Le devoir, 3 janvier 1914, samedi 3 janvier 1914
VOLUME V—No.2 /nONTREAL, SAMEDI 3 JANVIER.1914 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS ï V Rédaction et Administration J - 0 TO 1 Wt mk M 8 » M ^ 111 111 111 111 7U RUE SAINT-JACQUES Édition Quotidiennt : ffiB n p-* Jf J^r mon i.keaLç I, r.Ilrj If (lltij r“- - - fiats-cnis .•1K® -Mi Jm -/I ^fPS,,r^l Effl 1S^ RÉDACTION : * Main 7463 union postale.s^.oo ¦¦¦¦¦¦¦ ¦¦¦¦¦¦ bB0 wmfl ¦¦¦¦¦ Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! M.LLOYD GEORCE ET LE DESARMEMENT NAVAL BILLET DU SOIE.LES PIPES Il y a quelques jours, je signalais la lev«e de boucliers d’un groupe de libéraux anglais contre M.Winston Cliui'chill et son programme naval.Par ses déclarations explicites auüai7i/ Chronicle, M.Lloyd George se inet hardiment à la tête des récalcitrants.“L’heure actuelle, affirme le çhancelier, e.st la plus favorable, depuis vingt ans, pour restreindre le budget des armements." Et, ajoute le résumé télégraphique, le ministre donne trois motifs à l’appui de cette assertion : “En premier lieu, les relations de la Grande-Bretagne et de l’Allemagne sont pins amicales qu’elles ne l'ont été depuis nombre d'années.Deuxièmement, toutes les nations du continent s occupent maintenant à fortifier leurs armées de terre, — 1 Allemagne s’étant rendu compte que ses efforts épuisants (exhaustive) pour accroître ses forces navales doivent être remplaces par lanielioia-tion de son armée, qui est essentielle û l’existence de son empire.En troisième lieu, la révolte contre l’oppression du militarisme sc-tend dans toute la chrétienté, certainement dans toute 1 Europe occidentale.” Lin écartant le troisième motif, dont l'évidence est plus diflicile à déterminer, voilà assurément des déclarations d’une extrême importance.Naturellement, leur portée immédiate et pratique dépend du degré d’earnestness que le chancelier y a mis.Avec ces politiciens britanniques, comme dirait le Star, on ne sait jamais à quoi s en tenir.Mais si M.Lloyd George means what he says, M.Churchill n’a qu’à rentrer ses cornes et ses dreadnoughts.ou à se démettre.Entre le chef du radicalisme anglais et un simple ministre de la marine, soutenu pai le trust des armements et les tory.s jingns contre ses propres partisans, M.Asquith n’hésitera pas un instant.* * * Quoi qu’il en advienne dans le domaine de la politique anglaise, ces déclarations devraient suffire à tracer la ligne de conduite du gouvernement et du parlement canadiens.— Voter une “contribution d’urgence” pour “sauver l'Empire”, après ce manifeste du leader de facto du gouvernement impérial, ce serait dépasser les bornes du grotesque.M.Borden et ses collègues avaient basé leur politique “d’urgence” sur deux faits: le “péril allemand”, qui résultait, à leur dire, de la menace imminente d’une guerre anglo-germanique; et la croissance rapide des flottes de guerre des puissances de la "Triplice et de l’Europe occidentale.Du “péril allemand”, il est présumable qu’apres cos déclarations du principal ministre du cabinet britannique, il ne sera plus question, même à Saint-Jérôme.Lorsqu’aux provocations à la panique nous opposions les paroles rassurantes de M.Asquith et de sir Edward Grey, les agents du tiust et les “sauveurs d’EmpiVe” nous ripostaient avec une patriotique indigna-ion: “Les ministres impériaux sont obligés de parler ainsi; mais voyez comme les deux nations continuent à Se préparer à la guerre!’’ Or, voici que le plus important de ces ministres, celui qui tient dans us mains le nerf de la guerre, ne se borne pas à affirmer que les rela dons “entre la Grande-Bretagne et l’Allemagne sont plus amicales qu’elles ne l'ont été depuis nombre d'années": il ajoute que non seulement .’Allemagne, mais les autres puissances de l’Europe continentale tournent maintenant leur attention du côté de l’armée et abandonnent la course pour la suprématie navale.Si, après ces dàclarations formelles et nettement motivées, nos ministres’viennent encore parler de “sauver l’F.mpire”, ils mériteront qu’on leur applique le mot éternellement vrai ds Johnson: “Le patriotisme est le dernier refuge des fripons”.* # * Quant aux patriotes à double face et à double expansion, qui se préoccupaient avec angoisse, — et moyennant une rémunération de quatorze sous le pouce carré, - - de sauver à la fois la trance et 1 Anglelei-re, l’attitude nouvelle du gouvernement impérial les met dans une cruelle alternative.11 leur faut maintenant choisir entre la France et l’Angleterre.Car si les déclarations du chancelier de l’échiquier signifient quelque chose, c’est qu’au “salut” de la France le gouvernement britannique préfère le repos de l’Angleterre.Si l’Allemagne et ses alliées de la Triplice abandonnent la course a la suprématie navale pour se remettre aux armements de terre, c’est la France et la Russie qui en subiront les conséquences.A l’endroit de l’Allemagne, les paroles c oyd George accen- tuent les déclarations amicales que M.Asquitli faisait il y a deux ans.A ]a France, elles intiment avec une brutalité plus marquée l’avertissement que le premier ministre donnait il y a quelques mois: l’entente cor diale ne comporte aucun engagement positif de la part de l’Angleterre.Au train où vont les choses, l’Angleterre pourrait fort bien sere trouver à très brève échéance dans son attitude traditionnelle de demi-entente avec l’Allemagne et de politesse plus cérémonieuse que cordiale avec la France.Si l’évolution se complète, voit-on d’ici dans quelle jolie situation se trouverait le gouvernement canadien qui aurait induit les Canadiens-français à faire des “sacrifices” pour assurer le “salut” de la France autant que celui de 1 Angleterre?Plus cette question subit l’épreuve du temps, plus s’affirme Fexclu-iivité de la solution nationaliste: la seule inspiration durable et réelle (l’une politique natioqale, c’est le souci des intérêts nationaux.Tant pi’on ne reviendra pas à la tradition canadienne, en matière de défense militaire comme en toute autre, tant qu’on s’efforcera de substituer au -otriotisme exclusivement canadien un faux “patriotisme impérial”, alimenté par les appels démagogiques aux passions des deux races, on aboutira à ces résultats décevants.Nos politiciens vont-ils commencer à le comprendre?Au fond, la plupart l’ont toujours compris; mais trente-cinq millions, c’est un joli denier à dépenser; et les constructeurs de navires ont la main large.Renoncer à sauver l’Empire et In France, passe encore.Mais sacrifier le pourcentage que cette opération patriotique rapporterait, c'est dur! ' Henri BOURASSA.U “T EXTRAVAGANCE NATIONALE JJ Ils sont heureux l’un et l’autre en ménage.Et ni l’un ni l’autre n’a les mêmes raisons de l’être : — elle, parce qu'elle a des livres, lui, parce qu’il a des pipes.Je viens de les visiter tous deux ; elle m’a fait voir ses livres, il m’a montré toutes ses pipes.Au Jour de l’An, chaque fois qu’elle a une année de plus et chaque fois qu'elle pleure, il lui achète des livres.Quand il rentre de bonne heure et qu’il prend bien soin du bébé, la nuit, elle lui achète des pipes.Les livres, sur les rayons, sont rangés en bel ordre.; les pipes aussi.Mais jamais dans la même pièce, les livres l’empêcheraient de fumer ! Il y a un mur entre ceux-ci et celles-là, comme il y en a entre ses principes, à elle, et ses principes, à lui : vous ne la feriez pas fumer pour cent livres, vous ne le feriez pas lire pour cent pipes.Il la laisse lire tant qu’elle le laisse fumer.Oh ! la jolie bibliothèque.! et les bons livres, dont il admire, lui, la reliure.—Voyez, me dit la jeune femme, voici mes vieux classiques, mes amis des heures graves ; là, la littérature légère, que j'ai trop aimee autrefois : snobisme de jeune fille ; je voulais dire comme les autres que je les avais lus ;.ici, Vhistoire.Tenez, iwilà à peu près tous nos auteurs canadiens, même mes livres de prix du couvent.J'ai aussi gardé, voyez-vous, Geneviève de Brabant.Ma mère, quand elle était petite, a pleuré sur les pages, et moi aussi.Quand nos enfants liront mes livres, ils les trouveront marqués de souvenirs et songeront ti ce.que je pensais en les lisant.Regardez-moi ça ! dit le mari en tendant un bras triomphant, tandis que naus entrions dans sa pièce suivante.C’est ma femme qui me comble de ces merveilles, qui les varie, les choisit de toutes formes, de toutes matières, de toutes figures.Admirez cette pipe de plâtre : est-elle assez blanche ?Cette calabash venue en droite ligne de la rue Craig, celte racine de Nominingue, ce noeud de pruche de Saint-Grégoire, ! Celle-ci est un calumet Laurier, dit calumet de la conciliation ; j’appeMe celle-là ma D.-A.en souvenir d’un chef-d'oeuvre du grand tribun.El il en a comme ça tout un mur couvert, les unes sur des flanelles en écusson, d’autres en panoplies, des douzaines accrochées dans des râteliers, rangées par ordre de couleur, de souvenirs, étiquetées : celle-ci, par exemple, “Première dent de la petile”, et ces trois autres en faisceau, avec l’inscription : “Mes trois nuits blanches.” Ce sont ses monuments, scs bronzes commémoratifs.C’est sa bibliothèque, ri lui.Franck LEMARC.Tel est le titre d’un long article que le sénateur J.E.Burton publie dans la dernière livraison du Saturday Post.Il s’agit du budget américain qui dépasse annuellement un milliard de piastres.Le chiffre est énorme, même pour un pays de 90 millions d’âmes.Les Etats-Unis n’entretiennent pas, comme bon nombre de pays européens, d’armée considérable, ni de marine aussi puissante que la France, l’Angleterre et l’Allemagne, par exemple ; et eepen- qui se passe au Canada.Qui sait ce qu’il paye chaque année au trésor fédéral ?Personne â peu près.Ce sont les impôts de douane et d’accise qui fournissent les neuf-dixiémes de l’argent au trésor.Or il n’y a que les négociants et certains manufacturiers qui paient directement ces impôts et neu leur importe au fond, du moment que cela les protège, puisqu’ils les répartissent ensuite sur le débit de leurs marchandises et les masquent sous le chiffre général du prix coûtant.Et cela con dant leur budget est presque aussi itribue indiscutablement a désinté-considérable : — 1 milliard, quatre- resser le contribuable de 1 administration des deniers publics.Peu de gouvernements ont été renversés pour avoir trop dépensé ; la convic- vingt-dix-huit millions de piastres, soit 5 milliards et demi de francs, 219 millions de louis.M.Burton compare ce chiffre énorme au budget de la guerre de sécession, alors que durant les quatre années de 18(11 à 1865, avec des aimées considérables à maintenir, nos voisins dépensaient 829 millions de moins que durant les quatre dernières années.Proportion gardée, ne sommes-nous pas aussi extravagants yu Canada ?De 1892 à 189(5 nous dépensions en moyenne quarante millions de piastres par année et il ne manquait pas de chefs politiques pour déplo rer le coût de l’administration fédé- DEVONS-NOUS A L'ANGLETERRE UNE DETTEJE GRATITUDE?N.W.L.Grant dit, “oui”, M.John S.Ewart répond “non”, en discutant le cas cité par son contradicteur.UNE PAGE D’HISTOIRE ANGLO-AMERICAINE.Nous détachons d’un journal d’Ottawa cet intéressant échange de vues .sur notre situation à l’endroit de l’Angleterre: on du vol seule compromet les gouvernements extravagants.Et en core le vol partagé est-il facilement excusé.Mais nous doutons que l’impôt direct rendrait le contribuable plus sévère.L’impôt direct ne manque pas en France et cependant le budget monte là comme aux Etats-Unis et ici sans que le gouvernement en souffre.Le sénateur Burton diagnostique plus juste quand il prétend (pie le mal vient de la rouerie des gouvernements qui préparent le.s budgets et de la faiblesse des partis qui les L’AFFIRMATION DE M.GRANT.(Traduction).“Le Canada a-t-il une dette de gratitude envers l’Angleterre?” Te! est le sujet traité par le professeur W.L.Grant, de l’Université Queens, LA RIPOSTE DE M.EWART.(Traduction).Le processeur Grant dans sa conférence au Canadian Club, a rapporté un épisode de l’histoire des relations entre l’Angleterre et l’Améri- dans son discours au déjeuner du'que du Nord, pour prouver que le Canadian Club d’Ottawa, au Château \ Canada doit une dette de gratitude au L,aurier, samedi.M.Grant est le Koyaume-Uni.Nous pouvons etre critiquent.En général, les budgets raie et affirmer que l’on pouvait sont faits de façon à intéresser le faire tout aussi bien à moins.H plns de iocaiHés possible et les op-n > a que vingt ans de cela el notie Posent les attaquer par budget a déjà plus que triplé.On considérerait aujourd’hui une dé- le détail de crainte de compromettre les chances de leurs candidats.pense annuelle de 120 millions très 0n a vu cc|a fie tout temps au C.a-modérée.Elle dépasse ces chiffres nadai gous le régime Laurier, l’op de quelques millions et va toujours lugmentant, comme aux Etats- position conservatrice dénonçait bien l’extravagance générale du et nous voici .galopant sur le chemin des deux cents millions.Sans doute, admet M.Burton, l’augmentation est justifiable pour une bonne proportion, mais combien de dépenses aussi sont inutiles! Le budget s’enfle chaque année, dit-il.de maintes appropriations qu’on lui impose, non dans l'intérêt public mais dans l'intérêt de tel ou tel député ou sénateur, développant ain-«i niKSÿStènV quVi# devrait plutôt s’appliquer à restreindre.M.Burton attribue la cause de cet état de choses pour une partie au désir des politiciens de se faire une popularité aux dépens du trésor public, et pour l’autre, à, l’indifférence des contribuables dont l’impôt Unis.De quarante millions nous ; gouvernement, mais rarement de-sommes vile arrivés à cent millions manda-t-elle la radiation d’un crédit particulier.Et c’est la même chose sous le régime actuel.Or, le gouvernement répond toujours: si vous admettez l’utilité de chaque crédit, comment pouvez-vous critiquer le total?Le seul remède efficace, conclut M.Burton, serait de donner au président des Etats-Unis Iq.pouvoir de retrancher du budget tout ce qui n’est pas reconnu d’intérêt général, ç-i il sc déclare prêt à ,voter mi amendement à la constitution dans ce sens.Mais il n’est pas probable qu’il trouvé de sitôt assez de partisans pour faire voter .son amendement par le Congrès.Aux Etats-Unis comme ailleurs le peuple préférera longtemps encore se laisser sûrs que l'épisode rapporté ne pouvait être mieux choisi.Le voici: La ligne de démarcation des frontières entre le Canada et les Etats-Unis, au travers des Montagnes Rocheuses jusqu’au Pacifique, était le sujet de vives discussions.Au cours des négociations qui précédèrent le traité de 1818, les Etats-Unis proposèrent que la frontière fôt fixée au 49e degré de latitude.Le Royaume-Uni refusa catégoriquement.En 1826, la même offre fut faite de nouveau et de nouveau elle fut rejetée.En 1844, le Royaume-Uni proposa d’accepter le 49ième degré jusqu’à la rivière Columbia et ensuite la rivière elle-même devait servir de ligne de démarcation jusqu à l’Océan Pacifique.Les Etats-Unis repoussèrent l’offre, tenant à leur proposition première, qui fut encore une fois refusée par le Royaume-Uni.En 184.r>, les Etats-Unis étant encore revenus à la charge avec leur, offre, l’ambassadeur d’Angleterre à Washington leur opposa un refus tout à fait catégorique et demanda (ce, le 29 juillet 1845), “que l’on fît des "us fils de feu le principal Grant et il a hérité des brillantes qualités de son illustre père.Son discours a été des p'li4.s intéressants, et il a répondu dans l’affirmative à la question posée.A cause du peu de temps qu'il avait à sa disposition, il n’a pas épuisé le sujet, mais il a porté son attention principalement sur le rôle joué par la Grande-Bretagne dans la délimitation des frontières du Canada au cours de ses négociations avec les Etats-Unis.Il existe, dit-il, un sentiment que le Canada a été sacrifié par la Grande-Bretagne, que la paix a été obtenue avec 'les Etats-Unis par l’abandon de morceaux du territoire canadien.Le fait que le Canada est maintenant plus étendu que les Etats-Unis fait douter du bien fondé de cette opinion.A ce sujet, dit M.Grant, les Canadiens ont exagéré légèrement l’opinion qu’il faut avoir du talent des Américains en matière diplomatique.Dieu merci, nous ne ressemblons pas aux Américains sous le rapport de la corruption politique et civique, mais nous sommes trop portés à prendre les Américains pour des diplomates sur leurs propositions plus raisonnables, plus propres paroles et à penser en même équitables et surtout plus eu rapport temps que le peuple anglais est un|avec ]eH attentes raisonnables du peu arriéré.Le jeu national des uns est le poker; celui des autres est le whist ou gouvernement britannique”; l’offre des Etats-Unis fut alors retirée; le gouvernement britannique commen- le bridge.Le jeu anglais peut n’être çait alors à s’affaiblir, pas aussi tapageur et ne pas prêter! (jn message du président (le 24 oc-autant au bluff, mais il n’en est pas tobre 1845) réclamait avec force le moins habile.: 54.40 degré, — 5 1-2 degrés de plus La première dispute au sujet des que lors de la première offre.Alors frontières eut lieu en 1843, à propos ! le gouvernement britannique fit^ une demanda ‘ dn territoire de l’Oregon.Les Etats-t Uère réponse; c i!„:„ l’A-o-wi,./, a or.vio r(l84(i) la frontière qui a été offerte ., , ,i exploiter nue de renoncer a 1 illu- indirect dissimule les sommes q.u il | 1 * .sion que c est lui qui se gouverne.Jean DUMONT.extorque de celui-ci.On peut dire la même chose de ce de la commission chargée d’étudier les possibilités commerciales du canal de la Baie Géorgienne et que les autres membres de la commission seront nommés “dans quelques jours”.Qu'est-ce que cela signifie, et pourquoi a-t-on si longtemps attendu pour constituer une commission annoncée depuis des mois?Se réservait-on le moyen de ré pondre à ceux qui, pendant la session qui va s’ouvrir, réclameraient la construction du canal de la Baie Géorgienne; Mais, messieurs, il faut attendre le rapport de la commis, sion! et.de gagner ainsi un peu de délai?C’en a tout l’air.ATTENTION! LES EMPLOYES DE COMMERCE UNE LETTRE OUVERTE A M.TASCHEREAU.A BATONS ROMPUS EINTÉRESSANT CONSTATATION A ceux de nos amis de langue an- cherches) » qu’on pût lui remettre son reçu.» L’incident avait éveillé l’attention d’une partie des commis et d’une couple d’employés supérieurs.Une dépêche prête au Canadian Northern l’intention de demander —• | au gouvernement une aide nouvelle de $50.000,000.Sir William Mae-Kenzie, le financier de la compagnie, dit qu’aucune démarche en ce sens n’a encore été faite.Tl ne dit point qu’il n’en sera pa.s fait.$50,000,000, c’e tière courante du journal.* ’ La “Vie Professionnelle” publie cette lettre ouverte à M.Taschereau, ministre du Travail: A l'honorable L.-A.Taschereau, M.P.P., Ministre du Travail, Québec.Monsieur le Ministre, Le Syndicat des employés du commerce et de l’industrie de Mont réal vous a fait parvenir, il y a déjà trois semaines, une résolution adoptée à son assemblée régulière, vous demandant avec instances de bien vouloir étendre aux femmes et aux enfants employés de magasins, le bénéfice de la loi de 60 heures par semaine, loi en vigueur dans notre province mais ne s’appliquant qu’aux employés de manufacture.Cette demande de notre Syndicat est restée sans réponse.Pourquoi Cette même demande vous fut présentée par une délégation de commis sous forme de résolution adop tée à une convention tenue à Québec en juillet 1911, sans plus de succès.Pourquoi ?Ne croyez-vous pas que le sort des employés de magasins mérite un peu de considération ?Ces personnes sont des travailleurs, gagnant leur vie péniblement avec de petits salaires et une longue journée de labeur dans une atmosphère dont la condition hygiénique laisse grandement à désirer.Comme Ministre du Travail vous ôtes tenu d’appli-nuer des réformes lorsque des conditions mauvaises de travail vous sont signalées par des organisations autorisées.A vous, au gouvernement dont vous faites partie, incombe l’obligation de voir à ce que ta santé et le bien-être des travailleurs soient protégés.¦Pourquoi tant d’hésitation de la à nos suppli- moms une réponse ques.Espérant, M.le ministre, que vous prendrez notre requête en bonne considération et que bientôt nous aurons le plaisir de voir sur l’ordre du jour de la Chambre un projet de loi pour améliorer le sort si intéressant des demoiselles de magasins et des enfants, nous vous donnons l’assurance que nous vous serons très reconnaissants de vos efforts et que le.s personnes intéressées vous tiendront en haute estime.Veuillez croire à ma plus since re considération, Votre tout dévoué, J.-B.-E.POIRIER.LE FRANÇAIS AU TELEPHONE UNE CORRESPONDANCE RESSANTE.INTE- et obtint) té offerte une dette conversation s’engagea, mais lorsque notre ami réclama un reç^ français, tout cessa de fonctionner.Il fallut bouleverser une partie du hireau pour trouver une formule convenable.Notre ami attendait, sa nontre à la main, qu’on eût trouvé n fameuse formule.Ce n’est qu’après quinze minutes C’est noli'o droit, ne le laissons poinl proscrire.Et quel est l’homme intelligent qui songerait à sc froisser de l’exercice de ee droit?POURQUOI?On annonce ee matin que M.Snndford Evans, ancien maire de ?ien comptées, (pourparlers et re- Winnipeg, serait nommé président UNE MENACE ^fart de nos gouvernants lorsqu’il n; .» s’agit de légiférer sur le sort des Profitez de l'occasion./ «employées de magasins ?Le nom- bre des magasins augmente considérablement dans notre province et par suite le nombre des employés augmente également ; c’est un nombre de plus en plus grand de personnes qui sont victimes d’abus graves auxquels vous pouvez mettre un terme.Le Syndicat des employés du commerce, changé de protéger ses membres et ceux qui sont employés dans nos magasins, vous le demande, et je crois que le nombre et la qualité de.cette classe de personnes mérite un peu d’égards, et au Régina, Sask„ 2 — Une étrange rommunication, signée “Le rhoif de F équipe non employée”, a été publiée ici aujourd'hui.Le “chef” menace la ville de Régina d’une destruction complète par le feu o,u la dynamite si tes blancs non employés ne trouvent immédiatement de l’emploi.On n’attache pas d’importance à ce rapport, cependant la police a décidé d’être attentive.On nous communique les deux lettres suivantes, qui prouvent que les réclamations justifiées finissent tou jours par triompher.Le correspondant de M.Joues est un homme connu; la lettre du gérant de la Compagnie est écrite en français.19 décembre 1913.Monsieur R.-F.Jones, Gérant de ta Compagnie Telephone Bell, Montréal.Monsieur lo gérant.Voici ce que je vous écrivais le 30 septembre dernier: Depuis longtemps je souffre do ne pouvoir toujours communiquer avec votre bureau central en français, comme j’ai le droit; car souvent la demoiselle qui me répond au téléphone ne parle que l’anglais.Le résultat, ’est que me comprenant mal, élle me donne un numéro tout différent de celui que je lui ai demandé.Et cela, malgré mes plaintes et mes efforts réitérés pour lui faire saisir le vrai numéro.Je suis ainsi forcé de perdre un temps considérable et précieux car on me promène de numéro en numéro avant de me satisfaire iet même quelquefois sans parvenir à me donner ce que je demande.N’est-ce pas là, Monsieur le Gérant, un état de choses inexplicable, dans une ville comme Montréal, aux trois-quarts de langue française ?J’ai donc recours à vous pour vous prier de me dire si nous.Canadiens-français de Montréal, nous pouvons compter que vous n’accepterez à l’avenir pour répondre à vos clients au téléphone que des démoiselles sachant les deux langues : le français au moins autant que l’anglais ?Votre bien dévoué serviteur.Unis et l'Angleterre, d après l’histoire, avaient également droit de faire entendre de justes réclamations.Us en vinrent enfin à un compromis qui, dans l’opinion du Professeur Grant, fut en faveur de Ta Grande-Bretagne.S’il n’en eût pas été ainsi à ce moment, il eût été à craindre que les postes de l’Ouest du Canada eussent été disséminés le long des Montagnes Rocheuses, à jamais séparés des côtes du Pacifique.Il y avait cependant un point faible dans le traité qui réglait cette question de frontières, au sujet de ce qui concernait les spécifications des canaux.C’est ce qui amena le Canada et les Etats-Unis à réclamer les Iles San Juan en 1859.Après plusieurs négociations, la Grande-Bretagne insista pour qu’un arbitre tranchât le différend et l’on choisit l’Empereur d’Allemagne.En 1872, il rendit sa décision en faveur des Etats-Unis.La Grande-Bretagne perdit le territoire mais point d’avoir un arbitre étranger.En discutant les communi cations qui furent faites au cours de la dispute, il demanda qu’on lui pardonne de faire une grosse indiscrétion car le Club Canadien d’Ottawa litige) compromit fatalement la com-avait déjà créé un précédent.Le tan-j pagnie.Si la compagnie de la Baie gage dont on se servit dans quelques-1 d’Hudson se contentait d’accepter le unes de ces communications fat, dit- gouvernement existant.est-il sur-il, celui de vrais gentilshommes.Le prenant que les diplomates anglais langage dont ne voudraient pas se aient conclu un traité qui préservait servir des gentilshommes serait de apparemment les intérêts de la com-qualifier un tiers d’intrigant, d’impu- pagnie autant qu’elle désirait elle dent et de médisant.Faisant de nouveau un résumé historique, il répéta que le Canada devait beaucoup à la Grande-Bretagne.“Où serions-nous sans Ta Grande-Bretagne ?Demandez-ie à la France, à l’Espagne, à la Russie qui avaient des possessions dans l’Amérique du Nord, demandez-le au Mexique si souvent pillé par l’étranger.Elles sont disparues mais l’Amérique britannique du nord a continué à marcher de l’avant sous l’égide de la Grande-Bretagne.Elle a préservé un héritage dont nous, en notre qualité de membres de Clubs Canadiens, sommes spécialement orgueilleux.Le président du club, M.W.T.Gerald présidait l’assemblée, composée d’un grand nombre -de personnes.depuks 1818! Devons-nous de gratitude pour cela ?Plus encore, le Canada, en 1846, n’avait aucun intérêt dans la dispute.Personne n’en avait—si ce n’est le Royaume-Uni lui-même.Il n’y avait là aucune colonie avant 1849.Le Royaume-Uni agissait pour lui seul et ses commerçants de fourrures.Même s’il était vrai que par une habile diplomatie et un certain courage il avait acquis pour lui-même tout ce qu’on lui avait fréquemment offert, quelqu’un lui doit-il pour cela une dette de reconnaissance?Un apologiste prudent et candide de la diplomatie britannique (M.James White) a suggéré ce qui suit comme explication de l’acceptation par l’Angleterre des offres des Etats-Unis: “On doit se rappeler également que, en cette affaire, le gouvernement de la Grande-Bretagne supportait, en grande partie, Ta compagnie de la Baie d’Hudson, et l’acte rie Mcljaughlin, véritable gouverneur du grand Nord-Ouest, de se joindre au gouvernement provisoire (établi par’ les Américains dans le territoire du même qu’ils fussent préservés?” Cette explication est peut-être faible, mais elle donne* une preuve de nos obligations.Dev#n*-nous réellement beaucoup de reconnaissance et d’argent à l’Angleterre parce que les diplomates anglais ont travaillé sans y réussir, dans l’intérêt de la compagnie de la Baie d’Hudson?Dans le cas plus récent de la frontière de l’Alaska, le Canada avait des intérêts et le Royaume-Uni n’en avait pas.Cela était différent.Nous savons ce qui arriva.Quelqu’un s’imagine-t-il que nous avons une dette de reconnaissance envers “les trois juristes impartiaux de renom?” Devrions-nous vraiment payer trente-cinq millions pour Lord Alverston?John S.EWART.parerez cct oubli sans retard.Votre bien dévoué serviteur, personne de votre nationalité.Votre dévoué, (Signé), v U.F.JONES.itérant.Or à cette lettre écrite le 30 septembre, je n’ai pas encore reçu de réponse.Je suppose qu’il y a eu oubli de votre part et je compte que vous ré- LE NOUVEL ORGANISTE DE SAINT-JACQUES M.B.F.Poirier devient organiste Montréal, 20 Déc.1913.Cher Monsieur, Je regrette d’apprendre par la vôtre du 1er courant que vous avez eu des lifficultés avec votre service téléphonique, et vous assure que votre plain- .“ » T_____ , te va avoir notre attention toute spé- ^ i^r rempla(*f1*“t claie et immédiate, et tout en notre du ,lc!cteuJ DuVttl; La llouvell« s*" pouvoir va être fait pour remédier à Ia, bienvenue de loua ceux qui cet état de choses.fréquentent cette égliae, car le tem- £¦ T .,, , ,,-r ! Pêrami'ut, 1 intelligence musicale et Te dois vous ( ire que.avec 1,875 ln tonique excellente du leune ar-opératneos, il est absolument .mpossi- tjgte lul ont fuit lln„ réputatton b e qu elles parlent tout* 1 anglais ^ Aomea^ w,nn tprraln {aVo.et le français^ couramment.Nos ope- rabls, beau rouge foncé; bon reproducteur, bien dompté à tous les ouvrages, âgé de 14 ans.S’adresser à Pierre Alix, Ste-Marie de Monnoir, Co.Rou-ville, P.Q.A VENDRE.Une “sleigh” de promenade avec deux robes de Buffalo et un attelage de promenade.S’adresser: 91 Park Avenue.Valentine &Valentine COMPTABLES ET LIQUIDATEURS 225 St-Jacques MONTREAL \ F.Valentine Paul J.Valentine DIVERS plus née .¦ - - • - I n ^ i„ Chambre des Communes dans le village, presque toujours, les IJ011® “ à lqnI seuls grands arbres sont devant le de 88' a , „ .—, A - portail.Ils disparaîtront, les vieux or Lorsque feu M.N co as 1,0 mes les beaux feuillages, car ils profi- vin près ntn sa mot on a ‘ taient du caractère sacré du lieu; ils ment concernant 1 ex en . s’en autorisaient pour durer, pour ré- de vote aux femmes ,pa o t* -sister â l’utilitarisme du paysan qui, | na^a, 8 *,u * 1111 ' P ’ de lui-même, n’a que faire de végéta- ardents partisans, tion décorative.Ainsi, de quelque eô-i T'e défunt laisse une f< mm , té qu’on examine les destructions qui ^Gle Agnes Catherine Rose, roi i , se préparent, c’est le plus morne cm MM.H.M.Mills de Vancou er, .laidissement de la vie rurale et j'y v- Mdls de Ross.and, et • • ¦ reviens comme à «non “leitmotiv”, 'f8 Winnipeg, «t deux filles, .*• '• c’est une dégradation de la sensibilité B.Gilmour et Mlle Ruth i ».° française privée de tous ses modèles.teS deux de Vancouier.Que de lettres! J’en pourrais composer tout un florilège.Ecoutez ce cri chamant d’indomptable espérance et de regret, pareil à ces petits poèmes très brefs, à ces chants de “saüdades” chargés de nostalgie qui s’élèvent dans les solitudes de l’Amérique du Sud par les soirées d’été, à l’heure où l'on éprouve de la beauté du monde un au Goudron, à l’Huile de Foie de Morue et autres Extraits Médicinaux, pour guérir uu rhume rebelle à tout autre remède, pareequ’il fortifie l’organisme, calme l’irritation, cicatrise les plaies des poumons.En Vente Partout : 35c.la bouteille.ARGENT A PRETER NOUS REGLERONS toutes vos dettes.Vous transigez seulement avec nous, paiements faciles, sans intérêts; entrevue personnelle seulement.Léon Raeicot, successeur de Demers & Mo* eau.17 Côte Place d’Armea.LE REVEILLON DE NOfp” Nouvelle composition à la plume de M.Edmond-J.Massicptte.Petit chef-d’œuvre d’observation et de patiente exécution, cette scène canadienne est le pendant nécessaire à la “Bénédiction du Jour de l’An”, du même dessinateur.Le plus beau cadeau à faire à vos amis.Prix de chaque composition : 50 sous ; franco: 56 sous ; 35.()n la douzaine.Chez les Horaires et Casimir Hébert, distributeur général des compositions do M.Edmond-J.Massicotte, 16S l-'ullum, Montréal.Tirage limité.Il reste quelques exemplaires à vendre du “ Mardi Gras à la campagne”, au prix de 50 sous l’exemplaire, franco.50 sous.HOTE: LS J.A.Tanguay» prop.———————— HOTEL RIENDEAU Le Rendez-vous des Canadiens-Français, 58-60 Place J»cque«-Cartier, Montré» —— l’Hote) de» Voyageur» 1 LE ROYAL GEORGE 9 et II rue Dc&jardins, (en face de l’Hô-tel de Ville), Québec, ChambreB $1.00 à j $2.00.Pians européens et américains.J.O.OCTEAU, Prop.ÊTES-VOUS NERVEUX ?PreM'îZ, suivant, les directions, quelques dosi*» de Poudres Nervines de Mathieu Souveraines contre les Mnux de Tête, MJgrsincs, Névralgies.Epuisement Nerveux.Grippe.Surmenage.î'.lles «ont exemptes d’Oplum, do Morphine, Chloral et autres drogues dangereuses.En Vente Partout : 25c.îa boite de 18 Poudres.CIE J» L.MATHIEU, PROPRIETY < SHERPROOKE.P.Q.L.CHAPUT» FILS & CIE., LIMITEE Dépositaires en pros, Montréal TRAINS POUR WINNIPEG ET POUR L’OUEST Pendant les deux mois prochains, à cause du retrait du train de 9.45 a.ni., 1rs passagers peuvent sc rendre en sentiment si fort qu’il se termina en 1)ftssant par Toronto,‘en partant à! -H- , : |,v- 1 “ne se donne pas la mission de remplacer la bonne et droite raison populaire”, mais qui "ne veut en être que l’agrandissement” ; autrement dit, “philosophie du bon sens” au suprême degré.Et n’esl-ce pas, du reste, ce que Bossuet même y entendait louer par-dessus tout quand il écrivait quelque part : “.la doctrine de saint Thomas, dont la raison ne permet pas de se départir” ?Eloge à la fois suggestif et concis, et dont, je pense, on sent tout le prix sous la plume d’un Bossuet, l’un des hommes de génie qui aient eu le plus de saine raison et de ferme bon sens.Charles BOUCHE.(Revue de la Jeunesse, 25 novembre 1913.) M.Bouché commence dans la Revue de la Jeunesse une série d’articles pour engager les jeunes gens de ce temps à délaisser des guides intellectuels égarés, aveugles ou incertains, pour revenir aux grands maîtres de la tradition catholique.Citons ce passage: C’est à ces maîtres, pourtant, qu’il nous faut revenir si nous voulons tout de bon que la foi -surnaturelle, en laquelle nous avons été baptisés, régénère, avant toutes choses, notre intelligence, cette faculté primordiale et souveraine, que plusieurs siècles de paganisme littéraire et de libertinage philosophique ont conspiré à pervertir et à fausser.Voilà pourquoi nous avons besoin de retourner à Bossuet comme à l’un des génies les plus capables de façonner à nouveau notre esprit â ces substantielles vérités de la foi catholique dont nous avons généralement perdu l'accoutumance et qui devraient au contraire modeler à leur image, si je puis dire, nos pensées, nos jugements, nos vouloirs, notre conversation intérieure tout entière.Nous n’avons peut-être pas tous, nous autres laïques, les loisirs, la patience ou les aptitudes nécessaires pour cultiver avec fruit les écrits des Pères grecs et latins, et c’est tout au plus si, dans l’ancienne littérature chrétienne, quelques rares chef-d'oeuvre nous sont accessibles dans des éditions commodes cl peu coûteuses.Encore plus manquons-nous de l'initiation indispensable pour aborder avec courage l’oeuvre gigantesque qui culmine au coeur même de la tradition catholique, la Somme théologiqùe de saint Thomas d’Aquin.Mais il y a Bossuet, et celui-là nous sommes inexcusables de ne le point connaître.Ecrivain unique en qui se réalise, selon le mot classique de Nisard, “l’union des deux antiquités et de l’esprit moderne”, on ne sait pas assez tout ce qu’il recèle de richesses, et ce qu’on peut gagner à pratiquer ce rare génie.Si nul n’a mieux écrit ni mieux parlé que cet évêque, unimiement soucieux de doctrine et d’action, c’est surtout, ne l’oublions pas, qu'il avait de bonne heure “appris à penser” dans le Livre des livres, celui dont toutes les pages sont “esprit •et vie”, à l’école d’une tradition seize fois séculaire, et que.dans ce commerce intime et quotidien avec “la vérité venue de Dieu”, ce grand esprit avait conquis une assurance, une fermeté, une vigueur, une pénétration que les plus beaux génies de son.temps pouvaient lui envier.“La vérité, a-l-il écrit en rappelant me théorie chère aux philosophes scolastiques, la vér'ilé, quand elle eft parfaite et parfaitement vue, n’éblouit pas • elle fortifie son organe, c’est-à-dire l’intelligenc'-, et lui donne à la fin une éternelle force.” Là sans doute, clans cette plénitude el celle intensité lumineuse de l'idée réside l’un des secrets de celte admirable éloquence, et de sa “capacité d'ébranlement”.La foi de Bossuet, a-t-on justement ’•emarqué, “est un élément toujours présent et comme une partie intégrante de la boiwité de sa parole”.J’estime qu’il y a là, pour ceux qui écrivent ou qui parlent, la plus atilc en même temps que la plus persuasive des leçons.Combien qui tiennent une plume et qui ne soupçonnent même pas à quelles conditions on est écrivain ; cpii courent sans trêve T épithète “rare” le tour “élégant”, la métaphore “ingénieuse” ou “hardie” et qui n’onl cure de propriété, de clarté, do précision, “ces qualités d’oti'igation sans lesquelles on n’éeril rien de durable en France”- ! Que ceux-là rouvrent leur Bossuet : ils y apprendront le cas qu’il faut faire des “artifices delà rhétorique", el que “ce qui est le plus nécessaire pour former le style, c’est de bien comprendre la chose”, quelque sujet qu’on traite, “de pénétrer le fond et la fin de tout” ; c’est, on un mot, de bien penser ; et à fréquenter cet esprit lou-,jours juste, toujours clair, d’une ncllelé si franche el si aisée dans les matières les plus ohstrailcs et dans les questions les plus embrouillées, ils auront plus profité, j'ose le dire, qu’à ruminer les “arts d’écrire” les plus vantes.Je ne m’étendrai pas non plus sur ce qu’on a appelé — imnropremenl je crois — la “philosophie- de Bossuet”, Bossuet n’a pas de “philosophie”, au sens où on l’enteml généralement, je veux dire un système original c-1 fermé, à la manière d’un Malebrnnehe, par exemple, ou d’un Leibniz, ses contemporains.Sa philosophie à lui n’es! pas nuire chose (lue la philosophie traditionnelle de l'Eglise, celle qu’il avait aoprise sur b-s bancs du collège de Navarre, el l'on ne voit pas que, par besoin de ['“élargir'’ ou de la “corriger”, il se soil laissé conquérir aux imnru-denles nouveautés qui oui séduit, à son époque, des esprils moins nvor-j lis cl moins sûrs Pinion, Aristote, saint Augustin, saint Thomas lui snf.fisaient, el il s’y tinl.L'observation mérite qu'on la fasse, ne serail-ce (pic- pour dissiper une* fois de plus, sur ]»- “cartésianisme de Bossuet", une détestable équivomic.Nos universitaires, pour qui Ib-sc-arlcs est, romme- on sail, le Malhc-rli- de la philosophie, façonnent volontiers sur celle conception simpliste l'bis- loirc- littéraire du grand siècle.Poinl de génie qui ne s’appareille a Descartes ! point de chef-d“oeuvre qui ne lui soit en quelque façon redevable ! que dis-je ?le classicisme même, dans ses caractères essentiels, relève tout enfler du Discours de lu méthode.La vérité est que Bossuet ne fui point cartésien, et nous avons là-dessus, son propre témoignage, le plus explicite et le plus décisif.Qu’on me permette de le citer ici, pour ceux qui l’ignoreraient encore.“Je vous dirai franchement — écrit-il à son savant ami l’évèque cl’Avranches, Daniel Huet — ce que je pense sur la doctrine de* Descartes ou des cartésiens.Elle a des choses que j’improuve fori, parce qu’en effet je les crois contraires à la religion, el je souhaite que ce soit celles-là que vous ayez combattues : vous me déchargerez de la peine de le faire.Descartes a dit d’autres choses que je- crois utiles contre les athées et les libertins, et pour celles-là, comme je les ai trouvées dans Platon, et, ce que (’estime- beaucoup plus, dans saint Augustin, dans saint Anselme, quelques-unes mêmes dans saint Thomas et dans les autres orthodoxes, aussi bien on mieux expliquées que dans Descaries, je ne croîs pas qu’elles soient devenues mauvaises depuis que ce philosophe s’en est send.” Prenons-y garde cependant, et n’allons pas nouà imaginer un Bossuet paresseusement ou stupidement emmuré dans la philosophie de ces cahiers de Navarre, indifférent, sinon hostile par système, au mouvement intellectuel de son siècle ; ce serait le bien mal connaître.Peu d’esprits, au contraire, furent plus intelligents, au sens large du mot, plus épris de savoir, plus curieux de recherches, plus librement ouverts à toutes les vérités, quelles qu’elles fussent et de quelque côté qu’elles lui vinssent.Il correspond avec Leibniz et il s’intéresse à ses travaux.LA JEUNESSE DE CORNEILLE Par ANDRE BELLESSORT Si Corneille était né en Gascogne, nous ne manquerions pas d’admirer dans ses principaux personnages les caractères du génie gascon : l’humeur aventureuse, l’instinct delà grandeur, l’amour de la gloire, l’imagination plus vive que la sensibilité.l’épée prompte et le verbe haut; et nous trouverions tout naturel que, si voisin de- l’Espagne, il en ait reçu le coup de soleil.S’il était né dans le Languedoc ou dans la Provence, en face des arènes d'Arles ou de l’amphithéâtre de Nîmes, nous verrions en lui l’héritier des vieux municipes romains qui rebâtit sou.s le ciel de la France une Rome idéale.S’il avait grandi dans Je Dauphine, nous nous rappellerions ce que nous dit Michelet de ces villes héroïques : _“où c’est de père en fils un invariable usage que de se faire tuer pour le pays et où les femmes s’en mêlent souvent comme les hommes”; et nous ne serions pas étonnes qu’une province, “où elles ont eu un courage et une grâce d’amazones”, ait donné à son poète l’idée de ses Camille et de ses Emilie.Sup-posorls-le Lyonnais: l’esprit religieux de Lyon nous expliquera lu genèse de son Polyeucfè; Auvergnat, l’Auvergne se reconnaîtra à la verdeur de ses vieillards; Breton, nous .sentirons dans scs personnages la ténacité des âmes bretonnes et leur volonté granitique; Bourguignon.la Bourgogne a produit tant de génies oratoires! Serions-nous surpris qu’il nous vînt de Besançon “vieille ville espagnole” et plus vieille ville féodale?S’il était Pari sien: “Ah! dirions-nous, il ne pouvait en être autrement : Parisien, notre grand poète tragique devait Précepteur du Dauphin, il se re- nuuc «i.mu oocic tragique nevau met avec ardeur à scs classiques, la.commencer par des comedies.” Mais fins et grecs : Homère et Hésiode, enfin, il est né à Rouen, en Nor Virgile et Horace, Terence même le charment.L’histoire le séduit : il lit ou il relit Hérodote, Thucydide, Xénophon, Plybe, Plutarque, Denys d'Halicarnasse, Diodore, Sire,bon, Salluste et César, Tite-Live et Tacite, iet à l’aide des documents direc- mandic, comme son frère Thomas, et même à un moment où, personne ne sait pourquoi, la Normandie jetait un tel éclat poétique que c’était un titre pour un poète que de se dire Normand.Et, bien entendu, U-Normand nous apparaît aussi dis- Après le Théâtre ou le Bal Rien de plus réconfortant qu’une tasse de T0 T’kinq Pur et Concentré Dans toutes les Epiceries, en boîtes de ioc, de K lb.et de i 1b.Le commerce est approvisionné par J.S.FRY & SONS, Limited, 27 rue St.Sacrement, MONTREAL K An 0.me on aime les intrigues et les cons-1 lanterie précieuse, le stoïcisme et l'é-pirations, on aime furieusement le légance de cette époque, le fils d’un romanesque.La vie elle-même est Ibourgeois de Rouen, bourgeois lui-romanesque.La jeunesse de La Rb- même, pas héroïque, pas galant, chefoucault nasse en invraisein- mal soigné dans sa mise et bre-blances celle des Quatre Mousque-j(loujlleur.Il faudrait l’expliquer, taires.Mais ce romanesque n’est ' qu’un chemin détourné qui nous ramène à la suprématie de l’intel- ___ ______________ JJIin- oppcumi «lUît.üJi tua- tement puisés à ces sources, il écrit ;tinctcment dans ses comédies et ses sur l’antiquité des pages “les plus i tragedies, que nous eût apparu, si substantielles, les plus vigoureuses, les plus profondes”.Il s'attache à l’archéologie naissante ; aux récits des anciens, ii joint les relations des missionnaires publiées par le savant Thévenot, et, ravi d’admiration à la peinture des temples et des palais “découverts clans le Sayd”, il suggère à son royal élève, cent-vingt ans avant Bonaparte, le projet d’nne expédition en Théhaïde, pour en exhumer “les beautés” qu’elle renferme “dans scs déserts” et “enrichir notre architecture des inventions de l’Egypte”.Quoi encore ?pour apprendre l’analomie et la physiologie, ü suit les leçons de Duverney, le célèbre chirurgien, dont les “dissections” étaient si rémitécs, et il insère, dans son Traité de la cou naissance de Dieu et de soi-même, théâti-ale"1^ De Henri «in r-llnnli-o c,,,.1,,,_________: ! HÇ Alta.dé- j J de.Swing, C.Quinn, Aylmer, Qué.PULFORD ET BRENNAN ARBITRERONT LA JOUTE DE CE SOIR A L’ARENA CES DEUX OFFICIERS DONNERONT JUSTICE.—- LE CANADIEN DEBUTERA CONTRE L’EQUIPE DE JIMMY MURPHY.— LES RA-QUETTEURS DE MONTREAL ASSISTERONT EN CORPS AU MATCH.Le Canadien débutera ce soir a 1’Arena, contre les Ontario de Jimmy Murphy.Une victoire pour le club local le mettrait en excellente posture vu que plusieurs anticipent la défaite des Wanderers clan leurs première sortie en dehors de Montréal.Le président Percy Quinn a nommé MM.J- Brennan et Harvey Pulford pour arbitrer cette joute importante.Le Canadien alignera ce soir l’équipe sortie victorieuse des champions du monde mardi dernier, dans la vieille terminée à faire oublier -uni échec par 1 une belle victoire sur la M.V A.A.^ Mais, ce dernier club, qui a si bien | débuté contre le Victoria, entend bien Spear Olcott, Fred Tracey, Ottawa, Ont.The Liar, D.Frayer, Youville, Qué.Ralph McKerron, D.Fraser.You- infliger une autre défaite aux liions.La partie sera donc des plus intéressante et des plus chaud.‘meut disputées.La seconde joute mettra aux prises les Garnets et les Victoria.Ces deux clubs ont fait excellente figure lundi; mais, la fortune n’a pas ¦ ouri aux Garnets, et comme il fallait des vaincus, comme des vainqueurs, le lot le plus désagréable leur a été alloué.Mais, ils sont bien déterminés à se reprendre et à donner à leurs nombreux partisans mie première victoire, qui en appellera d’autres.On assiste- Olhnm- : ville, Qué.Bristillion, Qué.Haley McKerron burg.D.Fraser, Youville, Sears, Ogdens- un ra 'Vraiment téressanj s et di tre ces deux clubs.La dernière rencontre de 10 à 11 heure match des plus in- ! pba par 5 à 4.VICTORIA DEFAIT PAR WESTMINSTER Victoria, 3.— Le club Westminster a causé une désagréable surprise au club local hier soir, alors qu’il triom- QU ES N TOBACCO MANUFACTURED TOBACCO LIMITED A LA PISTE DE CHARLESTON Voici les résultats des épreuves disputées hier après-midi: 1ère course — $300, 5 1-2 furlongs: 1.Jezail, 100, McTaggart, 14 à 5, et 1 à 2; 2.Lady Innocence, 90, Sumter, 7 à 5, 3 à 5 et 7 à 20; 3.Silic, 114, Wolfe, 12 à 1, 6 à 1 et 3 a 1.Temps, 1.12 3-5.Mike Cohen, Batouche, Mattie L., Sailie Dunford, La Aurora, Belle of Normandy et Turkey in the Straw ont aussi couru.2ème course — $300, 6 furlongs; L Serenata, 96, Callahan, 6 à 1, 8 à 5 et 3 à 5; 2.High Class, 98, Martin, 12 à 1, 3 à 1 et 6 à 5; 3.Polly H., 98, Ward, 10 à 1, 4 à 1 et 7 à 5.Temps, 1.17 1-5.Harebell, Supreme, Runway et Colfax ont aussi couru.mieux balancés en- do la soirée, fera entre les capitale.Les représentants des clubs Shamrock et les Hochelaga.Ces doux de raquetteurs de l’Union locale as- équipes ont remporté une magnifique sisteront à la joute avec tambours et victoire lundi, contre leurs adversai-trompettes.L’assistance ne manque- V03.ris s’attendent è récidiver, et ra pas d être considerable, car il est pour peu qu’ils témoignent sur la gla-bon de se rappeler que le Canadien r.,, l’ambition qui les anime présent na pas son paieil poui attiiei les on assistera à une foules.hockey, comme on ™ voit vent.L’ardeur que les Hochelaga ont déployée contre les Garnets, et Ijénergie avec laquelle le Shamrock a blanchi les chanmions.sont dos «ratantins suffisantes de la beauté et de l’intérêt de leur rencontre de lundi prochain.Ligue qui sera le clou de la seconde séance pari le do peti sou- Les équipes s’alignaient comme suit : Victoria Lindsay Genge Smaill Poulin Kerr Dunderdalë Rowe Arbitre Buts Pointe Couverts Rovers Avants Centres Avants Si Griftis.Westminster lehmanu Rochon Johnson Oatman McDonald Malien Throoc POSITION DES CLUBS G.P.Pour C’tre DANS LA LIGUE MONTREAL Las différents clubs de la de Montréal ont pratiqué terme cette semaine en vue des parties d.m., do Calumet, faisant tous les arrêts.6 JANVIER Pour Saint-Un, 9.15 a.m., faisant tous les arrêts.Pour Labellr, 8.35 a.m., faisant tous les arrêts.Pour Montréal, 8.00 p.m.de Saint-Lin.faisant tous les arrêts.Pour Montréal.5.50 p.m., de Sainl-Jérfinie, faisant tous les arrêts.6 JANVIER Pour Montréal, 6.00 p.m.de lArtei-le.faisant tous les arrêts jusqu’à Vfnn-tel, circulant sur le temps du train JSo.454.r.le des :lubs motocyclistes pourra être représenté par une équipe da trois! soprtsmen qu’il aura spécialement j •.csignée à cet effet.Sans qu’aucune j précis on puisse être encore fournie, nous croyons que t haque pays serait LE LENDEMAIN.Un nommé Hormisilas Leduc, âgé .33 ans, demeurunt en garni au représenté par deux- motocyclettes ot No 60 rue Bnioil, n élé transporté à que le troisième enfin serait soit un l’hôpital Général, hier soir, la figu-sidecar, soit en cyclecar.Mardi hnm.Vendmli, Viuidrcdi, Vendredi, Sell.Mardi, 21 3.FEVRIER Roekland Bucking- 6.Hull à Roekland.13.- Russell à Hull.20.— Roekland à Rus- Hull à Buckingham.AU NATIONAL LA GUERISON PAR LE RADIUM re affrcuseii’on! mulLée.Son copain, du nom de 1 bornas Murray, 39 ans, a éié conduit au poste sous l’uc-1 leusation d’avoir vausé des blessures à Leduc avec une bouteille de biè-j - ! re, Les deux amis, qui avaient co-j Toronlo, 2 — Ihi riche cultiva-! p uisement bu la veolo, se prirent | leur de Calédonie, James Edwards, ’ tic quercl e vers deux heures.Lors- a été pratiquement guéri d’un ran-Les courses hebdomadaires des ra- que la police arriva sur les lieux, cer par le radium, qnetteurs du National auront lieu de- Leduc gisait inconscient dans un cor-1 Lorsqu’on reçut à l’hôpital Géné-main matin à 9 hrs 30 préoses.ridor du troisième.Les agents eu-Irai de Toronto M.Edwards, un can- Voici les épreuves au programme: irnl de grandes difficultés à arrêter jeer lui rongeait une joue.Le uiala-100 verges; 220 verbes; 440 verges Murray qui s’élait barricadé dans | de csl presque guéri.Jusqu’ici le PROVINCE DK QCEBKC, district de Mont-ruai, Cour Supérieure No.5452.—Dame Margaret Watson, et al., demandeurs, vs.H.C.Bel lew, défendeur.Le 12me jour de janvier 1914 à dix heures de Pavant-midi, à la place d’alîaires du dit défendeur, au No.11 rue Saint-Sacrement, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en pupitres, chaises, etc.Conditions : argent comptant.JOSEPH ROY, H.C.S.Montréal, 31 décembre 1913.LA VOIE DOUBLE MONTREAL ET TORONTO Quatre trains tous les’jours l Aménagement supérieur.Wagon à compartiments “Club” au train de 10 h.50 du soir.1/TMERNATIONAL LIMITED” Le train lu plus riche et le plus rapide du Canada Montréal-Toronto-Chicugo, 9 b.matin tous les jours.EPIPHANIE BILLETS SIMPLE DE 1ère CLASSE Départ le (> janvier, retour le mémo jour.BILLET DE 1ère CLASSE ET UN TIERS Départ 5 et 0 janvier, retour le 7.CHANGEMENT D’HORA IRE Un changement d’horaire sera fait le t janvier.Pour les nouveaux horaires renfermant détails et toutes informations, s’adresser aux agents.BUREAUX EN VILLE î 122 rue Snlnt-Jîic'fiies, ongle Snint-I’rnncois* Xavier.Tel.Main 905, IIAtel Windsor, Uptown 1187, gare Bona venture.Main 8229.COMPAGNIE OES TRAMWAYS DE MONTREAL Horaire du Service Suburbain, Hiver 1913, 15 Octobre :t un mille.I une chambre.^wdium employé a coûté $20,000.JOUETS AUX ENFANTS PAUVRES La Cour Lafontaine des Chevaliers de Colomb de Mcntrlal a voulu marquer le commencement de la nouvelle année par un bel acte de générosité.Des Chevaliers ont fait distribuer aux enfants de trois cents (amilles pauvres de» jouets et des petits cadeaux in quantité.La distribution a été faite Pur les Conférences de Saint-Vincent de Paul des différentes paroisses.ENFONCE PEG0UD HcuVon, Angleterre, 2.— Pour la première fols dans l’histoire do l'aviation, Gustave Hamel a bouclé ta boucle avec une femme comme passager.Le passager était Mlh' Mary Trehanke Davies; elle a nceoff'paené Hamel au cours de plueienrs envolées g Londres et à Paris, PROVINCE DK OIT.HHC, district de Mont-réal, Com’ du Circuit No.14208.M.J.Glass, vs.V.Dupont.Lu 12mc jour du janvier 1911 ù onze heures du l’avant-midi, au domicile du dit défendeur, au No.1219 rue Notre-Dame Ouest en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis un cette cause, consistant en meubles de ménage.Conditions : argent comptant.KD.DESBOCHKS, H.C.S.Montréal, 2 janvier 1914.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit No.9019.A.Doutre, vs.H.Corrivcau.Le Mme jour de janvier 1914 A onze heures de Pavant-midi, au domicile du dit défendeur, à Station Henderson, Sault-nu-Béeollut, seront vendus par autorité de Justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette muse, consistant en un piano, cheval et buggy.Conditions : argent comptant.ED.DESBOCHES, H.C.S.Montréal, 2 janvier 19M.LACH1NE.— Du Bureau du Poste.Sur vice de :— 10 min.de 5.40 a.m., à 8.00 a.m.20 min.du 8.00 a.m., à 12.00 midi.10 min.de 12.00 midi à 7.10 p.m.20 min.do 7.10 p.m., à 12.00 minuit.DE LA CH IN E.-Sur vi ce de 20 min.de 5.30 a.m., h 5.50 a.m.10 min.de 5.50 a.m., à 9 00 a.m.20 min.de 9.00 a.m., a 12.00 midi.10 min.de 12.00 midi à 8.00 p.m.20 min.de 8.00 p.m., fi 12.10 a.m.Dernier tramway extra à 12.50 a.m.SAULT - AU - RECOLLET ET SAINT-VINCENT -DE- PAUL.—- De Saint-Denis i Saint-Vincent.- -Service de :— 20 min.de 5.20 a.m., à 0.00 a.m.15 min.de.0.00 a.m., i\ 8.00 a.m.20 min.de 8.00 a.m., à 1.00 p.m.15 min.de 4.00 p.m., à 7.00 p.m.20 min.de 7.00 p.m., à 8.00 p.m.30 min.de 8.00 p.m., à 11.00 p.m.Trnmmny pour St-Vlnccnt 11.30 p.m.Tramway pour Henderson seiflcmcftt 12.01 minuit.Tramway pour St-Vincent .12.10 minuit DK ST-VINCENT A ST-DENIS.Service de: 10 min.de 5.50 a.m., A 0.30 a.m., 13 min.de 0.30 a.m., à 8.30 a.iu* 20 min.de 8.30 a.m., à 4.30 p.m.15 min.de 1.30 p.m., ù 7.30 p.m.20 min.de 7.30 p.m., à 8.30 p.m.30 min.de 8.30 p.m., à 11.30 p.m.Tramway de St-Vincent .12.00 minuit Tramway de Hçpderson .12.20 minuit Tramway de St-Vincent .1.10 minuit CARTIERVILLE.-iDe Snowdon Jet.—Service.de :— 20 min.de 5.20 a.m., à 8.20 p.m.40 min de 8.20 p.m.ù 12.00 minuit.DE CARTIER VILLE.Service de 5.40 a.m., à 8.40 p.m.40 min.de 8.40 p.m., h 12.20 minuit.MONTAGNE.- De l’Ave, du l'arc et Mont-Boyal.Service de : 10 min de 5.40 a.m., à 8.10 p.m.20 min.de 8.40 p.m., ù 12.20 minuit.DE L’AVE.VICTORIA.Service de î— 10 min.de 5.40 a.m., d 8.30 p.m.20 min.de 8.30 p.m., h 12.30 minuit.BOUT DE LTLE.Service de 30 min.de 5.00 a.m., ù 9.00 p.m.GM min.do 9.00 p.m.à 12.00 minuit.RHOVINCK DK (JUKIIKK, district do Mont-’ irjmbr de à* ^3«V.m réal.Cour de Circuit No.2400.S.Aimer, vs.30 min.de 0.30 a.m., A 8.30 p.m.M.Hanson.Le 12me jour de janvier 1911 _____________________ ù midi, au domicile du dit défendeur, au No.131 rue Quesnel en la cité de Montréal, Aine • i ., : seront vm.uTs pur «utorlté de Justice 1m ïvhddn,”LïSd, P 'ni'V ,, .'i .,.r » ., i ucipnmc .insnim, veuve de Stanislas Blel l.lnts et rITrts du dit drOndrur, sitlsls tu gnlcr dit .tarry.Unit i.crsomvllruient qu’rt PROVINCE DK (JIIEBEC, district de Mont- __ real, Cour de Circuit No.14200.O.Crovier, 2f.1mln^d7 vs.0.Descbnuips.Le 12me Jour de janvier 1914 à une heures de l’a prés-midi, au domicile du dit défendeur, au No.119 Gcorges-Ktleime-Curticr, en la cité de Montréal, kc-ront vendus par autorité de Justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage.Conditions : argent comptant.El).DESBO-CHKS, H.C.S.Montreal, 2 janvier 1914.ge.r.oudlt'ons : urgent comptant Kl).DESBOCHES.H.C.S.Montréal, 2 janvier 1014.A NU» AMI* Le “Devoir" est outillé pour ru ies imnrcssinns dans ions las oanra J üuvraue Garanti.(iua ._ tu du testament du dit leu Stanislas Biol ffnlrr dit .lorry, s’adressera à la Léglslalu re, à sa prochaine session pour faire ratifie son titre d’acquisitlnn de certaines proprié tés et certains contrats par elle donnés ci vertu du dit titre, et pour se faire autoristM 0 vendre, échanger, hypothéquer, ou autre ment engager, aliéner les autres propriété! comprises dans la substitution en vertu di testament plus haul mentionné.B A STI EN, BElUlEBON, COUSINEAU, LAÇASSE A JASMIN.Procureurs de Dame Delphine Jarry, Montréal, 19 povmebre 191^ VOL.V.— No.2 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI, 3 JANVIER 1914 QUESTIONS MUSICALES IE PLAIN-CHANT GREGORIEN A LA BASILIQUE NATIONALE DE SAINTE-ANNE DE BEAUPRE.Nous croyons intéresser les lecteurs au “Devoir” en leur apprenant lue le plain-chant grégorien est in-iroduit dans la Basilique de la Bonne Sainte Anne.Enfin, nous voici t'onformes au “motu proprio” de Sa Sainteté Pie X ! Nous avons choisi a fête de la Toussaint pour l’inaugurer officiellement, et à l’heure Du’il est, cela va bien, et c’est beau, 5t c’est pieux.Oui, cela va.C)h ! sans doute il y i bien eu quelque difficulté aux dé-mts.C’est toujours le premier pas gui coûte.Tout de même, nous le tenons, et, nia foi, nos chantres à la rolx large n’y réussissent pas mal rlu tout.Sans doute aussi les connaisseurs raffinés pourront nous Taire observer que l’égalité des noies est parfois trop mécanique, le ¦ythme trop peu sensible, le phrasé )lus ou moins imparfait.Nous leur ¦épondrons en leur demandant un peu de patience.Cela viendra avec le temps.Il est déjà beau que nous ayons opéré d’une manière complète cette pacifique révolution.Nos chantres avaient d'abord jugé la chose impossible.Comment se faire à cette complication de neu-mcs ! Comment rendre avec le rythme voulu un texte où jusqu’ici le rythme n’embarrassait guère pour la bonne raison qu’on n’en tenait pas compte ?Et puis, nos belles messes de Dumont, adieu !.J’en connais qui déploraient même avec une larme à l’oeil la disparition de la belle (?) messe bordelaise.Y songez-vous ?la messe bordelaise ! C'était le morceau dont on nous régalait chaque année, à Pâques.On s'y préparait de longue date et.le jour venu, on en exécutait les cascades et les enfilades avec des accents de voix tonitruants, triomphateurs.Que c’était donc beau !.et voilà ! Je n’ose pas même trop affirmer que l’un ou l’aiitre ne se soit fait la ’ réflexion que nous faisait jadis une i bonne vieille.N’avait-on pas eu l'imprudence de lui annoncer que désormais une simple médaille pouvait remplacer les scapulaires faits de drap.Et la vieille, comprimant un petit soupir : “Mais c’est curieux, dit-elle, la religion cpii change !” Ce n’est pas un changement, d’ailleurs, que le grégorien, à moins que l’on veuille entendre par ce mot une restauration, un retour à la pureté primitive.Ici comme dans tout le reste, Pie X a été fidèle à sa vaillante devise de “tout restaurer dans c Christ”.Le XVIe siècle avait fait subir aux 1 anciens textes de chant une retouche de mauvais goût.Cette réformation, disons mieux, cette déformation avait été s’accentuant jusqu’à nos jours, il en était résulté un plain-chant bâtard, dénué de vraie insniration religieuse, une sr rie de notes juxtaposées, sans lien, fl surtout sans vie et sans mouvement parce que sans rythme.Puisque le plain-chant joue un i rôle si considérable dans la liturgie sacrée, il ne pouvait, malgré sa déchéance, être supprimé.D'autre part, tronqué et défiguré comme il était, loin de pousser à la pitié — et c’est bien là son but principal — il ne réussissait qu’à faire sourire de pitié les vrais artistes.Une réforme s’imposait donc au nom de la dignité du culte et du respert de la maison de Dieu ; et '¦‘e sera l’immortelle gloire de Pie X d’avoir entrepris celte réforme.Pour redonner au chant d’église la vie et la vigueur qu’il a perdues depuis quatre siècles, ce qu’il fallait, le Saint Père le comprit sans peine, c’était le retremper à scs sources et.pour cela, remonter jusqu’au septième siècle, à l’époque où saint Grégoire régla, compléta ce chant recueilli de l’antiquité.et après l’avoir marqué du sceau de son génie, le transmit à la tradition.Entrons dans les vues du Saint Père et aidons-lui, autant qu’il est en nous, à mener à bonne fin l’oeuvre de régénération liturgique qui lui tient tant à coeur.A.C.| DUPUIS FRERES.Umltéc.| ¦ DUPUIS FRERES.LiraitéeJ ¦DUPUIS FRERES.Limité».! ¦ DUPUIS PÜZRES.Limité».J NOTRE GRANDE VENTE ANNUELLE DE BLANC Commencera Lundi Prochain, le 5 Janvier 1914 Cette vente sera un véritable événement en fait de réductions.Cette vente vous fournira l’occasion de vous procurer des broderies, des vêtements de dessous, des dentelles, des toiles, des rideaux, etc., etc., à des prix tels que vous n’auriez jamais pu vous imaginer de si grandes réductions.C’est le seul temps de l’année où des marchandises de première classe sont marquées à de si bas prix.A tous les planchers, dans tous les rayons seront offertes des attractions réelles en fait de marchandises utiles.Nous ne pouvons dire ici TOUTES les occasions d’économies dont vous pourrez profiter.Il y en a des centaines d’autres tout aussi bonnes.Seule, une visite au magasin, lundi, peut vous faire comprendre l’importance et la nature de cette grande vente.NOTRE VENTE ANNUELLE de JANVIER de VÊTEMENTS de DESSOUS pour DAMES commence lundi, à 8.30 heures précises.Naturellement, cette vente sera encore plus grande et donnera de meilleures valeurs que les précédentes.La marche du progrès 1‘exige.Elle établira un précédent en fait de grandes économies.La haute qualité des marchandi-dises, l’assortiment des grandeurs, la confection parfaite des vêtements, les jolies garnitures sont autant de choses qui donneront la plus grande satisfaction aux clientes.33c CHEMISES POUR DAMES, en belle batiste, garnies de den- ÆC&tf* telle et passe-ruban.Régulier f>0c, pour.CHEMISES POUR DAMES, en beau nansouk, devant de J’empié-cement garni de passe-ruban en broderie et large ruban duchesse.Régulier $1.50, pour.CACHE-CORSETS POUR DAMES, en bonne batiste, empiècement garni en avant et en arrière de passe-ruban en dentelle Chmy, et ruban passé, aussi dentelle autour des bras.Régulier 45e, pour.i.CACHE-CORSETS POUR DAMES, en beau nansouk, grand empiècement de broderie suisse, garnis de broderie, passe-ruban *20 F» et ruban passé.Régulier 09c, pour.CACHE-CORSETS POUR DAMES, en allover de broderie suisse, bord festonné, ruban de soie passé.Régulier $1.25, pour COMBINAISONS, CACHE-CORSET ET PANTALON POUR DAMES, cache-corset garni en allover de broderie suisse; et pantalon garni d’un volant de dentelle- Régulier SI.75,.pour 3^ JUPONS BLANCS POUR DAMES, en beau nansouk et batiste, nouveau modèle, garnis de remplis et volant de broderie, boucle de ruban.Régulier $1.50, pour.COMBINAISONS PRINCESSE POUR DAMES, en beau nansouk, devant de l’empiècement en broderie suisse, ruban passé, jupe avec volant de broderie travaillée à jour.Régulier $1.50, pour 98c COMBINAISONS PRINCESSE POUR DAMES, c nb eau nansouk, empiècement de fine dentelle, passe-ruban et ruban passé; jupe finie avec volant par remplis, entre-deux et large dentelle.Régulier $1.75 à $2.00, pour.»& JUPONS BLANCS POUR DAMES, en beau nansouk, modèle étroit, garnis de large broderie, passe-ruban et ruban de satin, fiï “i volant de broderie.Régulier SI.75 à $2.00, pour .^ “ ¦ “** COMBINAISONS POUR DAMES, en beau nansouk, garnies autour du cou et des bras d’une deiüelle de toile,- jupe Unie avec large volant, garni d’une dentelle.Régulier $1.50, pour .B JUPONS BLANCS POUR DAMES, en bonne batiste, modèle étroit, nouveau genre, avec volant de broderie- Régulier $1.00, pour.JUPONS BLANCS POUR DAMES, en bonne batiste, garnis d’un volant de broderie.Régulier 90c, pour.89c ROBES DE NUIT POUR DAMES, en bonne batiste, style slip-over, garnies de dentelle ou ruban.Régulier $1.00, pour- jÇJ; 9 q ROBES DE NUIT POUR DAMES, en batiste ou nansouk de très belle qualité, plusieurs styles, slip-over, encolure en forme de V ou encolure haute, avec empiècement par remplis, entre-deux de broderie, li 98c 39c DAMES, 19c S' BLOUSES POUR DAMES, DE 75c A $1.50 150 douzaines de très jolies blouses pour dames, lingerie blanche, batiste fantaisie, cordé bedford et eachemirette blanc uni et couleurs, 25 ou 30 styles différentes.Prix.J 11.norois, fcûi&rf US MAGASIN DU PEUPLE L V, CEUIGLERL VierPrùisk-T A J.D 1)611, Dindtir-Oral garnies de dentelle et ruban.Régulier $1.25 à $1.35, pour.PANTALONS POUR DAMES, en bonne batiste, volant circulaire garni de remplis et dentelle de toile.Rég.50c pour CACHE-CORSETS EN BATISTE BLANCHE POUR garnis de remplis, dentelle et ruban passé.Régulier 30c, pour.PANTALONS POUR DAMES, en batiste de bonne qualité, volant circulaire, garnis de dentelle de toile, ouverts ou fermes, ¦i Régulier 30c, pour.Æ» 'ir ROBES DE NUIT POUR DAMES, en batiste de bonne qualité, style slip-over, garnies autour du cou et des manches d’une dentelle de toile.Régulier 75c, pour.PANTALONS EN BATISTE BLANCHE POUR DAMES, faits avec volant de linon garni de dentelle.Régulier 45c, pour 29c PANTALONS NANSOUK BLANC POUR DAMES, garnis AClf* d’un volant de broderie, fermés ou ouverts.Rég.00c, pour A* éllne Vente d'Ecoulemenl de 4,500 verges ' d'Etoifes à Manteaux de Toutes Sortes $1.» v: Le stock complet offert à un seul prix, lundi.Valeurs de $2.00 à $4.50.Largeurs 54 et 56 pouces.Lundi, toutes au même prix.IDUPUIS FKUtES, Limitée.$| B DUPUIS FRERES.Limité».®! IDUPUIS FRERES, Limité».| IDUPUIS FRERES, Limitée.! G0D0WSKY A MONTREAL rêt chez tous ceux que l’art ne laisse pas complètement indffiérents et c’est devant une salle archi-comble' que le maître devra donner son concert le 19 janvier à la salle Windsor.Malgré le cachet fabuleux que reçoit Godowsky pour chaque concert, l’organisation locale a eu la bonne idée d’arranger une échelle de prix très raisonnable: $1.00, $1.50 et $2.00.A ces prix, ce n’est qu’avec une salle complètement remplie que l’administration pourra faire ses frais.Nous ne doutons pas que le public de Montréal se montre à la hauteur en cette circonstance.Les listes de souscription sont chez Willis et chez Archambault.arr.Wieniawsky Crespi.7.Soprano Solo — Chanson de Flo- rian .Godard Ada Cassuto.8.Orchestre — “La Traviata”; Verdi LE 19 JANVIER.Le grand pianiste Leopold Godowsky viendra se faire entendre à Montréal, lundi soir le 19 janvier dans la salle Windsor.Nous annoncions récemment sa visite comme probable mais aujourd’hui nous sommes heureux d’assurer nos lecteurs que les arrangements définitifs ont été connus avec Godowsky, et nous aurons l’insigne avantage d’applaudir le grand virtuose tout prochainement.Godowsky est l’une des plus éminentes figures du monde artistique.Tl a atteint le sommet de l’échelle et fait partie du petit, groupe de sommités musicales qui dominent le nonde: Ysaye, Paderewsky, Godows-9.De violents discours ont été prononcés.(Service de la Pressa Associéel Saint-Pétersbourg, 2.— Le Conseil des ministres vient de publier une longue liste de sujets qu’il est défendu aux journaux russes d’aborder durant l’année 1914.Au nombre do ces sujets prohibés sont ceux qui concernent les changements dans l'équipement et la force effective de l’armée et de la marine, la construction, la réparation et l’armement des navires de guerre russes.les nouvelles touchant les forteresses et les ports de mer, les manœuvres des troupes ou des flottes, les épreuves de mobilisation, la nolisation (ies navires de commerce pour les transporta etc.FEDERATION NATIONALE ST-JEAN-BAPT1STE HOPITAL STE - JUSTINE LES ENFANTS.POUR “LES CU RUNIQUES"’ de Leon Lorrain Se vend 25 sous.Joli volume, couvenure illustrée en deux couleurs.EN VENTÈPÂU DEVOIR RECEPTION POPULAIRE (De notre corresDonnanO Québec, 2.— S.A.R.le duc de Connaught a accepté la réception populaire qui lui sera faite à Québec lors de sa visite à la fin de janvier.La réception aura lieu mardi soir le 27.Ce sera une manifestation à laquelle toute ’a population de Québec, sans distinction, sera admise à présenter ses hommages au gouverneur dans les salons de l’hôtel de ville.Dispensaire au No.1107 Ave.Delo-rimier, tous les jours à l'O hrs.Tous les jours, médecine.Lundi et vendredi, yeux, nez, gorge, oreilles.• Mardi, maladies de la peau.Mercredi et vendredi, chirurgie.Jeudi, dentiste.Goutte de lait, 1107 Ave.Delori-mier.Distribution à 10 hrs., a, m.Nous ne saurions exprimer trop de gratitude aux généreuses personnes qui ont si gracieusement, contribué à faire de notre fête de “l’arbre de Noël” une réjouissance aussi générale et complète.Qu’ils ont été heureux nos petits malades et ils le sont encore car les jouets reçus étant si beaux et si nombreux dureront longtemps et prolongeront ainsi la grande joie de lundi dernier.Mardi, c’était au dispensaire que nous distribuions jouets et gâteries.Cent enfants ont bénéficié des largesses de nos bons amis.Merci pour tous ces infortunés à qui vous avez , donné une part d’un bonheur auquel ils n’avaient osé rêver.Dispensaire, etc., etc.IL FAIT FROID EN EUROPE ia Presse Associée) - l’no vaguo do froid sur la poninsulo (Service Madrid, 2.vient de s’abattre d’Espagne.Dans les provinces du Nord, la misère est grande.Plusieurs personnes sont mortes de froid.Des nouvelles de la province de Navarre annonçent que, plusieurs villes sont isolées et entourées par des bandes de loups affamés.UN DREADNOUGH POUR LE BRESIL Rio Janeiro, 2.— Le gouvernoniont du Brésil vient du signer un contrat hwr* Armstrong Whitworth cA Oo., de Now-(!astlok)n-Lync, Angleterre, pour la construction d’un nouveau dreadnought, devant remplacer le navire de crueiTe “Rio-de •)aniero,\ acheté par la Turquie, il y a quelque temps.A L’ASSISTANCE PUBLIQUE \ a-t-il plaisir plus charmant que de jouer aux cartes, avec la perspective très agréable de gagner un beau prix.Pour jouir d’un tel plaisir, il n y a ^u'à se rendre le quatrième mardi du mois, à l’Assistance Publique, 33^ rue Lagauehetièro-Est, où dans une grande salle, bien éclairée, bien chauffée, l'on peut, confortablement installé, battre les cartes pendant deux bonnes heures et quand la chance nous favorise, remporter un beau prix qui fait la joie du vainqueur.Une invitation cordiale est faite à tous les messieurs et à toutes les dames de Montréal, tous seront attendus ! et bien accueillis le 27 janvier 1911, à Tj’Assistance Publique, 334 rue La-gnuchetière Est, à deux heures et demie.dans l’après-midi.Les tramways de la rue Saint-Denis, arrêtent à quelques pas de l’Institution.Le prix d’en-! trée à.ees joyeuses réunions, est de j vingt-cinq cents.Le produit de cos euchres d’après-midi, est consacré à l’achat de couvertures de laine, qui réchaufferont les vieux membres de nos hospitalisés.Les personnes charitables qui savent faire des ouvrages de fantaisie, de In broderie, ete., etc., et qui voudr aient en faire bénéficier L’Assistance Publi nue, seront comptées comme bienfaitrices et leurs noms inscrits dans un registre à cet effet.De plus, les noms ftes donatrices de ees petits chofs-d'oeu ,re seront proclamés pendant la par tic.afin de stimuler • le zèl.- de leurs ami CS, R les imiter.II n’est donc pas nécc ssaire d avoir des billet s, pour ees par- tics de carte* on naif’ en entrant.la i mod iqur sorn- inc "de v ingt*CsAq cc nts est soulç exi- gee.TRAGEDIE DE FAMILLE Corono, Vénézuéla, 2.— Les généraux Gonzales et Urina, que l’on croyait avoir été tués dans une bataille livrée le 18 août dernier, sont morts hier, à la suite d’une tragédie do famille.Le général Urina, après une querelle, a tué le général Gonzales.Plus tard, l’épouse de la victime aceompa-gnée d'un ami se rendit chez le meurtrier qu’elle tua d’un coup de revolver.______ “LES TABLETTES M-DRU-CO I * CONTRE LA DYSPEPSIE ne sont démontrées d’une grande valeur” La seule explication des nombreuse* lettres enthousiaste* que nous recevons louant les Tublettes Na-Dru-Co contre la Dyspepsie consiste dans ce que ces tablettes guérissent positivement toute sorte de dérangements de l’estomac.Voici une lettre typique de Mlle Armsworthy, de Canso, N.S.: "C’est avec plaisir que je vous écris pour vous informer que vos Tablettes Na-Dru-Co contre la Dyspepsie m’ont prouvé qu’elles étaient d'une grande valeur.J’essayai remède sur remède mais aucup ne me donnait un bien durable.Ayant entendu parler de vos tablettes guérissant des cas comme le mien je décidai d’en faire un essai volontaire.Elles me prouvèrent qu’elles étaient satisfaisantes pour mon cas.” Le succès remarquable des Tablettes Na-Dru-Co contre la Dyspepsie est un succès tel que seul peut obtenir un remède honnête, comjiosé suivant une formule exceptionnellement bonne, avec des purs ingrédients, par des chimistes experts.Si votre estomac vous tourmente demandez alors à votre Pharmacien des Tablettes Na-Dru-Co contre la Dyspepsie, composées par la National Drug and Chemical Co.of Canada, et vendues partout à 50c.la boîte.^ 142F FEUILLETON du "DEVOIR" Entre deux âmes Par M.DELLY 16 (Suite) x.Dès lors, il me semble que cette petite fille aurait dû être éblouie et captivée dès le premier instant.Il est vrai qu’il paraît assez froid à son égard.Je me demande toujours.Gilberte, si nous avons bien fait de prêter les mains à ce mariage.Sa physionomie m'a semblé cet après-midi plus inquiétante que jamais.Je le regardais, pendant qu'il faisait la présentation de sa fiancée, et je voyais dans ses yeux eette expression d'amusement railleur, sur ses lèvres ce demi sourire d’ironie énigmatique que je n’aime pas chez lui.Evidemment, ce dilettante se complaisait à voir les expressions différentes, mais toutes marquées au coin de la plus profonde surprise, que laissaient voir les physionomies de ses parents et de son am F, — la mienne aussi, probable- ment.Il n’ignore pas que sa mère va être follement jaloqsc de cette jeune femme, que sa soeur le sera aussi.Est-ce une satisfaction pour lui?"Et va-t-il vraiment la confiner à Arnelles?Le prince Sterkine, comme nous nous organisions pour monter en traîneau afin de nous rendre à la mairie, chuchota à l'oreille d’Elie en passant près de lui: “—Dis donc, mon très cher, quelle surprise! Cachottier, va! Voilà une jeune marquise de Ghiliac qui va faire sensation dans les salons de Paris.“—-Détrompe-toi, ma femme n’est, pas destinée à mener cette stupide existence mondaine, répliqua Elie dé ce ton bref qui indique qu’on lui fait une observation oiseuse.“Cet excellent Sterkine en est resté un instant un peu abasourdi.Il est certain qu’avec Elie, on ne sait jamais trop où l’on en est.C’est l’être le plus déconcertant que je connaisse “Votre filleule est une enfant délicieuse, ma chère Gilberte, au moral comme au physique.Non, le mot enfant ne convient pas ici; c’est la jeune fille, la vraie jeune fille, qui a gardé toute sa candeur, toute sa dé-! licatesse d’àme.Elie saura-t-il apprécier le trésor qu’il va posséder?Ce blasé, cet insensible se laissera-t-il toucher par cette grâce pure, par celte fraîcheur d’àme.par ce coeur que je devine très aimant, très sensible, et qu’il pourra faire si facilement souffrir?Le cerveau, chez lui, n’a-t-il pas étouffé complètement le coeur?“Je vous avoue, mon amie, que je ne me défendrai pas d'un peu d’appréhension en les voyant demain échanger leurs promesses! Si la chose était à refaire.eh bien! je crois que cette fois je ne lui parlerais pas de Va’.derez! “Maintenant, quelques détails sur la manière dont nous nous installons, pour ces vingt-quatre heures.Je suis logé aux Hauts-Sapins, Mme de Ghiliac et Eléonore iront coucher au château des Virettes.tout proche, que ses propriétaires ont mis à la disposition dès Noclare.De même, Elie et le prince Sterkine.“On n, pour la circonstance, arrangé rapidement, le mieux possible, les principales pièces des Hauts-Sapins, —aux frais d’ETki naturellement No- dar ne m’a pas caché qu’il était à la veille d’une ruine complète quand est venue la demande du marquis de Ghiliac.C’était le salut uour eux,— et je soupçonne Valderez de s’être sacrifiée, tout simplement.“Se sacrifier en épousant Elie! Voilà un mob qui sonnerait étrangement aux oreilles de bien des femmes, qu’en dites-vous, ma chère amie?— et en particulier à celles de Roberte de Brayles.Mais Valderez est d’une autre trempe.Si Elie ne l’aime pas sincèrement et sérieusement, elle souffrira, car je ne la crois pas femme à se contenter d’attentions passagères, de caprices de son seigneur et maître, — et elle sera sans doute incapable’ aussi de l’adorer aveuglément, dans ses défauts comme dans ses qualités, ainsi que d’autres feraient certainement.“Vous le voyez, j’en reviens toujours à mes craintes.Je vais tâcher de causer seul quelques instants avec Elie, afin d’essayer de surprendre sa pensée véritable.Ce sera difficile,— pour ne pas dire impossible.“Voici l’heure du dîner qui approche, il est temps que je vous quitte, ma chère Gilberte.l-a belle fiancée ! m’a chargé de tous ses souvenirs af-| fectueux pour vous, Mme de Noclare aussi, Cette dernière, un peu surexcitée en ce moment, m'a paru moins languissante.C’est curieux, ce mariage ne semble lui inspirer aucune anxiété! Comme son mari, elle est complètement éblouie par Elie.Quel effrayant charmeur que cet homme-là! Moi-même, quand je ne réfléchis pas, je suis comme les autres, parbleu! Mais c’est égal, je ne lui donnerais pas ma fille avec autant de sérénité.“Marthe est une fort gentille fillette, Roland, un jeune garçon charmant et bien élevé.Il a le regard pur et profond de sa soeur tfînée.Noclare j m’a confié qu’il voulait être prêtre, niais qu’il ne le lui permettrait jamais.Il serait plus aise probablement qu’il devint un inutile et une ruine morale comme lui?“Allons, je finis, Gilberte.Après-demain, vous me reverrez et je vous conterai tout en détail, y compris les amertumes de Mme de Ghiliac, qui, | entre parenthèses, devait avoir des soupçons quant au choix d’Elie, malgré la façon dont celui-ci nous a déclaré, à son retour des Hauts-Sapins: “Mlle de Noclare réalise tous mes souhaits et sera une mère parfaite pour Guillemette." Il fallait qu'elle t eût une furieuse envie de connaître j cette future belle-fille, pour venir à cette époque, dans ce pays, et se priver pendant vingt-quatre heures seulement de tout son luxueux confortable habituel!” * -s * La soirée s'achevait.Le grand salon des Hauts-Sapins, meublé hâtivement, mais avec goût, orné de touffes de houx et de gui, présentait ce soir un aspect inaccoutumé.Depuis bien1 longtemps, il n’avait vu réunion semblable, le pauvre vieux salon, et il devait être tout aussi étonné que la jeune fiancée qui se trouvait, pour la première fois, en contact avec quelques-unes des personnalités les plus marquantes du milieu où elle allait vivre.Valderez était vêtue ce soir d'une robe d’étoffe légère faite par une excellente couturière de Besançon et dont la nuance de coque d’amande pâle seyait incomparablement à son teint admirable.Près de la toilette d’une élégance très sûre que portait Mme de Ghiliac, près de celle, plus excentrique, de Mme de Trollens, — toutes deux sortant de maisons célèbres, — celle de Valderez, simple pourtant, n’était pas éclipsée.La jeune fille parlait peu.La belle marquise de Ghiliac, brune, imposante au regard froid, l’intimidait, beaucoup, Mme de Trollens, jeune femme d'allure décidée, très poseuse, lui déplaisait, comme l’avait déjà prédit M.de Ghiliac.Le vicomte de Trollens était quelconque.Seule la physionomie franche et douce du prince Sterkine lui était sympathique — sans parler, naturellement, de M.d’Essil, qu’elle connaissait et appréciait depuis longtemps.Pendant la cérémonie du mariage civil, et pendant le dîner, elle avait fort bien eu conscience d’être rie la part de tous l’objet d’un examen dis- cret et incessant.Secrètement gênée par cette attention, elle réussit cependant à conserver son aisance habituelle, faite de simplicité charmante, avec cette nuance de réserve à la fois timide et fière qui communiquait à sa beauté un caractère particulier.M.de Ghiliac s'était montré éblouissant ce soir.Sa conversation avait littéralement ensorcelé les quelques amis des Noclare conviés au dîner, et le bon curé lui-même.Valderez l’écoutait avec un mélange de plaisir et d’effroi.Cet être étrange émettait des aperçus très profonds, des théories morales irréprochables; ! puis, tout à coup, un étincelant sarcasme jaillissait de ses lèvres, l’ironie s’allumait de nouveau dans ses i yeux superbes, s'exprimait dans sa ! voix aux inflexions captivantes.Et j la pauvre jeune fiancée, toute désem-! parée, ne savait plus que croire ev ! qu’espérer.| Ils n’avaient pas eu, aujourd’hi-.un seul instant de tête à tête.M.ue Ghiliac ne paraissait à personne très empressé près de sa fiancée.Celle-ci retrouvait, chez lui la froideur qui semblait avoir subi une éclipse, hier.Et son coeur se serrait de nouveau.(A nature) IX LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI, 3 JANVIER 19U VOL.V.— No.2 8 \ TEMPERATURE DIMANCHE, 4 JANVIER Octave des 8.S.Innocents.Lever du soleil : 7 heures 46.Coucher du soleil : 4 heures 25.Lever de la lune : 1 heure.LUNDI, 5 JANVIER Vigrile de l'Epiphanie.DEMAIN Beau et froid MONTREAL LES AFFAIRES A DE L’EAU DU MEXIQUE Où Acheter Demain (Enregistré conformément k la loi du Parlement du Canada, par L.-P.Deslongchamp,.au Ministère de l'Agriculture) DIMANCHE MATIN Lire, dans le Nationaliste : Notre argent, Léon Lorrain.Pichenette : Ce qu’il faut, Caliban.Une rubrique judicieuse, Louis Breton.Double scandale ; Les contribuables électeurs vont-ils enfin ouvrir les yeux ?Simon réval.Comment protéger les honnêtes gens, Jehan Verchères.La vie musicale, Fréd.Pelletier.M.L.-P.Pelletier n’est pas tendre pour lui-même, Baptiste.Tribunaux comiques, P.-M.B.Ce qu'i se passe, l’Observateur.Nos échos, etc., etc.Voir notre caricature.LE HOCKEY Voir nos comptes rendus complets et impartiaux des joutes : Ontario vs Canadien, à Montréal.Québec vs Toronto, à Toronto, Wanderer vs Ottawa, à Ottawa.GEORGES CARPENTIER Biographie complète inédite par H.Hubert, ornée d’une photographie du célèbre pugiliste.Les dernières nouvelles du monde entier.LES FUNERAILLES DU CHEVALIER EDWIN ____________________HURTUBISE Ce matin, à 9 hrs, ont eu lieu à l’église Saint-Viateur d’Outremont, les obsèques du chevalier Edwin Hur-tubise.Le service funèbre fut chanté par Monseigneur Emile Roy, grand vicaire dé l’archidiocèee assisté des Révérends Pères Desserres, C.S.V.et Vail-lancourt, C.S.V.comme diacre et sous-diacre.Mimseignour l’archevêque assistait au sanctuaire.La partie musicale fut exécutée par le chœur de chant de la paroisse sous la direction de M.Leduc, avocat.Le Dr Héhert touchait l’orgue.L’assistance très nombreuse se composait de la famille et d’un grand nombre de citoyens distinguée.COLLEGE JiAINT-REMI Les anciens élèves du Collège Saint-Remi ont remis au 25 janvier prochain la réunion projetée pour le 6 janvier.Ceux qui n’assistaient pas à la dernière assemblée sont priés d’en prendre note, afin d’aller en grand nombre à Saint-Rémi, le 25 janvier prochain.À 6 heures 45 hier soir, on a lancé l’eau dans le tuyau réparé et deux heures après, la canalisation urbaine commençait à se remplir.—On a d’abord approvisionné la population dont l’exaspération eft à son comble Montréal est sorti du cauchemar | A 7 heures ce matin on a rempli de huit jours où I avait jefe la diset- Ies réservoirs.Cette fois-ci, on a cru te d’eau.On a de l’eau depuis hier ?11’11 mieux commencer par j .1 , fournir de 1 eau a la population dont soir dans les maisons, on en a dans | l’exaspération est à son comble, les tuyaux pour combattre les incen- ! quoique le chef Tremblay eût pro-dies, on en aura dans les réservoirs bablement préféré que Ton remplît du Mont-Royal pour entretenir la pression.A (i heures 45, hier soir, tout était prêt et Ton ouvrit les valves à la prise d’eau pour laisser remplir le tuyau.A 8 heures 10, le tuyau était plein et Teau entrait dans le puits où s’a- d’abord les réservoirs pour lui don ner la pression nécessaire à un incendie de proportion tant soit peu considérable.Nous avons de l’eau, mais les ingénieurs et leurs équipes ne peuvent pas se croiser les bras tout de suite.Il faut calfeutrer à Tétoupe limentent les pompes de la Pointe | les fuites qui existent aux raccor- Elles sont discutées au cours d’une conférence secrète entre le président Wilson et John Lind.— La bataille continue à Ojinaga.— La libéra-des députés arrêtés tion PHARMACIE Lecours et Lanctôt SIO STE CATHERINE EST Coin St Dénia.Montréal.Télépnonea : Eat 0608-633-2770 Saint-Charles A 8 heures 36, le.puits était plein et Ton mettait !a première pompe, le numéro 7, en marche.Le grand tuyau de distribution de trois pieds de diamètre était fermé pour permettre de remplir les deux tuyaux de 30 pouces.A 9 heures 50, la pression était dements des sections d’acier.Quant au joint de ciment du conduit d’acier et du conduit de béton, il est encore mou par places, malgré le feu intense qu’on a fait tout autour pour le durcir, mais sa consistance est telle qu'il n’y a pas de danger d’une nouvelle rupture.S’il avait cédé, c’aurait été dès que Teau rendue à 70 livres dans le bas de li*eùt rempli le conduit et Ton était Ville avec quatre pompes qui marchaient à la .moyenne journalière de 55 millions de gallons.Un peu avant minuit toutes les pompes marchaient, excepté le No 2, à 72 livres de pression.prêt à faire immédiatement sauter le barrage qui ferme le canal ouvert à Lachine.Les 'ingénieurs Janin et Lesage ont passé la nuit sur le chantier pour être prêts à toute éventualité.Nouvelle-Orléans, 3.— Il est rumeur ici que le président Wilson est en conférence avec le président Huerta dans le golfe du Mexique, le Mississipi Sound ou le fleuve Missis-sipi.Différents faits rapportés paraissent étayer cette rumeur.L’entrevue aurait lieu à bord d’un cr liseur, où Ton croit que M.Lind n'est pas'venu seul rencontrer le président Wilson.Pass Christian, Miss.3.— Le president Wilson et John Lind, son re qu’ils ont opposée aux rebelles- A chaque assaut, ces derniers ont été obligés de se retirer.Les'Fédéraux cernés sur trois côtés et vivement fusillés n’ont pas voulu se rendre ni prendre la fuite.Le général Ortega aurait décidé d’épuiser les munitions des Fédéraux en les obligeant de tirer sur left rebelles qui se porteront sans interruption à l’assaut de Ojinaja.Jusqu'ici, ce sont les rebelles qui Sirop de Savoyane Composé (Lecours) Les effets curatifs de la savoyane, cette fameuse plante canadienne, sont universellement connus.Depuis les premiers temps de la colonie on s’en sert avec succès contre les maladies de la gorge et des poumons.Le SIROP de SAVOYANE COMPOSE (Lecours) est un remède souverain-contre les rhumes et les bronchites.Convient aux enfants comme aux adultes.PHARMACIE LECOURS & LANCTOT 310 SAINTE-CATHERINE EST, MONT REAL.ont subi les plus grandes pertes.Des présentant personnel au Mexique ont déserteurs fédéraux ont rapporté que eu une entrevue sur la situat'i n du les leurs n’ont que 100 morts, et un L’UNION NATIONALE FRANÇAISE Sous ses auspices auront lieu en lévrier de grandes fêtes que rehausseront, par leur présence, le représentant officiel du roi au Canada, le Consul-général de France et Mgr FArchevêque de Montréal.QUELQUES DETAILS DU PROGRAMME UN DE MARIGNY SE FAIT FILOU Paris, 3.— Le vicomte Charles Enguerrand de Marigny, descendant d’une vieille famille française, e.st dans la dèche.11 a enlevé le portefeuille d’une femme dans Tes-poir de se faire arrêter.Ses voeux ont été comblés.Il a déclaré au commissaire de police qu’il désirait être envoyé en prison car il n’avait rien à manger et aucun toit pour le protéger contre le froid.Le père de ce malheureux fut très riche, mois perdit sa fortune dans la faillite d’une banque.Le prisonnier a servi dans la cavalerie pendant la campagne du Maroc et mérita une médaille.Dernièrement, il quittait l’armée, son terme étant expiré.Il a cherché "de l’emploi mais n’a pu en trouver.Notre ville sera dans quelques I M.Brisset des Nos, président de semaines le théâtre d’une manifes- l’Union Nationale Française, et un comité special travaillent active-jment à l’élaboration du programme.Déjà un de nos meilleurs artis- tation de charité comme on en a jamais vue dans la Métropole et peut-être dans tout le pays.Cette fête organisée par l’Union Nationale Française, au bénéfice de l’oeuvre de bienfaisance que poursuit cette belle société au milieu de la colonie française depuis vingt-sept ans, sera sous le patronage de personnalités les plus en vue du pays.Elle durera quatre jours, dans la semaine précédant le Carême, les 18, 19, 20 et 21 février.Le programme, sans être complet, promet déjà de belles surprises.Les réjouissances auront lieu au vaste manège militaire de la rue Craig où auront lieu en ces quatre jours une grande tombola, des représentations cinématographiques et théâtrales, des concerts, des féeries.tes a dessiné les deux couvertures d’un album-souvenir qui sera distribué lors des fêtes.Nous en avons pu voir les esquisses.L’une représente les armes de la province de Québec surmontées d’un coq gaulois prêt à entonner un salut au soleil qui lance de multiples rayons d’aurore et qu’entourent des drapeaux en faisceau; au bas, dans des médaillons, on voit à gauche George V.d’Angleterre, à droite, Nicholas II de Russie et, au centre, M.Raymond Poincaré, président de la République française.La seconde illustre, sous une forme symboli que, l’oeuvre de l’Union Nationale Française: Une femme, la charité, protège des plis de sa robe un petit enfant pendant que d’une main LA POSTE AUX COLIS Ottawa, 3 — La poste aux colis pourrait être employée avec avantage pour diminuer dans certains cas le coût de la vie, On prend, aux bureaux du ministère des postes, des mesures pour le transport rapide et peu coûteux des oeufs, du beurre et d’autres articles de consommation.On s’est procuré des boîtes qui.avec certain bourrage, permettent de transporter les oeufs sans les briser.Quant au beurre, le transport ne saurait présenter de difficultés en hiver ; mais en été ce sera bien différent.Le tout est d’éliminer l’intermédiaire et les fermiers traiteront directement avec le consommateur.bref tout ce qui peut flatter Toeil et bienfaisante elle place sous son l’oreille.égide un garçonnet que le malheur Le clou de ces quatre journées semble avoir frappé; au-dessus, sera sans doute le défilé plein de dans des médaillons, sont placés souvenirs que feront des fillettes les portraits de S.E, le Duc de Con-représentant chacune les vieilles naught et de M.Bonin, provinces de France, depuis la Cette manifestation prochaine Bretagne avec sa coiffe immaculée s’intitule: fêtes franco-canadiennes, jusqu,a la Provence au sourire en- Et le mot est juste car les Canadiens solcillé, sans oublier celles-là me- qUj savent apprécier l’excellent trame à qui la France pense toujours: vaii ,|e l’Union Nationale Françai-TAlsace et la Lorraine.Se et qui d’ailleurs sentent plus que On croit savoir que la soiree d ou- jamais vibrer en eux l’âme françai-verture sera présidée par S.E, le se> promettent un concours inlassa-Duc de Connaught et qu il y aura jq,, g ]ei,rs frères de France, à cette occasion une feerie symbo-I lisant l’Entente cordiale.Les autres soirées seront tout pro-i bablement présidée par S.G.Mgr l’archevêque de Montréal.M.C.E.; Bonin, consul général de France au Canada, et sir Lomer Gouin, pre-|mier ministre de la province de Québec.Mexique.Ils se sont rencontrés sur le croiseur Chester.Depuis juillet dernier, c’est le premier entretien verbal que le président a avec son représentant.On a été très discret sur cette entrevue.Lorsqu’une dépêche annonça que John Lind se rendrait à Pass Christian, les hommes politiques qui accompagnent M.Wilson n’ont pas caché leur déplaisir de voir l’itinéraire du délégué rendu public.Le président Wilson avait espéré de pouvoir, sous prétexte d'une excursion, rencontrer sans que personne ne s’en doute, son représentant.Les marconigrammes reçus sur la direction et la marche du Chesler, ont aussi empêché qu’on ignore ou Inc trouverait le navire au moment de l’entrevue- M.Lind s’est absenté pendant vingt-quatre heures du Chester,avant l’entrevue.Celle-ci, ne s’est terminée qu’à huit heures, ce soir.Le president est aussitôt revenu à Gulfoort, et de là à Pass Christian.L’INTERVENTION AMERICAINE Londres, 3.— Le “Spectator”, de Londres, déclare que la pression de Topini n publique forcera bientôt les Etals-Unis à intervenir dans les affaires du Mexique.L’article du journal anglais, déclare que le Président Wilson a commis une lourde faute, en ne voyant pas dans Huerta la seule autorité capable de garder la paix au Mexique.Le “Spectator” ajoute que les Etats-Unis, ayant permis à l’anarchie de boulever le Mexique,doivent prendre la responsabilité de ces désordres, Et, de plus, les Etats-Unis devront intervenir au Mexique sans le concours des autres nations,ou aban-donner la doctrine Monroe.Le “Spectator” déclare encore que l’intervention des Etats-Unis sera une oeuvre de paix, et qu’en rétablissant Tordre au Mexique ils feront preuve de sagesse et de prudence.REBELLES CONTRE FEDERAUX Laredo, Texas, 3.— Après deux jours de résistance contre l’attaque des rebelles, les fédéraux semblent l'emporter à Nuevo Laredo.Dans un assaut, aujourd’hui, les rebelles ont eu trente-cinq hommes tués et le nombre de blessés n’est pas connu.Les rebiles sont un peu découragés de ce que les secours n’arrivent pas; ils ont décidé de continuer l’assaut de la ville tant qu’il leur sera possible de combattre.Du côté américain, on a assisté à un acte de barbarie sans nom, un constitutionaliste, blessé a été attaché à la queue d’un cheval farouche, et traîné à travers la plaine.On rapporte aussi qu’un consti-tutionaliste aurait été promené devant les troupes fédérales, attaché i ar les bras à une perche.Presidio, Texas, 3.— Le général Ortéga a fait cesser le bombardement de Ojinaga; depuis quatrfc jours un feu continu a été dirigé sur la ville; cependant, les rebelles seraient VICTIME DE LEUR FIDELITE Nos compatriotes anglais assurent aussi un appui généreux à cette manifestation et Ton verra en ces jours de fêtes inoubliables un nouveau gage de cordiale et fraternelle entente.Des détails complets seront publiés d’ici quelques jours.nombre indéterminé de blessés.LA SITUATION A MEXICO Washington 3.— Le colonel Mouton F.Gage, attaché militaire à Tem-bassa
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