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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 11 octobre 1932
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1932-10-11, Collections de BAnQ.

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Montréal, mardi 11 octobre 1932 Rédaction et administration 430 EST NOTRE-DAME MONTREAL TELEPHONE: .HArbour 1241 • SERVICE DE NUIT : Administration : .HArbour 1243 Rédaction : .HArbour 3679 Gérant :.HArbour 4897 DEVOIR Directeur-gérant: GEORGES PELLETIER FAIS CE QUE DOIS! Rédacteur en chef: OMER HEROUX Vol.XXIII — No 233 TROIS SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste * Edition quotidienne CANADA.$ 6.00 E.-Unis et Empire Britannique .8 00 UNION POSTALE.10.00 Ed;tion hebdomadaire CANADA.2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE .3.00 Le conseil de M.Perrault Donc, réaction ! UAction catholique adresse au ministre de la Voirie, M, Perrault, un compliment auquel il convient de faire un ïar^e écho.C’est que le ministre a profité de la récente inauguration | d’un pont pour inviter les gens de la région, qui est très fran- j çaise, à faiire tout ce qui dépend d’eux pour restituer à leur petit! pays sa figure française et normale.Le conseil n'est pas neuf, et le ministre serait tout le pre- ! mier à s’étonner, et probablement à s’indigner, que nous lui donnions à ce propos figure de précurseur; mais ce conseil déjà ancien reste malheureusement trop nécessaire encore.Et il faut se féliciter qu’un homme publie profite d’une occasion publique pour le répéter à ses compatriotes.Que l’exemple soit •suivi par beaucoup d’autres et nous finirons peut-être par débarrasser nos routes, et nos villes, d’un lot d’inscriptions uniquement anglaises qui en faussent la physionomie réelle.Même du point de vue le plus terre à terre, nous n’avons rien à y perdre.Bien au contraire! Combien de fois, en effet, ne l’a-t-on pas fait observer ici même?Ce n’est pas un autre coin de leur pays que les touristes américains viennent ici chercher, mais quelque chose de neuf, de différent.Nous rendons-nous compte, par ailleurs, de tout le mal que tious font ces annonces, ces affiches purement anglaises?L’étranger est assez natureilement porté à croire que le Canada est un pays de langue anglaise.Get étatlage le confirme dans cette opinion, et il la répand autour de lui.Conclusion: quand, dans un domaine quelconque, nous réclamons quelque chose, soit en raison du caractère bilingue de notre pays, soit en raison de l’importance de la population fran çaise, nous nous heurtons à des gens mal renseignés et par là même, s’ils ne sont point formellement hostiles, assez mal disposés à entendre nos revendications.Et, tant que nous n’aurons pas pris le moyen de briser cette croûte anglaise dont l’existence, voilà près de trente ans déjà, scandalisait M.Robert de Caix, aurons-nous le droit de prétendre que nous ne sommes pas, dans une certaine mesure, responsables de l’état d’esprit auquel nous nous heurtons?Ces détails peuvent, aux yeux de beaucoup, faire figure de chose sans importance; mais ils contribuent à diminuer la notion de notre importance et de notre force réelle.Et il n’est pas besoin d’avoir une longue expérience pour savoir qu’il n’est pas indifférent, particulièrement peut-être dans nos pays, de passer pour appartenir à un groupe puissant ou faible, actif ou apathique.11 n’y a pas très longtemps, certaines gens, dont quelques-uns n’ont peut-être jamais donné à ces questions un très vif intérêt, se plaignaient que, dans un règlement d’affaires commerciales, on n’eût pas donné à l’élément français — c’est-à-dire, en «somme, à eux-mêmes — une place convenable.Ces messieurs songent-ils qu’on n’aurait probablement pas même •pense à le,s,traiter de cette façon , si leurs co-associés.Anglais avaient pris l'habitude de voir dans les Canadiens de langue française un groupe puissant, actif et qui sait réclamer cc qui lui est dû?Tout se tient dans la vie, et tel autre, par exemple, qui ambitionnait un poste éminent, s’en verra écarté, pourquoi?Parce qu’il appartient à la minorité et que la minorité n’a pas su, ha-fn t n e 1 l e m e ni, s’a f f i rm er.Autre point de vue, qu’il ne faut pas oublier.Cet inutile étalage d’affiches et d’enseignes exclusivement anglaises est pour nos amis des autres provinces et des Etats-Unis un scandale permanent.Il les incite à l’abandon, il tend à créer chez eux l’impression que notre race consent à la déchéance.Donc, réaction! Réaction partout où se pose la question des droits du français.Réaction chez nous surtout, où le progrès ne dépend que de nous, que de notre bonne volonté et d’un juste sentiment de fierté.Que le conseil de M.Perrault porte au loin, et que le ministre trouve, dans tous les milieux, de nombreux imitateurs! Orner HEROUX Les regrattiers de la rue Craig Experts en tout et en n’importe quoi - Le registre obligatoire - Pourquoi tant de regrattiers?L’actualité Histoire de chasse Les histoires courtes sont, dit-on, les plus belles.Pour relie raison les histoires de chasse (et de poche) ne pourront aspirer à la pabpe; elles sont les plus longues, en ce sens qu'elles allongent tout le temps.On pourrait peut-être dire que si elles grandissent, suivant la vieille rengaine, c’est parce qu'elles «ont espagnoles; elles s’apparentent sûrement aux châteaux en Espagne.Nous sommes à la saison des histoires de chasse, à la saison où les guides vérifient l’exactitude du proverbe qui dit gue si la parole est d'argent, le silence est d’or.Les guides, en effet, s’ils parlaient, régleraient que le trophée de chasse que leurs employeurs rapportent triomphalement, ce sont eux qui l’ont tiré en visant par-dessus Vépaule d’un chasseur tremblant.de froid.C’est incroyable ce qu'il fait soudain froid dans le Nord, même 1rs jours les t*lns doux, quand on tient j mi bout de sa carabine un simple , chevreuil.Nos guides pourraient imiter ceux j de la jungle.Ceux-ci accompagnent les Américains ou les Européens.| plus rares, à la chasse aux grands fauves, nous disait un ami.lui chas-se aux grands fauves étant devenue une exploitation payante, on a tracé de belles routes en pteine forêt j africaine on asiatique, de sorte que \ les expi'ditions de chasse ne voyagent plus à dos d’éléphant, mais dans des "cent chemnix”.Vn tigre ou un lion esi-il signale prés île l'appât disposé pour l'attirer, que les chasseurs blancs meltejit pied à terre et ccmchent la bête en joue tout en cognant des genoux.Derrière, dans leur vieux Ford dépenaillé, les guides noirs visent avec sang-froid en appuyant le canon de leur arme sur le pare-brise.Le coup du chasseur pari; en même temps la détonation, grâce A un mécanisme ultra-sensible disposé au chien du fusil des mides, fait partir la carabine du guide.Les deux coups se confondent, l’un raté, l’antre placé dans le mille.Le chasseur s’en retourne glorieux sans en mwlr jamais rien su.Or — c'eut ce qui intéresse les guides — les gens glorieux sont les plus prodigues : c'est lin bonhomme qui se prenait pour \ tut autre qui a inventé le pourboire, j Quatre hommes devisaient de ces choses et d’dnfres en martelant d’un talon allègre, hier, une belle route bordée d’un côté par un lac aux rives sinueuses et de l'autre par la haute futaie tendue d'une fanfare de couleurs.“Les bêles sauvages, disait l’un, sont sauvages au même sens que les enfants timides.Elles fuient la société de l'homme'’.t n autre surenchérissait: "Nobile raconte que sur la banquise où il fit naufrage, quand les ours ftolal-res abordaient, le petit terrier, gros comme un gros chat, qui servait de mascotte A l’expédition, leur donnait la chasse et les mettait en fuite " .'.«O s’il est blessé ou affamé ou s'il a des petits à défendre, l’ours noir fait comme le blanc, reprenait un troisième.Il détale devant l’homme, en vitesse de sa paresseuse allure, en branlant de la tète et en tirant de la langue.J’en ai vu.’’ Quelques roitelets le long de la roule, quelques écureuils et, soudain, entre les branches feuillues, l’éclair blanc de l’extrémité d'une queue de perdrix, tout de suite disparu.Rien pour tenter le beau bayard du seul armé du groupe qui marchait en avant.De temps à autre un arrêt pour ausculter l’épaisse forêt, pour percevoir le gloussement de (a perdrix ou, pourquoi pas?le bramement de l’orignal, puisque le guide, qui v êlait pas de la partie, avait certifié que deux orignaux égarés rôdaient depuis depuis semaines entre l'Annonciation et le lac Labcllc.Soudain un bramement.“Des chasseurs qui s’appellent'', dit l’un indifférent.“Impossible, dit l'oulre, puisque le bois est à nous et est gardé, "Non, dit le troisième, qui a beaucoup fréquenté les bots, c'est le cri de l'orignal.Je ne puis m’y méprendre.D’ailleurs vous allez voir.Et il met sa main en cornet sur sa bouche dont II tire un son pareil.Ixt réponse arrive prompte comme l’écho.Nouvel appel, nouvelle.réponse, mais celte fols bien plus proche.Nul "Srtuf le puissant roi des forêts ne peut marcher à telle allure dans un bois dense et encombré de mort-bois.Les promeneurs délibèrent une Lorsqu’on parle de la rue Saint-! Jacques, à Montréal, tout le monde comprend qu’il s’agil de la haute, finance.S’il est question de la rue I Craig, on a immédiatement l’im-i pression qu’il va être question de regrattiers.C’est de la rue Craig que nous voulons parler aujourd’hui.Le regrattier.c’est l’individu qui a pris, comme fonds de commerce, les articles d’occasion qu’il a réussi à se procurer ou qu’op est allé lui offrir.Il les a payés le meilleur marché possible et il entend en obtenir le plus qu’il pourra.Il n’a pas de prix fixes, pas plus pour les achats que pour les ventes.H n’a pas de clientèle régulière, si ce n’est pour les achats; ils lui viennent de relations qu’il entretient avec certains individus plus ou moins recommandables.Le regrattier, c’est l’homme ténébreux qu’on aperçoit sur le pas de sa porte, entre des paletots de fourrure au mois de juillet et des ! sous-vêtements légers en plein hiver, et qui sollicite du geste, et même de la voix lorsqu’il est certain qu'un agent ne lui dressera pas contravention pour violation du règlement municipal, le curieux qui s’est attardé à regarder son étalage.Le regrattier, c’est l’homme mys-j térieux qui se relire à l’écart der-1 rière des amoncellements de vieux | meubles ou de valises antiques et qui y reçoit des clients qui lui apportent, dissimulés sous leurs gilets, des objets usagés ou neufs, de provenance plus que douteuse.Le regrattier, c’est l'habile vendeur qui vous montre en technicien toute la valeur de l’article qu'il vous offre et qui discute avec vous dans ses moindres détails les avantages qu’il présente; c’est le vendeur rusé qui vous demande trois fois la valeur de l’objet convoité par vous et qui s’arrache les cheveux de désespoir s’il vous fait une réduction du tiers, en constatant qu’il, ne fait sur sa vente que du cent pour cent.Le regrattier doit faire preuve de connaissances rares pour réussir dans le métier.Luthier expert •a huit heures du malin, il prouvera au musicien en quête d’un bon instrument qu'il lui offre un Stradivarius authentique pour un prix dérisoire.A neuf heures, il démontrera hors de tout doute au joueur de tennis que Fred Perry, le fameux tennisman anglais, n’emploie pas autre chose que cette raquette qu’il lui offre à un prix d’aubaine inespéré.A dix heures, il s’excusera devant une petite dame de ne pouvoir lui offrir que de vieux bijoux de famille, en or de lô carats, la priant de ne pas manquer l’unique occasion d’éclipser toute;» ses amies en ne dépensant qu’une somme modique, comparée à la valeur qu’elle reçoit en retour.A onze heures, il montera une gamme chromatique sur un cornet à piston pour faire voir h un jeune homme qu’avec un instrument comme celui qu’il lut offre, il ne peut manquer de devenir célèbre du jour au lendemain et d’obtenir une position de soliste dans la fanfare de feu M.Sousa.A midi, il maniera une canne de pêche devant l'amateur de poisson émerveillé.lui faisant voir comment les minute.Ils n’ont pour défense qu'une seule arme avec des cnrlou-chrs à perdrix.(Test toujours ainsi que le veut le hasard, les carabines sont au camp.Mais an chasseur habile et de sang-froid peut viser les yeux, puis, de très près, l’oreille, et les plombs font balle.Et si le premier coup est raté?“Eh bien! répond le chasseur le pins expérimenté, c’est le sort de la chasse! Et il y a les arbres où on peut grimper.On dirait que d’un seul coup toutes les branches ont monté à des hauteurs inaccessibles.Personne ne songe pins à la douceur des, moeurs des bêtes sauvages, mais évoque le formidable panache d'an orignal de douze ans rencontré sur le capot d’une auto en montant.lx's appels continuent dans la forêt même sans réponse, mais heureusement ils s'éloignent, l.cs promeneurs fottt de même cl allongent le pas.À lu camp, confortablement assis et réconfortés, la conversation reprend sur la douceur des hâtes des grands bois, sur leur méfiance pour l'homme.Il faut, sans tarder, raconter cette histoire de crainte qu'elle n'ait le sort des autres?Vn jour l'un des héros (?) de l’aventure croira peut-être avoir entendu In bête écarter les buissons et les arbrisseaux avec un bruit de locomotive et l'avoir vue surgir du bois, la robe luisante de sueurs.Dans la réalité, quatre hommes se sont refusé de bon coeur un s per far te qui n’est pas de tous les jours.Le guide a confirmé en tous points leurs déductions.Quel malheur, dit-il, qu’il n’ait été iâ.‘ Il avait bien assez de ret excellent fusil pour faire l’affaire.L’orignal n’échappe pas à la commune règle, même au temps des amours.Il fuit devant l’homme qui ne fuit pas devant lut.Un jour, il en a abattu un avec une 22.Mats pourquoi les guides, qui en ont tant entendu, ne se laisseraient-ils pas aller parfois A conter des histoires de chasse?P*«il ANGER # truites sc prennent et comment il csl facile de les prendre lorsqu’on es! muni d’une canne comme celle-là, exactement comme celle-là puisqu’il n’en a pas d’autres.Tour à tour luthier, sportsman, bijoutier, cornettiste, pêcheur à la ligne, etc., le regrattier n’est, en réalité, rien de tout cela: ce n’est qu’un commerçant audacieux, le plus audacieux des commerçants; celui qui ne prend jamais l’intérêt de la clientèle puisqu’il n’a pas de clientèle, et qui doit réaliser des profits de cinq pour un afin de compenser pour les fonds de commerce qui “collent” en magasin.Tel est le regrattier comme nous le voyons tous les jours, rue Craig ou rue Saint-Laurent, blotti derrière ses lunettes comme une araignée géante à l’affût do la mouche imprudente.Tel est le regrattier qui chauffe sa panse au soleil, sur le trottoir, les jours d’été, ne sommeillant que d’un oeil et surveillant de loin la bonne affaire.Tel est le regrattier qui ahurit son client avec “le bon marché”, pour l’empêcher de voir qu’il va faire la mauvaise affaire.II y a de bons regrattiers et il V en a de mauvais.D’aucuns prétendent que les meilleurs ne valent pas grand’ehose.Nous ne parlerons ici que des mauvais, — non pas de ceux qui écorchent la clientèle, il y aura toujours des clients écorchés, qu’ils s’adressent aux regrattiers ou ailleurs—mais de ceux-là qui se procurent à des sources inavouées leur fonds de commerce.Allez offrir à un regrattier, — n’irnporte lequel, à si peu d’exceptions près que ça ne vaut presque pas la peine d’en parler, - une montre de $100.pour laquelle vous demandez $2.; il vous la prendra à 50 sous, sans vous demander d’où vous la tenez, One lui importe?Ne fait-il pas une affaire d’or?C’est là tout ce qui l’intéresse.Qu’un enfant aille lui porter un paletot de fourrure de deux cents dollars; il le lui; achètera sans remords pour 75 tpus la chose s’est vue rècewmiènt encore, — sans plus s’occuper de la provenance.Le regrattier est obligé par la loi de tenir un registre.Le client qui lui vend v inscrit son nom et son adresse.Ce client peut revenir deux fois dans la même journée et inscrire des noms et des adresses différentes dans ce livre; le regrat-lier ne s'en souciera pas.11 sc rendra bien compte qu'il y a quelque chose de louche là-dedans mais il se dira que c'est l’affaire de la police de débrouiller de telles histoires.Il fermera les yeux dès qu’il se sentira lui-même à l’abri des investigations policières.Il achète, il enfonce le vendeur, il espère enfoncer l'acheteur et réaliser de beaux bénéfices; c’est tout ce ou’il veut.11 faut que les bénéfices touchés par ces regrattiers soient beaux pour qu’il y en ait tant, dans une même rue ou dans deux rues voisines.en une seule ville.Tl faut que les affaires soient bonnes, tant dans les achats que dans les ventes, pour que puissent vivre de si nombreux regrattiers, dans un même district.Tl semble que la source de leur commerce n’est pas toujours scrupuleusement honnête, pour que les policiers fassent si souvent dos visites dans ces établissements.Jean-Louis DUSSAULT Prochainement: Regrattiers et receleurs.S.E.Mgr Gauthier Les catholiques de Montréal auront appris avec un douloureux émoi que c’est à l'hôpital que Mgr T Archevêque-Coadjuteur a dâ célébrer son soixante ri unième anniversaire de naissance.C'est en effet le dimanche 9 octobre que Monseigneur entrait dans sa soixante-deuxième année, et c’est i avant-veille, jeudi, qu’il avait dû subir une opération délicate, mais dont l’on espère qu’il sera bientôt rétabli.Cette pénible coïncidence ne fera qu'ajouter à l'ardeur tirs voeux que forment, et pour te bonheur du vénérable prélat, et pour son prompt retour A la santé, tons les catholiques du diocèse.Les lecteurs du "Devoir'’ voudront comme nous s'associer formellement à cet universel hommage.Ils nous sauront gré de nous faire ici leur humble, mais fidèle interprète.— O.II.A OTTAWA MM.King et Bennett s*affrontent Avis à ceux qui voyagent Tous billots, Europe «t partout, émis au tarif dta compagnies — Hôtels, assurances bagages et accidents, chèques de voyages, passeports, etc., service complet — LE DEVOIR-VOYAGES, 430 Notre-Dame Est.Téléohones HArbour 1241.Bloc-notes Au port de Montréal Le remplacement de M.!.H.Rainville par M.Alphonse Ray-j raond comme membre de la corn- ; mission du port de Montréal csl j très bien.M.Raymond est un des i hommes d’affaires marquants de la génération d’âge mûr, il a réussi d’une façon remarquable, l’industrie qu’il a créée a une excellente réputation même en dehors de notre province et jusqu’à l'étranger.S’il est bien que le gouvernement Bennett ail désigné M.Raymond à la commission du port de Montréal, Ton peut se demander pourquoi il 1 ne Ta pas désigné pour prendre i non seulement la place, mais aussi I les fonctions de M.Rainville, qui ; était président de la commission, — le premier des leurs que les Canadiens de langue française aient eu .à cette place, Le remplacement de M.Rainville à la présidence par M.Newman marque un recul pour notre élément.Le gouvernement n’a fait que la moitié du geste qu’il aurait dû faire, quand il a nommé M.Raymond à la place qu’il occupe.!ll aurait dû lui donner la présiden-i ce; d’aulant que M.Raymond est tout à fait apte à occuper un poste i de cette importance, et qu’il s’agit d’un endroit stratégique où nous avions réussi à faire nommer l’un des nôtres.S’il faut maintenant que le gouvernement aille remplacer M.Magnan par un fonctionnaire anglo-canadien dont on cite couramment le nom, et M.McCaffrey par un autre fonctionnaire de même i origine, on se demandera ce qui nous reste, et quelle influence réelle ont à Ottawa nos ministres et nos ¦ députés conservateurs.Il a trouvé cela En ancien policier improvisé ! journaliste écrit quelque part dans ! un hebdomadaire des Cantons de l’F.st, en marge du démêlé de la Patrie avec le Devoir: “Il est assez ! amusant de suivre cette querelle entre journaux de même couleur politique, sinon tout à fait de même j nuance.L'un est franchement bleu, I pendant que l’autre est de nuance i dite castor; mais les deux sont du [plus pur torryisme (sic), d'un torryisme (sic) que ne peut surpasser Monsieur Bennett; non, ni même Monsieur Tachereau (sic).! Les gens au courant de ce qui se trame dans les hauts cercles politiques prétendent cpie le fond de cette querelle repose sur le fait que j le parti conservateur étant en voie i de réorganisation dans la provin-! ce, il va y avoir des fonds pour i soutenir un journal de parti, comme le parti libéral soutient le Ca-! nada.Alors ces deux journaux j essaient réciproquement d'empêcher l’autre de devenir cet organe de parti afin de le devenir lui-même, Ceci peut être vrai, ou peut ne « pas l’ètre”, écrit bravement Tcx-policier; il n’a pas Tair très fort en syntaxe» non plus qu’en grammaire et même en orthographe, sans parler du reste.Si la Pairie est un journal franchement bleu, comme j cc monsieur l’écrit d'abord, on ne voit pas bien comment un autre quotidien pourrait l’empêcher de l’être.Tour ce qui est du Devoir, inutile de discuter l’insinuation enveloppée de Tex-policier.Le mal, c’est qu’il se croit journaliste et qu’il a ce qu’il faut pour écrire ; uans les gazettes.Même les "journaux de second ordre de la mé-Itropole”, dont il parle d’un air dédaigneux, — ce monsieur est sans (doute un Pic de la Mirandole?(le renverraient aux études, s’ils ne • savaient à qui ils ont affaire.Il y a des gens auxquels Ton ne peut rien apprendre.De la logique Dans ses intéressants et instructifs propos périodiques sur la lan-! gue française que publie VAcfion I Catholique, et que donnait jadis le Progrès du Saguenay quotidien, M.¦l'abbé Regagné, de Chicoutimi, I écrit entre autres choses, à propos I du passage de la Ville d')s au Cn-! nada: “Lors de la venue de ce na-! vire à Québec et à Montréal, j’ai ! remarque, comme Tan dernier, qu’on disait: le Ville d'à s.J'ai noté cependant que le Devoir faisait (exception et écrivait: la Ville d’Ys.! L’article s’accorde en genre avec le nom auquel il sc rapporte.T'n nom, c’csl un mol, ce n'est pas un bateau.Les mots s'accordent avec les mois, non avec les choses.Quand on dit le Ville d’Ys, on fait accorder l'article avec un bateau.en supposant toutefois que cc bateau est un aviso, car on l’a nommé aussi frégate.Pour être logique, si une frégate (ou une goélette) s'appelait Paris, il faudrait donc dire la Paris.Ce ne serait pas plus étrange que de dire le France, ou le Bretagne, nu le Ville d'Ys.Il est vrai que M.Ferdinand Bruno! ne veut plus de logique en français.’* Disons la Ville d’Ys, le Paris, la France, la Hoiirgognc, la Provence; et même si cela déplaisait à M.Rrunot, cela sera tout à fait logique.Au fond?l'n économiste américain affirme que nous avons louché le fond ¦ de la crise en août dernier.Doré-1 navant, dit-il, les choses vont s’a- ' méliorer.Si le chômage continue et persiste, c'est que, selon lut, “le] Le chef libéral proteste contre la façon dont le gouvernement tieet secrets les accords tarifaires négociés à la conférence d’Ottawa — “Nous vous donnerons un délai raisonnable pour les étudier”, dit M.Bennett Chômage, secours aux sans-travail et problèmes provinciaux — M.King suggère la représentation proportionnelle et le vote alternatif — “Convertissez d’abord vos gens”f dit le premier ministre — L’avis de M.Gardiner POURQUOI NE TAS NOUS OCCUPER D’ABORD DES PROBLEMES DU PAYS?DEMANDE M.WOODSWORTH (Pur EMILE BENOIST) Ottawa, 11 — Le débat sur Ta dresse en réponse au discours du Trône commence à grande allure.Hier après-midi et hier soir, cinq discours.^ Non seulement les parrains de’ l’adresse, MM.Percy Davies, député d’Athabaska, et Georges Laurin, député de Jacques-Cartier, ont-ils parlé mais aussi les chefs des trois principaux partis: le chef libéral, M.Mackenzie King, le premier ministre, M.Bennett, le chef des fermiers-unis, M.Robert Gardiner.En parlant de ce dernier il ne convient plus maintenant de dire le chef progressiste.Il faut préciser: chef des fermiers-unis, car les partis sont en train de se multiplier à la Chambre des Communes.Progressistes et fermiers-unis ne sont plus tout à fait du même groupe.Bien des progressistes sont mai Mrt du nouveau parti (te M.Woousworth, la “Commonwealth Cooperative Federation”.A titre de chef sans doute, M.Woods wort h prononcera comme une sorte de discours-programme, le programme des “Co-Ops”.Il n’est pas besoin de dire que les deux parrains de l’adresse ont fait Déloge du gouvernement.M.Laurin n surtout fait Téloge de M.Bennett le félicitant et le congratulant pour la façon dont il a présidé la conférence économique impériale de Tété dernier.M.Laurin s’en est exclusivement tenu à cela.Mais comme il a une belle élocution et du geste, M.Laurin a été religieusement écouté même par ses collègues qui ne comprennent pas le français.M.Davies qui, dans sa lointaine circonscription d’Athabaska, compte presque autant d’électeurs de langue française que d’électeurs de langue anglaise, avait aussi tenu à préfacer son discours de quelques phrases françaises.M.Mackenzie King, fidèle à la tradition des parlementaires à longs discours, a parlé pendant deux heures et quarante minutes.Très en forme quant à l’endurance, il Tétait moins quant à la phrase et quant au débit.Peu de passages à effet, pour ainsi dire pas de gestes, en somme, une lecture plutôt qu’un discours, lecture d’un commentaire minutieux du discours du Trône.Par contre, le premier ministre était fringant, plus fringant que jamais.Il n'a rien dit tic bien extraordinaire mais c’est la façon de le dire qui mettait le tout en valeur.M.Bennett eût certes fait un excellent interprète de Shakespeare.Son discours d’hier soir a duré à peine un peu plus d'une heure.M.Gardiner, qui lui a succédé, en complétant la soirée, est un orateur terne.L’acoustique détestable de la Chambre des Communes ne l’avantage évidemment pas.Le chef des Fermiers-unis albertains critique le programme sessionnel du gouvernement, autrement dit le discours du Trône, pour rc qu'il ne contient pas.Une escarmouche pour commencer: Avant que s’ouvrit le débat sur l'adresse, Ja Chambre avait à rort-sidérer une proposition de M.Ben- travail est l’un des derniers baromètres à remonter de façon sensible, lorsque la prospérité repart.Et ce retard à bouger veut dire que l’hiver prochain sera encore dur aux sans-travail”.Comme fiche de consolation pour ceux qui se débattent dans des difficultés de tout genre, c’est plutôt mince.On nous a déjà si souvent dit que ça s'améliorait que si d’aucuns ont fini par le croire, beaucoup d’autres sont un peu comme saint Thomas et voudraient le savoir d’une façon plus probante.L’essentiel, c’est de ne pas«e décourager, de tenir bon, de tenir jusqu'au bout, et surtout de ne pas trop escompter l’avenir.La prudence est plus que jamais nécessaire.G.f.nett, pour qu’à partir d’aujourd’hui, les mesures du gouvernement aient préséance même sur le débat déterminé par la présentation de l’adresse en réponse au discours du Trône.Le premier ministre avait déjà, vendredi dernier, justifié cette préséance en disant qu’il importe que le parlement justifie d’abord les accords commerciaux de la conférence économique impériale.M.Woodsworth n’est pas de cet avis.Avant de s’occuper des affaires de l'Empire, le parlement canadien doit s’occuper des affaires internes du Canada.Le grand problème de Theure, c’est le chômage.11 faut trouver le moyen d’y pallier et d’y remédier, las gouvernement devrait l'apercevoir, s'en rendre compte, puisqu’en 1930, à peine porté au pouvoir, il jugeait à propos de convoquer une session spéciale rien que pour aviser d'urgence aux moyens de pallier le chômage.La situation est actuellement pire qu’elle ne Tétait en 1930.Cc n’est pas pour ratifier les accords impériaux mais pour s’occuper du chômage que les Chambres auraient dû être convoquées.Comme il s’agit d’une session régulière, avec un .programme complet, pourquoi ne pas commencer par la question du chômage?Cela s’impose.Provinces et municipalités sont débordées.Les unes et les autres attendent que le gouvernement fédéral leur dise ce qu’il pourra faire.f.e parlement d’Ottawa doit donc, sans retard, décider ce qu'il doîl faire.Ran* Ift seule tille de Winnipeg, des milliers de gens qui se sont rendus dans l’Ouest pour travailler aux récoltes se demandent comment ils pourront rentrer chez eux, dans TEst, La pdlice du gouvernement veille à ce que ces gens ne puissent plus voyager gratuitement dans les wagons de marchandises.Des mesures doivent être prises pour faciliter ce rapatriement, M.Gardiner dit que son groupe n’a pas d’objection à ce que la Chambre aborde d’abord la ratification des accords impériaux, à la condition que, par la suite, les députés aient le loisir d’étudier convenablement les autres problèmes qui se posent.M.Mackenzie King et M.Ernest l^apninte observent brièvement que le débat sur l’adresse, s’il avait lieu à son heure, permettrait aux députés d’exprimer leurs vues sur les divers problèmes de Theure.M.Mclnnis, travailliste de Vancouver, gendre de M.Woodsworth, parle de l’urgence de régler la question du chômage.Le débat commence M.Bennett répand aux uns et aux autres que le parlement ne se serait réuni que Tannée prochaine n'eût été la nécessité de ratifier les accords de la conférence impériale.R’ici les vacances de Noël c'est la ratification de ces accords qui doit d’abord retenir l’attention du parlement.La résolution de M.Bennett est ensuite votée et le débat sur Tadresse commence.Les deux parrains prononcent leurs discours et les chefs se font entendre.M.MacKcnxic King Le Parlement actuel, dit-il, en est rendu à sa quatrième session.TT serait temps que le gouvernement soit enfin prêt à proposer une solution aux problèmes sociaux et économiques qui se posent.C’est précisément en promettant de résoudre ccs problèmes que le gouvernement actuel s’est fait élire.Ix» discours du trône comporte comme un double programme ses-sionnel: d’ici les vacances de Noël, l'examen des accords de la conférence économique et du bill qui doit les ratifier; l'examen du rapport Duff sur la question ferroviaire et la mise à Tétude du bill qui doit y donner suite; après les vacances, diverses questions non moins importantes.{ (Suite à la page 2) La session fédérale Noi comptas rendus parlementair«s pour faire de la propagande Bonne occasion La («ttlen fédéral* vtanf da •‘•«vrir.Ill* d’étra culiéremant (ntér«tt«ntc.Nous an d*nn#r*«* comptas rendus corn piafs et les plus vivants.C'csl una eicellente «cession de pousser b Que nos amis vauillan» bien en profiter.N.B.—On paut s'inscrire peur «uatre mois (pria: $2.00) bout do suatra mais,.recommencer.parti-m» tes «I, au * LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 11 OCTOBRE 1932 VOLUME XXIII — No 233 MM.King et Bennett s'affrontent (.Suite de la première rwe) Le Parlement est appelé, si étrange que cela soit, 4 ratifier les accords impériaux sans que ces meme* accords lui aient été soumis complètement.En effet, le sens de ces accords ne peut être compris avant que les cédules aient été publiées.la?texte de ces cédules aurait pu être publié avant meme que le Parlement ne fût convoque.Leut été plus juste pour le Parlement.Celui-ci est maintenant appelé a prendre une décision et pourtant il ne sait pas ce que sont les accords.I>es parlementaires canadiens soin moins favorisés que ceux des autres pays de l’Empire, qui sauront, des semaines à l’avance, ce dont i* «’agit.La ccfiférence impériale s’est tenue au Canada et les parlementaires canadiens réunis en session ne savent pas encore ce qu’ils sont appelés à ratitifier.M.King dit que le gouvernement, en ag lisant ainsi, les traite de façon indigne.Ce n’est pas quelques heures, mais plusieurs jours qui auraient dû être accordés à nos parlementaires pour examiner les accords à ratifier.Le gouvernement demande actuellement aux députés ce qu’il a déjà demandé aux électeurs de Hu-ron-Sud, de se prononcer à l'aveuglette.On connaît la réponse des électeurs huroniens.La réponse de la Chambre des Communes devrait être la même.Ce sera en tout ras la réponse de l’opposition libérale, La députation devrait avoir au moins jusqu’à lundi prochain pour prendre connaissance des accords impériaux qui ne leur seront soumis que mercredi.las accords, dans leur ensemble, et chacun des accords en particulier méritent d’être examinés minutieusement.Même chose pour le rapport Duff.Le premier ministre annonce qu’un bill a été préparé en conformité avec les suggestions de ce rapport et le rapport lui-même n’est pas encore soumis aux Communes.Les députés devront en prendre connaissance tout en s’occupant hâtivement des affaires de la conférence impériale.Ce procédé ministériel, én train de passer à l’état de coutume, ne saurait être Irop fortement dénoncé.Dès ce premier débat, le premier ministre devrait dire à la Chambre si le bill qu’il va présenter doit confier l'administration des C.N.R.à une commission de trois membres.Dans un tel cas, l’un des commissaires devrait être un ouvrier.Nous sommes en pleine évolution sociale et le gouvernement devrait profiter de cette occasion pour donner un exemple à l’industrie.Le travail a le droit de dire son mot dans la direction des entreprises.Pourquoi le gouvernement ne serait-il pas le premier à le reconnaître?Le programme de 1933 Après les vacances de Noël, la Chambre s’occupera des diverses autres affaires indiquées dans le discours du trône.M, Mackenzie King s'intéresse à chacune en particulier.A propos de la redistribution décennale des collèges électoraux, il .suggère au gouvernement de proposer la representation pro-portiotjniellc et le vote alternatif.Les libéraux ne l’ont pas proposé, lors de la dernière redistribution, parce que tout en étant au pouvoir ils ne commandaient pas une ma- jorité au Sénat.Il en est autrement pour le présent gouvernement et ses mesures ne sont pas systématiquement bloquées par la Chambre haute.Aux Communes, à l’heure actuelle, 27 députés ont été élus par des votes minoritaires.L’un des parrains de l’adresse en réponse au discours du trône, le député conservateur d’Athabaska, n’est par exemple l’élu que de 32 pour cent des électeurs de sa circonscription.La canalisation du Saint-Laurent vient de donner lieu à la signature d’un traité avec les Etats-Unis.Ce traité ne semble pourtant pas conforme au programme que les conservateurs s’étaient tracé à la grande convention de Winnipeg, en 1927.11 fut alors ques- tion d’une canalisation exclusivement canadienne.D'après les termes du Iraité, l'entreprise est bel et bien internationale.Le premier ministre n’aurait-il pas élé influencé par le fait que des élections présidentielles doivent avoir lieu à brève échéance dans la république voisine?D’où il faudrait conclure que le premier ministre se soucie plus des Etats-Unis que des provinces canadiennes.Quant au chômage, le gouvernement ne cherche plus à le pallier qu'au moyen d’une sorte de dole Pourtant le premier ministre, sur les tribunes publiques et au Parlement, a maintes et maintes fois pris rengagement de ne jamais avoir recours à pareille mesure.Il en est de cet engagement comme de bien d’autres et celui qui dirige le gouvernement est oublieux.Il ne se souvient plus d’avoir dit que le chômage posait un problème national, un problème qui relève de l'autorité fédérale.Il s’en remet aujourd’hui aux administrations provinciales et municipales, ('.’est l’aveu que * ne»! Chaque rayon du rez-de-chaussée offre une série de spéciaux, al extraordinaires, qu’il vous en coûtera de quitter le premier pour aller au suivant.Visitez chaque rayon à loisir.achetés et économisez.N'oubliez pas.mercredi est le grand jour! ?T.EATON C3~n.m* MOMTfttAl Manuel de prononciation française P Art LE P.THEOPHILE HUDON, S.J.ün ouvrage de longue haleine, fruit de plusieurs années de travail.H se compose de trois parties: un traité de prononciation, des exercices et un lexique.Dans la première partie, l’auteur s'est efforcé de fixer au moins approximativement la prononciation française actuelle.Entreprise très difficile étant donné les différences d’accents en France ef les opinions diverses des aid ears et des dictionnaires.H a noté an passage les cas particuliers an Canada en même temps que les fautes tes plus ordinaires îles Canadiens.Il a tenu compte de quelques anomalies par suite du milieu anglais où nous vivons.A ce point de vue, le traité sera fort utile aux Anglais désireux de maîtriser la tangue française.On trouvera en outre un ensemble assez complet des règles qui régissent (es liaisons en conversation et dans le discours public.Les exercices de.la seconde partie sont destinés à compléter les exemples donnés dans la première et à enrichir le vocabulaire si pauvre aes Canadiens.Un lexique forme fa troisième, partie.On g donne, par ordre alphabétique, tous les mots etfés dans les deux premières, avec la prononciation figurée.Un chiffre renvoie aux règles du Manuel.Ce traité d’allure pédagogique est appelé d rendre, crogons-nous, de grands services à tous ceux qui s’intéressent à la réforme de la prononciation du français au Canada, cl aux instituteurs.En vente au SERVICE DE LIBRAIRIE DU “DEVOIR", au prix de ,75s franco.Récit de MARIE-CLAIRE DAVELUY JEANNE MANCE Illustrations de Rita Mount.Q 7 )\ / y L Jeenne Mance naquit vers 1606 à Nogcnt-le-Roi, près de Langres en France, d’une famille qui avait fourni une suite remarquable de magistrats et d’hommes d'épée.Dès l’àge de sept ans.Jeanne prend la résolution de se consacrer à Dieu par un voeu solennel.Plus tard, elle refuse avec fermeté de »e marier.jeanne Mance est à Langres en avril 1640.Elle s'entretient avec un pieux chanoine qui lui parle avec enthousiasme de la Nouvelle-France et de deux "dames de qualité” qui s’y intéressent: Madame de la Peltne et la duchesse d’Aiguillon.Jeanne Mance, en l’entendant, est touchée par la grâce et veut venir au Canada.La résolution de Jeanne Mance est bientôt connue et excite une vive admiration.Chacun veut la voir et l'interroger, entre autres, de très grandes dames: Madame la princesse de Condé, Charlotte de Montmorency, Madame de Villecerain, Madame de Chancellière.Enfin la reine-mére, Anne d'Autriche la mande et converse avec elle.(à suivre) (Courtoisie de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal) lül - m un un un un un un un un Feuilleton du "Devoir” La fontaine de l'oasis par JEANNE DE COULOMB ^ünunununiOîununisii&iununununununununununununununun^ 37.(Suite) — Oui, 11 a quelque rhosc.répéta-t-elle.Depuis notre mariage, je ne l'avais pas vu si sombre, si Irritable.Il montrait au contraire de l’entrain et, lors de notre récent voyage à Paris, il avait approuvé tous mes achats, toutes mes décisions.Aujourd'hui, au contraire, on aurait cru qu’il prenait un cruel plaisir à prendre le contre-pied de mes paroles.Je crois donc qu’il se sent sérieusement fatigué et ne veut pas l’avouer.Devant son frère, elle prnsiùl tout haut.Comme l'avait dit, un jour.Osmin, des Laurès.il ne ressemblait pas aux autres, ce grand garçon de vingt-deux ans qui employait ses loisirs de normalien à visiter les taudis de la rue de TAr-halète ou de la rue Mouffetard en compagnie de quelques camarades.Philippe Hourca«ie, toujours célibataire, avait même dit.une fois, chez Mme Dorgères, qui vantait le dévouement de son jeune voisin: -— Enfin, bientôt, Saint-Vincent de TOasis sera bon à canoniserl Pour l'instant, Saint-Vincent de TOasis n’élait pas encore arrivé à ce degré de perfection où Tàtne coupe toute* les amarres qui Talla- chcnl à la terre pour s’élever jusqu’à Celui auquel elle sc donne sans esprit de retour.Comme Mine, il sentait deux êtres .1 lui, l’un qui espérait beaucoup de la vie et frémissait lors-«lu’il apercevait dans le parterre la 'robe blanche de Françoise, Tautre qui essayait de l'entraîner plus loin, plus haut, qui lui murmurail: "Ne t’attarde pas ici .Tu es promis à une autre destinée." Mais, par cela même qu’il avait une souffrance secrète, il comprenait mieux la souffrance de sa soeur.Depuis son mariage, à force de patience et de douceur, elle s’était appliquée à vaincre l’extrême ncr-s'osité de son mari, et elle croyait y avoir réussi.Il la paignait de s'apercevoir que ses efforts avaient été vains.— II ne faut pas te décourager! conseilla-t-il doucement.La vie est un éternel recommencement.D’ailleurs, Je suis persuadé «fuc le changement de lieu, d’idées, lui fera du bien.Il te reviendra très différent, lu verras.Rysette aurait pu raconter bien des choses, mais elle était à cet âge heureux où Ton ne relie pas entry eux les événcmerttl pour remonter à leurs causes.Sous prétexte de recouvrir les ornements, dédaignés par son père, ell«’ fourrageait dans les papiers de soie.Quand elle eut fini, elle poussa un gros soupir: Là! papa, plus voir ça! Alors, papa, plus pleurer! Lu mère se pencha sur la jolie lète frisée: Papa pleurait donc?interrogea-t-elle.Rysette secoua la lète pour toute réponse.ht où pleurait-il?De la main, l'enfant Indiqua vaguement le dehors.Le frère et la soeur se regardèrent.— Si je le suivais, balbutia Ro-samée.Il y a un train re soir.Le chauffeur de Mme Dorgères me conduirait a Labenne.— Attends plutôt sa lettre.Ne trouble pas son désir de solitude.Rosamée attendit donc, mais si inquiète «pie.pour eoltner l'agitation de son coeur, elle ne trouva pas de meilleur moyen «jue de s’occuper des autres.Osmin, des Laurès, étant venu la prévenir que Janti, son petit dernier, toujours faible sur ses jambes, malgré ses six ans, avait fait une chute grave, elle courut avec Vincent A la métairie et immobilisa si bien le membre frar-turé que le docteur, quelques heures plus lard, put déclarer que, grâce à Mme d’Aulevielle qui avait empêché tout faux mouvement, l'enfant ne resterai! pas boiteux.Gertes, les résiniers aimaient déjà la Daiine, mais de ce moment, Osmin, le farouche, lui érigea un autel dans son coeur.Tu l’apprivoises, remarqua le jeune normalien dans le chemin de retour.Rosamée ne répondit que par un pâle sourire; maintenant qu’elle n’avait plus besoin d'agir, elle re-Irouvait son angoisse, et il lui semblait que le vent, venu de la mer, qui passait à le cime des grands pins, lui disait : Il est parti.parti pour ne plus revenir! Pensée folle! Mai* dont elle ne put ae «léprendre toute la journée.IV me reçut la lettre qu’elle attendait.Elle la lut, une première fois sans la bien comprendre, puis elle la recommença, les mains froides, de la moiteur au front, et en s’arrêtant à tous les mots: Hnsarnée, vous over sans doute été surprise de mon attitude, et vous en avez conclu que )e souffrais.D'abord, j'ai voulu nier, mais à quoi bon?mieux vaut tout vous dire?Je souffre, en effet, et comme jamais je n'ai souffert.Je vous avais placée très haut, bien an-dessus du commun des femmes.Une brusque révélation me prouve que relie place d’honneur, vous n'ètirz pas digne de l'orenper.Comment?lors de notre mariage, vous saviez que j'hériterais de mon oncle (J’KlUen, et vous me l'avez caché?H a fallu que, dans la bibliothèque, je découvre ce livre que, très habilement, vous m'aviez détourné de lire.,.Vous pensiez sam donle que je ne l'ouvrirais jamais puisque vous avez commis l'imprudence de le laisser à portée de ma main?D'abord, je n'en rrognfs pas mes peux, mais c'était l'écriture de mon oncle, sa signh- j par les hommes de loi, m’ont rendu familière.Je ne pouvais douter/.Ah! Rosamée! comment tant de duplicité a-t-elle pu se dissimuler sous votre beau front pur de madone?.Si je n'avais lu moi-même les lignes accusatrices, j’aurais refusé d’admettre que votre àme connût à ce point les détours féminins.Reviendrai-je un jour?Peut-être! Ma petite Fusette me tient si profondément au t near! mais il faut me donner un peu de temps.J'ai reçu un choc cruel dont je serai long à me relever! La jeune femme se sentait prête à défaillir.Son frère entrait à ce moment.P fut frappé de la decoloration de son visage et courut vers elle: T’aurait-il écrit?demanda-t- Oui, Ils toi-méme! Ma tête s’é-gare.Je ne comprend* pas.(1 sttivr*) Lr surlendemain, la jeune fem-fnrr que les plères, comnwniquéesi C* leumât «*» itnnrlm* eu No â», m, fiotn-O*™ est, « Montréal, par \"1t merle Copuleir*» (â responnsbtm* H* Sgltner-phsprlétâtre; Qeorso* ceuew* lecteur-Beraot.'•J", mi ’•'tmpri.naàw,, tW, LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 11 OCTOBRE 1932 VOLUME XXIII — No 233 COMMERCE ET FINANCE LES NOUVELLES EN RACCOURCI Le blé Les exportations de blé de toutes les parties du monde, la semaine dernière, se sont établies à 15,073,000 boisseaux, dont 10 1-2 millions de boisseaux furent expédiés de l’Amérique du Nord.On ne connaît pas encore d'une manière précise la quantité qui a été exportée du Canada, mais on l’estime à 85 p.c.environ, soit au mène niveau que les semaines passées.Les exportations canadiennes de blé en septembre se sont établies à 26 3-4 millions de boisseaux comparativement à 18 1-4 millions en août et 14 1-3 millions en septembre 1931.Malgré la différence de prix depuis un an, les ventes de septembre ont rapporté au Canada un montant de plus de 15 millions de dollars, soit environ 7 millions de dollars de plus qu’en septembre 1931.Les métaux Notre production d’argent pendant les sept premiers mois de l’année a été de Il millions d'onces comparativement à 13 millions pour la période correspondante de 1931.Notre production de plomb pendant la même période a été de 147,239,000 livres, une diminution de 12.2 p.c.sur ta production de la période correspondante de 1931.Celle de zinc a été de 104,272,000 livres contre 154,388,891 pour les sept premiers mois de 1931.L’acier Les commandes en carnet de la U.S.îteel au 30 septembre étaient de 15,495 tonnes plus considérables que le mois précédent.C’est un bon signe d'amélioration, mais il a désappointé les spé-rulateurs qui avaient compté, à la suite de rapports exagérés, sur une augmentation beaucoup plus considérable Une fois de plus les rumeurs non fondées auront causé plus de tort que de bien.Les obligations Offre D*m Aomlnion ân Canada .S»i% 1er nov.1033 .99*4 1003» sVfe 1er nov.1933 .101'a 102H Le marché des vivres LES CEREALES Blé Northern no 2.57 Avoine no 2.33 Avoine no 3.31 Avoine d’engrais no 1.30 Orge no 3.3tî Maïs sud-africain .57 PRIX DE GROS A MONTREAL FARINE (Prix au boisseau.Escompte de 10 sous le baril pour commandes au comptant).Première patente .$4 60 Seconde patente .$4.00 Forte à boulanger .$3.30 ENGRAIS (Prix la tonne, sacs compris, moins 25 sous pour commandes au comptant).Son *, *• .« ¦.».* « Gru blanc •• ,* #.• • ,, *.Gru rouge * » *.#• •* $17.25 $24.25 $19.25 FOIN (Prix la tonne).Extras no 2 .$11.50 No 2 .$10.50 No 3 .$8.50 BEURRE (Prix payé aux producteurs).Gant, de l’Est, no 1 .21 Vj FROMAGE Québec, blanc no 1 .10la Ontario, blanc .11 (Prix fants).la OEUFS douzaine FRAIS aux détail- .,î%, 1er nov.1934 5rr, 1er mars 1937 .5ti%, 1er déc.1937 4*5%, 1er sept.1940 15 oct.1943 t%%, 15 oct.1944 4H'!-, 1er fév.1943 103 103 110 111 108 109 S9'4 100H 102‘a 1031j I 98Va 99! 981 a 99‘a 4>.4%, 1er nov.1946-56 ., 971* 98'à 1er nov.1947-57 IVi'/o 1er nov.1948-58 41s'/r.1er nov.1949-50 4% 1er oct, 1960 .5%, 15 nov.1936 5%, 1er nov.1941 .Avit ta (drantle de l'Etat C.N.R.«%7e 1951 C.N.IÎ.4 V r 1954 .C.N.R.4V& 1956 C.N.R.5V' 1357 .C.M.R.4Và» 19fl8 .C.N.R.4Vé IBS® .C M R.5' r 1954 C.N.R.5,.1969 C.N.R.5"o 1970 Mont, Harbor, 5r; I960 Can.Nat .SS 5', 1955 .Province* et tniml-.lpaUte* Alberta 6'c 1947 British Co.umbln 6', 1947 Ville de .Mautrpal,.è'e' 1944 Ville ae Winnipeg 6'/v 1942 Manitoba 6', 1947 Ec cath.de Montréal 6' Nouv.Brunswick S'a'c 1950 Nouv.Brunswick 5 ' « 1952 Ontario, 5 Vil 1947 SasKatcneJrji).fl'.i 1953 ,om avnlei Abitibi.5-o 1932 Acad.Sugar 6'r 1946 Albe.ta tnaln, 6 é 1946 Algorna Steel 5', 1962 .sugar y/f.1941 Beauhurnols, 6':; 1959 Ebdmg Cortitclll â',a„„ .ip il il a suc_ de rapport, qui renferment vingt ou non a “J1 Jy'f longiemps «-tresse ‘ ¦ trente locataire dans le même bloc 4]ar l)r F.LeBlanc, bien connu Le cercle “Sainte-Anne-du-Ruis-seau” est l’oeuvre d’un groupe de plus particulièrement .Melanson.ies élections annuelles.Le conseil les tradi- ; exécutif de l’Association pour l’an-pourspivre ; née 1932-1933 se compose comme est ainsi suit: patron fondateur; S.E Mgr J.-que la jeunesse collégiale peut, du-! a.Papineau, évêque de Joliette; rant ses vacances, rendre de pré- président d’honneur: M.l’abbé Ar-cieux services à la jeunesse parois-! mand Chaussé, supérieur; prési-siale.dent d’office: M.Eugène Lapierre, Le cercle “Saint-Pierre d'Aca-1 (ijrecteur du Conservatoire national die”, Pubnico-Ouest.est la réalisa- combé à une angine de poitrine.Un nouveau genre entreprendre des démarches pour, Fils du major Eugène Lamarche et de s ii .faire venir ses navires, du moins j d Adeline Larivière, il était ne a quelques-uns, jusqu’à Québec ou I Saint-Hyacinthe.Montréal.j Survivenl au défunt, sa femme.M Bcrnard payCtte, 910, __________________________________ - Devant le succès du cinéma ! née Jeannette (Henriette t, un fre- R|fury nous suggère à ce sujet un sont des liens de plus, qui contri-| ]cs abbés Romain Boulé, procureur réal et à tra- riN Eugene Lamarche de la / resse, nouvpau gpnre d’antenne très inté-1 hueront à rattacher les deux grou- Aibprt Moisan, vicaire, Arsène Hc- ct une soeur.Mme lancrede Ben- ressanj yj yy Altman, du service pements de même origine.bert, vicaire, Charles Prévost, P.S.gle (Jeanne).de laboratoire, nous la signale éga- Le cercle “Saint-Michel-Archan- professeur, M.Adrien Lucier, Le corps ment dans la dernière livraison du ge” a pour aumônier le curé de viCe-chcf de rayon chez Dupuis dans la province de Québec par les relations fraternelles qu’il s'est fait un devoir d’entretenir entre Acadiens et Canadiens français.Tous i publiciste: M.l’abbé Lucien Mes rue ! ces cercles d’A.C.J.C.acadienne sjer> professeur; conseillers: MM de musique; vice-presidents: M.l’abbé Joseph Dalpé, aumônier de l’Hôpital du Sacré-Cœur, Cartier-ville, et M.le Dr Henri Laflamme, Iberville; secrétaire-trésorier, M.l’abbé Sylvio Laporte, professeur; parlé français à Montré vers la province, ne croyez-vous pas que voire compagnie n'aurait pas le même succès auprès de la population française du moins?C’est la preuve que nous sommes demeurés bien français et que vous auriez bien peu de peine à gagner des voyageurs à la ligne française?Même si nos navires remontaient le fleuve jusqu’à Québec ou Montréal, b* public voyageur ne serait pas beaucoup plus nombreux.Nous ne ferions que l’enlever à nos concurrents qui auraient bien droit de nous vo r d’un mauvais oeil, et cVvSi d’ailleurs la politique de la Transat, de ne pas faire plus de tort à un concurrent qu’elle ne desire que son concurrent lui en fasse a elle-même.Il est toutefois entendu que si la prospérité revient aussi grande qu’on le prédit, il est fort possible que notre compagnie songe à établir un service direct entre le Havre et Québec ou Montréal.Vous pouvez dire, reprit M.Tillier, que nous sommes très sympathiques à la population francai sé chez le défunt, 1)40, avenue de l’Epée, Outremont.Les funérailles auront lieu jeudi matin, à Ht heures, à la cathédrale de Saint-Hyacinthe, A la famille en deuil, le Devoir offre scs sympathies.Décès d'un ancien député au fédéral magazine Radio-News ou chacun pourra l’examiner et l’étudier à son aise.H s’agit en somme de deux fils d’antenne dont les descentes sont câblées jusqu’au récepteur.Le premier fil, ou l’antenne proprement dite, doit être placé à au moins 15 pieds du toit ou du sol.Autrement dît.les mâts devront avoir une hauteur minimum rie 15 pieds.Le second fil est placé 10 Wedgeport, M.l’abbé M.Doucet, Frères, Lindor Tétreault, notaire, ancien propagandiste-colonisateur, j (ja£tan Kirkland, médecin, Félix qui a parcouru le Canada en tout Hacicot, architecle, Guy Carmel, sens, dont l’expérience est avérée : jng£nieur civil.Aviseur: M.Label qui nltis que tout autre est con.Ernest Labelle, chapelain.vaincu de la nécessité pressante de l’organisation de la Jeunesse de nos campagnes pour la retenir chez elle et la préserver de l’attirance dangereuse des grands centres.Le siège social de la nouvelle région est aux Buttes-Amirault, pa Belleville, Ont.11.Après plusieurs discours vibrants d’émotion et de reconnaissance, prononcés par S.E.Mgr Papineau, M.l’abbé Ernest Labelle et M.1 abbé Armand Chaussé, les Anciens envahirent la cour de récréation ou se joua une partie de balle-au-camp entre MM.les professeurs et UN VIEIL ARTISTE ,,, pieds en bas du premier fil et à misse de l’aumônier régional, M.^ • Charles E.pjffjs au-dessus du toit op du sol.1 abbé Louis, Surette.M.le curé|jes ^ncjcns.Hanna, ancien depute liberal a Qt- Charun ,,P PPS fjis est isole des po- Doucet.de Wedgeport.est son as- Assjstaiont à cettr douzième réu- tavva pour le comte de Hastings- (Paus j,ar fjPS isolateurs et tous les sistant.Le Dr Joseph-I.m le F** j nj0ù annuelle: S.E.Mgr J.-A.Papi- Sud et ancien maire de Rctleville.(|eilx fj)s doivent être de longueur Blanc a été nommé presid < u ,,on„ )a.ahh*« A.Bastieil.C.est mort à 1 age de 49 ans, apres striPtement égale.| nouveau comité régional, une longue maladie.Eps M.Hanno fut élu représentant dM'cpnte du comté dans une élection /j à 10.Au rez-de-chaussée (Ste-Catherlne) Mouchoirs en linon 200 douzaines de bons mouchoirs de linon (lawn).Quoique légèrement Imparfaits Ils seront de longue durée.Parfaits ils devraient se vendre au moins 1.50 la douzaine.20 mouchoirs Chapeaux de feutre Un lot de 200 chapeaux de feutre obtenu spécialement pour cette vente.Formes nouvelles pour hommes ou Jeunes gens.Entrées de tète 6'à à 7%.Pas de commandes C.O.D.s.v.p.Au rez-de-chaussée Services à Mocha Très beau service pouvant aussi servir au chocolat.Comprend: 8 tasses, 0 soucoupes, 1 cafetière à couvercle, 1 sucrier â couvercle, 1 crémier, 15 pièces.Au troisième (De Montlgny) Toile à rouleaux Grosse toile pur fil et très épaisse et absorbante pour essuie-mains sur rouleaux.Bordure de couleur Inaltérable dans diverses combinaisons de tons.Largeur environ 17".0 verges Au deuxième Un modèle pratique et durable en fibre solide noire ou brune.Coins renforcés.Serrure et fermoirs cuivrés.Doublure de fantaisie Longueur 26".Prix ord.1.50 ’ Au rez-de-chaussée (centre) Boîtes en cuir pour faux cols Cuir de veau, cuir grenu, suède, au choix.Forme rigide, aussi genre souple avec lacet.La plupart avec compartiment pout boutons de faux cols.Rayon des sacoches (Ste-Catherlne) Chaussettes coton et soie St vous ne pouvez supporter des chaussettes tout laine.achetez - en plusieurs paires de cette qualité.Dessins de fantaisie.Epaisseur pour l'hiver.0 paires Au rez-de-chaussée (Ste-Catherlne) Cigares “Spanish Club’ Des cigares de cette qualité n’ont Jamais été offerts à un tel bas prix.Vous les aimerez et vos amis les fumeront avec satisfaction.Profitez de l'aubaine pour en acheter 2 ou 3 boites.50 pour.Au rez-de-chaussée (Ste-Catherlne) Nappe et 6 serviettes Nappe environ 52" x 70”, 6 serviettes, chacune 11" x il”.Grosse toile pur fil et durable.Bordure, rose, bleu, or ou vert.Nappe et 0 serviettes.Au deuxième.Draps de lit “Wabasso” Environ 72” x 92" pour Ht double.Coton de qualité supérieur* k texture fine et serrée.Exempt d'apprêt.Ourlet bien fini.Chacun Au deuxième Coton non blanchi Bon coton canadien pour taies, draps de Ht, ouvrages de fantaisie et autres usages.Texture serrée et durable.Largeur environ 40”.0 verges .Au deuxième Serviettes de bain Ratine épaisse, spongieuse et des plus durables.Environ 17" x 34".Bordure de couleur sur fond blanc.Profitez de ce bas prix.Y pour.Au deuxième €ftjnmls!Srëres • ¦ iW h 1 Bi—¦' ' ' Albert Duptiin, président.À.-J.Duftftl, « -p.rf dir.gérant Armand Dupuis, tec.-trêi.Dépenses non prévues Quoi dire?Ottawa ‘il - Le ministre^des fi- DIRE/COMMENT^DIRE ET QUO nances, M, Rhodes, a depose en1-— Chambre, la liste des arrêtés ministériels qui ont été passés de mai FAIRE?Une brochure d'éducatior ‘ sexuelle, 64 pages Tout le monde parlait de la né tt’ X»- -i?£ ce suiet, surtout* depuij dans le budget du printemps der-j iubi^pa^nos^onscrlts5.depu'isM Hénenses°iC*10 00ÔqlDourneie comité' révé,atiüUS faites au cours H.Langlois.P.L’Ecuyer, G.Le- .- • ;,n,i ]P doux, A.L’Heureux, L.Loiseile, Y.ans.im _______________________________________ avantage maisons rte rappori.i.a meme t tenne peut servir à 25 usagers dif* ' férents, du moment que chaque M.ARTHUR T.MOWER MARTIN, de Toronto, fondateur de l'Académie Royale usager utilise un transformateur de* Arats canadieni.On l« voit ici en tram de retoucher ton deWier semblable à celui déjà écrit.\ * i\*nnir
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