Le devoir, 15 décembre 1913, lundi 15 décembre 1913
VOLUMF IV—No.291 UN SOU LE NUMER t= MONTREAL, LUNDI 15 DECEMBRE, 1913 ABONNEMENTS Édition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.UNION POSTALE.Édition Hebdomadaire : CANADA.ETATS-UNIS.UNION POSTALE., ., $3.00 $6.00 $1.00 $1.50 $3.00 ¦ Diredteur : HENRI BOURASSA Rédaction et A dminiétration : 71* RUE MC; 1ACQUES J' TÉLÉPHONE ¦ ADMINIS1.% \ 'O RÉDACTION ° * Main 7461 Main 7460 FAIS CE QUE DOIS ! \ \ \ - y » ) % Les enquêtes du DEVOIR POURQUOI LA VIE EST CHÈRE IV Les entrepots frigorifiques Plusieurs imputent aux propriétaires d’entrepôts frigorifiques l'augmentation sans cesse croissante du coût de la vie.Il y a quelques semaines, quand tout le public de Montréal s’est ému au sujet de la rareté des oeufs et de leur prix élevé, ainsi que des prédictions d’une disette d’oeufs, vers le mois de janvier, si la situation ne s’améliorait pas, grand nombre de gens ont accusé les entreposeurs d’être seuls responsables de cet état de choses.Et, depuis, l’attention du public s’est portée en une certaine mesure sur les entrepôts frigorifiques.CE QU’EST L’ENTREPOT FRIGORIFIQUE Il ne faut pas confondre l’entrepôt moderne avec la glacière où, il y a quinze ou vingt ans, l’on enfermait, avec d’énormes blocs de glace, entre des cloisons faites d’un double rang de planches matelassées de sciure de bois, les quelques provisions périssables que l’on voulait conserver pendant le,s grandes chaleurs d’été.L’entrepôt frigorifique actuel ne compté pas avec la glace.Il ne l’utilise pas.Il lui substitue la réfrigération à basse température produite par un liquide à base de chlorure de chaux, ou par l’ammoniaque liquide, capable de donner une température de—20 degrés Fahrenheit.La circulation du froid dans l’édifice se fait grâce à des tubes distribués dans toutes les pièces.Ce froid est sec.Un expert dit que “la température, dans ces établissements, varie de 40 degrés, — température moyenne pour les légumes frais.—à —10 degrés, pour le beurre et le poisson.La température, pour la conservation des oeufs, est de 20 à 31 degrés, (un oeuf se congèle, à 28 degrés) et celle nécessaire à la conservation de la volaille et de la viande est d’à peu près 10 degrés.” L’extérieur de la construction est tantôt de brique, lambrissée en bois, à l’intérieur, et tantôt, — c’est le procédé moderne, — de béton armé revêtu à l’intérieur de liège ou de fibres minérales isolatrices.Il ne faut pas confondre l’entrepôt à réfrigération avec le trust.Le trust procède dans toutes les industries.Il a parfois, — si c’est un trust de la viande, ou de produits alimentaires, — des entrepôts à réfrigération, ce qui fait naître la confusion, dans l’esprit, de bien des gens.L’entreposeur, de manière générale, sc contente d’emmagasiner les produits dirigés vers les villes.Il en achète lui-mème, parfois paie dans ce cas le personnel voulu pour faire les achats, et le transport de la marchandise, ainsi que l’assurance sur les produits emmagasinés; souvent, il agit comme marcûand à commission.Il y a plusieurs de ces entrepôts à Montréal.Mais on exagère, d’habitude, leur capacité d’emmagasinage.On parle de cent mille boîtes d’oeufs, de 30 douzaines chacune, et de tout le reste à l’avenant.Ces chiffres, surtout en ce qui a trait aux oeufs, au fromage et au beurre, ne sont pas toujours exacts.C’est ainsi que, au 31 octobre dernier, il y avait à Montréal, dans le.s entrepôts frigorifiques de toute espèce, d’après des statistiques d’un caractère semi-officiel et dont l’authenticité et la véracité paraissent indiscutables, 129,625 boites de beurre de beurre-rie*et 3,316 boites de beurre fabriqué tiMa ferme, 117,1)80 boîtes de fromage, 506 boîtes d’oeufs frais, (36 douzaines à la boîte), 50,613 boites d’oeufs mis en réfrigération au printemps et en septembre, et 3,000 caisses d’oeufs marines.Au 30 novembre dernier, il restait, dans ces entrepôts, 116,145 boites de beurre debeurrerie, 3,242 caisses de beurre fabri-^ que à ta ferme, 67,747 boîtes de fromage, 1,418 boîtes d’oeufs strictement /rais, —- une augmentation de neuf cents sur la quantité au 31 octobre précédent, — 36,882 caisses d’oeufs en réfrigération depuis avril, mai, et septembre, et 1,850 caisses d’oeufs marines.A l’époque même où l’on parlait, dans les journaux, de 100,000 boîtes, d’oeufs en réfrigération, des chiffres apparemment indiscutables portaient la quantité disponible à 31,786 boîtes dans les entrepôts montréalais, et à 5,000 ou 6,000 boîtes disponibles, sur le marché avoisinant, soit un total approximatif de 38,-BOQ caisses.Et Montréal en consomme au bas mot 4,000 caisses par semaine, disent lets gens entendus.COMMENT PROCÈDENT LES ENTREPOSEURS Ceux qui entreposent des provisions pour leur propre compte font la plupart de leués achats au printemps, quant aux oeufs et au beurre.Il y a abondance d’oeufs, eu avril, en mai, et même en juin.Les acheteurs d’oeufs se mettent en communication avec les entreposeurs, et ceux-ci s’en font expédier des milliers de caisses, qu’ils mettent dans les chambres frigorifiques après un premier mirage, qui consiste à passer l’oeuf vis-à-vis d’une ampoule électrique spéciale, afin de constater, au reflet, s’il n’est pas gâté.Le.s oeufs mis on entrepôt à l’automne sont pondus en septembre ou en octobre, ils ne sont pas d’aussi bonne qualité que ceux du printemps; les producteurs gardent souvent les oeufs de l’été dans la paille, l’avoine ou la sciure de bois, pour les vendre comme des oeufs frais, à ^automne, à un plus haut prix.A l’automne, quand il ne se pond presque plus d’oeufs, ceux qui ont été mis en .réfrigérateur sont livrés au marché, après nouvel examen, nouvelle classification et nouvelle élimination.Du producteur au consommateur, dit un expert en industrie avicole, M.John I.Brown, de la maison Gunn-Langlois, de Montréal, dans le “Journal of Commerce and Shareholder”, livraison du 6 décembre 1913, “17 pour cent de la production totale d'oeufs sont une perte totale”.Naturellement, c’est le consommateur qui supporte, en fin de compte, cette perte; et, pour chaque douzaine d’oeufs qu’il achète, il paie quelques sous pour deux ou trois autres oeufs qu’on ne lui livre pas, parce qu’ils se sont gâtés, depuis la pondaison.L’entreposeur achète le beurre et le fromage aux grandes ventes publiques faites aux halles de comtés, dans les cantons de l’Est, la région du Lac Saint-Jean, celle du Bas Saint-Laurent et celle de la Beauce, où l’industrie laitière a pris un grand développement.Puis il revend au commerce de détail qui sert d’intermédiaire entre lui et le consommateur.L’entrepôt a son utilité, il n’est pas organisé dans un but humanitaire, mais dans un but purement commercial.Le propriétaire de l’entrepôt prend Avantage de la loi de l’offre et de la demande.Et il en relire un bénéfice appréciable.Tant que cp bénéfice est légitime, et que les produits vendus par l’entrepose.ir sont en bon état, celui-ci échappe a tout blâme.Sans l’entreposeur, il y aurait surabondance d’oeufs, à certaines époques, ils se vendraient huit ou dix sous la douzaine, des milliers se gâteraient, pendant le.s chaleurs de l’été.Et, dès que les poules cessent de pondre, à l’automne, il y aurait disette, le.s oeufs deviendraient d’une extrême rareté.C’est ce qui existait autrefois, avant l’établissement de l’entrepôt frigorifique; et, de novembre à février ou mars, l’oeuf n’était plus un objet de consommation journalière, tant il était in-•rouvable.Les gens qui dépassent la cinquantaine se rappellent et rappellent à leurs cadets que Vomclette de Pâques était une primeur.En ce .“smps-là, — et il n’est pas bien loin, —le Canadien se passait d’oeufs •pendant quatre ou cinq mois de l’année.De même, le beurre, produit en grande quantité de mai à octobre, se vendait do 10 à 15 sous la livre, l’été, vers 1870, de 30 à 35 sous la livre.à l’iliver.Le beurre fait ou printemps se détériorait pendant les ’haleurs de l’été, il s’en vendait ensuite des quantités considérables, avariées, à six ou à huit sous, pour remplacer la graisse commune.Aujour-tl’hni, l’entreposeur achète 1- beurre quand il y en a de grandes quantités sur le marché, et, l’automne venu, et la production du beurre arrêtée, remet sur le marché celui qu’il a ainsi gardé dans ses magasins.“Les marchés seraient si congestionnés”, écrit dans les Annals of the American Academy of Political and Social Science, de Philadelphie, livraison de juillet 913, M.E.Pennington, directeur du laboratoire des recherches sur les aliments, au ministère de l’Agriculture des Etats-Unis, “les marchés seraient si congestionnés, s'il fallait consommer pendant la saison de production tons les aliments périssables pordnils de toutes parts, que ta production elle-même diminuerait de manière sérieuse.D’un autre côté, toute la nation en serait à la ration de famine, pendant ta saison nbn-prndnctive, et les prix monteraient à des hauteurs pertigtneuses.Même si te peuple pouvait obtenir un montant suffisant d’aliments, ceu.r-ri seraient de nature si peu variée, et si différents du choir ample qui rxiste aujourd’hui sur le marché, que te consommateur se trouverait lui-même maltraité,” (Op.cil., page 160).{SUITE A LA 2érr.e PAGE) BILLET DU SOIF.AUTRE REPONSE Peut-être tous les lecteurs ont-ils ri; qui sait si quelqu’un ou plutôt quelqu’une ne s’est pas attendrie ?Quoi qu’il en soit, notre aimable confrère Colette s’est impatientée presque, et à Amoureuse de J.A.B., qui lui demandait samedi dernier dans le Courrier de la Presse : “Existe-t-il un procédé pour changer la couleur des yeux?” elle a répondu carrément : “Non, il n’en existe pas.” On pourrait cependant dire ii l’infortunée Amoureuse de J.A.B.qu’il existe des moyens, non pas de changer tout à fait la couleur des yeux, mais, en s’y ietant soi-même une certaine poudre, d’aveugler les autres au point de les leur faire voir différents de ce qu’ils sont en réalité.On pourrait encore lui confier que c’est un jeu d’en allonger l’ovale ou de leur donner un éclat fascinateur.Mais est-il besoin de conseiller à une femme, surtout lorsqu’elle est amoureuse, d’être coquette?Du reste, à quoi bon faire intervenir la chimie?Si, en dépit de toute improbabilité, ces lignes tombaient sous les yeux (/’Amoureuse de J.A.B.: “Pourquoi voulez-vous en changer la couleur?” lui demanderaient-elles.Bleus ou noirs, tous aimés, tous beaux, des yeux sans nombre ont vu l’aurore, a dit Sully Prud’homme, et ce n’est que l’exigence de la prosodie qui a empêché le poète d’énumérer tontes les couleurs probables d’yeux et même toutes les nuances possibles.Quelque invraisemblables que vous nous laissiez supposer que soient vos yeux, consolez-vous, Amoureuse de J.A.B.Ces miroirs de l’âme, comme on a dit et tant répété, ne peuvent qu’être beaux lorsque vous regardez celui que vous aimez.Du moins, il doit les trouver magnifiques, s’il vous aime.Et s’il ne vous aime pas; si cet heureux J.A.B.reste insensible devant une petite jeune fille qui, pour lui, va jusqu’à avouer qu’elle n’a pas les yeux beaux; eh bien, Amoureuse de J.A.B., si J.A.B.ne vous aime pas, qu’est-ce que ça peut bien vous faire, la couleur de vos yeux?Léon LORRAIN.AUTOUR DE LA BIBLIOTHEQUE Le Bureau des commissaires prend la seule attitude logique en demandant au conseil municipal d’affirmer que “c'est aux autorités municipales qu’il appartient de décider quand et comment elles établiront à Montréal une bibliothèque publique.” Si leur conduite ne plaît pas aux contribuables de Montréal, ceux-ci ont le moyen de le leur faire savoir, en renvoyant chez eux échevins et commissaires.Il n’est pas probable que le texte inséré dans la charte par la commission des bills privés y soit maintenu.Il ressemble trop au premier projet de loi du Tramway, il affiche trop ses allures de Croquemitaine pour être accepté tel quel.Du reste, en dehors des patriotes désintéressés qui ne cherchent dans cet attentat à l’autonomie municipale que le relèvement intellectuel des bonnes gens de Montréal, le projet n’a pour lui que l’appui des financiers qui trouveraient bénéfice à l’opération.Le véritable danger, croyons-nous, c’est qu’on essaie de faire adopter comme minimum, comme moyen de transaction, un texte qui obligerait la ville à acheter dans un délai de., au prix maximum de- un terrain pour la biblio- thèque publique.Cela ne découragerait pas trop les partisans du coin des rues Saint-Denis et Ontario, à cpii resterait l’espérance, et cela pourrait rallier tous les propriétaires de terrains à vendre.Ii n’y aurait à souffrir que la ville, qui, obligée d’acheter dans un laps de temps donné,, aurait chance de payer dans les prix doux.Mais, à moins que le conseil n’entende légitimer d’avance tous les elnpiètements, il se doit de protester, non seulement contre le texte adopté jeudi, mais contre toute tentative de dictature de la part de l’Assemblée.On nous annonce que M.l’éche-vin Lapointe est fort mécontent de la conduite de la commission des bills privés.Il est vraiment malheureux que ce mécontentement n’ait éclaté qu’à Montréal et que M.Lapointe n’ait pas songé à le manifester à Québec.* * * Si quelque député s’avisait de demander combien, parmi les législateurs qui tiennent tant à fixer eux-mêmes le site de notre bibliothèque, ont, depuis le commencement de la session, mis les pieds à la bibliothèque du parlement, la réponse pourrait être intéressante—et édifiante.Orner HER0UX.NOTRE FEUILLETON LETTRE DE QUEBEC AJOURNEMENT OU PROROGATION ?Québec, 14.— On commence à parler de prorogation la veille du Nouvel An.Un certain nombre de député préféreraient cependant ajourner samedi prochain, jusqu’après les Rois Ils se disent que la semaine de Noël est un temps où l’on préfère être à la maison et que partir le lendemain pour revenir à la législature n’est pas invitant.Mais d’autres répondent que l’ajournement jusqu’après les Rois prolongerait très probablement la session jusqu’au 20 janvier et qu’il vaut mieux en finir avant le Jour de l’An.Le Premier Ministre paraît penser de même et son opinion prévaudra sans doute.D’ici au nouvel an il ne reste cependant qu'une dizaine de jours de travail et le gros de la besogne n’est pas encore fait.Pour en finir dans ce délai il faudra nécessairement qu’on remette plusieurs choses à la prochaine session.Sera-ce la refonte du code municipal?Peut-être.Un député ministériel nous disait cette semaine que l’étude du projet va si mollement qu’on ne paraissait pas pressé de prendre une décision.On est rendu au chapitre des chemins et c’est la partie qui semble inquiéter le plus les députés à cause des devoirs nou-i vpaux qu’il impose aux municipali-!tés déjà inquiètes, paraît-il, du prix que ki construction des routes va leur coûter.Publiquement les députés se vantent beaucoup de cette politique, mais privément ils tiennent un tout autre langage.D’aucuns ne se gênent pas de dire qu’en certains endroits la construction est faite d’une façon ridicule, qu’on a même été obligé de renouveler certaine construction.Quelle que soit la raison, en tout cas, la règlementation de l’entretien de la voirie effraye certainement un grand nombre de députés, et il est vraisemblable qu’ils ajourneront encore la refonte du code municipal.En attendant ils l’amenderont à tout propos et hors de propos.De nombreux projets de loi privés restent aussi à discuter, et Pun des plus lourds de conséquences pour la cité de Montréal, est celui de la Montreal.Water & Power Co.L’attitude des représentants de la cité sera intéressante à suivre.Règle générale, elle n’est pas édifiante, celle des commissaires exceptée, qui sans être parfaite, est généralement plus courageuse que celle des échevins- La compagnie demande de faire disparaître des statuts tout ce qui peut gêner ses ambitions et tempérer ses bénéfices dans ses relations avec l’autorité municipale, entre autres le texte du statut de 1892 qui permettrait à Montréal de l’acquérir à des condilious convenables.Elle a, d’habitude des alliés puissants, les uns ouvertement les autres plus dissimulés et partant plus efficaces, dans la législature,— à l’assemblée où certains trouvent avantage à se ménager les bonnes grâces du cercle de la “Gazette” et au Conseil où il est de règle de protéger, souvent outre mesure, les grosses compagnies.Il faudra suivre cela de près.On pourrait encore se faire expliquer le contrat pour la route Montréal-Québec.Le gouvernement nous a déjà dit qu’il en coûterait sept mille piastres en chiffres ronds le mille pour l’empierrement.Mais cela n’est pas tout.Il reste le drainage, les fondations en certains endroits, le nivellement ailleurs, le drainage et le.s ponts partout.Pour ces différents travaux les entrepreneurs seront payés différents prix.Combien cela représente-t-il?Le gouvernement doit le savoir à peu près.Il circule quelques rumeurs intéressantes à ce sujet.On raconte que les soumissionnaires pour un prix global devaient avoir l’entreprise lorsque arrivés à Québec pour signer le contrat, certain personnage tenta de les effrayer en leur représentant que l’entreprise était énorme et que pour cette raison le gouvernement allait stipuler des conditions très sévères.A quoi les soumissionnaires auraient répondu qu’ils avaient tout prévu et que rien ne les effrayait, mais sans succès.L’entreprise fut donnée à un autre.Pourquoi?Il serait peut-être intéressant de le savoir.Enfin, on attend toujours la législation concernant l’impôt sur le.s successions.Voici près de quinze jours que M.Tellier a donné avis au gouvernement qu’il lui demanderait si le Conseil Privé a déclaré la loi actuelle inconstitutionnelle et le gouvernement n’a pas encore répondu, bien que le texte de la décision du tribunal de Londres, soit arrivé depuis une dizaine „do ùpurs et que les ministres aient eu le temps d’en prendre Connaissance.Si cette décision affecte toute la loi comme on le prétend, tous ceux qui ont payé l’impôt depuis vingt ans pourraient en demander le remboursement.Ce serait une affaire de huit à dix millions.Deux alternatives s’offrent donc à M.Gouin ; rembourser ceux qui ont payé et abandonner cet impôt qu’il a tant dénoncé avec son parti, ou soumettre une législation retroactive-Quelle décision prendra-t-il?On ne le sait pas encore.Jean DUMONT.LA MESSE ORIENTALE LA CEREMONIE D’HIER A L’EGLISE SAINT-JACQUES A REUNI UN TRES GRAND NOMBRE DE FIDELES QUI EN ONT SUIVI TOUS LES DETAILS AVEC LE PLUS GRAND INTERET.La messe du rite grec catholique selon la liturgie de saint Jean Chry-sostôme, a été célébrée en l’église Saint-Jacques, hier matin, devant une*nombreuse assistance, qui a suivi avec le plus grand intérêt les cérémonies si différentes des nôtres.La langue du rite est le grec de l’époque des Pères de l’Eglise ; saint Jean Ghrysostôme, saint Basile le Grand, saint Grégoire de Na-zinnee, etc.Cependant l’évangile a été récité en latin, par M.l’abbé Beaudin, vicaire à la Nativité, diacre occidental, et en arabe, j>ar le R.P.Nasre, diacre oriental ; le Credo a été chanté en latin, le Sanetus aussi, après la version grecque ; le Pater a été chanté en latin, par tout le clergé présent au choeur.Nous ne pouvons facilement décrire toute la cérémonie ; elle est si différente de notre messe, qu’il faudrait donner la liturgie en entier.Les différences les plus appréciables entre le rite grec et le rite latin sont les suivantes : il n’y a ni “Gloria in execlsis”, ni “Agnus”; les “Kyrie eleison” que' nous chantons au commencement de notre messe, sont répétés ici et là, au courant de la liturgie, sous forme d’invocations, tantôt par un.tantôt par trois ; il n’y a pas d’élévation, comme nous l’avons, le Sang et le Corps du Christ restent sur l’autel, après la consecration et les officiants se prosternent une fois ; le prêtre donne la communion au peuple sous les deux Espèces.Au contraire du rite latin, où toutes les prières, du commencement de l’offertoire jusqu’au Pater, sont dites tout bas par '’officiant, le rite grec les fait dire à voix haute, y compris les prières de la Consécration.D’un bout à l’autre de la messe, le choeur dialogue avec le prêtre.Ta-s ornements sacrés sont aussi très différents des nôtres ; ils sont encore lels qu’aux premiers siècles de 1’F.gl'l.se et tels qu’on les voit dans les gravures et les tableaux qui reproduisent les cérémonies religieuses de ces temps lointains.Au commencement de la liturgie, pendant qu’un des trois concélébrants faisait l’office de la prolhè-sc ( crédence) à d’un des autels latéraux, c’est-à-dire qu’il préparait le pain, le vin, le calice et les voiles, le R.P, P.K.Malouf monta en chaire et expliqua le symbolisme de la liturgie.Plus tard, après l’Evangile, le H.P.Nasre fit les annonces en arabe, puis Mgr l’archevêque, qui assistait au trône en chape et mitre, fit une courte allocution dans la-quelie il fit ressortir la preuve d’unité que, avec des rites différents, I Eglise Catholique donne an monde.Il n’y a pas d’église française, d’église anglaise, d’église syrienne, d’église italienne ; il n’y a que l’Eglise Catholique, réunie sous l’autorité infaillible d’un Pontife Suprême, qu’une foi.qu’une Consécration I qui, par les mêmes paroles, qu’elles | soient dites en Igtin ou en grec, changent le pain el le vin en le Corps et le Sang de Jésus-Christ.La cérémonie a commencé à 11 h.i 30 et s’est terminée .un peu après |1 h.30 ; malgré sa longueur elle a jétc suivie par toute l’assistance avec une attention soutenue.Son Honneur le maire Lavallée a présenté le pain du sacrifice selon lia cérémonial usité dans l’ancienne église grecque où le président de jPassembtàe du peuple procédait à la : cérémonie.Parmi les invités qui occupaient ides .fauteuils à l’entrée du choeur Iétaient M.le maire et Mme Lavallée, M.Archambault, juge en chef ! de la Cour d’Appel.M.Hen-jri Bournssn, M.le docteur Guerin, I ancien maire, l’échevin L.A.Là-pointe, M.Béïque, M.L, O.David, sénateurs, etc.Le comité d'organisation était composé de MM.Joseph K.Malouf, Michel Cahill, S.Kattini Malouf.Na-dra Goovab, N.Boobanna, M.Gouri, le docteur A.K.Malouf, M.K.Malouf, S.Àstpbnn.E, Boobanna, A.Bnonder, A.Hocher et Georges Fa-rah-Lajoie.Le choeur grec était dirigé par M.le docteur Malouf, qui a conduit toute cette liturgie compliquée sans la moindre défaillance de mémoire, sans même avoir de texte devant lui.M.Michel K.Malouf accompagnait à l’orgue.Après la messe, Mgr l’archevêque et les prêtres syriens et latins qui avaient assisté à la cérémonie, ont pris le dîner au presbytère de Saint-Zotique.Qu’on ne manque pas de lire, et de faire lire, le feuilleton dont nous commençons aujourd’hui la publication.Entre deux Ames obtiendra sûrement le même succès qn’Esclave ou Reine, l’oeuvre du même auteur que nous avons déjà publiée.DEMAIN : Le “Devoir” publiera un article de M.Henri Bourassa sur les élections de Lanark et Mac-Donald.LA MANIFESTATION PATRIOTIQUE DE GE SOIR AU MONUMENT NATIONAL MM.Freelnrid et Armstrong, d’Ottawa, seront aux cotés du Dr Foran Tout fait prévoir une .superbe manifestation de patriotisme ce soir au Monument National.Les baignoires ont été enlevées presque toutes dès h* premier jour, il reste encore des sièges d’orchestre.On nous prie d’annoncer qu’après 8 30 ce soir ces sièges ne seront plus réservés; tous ceux qui seront encore \aeants seront mis à la disposition du public.MM.Freeland et Armstrong, les deux vaillants défenseurs de notre langue à la Commission scolaire d’Ottawa, seront présents avec leur chef M.Sam.Genest.Allons les acclamer, et prouver notre gratitude à tous ceux qui nous défendent avec eux.Le secrétaire lira des communications fort intéressantes de M.l’abbé Quinn, de Nicolet, et du Dr T.O’Hagan, de Windsor, Ont.Le programme musical promet d’être fort joli.Encore une fois, tous les sièges du parterre et des galeries sont gratuits.Qu'on se rende de bonne heure et en foule.M.BOURASSA AU CLUB ST-DENiS Les relations de l’Est et de l’Ouest M.Henri Bourassa a fait samedi soir, au Club Saint-Denis, .une causerie sur les Relations de l’Est et de l’Ouest du Canada, ou, pour parier plus exactement, des provinces de l’Est el des trois provinces du Manitoba, de la Saskatchewan et de l’Alberta.Fl a montré d’abord les causes de division qui naissent des conditions géographiques, de la différence du sol et du climat.Les deux groupes de provinces, divisés par d’énormes obstacles naturels, ont chacun des relations plus faciles avec les Etats correspondants de la république américaine qu’entre eux-mêmes ; l’Est est en grande partie manufacturier, tandis que l’Ouest ne produit à peu près que des blés et autres céréales, — d’où différence fondamentale dans la conception (pie se font l’Est et l’Ouest de la politique tarifaire du Canada et source constante de malentendus.Les difficultés d’ordre naturel sont accrues par notre politique générale et le système d’immigration -que nous avons suivi.'L’Onest est peuplé, pour une forte partie de gens qui ne connaissent rien des traditions du Canada, ni des provinces de l’Est, et qui ne cherchent là-bas que la richesse immédiate.Les immigrants qui viennent de l’Europe continentale et qui sont nécessairement étrangers à tout notre passé, de même qu’aux intérêts généraux du pays, sont en contact constant avec des Américains et des Anglais d’Angleterre à qui l’unité canadienne ne dit à peu près rien.Car, pour l’Anglais qui arrive d’Angleterre, l’important c’est de vivre sous le drapeau britannique et il ne voit pas quelle différence cela ferait s’ils constituait à l’ouest du Lac Supérieur, une nouvelle fédération, pourvu qu’elle fût sous puissance britannique.Ajoutons que, libre échangiste, l’Anglais d’Angleterre est nécessairement porté à se révolte: ontre noire politique tarifaire et à y voir la source de la plupart des maux dont il souffre.Un autre point de notre politique générale tend encore à aggraver celle situation.A tort ou à raison le oarlemenî fédéral a gardé pour lui l'administration des sources naturelles de rOuest, tandis que les vieilles provinces administrent elles-mêmes ces richesses.Les gens de l’Ouest sont naturellement portés à voir dans cet état de choses une nouvelle source de maux pour eux.et cela les irrite d’autant plus qu’ils n’ont point d’action directe sur elle.A l’heure actuelle leur tendance est de considérer le parlement fédéral comme un organisme quasi-ennemi, dominé par des intértês op- posés aux leurs, ceux de l’Est, et qui, en matière de tarif, de transport, de banque, légifère, du point de vue exclusif des intérêts de l’Esl, accapareur el tyrannique.Un ancien député à la législature de%rAl-berta, M.Brandy Moore, a même déclaré, dans un livre publié à Londres, que les provinces de l'Ouest sont aujourd’hui, vis-à-vis le gouvernement fédéral, dans la situation où se trouvaient les colonies américaines vis-à-vis de la métropole, < la veille de l’insurrection.Les choses en sont rendues si loir qu’on parle couramment dan! l’Ouest de couper en deux la confédération, et la situation deviendra extrêmement grave si la population de l’Est ne travaille tout de suite à enrayer les causes de désaffection.Elle s’aggravera avec l’augmentation constante de la population de l’Ouest.Les conditions géographiques, économiques et ethniques favorisent la rupture, il importe donc d’en contrarier autant que possible t'effet - Nous ne pouvons pas modifier les conditions géographiques ; mais nous pouvons en atténuer l’effet en rendant aussi faciles et aussi peu coûteuses que possible tes communications entre l’Est et l’Ouest, en creusant, par exemple, te Canal de la Baie Géorgienne, en aidant tous les moyens de transport qui tendent à faciliter tes relations entre tes provinces elles-mêmes plutôt qu’entre telle ou telle province et les Etats-Unis.Et nous devons songer à modifier profondément le système d’immigration insensé qui risque de rompre l’équilibre économique, politique et social du Canada.Enfin, nous devons favoriser de la façon la plus énergique la création, dans l’Ouest, d’industries manufacturières qui répondront aux besoins locaux, créeront des marchés de consommation, amèneront le développement de la culture mixte et enlèveront au cultivateur de l’Ouest cette idée qu’il lui faut à tout prix obtenir l’accès du marché américain.Favorisons également tout ce qui est de nature à fortifier le sentiment de l’amitié nationale.En résumé, dit le conférencier, — et nous n’indiquons que les points principaux d’une causerie qui a duré plus d’une heure, — la situation est grave el il importe que les Canadiens de l’Est s’en rendent exactement compte» qu’ils étudient ce problème de l’Ouest, qu’ils cherchent à comprendre l’état d’esprit des gens de l’Ouest et à leur faire toutes les concessions compatibles avec les intérêts généraux du Canada.LES EMPLOYES DE MAGASIN LETTRE DU DOCTEUR GUSTAVE ARCHAMBAULT.Notre enquête sur k limitation des heures de travail des femmes, jeunes filles et enfants employés dans les magasins a déjà provoqué de fort intéressantes réponses.En voici une autre du docteur Gustave Archambault.Nous publierons volontiers toutes les opinions que voudront bien nous adresser les gens compétents.La question est de première importance.Cher Monsieur Héroux, Je ne crois pas que parmi tous nos médecins montréalais il y ait une seule divergence d’opinions sur la nécessité d’aceorder aux employés de magasins, un travail moins long, et s’il se peut, moins pénible.!! est bien certain que dans les conditions où ils se trouvent, particuîiè rement les jeunes filles et à plus forte raison les enfants de 12, 13, 14 et 15 ans, leur santé ne peut se garder indemne.Un jour vient où l’épuisement les abat: c’est bientôt de l’anémie et bien vite après la tuberculose.limiter le travail des employés de magasins, qui n’est pas moins pénible que le travail industriel, rendrait un immense service à l’hygiène publique en général et à la cause antituberculeuse en particulier.Gustave ARCHAMBAULT, M.ü, Secrétaire du Bureau Médical de l’I.B, FAITES VOS ACHATS DE NOEL Les F’êtes approchent très rapidement.La semaine prochaine, ce sera Noël, l’autre semaine le premier de l’An.Songez aux emplovés de magasin.Faites vos achats le plus tôt possible.LE BILL DE MONTREAL Québec, 15 — Le bill de la ville de Montréal subira à la législature plusieurs amendements importants dont l’un donnera à la ville le pouvoir de prélever une taxe facultative pour les pavages.Un autre amendement retranchera la clause adoptée, au comité des bills privés et qui force la ville de Montréal à acheter un emplacement d’un million de dollar» pour la bibliothèque publique.On reconnaît que le comité des bdlD privés est allé trop loin en retranchant purement et simplement la clause de ta loi qui oblige les propriétaires A.payer le coût des pavages.Un ami du gouvernement, probablement M.Mousseau, proposera, dit-on, un nrr endement permettant aux propriétaires de payer le coût des pava-gotf s’ils le désirent.Cet amendement sera accepté.M.J.K.FORAN PARLERA EN FRANÇAIS Comme nous l'annonçons ailleurs c’est ce soir que M, J.K.Foran, fera nu Monument National une causerie sur les deux langues nu Canada!.M.Foran parlera en français.Les dames sont admises A la conférence. LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 15 DECEMBRE 1913 VOL.IV.— No.291 ( SU/rt' DE LA 1ère PAGE) CE QUE L’ON REPROCHE A L’ENTREPOSEUR M.H.H.Coat.s, clans son livre “Wholesale Prices in Canada’’, (1890-1909), écrit, à propos des entrepôts frigorifiques: “Une des notables améliorations récentes, c’est le transport et l'emmagasinement des produits alimentaires de nature périssable.Mais, ce gui illustre bien l'em-mêlement des facteurs (pii déterminent les prix, l'entrepôt frigorifique est l’un des agents le plus fréquemment accusés, depuis quelque temps, d’avoir causé la hausse des viandes, des oeufs, et le reste.L’on déclare que l’accroissement des facilités d’emmagasinage, de transport, {et de vente de ces produits a été exploité par Ventreposeur, d’un côté, pour contraindre le producteur à régulariser sa production, de l’autre, pour maintenir sur le marché des prix de vente élevés, à l’endroit du consommateur, prix établis d'après la limitation et la qualité non-périssable de l'approvisionnement visible." (page 485).L’on peut ajouter, au résumé de ces plaintes portées contre l’entreposeur.A la dernière session, un député libéral-ouvrier, M.Verville, l’accusait (colonne 10741 et s.s.Débats de la Chambre, .session 1912-1913, version anglaise) de vendre ses marchandises à des prix exorbitants, surtout les oeufs le beurre, la volaille, de mettre sur le marché des produits de fraîcheur douteuse, d’en détruire même certaines quantités, afin de limiter l’approvisionnement et d’empêcher les prix de tendre à la baisse, et de contribue?’ par conséquent à la hausse du coût de la vie.En d’autres quatriers, on parle d’ententes d’après lesquelles les entreposeurs établiraient des prix de vente arbitraires.Comme le dit, dans la revue citée plus haut, M.Pennington, “le consommateur a droit de savoir ce que c’est qu’on lui vend et la nature des articles pour lesquels il paie.Cependant, il semble, sur ce sujet d’importancee vitale, les origines de l’approvisionnement, se contenter de ce il serait payé.Quelques jours plus tard, M.Sonne se rendit à la banque et apprit que le chèque avait été estampillé valable pour $54 et non $54,000.D’où l’arrestation.Le témoin suivant, M.Brooks, commis à la Merchants Bank, corrobora cette dernière partie du témoignage de M.Sonne, à savoir qu’il avait accepté un chèque de $54 présenté par le comptable de M.Birchenough, dont il ignore le nom, et qu’ensuitc, il le revit entre les mains de M.Sonne portant alors ia surcharge qui portai* le chèque à $54,000 ; il ajoute qu’à cette date M.Birchenought avait à son actif $171.57.Interrogé par Me Laflamme.le témoin admit qu'il avait commis une erreur en acceptant le chèque pour $54.car, en réalité, il était fait pour cinquante, et il dit aussi qu’il n’avait pas vu les mots : “Payable le 29 décembre ; s’il les avait vus, il n’aurait pas estampillé le chèmie, car il n’est nas de coutume “d’ac-cepler” un effet antidaté.L’affaire fut sur ce ajournée à jeudi.M.Birchenough a été mis en liberté provisoire anres avoir fourni un cautionnement personnel de $10,000, M.Frederick E.Gffnc, maison de rnpnort Metcalf, Westmount, un autre de $10.000, enfin Slephen Whitaker, 285 avenue Addington, Westmount $5,000.T Excellent Cadeau de Noël MODELE DE POELE A GAZ Peu Goûteux Un premier versement au comptant de $3.00 et le reste en 20 mois par petits déboursés de $1.00 par mois paient ce magnifique poêle.Le coût en est minime, si l’on considère le pouvoir considérable de cuisson obtenu.Il embellit la cuisine ,et sera grandement apprécié comme cadeau de Noël.Songez-y No 10-D NEW PERFECT Toujours Prêt En quelques minutes on peut préparer un bon repas chaud sur l’un de ces poêles à gaz.Mesdames, vous n’aurez pas à craindre de voir vos aliments rôtis ou grillés comme par le poêle à charbon.Messieurs, c’est là précisément ce que votre femme, votre mère ou Af>tre soeur attend pour Noël.SEULEMENT $21.00 COMPTANT OU $23.00 A TERMES GRA TIS : Raccordements et démonstrations.The Montreal Light, Heat & Power Company EDIFICE DU POWER MAGASIN DU HAUT DE LA VILLE MAGASIN DE L'EST Rues Craiff et Saint-Urbain 358 Phone : Main 4040 SUCCURSALE DE LACHINE SUCCURSALE NORD-EST 55 rue Notre-Dame i 1007 Mont-Royal Eat Tél.Lachine : 385 Tél.Saint-Louis : 9090 rue Sainte-Catherine Oueat 834 Sainte-Catherine, Maisonneare Phone ; 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sur le fer* moir.%.«B .m.j .' ''àr" ' \ m MB V, Ç7v • è ï Royal Canadian Academy of Arts 35fme EXPOSITION ANNUELLE DE PEINTURE, SCULPTURE, ARCHITECTURE, etc., à l’Art Association Galleries, 679 rue Sherbrooke Ouest.Dernière semaine se terminant le 20 décembre, de 10 a.m., à 6 p.m.Admission 25 sous.Lundi et Jeudi soirs, de 8 à 10,10 sous.M.G.A.MANN EN EST ELU PRESIDENT.L’élection des officiers de la Dominion Travellers’ Association, ont eu lieu samedi, sans incident, contrairement à ce qu’on attendait- M.N.Cabana, au commencement de la réunion a cependant reproché à M.J.M.Fortier, le président sortant d’avoir abusé de sa prérogative en désignant M.H.Levine, pour son successeur, mais M.Fortier l’ayant admis de bonne grâce, l’incident fut clos.Il s’agissait de choisir un président et cinq directeurs, le premier et le second vice-président ayant été élus, à la réunion de novembre.M.G.A.Mann fut élu président et les cinq suivants furent choisis comme directeurs : James Armstrong, J.Thurson Smith, Alfred Glacmeyer et Félix Bernier., Dans le cours du rapport annuel, le secrétaire, M.II.W.Wadcsworth, n fait remarquer que le nombre des morts a sensiblement dépassé celui des autres années.L’état financier de l’Association est très satisfaisant; celui-ci a ajouté $20,000 au compte du capital.Pour l’année .qui vient de se terminer le revenu total se chiffre à $111,484 ce qui dépasse de $6,775.64 celui de l’année dernière.Les certificats de membres indiquent une augmentation considérable sur l’année dernière, le nombre de ceux qui ont négligé de renouveler leurs cotisations se chiffre à 832, un gain de 362.Le dîner annuel de l’Association a eu lieu le 23 novembre dernier et plusieurs hôtes distingués y ont assisté.ACCUSATION D’ESCROQUERIE UN NOMME* BAKER, DE DAL-HOUSIE, N.B., EST ARRETE ET PROTESTE DE SON INNOCENCE.Walter L.Baker, de Dalhousie, Nouveau-Brunswick, accusé d’escroquerie, a été traduit devant le juge Leet, samedi.Il aurait, dit l’acte d’accusation, obtenu $425, en deux chèques, de M.H.Foley, de ia Poin-te-aux-Esquimaux, Saguenay.Ces chèques étaient payables à la banne Molson, à Montréal, où, dit-on, aker n’aurait jamais eu de compte.On allègue aussi qu’il a donné d’autres chèques, pour un total d’à peu près $34,000, en paiement de renards argentés achetés au Saguenay et que ces chèques auraient été retournes aux personnes auxquelles ils étaient souscrits.Mais on dit aussi que Baker a pu avoir des comptes ouverts à ces banques et qu’il pourra montrer qu’il ne savait pas que son crédit y était épuisé.' Baker jiroteste de son innocence et l’enquête aura lieu vendredi.TEMOIGNAGE D’ESTIME A l’occasion de son 39o anniversaire de naissance, le président et fondateur du Club Choquette, organisation libérale du nord do la ville, Mv Jean-Baptiste Saint-Pierre, un mutualiste bien connu, a été samedi soir l’objet d’une manifestation des plus sympathiques, à la salle Mont-Royal, Avenue Mont-Royal Est.M.Georges Mayrand, député de Do-rion et échevin de Delorimier, et M.Oscar Lavallée, C.R., président-général de l’Union Saint-Pierre étaient au nombre des assistants.Les orateurs furent MM.Félix Desrochers, avocat.Oscar Lavallée, président-général de l’Union Saint-Pierre, Georges Mayrand, M.P.et M.Saint-Pierre lui-même.M.J.B.Saint-Pierre est fondateur et président du Club Choquette.Il est en outre membre de l'Association des Manufacturiers, directeur-général do l’Union Saint-Pierre, président du Cercle Lavallée do l'Alliance Nationale, chef ranger de la Cour Laval des Forestiers Canadiens, fondateur du Cercle S.Stanislas des Artisans, et ¥ étant de la Clubmen Manufacturing ôbocco. * LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 15 DECEMBRE 19Ü VOL.IV.— No.291 LA VIE SPORTIVE L’A.A.D’A.NATIONALE CETTE ASSOCIATION DESIRE ETENDRE LE CHAMP DE SES OPERATIONS.— BILL AMEN DA NT SA LOI ON SE PREPARE A L’OUVERTURE DE LA SAISON | LA LIGUE DE HOCKEY MONT' j REAL AURA UNE ASSEMBLEE| CE SOR A L’HOTEL WINDSOR.— LA LUTTE POUR LE ! CHAMPIONNAT PROMET D’ETRE ! EXCITANTE.j VA-T-IL ENCORE DANS LEM?NDE 7 DU HUCKJbi GAGNER HALL A MONTREAL WILLIAM HOKLF S’ENTRAINE A VEO ARDEUR POUR LIVRER 1 V RUDE COMBAT AU BEARNAIS, RAYMOND CAZEAEX.APRES-DEMAIN SOIR.Al PARC SO H MER.La 6Ligue Te Hockey Montréal aura uni- assemblée ce soir, au Windsor, afin de compléter les préparatifs de l'ouverture de sa saison qui aura lieu le 23 du courant au Jubllée.Le programme des trois parties de la soirée est Je suivant : De 8 à 9 hrs., Jubllée vs Laval.De 9 à 10 hrs, La Gaieté vs Eme-raide.De 10 à 11 heures, La Casquette vs Cercla Paroissial.Les clubs sont très enthousiastes et la lutte pour le championnat promet i’être fort excitante.les Emeraldes auront comme gar diens de buts Wray, un joueur qui a fait ses preuves.Ils 'comptent aussi sur Davis,, Brophy et autres joueurs bien connus.Le Jubilee a enrôlé Fyon, anciennement de» Shamrock, et Buttress, Allan, Billy Eva et quelques joueurs de l’ancien Bailla'rgeon Express.Le gérant /errette, de la Gaieté Canadienne, aura Léger, Garignan et une foule d’autres bons joueurs.Pat Guernon, gérant du club Cercle Paroissial, a promis d’aligner une équipe capable de rivaliser avec les meilleures.Lucien Riopel, gérant de la Casquette, aura probablement la plus forte équipe de 'a ligue, mais il ne veut oas révéler le nom da ses joueurs, pour ’e résent, afin de causer une surprise nu public.Quant nu Club Laval, il recrutera ses membres parmi les nombreux joueurs de i'Université et aura là le matériel suffisant pour former une bonne équipe.La saison qui ervumencera dans une semaine ne manquera pas d'intérêt.William Hokuf s’est revêlé comme un lutteur d’une classe supérieure à celle de Charles Simard ; mercredi dernier, après la lutte si mouvementée au rours de laquelle il réussit à vaincre le Docteur Roller, il était naturel qu'on le considérât comme le meilleur athlète qui eût paru dans l’erènr du Parc Sohmer depuis début de la saison, mais les derniers événements ont modifié l’opinion générale.Roller a pris n Québec, une revanche à laquelle on ne s’attendait guère, il a été terrassé encore une fois, c’est vrai, mais il a vaincu son adversaire dans les deux autres engagements.Voilà qui remet Hokuf au même niveau que le Béarnais.Et pourtant, comme force, le lutteur du Nebraska est manifestement supérieur à l’athlète de Seattle.L’habileté de Roller lui a une fois de plus assuré la victoire, Cazeaux a beaucoup appris, en fait de lutte libre, au cours des matchs qu’il a disputés avec le docteur Roller.Et maintenant, il est permis de le considérer comme son supérieur.Il a d’ailleurs brillamment gagné contre Roller, lorsqu’ils se sont rencontrés la dernière fois à Ottawa.Bien ’reposé comme il l’est maintenant, le Béarnais sera certainement après-demain soir un très dangereux adversaire pour TTokuf.Comme nons l’avons déjà annoncé, le match sers probablement le dernier de cotte année.L’EQUIPE DES ROYALS QUATRE NOUVEAUX JOUEURS POUR NOTRE CLUB DE BASEBALL.— YEAGER PASSERAIT AU CLUB ATLANTA.— SMITH AVEC LA LIGUE FEDERALE.Le rapport envoyé de New-York la semaine dernière annonçant que le receveur Howley avait été vendu au club Oakland était incorrect car le ¦président Lichtenhein a déclaré avoir refusé de le vendre à la réunion de la ligue Internationale.Un.contrat a été présenté à Howley qui Ta trouvé BatisfaiS'ant.Joe Yeager et Frank Smith seront peut-être absents de l’équipe des Royals l’an prochain.Smith aurait, d’après certaines rumeurs, signé un contrat avec la Ligue Fédérale et Yeager passera probablement au Club Atlanta, car Bill Smith cherche à s'assurer les services de notre troisième but.Joe serait capitaine de l'équipe.Durant son séjour à Newi York, le président du rlub Montréal a acheté les joueurs suivants: vRunt” Walsh, deuxième but; Duncan, joueur de champ; Imlay, lanceur et Smith, receveur.Ce dernier a figuré l’an der- j nier sur l’équipe New-York, de la Ligua Américaine.Yeager, Lennox, Carlo.Burch, Averett, Murphy, Hugh Miller, Purbell, Esmond, et Savage seront vendue.Les joueurs sous contrat avec les Royals sont les suivante : Receveurs—Howley, Madden, Smith et Murphy.Lanceurs — Smith, McGraynor, Mu-loi), Mattern, Dale, Carlo, Burch, Averett, Imlay, Herbert.Premier but—Griggs, Lennox, Hugh Miller.Deuxième but—Walsh et Cunningham.Avant-gardes — Carlstrom, Purtell, Esmond.Troisième but — Boyle, Yeager, et Savage.Joueur^ de champ—Hanford, Almeida, Whitman, Duncan et Roy Miller.EDMOND PELLETIER TRIOMPHE DE SMITH LAJOIE, FAYETTE ET BELLEHU-MEUR SONT SUR UN PIED D’EGALITE DANS LE TOURNOI DE POOL A LA SALLE WORLD.Des parties intéressantes ont été jouées dans le tournoi de pool de la salle World, samedi et dimanche soirs.Voici les résultats de ces joû-te.Samedi — Seaback, 150, séries 28.Courteau — 78.Séries 14, 10, 11.Dimanche — Pelletier, 150, Séries 28, 18, 14.Partie de lundi soir — Courteau vs Bellelmmeur.Voici le classement des équipes ; Lajoie .Payette .Bollehumeur .Pelletier .Seaback .Courteau .Wallace .Smith .AUX COURSES DE CHARLESTON Voici les résultats des épreuves disputées samedi après-midi à la piste de Charleston, C.du S.: PREMIERE COURSE Chevaux de 3 ans et plus, à réclamer, bourse $300, G furlongs.1.— Pluvious, 109, Ward, 7 à 1, 5 à 2, 6 à 5.2.— Gerrard, 108, Nathan, 12 à 1, 5 à 1, 13 à 5.3.Sherlock Holmes, 114, Right-mire, 5 à 3, 8 à 5 et 4 à.5.Temps—1.16.Chilton Queen, Kinder Lou, Pikes Peak, Mydadell, Schuri, Ruisseau, Beverstein, Dr Jackson et Gagnant ont aussi couru.DEUXIEME COURSE Chevaux de 3 ans et plus, à réclamer, bourse $300, G furlongs'.1.— Coy, 108, Goose, 9 à 20, 1 à 5.2.— Premi'T, 105, McTaggart, 6 â 1, 13 à 10, 11 à 20.3.— Servicence, 114, Buxton, 13 à 1, 5 à 2, 9 à 10.Temps—1.14i3-5, Veneta Strome, Volthorpe, Sir Den-rah, Hearthstone, Accord et Oui-Nugget ont aussi couru.TROISIEME COURSE Chevaux de 3 ans et plus, à réclamer, bourse $300, 5 furlongs 1-2.1.— Gold Cap, 110, Turner, 8 à 5, 1 à 3.2.— Lady Lightning, 105, Deron-de, 4 à 5, 1 à 5.3.Robert Bradley, 101, Callahan, 15 à 1, 5 à 2, 3 à 5.Temps—1.08 2-5.Galliwogg, Fred Levy et Cynosure ont aussi couru.QUATRIEME COURSE Handicap Jasper, $1,500, chevaux de deux et trois ans, 6 furlongs.1.— Tarts, 114, Burlongame, 15 à 1, à 1, 2 à 1.2.— Charlestonian, 111, McCahsy, 9 à 5, 4 à 5, 2 à 5.3.— Brave Cunarder, 111, Dercnde 4 à 1, au pair et 1 à 3.Temps—1.14 3-3.Briar Path et Grosvenor ont aussi couru.CINQUIEME COURSE Handicap, 1 mille 70 verges : 1.— Star Actress 102, McTaggart, 5 à 1, 2 à 1 et 7 à 10.2.— L.H.Adair, 98, Manin, t! à 1, 3 à 2 et 3 à 5.3.— John FurlongS, 110, Turner, 9 à 10, 2 à 5 et 1 à 6.Temps—1.47 1-5.Dr Duenner, Lochief et Starbottle ont aussi couru.SIXIEME COURSE 1 mille : 1.— Marahon, 101; Martin, 7 à 1, 8 à 5 et 3 à 5.2.— Elwah 100, D(ronde, 18 à 5, 6 à 5 et 11 à 20.3.— Col.Ashmeade, 104, McTaggart, au pair, 1 à 2 et 1 à 4.Temps—1.43.Cracker Box, Dynamit-, Sepulveda, Napier et Fellowman ont aussi couru.AUTRE VICTOIRE DE FRANK FLEEMING New-York, 15 — Johnny Victor, le substitut de Patsy White, contre Frankie Fleming, a été facilement défait par le boxeur montréalais, samedi soir, au Fairmount.A.C.Fleming s'est tout simplement amusé avec Victor.Croyant que le publie en avait eu pour son argent à la troisième reprise Fleming plaça un uppercut A la tfïte de son adversaire et celui-ci fut réglé.White et Fleming s’étalent battus antérieurement pendant une reprise, mais White abandonna en prétextant qu’il s’était bri-.sê une main en tombant.ELECTIONS AU CLUB DES AMUSEMENTS DE AHUNTSIC Les membres du “Club drs Amuse-ments de Ahunuùc choisiront leurs nouveaux officiers, mardi o'.rj le 10 dêcemtr.i prochain, à 8 heures, dans la salle Latendresse, à Ahuntsic.Seuls les membres qui auront signé leur demande d’admission et auront été acceptés pae le comité de ce club auront droit de vote.Le public est cependant cordialement invité pour cette, réunion.Joe Hall, joueur de défense du club Québec, champion dien difficile de prévoir les demandes de chemins de fer, mais qu’il croyait i.ue la compagnie recevrait bientôt des commandes considérables.Pour la question des rails, le volume des commandes n’a pas été considérable et même il a été inférieur à celui de l’an dernier.Comme on s’attend à une forte demande pour les clous de broche, au iirinterrips, cette industrie de la compagnie est en opération active.M.Plummer a déclaré qu’il n’étaii cas près à dire que la Corporation s'occuperait dans le moment de cher cher un marché pour ses produits aux Etats-Unis, mais que la position avantageuse qu’occupent ses usines, rend la chose possible, grâce aux moyens faciles de' transport par eau.La compagnie s’attend, pour l’année prochaine, à une production beaucoup plus considérable de ses houillères.Dans cette dernière alternative, les va-1 leurs de cette compagnie subiraient! hausse remarquable.Il semble de minérale dans la Colombie i compris que jusqu’à présent, la com-Anglaise, nar l’acquisition de plu-i n J» Honneur qu aux cou- sieurs autres propriétés; le compte ! P™* «1« Quebec Montmorency et Char-des propriétés a été de cette sorte ^ coupons du Quebec Rail- monté de $232.113.00 l’.t d'.' '« Jacques-C art.er ont etc L* toiail du minerai retiré, a été de ru-ghges, jusqu a present, mais on s a -402.124 tonnes, d’une valeur brute de j f1(3 * Ç‘‘ *£.cirWrv'! u r> LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 15 DECEMBRE 1913 VOL.IV.— No.291 TEMPÉRATURE Bulletin d’après le thermomètre de Hearn et Harrison, 25 rue Notre-Dame Est.B.de Mesle gérant Aujourd’hui maximum.27 Meme date l’an dernier.34 Aujourd’hui minimum.15 Même date l’an dernier ••••., 23 BAROMETRE fih.matin, 29.98; llh.matin, 29.97 midi, 29.95.DEMAIN Beau et froid.(Service de la Presse Associée) Toronto, 15.— La pression atmosphérique est liasse dans le Nord-Ouest et dans Terre-Neuve.Ailleurs elle est élevée.Il fait beau presque partout.Lacs et Haie Géorgienne : Vents frais de l'Ouest au Sud-Ouest, assez beau aujourd’hui et demain.Ottawa et Haut Saint-Laurent, Golfe et Provinces Maritimes : Assez beau rt froid aujourd’hui.Demain, plus doux.Supérieur : Vents frais du sud au Sud-Ouest, assez beau aujourd’hui et demain.Demain, plus doux.MARDI, 16 DECEMBRE S.Eu&èbe, évêque, martyr.Lever du soleil : 7 h.36.Coucher du soleil : 4 h.47.Lever de la lune ; 7 h.22.Coucher déMa lune ; 10 h.26.MALAISE EN AFRIQUE-SUD L’ANGLETERRE SE TROUVE EN FACE D’UNE SITUATION TRES SERIEUSE PAR SUITE DU MALAISE GENERAL PAR TOUT LE PAYS.SOMBRES RUMEURS Du 16 au 20 : gâcheux.DEVINETTE Un aimable lecteur, et qui a pratiqué Fontenelle, pose la devinette suivante : —Quelle différence q a-t-il entre Une pendule et le Nationaliste?__ ' // —Une pendule marque les heures, tandis que le Nationaliste les fait oublier.MORT D’UN JESUITE EMINENT (Service particulier» New-York.15.— Le TL P.Elias Younan, éducateur et conférencier distingué de la Compagnie de Jésus, est mort hier au presbytère de l’église des RR.PP.Paulistes, No 415, 5!)e rue, ouest, à l’âge de 65 ans.Le R.P.Younan, né à Calcutta, Indes, de parents syriens, avait obtenu ses grades à l’Université de cette ville.11 partit alors pour la Belgique où, en 1872, it entra chez les jésuites.De retour aux Indes, il se livra à l’éducation.En 1890, il vint comme missionnaire dans ce pays, mais il retourna en Belgique pour en revenir deux ans nlus tard et se joindre à la congrégation des RR.PP.Paulistes de cette ville pour évangéliser les non-catholiquer.Il y a trois ans, le R.P.Younan était forcé par la maladie à abandonner cette mission pour s’adonner à la composition de plusieurs petits ouvrages religieux.Tl était reconnu comme un nrédi-rateur à la parole impétueuse et convaincante.FEU L’ABBE W.H.FITZPATRICK (Service particulier^ New-York, 15.— L’abbé William H.Fitzpatrick, pasteur de l’église catholique romaine de Saint-Grégoire, tie Dorchester Lower Mills, depuis 38 ans, est mort soudainement, hier, d’une maladie de coeur, à sa résidence de Boston.Il est l’un des deux plus vieux prêtres de l’archi-diocèse de Boston et le plus ancien gradué de Holy Cross College (185(1).Le R.P.Fitzpatrick était né à Earltown, N.E., le 21 novembre 1832, où il fut ordonné prêtre le 26 mai 1866.FEU ALEXANDRE McNEIL Ottawa, 14.— Alexander McNeil, chef de la division des fruits au ministère de l’Agriculture, e&'t mort aujourd’hui.Londres, 15.— Les gouvernements de Londres et de J’Inde se trouvent placés dans une situation sérieuse à la suite des événements récents survenus en Afrique-Sud, amenant une législation que les habitants du pays considèrent comme un attentat à leurs droits.On s’efforce, en ce moment, d’enrayer le soulèvement.Les Indiens du Natal ont déclaré une grève générale et à la suite de bagarres, plusieurs hommes ont été tués.Le gouvernement a pu empêcher les journaux du pays de faire des commentaires défavorables et de publier quoi que ce soit en faveur des insurgés.Le vicomte Hardinge, vice-roi de l’Inde, a essayé de sauver la situation en exprimant sa sympathie aux habitants de l’Afrlque-Süd et en demandant une enquête par les autorités impériales.Le marquis de Crew a déclaré à une délégation des Indiens qu’il serait favorable à une enquête.Cependant, les Indiens ne sont nas calmés, tous ceux qui habitent les îles anglaises sont soulevés, et demandent d’être traités comme tous sujets anglais; ils veulent que leurs compatriotes qui habitent les autres parties de l’Empire le soient aussi.L’Angleterre se trouve dans une .situation tout à fait précaire: l’Afrique du Sud pourrait bien ,se soulever tout entière et demander sa séparation de l’Empire.L’Inde, de même, serait facile à soulever, et les ressources de l’Angleterre seraient fortement atteintes par une révolution des Hindous.Les Mahometans se sont joints aux habitants d’Afrique pour réclamer leurs droits de sujets britanniques.Ces deux sectes ne sont nas unies souvent, mais, cette fois, elles semblent décidées de marcher ensemble.Dans de grandes assemblées, des orateurs des deux sectes ont fait des discours enflammés.Les Indiens d’Afrique-Sud protestent aussi contre les gens payés Par le parlement impérial, et se font passer pour leurs amis.La nouvelle que le Canada allait se joindre à la Colombie Anglaise nour tenir son territoire fermé à l’immigration hindoue, a causé une grande alarme parmi 'seux nui connaissent la situation présente.En effet, si le gouvernement imperial intervenait dans cette législation nouvelle, il y aurait protestation au Canada.L’alliance angio-ianonaise démontre que l’Empire britannique porte au flanc un fer oui le déchire, et ce fer, c’est l’attraction des dominions sur les immigrants de toutes sortes.Et cependant l’Australie, la Nouvelle-Zélande et le Canada — ou tout au moins les provinces de l’Ouest — ne veulent nas dns émigrants orientaux, qu’ils soient ou non sujets anglais.UN VOTE DES HIBERNIENS LES IRLANDAIS DU COMTE D’YORK, ONTARIO, DESAVOUENT FORMELLEMENT LES OPINIONS IMPERIALISTES DE -MGR FALLON.ILS SE SOUVIENNENT A L’ENQUETE MUNICIPALE LES EXPROPRIATIONS NECESSITEES PAR LES ELARGISSE-MENTS DU SQUARE G.E.CARTIER DANS SAINT-HENRI, ET DE LA RUE DE LA MONTAGNE, DE NOTRE-DAME A DORCHESTER.UNE LETTRE DE M.T.C.CASGRAIN Nous recevons la lettre suivante: Monsieur le Rédacteur du “Devoir”, 77, rue St-Jacques, Montréal.Cher Monsieur:— Une dépêche de Washington an-, nonce que la Commission des Eaux Limitrophes, ayant terminé son oeu- ! vre, a cessé d’exister.Les journaux j qui annoncent cette nouvelle disent que cette commission était composée | de_ MM.Powell, Magrath et moi- j même.La similitude des noms a sans : doute causé cette erreur que je vous demanderais de bien vouloir corriger.La commission des Eaux Limitrophes a été créée en vertu d’une entente entre le Canada et les Etats-| Unis en 1902 et devait s’occuper de certaines questions regardant les eaux limitrophes entre les deux pays.La Commission Internationale Conjointe, qui est composée des messieurs dont je viens de vous donner les noms, a été organisée dans le ; mois de février 1912 en vertu du! traité entre la Grande-Bretagne et ¦ les Etats-Unis signé le 11 janvier 1909.Cette commission est nommée pour la durée du traité, et le traité sera en existence jusqu’à ce qu’il soit dénoncé par un avis d’un an donné par l’une ou l’autre des hautes parties contractantes.Veuillez agréer, cher monsieur, mes remerciements anticipés et l’expression de ma haute considération.Th.CHASE-CASGRA1N.-— UNION NATIONALE FRANÇAISE La fête enfantine que l’Union Nationale Française donne chaque année A l’oceasii n des fêtes de Noël, primitivement fixée au 21, a été remise au 25, jour de Noël, afin de n’apporter aucune entrave à la fête organisée dans le même but, pour cette première date, par la France Républicaine.Vn nouvel avis sera publié pour indiquer le lieu et l’heure de cette fête.Le juge Fortin, qui préside l’enquête sur les expropriations municipales, poursuit toujours son travail avec activité, assisté de Mes Gonzalve Desaulniers, A.Germain et J , Johnson.Jusou’ici, la commission a entendu environ 575 dépositions et pris connaissance de 315 dossiers et exhibits.La commission elle-même siège depuis une cinquantaine de jours.A l'ouverture de la séance de ce matin, elle a été saisie des expropriations nécessitées par l’élargissement du carré Georges Etienne Cartier, dans Saint-Henri, et celui de la rue de la Montagne, de la rue Notre-Dame à la rue Dorchester.D’après les témoignages de MM.D.McNicoll, de la Compagnie du C.P.R.propriétaire des terrains achetés par la ville à Saint-Henri, F.L.Wank-lyn et James G.Guerin, il appert qu’aucune correspondance n’a été entretenue entre cette ds i n ière concernant la vente des terrains en question, pouvant faire croire qu’il y avait eu des commissions de payées à ceux qui l’ont effectuée.M.P.Ltn rlois, propriétaire d’édifices qui ont été expropriés sur la rue de la Montagne, devra, sur la demande qui lui en a été faite ce matin par Me Desaulniers, produire Indifférents chèques qui figurent à son livre de banque A la suite do la vente qu’il a faite à la ville.L’achat de la propriété Roy sur la rue Cartier par la ville a aussi occupé la commission A s'a séance de cet avant-midi.M.H, Gagnon, témoin dans le présent cas, démontre A l'aide do livres de banques que les négociations effectuées entre cotte succession et la ville sont absolument dans l’ordre.(Service particulier) Toronto, 15.— L’Ordre Ancien des Hibernians du conué d’York vient de passer une résolutio par iaauelie il dégagé entièrement sa responsabilité des opinions impérialistes exprimées par Mgr Fallon an banquet de la Saint-André à London, il y a quelques semaines.J.a résolution est longuement motivée; en voici un résumé: “Nous dev ns aux Français dont les ancêtres ont aidé les nôtres autrefois et nous le devons d’abord à notre race ici et en Irlande d’exprimer notre désapprobation de tels sentiments, d’où qu’ils viennent.L’évêque est justifiable de parler en son nom, mais ses propos ont créé un malaise parmi nos frères de langue française qui ont cru y voir l’expression de l’opinion irlandaise.“Tel n’est pas le cas.Nous sympathisons entièrement avec les Français dans la bataille qu’ils livrent pour leurs droits; leur cause est chère au coeur irlandais.Où serait le catholicisme en Irlande, voire en Europe ou en Amérique, aujourd’hui, si les prélats de notre Eglise avaient dans le passé soutenu les opinions exprimées maintenant par Mgr Fallon?Quelle nation au monde a répandu plus de sang et étouffé plus de libertés que la nation britannique?L’Acte de l’Amérique britannique du Nord deviendra-t-il semblable au traité violé de Limerick?Le langage d’un peuple ne comptera-t-il pour rien, et le voler ne sera-t-il plus un crime?Les aspirations nationales des Français et des Anglais seront-elles refoulées pour permettre à l’évêque Fallon de chanter un Te Deuni à la pieuvre britannique?Les droits de liberté que toutes les nations tiennent de Dieu, l’évêque Fallon s’y oppose et il nfet à la place le dicton brutal de la survivance du plus apte.“Nous, les membres de la A.O.H., déclarons formellement à l’évêque Fallon que nous ne voulons prendre aucune part dans sa croisade- pour l’agrandissement de l’Empire britannique.Nous sommes, comme J’é-‘aient nos grands pères, nour la liberté individuelle au sein des nations et nous profitons de l’occasion pour témoigner à nos frères français notre complète sympathie et leur assurer que si l’évêque Fallon part en croisade pour renandre i vénération de l'oligarchie britannique, il s’agenouillera seul et il aura contre lui tout ce qu’il y a de sincère et de brave dans là race dont il est issu.” Le président Hernon, du bureau régionnal des Hibernions, dit que cette résolution a été votée par surprise et qu’une réunion sera convoquée mercredi pour la répudier.CHRONIQUE JUDICIAIRE PAS DE FRAIS INUTILES Le juge Dorüni a rendu un jugement qui tranche d’une façon intéressante pour les notaires un point de droit, à savoir, qu’on ne peut em-pilpyer la procédure coûteuse dû protêt que dans les cas qui sont prévus par le code.L’automobile d’un nommé Blan-chet étant chez un nommé Gimgras, celui-ci la retira et constata qu’il manquait certaines pièces.Il réclama ces pièces au moyen d’un protêt de notaire dont les frais s’élevaient à 87.00.De la poursuite.Le juge a dé-ci dié qu’il était inutile en pereil cas d’avoir recours à une protêt et a débouté la poursuite.Me G.A.Marsan occupait pour la défense.LA GARDE DE L’ENFANT.En cour de pratique, ce matin, le juge Charbonneau a été saisi d’une requête par laquelle une femme séparée demande la garde dp sa fillette de cinq ans actuellement chez les parents de son mari.La cause est triste comme toutes celles de ce genre et le tribunal a émis l’opinion qu’en principe les enfants surtout dans le jeune âge doivent être confiés à la mère.Le juge a pris la cause en délibéré.CORBILLARD ENDOMMAGE.Un accident lugubre, c’est le cas de l’écrire, est arrivé en la ville de Saint-Lambert, au mois de janvier dernier, le 27 pour être précis com-jme la déclaration de la poursuite qui jvlent d’être prise en cour.La voi- ture de M.Pitre passait par les rues COURS DE PUERICULTURE Demain, mardi, le 16 décembre, aura lieu, au Dispensaire rie l'Hôpital Sainte-Justine, rue Uelorimier.1107, la septième conférence de Monsieur le docteur Raoul Masson, sur les soins à donner aux enfants, Programme du Vile Cours Coqueluche — Varicelle — Scarlatine — Vaccia et Vaccination.CONTRE NOTRE AUTONOMIE Le Montreal and Southern Railway présente à la législature un bill forçant la Ville de Montréal à lui donner une entrée sur son territoire.Le projet de loi de la “Montreal Water and Power Company” sera probablement discuté demain devant le comité de législation particulière do Québec.C’est un document aussi volumineux que le fameux bill des Tramways d’il y a deux ans et qui demande la confirmation de tous les contrats de In compagnie avec les municipalités des alentours de Montréal.Parmi les articles, il s’en trouve un (pii demande de biffer de ,1a charte de la compagnie celui (pii permet A la Ville d’exproprier son matériel, A mesure (pie les quartiers où elle opère 1 seront annexés.! LE BUDGET MUNICIPAL Le conseil municipal adoptera probablement sans l’amender, le budget de 1914 que* les commissaires lui présenteront cet après-midi, VISITE A CASSELMÀN M.J.N.CABANA VA FAIRE UNE CONFERENCE DANS LE GRAND VILLAGE ONTARIEN ET RAP-PORTE DES IMPRESSIONS FORT INTERESSANTES DE SON VOYAGE.LA QUESTION BILINGUE.! de la vilotte voiaine quand à une ornière prétend la poursuite elle chavira et brisa des glaces pour lesquelles M.Pitre demande des dopimages.La j ville prétend qu’il n’y a pas de sa .faute et que l’accident est arrivé | surtout parce que la voiture montée ! ordinairement sur des roues est tombé parce qu’on avait remplacé les roues par des patins.Vous vous demandez peut-être en quoi l’accident Ifuc lugubre, nous allions oublier de le dire, c’était un corbillard.RICHE ET HONNETE! Il y a des choses peu banales qui arrivent et des choses peu tonales ne sont pais touiouiE jolies,mais celle que nous alioiiis raconter eut achi peu tonale et très jolie.Un nommé Rabinovitch était marchand avec son frère, à Saint-Henri, il y a quinze ans, et il fit faillite.Mais il ne manquait pas de courage et il se mit à spéculer dans rimmeuble et autrement et réussit ainsi à amasser une assez jolie fortune, doit il vut faire, paraîtil, excellent usage, puisque tous ses anciens créancders sont convoqués chez lui où ils toucheront le montant de '.eur créance, intérêt principal.Oyez, oyez une merveille, et ce'.a ne se pas se pas en des temps très lointains mais A trois heures cet après midi dans l’édifice du Royal Trust.Un de nos représentanls a rencontré ce matin M.J.N.Cabana, gérant général de La Caisse Hypothécaire, Limitée.M.Cabana arrivait d’un voyage à Casselman, un joli grand village de la province d’Ontario.Il a fait Jà-bas une conférence sur l’économie et s’est occupé, à part cela, d’étudïer les conditions des Canadiens-français.“Casselman, dit-il, les ’terres qui le composent et celles qui l’environ-nept, ressemblent à cette partie de la province de Québec située entre Saint-Hyacinthe et Acton.On y voit des plaints magnifiques avec, ici et là, un monticule.Trois compagnies de chemin de fer desservent la région ; le Grand Tronc, le Pacifique Canadien et le Canadien Nord.C’est vous dire que les avantages des habitants de casselman son nombreux en ce qui concerne les facilités de transport et de trafic.“Le village est coquettement bâti.On remarque des maisons construites dans le meilleur goût.La propreté et l’ordre régnent tout autour.On accomplit en ce moment des tra-\ aux considérables de voirie.Le conseil municipal a refusé l’aide du gouvernement d’Ontario sous prétexte que cet aide n’offrait guère d’avantages.Vous n’ignorez pas que le système du gouvernement ontarien n’a rien de comparable à celui de la province de Québec.Les municipalités qui font apel au gouvernement de la grande province anglaise, pour la construction de leurs routes, reçoivent certains subsides qui sont mangés par certains frais que ces municipalités doivent forcément faire.Par exemple, elles s’engagent à payer l’ingénieur du gouvernement et ont en plus quelques autres obligations.“Casselman compte 460 familles dont 25 seulement sont anglaises ou écossaises.La balance est canadien-ne-françnise.Le curé de la paroisse, M.l’abbé Touchet, est un brave compatriote qui s’intéresse beaucoup aux intérêts spirituels et tem-poreils de ses ouailles.Dans le village on remarque six magasins et dans la paroisse, six beurreries.Tous ces établissements sont la propriété ou sous la direction de Canadiens-français.Les terres de la paroisse son! superbes.On y fait de la culture générale et tous les fermiers sont à l’aise.” —Et les écoles, Monsieur, pouvez-vous nous en dite quelques mots ?“Mais ou, j’en ai vues qeulques-unes et j’ai beaucoup entendu parler des autres.Toutes sont bilingues et on ne vêtu pas qu’il en soit autrement.Sous ee rapport, les gens de Casselman entendent maintenir leur petit gouvernement autonome.C’est dire qu'ils font fi des règlements ou des bills de M.Whitney.Les maisons d’écoles sont bien construites, then éclairées, bien ventilées.J’ai remarqué que Iques-unes n’avaient primitivement qu’une seule porte en avant de la maison.Les commissaires les ont multipliées il n’y -a nas longtemps.Ils ont fait percer deux ou trois ouvertures nouvelles par lesquelles les élèves peuvent sortir en cas de feu ou.lorsque '.’inspecteur, qui n’a rien de bilingue, fait son apparition.On m’a dit que les élèves aimaient assez ces visites inattendues de l’inspecteur, car elles leur valent quelque fois un netit congé quand le monsieur persiste à garder “ses positions”.“Comme vous pouvez le constater, Oasselman est un centre très cana-dien-,français bien qu’il ait été fondé par des Ecossais.On m’assure que les familles anglaises s’en vont de plus -en plus.Ainsi, pendant un seul été, il en est parti une vingtaine.C’est la répétition de ce qui s’est passé dans les Gantons de l’Est” M.Cabana dit que depuis que cette question de races et s’éooles est soulevée, tous les Canadiens-francais de Casselman se sont donné le mot pour ne parler que le français.Quelques anglifiés ont “emboîté le pas”.Tant il est vrai de dire, ajoute M.Cabana, que certains coups comme certaines persécutions ont quelquefois du bon.ENSEVELIS DANS UN TUNNEL Chemnitz, AH., 15.— Un tremblement de terre ayant enseveli un train de passagers pendant qu’il passait dans un tunnel entre Rosswein et Chemnitz, a causé la mort de quatre personnes et blessé une trentaine d’autres.lYi ouragan, accompagné de neige, a rendu le travail de déblaiement très difficile.La secousse sismique, qui s’est produite aux Falaises de Harr.-s, situées à huit milles envir n de Chemnitz, s'est faite sentir jusqu’à cette dernière ville.ECHOS DU TELEGRAPHE SYLVIA PANKHURST—UNE MO-MIE DE 2,000 ANS.— ELEC-TI ON S A SAN-DOMINGUE.—LES REPUBLICAINS ET SOCIALISTES ESPAGNOLS MANIFESTENT.DERNIERES NOUVELLES LES JEUNES CONSERVATEURS Les membres de' l’Association^des Jeunes Conservateurs sont priés de se réunir demain soir aux bureaux de l’organisation 112, Saint François-Xavier, afin d'accompagner ce s-oir-là M.Coderre qui doit adresser la 'Parole au club St.Lawrence Association, A la aalle Auditorium.Par ordre, Le sec ré-la ira.INCENDIE A QUEBEC iT)#* notre v-on-nspondahk) Québec, 15 — A l’heure où les employés arrivaient A tour travail, à 7 heures ce matin, la manufacture de i chaussures Tourtgny et Marols, sise IA l’angle des rues Saint-Valler et Arago, et, depuis 1912, la propriété de M, A.E.Marols de cette ville, a été la proie d'un incendie (pit „ oom-pl'ètem-eat détruit cet établiss -ment, l’un des plus prospères d Québec.Quatre cent cinquante personnes qui travaillaient à cette fabrique se| trouvent Sans ouvrage, à l’approche d"8 fêtes et A cette saison rigoureuse.La maison Tourigny et Marois avait en stock cent cinquante mille paires de chaussures qui ont été détruites.Il se fabriquait à cet établissement 2,500 paires de chaussures par jour.La propriété appartenait A la succession Tessier.Les pertes totales sont évaluées 'i • $150,000 et sont presque entièrement compensées par les assurances.Dcpuiâ hier Mil l'archevêque et les prêtres d* lu maison épiscopale sont en retraitai (Je pieux cxe-ncice ne se terminera que samedi.Le public est donc prié de s’abstenir de visites à l’archevêché, sauf pour les cas d’extrême urgence.(Service de la Presse Associée) Londres, 15 — Depuis son incarcération le 10 décembre, Mlle Sylvia Pankhurst, fille de la générale des suflragettes, a déclaré un autre genre de grève pour forcer les fonctionnaires de la prison à la mettre en liberté.Ainsi^après avoir invente la grève de la faim et de la soif, elle vient d’ajouter celle du sommeil.La demoiselle refuse maintenant non seulement de manger et de boire, mais encore de dormir.Afin de ne pas tomber de sommeil, elle marche de long en large dans sa cellule.Les suffragettes, ses soeurs, s’attendent à ce que Sylvia ne puisse résister longtemps à ce régime et que, pour des raisons de lai-blesse, on finira par lui rendre la liberté.La police espère cependant garder la mère et la fille Pankhurst jusqu’après la réunion hebdomadaire de l’Uunion Sociale et Politique des Femmes qui a lieu -aujourd’hui.En ce moment les suffragettes continuent leurs violences.Hier soir elles ont mis le feu à une maison vide près de Bristol et elles on! cassé toutes les vitres du poste de police de Richmond.UNE ENCHERE PAR LA NATION.Saint-Louis, 15 — Demain le gouvernement fera son premier encan de fourrures.C’est fa première fois qu’un événement de ce genre a lieu aux Etats-Unis.Grand nombre d’acheteurs du Canada et d’Europe assisteront à la vente.Le Japon, l’Angleterre et les Etats-Unis ont conclu une entente dans le but de protéger les animaux à fourrure.Ainsi le gouvernement américain permettra qu’on ne tue dans l’Alaska qu’un nombre limité de phoques et de renards bleus.DECOUVERTE D’UNE MOMIE.New-York, 15 — Grand nombre d’amis et de représentants de jour-rrwax ont envahi hier la chambre de M.T.G.Taylor, à l’hôtel Breslin, dans le but de voir une momie qui date de plus de 2,000 ans.M.Taylor est un Canadien d’Halifax.Il y a quelques mois, il faisait un voyage au Chili dans le but de diriger les travaux de construction d’une ligne de chemin de fer.C’est en creusant le sol pour y placer les fondations de la voie ferrée que M.Taylor fit sa fameuse trouvaille.Il la mettra au musée provincial d’Halifax.ELECTIONS A SAINT-DOMINGUE.Saint-Domingue, 15 — L’élection des membres de la Chambre des Députés a lieu aujourd’hui et demain.Elle sera conduite avec ordre.Le gouvernement a promis que chaque voteui* aurait tout le temps voulu pour déposer son vote.Le conseil municipal a décidé que seuls ses membres, représentants des différents partis, et les propriétaires dûment enregistrés, seraient admis à l’hôtel de ville le jour de la votation.Cette mesure exclut le gros public ei les étrangers.Au nombre de ceux-ci sont les commissaires américains venus ici pour observer la marche des élections et intervenir au cas de dispute.Tous les journaux locaux protestent contre -cette immixion des commissaires américains dans les élections et considèrent la chose comme une atteinte portée à la dignité nationale.INCENDIE A PEORIA.Peoria, Illinois, 15 — Hier soir, un incendie a détruit l’entrepôt de l’Illinois Warehouse Company, causant une perte de $300,000.L’entrepôt -contenait une forte quantité de sucre, de farine, d'instruments aratoires, d’épiceries et autres marchandises.COULE A FOND.Memphis, 15 — Le steamer “Shiloh”, appartenant à la Delta Navigation Company, et faisant le service du Mississipi, a été coulé à pic hier matin.Tous les passagers se sont sauvés.Les directeurs de la compagnie ne peuvent comprendre -comment l’accident à pu se produire.Le “Shiloh” était amarré au quai de Memphis lorsque, tout à coup, il commença à couler.Equipage et passagers dûrent fuir en toute hâte.Le bateau avait coûté $45,000.MORT D’UN VIEUX PASTEUR.Tacoma, 15 — Le pasteur Reuben D.Nevius, qui fonda plus de îrente temples épiscopaliens sur les bords du Pacifique, est mort hier à l’âge de 86 ans.C’était un botaniste distingué.LA GUERRE AU MAROC.New-York, 15 — Une dépêche de Madrid à la “Tribune” dit : “L’élément radical, comprenant un certain nombre de républicains et de socialistes, a fait hier une manifestation pour demantkr au gouvernement de mettre fin à la guerre au Maroc.Cette manifestation n’é-iait pas aussi imposante qu’on s’y attendait.Un groupe nombreux de manifestants se sont montrés dan* une attitude hostile aux bureaux de U'A.B.C”, l’,un des principaux journaux.mais un détachement de police s’est rendu en toute hâte sur les iieux et a prévenu les désordres.“Le premier ministre Dato a dit plus tard, dans une interview, que le gouvernement n’était pas opposé à la manifestation parce qu’il est aussi en faveur de la paix, pourvu cependant qu’eile soit conforme à l’entente franco-espagnole.” L’AVOCAT HALL SE TUE.New-York, 15 — Deverc Hall, avocat en vue de Hiv Cily, Michigan, s’est tué en tombant d’une fenêtre de sa chambre, située au dixiè, nette.M.Hall était venu à Ne>v-York il y a deux semaines, avec son fils Bay.pour s’y faire traiter pour une maladie nerveuse.On croit qu’il a été pris d’une crise de la maladie pendant qu’il était assis à la fenêtre et que sa mort est accidentelle.Son corps a été trouvé dans une cour par les serviteurs.A VERA-CRUZ Vera-Cruz, 15.— Le feu a cessé ce mutin dans les environs de Tampico.Les rebelles ont évidemment retraité pour éviter la canonnade continuelle des canonnières fédérales, dit un rapport envoyé ici par le contre-amiral Fletcher, commandant de l’escadre américaine au Où Acheter Demain (Enregistré conformément à la loi du Parlement du Canada, par L.-P- Deslongchamps, au Ministère de l’Agriculture) La Compagnie BRODEUR LIMITES 533 Ste-Catherine Est 1827 Ste-Catherine Est 27< St-Laurent 86 St-Pierre.Pour le Salon et la Salie à Diner C’est le bon août qui doit guider dans le choix de services de table et dans l’acquisition de pieces decorative!* pour le salon.L’avantage que noua avona de vous offrir—à côté de marchandises dont la valeur commande naturellement un prix eleve-—une multitude de services de table et d’articles de décor d’une parfaite distinction et d’une 1res belle valeur artistique pour un prix peu dispendieux, mérite toute votre considération.Nous attirons votre attention sur les lignes suivantes : SERVICES DE TABLES Service en porcelaine SERVICE EN PORCE-Hoyalc Autrichienne, jo- LAINE DE LIMOGES, liment décoré de fleurs blanc et or, forme octo-.$15.00 gone -arcachon $68.00 SLEIGHS! 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il sera inférieur en moyenne à $10 le pied, quand on demande $15 et plus dans les alentours.” A VENDRE Pardessus et manteau de mouton de perse à vendre.S’adresser à 700 rue Saint-Hubert, Tél Est 1106.DECES A MONTREAL BOISSEAU, Lucien, 6 mois, enfant de.Stanislas Boisseau, facteur des Postes, rue Lartigue, 400.BOUCHARD, Etienne, 78 ans,, journalier, Cliemin Lasalle, 221.BRUNET, Albert, 22 ans, journalier, rue Notre-Dame, 1294 Ouest.DAIGNAULT, Armand, 2 ans, enfant d’Iv mery Daignault, menuisier, rue Saint-Vallcr, 714.DEMERS, dit Bousquet, Georges, 8 ans, enfant d’Arthur Deniers dit Bousquet, journalier, rue Dclisle, 397.DESORMIERS, Kvëline Boy, 58 ans, femme de Georges Désorniicrs, menuisier, rue Cartier, 801.GOYETTE, Armand, 1 an, enfant d’Elie Goyotte.cordonnier, rue Desjardins, 110.GREAVES, .Tulielie, fi ans, enfant d’Ovtla Greaves, sellier, rue Labcrgc, 470.LACHANCE, Bosc-Alma Rose, 40 ans, femme d’Albert Lnchancc, Journalier, rue Lafontaine.746.LAPOINTE, Edouard, 10 ans, enfant da David Lapointe, barbier, Ave.Henri Julien, 711.LANGLOIS, Michel, 1 mois, enfant d’Arthur Langlois, commis, rue Saint-Hubert, 2605.LAURIER, Narcisse, 85 ans, bourgeois, rue (le l'Epée,.263.LAVERDIERE.Irène, 1 mois, enfant d’Alfred Laverdière, journalier, rue Frontenac, 381.LEBLANC, Wilfrid, 2 ans, enfant d’Ernest Leblanc, menuisier, rue Saint-Hubert, 2257.LEVEILLE, Rosa, 0 ans, enfant de Ferdinand Lévelllé, peintre, rue Beaudry, fifi3.MARTEL, Artémise Auger, 55 ans, femme de Maxime Martel, charretier, rue Notre-Dame, 870 Kst.MARTINEAU.Phltomène Henrlchon, 71 ans, femme de Jérémie Martineau, journaliel rue Papineau, 335.MORIN.Charles, 40 ans.Journalier, rue Snlnt-llubrrt.2924.PEARCE, Helen, 82 nus, garde-malade, rue Sainte-Catherine, 219 Ouest.PIGEON, Victoria Mlron, 79 ans, veuve d( Julien Pigeon, menuisier, rue Plessis, 105.PLANTE, Henriette GravcL 54 ans, fcni.me d’tîlzénr Plante, gardien, rue Notrc-Da.me, 66 Est.PREVOST, Paul, 3 ans, enfant de Cléopha] Prévost, menuisier, rue de Laroche 1706.ROBILLARD, Ernest, 3 ans, enfant de J.H.Roblllnra, charretier, rue Jacques Hertel, 2M.ROSS.Céllnn Gagnon, 61 ans, veuve do Pierre Boss, Journalier, rue Tourvlllc, 19.ROWAN, Patrick 77 ans, journalier, ru« Murray, 115.THIBAULT, François, 01 ans, pompier, rua Alywln, 414.TROTTIEH, Gérard, 18 ans, charretier, nu de* Erables, 990.8619
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