Le devoir, 7 septembre 1932, mercredi 7 septembre 1932
Montréal, mercredi 7 sept.1932 Rédaction et administration 430 EST NOTRE-DAME MONTREAL TELEPHONE HArbour 1241 SERVICE DE NUIT : Administration : ., HArbour 1243 Rédaction : .HArbour 3679 Gérant :.HArbour 4897 DEVOIR Directeur-gérant: GEORGES PELLETIER FAIS CE QUE DOIS! Rédacteur en chef: OMER HEROUX Vol.XXIII —• No 205 T R O I S SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste 1 ¦ -.-4 Edition quotidienne CANADA.5 6 00 E.-Unis et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE .Edition hebdomadaire E.AUNIS^t UNION POSTALE .10.00 2.00 3.00 L’actualité Logique La Presse a généremement consacré son premier-Montréal d hier ri /’heure catholique qui, celte année comme l'année aernière, sera émise par son poste de T.S.F.L'article serait à citer de la première à la dernière ligne: il brille de beaux sentiments; il révèle que la plume du rédacteur a été trempée dans la meilleure, eau bénite.Faute d’espace, contentons-nous de la conclusion: Même si parfois nous ne comprenons pas toutes les explications {données A l’heure catholi-lique) si certains points restent obscurs, nous acquerrons une somme considérable de connaissances propres à nourrir notre foi, à faire de nous des disciples du Christ, non seulement de nom, mais aussi d’action.Sachons faire notre profit de ces exposés doctrinaux et de ces commentaires sur les grandes leçons de l’Evangile.Une heure chaque dimanche, ce n’est assurément pas faire la part trop large à l’étude de notre sainte religion.Les auditeurs de l'Heure Catholique devraient être plus nombreux et plus fidèles que jamais cette année.A l’heure même où paraissaient ces lignes, on nous remettait, de la part d’un religieux éminent, un mémoire que nous sommes contraints de résumer."Comment ne pas être choqué, dit ce mémoire, par la liberté, l'inconvenance ou l'immoralité crue de nombreux programmes radiodiffusés du poste CKAC, la Presse, à Montréal?"Les mères de nos foyers, fidèles aux engagements sacrés d’un amour que le sacrement de mariage a sanctifié, nos mères canadiennes-françaises et catholiques ne sont-elles pas, pour le moins, surprises, aux programmes "Bonjour Madame" qui leur sont dédiés, d’entendre louer la frivolité païenne de l'amour libre et libertin?Car, ont-ils un autre sens les poèmes de Ma dame la comtesse de Noailles réel tés avec complaisance, sinon toujours avec goût, et admirés sans réserve non seulement pour leur charme poétique reconnu, mais encore pour les sentiments qu'ils expriment?Et quelle leçon pour les jeunes gens, garçons et filles, qui écoutent pareils ditliyrambes, pareils appels A.la passion si menaçante déjà!" Notre correspondant trouve aussi que les critiques dramatiques de Radio-Théâtre négligent, en appré- La Semaine sociale de Montréal Son auditoire varié — Le vrai but des Semaines sociales - Un puissant effort intellectuel -Témoignage épiscopal - Vers le peuple La Semaine Sociale de Montréal est terminée.Honorée de (la présence de trois archevêques et de cinq évêques, dç deux ministres, de maints dignitaires ecclésiastiques et civils, — prélats, provinciaux d’ordres religieux, magistrats, députés, — de représentants de nos principales associations catholiques et nationales, voire de personnalités étrangères, comme le vice-supérieur général de la Compagnie de Saint-Sulpice et le doyen de la Faculté de Sociologie de l’I]Diversité de Fordham (New-York), elle a groupé, en outre, une assistance assez élevée.A certains cours, ceux, par exemple, du mardi après-midi sur les opérations de bourse et le chômage, la salle de la Palestre, qui contient six cents sièges, débordait.Un tel auditoire, au Canada, pour des sujets de cette nature, marque, je crois, un succès., L’assistance, sans atteindre habituellement ce chiffre, s’est cependant maintenue à un niveau raisonnable.Avec les remous de chaque jour qu’amène nécessairement la variété des ccîurs, — ainsi celui du sous-ministre du Travail avait attiré un gros contingent de fonctionnaires de son département guidés par le Ministre lui-même, — il y eut constamment un fond solide, formé de plusieurs groupas intéressants: chefs ouvriers, délégués soit des syndicats catholiques, soit de clubs indépendants; scolastiques de différentes communautés: franciscains, jésuites, clercs de Sainte-Croix; jeunes filles membres de cercles d’étude et femmes d’oeuvres, qu’encadraient plusieurs religieuses; professionnels enfin: avocafts, médecins, notaires, intéressés aux problèmes sociaux.Auditoire, on l’avouera, peu banal et bien apte à s’assimiler la doctrine professée.Car, il ne faut pas l’oublier, c’est un haut enseignement que s’efforcent de donner les Semaines sociales.Et il doit en être ainsi.C’est à la tête, aux chefs de notre peuple que nous visons.D’eux, avant tout, dépend la restauration de l’ordre social, la réintégration de l’esprit chrétien dans les moeurs et les lois.Il en fut ainsi partout, il en sera de même chez nous.Les élites tiennent en leurs mains lia clef de l’avenir.S’adresser aux esprits dirigeants, leur présenter une doctrine de vie bien ordonnée, les convaincre de sa haute valeur et de l’urgence de son application: voilà la première tâche que réclame le salut de la société.Qu’un groupe d’hommes compétents et avertis, remarquait ces jours derniers un observateur judicieux, se penche durant des mois sur quelque problème important de notre vie économique ou sociale, qu’il en scrute avec intelligence et méthode toutes les données puis, à la lumière de la doctrine catholique, détermine les solutions essentielles: tel est, à mon sens, le fait capital de la Semaine sociale, ce qui constitue son incontestable bienfaisance et lui donne une portée presque incalculable.Ce puissant effort intellectuel porte en lui-même des forces incoercibles.Tôt ou tard, fatalement, elles agiront, elles s’imposeront, elles donneront tous leurs fruits.Nous n’avons pas, évidemment, la prétention d’attacher une note d’infaillibilité, voire de simple supériorité à tout ce qui se dit dans une Semaine soeiale.Là comme ailleurs au bon grain peut se mêler la paille.I.e.s principes exposés, —et ceux-ci sont tirés des documents pontificaux, — vient leur application, leur adaptation aux conditions économiques de notre vie.Le conférencier émet alors des idées plus personnelles, qui n’engagent pas l’autorité de l’Eglise, qui peuvent ne pas plaire à tous, être même discutables.Le fait est inévitable.Mais le soin apporté au choix de chaque professeur, les sources où chacun puise son enseignement, l’ambiance dans laquelle il se meut, tout cela garantit l’institution contre toute M f ,ih n,irnnt pff, cher.théorie trop hasardeuse ou malséante.Aussi peut-on attirmcr j rftr ^ (’m ailtre pf)!l(P ,fcs distrac-que ses sessions annuelles offrent, dans leur ensemble, même j f,0„5 pjux frivoles, sur des points délicats et sujets à controverse, une série de cours! Mais peut-on lui en tenir rigueur?solides, lumineux, pratiques, marqués au coin de la sagesse et AJ-elle^ % eolarcUfJ$%™rfpî* de la pondération.Tel est le témoignage que lui ont rendu le^ain\pirituei elle l’offre Atout le maints juges excellents et, encore tout récemment, plusieurs mon^e pmi p/s pour ceux qui ne membres de l’épiscopat.Si on a pu, en particulier durant cette Semaine, relever quelques jugements sévères et des vues assez hardies, disons-le franchement, il faut remonter, pour en retrouver la vraie source, par delà le tempérament et les idées personnelles de tel ou tel conférencier, jusqu’au document même qui leur servait de trame, l’Encyclique Quadraqe.simo Anno, , Il est impossible de lire tranquillement ces pages magistrales sans être aussitôt frappé par le grand souffle évangélique qui les anime, compatissant aux petits, dur pour les riches et les puissants, responsables du régime cruel dont nous subissons le joug, accueillant à toutes les mesures capables d’en adoucir l’âpreté.Aucun conférencier n’a jugé la dictature économique actuelle plus sévèrement que Pie NI; aucun n’a proposé, pour échapper à sa tyrannie, des réformes plus audacieuses, plus radi-caless que colles préconisées par le grand et sage Pontife.* «r * Des fruits de cette Semaine, ai-je dit, nous ne saurions douter.La doctrine enseignée finira bien par conquérir des esprits dirigeants et les amener à une action décisive.Mais cette action, on peut en hâter l'avènement.On peut aussi préparer les foules à accueillir, dans un esprit de confiante et loyale collaboration, les réformes qui s’imposent.A cette croisade Pie XI convie tous les vrais fils de l’Eglise.Nous avons fait écho à cette invitation dans notre déclaration d’ouverture.D’autres conférenciers l’ont répétée.Ces appels n’ont pas été vains.Déjà plusieurs offres intéressantes nous sont parvenues.Nous pouvons dès maintenant annoncer que la diffusion de l’EcycliqUe se continuera inces samment.Elle s’adressera surtout aux milieux où renseignement de la Semaine n’a pu pénétrer, en particulier les milieux ouvriers.On y emploiera la causerie et le tract, et même pour atteindre des auditoires plus nombreux ou plus lointains, la radio.L'Ecole Sociale Populaire veut bien canaliser et diriger ees bonnes volontés.En liaison étroite avec le Comité des Oeuvres catholiques, où s'opère peu à peu, dans la plus fraternelle collaboration, cette unité d’action tant recommandée par Pie NI et qui mettra au service des grandes causes les forces intimement lices de nos principales associations, elle s’efforcera de faire connaître aux foules la vraie doctrine sociale de l'Eglise, telle que nous la présente l’enseignement pontifical.^ Aucune n’est aussi attachante.I^a connaître, pour tout esprit noble et droit, c’est s’y rallier.Ainsi tenterons-nous de prévenir cette “apostasie des masses ouvrières” dont souffrent déjà tant de pays.Ainsi se réalisera peut-être, avant longtemps, sur la terre canadienne le mot de Léon Harmel: "Les Qui va remplacer M.Arthur Magnan, percepteur des douanes à Montreal ?L’opinion du lecteur crise du parti conservateur provincial Le choix du successeur se ferait ces jours-ci, avant rembarquement de M.Cahan pour l'Europe — Deux candidats sérieux: MM.Lang et Gauthier - Celui-ci a 29 ans de service aux douanes - La réponse d'un ministre M.le Directeur du Devoir.Constant lecteur de votre journal depuis sa mémorable fondation, j’ai lu, comme M.Alexandre Taschereau, sinon dans le même but.les lettres “organisées” pour être publiées dans le Devoir, avec un objectif qui ne me paraît pas être inspiré par le sincère et loyal désir de rendre justice au parti conservateur, dans la province de Québec.Quelle est la raison, quel est l'intérêt qui ont inspiré cette organisation de publicité?C’est ce que des gens sérieux se demandent avec des impressions variées.Depuis la Confédération, le parti conservateur pour la législature de Québec a souffert de combinaisons qui ont affecté son existence.Les jeunes écrivains, ou ceux qui prêtent leurs noms à certaines lettres au Devoir, ignorent peut-être tout un passé de faits dont il conviendrait de (enir compte avant d’oser des comparaisons avec le présent.Actuellement, pour servir des Intérêts du présent, on fausse le passé ou l'on ignore ce qui a été fait par des prédécesseurs, même par les véritables auteurs de certaines créatures politiques.On ignore ou l’on tente de faire ignorer dans quelle situation particulièrement difficile se trouvèrent certains chefs conservateurs à la Législature do Québec, alors que leur parti au fédéral était honni, conspué, etc., par l'électorat dans le cours et à la suite d’une lutte passionnante, extrêmement violente et trompeuse du parti libéral.Il en est qui paraissent bien singulièrement oublier, déjà, à qui ils doivent teur existence politique, à la suite d’itne lutté sans défaillance et constamment conséquente, pertinente, qui rallia à ce "parti conservateur provincial,” tant de sym ciant certains ouvrages, d’en souli-l pathies et d'adhésions chez les ligner l’immoralité foncière.I béraux et chez les Canadiens fran- "Y a-t-il, écrit-il, deux règles dr|çajs de tout le pays.moralité?celle du théâtre et celle Qn oublie étrangement ceux qui de la vie quotidienne?’’ _ _ ont refait le parti alors qu’il était L’article de la Presse, dont nous avons cité la fin, lui répond.La Presse fait la juste part des choses.Il g a un temps pour tout.Chaque dimanche, elle donne une heure du temps productif de ses émissions à la propagande catholique, Il se peut qu’elle fasse oeuvre douteuse ou nettement mauvaise le reste de la semaine; mais elle a foi dans l’effet salutaire du bain hebdomadaire.Elle ne peut garantir que tous et chacun des auditeurs du reste du programme écouteront l’heure ca- le prennent pas., , , .Nous sommes tenté de faire observer à notre correspondant religieux qu'il est presque impertinent de risquer une critique' sur l’oeuvre morale de la Presse.Seule de tous les journaux du Canada, sans en excepter /’Action catholique, elle affiche, chaque soir, quelle est irrévocablement dévouée I aux intérêts canadiens-français et CATHOLIQUES.Le fait est IA incontestable: la Presse est, à tout prendre, édition quotidienne de la Semaine religieuse.Elle est dévouée — Ç* irrévocablement encore — aux intérêts catholiques.Comment les sert-elle ou les dessert-elle?Ca, c'est une autre affaire, une simple question d'interprétation.N ISSUS Nos enquêtes parole» des Papes finissent toujours par devenir les pensées des peuples,’’ Joseph-Pspin ARCHAMBAULT, S.J.Le projet d'enquête sur 1rs idées, les principes el les doctrines de nos deux principaux par-lis politiques suscite déjà une vine curiosité.Nous devrions obtenir assez vite d'intéressantes communications.Nous annoncerons tout prochainement la date où commencera la publication des lettres.Celles-ci paraîtront dans l’ordre de leur réception.* * * L’un de nos correspondants d'aujourd'hui parle de lettres "organisées'' pour être publiées dans le Devoir,, d"’organisation de publicité", elr.Nous ne savons qui fl vise et à quoi il entend faire allusion.Mais nous profilons de l’occasion pour rappeler que le sujet de l’enquête actuelle n’est pas de notre choix, que ce choix a été déterminé par la réception d’une lettre que nous n'avions pas provoquée et aue nous avons simplement publié, en exigeant des signatures et des adresses, les lettres qu’on nous envoyait.* * * Nous mums, depuis plusieurs jours déjà, dit, précisé et répété que si les mii-en-cause voulaicpl abandonné, écrasé, broyé dans notre province.On fait des comparaisons sur le résultat d’élections sans dire que les unes ont coûté une fraction au parti quand d'autres ont coûté beaucoup plus.On ne dit pas la différence entre celles où il ne s'agissait pour se faire élire à Montréal qu.e de s'afficher candidat de tel chef, lequel gagnait, avec l’aide d’un état-major représentant sérieusement son parti, trois élections partielles en quelques mois, sans argent après avoir gagné 24 comtés aux élections générales précédentes.On se plaint beaucoup, en certains cercles trop discrets, de la polémique qui se fait dans le Devoir; mais il est étonnant que les grandes intelligences du parti, qui comptent dans ces cercles, n'osent pas mettre les choses au point, ne se contentant que de déplorer au sein d’un groupe.On dit que cette page d'histoire est à s’écrire.Souhaitons que son auteur soit impartial et juste même envers ceux qui ne l'ont pas été ou ne le sonl pas en ce moment.Que l’on reconnaisse à des hommes du présent des qualités, c’est loyal, mais pas en essayant de fausser le passé afin de les faire mieux ressortir.Pourquoi ne pas reconnaître le mérite de ceux qui ont non seulement fait preuve de courage extraordinaire.alors qu’ils étaient seuls, sans secrétaire, sans organisation, mais ont su aussi envisager les problèmes de l’heure avec une juste prévoyance de l’avenir?Qu'on relise ce qu'ils ont dit à la législature de Québec et dans leur campagne d’éducation, et que l’on fasse ensuite des comparaisons.Comme disait M.Jos.Renaud, ce n’étaient pas des “voleurs de patente.” Le parti doit être inspiré et dirigé par ses cerveaux les mieux équilibrés, n-l-on écrit récemment.C’est bien vrai.Le parti conservateur ne doit pas laisser perdre les caractéristiques qui ont fait sa force et sa grandeur.L’ambition humaine ne doit pas l'emporter sur les aspirations d'une institution politique comme le parti conservateur qui est si profondément enraciné au pays et si honorablement lié aux que l’on sache accepter les remèdes qui empêcheront la répétition îles erreurs regrettées parce que humiliantes et désastreuses.On dit: "Si Camillien Houde avait, comme son prédécesseur, convenablement démissionné au lendemain des dernières élections, et laissé les députés conservateurs choisir librement son successeur temporaire en attendant une convention générale, peut-être serait-il encore maire de Montréal et sérieusement désigné à la “chèfre-rie’\ On ajoute : “Si M.Camillien Houde n'avait pas écrit récemment sous sa signature que “vu l’inefficacité des deux vieux partis, (libéral et conservateur) un nouveau parti s'imposait”, on ne pourrait pas lui dire aujourd’hui : "Monsieur, un chef de parti qui préconise la formation d'un troisième parti n’a pas le droit de rester chef du parti qu’il doit diriger selon ses traditions et les directives qui lui ont été.données par une convention”.Cette affirmation implique une accusation très grave et le parti conservateur a le droit d’exiger des explications sans délai.On dit de plus: “Si c’est vrai que M.Houde est l’auteur de la contestation de l’élection de M.Duplessis, député des Trois-Rivières, il ne peut continuer à être chef du parti conservateur”.Ces accusations très graves sont-elles réellement fondées?Si elles ne le sont pas, elles sont fort injustes pour M.Houde, et il est aussi injuste de les laisser planer contre lui.Si elles étaient fondées, ses accusateurs auraient fort raison d'exiger sa démission immédiatement.Comment le savoir?Par voie de correspondance dans le Devoir?Non, ni dans le Devoir ni dans aucun autre journal, mais par un comité composé de conservateurs impartiaux.compétents, dignes d’en faire partie.M.Camillien Houde lui-même devrait demander ce comité et offrir la plus complète liberté de le foi-mer sans parti pris, uniquement dans l’intérêt et pour l’honneur du parti.Ce comité, composé de cinq membres, devrait être formé immédiatement et agir avec la plus grande discrétion.Son rapport serait ensuite soumis à M.Houde et aux chefs du parti conservateur qui ont la responsabilité de ce parti dans la province et devant lé pavs.On considérerait alors ce qui devrait être fait avant la convention provinciale, .le crois que ce serait le meilleur mode de servir discrètement les intérêts présents et futurs du parti conservateur provincial.Gustave LABELLE, M.D.V.DEUX CANDIDATURES FANTAISISTES ET UNE SERIEUSE QUI N’ONT PAS TENU La miie à la retraita de M.Arthur Magnan, percepteur des douanes k Montréal, va prendre effet le 1er octobre prochain.M.Magnan aura 66 an* au commencement de I93î; et il e*t d’tge à te retirer avec une pension.La question du remplaçant de M.Magnan s’est posée il y a quelques semaines.Il y a d’abord eu trois candidatures sérieuses; la première fut colle de M.P.H.Barclay, déjà fonctionnaire aux douanes et que soutenait M.White, député conservateur de Mont-Royal.Mais M.Barclay, qui a plus de 60 sns, a laissé tombe* sa candidature.Il en reste deux, toutes deux de fonctionnaires à la douane: celle de M.Lang, Ecossais d'origin* ontarienne, i Montréal depuis plusieurs années, et celle de M.Georges Gauthier, qui a près de trente ans de services k la douane et dont les amis ainsi que les importateurs de langue franaçisc, considèrent que le» titres à la succession de M.Magnan sont de premier ordre, d'autant qu'il serait logique, disent-ils, qu’un Csnadicn de langue française, et compétent, ailla succéder k un fonctionnaire de langue française mis à sa retrait* pour raison d'igo.Plusieurs associations d* langue français* ont exprimé de façon explicite b M.Ryckman, ministre du ravanu national, leur détir formel d* voir M.Cauthlor promu.Il leur a seulement répondu que la nomination du successeur de M.Mi-gnan relève de la commission du service civil.Par ailleurs, il so fait un* fort* pression en faveur de M.Lang, qui ne manque pas d'influences dans f* monde politique.On s'attend que le choix définitif du rempleçant d* M.Magnan devr.a* faire d'ici le 15 septembre au plu* tard, peut-être même avant; car M.Cahan, secrétaire d'Etat et ministre d* la région montréalais», qui s'intéresse à eetto affaire, va s’embarquer au plut tard le 15 ou le 17 pour l'Europe, où il représentera la Canada è la prochaine session d* la Société des Nations, à Genève.M.Duranleau est parti il y a quelque temps pour Madrid, où il assiste présentemanf à un congrès international d* la radiodiffusion; et quant k M.Sauvé, on compte qu’il est en faveur de M.Gauthier.M.Cahan n’a tait encore connaître ton sentiment à personne, mais on le prétend plutét favorable au choix de M.Lang.D* toutes façons le successeur de M.Magnan tarait nommé avant le départ de M.Cahan, car celui- ci ne reviendra pas au pays avant la fin d'octobre et même plut tard, peut-être.On avait parlé il y a quelque temps d* deux autres candidatures, toutes deux de Canadiens-français; celle d* M.Eugène Chartier, autrefois de Saint-Hyacinthe et celle de M.Camillien Houde.M.Houde n’a jamais été candidat et il n'en a été question quo dans des histoires de combinaisons fantaisistes; pour ce qui est de M.Chartier, on n'en a parlé que d'une manière très vague et cela n’a pas tenu longtemps.A l'heure présente, le choix est è faire entre MM.Lang et Gauthier.On se demande si le ministère ira donner k un chef d* langue françaiac, dans un* région de langue française, aux deux-tiers et plus, un successeur de langue anglaise, alors qu i l'impèt sur le revenu, le titulaire présent, M.McCaffrey, qui affeindra prochainement lui aussi la limite d’Ige, est de langue anglaisa.De toutes façons un de ces deux postes doit revenir i un titulaire compétent et canadien français; tant quoi il y aura du méconfentemenf jusque dans les milieux conservateurs français da la province.de parcourir la province, de discuter pitons impayés, colonisation, électricité.Après avoir vu le succès que la question de l’électricité peut avoir auprès des gens, c’est le temps d'interpréter ce sentiment populaire, de se lancer dans les élec lions municipales avec cette question.On n'aurait peut-être pas partout un succès immédiat, mais on préparerait la prochaine élection provinciale.On forcerait M.Taschereau à se montrer le défenseur l’écrit un de nos amis, n'ont rien à gagner à se faire qualifier da groupe vulgaire, incapable de distinction, de raffinement, sur un continent où ils sont la minorité.Or, que doivent penser de nous des Anglo-Canadiens sachant le français, il y en a, — s'ils écoutent par hasard des plaisanteries vulgaires, débitées sur un ton idiot, genre Ladébauehe, et radiodiffusées sous prétexte de réclame à tout un groupe «le marchands qui des trusts.Après cela, son parti ! valent mieux «pie cela?fieux qui tomberait de lui-même.Cela ne.coû-terait que très peu, car on se préoccuperait seulement de faire l'éducation, non de remporter des victoires immédiates, mais on ne fait rien de cela.On attend nonchalamment la Terre Promise avec les bons conservateurs fédéraux qui n’ont aucune organisation dans Québec.Un chef, un programme (l'électricité à la province, comme en Ontario) et la victoire serait assurée.Voyez le nombre de municipalités qui depuis six mois se rebellent contre le trust électrique.Qu’a fait M.Houde et qu'a-t-il «lit là-dessus?Rien.L.DEMERS 1206 St-André.(Voir en page 2, les conditions qui règlent cette rubrique).Pour les mis-en-cause grands actes «pii ont construit la j élection.M.Taschereau sera parti nation canadienne.et remplacé peut-être par un pa St-Eustache, 5 sept.1932, ¥ * * Montréal, 2 septembre, 1932.Monsieur le Rédacteur.Pourrai-je, une seconde fois, disposer de votre hospitalité?Pourquoi, M.Houile, s'il est sincère, ne démissionne-t-il pas?Pourquoi ne se bat-il pas dans les rangs, comme simple soldat?Après avoir lu beaucoup de lettres recommandant son maintien comme chef, pourquoi n’analyse-t-on pas sa situation, sa popularité?M.Houde, en 19.T1, se fait battre à Montréal, château-fort conservateur provincial.On ne peut dire qu’il a conservé sa popularité, ses 42,00(1 voix de majorité.Nouvelle élection en 1932.M.Houde se fait battre dans 30 des 35 quartiers de* Montréal.Pourquoi ces gens l’ont- ! ils battu?Maintenant on veut le garder comme chef.On dit ; “11 a eu un vote considérable au provincial.” Je j l’afimets.Mais je pense que s’il y ‘ avait une autre élection, il aurait là le même résultat qu’il a eu à Montréal.Croyez-vous que le fait de setre ¦ -, i Montréal seront accueillis de la meme fa{on, fait battre décisivement à Motureai mêmes conditions, que ' les ne serait pas de nature à détourner ei aux mcinr* 1 dî lui le vote rural?Qui, après tant premiers intéressés nu débat.de défaites, fournirait des fonds ! pour faire l’élection?Le trust électrique peut-être, comptant sur la bienveillance de M.Houde?MM.les conservateurs, réveillez-vous.que diable! A la prochaine font de l'argent à préparer pour 1«» compte d’autrui de pareilles réclames fournissent un formidable argument en faveur de l’étatisation de la radio; et ils n'auront qu’à s'en prendre a eux-mêmes, lorsque l'Etat supprimera la publicité payante des programmes, ou la ré«Juira dans la mesure du possible.Nous sommes certains que si, | les membres du groupe auquel l’on j fait une si piètre réclame étaient^ au courant de celle-ci, leur bon sens leur conseillerait net de la supprimer.Ils emploient leur argenlj à se faire de la réclame a rebours, A refaire En jeune avocat québécois en ve-, dette, M.Robert Taschereau, a ^>ar- lé avec justesse, au congrès du barreau, de Calgary, de la nécessité d’amender nos lois «lans le sens d« la justice et de ré(.)(.0f.f.sf.au château, .en qualité de confiden- Inaperçue, derrière la colonne de te de l'aimable dame auprès de sou marbre où l’ombre abonde, une da- \ enfant elle jouit maintenant d’une félicité très grande.Jacquot, en pins d'une position très lucrative, a un penchant très marqué pour l'horticulture.Il a la passion des roses.el du petit collage abandonné au hasard, il a fait un jardin miniature entouré enclos ou les saisons voient nuir une variété de roses toujours la mort prématurée.Oh! dans toute la gamme des nuances, mignonne retourne à cet état d'in- si e\iP allait ensoleiller la vie de flicn qu’à profusion Jacquot dis-d’où elle rie ressort ret enfant?.Paire jaillir un peu pense ses roses, il en est une, ner- merveil- Jésus est tombé aussi, sous sa lourde croix; il s’est relevé, il l’a portée Jusqu’au sommet du Calvaire, il y est monté, il y est mort.Oui Gisèle Morin, de Montréal;; Mlles Noémi Robitnille et Thérèse Tessier.de la bibliothèque de la ville de Montréal.Mlles Marcelle Saint-Jorre et l’oedème ou de l’hydropisie, don-j l’aime le suive.Au moins de loin.ne des résultats vraiment très favo-j Appelons croix tout ce qui contra-j Blanche Thériault, reçoivent un râbles pour la raison qu’il fournit un j rie.Nos associés doivent aimer Jé- certificat pour une partie des cours qu’elles ont suivis avec succès.Les deux prix offerts par M.le consul de France à Montréal sont décernés à MM.Guy Guibault et M.minimum de sel, d’albumine et de ,sus assez pour accepter les menues .- -.— me, très élégante dans ses vête- - • inents de deuil, assiste au specia- où scintille la mystique flamme cie attendrissant de Jacquot.prérouge, ."Maman!”.soupire-t sentant à la Vierge son ardente sup-elle: “Maman! Je voudrais des rn- pUque.ses!.” "Tu sais, maman, de belles Son regard velouté s'embrume à roses rouges.tout comme celles.ia vue de l’enfant si blond, si frêle, qu'on a mises.là-bus.aux pieds \a pâle figure lui rappelant le sou- , d’un enc de la Madone?” "Tu voudrais m’en j venir du petit être dont elle pleure s épanoui donner.dis, maman?.’’ Et la toujours la mort prématurée.Oh! dans foui quide.Sa richesse en potasse lui donne en même temps des vertus diurétiques très utiles en pareil cas.Enfin, sa pauvreté en purines le rend tout à fait recommandable aux goutteux.Quant aux pléthoriques au sang trop généreux, ils s’en | trouvent fort bien.Dans les cas graves, c’est-à-dire quand le coeur et les reins sont sérieusement atteints, le régime devra, pour avoir de effets favorables,^ | être très rigoureux et suivi sous surveillance médicale stricte.Dans les autres cas, je prescris ce régi- contrariélés de chaque jour.Qu’ils demandent cet amour des tribula tiens, qui permette à Jésus de leur donner, comme gentil cadeau, des j Leclerc.¦ geni plus croix toujours plus lourdes: c’est le chemin direct de la sainteté.Intention missionnaire: l'action catholique dans les missions.A l’Ecole de bibliothécaires Hvé^recut^le nom 9rfe Jacquot ^ désormais que pour demander les de lumière dans les ténèbres, où git mettle entre toutes, une De la maison enchantée, le bonheur ! roses au pistil d’or.cette petite Josette tant de fois re- „°se ™ débordait!.Des larmes ruissellent sur le vi- commandée a la Madone?r^conm " s dans es corolles Mais le malheur veille toujours! sage fatigué de la mère qui se pen- Dans son chateau rutilant, a quoi : ^doséTou Lgement épanouies et tout comme la montagne dans la ehe vers le petit corps amaigri et maintenant lui serviront ses mil- r,°scs ou larger em épanoui s, légende de Mahomet, un jour vint à, d’un geste infiniment tendre, ca- lions, quand avec le petit disparu ' eux, parce qu'ils n'avaient pas voulu aller à lui!.Il advint donc que le papa ayant investi un ami de toute sa confiance aussi de tout son ca-oital, en fut honteusement exploité *( eut la douleur de voir sombrer ion petit avoir dans une entreprise fantastique.Hélas! conTme un malheur n'ar-ive jamais seul, à quelques jours resse des cheveux bouclés, remon-] se sont envolés les rêves enclos tant au passage la couverture que dans "la voilière dorée de ses Ulula petite main diaphane a rabais- siens?” A quoi serviront-ils, si-sée.| non à aplanir la route de ces petits Pui, qui Puis soulevant le petit Jacquot êtres débiles qui, trop souvent, hè-i frissonne sous l’étoffe mince de de la vie ne connaissent que son vêtement, doucement elle le la faim, le froid et lamer desen-berce, tandis qu'il s’endort rêvant c hautement !.-.aux belles roses ronges enviées par j Elle se recueille un moment puis, - ., Josette; ces receleuses de beauté ¦¦¦ \ doucement s’achemine vers la snr- ie là, le front lourd de pensees le âont l’épanouissement triomphal \ tie, où le vieux sacristain courbé à •ocur navré de ce désastre il fut.•: s’irradie en lumière, en parfum, ta tâche lui fait l’odyssée de la revenant de son bureau, la triste , p0Ur répandre de toute part, l a- j maison abandonnée au hasard; sentait frissonner l'Ame de Jo selte.Et personne, encore, ne s'est vanté d'en avoir possédé l’exquise magnificence.Jacquot vous le di- tomac ou de ro.“Ces roses, voyct-vous elles sont pour la Madone!.MIOSOTIS Waterloo, 28 août 1932.Les bienfaits des crudités Après la collation des diplômes, | M.Hébert de Québec donna une très intéressante conférence sur le livre eanaditn-français.C’est la première fois que se donne ce cours en français dans i l’Amérique du Nord.L’Université McGill s’était assuré le concours des professeurs sui-Vendredi soir le 2 septembre eut vants: Mlle Parson, de l’Ecole de bi* me surtout sous forme de “Jours”.! lieu dans le Moïse Hall de l’Univer-j bliothécaircs à Paris.Mlle de Bon-0n s’astreint un et parfois deux site McGill, la collation des diplô* deti, M.A.Fautoux, bibliothécaire ou trois jours par semaine à ne ; mes de l’Ecole de bibliothécaire.; de la ville de Montréal, Dr Lomer, manger que des crudités, ce qui Les diplômés furent: directeur de la bibliothèque du peut suffire pour empêcher de Le R.P.Boileau, D.Th., du collé-1 McGill, M.le colonel Bovey, mlms-grossir.gc Saint-Laurent; Mlle Marie-Gcr- ire des affaires extérieures de l’U- 11 faut encore savoir que ce ré- trude Bourbeau, de Montréal; Mlle j niversfté McGill, Mlle Hélène Gre-gitne n’est pas recommandé à cer- Juliette Chabot, M.A., et Mlle Thé-( nier, bibliothécaire pour la com-taines natures.Gela est exact de la rèse Desrochers, de la bibliothèque j mission des Ecole* catholiques.de la ville de Montréal; M.Guy Gui- j Mlle Glaire Tremblay de la biblio-bault, avocat de Joliette; Mite Ger- thèqué de la ville de Montréal, M.maine Laflamme, de la bibliothèque j rabbé Maurnult, M.Jean Bruchési, de la ville de Montréal; M.Leclerc, M.H.Letondal, M.Vaillancourt et je ne préconise pas une ration trop dp Montréal; Mlles Claire Morin et M.Carignan.forte de crudités chez les enfants ni chez les adolescents.A cet âge ; ——-—.— .on doit consommer le maximum de calories et de vitamines sous le plus | petit volume et sous la forme la j plus appétissante.Par suite, des ali- paisement el la douceur.Quand à travers les rideaux dis victime d'un accident de voiture.Remporté inconscient à la maison déjà endeuillée, il expira sans pouvoir dire adieu à ia maman désolée ni aux petits qu’il avait tant aimés! De ce jour commencèrent les sa- pour Josette, cueillir des roses .crifices sans nombre, les privations La physionomie du petit, qui avau de toute sorte, auxquels vint s'a- un instant oublié le rude hiver, sc iouter le mal étrange qui devait mi-' désenchanta à la vue de la neige ver sournoisement la genille Joset- .tombant toujours.de la neige qui 'e, et qu’un diagnostic soigné révéla fleurissait les pins en drapant ses exaltant le courage de, la maman, cujts passaient pour être seuls vrai s’étendant sur le sort lamentable de Il fut un temps où les aliments saient pour ê! ment utiles et bienfaisants.Les ali plupart des sujets maigres, asthéniques et anémiques surtout quand il y a ptose el dilatation de l’es-l’intestin.De même, rôâi ^sstt^dfees tueT^cs »u ^ | due.que jour.^eaucoup.de r de suite, la pensée lui vint d'aller.tnTsïnTjJana, 'demande avec liants, maigres e anémiques tout de suite comme incurable.La maman très courageuse, dut se résoudre à blanchir pour suhve- corolles de givre sur les aigrettes d'émeraude.Mais presque aussitôt, une grande lumière surgit dans nir aux besoins immédiats de ta pe-\ son petit cerveau de huit ans.file famille.Sans cesse elle frot-\ "L’église.Comment a-hl pu ou-•ait, repassait, pliait, ne parvenant iarnais à boucler le budget si minime fùt-il el dans son âme souffrait affreusement pour la mignonne qui s'alanguissait de plus en plus.Ding!.Donç!.Et 1rs cloches, dans un dernier et mélancolique refrain, sympathisent an chagrin de la maman éplorée.du petit Jacquoi qui.un peu somnolent, veille aussi dans le logis dégarni souffrant de voir souffrir Josette.# * * Dans la pénombre, elle tombe la jolie neige à ia capote d'hermine et les maisons s'alignenl toutes blanches sous re délicat mantelet pendant qu'aux fenêtres, se perçoit le va-et-vient de bizarres silhouettes .Un lourd silence règne dans l’obscurité grandissante de la pièce; un moment, les paupières alourdies de Josette palpitent et son regard très lucide, tout à coup, va chercher la fenêtre où s'estompe la vieille église en pierre, sa petite main ondulant vers le vitrail blier la douce Madone, si belle dans son manteau d’azur?.X est-elle pas la maman céleste qui peut tout.voit lout.enlerid tout?rouges que Jacquot demande avec instance.D’un pas leste, la dame aux prunelles veloutées se dirige vers le poste télégraphique et commande, chez une fleuriste de renom, une gerbe de ces magnifiques roses rouges à l’âme si ïénitive, ear, les roses.elles aussi, ont une âme .douce et e.railante comme une âme d’assomption.Quand, a quelques heures de là, le messager de bonheur déposa dans les bras de la maman étonnée, un gros paquet mystérieux duquel s'e.rhalail un ments cuits sont indispensables.| Eux seuls permettent de lutter efficacement contre toutes les causes de maladies si graves qui éclosent précisément au début de l’adolescence et sur lesquelles je reviendrai ‘ rhuma- ______ _ qu’on fois même, comme nuisibles.Céux-|nt.doil pas confondre avec les ci, on s’en aperçoit peu à peu, ré- goutteux, bénéficient également pondent cependant à un besoin réel, d’un régime copieux, alors que le En effet, les vitamines sont partiel-j régime de crudités trop strict ne lement détruites par la cuisson.| jeur convient guère.mère décousue el dans un transport extatique, le petit raconta sa visite à la Madone.Et sous la bise qui mord, indiffè- subtil el^ étrange parfum, d'une ma-renl au froid, à la misère.il court, voie vers "Elle” qu’il supplie à gendux de lui prêter.non.,.de lui donner les roses tant con-voitèes!,, En effet, n’a-t-elle pas, un jour, à un pauvre mendiant, donner son soulier d'or?.Et, dans sa belle foi naïve, inconscient d’avoir élevé la voix, le Comme' ces facteurs, dits accessoires, représentent la partie commercialement chère des aliments, il parait économique et logique de recourir le plus souvent possible à des mets non cuits.Il ne faudrait pourtant pas conclure de là que seuls les aliments crus contiennent des vitamines.En réalité, on en trouve même dans les conserves bien faites.A ce point de vue, les ménagères qui ont l'habitude d’en préparer peuvent être pleinement rassurées.{Mode Pratique) Apostolat de ia prière et ligue du Sacré-Coeur POUR LE MOIS DE SEPTEMBRE Intention générale bénie par le Saint-Père: Vamour de la croix.Voilà un amour qui est rare.Pour une Alice Rolland, vraie fleur de la Passion, qui va demander à la saîn-Gependant, les crudités à fortes )c vierge, à Lourdes, de ne pas la guérir, combien feraient tous les pèlerinages du monde pour obte-, .nir une guérison physique.Notre- n en ajoute, pas aux j Seigneur s’en est plaint : "Vos priè-a la salade.Par çon- rrs SP résumeraient bien dans ce doses sont bien souvent utiles.Elles apportent beaucoup moins de xei de cuisine qu’un régime ordinaire, | surtout si on i radis roses ou tre.elles sont riches çn sels miné- mnl.I)r „nlrr rr„/.r, dilivrez-nous, raux divers, plus spécialement en Seigneur! De cette maladie! De ret- cette épreuve "Maman.disait-il, ce sont des roses!.De belles roses rouges!.La Madone qui les envoie du Ciel à Josette!.Oh! si tu savais, maman, comme je lui ai bien demandé!,^" Tons deux, de loin sourient petit répète des mots qui semblent ' à la Vierge compatissante et fié- Iau.,11V,.,, ., „ éclairer le visage impassible de la vrcusemcnf dépaquettent la botte sHs de potasse et très pauvres m j fr ninTd’awnt’ De Madone ’Voyez-vous, belle Ma- dont le contenu doit embellir les ¦¦ albumines.Ces raisons diverses ( pem.r 1 p donc.elle est si malade.peti- derniers moments de la pauvrette.! fon| qu'actuellement on préconises! ,(’mporee te soeur.Ma maman est bien pan- Les petits bras perclus lentenl de ]t.régime do crudités lout à fait L’épreuve est une grâce précieu- vre et tonies les fois que Josette lui \ s'étendre vers t'éblouissante vision strict comme une véritable pana 'f, P*rce qu’elle met sur les épait- .-i — ia— c.^ j)ar.il replus ges.vous savez, de belles ronges des roses?.Je les veux!.” D’un \ (Ire, pour être suffisamment nutri- lourdes, il les met sur les épaules .tout comme relies que vous geste fier el infiniment tendre, sur tif, des fruits riches en sucre el de ses amis les meilleurs.Il les ave: là.et, d’un geste pathéti- les frêles tiges qui s'élancent d'une surtout on corps gras: dattes, fi- rend si lourdes que ses fidèles ne que.il lui montre les mses qui touffe épaisse de gracieux frnilla- yues, noix, amandes, noisettes, i se font pa,s scrupule de tomber des-metienl un peu de pourpre sur le ge, Jacquoi en détache les plus ver- pignes, noix de coco, olives, rte.sous.11$ se relèvent avec, courage: Vienf rie paraître: FERDINAND BRUNOT MEMBRE D* L'ACADEMIE DES INSCRIPTIONS ET BELLES-LETTRES PROFESSEUR D'HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE DOYEN HONORAIRE DE LA FACULTE DES LETTRES DE PARIS OBSERVATIONS SUR LA DE GRAMMAIRE L’ACADÉMIE FRANÇAISE vrc ri fouies les fois que Josette nu s eienare vers i enioiitssanlr vision strict comme une véritable pana-,sp- P»rec queue met sur tes e demande des roses, elle pleure par- qui stationne là, tout près de non 1 cée.En dehors des fruits et des lé-1 lps 1° croix de Jésus.Et c'est ce qu’elle n'a pas le moyen de lui lit,, et de sa voir éteinte,,.“Mn-j gumes usuels pouvant être consom* 1 »«* ,ps porteur* de croix qu’i en acheter!.File en vent des mu- mon! Dà!.vois-tu.vois-tu.niés crus, ce régime doit comprcu- connaît scs vrais amis.Les Tous les bons Français doivent sOuheiter une plein réussite à cette grammaire qui ajoutera à la haut considération dont jouit l'Académie.Nouvelle règle d'accord des adjectifs sui» vant la Grammaire, p.92.Un volume de 120 peges.“L’ouvrage que t’Académ'e vient de faire paraître a redonné è tant de vieilles erreurs une autorité nouvelle, il y en a ajouté tant d’autres, que la nécessité d’en défendre le public m'a paru urgente, “Mon intention a été d'avertir les lecteurs de l'Académie de prendre leurs précautions.Puisqu’ils se jettent en masse sur la Grammaire, c'est signe que le souci de la bonne langue n'est pas mort en France et il faut s'en réjouir.Mais qu’ils lisent avec critique et croient avec prudence.’’ EXTRAIT DE IA PREFACE.EN VENTE AU Service de Librairie du “Devoir” au prix dt .75* au comptoir; .80* par la poste.r m on un % 151 151 S51 151 il Feuilleton du “Devoir” La fontaine de I oasis par JEANNE DE COULOMB 151 151 151 151 un 3 151 151 un un ^I51üni51l51dni51(51l51l51l51151151151151l51üni51l51i51l51l51l01l51l51 IP1 9.(suite) — Eh bien! papa, avez-vous reposé?Suiv»nt l'habitude des vieillards en pareil cas, Symphorien Gontis protesta: — Oh! je ne dormais pas.Je fermai* seulement les yeux,., —Vou* les fermiez si bien que M.d'Autevielle est venu et que vous ne vous en ète» pas douté.Où l’a*-tu reçu?~~ Au petit salon.— Alors, vou» avez parlé bien ht*,.Je ne vou» ai p*» enten- dus.A-t-il été rontent des nqun-, relies?Très content! • Tu ne lui as pas dit, nu moins, qu'elles étaient de toi?— Je m'en serais bien gardée.— Du reste, je les ai revues et t’ai signalé quelques détails défectueux.Demain, je le» signerai et nous le* enverrons au graveur.Cette question sera ainsi réglée avant notre départ.,, __Comptez-vous partir bientôt.père?— Mais dès que tu sera» prête.— Oh! moi, je suis à votre entiè- re disposition! Le plus tôt sera le mieux, je crois.Là-bas vous attendent les grandes toiles décoratives que cet Américain vous a commandées pour la Bibliothèque populaire qu'il fait construire à Boston.et que votre atelier de ville no pouvait contenir.Tu fais bien de me les rappeler.M.Patrice O'Kilien m’a écrit, l’autre jour, qu’il viendrait les eherchcr, cet été.J’avais oublié de te montrer sa lettre.Rosnmée avait tourné le bouton d'électricité.Elle s’approcha d'une des portes-fenêtres pour en fermer les contrevent».Un instant, elle huma l’air exquis du dehors comme si, en l'aspirant, elle espérait alléger le poids lourd de son coeur.Cette courte pause lui permit de surprendre de nouveau des craquements furtifs sur le gravier et le grelot du petit chien de Mine., ’’Elle m'épie encore, pensa-t-elle.Fant-11 que mes moindres faits et gestes aient pour elle un intérêt puissant." Des larme» montèrent de nouveau à ses yeux, elle les écrasa sous \ ses doigts et, attirant vers elle les lourds battants, elle en assujettit les verrous presque violemment.- Oh! fil le peintre, la main à son coeur, comme lu es brusque, ma fille!.,.Presque autant que /.aide! La jeune fille ferma plus doure-ment l'autre fenêtre, puis elle revint vers son père: Je vous demande pardon, dit-elle, j'ai trop île fougue encore.— Alors, demain, tu commenceras tes préparatifs de départ?Oui, père, je m'assurerai de la vieille femme de ménage qui, en noire absence, s’occupera de Vincent.-r- Oh! remarqua létudîant qui entrait dans l’atelier apportant le carton dont 11 avait arhevé d'examiner le contenu, ne vous inquiétez pas de moi!.,.La vie est si simple quand on ne la complique pas.f.a vie était-elle aussi simple que le prétendait son csdet?La soeur slnée ne le pensait point.Hile la jugeait, au contraire, un dédale où l'on s’égarait sans pouvoir toujours retrouver le chemin de son devoir.En quittant la rue d’Aviau, Jac-1 ques marcha au hasard, droit devant lui, of par le Pavé-des-ühar-trons, l’Entrepôt, déboucha sur les quais.I,’agitation de la journée s'étail apaisée.Plus de charrettes, plus de lourds camions, plus de dérhar-gcurs s'agitant, un sac sur la tête.A peine, de temps en temps, un tramway jaune glissant sur les rails, une a ut omobilc, empressée vers un but qu’elle semblait redouter de ne pas atteindre assez v;te j i et, parmi les hangars fermés, les grues immobiles, les ballots et les fûts amoncelés, quelques figures d'hommes douaniers ou gardiens ! de marchandises se promenant lentement au ras de» pierres verticales contre lesqulles la rivière cia* .polait doucement.Cette solitude H ce silence étaient, pour l’instant, ee qui convenait le mieux au jeune professeur: Il se sentait incapable de tout travail et même d* réflexion.Puis, rentrer chez lui, avant d'avoir pris son équlibre, lui pa-rassail dangereux: sa belle-mère, sé couchait tard, étant une de ces liseuses enragées qui dévorent tout, sans même distinguer le délicat du frelaté.Elle ne manquerait pas de l'appeler, et.bien qu’il ne fût pas dans sa nature très superficielle de rechercher le pourquoi des choses, elle remarquerait son visage bouleversé et voudrait en connaître la cause.Celte cause, ill entendait ne pas la lui confier.Certains diminuent leur peine en la racontant.Lui eût exaspéré la sienne en la livrant aux autres.Elle était dans son coeur, comme une plaie vive que des mains maladroites ne peuvent qu'envenimer.Il s'approcha du bord de l'eau.11 y avait là une borne.Il s’y assil.Devant lui, s'allongeait un grand cargo dont les cuivres reluisaient sous la lumière des lampadaires électriques.Au milieu de la rivière, des feux marquaient l’emplacement d’autres navirea dont l'oeil distinguait à peine les silhouettes.Sur 1 autre rive, un cordon de points d'or dessinaient 1s courbe des quais de la Bastide.Jacques appuya sa main frslche sur son front brûlant.11 lui semblait que, dans la grande ville qui l'enserrait de toutes parts, il ne pouvait y avoir une douleur corn's parable à la sienne.D'abord, ii ne put penser à rien.Ses idées tournoyaient comme de* oiseaux'affolés par l’orage qui ne retrouvnet plus leur direction.Au bout d’un moment seulement, et sans qu’il sûf bien pourquoi, elles s’orientèrent pour le ramener vers Hosaméc.Depuis deux an», n’était-elle pas le centre de ses pensées?.Si certains intellectuels n’ont pour seul idéal qu’une bonne petite femme sans diplôme qui saura bien faire In cuisine, lui.voulait réellement une compagne de toutes les heures, voire même une inspiratrice, et Mlle Contis lui avait paru devoir cire celle-là.Toute sa vie, et sous des foraics diverses, n'avait-il pas aspiré après cette pure intimité lémlnine?Enfant, Il pleurait, le soir, à la pensée que la maman de scs petits camarades venait les border dans leur lit et les embrasser tandis qu’il était seul, dans le noir, et alors il se levait, pieds nus, pour prendre sur la cheminée la photographie de sa mère, morte à sa naissance — une étudiante dé Boston, d’origine irlandaise, que aon père, professeur comme lui, avait épousée au cours d’une tournée de conférences aux Etats-Unis.(à suivre) kl Ê—t imnHmft i 6 LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 7 SEPTEMBRE 1932 VOLUME XXIII — No 205 COMMERCE ET FINANCE LES NOUVELLES EN RACCOURCI Brazilian Traction Les profits nets de la Brazilian Traction, Light A Power Company, pour le mois de juillet dernier ont été de ?1,616,091, comparativement à $1,883,062 en juillet 1931, soit une diminution de 8266,971 sur la période correspondante l’an dernier.Les recettes brutes se chiffrent k 12,693,141 en juillet dernier, soit une diminution de 8380,344 sur juillet 1931.La compagnie a réduit ses dépenses de 81,192,423 à 81,079,050, soit une diminution de $113,373.Pour les sept mois de l’année fiscale terminée en juillet, les recettes nettes se sont élevées à $10.541,-737 comparativement à $13,194,373 {Prix au boisseau.Escompte de 10 sous le baril pour commandes au comptant).Première patente .$4.80 pour la période correspondante j .l’an dernier, soit une diminution" de $2,652,636.Jusqu’à date cette Le marché des vivres LES CEREALES Avoine d’engrais: Avoine no 3.36 Avoine d’engrais no 1.35 Avoine d’engrais no 2.32 Orge no 3.43 Maïs sud-africain .60 PRIX DE GROS A MONTREAL FARINES année, les recettes brutes de 818.-118,899 accusent une diminution de $3,723,459, alors que les dépenses ont été réduites de $1,070,823.L’anthracite Jusqu’à la fin de juillet, nos importations d'anthracite des Etats-Unis pour les derniers sept mois ont diminué de 30 pour cent comparativement à la période correspondante l’an dernier alors que durant cette période, en 1932, nos importations d’anthracite venant de Grande-Bretagne ont augmenté de 36 pour cent.Depuis le coin-menemeent du mois d’août on remarque la même tendance, diminution de nos importations d’anthracite des Etats-Unis et augmentation de celles de Grande-Bretagne.L’or Nos productions d’or continuent d’augmenter.Au cours du mois de juin nous avons produit 270,526 onces estimées à $5,591,778, ce qui était un nouveau haut dans ce domaine.La production du mois de juin est évaluée à $44.994 de plus que celle du mois de mai portée à $5,;)46,784 ou à 268,543 onces.Notre production pour les premiers six mois a été de 1,500,820 onces, ou de $31,021,949, ce qui est un gain de 18.4 pour cent sur nos productions de 1931 pour Ja pér.ode correspondante.Ontario est en tète de la production pour le mois de juin avec 203,-722 onces; Québec a vu une diminution de 15.5, produisant 35.341 onces comparativement à 41,802 pour le mois de mai; ja Colombie-Anglaise a fourni, au mois de juin.18,686 onces contre 17,234 onces en mai; le Manitoba, 8,053 onces ou une diminution de 7.9 pour cent sur le mois de mai tandis que le Yukon a enregistré une augmentation de 4.704 onces.Production minière provinciale Un rapport du département des mines laisse voir une réduction de 13.1 p.c.en 1391 dans la production des mines et des carrières, comparativement à la production de 1930 quand la valeur des produits s’élevait à $41,158,740 alors qu en 1931 elle tombait à $35,778,-364.Notre plus forte production minière reste celle de 1929 alors quelle était de $46,454,820.Population de Montréal Montréal est la première ville canadienne à atteindre une population d’un million d’habitants.Telle est I information que donne ce matin le bureau de statistiques du Dominion.La population de Montréal, de 1,000,157 habitants, coin-Lachine, 18,630; Montréal, 818,577; Outremont, 28,641; Verdun, 60,745; Westmount, 24.235; Longueuil, 5,407; Saint-Lambert, "jO/o.Ce qui donne un total de 962,310.Hampstend compte 594 habitants, LaSalle 2,362, Montréal-Lst 2,242, Montréal-Ouest 3,190, Saint-Laurent 5,348, Saint-Pierre 4.185, Montréal-Sud 1,164, Saint-Michel 1.528.St-Léonard 453, Montréal-Nord 4,519, Pointe-aux-Treinbles 2,970 et Dor-val 2,050, formant en tout un total de 32 villes.Saint-Léonard.Montréal-Nord, Pointe-aux-Tremblcs et Dorval ont une population de 32,-779 habitants.Côte Saint-Luc a une population de 490 et Saint-Jean-de-Dieu 4,578.soit 5,068 habitants toutes deux.Lake Shore Mines Les actionnaires de la Lake Shore Mines se réuniront te 30 septembre à Kirkland, Ontario, où se tiendra l'assemblée annuelle, à deux heures de l’après-midi.Sun Life Forte à boulanger $4.10 ENGRAIS (Prix la tonne, sacs compris, iroin$ 25 sous pour commandes au comptant).Son .$19.25 Gru blanc .» $26.25 Cru rouge.$21.25 FOIN (Prix la tonne).Extras no 2 .$t2.00 No 2 .$11.00 No 3 $9 00 BEURRE (Prix payé aux proauoteurs*.Cantons de l’Est, no 1.21 Les obligations .Offre Dem.nomimon du Canari» S'i^ 1er nov.1932 .100 101 3‘.a% 1er nov 1933 .101>4 102 i'ti'/t.1er nov.1934 .lOl'i 1024 3'r.1er mars 1937 .lOS3, 110>4 S'VI 1er déc 1937 .1074 108 4 «4%, 1er sept 1940 97 4 98>« 5'r 15 oct.1943 100*4 1014 15 OCt 1944 964 974 BOURSE DE MONTREAL f Fluctuations de la matinée (Compilation de la maison L-G.Beaubien) 44%, 1er fév.1946 44% 1er nov.1948-56 .*4% 1er nov.1947-57 .44% 1er nov.1948-58 44% 1er nov.1949-59 4% 1er oct 1960 5%, 15 nov.1936 .3% 1er nov.1941 .Avec U garantie de lUtlt fc.N.R.44% 1951 .C N R.4 % 1954 C.N.R.44% 1956 C.N.R.44% 1957 .C.NR.44% 1968 .C.N.R.4*4% 1955 .C.N.R.5 % 1954 .C.NR.5 % 1969 .C N.R.5 % 1970 Mont.Harbor.5% 1960 96% 974 954 97 4 95'* 964 904 974 964 97*4 93 96 FROMAGE Québec, blanc no 1.Ontario, blanc .09% à .09% .10% à .10'4 (Prix lants).la OEUFS douzaine.FRAIS aux détail- Spéciaux.35 Extras .33 Premier.26 Seconds.19 Ces prix sont pour les oeufs livrés dans des cartons.Les oeufs en vrar se vendent 2 sous de moins la douzaine.VOLAILLES Prix la livre aux détaillants pour volailles plumees ac la qualité "A”.Les prix pour la qualité “B” sont de 4 sous plus bas).Poulet à rôtir.,20 à .28 Poules .18 à .22 Jeunes canetons .29 Canards à rôtir .19 Dindons .24 à .26 Oisons .16 Oies .15 POMMES DE TERRE Nouvelles, 80 Ibs .30 à .40 LES FRUITS Oranges de Californie.Sunkist; 126-150-176 $5.50.200-216-250 $5.25.288 — $5.00.324 — $4.75.Prunes, gr.bte.Pêches, gr.bte.Poires, gr.bte.Pamplemousses de Porto $8.00, de Californie.$6.00.Citrons des Messine, No $8.00.Citrons de Californie, $9.00.Bananes, no 1, le régime, $3.25, Bananes moyennes, $2.25.Pommes, Gravenstein, $3.50.Nouvelles, $1.75.Haisin Malaga, $2.25.Haisin rouge, $2.75.Melons Honey Dew, $3.00.LEGUMES Céleri canadien, $1.00.Tomates canadiennes, $0.75.Patates sucrées, $3.50.Oignons espagnols, $4.75.Oignons égyptiens, $4,75, Pois verts, $2.50.Concombres, la doux.30, Les rendements ACTIONS ORDINAIRES Provinces et municipalité* Alberta.«% 1947 British Columbia 6% 1947 .Ontario, 54% 1947 Nouv.Brunswick 54% 1952 Ville de Montréal, 8% 1944 te.Catn.de Montréal ri% 18 Ville de Winnipeg, 6% 1942 Compagnies Alberta Oraln, 8% 1948 .Acad.Sugar 6%i 1946 .81 At.Sugar 5% 1941 .Abitibi 5% 1953 .Algoma Steel 5%.1982 .Beauhamols.8%, 1957 .41 Beldlng Corttcell! 5% 1938 Bell Telephone 5% 1955 Bell Telephone 5% 1960 .B.C.Power 5% 1960 .B.C.Power 54% I960 B.C.Telephone, 5% 1960 Calgar; Brewing !i%.1842 Calgary Power 5% 1960 Can.N.P.5% 1935 .Can.Steamships, 5% 1943 Can.Steamships, 6% 1941 Can.Cnnners «'».1950 Can.Copper Ref.8% 1845 Can.L.and P.5% 1949 .82 Can.Cotton* 3',-c, 1940 Can.Cement 54% 1947 Can.Vickers 8% 1947 .C.P.R 6% 1942 .1004 1024 C.P.R.5% 1934 .96 101% 102% 100% 101% 96 98 96 98 96 98 96 98 96 98 99 100% 99% 101 102 103% 102 103% 102 101% 105 100 102 100% 103 103% 105 101 102% lt'3% 105 lül «ffl'i 102% 100% 81 81 80 28 31 7 11 41 43% 94 .105 105 105 85% 92% 95 91 94 90 100 84% 87 81 84 81 40 44 70 80 91% 82 80 83 80% 83% 72 75 Ventes Valeurs 35 Abitibi P.and P.5 Alb.Pac.Gram 70 Bell Telephone 2167 Brazilian Traction 155 B.C.Packers 5 Can.Bronze 320 Canada Cement 5 Can.Pow.and Pap.185 Can.Ind.Alcohol 2740 Can.Pac.Ry 145 Cockshutt Plow 1 20 Dom.Bridge 265 Dom.Steel and Cl." 85 Dom.Textile 55 Dryden .60 Fraser .2 I Curd, Chs and Co.20 Gypsum, Lime Ltd 25 Hollinger Con.Cold 2220 Nickel Ouv.I3/4 .7 .105 .12 .2V2 .18 5 50 Haut Bas 105 12 Va 5 Va Midi — l3/4 — 7 104*4 105 12 12V4 2 Vi 18 5 50 Chang.+ % - Vi + Va Dividendes déclarés / V2 193/4 8 21 20'/2 193/4 2Vi 20 V2 + % 21 20 Vi 8 20'/» - ^a — Vs 1 3A 62 1% 13/4 1 % 62 — Va 3 60 13 4'/4 5.50 125 8 90 95 $3.00 2.00 4.00 Rico, 300, Les directeurs de la Sun Life As- î,ak/' Shore B A.OU .B.C.Power "A" .Bell Telephone .Build Prod "A” .Caigary .uertr .Can.Malting .Can.North Power .Can.Bronze .Can.Car and Found.Can, Converters .Dome Mines .Dom.Bridge .Dominion Ulas* Dominion Stores .Dominion Textile Eastern Daines .Chas Qurd .Hollinger .Imperial Oil lmp.Tob», -o ex.Indu.Inter.Petroleum .DW Prix Rend 80 11% 7 11 2 00 25% 7.84 7.00 105% 6 04 1 40 15 % 9.03 6 Ul.125 4.80 1 50 14% 10 17 80 15 5 33 1.25 18 6 94 .60 8 7.50 2 00 20 10 04 1 00 12 50 8 00 2 00 21 9 52 5.00 77 6 49 1.20 20 6.00 5 00 62 8.06 1.00 10 10 00 1.60 13 12 31 .05 5 50 11.82 .50 11 4 55 .52' » 8% 6 36 1 00 13 7.69 3 00 28 25 10 62 60 11 5.45 t.50 19 7 89 600 50 12 50 1.50 38 3 95 1000 no 9 09 1.80 19% 8 11 80 12 667 8.00 140 5.71 6 00 92 fl 52 1 50 19% 7 79 5 00 67 7 46 C.P.R.44% 1944 .84 4 87 C.P.R.5 % 1954 .!.Cedars Rapids 5% 1953 .Davies Wm.6%, 1942 .Dom.Canners 6%, 1940 .Dom.Glass 6% 1933 .Dom.Manufaot.6%, 1933 , Dom.Telegraoh 54%.1978 .Dom.Textile 6% 1949 .Dom.Tar 6% 1949 Duke-Price Power 6% 1966 Firestone T're 7% 1937 French Natl.Mall 6% 1952 El Dev.of Ont.5% 1933 Fed.Oraln 6% 1944 Gatineau Power 5% 1956 Gatineau Power 8% 1941 .Harris Abattoir 8%,.1947 Int P.& P.Nfld.8% 1968 Jamaica P., 5% 1950 hake Rail Wureh.6% 1951 Mont.L.H.& P.5% 1933 Mont.L.H and P.5% 1951 Mont.I».H A P 5% 1970 Montreal Tram.5% 1941 Mont.Tram, 5% 1955 .Mont.Tram 44% 1955 .Mont.Pub.Serv.5% 1942 Mont.C.& Mfg.54% 1947 Mont.Isl.P 54% 1957 McColl Frontenac.6% 1949 McLaren Q P 54% 1»«1 McKinnon Ind.64% 1945 Ont.P.S 54% 1950 Ontario Steel p.6%, 1943 .Ottawa Elec 5% 1933 .Ottawa L.H.& P 5% 1957 .Ottawa Val.Pow.54% 1970 Pad tic Burt 64%.1937 Penman 54% 1951 .Prov I, and P.5% 1946 Quebec Power 5% 1968 Rio Jan.Tram.5% 1935 Rlordon P.and P.6% 1942 .Rowutree Co.6%, 1837 ____ 8haw.W.As P, 6% 1937 Shaw.W.As P 5% 1970 Shaw W.As P.44% 1970 Sou.C.P, 5% 1955 .St.Law.Flour 6%, 1941 .Steel of Can.8%, 1940 Utd Grain O.54%.1948 Un.Secs.54% 1952 Chas.Walmsley 6%, 1943 .West K.Power 5% 1956 .Winnipeg Elec, 5% 1935 WTlsou, J.C.Ltd, 6%.193» Cours des trusts fixes Offre Dem 102 77 92% 105 94 80 87' 91 75 80 66 112 114 108% 70 80 81 84 70 73 80 69 73 70 94 109% 9R 102% 105 102% 105 97% 99 84 86 77 80 100 103 97% 95 90 93 82 85 95 9» 70 73 89 93 96% 92 96 94 97 100 85 105 86 92 85 79 « .94 92 94 87 91 74 77 87 92 93 101 78 82 86 60 89 92 84 98 35 Lake of the Woods .8 Va 3 Mont.Trams .110 190 Massey-Harris .514 45 McColl Frontenac .1 I 1675 Mont.Power .37 Vi 435 Nat.Breweries .IQVa 50 National Steel Car .12V4 448 Power Debts .42'/a 167 Power Corp.1 7 Vi 7 Ogilvie Flour .150 335 Quebec Power .19 10 Penmans .33 Vi 40 St.Lawrence Corp.90 1240 Shawinigan W.and P.22 Vi 25 Simon, H.and Sons .6 100 Steel of Canada .22 Vi 10 Mont.Cottons .45 3 Mont.Cottons priv.110 130 Winn.Electric .7 10 Nat.Brew priv.27 25 St.Law.Corp.priv.3 PRIVILEGIEES 1 1 Cement .35 45 Abitibi .5 85 Can.Car .1 9 5 Can.Hyd.Elect.55 25 Steel of Can.30 BANQUES 23 Commerce .165 42 Montréal .198 13 Royale .168 13 Vi '13 12% 814 5 Vi 11 V4 37 V* 195/8 12 Vi 3 60 13 19 Vi 22 Vi 22 Vi 7V4 19 168 Les ventes d'immeubles — 4 Va — 5.50 1216 123/4 8 8 16 — 110 5'/4 5 Va 1 1 1 1 Va Va 37 Va 37 3/4 Va 1916 ! 9V6 Va 12V4 12% Va — 42 V» 17 Vz Va — 150 + 10 19 19 .Va — 33 Vz — 90 22 22 V4 ra*—» % 6 22 22 1 — 45 — 110 7 7 Vz — 27 3 35 — 5 1816 18'/2 + % — 55 — 30 _ 165 _ 2 — 198 mmtm 2 167 Vi 1671/6 2 r fe Curb Calgary Power Co.Ltd, ord., 1V4 p.c.payable le 1er octobre aux inscrits au 15 septembre.Dominion Textile Co, Ltd, ord., $1.25 payable le 1er oct.aux inscrits au 15 sept.Dominion Textile Co.Ltd, priv., 1 3-4 p.c.payable le 15 oct.aux inscrits au 30 sept.Canadian Celanese Ltd.priv., 1 3-4 p.c.payable le 30 sept, aux inscrits au 17 sept.Assoc.Breweries of Canada Ltd.priv., 1 3-4 p.c.payable le 1er oct.Décembre aux inscrits au 15 sept.Mai Assoc.Breweries ord., 15 cents septembre payables le 30 sept, aux inscrits au Décembre 15 sept.avant midi.La majorité d’entre eu toutefois restent encore en deçà de c qu’ils étaient hier.Canadian Pacific < Quebec Power ont plus que repris leu recul initial, de même que Nickel.Brazilian, à midi, avait réduit son ra cul à une traction et Montreal Power i 1-4.Shawinigan a reculé d’un polit tandis que Cockshutt, Dominion Steel National Breweries, Power Corporatio ont légèrement fléchi.Cours du blé Mal WINNIPEG Hier Ouv.Haut.Bas MJé 56% 56% 58% 55% 551 58% 584 584 511% 571 83 Va 63% 63% 62% 621 CHICAGO 544'.54% 54% 534 58% 58% 584 574 63 ‘ « 63% 634 624 t M'A LL STREET Avis aux créanciers de la première assemblée à la suite d’une cessioi La loi de faillite Liquidation vers midi New-York, 7.— Les cours ont recommencé leur mouvement de hausse à l’ouverture mais ils ont ensuite reculé à la suite d’une certaine liquidation un peu avant midi.Des avances de 1 à 2 points réalisées ^8PEar £* MontrteL pT*^ dans la premiere heure furent ensuite ; sixième Jour de eeptembre 1932, fait aes.quelque peu réduites.L’activité toute- slon autorisée de tous ses biens pour 1« fois a diminué lorsque les cours ont ^nfn^rt
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