Le devoir, 4 novembre 1932, vendredi 4 novembre 1932
Montréal, vendredi 4 nov.1932 Rédaction et administration 430 EST NOTRE-DAME MONTREAL TELEPHONE ; ., HArbour 1241 SERVICE DE NUIT : Administration : ., .HArbour 1243 Rédaction : ., HArbour 3679 Gérant • .HArbour 4897 LE DEVOIR Directeur*gérant: GEORGES PELLETIER FAIS CE QUE DOIS! Rédacteur en chef: OMER HEROUX Vol.XXIII — No 253 TRO'S SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste Edition quotidienne CANADA.$ 6.00 E.-Unis et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE.1C.00 Edition hebdomadaire CANADA .2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE .3.00 L’oeuvre du jardin botanique Un splendide témoignage - Ce qui reste à faire D’où doivent venir les concours l Nos lecteurs auront vu dans le Devoir d’hier un communiqué de l’Institut botanique sur la visite de M.H.Teuscher, expert en matière d’organisation de jardins botaniques, actuellement attaché au jardin botanique de New-York.Ce que M.Teuscher a vu l’a enthousiasmé.L’emplacement, avec sa magnifique vue vers le sud, est superbe; le sol même dans son état actuel vaut deux fois celui du jardin botanique de New-York et est très varié; le pavillon est admirablement conçu et M.Teuscher a déclaré à M.Lucien Kéroack, l’architecte municipal qui a fait les plans et a la surveillance des travaux, que son oeuvre pourrait servir de modèle du genre; de même l’embryon de serre est pour le moment adéquat.Ce certificat délivré par une autorité en la matière doit nous être un stimulant.Nous sommes sur la bonne voie: hâtons-nous! Il reste, en effet, fort à faire.Un jardin botanique, ce n’est ni des serres, ni un pavillon, mais une vaste plantation d’arbres et de fleurs.Pour cela il faut niveler, terrasser, planter, non ’as au hasard, mais selon un plan qui ne peut être conçu et réaisé que par un spécialiste.Donc, premier point: engagement d’un spécialiste.Des circonstances exceptionnelles permettent à la ville d’avoir à très bon compte les services d’un homme qui est hautement recommandé par le directeur du jardin botanique de New-York et ses collègues d’autres villes.11 ne faut pas laisser passer cette occasion.Le public paraît avoir été mis sous l’impression que le directeur de l’Institut botanique de l’université est tout désigné pour diriger l’installation du jardin.De fait, les communications qu’il reçoit chaque jour laissent voir qu’on le tient pour un jardinier expert.Un botaniste et un jardinier sont deux techniciens dont l’un peut ne rien entendre à la science de l'autre.Pour l’organisation et l’administration d’un jardin botanique, il faut précisément un horticulteur qui ait acquis des connaissances e.n botanique et en arboriculture, des connaissances avancées.* * * Pour retenir le service de ce technicien de même que pour exécuter (les travaux de terrassement, de plantation et d’entretien, il faut un octroi annuel.Let octroi devrait être, au moins pendant les premières années, de soixante-quinze mille dollars.Tout est relatif.La somme à Montréal paraîtra forte, car nous dépensons pour nos parcs tout juste la dixième partie de ce que Toronto affecte aux siens, avec une population et une superficie sensiblement inférieures aux nôtres.Il est regrettable que cette idée d’une, commission des pares lancée l’autre jour ne soit qu’un pur canard, car elle serait bien utile pour assurer le développement de nos jardins publics, si important, plus important que jamais.La prohibition devant être bientôt abolie aux Etats-Unis, nous devrons désormais compter sur nos charmes, sur l’agrément que nous présentons au visiteur, si nous ne voulons voir péricliter l’une des plus importantes industries de la province, le tourisme.On pourrait dire que gosier sec n’a point d’yeux.Dans quelques mois ou quelques années, les gosiers qui nous viendront ne seront plus secs.Ÿ * * Mais la ville doit-elle porter seule le fardeau, puisque, encore une fois, tout étant relatif, cette somme représenterait plus de la moitié du budget actuel des parcs et terrains de jeux?Nous ne le croyons pas.La collaboration est ici non seulement bien venue, mais indispensable.D’où cette collaboration peut-elle et doit-elle venir?De cinq ou six sources, au moins.Ce jardin, sauf erreur, unique dans tout l’est du Canada, intéresse non seulement la ville, mais le territoire métropolitain.la province, le pays, et, merveilleuse leçon de choses, moyen de perfectionnement incomparable dans la formation scientifique de la jeunesse écolière, il doit intéresser également les commissions scolaires et les maisons d'enseignement secondaire et supérieur.Si la ville de Montréal doit être la première à contribuer, il est équitable que la Commission métropolitaine verse également une souscription.Verdun, Westmount, Outremont.La-chfne, etc., profiteront de ce jardin et du flot des touristes, des touristes éminemment désirables, qu’il attirera.Le gouvernement provincial, par le ministère des terres e’.forêts, par le ministère de l'agriculture cl par le secrétariat provincial est également intéressé.On fora là.en effet, des expériences très utiles, selon le projet de M.Teuscher, dans l'acclimatation des arbres et des plants, voire des légumes.Les écoliers seraient invités à cultiver des jardinets et on étudierait en même temps le perfectionnement des fleurs sauvages dont quelques-unes peuvent, de l'avis des experts, devenir de splendides plantes d’ornementation.C'est donc assez dire que le gouvernement provincial et, pour les mêmes motifs, le gouvernement fédéral, par le ministère de l'agriculture, doivent suivre de près et favoriser cette oeuvre.Pour les motifs déjà sommairement indiqués, les deux commissions scolaires, la catholique et ]a protestante, devraient également y collaborer financièrement.Enfin, nous sommes >sùr que des citoyens, amateurs d'arbres et de plantes ou simplement fiers que leur ville ait “quelque chose à montrer”, mettront volontiers la main au gousset.Pour diriger ce mouvemenl, pour en prendre l’initiative, pour le mener à bonne fin, on peut compter sur le directeur de l'Institut botanique et ses collaborateurs, de même que sur la Société d’histoire naturelle à qui la ville s'en est jusqu'ici rapportée, qui ne ménageront ni leur temps ni leur peine.Mais pour être assurés du succès, ces promoteurs doivent pouvoir compter sur la sympathie, sur l'appui entier du public.Souhaitons donc que soit bien comprise à Montréal l’idée du jardin botanique, que tous ceux qui veulent chez les enfants le développement du sens de l'observation, chez les adultes, le mite des belles choses, l’amour de la propreté et de l’ordre (sentiment qui en quelques années pourra transformer la face de la ville), appuient de toute leur influence les démarches qui devront être tentées.Si Ottawa doit de nouveau voter des fonds pour travaux de ’hômage, où pourrait-on mieux les employer qu’à cette entreprise qui ne demande pas de matière première ni d’outillage?Même si l’on devait se contenter d’exiger du travail contre l’oc troi des secours directs, il serait possible aussi d'effectuer, à peu de frais, les premiers travaux de terrassement.* « » L’optimisme ne nous a jamais ici aveuglé .Nous savons, cependant, que de même que l'ancienne administration municipale a été bien inspirée d’agréer le projet du jardin botanique, l‘actuelle s’est empressée de pousser ce projet et de l'améliorer et elle voudra en assurer le succès complet.L’éehevin Trépa-niet et le directeur des services publics, notamment, sont tout acquis à l’entreprise, M.Arcand, ministre du gouvernement provincial, qui représente la circonscription électorale de Maisonneuve et qui y L’actualité A l’ordre _ -Vos députés s'emportent parfois, ht là-desms beaucoup de pens sont députés ,.L'antre soir, l'un d'entre eux, qui n'n point langue en poche, a qualifié de four-flusher l’un de ses 'hollcgiies; celui-ci n'a pas goûté te "niot.Et cela se comprend.Four-flusher, c’est le hâbleur, le vantard, le fanfaron, le bravache, le claquedent, le mata-inc>re, l'olibrius, le rodomont; ou, j pour traduire en argot français ce.terme d'argot américain, c’est l'es-brouffeur.Quoi détonnant à ce qim l'homme ainsi désigné se soil rebiffé, ait demandé justice au président de la Chambre des Communes ?Celui-ci, qui vient da Yukon, connaît sans doute tout le vocabulaire des champs miniers, où le terme four-flusher est l'un des pins bénins qui soient, — presque un ' compliment.Il s’est refusé à dire que four-flusher est un terme insultant."Vous n'aviez qu’à vous plaindre lorsqu’on vous l’a appliqué.Cela aurait été le temps de prates- I ter", a-t-il dit an député.— "Mais je n’ai pas saisi le mot, dans le j temps, sans à'ioi j’aurais sur-le-champ demandé à celui qui Va dit de le retirer”, a riposté le député offensé.— "C'est malchanceux pour vous que le terme vous ait échappé.Il est trop tard mainte- , nant pour que je l’interdise”’, a j statué le président.Plus amène et plus souple que cela, le député qui, dans la chaleur d’un duel oral, avait employé le mot four-flusher à l'endroit de son collègue l’a repris avec élégance, Mais il g a les précédents et les lendemains, au parlement.Et c'est à cause de cela qu’un autre député voulut faire une leçon détournée au président.Four-flusher, dit ce député, est en train de passer dans la langue parlementaire?Ce serait regrettable pour la dignité du parlement.(Car il parait que le parlement a sa dignité).Si le président réaffirme sa décision, il aura créé un précédent dangereux.Et qui pourrait, après-demain, s’objecter à ce que dorénavant quelqu’un allât qualifier de hâbleur, de traîne-rapière, d’outrecuidant le premier ministre même?Four-flusher.cela peut se dire entre joueurs de cartes avinés, dans un tripot.Mais aa parlement?Allons donc, M.le président.Respectons la dignité du parlement et des parlementaires.M.Black s’en est tenu à son arrêt.U sera dorénavant loisible à un député d’en traiter un mitre de four-flusher.Voire.Qu’un opposition-niste tente donc, l'un de ces quatre soirs, de dire que la politique tarifaire du premier ministre est une politique de four-flusher: il verra tout de suite à qui il a affaire, et si le mot est bien en train d’entrer de plain-pied dans la langue du parlement.On ne doit pas se servir de mots aussi triviaux, d’un caractère injurieux manifeste, dira le président.Il aura cette fois raison.El que personne ne risque ainsi le mot; il n’y a pas à compter que le premier ministre n’entendrait pas quiconque lui lancerait ce terme dédaigneux.ni qu'il ne le relèverait pas.Habitant de l’Ouest depuis des aimées.M.Bennett connaît la valeur et le sens des mois.Four-flusher?Pour moins que cela, des gens tirent le revolver de sa gaine, dans les pays de là-bas.Et si le Yukon admet pareil terme, l'Alberta ne l’a pas mis dans son dictionnaire des mots à employer entre gens bien élevés.Or qu’est-ce que le parlement, au dire des gens respectueux de la tradition britannique, sinon a gentlemen's club, un cercle de gentilhommes?Décidément, M.Black aura tort de tenir que four-flusher est du langage parlementaire; à moins qu’il ne veuille prétendre que noire Chambre des Communes n'est pas "a gentlemen’s club”.Dans ce ras.n'est-ee pas lui qu'il faudrait rappeler à l’ordre?rauî POIRIER Le feu au pénitencier de Saint-Vincent-de-Paul ( Voir page 3) nistre de la Défense.C’est un cas où les Canadiens de langue française ne perdent point de terrain.Le cas vaut Ja peine d'être souligné, et avec plaisir.Par ailleurs, le colonel Laflèche, qui est un grand blessé de guerre, paraît très populaire chez ses anciens compagnons d’armes, ayant été assez récemment encore choisi comme président général de la Lé-gioç.A qui le tour?L’admirable quêteuse qui réclamait voici quelque temps, pour ses clients des missions, une cloche et trois harmoniums, nous écrit qu’elle a déjà l’un des harmoniums, qu’il est en route pour le Pas, grâce à la générosité d’une excellente Montréalaise.Elle compte bien sur sa cloche.Pestent donc les deux autres harmoniums.Qui veut les donner?On n’a qu’à se mettre en relations avec le chef du secrétariat de la Saint-Jean-Baptiste, M.A.de la Rochelle (1182, Boulevard Saint-Laurent, Tel.Plateau 1131), qui veut bien servir d’intermédiaire entre le public et notre magnifique quêteuse.LES ACCORDS D’OTTAWA A 128 voix contre 80, M.Bennett en obtient la ratiFication Tous les libéraux -Bourassa et Neil, votent contre la sauf un, - ainsi que MM.et les quatres travaillistes ratification - M.Bennett raille Jean, vivement M.King ( Maisonneuve) Bon début de M.M.VALLANCE, MIS EN CAUSE PAR BENNETT, INCAPABLE DE SE FAIRE ENTENDRE M.Le ciment Une note récente sur la façon dont l’on pourrait peut-être donner à certaines industries un élan nouveau, nous a valu de M.(îeorges Dupont, un ingénieur français de passage à .Montréal et spécialisé dans ia question du ciment, une intéressante communication.L’interlocuteur dont nous résumions la pensée parlait du ciment conune d’une matière non-périssable et qu'il serait donc d'accumuler au delà des immédiats.M.Dupont nous écrit que si ‘‘le ciment n’est pas "périssable", au vrai sens du mot, par ailleurs, il est par nature éminemment instable, ce qui le fait spécifiquement "éventable”.Excusez le terme très significatif admis au lexique du “cimentier”!!.“C’est dire quç si le praticien, le constructeur et Partisan entendent ne pas s’exposer^ de graves mécomptes pouvant aller jusqu'à la catastrophe: diminution des résistances spécifiques et initiales, débilité constitutive du mortier et béton, écroulement consécutif de la structure, ils se défendent d’utih-ser un ciment ayant un trop long temps de stockage, “Je vous ferai grâce des détails sans intérêt général d’ailleurs! “Toutefois j'attire votre attention sur cette caractéristique de l’instabilité très apparente des ciments, qui n’échappe même pas au simple badaud.“Le ciment, en l’état lalent, est à tel point “hygrométrique” que les sacs les plus imperméables (en papier) et les mieux fermés (hermétiquement) n’en défendent pas le contenu contre les attaques sournoises de la simple humidité ambiante (si elle est persistante), qui se traduisent par celte formation insolite des “grumeaux”, de "moites".qui font rejeter le matériau de bien des chantiers s’ils sont tant soil peu contrôlés.Et ils le sont très sévèrement en Europe! “En (Par Emile Benoist) Ottawa, 3, La C.hambre des Communes vient de ratifier raccord anglo-canadien qui avait été conclu, l’été dernier, à la conférence économique impériale d’Ottawa.Cette ratification n’a été donnée que par une majorité parlementaire mais par une majorité parlementaire importante.128 voix contre 80, soit une majorité en faveur de la ratification de 48 voix.Le gouvernement de M.Bennett ne peut généralement compter sur plus de 3(1 voix de majorité.Cette fois-ci, M.Bennett peut se vanter d’avoir eu un libéral en sa faveur, M.Ilsley, député de Hants-possible j King.Ce comté de Nouvelle-Ecos-besoins j se se trouve en plein pays des pommes, dans le pays d’Evangéli-ne, et l’accord anglo-canadien est, parait-il, particulièrement avantageux pour les exportateurs de pommes.Pour continuer d’analyser le vote, cinq députés d’extrême gauche, MM.Carmichael, Campbell, Kennedy, Lucas et l.uchkovitch, ont voté pour la ratification.Les autres députés d'extrême gauche, h part les deux indépendants et les quatre travaillistes, se sont obstenus «le voter, il va sans dire que tous les conservateurs ont volé pour la ratification.Tous les libéraux (moins M.ils-ley, député de Hauls King*, les deux indépendants, MM.Neil et Bourassa, les quatre travaillistes, MM.Woodsworth, Mclnnis, Heaps et Mitchell, ont voté contre la ratification.Avant que le vote ne fût pris, il a fallu que le débat, qui durait depuis trois semaines, prit fin et que M.Bennett donnât la réplique à tous ceux qui s’étaient opposés à sa proposition de ratification.Dans le ras «le M.Bennett, il s'agit bien d’une réplique.En une heure et demie, le premier ministre qui voulait confondre l'opposition libérale, s'est acharné à cette lâche.Il a fait son possible pour démon-Irer que sir Wilfrid Laurier avait été le premier à faire «lu marchandage avec la Grande-Bretagne mais sans y réussir.M.Bennett est d'avis que son gouvernement a réussi ce que les libéraux, tout en le recherchant, n’ont jamais pu oh ! n’attendait rien en retour de qu’il ! accordait.Pourtant certaines déclarations de Laurier ont été consignées par écrit.Ntm seulement Laurier espérait-il recevoir quelque chose en retour de ce qu’il «ionnait mais ce quelque chose il b* sollicitait.M.Bennett cite plusieurs extraits des discours «le Laurier à cette époque.^ En 1897, les conservateurs, par la voix de leur chef, sir Charles Tapper, demandèrent aussi que le Canada reçût quelque ch««se en re-tour de ce qu'il accordait à la | Grande-Bretagne.Cette politique du donnant donnant, les conservateurs ne l'ont jamais oubliée, ne i l’ont jamais reniée.Ils la pratiquent encore «le nos jours.Le gouvernement de Londres ne répondit pas, en 1897, à l’attente de Laurier.C’est pour cela qu’à la conférence impériale de 1992, ; celui-ci proposa sa résolution invitant la Grande-Bretagne à reconnaître aux Dominions une préférence douanière pour leurs pro-«inits sur les marchés du Royaume-Uni.Laurier demandait exactement à la Grande-Bretagne d'élever une barrière tarifaire contre les produits étrangers afin de favo- 1|> beurre, les oeufs, le bacon, - - ¦ • • Telle ,e poisson et le bois.un mot.stocké massivement, ., .¦ en grand volume, et donc à l'abri (,i,ns U'urs "é«lK'la,'uns avt( l’air, Bloc-notes Tableau à faire On a récemment parlé, mais sans donner leurs noms, des municipalités scolaires qui n’auraient pas cet automne rouvert leurs écoles.Il serait peut-être intéressant, si l'on publie jamais le détail de ce tableau, de mettre en regard le total «les eomples gouvernementaux qui, à un litre quelconque, restent impayés «lans ecs régions ou n'ont été payés qu'avec retard.Ceci pourrait peut-être, dans une certaine mesure, expliquer cela.Le colonel Laflèche Le colonel M.Desharals Laflèche succède à et «levient sous-mi- de l'humidité de l’air, le cnnen n’est pas un matériau à conserver indéfiniment, sans avaries très préjudiciables à son emploi ultérieur.“La limite de sa conservation normale?Discussion purement académique et livresque.Elle dépendrai! en tout cas, eu chaque cas d'espèce, de la composition, de la finesse de mouture.de la chimie du ciment .choses variables â l’infini dans la gamme très étendue des liants hydrauliques”.Nous remercions M.Dupont de ses explications, où les intéressés trouveront sans doute grand pmfit.La série confinue Nous recevons un nouveau fascicule des Pages trifhwiennes, que publient «l'accord notre confrère le Bien Puldic et la Société d’Histoire régionale des Trois-Rivières.Il s’agit cette fois d'une étude de M.Bernard Brouillette, professeur â l’Ecole «les Hautes Etudes commerciales de Montreal, sur les ressources naturelles de la région.Nous devons nous eonlenler, pour le moment, de signaler la pu-blicatmn de celte brochure et de souligner une fois de plus la gran-as !Un «’•«’i'tériuni fille revendique une autre gloire et ?-1, Mais toutes choses transcendante, presque une apo- i ^, , ailItM,rs, parce qu’elle com- théose: c’est de constituer une ri- ?:ee , Personnalite agissante, et CETAIT la mAm* histoire teraa im moi».Mau» cio tM» ot lo.dlrn.n chtt «t I» lour, d» (ne* d'oMIg.Hon .en IMft.Mer do I .rit > •«mlnt.tr.I.uiT.m-m d.confirmation FW la tirrotm.nr» fil > a aamnd.(fiaa an manoir.Fn rtrompcni.d.» grand, an-io qu'il ar.li r.ndi» « I.Noiivfll.lrrmr, Hobart (.Mord «il «noblf «n IMS.por l.rrrm-patanta.ttfinfe-.dt la maia du rai d.franca.Louii XIV.Ifil Üjl LOI un ÜJI 151 % (51 ,âl!Dl!PinH51l5l!51trai!ïtM!§ll51i51t51ÜM un- - -ini m Feuilleton du "Devoir • • La fontaine de loasis par JEANNE DE COULOMB (51 (51 (51 (51 (Q1 151 (51 (51 l.t 14 avril HM.Robert CMard l'frHni dan.ma m.aair.g Rraupoil >' JOURNAL Olv JKSUlTU non.dit qa'TI m mort lo i r hrlilenn.inrni.aaltif du Père Carb.il.tain I.rampa dt m nMladl." Cffard a droll à la vènfrattoa 4m OiaaddMM franf.l.Il nt avrr l,oul« Urban •Tun dot load.(aura da la mlonl.IrançaiM du Canada al I.typt du Hlgaaia rnlaalaa ) leur ", au dir.dt l'hlitorlm Salon*.(Courtoisie de la Société Salnt-Jean-Bapttate de Mont"éal) Hgl!^^51lîPl!^i51l^Il5î(51liï1il^5^lI3l51i!^l51lDlii^51l!^l!Pl51^Dll51l!DGi, •Ï7 (suite) Rosaméc lui arracha presque l'enfant; Mon amour., mon trésor.("est ta maniai».Regardc-là.n’aie plus peur! Mais on eût dit que la petite ne la reconnaissait pas: ses cris redoublèrent.— Je l’ai trouvée blottie derrière des arbousiers, expliqua la jaune fille.F.lle tremblait de tous ses membres et eriait comme à présent.— Oh! merci, merci, murtmira la jeune mère.— Je ne serais pas revenue sans jcllr, assura simplement la jeune ,fille.Et il est fort heureux que j’aie pris cette direction, ear, l'équipe s’étant transportée plus loin, personne n’aurait découvert la pauvre mignonne.Pendant que la mère essayait de calmer sous ses baisers la petite sensibilité qui avait re(;u un choc sérieux, ta jeune fille se retourna vers sa soeur: Je ne m’attendais guère à te voir.Kl en robe de liai encore! Mine n’eut pas le temps de donner des explications; un ronflement derrière elle la força à se retourner.Par suite de quelque ex- plosion, le feu avait sauté et le vent artivait ce nouveau foyer qui s étendait vers le nord-ouest.Hâtons-nous, s’écria Rosa-mée.Ils ont allumé là-bas le con tre-feu.Si nous nous attardions, nous serions prises entre les deux.Du reste, la fumée devenait suffocante, et la chaleur presque intolérable, Rysclle a peur! gémissait la petile, le front sur l’épaule de sa mère.Gollc-ci se mit à courir, si vile (|u elle allai, l’incendie la devançait.dressant sur su gauche une haie de flammes qui incpgçait d’encercler un dépôt de barriques de résine.Pour sortir de cet enfer, il ne restait plus qu'un étroit passage qu’il fallait atteindre avant la jonction des deux feux.Une hésitation, un faux pa*.et les trois femmes périssaient dans ta fournaise! A ce moment critique, par-dessus les ronflements et les crépitements, elles perçurent le galop emporté d’un cheval: quelqu'un ve-nail à leur sérums! Le “Devoir” commencera tout prochainement la publication d'un nouveau feuilleton.Ce fut Jacques qui apparut sur Saldia, toute frémissante et l’oeil apeuré.Gomment se trouvait-il là?Hosa-mée ne se te demanda point: elle courut vers son mari et, dans un élan de tout son être, lui tendit l’enfant qu’il saisit comme l’avare reprend le trésor qu’un voleur a tenté de lui ravir.Elle recula aussitôt, laissant Mine au premier plan.“Elle d’abord!” semblait dire ce geste.Il déjoua s«s intentions de sacrifices: brusquement, «I l’em- rmigna par-dessous les bras, l’rn-eva de terre et la jeta en travers la «elle.Ne cessez pas de courir! rria-l-il alors à celle qu’il abandonnait: c reviens L'attendre?Oh! non, Mine ne le voulait pas.Plutôt .se précipiter dans le brasier qur de suivre le chemin où elle pourrait le rcncon-itrer! Elle se détournaiI pour obéir ! • sa folle décision lorsqu'elle j s’aperçut que „sa soeur n'élait pas auprès d'elle.A deux cents mètres de là, elle l’apernit, gisant sur le sol.Sans doute, la fumée, la chaleur l'avaient suffoquée.Elle s'élança pour la secourir, mais une subite explosion la rejeta on arrière; le dépôt de barriques avait sauté.Attendez! j’arrive! cria une voix.Kl Mignrtle, sortie eu ne sait eu Kl p sur le visage of les membres de la jeune fille étendue que la résine recouvrit par larges plaques, tandis que de l’autre main, avec une branche, elle tapait sur la robe légère qui s'était enflammée.Je cherchais la petite mami-zelle! raconlaM-elle simplement.Jacques revenait, mais à pied, celle fois: Saldia avait refusé de franchir le cercle infernal.Il oni-porla la blessée, passa d'un bond par-dessus la langue de feu qui léchai I la bruyère et siffla sa jument.Elle accourut à son appel et le laissa poser le corps inerte en travers de la selle, Il la ramena par ta bride ptsquï ux Laurès mi il confia son préc'cnx fardeau à Mine il à Miguel te qui.haletantes, l’uvnicr.t suivi.— Moi, je retourne là-bas! cx-pliqua-t-U, Il y faut un commandement ' Rosatiyéc, abmidonnarrt Rysctte à Janli, essaya d'abord d'enlever » avec de l’alcool la résine qui formait croûte sur le visage de lu jeune fille, mais elle tleuouvril cn-d»-sous des jdnics si profonde* qu'ci- t j i « ’i* j t #sf fria V21 Il faudrait un médecin! mur-mura-t-elle.Sans un mot, presque brutale-uu ni, Mine l’écarta, et prenant dans les bras sa cadette qui sc réveillait à la souffrance, elle partit en courant vers l’automobile, toujours dans le chemin paillé.Une heure plus tard, dans la clinique de Bayonne, but de sa folle course, elle entendait ce verdict implacable du chirurgien: Peut-être la tirerons-nous de ¦à, mais je .crains que la vue n-* soit atteinte, et elle restera probablement infirme, à coup sûr défigurée.de Pipo.Il n’avail pas osé doute franchir la ligne de feu.cette heure, il ne devait plus qu’une pauvre petite chose carbonisée.Elle ne s’en étonns point! Il lui semblait naturel d’être frappée dans toutes ses affertions Mais, pour la première fois, depuis le commencement de cette terrible journée, elle fondit en pleurs, près du lit où gémissait la petite martyre.vint sans et à être L* t» •• » » (a suivrai r.lournai ««t imarlmè au N* n.Notra-name rit.• Mnntréa).par m»rl* CnpuUira" (fi mponsabimt l «dltrlut-propriétaira: usorgo* fallal LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 4 NOVEMBRE 19S2 VOLUME XXIII No 253 COMMERCE ET FINANCE LES NOUVELLES EN RACCOURCI Le blé A la suite de la faiblesse des .'ours à Liverpool où l’Argentine accentue sa pression pour liquider ses stocks, le marché de Winnipeg la faibli hier.La demande pour exportation a été estimée à moins de 300,000 boisseaux et les cours ont été faibles dès l’ouverture.Ce n'est qu’un peu avant la fermeture que ie marché a paru être plus suppor-! té.Les prix Café (mars) .Coton (déc.) Caoutchouc ster à clandestins sur les convois de marchandises a été mise en vigueur, on a dû, à certains endroits du pays, obliger lesdits voyageurs a descendre.Ces gens avaient un logis quelque part au Canada où leurs parents et amis pourraient avoir soin d’eux et où ils pourraient exécuter quelque travail utile.Les chômeurs auxquels mon honorable ami fait allusion sont précisément de cette classe.‘La cité de Toronto m’a fait certaines représentations sur ce même sujet et s’il est avéré que certains chômeurs voyageurs ont faussement représenté leur situation vé ritahle aux autorités de Winnipeg, le gouvernement prendra les mesures nécessaires, immédiates, soit directement, soit par l’entremise du gouvernement provincial, sur représentations du gouvernement fédéral.” A Montréal Jusqu’à date, la police montréalaise a retracé 65 chômeurs de Win nipeg dans les asiles publics.Le sous-chef de police n’a pris aucune mesure d’exclusion contre ces gens et il attend des instructions des autorités municipales.Déclaration de M.Chevalier suit: 86 18 à Ot-Wimlsor.Chevalier, directeur municipale, déclare M.Albert l’Assistance qui suit: "Vue quinzaine do ces chômeurs ont passé La nuit au refuge Meur-ling, et une cinquantaine d'autres nu refuge de la rue Vitré.Selon leurs propres déclarations, ils ont signé, à Winnipeg, un affidavit déclarant qu’ils ne seraient pas une ‘charge nithlique" pour les villes où ils allaient émigrer, “ M.Honoré Parent, directeur des services municipaux, apprenant que d'outres chômeurs étaient descendus à Toronto, s’est mis eu communication avec cette ville, où il a appris que les autorités municipales de Toronto avaient rapporté les cas à Ottawa.Alors M.Parent s’adressa lui-même à Ottawa.M.Rennet! le référa à M.Gordon, et celui-ci à son secrétaire.M.Dickson (ou Dixon> Ce secrétaire déclara que le comité fédéral du chômage a autorisé la ville de Winnipeg à se débarrasser do ses chômeurs en les envoyant ailleurs, pourvu que ces sans-travail ne soient pas une charge publique oour les villes où ils allaient s’établir.» “C’est pourquoi quelque 200 chômeurs signèrent un affidavit décla-1 rant nu’ils avaient des parents à ' Montréal et à Toronto et qu'on pou- ! vait les y envoyer sans crainte.; Chacun voyagea aux frais de la ville de Winnipeg et reçut en plus quinze livres d’aliments pour le voyage.Or, il est maintenant démontré que les chômeurs de Winnipeg descendus à Montréal n’ont pas tous des parents et que la plu pari sont véritablement des charges publiques.On les a hébergés hier soir.On fera de même ce soir (jeu dit probablement”.Les chômeurs errants ont raron- ; te qu'à Winnipeg on les avait fail 1 se répartissaient comme à Toronto, 70 à Montréal, tawa, 12 à Hamilton, 11 à \ucun de ces chômeurs n’a été renvoyé avant d'avoir donné son nom et son adresse dans l’Est.Les assertions ont été vérifiées par la gendarmerie fédérale.Le colonel MacLean ajoute que tous ces gens s’en retournaient par convois de marchandises lorsque l’ordonnance fédérale contre toute expédition de ce genre est survenue.Ottawa prend les chômeurs sous sa charge Toronto, 4.Le commissaire Lavt*r a déclaré hier que le gouvernement fédéral paierait les dépense* des chômeurs qui sont a i -rivés a Toronto, mercredi soir.Le premier ministre Rennett en est venu à cette décision à la suite d’une protestation du maire VY.J Stewart, de Toronto._ M.Sauve répond à M.Taschereau Ottawa, 4.A propos des rc centes déclarations de M.Alexandre Taschereau, au sujet des octrois de toutes sortes demandés aux gou-1 ver nom eut s par toutes les classes de la population, M.Arthur Sauvé ; a fait tenir la déclaration suivante aux courriéristes parlementaires: “11 \ a beaucoup de vrai dans ce : qu'a dit M.Taschereau, et je suis d’autant plus à Taise à le reconnaître que lorsqu’il élait temps de prévoir la crise et de mettre un i frein aux extravagances, Topposi-; lion conservatrice dénonçait ; “l'émiettage des budgets provin ; “ciaux pour des octrois servant “d'appàt électoral et non l'intérêt “natioiuil”.“On a épuisé des budgets et engagé le e red il ale la province pour gagner des élections.“Des gouvernements provinciaux ont offert des octrois pour toutes ; sortes de choses, que des individus : ou des municipalités, ou des com-I missions scolaires n'auraient pas osé demander."('.eux qui sont bien au courant de ces faits et qui lisent la récente déclaration de M.Taschereau tirent les conclusions que cmninaflHent la logique et la vérité.'' M.Roosevelt à New-Yorl< Le candidat démocrate à la présidence des Etats-Unis invite les républicains à se joindre à son groupe pour lui aider à réaliser son programme New-York.4 (S.P.A.) — Le candidat démocrate la présidence, M.Franklin I).Roosevelt, / criant hier soir an “Metropolitan Opéra House”, a invité les républicains à se joindre aux démocrates pour lui aider à réaliser le programme qui doit assurer le travail et la sécurité au peuple américain.Le président Hoover, dit-il, mène une campagne d’intimidation: il prédit que Therbe croîtra dans les rues des villes américaines si les démocrates prennent le pouvoir, mais il peut être assuré que Therbe ne croîtra pas dans les rues car elles sont sans cesse foulées par les pieds des chômeurs qui les parcourent en tous sens pour tâcher de trouver du travail.M.Owen I).Young, le fameux magnat de la finance et de l'industrie, était aux côtés de M.Roosevelt pour déclarer aux gens que le commerce et l’industrie des Etats-rnis n'ont rien à craindre si le candidat démocrate est élu à la présidence.Le candidat socialiste à la présidence des Etats-Unis New-York, 4 (S.P.C.) M.Norman Thomas, le candidat socialiste à la présidence, a prononcé hier soir son premier discours électoral dans la ville de New-York qu'il habite.il a réuni 22,600 personnes au Madison Square Garden sans parler de plusieurs milliers de partisans qui n’ont pas pu trouver place dans la grande arène sportive.On a chanté à plusieurs reprises L'internationale".M.Thomas a déclaré que les socialistes américains ne répéteront pas l’erreur bien excusable de leurs camarades anglais en cherchant à améliorer un système qui ne peut que conduire au chômage.Il a de nouveau répété que l’un des principaux articles de son programme financier est une levée sur le capital pour amortir les dettes du gouvernement.On peut passer sur le pont de Sorel A partir d’aujourd’hui, les voitures et les automobiles pourront passer par te nouveau pont de Sorel dont on a terminé la eonstrue-tion la semaine dernière.(Test ce qu’on a annoncé hier aux bureaux* du gouvernement.Ce pont fera de la route de la rive sud la plus courte pour se rendre à Québec.La roule par la rive nord sera d’autant soulagée et par conséquent plus facile à entretenir.Le nouveau pont comporte une travée mobile qui laisse 2
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