Le devoir, 23 janvier 1914, vendredi 23 janvier 1914
VOLUME V—No.18 MONTREAL, VENDREDI 23 JANVIER, 1914 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS : Édition Quotidienne ; CANADA ET ETATS-UNIS.*3.00 UNION POSTALE.$6.00 Édition Hebdomadaire : CANADA.*1.00 ETATS-UNIS .$1.50 UNION P0S1ALB.$2.00 LE DEVOIR Rédaction et Administration; 71$ RUE SAINT-JACQUES MONTREAL.TÉLÉPHONES : ADMINISTRATION : Main 7461 RÉDACTION : - Main 746® Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! LE SCANDALE DE QUEBEC Une enquête sera tenue.— MM.McNab et Nichols comparaîtront.i j * LE RAPPEL DE U LOI NAVALE Le projet de loi Lespérance La politique a d’étranges retours, et les gens simples ont dû éprouver quelque surprise en apprenant que les ministres fédéraux, y compris MM.Pelletier, Nantel et Coderre, voient d’un mauvais oeil le projet de rappel de la loi navale et s’efforcent de lui barrer la route.Car, tous tant qu’ils en sont, en effet, ces messieurs ont dénoncé la loi navale comme odieuse ou inefficace.Appelés au pouvoir ils ont refusé de la mettre à exécution.- Quoi de plus simple pour eux, et de plus logiquq, semble-t-il, que de balayer cette épave et de se donner en même temps le luxe de racheter leur parole?ils devraient sauter à deux mains sur l’occasion que leur offre M.Lespérance.Or, il en est tout autrement et la Gazette, confirmant nos dépêches d'hier, prend le soin d’affirmer que M.Lespérance n’agit pas d'accord avec le.gouvernement et qu’il serait surprenant que son projet recueillit une douzaine de voix.S’il en est ainsi, nous aurons cet étrange spectacle de voir la loi Laurier contresignée par la plupart de ceux qui la combattirent, et ce spectacle plus étrange encore de députés qui, après avoir dénoncé cette loi et le projet “non moins néfaste” de M.Borden, voteraient successivement l’un el l’autre.Ce serait l’une des plus démoralisantes scènes que nous aurait données le parlement, et les députés ministériels voudraient tresser une couronne à M.Laurier qu’ils ne s’y prendraient point autrement.Nous n’avons guère ménagé M.Lespérance, mais dans cette circonstance il a le grand mérite de tenter de racheter sa parole.Il affirme que c’est le seul motif qui le guide et nous n’en voulons point douter.Il lui reste, maintenant que l’affaire est officiellement engagée, à la suivre jusqu’au bout et à empêcher qu’on ne l’écarte par des artifices de procédure.L’occasion est d’autant meilleure que, d’après le rapport même du département du service naval, il est actuellement impossible de tenir ft bord du Rainbow ou du Niobe des équipages assez considérables pou.' leur permettre quelque croisière un peu longue.Pourquoi alors garder dans les statuts un texte qui ne sert à rien?Orner HEROUX.grise, il a franchi le seuil; du cabinet.On dit qu’il veut encore une garantie de l’Etat pour un nouvel emprunt de 15 millions.L’aura-t-il?11 reparaîtra sans doute encore'trente fois à Ottawa, à cette session-ci; il finira peut-être par emporter le morceau.'Et, tandis que les gros poissons rôdent ainsi autour du ministère, le menu fretin, dans les-étangs obscurs où les simples députés poussent leurs petites barques, se presse pour obtenir sa pâture.Les pseudoentrepreneurs Martin & Co., qui ont mené si rondement l’affaire de la Montreal Fair, a la Législature de Québec, feraient peut-être d’excellentes prises, ici aussi.AUTOUR D’UN BILL Et puis, il y a de ce temps-ci le bill Lespérance, qui fait parler aus;i de lui.M.Lespérance veut le rappel de la loi navale Laurier, dit la rumeur.Il avail préparé, dès mercredi, un bill à ce sujet.Le secrétaire de la Chambre l’a maintenant parmi ses papiers.A titre de bill public soumis par un député, cette législation aura fort besoin d’être surveillée, si M.Lespérance la veut mener à bonne fin.Car il existe mille artifices de procédure parlementaire au moyen desquels le gouvernement peut aiguiller ce bill sur une voie d’évitement et l’y laisser jusqu’à la fin de la session, en dépit de M.Lespérance.La présence de M.Forget, ses longues conversations avec M.Lespérance, les entrevues des ministres avec celui-ci, les petites réunions de députés conservateurs de la province de Québec, qui ont lieù dans le plus grand secret apparent, tout ceci fait naître l’intérêt au sujet de ce projet de loi.Les uns lui soupçonnent des dessous que M.Lespérance nie; d’autres, qui avaient d’abord engage leur parole en faveur de cette législation, Font reprise; to'us cherchent la véritable intention du député de Montmagny.Ses gens disent à tout venant qu’il veut racheter la promesse faite jadis à ses électeurs de demander le rappel de la loi navale.D’autres estiment que l’affaire du Québec et Saguenay ne serait pas étrangère à l’attitude prise par M.Forget.Les commentaires vont leur train.M.Lespérance dit et répète que, quoi qu’il arrive, — e( même si M.Borden et son ministère accordaient à M.Forget les subsides qu’il désire obtenir, pour sou chemin de fer, — il tiendra sa parole et demandera le rappel de la loi Laurier.M.Sévigny s’emploie à empêcher ses amis de tomber dans ce qu’il doit appeler les filets de M.Lespérance, et à en déprendre ceux qui paraissaient dès l’abord favorables à son bill.M.Nantel trouve que l’affaire n’a pas de bon sens.A-t-on idée aussi d’embarrasser un si bon gouvernement?Le débat va se continuer vendredi, pour se clore la semaine prochaine.L’anémie l’emportera.Georges PELLETIER.LETTRE D’OTTAWA Les rengaines des députés.— Les coulissiers sont nombreux dans les couloirs.~~ Autour d’un bill.Ottawa, 22.—¦*A écouter les discours, à voir la Chambre, on dirait que la session dure depuis cinq mois, tant l’ennui suinte des discours et même des murs.Pas une parcelle d’intérêt dans tout ce qui se dit.Cinq ou six députés ont tué le temps, assommé les auditeurs et fatigué les sténographes des Débats, aujourd’hui.Ce soir, une trentaine d’assistants causaient en petits groupes, au long de l’enceinte de la salle, tandis que les orateurs gesticulaient et débitaient leurs phrases dans l’indifférence la moins flatteuse.Les députés de Québec ne parlent que du scandale de la Législature, attendent les moindres bribes de nouvelles, interrogent tous les nouveaux arrivés de Montréal; et si un journaliste montréalais pointe dans les corridors, ils l’entourent afin d’en extraire les quelques potins qu’il peut connaître, sur ce sujet.C’est là-dessus que se tourne leur attention et tout le monde, parmi eux, demande une enquête au plus tôt, une enquête complète, à fond, et qui ne soit pas une farce comme tant d’enquêtes parlementaires.LES DISCOURS DE LA JOURNÉE Des députés des provinces de l’Ouest et des Provinces Maritimes ,e sont partagé aujourd’hui la tâche d’assommer la Chambre.Ils y ont réussi à merveille.Ceux qui ont dû faire face à la musique, puis qui ont tapoté leurs pupitres afin de manifester une approbation simulée à des déclarations qu’ils n’avaient pas écoutées, ont bâillé tout le long du jour.La Chambre a rarement été aussi déserte.Il est vrai que, depuis l’ouverture de la session, à part les discours de MM.Laurier, Borden, Clark et White, et encore MM.Laurier et White ont-ils déjà beaucoup mieux parlé que cette semaine, — les orateurs ont été d’un terne déeonperlant.Le rabâchage est plus que jamais d’actualité.Un député répète ce qu’un autre a déjà dit, un troisième recommence le discours du second, et cette chaîne de remarques tordes pareilles, faites toutes d’un ton de voix larmoyant, s’allonge chaque jour.Les mailles en sont loules également lourdes, et la Chambre traîne son boulet comme un forçat, avec cette différence qu’elle flâne au lieu de travailler comme lui.M.Laurier a parle de la franchise des aliments, {“free food”), tous les libéraux en ont parlé, jusqu’ici, sans rien dire de neuf.M.Laurier a parlé des sans-travail, tous les orateurs libéraux parlent des sans-travail.M.Laurier a parlé de la hausse du coût de la vie, tous ses partisans en parlent.A droite, M.Borden a parlé de la fin de la crise, tous ses gens en parlent.Le premier ministre a vanté ce que le ministère a fait pour la classe rurale, depuis son arrivée au pouvoir, ses suivants ont entonné la même chanson.M.White a parlé du bon état des finances canadiennes, toute la droite chante le même air.Il n’est plus question du tout, dans les discours, de la marine Laurier, des dreadnoughts Borden, de la contribution des 35 millions.Ce qu’il y a de neuf dans les discours prononcés aujourd’hui est négatif, car c’est leur silence sur la question navale.Hors cela, désolation, phrases vides, périodes ternes, statistiques rebattues.Pas le plus petit discours de M.Lafortune pour égayer la situation.Triste début! LES COULISSIERS SONT NOMBREUX Si la Chambre est aux trois-quarts déserte, et tout à fait assomman-le, par contre, quelle vie, dans les couloirs, à la Chambre IG, quels conciliabules dans les angles des corridors, quels rassemblements de solliciteurs et de coulissiers, à la porte du cabinet du premier ministre, et même jusqu’à celle de M.Nantel! 11 y a ici des lanceurs d’affaires de Toronto, de Montréal, d’Ottawa, des brasseurs de grandes entreprises, des solliciteurs de contrats, des quémandeurs de faveurs ministérielles; tout un monde de parasites, de pique-assiettes el d’affamés se remue, autour de la Chambre des Communes; et, à de certaines heures, on ne peut faire dix pas dans les couloirs sans se heurter à un député ou à un ministre accule au mur par quelqu'un qui le tient par le revers de son habit et lui expose son affaire.Hier, un gros financier de Montréal, qui pousse le projet d’un chemin de fer à la Baie James, remorquait à sa suite un avocat dont la mission était de déclancher la volonté inerte de M.Nantel, et de le faire consentir à l’octroi de subsides spéciaux à cette voie ferrée établie sur papier.M.Rogers subissait les assauts de ces deux mêmes personnages, tout le ministère y passait.L’affaire est-elle enfin bouclée?On ne sait.Mais les intéressés ont pris le train aujourd’hui, le visage un peu inquiet.Ils reviendront à la charge, la semaine prochaine, sans doute.Ce soir sir William Mackenzie, du Canadien-Xord, faisait le pied de grue, à la porte du cabinet de M.Borden, après avoir passé l’après-midi à causer avec des députés, à la porte de la Chambre HL et à leur faire faire on ne sait au juste quelle; promesses,.Un quart d’heure, vingt minutes, il a stationné, à l’angle du couloir qui mène chez le premier ministre, surveillant la porte derrière laquelle des solliciteurs prolongeaient leur entrevue.Enfin, l'audience s’est ouverte pour lui, et, la main dans sa barbe LE SCANDALE DE QUEBEC M.McNab déclare qu'il a des preuves suffisantes.Un de nos représentants a rencontré ce matin M.Brenlon A.Mac-Nab, vice-président et rédacteur en chef du Daily Mail.M.MacNab a remis à notre représentant la déclaration suivante, signée de sa main, et dont nous publions une fidèle traduction.“Laissez-moi d’abord répéter la première déclaration du Daily Mail, à savoir que M.Nichols et moi avons une preuve suffisante des accusations portées par notre tournai.Je désire ajouter une opinion personnelle au sujet de cette tendance qui s’est manifestée dans tes débats de la Législature, hier soir.Avec beaucçup d’habileté plusieurs orateurs ont représenté que cette affaire n’étail qu’une attaque dirigée contre l’honneur de la race ca-nadienne-françaisc.Je crois que ma réputation d’ami de votre peuple détruira l’effet de cette méthode d'attaque.J’ai vécu dix ans au milieu des vôtres à la campagne; je leur communique mes idées, autant que je puis le faire, dans leur propre langue; je les respecte, je les admire et j’en aime plusieurs qui sont mes intimes.Ces sentiments ont trouvé —- et continueront de trouver — toute leur expression dans le Daily Mail.Maintenant, une autre chose, personnelle encore.Quand on a soumis ces accusations à mon jugement, il me répugnait de tes publier.J’ai récemment souffert le plus terible coup qu’un homme puisse recevoir; je.n’avais pas le coeur dur; j’ai pensé aux souffrances poignantes des mères, des pères, des épouses et des autres parents chers aux accusés.C'était assez pour qu’un homme hésite.Mais la logiane de la situation était inexorable.On ne pouvait mettre de côté le devoir sans sacrifier ta fonction essentielle de ta presse.Je vous demande si cette attitude n’est pas absolument justifiable.L’ayant assumée, mon seul désir est auc la vérité apparaisse et que justice soit faite.” Brenton A.MacNAB.Montréal, 23 janvier 1914.NOTRE EXTRA Notre extra d’hier soif s’est vendu avec une extrême rapidité, tant le public était curieux de connaître ce qui se passait à Québec.La Gazette raconte ce matin toute une histoire sur une grève de petits vendeurs de journaux, qui seraient mécontents des conditions que leur auraient faites le Star et le Herald.Le récit est bâti de telle façon que le lecteur inattentif pourrait croire que le Devoir s’est mis dans le même cas.Il n’en est rien.Du reste, tous ceux qui sont un peu au courant de ces choses savent que la publication d’un extra, dans les conditions où nous le faisons, ne constitue pas une spéculation financière.Nous tenons simplement à renseigner, le plus tôt possible, nos lecteurs sur une grande question d’intérêt public.LE PROJET LESPERANCE DERNIERE%;:OUVELLES (Do notre corresponflant) Ottawa, 23.— Sir Donald Mann est venu rejoindre Sir William MacKen-zie, ici, par rapport à l’affaire du Canadian Northern.M.Forget, s’est rencontré avec eux.Les instances que font ces trois financiers auprès du gouvernement pour obtenir un subside de $800,000 pour le Québec et Saguenay avant que le Canadian Northern le prenne définitivement à sa charge, se multiplient.Quoique plusieurs députés disent que le bill de M.Lespérance, quant au rappel de la loi navale Laurier, fait partie d’un plan destiné à forcer la main au gouvernement et à l’induire à céder enfin aux instances de M.M.Mackenzie, Mann et Forget, M.Lespérance se défend d’étre partie à ce mouvement et persiste à se dire sincère.Quand même M.Forget obtiendrait ce qu’il veut, dit M.Lespérance à ses amis, le bill sera tout de même poussé de l’avant.On nie qu’il y ait eu des négociations avec les libéraux de la part de gens intéressés au succès du bill, afin de les amener à voter pour la proposition Lespérance, et que des chefs du parti op-positionniste se soient engagés à voter en faveur de ce bill, si jamais il en vient au vote.Le but des libéraux serait de forcer la main au ministère afin de lui faire dire s’il a une politique navale permanente, et ce qu’elle est.Mais l’on ajoute peu foi à dette rumeur, quoi qu’il soit certain qu’il y a eu des négociations, menées par I entremise d’un sénateur libéral de Québec, associé à M.Forget dans maintes affaires.Afin de parer à l’objection que le ministère peut faire au bill rappe-lant la loi Laurier, disant que le ser-vice hydrographique relève du service naval et que si l’on abolit la loi navale on se trouverait du coup à abolir plusieurs administrations, le bill Lespérance, disent ceux qui l'ont vu, porterait que l’abolition de la loi navale Laurier ne prendrait effet que du premier juillet prochain.Le bill Lespérance figure aux procès verbaux de la Chambre depuis ce matin, comme suit; "M.Lespérance—Lundi prochain, bill intitule: “Loi à l’effet d’abroger !a loi du service de la marine du Canada”.Il subira sa première lecture lundi.C’est une simple fornia-hté, qui ne prend pas neuf minu-E:le a Eeu a l’ouverture de la Chambre.Le secrétaire des Communes lit à haute voix le titre du bill, propose qu’il subisse sa premiere lecture; des voix demandent au parrain du bill: “Expliquez-vous.” Il dit en deux mots le but de son projet de loi, se rassied et le bill a subi sa première lecture.Quant à la seconde, elle se fait plus tard.Le bill de M.Lespérance sera discuté, s’il en vient la, après plusieurs autres, qui ont le pas sur lui, parce qu’il est sur le feuilleton après eux.Et le gouvernement peut demander l’ajournement du débat quand il le veut.Il faudra que M.Lespérance soit bien vigilant s’il veut réussir à mener son affaire à bonne fin.DEMAIN : Le “Devoir” publiera un article de M.Henri Bourassa sur le scandale de Québec.M.MOUSSE A U,BOUC ÉMISSAIRE La motion de Sir Lomer Gouin, demandant une enquête, provoque un débat agressif.— M.Tellier s’étonne de cette procédure venant en conflit avec la motion Lavergne.-“La Chambre est solidaire,dit M.Prévost, et l’on veut jeter M.Mousseau à la mer !" UNE JOURNEE FIEVREUSE ! Québec, 22.— Rien ne vaut évi-l déminent le scandale pour éveiller l'attention en politique.La Légis-j lature qui siège presque sans audi-i leurs depuis le commencement de, la session est envahie par toutes* les issues qui conduisent à ses salles de délibération, cet après-midi, et désertée presque aussitôt l’incident remis.Jusqu’au Conseil législatif où quelques curieux, peut-être pour se dédommager de leurs déceptions du côté de l’Assemblée, attendent jusqu’à l’ordre du jour, | écoutant une routine plus solennelle qu’à la Chambre basse, dans l’espoir d’être témoins d’un débat quelque peu émouvant.La compensation n’est cependant pas considérable.Les accusés se bornent à lire les déclarations qu’on leur a rédigées en duplicata et le représentant du gouvernement remet l’affaire à demain.Pas le moindre mot plus haut que l’autre.Seul M.Chapais insiste avec sa dignité habituelle sur l’importance de défendre l’honneur de la Législature, surtout celui du Conseil législatif.A l’assemblée, dès que l’orateur autorise l’ouverture des portes, la foule se rue dans toutes les galeries, sur le parquet, dans les antichambres.La tribune particulière de l’orateur est remplie de dames en toilettes aux nuances variées, les autres tribunes débordent d’hommes et de femmes dont tous les yeux se portent sur la figure inquiète du premier ministre.Ce n’est pas lui qui se lève, mais IM.Lavergne qui pose immédiatement la question de privilège et fait lia motion qu’on trouvera plus loin.Il demande nue les auteurs de l’accusation soient cités à la barre de la Chambre pour dire les raisons qui les ont poussés à accuser la Législature, exprime toute sa sympathie au député de Soulanges, l’assure au nom de la gauche de toute la justice à laquelle il a droit, et exprime l’espoir que l’assemblée ne le présumera pas coupable avant que ses accusateurs aient fait leur preuve.Très digne de forme, avec une note de générosité particulière à sa nature, le député de Montmagny crée une excellente impression sur toute la Chambre.Tout le monde paraît enchanté du ton élevé qu’il a donné au débat dès le début.Simplement, sans forfanterie, M.Mousseau se lève à son tour, suggère une commission d’enquête à laquelle il donnera ses explications et dont il acceptera les conclusions quelles qu’elles soient.Il assure aussi la Chambre qu’il fera ensuite ce que l’honneur et le devoir demanderont.Le débat conservera cette dignité jusqu’à la fin, excepté durant le.discours de M.Taschereau, qui le rétrécit aux limites de la “politicaillerie”.A cinq heures la motion Lavergne est adoptée unanimement avec une simple modification de date fixant la comparution à mardi au lieu de mercredi prochain.Mais tout recommence ce soir avec la motion du premier ministre demandant à l’assemblée de constituer une commission composée de MM.Taschereau, Mackenzie, Tellier, Létourneau, Gault, Bernier et Perron pour faire enquête sur les accusations portées contre M.J.A.Mousseau et l’organisation dont il aurait été victime.On trouvera plus loin le texte de la motion.M.Tellier demande des explications.M- Gouin répond par une analyse très brève de sa motion.Je ne suis guère plus avancé, reprend le chef de l’opposition.Je sais bien que la motion demande une commission d’enquête, mais pourquoi?Cette motion vient en conflit avec celle adoptée cet après-midi.Nous n’avons pas l’habitude de procéder ainsi, en double.J’avais compris que le premier ministre se réservait le droit de proposer une commission d’enquête s’il y a Heu, après la comparution officielle des accusateurs et je l’aurais secondé avec plaisir.Mais en toute chose il faut d’abord, avant de faire enquête, savoir s’il y a une (ijmse.Avant de procéder à l’enquête, 5Tfaut d'abord assigner des parties.Nous avons fait cela cet après-midi en ordonnant à l’orateur d’appeler les accusateurs à la barre de cette Chambre.S’ils ne comparaissent pas de bon gré, nous avons le moyen de les y contraindre par corps.Et lorsqu’ils comparaîtront, ils nous diront s’il confessent jugement ou Vils sont prêts à prouver leurs assertions.S’ils confessent jugement, sur quoi ferons-nous enquête?S’ils maintiennent leurs accusations, ce sera le temps alors de constituer la commission.J’ai cru cette après-midi qu’on était de bonne foi de l’autre côté, mais je serais tenté de croire maintenant, que je me suis trompé.D’après la procédure adoptée cet après-midi, si les auteurs des articles en question en prennent la responsabilité devant cette Chambre, ils deviendront la partie accusatrice, ayant droit comme toute partie à un procès, d’être représentés par des) avocats de faire entendre les témoins et produire les documents qu’ils jugeront nécessaires à leur preuve.D’après le procédé qu’on demande à la Chambre d'adopter ce soir,! ils ne seront que simples témoins! n’ayant pas d’autre droit que de répondre aux questions qu’on leur posera.Comprend-on toute la différence?Un témoin, qu’il s’appelle du nom qu’il voudra, une fois assermenté, ne peut faire autre chose que répondre aux questions des avocats ou des juges.Or nous abordons une affaire très grave, excessivement grave.Si les accusés sont coupables ils devront subir les peines prévues par la loi; et de même, si les accusateurs ne peuvent prouver leurs assertions, ils devront être sévèrement punis, car le libelle qu’ils auront commis atteint toute une législature, toute une province, toute une race.Pensons bien à ce que nous allons faire et (pie le gouvernement me permette de lui dire qu’il aurait tort de poser un acte dont l’effet serait de déprécier irrémédiablement les procédés de la commission que l’on se propose d’instituer.Avant de faire un procès, mettons les parties en présence.Il n’y a pas d’accusation de portée officiellement devant cette Chambre.Obligeons les accusateurs à en prendre la responsabilité ou à les retirer ici, puis mettons les accusateurs et» les accusés sur un pied d’égalité et faisons la lumière au lieu de chercher à enfermer la vérité dans un puits.L’argumentation calme et logique du chef de l’opposition crée une profonde impression sur la Chambre.M.Taschereau cherche aussitôt à l’effacer en faisant appel à l’esprit de parti.Formons le comité tout de suite, dit-il, qu’il siège ou qu’il ne siège pas.Les accusateurs viendront à la barre de la Chambre s’ils le veulent, ils diront ce qu'ils voudront et nous procéderons ou nous ne procéderons pas.Le parti libéral a déjà subi des tempêtes et il traversera bien cet ennui.La question est bien au-dessus de jcela, remarque M.Tellier.! L’honneur n’est ni rouge, ni bleu, les privilèges de la Chambre n’ont pas de couleurs, s’écrie M.Prévost en réplique.Je veux parler au nom de toute la Chambre parce que nous sommes tous solidaires ici.Mais il arrive ce que je craignais.Je disais cet après-midi : Prenez garde à ce qui va venir.Et je pré-j voyais juste.Un coup d’oeil sur cette motion suffit pour découvrir qu’on veut restreindre toute l’affaire à M.Mousseau.S’il est coupable, qu’il en subisse les conséquences, mais je proteste contre cette manoeuvre destinée à lui faire porter tous les péchés d’Israël.Par cette motion qui exclue tout ce qui ne touche pas au député de Soulanges, le parti ministériel se fait un beau lit blanc, laissant M.Mousseau à la voirie.Ah ! la politique qui sacrifie les plus fidèles partisans aux exigences d’une situation que l’on croit dangereuse.Ah ! la politique qui fait jeter à la mer un passager que l’on trouve de trop dans la barque.Puis M.Prévost analyse la motion paragraphe par paragraphe et demande à M.Gouin pourquoi il ignore tout ce qui, dans les articles, contitue des insinuations contre le premier ministre, pour tout ramener à M.Mousseau.Le premier ministre déclare, au milieu des applaudissements de ses partisans, que si M.Prévost veut prendre la responsabilité des insinuations du “Mail” le touchant, il est prêt à lui accorder une enquête dont M.Prévost sera le seul juge.C’est ce qui s’appelle se battre contre des moulins à vent, reprend le député de Terrebonne.Je ne prends pas plus la responsabilité des insinuations contre le premier ministre que des accusations contre M.Mousseau, mais je demande au premier ministre pourquoi il restreint la commission aux accusations contre M.Mousseau, dont personne n’a pris la responsabilité en Chambre.Jean DUMONT.LA SEANCE DE L’APRES-MIDI COMPTE RENDU DETAILLE DU DEBAT SUR LA MOTION LAVERGNE.(Par notre envoyé spécial, M.Léo Trépanier) Québec, 22.— Dès que l’orale a rappelé la Chambre à l’ordre, Armand Lavergne se lève sur u question de privilège pour revt niquer l’honneur de la Chambre i lativement aux accusations d’u nature très sérieuse portées conl des membres de la Législature p le Daily Mail de Montréal.“Je n pas l’intention, dit-il, de discul ces accusations, parce que ce n’i ni le temps ni le moment, mais à quoi je tiens, c’est que ceux (j ont porté ces accusations soient n en demeure de les prouver.Po cela, le député de Montmagny pi pose dans une motion reproduis* intégralement les deux articles Daily Mail, dans lesquels sont h mûlees les accusations, que M Nichols et MacNab, soient appe! à comparaître à la barre de Chambre mercredi prochain trois heures et demie de l’apn midi.M.Lavergne déclare que 1 raisons qui le portent à faire ce proposition sont que les aeem leurs promettent de nouvelles révélations (jui porteront atteinte à l’honneur de la Législature et de ses membres.Il n’a pas à se prononcer sur ces accusations mais il croit que ceux qui les ont formulées doivent être cités à la barre de la Chambre pour exposer les raisons de la publication de ces articles.Alors la Chambre verra quelle mesure elle devra prendre à leur endroit s’ils peuvent prouver leurs assertions, ou s’ils ne le peuvent ] pas, à quel tribunal elle devra les ‘ référer.M.Lavergne cite un pré- | cèdent et assure le député de Sou-langes de sa profonde estime cl lui donne l’assurance que l’Assemblée législative verra à ce qu’il soit mis en présence de ses accusateurs.M.J.0.MOUSSEAU Le député de Soulanges, l’un des “inculpes”, se lève ensuite et déclare qu’il a pris connaissance des accusations portées contre deux membres du Conseil législatif et lui-même, par le Daily Mail.Convaincu de trouver en la Chambre son juge naturel, il demande la nomination d’une commission pour faire enquête sur ces accusations; à cette enquête il donnera les explications et fera des déclarations (pie réclame ce cas.Il ajoute qu’il saura se soumettre à la décision de ses juges quelle qu’elle soit.SIR LOMER GOUIN ‘‘Le Daily Mail, dit-il, a porté des accusations spécifiques contre je député de Soulanges.Aujourd’hui, il annonce que ces accusations sont la conséquence d’un piège tendu aux députés et aux conseillers de cette Législature.Je suis convaincu que le Conseil verra à protéger son honneur et celui de ses membres.Nous avons le même devoir et j’ai la conviction que tous les députés, verront à ce que ces privilège*?soient respectés.Le députe de Soulanges demande une commission d’enquête qui étudiera au mérite les accusations auxquelles il a à répondre.Je crois que pas un député ne s’objectera à ce que la Chambre la lui acorde.11 est important que nous sachions par qui et pour qui a été organisée cette machination dont les accusations sont les conséquences; il est important que la vérité se fasse sur ces accusations.Je suppose cpie ce ne sont pas les saints du paradis qui ont obtenu les services des agents de la maison Burns venus à Québec pour ourdir cette conspiration.S’il est vrai qu’on a organisé cette machination pour faire succomber les députés et les conseillers, c’est une atteinte à l’honneur et à la dignité de la Chambre.Si d’autre part, il se trouve des membres de cette Législature qui ont succombé à la tentation et que l’on réussit à en établir la preuve, quelle que soit la sympathie que nous puissions avoir pour eux, ils devront subir la conséquence de leurs actes.Je ne suppose pas que le député de Montmagny ait eu un mauvais motif en présentant sa motion, mais je crois qu’il ne refusera pas à son collègue l’occasion la plus immédiate pour que ses accusateurs fassent leur preuve.Je ne crois pas de mise de faire de la procédure parlementaire ou de la technicalitc sur une question aussi grave.Si on insiste pour faire venir à la barre de la Chambre les propriétaires du Daily Mail, je n’ai pas d’objectoin.Je ne discuterai pas cette procédure, mais on sail ce qu’elle vaut et ce qu’elle entraîne de délai.M.Lavergne interrompt le premier ministre pour lui faire remarquer qu’il demande tpie les accusateurs soient traduits à la barre de la Chambre afin qu’ils puissent être cités devant le comité d’enquête.Le premier-ministre reprend qu’il va être facile de s’entendre.Tout le monde désire que les accusateurs soient entendus le plus tôt possible.“Je proposerais, dit-il, qu’une coin-mission soit nommée pour les faire venir dès demain, afin d'obtenir de {Suite à ta 2c page) La motion Lavergne Texte de la motion présentée hier après-midi par M.Armand Lavergne, et appuyée par M.Jean Prévost, de ter-rebonne ; “Résolu que les deux articles parus dans le Montreal Daily Mail les 20 et 21 et intitulés tous deux “evidence of corruption”, constituent une grave violation des privilèges de cette Chambre, et ordonne que MM.M.-N.Nichols, président et directeur gérant, ainsi que M.Brenton A.MacNab, vice-président et directeur du journal le Montreal Daily Mail, de Montréal, soient appelés à comparaître à la barre de la Chambre, le mardi, 27 janvier 1914, à quatre heures de l'après-midi. LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI, 23 JANVIER 1914 VOL.V.— No.18 LE SfA'iDALE DE QUEBEC (Suite de la Ire pajre) rédaimsseinent.It‘ n'ai |>as (l'objection à les faire venir à la barre de la r.hainbre, mais ce i|ue j(* demanderais à tous les députés, c’est de ne pas hésiter un instant à accorder au député de Soulangcs le privilège «pi'il demande- On dit que les accusateurs se vantent aux députés.C’est un point à élucider et je demande qu’on accorde cette commission d'enquête.N s’agit d’en faire la procédure.Pour cela je prie la Chambre d’accorder jusqu’à la séance de ce soir, afin de préparer la proposition nécessaire.Si l’on veut quand même que les accusateurs soient amenés à la barre de la Chambre, cela ne retardera en rien la procédure.Nous devons à la province, à nous les représentants du peuple, à la législature, de faire une lumière aussi lumineuse que le soleil sur les accusateurs portées contce le député de Soulanges, et de revendiquer l'honneur de cette Chambre.Le premier-ministre reprend son siège au milieu [les applaudissements.M.JEAN PREVOST "Le député de Soulanges.dit-il,n’est pas accusé devant cette Chambre; il n’a ici que des collègues qui l’estiment et admirent la dignité avec laquelle il préside le comité des bills privés.Qui me dit que les aecusa-jions portées par ce journal sont fondées?S’il fallait faire enquête chaque fois qu’un journal accuse un députe de celte Chambre, nous n’en pour-j rions plus.Dans ce cas-ci, il ne s’agit | pas seulement du député de Soulan- j ges, mais de toute la Chambre.Nous devons tous souffrir des assertions | du journal en question, car en accu-1 saut un député de cette Chambre, il J accuse toute la législature, et tous les j députés sont solidaires les uns des , autres.Il n'y a pas que le député de j Soulanges que l’on accuse d’avoir! reçu de pots-de-vin.Le premier ar ; tide dd qu’on a la preuve d’une cor-' ruption effrénée chez tous les membres de la législature.Je demande qu'un comité soit nommé pour taire ¦enquête sur des accusations portées, non pas contre le député de Soulan-; ges.mais contre tous les députés.Je ne voudrais pas que le député de Soulages servit de bouc émissaire pour en couvrir d’autres.Je veux que le sergent d’armes, armé de toute son autorité, aille chercher les accusateurs et leur dise : “Vous accusez les députés de la Chambre, faites la preuve et prenez garde à vous.Constatons une mentalité nouvelle dans toutes les classes, cl spécialement un journalisme jaune.Nous en sommes rendus même comme aux Jitats-Cnis à voir les députés de cette Chambre, suivis par des détectives- Il serait intéressant de savoir quels sont ceux qui ont fait suivre les députés, et si c’est d’un élan de philanthropie, qu’on les a envoyés ici avec des dictaphones.Le deuxième article contient aussi des accusations contre le premier ministre, avec une allusion méchante à son associé légal.Il solidarise le leader de celte Chambre avec un conseiller législatif, son associé légal, qui aurait, reçu des pols-de-vin.Je veux qu’on sache la raison de celte façon d'agir.On va plus loin, en annonçant de nouvelles révélations qui démontreront que la corruption chez les membres de cette législature est une affaire continue.Il est bon que nous voyions ces deux messieurs à la barre de la Chambre, que nous les regardions dans les yeux, et que nous leur disions : “Accusez-nnus, nous sommes tous devant vous.” On nous propose de former un comité, mais si ces mes-'sieurs nous disaient qu’il y a des membres de ce comité qu'ils accu gent, dans quelle position serions-nous ?La chose ne serait pas sur prenante.Le tribunal ordinaire qui devrait juger cette cause est le comité des privilèges et élections, mais le député de Soulanges en fait partie et d’autres accusés aussi, dit l’article, Je crois qu’on devrait suivre la procédure du droit parlementaire et je vois objection à nommer le comité mainienant.(Irait ajourner jusqu’à ce jour.Mais si on m’assure que la Chambre siégera samedi, je suis prêt à modifier ma motion, M.TASCHEREAU.— Il n’y a pas de bal (pii tienne en face de l’honneur de la Chambre.Nous siégerons pendant le liai s’il le faut pour faire de la lumière sur cette affaire.La commission siégera sans délai jus-qu’n ce qu'elle ait mis à jour toute l’affaire.NI.J.M TELLIER Le chef de l’opposition déclare qu'on a dit vrai lorsqu’on a dit qu’en cette circonstance si grave il faut surseoir à tout travail jusqu'à ce que cette question ait été réglée.On parait s'entendre, dit-il, sur le point essentiel qu’il est important pour l’honneur et la dignité de la Chambre do faire le plus tôt possible de la lumière sur les accusations, pour faier cesser l'anxiété qui existe dans cette province.On croit de l’autre côté de la Chambre qu’il vaut mieux qu’un comité d’enquête soit formé pour s’enquérir du bien-fondé de ces accusations.De ce eéité-ci, car je prends la responsabilité de la motion du député de Montmagny, nous nous sommes consultés comme groupe parce que sur cette question comme sur toutes les autres questions d’intérêt publie, nous devons chercher l’unanimité.Nous n’avons d’animosité contre personne e nous empresserons de retirer motion pour faire place à une qui assurerait mieux les fins justice et la revendication de neur de la Chambre.I nous notre autre de la l’hon- LA VRAIE PROCEDURE A SUIVRE Je crois que c’est la procédure parlementaire que nous suivons, vu que les accusations ne sont pas encore devant la Chambre.Celle-ci ne devrait pas procéder ex-parte, dans un pays britannique où tout accusé est reconnu innocent jusqu’à ce que sa culpabilité ait été prouvée.Le député de Soulanges n’est pas coupable aussi longtemps (pu- le “Daily Mail” n'aura pas fait sa preuve.C’est un principe de droit que la Chambre ne peut ignorer ou méconnaître.Le seul moyen parlemenlaire reconnu est consacré par l'usage et la tradition, dans cette Chambre et dans les différents parlements britanniques,lorsqu’un journal formule des accusations, c'est d’appeler l’éditeur de ce dit journal à comparaître à la barre de la Chambre pour venir expliquer ses assertions, et dans ce cas-ci on ne propose pas d’appeler l’éditeur, parce qu'il s’agit d’écrits signés.C’est pourquoi, nous vous demandons.Monsieur le président, à vous, qui personnifiez l'autorité de cette Chambre, d’envoyer aux deux écrivains qui ont signé ces articles l’ordre de venir donner des explications relativement à leurs accusations.On a déjà vu des cas semblables où les accusateurs sont venus se rétracter.S'ils viennent déclarer qu’ils ont fait ces assertions dans l'intérèl public, qu’elles sont vraies, et qu’ils sont en état de les prouver, nous se rons alors en présence d’une accuse tion.Mais, je le répète, constituer une commission d’enquête avant ce! .serait méconnaître le principe rue Saint-Gabriel.Tel.Main 2(i;i).MEDECINS Dr.M.LEMOYNE 257 SHERBROOKE EST (Rrùs Saint-Denis) Maladies des yeux, oreilles, nez gorge, Tel.Bell Main 11)73 -Adresse télégraphique Codes : Western Un.Univ.4id.“Yrrab” Montréal LEOPOLD BARRY LL.B.Avocat et Procureur l-dillcr Banque Ottawa, -1 rue St-Jacquej Chambre -11.Montréal laryn -.Tél.Est -1550 On ne pourrait faire enquête quand les parties confessent jugement.S’ils viennent dire qu’ils ont raison et qu’ils sont prêts à le prouver, le premier ministre fera alors sa proposition.S’il y a lieu j de faire enquête, je serai heureux de seconder sa motion.Dans la procédure adoptée cet après-midi, nous avons fait un premier pas que je crois obligatoire, pour que la lumière en surgisse.J’’ai cru (pie les deux côtés voulaient la même chose.à moins qu’il n’y ait eu malentendu.Avec la proposition du premier ministre, quel va être l’accusateur?Quelles vont être les deux parties au procès qui va s’instruire devant le Comité?La partie assignée.si elle se fait fort de prouver scs accusations, sera la partie accusatrice.Quelle différence serait-ce pour ceux qui veulent de bonne foi que la lumière soit faite, uuand, devant le comité de cette Chambre, M.MacNab comparaîtra avec ses avocats pour produire scs documents et faire entendre ses témoins?La proposition du premier ministre n’en fait ou’un témoin qui ne répondra qu’aux questions mi’on lui posera.Je confesse candidement que je ne pensais pas une c’était cela que nous allions faire.Si les articles sont vrais, les par-lies incriminées devront subir les peines prévues par la loi.mais si lis sont faux, la partie qui les a M.Napoléon Deschamps dénient les allégations du “Daily Mail .11 ajoute “qu'il faut toujours payer quelque chose pour faire passer une mesure à Québec.Boite Postale 35G.- Adresse télégraphique “Nalmc, Montréal”.Tél.Main 1230-1251.(Iodes : Liebrrs.West.Un C.H.CABAN, C.K.AVOCAT ET PHOCUREIÎR Edifice Transportation.— Rue Saint-Jarqurs LAMOTHE & TESSIER, avocats.Edifice Banque de Québec, 11 Place d’Armes, Montréal.Tél.Main 3555.J.C.Lamothe, L.L.D., C.R., Camille Tessier, L.L-B.M.TANCREDE PAGNUELO AVOCAT, C.R.(Droit Criminel et Commercial) 289 SAINTE-CATHERINE OUEST (Bâtigse Orphcum).Tél.Up.4354 Résidence : Est 5973.ANATOLE VANIEItB.A.,L.L.B.AVOCAT * Tél.Main 213.—Chambre 53.97 rue Saint-Jacques.Résidence : 180, Jeanne-Mance Tél.Est 5973 GUY VANIER, B.A., L.L.L.AVOCAT 97, rue Saint-Jacques.-Chambre 70 Tél.Main*2032 .Diplôme en hygiène Pub.Dr.J.N.CHAUSSE SPECIALITE : Voie» urinaires, maladies de la peau.Heures : 12 à 2 p.m., 6 à H p.ni.Tél.Suint-Louis, 4826, 1333 Are.| Deloriznier, coin Mont-Roya*.DENTISTES Dr.ARTHUR BEAUCHAMP, Chirurgien-Dentiste.Tél.Bell Est 3549, 165 rue Saint-Denis, -1 portes de 1 L-Diversité- ——.TEL.EST 410.Dr Ernest Charron CHIRURGIEN-DENTISTE M4 rue Saint-DenU.Prèa de UUnivcr-Montrcal.site Laval.LE BILL DU TRAMWAY AVERTISSEMENT.A-T-IL ECHOUE AU PORT ?— (Reproduction des informations données exclusive ment dans son Extra de 5 /».30 hier soir) par le Devoir, Je ne veux pas exécuter person- j accorder l’enquête demandée par ne ; il n'y a plus de division de parti sur une question comme celle-là.11 n’y a (pie des députés de la province française de Québec, que des législateurs marchant sur ics traditions bénies de ceux qui les ont précédés.que des députés solidaires qui.s’ils se sont porté parfois des coups bien rudes, sont disposés à Tendre justice au député de Soulan-ges, comme à tout autre.Je puis assurer le premier ministre que l’opposition est animée des même', sentiments que lui.Quand même ces accusations seraient prouvées, ces gens-là auront tait une sale besogne, et je veux qu'on les force de comparaître à la barre de la Chambre, pour donner tes noms qui manquent.Quand on aura ees nouvelles accusations, il sera facile de choisir parmi !es députés qui resteront un comité d’enquête.C’est là la véritable procédure et la plus pratique, parce que te député de Soulanges n'est pas accusé au sens parlementaire, et aussi parce qu’il pourrait se trouver des députés accusés dans ce comité.M.TASCHEREAU Le ministre des travaux publics dit, au début de son discours, qu’il est énormément ému.“L’un de nos collègues, dit-il, demande à la Chambre d'être son juge, de dire s’il B forfait à ses devoirs d’honneur.Je De le crois pas, et je suis convaincu que tous les députés qui siègent en cette Chambre sont prêts à dire : Vous êtes accusés, nous vouions vous donner ta chance de démontrer que Vous n’etes pas coupable.” Le député de Montmagny demande que les accusateurs soient appelés à la barre de la Chambre ; nous n’avons pas d’objection, mais nous voulons également donner au depute de Soulanges la commission d’enquête qu’il réclame.Il doit y avoir (tans cette Chambre assez de députés qui ont le front haut pour former cette commission, et si les accusateurs s’objectaient à tel ou tel député, celui-ci saurait se retirer.Je demanderais au -député de Montmagny de laisser sa motion sur la labié jusqu’à ce soir, alors que nous nommerons le comité qui jugera le député de Soulanges.Pourquoi laisserions-nous celui-ci sous le coup d'une accusation grave, sans se hà-ler de lui fournir les moyens de se disculper ?Nous sommes en face d'une conspiration, de bandits, d'êtres méprisables.Je ne suis pas prêt à excuser les coupables ; s’il y en a qui ont succombé, personne ne les blanchira.Mais nous avons intérêt h savoir quels sont ces bandits et ces mouchards.On dit -qu'ils viennent des Etats-Unis et qu'ils ont été assermentés à Ottawa.Il nous faut savoir si e’est cette même bande qui p semé la corruption d’Ottawa à Winnipeg, et cela le plus tôt possible.M.LAVERGNE.— J'ai mis mercredi, dans ma motion, pensant que la Chambre ne siégerait pas samedi, et qu'en raison du bal d’Etat, il fau- te député de Soulanges, mais si nous l’accordons dans les conditions actuelles, nous mettons ce député dans l’obligation de nrouver qu’il n'est pas coupable.J’ai toujours dit ()iie je ne le considère pas coupable tant que les accusations portées contre lui n’auront pas été prouvées et c’est pour cela que je demande que ceux qui l’accusent viennent retirer ou prouver leurs affirmations.SiR LOWER GOUIN Le premier ministre dit qu’il ne s’objecte pas à ce qu’on traduise les accusateurs à la barre de la Chambre, mais il espère que la gauche ne s’objectera pas ce soir à la formation d’un comité d’enquête.Si quelqu’un est trouvé coupable, on peut être convaincu qu’il se retirera pour être remplacé par un autre.Le gouvernement a été interpellé dès lundi à ce sujet, et il a demandé d’attendre les accusations, promettant alors d’agir.Mais dès l’ouverture de la séance, on ne lui en a pas donné le temps; le diligent député de Montmagny s’est levé avec une motion; je ne chicanerai pas à ce sujet et je ne veux pas attribuer de mauvais motifs au écrits sera punie suivant toute la -vérité que la loi permet.Ce n'est nas seulement un particulier qu’on aurait calomnié, c’est une institn-iion, une législature, plus que cela c’est une province, une race.En face de la gravité de la situation ! - désire représenter au gouverne-nienl mi’on aurait tort de diminuer ta portée de l’enonête.Je ne suis pas formaliste, mais entre être formaliste et savoir se tenir en dedans des règles les plus élémentaires quand il s’agit de faire de ta lumière sur une question, la différence esi grande.Que le premier ministre laisse sa motion sur la table jusqu’à mardi, et alors, si la partie ne se rétracte pas, nous constituerons le comité.Avant de faire le procès, mettons ics parties en présence l’une de l’autre.Avant de commencer l’enquête, mettons ceux qu’elle peut concerner sur un pied d’égalité.Avant de faire prouver au député de Soulanges qu’il est innocent amenons la partie qui l’accuse et fournissons-lui l’occasion de l’accuser formellement ou de se rétracter devant la Chambre.Les deux parties seronl alors sur un pied d’égalité et si elle a lieu, Tenquète inspirera confiance.La question regarde toute la province, et les autres orovinces ont les yeux sur nous.Nous ne procédons pas de manière à enlever tout soupçon et au lieu de faire de la lumière nous voulons enfermer la vérité dans un puits.M.ALEXANDRE TASCHEREAU “En entendant, dit le ministre des Travaux publics, le chef de l’opposition, je croyais rêver.Cet après-midi, on demandait à grands cris la lumière, et maintenant on veut l’allendre.Nous constituons un tribunal où ceux qui viendront seront les accusateurs.Tout le monde pourra comparaître comme accusateur.Advenant le cas où les accusations seraient retirées, il sera facile pour cette commission d’informer la Chambre qu’elle n’a plus rien à faire.Je crois que lorsque le député de Soulanges demande une enquête, on n’a pas le droit de la lui refuser.Le ministre des travaux publics dit ensuite que le parti libéral a Nous sommes allés interviewer M.Napoléon Deschamps, agent d’immeubles, à 2 heures 30 cet après-midi, à son bureau, No 26 rue Saint-Jacques.—Avez-vous pris connaissance de ce que Je “Daily Mail” vous fait dire à M.Sampson dans son édition de ce matin ?lui avons-nous demandé.—Non, monsieur; je ne comprends pas l’anglais, nous a-t-il répondu.—Comme nous tenons à faire voir les d-eux côtés de la médaille, voudriez-vous nous dire si vous avez réellement dit à M.Sampson que ça lui coûterait de $1,500 à $2,000 pour faire passer son bill de la Montreal Fair Association of Canada à la Législature de Québec?—Absolument pas.Je n’ai rien à faire avec ça.J’ai pu incidemment causer de la chose avec M.Sampson; mais je ne me rappelle pas lui avoir tenu ce langage.“D’ailleurs quand même je i’aurais tenu, ç’aurait été dans l’ordre des choses; car il faut toujours payer quelque chose lorsqu’on veut faire passer une mesure quelconque à Québec.—Comme ça, vous n’êtes nullement impliqué dans cette affaire?—Nullement.Et sur ce nous quittons M.Deschamps en faisant nos excuses d’avoir interrompu 'la conversation qu’il avait avec M.Henri Comte, ancien journaliste, qui nous avait précédé.NOTAIRES GIROUX, LUCIEN, notaire, édifice Saint-Charles, 13 rue Saint-Gabriel.Tél.Main 2785.Résidence.405 Duluth Est.Tél.Saint-Louis 3585.Argent à prêter.Règlement de succession.BELANGER & BELANGER, (Téân-dre et Adrien), 30 Saint-Jacques.Main 1859.Rs.240 Visitation.Prêts sur hypothèque, achats de créances.INGENIEURS CIVILS ET ARPENTEURS De GASPE BEAUBIEN Ingénieur - Conseil.Chambre 28, Edifice Royal Insurance, Place d’Armes.Montréal.Tél.Main 8240.HURTUBISE & HURTUBÏSE, Ingénieurs civils, arpenteurs - géomètres.Edifice Banque Nationale, 99 Saint-Jacques, Montréal.Tél.M.7618.ARCHITECTES LAEREMERE, J.L.I).—A.AP.Q.Architecte,Professeur de dessin d’ar-chitecture, Conseil des Arts et Manufactures, 271 Saint-Denis.Tél.Est, 887, 523 Lafontaine, Maisonneuve.Tél.LaSalle 185(L Ce jo-rnai esi imprimé au No 71a, rue Cain'-Jacques, a Montréal, par “La Publicité” (à responsabilité Limitée).Henri Bourassa.directeutr-gé* '•ant.PETITES ANNONCES CARTES D AFFAIRES SITUATIONS VACANTES APPRENTIS BARBIERS demandés, méthode moderne.Système Moler, établi depuis 22 ans.Quelques semaines suffisent.Outils donnés gratuitement avec le cours.Positions assurées.Cours spécial du soir.S’ad.Molers Barber College,_ 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déposer le bill au cours de la session, lorsque la furieuse campagne du “Herald”, l’appel de M.Walsh au Comité de vigilance, firent ajourner ou temporairement abandonner le projet.L’achat du “Herald” aurait relevé le courage des partisans du bill, mais le coup de tonnerre du “Mail” est venu tout bouleverser.M.Walsh a déjà montré aux lecteurs du “Devoir” que ce coup de tonnerre, ou du moins l’enquête qui l’a préparé n’est pas étranger à l’affaire du Tramway.i M.MOUSSEAU ETAIT-IL AVERTI ?S’il faut en croire la rumeur courante, M.Mousseau aurait été averti de se méfier du bill de ia Montreal Fair.L’un des promoteurs de l’exposition universelle lui aurait télégraphié à ce propos ; mais M.Mous- seau se serait contenté de répondre que c’était son bill et qu’il passe rait.L’informateur ne connaissait rien de l’affaire Burns du reste.Il jugeait l’affaire du point de vue son propre projet d’exposition.CHANTRE ET ORGANISTE On demande pour l’église de Beau-harnois un maître-chantre _ qui pourrait 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lement que la lumière complète soit qu’il saura bien en sortir comme il en est toujours sorti.M.Tellier rénlique faite sur cette affaire et j'espère que la Chambre votera eu faveur de la motion que j’aurai l’honneur de faire ce soir.question iis.que cette est bien au-dessus des par- UNE VERTE REPLIQUE DE M.LAVERGNE Le député de Montmagny ajoute quelques mots et déclare qu’il a parlé dans l’intérêt public et qu’il ne s’est fait nullement l’écho de gens d’Ottawa ou de Winnipeg, comme l'honorable ministre des Travaux publics a voulu l’insinuer; il a parlé comme un homme libre et il n’a pas à recevoir sous ce rapport de leçon de la Chambre, encore moins de la droite.“Depuis dix ans, dit-il, que je suis dans la vie publique, j’ai donné de rudes coups et j’en ai reçu, mais je n’ai jamais franpé en bas de la ceinture.Tout le monde ne peut pas en dire autant.Je ne crois pas avoir mérité le sarcasme du premier ministre ni les reproches du ministre des Travaux publies.J’ai agi après avoir consulté le groupe de l’opposition et nous ne nous sommes pas occupés des garanties qui pourraient nous aider à prendre la place de ces messieurs; nous nous sommes laissé guider par des motifs beaucoup plus élevés.La motion de M.Armand Lavergne fut alors adoptée à Tunanimité après avoir été modifiée de façon à fixer à mardi, à quatre heures, au lieu de mercredi, la comparution des accusateurs à la barre de la Chambre.SEANCE DU SOIR Après l'heure consacrée aux hills privés, Sir Lomer Gouin a présenté Le qu'il Si les accusations portées par le “Daily Mail” étaient prouvées, à la commission d’enquête que devra instituer le parlement ou devant nos tribunaux, les accusés seraient passibles, aux termes du code pénal, tels que nous les trouvons dans les statuts du Canada de 1906, d’un emprisonnement n’excédant pas quatorze ans.Voici d’ailleurs le texte même de l'article: “CRIMES CONTRE L’ADMINISTRATION DE LA LOI ET DE LA JUSTICE.Chapitre 446 du Code Pénal, Article 156.“Est coupable d’un acte criminel et passible de quatorze ans d'emprison- nement celui qui— (a) occupant une charge judiciaire, ou étant membre du parlement ou d’une législature, vénalement accepte ou obtient, ou convient d’accepter, ou cherche à obtenir pour lui-même ou pour un autre, quelqu’argent ou valeur pécuniaire, charge, place ou emploi quelconque, en considération de quelque chose déjà faite, ou omise, ou à faire ou à omettre ensuite par lui dans l’exercice de ses fonctions judiciaires ou en sa qualité de député ; ou— (b) donne ou offre à une telle per ¦sonne, en vue de la corrompre, ou à quelque autre personne quelque présent ou appât, ainsi qu’il est dit plus haut, en considération d’une pareille conduite.’ A LOUER Grand magasin à trois étages.Le plus éclairé et le plus convenable de la rue Saint-Paul (Nos 196-198) pour magasin de gros ou manufacturier.Superficie environ 8,000 pieds.S’adresser à J.A.Côté, 74 Marché Bon-secours.Tél.Main 1670.Résidence, Saint-Louis 809.A LOUER.Sur la rue Des Erables, 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le boue émissaire en cette affaire.C’est le haro sur le baudet! Alors le député de Soulanges cherche chez ses anciens amis la chaude sympathie qu'il ne trouve plus parmi ceux qui l’ont appuyé jusqiri ci.Nous assistons à cet étrange spectacle de chefs qui, après l’avoir mis au pinacle des honneurs, présentent une motion qui le sacrifie pour sauver les autres.M.Prévost continue son attaque contre la façon d’agir du gouvernement et termine par une analyse de la motion du premier ministre.M.GALIPEAULT Le député de Belleehasse répond à M.Prévost par l’un des plus violents discours de hustings que l’on ail entendus de longtemps dans l’Assemblée, accuse In gaucho de mauvaise foi et de vouloir ternir le drapeau libéral mii se promène victorieux dans la province depuis 1896.La claque bat à fendre les pupitres.M.ARMAND LAVERGNE Si quelqu’un a terni la réputation du parti libéral, dit le député de Montmagny, personne de ce côté-ci de la Chambre n’en est responsable.Peut-on en dire autant de l’autre côté?Mais oublions donc pour cinq minutes, pour une journée, peut-être, des couleurs qui ne veulent rien dire et donnons donc la justice pleine et entière au député de Soulanges, la justice a tous les députés, car tous les députes de la Chambre sont attaqués, moi, vous, monsieur l’orateur, mes collègues de l’opposition, ceux de la droite également.C’est pourquoi nous voulons une enquête pour tout le inonde, où l’on ne ferme la bouche à personne, où la vérité sorte éclatante, quels que soient ceux qui doivent en souffrir.Pour moi, le comité tout désigné par les procédures.c’est le comité des privilèges et élections, qui existe et qui peut siéger d’une minute à l’autre sur l’appel de son président.Cependant si le premier minislre insiste pour avoir un comité de sa façon, je voterai pour.Tout ce que nous demandons, c’est que l’on ne limite pas les accusations à M.Mousseau.Je ne suis pas de ceux qui disent déjà: “Je ne connais plus cet homme.” Je le connais et je lui garde mon estime jusqu'à ce que ses pairs disent qu’il n’en est plus digne.Et dans une envolée, l’une des plus belles de sa carrière, le député de Montmagny, paraphrasant le chant des deux épées de Henri de Bornier, demande qu’on en fasse sortir non pas le glaive clair du parti libéral, le glaive fort du parli conservateur.»mais la justice de Dieu rendant à la plus ancienne législature du pays toute sa pureté, afin que, lorsqu’elle revendiquera ses droils sacrés, on ne trouve pas de tache à son blason.M.FRANC0EUR Le député de Lotbinière se dit très content de voir que Henri de Bornier ait fourni au député de Montmagny l’occasion de se former une opinion.11 fait remarquer qu’il ne suivra pas son collègue dans toutes ces lointaines régions et qu’il ne se, placera pas entre Caï-phe.et Pilate pour se laver les mains.Il raille le député de Montmagny qui a parlé des souillures du parti libéral, qui prend, dit-il, les poses de son ancien chef, Jupiter tonnant.Il lui conseille de ne pas parler de souillure.Il sc sert lui-inème d’une citation d’un écrivain français en disant que la plupart des fureurs humaines viennent des souffrances dont on souffre.Il passe ensuite au mérite de la question.Il est de l'avis du ministre des Travaux Publics et dit (pie l’enquête s’impose immédiatement et se prononce en faveur de la motion présentée par le premier ministre.(Voir la suite du débat en dernière page).DOMINION COAL CO.-LIMITED- MINEURS ET EXPEDITEURS de Charbon Pominton pour Vapeur Criblé, brut (nin mine), mélungé (slack) Pour renseignements s'adresser aux BUREAUX DE VENTE 112 rue Saint-Jacques - Montréal Téléuhonc Main 401 A VENDRE Un engin à vapeur type Corlis, système le plus économique, 30 forces, avec bouilloire de 50 forces, en excellente condition, et pouvant porter 100 livres de pression, à vendre à bas prix.Ces appareils peuvent être vus chez MM.Casavant Frères, facteurs d’orgues à Saint-Hyacinthe.A vendre aussi un moteur à gaz ou à gazoline, de 5 forces, en bonne conditions.Pour information s’adresser LOTS a vendre A vendre, coin de rue, dans le village de Saint-Eustache, comté des Deux-Montagnes , superficie au-delà de 18,300 pieds.A cinq minutes dt l’église et des écoles, à 8 minutes de la gare du Pacifique, et à 15 minutes de ia nouvelle gare du Canadien-Nord.Comptant: $420.00.Pour renseignements supplémentaires, s’adresser Boîte 37, “Le Devoir”.PI ANO A VENDRE Un piano carré.Occasion pour communauté.Une chance.S’adresser 188 Marquette.KÔbîTa VENDRE Une robe de soie noire toute neuve.Dernière inode.Vendra à sacrifice.S’adresser 301 Sanguinet.NAP.TURCOT MAITRE PLOMBIER Couvreur en Gravois —UNE SPECIALITE— 1600 BOUL’V’D ST-LAURENT Téléphone Saint-Louis 266 Toute Personne ayant des r*.w a-iJ réclamations à faire contre la succession du Révérend J.-Adélard Lajeunesse, curé de Ste-Monique, devront les produire sous trente jours entre les mains de l’exécuteur testamentaire, M.Conrad Chaumont, à Sainte Thérèse de Blainville, ou à D.Léonard, notaire, Sainte - Monique, Deux-Montagnes.DiVERS PICKPOCKETS ARRETES (Service particulier) Toronto, 22 EXAMENS DE MUSIQUE Parmi les élèves qui ont subi avec succès les (-xam- ns de musique aii collège Dominion, le 29 décembre dernier, nous remarquons deux élèves du professeur Chs.E.A.Hoivde, qui ont obtenu leurs diplômes de musique dans la classe suivante : Cours supérieur — Mlle Eloria Drapeau, fille de M.A.Drapeau; M.Walter Valentine, fils de M.Mc-Giel Valentine.Nos félicitations à M.Houde et à sos deux brillants élèves.ARGENT A PRETER NOUS REGLERONS toutes vos dettes.Vous transigez seulement avec nous, paiements faciles,sans intérêts; entrevue personnelle seulcmenl, Léon Racicot, successeur de Deniers i & Moreau, 17 Côte Place d’Arines.SERRURES Clefs, serrures.Spécialité : découpage de clefs Yale, Corbin, Sergent et Green Leaf.Pour tout3s vos reparations de clefs allez au No 182 rue Sanguinet.(À matin, le capitaine MacKay et cinq détectives ont fait une descente dans une maison rue John, et ont arrêté Dave Allan, Lillie O'Keefe, John O’Keefe el Annie Johnson, comme vaga-; bonds.La police emit qu'ils forment partie d’une bande de picpockets qui opèrent entre Toronto et Otta wa, dans les trains.L'endroit est sous surveillance depuis quelque temps et on espère faire de nouvelles arrestations.Les agents ont trouvé des fourrures de prix dans la maison des prévenus.“A BOUT PORTANT” de Nap.Tellier Le vol.franco.27els - Tél.St-Lonii 2112-— DEMERS & GAUTHIER l’olinsrur* et Rembourreur* SPECIALITE : Réporation de meuble* antique* 974 RUE SAINT-DENIS f VOL.V.— No.18 LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI, 2.“} JANVIER 1914 > COMME DES SHERLOGgC HOLMES LES MURS ONT DES OREILLES! FAITS ET MÉFAITS MONTRÉAL ET les ENVIRONS \\ a Deuxième chapitre des machinations de “M.Sampson, contractor” alias l’agence Burns.— M.Mousseau entre en scène et le lecteur fait connaissance avec une caisse de vin fin et un chèque portant le numéro 001625 de $500.00.DES X MYSTÉRIEUX ET BEAUCOUP D’AUTRES CHOSES.faites-nous le savoir pour que nous leur parlions à notre manière.—Si tel est le cas, je vais vous dire, Monsieur Sampson.Je ne suis cependant pas dans une position à pouvoir parler exactement tant que le bill n’aura pas été distribué aux députés.11 sera alors temps pour moi de travailler, réplique M.Mousseau.—Quand je fais des affaires, j’y vais carrément.Ce que je fais avec vous, je le fais avec vous seul.Je ne le fais pas avec l’avocat.—Ce sera bien.Maintenant je veux que tout soit —Bien.—Comme vous allez vous charger du bill, je veux vous déclarer qu’à son adoption, je vous donnerai S!2,-500.TRES CONVENABLE Le “Daily Mail” continue son récit sensationnel.Nous en donnons ces extraits : “M.Mousseau est accusé d’avoir reçu la part du lion dans les pots-devin payés par les agents de l’agence de détective J.\V.Burns pour assurer l’adoption du bill de la Montreal Fair Association.“M.Mousesau est accusé d’avoir touche $4,150 en tout, $2,000 en paiement de son propre vote et (le son influence pour faire adopter le bill, $1,150 à être distribués entre certains membres de la Chambre basse et $1,000 à être pay és à l’hon.M.membre du Conseil législatif, dans le même but.“L’arrangement concul avec M.Mousseau était à l’effet qu’il toucherait $500 comptant et $2,000 après l’adoption du projet de loi.“Mais la générosité des hommes de Burns se révéla bientôt au zèle déployé par M.Mousseau en faveur du bill et à son activité à faire entrer dans le rang les députés, de sorte qu’ils portèrent bientôt la somme promise à $5,000 et payèrent $2,000 avant que le bill eût passé devant le Conseil.“De plus, pour montrer à M.Mousseau leurs bons sentiments, ils lui envoyèrent une caisse de vins fins, livrée chez lui, le 24 décembre, comme radeau de Noël, dont M Mousesau accusa dûment réception sur une carte de visite gravée, qui se lisait comme suit : “Vous souhaitant une bonne année, J.OCTAVE MOUSSEAU.“Sincères remerciements pour la Xmas box.“Tout, sauf le nom qui est gravé, est de l’écriture de M.Mousseau.“Des $1.150 payés à M.Mousseau à Québec, le 16 décembre, pour les membres de la Chambre basse, M.Mousseau n’a pas donné un compte détaillé bien qu’il ait fourni aux gens de Burns la liste de prix des votes de certains députés.” Le “Daily Mail” donne alors cette liste où les noms sont laissés en blanc.On eut plusieurs entretiens au sujet de cette liste et les prix des voix, continue le “Mail”, subissaient des fluctuations, tout comme des actions à la Bourse.Ainsi M.X., qui ne _________ coûtait d’abord que $500, atteint fi-j tendit la main et prit l’argent.Il le nalement le double de cette valeur, ]regarda un instant, puis le mit dans et deux autres députés qui figuraient sa poche.LES ASSUREURS SONT SATISFAITS.L’Association des assureurs de la ville de Montréal a décidé, dans son assemblée d’hier de ne pas augmenter ses taux d’assurance vu qu’elle était satisfaite des travaux exécutés dans les réparations de la conduite de l'aqueduc.NOTRE CONFRERE LE “HERALD” Après >le “Telegraph”, le “Herald”: Il y a une semaine, tout le personnel du “Daily Telegraph” était renvoyé, depuis le messager jusqu’au gérant, en passant par tous les “editors” et “reporters”.Hier soir, tout le personnel du “Herald” était congédié à son tour.Les lettres reçues par les employés de ces journaux, les avertissant de .I leur congé prochain, leur laissait le Quand viendra la troisième : ]q},^.(j6 postuler de nouveau leur lecture du bill, nous pourrons les; satisfaire.! ^P10’’ pas qu’il soit sage pour vous de venir à Québec.Laissez-moi ça à moi qui suis le président, en autant que vous le pouvez.—N’aurai-je pas à voir quelques-uns d’eux?Veut 99 ‘WRBGLEVS SPEARMINT Elle aura le Cœur lui en Apporte pas Navré si Tous les je ne Soirs.QUEL EST CE JOURNAL?-Je vais vous dire ce que je i VOL D’AUTO.Les agents de la Sûreté ont mis .—__V.^ u nnnirtn -irvstLrzvxr sous arrêt hier soir un ancien jockey Henri Charlebois alfas Henry Shea rer, accusé d’avoir volé en août der crains que ^ous trouviez contre vous.J’ai vu l’autre jour un journal qui faisait des commentaires bien convemi.Je crois qô’il faut fai- i 'sur >e biU-.dit,?!• Sampson, qui nier l’automobile de M Nelson Lare des affaires directement pour qu’il ‘«“e la P.ubhcite, si e e tea.t lande, 187 rue Saint-Denis et de U* n’y ait pas de malentendu.' ^ Quef journal était-ce‘f1 V°ir frontieie.Je pense que c’était le.LES $500 —Bon.—Maintenant, comme preuve de ma bonne foi, au passage du bill, je vous donnerai $2,000, et je vous j donne $500 dès maintenant.—C’est bien bon de votre part.Je le pense réellement, M.Sampson.—C’est très bien, voici les $500, M.Mousseau.En disant ces paroles, M.Sampson remit à M.Mousseau un billet de banque de $500.M.Mousseau sur la liste finirent par en disparaître complètement.Les paiements finals devaient être faits cette semaine.A TRAVERS LE MICROPHONE Hier, le “Daily Mail” racontait C’était un billet neuf de cinq cents dollars, portant le portrait de la reine Marie, un billet du Dominion du Canada, portant le numéro ! 001625.série A, daté Ottawa, 3 jan-Ivier 1911.-C’est vraiment trop de bonté, • R?"Daily Man raco.ua.u du M> Mousseau.comment M.George S.Sampson vint j —Non, c'est des affaires, répli-en contact avec M.Mousseau, pui JSampson.l’intermédiaire de M.J.A.Labeile.; —jP paj ou très facilement.Cela se passait pendant la semaine —C’est une preuve de bonne foi.du 9 au 15 novembre, alors que M.cette affaire est entre vous et moi Mousseau et M.Labeile se trouvaient tous les deux à Québec.Ce fut le mardi, 18 novembre, que M.Mousseau fit sa première visite à M.Sampson, gérant général de Martin and Company, au bureau de ce dernier, 52 édifice Duluth, Mont- Oh! le.; tant mieux si le.s’y oppose.—Le.faisait des commen- taires.Quand les journaux commencent à faire des commentaires, cela réveille la Législature qui examine tout.Vous savez, c’est une grosse affaire et nous voulons qu’elle passe.LE BON PARTI —J’appartiens au bon parti, dit M.Mousseau.Il est bon que vous veilliez à cela.Je pense qu’il faudrait avoir soin d’un ou de deux membres du comité.le ne sais pas, je ne puis pas dire à présent si vous devez voir — ou — (le second nom n’a pas été pris distinctement par le microphone, mais le premier l’a été).Il faudrait voir ’’un des deux.—Vous viendrez me le faire savoir lundi.ET UN DE L’OPPOSITION —C’est très convenable, très convenable.—Je veux dire que je remets tout entre vos mains.S’il faut prendre soin de quelqu’un, je m’attends à ce que vous veniez me le dire franchement.—Bien.—Mon associé dit qu’il ne veut pas de répétition de nos ennuis du Sud.Nous avions pris soin de quatre ou cinq chefs.Ils vinrent bous dire que tout irait bien, — que tout allait bien.La nuit du passage du bill, les petits représentants s’unirent et nous battirent, et tout cela parce que les chefs ne leur avaient pas donné un peu d’argent.L’ennui était que les chefs voulaient tout garder.S’il faut faire quelque chose, venez me le dire.^ .i • • • —Oui, et nous devrions aussi voir au moins un membre de Topposi-tipn, dit M.Mousseau.—A quel parti appartenez-vous ?—Au parti libéral.C’est le parti au pouvoir.C’est utile.Nous devrions avoir soin d’au moins un membre de l’autre parti.—Quand pensez-vous que le bill passera définitivement ?—Je le ferai passer avant Noël.—Il faut que nous allions chercher de l’argent aux Etats-Unis.-—Quand Ta session n’est pas très longue, et celle-ci peut être courte, tous les bills sont étudiés à la fols.Ce serait mieux.Puis tous les bills doivent être sanctionnés par l’autre Chambre.Alors votre bill ne serait pas sanctionné avant la nouvelle année.—Je ne prendrai alors plus votre temps.Vous serez de retour vendredi soir ?—Je serai chez moi samedi.—Bien, j’essaierai de vous voir samedi.Quelle est votre adresse ?—461 rue Saint-Hubert ; téléphonez Est 2003.—Vous enverrai-je chez vous dans non avec l’avocat.L’avocat ne ; mon auto, Monsieur Mousseau ?saura pas un mot de ce qui se pas- “J.011?spm„z ^ bon,; se entre nous.Il me conseillera, Bonjoui, M.Mousseau, mais c’est à vous tout seul que j’au-! bonjour, rai affaire pour m’aider à faire pas-i ser la mesure de celle façon.j Demain, le “Mail” racontera Le prévenu proteste cence.de son ' inno- et * * la vi- -Très bien.Je le comprends et'site suivante faite par M.Mousseau réal.Il vint au bureau à 4 heures 45 Ile ferai de cette manière.Cette se- chez M.Sampson, gérant général de I de T’après-midi Là il discuta le bill ! maine même je m’assurerai de la Martin et Cie, et détective à l’emploi I de la Montreal Fair Association, ce-; position où vous êtes.Je ne crois de William J.Burns.1 pendant que dans une salle voisine-— un agent de Burns et un journaliste écoutaient attentivement la conversation et en prenaient un rapport sténographique exact pour s’en ser-1 vir plus tard.L’AFFAIRE A BONNE MINE I “Quelles sont les chances pour que notre bill passe à Québec ?” I commença M.Sampson après que j les politesses d’usage eussent été j échangées.—“A l’heure actuelle, fout a bonne mine, répondit M.Mousseau.Je sais ce qu'il y a à faire et j’en prendrai soin.Je ne vois pas comment quelque chose pourrait empêcher le bill de passer.” —“Je crois que M.Deschamps et M.Myers vont à Québec cette semaine.” —•“Ce ne sera pas nécessaire, comme on ne peut rien faire d’ici quinze jours,” interrompit M.Labeile.“M.Mousseau et moi nous nous occuperons de tout.Si on a besoin de vous avant que le bill soit présenté, M.Mousseau vous enverra chercher et vous le laissera savoir.Il vient en ville presque toutes lès semaines et vous tiendra an courant des choses.” —“Je ne suis pas prêt à dépenser une fortune pour faire passer ce bill, je ne veux pas non plus dépenser de l’argent sans nécessité, mais je veux dépenser assez pour faire passer ce bill sans me créer des ennemis,” explique M.Sampson.FIEZ-VOUS A MOI “Vous avez raison, dit M.Mousseau, mais si vous voulez me confier cotte affaire j’arrangerai les Choses de façon à ce que vous n'ayez qu’à i vous occuper des chefs à Québec, et | les autres suivont.” “Juste avant que le bill soit présenté vous pourrez venir et je vous ferai connaître les gens utiles.Y a-t-il d’autre chose que vous désiriez savoir, M.Sampson ?Vous savez qu’il faut que j’aille à Québec cc soir.” “Quand vous reviendrez en ville, rentrez donc me voir,” invite M.Sampson.“Très bien, je serai enchanté.” lït le président du comité des bills privés se retira.CINQ CENTS DOLLARS C'est six jours plus tard, à son retour de Québec, où il avait passé la semaine, que M.Mousseau mit le feu à la mèche.C’est à 4 heures de l’après-midi, le 24 novembre qu'on lui remit $500.—Ce projet veut dire beaucoup d'argent.Une semaine après l’adoption de ce bill, nous pourrons avoir $300,000, dit M.Sampson.—Je vous dis que le bill marche, répondit M- Mousseau.La principale difficulté rsl le permis pour la vente des spiritueux.Je pense que nous pourrons la surmonter.—Vous pourrez avoir besoin d'un permis pour la vente des spiritueux.J —Je vous le dis franchement s’il y a quelqu'un là-hns, qui s’oppose à notre bill, ou qui nous donne du mal, I DÉPÊCHES MONDIALES RÉSUMÉ TÉLÉGRAPHIQUE II LES PILLEURS DE TRAINS UN CONVOI DE VOYAGEURS A DESTINATION DE CHICAGO A ETE ASSAILLI CE MATIN PRES DE JACKSON, MICHIGAN.• (Service de la Presse Associée) Détroit, Midi., 23.— Le train de voyageurs No 7 du Michigan Central, à destination de Chicago, a été arrêté de bonne heure ce matin près TRAITE OFFENSIF CONTRE LA GRECE.Londres, 23.— Le correspondant du “Daily Telegraph” à Vienne rapporte que la Turquie et la Bulgarie vien-, _ nent de conclure un traité offensif j més.Les voleurs montèrent dans contre la Grèce.LA TURQUIE SE MONTRE ITERE Londres, 23.— Le correspondant du “Daily Mail”, à Vienne, rapporte que la Turquie a averti les puissances qu’elle refuse d’accepter leur décision touchant les îles de la Mer Egée ; la Tui'quie assure aussi qu’elle fera tout son possible pour reprendre Métylène et Chios.DEUX VILLES AUX MAINS DES REBELLES.Cap Haïtien, 23.— Cap Haïtien et Fort Lalibcrté, sur la Côte Nord, sont aux mains des révolutionnaires.Leur avant-garde, sous les ordres du généra] Paul, est entrée hier, à Cap Haïtien qui n’a pas fait de résistance.Il y a quelques jours les rebelles avaient mis les troupes du gouvernement en déroute ccmplète.Fort Laliberté, situé au sud-est de Cap Haïtien, était défendu par une forte garnison, qui, à l'approche des rebelles, s’est embarquée sur deux vaisseaux et s’est dirigée vers Port au Prince.MORT D’UN VETERAN.L’agent John Haughey, un des vétérans de la police, est décédé hier matin à l’Hôtel-Dieu après une maladie de cinq mois.L’agent Haughey, était depuis trente-cinq ans membre de la force de Montréal.Les funérailles auront lieu demain matin.Le convoi funèbre partira de la demeure du défune, 237 rue Hibernia, pour se rendre à l’église Saint-Gabriel.TROP VIEUX JEU.Un jeune homme, de vingt ans, Léon Côté, se disant inspecteur de la compagnie du gaz, se présenta hier soir chez M.Jos.Deschamps, 188B avenue de l’Hôtel-de-Ville.Voulant prouver son identité, le soi-disant inspecteur exhiba une vulgaire license de chien portant le No 500.Conduit au poste, le prévenu a été écroué.AUX SESSIONS.Les deux Allemands, Paul Zachi et Fritz Medding, trouvés coupables d’avoir manufacturé de faux billets de banque américains ont été condamnés à deux ans de pénitencier, puis à la déportation.Edouard Maréchal, coupable d’avoir obtenu différentes sommes d’argent sous de fausses représentations, a été sentencé à six mois.Elle eét très bonne pour ses dents, son appétit et sa digestion.J'aime à lui donner quelque chose qui eét aussi bon dans ses résultats qu’il l'est dans le goût.Je purifie mon haleine avec cette gomme ; de plus, elle aiguise mon appétit Elle est propre-pure -hygiénique.So*' 74 Nelson Vanter, accusé de vol de cuivre a été honorablement acquitté.IL SUBIRA SON SORT.C’est maintenant chose certaine, Campbell sera pendu.Grâce à la persévérance du père Garceau, S.J., aumônier de 4a prison, le malheureux s’est converti et est revenu à la foi de sa jeunesse.Demain il recevra la sainte communion puis à sept heures montera sur l’échafaud.A la demande du père Garceau, S.J., le cadavre sera inhumé à la Côte des Neiges.Le bourreau a été engagé et son nom tenu secret.Très peu de personnes seront admises à l’exécution.ELLIS AU POSTE.Mâchez-en après chaque repas.ASSUREZ-VOUS si c’est la Wrigley Faite au Canada Achetez-la à U Boîte ¦ vinfft paquets.Elle revient Wm.Wrigley Jr.Co., L united.moîns ch«r —^importe quel „ o -*.1 rry .vendeur — et toujours fraîche 7 Tile àCOtt, 1 oronto, Ont.jusqu’à ce qu’on s’en serre.m POLITIQUE ETRANGERE Le bourreau Arthur Ellis, venu de Prince Rupert hier pour l’exécution de Campbell, dit-on, a été écroué dans une cellule d’un poste, hier soir, pour avoir au théâtre Orpheum exhibé un revolver 32 et avoir été en état, ._____________________ d’ivresse.Ellis portait à la ceinture! TOUT INDIQUE QUE MM.LL()\D une cartouchière.Malgré son titre, le fameux exécuteur a dû passer la nuit ANGLETERRE PLUS AMIS QUE JAMAIS au poste.LAMPE QUI FAIT EXPLOSION.Une lampe a fait explosion hier, à la demeure de Mme A.Wilkie, 268 Chemin Lasalle, Verdun, et a causé un commencement d’incendie, qui fut tout de suite éteint par les pompiers.McGILL SAUVE L’EMPIRE.Le Parlement modèle de McGill a sauvé l’Empire hier soir, en maintenant le parti conservateur au pouvoir, Les “Tories” feront bientôt accepter une contribution d’urgence.de Tarkson nar Quatre bandits ar Au cours delà séance, plusieurs de Jackson, par quatre Oanaits ar , discours furent prononcés en fran- es.Les voleurs montèrent dans j , .1 :e train à Jackson et un peu à l’ouest j ^ s' de l’endroit entrèrent dans le wagon | L’ASSOCIATION DES ARCHI-Pullman, menaçant les voyageurs à TECTES.la pointe du revolver.Plusieurs per- i sonnes avaient été volées quand quel-j L’Association des architectes de la qu’un arrêta le train en donnant le j Province de Québec a procédé hier à signal d’alarme.| l’élection de ses officiers avec les ré- Les bandits sautèrent à bas du ! sultats suivants: Président, W.S.char en déchargeant leurs pistolets.Maxwell, Montréal; vice-prés., Jos.Personne n’a été blessé.Perreault, Montréal; 2ème vice-prés., Marshall, Mich., 23.— A l’arrivée I M.Staveley, Québec; secrétaire, Emi-ici du train No 7 pillé par des ban- le Vanter, Montréal; trésorier, Hugh dits ce matin, les voyageurs s’enqué- Vallence, Montréal.Membres du co-rirent de leurs pertes, lesquelles se mité: D.M.MacViear, Frank Peden, chiffrent à $236.j D.MacFarîane, E.Payette, G.A.Mo- Pour opérer, deux des bandits, gardaient le conducteur, le serrefredn et les messagers pendant que deux autres fouillaient les lits et pillaient les occupants.Aucun des bandits n’était nette.UN VISITEUR DE L'OUEST.M.Oscar Tessier, l’un de nos cotn patriotes les plus en vue d’Edmonton, masque, mais le char étant a demi i Alla., est de passage à Montréal au illuminé leur signalement n’a pu être ; jour(i’hu: donné à la police.| +_______ VICTIMES DE LA MER I CINQ PECHEURS ONT PERI EN FAISANT LA PECHE SUR LES COTES DE LA NOUVELFLECOS-SE.GEORGE ET CHURCHILL SONT RECONCILIES.(Service particulier) Londres, 23.— Le premier ministre Asquith a probablement trouvé une solution à la difficulté qu’éprouve Lloyd George à boucler le budget, car* après la séance du cabinet, le chancelier et M.Winston Churchill sont sortis bras dessus bras dessous, comme s’il n’y avait jamais eu de querelle entre eux Dans les cercles de la marine on est certain que M.Churhill obtiendra les quatre vaisseaux de premier rang qu’il demande et que les autres ministères n’auront que des crédits moindres.D’après les Unionistes, la faction qui demande une “petite marine”, a fait surgir un fort contingent de partisans du gouvernement qui ne veulent pas que le cabinet force (’Ulster protestant à se soumettre à une majorité catholique.jamais négligé de s’entendre avec la Russie.” Le Baron Mikano a, ensuite parlé des emprunts chinois; puis, il déclara que lois des derniers troubles en Chine, le gouvernement japonais a fait savoir aux chefs des deux partis, qu’ils mettraient en péril îa paix s’ils en venaient aux mesures rigoureuses.Quant à l’envoi du croiseur au Mexique, le ministre déclare ceci; “En février dernier, la révolution éclata dans la capitale du Mexique, et Huerta fut élu Président provisoire.Depuis la chute de Torreon, au mois d’octobre, lu situation s’est aggravée au Mexique.Les Japonais actuellement au Mexique sont au nombre de trois mille.Il est inutile de dire que ces Japonais avaient besoin d’être protégés.C’est pourquoi le gouvernement impérial envoya au Mexique rTdzumo”.Les Japonais du Mexique sont maintenant suffisamment protégés.Le gouvernement impérial espère que la paix renaîtra bientôt au Mexique.” UNE INVITATION A AUSTEN CHAMBERLAIN Londres, 23.— Austen Chamberlain, fils de Joseph Chamberlain, qui a décidé de se retirer de la vie politique, a été invité de se présenter dans Birmingham.Austen Chamberlain représente au Parlement, depuis 1892, la division est de Worcestershire.NOUVEL HOTEL DES POSTES UN TOUR PENDABLE UN JOURNAL PARISIEN SE PAIE PROPREMENT LA TETE DE PLUSIEURS HOMMES PUBLICS Paris, 23.— Le journal “L'Eclair” vient de jouer un mauvais tour à quinze sénateurs, neuf députés et trois conseillers municipaux.Il a envoyé à ces hommes distingués une lettre les invitant à porter la parole lors de la célébration du centenaire de Hégésippe Simon, un auteur.qui n’a jamais existé.La lettre d’invitation comportait que si le destinataire désirait avoir des notes sur l’auteur en question, il n’avait qu’à le dire et on les lui ferait parvenir.Tous ces messieurs ont donné dans le panneau jusqu’à ce que le journal leur ait avoué la "blague”."L’Eclair” prouve maintenant que le tour fut monté pour prouver què les invités ne voulaient que se faire de la réclame.Ils seront récompensés en ce que le journal publiera prochainement leur correspondance.POUR METTRE FIN AUX EMBARRAS CAUSES PAR L’USAGE DE CERTAINS IDIOMES ETRANGERS, UN BUREAU DE POSTE SPECIAL SERAIT CONSTRUIT.« M.L.J.Gaboury, surintendant des Postes pour la partie est du Dominion, vient d’émettre l’idée qu’un hôtel des postes sera construit probablement au printemps à l’angle des rues Elgin et Prince Arthur pour les nationalités de langue étrangère telles que les Roumains, les Polonais, les Grecs, les Russes, les Italiens, les Macédoniens et autres peuples d’origine européenne, si Ton peut s’assurer du Gouvernement fédéral, au cours de la présente session, une somme d’argent suffisante destinée à sa construction.Ce nouvel hôtel sera connu sous le nom de “Station G”.Il a pour but de décongestionner le bureau chef de VHôtel des Postes, tout en mettant fin à ces interminables pertes de temps causées par la difficulté que rencontrent les employés lorsqu'il s’agit de servir ces Européens dont la langue leur est inconnue.ALLEMAGNE LA MELANCOLIE DU CHANCELIER ELLE A POUR CAUSE L’INCONDUITE DE SON FILS.Halifax, 23.— Cinq pêcheiurs des navires “Pontiac” et “Elsie” ont péri et six autres ont vu la mort de bien près, au cours d’une tempête qui a ravagé les côtes de la Nouvelle-Ecosse, hier soir.Trois des morts appartiennent à l’équipage du “Pontiac” ; ce sont Frank Palmer, 31 ans, de Gloucester ; Charles Brenson, 28 ans, de Terreneuve, et Fred.Terrio.Les disparus, qui étaient à bord de T“Elsie”, sont William Roche, de la Nouvelle-Ecosse, Peter Powey, de Halifax, William Carrigan, Dave Brunton et J.Johnson, tous trois de Gloucester ; William Sirrebe et L.Contron, de Tucket, N.E., et J.M.Whelan, de Terreneuve.Deux autres pêcheurs de (’“Elsie’’ manquent à l’appel.On ignore leurs noms.Des dépêches venant de Sambro, N.F.disent cependant que six naufragés ont pu atteindre la rive sains et saufs.Ces hommes se trouvaient sur les côtes de la Nouvelle-Ecosse, où ils faisaient la pèche, lorsqu’éclata la tempête.Le “Pontiae” et I’“Elsie” sont deux navires américains.Ils sont arrivés ce matin à Halifax.JAPON LE JAPON ET LES PUISSANCES Dans son deuxième discours, le baron Mikano expose la situation inter- nalionale par rapport à l'empire.______ I Washington, 23.— L’ambassade japonaise a rendu public, hier soir, le deuxième discours du Baron Mikano, ministre des affaires étrangères, au parlement japonais.Ce discours fait un résumé des relations du Japon avec les Puissances, il explique pourquoi le croiseur Idzumo a été envoyé au Mexique, et traite du développement politique du Japon à travers.la Chine et la Russie.Le Baron Mikano déclare que le Japon a déjà profité de son alliance avec la Grande-Bretagne.L’ambassade a reçu de Tokio le résumé suivant du discours de M.Mikano: “Les relations de l’Empire japonais avec les puissances amies demeurent de plus en plus amicales, surtout les relations avec la Chine.Le ministre est heureux de voir que le Japon a contribué à maintenir la paix en Orient, puisque le principe fondamental de la politique japonaise en Chine est d'assurer l’entière indépendance à ce pays.“Quant aux questions touchant les territoires de Chine où les intérêts japonais et russes sont concomit-tents, le gouvernement impérial n’a MEXIQUE LES REBELLES ATTAQUENT C0ATZC0AL0QS Mexico, '42• — Une dépêche reçue au Palais National annonce que,Coatz-eoaloos, ou Puerto Mexico, tête de ligne nord du chemin de fer de Tehuantepec, a été attaqué par les rebelles aujourd’hui, l/c gouvernement croit que la garnison locale avec l’aide d’une canonnière pourra repousser les rebelles.Vcra-Cruz, 23.— On rapporte que les rebelles ont attaqué et volé un train de passagers près de Tiera Blanca.Un deuxième détachement de troupes fédérales a été envoyé d’ici.Jorge Vera Estano], ancien membre du Congrès sorti de prison, est arrivé ici hier soir de Mexico.Il s’est embarqué sur le steamer “Esperanza”, en route pour La Havane.Berlin, 23.—La vraie cause de la mélancolie qui enveloppe depuis quelques mois le chancelier impérial n’est pas, comme on Ta cru, son désir de donner sa démission, mais bien les dépenses folles de son fils.Le jeune homme en fait de belles.Ainsi le 3 décembre lorsque le chancelier dut faire face à un violent débat au Reichstag, débat au cours duquel l’armée était attaquée, un fonctionnaire de la banque Dresdner à Berlin vint présenter au chancelier une traite de $12,500 signée par son fils et portant apparemment l’endossement lu plus jeune fils du kaiser qui étudie actuellement à l’université de Strasbourg.Von Bethmann-Hollweg était indigné.11 s’est rendu immédiatement après la séance chez le kaiser afin d’excuser son fils d’avoir traîné le nom du prince Joachim dans cet U affaire.Le chancelier va probable ment placer son fils dans un sanatorium.CHEZ LES ARTISTES CATHOLIQUES.MM.J.Cameron et Albert Ibber son se sont rendus hier à la demeure de Lady Hingston, rue Sherbrooke, pour fonder à Montréal une association des artistes catholiques de théâtre, affiliée au “Catholic Stage Guild” de Londres, Angleterre.Cette association a pour but d’aider les artistes catholiques, à remplir leurs devoirs religieux, exposés qu’ils sont à les oublier, dans las pérégrinations qu’ils font de ville en ville.Mgr Bruchési a donné son, entière approbation à une telle association.MM.Cameron et Ibberson font partie de la troupe “Martin Harvey’s Co.” qui est, cette semaine, en représentation au “Majesty”.Le Sirop Sûr Contre la Toux Pour vos Petits Enfants U ne contient absolument rien de nocif, même pour les enfants, voilà un des points qui militent le plus fortement en faveur de l’emploi, dans toutes les demeures du Canada, du Sirop de Graine de Lin, Réglisse et Chlorodyne NA-DRU-CO Votre Médecin ou votre Pharmacien peuvent s’assurer facilement qu’il est d’un emploi sûr, car nous sommes prêts à leur envoyer, sur demande, une liste complète des ingrédients qui entrent dans cette préparation Na-Dru-Co ou dans toute autre du même nom.Le Sirop de Graine de Un, Réglisse 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Or, pourquoi siffler sans savoir?| - Johnson en fit l’expérience! Mulqré son renom, son savoir, Sa puqilistiiiue science Et son désir de.vaincre, ardent, Il restait sur la “noble” estrade pans attaquer! — Un accident Provoqué par une parade Tour net, avait cassé le bras De l’invincible nèqre.jaune! On l'annonça, mais paiafrus.Le speaker était presque aphone.Pendant six rounds, te bras cassé, Johnson resta, stoïque, en garde.Il songeait, le panure blessé: “Ma dame Planche me regarde!'’ Ilref, sans un geste de recul, Sous les sifflets qui faisaient rage, Johnson put obtenir match nul! C'est un exemple de courage Oui méritait une ovation! Malgré les médecins, la foule Protestait! Pelle indignation Qu’accompagnait un bruit de houle! Voici joutes LES CINQ RENCONTREIS QUI DE-i Les douze cents personnes qui se' VAIENT SE DJSIPUTER AU CLUB ! sont rendues au patinoir Victoria ! Vache)1 ATHLETIQUE CANADIEN AU- ! hier soir ont été témoins de trois ba honte! M encore ce matin de 1 3-4 peint, de 213 à l'ouverture, il est tombé à 211 1-4.Par contre les F.ights du Pacifique se sont psse’, bien comportés à 4 1-2.Le Ricin lieu s eat bien maintenu et s’est, vendu à 112, après avoir eu quelques velléités de descendre à 111.Quelques ventes d.actions du Dominion Iron se sont faites à 89 3-4 et 39 1-2.Le Québec a vu quelques transactions à 14 3-4.En somme le marché se maintient fort fct l’activité est assez grande, malgré les circonstances dffavoranie en certains milieux.Port heureusement que la facilité plus grande de l’argent est là pour conpenser les échecs provenant d’autres sources.LES OEUFS.—Les prix des œufs ont été fermes hier et cette fermeté a été principalement caus e par la rigueur de la température qui a eu pour effet de réduire les arrivages.11 y a une borne demande car les oeufs strictement frais, qui se vendent de 42c à 43c, sont sans changement avec la veille.Les œufs d'entrepôts ne sont pas meilleur marché, car les quantités sont limitées.Un envoi de deux wagons chargés a été retar.dé à cause de la rigueur du iroid.On a reçu hier GIS caisses, ce qui constitue une bonne augmentation sur les arrivages, le même jour de la inaine dernière, alors qu’on en avait reçu 48 caisses et sur ceux de l'an dernier à pareille date où on en avait reçu 350 caisses.On cote les prix comme suit : EMISSION GARANTIE Londr s, 23.— On a ouvert hier la liste de souscription pour l’émission de $7,500,000 de dêbentures à 4 1-2 pour cent du Pacific Great W'eat-ern Railway, dont l’intérSt et le capital sont garantis par le gouvernement de la Colombie .Anglaise.COURRIERS PROVINCIAUX (Dea correspondants du “ Devoir ”) Un Thé qui a un Passé” QUEBEC /EMPRUNT DE CALGARY Londres, 23 — La Banque de Montréal a fermé h er la liste de souscription à l’emprunt de $3,500,00(1 de la ville de Calgary, garanti par des obligations à 97, portant cinq pour cent d’intérêt.Cette décision indique que l’emprunt a été favorablement accueilli.BOURSE DE NEW-YORK Oeufs strictement frab .Oeufs choisis.Oeufs mirés, No 1.Oeufs mirés No 2 .LES VIANDES.Les prix ont été plus faciles hier et 12 à 43c 35 à 36c : 30 à 31c 26 à 27c du bœuf il en a ; New-York, 23.Wall Street, midi.— Bien que les cours aient généralement maintenu le haut niveau atteint hier, le marché a cependant manqué de ; virilité, ce matin.Le mouvement a été de même pour les autres viandes.!Até Pénible et irrégulier.Les cour-La principale raison, dans le cas du j ^erB uchttaienl et vendaient alterna-bœuf, c’est que Ls compagnies d’en.tivenKiu et seules, quelques valeurs trepôts frigorifiques ont commencé à hien connues, ont eu des fluctuations mettre leurs approvisionnements sur I allant jusqu’à un point.Les baissiers le marché et bien qu’il ne se soit pas se sont servis du prétexte de la poli-encore produit de changements dans tique du président Wilson centre les les prix, on sent qu’ils ent une ten- trusts pour bases de leurs ventes, en dance à devenir plus faciles.Les faisant ressortir le fait que certaines quantités conservées dans les entre- de ces mesures étaient draconiennes, pôts frigorifiques ne sont pas aussi j L’annonc ¦ de l’augmentation des prix tentantes que les viandes fraîche- ! pour certains produits de l’acier a ANNEE SATISFAISANTE Le rapport soumis aux actionnaires d‘ la Guarantee Company of North America à sa 41ième assemblée annuelle tenue hier, démontre qu'en dépit des mauvaises conditions commerciales, qui se sont offertes, dans le cours de l’année, tant aux Etats-Unis qu’au Canada, la compagnie a continué à faire dé bons placements et à augmenter ses revenus.La compagnie a payé dix pour cent de dividendes et en outra 2 pour cent de bonus à ses actionnaires, soit une comme de $36,552 et après avoir libéralement pourvu aux dépenses d’administration, elle a ajouté plus de $35,060 au surplus, qui s’élève maintenant à $1,318,643.Les ressources de la compagnie s’élèvent maintenant à }a somme de $2,213,617 soit une aug" ejaentatiem de $47,000 pour l’année.Le même bureau G® direction a été maintenir fermes et comme réélu plus, de la John MaeDonuld & Co., de To- choix sont.fourni» par les entre-ronto.A la première réunion qui a p^ts frigo ri q nos.suivi l’élection des directeurs, ceux-ci ; Qn cote les prix comme suit: , : 18 à 20c 14 à 15c 13 1-2 à 18c 10 à 14c 14 à 15 l-2c ment tuées, c’est pour cela que les .ventes se font à des prix veriant de 8c à 11c, pour les quartiers de derrière, l’agneau se vend à peu près à 14c et le veau, entre 8 et 9c.Il y a une bonne demande pour l’agneau et le veau, qui se vendent de 11c à 15c.L’arrivée des approvisionnements des entrepôts frigorifiques sur le marché, a contribué à relever la situation, qui était devenu alarmante depuis quelques serrâmes.I.a température froide de ces derniers temps a pratiquement suspendu les transactions.) On cote les prix comme suit : ¦ Bœuf, quartier de der- j rière .10 à 14c I Bœufs, quartiers de de- | vant .Agneau .Mouton .Veau .LES VOLAILLES.Rien de nouveau ne s’est produit dans le marché des volailles, excepté is fait que la demande est réduite à rien ou presque rien.Les prix de fêtes continuent à se 11 n'ar- | stimulé la demande du Steel, qui s’ert maintenu ferme durant toute .l’avent-midi.Les obligations étaient ferm.s.LE Dr ELZEAR ECHEV1X.MON PETIT ELU commencé hier devant le juge Hobi doux.Six témoins ont été entendus Le procès se continue aujourd'hui.ONTARIO (Service du “Devoir") Rigaud, 22.— Après une lutte des plus chaudes le Dr Elzéar Monpetit —a été élu échevin de la petite Ville de Rigaud, par une majorité de 16 voix, sur son concurrent, M.Honoré Saint-Denis.M.Saint-Denis était le candidat dè!',0*,n M.Gustave Boyer qui, dans une lettre Pour circulaire adressée aux électeurs la veille de la votation, disait que si le Docteur Monpetit était élu, sa réso lution était fermement prise d’abandonner le Conseil, “car le verdict en l’occurrence, dit-il, sera la désapprobation de la conduite de la majorité du Conseil pour l’année écoulée et à l’année à venir.” LE CHOIX DES LIBERAUX Brantford.23.— A l’assnoiblée annuelle de l’Association Libérale de Brant-N'ord, à Paris, cette après-midi, Harold a été choisi candidat b parlement d’Ottawa, et M.Scott Davidson, candidat à !a législature provinciale.M.V M.Rowell a été le principal orateur le cette après-midi.E!~r UN ________________________ AVENIR Durant ces 22 dernières années, les producteurs du “Salada” on; donné au public une qualité et une valeur incomparables, et il: conservent encore intégralement ce bon caractère à leur marchan dise.SALADA1 NOIR.—Pour les consommateurs de thé noir.VERT NATUREL.—Pour ceux qui sont habitués aux thés Japon.RAPPELEZ-VOUS que “Salada” n’est vendu qu’en paquets cachetés Jamais sous aucune autre forme.8 1-2 à 10c 12 1-2 à 13c 9 à 12c 11 à 14c BOURSE DE LONDRES (Service de la Presse Associée4 Londres, 23.— L’argent a été facile et les taux d’escompte faibles aujourd’hui à la Bourse.Le commerce a été quelques peu affecté à la Bourse par la fin de la semaine et l’approche des règlements.Les bénéfices récoltés ont rendu les valeurs nationales- irrégulières et les cr.nsolidés ont été affectés par un certain nombre de nouvelles émissions.Les actions deis mines djor et de cuivre ont été fermes sur le marché local.Le Grand Tronc et queluues autres valeurs ont été l’objet de l’attent on.Les valeurs américaines ont été irrégulières et dans des limites étroites, durant les premières heures.La seule exception a été le Pacifique Canadien qui a perdd 1 1-4 par suite de la liquidation sur le Continent.La liste s’est améliorée dans ie cours de IL DEMISSIONNE Saint-Hyacinthe, 23.— M.Elle Bourbeau, conseiller du quartier No 3, a donné sa démission, pour raisons personnelles.M.L.R.Blanchard sera son successeur.ON FETE LE SUPERIEUR Saint-Hyacinthe, 23.— Les profes seurs et élèves du séminaire étaient en liesse mercredi, à l’occasion de la fêle du supérieur, M.P.Z.Decelles.La fête commença à 4 heures de l'après-midi.Une adresse fut lue par un élève au nom de ses 500 camarades.Dans la soirée, il y eut représentation du chef-d’œuvre d’Henri de Bornier: “Le Fils de Ganelon”.Un grand nombre de prêtres du diocèse de Saint-Hyacinthe et des anciens élèves du Séminaire établis à Montréal assistaient à cette soirée.AUX ASSISES Sainte-Scholastique, 23.— Le procès de Léonard McGibbon, a ccmmen- PETITE CAUSE.Kingston, 23.— Une cigarette jetée par mégarde dans un panier a cause pour $500 de domages à l’hôtel Anglo-American.EN FAVEUR DU CANAL WELLAND.Berlin, Ont., 23.— Le comité exécutif de In Great Waterways Union s’est réuni hier et a étudié la resolution de la Chambre de Commerce «le Montréal demandant la construction immédiate du canal de la Baie Géorgienne.Le comité exécutif trouve la demande de la Chambre de Commerce pas suffisamment justifiée, en ce que le travail entraînerait une dépense de deux à trois cents millions de piastres.La Great Waterways Union formule le voeu que le gouvernement fasse construire le canal Welland.DANS L’OUEST pour l’année, courante avec, en rjye pas (je nouveaux approvisioune-M.John MacDonald, président ments sur le marché et les morceaux l'après-midi, quand les commandes d’achat de New-York sont La clôture a été ferme.arrivées.ont voté un bonus de 10 pour cent Dindes à la livre sur leur salaire, à chacun de leurs : Canards à la livre.employés en reconnaissance de leur polliets à la livre.bon travail LES PRODUITS DE LA LAITERIE LE BEURRE.La demande loca- Pottles à la livre Oies à la livre .LE MIEL.Le commerce du miel offre peu de changements et il s'est fait très peu d’affaires hier.Les quantités se maintiennent modérées avec dne légère demande.On cote Fs prix comme suit L Pour le buerre a été également ^arifle blanC bonne encore hier.L/es affaires ont .ë porté sur des petits lots seulement, Mie] ^ sa,raain.mais ont été considérés comme bonnes pour la saison.Depuis le commencement du mois on en a déjà expédié 13 wagons et U y a encore quelques » envols à faire d’ici au 31 janvier.Les ^quantités en mains dans les différents endroits dans la campagne ne B jet pas très considérables et on s’at-tOTd à peu ou point de changements, dans les prix dans un avenir rapproché.Les arrivages d’hier indiquent peu d’amélioration et forment un total do 171 boîtes, contre 128 bottes, pour le même jour de la semaine dernière et 162 boites pour in date correspondan-t ¦ de l’an dernier.On cote les pris comme suit ! CYêmerks de premier choix .28 1-2 à 29c i Crémeries de second choix .26 1-2 à 28c 1 Secondes qualités .26 1-2 à 27c Beurre du Manitoba.22 à 22 1-2 ¦ Beurre d" l’Ouest.23 à 24c Le FROMAGE.— La demande locale pour le fromage continue à se ^maintenir bonne et les prix se main-^ tiennent également fermas.Il n’y a pas eu d’arrivages hier et il s’est fait peu d’affaires.Le commerce d'expor-tation est à peu près terminé, et on s’attend à un calme plat, d’ici quelque temps.Le même jour de la semaine dernière on avait i-eçu 82 bottes de fromages et à la date correspondante de l'an dernier, on en avait reçu 33 bottes.On cote les prix comme suit : Fromage de l’Ouest première qualité coloré .13 7-8 à 14c Fromage da l’Ouest première qualité blanc .13 3-4 à 13 7-8c Fromage «les Townships coloré .13 5-8 à 13 3-4c Fromage des Town- i-hips blanc .13 3-8 à 13 l-2c Secondes «lunlités .13 ù 13 1-lc 15c , 13c 10 l-2e 7 l-2c à 16c à 14c à 11 l-2c à 8 l-2c LES PATATES.Le commerce local des patates Green Mountains a été bon hier, et les prix se sont maintenue fermes.Les transactions par lots de wagon se sont faites à des prix nariant de 75c à 30c la poche.Les prix du détail sont restés les mêmes à $1.00 la poche.LES COMPENSATIONS Les compensations des banques pour la semaine démontrent quelque amélioration sur le- rapports de la s maine dernière, alors que les diminutions s’élevaient à $10,000,600 pour Montréal, $5,000,000 pour Toronto et $3,000,000 pour Winnipeg.Otbe semaine, les diminutions ont été moindres.On remar«;ue unî amélioration dans les compensations à Ottawa et à Halifax.Le tableau suivant donne les chiffres des compensations pour la semaine, avec les changements survenus pour n,is.les principales villes eanadhn- Montréal Toronto .Winnipeg Ottawa .Qu'lbec .Halifax .London .St.John 1914.$55,359,158 39,818,750 24,546,206 4,540,360 3,134,285 1,943,359 1,663,704 1,421,796 Change.$2,48:1,099 2,525,95* 2,192,020 518,422 24,108 177,557 65,736 647,312 LES RECETTES DU BREZILIAN Les recettes du Brazilian pour la semaine du 17 janvier, ont été de $462,660 soit une augmentation de $46,398,comparé avec le- augmentations de $47,912 pour la «naine précédente et de $45,644 pour la première semaine ds l’année.BOURSE DE NEW=YQRK Cours fourni- par MM.Bruneau & Dupuis, courtiers, 4, rue de l’Hôpital, Montréal.STOCKS ’Dem.Offre.; STOCKS j Dcm ioffre.Am al.Cop Am.Be.Scg Amer.Can Am.Cr.&F) Amer.Icc.j Amer.Loco! 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ou Hôtel Windsor, ou aux gares Viger et Windsor RAILWAY SYSTEM MONTREAL-OTTAW A Quitte Montréal, 8 h.matin, 8 h.05 du soir, tous les jours.9 h.10 matin, 4 h.du soir, exc.le dimanche.BUREAUX EN VILLE : 122 rue Saint-Jacques, angle Saint-Frnnçoix-Xavier.Tel.Main 6905, Hôtel Windsor, Uptown, 1187, gare Bonn yen turc.Main 8229 Twin City — 10-108 3-4.Winnipeg Ry.— 53-199, 25-199 1-2, 25-200.25-200 1-2, 25-201, 25-201%.Steel Co.of Can.— 125-18 1-4.Ames Holden — 250-11 1-2, 10T2, 30-11 3-4, 20-12.B.C.Packers — 100-136, 26 135%, 50-135.Canada Cernent — 300-30.Can.Gen.Elec.— 25-106 5-8.Dorn.Bridge — 25-117.Dom.Textile — 20-82 1-4.Lake of Woods — 25-131.MacDonald — 30-21 1-2, '25-21, 6-20 1-2.Scotia — 50-71.Spanish River — 100-16 1-2, 10-16 1-4, 1-16.Steel Corp.— 50-39 3-4, 100-39 1-2.PREFERENTIEL Ames Holden.— 20 à 60 1-2; 2 à 61; 200 à 60 1-2; 25 à 61; 5 à 61 1-2.Canada Cernent — 125 à 92 3-4; 5 à 92 1-2.Dom.Canners.— 25 à 92.Dom.Coal.— 10 à 105.Dom.Iron.— 105 à 91.Goodwins L’td.— 100 à 74.Mont.Cots.L’td.— 15 à 100.Crown Reserve 1.93, 2025 à 1.95.Hollinger — 50 à -*.MINES 335 à 1.95, 300 à 17.00, 6 à 17.15.BOURSE DE MONTREAL Ces cours nous sont fournis par MM.Fortier, Beauvais & Cie., banquiers et agents de change, membres de la Bourse de Montréal, Edifice Royal Insurance.MATINEE DU MARDI A L’ASSISTANCE PUBLIQUE La grande salle des fêtes à l'Assistance Publique, toute décorée de banderoles aux trois couleurs, de drapeaux britanniques, voire même du drapeau vert et de la lyre d’Irlande, où plusieurs centaines d’enfants sont venus faire éclater leur joie par des cris d’enthousiasme, la grande salle des fêtes de l’Assistance Publique ouvrira ses portes, aux grandes personnes cette fois, le 27 janvier, à 2 1.2 hrs.p.m., pour encore de la joie, mais plus modérée, dans une UN HOTEL INCENDIE.Wynyaird, Sask., 23.— L’hôtel Wynyard, propriété de J.J.Howarth, a été rasé par le feu ce matin.Les pensionnaires purent se sauver par les échelles à incendie.Plusieurs d’entre eux et un bon nombre de serviteurs se blessèrent dans la descente.Les dommages estimés à .$50,000 sont à moitié couverts par les assurances.DUELS A VANCOUVER Vancouver, 23.— Un Autrichien du nom de Marcovitch, a été tué dans un duel avec un compatriote, qui se nomme Scherbot.Celui-ci est blessé.Un autre duel chez des Autrichiens a eu lieu ici entre Pietro Schaeti et George Mitler.Tous deux sont très gravement blessés et les médecins désespèrent de les sauver.Ces deux duels se sont faits au poignard.Si les combattants reviennent à la santé, ils seront arrêtés.UN VISITEUR ROYAL.Victoria, 23.— Une nouvelle de Londres nous annonce que le prince Arthur de Connaught a promis de présider à la pose de la pierre angulaire des nouvelles bâtisses du parlement de la Colombie-Anglaise, au commencement d’avril.DEMANDE AU GOUVERNEMENT Calgary, 23.— Le maire suppléant Freeze a télégraphié à R.B.Ben-net, député, poru lui demander d'obtenir du gouvernement la permission d’engager tous les hommes devant être employés à la démolition des édifices sur l’emplacement du nouvel hôtel des postes, par l’intermédiaire du bureau de placement municipal.LES ECOLES D’EDMONTON.Edmonton, 23.— En 1913, 4,378 écoliers ont fréquenté les différentes écoles de la ville.Cette année le nombre jusqu’à date est monté à 7,488.C’est un signe probant du progrès de la jeune métropole d’Alberta.SUCCES D’UN JOURNALISTE.Winnipeg, 23.— Un ordre en conseil a nommé le major F.C.Hamil- HYMENEE Mgr Bruchési bénit l'union de Mlle Cecile Bélair à M.Georges Faquin à Saint-Eustache.grande partie de cartes ; pour une ; ton, journaliste bien connu, assistant VENTES DE L’AVANT-MIDI STOCK COMMUN Brazilian.— 20 à 86; 260 à 86 1-2; 25 à 86 3-8; 85 à 86 1-2.Can.Pacific.— 200 à 212 1-4: 50 à 212; 75 à 211 1-2; 3 à 212; 282 à 211 1-4; 75 à 211; 50 à 210 7-8; 25 à 211) 3-4; 50 à 210 7-8; 25 à 210 3-4; 25 à 210 7-8; 25 à 211 1-4; 50 à 211 ; 75 à 210 1-2; 2 à 211.Pacific Rights.— 457 à 4 1-2; 5 à 4 9-16; 10 à 4 1-2; 1 à 4 9-16; 609 k 4 1-2; 300 à 4 17-32; 84 à 4 1-2; 65 à 17-32; 250 à 4 1-2.Mont.Tramways.!— 5 à 215.Ottawa L.H.& P.— 5 à 166; 50 à 165 3-4.Power — 150-220, 25-219 1-2.Quebec-Ry.— 165-14 3-4, 10 14 1-2, 100-14 3-4.Rich.& Ont.— 25-112 1-4,.30-111 5 8.Shawinigan — 5-138, 35-137 1-2.Toronto Ry.— 35-137 1-2.nouvelle distribution de cadeaux,mais bien gagnés dans un concours d’ba-biletê à conduire son jeu parfois bien compliqué.Les Messieurs et les Dames, les jeunes demoiselles et les jeunes gens sont tous invités d’y prendre part.Deux heures de plaisir entraînant, une belle partie de euchre, de beaux prix, telles sont les promesses que nous faisons à tous ceux qui viendront mardi, le 27 janvier, à deux heures et demie.Le prix d’entrée est de vingt-cinq Cents.Puis comme réconfortant avant de se mettre dehors, au sortir d'une salle bien chauffée, l’on servira du café chaud, et chacun aura la douce sensation au cœur d’avoir fait une bonne œuvre, utile, indispensable même aux pauvres, pour finir l'hiver avec soulagement, et tout content, rentrera dans sa famille, qui ne peut manquer d'en être que plus heureuse.Qu’on vienne donc s’amuser ferme mardi, le 27 du courant, à l'Assistance Publique, 338 rue Lagauchetière Est, coin de la rue Berri.général de la police à, cheval du Nord Ouest Canadien.CONDAMNE POUR FAUX.Edmonton, 23.— Edward Gibbons est condamné à 8 ans de pénitencier pour faux, par le juge Tajrior.PRODUITS DES ANTIPODES.Victoria, 23.—Le paquebot anglais “Waimate" est arrivé ici avec une cargaison de produits alimentaires de la Nouvelle-Zélande.Les viandes, oeufs et graisses placés dans de puissants réfrigérateurs sont dans un parfait état de conservation.UNE POLICE PROVINCIALE.Edmonton, 23.— Le gouvernement '."Alberta a décidé d’organiser un coins de police provincial pour remplacer la police à cheval du Nord Ouest.Le nouveau service serait inauguré en avril 1916.Il y a actuel lement en Alberta et Saskatchewan, 250 policiers de la “R.N.W.M.P.” Lundi dernier, Mgr l’archevêque de Montréal se rendait à Saint-Eusta-che, pour bénir l’union de sa nièce, Mlle Cécile Bélair avec M.Georges Faquin, devant avoir lieu le lendemain.Avant la bénédiction nuptiale, Sa Grandeur prononça une allocution contenant un exposé de la doctrine catholique sur le mariage élevé à la dignité de sacrement, et des devoirs à remplir dans ce saint état, ainsi que l’expression de ses meilleurs souhaits et de ses paternelles bénédictions.Mgr célébra la sainte messe, assisté de MM.les abbés Cousineau, curé de Saint-Eustache; Lamarche, curé du Sault-au-Récollet.L’église était littéralement remplie et les décorations étaient d'une grande richesse.Mdes J.A.Faquin et Emile Faquin, ont touché l’orgue.Le chant fut fait par Mde le Dr Faquin, de New-Bedford, Mass., belle soeur des nouveaux mariés graduée du Conservatoire de l’Auditorium de Chicago, M.et Mde Leduc et M.Lamarche.Après la cérémonie, il y eut réunion à la maison de M.Bélair.Remarqués: M.J.A.Lamarche, gérant de la Baique Provinciale, et Mme Lamarche; Mlle Adrienne Lamarche, de Sainte-Scholastique; M.Gbs.Edouard Turcotte et Mme Turcotte, de Saint-Eustache; M.M.D.A.Leblanc et M.Jacques Grenier, de Montréal; Mlle Yvonne Jarret, de Montréal; M.le notaire J.L.Lamarche, de Montréal; M.le Dr A.Thibaudeau; M.le Dr J.E.Moreau et Mme Moreau, de Saint-Eustache; M.P.L.Dupuis, de Montréal; M.et Mme J.A.Bélisle, de Saint-Eustache; M.H.C.Landreville ainsi que tous les membres des familles Bruchési et Girouard, de Montréal.Les télégrammes suivants furent reçus: de l’ex-gouverneur du Rhodes-tsland, M.D.B.Russel Brown, de Mlle Marie de BellefeuiMe, Floride, de la famille Bastien, Hamilton, Ont.; du Dr Ubald Faquin, de New-Bedford, et de M.Ulysse Faquin de Montréal.Mgr Bruchési, avec M.le curé de Saint-Eustache et quelques membres du clergé sont aussi venus partager la joie des nouveaux mariés.Lundi soir, lors de l’arrivée de Sa Grandeur à Saint-Eustache, à la splendide résidence de M.Alphonse Bélair, père de la fiancée, de nombreux parents et amis prirent part à une magnifique réception dont Mgr Bruchési a daigné venir lui-même réhausser l’éclat.De riches cadeaux furent faits aux fiancés.On a remarqué entre autres, une caisse de coutellerie estimée à $450.00 environ, don de MM.A.D.Leblanc et Jacques Grenier, de Montréal et de plusieurs autres amis.H y eut chant et musique par Mme Dr Ùbald Faquin, de New Bedford, Mass., M.et Mme Adélard Leduc, d’Outremont, et Mme Emile Faquin.Dans l’assistance: M.et Mme Alphonse Bélair, père et mère de la fiancée; M.et Mme J.A.Faquin, père et mère du futur époux; Mlle Cécile Bélair, la future épouse; ses frères: MM.Gustave, Joseph, Henri, Paul; ses soeurs: Berthe, Thérèse; M.et Mme J.A.Faquin, leurs fils: Georges, le futur marié, Elzéar; leurs filles: Ubaldme, Albertine et Célanire.M.l’avocat Chs Bruchési CITE DE MAISONNEUVE SOUMISSIONS 1 )KM AN OF.KS Des soumissions séparées sont demandées: 1o—Menuiserie intérieure.2o -Peinture et vitrage intérieur.3o Corniche extérieure en cuivre.4o—Décoration intérieure en marbre, pour le marché public de la Cité de Maisonneuve.Les plans et devis peuvent être examinés au Bureau de l’Ingénieur de la Cite.MAHIUS DUFRKSNI-, Edifice Banque de Toronto Maisonneuve.Les soumissions devront être adressées au Bureau du Secrétaire Trésorier de la Cité de Maisonneuve.Le Conseil ne s’engage h accepter ni la plus basse, ni aucune tics soumissions.Les soumissions seront reçues jusqu’à mercredi, le 28 janvier, à midi.MAHIUS DUFRESNE, Ingénieur de la Cité, ORDRE DES FORESTIERS CATHOLIQUES 25ème ANNIVERSAIRE La Cour Saint-Patrice No 95 de l’Ordre des Forestiers Catholiques célébrera ses Noces (l’Argent dimanche, le 25 janvier 1914.A 7.30 A.M.Les membres se réuniront à la salle Sainte-Anne et se rendront en corps à l’église Sainte-Anne pour recevoir la sainte communion à la messe de 8 heures.A 2.00 P.M.Les membres de cette cour et des cours-soeurs se réuniront à la salle, où ils se formeront en procession et se rendront, fanfare en tête, par les rues Ottawa, Colborne, William, des Inspecteurs, Notre-Dame et McCord, à l’églistî Sainte-Anne où sera donnée la bénédiction solennelle du Saint-Sacrement A 8.00 P.M.Représentation gratuite pour les membres de notre cour, et des cours-soeurs.Discours par notre chapelain, le H.P.Duly et par des Forestiers éminents.Il y aura beau programme musical et rafraîchissements.Admission gratuite.Tous les Forestiers et leurs amis sont »i’vjt ^ TH OS.ROGERS, C.R.L.Z.BOUDREAU, b.c.-Très.et Mme Bruchési avec leurs filles: Jeanne et Germaine et leur fils Emile; M.le Dr Denis Bruchési, M Georges Bruchési, étudiant en art dentaire; M.Joseph Girouard, N.P.avec sa fille Mlle Jeanne, de Saint-Benoit; M.l’avocat Leduc et Mme Leduc, d’Outremont; M.le Notaire Georges Fauteux et Mme Fan leux, de Saint-Eustache; M.le Dr Elzéar Faquin et Mme Faquin, de Montréal.Sa Grandeur Mgr Bruchési était accompagné de M.le Curé Lamarche, ancien chapelain de Villa-Maria; de M.le Curé Cousineau et de son vicaire.Au cours de la journée, les jeunes fiancés ont reçu de Rome, par l’entremise de Mgr l’Archevêque, la lettre suivante é“crite toute entière de la main du Souverain Pontife: “De tout notre coeur nous accordons à nos enfants bien aimés la bénédiction qu’ils implorent et nous demandons au Seigneur pour eux toutes les bénédictions et toutes les grâces dans le Saint état du mariage.DU VATICAN, 7 janvier 1914.PIE X, Pape.” Les Laxatifs NA DRU-CO accomplissent leur but avec le maximum d’efficacité et le minimum de malaise.Il n’est pas nécessaire d’augmenter lesdoses.25c.la boite chez votre pharujipwsgp.174F Nallal C«.X FEUILLETON du ‘‘DEVOIR' Entre deux âmes Par M.DELLY 32 (Suite) Bien fin qui pourra le dire! Mais il y a quelque chose de changé en lui, et.et je suis certaine qu’il l’aime! acheva-t-elle en enveloppant d’un coup de fouet le poney qui bondit en secouant sa crinière, comme pour protester contre un traitement auquel iL n’était pas accoutumé.Pendant ce temps, M.de Ghiliac demandait à sa femme: —Comment trouvez-vous Mme de Brayles, Valderez?—C’est une jolie personne, et qui paraît intelligente et aimable.—Pcuh! jolie! dit-il dédaigneusement.Elle a une physionomie assez piquante, voilà tout.Quant à son intelligence, elle est superficielle.— comme son amabilité, d’ailleurs.Mondanité, convention, coquetterie outrée, voilà Robert*, — et malheu- reusement, beaucoup sont semblables « elle.Oui, vous aurez de curieuses études à faire dans ce monde que vous ignorez encore, Valderez.Vous verrez toutes ses petitesses, ses rivalités, ses intrigues méchantes se cachant sous les plus aimables dehors.Je pourrai vous instruire là-dessus, car j’ai tourné et retourné tous ces fantoches qui n’ont plus de secrets pour moi.Elle leva sur lui son regard sérieux.—En ce cas, comment aimez-vous encore ce monde si misérable sous ses brillantes apparences?.—L’aimer?Oh! 'non.certes! Je me suis amusé à .’étudier, j'ai disséqué des âmes d'hommes à peu près vides, des âmes féminines nulle* ou féroces, j'ai lu dans les unes et dans les autres d’étranges vanités, de déconcertants calculs d’amour-propre, j’ai pénétré des dessous d’existences brillantes et enviées.Oui, le monde a été pour moi un amusement et un champ d’études.Mais quant à l’aimer, jamais! Je le connais trop bien pour cela.—Vous m’effrayez! murmura Valderez.Car c'est ce monde que vous voulez me faire connaître,.—Oui, je vous le ferai connaître, parce que vous n’êtes pas destinée à une vie recluse, parce que, nécessairement, vous devez vous trouver en contact avec lui.Mais je serai là pour vous guider, pour vous montrer ses embûches, pour vous préserver de ses pièges, car vous êtes encore très jeune, très.—Très ignorante! acheva-t-elle avec un léger sourire, en voyant qu’il s’interrompait.—Mettons ignorante, si vous le i voulez.Il souriait aussi, mais son regard jlrès grave enveloppait l'admirable physionomie où rayonnait l'âme la I plus limpide, la plus délicate qu’eût ! sang doute jamais connue le scepti-1 que marquis de Ghiliac.Mme de Brayles arriva le lende-1 main à l’heure du thé.Valderez, qui s la reçut sur la terrasse, lui offrit de i se rendre au-devant de M.de Ghi-jiiac, occupé à donner des instructions j à son jardinier-chef au sujet de l’arrangement d’une de ses serres.—Je ne demande pas mieux, car jamais je ne me lasse de contempler les jardins d’Arnelles.M.de Ghiliac est un adorateur des fleurs, et bien peu de domaines pourraient rivaliser su’- ce point avec celui-ci.Tout en causant, elles s’engageaient dans les jardins, précédées de Guillemette, toute fraîche dans sa petite robe blanche.Mme de Brayles s’arrêtait fréquemment pour admirer les fleurs qui attiraient plus parti-culièremeni son attention.—Ah voici les fameuses roses “Duchesse Claude”, ainsi nommées par par M.de Ghiliac en souvenir de sa belle aïeule! Elle désignait un énorme rosier, garni d'admirables fleurs blanches, satinées, délicieusement veinées de rose pâle.—.Elles sont, paraît-il, uniques au monde.M.de Ghiliac les entoure I d’une sorte de culte; il en offre très | rarement, et seulement à dea hôtes marquants.Personne ne s’aviseraient d’en cueillir.Je me souviens qu’une fois, Fernande et moi eûmes cette audace.Oh! sans rien dire! Il est trop gentilhomme pour reprocher ouvertement une fleur à une femme.Mais nous avons su à quoi nous en tenir, et je suppose que Fernande n’a plus cueilli de “Duchesse Claude’’.Guillemette, qui s'était rapprochée île sa belle-mère, leva la tête vers Mme de Brayles.—Oh! maintenant, papa les laisse bien cueillir! Tout à l'heure, maman en a mis beaucoup done le salon, et c’est lui qui voulait qu’elle les prenne toutes.Mais maman a dit que ce serait dommage et qu’il valait mieux en laisser un peu sur la tige.Un frémissement courut sur 1: visage de Roberte; son regard, où passait une lueur de haine, effleura la jeune femme qui marchait près d’elle d’une allure souple, incomparablement élégante.Le soleil mettait des étincelles d’or dans sa magnifique chevelure; il éclairait ce teint satiné et rosé, semblable aux pétales des roses si chères à M.de Ghiliac.Un charme inexprimable se dégageait de cette jeune créature, simplement vêtue d’une robe de voile gris argent rehaussée de quelques ornements de dentelle.La main de Roberte se crispa sur la poignée de son ombrelle.—C’est alors que sa fantaisie a changé d'objet, probablement, dit-elle d’un ton négligent.Le marquis de Ghiliac a des caprices, — tout comme une jolie femme n’est pour lui, doué de facultés si au-dessus de celles du commun des mortels, qu’un être inférieur, bon tout au plus à charmer un instant son regard.11 nous fit un jour cette déclaration, — ou quelque chose d’approchant, -r, le plus sérieusement du monde.C’était, je m’en souviens, du vivant de Fernande.Elle protesta énergiquement, — sans arriver à le convaincre, du reste.Ah! nous sommes vraiment bien peu de chose, madame, devant des natures masculines de cette trempe! Elle souriait, — mais, de côté, son regard s’attachait avidement sur le beau visage qui avait eu un léger frémissement.—.Et quand une de ces natures tombe sur une toute jeune femme, encore enfant, un peu frivole, mais très aimante et très éprise, quels malentendus en perspectives! Il y a vraiment cie tristes choses dans la vie! —Oui, très tristes! dit la voix tranquille et grave de Valderez.Mais pardon, madame! je crois que nous ferions mieux de prendre cette allée, elle nous conduirait plus directement aux serres.—Voilà papa! annonça Guillemette.M.de Ghiliac hâta un peu le pas en apercevant les jeunes femmes.Les yeux de Roberte prenaient cet éclat particulier qu’ils avaient toujours en sa présence.En revenant vers le château, elle le questionna avec intérêt sur les changements qu’il faisait apporter à ses serres, et sur sa célèbre collection d’orchidées.—Lobic vient de réussir une nouvelle variété qui me paraît tout sim plement une merveille, dit M.de Ghiliac.Il nous faut maintenant lui donner un nom.Nous l’appellerons “Marquise de Ghiliac”, en votre honneur, Valderez.Les lèvres de Roberte curent une crispation légère aussitôt réprimé*.—Elle sera vite cT^èbr%) t°ut autant que l'a été la r«a#“Duchcsse Claude”, dit-elle avec un demi-sou rire.Il faut espérer seulement que vous ne vous en lasserez pas aussi vite, Elle.—Comment cela?dit-il en la regardant d’un air interrogateur.—Mais oui! il paraît que vous n’y tenez plus guère, puisque vous la prodiguez maintenant.—Prodiguer est de trop, Roberte.Mais j’ai trouvé que, groupées dans les jardinières du salon blanc par les mains de ma femme, avec le goût très artistique qu’elle possède au plus haut degré, je jouissais beaucoup plus de ces fleurs qu’en les laissant toutes sur la tige.Ceci est encore de l’égoïsme et ne prouve pas du tout que je ne tienne énormément à mes roses, — au contraire.L’éclair railleur bien connu de Roberte traversait en ce moment les prunelles du marquis.Elle baissa un peu les yeux, domptée, comme toujours, par la froide ironie de cet homme près de qui échouaient toute: les coquetteries, toutes les subtile.' intrigues féminines.Elle força d< nouveau ses lèvres à sourire, à prononcer des paroles aimables pour U belle jeune femme qui marchait à 1: droite d’Elie, — pour cette créatur abhorrée envers qui.à chaque mi nute, sa haine grandissait.(.1 suivre) 1S i JÆ DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI, 23 JANVIER 1914 VOL.V.— No.18 TEMPERATURE Bulletin d’après le thermomètre de Hearn et Harison, 35 rue Notre-Dame list.H.de.Mesle, gérant.Aujourd’hui maximum .17 Même date l’an dernier .30 Aujourd’hui minimum.5 Même date l’an dernier.15 BAROMETRE 8h.matin.30.25; Hh.matin, 30.18; midi, 30.15.DEMAIN Beau et froid.(Service de la Presse Associée) Toronto, 23.— I-e temps est plus doux dans l’Ontario, mais se maintient froid dans les autres provinces.I.aes et Baie Géorgienne : Vent du Sud-Est avec neige ou pluie.Samedi plus froid.Haut Saint-Laurent et Ottawa ; Plus doux, avec neige ce soir et demain.Samedi soir, beaucoup plus froid.Bas Saint-Laurent ; Beau et froid aujourd’hui.Demain, moins froid froid avec neige.Provinces Maritimes : Vents modérés, beau aujourd’hui.Demain, neige ou pluie.Supérieur : Neige, plus froid ce soir et demain.LA SEANCE LE SCANDALE! DE BOXE QUA TRE JOURS DE RÉPIT ! (“MARTIN & COMPANY” IL SE PEUT QUE LE CLUB ATHLETIQUE CANADIEN NE PUISSE LA DONNER CE SOIR AU PARC | ______ ___ SOHMER A CAUSE DE L’EXIS- fence d’un reglement mu- Aux petites heures la Législature, après de nom-nicipal.breuses passes d’armes, s’ajourne à mardi - alors qu ’elle entendra MM.McNab et Nichols TRAITEMENT EGAL IJ se peut que la séance de boxe SAMEDI.2* JANVIER S.Timothée, évêque, martyr.Lever du soleil : 7 heures 28.Coucher du soleil : 4 heures 55.Lever de la lune ; 6 heures 54.Coucher de la lune : 2 heures 57.Du 24 au 26 : clair.(De notre envoyé spécial) ,qui doit avoir lieu ce soir au parc i .Québec, 23 — À 1 heure 45 ce ma-Sohiner, à cause de l’incendie du Itin Legislature s est ajournée a mardi prochain, alors que MM.Ni- DEMAIN AV pas manquer de voir, dans le Devoir de demain, le sommaire du Nationaliste.La variété de ses articles, l’abondance de ses informations, l'exactitude de ses renseignements sportifs et la sincérité de ses opnions font du Nationaliste le vrai journal de la semaine, le.complément indispensable de la presse quotidienne.iis comoais ei meme leur represen- ; ., .* „ .club ne prouve qu’il possède l‘nc eouata vénaient de terminer h>urs les Ranee's' 1 al,torlsant à donner : discours, le premier approuvant l’at-II V a rmelmie teinns M Henri !titude du gouvernement dans l’af-Hubert Uem.St iTutaiion de s’appuy.ï sur rèilem „ S3 ' I «« princrçalc de »„¦ Lomer (.„u,n K,, apprenant „,, à c.u.e de Pin.»!> ^e îe'.deu?;3"ra«V.listes qui ont porté des accusations contre des membres de la Législature aient le privilège d’être représentés par leurs avocats à la commission d’enquête.Cet amendement et la motion principale de sir Lomer Gouin furent remportés par un vote de 48 contre Ifi, malgré les vives protestations de la gauche qui, toute la soirée, avait bataillé ferme dans le but d’empècher que l’enquête soit limi- Énagissant ainsi, le chef s’appuie H‘c ,a.ux aoousations portcTS^^contre j ^.j,^ n-a guère j>air de sourjre sur une consultation de l’avocat en ’ aux députés libéraux canadiens- cendie du Club Athlétique Canadien celui-ci avait décidé de donner les ! combats au parc Sohmer, M.Hubert écrivit au maire pour lui demander d’appliquer le règlement à ce cas comme au sien.Devant ccttc mise en demeure, le maire a fait demander le sous-chef Grandchamp, qui a répondu qu’il ne pourrait agir autrement que faire appliquer le règlement, à moins qu’il n’y ait une loi provinciale privée, primant celle de la ville nal qui se trouve reproduit dans la motion de M.Armand Lavergne, député de Montmagny, adoptée au cours de la présente séance de cette Chambre.Et que si les dits MM.Nichols et MacNab se portent accusateurs devant le dit comité, ils aient le droit de s’y faire assister ou représenter par procureurs pour soutenir les accusations, suivant la procédure ordinaire et avec tous les droits de partiçs litigcantcs.M.Galipeauit propose en sous-amendement que tous les mots après “que” dans l'amendement soient retranchés et remplacés par les suivants : —Si MM.B.A.MacNab et N.*E.Nichols désirent se porter accusateurs devant le comité susdit, ils aient le droit de comparaitre par procureurs et de s’y faire représenter pour les fins de l’enquête.Cette motion de sous-amendement est adoptée; les i un s .16.(De notre correspondant) Ottawa, 23.— La décision du ministère Gouin et de sa majorité,] de faire une enquête parlementaire sur l’affaire Mousseau-Bérard-Ber- ÇETTE COMPAGNIE, DESORMAIS LEGENDAIRE, AVAIT ETE ENREGISTREE AU GREFFE DES TUTELLES SOUS LE NOM DE “MARTIN'S COMPANY”.— RENSEIGNEMENTS TYPIQUES.LE BAILLEUR DE FONDS LES DEUX SESSIONS NOS ABONNEMENTS SPECIAUX chef de la ville.Me Laurendeau.au contraire aux accusations qui fran?ais d’ottawa.Ils voudraient -«-| pourraient etie poi tees contre d au- lme enqUiqe impartiale et l'exclu- 1r(?S membres (IG bl I^CfflSIâtUre.est Cinn rlr»c rlorMitoc r»f r'rvncriîlrx* UNE EXPEDITION SUEDOISE La session fédérale ne fait que commercer, la session provinciale sc prolongera probablement pendant assez longtemps.Nous tenons à rappeler à nos amis que l’administration du journal consent des abonnements spéciaux pour ,$1.00, valables pour la durée des deux sessions.C’est une excellente occasion de connaître et de faire connaître le journal.MGR MATHIEU A QUEBEC (De notre correspondant) Québec, 23 — S.G.Mgr Mathieu, évêque de Régine, est arrivé hier de l’Ouest par le convoi du C.P.R.pour passi r quelques semaines de repos dans sa ville natale.S-a Grandeur est l’hôte du Séminaire de Québec.HERITIER AU PRINCE VICTOR-NAPOLEON Bruxelles, 22 — Un héritier est né aujourd’hui au prince Victor-Napoléon, le prétendant au trône impérial de France.Le prince Victor-Napoléon est Agé de 2 ans.1] se maria en 1910 à la princesse Clémentine de Belgique, de qui il eut un premier enfant le 20 mars 1912.Mais c’était une fille.LE DINER DE LA PILGRIM SOCIETY Londres, 23.— Le correspondant du “Times” à Stockholm dit que le .comité des explorateurs suédois aux pôles a décidé récemment d’organiser une expédition dans les régions antarctiques dans Tautomne de 1915.Les explorateurs qui entreprendront le voyage seront cinq ans absents.Ils visiteront tout particulièrement la terre Graham.Il leur faudra $72,260.Le gouvernement a voté, vendredi dernier, la moitié de cette somme alors que M.Tellier, chef de l’opposition, se leva et annonça au premier ministre qu’il se retirait du comité d’enquête.M.Gault, de Sainte-Anne, prit la même décision.Le premier ministre invite alors tour à tour MM.d’Auteuil, Smart, L’expédition sera sous la direction de (]e ]a Chambre hier soir, n’a pu dire iatifs convaincus de tripotage.LES ASSIGNATIONS (Dernière heure) « M.J.-O.Délisle, sergent d’armes de l’Assemblée législative, se rend Slater et Tansey à remplacer M.jcet après-midi à Montréal pour si-Gault, mais tous déclinèrent Thon-1 gnifier à MM.Nichols et MacNab neur.Iles subpoena leur enjoignant de Le premier ministre insista pour ] comparaître mardi prochain, à la que le chef de l’opposition reste sur barre de la Chambre le comité d’enquête, mais M.Tellier fit part à la Chambre que malgré que son nom fut laissé sur la liste des membres du comité d’enquête, il refusait d’en faire partie.M.Bernier, de Lévis, étant absent amiral Palander et comprendra dix explorateurs.LE MEURTRIER DE KENT REED Londres, 23.— Le télégraphiste du navire “Gampian”, de la lig-ne Allan, qui se dirige vers le Canada, a reçu un message de télégraphie sans fil, l’avertissant que le meurtrier de Kent Reed, tué le 20 courant à Wolverhampton, était probablement à bord.Une enquête sévère a lieu actuellement sur le navire qui doit arriver à Saint-Jean, N.-B., dans quelques jours.LA “ VENDETTA ” ITALIENNE ( Service de la Presse Associée) Chicago, 23.— Un nouveau meurtre a été commis dans le quartier italien de cette ville hier soir.La police était à chercher les assassins de Joseph Portuguese lorsqu’elle entendit deux détonations de revolver.Elle courut à l’angle de l’avenue Milton et de la rue ~ ! Hobbie et trouva, mourant, R.De- (S«rr:e“ a« i» Pressa Associé») penza, propriétaire d une petite ban- New York, 23.— Le d.ner de lai que.Depenza a été tué au même en- le mois j droit où Portuguese est tombé frappé de balles.Onze meurtres ont été commis dans ce quartier depuis deux ans.Pilgrim Society, fixé pour de février, est remis à plue tard.La maladie de M.Boseph H.Choate, le président, en est la cause.MORT DE HENRY ASHER ROBINS (Service de la Presse Associée) New-York, 23.— Henry Asher Robins, l’un des fondateurs de la Waltham Watch company, de Waltham Mass, est mort hier.11 était Agé de 84 ans.Il a succombé à une forte attaque de pneumonie.Il était retiré des affaires depuis 1887.OBSERVATIONS SISMIQUES (Service de la Presse Associée) Naples, Italie, 23.—.Frank A.Perrot, un volcaniste représentant de la Volcanic Gessarch Society,de Spring-ficid, Etats-Unie, et attaché honoraire à l’Observatoire Royal du Vé-irti aujourd.hui pour le MORT DE GEO.MERRIAM (Service de la Presse Associée) Springfield, 23.— George S.Mer-viam est mort en cette ville hier soir.Il était âgé de 71 ans.Son père fonda la compagnie qui publia le dictionnaire Webster.George Merriam termina ses études à l'Université de Yale en 1864.Pendant cinq ans il publia le revue “Christian Union” qui devint plus tard r“Outlook” sous la direction de Henry Ward Beecher.Il a écrit plusieurs volumes sur les questions religieuses.LES ARMES VENANT DU GUATEMALA (Service de la Presse Associée) Nouvelle Orléans, 23 — Les agents Japon dans le but de visiter le thêâ- du gouvernement viennent de termi-tre des récentes' éruptions dans l’tle une enquête qui a duré plusieurs selle Sakura.M.Perret apportera avec j madnes.Us se sont rendu compte lut plusieurs instruments de physi— que les révolutionna ires du Mexique que.Il reviendra en Italie via Ho- obtenaient des armes et des muni- nolulu et l’Amérique.M.L.J.DESSANE A SAINT-SAUVEUR Québec, 23.— M.L.J.Dessane, un musicien avantageusement connu en ville, vient d’être nommé organiste le l’église paroissiale de Saint-Sau-reur.CANDIDATURES MUNICIPALES tions par l’entremise du Guatemala.L'enquête a révélé le fait dus les ar mes étaient expédiées au gouvernement du Guatemala et que celui-ci les revendait à un agent du nom d’Emmanuel Castillo Britto, ancien gouverneur de Catnpèche.SIR JAMES WHITNEY (Service «le la Presse Associée) Toronto, 22 — D’après un bulletin affiché A l’Hôpital Général, A 10 b.45 ce matin.sir James Whitney a passé une aseez bonne nuit et son état est satisfaisant en matin.ON DEMANDE AU DROUIN DE SE PORTER NOUVEAU CANDIDAT.maire QUI CONNAIT JOHN WHITE ?de Québec, 23 — Une délégation trois cents ouvriers porteurs de quêtes couvertes du centaines do ^natures est allée hier prier le maire Drouin de briguer de nouveau les suffrages.Le maire a demandé quelques fours pour répondre.11 est certain qu’il sera de nouveau candidat.A une assemblée publique, hier soir, les êclievins Mor'n et Lockwell ont accepté de se porter candidats pour un autre terme, sur les instances des (lecteurs du quartier Montcalm.M.John J.Dwyer, avocat, de New York, demande nu maire l’adresse, de m- j John White, ou, s’il est mort de ses s’il se retirait également de la commission.mais tout fait prévoir qu’il suivra la ligne de conduite de son chef.La Chambre ensuite s’amusa.M.Prévost, de Terrebonne, pria le premier ministre d’ajourner la Chambre jusqu’à mardi, afin de donner une chance aux députés de la campagne d’être dans leur famille dès aujourd’hui, mais le premier ministre insista pour ne terminer qu’aujourd’hui.Alors, pendant près d’une heure, le député de Terrebonne, qui était en veine d’humour, interpella spirituellement tour à tour le premier ministre, les membres du cabinet, dans le but de fléchir le premier ministre et lui faire accorder l’ajournement immédiat, rappelant à ses anciens collègues du cabinet les amitiés de jadis, alors que M.Prévost bénéficiait des trésors de générosité du premier ministre.Il prit ensuite tour à tour chaque député et les supplia d'employer leur grande influence afin de fléchir le premier ministre.Il proposa même un marché au gouvernement : “Si l’honorable ministre des Terres, dit M.Prévost, veut intervenir auprès du premier ministre, nous allons, nous de la gauche, lui faire cadeau de notre vote pour quatre items de son budget.” Et M.Prévost continua ensuite railleur, poétique, suppliant, jusqu’à ce que, enfin, le gouvernement se fut laissé attendrir.On vote quatre itemps du budget et comme Top-position l’avait promis il n’y eut aucune objection de la gauche.Sir Lomer ajourna alors la Chambre à mardi après-midi, à quatre heures.* LA MOTION GOUIN Voici le texte de la fameuse motion de sir Lomer Gouin, qui a provoqué un si vif débat à la Législature durant toute la journée et la soirée d’hier.L’honorable sir Lomer Gouin propose : —Attendu que le journal “The Montreal Daily Mail” a publié dans son numéro du vingt et un janvier courant, 1914, sous le titre “Evidence of corruption”, l’article suivant, (ici article déjà cité).—Attendu que M.J.Octave Mousseau, député de Soulanges, mentionné dans cet article, a demandé, à la séance de 22 janvier courant, la nomination d’un comité d’enquête chargé de s’enquérir de la vérité des faits qui lui sont imputés dans l’ai-tiele ci-dessus.—Attendu qu’il résulte d’un article publié dans le même journal, dans son numéro du 22 janvier courant, sous le titre “Evidence of corruption”, que les paiements allégués auraient été faits au cours d’une conspiration entre des personnes maintenant inconnues, et dont les ictes constitueraient une violation NOS INSTITUTRICES OUVERTURE DE LA PREMIERE CONFERENCE BI - ANNUELLE! DE L’ASSOCIATION DES INSTITUTRICES DU DISTRICT DE MONTREAL.Aux yeux du vulgaire, ce qui constitue une compagnie solide, c’est bien moins des actionnaires sérieux que des beaux meubles et un local somptueux.Ainsi de Martin and Company subitement évanoui et qui a pourtant inspiré confiance à une foule de gens.Cependant, la plus sommaire enquête aurait appris aux gens prudents ce que nous avons su, ce matin, “que Martin and Company” n’a jamais existé, légalement du moins, car la compagnie enregistrée au greffe des tutelles le 15 octobre 1913, le fut sous le nom de “Martin’s Company”.De plus M- Harry'T.Martin, qui donnait son nom à la compagnie interviewé par l’agence,à laquelle nous faisions allusion, a déclaré qu’il n’avait pas l’intention de mettre de Tar-gent dans l’entreprise, mais qu’il avait, comme principal bailleur de fonds, M.Sampson, le gérant.On aurait pu concevoir quelque étonnement en constatant que celui que l’on mettait d’avant n’avait pour ainsi «lire rien à faire avec la compagnie.Mais l’agence dont nous parlons n’a reçu qu’une seule demande d’informations : elle venait d’un quincailler.En réponse aux questions qu’on lui posait, M.Martin répondit qu’il avait été en société, pendant dix ans, avec une compagnie de constructeurs de New-York et, pendant sept ans, avec une autre compagnie analogue de Tarry Town, ce qui le faisait entrer excessivement jeune en affaires, puis, (tu’ü avait 34 ans.Or, à New-York, on déclara que M.Martin était pratiquement inconnu, qu’il n’avait pas été associé à des compagnies de construction, mais leur employé.Et le gérant de l’agence qui nous donnait ces renseignements,concluait qu’il fallait être bien imprudent pour nouer des relations d’affaires avec des gens sur lesquels on ne sait que choses d’un pareil vague.Où Acheter Demain (Enregistré conformément à la loi du Parlement du Canada, par L.-P.Deslongcharnpa, au Ministère de t'A «Hculture) -! PHARMACIE i Lecours et ] Lanctôt 1 S10 STE-CATHERINE EST H Cain St-Denis.MontrésI.4 Téléphonas : Est 4608-833-2770 VOS CORS Vous feront souffrir toute la vie.Pourquoi les endurer ?Le "KORN-KURE" LANCTOT les enlève en 48 HEURES.PRIX 25c.Envoyé par la poste.Timbre, mandat ou argent.TEL.EST 4510 Deux Grandes Valeurs en fait de Sacoches Le Magasin du Peuple 417 SAINTE-CATHERINE EST SACOCHES PERLEES POUR DAMES, en blanc et couleurs, noir et acier, noir et doré, chaînette.Valeurs jusqu a §1.75.Pour écouler à .SACOCHES POUR DAMES, faites de vrai cuir, doublure de cuir et , monture en argent allemand, poignée de cuir.Balance à écouler avant l’inventaire.Valeurs Jusqu’à 92.00, pour .•••••••• ] D.GAGNON & CIE f s Magasin a Rayons ¦j >i Angle ST-LAURENT et DORCHESTER NOUS AVONS L’AGENCE DES Patrons Butterick Les cahiers de modes pour le printemps, sont maintenant arrivés.En vente à 25c, avec patron gratis à votre choix, par la malle, c’est 10c de plus.Etoffes à robes noires de toutes qualités, mises en vente, à bon marché, demain, à 35c, 47c, 50c, 55c, 59c, 65c.Des valeurs jamais montrées jusqu'à ce jour LE FLEAU DES OREADNOUGHTS L’ouverture de la première conférence bi-annueile de l’Association des Institutrices du district de Montréal a eu lieu, à 10 heures, ce matin, à l’Académie Marchand, angle des rues Berri et Dorchester.La séance a été exclusivement privée, une grande partie ayant été employée à discuter les amendements à apporter aux règlements de l’Association.Il y a eu aussi une discussion libre ouverte à toutes les institutrices.On a pris pour sujet: “La meilleure méthode de faire réciter les leçons aux enfants.” La séance était sous la présidence de M.l’abbé Nazaire Dubois, visiteur des écoles, et de Mme O.Lalumière, présidente de l'Association.Cet après-midi, séance publique.Au programme: M.l’abbé H.Gauthier, curé de Saint-Jacques: “Formation de la volonté chez Tenfant”, et Mme W.A.Huguenin (Made-' leine): “Mme Julius Lavergne, corn me éducatrice.” LA PLUIE ET LE BEAU TEMPS LE CONTROLE SCIENTIFIQUE DES VARIATIONS DE L’ATMOS THERE.Londres, 23.— Sir Oliver Lodge, principal de TUniversité de Birmingham, à fait une conférence hier soir devant les membres de 'TInsitut des : ingénieurs électriciens.H a parlé de ! la possibilité d’obtenir un certain con-trôle du temps.“Si Ton attribue, dit- ; il, à l’électricité la propriété d’éclair-1 cir le temps, on peut donc imaginer que l’homme peut obtenir un certain contrôle de l’électrisation de 'l’atmosphère.“Si l’on veut qu’il pleuve, pourquoi ne pas envoyer un cerf-volant chargé d’électricité dans les nuages?Le1; fluide agira comme dans le labora-toire.” D’après le savant, si Ton veut qu’il pleuve, il s’agirait d’envoyer l’électricité d’un pôle négatif; et si Ton désire qu’il fasse beau, il faudrait décharger le fluide d’un pôle positif.LA GUERRE " .AU MEXIQUE (Service de la Presse Associée) Chihuahua, 23.— Les armées des fédéraux et des rebelles dirigent leurs forces vers Torreon, où _ doit avoir lieu une bataille déoisi- grave des privilèges de cette Chnrn- ; décidera si le général Villa ! Pent avancer dans les Etats du sud —Attendu que 1 interet public et | u est entendu que Huerta fait le bon renom de cette Chambre exi- des efforts désespérés pour gagner gent qu’une enquête soit tenue sur ia bataille de Torreon; le dictateur les accusations portées contre le dit joue un suprême atout afin d’em-M.J.Octave Mousseau, dans 1 arti- pêcher les 15,000 soldats victorieux cle reproduit ci-dessus, et sur la de Villa de marcher sur Mexico, conspiration au cours de laquelle j-4- lest paiements allégués auraient été j INCENDIE A BARRE Londres, 23.— Le “Daily Citizen”, organe ouvrier, public en primeur, un rapport du bureau local du Gouvernement, où l’on voit que 94 personnes sont mortes de faim en 1912, fait qui “comme la morsure d'un acide froid, est une amère accusation contre notre chaos social.”.Au nombre de ces victimes se trouvent 56 hommes, (dont l’âge varie entre 35 et 78 ans, 24 ayant 60 et 70 ans, et 1 plus de 70,) 30 femmes et 8 enfants, dont 39 sont décédées à.Londres même.Faisant une description du rapport, qu’il considère comme un index à une agglomération de pauvres infortunés, le “Citizen" dit, dans son éditorial: “Quel commentaire sur le pardessus doublé de fourrure et la folie du two-power stand-art! Si un pays avec une administration impériale et locale si énormément coûteuse et des associations de charité si peu organisées, ne peut rien faire de mieux que de laisser de grandes multitudes mener la vie des chiens et plusieurs mourir seules comme des chiens perdus, il est tout simplement mûr dans sa pourriture pour le châtiment.Un chèque en blanc aux entrepreneurs d’armements ne le sauvera pas.” POUR NOS POMPIERS LES CITOYENS RECONNAISSANTS ENVOIENT DE NOM-BREUX DONS.LIRE: En page 2 —Faut payer à Quàbec.Entrevue de M.Deschamps.—Le bill du tramway n-t-il échoué au port, etc., etc.En page 3.—Les murs oui des oreilles!—Deuxième chapitre des machinations de l’agence Burns.—M.Mousseau entre en scène.En conséquence qu’il soit résolu : j - —Qu’un comité formé des hono- Barre, Vermont, 23.— Par un froid rabies MM.L.A.Taschereau et P S.de 24 degrés sous zéro, un incendie a G.MacKenzic, et de MM.1.M.Tel- détruit le City Hotel et une vingtai-.lier, J.A.Tessier (Trois-Rivières).ne de pensionnaires ont dû se sauver heritiers.White vivait à Montreal en je.Ernest Gault, .1.L.Perron, Sévé- en toilette de nuit.M.H.W.Bnow, le 1888 et était ferblantier.Il était né dans le comté de Tipperory, Irlande, et avait servi dans l’armée anglaise.LE TUNNEL I)F L’AVENUE DU PARC Des commissal es ont distribué $80,-975.43 votés pur le conseil aux indemnitaires de l'expropriation nécessitée jpar le percement du tunnel de l'avenue du- Parc.Il y a douze indemnitaires qui touchent des sommes variant de 8545 à $32,256.99.rin Létournenu (Hochclaga) et Al- propriétaire, sa femme et dix pen-phonse Bernier, soit chargé de s’en- sionnalres ont été sauvés au dernier quérir du bien-fondé des dites ac- étage de la maison.Les pertes se cusations portées contre le dit M.chiffrent à $25,000.1.Octave Mousseau, député cle Sou-?—.- 'anges, et des faits constituant la MIITINFRIF dite conspiration, avec pouvoir muiintlVIE.d’envoyer quérir personnes et pu-: - piers et de prendre les témoignages Liverpool, 23.— Les matelots unio-sous serment, par écrit ou par sté- n'stes du “Dominionf se sont révol-nographic, le dit comité ayant de après la sortie du port.Le plus le pouvoir de se réunir et de capitaine est revenu immédiatement siéger pendant les séances de la A Holyhead et a fait arrêter dix-neuf Chambre et les jours où la Chambre hommes.Depuis le commencement d'a l’anrtée les citoyens de Montréal ont donné à la Société de bienfaisance des pompiers la jolie somme de $1,038, répartie comme suit: Société St-Vineent de Paul, $25.00; M.S.Allen, $5.00; Miller Bras.& Son Ltd., $59.00; Victor Morin, $10.00; Randall Dailson, $100.00; E.W.Sayer, $25.00; S.M.Baylis, $25.00; Lamontagne Ltée, $100.00; L.Chaput & Fils, $100.00; J.O.Labrecque Fils & Cie., $25.00; MM.Loranger & Melançon, $25.00; The Elder Ebans Asphalt Co., $25.00; La Fabrique Notre-Dame $50.00; Magor Son & Co.Ltd., $50.00; Ville d’Outremont, $200.00; Anonyme, $1.00; J.L.P.Roy, $1.00; E.N.Hébert, $25.00; Théo.Bonin, $10.00 Na-tionoscope, $25.00; M.Pauzé & Fils, $25.00; George Mardi, $25.00; Alexandre Michaud, $100.00; Quintal & Lynch, $10.00; J.A.Charbonneau, $lvQ0.Les messieurs de Saint-Sulpice se sont particulièrement dévoués au feu de la rue Saint-Paul en ouvrant larges les portes de leur maison pour servir café et repas aux pompiers et leur don de $50.00 est vu avec reconnaissance par la brigade.A tous les généreux donateurs, la Société de Bienfaisance par l’intermédiaire du “Devoir” adresse un chaleureux merci.LE BAL DE QUEBEC Ottawa, 23.— Le bulletin officiel suivant a été publié au palais du gouverneur-général: Les obsèques de lord Strathcona ayant lieu le matin du 26 janvier, Son Altesse Royale ne pourra pas assister le soir du même jour au bal d’Etat à Québec, mais elle assistera à la réception que donnera le lieutenant-gouverneur à 9 hrs 30.Le bal aura lieu après le départ de Son Altesse, à 10 nrs 30, M.JANIN L’état de santé de M.Georges Ja-nin, ingénieur en chef de la Ville, n’a guère changé depuis hier.Son médecin croit cependant qu’il sera mieux à l’hôpital et il le fait transporter aujourd’hui à THôtel-Dku.elle-même n'est pas appelée à siéger, jet de faire rapport.M.Cousineau propose en amendement que les aliénas suivants soient ajoutés à la fin de la motion : Que le (Ht comité ait aussi le pouvoir de s’enquérir des accusations atteignant tous autres députés do eette Chambre, soit dans l'article du journal ci-dessus reproduit, soit dans l’article du même jour- ATTENTAT SUPPOSE (Service de lu Presse Associée) Berlin, 23.—- Comme le prince Frê-déric-Guillaume descendait d’automobile à la porte de son palais, cet après-midi, un homme se précipita sur lu portière de la voiture.Le planton de servie© arrêta Thommo.que Ton croit fou.LE BOURREAU DEVANT LE MAGISTRAT Le bourreau Arthur Ellis, arrêté hier soir pour ivresse et port d’armes illégal, a comparu ce matin privé-ment devant le recorder Geoffrion, sous l’accusation de port d’amies.Le prévenu a été condamné à $5.00 d’amende et aux frais.Pour ivresse, le magistrat a ««pendu sa sentence.N»-G.Valiquette LIMITEE Palais d’Ameublement 471-477 Ste-Catherine Est Prix spéciaux pour douillettes duvetées Grandeurs 6 pieds par 5.Variété de copieurs, en satin et sateen.Remplies de duvet moëlleux.Rég.$4.75, $5,00, $5.50, pour $3.96.Rég.$6.00, $6.50, $7.00, pour $5.39.Rég.$7,50, $7.75, $8.00, pour $6.29.Douillettes pour berceaux de bébés, 3 pieds par 2.Prix $2.98 à $5.00.Llli BRODERIES DURANT LA TLT tj' ']\T'r'p|7 Angle Ste-Catherine et Montcalm ^ J.Un grand choix de broderies à.5é Un grand choix de broderies en mousseline et lawn à .9c Un grand choix de broderies à cache-corsets,de 25c et 35c,pour 19c Un grand choix de belles broderies sur mousseline Suisse de 27 pouces de largeur, pour robes de toilette et de 1ère communion.Valant 50c, pour .27p MATELAS OSTERMOOR $15.00 Nous avons Tagencc pour le fameux matelas “Ostermoore** de réputation mondiale.Ce matelas est fait entièrement du coton cardé le plus pur.Son élasticité est telle que même après plusieurs années de service il garde sa forme des premiers jours.Les feuilles superposées rcmpcchcnt de s’aplatir ou de s'élargir.Il est recouvert d’un coutil de fantaisie à l’épreuve de l’usure.Songez que vous passez un tiers de votre existence dans votre lit et que pour jouir d’un bon repos il faut un matelas hygiénique et moëlleux.Tel.Est 6819-637-39 SAINTE-CATHERINE-EST, angle Beaudry, MONTREAL La Compagnie BRODEUR LIMITES 533 Ste-Catherine Est 1827 Ste-Catherine Est 327 St-Laurent 86 St-Pierre.Achetez vos | cadeaux de noces i Marbres de Castiglione, Bronzes, Lampes (j Artistiques, Verre Taillé, Etc., aux magasins de la CIE BRODEUR à d’escompte.dCw Toutes nos marchandises sont également vendues à 2û% d’escompte.33K%rvj JANVI! 33 /30/o D’ESCOMPTE D’ESCOMPTE Notre asortiment complet cle MEUBLES, TAPIS, Etc., comprenant les plus jolis mobiliers de chambre à coucher et de salle à manger en noyer, acajou, chê-•* ou érable piqué, dans les styles ‘'Jacobins”, “Sheraton”, “Adams”, ou genres modernes, de même que notre stock immense de sets de Salle de Famille (living-room), sets de salon; 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