Le devoir, 3 mars 1959, mardi 3 mars 1959
MFTTOItn! oc.ni krm** An Irnilnt.Tr^« Afrwt MTN 11.— MAX.: 4« Graeiev-teté àt : Shearer Lumber Co.Ltd.MONTREAL Dlr»et»ur Oérlrd FILION VOL.L NO 51 FAIS CE QUE DOIS MONTREAL MARDI.3 MARS 1959 Btrfurttur *n ch*f: André LAURFNDËAU rrtF ni* iom STF CUNFGONDP F.PILON Inc.Papeleiie Dactytoar aphr» Amtubltm«nf d# burtiu 10 cents l'exemplaire JOURNEE DRAMATIQUE A RADIO-CANADA Après la violente manifestation, la Société s’offre à signer en posant une condition déjà remplie ¦tourné* dratnMiqu* à R»dioCan*d« En Î4 heure», le» événement» »e »ont précipité»: volte face de Radio-Canada dan» la nuit d* dimanche * lundi eu tujet de la clause no.3 de l'entente intervenue le 9 février, relative é l'affiliation syndicale; rupture des négociations à l'aube pat suite de ce désaccord, attribuable aux crainte» qu'inspirent à Radio Canada le» Interprétations diverses de cette clause dans la presse; réunion générale de» grévistes é Montréal hier matin réunion au court de laquelle éclate au grand jour la colère de» syndi qués qui croyaient i la parole donnée le 9 février; vers midi plus de mille personne» manifestent devant l'immeuble du boulevard Dorchester où, bien aguerris, le» attendent de» cen taines d* policier» dont plusieurs sont monté» è cheval, prêts i charger; ils chargent, en effet parce qu'ils ont "été provoqués", affirme la police; au total.2R personnes sont appréhendées, écrouées durant quelques heures, finalement reISchéet vers 4h.30.Mia Riddez, à sa sortie de prison, est accueillie par sa petite fille Derrière Louis Monsset et André Roche, qui ont également passé quelques heures derrière les barreaux.(ehoto - ip devoir - Accusés d'avoir 'troublé la paix”, les prévenus, dont M .lean Marchand, secrétaire ^éné Irai de la CTCC, comparaîtront ce matin A Ottawa, les négo dateurs de RadioCanada adres sent, en fin d'après-midi, un télégramme à M Fernand Qui vion, président de l'Association des réalisateurs: Nous sommes prêts à signer l'accord, affirme la Société si t ous donne/ l’assurance que les réalisateurs ne s'affilieront pas à quelque cen traie syndicale, ouvertement ou autrement Cette garantie, sou lignent les chefs syndicaux, est déjà contenue dans le texte de Faccord (clause nn 3): il n'y a donc pas lieu de répéter inuti lemrnt ce qui est déjà convenu.T.a journée s'achève par l'en j voi de deux télégrammes à diverses pei soruialités.dont le premier ministre, M Piefenba ker.Rendant combien de temps le peuple et le gnuver nement canadiens vont ils per mettre ce jeu de chat et de sou Les policers à cheval empêchent la foule de traverser la rue qui la séparé de I immeuble de Radio Canada (Photo "t F nr.vofR i TOUI EN MfTUNl l'OCODENT Bl OAPDf tONIPf "L'AGPESSION ", Moscou propose: conférence des ministres Est-Ouest en avril Mais l'offre esf assorfie de condifions — La mission Macmillan: succès parliel Condition» posées per Moscou MOSCOf 1,1‘ninn soviétique persiste a croire à la ne cessité dune "conférence an sommet." mats dans l'intervalle, elle accepte de participer à une réunion des ministres des affaires étrangères.Pareille reunion pourrait s'ouvrir dès le mois prochain, à Genève ou à Vienne, avec la participation des quatre “Grands" naturellement mais aussi de la Pologne et.de la Tchécoslovaquie et la représentation des deux Allemagnes.Cependant.cette conference ministérielle ne devrait aborder que les questions relatives au statut futur de Berlin et à l'éventuel traité de paix avec l'Allemagne - le problème de la réunification allemande doit être laissé aux- seul* gouverne ment.» allemands Entretemps.IT'RSS n'hésitera pas à riposter rie toutes ses forces à la moindre tentative "d'agression" des Occidentaux.Telle est la substance de la note adresser hier par le gouvernement soviétique a Washington, Tendres et Paris, note dont Radio-Moscou a révéb-le contenu.Aucune réaction officielle n'est encore venue des puissances occidentales Influence de Mecmillen?Cette note de IT’RSS esf la repense aux notes occidentales du 16 février qui suggéraient la tenue d'une teFe réunion de» ministres des affaires étrangère» sur les problème» de Berlin, f’e l'Allemagne et rie la sécuri-!" européenne Dans le« milieux t" "lomatiquea de la canitale *o-\ 'ti"ur.on incline a croire ' u» le consentement de Moscou à participer à une reunion des n nistrrs n'est pas étranger aux entretien* du premier ministre Macmillan avec Khrouchtchev.On e enregistré hier une légère detent* dens les rapports Est-Ouest.Moscou * en effet accepté le principe d'une réunion des ministre» de» affaire» étrangère» proposée par les Occiden taux mais t certaines conditions.Le Kremlin exige en effet que la conférence port* uniquement sur le question de Berlin et le projet de treité de paix avec l'Allemagne, le problème de la réunification étant laissé aux «euls "gouvernements allemands '.Si les Occidentaux y consentent, cette rencontre ____ préalable peut-être è la fameuse conférence "au sommet'* — s'ouvrir a dès le mois prochain a Genève ou a Vienne.Par ailleurs, les dirigeants soviétiques et en particulier, M.Khrouchtchev ont tout mis en oeuvre pour que le visite de M Macmillan termine dans un* atmosphère de profonde cordialité.On est revenu aux démonstration» d'amitié et aux propos pacifique» de» premier» jour».Le communiqué final des entretien», attendu pour aujourd'hui, devrait faire état de ce "»uccé» partiel" du voyaqe du "premier' britannique, selon lexpretsien lancée hier par quelque» lourde Berlin n'auforite guère d oprimitme quant a l'issue de Pénaliste» britannique» Mai» l'intransigeance soviétique a propos ventuelle réunion des ministres des affaires étranqère».On se garde bien toutefnis d'au-g.tirer de la réponse des gouvernement.» occidentaux ( elle ci.pense t-on ‘T'a nfluenrée prinetpalemenl par deux far leur*- le rapport que Macmillan fera à ses alliés de ses ronver cations a Moscou et :e contenu rie l'Important discours que "K" doit prononcer mercredi soir à Leipzig.On attache une particulière importanee aux dé elarations que fera a ce moment le premier ministre de IT'RSS.S'il devait confirmer que Mo« rou va de l'avant avec son projet de remettre tous ses pouvoirs et responsabilités à Berlin et à la frontière des deux Allemagnes au regime de Pankmv.les chances d'une réponse affir mative des Occidentaux à la note d'hier seraient fort minces La visite : succès partiel Te Kremlin a remis aux ambassadeurs occidentaux a Moscou sa réponse aux notes du 16 février peu de temps avant les derniers entretiens officiels de M Macmillan et M Khrouchtchev l'n porte-parole britannique a rapporté à propos de cette der- nière rencontre entre les deux hommes d'Etat, qu elle s'était de-roulée dans une atmosphere "tout miel et tout sucre".M.Macmillan et M Nhrourh! ehev doivent encore mettre au point aujourd'hui le communiqué conjoint sur les entretiens, avant le retour de M M.aemillan qui arrivera à Londres cet après-midi.Hier soir, au cours d'une réception d'adieu dans le grand palais du Kremlin, M.Khrouchtchev s'est dit "heureux" des entretiens.Un porte-parole britannique a ajouté que la visite de M Macmillan se terminait par un "succès partiel", La note russe, remise aux ambassadeurs occidentaux, suggéré que la rencontre des ministre?des affaires étrangères ait lieu soit à Vienne soit à Genève Elle ne fait pas mention d une éventuelle rencontre des chefs de gouvernement, comme on s'y attendait, mais recommande que l'ordre du jour de cette conférence se limit" strictement a l'avenir de Berlin et au projet snviétique.de traité de paix avec l'Allemagne A la réception d'hier soir, M Khrourhtche» a déclaré que ses entretiens avec M Macmillan avaient permis de clarifier la situation et qu'ils se révéle raient utiles au moment des prochaines négociations.Puis, portant un toast en l’honneur de son hôte, le pre mier ministre sov étique a ex primé l'espoir que les projets de visite de M Macmillan au pre sident de Gaulle, au chancelier Adenauer et peut être au prési dent Eisenhower, permettraient de trouver une solution à ja guerre froide.11 a remercié M.Maem llan de s'ètre "élevé au-dessus des préjugé»" dans ton pa-s et cher ses alliés, à propos de son voyage.Il a promis un accroissement de» échanges ennim"rciauv et culturels avec la Grande Bre taire Il a rappelé qu'il avait pro posé la conclusion d'un part" de non agression avec la Gran d» Bretagne parce eue rr|a n'aurait pas seulement servi nos navs mats la cause d» la paix dans le monde entier".En répons», yv Marmil'an a dérlaré qu'il y avait trois facteurs a conserve» dans un pacte de non agress on: T tous les différends entre les deux pays devraient se ré gler à partir de la Charte des Nations Unies; 2 aucun ries deux pays ne d"vrait porter atteinte a l'inté rêt national de l'autre; ,1 à partir de ces principes, les deux gouvernements de vraient acrepter que leurs dif férends se réglenl nar négocia lions et non par la force.ris ." Tous les syndicats en cause dans la grève ont signé ce télégramme.Pour sa part, TU nion des artistes a fait tenir au ehef du gouvernement canadien el à d'autres personnalités un télégramme, rédigé en termes plus durs, dont on trouvera le texte en page 2.Au Conseil municipal, MM Pierre DesMarai* Roger Ma thieu, Touts Taberge, Prosper Boulanger et René Clouette se sont élevés vigoureusement eon tie l'attitude de la police au cours de la manifestation Uni in.comment réagiront le réalisateurs au dernier télé gramme de Radio-Canada?Au moment de mettre sous presse, les chefs syndicaux se consul talent encore.On croit savon qu'ils adresseront une réponso au député Egan Chambers, le député médiateur, dans laque! le ils souligneront que Radin Canada exige des garanties qu elle possède déjà.Pour justifier sa voile face, Radio Canada a accusé les réalisateurs d'entretenir ou d'avoir l'intention d'entretenir des re lations juridiques avec la CTCC et déclaré que, dans ces conditions, la Société ne pouvait con sidérer l'Association do« rcali safetlrf comme indépennnnie de toute centrale ouvrière.Ces ac cusations ont été portées en dé pit de l’accord signé, il y a trois semaines, accord prévoyant le statut spécial de l’Association vi< à vis la CTCC.Radio l anada reprochait au.» si aux réalisateurs d'interpréter erronément la clause 3, “comme le démontrent des rapport' de presse ajoutant que les réalisateurs ne s’étaient pas donné la peine de rectifier les intentions qu’on leur prêtait.' Devant cette attitude de Ra diofanada, les réalisateurs ont décidé de rentrer dans la mé tropole Vers trois heures, lundi matin, ils quiltaient Ottawa A dix heures, lundi malin, les syndiqués à l'emploi de Radio Canada qui remplissaient à craquer la salle du Geiù, onl déridé à l'unanimité de continuer leur appui aux réalisateurs dans la poursuite de la grève.La do cision de Radio-Canada de ne pas respecter sa signature d'il y a trous semaines a provoqué un tonnerre de huées parmi les syndiqués.Ta salle s'est levée en hloo pour réitérer son appui aux grévistes, Il fut alors décidé que tous les syndiques présents se ren draient.dans Tordre, jusque devant l'immeuble principal de RadioCanada pour y manifester leur méeontentement simple ment en chantant "O Canada .Cette manifestation, ouc les syndiqués s» proposaient de te nir dans Tordre, comme leurs man festations préeedentes d'ail leurs, a pris la tournure que Ton sait lorsque la police mont réalaise, sourieuse de faire respecter à la lettre quelque ré glement exigeant un permis écrit pour un tel défilé, a adopté une attitude de provocation à l'égard de la foule el s'est même livrée à des actes de hruta lité dignes de la Gestapo -lean Dticeppe.président de l'Union des artistes, dans une déclaration d ffuséc à la radio a accusé la police de s'être eon duite "ignominieusoment" en vers "des gens pacifiques et bon nêtes qui sont des contribuables" ¦lean Philip, représentant de la Federation des travailleur» du Québec, a dérlaré que la oo liée a provoqué" les manifestant' par "d"s actes rie rudesse inutiles".A Tis*ue de !'as.»»nhlée du Go'ù.les grévistes et |eu»s sym "athi'ants ont commencé a diriger ver» l'immeuble prinri •val de la Société Radio-Canada en empruntant je boulevard no»rhc'ter A l'angle H(* Rieur, "t Dorchester, des po'icier» *tj -aient prévenu le» syndiquas ¦V n» pas faire d» manifesta Pon parce qu'ils n’avaient pas obtenu de permis à eet effet Tes syndiqués rontinuèrent.de s» diriger vers l'ouest sen-rnani'ester hruva-r-nr"' A leu» •-rivée à Tang’» de !» nie Ri shop, des policiers à cheval et plusieurs voitures d» la oohre h’oquaient dé*à la route T» dé M’é s'immohBisa momentané ment.Une partir de la fouir traver a la rue el le» manifestants en tonrè-ent "O Canada".Puis, pc t't à petit, la foule «e reM-ma plus d’nse sur le rAté nord d» ’a rue Do-rheste- L* polir» rmnéchapt toujours les syndiqués de défiler devant Paisiblement, René Lévesque monte dans le |„mior à salade" .jF aussi paisiblement il sort de prison 1 (Phoin t e nrvniR") POUR A.V.ROE : A RADIO CANADA l/opércttion suicide n.Ti Andrr Laurendeau L#* fail* iont trèi éloquents c* malin., Aprè» six «cmainet d» qrpvf, péniblement, parfoi* à reculons, toujours à tétons, Radio-Canada M les réalisateurs étaient parvenus, aveo laide da M.Fqan Chambers, à rédiger le texte d une entente.C*fa se passait le 7 février.Le document était accepté de part et d'autre en p ésence du négociateur Toutes les clause', said deux, étaient pua-phées.Puis il a fallu provisoirement le< mettre de côté: le but de la orève étant a»-teint, on deve t arrêter avec les syndicats alliés les conditions du retour au travail.On y a ml» trois mqnrtes semai nés Enfin, vendre'1! soir, l'ef faire s* termin i* par le geste empanaché de i Union des ar ti'tes.I Affaire si* terminait Or non, elle ne « est pas ter minée • l-'invraisemblable s'est pro duit On a appris dimanche que Radio Canada refuse main tenant d’honorer sa signature.Le document que M.Chambers a aidé a bâtir, I** fruit des six premières semaines de grève: voilà que Radio Canada remM en question l'une de ses prio cipales clause* Dans le monde des négocia tiens, on n'avait |amais vu ca Rouvrir le débat sur un te, te dont chaque mot, rhaque virgule avaient été pe*és des heures, des jours, et sur le quel avaient pâli les experts de Radio Canada; le rouvrir après que rh-run des syndicats alliés a décidé de rentrer sur la foi de re document; oser exiger qir» l'autre partie modifie ou, f e qui revient au même, "précise'’ une ententa conjointement acceptée re sontlâ des actes que person ne n'attendait de Radin Cane da Elle les pose en vertu d* quel* prétextes?En vertu, dit elle du te»' ciue de* journalistes aurai»* donné â la clause qui regard l'affiliation.C'est faire aux Journalist*' beaucoup d’honneur Ma • quand on signe un contrat, o i s'engage sur un texte et non sur l'interprétation qu'en don neront des tiers, fussent ils journalistes Ce que les réali (Suite d In pope 7) Dès septembre, on cherchait d'autres marchés militaires OTTAWA M.Pe-t rson avait prp»pntr une motion do non confiance dan» le gouvernement, lui reprochant ton hesitation anterieure a l'abandon du CF 105 et d' nonçant la lenteur avec laquelle il s'etait consacre a réorienter I industrie aeronaut quo qu il allait plonger dans un tel marasme "que la société A V.Roc du Canada n a eu le choix: il lui a fallu renvoyer se» 14,000 employr» .pat < est M Peaikey le ministre de la défense, qui lui donna la réplique, aux Commune' Dr puis septembre, affirma I il, le» fnree.s années du Canada, par l'entremise d'équipes teehni ques, avaient vérifié les dispo nihilitrs des marehés militaires des Etats-Unis el d'Eurnpe en regard de l'industrie canadien ne de fahriealinn Il ne put cependant faire étal d'aurnn résultat enneret Ayant Toeeasinn tonte belle.M Pearson lui fit observer qu'en laissant (rainer oette ques tion brûlante ainsi pendant rie» mois, le gouvernement avait donné (les signes déplorable,' d'inaptilnde à diriger.Suivant la coutume des partis d’oppo»;!ion, le député psii li t rold Winch proposa d'apporter à la motion libérale de non confiance tin amendement souli gnant que le présent état de chose “anémiait la souveraineté du Canada".En fait, la plus grande partie de la séance a été consacrée à diverses questions intéressant l'installation de projerliles de tvpe Bomare en territoire cana dien Te débat doit d ailleurs se renouer dès aujourd'hui, sur une mnlinn de subsides.M.Pearson a reproché dti gouvernement d'asservir la de fen«e canadienne a la terhno Irtgie, à l'équipement el aux fournitures des Etats Unis ' M Winrh » renchéri : si le* intereepteurs montés comme le CF-I0S sont désuets, ainsi que l'affirme ie gouvernement., a t il demandé, pourquoi la Grande Bretagne s'anplique-t elle avec persévérance à perfectionner les siens ?Question de géographie, répli qua M.Pearkes.Les dirigeants militaires croient que l'Améri que du Nord serait cible facile pour de» projectiles.Ta Grande Bretagne elle, est à la portée des bombardiers monlés de l’U- nion soviétique ; c'est pourquoi elle doit compter sur ses in-(ereepteur* ' c qui fi! (L-e à M Wim h qu'il n v avail rien de sense à tirer des déclarât ion» des ministres en matière de défense.Télégramme à Diefenbaker Voir» /r texte riu tétêqrar nrlrrrsr hier .inir pnr tous sj/nrfieat.s m enusr flan* la re rfe Harhn Canaria au pre?M Diefenbaker "[‘parlant row bien rie te er i P*Mpl et le 'mp* nient rimmcuhlr aux d’intervenl foule.1 ** KA' un in>pr*cfrur a fait policiers â cheval pour di.«pervcr la ont alors rq vahi le trottoir.Il faut dire 'qu’aucun policier n a touché qui | que ce *oit.foui se contentant de laisser a leurs montures Je 1 de bouscu'er les p’us proches “à coupa de croupe”, f’e prorHA a immédiatement soulevé des protestât otts i m manifestant*, venus pour fai re voir dan* Tordre leur mécon tintement de la tournure *r|injon dr lj gurttion dr u rAtinlflratlftn al* Irmandr fr aulrr part la .cWnirrr journrr dr i* «hua ' dan» un r lima» rordtal gui rapprlatt lr» pirmior-.|f*ur« dr SB fournir rn I f»HS I n rommiifilgti* fln*l »ur |r« rnOMlrns d** dru» prrmirr» minhtrr* «rr* publia atijour* d'hul.U Hlu» 1 \ Sf»l Vine | r (ouvrrnrmrnt du N>a»%xiand prr id dr» nuturr* pour rrprl mrr toutr »fifatIon rf iimi trr lr » me- m» d arrtnn du i onrrr» national afriraln — «Voir pair %), FI Sfr *Ot Vf R F on «af.»rnd d'unr limrr a I au*rr $ unr trntfthvr dr lanr rrnrnf I *rmér anoArlralnr d unr »nlairr drpult » ap r».rmrr»l, par alllrun.Ir» »rrh-n c en» t'c fnynni pi» encore »i |r ».»frin*r "|l.»rovrrrr a *** «u anrt plarr #n nrhltr tamedl (mir p S).f tIVPRr M rr Maturin' « fonfrrrr hlrr avrr |r fouvrr* n» ir ».r Mueh F o r rt a lan • r* a la roromunaute crrrgti» ¦ n nmivri apprl pour la roo-p#ratl*>n a?r» ]r» Turro-f « priote* (tnlr p.%) IfMV -* Teheran a fall «avoir a Mnwnu «l'i'tl rnnaldCrr da* •ormal» «»n« valrur Ir» rlau *r« d un traMA dr |jH| aufn-rt«an» Ir» rmupr* «otlAügur» a rnirrr rn Iran »esu« f*rral-nr» mndMlon» (tnlr p M.4t.f«FftlK .Or ttnlrnt» mm bat» font rair au* ronfm» al|aro-tunt»irn» rntrr dr» trotjpr» franral»r« n xm for» dafarhrmrn* du Fl s (Voir pa(r par l'i fu«ar DEUX LE DEVOIR.MONTREAL MARDI, 3 MARS 1959 Après la violente.(Suit' d' I" JM* png') I Cf j proies) al ions \ e r b a 1 f s étaient de trop Les policiers ont perdu leur sanî-froid et s'en don nèrent à plein.Ceux qui n'obtempéraient pas à l’ordre de circuler ou qui osaient entreprendre rie discuter Se firent bousculer pour de bon.Quelques-uns des manifestant-ont appris a leur dépens qu'on ne résiste pas à la "loâ]\ Louis Morriss-et, le vice-président de la Société des auteurs dramatiques, était a accorder un-' interview à un reporter du poste CFCF sur le trottoir.’’Circulez!" lui ordonna un «sent."Mais, vous voyez bien qu'on est en train de m'interviewer pour lu radio," a répondu Morrisset.Son sort était scellé Ouste, dans le panier à salade ! Voyant qu'on amenait son mari, Mme Outriez a voulu protester parce qu'on le rudoyait.Mal lui en prit, ear on s'empara d'elle sans trop de délicatesse et ouste, à son tour, dan* ta Black Maria.Les syndiqués se mirent à huer ‘les policiers qui redoublèrent de zèle Mlle Madeleine Langlois, une comédienne, qui venait de se taire bousculer an point de per dre l'équilibre, ainsi qu'un soulier.n’eut pas le temps de se relever qu’un constable s'empressa ’ d'accourir galamment' ! • pour lui vociférer l'ordre .'SHMÎtTLF.R DONC" Comme elle lui répondait qu'c' le avait perdu son soulier, le constable s'empara d'elle en lu soulevant par ses vêtements et la secouant comme un roseau.Au risque d'y laisser .son manteau e*.sa robe Mlle Langlois à fuir nnnement r a son em trs une auto F.lle deman- da au chauffeur de démarrer et de la conduire n'importe où.veux pas être lut répondit de là là-dedans! tait delà ap tard, car ta police a te bras long,.et ptiiisanl.Le policier qui avait perdu sa proie quelques instants .plus tôt arrivait au pas de char-ge.avec, cinq agents de la paix t !1 Mlle Langlois fut bien obligée de quitter son refuge mats il faut dire que ses pout ; suivants y ont trus un peu de théàt-'al.Le plus élégant des êix déc ida app, aremment que ça sortait nas ass ez vite de i'auto.Il s’y f •ngouffra donc en belier pour e n ressc irtir t rainant la jeune < comédie la mani nne par les chr ere d’un danseur IViu! ant que cette scène d'une riv'îirici ;?c brut alité se déroulait s yeux de c»n’aine.s de spécial n puissants parce nue la v t ec h ni’ rjue fif*.-» refoule m*nts à coups de croupe conti nuait d !p fuirp se» ravagea, cer* tain it ir Minogue diri- :*eait li u ra/zia .On serait ports hr irait dit qm arrêter .car i 1 allait (I un ai t rou op1 meut m l'aiilie el y Ssx publi De qu< /ous le plus bes •tc^n tiuv Htniami •mont liér rment molest e pur a « qui.à un c ertain mo r*‘ pn"r ‘f,1’» l'ont y iolemmc •nt projeté Pet! ‘llr ar une té blej Pierre ise Des fhiceppe a frames ,nantfestalU, ables ri nier, que celle d.i et celle rie i matraque pour la première fois rie leur vie l’ne ries notnbreu ses victimes ries Renereux coups rie croupe ries policiers à cheval s’est également f*it piler sur les pieriw , pair le sahol d’une bête trop fringante.l.e photographe rie Paris Match.(*iiy Borremans.a visite le pr*Nte numéro 10 lui aussi.Il a été le seul photograph* admis , a l’intérieur îî y a fiit son » entrer as.se7.longtemps après Jlcs autres Sous l’impulsion rie ?'nn r cnrtè, il a passe comme * l’éclair rie la voiture au violon Quand il est sorti, il avait son » appareil IT A l’intérieur du poste No 10.' alors que ries centaines rie sym îpathisants attendaient a l’extc- on diffèrent seule i point Seule celle jlois affirme que les ont insiste pour né ¦r dans l'immeuble de Hanio-ria 11 n’en est pas le moin- question dan! Voi riéi •ation Lt ch«f Langlois ‘'Les grévistes, au nombre de trer dans l’édifice rie Radio-Canada Les agents rie police en devoir ont retoulé les grévistes rie façon tre* paisible du cète suri rie la rue Dorchester Ren dus la.1rs grévistes *e sont mis à chanter, a crier, a faire des démonstrations ont entoure ries voiture» rie police, ont même srimm «ur ries voitures S VOUS POUVEZ EMPRUNTER A PEU DE FRAIS GRACE A LA OliiiSiy* iOi'i wmrs *—-*> ' «il.' «« \ir «»• C.—• •— • k.L.w (Z3 *•«*- r*«».»*¦*» ts > ’ ta quelque?rien M* ir snus la «uneillanee d'n istables.c’est a dire dans que tm~ nt' petite armee ne préposés d.- *¦ aux troubles cin tulatoires on ils ont envahi 1 e la circulation •ma pou va it voir les détenus pai tru fenêtre dont il ne fallait plu s, et c’est à ce —».pas s'approcher.La police n'a «MB l'î,',: tait voulu nous d ire ce qui »'( 1 y a eu du 1er les gréviste.» | bra- sse-camarade i Les libéré- ne 'C’est dans eette non s ont pas cacl' lé que le per qui 4 plusieurs rie m mm.-onnel de ce post e de police a été blessé» 1 'un a un langagf* particulièrement t’hi vnita! et il a p' » CP arretier \ On S’est plu a i\ aorès nvoi** r TJ'ru ri over des “not' nires ’ coninv’ i aucun rapport Moi Tû^et, rhena il, Marchand, Lav igné.On a ega lenient eu ries mm» «lel icatessp» spec ’ialp« a l>n loitenir la paix J^rirn it ries femme» surtout pour —» Moi nique Bosco n *ntrepris rie il lu'un "boule ’ ompter, après L’inspecttur j’a v otr annoncé publiquement l.’in.«peeteitr .inten tisfaits.ter?contre ‘ I.K DKVOIR".a Même s nous répondons i la brièvement plaide lui aussi.Il a motion pour détail, a dit Me dit que les détails demandés, (jpoffrion, nous ne serons pas dans la motion de M Duplessis obligé* de nous limiter à ceux sont déià donnés dans la défen 13 car nous plaidons véraeite des se produite par I.R DKVOIR" faii5 dp t()ui iPS fajts et dans les articles publié, par Q|iant poMWcr ^taiU qu'il demande, dit-il, le deman deur M Duplessis, esl premier ministre et doit connaître bien mieux que nous ce qui se passe dans le cabinet.Il a d’ailleurs lui-même participé à plusieurs gestes que lui • reprochés "1 e ce journal dans l’affaire du ga?naturel.Me Lucien Tremblay et Me Icon Met bot, procureurs de M Duplessis, demandaient trois choses dans leur motion 1 I.es noms des ministres que ‘ LF, PVVOIR ' entend accuser ainsi Aint j, transaction avec la Corporation de gar naturel Quant au mot ‘ impliqué" M connu et qu’il n'y 1 pas lieu ' de le préciser Pemière demande U dat» de I l'implication de» ministres Vous avons vainement tenté de dit-il, car c'est de que le* portefeuilles qu'ils dé tenaient alors dans le gouver nement provincial; 2 I,e sens que le* article* du "DF.VOIR" veulent donner au mot impliqué": 3 Ij date â laquelle ae Ion I F.DKVOIR aurait corn mener cette implication.M« Gnoffrion Fin vertu de la doctrine léga le a dit Me Geoffrion la mo tinn pour detail ne peut avoir que l'un des deux buts suivants renseigner la partie adverse, ou circonscrire le débat.Dans le premier ras du il, xi on établit que la partie adverse est déià en possession des .- renseignements qu'elle demande jnin.Strev rtp ,la.r est une réponse parfait limier de s eger.M DesMarai» a demande: “Est-il besoin de changer les personnes en office quand tous savent que les construction* sont érigées en eon travention des règlements de zonage el du code du bâtiment?'' Puis M.DesMaia.s a rappelé comment l'Office avait été forme “A ce moment là, dit-il, Quebec a juge à propos de foi-mer le monstre administratif qu'est l'Office d'habitation salubre, en prétextant que le Conseil était souverain et que l ad ministration d'alora passait outre aux décision* du Conseil.Aujourd'hui on assiste au ren versement de la vapeur.Les mêmes personnes procèdent e\ actement de façon contraire.L'on s'est fait dire à Québec, .pas plus tard que ocs jours det-1 niers, que l'on manquait de logique.Je crois que ceux qui en manquent ee sont ceux-là mêmes qui accusent les autres d'en manquer.On a vu certains I membres de l'administration, sans egard au Conseil, se prv semer à Québec .M Savignac: "Point d'n- dre.M le maire On n'a pas le droit de critiquer une loi pas.sée à Quebec .(Tout le Con «eil a bien ri).M le maire demand» à M DesMarais de s'en tenir à l'ob jet du rapport à l'étude, et ce lui répond qu i! veut Pas .pour faire valoir la contradiction fia grante entre l'attitude de certaines personnes il y a deux ans el celle qu’elles ont aujourd’hui.L'utilité de l'Office, aujour d'hui, poursuit M.DesMarais est absolument inexistante.Ceux qui ont obtenu ce monstre ce sont ceux qui dirigent l'adminis tration aujourd'hui.Si ils étaient logiques.Us aboliraient le monstre et prendraient en mains le projet sans recourir à un organisme qui dépense les deniers publics sans en être res ponsable à la population.Si ceux qui étaient sympathiques au projet il y a deux an« et qui ont manoeuvré de façon à le faire réaliser, devraient atijou audis fa M.Lucien Saulnier Le conseiller Lucien Saulnier a lui aussi manifesté son opposition à la nomination de nouveaux membres de l'Office Ro prenant le thème développé par M DesMarais il a soutenu que le comité exécutif devrait prendre la responsabilité du projet.‘'Cela éviterait, dit-il, que l'Office nous plonge dans d'autres situations fausses.Aujour-d’Imi nous constatons que ce corps a outrepassé tous les règlement* de zonage pour construire des èdif ces alors que d’autre part le comité exécutif s'emploie à poursuivre devant les tribunaux les individus qui enfreignent les mêmes règlements.Pourquoi permettre à l'Office ce que l'on interdit sux contribuables?’’ Le conseiller T.aberge soulient que l'attitude dé MM DesMa rais et Saulnier tic peut être prise au sérieux."Depuis deux ans, dit-il, ils prétendent que 1 administration actuelle nous mène à la banqueroute " - Ta va venir" lance un con seiller.—"Oui.mais ne vous arrangez que ça vienne plus vite" répond M Ijberge qui termine ses remarques en af fumant qu'il serait malsain d'interrompre le travail de l'Of fice II propose que tous les membre* actuels soient réélus (Suite d In pooe ?) Vive protestation contre un projet de règlement de zonage Un« délégation d« proprié-Uirt» du nord d* Montréal a vivemtnt protoité.Hior aprè»-midi, auprè» du maire de Montréal contre une modifi cation au règlement de zonage du secteur Salaberry.Henri Bour a&sa Persillier et l'autoroute de» Laurentidev que l adminiitration a tourni-te à l'approbation du Conseil.Cette délégation a présente une petition signée par plu» de 700 propriétaires du secteur et des environs contre ce projet qui permettrait la construction de maisons d'appartements de plusieurs éta get dans un district zone pour maisons uni-f amiliales seulement.L'Association des proprié taire» du nord de Montréal ainsi que les signataires de la pétition "protestent énergiquement auprès des autorités municipales et s'opposent aux changements de 10 nage proposés".La délégation a rappelé aux autorités qu'une pétition de plus de mille noms a déjà été déposée auprès des au torités par une délégation qui avait reçu l'assurance qu'on n'apporterait aucun changement au zonage actuel et qu'on ne permettrait que la construction de maisons uni-familiales dans ce secteur.Les conseillers du district No 11 ont déclaré que le directeur du service de l'urbanisme, M Roméo Mondello avait préparé le nouveau ré glement de zonage en dépit de leur opposition.Lorsque ce projet de règle ment a été soumis a l'exécutif on avait laissé entendre que les conseillers du district étaient favorables.Ces derniers ont démenti cette pré tention et ils ont décidé de faire valoir leurs objections au Conseil.LES INCIDENTS DE RADIO CANADA Trois conseillers protestent contre la rudesse des policiers (M.Pi DesMa rais).(M.Roger Mat h »!*- (fr.1 'Jn/t (M.I, râ( 0/ V’ ( M.Mari Les directeurs du Carabin et du Quartier Latin lancent un défi au ministre Tbibeault Lm dir.cttur» de* journaux étudiant* da Laval at d.Mont rial, MM.Paul Clicha at Gill.* Taitlor, ont adroaté, biar, un* C'est en termes peu élogieux pour le service de la police, et > son chef le directeur Albert Langlois, que trois conseillers municipaux ont commenté bier.l au cours de la séance du t onseil municipal, les événements qui se sont produits hier m di alors que la police municipale a brise un défilé paisible de grévistes de Radio-Canada et de sympathisants l a forer constabulaire commandée par l'inspecteur W Minogue, a appréhendé une trentaine de personnes dont plu sieurs vedette* de la télévision, un photographe on service rom mandé.M.Plarr.De»M«rai* Dos 1» debut de la seance du Conseil hier après midi.M Fier re DesMarais a posé une que* lion de privilège.On m a informé, dit-il.d'in cidents regrettables qui «e sont produits pré» de la salle du Gesù où les grévistes de la So c été Radio-canada s'étalent réu ni* Selon les informations que 1 ai, il y s eu une personne de Mesmer et au moins 24 arresta lions, dont certaine* personna lites de la télévision qui jouis sent de la eonsidérat on de tous On m'informe que la police montée à cheval a chargé le fou !?de la a fin d'me ro duré trois sei d’adopter le n VOR-DMET svstème brita lté Rio trumrnt igatmn.DMET e au pince qui 'OR Le t Gran- au pi- V Tremblay avait que la défense du " telle que rédigée était t déclaré DEVOIR rop vaste.s'adapter et de survivre Elles ont c* prenant la mon é convaincues foncét urgence en ap eu tic t de huit per Pen ' à Drill ia 11 n’y a pa?d'Ottawa, is en dernière trop imprécise, Il a di! t que des sonner: dont ! *rpt c arçon s flll^•t^, 5 individu leîlc.s ont r\ c in» on a trou articles parlent de ' plusieurs ’ Le petite entreprise indépen- l’évolution économique cana dien lorsque le toit dé faréna de liluée s sur la tragédie d r Lis- toit comn autre?ministre?" en plu* de le?pho- dante et concurrentielle, non «eu < Listmtel s’est e erase soudaine- towel !e farden ceux dont le?nom* et lem^nt e
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