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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 10 janvier 1914
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1914-01-10, Collections de BAnQ.

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UN SOU LE NUMERO VOLUME V—No.7 MONTREAL, SAMEDI 10 JANVIER, 1VI4.ABONNEMENTS : Édition Quotidienne : CAN ADA ET ETATS-UNIS.*3.00 UNION POSTALE.*6.00 Édition Hebdomadaire : canada.*1.00 ETATS-UNIS.*1.50 UNION P GSI ALE.s^.oo IG DEVOIR Rédadtion et Administration : 7 U RUE SAINT-JACQUES MONTREAL.j- TÊLÊPHONES : ADMINISTRATION : Main 7461 RÉDACTION i - Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! ?BILINGUALISM IN IIEUND, SCOTLAND AND WALES, L’ARTICLE DE M.PHALEN Pourquoi nous le publions dans les deux langues On lira toul à côté le texte anglais et la traduction française de l’important article qu’a bien voulu nous adresser M.Robert F.Phalen, avocat et rédacteur du Casket.Il mérite F attention de tous ceux que préoccupent les questions publiques.Il ne rend pas simplement le son d’une âme passionnée pour la justice et le droit, il apporte des faits, dis chiffres et des textes qui ne peuvent laisser indifférent.Combien, même parmi ceux qui suivent d’assez près ces questions, savent à quel point la Ligue Gaélique a révolutionné la pensée irlandaise et le regain de vie qu’elle a donné à la vieille langue d’Erin?N’est-ce point merveilleux, cet effort d’un peuple pour reconquérir sa langue?Et si les Irlandais font tant pour galvaniser un idiome qu’on croyait presque mort et qui ne satisfera que leurs besoins de sentiment, pourrait-on dire, que ne devons-nous point faire pour la conservation d’une langue bien vivante et qui a l’avantage, en outre, de nous tenir en contact intime avec la plus magnifique des littératures, avec un bloc compact de plus de quarante millions d'àines, avec l’élite des penseurs et même des industriels du monde civilisé?Et quelle leçon pour les fanatiques qui veulent à tout prix proscrire le français, qui s’indignent même de la présence d’une phrase française sur nos cartes postales, que ce refus du parlement impérial d’interdire au futur parlement de Dublin de faire de l’irlandais la langue officielle des Chambres el d’en imposer la connaissance à tous les fonctionnaires?Quelle leçon encore que le spectacle du pays de Galles conservant sa vieille langue sans que personne ne songe à s’en indigner! Et que! rappel aux principes de la pédagogie élémentaire, pour les auteurs du fameux règlement No 17, que la parole de M.Cameron-Swan déclarant que, dans l’intérêt dçs enfants des Highlands dont le gaélique est la langue maternelle, il importe qu’ils reçoivent «’enseignement dans colle langue et apprennent l’anglais comme langue distincte! Nous donnons en anglais et en français la lettre de M.Phalen pour répondre aux désirs de nos lecteurs qui ont maintes fois exprimé le regret de ne pouvoir porter à la connaissance de leurs amis de langue anglaise des textes de cette nature.Elle a une valeur éducative de premier ordre.On s’indigne souvent de ce que certains Irlandais soient si peu sympathiques aux revendications canadiennes.La faute, la plupart du temps, eu est à Fur ignorance, non seulement des questions en litige, mais de lepr propre histoire et de celle de leurs relations avec les Canadiens-français.Ceux qui connaissent cette double'liistoire et qui ont leiou f/e caniches, et les toutous cède-sentiment de la justice prennent l’attitude de MM.Freeland, O’Hagan, Quinn, Kennedy, Armstrong, etc., de la North West Review et du Casket.Aidons les autres quand nous le pouvons à se former une plus juste idée de ces questions.L’article de M.Phalen nous sera, •’< ce point de vue particulier, d’un puissant secours et c’est pourquoi nous le donnons ici dans les deux langues.I BILLET DU SOIR.CHIENS ET OISEAUX Le gouvernement américain prend des mesures sévères contre la vente des aigrettes.Les femmes sentimentales ont l’amour de certains animaux.On a même vu, à cause de cela, des hommes jaloux d’un chien.Ne souriez pas /.Napoléon administrant à l’insu de l'impératrice des coups de bottes au toutou de celle-ci, disait à ceux qui s’étonnaient de son irrévérence envers un chien que toute la société de la Malmaison dorlotait ; "Je n’ai pas de pire rival dans le coeur de ma femme.” Mais il faut avouer que si les élégantes ^entourent de soins à faire pleurer d’envie des pauvres enfants sans mère, leurs maigres levrettes à paletot vert, leurs bassets anormaux ou leurs caniches au museau humide qui semblent des petits lions de laine noire, elles n’ont pas la même sollicitude pour des êtres qui devraient davantage les toucher en raison de leur grâce.—A quoi attribuer cette cruauté ?Comment des jeunes filles qui ont vu, du moins en image, s’épanouir l’éventail merveilleux d’un iflseau du paradis, peuvent-elles porter sur.leurs têtes insouciantes l’aigrette, qui n’en est que l’étique débris ?Comment peuvent-elles garnir leurs chapeaux des thyrses fous de plumes d’autruches, si elles savent qu’elles sont arrachées vives aux pauvres volatiles ?Ne serait-ce pas la preuve que la femme subordonne tout à la coquetterie ?Qu’une modiste, au goût étrange comme elles sont toutes aujourd’hui, mette à la mode tes parures en peau de levrctles, de bassets M.Phalen, rédacteur du “Casket”, expose dans un article écrit | “Bilingualism is not a local, provincial, or sectional idea, advo- spécialement pour le “Devoir” ce qui se fait en matière d’en' seignement bilingue dans l’Irlande, l’Ecosse et le Pays de Galles.Il montre que la Ligue Gaélique est en train de provoquer un extraordinaire réveil et, qu’avec l’encouragement des plus hauts dignitaires de l’Eglise, on se remet à parler irlandais.L’Irlandais devient matière obligatoire à l’Université, et le Parlement anglais refuse d’interdire au futur Parlement de Dublin de faire de l’irlandais une langue officielle et obligatoire pour les employés publics.Exposé rapide et clair de ce qui se fait en Ecosse et au Pays de Galles pour la défense de la langue gaélique.Un Ecossais éminent demande que, dans les comtés où le gaélique est la langue courante, il soit pareillement la langue d’usage habituel à l’école, il déclare que la pratique contraire est nuisible au progrès intellectuel des enfants.cated by French Canadians alone, but an idea which has thi recognition and support of men of eminence and weight elsewhere in the Empire”.‘An amendment to the Home Rule Bill which proposed to forbid the new Irish Parliament from making Irish the official language or its knowledge by public employees compulsory, was defeated”.‘Wales has been regarded as a solid part of the British Dominior for more than 600 years; and we hear nothing about the dan gers of bilingualism there, nor any objections to it that I know of”.‘He (Mr.Cameron Swan) argued that the proper course, which should be insisted on, is, that instruction be given by Gaelic-—speaking teachers in those districts—(the Gaelic-Speaking districts of Scotland) in the Gaelic and that the children should be taught English just as French and taught in schools”.german are Orner HEROUX.LA SITUATION .INTERNATIONALE Jusqu’à présent, seules la France et la Russie ont adhéré à la proposition de l’Angleterre eoncernant le règlement de la question des îles de la mer Egée.Les dépêches donnent à entendre que les puissances de la Triplice seront bientôt prêtes à leur tour à faire connaître leur réponse.D’autre part, la décision de la commission européenne relative à la délimitation de la frontière épirole — Albanie méridionale — n’a .pas encore été signifiée à la Grèce, et il est à prévoir que ces deux solutions ne seront pas acceptées sans résistance par ceux qu’elle intéresse et qu’elle vise.C’est le sort ordinaire des solutions artificielles, qui heurtent des espérances et découragent des ambitions, de mécontenter tout le monde, par le fait même qu’elles sont des solutions.Mais il faut reconnaître p: Jhrqur* $9,500 14,000.î'«a tins wn.' Ilalatirr pu hypttlhétjuc ntl hnlttltot* du prit «lo venir.Rue ftnrnirr.ttypothéqur *5,-400.Hevrmi* HM0, Comptant $1.500 rt lofs.Vlrltlrs propriétés ftemnnrlér* pour répn-tvitions.Noter client floiittern *5.000 comn-timf.è\tlSHi clrtiv utussrs êiifrrrle* llc*enrlépq bAIrl et Hrs eriffolfifs «routfes propriétés.Si vous nvr* Hr* lots dr* bnlnitcc* »|p pri* île vente, rte., rte, vrto f fimis Voir, nmi* fnifnlts RÛtenirnt qnrîqne ch'ttc h Vous soumettre.I/ECttANGtC IMMOtttLlRH ** 4 — * fUt«»«-.Urmi4ML et COMMANDEZ VOTRE BOIS ET CHARBON A LA OIE DES COMBUSTIBLES DOMESTIQUES Angle Carmel c» .Saint-Denis.TéL Saint-Louis 2149.Bon service et fonrlolsie.HOTELS •J.A, Tuncuay, Prn|».< HOTEL RIENDEAU Le Hemter-vnn* de* i.nnudlen*-Onatal* fcs-SO Plate Jnenue* Cartier.Montreal ¦— l'Hôtel de* Voyageur* —_____ LE ROYAL GEORGE nul.V (*n ,*e'’ «i* "l* V‘B*L Québec.Chambre* IUI0 4 82.«#.Plan* européen* el amé-rlraln*.J.O.OCTKAU, Prop.I VICTORIA HOTEL Québec E.Fontaine, Trop.l’Iitn américain.Crix: $2.56 h *3.50.Prix Rpéciiil Hour le* voyageurs de «aUHmaauux ft'J Uf) IMar vol V.— IVo.7 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI, 10 JANVIER 1914 3 Notre Page Littéraire LES BATISSEURS DE MEULES Loin des cités qui sont frénétiques et veules.Etreignant à pleins bras les gerbes contre nous.Sentant la paille ardente enserrer nos genoux, De l’aube jusqu'au soir nous bâtissons les meules.liais joyeux, constructeurs de dômes, nous brassons L’or fauve, dont l’été vient enrichir nos terres; Et, traînés par des boeufs, les grands chars tributaires Apportent à nos pieds les trésors des moissons.Les yeux pleins de soleil, mais le coeur sans vertige, Nous voyons s’élargir pour nous les horizons, Car, tandis que, chantants et fiers, nous construisons, Notre oeuvre, dans le ciel, en montant, nous érige.Parfois, quand le travail s’achève, nous croyons Que le soleil nous offre un merveilleux salaire: Il verse à plein couchant son or crépusculaire, Et change entre nos bras les gerbes en rayons'.Bien au-dessus des champs que déjà l’ombre enlise, Plus haut que l homme triste allant par les chemins.Plus haut que les maisons, l’ouvrage de nos mains Vers le zénith heureux monte comme une église.Enfin nous descendons vers l’ombre, trouvant beau D’avoir bu jusqu'au soir, à longs traits, la lumière, l:t sachant que demain l’aube — l’aube première! — Plantera tout en haut des meules son flambeau.Puis, sur la bonne terre, où l’on fauche, où l'on sème, Ou passent le soleil et l’ombre des saisons, Tandis que nous gagnons, tranquilles, nos maisons, Le grand ciel apaisé nous regarde et nous aime! (Le Correspondant).Georges BATTANCHON.LOUIS BERTRAND par FRANÇOIS VINCENT Se pouvait-il que M.Louis Bertrand, Africain par élection, fît une longue infidélité à cette lumineuse Méditerranée latine, dont les rives enchantées ont peuplé de leurs grands souvenirs son imagination d’humaniste et donné tant de munificence à sa palette de peintre coloriste ?Unices reminiscitur Argos ! L’ensorcelant attrait de l’asmr méditerranéen, le charme capiteux de ses brises chargées des arômes du désert et de l’oasis, ont reconquis ce professeur d’humeur pérègrinante qui soumit, si tôt, son âme de Pèlerin passionné aux leçons de la rude terre africaine dont il osa dire : “Tu me donnas l’être une seconde fois !” Il revient à ces bords, jadis èdéni-ques, que trop de soleil brûle aujourd’hui ; il y revient dans le sillage d’un homme au verbe d’or, au coeur brûlant, sur les pas de cet Augustin, éternellement jeune et conquérant, dont Anatole France disait un jour, quand son ironie souriait fc encore : “Ce fut le plus fier génie ~de son temps et l’une des plus grandes âmes de toute l’humanité.” Les âmes orageuses et tourmentées de la vieille Afrique romaine offrent d’inépuisables richesses à qui sait les explorer.M.Louis Bertrand les sentit toujours, plus que d’autres, humaines et pathétiques ; aussi leur appliqua-t-il, de préférence, l’effort de son analyse, sans rien abdiquer des pures disciplines helléno-lati-nes.Ce Lorrain n’est point un déraciné.comme le prétendit un jour, à la légère, M.Lucien Maury.Sertisseur de mots éclatants, joaillier qui fait scintiller les vocables précieux comme un lapidaire fait miroiter ses pierres, il reste pourtant dans la grande ligne française, il demeure l'auteur de ce beau livre tradition-naliste qui s’appelle la Renaissance classique, et, s’il est allé vers des civilisations d’une plus grande opulence de vie, ce n’est pas pour leur demander les secrets d’une technique inconnue, mais pour s’y ravitailler en butin, et.sur des pen-sers nouveaux brocher des proses antiques.Aprèsi avoir, pendant quinze ans, chanté toujours les chauds pays de lumière, après avoir obstinément choisi tous ses héros parmi les vieux peuples d’Oricnt : voluptueux Numides, Asiates indolents, Achéens aux belles cnémldes.il était allé, l'an dernier, avec Mademoiselle de Jessincourt, vers sa Lorraine natale.Il nous avait ainsi montré que son génie contrasté sd pouvait mouvoir avec une pareille aisance dans les grisailles septentrionales el dans les flamboiements tropicaux, qu’il pouvait peindre les nuances fanées d’un ciel bas où ne fleurit pas l’oranger aussi bien que les rutilances de Midi, roi des étés.Mademoiselle de Jessincourt, innocente histoire d’une Ame, sans une once de romanesque, n’élnit une grande oeuvre que par la profondeur de l’analyse et l’intensité du sentiment.Il ne s’y passait que de minuscii cs péripéties, nU1' convaincre les !n-M-.33UI KJiuiia crédules nous envoyons absolument gratis il tous ceux qui ru font la demande un paquet d’essai.d suffit d’envoyer votre adresse avec 10c pour payer les frais de poste et emballage et vous en recevrez un par le retour de la limite, à nos propres frais.Adressez : COOPER éfc C.O., Dépt.7, 219 rue des Commissaires, entre Saint-Sulpicc et Place Royale, Montréal.LA DELICATESSE DE L’ORGANISME FEMININ Le corps humain est un merveilleux mécanisme d’une délicatesse infinie, et en particulier celui de la femme devrait être l’objet d’une attention constante.Et pourtant, à quelles épreuves ne le soumettons-nous pas?Quels soins apportons-nous à ce merveilleux organisme?Aucun.Nous ne parlons pas seulement des femmes qui sont obligées de se livrer à des ouvrages pénibles, dans des milieux mal aérés, ni des jeunes mères auxquelles une maternité précoce et trop souvent répétée, impose des fatigues et des efforts en dehors des forces normales.Celles-là ont une excuse et on doit les plaindre.Mais combien d’autres font ou ont fait excès sur excès, ont abusé de leur force tie résistance, ont considéré leur santé comme une quantité négligeable.Quoi d’étonnant alors que l’équilibre élanl rompu, elles soient assaillies par tous les malaises, toutes les maladies qui les acheminent vingt ans plus tôt vers la douloureuse fin.Elles introduisent chaque jour dans leur organisme des ioxines qui les empoisonnent.Leur sang qui devait être fort, pur et riche, est pâle, vicié et faible.Si elles veulent prévenir toutes ces affections, il faut qu’elles se décident à tenir leur organisme en équilibre constant.Elles ignoreront alors les migraines, la dyspepsie, les hémorragies, la constipation, les maladies de la peau qui sont les conséquences de I’empoisonnement du sang.Ce qu’il faut pour cela c’cst de veiller à ce que chaque organe remplisse son rôle et que le sang pur, vermeil et abondant ait la force nécessaire pour chasser de l’organisme interne tous les germes morbides qui sont les pourvoyeurs de la mort.Le régulateur par excellence du sang ce sont les Pilules Rouges auxquelles toutes les femmes doivent donner leur entière confiance.Compagnie Chimique Franco-Américaine, 274 rue Saint-Denis, Montréal.Messieurs, J’avais à peine dix ans lorsque j’ai commencé à souffrir et mes douleurs n’ont fait que croître jusqu’au jour où je me suis remise aux soins des médecins de la Compagnie Chimique Franco-Américaine qui m’ont ramenée à la santé.Ce sont surtout les troubles de ma formation qui m’avaient rendue hors de moi-même et amenée à un tel point de débilité que toute ma famille était découragée et épouvantée.Je souffrais de maux de tête intolérables et j’avais parfois des éblouissements et des bourdonnements d’oreilles qui m’affolaient.Je tressaillais au moindre bruit et tombais dans la plus affreuse détresse.Je m’imaginais, que mon mal me gagnait la poitrine et après deux ou trois attaques de ce genre par jour, j’étais rendue à bout de force.Mon estomac était délabré; j’avais des digestions très mauvaises.En désespoir de cause, j’usais de tous les remèdes qui m’étaient indiqués, mais ils ne me faisaient aucun bien.Un bon jour ma mère me recommanda de cesser ces abus de médicaments de toute sorte et de m’en tenir uniquement aux Pilules Rouges qui avaient fait leurs preuves et dont les guérisons étaient sérieuses et légitimes.J’ai pris ces pilules régulièrement durant deux ans et maintenant je suis parfaitement bien.La circulation du sang s’est parfaitement rétablie dans mon organisme dont les fonction^ s’opèrent régulièrement.Je n’ai plus ces accès d’autrefois, je digère bien et je suis vigoureuse.Les Pilules Rouges m’ont ramené la vie et la force et je ne puis en faire de trop grandi éloges”.—Votre dévouée, Mlle HELSNDA RONDEAU, 41 Bank, Willimantic, Conn.CONSULTATIONS GRATUITES.— Femmes qui êtes faibles et souffrez, venez voL* les Médecins de la Compagnie Chimique Fnmco-A n ricaine 0:1 ccrivcz-leur, si wi- nu pouvez vous rendre à leurs bureaux, lis donnent leur» conseils gratuitement et guident sûrement les fen mes dans le triiifcniLnl qu’elles doivent suivre.Consultations tous les jours, excepté le dimanche, de 9 heim s du matin à 8 heures du soir, au No.274 rue Saint-Denis, Montréal.Les Pilules Rouges, jamais vendues autrement qujen boîtes de 50 pilules el portant l’étiquette de la Compagnie Chimique Franco-Américaine, se trouvent chez tous les marchands de remèdes.Nous les envoyons aussi par la poste, au Canada et aux Etats-Unis, sur réception du prix, 50c pour une boîte, $2.50 pour six boîtes.Toutes les lettres doivent être adressées : COMPAGNIE CHIMIQUE FRANCO-AMERICAINE, 274 rue Saint-Denis, Montréal.UNE IDEE DE LA MODE DU JOUR Ne Manquez pas Lire 4424.—Mantrnu pour rintne dt* 30 M 40 pmircf» dp Imstr.Mnlrrinux : 4 vefgPM 1-2 tn 44 pour 30 de IniiitP.Cm teOferlOM du "Drvnir" prtivnd «Oitrnii cf8 pftlrotit aux condition* auivnntf»:— Envoyé* cc cmitxm nprAs mte vou» l'aum i rempli, au HAYON DES PATHONS Alî •'DkvOIH”.avec 10 sous, soit en timbres ou en argent et le patron ci-dessus vous sera envoyé quelques Jours aprts.Agricole, Commercial et des Familles pour 1914 PRIX DE L’EXEMPLAIRE 10 CENTINS, PAR LA POSTE 15 CENTINS Maintenant en vente et publié par LA CIE J.-B.ROLLAND & FILS S3 rue St-Sulpice, Montréal Phone: Main 6423 COUPON Département de.Patron* au "Da* »alr”.Ecrire.U.lblement.PATRON No.4424.Nom ,, .No.Rao.VIII.Maanra da batte.De tailla.Quand tou.dèalre.on patron doit pour flllett.oo 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rapportant $420 par année à partir de mai proch.Prix : $1,(100.Comptant : $1,000.Bonnes conditions.On demande des Agents pour vente de propriétés de toute sorte.Excellente ouverture pour anciens asrents d’immeubles qui peuvent consacrer leurs loisirs à la vente à commission.Offres de Terrains Encore 100 lots environ au Plateau Bon-Air et à Montjoie.Quiconque achètera maintenant doublera s»nî argent.Tramways et égouts dans quelques mois.10 terrains de 50 x 87, rue Lacom-be, à la .CÔte-tles-Nciges.2 terrains sur le plus beau coin de Verdun.Terrains à Maisonneuve et dans toutes les parties de l’îlc de Montréal, à bonnes conditions.Local à Louer RLE St-URBAIX, près rue Craig, 2,500 pieds, au deuxième.On demande des Propriétés à vendre à commission, au tarif ordinaire.Service prompt et honnête.Le Crédit Métropolitain ne se fait pas payer par les doux parties.la* Crédit Métropolitain a un actif de plus d'un demi-million pour vous garantir contre tout abus de confiance.Tous 1rs administrateurs du C.M., sont des hommes connus et bien cotés.Crédit Métropolitain (limitée) RUE SAINT-JACQUES.74.-MAIN 6455.Une Confortable Maison de Brique (Description revisée par G.A.Monette, architecte, 260 rue Saint-Jacques.Montréal.) iilfplli ¦SAVvy.-'v.&.v • '¦ yrJiÿfV.-y/'ÿ- ' '4 •Vc y y x x VOICI une demeure confortable, simple et solide, avec une charpente en bois, tapissée de papier, et recouverte de briques de bonne qualité.La dimension du terrain est de 32 pieds de front par 30 pieds de profondeur, l’extension en arrière non comprise, et on estime le coût de construction, à part la plomberie et le oALU.PA'iOEK u.'.i;' I chauffage, à $5,300.Le plan est simple dans ses détails, uni et régulier dans ses contours, avec un toit légèrement enfoncé, des corniches faisant saillie, et de petites mansardes.Il y a des lucarnes de chaque côté du toit, éclairant l'espace de l’attique, et une partie du toit s’avance au-dessus du balcon, qui peut ainsi servir de balcon de repos.La galerie s’étend sur tout le front et a 10 pieds de largeur.Les chambres sont de grandeur moyenne, l’entrée principale donnant sur un passage avec une salle de réception à droite et un salon à gauche.L’escalier est situé en arrière de la salle de réception ,1a plateforme formant une projection de deux pieds au-delà du mur.La disposition de l’escalier est sur le plan de combinaison avec une section conduisant à la plateforme de la cuisine, et l’escalier du soubassement avec entrée en béton, située en dessous.La salle à manger et la cuisine communiquent par le garde-manger.Cet étage est fini en chêne.Le second étage a quatre bonnes chambres, chambre de bain et de larges garde-robes.L’étage de l’attique est laissé inachevé, mais il y a amplement d’espace pour plusieurs chambres si on le désire.Le deuxième étage a un plancher en bouleau, et est fini émaillé blanc avec portes en bouleau teint acajou.Il y a un sous-sol toute la grandeur.PASSAGE a REVUE IMMOBILIERE La semaine a été particulièrement bonne dans le monde de l’immeuble à Montréal, non pas tant par la quantité des transactions que par le mo«i-tant qu’elles représentent.Voici ci-après une liste des principales ventes faites durant les derniers jours de !a semaine par l'entremise des différents agents et enregistrées au bureau d'enregistrement à Montréal.L'achat par la “Montreal Hippo-drome L,ld.'’ d’un terrain de M.Levis Tremblay, à Maisonneuve, pour la somme de $260,000 et la vente de trois lots sur la rue Université, entre les rues Milton et Sherbrooke, à la Royal Institution pour le montant de ‘nob 000.Les autres ventes sont les suivantes: M.II.Blais a acheté de M.A.Brossard les lots 33-107 à 100 de la paroisse de Montréal, situé à l’angle (ies rues Bernard et Querbes, Outremont au prix de $30,000.Vente par E.0.Constantineau à G.Plché des lots 830 et 831 du quartier Saint-Jacques avec maisons portant, les Nos 287 et 289 à St-Denis au prix de $20,000.Vente par F.MacDonald à W.A.Kneclan une partie des lots 1821-22 du quartier St-Antoinc, au prix de Ab’t'OO.Vente par L.Giasson à F.Morin es lots 36-373 de ia paroisse de Montréal, avec les bâtisses érigées, dans lu ville d’Ontrcmont pour le montant de $30,000.Vente par A.Baumgarten a la “Graselli Chemical Co.Ltd." les lots 3400-330!) et 3300-210 a 222 de la paroisse de Sl-Gabriel, pour le montant (le $9,942, Vente par I.Rosenberg à G.B.Fuiner et aulrcs les lots 10-1124-1 et 2 et 10-11-26-1 et 2 côte St-1/ouia com! i eranl les bâtisses aux Nos 02 i 7 n Mo/,art au montant de $10,000.Vente par S.I).Valiières à Mme .1.O.Druoin, 1rs lots 108-101 de la paroisse de Montréal avec les bâtisses ci-dessus érigées, au montant de $11,000.Vente par William F.McBride à Jox nh K.Lalondu le lot 100 de la paroisse de ia l’uiatja.Claire, compre- nant 3 arpents par 25 arpents au prix de $24 000.Vente de Joseph et Nathaniel S.Fineberg à Thomas Morgan des lots Nos 375-160 et 167 de la paroisse de Montréal, mesurant 5,025 pieds en superficie et situés avenue Greene, Westmount, au prix ’de $23,868.75.Vente de Abraham Loyer à Joseph H.I).Huberdeau des lots Nos 172-741-1 et 2.172-740-1 et 2 et 172-739-1 et 2 du village de la Côte Visitation, contenant 5,850 pieds carrés, ainsi que des bâtisses portant les Nos 376 à 398, Huitième avenue, au prix de $23,000.Vente de O.Brunet à André Groulx du lot No 1588 de la paroisse de Montréal, ainsi que des bâtisses portant les Nos 234 à 240 rue Sainte-Marguerite.au prix de $21,000.Vente de William II.Creed à Richard M.Davy de la partie sud-est du lot No 217-31 et de la partie nord-ouest du lot 217-30 de ia paroisse de Montréal, ainsi que d’une bâtisse portant îe No 642 avenue Victoria, Westmount, au prix de $16,000.Vente de 1).Marcil à Joseph A.Bonin de la moitié nord-ouest du lot No 32-5-17 de la paroisse de Mont-réal, ainsi que d’une bâtisse portant les Nos 2668, 2670 et.2072 rue Hutchison, Outremont, au prix de $14 500.Vente de Madame David Pugh à Frederick B.Whittet.de partie du lot No 210 de la paroisse de Mont-rea’, situé au coin des avenues Western et Grosvenor, ainsi que d’une bâtisse portant le No 4827 avenue Western, au prix de $10,260.Vente de Frederick W.Evans à Madame W.L.Carkner, de la partie sud-ouest du lot No 244-27 de la paroisse rie Montréal, ainsi que d’une tàlissc, rue Sherbrooke, Westmount, au prix de $8,600.Vente de Samuel fnsenmau à Moses Baily du lot No 600-3-1 du village Saint-Jean-Baptiste, au prix de $8,000.VïiUe de Joseph Versailles â Napoléon Hébert de quarante lots désignés sous les Nos 48-606 h 513, 515 à 630, 542 à 657 do la Pointe-aux-Tr»mbles.moyennant une piastre et auUcs bonnes et valables considéra- tions Rue St-Philippe, Nos 19 à 23, maison en bois et brique, lots Nos 1842 et 1843, terrain 31.6 en front, 21.6 en arrière x 96.Dame veuve Jos.Nap Trudel à Marie-Louise Trudel, $8,000.— 262,143.Rue Beaudoin, Nos 72 à 78, maison en bois et brique, lots Nos 1722-58.57, terrain 48 x 92.Adélard Charrette à Jos.Coulombe, $6,000.—262.184.Rue Laçasse, Nos 108 à 114.maison en bois et brique, partie N.-O.du lot No 1608, partie S.-E.1607, partie N -0.1607, terrain 48 x 80.Geo.Paquette à Euclide Jette, $14,000.~-262,190.Rue Notre-Dame Ouest, Nos 2434 à 2333, maison en brique, lots Nos 1704-212, 213, terrain 50 x 100.Octa-vie Simard à Maurice I^ibovitch $34,000.— 262 350.Rue Notre-Dame Ouest, Nos 2434 à 2444, maison en brique, lots Nos 1704-212, 213, terrain 50 x 100.Maurice Leibovitch à Ethan J.Ho'land, $:i6,000.— 262,351.Rue Palm, No 77, maison en bois et brique, lots Nos 1704-200, 1704 259-2, terrain 33.10 x 100.Léopold Larivière et al.à Alph.Charrette $9,700.— 262,365.Rue Rielle, Nos 00 et 101, maison en bois et brique, lot No 3987-3, terrain 26 x 77.David Crevior à Nap.D.Lé-ger, $6,500.— 262,364.Rue Beaulieu, lot No 3012-01.terrain 26 x 82, vacant, t a Cio des Terrains de l» Banlieue de Montréal à John MacKay, $600.- 262,124.Rue Jogues, lot No 3615-50, terrain 26 x 100, vacant.The Apple-mount Land Co.Ltd.à Orner Ledair, $400.— 262,334.Rue Lacroix, lots Nos 3609-47 à 60, terrains 26 x 88 chacun, vacant.The St-Paul Land Co., Ltd., à Joseph Park, $600.— 362,373.Rue Bourbonnière.Nos 677 et 687, maison en bois et brique, lots No9 I860?, 508.lorrain 45 on front, 42.6 en arrière x 78.Amédée AilarJ a Nicola Sando Bruna, $14,000,—262,136.3ième avenue, maison en pierre et brique, le lot No la-1602, terrain 26.6 x 100.Arthur Chevalier à Exil-da Brien dit 1 ^pierre, Vve de Jos Charbonneau, $8,360.— 262,160.Capitalistes & Spéculateurs C’EST LE TEMPS CE REFLECHIR Si parce que l’argent est rare vous prenez des risques basa r eux.t r prêtant volt:* .ir-genf â dus taux usuraire* VOUS FAITES- ERREUR Quand vous pouvez placer votre argent garanti sur propriétés foncières et faire assurément du 25 p.c., à 50 p.c., et cela sans aucun trouble; cela doit vous intéresser.Pour plus de Cétails.s'adresser personnellement ou par lettre à LA COMPAGNIE MUTUELLE UNIVERSELLE Limitée F.VANASSE, Gérant 55 St-François-Xavier, Ctiambre 14 TEL.MAIN 6536 On demande à acheter des terrains et propriétés bâties dans toutes les parties de la ville.Argent comptant.La Cie Immobilière “Boisciair" Liée A Echanger Balance tk* prix u être évitées, i] nous semble.Les affa ires s’amélioreront si les promo-tours de la ligue Interprovinciale veu-1 lent sincèrement profiter de l’expérien- i ce du passé.Le meilleur moyen de faire une bonne partie est de respecter i autorité établie et de ne x,as s’in-truser dans ses affaires.” .135 McKay .123 Lawrence .116 - 460 102-176-167— 450 187— 484 tira bientôt des chantiers de la compagnie Cammell, Laird & Co., de Bir-k-nhead.Le bateau est construit de façon qu'il pourra servir à marée haute comme à marée basse.INDESIRABLE Quebec, 10.— Une jeune fille qui , ,üit venir de Liverpool, Angleterre, a fait 'aloir, dit-d a été arrêtée, sous accusation de va-â l Oriental Club et gabondage par le constable du G.prétend Lajoie, interrompit le con-c mrs sans donner de raison.Le champion en puissance ma Menant réclame la bourse de 8T50 qui lui revenait, plus les intérêts, prétendant qu’il a quitté sa place pour prendre part au tournoi de billard et qu’il a droit à cette somme.Il ses réclamations on lui a offert $15, somme totalement Totaux .649 733 Moyenne d’équipe—431.6.334 insuffisante, mais celte offre prouve I L’agent a déclaré à la cour que la 430 i nitand même que Ion reconnaît le | jeune fille couchait dans les wa-bien-fondê de sa créance.‘ gons laissés sur ta voie d’évitement.Plaident pour Edouard Lajoie, MM.’ Surveyor, Ogden et Mariotti.776 2158 PURS de la LA JALOUSIE DES Le secrétaire Cecil Hart, de la ligue de hockey do la Cité nous a communiqué, hier soir ses opinions au sujet de la petite guerre menée par les dirigeants de l’Interprovinciale contre les clubs de la ligue dont il est mi des dirigeants.Les voici en résumé : ‘Oes gcns-là nous fatiguent non par la crainte qu’ils nous inspirent, mais plutôt par leur ténacité à se mêler de choses qui ne les .e.gnrdent guère.Ils ne pardonneront jamais à la ligue de la Cité de leur avoir enlevé les deux clubs qui donnaient un certain prestige à leur ligue dans la métropole du C anada, et c 'est au nom de l’amateurisme qu’ils' nous combat-1 tent.Nous ne nous occupons guère de1 leurs menées et notre seid but est de prouver aux amateurs cjuo nous soin-mes une ligue qui tient avant tout à donner du hockey de premier ordre à i 1 Arena.Le public de Montréal est devenu exigeant, et e est tout siinx>le.-ment parer qu’il no recevait rien de la ligue Thtorprovintialo qu'il donne si chaleureusement son appui à la ligue de la Cité, depuis l’addition des clubs Montreal et Victoria à la liste de ses équipes affiliées.Nous avons l’appui de la section de Québec, de 1 A A.1 .of Ca., et ceci ‘1 oils suffit Ppur rire de toutes les démarches futiles de l'Interprovinciale.Notn rès rend tout simplement cos loux.” A LA PISTE DE CHARLESTON Voici les résultats des épreuves disputées hier après-midi: 1ère course, $300, six furlongs: 1 Caller On, 104, Campbell, 6 à 1, 5 à 2.et 6 à 5.2.Stellate, 103, Miller, 5 à 1, 2 à 1, et 4 à 5.3.Maltik, 103, Nicklaus, 15 à 1, 6 à 1, et 3 à 1.Temps, 1.16 1-5.Surpassing, Gallant Boy, Kettle-I A Montréal drum, Helrose, Mike Cohen, Lain! ter worth.O’Kirkcaldy, Caraquet, Veüchen et The Parson ont aussi couru.2ème course, $300, six furlongs: 1.Judge Monck, 114.Buxton, 3 à 1, 7 à 5 et 4 à 5; 2.Plain Ann, 105, Sumter, 5 à 1, 4 à 5 et 1 à 2.^ 3.Batouche, 112, Pickett, 7 à 1, 5 à Temps.1.16 2-5.Captain Jinks, Snowflakes, Beachsand, Con Curran, Sweet Times, La Sainreila et Marge-rum ont aussi couru.3ème course, $300, six furlongs: 115, Byrne, 3 à 5, DES CHANGEMENTS CHEZ LES ARBITRES Le président Emmett Quinn, de la N.H.A., a fait plusieurs changements pour ce soir, chez les arbitres réguliers des joutes.Lawson Whitehead, le joueur do crosse des Tocumsehs, et Ernie Butterworth remplaceront les réguliers Westwick et Lou Marsh.Le premier arbitrera à Toronto en compagnie de Johnny Brennan et le second sera l’assistant de Harvey ford à Montréal.Voici la liste complète des officiers pour les joutes de co soir: mo.M.Fisher, président du conseil des Métiers et du Travail, a reçu une lettre à ce sujet avec la protestation du secrétaire, H.J.McEwen, de Vancouver, mais il refuse de parler de la situation.Le tout sera soumis et discuté à l’assemblée de jeudi prochain, au Temple du Travail.Les deux jours de chômages fixés seraient les 30 et 31 janvier.D’un autre côté, nos lecteurs savent que la délégation ouvrière qui alla à Ottawa, lundi a demandé la libération de ces prisonniers.CONGRES INTERNATIONAL DES BRIQUETEURS.Le congrès international des bri-queteurs et maçons d’Amérique s’ouvrira à Houston, Texas, lundi prochain.L’Union de cette ville sera représentée par trois délégués : MM.J.E.Nadeau, Pike et Woolmer, Ils sont partis hier soir.Ils sont chargés de faire tout leur possible pour amener la prochaine convention générale des briqueteurs et maçons à siéger à Montréal- Leur demande sera appuyée par une invitation directe de la municipalité et des différents autres corps publics de notre métropole canadienne.AUX OUVRIERS EN DEHORS DE DETROIT.Détroit, Mich., 10 —- Les officiers de la compagnie Ford viennent de publier un avertissement à tous les ouvriers des autres villes, où ‘ils leur disent qu’ils n’ont pas besoin d’aller à Détroit pour être employés a.ux usines Ford, parce qu’on n’y engage plus d’ouvriers en dehors de celle ville.Ils demandent en même temps aux journaux de donner à cet avertissement autant de publicité qu’ils pourront.STATISTIQUES INTERESSANTES Au bureau provincial de placement gratuit, de Montréal, les officiers viennent de dresser le bilan : des demandes d’emploi qui ont été i faites à ce bureau pendant le mois j de décembre dernier.De ce rap- ! port, il résulte que quatre mille per- : sonnes, hommes et femmes se sont ! La Marque de l’Ap= probation Publique Le public donne son approbation entière à la bière légère- Cette année, on a doublé le rendement de la brasserie O’Keefe et l’on a peine à suffire à la demande.Lager Pilsener O’Keefe’s La Bière Légère dans une Bouteille Claire est la bière canadienne égale et même supérieure à toute bière importée.Elle est douce, hygiénique et délicieuse —excellent tonique et le plus doux des stimulants.Commandez-en une caisse aujourd’hui, à votre fournisseur.“La Bière Qui est toujours 01” AGENT A MONTREAL A.MENARD.345, RUE NOTRE-DAME EST, Tel.Main 932.PROGRAMME Récital de piano automatique de Willis SALLE WILLIS SOLISTE Mme C.LUMSDALE CARR.C.C.M, LIEPSIG.I.S.M.LONDRES Samedi, 10 janvier 1914 3 heures p.m.1.Twiligh.Lloyd 2.Caprice de concert.Satler SOLO DE PIANO Rondo Capriccioso .Mendelssohn Mme C.Lumsdale Carr —SUR DEMANDE— Air de Ballet, op.30 No 1, Chaminade SOLO DE PIANO Fantastique Etude.Raff Mme C.Lumsdale Carr 3.La Nuit.Holmes 4.Valse Chic.Curtaz 5.That Tango Tokio, Wells & Lange Admission sor présentation d’une carte de xisite.Willis & Cie., Limitée, 580 rue Sainte-Catherine Ouest.le PACIFIQUE Canadien TORONTO *9.05 a.m., *10 p.m., *11 p.m.Wagons-observatoire-palais et buffet sur train de jour Wagons à coinpartlmeuls et wagons lits modèles sur train de nuit * OTTAWA 48.05 a.m., 58.40 a-ro., tfl.15 a.m., fi.OO p.m., §7.45 a.m., *9.45 p.m.*10.30 p.m.QUEBEC f9.00 a.m., *1.30 p.m., *5.00 p.m., *41.89 p.m.SHERBROOKE *8.25 a.m., *5.30 p.m., *7.25 p.m.?Tous les jours.tTous les jours excepté le I dimanche.§Dimnnche seulement BUREAUX DES BILLETS : 144-143 rue Saint-Jacques.Tel.Main 8138 Hôtel Windsor, ou gares Place Vigcr et Windsor.LA VOIE DOUBLE MONTREAL ET TORONTO Quatre trains tous Iss jours Aménagement supérieur.Wagon à compartiments “Club” au train de 10 h.30 du soir.L’’INTERNATIONAL LIMITED” Le train le plus riche et le plus rapids du Canada Monfréal-Toronto-Chicago, 9 h.matin tour les jours.BUREAUX EN VILLE : 122 rue Saint-Jacques, angle Saint-François.Xavier.Tél.Main 6905, Hôtel Windsor, 8229OV'"’ ^’ Bare Bonavcnture, Maiu ALLEZ PAR LE A L’Epiphanie, Joliette, Chutes Shawint-gnn, Grand’Mère et Québec.Wagon-observatoire-buffet-salon de Montréal à Québec.Wagons d’un confort insur-pnssnble sur tous les trains.Faites venir des renseignements, des horaires, des brochures, etc.- BUREAUX DES BILLETS 22r^° tUei Saint-'jat''iues.Main 6570 liai e de la rue Samte-Catherine Est : La-suiie 141.Js La jeune fille n’a pas opposé dë dé- ?dress5es ««bureau, pendant les 31 .fense.Elle a été condamnée à six ,0UrS du dernier’ soit une mois de prison, après quoi elle sera : ,nnySnne de 131 -paA Jour poul; A m déportée.1 mander un emploi.Or, sur ces 4,000 LES AFFAIRES DU COLLEGE DE M0NN01R personnes, 300 seulement ont été placées.De l’avis des officiers du bureau, le chômage forcé n’avait jamais été aussi dur encore, à Montréal, que dans le cours de cet hiver.NOUVEAU CLUB OUVRIER L’assemblée d’inauguration du Club Ouvrier Municipal du quartier Papineau aura lieu dimanche, le 11 courant, à 2 heures de l’après-midi.M.le juge Charbotmoau a rendu jugement, hier après-midi, sur un incident à l’affaire d’Edwards contre les prêtées du collÊg’© de Monnoir.Mgr Sbaretti avait été cité comme témoin, et vu son départ pour l’Italie,! à la salle Gareau, 243 rue Maison-les avocats d’Edwards avaient tenté | neuve, coin Sainte-Catherine.Les officiers seront élus à cette première séance.Fui- c*e 'e fatre interroger par un commissaire des tribunaux italiens, mais U A Québec — A Toronto -L, Whitehead.- MM.Pulford et But- MM.Hern et Powers.- MM.J.Brennan et avait refusé.Le juge indique aux avocats la procédure à suivre, il croit qu’il faut s’adresser anonymement aux tribunaux ttaliena les priant de ! citer devant eux Mgr Sbaretti pour le forcer à répondre.Il croit que cette procédure plus de succès que la première.NEW-EDINBURG CONTRE ABERDEEN aura Ottawa, 10.— La joute de co soir au patinoir Dey, qui mettra aux prises deux des meilleurs clubs amateurs d’Ottawa, les Aberdeen et les New-Edinburg sera de nature à soulever l’enthousiasme du plus apathique d’entre les sportsmen.Chaque équipe présentera ren plus puissant alignement pour l’occasion, j Désireux do faire baisser pavillon aux quasi-invincibles clubistos du quar r> .i tier Rideau, les ‘ ‘ Prince, Metra E., et ElirCur^y ont ?roscousSf! lf‘» aussi couru.1.Dr Jackson 11 à 4.Troyweight, 112, McCahey, 8 à 1, 3.Mira Dell, 110, Buxton, 7 à 1, 5 Temps, 1.16 2-5.Madman, Floral SUR !ISTE Deux arrestations ont été opérées hier à la suite du vol dn départ do la Pointe-aux-Tremble», 11 faisait déjà nuit.C’est à quelques pas du Chateau Dupé ré, qu’il fut attaqué.La police espère que les trois Boston, 10 - Le club Victoria, de la Digue de la Cité de Montréal, a .- défait le club Irish-Amerlcan.bier l.A aSk'al,lant8 ’'eront bous peu ar soir, par un score! de 6 à 2.retês.Pnrr Buts Lehmann F.Patrick Points Rochon Griffit Couverts Johnson Pitre Avants Parman Taylor 11 Malien Harris i i MacDonald Nichols 11 Throon Arbitre — Skinner Poulin.Juge du jeu — W, Smafll.POSITION DES CLUBS G.P.P.C.Vancouver .4 3 40 84 Victoria .3 :t 29 31 WastHitesterK.3 4 29 33 1.Lady Lightning, 105, Callahan,.8 a 1, 3 à 1 et 8 à 5; “1lte'81 2.Luria, 95 McTaggart, 2 à 1, 4 à 5 et 2 à 5; 3.Lost Fortune, 100, Turner, 15 à 1, 6 à 1 et 3 à 1.Temps, 1.09.Deduction, Serenata, Viley, .Miss Gayle, Americus, Robert Bradley et Silas Grump ont aussi couru.6ème course, $300, 1 mille: 1.Vente Strome, 108; Sumter, 15 a 1, 4 à 1 et 8 à 5; 2.Eaton, 118, Pickett, 30 à 1, 10 à 1 et 3 à 1.Temps, 1.44 2-5, Gagnant.Michael Angcle, Camel, Harcourt, Cliff Top et Benedictina ont aussi couru, Alignement des équipes Victoria Irish-American ; Law • Buts Bray Ekci-s Points Davenport Bignell Couverts Skiiton Chambers Avants B.W.Bray Haie « < Hurburt McMurtry ltd.Hamilton.Ont.Pas deRouille LE DOCTEUR BOUSQUET des Hôpitaux de f’aris.MEDECIN DE L’HOTEL-DIEU ET CHEK DE SERVICE A L'INSTITUT BRUCHESI, POUR LES Maladies des Yeux, des Oreilles, du Nez et de la Gorpe REEDUCATION AUDITIVE {TRAITEMENT DE LA Méthode Electrophonétique.CONSULTATIONS 2 A 5 H RS.et sur rendez-vous.324 SAINT-DENIS Tel.Bell : 4,r>75 Lst.1 VOL.V.— No.7 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI, 10 JANVIER 1914 ?ILINGUALISM IN IRELAND, SCOTLAND AND WALES C SUITE DE LA 1ère PAGE) (1) I.e mouvement était devenu général.(2) Des centaines de livres avaient été publiés et l’on enseignait à plusieurs milliers de personnes à les lire.(3) On publiait un journal hebdomadaire et un journal mensuel.(4) Il y avait 494 branches affiliées de la langue gaélique en Irlande, 22 en Ecosse, 11 en Angleterre et quelques autres en Europe et en Amérique.(5) Ea Ligue avait 9 organisateurs et 122 professeurs de district.(6) Elle possédait 6 collèges où était enseigné l'irlandais, dont * quatre à deux cours par année de six semaines chacun, les deux autres ouverts durant l’hiver.(7) De tous côtés se mettaient en évidence des grammairiens, des historiens,' des romanciers et des écrivains divers dont le Dr Hyde mentionne les plus éminents.ché, j’en suis sûr, d’entendre dire que le Roi possède un dominion plus loyal ou plus utile que le Pays de Galles, ou que la connaissance de leur ancienne langue rend plus mauvais sujets les habitants de ce pays.Je ne connais aucune disposition spéciale pour l’enseignement du gallois dans les écoles.J’espère que ces facilités existent, car quand un peuple aime asscTi sa langue pour la conserver à travers les âges, il est certain que selon les principes communs aux gouvernements civilisés, il doit avoir l’aide nécessaire pour apprendre à la connaître bien et gr aimn ati c al e m e n t.Pour en venir A l’ancien royaume d’Ecosse, que nos amis les Ecossais appellent plaisamment la plus grande partie de la Grande-Bretagne, "The Statesman's Year Book” de 1911 dit qu’en 1901, 28,106 personnes de 3 ans et plus parlaient le gaélique écossais seulement, et 202,700 parlaient la gaélique et l’anglais.Il existe maintenant un mouvement en faveur du gaélique écossais, Mais Je point le plus intéressant de ce renouveau de La langue, c’est et on désire qu’il soit enseigné dans les écoles.Dans le Northern Chronicle, publié à Inverness, ville qu’on appelle la capitale des Highlands écossais, a été publié en mars 1913 et reproduit dans le Casket du 8 mai 1913, un compte rendu de l’assemblée annuelle de la London Inverness-shire Association, tenue à Londres.M.D.Cameron Swan présidait cette assemblée, et les Ecossais du Canada devraient méditer ses paroles.Le rapport annuel montrait les progrès réalisés dans l’enseignement du gaélique écossais dans les écoles de ITuvertiess-shire.L’Association offre des médailles et des prix, pour j lesquels les enfants concourent, et Tes examens ont lieu en gaélique écos-En 1908-09, sur 11,332 élèves qui oui suivi les divers cours | sa.g çejte j(j£e a ^ aocueillie avec enthousiasme en Inverness-shire, d’apres le système scolaire intermediaire, ou secondaire, 6,ü8o ont i , , , j- ,,,.,.,• choisi le gaélique comme l’un de leurs sujets d’étude.On enseigne Le president soutient que, pendant que les Ecossais continuent a aussi cette langue, d’une manière plus ou moins satisfaisante, dans travailler avec ensemble, ils ne devraient pas laisser périr leur langue 3.047 écoles primaires publiques sur un nombre total de 8,538.L’è-; maternelle.H parle de la prétention souvent émise par ceux qui décote où 1 on étudie 1 irlandais sous le docteur Bergin donne un en- ; s£ren| ja disparition de l’esprit national et de la langue ancienne, que peut-être qu’eille a sauvé de l’ouibli l’histoire, le folklore et les traditions nationales, ensevelies depuis des siècles dans les musées et les bibliothèques.La publication des oeuvres anciennes va son train rapidement.Les pins belles poésies, éparses dans les manuscrits ou dans la .mémoire populaire, réapparaissent dans Jes plus jolis volumes.Les journaux d’Irlande apportent quelque attention au gaélique.Mais l’enseignement de ce dialecte dans les écoles est encore ce qu’il y a de plus important.Le Dr Hyde dit: I TRIBUNE LIBRE LE COUTVDE LA VIE | Au Rédacteur du '‘Devoir", Montréal, M.le Rédacteur, j En ma qualité de cultivateur, j’ai f rivi avec Intérêt l’enquête de M.Gaorgee Pelletier sur le coflt de la vie et .l'ai lu avec une attention toute particulière, son dernier article,sei on elusions.Je prends la liberté de vous adresser mes vues et mes propres conelu- teurs, libre à vous de les publier.I Dans mon humble, opinion, la phrase suivante du message du président (Wilson, résume toute la situation.On essential subject in training schools, unis approved bp an unanimous vote.Resolutions were passed, that Ihe Irish Parliament soon to he opened, should foster the Irish language, and make a knowledge of it obligatory on all candidates for official positions.This indicates that when the Irish move, they do not stop halfway.In May 1912, the Corporation of the city of Dublin conferred the sions sur ce problème, si vous croyea freedom of the city on Canon Peter O’Leary and Dr.Ivuno Meyer tor ^.®^es,,,Pu'®sent intéresser vos iec-their services to the Irish language.Dr.Meyer said that “the rich heritage of a great literature and common memories would bind the nation together more firmly than laws.” In August 1912, Bishop O’Dwyer of Limerick defended the action (n’a pas "permis" à l’agriculture da of the Limerick County Council and others in assigning their s'cholar- développer de Pair avec les autre! ships to the National University exclusively, and making the teaching ver fi^m'^rpou/fabe rattraper of Irish through the University course a necessary condition.u temps perdu à cette dernière et In November 1912, the Gaelic League announced a large increase non pas, grand Dieu, attendre la pain attendance at its numerous Summer Colleges on the Southern, Western ralysie des autres pour rétablir î’ê-and Northern coasts, and also progress in the primary schools.I qUTv1 » , • I may remark here that an amendment to the Home Rule Bill whicu 'aimer Vagriculture.non pas seule-proposed to forbid the new Irish Parliament from making Irish the ment de ceux qui g’y livrent, mais official language or its knowledge by public employees compulsory, encore "et c’est peut-être le plus dif- ivas defeated.Tieile" de ceux qui en “dépendent".In February 1912, Dr.Hvde, in announcing that in the previous ^’agriculture ne jouit pas de la year, 110Ü students took advanced courses in Irish at die Gaelic colleges, tl.op giand ]lombre; le cuiUvateur est said : — le m.habitant, aussi rien d’éton- ., „ ,, , , , • , nant A ce que nos fils de cultivateurs W c stand for an Ireland thinking its own thoughts, speaking voient tant de carrières lucrati-its own language, writing its o wn books, singing its own songs, i ^ ollvertBS à leur ambition laissent ilting ils own music, playing its own games, weaving its own coals, llv?)a terre quî leUr (icmaIKlu du tra-making its own shoes, standing firm on its own legs, and going vai, plug rude et leiu.0jfre moins dt) outside its own shores for nothing procurable within.profits et moins de considération.In 1913, the number of Gaelic Summer colleges had increased to 14; L’agriculture ne reçoit pas la pro-and there was a large attendance of students and teachers from all parts | tection a laquelle elle a droit, lea of Ireland, and man, from .he Con.,non.A ne»- Gaelic Colle*, has "ZSSfï&A just been opened in Dublin — the «econd in that city.Publiques, c’est sur les épaules du In October last, a memorial was erected to the famous Irish his- cultivateur que pèsent le plus lourde- torian, Geoffrey Keating, priest, scholar and sufferer for the Faith, who, (ment les impôts pour toutes fins.Je in a cave of the Galtee mountains, wrote, in Irish, his great History of prends^ pour exemple l’amélioration Ireland, which has recently been republished by the Gaelic League.On this occasion, Rev.Dr.Power of University College, Cork, and Rev.Dr.seignement universitaire plus avancé dans la philologie comparée, .__ ia phonologie, la grammaire comparée et la lecture des vieux ma- Ie- Highlander subit un handicap dans la lutte pour la , du * ^ sa nuscrits sur vélin.30 élèves ont suivi ses cours en 1908-1909.Son connaissance du gaélique et que même, si on apprend 1 anglais aussi bien journal, “Eiru”, et ses “Anecdota Hibernia” sont connus de tous |qUe le gaélique, l’usage des deux langues est un désavantage positif, qui les savants celtes.” | conduit à la confusion de la pensée.II admet qu’il y a une difficulté, .e * * jmais il dit que cette difficulté est créée par le système d’éducation des Qu’ont fait les prêtres d’Irlande à ce sujet?Dans la liste que four- Highlands et des enfants de langue gaélique, nit le Dr Hyde des nouveaux auteurs irlandais, la plupart des noms sont ; La difficulté, dit-il, est que dans ces districts du nord et de l’est de ceux de prêtres.l’Ecosse, où le gaélique est la langue maternelle de la population, trop Dans le “Irish Catholic” (Dublin), du 6 déc.1913, le R.P.Charles souvent les instituteurs ne connaissent pas le gaélique et que les enfants Sheehan of Maynooth University, spoke in Irish and English Plater, S.J., publie un article intitulé: “Le Clergé et l’Action sociale en cntendent à l’école une langue qu’ils ne comprennent pas.Commenti Speaking of Father Keating, I am reminded of another historian of tes les classes.Irlande”, dans lequel il dit: pourrions-nous apprendre quelque chose à l’école, ajoute-t-il, si la lan-; Ireland, Abbé Mr.Geohegan, an Irish exile who wrote the best history T)ar le commerce .tgue employée par le professeur était le chinois?(of Ireland in existence — even to this day — in Paris and in French.com rueC f arce *50 ci al e f ^ Is ‘sont Jort^à la considérer Tmunf une i H estime que le meilleur moyen, et il insiste sur ce point, est de He was chaplain to the Irish Brigade in the wars of Louis XIV vaine tentative de ressusciter une langue maternelle qui s’en va.faire donner ’’instruction par des professeurs de langue gaélique, dans No Irishman can forget that m the long centuries when their lan-C’est comme question de fait, un correctif dont on a beaucoup be- ces districts et qu’on devrait enseigner l’anglais aux enfants, tout comme guage and their religion were proscribed in Ireland, France gave to the soin contre certaines forces anti-sociales qui menacent la vie en Ir- on ellscigne le français et l’allemand, dans les écoles.young men of Ireland who could manage to evade the vigilance of !füttéraCîres"aSefdeem‘i,resPen so^tlcS L’est de cette façon seulement qu’on pourra donner une instruction English rulers, a kindly reception and a Catholic education The French * ^ 2.5 de ce découragement auquel des siècles d’oppression les avaient ré- convenable en anglais, qu’on pourrait ensuite employer comme medium language had no Irish critics or opponents in those dark days.Mrs.| Je ^ rêcrimine paSi, je Constate.lea duits.C’est une force éducatrice beaucoup plus vraie que bien des pour d’autres études.Il demande que le gaélique lui-même ne soit pas Green says: “A new spirit of self-respect, intelligence and public duty Icultivateura> manqllant d'esprit d'u-instiUitions qui prétendent enseigner.mis de côté; qu’on en donne l’enseignement grammatical et vocal; qu’on has followed the work of the Gaelic League; it has invited Catholic and.nion, n'ont rien réclamé de plus, ni e/i é7 b\lfnICqu’1lie n’e i^a l'en t Upas ^ iirisT’i niti at i v-ef * ^L e Dr^ Douglas en retrace la vieille histoire, qu’on récite les poèmes de ses vieux bardes.Protestant, landlord and peasant.” {Irish Nationality, page 248).| Une voirie ne ae transforme pas du Hyde président de la Ligue Gaélique, s’est exprimé avec beaucoup! 11 soutient que c’est pour qui que ce soit un avantage de posséder d’enthousiasme, devant votre humble serviteur, sur la coopération une connaissance pratique de deux ou plusieurs langues; que les différences mêmes des idiomes sont utiles et donnent une plus grande flexibilité de pensées et d’expressions.Maintenant, Monsieur, j’avais l’intention de faire quelques commen- de la voirie rurale, amélioration qui va coûter gros à la classe agricole ; et cependant cette amélioration va profiter à peu prèu également à tou-Elle est réclamée l'industrie et surtout l’automobilisme ; le consommateur est appelé à bénéficier autant des bons chemins que le producteur.Alors tout le monde devxalt payer également par l'entremise du gouver- cordiale et généreuse du clergé catholique au travail de la Ligue.” Au mois de mai 1910, nous voyons le Dr Hyde demander aux directeurs de l’Université Nationale d’Irlande de rendre obligatoire, en 1913, Tétude du gaélique pour quiconque subirait des examens d’immatriculation.L’affaire fut renvoyée devant le bureau des Fitudes.Le 1er juin, ce bureau se réunit.Plusieurs messieurs qui, auparavant, ne voulaient # « * ijour au lendemain, l’automobils est Now, Sir, I have left mvself but small space, if any, for bilingualism ! an véhicule qui nécessite un chemin * ’ " Rnftnnl nnRnlnmpnt.nnifnrmp nos in Wales and mi Scotland.“The Statesman’s Year Rook", for 1911, at page 12, says that in 1901, in Wales and Mommouthshire, 280,905 persons, 3 years of age and up taires sur les faits que j’ai relatés, mais» cet article est déjà trop long.; wards, spoke Welsh only; and 649,919 spoke Welsh and English.Thus, J’attire l’attention de vos lecteurs sur la similitude qui existe entre 1929,824 or 46% of the whole population spoke W’elsh.Wales has been le langage employé par M.Cameron-Swan, qui a exprimé la pensée des .regarded as a solid part of the British dominions for more than 600 pas rendre obligatoire l’étude du gaélique, dirent que, comme les direc- jug^ianders écossais en matière de bilinguisme et celui du Dr Hyde et years; and we hear nothing about the dangers of bilingualism there, nor és”, ils devraient aussi faire j (ju p^re Plater, S.J., qui expriment la pensée irlandaise, sur le même su- ; any objections to it that I know of.Chancellor Lloyd George, I am sure, leurs l’avaient rendue obligatoire aux “gradués de même pour les examens d’immatriculation.Par conséquent la motion du Dr Hyde.L’importance de cette décision repose que la plupart des conseils de comté avaient apporté leur cier à l’Université, à la condition qu’elle rendit obligatoire l’étude de l: somme ainsi que sur les prime® qui seraient payées Dar ombres.IL FALLAIT S45,000,600.Ce- items constlttlalem tout ce qui était disponible pour faire face à no* $240,000,000 d’obligations reçu au-dessus du taux de quatre fort conjoint rendre notre société plus pour cent sur les fonds accumulés „", car il contt-nait c principe d-’ cette découverte mer-pilleuse qui, sans lui, n’aurait pus >ii lieu, et dont tes applications révolutionnent le monde.M.Iloumic "appelait demi-Vernent aussi iiue c’é-lant dnns d» laboraloires de «e genre »t Pasteur.?Pasteur ! Je me souviens aussi, on “ int'-miant Branly, d’une conversation lue Pasteur eut un jour avee un de i s plus brillants élèves.“Cher maître lui disait celui-ci, comment s-e :ait-il qilt; vous, qui avez tant réflé-;hi, tant étudié, soyez r-'eté un ca-iholique pratiquant ?” Et Past'ur lui répondit : “C'est jarce que j’ai beaucoup réfléchi et reaucoU'J étudié (pie j’ai la foi d’un Breton; et si j’avais plus réfléchi et dus étudié incorc, ce n'esi pas la loi d'un Breton que j’aurais, mais la loi d’une Bretonne.” ¦Jf "ïf # A l’Institut catholique de Paris, l’on suit à la lettre cette grands leçon de Pasteur.On y étudie ênor.nément.11 faudrait pouvoir faire ire, A tous ceux qui croient encore pie les catholiques sont les adver-îaires de la science et du progrès, les lomptes rendus que nous avons entendus mercredi et surtout la rapport •çénfral de l’éminent recteur, Mgr aaudrillart, ce savant historien doit .’éloquence sait aussi bien charmer es esprits qu'émouvoir et entraîner .es coeurs.Tous les auditeurs ont pu voir quel ; entre de travail intensif, quel foyer irdent d’activité et de vie inteüee-’.uelles est l’Institut latholique de Paris.Dan» quel but ?Un but pratique issurément.Car l’on y prépare aux viroayes des examens universitaires ït avec très grand succès ; l’on nous i cité des chiffres officiels qui le prouvent.Mais cela n’empsche pas, ;out au contraire, les maîtres qui y Hu-dgaent d'être animés de préoccupations plus nobles et plus hautes, ils renient que leurs élèves puissent léfenûre leur pn.tre foi contre les attaques qui viennent de toutes parts la propager ensuite autour d'eux Ians le monde, en un mot former des apôtres.Et p < •* 1 r cela ils met lent * entre le us mains les armes memes dont on shest le plus servi, surtout ^fc-iepuis au siècle, pour combattre i’i ~ qfso religieuse, celles que donne la science.Et c’est toutes les bran-pfcs principales du savoir humain que •omprend le haut enseignement de l'Institut catholique de Paris.Ce n’est pas seulement par des cours régulier» qu’il accomplit sa tâche -, il a organisé aussi, pour le grand public, dos conférences suivies pendant toute .'année scolaire par un très nom-Dreux auditoire.Qu’on lise les programmes de ces cours et.de ces co-v v ••-'.et l'on s-: convaincra que toutes les questions capitales les plus îontroversées de notre époque sont ; traitées.On ne cache rien de l’er.reur, on la présente telle qu’elle est, sans même la dépouiller de la séduction dont souvent elle sait si bien s’entourer.La vérité n’a rien jamais A en craindre lorsque celui qui la professe et qui sait est IA présent st parlant pour la mettre face à face #ïvec elle en pleine lumière.^ * L’Institut catholique de Paris aura été l’un des meilleurs artisans de.cet-j te grande oeuvre bientôt accomplie et qui aura pour conséquence de mon- i trer à tous les esprits non prévenus j combien il est absurde de prétendre j qu’il y a opposition entre la science et la foi, et à quel point est profondément vraie la vieille formule si connue; “La fausse science éloigne de Dieu; la véritable science en rapproche”.Et, en effet, plus la science va découvrant ces lois merveilleuses qui régissent le monde des infiniment petits comme celui des infiniment grands, plus s’impose à notre esprit la nécessité d’une intelligence qui a créé, qui a ordonné, qui conserve et qui ne peut être qu’une.Plus la science avance, plus elle manifesto à la raison humaine l’éternité et l’infinité de Dieu.Et en quoi donc, en vérité, ccj découvertes modernes qui nous confondu dont d'admiration infirment-elles l’ex-istence de Dieu?A quoi donc ceux qui les ont faites doivent-ils d’avoir pu les réaliser?A leur effort personnel ou à leur travail personnel ?Oui, mais pour quelle part! Us sont légion de légions ceux qui ont travaillé et travaillent encore autant qu’un Pas-leur, un Claude Bernard, un Henri Poincaré, un Branly.Ce n’est donc pas leur travail qui 'les place si haut au-dessus du reste des hommes.Non.C'est quelque chose qui est en eux dès leur naissance, quelque chose par conséquent qu’ils possèdent, mais qui ne vient (pas d’eux-mêmes, et que, pour cela, l’on appelle avec tant de vérité “le don”.Aussi, quand nous les admirons, c’est surtout le donateur que nous devons admirer! Et c’est ainsi que la beauté et la grandeur de la science, comme de toutes les autres manifestations du génie humain, font connaître et resplendir te grandeur et te beauté de Dieu.* * * Dans le monde intellectuel, il se fait aujourd'hui en ce sens un grand go, mouvement.Ce n’est pas l’enseigne-” nient laïque qui l’arrêtera.“Les plus fameux champions de l'Eglise au dix-neuvième siècle, les écrivains qui tentent une réaction spiritualiste au vingtième ont été formés par l’Université laïque.L'élève se dresse toujours contre le maître.” Qui donc, tout demièremnt, écrivait ces lignes: Urbain Gohier.Et il terminait ainsi son article; "C’est Jé-41 sus que réclame le prolétariat conscient pour la cité future.” Tout le terrain conquis par l’idée religieuse est actuellement, par là même, acquis au catholicisme.Le catholicisme apparaît en effet, aujourd’hui, PROPRETE MINUTIEUSE M ÎU IL VA J * f EXAMINEZ ATTENTIVEMENT ET.JUGEZ PAR VOUS-MEME Jusqu’à présent, la bière au verre a été servie de la manière suivante La bière livrée dans un baril en bois est placée dans la cave.Au moyen d’une pompe à l’eau, l’air impur de la cave est comprimé dans le baril et re^te en contact avec la bière jusqu’à épuisement— parfois une semaine et plus—lui communiquant une mauvaise odeur.Cet air comprimé dans le baril refoule la bière jusqu’à la chante-pleure, au moyen d’un tube en caoutchouc.Ce tube e^t poreux, se sature bientôt de bière, pourrit et se recouvre à l’intérieur d’un dépôt qui fermente, et cela à très brève échéance à moins que l’hotelier soit d’une propreté minutieuse et renouvelle fréquemment ses tubes.Nous n’avons pas voulu risquer notre bonne bière W/ -.-/te - m > Vi ;tsV 'g* lim- ite- llS=Sv.IL*.—ji SÏF^^iSrï - te ¦Msssar dans cet appareil rudimentaire et avons fourni à chacun de nos clients, l’appareil présentement décrit et montré ci-contre NOUS FOURNISSONS : lo.Un baril en acier doublé en verre.2o.Deux cylindres de gaz carbonique liquifié.3o.Une tuyauterie toute en métal inaltérable, à travers laquelle la bière comprimée par le gaz passe du baril à la chantepleure.Cette tuyauterie passe en forme de spirale à travers la boite à glace—qui devrait toujours en être pleine—pour refroidir la bière à la température voulue.Et maintenant vous pouvez déguster un verre de bière délicieuse Si vous demandez la “ Frontenac ” ET QU’ON VOUS LA SERVE FROIDE.BRASSERIE FRONTENAC, LIMITÉE, MONTRÉAL PHONE : ST-LOUIS S610 ti飣é**‘iéé+*£.*é.*&*êê-têêéé*êéêt.êê!£êêêê.éêêêêêê«’.£é«éé£Ji f .I' | Monsieur Josuah I |> - .** $ 1 Conte d’Epiphanie 1 ! par RENÉ BAZIN I 4i 1 te te» te K?»?»#»?# ***##*##**«**«•*#*?««#?##?##«*##?*****»»*#* Puisque je m’occupe des pauvres, j’ai donc connu beaucoup d’ariistes, ou du moins beaucoup de gens qui se disaient tels.C’étaient presque tous des hommes.Les femmes ne prennent ee titre que lorsqu’elles sont jeunes et qu’elles peuvent y ajouter “lyrique” ou “dramatique”.Et c’est à peine un mensonge.Il n’a jamais trompé que ceux qui l’ont bien voulu.Les hommes persistent plus longtepms à inscrire sur leur carte de visite : “Artiste peintre, sculpteur, photographe, ciseleur, tourneur, comique.” sur la pauvre carte qui a passé par tant de ma’ins de concierges on de cuisinières, a monté tant d’étages, en a tant descendu et n’est pas revenu chaque fois avec vingt sous.La plupart ne peignent plus, ne sculptent rien, ne cisèlent que les routes de France en traînant leurs souliers et ne jouent la comédie qu’a moitié, pour vivre, devant des spectateurs qui n’appt au dissent point et se défilent volontiers.On les écouterait mieux s'ils n’étaîent pas “artistes”.Le peuple qui peine dur, celui des campagnes ou des métiers, se défie de ces mendiants qui ressemblent à des rentiers par le vieux chapeau de soie, la vieille redingote, le vieux reste de prétention, ou l’accent, ou dans le monde moderne, comme ayant conservé seul, à travers tant de siècles et tant die luttes, l'autorité et l’unité.C’est là ce qui, dans le .passé, a éloigné de lui tant d’âmes, et c’est cela même qui, dans le présent, lui en ramène un si grand nombre.Car tous ceux qui vraiment (pensent sont pro fondement las de l’anarchie morale et de '.’anarchie intellectuelle qui, en dehors de l’Eglise, sont partout et menacent de mort la société.Mgr Chesnelor.g.dont l'admirable discours a si dignement clôturé la belle séance de mercredi, citait cet aveu d'un adversaire: “C’est à l’intégrité do la doctrine catholique, c’est à la discipline catholique que vont ces jeunes gens.” Aussi combien l'éloquent archevêque de Sens avait-il raison quand il terminait en donnant ce dernier conseil aux élèves de 1 Institut catholique de Paris: "Ayez toujours la passion de la vérité, de la vérité intégrale.Car la vérité cesserait d’être la vérité si elle n’était pas intégrale.” G.do LAMARZELLE, Sénateur.(L”’Echo de Paria”).l’oeil qui n vu trop de choses.Us le savent, mais rette fausse noblesse les console peut-être.Us y tiennent.El puis, dans le nombre de ceux qui se disent artistes, j’en ai connu deux ou trois qui avaient dû l'être.Josuah Orset fut même un peu de mes amis.Il avait un prénom admirable et qu’il prononçait avec sentiment : ‘ Josuah, pour vous servir.” Il avait un nez de modèle, droit et long, des yeux demi-fermés, clignotants, luisants d'un reste de feu et d’un reste d’esprit, une barbe grise en queue d’hirondelle, de longs cheveux autour d'une tonsure, une vareuse autrefois noire,, une habitude de la blague qui lui faisait croire à lui-même qu’il venait de quitter l’a-teiier.Il avait surtout, signe de la profession, une boîte à couleurs et un appui-main qu’il portait en tout lieu.Quels étaient le passé de cet homme, son état-civil, son âge exact, la raison ou les raisons qui l’avaient fait déchoir, s’il avait eu un rang ?Personne ne l’a jamais su.Un soir, après une pluie d’octobre qui l'avait trempé jusqu’aux os, Ï1 sonna à la porterie d'un couvent de Trappistes, situé, comme tous les couvents de cet Ordre, en pleine campagne, dans un pays de chênes et de coteaux.On lui ouvrit.Je voudrais faire une retraite, dit-il.—De combien de jours ?—De trois.Comme l’hospitalité des Trappistes a toujours dépassé en largeur et en discrétion même celle de l’Ecosse, il se trouva bientôt dans une chambre mie, mais parfaitement propre, devant un feu clair qui séchait la vareuse, près d’une table sur laquelle était posé un livre de méditations, n’ayant eu à fournir aucune référence — il en avait très peu, — content d’avoir chaud, content de penser au souper, même maigre, dont l'heure approchai!, 1 flatté surtou! d’avoir été accueilli au seuil de l'holelleric par le Père Abbé en personne et par le prieur, qui l’avaient reçu avec beaucoup de respect et de dignité, comme un personnage, selon la règle.Pendant trois jours il vécut dans ee monde de silence, lisant un peu, songeant davantage, assistant aux offices, se promenant seul dans un grand pardin clos, n’ayant de relations mTnvec un vieux Trappiste, carré de tète et de corns, bourru de ton.bêcheur de pommes de terre, semeur de blé.faucheur de foin, qui lui parla d'éternité.Il s'habitua Frères qui à étendre le le badigeon.au mot et bientôt à l'homme, oui était simple comme un paysan et qui jugeait durement le monde et indulgemment chacun des hommes dont il parlait.Le quatrième jour au liiatin, il descendit, avec la boîte de couleurs et l’appui-main, dans le grand corridor voûté et vitré qui s’étendait au rez-de-chaussée, sur toute la longueur du jardin.Il envoya chercher i.c prieur pour lui faire ses adieux et lui demanda même, par politesse d’artiste, s’il ne devait pas quelque chose pour une si bonne hospitalité.Il lui fut répondu que “messieurs les hôtes” n’étaient point obligés de donner et que.s’ils croyaient devoir le faire, ils pouvaient donner ce qu’ils estimaient convenable.Josuah Orset trouva que ce n’était pas cher.Et, ayant remercié le prieur, il eut une idée.Peut-être l'avait-il eue déjà, il est vrai, mais en ce moment elle lui sembla plus digne d’attention.—Monsieur le prieur, fit-il.j’ai en une idée que je Trois bonne.Je voudrais demeurer ici.—A quel lilrc ?—Comme peintre.—Nous avons deux s’entendent assez bien minium et à délayer Cela nous suffit.—Mais, pardon, je suis peintre d'histoire.Le vieux grognard, retraité sous la bure et qui ne saisissait pas très bien la nuance, répondit à tout hasard : Nous n’en usons pas.—Mais vous avez une église ?Le prieur ne répondit pas, étant ménager des mots.- -Votre église est nue comme vos granges.Je propose de décorer le choeur.Je ferai une grande composition, comme nous disons.Vous me nourrirez et je vous donnerai mon travail.Je serai au pair.Acceptez-vous Le vieil homme considéra ce chemineau, et il songea sans doute que, lui- aussi, il avait fait de rudes étapes avant de trouver l'abri.—C’est à voir, dit-il simplement.Josuah eut la permission de rosier.Il cul sa chambre, son couvert d’étain, son coin de buanderie i transformée en atelier pour le trairai! de l’esquisse.La campagne cn-ivironnante lui plaisait infiniment.Les derniers jours d'automne l'invitaient à la rêverie.Il jouissait d'assister à celle fin de moisson sans paroles, de voir les charrettes plei-i nés de sacs de pommes de terre ou i pleines de liges de maïs, ou de Irè-fle sec, rentrer au pas des boeufs.Les bouviers, en froc blanc ou brun, | quand ils le rencontraient dans les j chemins creux, pensaient : j —Monsieur Josuah cherche l’ins-i piration.Elle devait être bien cachée, à en 'juger par tant de promenades fai-^ ites pour la découvrir.Elle finit par venir.Elle était quelconque.Le peintre, sur un immense papier, traça au fusain quelques silhouettes groupées, des ronds qui représentaient des nuages, une barre qui figurait la terre, cinq rayons autour d’un noyau qui de- vait être une étoile.Le titre de l’oeu-était : /c Cortège des rois mages.Jo-suah s’était décidé à traiter, après quelques autres, ce sujet qui permettait de mettre en scène trois rois il avait toujours désiré en peindre un, •— trois échevaux de personnages derrière eux, et tout autour une ménagerie complète.Il y avait bien, de-ci, de-la, des jambes ou des pattes trop longues, des bras trop courts, des cous drôlement attachés.Mais n’est-ce pas ainsi, souvent, dans la nature ?Les juges de l’esquisse ne firent pas d’objections.Et l’artiste comprit qu’il avait devant lui tout l’hiver assuré ; coucher, manger, chauffage, sans compter la compagnie de ces moines silencieux qu'il commençait à aimer.11 fallut tout le printemps pour dessiner les personnages, d'après nature.Par grande faveur, l’artiste obtint de faire poser devant lui quelques Vieux Frères, un, notamment, qui était chargé de la basse-cour et qu’on voyait trois fois le jour s’avancer jusqu’au milieu de la grande cour des étables, s’arrêter et tourner la manivelle d’une petite crécelle pendue à sa ceinture^ et dont le grincement rassemblait les poules éparses sur les fumiers.L’été fut employé à peindre sur toile la grande composition, l’automne à la fixer autour du choeur de l'église et à la corriger.La correction ne finit jamais.Deux ans plus tard.Josunli était encore à la Trappe, quelquefois au sommet de l’échelle roulante, reprenant un boni de- draperie, ajoutant un ange pour masquer un trou dans le tableau, allongeant la barbe d’un mage ou mettant du poil neuf aux jambes grêles des chameaux ; mais plus souvent dehors, dans les.champs où ne s’arrêtait jamais, de l’aube au crépuscule, le travail muet des hommes.11 s’était habitué.Il s’était senli aimé.Compris ?C’est autre chose.Comme il n’y a jamais eu de coeur vivant sans une fibre rassée, Josuah, dans sa joie, avail un regret mêlé.Il avait peut-être des juges, il n’avait point de publie.Les étrangers visitaient rarement la chapelle, marchands de chevaux ou de boeuf pour la plupart, éleveurs de pores, acheteurs de foin ou de blé de semence.On voyait, le matin, linéiques blouses bleues parmi les robes de bure retroussées jusqu'aux genoux et tachées par la boue des «-he-mins : elles disparaissaient vite du côté des étables ou des greniers.Quant à ces vieux Pores, blancs de cheveux, bronzés de visage, quand ils se prosternaient dans leurs stalles.ouand ds se relevaient, quand ils chantaient, ils étaient admirables à voir, images saisissantes de la prière, de la pénitence et de la force : mais voyaient-ils ?Voyaient-ils les trois mages et les trois cortèges, et la bordure symbolique du panneau, où l’on eût dit que l’arche de Noé avait versé son contenu, tant les bêles y abondaient ?Josuah inclinait vers la négative.En tout cas.ils n’cxpr:maient pas leur avis, el c'était pour Josuah comme s'ils n’en eussent pas eu.Deux ou trois fois, croisant l’un d’eux au seuil de la chapelle, il avait essayé de le faire parler.1! avait dit, à demi-voix respectueuse et désignant de la main la peinture magistrale : - -C’est enfin achevé.Trois ans d’effort.Depuis trente ans, je n’en avais pas fait autant, parce qu’il y a des mortes-saisons dans la carrière d’artiste.Mais je tiens mon oeuvre.Je crois que je puis être content ?la: vélérain s’était borné à saluer en passant, un peu plus que d’ordinaire.La vanité de l’artiste était restée souffrante.Sauf en ce point, depuis son séjour à la Trappe, M.Josuah s’était beaucoup amendé.11 avait eu l’exemple et il avait eu le temps.Ce chemineau était devenu une manière de cénobite.Quand il développait ses idées sur fart, dans les rares occasions où la loi du silence était levée, presque toute la communauté l’admirait.D’autres souriaient.Tout le monde lui était, fraternel.On s'inquiétait déjà de le perdre.-—Monsieur Josuah, notre artiste, me semble bien souffranl, dit un jour le prieur.C’était vrai.L’hôte de la Trappe était le seul à ne pas s’en douter.Il ne souffrait pas.il finissait.Un après-midi de printemps, que le soleil plus vif.à travers la paille des ruches, pénétrait jusqu’aux abeilles et les mettait en rumeur, le peintre vit passer dans la cour le Frère chargé du rucher, ym paysan d’bier, jeune, élancé, qui avait l’air d’un soldat par la hardiesse de l’allure et d’un enfant de choeur paf la naïveté de son visage tout pïoué de taches blondes.Le Frère s’en allait, les mains cachées sous la bure, le museau levé comme les jeunes chiens qui sentent de loin les bois pleins de gibier ; il aspirait le vent où avaient éclaté les grains semés par lui dans les labours d’hiver et i! allait vers ce bousquet planté de mûriers et clos d’une palissade où les ruches s’éveillaient.—Frère Jean ?L’autre continua sa route et le dépassa.—Frère Jean, par charité, venez avec moi rendre visite aux Mages ! (“est l’heure où.par les vitraux, le soleil les enveloppe comme dans les j plaines de Judée ! C’est l’heure où ; je les ai vus et où personne ne les jvoil ! i Frère Jean hésita, se détourna et Isuivit l’artiste, qui marchait diffi-lement, maigre la joie, et qui se frottait les mains d’avoir trouvé un public el levait la tête aussi vers ’sa peinlure encore cachée.Quand ils furent à l’entrée du choeur, le Frère à gauche, l’artiste là droite : —Frère Jean, regardez ces trois tètes ; quelle maiesté dans Ballhn-jsard.quelle bonhomie dans Gas-innrd, quelle inquiétude chez Mel-ch:or ! Et les trois cortèges, sont-ils lassez b en réglés sur l’état d’âme des j monarques ?Qu’en dites-vous ?Il n’eut pas de renonse.—Songez que j’ai employé deux ans doux grandes années à peindre ce panneau.Je ne les regrette pas, Je puis bien vous assurer que c’est là le meilleur travail de ma vie et presque le seul.Mais je l’ai fait pour' de.s muets volontaires, qui m’ont commandé l’ouvrage, m’ont accueilli ou plutôt reteeuilli, ont comblé do prévenances un pauvre diable qui ne demandait que le pain et le gite, mais qui ne m’ont pas jugé.J’en souffre, Frère Jean.Dites-moi, von?qui êtes sans détour, ce que vous éprouvez en regardant mes Mages ‘1 Le fils de.s laboureurs voisins ne devait pas éprouver une grande émotion d’art.11 ne regardait ave»o attention que les parties vivement colorées dans la décoration ou les visages qui lui semblaient de connaissance.Et ses mains levées, sa tête penchée, son air de déconvenue faisaient comprendre qu’il regrettait de chagriner M.Josuah, mai» qu’il ne pouvait rien dire, r’irn di peu qu’il pensait.La poursuite de l’éloge est la plu âpre de toutes.—Frère Jean, continua l’artiste, r< n’est pas de mon art seulement qu'il s'agit, c’est du repos de mon esprit.J’ai beaucoup médité, à votre exemple : j'ai senti, dans votre solitude, monter mon ambition.Répondez-imoi, car je veux savoir si j’aurai 1» j mérite que j’ai cru acquérir.Com-prenez-moi bien.Ce que nous appe Ions art.nous autres, c'est quelqui I chose de nos âmes que nous mélom là nos oeuvres, à force d’amour.Ce* I pensées, enchaînées à la matière, t restent là frémissantes et reconnaissables, et ceux qui les aperçoivent nous admirent en clics.Mais j’imagine qu'elles s’échapperont du marbre, ou de la toile, ou,de la planch* de cuivre, le jour où nôus mourrons, et qu’elles crieront à Dieu.Vous suivez bien.Frère Jean ?11 entendit un faible oui.—Qu’elles crieront à Dieu : Me \oici, je suis une pensée de ce pan-lyre homme qu’on nomma le peintrs Josuah ; j'habite la toile qu'il «.peinte, je suis l’auréole, la couleur, lia ligue, le giste de ses Mages ; j'ai | embelli des heures qui eussent été linutiles et mauvaises pour lui et jpour d’autres.Pardonnez-lui à cause idc moi.Seigneur, à cause des semailles qu'il a faites.Le jeune Frère, regardant vaguement au-dessus des cortèges, dit cette fois : —Comme c'cst religieux ?Parlait-il de la peinture ?Josuah |!e comprit ainsi et fut joyeux.Et lpersonne ne le détrompa jamais, car, à peine avait-il prononcé ces trois mots, arrachés par la pitié.Frère Jean sortit en toute hâte Josurli mourut à la Trappe.On voit sa tombe parmi celle des Frères bruns, et son cortège des Mages n'a pas été recouvert d'un badigeon.Je n’ai guère vu d’aumône plus discrètement faite ni continuée, même au delà de la vie.René BAZIN, de T Académie française.“LES CHRONIQUES* de Leon Lorrain Se vend 25 sous-Joli volume, couverture Mus- L'EDITEUR NE PEUT FOURNIR UNE MEILLEURE IMPRESSION 13 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI, 10 JANVIER 1914 ^ OL, V.— No.7 TEMPERATURE DIMANCHE.11 JANVIER Dlm.dnmi l’Ortave.8t*mid.Lcv«r du soleil ; 7 heures 43.Coucher du soleil ; 4 heures 32.LUNDI, 12 JANVIER De l'Ortuve Nemld.Lever du soleil : 7 heures 42.Coucher du soleil : 4 heures 33.DEMAIN Beau et froid LA GREVE EN AFRIQUE-SUD LES CHEMINOTS EN GREVE ESSAIENT DE FAIRE SAUTER DES TRAINS.— A PRETORIA ON PROCLAME LA LOI MARTIALE.LA DÉFAITE DU DOCTEUR FREELAND ARRESTATIONS DIMANCHE Lire dans le Nationaliste: 11 y a quelque chose de changé, Léon Lorrain.Pichenette, Calièan.Une rubrique judicieuse, Louis Breton.La prochaine session (lettre d'Ottawa), Cujas.La vie musicale, l'réd.Pelletier.Le cinéma subventionné, Charles Dufresne.Le suffrage féminin en Amérique et en France, Simon Bréval.Comment organiser les petites industries rurales.Ce qui se passe, l’Observateur.La gerbe des rois, Paul Hamé.Opinions d’un docteur : Comment protéger les honnêtes gens.Les deux Paris.Une tnanie.Nos échos, etc., etc.LES SPORTS Le hockey : Joute Ottawa-Toronto, à Toronto.Joute Ontario-Québec, à Québec.Joute Wanderers .Canadien, à Montréal.La boxe : Vrais et faux cham- pions.Bicyclette :ains.Les six jours améri- Les dernières Je entier.nouvelles du mon- AU SENAT Ottawa, 10.— On dit ici qu’au Sénat l’adresse en réponse au discours du IrSne sera faite par le sénateur lames Mason, de Toronto, et que le sénateur Thorne, de St-lean, N.B., proposera l’adoption du discours.A la Chambre des Commune:'., M.IL F- MacLeod, député de Yoke, N.B., sera le proposeur et M.1.0.Laval-lee, député de Bellechasse, le secon-deur.SIR JAMES WHITNEY (Service de la Presse Associée) New-York, 10.— Il n’y a aucun changement, ce matin, dans l’état de sir James Whitney.LA CHERTE DE LA VIE Londres, 10.— L’agitation faite par les commis de banque pour obtenir une augmentation de salaire, n’affecte aucunement les banques canadiennes, d’après la déclaration du gerant de la banque Union, M.F.W.Ashc.Les commis de banque au Canada reçoivent un meilleur s.lairc.Ici l’employé gagne $650 par année tandis qu’en Angleterre on ne les paie que S300.MORT D’UN ARCHITECTE Londres, 10.— M.John Honney-rnan, un architecte très distingué, est mort hier à Glasgow, à l’âge de 83 uns.La plus grande partie de son travail consiste en architecture religieuse.M.Honneyman a dressé les plans de plusieurs dés plus belles églises d’Ecosse.Il s’est aussi occupé de restaurer les autres.Il était licencié honoraire en Droit de l’Universi-lé de Glasgow.L’INTERCOLONIAL CONSTRUIRA UN EMBRANCHEMENT Ottawa, 9 — Un contrat a été accordé, aujourd’hui, à la ‘‘Union Construction Co Ltd” de Sydney Nord, N.E., pour la construction d’un embranchement au réseau de l’Interoolo-nial.Le coût s’en élève à $67,571.L’embranchement partira d’un point de la voie de l’Intercolonial près de la gare de Sydney et fera une jonction avec la voie principale à Leitchs Creek, N.E.LE SOUVERAIN DE ROUMANIE EST MALADE Bucharest, 9.— Le roi Charles de Roumanie, qui a 74 ans, est très gravement malade.Le roi a attrapé un rhume sérieux, et est, dit-on, menacé d’influenza.IL REFUSE UN DON DE $500,000 Londres, 9.— Mgr Amigo, évêque catholique de Southwark, a refusé rl’flccepter un don personnel de $500,000 que l’on voulait lui faire à l’occasion de son jubilé et qui a été recueilli par le duc de Norfolk et un groupe de catholiques influents.L’é-vèque a dit qu’il ne voulait pas de ret argent pour lui, mais qu’il désirait qu’on l’employât à éteindre les dettes sur les églises et les autres ins-litutions du diocèse.MORT TRAGIQUE D’UNE INSTITUTRICE Madison, Wis., 10 — Jchn Spooner, B eveu dv l’ancien sénaU-er américain J.C.Spooner, a tué cet après-midi, Mlle Emily McConnell, institutrice.Le meurtrier a voulu ensuite se eui-tider, maE n’a rêusA qu’à se blesser trièvement.Spooner est le file de Roger Spooner, frère d
de

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