Le devoir, 7 décembre 1985, Supplément 1
Iæs 30 ans du salon des métiers d^art LE DEVOIR Montreal, samedi 7 décembre 1985 Le Devoir, samedi 7 décembre 1985 Iæs 30 ans du salon des métiers d^art Son directeur général Jean-Guy Manette déborde d’optimisme « Le salon sera vivant et dynamique » FRANÇOISE CÔTÉ collaboration spéciale Le Salon des Métiers d’Art 85 est celui du 30e anniversaire.il se veut être le Salon de la maturité et du professionnalisme capable de répondre aux exigences d’une clientèle pluraliste et diversifiée.C’est aussi, après la période de consolidation des deux dernières années, le Salon de l’ouverture sur le monde avec la participation de quelques artisans des autres provinces canadiennes et des États-Unis.Le directeur général, M.Jean-Guy Monette, parle avec enthousiasme du nouveau concept du Salon 85 « qui facilitera et augmentera l’efficacité d’une visite par une bonne identification, un choix plus aisé, des présentations plus attrayantes, moins hétéroclites, tout en assurant une meilleur répartition des visiteurs dans l’exposition ».« En somme le nouveau concept permettra une exposition plus vivante, plus dynamique », dit M.Monette qui explique que chacune des huit familles de métiers aura son secteur où seront regroupés tous les stands d’une même discipline : céramique, joaillerie, estampes, etc.Il mentionne aussi l’augmentation du nombre d’aires de repos et d’ateliers de démonstration.Le clou du Salon 85 sera vraisemblablement les présentations de mode, comme l’an dernier.Tout dans ce Salon du 30e anniversaire veut refléter l’énorme évolution accomplie par les métiers d’art québécois en trois décennies.Au milieu des années 50, le premier Salon des Métiers d’Art du Québec fut organisé au Palais du Commerce, rue Berri, sous l’égide de l’Office de l’Artisanat et de la Petite Industrie ainsi que de la Centrale d’Artisanat du Québec et l’Association professionnelle des Artisans du Québec.Une cinquantaine d’artisans exposaient à cette première « Foire d’Artisanat », où ils ont réalisé un chiffre global de ventes d’environ $ 25,000, soit en moyenne $ 500 par exposant.En comparaison, l’an dernier, les 368 exposants au SMAQ « Tout le salon reflétera Vénorme évolution accomplie par les métiers d*art québécois depuis trois décennies » M I R A L LE BOIS ET L'OBJET Hugues Mercier, artiste Stand 23 ont enregistré des ventes pour un montant global de $ 5,200,000 pour une moyenne de près de $ 14,000 pour chaque artisan, ce qui représente un chiffre de vente individuel 28 fois plus élevé que celui du premier Salon, précise le directeur général Jean-Guy Monette.Au cours des deux premières décennies, le rôle du Salon comme catalyseur dans le développement des métiers d’art est apparu très nettement, non seulement dans la région de Montréal, mais également sur l’ensemble du territoire C’est aussi l’époque où a débuté le foisonnement des expositions locales et régionales.Enfin, dans les grands magasins et les centres d’achat, ont surgit de multiples comptoirs de produits d’artisanats.Si bien que, depuis une dizaine d’années, on ^ut vraiment parler d’une industrie des métiers d’art au Québec, dit M.Monette.Avec le début des années 80, la mise en veilleuse du nationalisme et la crise culturelle couplée avec les contraintes de la récession économique ont suscité le besoin d’une O O québécois.Plusieurs artisans autodidactes ont véritablement découvert
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