissonnette aux Communes, ce matin (hier), j’ai rencontré les gens de la pétrochimie de Montréal et de Toronto et nous sommes à trouver une solution à moyen et à long terme.» 1984: le bilan de la fuite de gaz de l'usine d’insecticide de Bhopal (Inde) atteint 1600 morts.1983: plus de trots années de régime militaire prennent fin en Turquie avec la désignation, par un parlement nouvellement élu, de son bureau.1981: le colonel Kadhafi dément avoir voulu faire assassiner le président Reagan et d'autres personnalités américaines.1972: la dernière cabine américaine à destination de la Lune, ‘ApoUo 17’, est lancée du cap Kennedy, en Floride.1941 : à la veille de l'attaque japonaise contre Pearl Harbor, le président Roosevelt lance un appel à l’empereur Hirohito en faveur de la paix.1921: la Grande-Bretagne et l’Irlande signent un traité de paix dans le cadre duquel est créé un Ktat libre irlandais.1917: le cargo français “Mont-Blanc", chargé de muniUons, explose à la suite d'une collision avec un bateau belge dans le port de Halifax: 1,400 morts.1999: Alphonse Desjardins ouvre la première Caisse populaire à son domicile au 8 de l'avenue Mont-Marie, â l.évis.ESPOIR D’ARTHRITE 16 ¦ Le Devoir, vendredi 6 décembre 1985 SPORTS Middleton tente d’oublier, mais ne lui pardonne pas Chris Nilan est considéré comme un voyou à Boston BERNARD CYR BOSTON ( PC ) —
de

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