Le devoir, 21 janvier 1914, mercredi 21 janvier 1914
/ VOLUME Y'—No.16 MONTREAL, MERCREDI 21 JANVIER.1914 LN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS : Édition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.$3.00 UNION POSTALE.$6.00 Édition Hebdomadaire : CANADA.$1.00 ETATS-UNIS.$1.50 UNION 1*061 ALE., * * .sy.oo LE DEVO Directeur : HENRI BOURASSA Rédacîtion et Administration 71$ RUE SAINT-JACQUES MONTREAL.TÉLÉPHONES : ADMINISTRATION : Main 7461 RÉDACTION 2 - Main 7460 FAIS CE QUE DOIS ! i * « * * 4 4 * » » \ LES ACCUSATIONS DU “DAILYMAIL” Leur extrême gravité.-Une enquête s’impose.M.Gouin déclarait hier qu’il eût été préférable que le Daily Mail formulât tout de suite ses accusations.Il avait raison, maiiv cette question de tact et de procédure s’évanouit devant la gravité des allégations produites ce matin par le Mail.Ivies dépassent, par la précision et la brutalité des accusations, par l'importance des personnes mises en cause, les pires rumeurs.Trois hommes politiques sont formellement inculpés d’avoir trafi-qué de leur influence contre une somme de., spécifiée en toutes lettres, et dans des circonstances que l’on précise avec des détails d’heures et de minutes.Deux de ces hommes appartiennent à la Chambre haute ; le troisième occupe à l’Assemblée législative un poste de confiance.En bref, l’accusation se résume à ceci : Pour faire accepter par les deux Chambres, le projet de loi No 158.loi donnant à la Montreal Fair Association of Canada, la personnalité civile, il aurait fallu promettre à un certain nombre de .législateurs une somme de 19,500, sur lesquelles, $4,850 auraient été payées et $4,650 resteraient à payer aujourd’hui même.(Il n’est pas probable que ce dernier paiement allège de beaucoup le portefeuille des parrains du projet de loi).M.1.-0.Mousseau, député de Soulanges, président de la Commission des bills prives de l’Assemblée législative, aurait reçu, en diverses circonstances, une somme de $4,150 : — $500, le 24 novembre 1913, à 3 heures 45 de l’après-midi, dans les bureaux de Martin et Cie, 52, édifice Duluth, Montréal de la part de George Sampson, l’un de ceux qui réclamaient l’adoption du bill ; $500, le 3 décembre, à 8 heures 30 du soir, dans la chambre 369, du Château Frontenac, à Québec, de la part de David \Y.Hyland, un autre des requérants ; $1,150, dans la même chambre et de la part du même individu, le 16 décembre, à 10 heures du matin, (le Mail prétend que c’était la moitié du prix convenu pour le vote de sept députes, le reste devant être versé quand le projet serait devenu Joi) ; $1,000, de la part de Hyland toujours, mais dans la chany bre 47!) du Frontenac, le 8 janvier 1914, à 7 heures 30 du soir ; $400, du meme individu, mais dans lit chambre 369, le 13 janvier, à 8 heures 05 du soir (M.Mousseau aurait déclaré que cette somme était pour un tiers) ; $600,, du même individu et dans la même chambre, le 14 janvier, à 6 heures 30 du soir.(Cette dernière somme, d’après M.Mousseau, aurait été destinée à un tiers qui se serait engagé à faire franchir au bill l’étape de la Chambre haute, moyennant une somme de $2,000, dont $1,000 tout de suite et $1,000 après l’adoption définitive,) M.Bérnrd, conseiller législatif et associé professionuel du chef du cabinet, aurait reçu du nommé Hyland, dans la chambre 369 du Châ-teau Frontenac, le I décembre, à 6 heures 05 du soir, une somme de $500.M.Achille Bergevin, conseiller législatif, aurait reçu $350 en deux fois : $200 le 15 janvier, à 2 heures 30 de l’après-midi, dans la chambre 369 du Château Frontenac, de la part de George Sampson ; $150, du même Sampson et dans la même chambre, le 16 janvier, à 2 heures 57 de l'après-midi.(M.Bergevin aurait déclaré que cette dernière somme était pour le compenser de ce qu’il avait payé à un tiers.) On remarquera qu'il y a un léger désaccord entre les chiffres : on parle d'abord d’un tolal versé de $4,850, tandis que le détail donne $5,000.¦* * * Il est inutile d'insister sur l'extrême gravité des accusations.Si elles sont fondées, elles révèlent un extraordinaire état de corruption et au-lorisenl les pires suppositions ; mais il va de soi également que les nc-rusés ont droit au plus complet fair play et qu’ils doivent être présumés innocents jusqu’à preuve du contraire.Une enquête, une enquête immédiate et complète s’impose.L’honneur du Parlement est en jeu.Orner HER0UX.BILLET DU SOIll.A PROPOS D’EPiNGLES Si la femme peut tout par amour, elle peut beaucoup de choses par orgueil.Ce péché, qui lui a inspiré sa première désobéissance, l’assujetit aujourd’hui à la pire des tyrannies — la mode.Celle-ci ne règle pas seulement les moindres détails de sa toilette, mais de son maintien et de sa démarche.Les grands faiseurs de Paris sont des machinistes qui tiennent par un fit les jolies marionnettes du monde entier.Telle qui n’hésite pas à désobéir à son seigneur et maître s’incline de bonne grâce sous les ukases de Madame Paquin.Il est vrai qu'en ce sens, comme parlait La Fontaine, beaucoup d’hommes sont femmes.C’est sans doute pour cela que, même dans les pays où le suffrage féminin n’est pus en vigueur, on n’édicte que.très rarement des lois contre la mode.4 Paris, cependant, qui fut la patrie du bon goût et qui reste celle, de la mode — ce qui n’est pas la môme chose — on vient d’adopter une mesure draconienne.Désormais les femmes n’auront plus le droit de blesser, métalliquement du moins, l’oeil d'autrui, autrement dit, le port des épingles à chapeau dépassant en longueur l’étalon adopté par le conseil municipal sera prohibé.D’autres villes avaient donné l’exemple à la capitale française, mais ailleurs pareille mesure ne pouvait avoir les mêmes conséquences.A la - source de la fashion, puisqu'il est de mode d'appeler ainsi la mode, on peut être sûr qu'elle amènera dans la confection des chapeaux des perturbations importantes.Il y a longtemps que les modistes ont “la goutte à Vimaginative” et qu’elles ont cessé d’inventer.Il est donc à présumer qu’elles exhumeront eles vieux cartons le cabriolet aux brides commodes de nos grand’mères, qui supprime l’épingle.Ce serait regrettable cependant car l’épingle, arme offensive toujours, a rendu, quand il lui est arrivé de passer à l’état d'arme défensive, des services précieux.Dégainée à point, elle a ramené à la notion des convenances plus d’un impertinent et elle a tenu en respect plus d’nn apache.Vue mode serait donc mauvaise qui interdirait complètement le port de cette arme toujours dangereuse, comme toutes les armes, mais parfois bien utile.Louis BRETON.L’honneur de la législature.— Tentative de rétablir l'emprisonnement pour dette.—* La loi des licences.Québec, 20.— On vient de distribuer les cartes d'invitation à la cérémonie de la prorogation mais on a été assez prudent pour omettre la date.Car même si les choses ne se compliquent pas demain d’un scandale comme on le prétend et comme certaines figures l’indiquent, prétendent les bons physio-nomisles, on ne sait vraiment pas quand la session prendra fin si les législateurs tiennent à finir conve-nablemenl.On est encore en plein cours du travail de la session: lois d’intérêt public, budget et même de gros projets de législation privée, puisque la grosse affaire de la Montreal Water & Power Co.est encore en panne.Ht' demain la noitié de la semaine sera épuisée, l’.ntrcprendra-t-on de finir ensuite en trois jours?Il faudra bien compter un peu aussi avec la question soulevée lout à l’heure par le dé-puté de Terrebonne à prom>s de l'avis d'accusation donné ccViatin par le Daily Mail, Le député de Terrebonne a demandé au premier ministre de maintenir l'honneur de la Législature.A quoi sir Lomer a répondu que si les accusations annoncées sonl sérieuses le Mail ferai) mieux de les donner immédia-lenient que de laisser planer des doutes et que dans tous les cas la Chambre, lorsqu’elle les connaîtra, prendra les mesures qu’elle croira convenables pour défendre son honneur.L’incident est le sujet de bien des conversations ce soir.Ceux lui ne connaissent rien voudraient bien savoir nu plus vite et ceux oui savent, tdus rares, font preuve d’une discrétion exemplaire.Entre les deux il y a la catégorie des gens qui ne savent rien mais qui prétendent tou! savoir et qui _ vous prennent des altitudes mystérieuses qui indiquernienl.si sincères, des révélations extraordinaires.On menlionnc en secret des noms qu’un ccrlidn nombre ne parais-jctit pas surpris d’entendre prononcer.Au Conseil législatif, portes bien doses, précaution bien inulUc puisqu’on n’entend jamais si bien mTà ravers les murs, on a parlé de l’af-’aire aussi M.l’érndoau a dit qu’on ittcndrnli les détails promis par le Sloit avant de procéder.M.Cita* gais a insisté pour qu’on fasse une ¦mmête si des accusations sont portées et que 1rs coupables, s’il v ru a, soient punis.Attendons donc û demain.La chose ta talus certaine c’est que nous entendrons d’é* iranges raisonneincnls.* * * Le reste de l’après - midi à l'Assemblée, ou discute encore le projet de loi réta- blissant Timpèit sur les successions; on smite les résolutions et Ton commente dans le sens déjà indiqué.Toujours chaperonné d'un collègue, aujourd’hui, M.Taschereau, M.Mackenzie s’explique si pitoyablement que M.Taschereau pourtant très roublard ne réussit pas toujours à interpréter le trésorier.Le paragraphe 19 provoque les protestations du chef de l’opposition parce que la sanction comporte l’emprisonnement dans le cas où l'héritier ayant vendu les biens dont il a hérité, refuse ensuite ou est incapable de les payer.Le paragraphe de rédaction, assez ambiguë se lit comme suit: “Que, sujet aux dispositions de la résolution 8, nul transport des biens d'une succession ne sera valide et ne constituera un titre, si les droits payables en vertu de la loi qui sera basée sur les présentes résolutions n’ont pas été payés; et qu’aucun exécuteur, fidéicommissaire, administrateur, curateur, héritier, légataire ou donataire, comme susdit ne pourra consentir à un transport, ni au paiement des legs, à moins que ces droits n’aient été payés, ou à moins qu'un corti fical n’ait été délivré par le percepteur du revenu de la province à l'effet qu’aucun droit n’est exigible; et que tout exécuteur, fidéicommissaire, administrateur, curateur, héritier, légataire ou donataire comme susdit, qui enfreindra les dispositions de la présente résolution sera passible d’une pénalité égale nu double du montant des droits, et à défaut de paiement, d’un emprisonnement pendant un mois.” M.Taschereau conteste d'abord l’interprétation de M.Tellier, puis en admet le bien fondé, s’empresse d’aller en conférer avec le premier ministre et l’assistant procureur général, et revient annoncer qu'on va remettre l’étude du paragraphe à un autre jour ufin de trouver une solution.Oui.c'csl mieux, reprend M.Tellier.qui demande nu gouyerneinerl quel saint respect prend tout à coup le parti libéral pour les taxes, nu’il les fasse payables sous peine de prison, chose qui n’exfste en aucune autre matière dans la province.I.’emorisniinnnent pour dette a été aboli depuis longtemps dans cette province, et on le rétablirait pour la taxe! » # # Lorsque la nouvelle de la mort de lord Strathcona arrive, M.GoiisiiHum est à parler.Il adresse ses condoléances à la famille, dit un mot d'éloge du défunt et demande à quelle loi, celle que le (’.nnsell Privé a déclaré inconstitutionnelle ou celle que Ton discute actuellement, la succession du défunt sera sujette.A la loi que Ton discute nctuel* leemnt.répond M.Cumin.Alors c’est une loi retroactive, reprend ,M.Cousineau.Appelez-]a comme vous voudrez, réplique M.Taschereau, plutôt de mauvaise humeur.À propos de ces droits sur les successions, un deuxième projet du gouvernement déclarant que “Tob-jet et le sens de toutes les lois de la Législature imposant des droits sur les successions, ont été et sont que toute personne, à laquelle des biens ou quelque intérêt s’y rattachant oui été transmis par décès, devait payer au gouvernement directement, et sans aucun recours contre qui que ce soit, une taxe calculée sur la valeur des biens ainsi transmis.“Qu’aucun droit d’action n’existe pour le recouvrement de sommes d’argent qui ont déjà été ou qui seront par la suite payées au gouvernement comme taxes ou droits imposés par toute loi de la Législature relative aux droits sur les successions, pour la raison seule que lesdites taxes ou droits n’étaient pas des taxes directes,” * * * Les amendements à la loi des licences sont revenus de l’impression pour être soumis au Conseil législatif.Le Conseil n’y fera probablement pas beaucoup de changement.Essayons donc de comprendre ce que sera la loi amendée.D’abord les amendements ne viendront en vigueur qu’au mois de niai 1914.Donc l’octroi des permis se fera comme d’habitude celte année.En dehors de Montréal et Québec.l’octroi des permis continuera de se faire comme par le passé, excepté que dans les cités et villes on ne pourra pas donner plus de permis que le nombre fixé par la loi; 12 à Trois-Rivières, 10 à Val-leyfield.10 à Saint-Hyacinthe.24 à Maisonneuve, 9 à Lnchinc, 12 à SoreJ, 1 à Iberville.15 à Sherbrooke, 5 à Farnham, 5 à Shawinigan Falls.1 par millier d’habitants à Grnnd’Mère, sans compter l’hôtel Lap rent ides.15 à Hull, 2 à Windsor Mills, I à Aylmer, 8 à Saint-Jean, 3 à Nicole).1 par millier d’âmes à La Tnque, 6 à Lévis, 2 à Marieville.2 à Acton Vale.Il sera assez difficile d’en donner moins aussi car la loi oblige à maintenir toujours au même chiffre le revenu provenant de l'octroi des permis.A Montréal le nombre des permis d’hôtels, restaurants et auberges devra être réduit à 400 le 1er mai 1915 et à 350 le 1er mai 1916.De même à Montréal, le nombre de permis anx épiciers devra être graduellement réduil à 350, de 1915 à 1919.T.es commissaires ont le pouvoir d'accorder une indemnité de $5.000 ou moins aux détenteurs des permis annulés en 1915 cl $3,000 ou moins aux détenteurs des permis annulés en 1916, La discrétion donnée aux coin* missalros n’csl pas sans limites.Dans le cas d’un permis nouveau, ils doivent tenir compte de l'opposition de la majorité d un arrondissement, Il est vrai que ce cas ne se présenterait pas souvent puisque d’iri à trois ans il faudra réduire le nombre des permis, mais par ailleurs, en l'absence de huite ob, jeetion au cararlère personnel d'un requérant et s’il n’est pas prouvé à leur satisfaction qu'il y a eu désordre dans l'établissement (unir lequel le permis est demandé, ils sont obligés de le donner, De plus LE “HERALD” ET LE “TELEGRAPH” Les anciens projets de M.Graham.—Les déclarations de M.McGibbon.— Les variations du Tramway.— La nécessité d’une loi sur la publicité des listes d’actionnaires et d’obligataires Le personnel du Daily Telegraph a reçu son congé.Le gérant a formellement prévenu son monde que tous les engagements se termineraient le 28 janvier prochain.Il s’agit, explique-t-il, de réorganisation.On a tout de suite conclu de ce fait que les rumeurs qui couru t la rue depuis des mois allaient se réaliser et que le Daily Telegraph, et le Herald ne feraient bientôt plus qu’un.On n’a pas oublié qu’au début de son procès contre le Star, M.D.Lome McGibbon affirmait, dans une pièce officielle, que sir Hugh Graham lui avait proposé de fusionner le Herald et le Witness (père du Telegraph) pour en faire un puissant organe libéral sous la direction de M.Fielding, ancien ministre des Finances.La rumeur, et elle prend sa source en haut lieu, ajoute même que la question fut discutée à Ottawa, en présence du premier ministre lui-même, qui s’efforça d’amener l’accord entre les deux financiers.Au lieu de la paix el de l’entente, oc fut la guerre, et la guerre au couteau.Le Herald ayant raconté cette histoire, se rua sur le Star, l’accusa formellement de corruption el offrit de faire sa preuve.Le Star, sans désigner nommément qui que ce soit, riposta par une effroyable bordée d’invectives que tout le monde crut dirigée contre son copain.Le Herald fit surgir à grands frais un journal du dimanche destiné à concurrencer le Standard, satellite du Star, et, sur tous les tons, répéta que sir Hugh Graham dirigeait à la fois le Star et le Telegraph.Vint l’affaire du Tramway.Le Herald se lança avec fureur contre !a compagnie et ouvrit toutes grandes ses colonnes à M.J.-C.Walsh, son ancien rédacteur en chef, qui eut du reste la sage précaution de signer tous ses articles, afin de bien marquer qu’il faisait la campagne à son propre compte, et soùs sa seule responsabilité.La Compagnie n’ayant point déposé le projet de loi que l’on appréhendait, une accalmie se fit.Ce qui se passa ensuite est moins connu, mais certains faits sont tout de même établis.M.I).Lome McGibbon menait sur un ton très coûteux le Herald et le Sunday Herald.D’autre part, on sait qu’il est intéressé en de fort nombreuses affaires et Ton affirme que la campagne de son journal contre le Tramway avait coalisé contre lui de très puissants intérêts financiers.D’où une situation fort ennuyeuse, surtout dans les circonstances actuelles.A-t-on profité de ce concours de circonstances pour l’amener à résipiscence?nous Tignorons.Toujours est-il qu’à son retour d’Ottawa, il y a une douzaine de jours, il annonça à ses amis qu’il n’avait plus rien à faire avec le Herald.Par l’entremise du Montreal Trust, ainsi que le Devoir l’annonçait hier, ii céda à un tiers un bloc d’actions qui emportait la maîtrise effective du Herald dont de nouveaux directeurs prirent possession lundi de la semaine dernière.Et il arriva «que sir Hugh Graham se trouva au Herald comme chez lui, distribuant les conseils et les avis.Il arriva pareillement que le rédacteur en, chef du journal.M.Beck, éprouva le besoin de prendre l’air.Si maintenant le Herald et le Telegraph se fusionnent, sir Hugh Graham aura réalisé le rêve que lui prêtait M.McGibbon.Mais alors se posera de nouveau la question (pie le Herald affichait en permanence et qidil vient de laisser tomber : Pourquoi sir Hugh Graham tient-il à exercer une telle emprise sur la presse montréalaise ?Seulement, le dernier mot n’est peut-être pas dit sur cette situation.Il reste un certain nombre d’hommes dans les milieux anglais qui tiennent à exprimer librement leur avis ; il reste des journalistes qui ont du talent et de l’esprit d’initiative.Et cela peut réserver plus d’une surprise.LA CONCLUSION Mais une conclusion s'impose tout de suite, et c’est la nécessité d’une loi qui force les journaux à publier leurs listes d’actionnaires et d’obligataires.A l’heure actuelle, s’il fallait en croire toutes les affirmations produites devant le public, les trois journaux anglais de l'après-midi et les deux journaux anglais du dimanche seraient sous la main du même homme, qui leur ferait soutenir des théories contradictoires.Que cela soit ou non, le public a le droit de savoir qui lui parle.Et le parlement a le devoir de lui en fournir le moyen.0.H.la discrétion qu’on peut leur laisser ne durera pas longtemps, car un paragraphe ajouté à la dernière minute décrété qü’à partir du 1er mai 1917 ,1e paragraphe 9 de l’article 939 el les articles 3 et 4 du projet de loi actuel seront abrogés et remplacés par les articles 925 et 930 cl le paragraphe 16 de l’article 939 des statuts refondus de 1909.C’est-à-dire qu’après 1917 le pouvoir discrétionnaire disparaît et la loi redevient ce qu’elle est présentement.On a déjà vu qu’en matière de dislance des églises et des écoles seulement la discrétion des commissaires est illimitée.Ils peuvent, s’ils le désirent, mettre une buvette à côté d’une église, d’un couvent, d’un collège, etc.On a défini la buvette la pièce d’une auberge ou d’un restaurant où Ton exhibe et conserve les liqueurs enivrantes pour les vendre.La définition du restaurant reste la même: endroit où Ton peut manger et avoir à boire.Le projet actuel désire favoriser celui-ci plutôt que celui-là et il décrète qu’à partir de mai 1915.il faudra pour tenir buvette payer un droit supplémentaire égal à 15 pour cent de ce que la loi oblige de payer pour un permis d’auberge ou de restaurant.Cette somme varie suivant la valeur locative de l’établissement.On pourra tenir les épiceries ouvertes les jours où la vente des liqueurs esl prohibée pourvu qu’on ne vende ni ne livre de boisson.Le prix du permis de vendre en gros est porté de $500 à $1,000 à Montréal, de $450 à $700 à Québec et d’une moyenne de $275 à $350 pour le rosie de la province, et de $350 à *000 pour la vente sur échantillon.Le permis des embou-teilleurs est aussi augmenté de prix.Le reste s’applique surtout à la partie rurale de la province.La vente des liqueurs payables sur livraison est prohibée dans tous les endroils où l’autorité municipale a refusé des permis et même si elle est payée d’avance elle ne peut être adressée à d’antre qu’à l’acheteur de bonne foi.Prohibées aussi les annonces suggestives de nature à faire croire que l’alcool fortifie le corps et l'esprit.Enfin l’ouverture des buvettes et restaurants est fixée à 7 heures cl demie du malin.Jean DUMONT.REBUS MUNICIPAL On a reçu, à l’hôtel de ville, Té-preuve brochée de la nouvelle édition de la charte municipale, et, sans parler des nouveaux amendements qu’on est en train d’y faire à Québec, il faut réparer des omissions qui menacent de paralyser l’administration.Il y a un an, à la clause des définitions, on avait senti le besoin d’expliquer que les désignations de greffier, d’inspecteur de ceci et de cela veulent aussi dire les assistants de ces fonctionnaires.Mais on a oublié d’appliquer cela au bureau de l’ingénieur en chef, de sorte que, M.Janin étant malade, M.Amy-rault, son assistant, ne peut signer les pièces officielles.Les commissaires ont décidé hier de télégraphier à Québec pour faire faire la correction nécessaire.Mais comment s’y prendra-t-on?C’est un véritable rébus que Me Laurendeau devra résoudre.L’ingénieur en chef n’a pas d'existence légale.La fonction a été instituée par les commissaires il y a deux ans.Auparavant il y avait un fonctionnaire, désigné sous le titre, en usage lorsque Montréal était un village, d’inspecteur de la Cité.Tous les pouvoirs étaient au nom de l’inspecteur de la Cité.Les commissaires ayant fait décider par le conseil l’institution de la position d'ingénieur en chef ne lardèrent pas à s’apercevoir que les décisions de celui-ci ne valaient qu’en autant qu’elles étaient con-tresignées par l'inspecteur de la Cité, devenu subalterne de Tingé-nicur.Us demandèrent à la commission de législation d'obtenir que la Législature sanctionnât le transport des pouvoirs.Comme* il aurait fallu non seulement amender la charte en une quinzaine d’endroits, mais amender aussi une centaine de règlements, on coupa au plus court, en enlevant à M.Lire, en dernière page les interviews des députés.LETTRE D’OTTAWA Le débat sur l’adresse se traîne péniblement.— On ne parle presque pas de la marine ; le tarif est à Vordre-du-jour.- Ottawa, 20.— Le débat sur 1 adresse n’en est qu’à son second jour et il exhale déjà un mortel ennui.4 rois discours à peine ont employé toute la séance.Les orateurs ont été longs et filandreux.Nulle animation ii a marqué leurs efiorts.Ils ont aligné des chiffres et des citations, coin-, me des machines à compter, sans plus.Le tarif, le coût de la vio, la politique financière des deux régimes, le conservateur et le libéral, ont fait le sujet de ces harangues.Et, pas une minute, le nuage d’inertie qui enveloppait ta Chambre ne s’est levé.La séance u été grise et terne, comme te jour extérieur.LA MARINE La marine ne fera guère parler d’elle, pendant le débat actuel, disions-nous mardi.La journée qui se clôt ce soir justifie cette prévision.M.Maclean, d’Halifax, y u bien quelque peu fait allusion, comme MM.Borden et Laurier, lundi, ainsi que M.Clark ; et M.White a bien repris les déclarations de M.Borden, au sujet du sénat, du temps qui ramènera sans doute la majorité du sénat aux conservateurs, et il a bien réexprimé i intention du ministère de faire, un peu plus tard, revenir la question des trois dreadnoughts devant les deux Chambres.Mais ces déclarations ont été ensevelies sous l’avalanche de chiffres, de citations dont les deux côtes se sont bombardés, tout le jour.Il se pourrait que, dans quelques semaines, — et ce n’est pas certain, — un groupe ressuscitât de manière incidente la question navale.Mais, pour le moment, elle n’a plus aucune actualité.Et si elle revient à Tordre du jour, à cette session-ci, ce ne sera pas pour longtemps.Cela se comprend.Plusieurs des députés rencontrés au hasard des couloirs, déclarent que leurs électeurs ne veulent même plus du tout en entendre parler, qu’ils en sont dégoûtés, et que, s’ils prennent des journaux et y voient quelque chose qui ait trait à la question navale, ils se hâtent de tourner la page.Ceci rend donc peu probable la possibilité d’un regain de popularité pour un projet de loi qui n’a jamais été bien vu du public.LE TARIF ET LE COUT DE LA VIE Aujourd’hui comme hier, le tarif et te coût de ta vie tiennent donc, te premier plan, aux Communes.Ils y resteront jusqu’à la fin du débat sur 1 adresse et y reviendront dans quelques semaines, quand le ministre des finances fera son exposé budgétaire pour 1914-1915.Elles seront, à quelques relâches près, les pièces de tout repos des Communes.Cet après-midi et ce soir, MM.Maclean et White en ont longuement parlé, trop longuement, pourrait-on dire, devant des banquettes aux trois-quarts vides et des tribunes désertes.11 faut dire que leur éloquence n’avait rien d’entrainant.M.Maclean, le principal critique financier de l’opposition, parlo clairement, d habitude, et expose assez bien sa thèse, quoique sa voix ne soit pas des plus agréables et qu’il ait une diction défectueuse.Il n’a pas été à la hauteur de sa réputation, cet après-midi.De même, M.White, (jui tait un exposé budgétaire clair et net, aussi méthodique qu’il se peut, a, ce soir, été embrouillé, filandreux et interminable.Quelques ripostes échangées entre MM.Graham, te docteur Clark et lui, ont à peine mis une pointe d’intérêt dans tout ce qui s’est dit.Quant à M.Oliver, il a maintenu sa réputation d’orateur hésitant, mat à son aise dans tes limites du débat parlementaire, El s’il excelle, par la richesse de son vocabulaire imagé et fort en couleurs dans les grandes assemblées publiques, les règles de la Chambre limitent ses moyens oratoires.LA CRITIQUE DE M.MACLEAN Dès le début de ta séance, M.Maclean note avec bon sens que la gouvernement fera bien de déposer, ainsi qu’il a promis de le faire, les prévisions budgétaires pour 1914-1915 de bonne heure devant la Chambre.“D’habitude, dit-il, les ministères attendent trop tard pour saisir la Chambre de leurs besoins financiers, et les députés, dans la hâte do se débarrasser au plus tôt des travaux de la session, adoptent les prévisions sans les étudier.C’est un abus auquel il convient de mettre un terme, car il expose le pays, chaque année, à un gaspillage des deniers publics, pour des travaux locaux parfaitement inutiles.” Au sujet de la question navale, M.Maclean, assez brièvement, fait un historique de la législation Borden, quant aux trois dreadnoughts, et reproche au ministère de ne pas formuler maintenant sa politique navale permanente.“Est-ce donc que, à l’heure présente, MM.Bourass.i el Lavergne seraient aussi puissants auprès du ministère qu’ils Tétaient en 1911 et en 1912?” interroge-t-il.“Le gouvernement est tenu en honneur de faire connaître au plus lût: sa politique navale permanente.Il a beau invectiver le Sénat, lui reprocher de n’avoir pas permis au projet des trois dreadnoughts de devenir loi, tout le monde sait que ces dénonciations ne sont qu’une tentative, de la part du ministère, de couvrir sa nudité avec la feuille de vigne de ses menaces vaines.” L'imago fait sourire les quelques assistants, et M.Maclean aiguille son discours vers la question tarifaire.Selon lui, les moyens à employer pour faire diminuer le coût do la vie peuvent se résumer à ceux-ci; l’admission on franchise du blé américain au Canada, — ce qui signifierait la libre entrée du blé canadien sur le marché américain, — une réduction temporaire du larif sur les denrées alimentaires, el de plus grands débouchés pour les produits du Canada.Quant à la formation d’une commission destinée à rechercher les causes du coût élevé de la vie, M.Maclean déclare que la commission actuelle, si compétente que soient scs membres, ne donnera aucun bon résultat, à cause de leur qualité de fonctionnaires, incapables de ce chef de rechercher les causes politiques de celle hausse.A la fin de son discours, il reproche à l'administration conserv atrice sa prodigalité à même les deniers publics, la majoration du budget des dépenses pour travaux publics un peu partout, des faits trop considérables d’administration, et ce qu’il dit être l’augmentation de I i dette publique et la diminution des revenus ordinaires.L’EXPOSÉ FAIT PAR LE MINISTRE DES FINANCES Le ministre des finances, de son côté, ne croit pas du tout au gaspillage, puisque c’cst lui qui dépense l'argent.Au préalable, il parle marine, dix minutes.Il admet que le bill Borden, à la dernière session, pourvoyait au don de trois navires qui, a cause de l’existence de Tur-gonce, seraient arrivés trop tard, puisqu’ils n’eussent été prêts qu’en 1916, tandis que l’urgence pouvait éclater d’un mois à l’autre.Mais il es-time que ce don aurait eu pour effet d’assurer l’invincibilité et la suprématie navale de la Grande-Bretagne, et aurait aussi sans doute amené la cessation des armements ou leur limitation, dans un délai rapproché.{SUITE A LA 2é,it- PAGE) Barlow son titre d’inspecteur de la Cité, pour le donner à M.Janin, l’ingénieur en chef.De sorte qu’atijourd’hui, l’ingénieur en chef n’existe que par décision de la Ville et qu'il n’a d’attribution légale que sous le nom d’ifispcctfeur de la Cité.St le prochain conseil municipal a la fantaisie d’enlever le second titre à l’ingénieur en chef, rien ne peut Ten empêcher.M.Janin ne peut donc signer valablement, dans un grand nombre de cas, que comme inspecteur de la Cité.Dans d’autres, la Législature ayant Implicitement reconnu son nuire Mire, il peut signer ronj; me ingénieur en chef.Me Laurendeau demandera-t-il l'amendement dont nous parlons au début de cet article pour l’ingénieur en chef, pour l'Inspecteur de la Cité, ou pour 1rs deux à la fols?Et de quelle valeur sera l'amendement, si l’on oublie l’une ou l’autre désignation?En vérité, les faiseurs de charade n’ont jamais fait beau comma la charte de Montréal.Fred.PELLETIER.A NOS AMIS Fous prions ailleurs veux de uni amis dont les abonnements expirent le 15 janvier (ils sont très nom* \ brriix, car cela coïncide avec la fondation du journal) de vouloir bien renouveler immédialemcni [leur souscription.i Pue chacun de nos amis fasse en sorte de nous adresser un abonne* ment nouveau pris duns le cerclé ! qu'il frequente: et ce sera le meilleur témoignage possible que pourront nous rendre ceux qui sympathisent avec notre journal et trouvent plaisir el profit à /r lire.Tous nos lecteurs sont capables i de nous donner facilement ce coup de main.! LE DEVOIR, MONTREAL.MERCREDI, 21 JANVIER 1914 VOL.V.— No.Ifi LETTRE D’OTTAWA Pi: LA U-rr PAGE) Quelle ut Ute > aur.;it-tnande-t-il."Aucune, c: nous prop-" ms pas ,îe pleuient attendre prc que !e sénat s :t en ace le manière de dire aux nous réformions le Quant aux affaires LE SCANDALE PE QUEBEC LE FtMEIIX BILL 158 DELIVRE DE TROIS MALADIES miener notre bil! naval cette année ?” de- i’nat l'aurait encore étranglé.Et nous ne _______________ er dans le sable.Il nous faudra tout s;in-| m du temps et de ia |Texte de la loi donnant l’existence légale à '¦* îa voloute populaire.C est une eiegan- j « la “Montreal Fair Association of Canada” ‘FRUIT-A-TIVES” LUI A PROCURE UNE SANTE PARFAITE Leurs libéraux: “Hâtez-vous «le mourir, qu' y mettant des nôtres !” pass.M.White feuillette les statistiques fi ,at en du naneières du Canada.La première année du régime conservateur, le ¦ pays avait un revenu de 130 millions, il en a eu un, cette année, de 170i millions.Le commerce canadien a, pour la première fois, touché le milliard, el les immigrants arrivent au Canada à raison de 1000 à 1200 par j jour.Le pays se développe à tous points de vue, et, loin que sa dette na- ; tionale augmente, elle diminue.Pendant «piatrc ans, avant 1011.cette dette s’est accrue «le Tii millions.En 100X même, elle a monté de 40 mil- | lions.En 13 mois, M.Fielding, le ministre liliéral des finances canadiennes, a emprunté plus de 100 millions, dont 80 millions en moins de | 7 mois.Depuis son arrivée au pouvoir, M.Borden et son administration 1 Loi n’ont emprunte «pie 43 millions.Et ils ont diminué la dette, quoi que «li-l sent les feuilles libérales.Car, le 11 octobre 1911, la dette nationale était ! de 321 millions.Le 31 décembre 1913, elle était de 303 millions, soit une diminution de 18 millions, en «leux ans.Au 31 mars 1914, elle sera moindre qu’au 21 septembre 1911.M.White reproche au ministère Laurier «t’avoir inauguré la politi- » -.û.si AVOCATS et qui forme le fond des accusations portées par le “Daily Mail”.AVON.ONT, 11 mai 1913.“Jr Voici le texte du bill No.158, au-! selon que les directeurs le jugeront quel le “Daily Mail” fait allusion convenable.«Sans ses accusations : | (h) A rémunérer ou compagnie, soit BILL constituant en corporation Montreal Fair Association Canada of ATTEND!1, «iue Demetrius E.Myers, promoteur, de la cité et «lu district de Montréal; Georges .lan-quins, entrepreneur, de ladite cité de que de garantie des emprunts contractés par les chemins de fer.Le gou- Montréal; Georges Sampson, entre- millions des obliga- preneur, de ladite cité de Montréal : John Bastiano, de la cite de New-York, dans TEtat de New-York, Tun j avec des actions libérées non impo-“The sables du capital-acCons de la compagnie, selon que les directeurs le jugeront à propos, pour services rendus ou à rendre à la compagnie en obtenant, favorisant ou assurant des souscriptions à son fonds social ou le placement de ses obligations ou autres valeurs, ainsi que tlans ou pour son établissement, son avancement ou l’administration «le ses affaires.(D Nonobstant les dispositions de l'article 5998 des Statuts refondus, 19119, à investir les fonds de la compagnie de la manière «pie les directeurs le jugeront convenable et à fai- me sens plus jeuw* depuis que je prends *'Fruil-a-tives’\ J’ai beaucoup souf-I fert des hémorroïdes, de la constipation et des désordres de IVstoniac, mais j*ai trouvé ; que “Fruit-a-tives” était lu panacée pour les | trois.I Je suis maintenant délivré de toutes ces j maladies et je jouis d’une santé parfaite et I puis travailler quand Je le veux.Il y a toute personne ] cinq ans, je commençai à prendre “Fruit-a-CH argent soit i t*vt*s”' Pr>s deux chaque soir, et BOERBONN 1ERE, F.-J., C.R., avo-jeat, 70 rue Saint-Gabriel.Tel.Bell, Main 2679.Tél.liriI Main 1973 Adresse téU-ffraphique «iodes : Western Un.Univ.Ed.“Yrrub” Montréal LEOPOLD BARRY LL.B.Avocat et Procureur Edifice Banque Ottawa, 224 rue St-Jacques Chambre 14.—Montréal vernement Laurier, pendant son règne, a garanti 55 lions du Canadien-Nord, pour Ontario, et du Canadien-Nord pour d’autres provinces, et 70 millions des obligations du Grand-Tronc-Pacifique, i (|es ].oats_i’njs d'Amérique; et David Ces garanties ont affecté le crédit canadien à l’étranger, diminué d’au- \y Hyland, courtier d’immeubles, de tant la marge de ses emprunts possibles.Quant aux obligations du Grand- j ladite cité «le New-York, ont deman- Tronc-Pacifique, les ententes faites entre ce chemin de fer et le gou- ]dé, par leur pélition, d’èlre consti-: .d*'ir«»ent flu-.ntir «tes vernement étaient telles que le ministère Borden, afin d’éviter une plus i tues en eorpoi ation pour les fins sui-i .¦’ grande perte, a dit se faire autoriser à acheter de ces valeurs, qui ne se vendaient pas au pair sur le marché.Le pays en a actuellement en portefeuille pour plusieurs millions et il a dû affecter son surplus «le 25 ] in(ins,ripllps .i.-s exhibitions de bes .“de i très, et d'autres exhibitions du même ! genre; tenir des foires et des exhibi-j lions, et entretenir des places d’arnu-I sement et de récréation pour le public, ainsi qu’établir et faire des lut- ._ _______________ tes à la course, s \ rattachant, et pour j obligations ou valeurs de toutes com [autres fins; et attendu qu il es! a jn o- j pagaies ou corporations, nonobstant les dispositions de l’article 4988 des la compagnie, ou auxquels les directeurs jugeront à propos ou avantageux pour la compagnie «le s'intéresser.(m) A demander ou souscrire, accepter, et posséder toutes actions.vantes • I con^ra^s engagements, se porter I ' ' , 'caution pour ou aider, pécuniaire- I our organiser et contrôler «les Ilu,n| toutes personnes, sociétés, com-| exhibitions agricoles, hot tiooles et i pagn;es ou corporations, dont les ob- millions à l’achat de telles valeurs.“Le gouvernement Laurier nous a üaux et dt* produits canadiens et au-j|fiabief1 •°n to,allté -ou cn port,c sen1’ laissé, sur ce point, une hérédité chargée, hereditas damnosa”, conclut le ministre.” M, White estime que M.Laurier a tort de dire «pie, pour la première fois depuis 1896.il y a des sans-travail- au pays.M.Laurier a une mémoire défectueuse, il souffre d’amnésie partielle, affirme le ministre des finances, car il oublie ce qui se passait de son temps.En 1908, sous le régne de M.Fielding aux finances, il y eut une crise sembla ble, à celle «le 1913.Dans son discours pendant le débat sur l’adresse, M.Fielding disait que cette crise était générale dans l’univers, mais «pie la dépression dès affaires n'était que temporaire, 51.White cite ce discours, ainsi «pie la Gazelle du Travail «le décembre 1907 pour établir qu'il v avait alors des sans-travail dans toules les classes et dans toutes les villes du Canada.(V qui arrive aujourd’hui est arrive «lu _ temps de ^ .VohriLuàno! et’ Davhf M.Laurier.La crise présenté existe aux Llals-l nis comme u i.elle > j (,[ toutes autres personnes qui sont est même pire, ht M.Lloyd George admettait récemment qu’elle exis- actuellement ou deviendront par la tait même en Grande-Bretagne.suite actionnaires sont, par lu pré- A propos de la crise financière, M.White explique que le Canada j sente loi, constitués en corps politi vient de passer par une période de rareté d’argent sans précédent, qui I (Iut’ a duré deux ans.Les banques ont voulu rentrer dans leurs fonds, les spéculations sur immeubles et les nouvelles compagnies industrielles en | ont souffert, cette crise a eu sa répercussion jusque dans le eommerc remedt- accomplit pour moi des merveilles.Aucun autre ties remèdes que je nie suis procurés ne ni’a fait autant de bien et j’avais pris quantité de remèdes avant de découvrir combien ‘*Fruit-a-tives” était efficace.Je par de “Fruit-a-tives” sous la main en tait temps, et ne m'en passe jamais.Je l’apporte même quand je vais en automobile, pour en avoir toujours.“Fruit-a-tives” mérite tous les éloges que j’en puisse foire.Le fait de m’avoir guéri des hémorroïdes lui vaut pour toujours ma reconnaissance.GEORGE LAI R.50c la boite, f» pour ?2.50, boite d’essai 25c.Chez tous les marchands ou envoyé sur réception du prix par ‘ Fruit-a-tives Limited, Ottawa.i pus (le fnire droit à leur demande A ces causes, Sa Majesté, (le l'avis el «lu eonsenlement du Conseil législatif et compagnie pourra, de temps à , ,, .• „„ ; autre, par resolution passée a une as- pnse des affaires, en 1909, témoigne qu elles reprend, ont aussi 1 n senlb]^e spéciale des actionnaires 1914.“Avec de la confiance, des bonnes recolles et de 1 optimisme, |conv0(|uée à cette lin, et avec le con-eonclut M.While, le Canada reprendra son assiette, cette année,” j sentement des deux tiers des action M, Laurier a parlé du free food.M.White le raille poliment de ses maires, présents ou représentés par différentes évolutions économiques, le traite de caméléon financier, ex-j procureur a cette assemblée, aug-plique que si le pays adoptait la politique du free food, que préconisâ t mentor son capital pal 1 emission l’automne, pays reprendra sa prospérité passée.Canada oui diminué en 1 ;i 13, comme d'aelions additionnelles jusqu'à un montant n’excédant pas en tout un million de piastres, aux termes M.Laurier à Hamilton, il y a peu de mois, il mettrait en péril 6925 établissements de commerce canadiens, d’une valeur totale de 133 millions, et qui emploient 52,090 hommes.“Il est vrai, d t M White, que, quand M.Laurier a énoncé cette politique du free food a Hamilton, il a dit à ses auditeurs: “Voilà la politique que je vous donne pour le moment.” Ce pour ie moment" n’était pas de trop.Car il paraît que, depuis, les amis de M.Laurier, jetés dans la consternation par sa déclaration intempestive.lui ont fait des représentations qui l’ont fait réfléchir.” A propos du coût sans cesse croissant de la vie, M.White explique, tout comme M.Borden, (pie ceUe hausse existe en France, où la vie a monté de 25 p.e.en dix ans, en Belgique, où l'accroissement 28 p.e., en Allemagne, où I a touché 30 p.e.aux Etats-Unis, où 43 p.e,, contre 51 p.e.au Canada.Mais le tarif n’y est pour rien, non pins «pie les trusts, comme le disait la commission d'enquête sur le coût de la vie, instituée par le Massachusetts, cn 1910.M.White énumère quelques-unes des causes de cotte hanse, toutes causes énumérées et étudiées dans l’enquête du Devoir sur ce sujet, en décembre 1913.— et remarque entre autres choses que l’élevage des animaux est en baisse, au Canada.Tl note, débats de la Chambre devant lui, que la question de l’accroissement du coût de la vie a été posée aux Commîmes mêmes par M.King, un ministre de M.Laurier, eu 1910, donne des statistiques déjà publiées ; priété dans le Devoir de décembre 19)3 à propos de la hausse du coût de la vie, égouts, systèmes de depuis 1890.surtout de 1986 à 1911, et dit (pic ce n’est pas l'abolition 1'-'"'tni ques, usines des droits de douanes qui diminueront le prix des aliments, mais des méthodes de production plus scientifiques.Il rappelle à ce sujet que le gouvernement Borden dépense le double de ce que dépensait le ministère Laurier, pour l’agriculture et renseignement agricole.ce budget a touché 82,630.500 en 1913-19! I.et, au docteur Clark, il dil que, en dépit des modifications faites dans le tarif américain, par le hill Fn- hul, à laquelle les deux tiers des ac-j liminaires seront présents, émettre j des obligations ou débentures qu’à concurrence du montant, et aux termes et conditions qu’elle pourra juger convenables et qui pourront être fixés par cette résolution,et pour garantir le paiement de ces obligations ou débentures, les directeurs pourront transporter, avant ou après leur émission, à des lidéi-commissai-res la totalité ou une partie des biens meubles et immeubles de la compagnie selon qu’ils le jugeront convenable, et ils pourront engager et hypo-théquer les biens meubles et immeu- piastres, aux termes ct|jj]es (je ]a compagnie à un ou plu conditions que les directeurs juge- sumps fidéicommissaires en faveur ronl convenables, et elle pourra en pmqeU|.s qe Ces obligations ou debentures.outre diviser son capital-actions en actions ordinaires et privilégiées, avec le droit d’accorder aux porteurs d’actions privilégiées des droits, privilèges et priorités et de les assujettir aux conditions et restrictions que les directeurs de la compagnie juge-i été de I ronl opportunes.o i i I.I.a compagnie est, par la pre-1 sente loi, autorisée : (a) A aMieter, louer, recevoir, ou aiitremeiil acquérir tous biens mobiliers, ou immobiliers nécessaires aux fins de sa constitution en corporation; les vendre, louer, échanger ou cn disposer quand elle le jugera à propos; engager el hypothéquer ses biens mobiliers et immobiliers, ériger des bàtises, améliorer ladite construire i 6.La compagnie maintiendra à ses frais des constables sur les terrains, lieux (Tamusements et autres endroits lui appartenant, ainsi que dans et sur toutes ses propriétés.Ces constables seront nommés en vertu de l’article 3287, «les Statuts refondus 1999, et seront sujets aux dispositions de cet article, le tout sans préjudice aux lois de cette province.7.I.a compagnie aura le droit de passer un règlement défendant à toute personne d'apporter «les Inpieurs enivrantes sur ou dans les propriétés appartenant à la compagnie, et elle pourra expulser toute personne vio- par derWood, la moyenne (les droits, aux Fiais Fois, est de 26 à 29 p.e., se Ion !e Times de Londres, contre 26 p.e.au C.anada.Liifin.a propos de modifications à faire au tarif canadien, M.Whi te dit (pie ce n’esl pas l'Iieurc d’en iiarler.et (pie, quand il fera son ex posé budgétaire à la Ghumbrc.il dira quelles réformes tarifaires il tend faire, si le ministère décide d’en faire celle année.lant la prohibition, et détruire toutes pro- j iiqueiirs alcooliques trouvées en sa des aqueducs, ; possession.drainage, usines, g.[_;t compagnie pourra disposer a gaz et faire l|,, S(,S reeeltes ou revenus pour (Ion-tons autres Ira vaux necessaires ou nor (|.,s |)rjx aux concurrents de tout propres aux lins de ladite compagnie.[ concours organisé par elle ou pour (li) A organiser, faire et controtei j accorder des prix aux éleveurs, pro-des exbibilions agricoles, horlieoles miétaires ou exposants d’animaux cl industrielles, des exhibitions, (le|ou de produits d’agrieullure ou bétail et de produits canadiens et au- d’horticulture qui seront très, et autres exhibitions du même „uj feront l’objet du ou cn- li i- la LA FIN DE LA SEANCE M.Oliver, qui répond au mi '* dre des finances, est, contre son blinde, plutôt bref.I) après lui, m politique du ministère, quant hausse du coût de la vie.csl comparable à l’attitude que prend l’autruche en péril, II s’enfouil la télé dans le sable, c’est tout.Il est responsable des développements que prendra la crise.Pourquoi u’aecorde-pas aux agriculteurs de l'Ouest canadien 'e libre accès du marche un pour leur blé, quand i! peut le faire sans que cela nuise aux général, et que cela rapporterait de six à huit millions par l’Ouest canadien, puisque le blé se vend La crise de l’agri- t-il amène Ganndiens en an de plus aux agriculteurs dt six sons le boisseau plus cher à Minnéapolis qu'à Winnipeg?acluelle ne peut se comparer a celle de 1998.Les conditions culture, de l'élevage, la crise financière de 1907 aux Ktats-Fnis avaient provoque celle erh; ¦ de 1908.11 n’en est pas de même, celte année, les recolles canadiennes ont été excellentes, les acheteurs oui vite paye leur ble, La crise financière csl plus sérieuse que ne se l'imagine le ministère, il a lort de ne rien faire pour y parer.C.rei termine la série des discours, pour aujourd'hui.La Ghnmbre les reprendra peut-être mercredi, mais cela n’est pas certain.Car, à l’issue de la séance, ce soir, les dépulés apprenaient la mort, à Londres, de lord Slrathcona, représentant du gouvernement canadien dans le Royaume-l'iii.Fl il se pourrait que, mercredi après-midi, après l'éloge de lord Slrathcona par MM, Borden et Laurier, la Chambre ajournât par respect pour la mémoire du défunt, ses iravaux jusqu’à jeudi après-midi.Le prochain orateur inscrit au feuilleton, pour continuer le débat sur I adresse, est le doclcur Edwards, de Kingston .député orangiste au parlement, pour ses intempérances de langage, qui l’ont mis en évidence, on se fait la réclame qu'on peut! et dont les impairs ont souvent mis le parti conservateur dans l’embarras, aux Communes.On s'attend que.celle année comme par le passé, M.quelque esclandre.Cela uictlra un peu de piment daps l’adresse, mais sans y ineltre de la dignité.Georges PELLETIER.bien connu, maintes fois Edwards fer; le débat sur L’EX-CHAH DE PERSE IL EST REFUGIE A RERUN ET SE FAIT PASSER POUR UN MARCHAND DE CURIOSITES.PRETENDENT LES JOURNAUX ALLEMANDS.(Service ilii “Devoir”) Paris, 21.— Les journaux allemands viennent de raconter un fait curieux.Depuis neuf mois, mpporte-t-on.Mohamed-Ali, Tex-chah dp Perse.vit.sous ie nom de Kas.san Mardi Nudross, à Berlin, où il se fait passer pour un marchand de euriositfs.L’ex-souverain serait venu d’Odessa avec sa femme, deux enfants et quelques domestiques persans.Le prétendu marchand très malade alors, s est fait soigner par des spé* tria isles de la Faculté.A l’heure actuelle i! est rétabli mais le plus jeune de ses enft.’-ifl.un garçonnet de 7 ffiïs, vient (’(?snbit* l’opération l’appendicite et son état est précaire; 11 autre, une fillette Je treize ans, souffre d’une maladie inter, dont on ne peut établir le diagnostic.SERtEFX INCENDIE A~NEW-YORK, New-York.21.— Un in-ndie qui a détruit le "Whale Creak Iron W nrks” à 2 hrs cc matin, a rempli Green-Point, un quartier de Brooklyn do lueurs sinistres.L’usine était genre, tenir des foires et, concurrcm-; ment, des places d’amusement et de récréation pour le public.(c) A établir, maintenir et exploi-Icr des champs de enursp, terrains d’exposition, maisons de «lubs et toutes bâtisses se rattachant aux fins de la compagnie.(d) A tenir des expositions, des concours et des exercices pour développer l’hab'lcté dans le manicmeni des armes, pour les courses à cheval et à pied, les '‘steeple chases", courses d'automobiles et courses de toil-' tes sortes.(c) A construire des estrades, stalles, étables, pares, garages el autres constructions appropriées d’une nature permanente ou temporaire, cl que la compagnie jugera convenables afin d’alleindro ses lins directement ou indirectement.(f ) A tenir el éneourager «les expositions agricoles, expositions de bestiaux, de fleurs el autres exhibitions, et à donner des prix, des coupes, enjeux et autres récompenses «le toute sorte ou «le toute nature «iiielronque.(g) A établir «1rs clubs, «les hôtels el autres eommodiiés se rnltachant aux exhibitions el expositions rie la compagnie, à letiir des hôtels et «1rs restaurants, des écuries de louage, garages, et louer des chevaux, cabriolets, automobiles et autres véhicules pour transporter et voilurer des personnes, passagers, effets et marchandises dans les Finîtes des terrains possédés ou loués par elle et pendant le.sriites foires et expositions- (h) A imposer et percevoir des prix d'entrée, à vendre des rafrui ehisscnients.vins, liqueurs et toutes sortes de nourritures et de breuvages, dans lesdites limites et auxdites époques.L'autorisation ci-dessus, en ce qui [concerne la venir des liqueurs enivrantes, n'est valide que pour In période de temps durant laquelle une ou des expositions sont tenues, et est soumise à l'obtention préalable d'une licence spéciale, émise par le contrôleur du revenu, sur paiement d’une somme de trois cents piastres pour chaque année de licence durant laquelle une ou des expositions seront teintes par ta compagnie.Sujet aux restrictions ci-dessus, la licence est val de par toute la province, nonobstant toute loi ou tout I règlement municlpid à ce contraire.(i) A vendre des bestiaux, des pro-iriuits agricoles, horticoles et indus-[ tciels de toutes sortes dans les dites [ limites et mixdiles époques.(j) A émettre toute partie du oapi-I tnt-actions, comme actions libérées | et non imposables, en paiement de exposes concours.9.Les personnes ci-dessus mentionnées seront les directeurs provisoires de la compagnie- 19.Les dispositions «le la loi des clauses générales des compagnies à fonds social s'appliquent à la compagnie excepté en ce qu'elles ont d'incompatible avec la présente loi.il.La présente loi entrera en vigueur le jour de sa sanction.LE EUCHRE r«c toussei’ez plus lorsque atous aurez pris quelques doses de li au Goudron, à l’Huile de Foie de Morue et autres Extraits Médicinaux.Parce qu'il calme l’irritation des bronclies et des prévient les toux, sou-forces du assure une Boite Postale 356.— Adresse télégraphique “Xahac, Montréal”.Tél.Main 1250-1251.Godes : Liebers.West.Un C.H.CABAN, C.R.AVOCAT ET PROCUREUR Edifice Transportation.— Rue Saint-Jacques LAMOTHE & TESSIER, avocats.Edifice Banque de Québec, 11 Place d’Armes, Montréal.Tél.Main 3555.J.G.Lamothe, L.L.D., C.R., Camille Tessier, L.L-B.Résidence : Est 5973.ANATOLE VANIER,B.A.,L.L.B.AVOCAT Tél.Main 213.—Chambre 53.97 rae Saint-Jacques.Résidence : 180, Jeanne-Mance Tél.Est 5973 GUY VANIER, B.A., L.L.L.AVOCAT 97, rue Saint-Jacques.Chambre 76 Tél.Main 2632 NOTAIRES GIROUX, LUCIEN, notaire, édifice Saint-Charles, 43 rue Saint-Gabriel.Tél.Main 2785.Residence.405 Duluth Est.Té).Saint-Louis 3585.Argent à prêter.Règlement de succession.BELANGER X BELANGER, Tl-ean- dre et Adrien), 39 Saint-Jacques.Main 1859.Rs.240 Visitation.Prêts sur hypothèque, achats de créances.MEDECINS Dr.M.LEMOYNE 257 SHERBROOKE EST (Près Saint-Denis) Maladie» des yeux, oreilles, nez, gorge, larynx.Tél.Est 155( " Diplômé en hygiène Pub.————— Dr.J.N.CHAUSSE SPECIALITE : Voies urinaires, maladies de la peau.Heures : 12 à 2 p.m., 6j a 8 p.m.Tel.Saint-Louis, 4826, 1333 Ave.Delorimier.coin Mont-Royal.IfOiE DE M()8l;ii§! ¦} 2c MATHIEU H | ïüvnnîO'S ] IiUii.na&UA, y;,.Syrvpjif Tar Jjj| ,.€0»UyioiLff ÎEUll rairo, r L: * KieiAUO.MlU.U.1.KSf.irVdo'u, • Ouf ht 3.K CAnnee.-¦‘il JS C poumons, quintes de tient les malade et prompte guérison.En Vente Partout : 35c.la bouteille.En même temps que le Sirop Mathieu, on pourra prendre suivant les directions, une ou Poudres Nervines Mathieu trèsefficacescontrol’Etat Fiévreux et Nerveux les Maux de Tête, Migraines, Névralgies, Excès de Fatigue., En Vente Partout : 25c.la boîte de 18 poudres.CIE J.i.MATHIEU, PROPRIETAIRE, SHERBROOKE, P.Q, CHAPUT, FILS népoHitaircs en & CIE.LIMITEE gros, Montréal Euchre annuel Ce Kuehre était sous a.prétmience j «le monsieur .t de madame -I.P>.La-g-icf et «I:' Mm Chaput, e\ un croiqie 1 de personnes choisies s’y étaient don-1 nf t'élidez-vous.irent i les I Le.membres de l'A.f.K.B.dés chftleiireusemen t prfsi'iiten, en un gros édifice à trois ètaffes qui a [toutes propriétés mobilières ou im-eti1 rase compU'itemont.Les pertes J mobilières, «ni mitres propriétés s’élèvent à $500,000.I louées mi ac«|iiises par la compagnie Mentionnons aussi la Mai-on Archambault qui a fourni araudterne: t un piano, et lu compagnie Baillargoon ()iil l’a transporté.Voici maintenant la liste des ç^né-nêmi* donateurs «le prix, :\ qui l’association est rn partie redevable du succf* de son Kuehre, et du’elb- prie d'aceept' r s s meilleurs remerciements ¦ M, «t Mm- l,agac-'q l a Fie de Papier Rolland, La Fie Brodeur, Mlle Uns- Morrlésett-, Mademoiselle Ulan-i che Auclair, Mademoiselle Laura Au-l’r • c”, Dupuis Fr'res, Maison Nor-' timn-lin, Boulevard Saint 1 unirent.; i Mlle R.Aymong, Mlle M.Aytnong, i Lu Ole Parisienne de Chaussures, Mile M.Oi-nnn n, Ganterie Royale, Mme .T.E, Lévesque, Mlle M.A.Mor rlss île, Ma son Htroud, Mlle, G.| I n tin, Maison J.H.Prince & Fie, j Mlle L.Fulbert, La Brns«erb Fron | mne, chaput, Fil» * Fie, Ltée; M.Perrault, de P ''Inrpcrlal Tobacco”, Gciilet & Frère, N.Chcvrb-r, "Le Revoir"; W.Bournssa, tailleur; Mal-] s n .1.M, Fortier, Mlle Bélanger, I "La Patrie”; Maison L.O.Orothé, Quenneville * Guérin, N.Btaudry * F.ls, A.Le.omptc, march ni de chaussures; "la Patrie”, M.Farmer, Mme Hugcenln (Madeleine) ; Mlle M.P m>n, Maison Vi-lliètw.Maison La bonté, Théfttro Nath nal I une passe) ; ,D.Robert, •National Breweries DENTISTES Dr, ARTHUR BEAUCHAMP, Chirurgien-Dentiste.Tél.Bell Est 3549.165 rue Saint-Denis, 4 portes de TU-niversité- —— TEL.EST 410." Dr Ernest Charron CHIRURGIEN-DENTISTE 144 rue Saint-Denis.Près de ITTniver* Montréal.site Laval.LE CONCERT G0D0WSKÏ Goilovvski a retrouvé lundi soir au Windsor, sensiblement plus nombreux et tout aussi enthousiaste, son auditoire de l’an dernier.On l’a beaucoup applaudi.(''est l'oeuvre de Chopin qui fai-sail ie centre d’un programme jo-limenl composé, plus accessible «pie celui de l'an dernier à la masse des auditeurs; et c’est elle qui, à notre avis, a permis au 'maître de mettre le mieux en relief ses qualités particulières.Servi par une technique impeccable, le jeu de Godowski se caractérise surtout par la puissance et l’énergie, Avec lui, pas de mièvrerie, pas d’excessive sensibilité.On pourrait plutôt lui reprocher de ne pas mettre dans certains, passages mélodiques loute ia poésie qu’ils comportent, de ne pas les envelopper d’une sonorité assez chaude, assez sympathique.I! faut bien se rappeler cependant, si quelques passages paraissent d’exécution vin peu rude.c|u’un pianiste comme l P fi" R 'Godowski, habitué à jouer dans de *>85 la £%• 1 • Jj.O.[liés vastes salles, esl forcément - contraint d’accentuer certains Mercredi soir, le 14 janvier, la jolie i traits, de sacrifier à demi les nuan-(.dle d FAsHiemnct Publique était [ces les plus subtiles, ch ci ri e avec, un coût parfait pour le' G’est un peu le cas «lu peintre de l'association, ! LES DROITS DE PEAGE.Windsor Mills, 21.— Le pont qui sagers et les malles du “Minto”, pour les ramener à Georgetown.LE PROGRES AUX TROIS-RIVIERES U vient de se former aux Trois-Rivières une compagnie avec un capital social de $149,600.00, sou.s le nom de “Le Sanatorium des Trois-Rivières, incorporée”, qui a pour but de donner plus de développement à l’oeuvre du Sanatorium De Blois et d’exploiter les sources renommées de “Sainte-Madeleine”.Il s’agit d’agrandir le sanatorium LE CLUB OUVRIER MONT-ROYAL.L'assemblée de lundi soir du club ouvrier Mont-Royal a remporté un vrai succès.Elle était présidée par M.A.J.Râtelle et l’assistance était nombreuse.Après la lecture des minutes, M.H.Julien, secrétaire-archiviste et correspondant, expliqua le but de cette assemblée.C’est, dit-il, de discuter et de préparer le programme que ce club entend faire triompher, spécialement, dans les quartiers Delori-mier, Duvernay et Saint-Denis, pour le plus grand bien de la classe ouvrière, aux prochaines élections municipales.Trois points furent discutés, tour à tour, par les membres présents: Le support à accorder au bureau des commissaires, l’autonomie de la cité de Montréal, la loi des pavages.IMPORTANTE REUNION CE SOIR Le conseil central National des métiers et du travail, de Montréal, tiendra son assemblée régulière, ce soir, à la salle des Artisans, 3 Craig-Est.Tous les délégués sont priés d’y assister, car des affaires très importantes seront discutées.CHEF OUVRIER EN DEUIL.M.Gustave Francq, secrétaire correspondant du Conseil des Métiers et du Travail, de Montréal, est dans le deuil.Le capitaine Prudent Fournier, son beau-père, est décédé, hier soir.Les obsèques ont eu lieu ce matin, à 8 brs 15, à l’église Saint-Jacques.Une foule nombreuse y assistait.lui Royal Victoria de Montréal, soin me qu’il rompiéin en 18116 par une nouvelle dotation de $81)0,000 pour le maintien île l'institution : à IV-nivqrsilé McGill, il a donné en différents temps des sommes s'élevant à plu* il'un million de dollars.Il fonda des bourses au Collège Royal de Musique ne Londres et donna 8*15,000 pour la “Piomière Communion" de Breton, ce qui est Québec, 21 La mort de InAd Strathcona aura un effet matériel marquant sur le revenu eette année; il est entendu que ses immen-richesses, touillant sous la loi .successions, rapporteront plu-is millions à la province, n dit que leur valeur actuelle d’environ 880.000,000.Dans ce eette dernière recevra un mon-lanl de 86,*100,0(10, la loi des successions avant fixé son taux à 8 pour rent.relie WindsorMills et Saint-François- : actuel devenu trop petit malgré ses Xavier de Brompton sera bientôt* chambres, de développer de nou-exempt de péage.; veaux services, de bâtir une nouvelle annexe pour les voyageurs et les tou-SEMAINE MILITAIRE.; ris tes, amateurs de repos, de confort, Ottawa, 21.- Le programme de la de bo" ajr’ de tranquillité et d’imiter semaine militaire qui s’ouvrira à Ot- ™ «f " tawa le 23 février a été publié.L’As- ' fl, A'I^agne, des .* C.v«kTO „ r.'un ira ù SËSSS^jT&STSSSSi “» **™«*> nvnt cuve le motif allégué suffi-; A c^ttc ann^’ !n^ r?au le service d’hôtellerie proprement dit! Les ouvriers en confection de la Haut pour obtenir une séparation de i l VeTs associations se e n nt ic .service «médical distinct.! maison Vineberg: ont encore fait par- L:s reutuom* sont fixées aux dates Drg DeBh>ia et Tourigny, MM.>r d’eux hier soir.u y„,n„e;S’• Tivonio.i^o i A- Alarie, courtier de Montréal, Au nombre d’environ 8 ou 4 cents, tiers' moored! te 25 février ( ' U.Germain, ingénieur, et plusieurs au les grévistes obstruaient le Boulevard mens, mercredi, le zo levnei.très capitalistes importants sont à la ' ’ ’ ’ r' ’ ” Association d Artillerie Canadien- têt de rentreprise.‘ r ne, 25 et 26 février.r Ingénieurs Canadiens, 26 et 27 fé- - .+- vrier.?Officiers médicaux militaires, 25 j CONSULAT GENERAL DE février.j corps* Cependant le mari ajoute que si on | exteeait da, lui une pension de $15 on ; n- pourrait lu forcer à la payer étant donné que son salaire n’est que de I treUe dollars et que son revenu n’ost .¦ nas s ihns able.Me Gencst prétend j qu’au corn’' dre le revenu est saisdsna-;Ha quand il s’agit d’une créance! pour des aliments de première nécessité.os! eus, LE FROID ET LES POMPIERS Sons la vague de froid qui s’est abattue sur Montréal, les pompiers eurenl à souffrir de nombreuses engelures.ii’après os rapport* reçus aux fnarüers généraux 268 pompiers se gelèrent oreilles, nez, joues, main* et picus.FEU MADAME B.A.MACNAB M.Breiiton A.Mncnab, directeur j du "Montreal Daily Mail”, est de re» j tour de la Nouvelle Ecosse, où il est allé reconduire à sa dernière demeure la dépouille mortelle de «a femme, Mme Marnati est morte, mardi der-; nier à Montréal d’une pneumonie, I apr.a quJ mes jours seulement de mu-! Iftdie.lîlle ététt très Riméa des Can&diens-j français de tu paroisse Saintu-Adlde, i où elle a'ait sa maison de campa |gne.Army Service Corps, 26 et 27 février.Corps des Guides, tes 27 et 28 février.Il y aura des représentants de toutes les parties du Canada.DANS L’OUEST LA VIE CHERE FRANCE AU CANADA ! Le premier secrétaire d’ambassade 1 chargé du Consulat Général de France au Canada est beureux de porter ; à la connaissance de la colonie fran-I çaise le texte ci-dessous de la lettre iuii'il vient de recevoir de M.le Pr-{rident du Conseil, ministre dos Affai-i res Etrangères : j "Le Dnéaident de la République a i été très touché des vœux dont vous Saint-Laurent, près de la rue Duluth où se trouve la manufacture Vineberg Co.Le chef Campeau, avait prescrit des mesures très sévères pour guy pour refus de circuler; un nommé Isaac Pollok, 28 ans, demeurant au No 28, rue Arcade, a été arrête par le sergent Detmers, pour être intervenu dans le devoir de la police; un nommé David Chaïkin, 20 ans, demeurant 34 rue Duluth Ouest a aussi été arrêté par le constable Robillard, pour refus de circuler.OUVERTURE D’UN OUVRIER CONGRES Indianapolis, 20.— Le 24ème congrès des Mineurs Unis d’Amérique s’est ouvert ce matin.Ce congrès se tient à tous les deux ans.Le programme pour aujourd’hui consiste en la formation d'un comité organisateur qui sera choisi par le président John P.White.L’union centrale dTndiana-polis aura charge des sessions.Le maire Bell a souhaité la bienvenue aux mineurs et plusieurs citoyens éminents ont adressé la parole.LE CANAL DE LA BAIE GEORGIENNE.Les 750 charpentiers-menuisiers du local 134 qui assistaient à l’assemblée régulière de leur union, hier soir se sont prononcés en faveur de ta construction immédiate du canal ce la Baie Géorgienne.11 a été résolu d’envoyer une délégation à Ottawa afin de soumettre ia question au parlement.Le conseil des métiers er construction se prononcera dans h même sens à son assemblée de demain soir, au Temple du Travail.LES CHARPENTIERS SE PLAI- GN EN T.Les ouvriers charpentiers se plaignent des salaires payés par les entrepreneurs dans la construction de l’école protestante de la rue Boyer.Les hommes reçoivent de 25 à SB sous de l’heure alors qu’ils devraient en avoir 4214.Le cas a été soumis au Conseil de.» Métiers et du Travail qui s’occupen de ta question.CHEZ LES TYPOS L’Union des Typographes, local 176, aura son euchre et bal samedi le 24 courant, à la salle Coloniale, 325 rue Clarke.EUCHRE-CONCERT Le Premier Euchre Concert au pre i m'avez demandé de lui transmettre j part.Ile à La Crosse, 20.— On parle du ; l'expression, A l’occasion du 1er jan- | I^a deuxième escouade sort et réus-coût élevé de la vie.Voici quelques i vier, au nom de la colonie françalpe | sit â disperser les turbulents: quel-Htatiatiques du Nord-Ouest canadien i de Montréal.” ques arrestations ont été faites; 'une qui sont pour le moins intéressantes: "M.le Président vous remercie de celte attention et vous charge d’être auprès de nos compatriotes l'interprète de ses vif» remerciement»." arrêter toute tentative de manifesta- fit du Juvénat du T.S.Sacrement tion de la part des ouvriers.organisé aveû le bienveillant concours Quarante constables, sous les or- dcs Dames et des Messieurs qui s’in-dres de l’inspecteur Bélanger, du Ca- tércasent ù cette œuvre, aura Heu les pitaine V.Naëglé, des lieutenants mercredi 28, et jeudi 29 janvier, â Lau/.on, Fischer, des sergents Det- ]a: salle de l'Arsenal militaire du 65i mers, Mainguy, Brunelle et Demers, Régiment, avenue des Pins.De nom étaient massés au poste No 12, a preux et magnifiques cadeaux weronl quelques pas dd la manufacture Vine- nux gagnants.L'orchestre di berg.Vers 6 hrs 30, le premier mou-, j^a Casquette, sous la direction d< vcment se produit a la sortie des M r iiH»thter; MM.I,amoureux non-grévistes.| Charpentier et Mme Charpentier rem' Une escouade de 20 hommes de po- pifront le programme musical.r, • lice sort et tente de rétablir l ordre; mais les grévistes surgissent de toute.Farine les 100 livres: Ile à La Crosse, de $7.00 à $8.00.Portage la Roche, Lac des Sables, femme du nom de Zaiily Movick, àgee de 22 ans, demeurant L297 rue Suint-Dominique a été arrêtîl; par le constable Lefebvre et le sergent Main- - T«l.St-bnui» 2117- DEMERS & GAUTHIER Polisseur* et Rembourreur* BFftClALITK t Répurntion de meubles Antiques 974 RUE SAINT-DENIS LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI, 21 JANVIER 1914 VOL.V.— No.Ifi IA VIE SPORTIVE CE QU’ON DIT DANS LA CLASSE “B” AVIATEUR AU PARADIS.Sonnets aériens dédies a l'aviateur français Legagneux, champion üe l'attitude.LE MOT DU SACRE Or, ce jour-là, saint Pierre avec un grand marteau, Cependant qu’alentour tout un bataillon d'anges Voletait en chantant du Très-Haut les louanges, .1 la porte du ciel clouait cet écriteau: "Défense expresse à tout pilote, à tout vaisseau Qu'on nomme aérien en ses formes étranges De troubler > repos des célestes phalanges Sous peine d'anathème, et de plongeon dans l’eau!" Dieu le Père voyant cela: "Pourquoi l’écrire En français?” s'enquit-il.Et Pierre dit: “Voici.Il n est que 1rs Erançais pour monter jusqu'ici."J'ai dû parler leur langue!” Mors un bon sourire Illumina les traits puissants de iEternel: "C'EST VHAI!" dit-il.Et puis Pierre ferma le ciel.L’AXOK QUI FERME l.e jour suivant, un ange ouvrant une fenêtre [perçut un oiseau qui volait si.si haut Qu'il s'en émerveilla, mais se dit aussitôt: "Ecrmons vite, attendu qu'il entrerait peut-être!" Puis il coula la chose à saint Pierre, grand maitre Des célestes portiers, lequel en fil un saut.Et dit : "As-lu fermé du moins bien comme il faut ?Et ma pancarte est-elle où tu m'as vu la mettre "Oui, seigneur", répondit l'ange respectueux.Mais (dors un regret dans l’âme de saint Pierre Pénétrant en sourdine: "Ah! je suis trop sévère!" Pensa-t-il, "à quoi bon clouer ainsi les deux! Il me larde de voir quelqu'un venant de terre, Et si c'est un i>etit Français.ch bien! tant mieux!" LE SAINT QUI OUVRE L'oiseau volait toujours, et si haut dans l’espace, FJ si droit vers l’azur, qu’il ne lui fallait plus Pour se trouver en plein domaine des élus Que quelques bonds aidés d’un tant soil peu d’audace! Tout à coup retenti! dans l’air ce cri: "De grâce Ouvre:! ("était l’oiseau.Des pays inconnus Devant lui se dressaient formidables rébus, El pour se reposer il cherchait une place.Du ciel alors s’ouvrit la grand’porte hautaine.Saint Pierre, Jeanne d’Arc, la sainte de Lorraine, Vinrent féliciter le jeune audacieux.Dr l'homme qu'il était l'oiseau prit l'attitude."Ah! c'est toi, le gagnant du grand prix d’altitude?” I-ui dit-on.— "Le gagnant?Son! fit-il.LEGAGXLl'X!” LA FRANCE QUI MONTE La conversation entre l'homme et saint Pierre Dura i)rrs d’un long jour.Il y fut question De tout un peu.d’armée et d’aviation.Même on y dit un mot du présent ministère."Ah! t nouveaux f-.tse.it m devoir d’ftre prés-nts.RAPPORT A N MOT, DU RO Y AI.VICTORIA Lr rapport annuel de l'hôpital Royal Victoria ncur 1913.accuse une aug-nv!’Titien de ‘247 patients sur l’année pré:•€dent?.F> 1513.près de 6,000 malades.(5813 exactement) ont été admis et soignés.VICTORIEUX APRES UNE PERIODE SUPPLEMENTAIRE Victoria, 21.— La rencontre d'hier mir entre le« dur.» Victoria et Vancouver.a été gagnée par ce dernier par 7 points ô 6.La joute fut l'une des plus intéressante» jouées ici cette saison, et les idenx clubs durent jouer une période supplémentaire pour décider de la vie- Bains Laurentiens Turcs et de Natation 650 RUE CRAIG EST, ANGLE DE LA RUE BEAUDRY Bains privés 25 cents, bains de natation 25 cents, narçonnets 15 cents, bains turcs 75 cents, avec lit $1.00.Ouverts de 7 heures le lundi matin à midi le dimanche.toire.Les équines s’alignaient comme suit : Vancouver Parr Buts Victoria 1Jndssy Patrick Peints (.auge Griffis Couverts !.Patrick Pitre Rovei-s Poulin Taylor Centre* Dtmderdale Nichols Avants Kerr Harris Avants Rowe Arbitre : H Lehmann assistant R, McDonald, POSITION DBS C LU HR G.P.P.C.Vancouver .fi il 55 45 Victoria .4 4 4fi 34 Westminster ,,, .3 6 36 46 DÉPÊCHES MONDIALES l! il - RÉSUMÉ TÉLÉGRAPHIQUE M.A.BECK S’EN REVIENT.Londres, 21.— L’hon.Adam Beck, président de la Hydro Electric Power Commission, s’embarque pour Toronto aujourd’hui.I! fera la traversée sur l’“Oiympie”.M.Beck s’est particulièrement occupé pendant son voyage ici, de l’emploi du moteur sur les omnibus et les camions.Il dit qu’il importe de perfectionner les moyens de transport dans l’Ontario.LES COMPAGNIES TRANSATLANTIQUES.Paris, 21.— A l’assemblée du congrès tenu sur la question du transport dans la partie nord de l’Atlantique, on discutera aujourd’hui des questions de la plus haute importance.Entre autres, la question des taux.A cause des difficultés survenue» entre la North German Lloyd et les lignes Hambourg-Amérique, cette dernière compagnie ne sera pas représentée à la conférence.PhiKip Heineken, directeur de la North German Lloyd, a refusé de discuter les différends survenus entre sa compagnie et la Hambourg-Amérique, il n’a pas voulu, non plus, donner son opinion sur la position que prendra la Conférence au sujet des taux.On décidera demain, quelle ligne de conduite on suivra pendant les séances.Les principaux représentants des compagnies ici sont: Hen.Heineken, les directeurs Von Plettenberg et Mehrum, de la North German Lloyd, Harold A.Sanderson, président de la International Mercantile Marine Co., et A.B.Canty, gérant de la White Star, à Liverpool.UNE BANQUE CAMBRIOLEE.Pittsburg, Okla., 21.— Deux ban-, dits ont cambriolé la brnque de l'E- j tat, après avoir enfermé, à la pointe! du pistolet, !e comptable dans les voûtes.Plusieurs milliers de piastres ! ont été volées.La police avec une ; meute -le chiens sont à la poursuite des voleurs.LA RT DANS LA VIE NATIONALE Londres, 21.—Sir Edmund Walker, ie Toronto, a présidé à l’ouverture ne l’exposition de i’"Art Association”.Dans son discours il a demandé la construction de musées à l’épreuve lu feu et bien éclairés pour les expositions à venir et a annoncé la “National Gallery” prêterait peintures aux villes du Canada auraient ces muses à l’épreuve feu.11 a longuement, parlé sur et la place qu’il occupe dans la nationale.Londres, 21.— La tâche assumée par !a Conférence Internationale sur la sécurité en mer est terminée.Les délégués des quatorze nations parties à la Conférence, ont signé ta convention élaborée.Lord Mersey, le président, dans son discours de fermeture, a passé en revue tous les sujets qui ont été discutés et tous les projets sur lesquels les délégués se sont accordés.Cependant il n’a pu donner le texte même de la convention; les gouvernements devront auparavant la ratifier.Londres, 21.— Lord Mersey, dans son rapport des résolutions adoptées par la Conférence Internationale, ^ a appuyé sur '.’utilité des cloisons à l’épreuve du feu pour prévenir la propagation des incendies.Lord Mersey déclara que, malgré tentes les précautions, i! sera toujours possible qu’un navire coule à pic.Les capitaines ne devraient donc pas trop se fier au fait que leur navire est insubmersible.La convention a décidé que les navires marchands, à vapeur ou à voiles,, portant ou non des passagers, devraient être munis d’appareils de télégraphie sans fil, lorsque le nombre de personnes à bord est plug de cinquante.Il y aurait exception pour les navires qui ne s’éloignent de terre de pas plus de 150 milles.Les préposés à la télégraphie sans fil sur les navires doivent aussi porter une attention inlassable aux signaux.La convention prévoit aussi la construction des bossoirs, et la fabrication des ceintures de sauvetage.Elle déclare qu’ua aussi grand nombre que possible de chaloupes doivent pouvoir être lancées à la mer de chaque côté du navire.Une chaloupe ou un radeau pouvant porter soixante personnes seront conduits par, au plus, trois membres de l’équipage.Ces matelots devront être porteur d’un certificat de compétence, donné par les autorités du pays.Il faudra exercer l’équipage aux manoeuvres, en cas de feu.Les vaisseaux des Etats qui accepteront le rapport seront munis de certificats qui feront preuve, prima facie, que les navires porteurs de ce certificat, sont en très bon état.Les pays qui voudront faire partie de la convention ont jusqu’au 31 janvier 1914.Le premier juillet 1915, après ratification par les différents pays, le rapport deviendra en force.Lord Mersey n’a fait aucune mention des propositions à propos d’arbitrage en cas de conflits.R.C.WETMORE MEURT A CLEVELAND.Cleveland, O., 21.— Russell C.Wetmore, 05 ans, vice-président et trésorier de la “American Shipbuilding, a succombé hier soir à la tmeumonie.que ses qui du ’art vie POURSUITE EN DOMMAGES.New-York, 21.— M.IL Blair Finley, fiis do Clement R.Finley, mort sur le paquebot Minneapolis le 2 juil-et 1913 et enseveli on mer, poursuit :u compagnie de navigation propriétaire Je ce bateau.11 réclame $3,000 de dommages, prétendant que le corps de son père a été embaumé et gardé jusqu’au 6 juil’et, alors qu’il fut jeté à la mer, quelques heures avant l’arriver ici.i! allègue en outre que les employés de la compagnie se sont emparés des effets de son père pour une valeur de $750.ce qui est beaucoup plus que los frais d’embaumement et d’avis.Etes-vous un de ceux & qui chaque repas est toujours une nouvelle source de souffrance 7 les Tablettes Na-Dru-Co contre U Dyspepsie aideront votre estomac en désordre à digérer n’importe quels repas raisonnables et bientôt le remettront en un état st parfait que vous ne remarque rez plus que vous avez un estomac, Prene: une tablette après chaque repas.50c.la boîte chez votre Pharmacien.Elle» sont composées par la National Drug and Chemical Co.of Canada, Limited.^ isof UPAÇIFIQUE Canadien EXOSITION D’HIVER A OTTAWA MONTREAL ET RETOUR.$3.35 Départ, 21, 22 janv; limite de retour, janv.SPECIAL POUR PAQUEBOT Quitte la gare Windsor à 12 hrs.(midi), vendredi, 23 janvier, raccordant avec le S.S.Corsican Partant de Halifax le 21 janvier Wagons ordinaires, wagons-buffet et de première classe, se rendant au quai même du navire.BUREAUX DES BILLETS : 141-14.3 rue Suint-Jacques.TéL Main 8125.Hôtel Windsor, ou gare Place Vigcr e* Windsor.La Marque de FAp= probation Publique Le public donne son approbation entière à la bière légère- Cette année, on a doublé le rendement de la brasserie O’Keefe et Pon a peine à suffire à la demande.Lager Pilsener O9Keefe9 & La Bière Légère dans une Bouteille Claire est la bière canadienne égale et même supérieure à toute bière importée.Elle est douce, hygiénique et délicieuse —excellent tonique et le plus doux des stimulants.Commandez-en une caisse aujourd’hui, à votre fournisseur."La Bière qui est toujouis 0,” ” AGENT A MONTREAL A.MENARD 345, RUE NOTRE-DAME EST, Tel.Main 932.Patinoire Jubilee PATINAGE CE SOIR AVEC FANFARE Prix; Messieurs, 15c; Dames, 10c Aqueduc de Montréal TUYAUX EN FONTE Des soumissions cachetées, portant nu fins les mots “Soumission pour tuyaux en Ionie", seront remues au Hureiiu îles Commissaires, Hôtel de Ville, Montréal, jusqu'à midi, jeudi, le 19 février, 1914, pour la fourniture et la livraison d'environ 6,750 tonnes de tuyaux eu fonte.Vu chèque aeeepté au montant de Ï3 par tonne sur les quantités pour lesquelles l'on soumission liera devra accompagner chaque soumission et être mis dans l'enveloppe contenant celle-ci.Des copies du cahier des charges et îles formules de soumission pourront être obtenues au bureau de l’agent des Achats cl des Ventes, Hôtel de Ville.Toute soumission qui n’mira pas été fail, sur une des dites formules et qui n’aura pas été enfermée dans lYiivelnppe fournie A cette fin sera écartée.l.es soumissions seront décachetées en présence des intéressés, h rassemblée régulière du Itureau des Commissaires, qui sera tenue dans sa salle de délibérations, A midi jeudi, ie 19 février, 1911.l.e Burctui des I otmnissnires ne s’engage i accepter la plus liasse ni aucune outre de-soumissions reçues.I'm ordre du bureau des Commissaires.!.N.8ENECAD, „ Secrétaire.Huremi des Commissaires.Hôtel de Ville, Montréal, le 19 Janvier, mil.Ce Jo’.rnat est imprimé au No 71a, rue Gain Jacques, a Montréal, par “La Publicité” (à responsabilité Limitée).Henri Bourassa.directeutr gérant VOL.V.— No.16 LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI, 21 JANVIER 1914 3 COMMERCE ET FINANCE VENTES DE L’AVANT-MIDI.à 83 LA MATiNEE A LA BOURSE DE MONTREAL Malgré la force de la Uoux»e de New-Yora et l'activité de certaines valeurs locales, le marché de Montréal est resté relativement paisible, dans l'attente des événements qui vont se dérouler à Québec, à la suite des dénonciations retentissantes du “Daily Mail”.Le Montreal Power qui tenait la tête de la liste depuis quelques peurs par son activité, it entraînait quelques valeurs dans le mouvement, est reste morne ce matin, sans changements néanmoins dans les coure.Les fluctuations n’ont porté que sur quelques actions, car le stock a presque totalement manqué d’activité.On remarque au sujet de cette valeur, une tendance très prononcée vers la vente.L’offre était considéraIde, mais les cours étaient fermes.Les porteurs d’actions poussés par la errante voulaient vendre, mais sans faire de pertes de leur cOté les acheteurs ne demandaient pas mieux que d'acheter, mais escomptent les développements qui ne manqueront pas de se produire à Québec, ils préfèrent attendre dans l’espoir que les actions subiront une baisse.Le marché pour les autres valeurs a été paisible, par suite de l’atten-tic.«n concentrée des boursiers sur les actions du Montréal Power.11 s’est fait peu de transactions.Les prix se sont cependant maintenus fermes et on cons-tate qu’il s’opère une réaction lente mais sûre et que le t&n général deviendra meilleur dans un avenir rapproché.MIEL.— La demande pour le miel est restée faible eu de transactions hier.Cn continue d’acheter pour les besoins du moment seulement et on ne rapporte pas de chan-.emsnts dans tes prix.On cote 1; s prix comme suit : Mial de trèfle blanc., lô à 16c Mi 1 brun .13 à IA Miel coulé blanc .10 1-2 à 11 l-2c Min) de narus.n .7 1-2 à 8 l-2c LES PATATES.— Le prix dts patates Green Mountains > st resté le même de 75e à “iOc la poche par lots de wagrn.l.a demande est simplement bonne pour la saison et les quantité» sont légères.Le prix du détail, à la poche, est resté le même, à 81.00.-4- LES PRODUITS DE LA LAITERIE LE COMMERCE A MONTREAL La Revue Commerciale de Brad-etreet parlant du commerce à Montréal, dit : “La situation commerciale a été raisonnablement paisible, en général, les ventes de janvier battent leur plein et les marchands travaillent à débarrasser leurs comptoirs.L’arrivée du froid a contribué à stimuler le commerce des marchandises pour riiivtr, chez les détarlleurs, mais les marchands de gros n’ont pas encore été beaucoup affectés.Ces derniers ont été occupés, dans ces derniers temps à remplir les commandes uu print, mps qui sont déjà parvenues, mais les nouvelles commandes' ne sont pas brillâmes et les commandes pour assortir sont plutôt faibles.Le coin mt rue de quincaillerie est bon dans le moment.Le marché des métaux est l acti" et ferma.On est plutôt tranquille di n» le commerce d’épiceries.Les voyageurs pour les maisons de gros préparent leurs échantillons.On constate une légère amélioration dans les encaissements.Le froid a raffermi le marché des produits de la campagne.1,6 marché des provisions est fort et ferme.Le commerce du grain a été fexceptionnellement tranquille cette semaine.BEURRE.— La demande pour le beurre a été bonne hier et il ne s’est pas produit de changements dans le© prix.Les arrivages ont été encore faibles et ne se sont pas améliorés depuis samedi.L"S quantités en mains paraissent amplement suffisantes pour les be-oins du moment et comme conséquence on ne remarque pus de changements dans les cotes pour le moment.On a reçu hier 74 boites, ce qui est un faible chiffre comparer aux 279 boites reçues lo mime jour de la semaine dernière et les 324 boites reçues à la date correspondante de l’an dernier.On cote leg prix comme suit : Crémeries de premier choix .28 1-2 à 29c Crtmevies de choix Ire qualité .26 1-2 à 28c Crt-meries de choix 2e qualité .26 1-2 à 27c Beurre du Manitoba.22 à 22 l-2c Beurre de l’Ouest .23 à 24c FROMAGE.— Le marché du fromage est de nouveau pratiquement stationnaire avec un bien faiblechiffre de transactions.Les arrivages se sont légèrement améliorés et les prix se maintiennent fermes.On en a reçu hier l.’i6 bottes ce qui peut être romoarê avantageusement avec le même jour de la semaine dernière, alors qu’m n’.n avait pas reçu une seule et avec la même date pour l’année précédente, alors qu'on n'en avait reçu seulement 35 boites.On cote les pirix comme suit : Fromage dJ l’Ouest coloré .13 7-8 à lie Fromage de l'Ouest blanc .13 3-1 à 13 7-Sc Fromage des .Townships coloré .13 5-é à 13 3-4>- Fromage des Townships blanc.13 3-8 à 13 !-2c Secondes qualités .13 à 13 l-4c LES PROFITS DE LA BANQUE DOMINION Toronto, 21 — Le rapport annuel d' la banque Dominion rendu public hier soir est d’accord av-c les rapports des autres institutions du même genre dont les bénéfices pour 1913 ont été con.-mérables.Le rapport est remarquable, à cause de la grande proportion de l’actif immédiatement réalisable avec le total du passif démontré.Un fait egalement digne de remarque, en face de la car.té de l'argent, qui s’es; fait sentir en 1912, pour des fins de placement, c’est que la nouvelle émi-sion de capital, au montant de $1,000,000 a été immédiatement souscrite.Lè dernier versement sur cette émission est dû en juin, mais le derniee rapport démontre qu’un mentant de $811,344 avait déjà été piayé à la fin de 1913.A la fin de l'exercice financier, le capital payé de la benque Dominion, étant à $5,811,341.La moyenne du capital payé pour l’année a été de $5,400,000.Les bénéfices, déductions ordinaires faites et les dispositions pour les comptes douteux, ont été de $950,402 soit 17.75 pour cent sur le capital payé moyen.Les bénéfices nets pour 1912 ont été de $48,873 en moins et en 1911, ils étaient de $246,357 en moins._ Une distribution de 14 pour cent aux actionnaires a absorbé 8765,-823, Et la somme de $200,000 „ été également prise sur les bénéfices et transférée au compte de placement pour raffermir la silttaUon de la ban'.lie.Il reste une balance de $47,-688 légèrement moins élevée qu’il y n un an.STOCK COMMUN Brazilian — 25 à S3 1-2, 85 3-4, 25 à 83 3-8, 85 à 83 1-2.Pacific Rights — 1249 à 4 5-16, 227 à 4 3-\ 151 à 4 11-32, 2 à 4 3-8, 88 à 4 11-32, 1 à 4 3-8, 25 à 4 11-32, 1400 à 4 3-8, é«l, Nos.39-11).La Filé de Montréal, r(>, setion .33, elle onteiu acquérir pou.- le prolongement de la rue de Palais, (Boulevard Saint-Joseph) dans l< quartier Saiot Denis, de la limite nord-us du quartier Laurier à U Avenue Papineau les immeubles suivants, savoir: No.39.Boulevard Saint-Joseph.Un-lisière de terrain avec bâtisses en bois e en brique s as-érigées, bornée au sud-oues Par la rue Marquott le dit côté mesurant : peu près 14 pieds; au nord-ouest par le lo du cadastre No.3.39-551 le dit côte inosuruir à peu près 118 pieds; au nord-est par le In du cadastre No.3.39-55(5 le dit côté mesurai!' à peu près I I pieds; au sud-est par lu lot du cadastre No 3.39-555 le dit côté mesurant i peu près 118 pieds; contenant une suprrM lie d*à peu près 1(552 pieds carrés; la dit.lisière de terrain étant une partie du lot di 1 cadastre No.3.39-555 îles plan et livre de ren ; voi officiels du Village Incorporé de la Côte Sainld.ouls; lu tout tel qu'indiqué au plar d'amélioration déposé au bureau dé l’Inspec-, leur de la Cité; No.Kl.Boulevard Saint-Joseph.Une lisière de terrain avec bâtisses en bois et en brique sus-érigées, bornée au sud-ouest par l i rue Marquette le dit côté mesurant à peu près
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