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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 10 février 1914
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1914-02-10, Collections de BAnQ.

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VOLUME V—No.33 MONTREAL, MARHI 10 FEVRIER, 1914 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS : Édition Quotidiennm t CANADA ET ETATS-UNIS.,*3.00 UNION 1‘OSTALE.'.*6.00 Édition Hebdomadaire : CANADA.«1.00 ETATS-UNIS ._____ *1.50 UNION POSTALE.* „ * , .«a.00 Rédadtion et Administration Ue RUE SAINT-JACQUES M O N i' B E A L.TÉLÉPHONES : ADMINISTRATION : Main 7461 RÉDACTION i - Maio 746® Diredteur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! UNE COMMISSION ROYALE S'IMPOSE LES DESSOUS DE LA COMEDIE toute cette campagne.(Cite les sommets de la 'bouffonnerie Les vices radicaux de toute enquête parlementaire - la partialité cl l’esprit sectaire - se sont manifestés, à Québec, dès le début.On commence pur appeler à lu présidence de lu Commission de l’Assemblée législative le plus étroit des membres du cabinet, celui-là même qui avait 3e premier, à la Chambre, fait sonner lu cloche “du parti”.Tandis que cia rumeur publique met en cause la Compagnie des Tramways et l’enquête a révélé que cette rumeur était bien fondée •— ou fait entrer dans la commission le représentant le plus actif des intérêts de la compagnie.La commission étend à deux des inculpés le bénéfice de l’immunité accordée aux accusés et aux témoins, en^cour d'assises : le droit de garder le silence, “de peur de s’incriminer”; et l’on donne au principal accusé le temps de tomber malade avant de l’interroger et de dévoiler les noms cle ses complices.Par contre, les défenseurs et les protecteurs des accusés organisent contre les témoins une campagne systématique d’intimidation et de travestissement de la vérité.Si, au cours 'd’un procès ordinaire, un journal avait publié contre un seul témoin un seul article comme ceux qui ont rempli les colonnes de la Presse, quinze jours durant, le rédacteur aurait été sommé de comparaître au tribunal et fourré en prison “pour mépris de cour”.Ici, la campagne fut inaugurée par le premier ministre, procureur général de la province, dans les menaces qu'il proféra le 22 janvier.Son assistant se mit à assommer les témoins dans les couloirs de la Chambre, et se tira d’affaire avec des excuses “loyales”, des excuses de “gentleman”, selon le mot élégant que certains journaux ont prêté au président de la commission, ministre de la Couronne et ami particulier de l’assommeur.Ce ministre est, du reste, le même monsieur qui invoquait le texte d’une loi contre les émeutiers, pour faire fourrer au cachot, sans mandat d’arrestation, et tenir au secret, deux jours durant, un journaliste qui l’avait giflé parce qu’il refusait de répéter au grand air des insinuations venimeuses faites sous le couvert de son immunité parlementaire./ >.¦ * * La Presse a été sublime dans s’est vraiment surpassée.Elle a atteint indéccnle.f Sa condamnation sévère des méthodes immorales employées par les détectives a dû toucher au plus sensible ceux de ses lecteurs qui n’ont pas oublié le noble rôle que le “grand journal des Canadiens-français” a joué lors de l’arrestation du malheureux Bélanger, de Saint-Eustache.On se rappelle le cri de triomphe de la feuille à sensation, lorsque son reporter, après avoir cajolé le meurtrier des heures durant, et lui avoir “payé la traite", réussissait, avant la police, à lui faire confesser son crime! Quel scoup! Quand une gazette a des souvenirs comme ceux-là dans son passé, elle est mal venue à faire la morale aux agents de police, obligés par fonctions à faire la recherche des criminels.Elle s'expose à se.faire dire le mot d’Alexandre Dumas à l’ancienne qui, au déclin d’une vie orageuse, la faisail à la vertu: “Voyons! as-tu fini?” Devant la preuve accablante faite à Québec, la Presse, répondant au nouveau mot d’ordre, abandonne ses protégés à leur triste sort.Mais «lie se console à la pensée que, “malgré la forte somme de $5O,0OO< mise à la disposition des meilleurs limiers américains, on n'a réussi à corrompre qu’un SEUL DEPUTE sur une chambre de QUATRE-VINGT-UN DEPUTES (1).” Les grosses lettres et les gros numéros «ont ceux de la Presse elle-même.La jonglerie avec les chiffres est chose dangereuse.Une autre manière de compter, c’est que sur trois législateurs à qui les détectives ont offert un pot-de-vin,.tous les trois l'ont pris, en y mettant pliA ou moins de cérémonie! Et à eux trois, ils n’ont coûté que $1,650.Com-?.bien les “limiers” en auraient-ils acheté pour^$50,000?Cette seconde manière de compter et de conclure est assurément aussi probante que celle de la Presse.‘}f '/e ¦X- Du reste, que vaut le certificat de vertu décerné par la Presse aux quatre-vingts justes, puisque celui qui s’était chargé de marchander, de payer et de livrer les autres, se trouve subitement incapable de rendre témoignage et de faire l’épuration —• ô ironie des mots! — de la liste de $1,150, représentant 50% du prix d’achat de ses copains?La Presse a accusé M.Lavergne de cruauté envers M.Mousseau.Mais elle lance elle-même à l’ex-député de Soulanges une flèche deux fois plus empoisonnée que le Irait du député de Montmagny.D’abord, rile condamne implicitement Je malheureux inculpé, avant même que l’enquête ne soit terminée ; et puis, en affirmant que les quatre-vingts autres députés ont les quatre pieds blancs, elle fait clairement entendre ipie le SEUL coupable s’est non seulement laissé “corrompre”, mais qu’il a délibérément calomnié ses collègues afin de grossir son pécule! D’après le double témoignage de M.Beck et de M.Biddinger, M.Mousseau réclama fortement de “Hyland”, le 8 janvier, le paiement du second versement de $1,150, promis à certains députés de la Chambre busse, afin de les induire à “travailler” leurs amis du Conseil.Au dire de la Presse, il se serait donc rendu coupable de tentative de Chantage et “d’obtention d’argent sous de faux prétextes” -— pour employer la terminologie du code pénal ! Nous n’avons certes aucune sympathie pour le malheureux qui a "succombé’’.Mais jusqu’à preuve du contraire, nous trouvons injuste de surcharger «on dossier.Tout, au contraire, dans les conversations enregistrées par le microphone, tend à démontrer qu’il mettait une sorte de bonne foi et de probité dans l’accomplissement de son honteux mandat.Or, s’il a dit la vérité, le 8 janvier, il y a d’autres coupables, que,lui seul peut nonimer.“L’intérêt public et le bon renom” de la Législature, comme disait M.Gonin le 22 janvier et M.Pérodeau, le 23.exigent que ces autres coupables soient découverts; et la commission d’enquête n’a pas le droit de profiter de la maladie, réelle ou supposée, de M.Mousseau pour sauver scs complices en laissant planer sur son honneur le soupçon de crimes et de vilenies pires encore rpic ceux dont il est accusé.* •» * Qu’on retrace la suite des événements qui se sont précipités du 22 au 28 janvier, cl Ton constatera que, durant ces six jours, on a fait faire à M.Mousseau, et autour de lui, une série de manoeuvres qui '-indiquent non seulement que le député de Soulanges était alors en parfaite santé ?t en pleine possession de ses facultés; mais, fait plus significatif encore, que tous ceux qui étaient intéressés à ce qu’il tombât malade, prenaient leurs précautions pour tirer le meilleur parti possible de cette maladie.Notez bien que je ne prétend^ nullement que l’ex-dêputé de Soulanges simule aujourd’hui la maladie.La commotion et les assauts qu’il a subis sont plus que suffisants à terrasser un homme.Mais ce qui est certain, c’est que les gens qui avaient intérêt à l’empêcher de témoigner les uns pour des motifs personnels, les autres pour le salut “du parti”__ l’éternelle raison de toutes les vilenies de la politique — ont tout fail pour rendre le public sceptique à cet égard.Voyons un peu.Le 21, le Mail porte son accusation contre MM.Mousseau, Bérard et Bergevin, Le 22, sir Lomer Gogin fait constituer le comité d’enquête de l’Assemblée.Le 23, M.Pérodeau fait faire la même opération au Conseil.MM.Turgeon, Champagne et drapais forment la commission d’enquête.Le même jour, le Mail publie la liste, sans nom, des sept conseillers évalués par M.Mousseau à $4,200 (les sept).Il mentionne également les $1,150 que M.Mousseau affirmait avoir distribués aux députés.Le samedi, 24, M.Pérodeau, que personne n’avait nommé, prend son billet de confession de M.Mousseau et le garde dans sa poche.Le 27.MM.MacNab et Nichols comparaissent à la barre de l’Assemblée.Ils nomment, incidemment MM.de Varennes et Gilman.Le même jour, M.Mousseau distribue des certificats “de bonne vie ri moeurs” à MM.Turgeon.Champagne et Lanctôt (conseiller), que personne n'a encore nommés.Comme M.Pérodeau, MM.Turgeon et Champagne serrent soigneusement leurs billets de confession dans leur poche afin de les utiliser au bon moment.Détail à noter.M.Mousseau n’atteste pas la vertu de M.de Varennes.ni eellc de M.Gilman, déjà mis en cause.Le 27 au soir.M.MacNab ayant nommé M.Rocher, ce fonctionnaire produit une dénégation écrite, qu’il semble avoir tenue toute prête d’avance.Le 28 après-midi, MM.de Varennes et Gilman, à défaut du certificat de M.Mousseau, mais forts de leur vertu.ri de sa maladie, témoignent individuellement de leur innocence.Le soir.MM.MacNab et Niehols se présentent à la barre du Conseil.MM.Turgeon et Pérodeau, auxquels se joint M.de Varennes, font une | scène aux accusateurs et les sommenl tie répondre par “oui” et par "non”.M.Chapais vient à la rescousse des compromis et fait restreindre l’enquête aux seuls conseillers accusés directement par MM.MacNab I et Niehols, qui ne connaissenl de l’affaire que le dossier qu’ils ont vu pour la première fois le 1!) janvier.Durant la comédie de l'ajournement du Conseil, ou du moins le même jour, se bâclent les démissions de MM.Bérard, Bergevin et Mousseau, publiées le lendemain.Le 30 janvier, le 2, le 3 el le I février, MM.Beck, Biddinger.Keyes et Maloney rendent leur témoignage devant le comité de l’Assemblée, et confirment toutes les révélations du Mail.* * * Le 4 février, M.Beck donne au Conseil la fameuse “liste” discutée le 8 janvier entre Mousseau et “Hyland” : Bérard.i.$2,000 Varennes.Lanctôt .Pérodeau.Turgeon.Bergevin.1.000 1,000 ou 500 500 300 200 A l'enquête, M.Maréchal a expliqué que le Lanctôt désigné n’était pas le conseiller législatif de ce nom.Mousseau avait aussi suggéré $100 pour M.Champagne ; mais son nom n’apparaît pas sur la liste revisée, C’est à ce moment que MM.Pérodeau, Turgeon et Champagne sortent leurs billets de confession, signés par Mousseau, l’un le 24 janvier, et les autres le 27.MM.Turgeon et Champagne démissionnent, avec éclat, de la commission d’enquête, parce qu’ils ont été “nommés".Ce geste noble, mais tardif, est un peu singulier.Comment se fait-il que, s’attendant si bien à être “nommés” dès le 27 janvier, puisqu’ils se faisaient absoudre dès cette date par M.Mousseau, ils aient accepté de faire partie du comité d’enquête ?Comment se fait-il aussi qu’ils aient attendu la maladie et le silence vraiment providentiels de M.Mousseau pour produire une attestation sur laquelle il est devenu impossible d’interroger Je signataire ?Le lendemain, la cftmédie se répète au comité de l’Assemblée ; et M.Taschereau qui, conformément au mandat dicté par M.Gouin à la commission, a refusé de faire enquête sur les conseillers législatifs accusés ou désignés, permet aux “désignés” de faire consigner leurs diplômes de rosières dans les archives des deux Chambres.Quant aux deux conseillers “accusés”, Bérard et Bergevin, ils refusent de répondre.M.Labelle se retranche derrière le secret professionnel.Et M.Charles Lanctôt, après avoir assommé M.MacNab ri fait des excuses de “gentleman”, pj-oteste à son tour de son innocence.* * * Voici donc, en résumé, le résultat jusqu’ici obtenu : des trois accusés, deux refusent de répondre "de peur de s’incriminer”, et l’autre, après avoir soigneusement pourvu de certificats d’innocence tous ceux des conseillers qu’il avait nommés (moins deux), disparait juste à temps pour n’avoir pas à désigner les députés dont il a caché les noms dans s.es conversations avec les détectives.Que s’est-il passé dans lu coulisse ?Evidemment, avant de tomber malade, M.Mousseau a discuté la situation avec les juges et les accusés ; il a pourvu de moyens de défense ceux qu’il avait compromis, et rassuré les autres.Sinon, comment expliquer que les seules personnes auxquelles il ait donné ces attestations, soient précisément ceVt , dont les noms devaient sortir une semaine plus tard ?Ce n’est sûrement pas M.Beck, ni M.Biddinger, qui avaient prévenu M.Pérodeau dès le 24 janvier, et MM.Turgeon et Champagne, le 27, qu’ils seraient nommés le 4 février.Ainsi, grâce à la décision arbitraire de M.Gouin à la Chambre et à la jobarderie de M.Chapais au Conseil, le comité d’enquête de l’Assemblée va juger le seul Mousseau — s’il le juge ! — sans l’entendre ; et le comité du Conseil va restreindre son action aux seuls cas de Bérard et de Bergevin, lesquels, du reste, ont eu le bon sens de ne pas attendre la fin pour se harikarifier.Quant aux complices, de Tune ûu de l’autre Chambre et des bureaux, ils vont s’échapper les quatre pieds blancs (2); la Presse s’extasiera sur la vertu de nos législateurs ; et le b edit gom-nierce des bills privés reprendra comme de plus belle, sauf que les trafiquants se méfieront davantage des “millionnaires” de New-York et des téléphones portatifs.Non ; il n’y a qu’une enquête, générale et rigoureuse, par une commission royale absolument indépendante des politiciens, qui pourrait porter Je fer rouge dans cette plaie gangrenée.Sir François Langelier, qui fut un politicien ardent, mais qui a toujours été un honnête homme, a le droit et le devoir d'exiger de ses aviseurs l'institution de ce tribunal d’enquête.Henri BOURASSA.BILLET DU SOW MORALITE ET DISCRETION L'illusion est encore pus mal répandue, qu’en dépit de tontes les (/nesfions qui peuvent nous diviser, il est des* problèmes, tel celui de la moralité publique, sur lesquels les journalistes de toutes les opinions devraient faire bine dans une unanimité vengeresse.Il devrait en être ainsi, sans doute; mais, dans lu pratique, qu'il est donc malaisé, parfois, de s'entendre.Mais il faut, avant tout, se comprendre.Et, encore que ce soit dans un français approximatif, une notule du Canada de ce matin, rapprochée d’un article inséré au-dessus, n'a pas dit manquer de jeter quelque confusion dans les esprits.Parlant de l'affaire, de Québec, noire confrère prie que Ton ait “un peu de discrétion ’ : “Toute celte affaire du Mail, assure-t-it, aurait pu se traiter avec une discrétion et une charité dont la justice stricte n’eût pas souffert et auxquelles la morale, publique eût certainement gagné" Xotis sommes plusieurs, pourtant, à qui il pavait que la commission d’enquête, loin d’avoir manqué de discrétion, en a eu jusqu’ici plus qu’il n’en aurait fallu.Mais, pour sc comprendre, il faudrait décider d’abord si l'immoralité publique consiste à commettre des actes répréhensibles ou bien à les dénoncer.Et Ton croirait que la dénonciation est oeuvre pie, à en juger par l'article que le Canada publie au-dessus de la petite note qui voudrait gazer pudiquement l’affaire de Québec.Il s'agit, cette fois, d’“Un scandale conservateur; L’élection de Gimli" {Manitoba).Et le Canada craint que “la majorité conservatrice à la législature refuse T enquête".Mais ajoute-t-il — “Mais la publicité que l'on aura donnée aux preuves de corruption et d’illégalités servira toujours à éclairer les électeurs du Manitoba sur la moralité du gouvernement conservateur de sir Rodmond Itoblin.'' Et lu discrétion, qu'en faites-vous, cher confrère?Pour nous, il n'existe pus de scan dates libéraux ni de scandales conservateurs, mats il g a des scandales: et nous croyons que la discrétion est, comme disait Arthur Bnies, “la vertu des sages et souvent de ceux qui n’ont rien à dire”, et toujours des journaux de parti, pour qui la moralité publique n'est qu’une arme électorale, tout comme, entre d’autres mains, les fromages et le whisky.Léon LORRAIN.LETTRE DE QUÉBEC L’IMMIGRATION ET LA PROVINCE DE QUEBEC r UNE CANAILLERIE DE LA “ GAZETTE ” (2) Qu’on me comprenne bien : par complices, je n’entends nullement désigner les personnes nommées par Mousseau le 8 janvier — mais tous ceux, nommés ou non, avec qui Mousseau a pu partager.Je suis persuadé que parmi les “nommés”, certains n’auraient pas accepté le pot-de-vin; mais que, par contre, les “substituts” n’auraient pas été difficiles à trouver.A PROPOS DE LA GIFLE UNE LETTRE DE M.ASSELIN (1) La Presse du ti.février.M, Olivar Asset in a adressé au directeur du Devoir la lettre suivante, dont l'insertion a été retardée par suite d’une erreur de bureau : Monsieur le directeur du Devoir, Un de vos reporters me fait dire, à propos de l’incident MacNab-Lanctût, qu’il serait intéressant d’aller à Québec “pour faire établir S’IL Y A deux justices chez nous”.Peut-on me faire parler ainsi! Qu’il y ait chez nous deux justices et même plusieurs justices — une pour les riches, une pour les pauvres, une pour les ministériels, une pour les oppositionnistes, une pour la canaille (propice à la canaille) ri une pour les honnêtes gens (dure aux honnêtes gens), — apprenez, Monsieur, que je ne permettrai à personne de.faire croire que je pourrais être assez naïf pour en douter.C’esl “qu’il g a”, non pas “s’il g a", que le reporter aurait dû écrire: la prochaine fois, voyez à ce qu’il apporte son “rfétectapho-ne”, hein! Et précisément parce que je pense ainsi de la justice de chez nous, et que je n’en fais pas un secret, je crois, réflexion faite, que je me garderai bien d’aller accuser M.Charles Lanctôt devant les magistrats québécois: ils seraient capables de m’envoyer en prison pour “mépris de cour” avant le procès! Sachant que t'accusé serait au-dessus des lois, je veux au moins sauver, en ma précieuse personne, l’accusateur.M.Taschereau me doit un< coup de poing: qu’il le donne à Charles, et n en parlons plus._ S’il n’en tient qu’à moi, M.Lanctôt ne sera donc pas enlevé, fût-ce pour une heure, à ces hautes fonctions où.suivant le mot de M.Prévost (rapporté dans le Devoir de ce soir), il gagne “double mouture”.J’aurais deux autres raisons de rester à Montréal : La première, c’est que, dans le superbe état de santé que je dois à l’Immeuble (avec majuscule, comme la Justice), si je recommençais à demander des comptes à ces ?ens-là.je leur mettrais à tous, sans igure ne langage, le derrière en marmelade, et alors sur quoi s'as- siérait la Société (avec majuscule, comme TImmeuÜlej ?La deuxième, c’est (pie tout le monde ou à peu près est déjà convaincu.à lort ou à raison, que M.Lanctôt tient M.Gouin par quelque partie sensible (pardon, de Vinci!), et que, même condamné, jamais le premier ministre ne le laisserait aller en prison.OLIVAR ASSELIN.P.S.- A propos.de bottes, vous avez remarqué ce qui a sauvé Bérard dans le jugement de M.Berthiaume?Ce pauvre “Conseiller”, formé à la philosophie par la discussion de ses honoraires de législateur, avait eu l’idée bizarre de lire pêle-mêle Hégel, Kant, Fichte, Fouillée, Guymi, Boutroux, Bergson,' William James.Il en parlait ou il n’en parlait pas — avec des yeux ronds et des airs mystérieux; il n’avait que la force de s’exclamer: “Ah! Hégel!.Ah! Fouillée! Boutroux, ah! Boutroux!.” I! avait retenu de ces lectures tout Juste Tusagc français d’appeler l’Etat ce que nous appelons le Gouvernement ou la Province.Aussi bien, quand le “déteclaphone” se mit à faire dire TElat à Bérard, te collègue de Bérard au Conseil.M.Berthiaume, lui aussi un lettré, mais un lettre malin, prononça catégoriquement dans la Presse: “Ce mot Etat est l’invention d’un délecta-phone des States, Môssieu Bérard aurait dit la Province.” Comme quoi la lecture des philosophes a du lion, et que le travail ainsi que la vertu (les deux se trouvaient chez Bérard) est toujours récompensé.Un qui doit se mordre les pouces d’avoir négligé la philosophie, c’est Mousseau.O.A.M.BOURASSA A SAINT-HENRI C’est demain soir, à huit heures, (pie M.Henri Bourassa traitera, à Saint-Henri, de la Cherté de la Vie, sous tes auspices d’un comité de citoyens.La séance aura lieu au Collège, à huit heures.L’entrée est gratuite, les dames sont spécialement invitées.La chorale de Saint-Henri s’est chargée de la partie musicale,_, La Gazette consacrait ce matin à M.Armand Lavergne Tune de ses têtes de colonne de première page.L’un des sous-titres (lisait : “Quebec Nationalist Angry Because Quebec Government Is Encouraging British Immigrants to Quebec." “Le.nationaliste québécois est irrité de ce que le gouvernement de Québec encourage les immigrants britanniques à venir dans le Québec.’’ Grand nombre de lecteurs, ne parcourant que les titres de la Gazette, en concluront que ce misérable Lavergne a une fois de plus mangé deux ou trois Anglais en rôti.Ceux qui auront le temps'ou la patience de lire le compte rendu qui suit cette flamboyante assertion apprendront une autre histoire.Ils y verront, par exemple, que M.Lavergne a profité du débat pour “renouveler son attaque contre la politique d’immigration du gouvernement, qu’il dit n’ètrc pas de nature à encourager l’établissement dans la province de Québec des Français et des Belges” — (to renew Ids attack on the immigration policy of the Government as one that did net encourage settlement in the Province of Quebec lo Frenchmen from France and Belgium); ce qui ne saurait gêner aucun Anglais, à moins qu’il n’entende fermer les portes de la province aux Français et aux Bçlges.Ils y verront encore (paragraphe 5) que M.Lavergne a “exprimé son regret du fait que la province de Québec ne.faisait pas un plus grand effort pour amener ici 1 des Français et des Belges” et voyait là un danger pour rinfluen-cc française au Canada; et, à moins de considérer l’influence française comme une chose dangereuse, nous ne voyons pas en quoi les lecteurs anglais pourraient se scandaliser de ses paroles.Ils y verront enfin que, d'après le propre compte rendu de la G«-zette, M.Lavergne a déclaré: (// was all very well to try to induce British immigrants to come ’'-'•e.and he had no objection as far as it went) — “Il est 1res bien de travailler à amener ici des immigrants britanniques et je n’ai aucune objection à la chose en soi”, mais qu’étanl donnée la propagande énorme faite par le gouvernement fédéral et les autres provinces dans les pays de langue anglaise, la brochure qui faisait l’objet du débat “aurait dû être distribuée en France et en Belgique aussi" (The brochure should have been distributed in France and Belgium also), (p i-ragraphe 7) ; ils y verront toujours (paragraphe 11) qu’après avoir constaté la diminution de la population française dans Tensembte de la Confédération, M.Uavercne a ajouté: (The only way to correct lids tendency to diminish French infhience in Canada was to promote French-speaking immigration as well as English) —- (Le seul moyen de corriger cette tendance à la diminution de l'influence française au Canada, c’est de favoriser l’immigration de langue française aussi bien que celle de langue anglaise).et que nulle part il n’a parlé de boycotter les Anglais.Et il esl probable que, comparant res textes au-titre qui les surplombe, ils seront étonnés de la cannil-lerie que peut manifester parfois un tournai qui pose, d’habitude, à la dignité et au respect de soi-inc-me.v 0,H.Québec, !).— A demain le nouveau s’il doit y en avoir.Aujourd’hui T Assemblée législative siège deux heures à peine sans le moindre incident.Dix-sept députés sont à leurs sièges et bien peu s’intéressent à ce qui se passe.On discute les crédits du ministre de lu colonisation, que son collègue des terres explique.M.Devlin n’est pas revenu à la Chambre depuis un mois.Son état ne s’améliore guère, dit-on, ri il est parti sc reposer chez son père à Aylmer.L’opposition critique modérément, excepté au Chapitre de Tim-migration qui inspire à M.Lavergne des considérations très élevées sur le rôle de la province de Québec dans ce domaine.On a envo-'é un agent spécial en Angleterre our recruter des immigrants pour Cantons de TEst.Fort bien, dit le député de Montmagny, mais que fait-on en France, en Belgique, en Suisse?11 n’y a pas que les cultivateurs des Cantons de TEst qui aient besoin d’aide.Tous les cultivateurs de la province se plaignent du manque de bras.S’occupe-t-on de leur en procurer?Non.Pourquoi?Le Belge est un cultivateur modèle, industrieux et intelligent qui ferait un excellent colon dans la province de Québec; le Français de meme et le Suisse aussi.Et ce devrait être Ja lâche particulière de la province de Québec de les induire à venir ici.Ee gouvernement fédéral fait cette besogne, remarque M.Allard.Partout ailleurs qu’en France, en Belgique et en Suisse, répond M.Lavergne.Notre rôle à nous est de travailler Timmigration de ces pays parce (pie c’est là que nous trouverons l’appoint nécessaire pour conserver notre force dans la Confédération.Qui ne voit que notre influence diminue dans le pays?La province de Québec a progressé plus que les autres, remarque encore M.Allard.Sans doute, réplique M.Lavergne, mais par rapport au tout, clic esl plus faible que naguère.Il fui un temps où nous étions la majorité dans ce pays.Puis nous sommes devenus la minorité.Ee dernier recensement nous fait descendre à 32 pour cent du total de la population.Dans dix ans nous ne serons plus que 27 pour cent si nous ne faisons quelque effort pour conserver notre terrain.Et nous nous le devons à nous-mêmes, puis nous le devons à la Confédération, car la Confédération ne durera qu’autant que Télément français conservera sa proportion pour retarder l’américanisation du Canada.Nous avons un agent en France, remarque de nouveau M.Allard.Que fait-il?demande M.Lavergne.Le ministre ne le sait pas beaucoup.Ce n’est pas un agent, mais dix agents que nous devrions avoir en France et autant en Belgique.T! est étrange cuie le gouvernement ne comprenne pas cela.On dirait qu’il a peur de travailler à accroître l’influence de la province de Québec.Par rapport à Ontario notre progrès est assez satisfaisant mais ce n’est pas tant l'influence d’Ontario qu’il faut redouter que celle de l’Ouest.Nous avons 150 ans de vie commune avec Ontario et malgré certaines divergences passagères on commence à nous considérer comme des frères.La mentalité de l’Ouest esl bien différente et c’esl de là que va venir, que vient déjà l’augmentation de la représentation.La province de Québec est gran- de, forte et belle, nous dil-on.Je n’en disconviens pas.Mais parce (pie je l’aime et que je considère son influence essentielle à ma race et au Canada, je la voudrais encore plus grande, plus forte et plus belle, pour assurer l’équilibre de la Confédération et la perpétuité de nos traditions.Oh ! je sais bien que ce sujet nous attire beaucoup plus d’ironies que d’éloges et qu’eu m’en désintéressant je pourrais vivre la vie égoïste de certains autres et gagner de l’argent comme eux.Mais je suis si convaincu de la nécessité de notre influence comme race dans la Confédération que je préfère subir les injures que d’abandonner la tâche.En passant, M.Lavergne attrape le père Dougall du défunt Witness, dont l'imprimerie figure dans les comptes publics.Un bon citoyen, remarque M.Gouin.Un fier hypocrite, rétorque M.Lavergne, qui a calomnié la province de Québec, l’éducation catholique et l'influence romaine sans jamais rectifier bien qu’on lui ait prouvé maintes fois son ignorance.M.Tellier demande qu’on fasse une bonne carte de la province de Québec et M.Lavergne qu’on fasse une carte historique, montrant la Nouvelle France, indiquant les établissements français, pour que la génération actuelle puisse se retremper en retournant à sa source.Le ministre prend note.Au commencement de la séance on appelle le bill de la Montreal Water and Power Go:, qui a été tant discuté au comité des bills privés.Le premier ministre dit que le bill a été adopté au comité comme le résultat d’une entente entre les parties intéressées et qu’il appert maintenant (inc le conseil de ville répudie cette entente.11 ajoute qu'il ne se sent pas disposé à laisser passer ce bill malgré l’opposition du conseil de ville.M.Tellier dit que le bill dans sa forme actuelle esl le produit des délibérations du comité.Les deux parties se sont déclarées satisfaites de toutes les clauses, moins la neuvième, que le comité a votée après avoir entendu la ville et la compagnie.La clause 0 telle que votée ne donne pas tout ce que la compagnie demandait, mais le bill contient des choses avantageuses à la ville : par exemple l’obligation pour la compagnie de lui fournir un état de ses affaires el de ses obligations, et de lui donner accès à ses livres.Il paraît que c’est l’ignorance de l’état des affaires de la compagnie qui a retardé les négociations jusqu’à présent.Le bill est au nom de M.Mousseau, qui n’est plus député, et le premier ministre donne à entendre que si quelque autre député ne prend pas le bill à son compte, il devra disparaître de Tordre du jour.* « « La commission d'enquête de l’Assemblée n’a siégé que quelques instants ce soir.A la demande de M.Lavergne.M.D.L.McGibbon a été assigné.On ignore encore si les détectives de l’agence Burns seront ici demain matin.La Chambre ne siège pas ee soir.Que se passe-t-il dans la coulisse ?Au Frontenac on danse en mascarade pour une oeuvre de bienfaisance.Jean DUMONT.Les instruments agricoles en franchise.-Le rapport Gutelius-Staunton.-Le bill Lespérance.- Les probabilités de la semaine Ottawa, 0 — Les lundis, aux Coin-] le devoir du gouvernement cana-munes, ne sont guère intéressants, die» d’accorder cette diminution, d’habitude.La séance d’aujourd’hui Aussi, celle après-midi, M.Knowles, n’a pas dérogé à cette règle.A part député libéral de Moose-Jaw, Sas-' " larations d'un peu] katchewau, a-t-il interpellé le minis- deux ou trois décle d’intérêt, aujourd’hui, — et elles] ont été fort brèves, — la séance a ; été d'un terne remarquable.Ainsi j que l’expliquait devant nous, ces I jours derniers, un parlementaire, fort observateur, la tranquillité qui sévit cette année parmi les députés, j aux Communes, est probablement i l’effet d’une réaction.Les trois ses- j si on.s qui ont précédé celle-ci, ont été j tellement animées que la Chambre sent le besoin dç_se détendre et de i se reposer.Ajoutons qu’elle ne le, fait pas à moitié.LES MACHINES ARA 701- RES EN FRANCHISE Le gouvernement décrétera-t-il,) cette année, l’abaissement des droits sur Jes machines aratoires américaines importées au Canada, ou abolira-t-il totalement ccs droits ?Les députés de l’Ouest, conservateurs comme libéraux, se posent journei-1 lenient cette question, sans pouvoir encore y répondre de manière affir.tnative.On sc rappelle que, au] temps où il était oppositionniste, M.Meighen, le solliciteur-général ac-j tuel, demandait au ministère Lau-j ricr de diminuer les droits de doua-] ne sur ces machinés afin de favori-, ser quelque peu les agriculteurs de TOuest canadien.Le ministère Laurier passait à cette époque pour être des plus sympathiques à deux grandes fabriques canadiennes de ces instruments, la maison Masscy-Har-, ris, de Brantford.Ontario, représentée aux banquettes ministérielles, de 1008 à 1911, par M.Harris, un des associés de cette compagnie, et la Maison Frost & Wood, représentée au sénat par M.le sénateur F.T.Frost, un a dre libéral bien en cour, depuis 1003 surtout.Influencé ou non par ces attaches, le ministère refusa d'abord cette tère à ce propos, lui demandant si, comme le disait, le 6 janvier dernier, le Morning News, de Moose-Jaw.les droits de douane sur les machines aratoires seront abolis cette année.Le gouvernement, par l’entremise de M.Borden, a tout simplement ajourné sa réponse, en disant : “S'il y a des changements au tarif, sur ce point, nous les ferons connaître au public dans Tcxposé annuel fait par le ministre des finances, dans quelques semaines.” On ne croit guère qu’il y ait une modification du tarif sur ce point, mais on n’en est pas encore certain.Les vives réclamations du groupe de députés conservateurs de TOuest, à In dernière réunion générale du parti ministériel, mardi dernier, en faveur du blé i exempt d’impôts et des machines ' aratoires admises en franchises auront peut-être quelque effet sur la décision que prendra le ministère.Cependant, l’attitude hostile à ces demandes qu’a prise le nombreux groupe de députés ministériels ontariens.dont l’influence sur le ca-: hinet Borden est des plus grandes, laisse croire que celui-ci ignorera les représentations de la poignée de députés gouvernementaux de TOuest.et que les agriculteurs de ccttc région n’auront guère de faveurs du ministère, du moins à cette session-ci.LE RAPPORT GUTELIUS- STAUNTON Les journaux d'hier parlaient assez longuement du rapport Gutc-lius-Staunton à propos de l’administration de l'ancienne commission du Transcontinental-National.Ils en laissaient prévoir les grandes lignes, grâce à l'indiscrétion voulue Laurier refusa d’abord cette conces-i de certains fonctionnaires du minis-sion : puis il l'inclut dans Tcntcntcl tère des chemins de fer.Des dépu-réciprocitairc rejetée aux elections ! tés oppositionnistes se sont émus de 1911.Cette année, les représen-j des dires de la presse, à ce propos ; tants des agriculteurs de TOuest, ve-1 aussi, cette après-midi, le ministère nus en delegation à Ottawa il y a ici .(Suite a la Ze page) quelques semaine^ ont insisté suri ; c LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI, 10 FEVRIER 1014 VOL.V.—No.in CHRONIQUE RELIGIEUSE LE SACRE COLLEGE I DES CONFIRMATIONS ON ( UOIT ori'N ( ONSISTOIHH AURA LI K U PROCHAINE.MENT POUR REMPLIR LES SEIZE VACANCES EXISTANTES.— LES CARDINAUX SURVIVANTS.(Spéciale au '‘Devoir”) Rome, 10.— Avec la mort récente du cardinal-prêtre italien Casimir Gennari, le Sacré Collège, oui compte ordinairement 70 membres, se trouv.e avoir seize sièges vacants Voilà pourquoi l’on croit nécessaln la tenue d'un consistoire en mai prochain.Parmi les nombreux prélats qui seront probablement élevés au poste de cardinal, on mentionne les noms des archevêques de Vienne et de Tolède, du Primat de Hongrie, de l’Archevêque de Cologne, de NN.SS.Frowirth, depuis six ans nonce du I^pe à Munich, et Esser, secrétaire de l’Index à Rome, tous deux appartenant à l'Ordre des Frères Prêcheurs, de l’Archevêque Oarr, de Melbourne, Australie.Aucun nom de prélat anglais ou américain ne figure sur la liste des candidats probables.SA G R \ N DE U R L’ARCHEVEQUE DE MONTREAL CONFIRME QUARANTE ENFANTS AU COLLEGE SAINLAU-REN T HIER APRES-MIDI.— UNE FETE INTIME.rssss DÉPÊCHES MONDIALES RÉSUMÉ TÉLÉGRAPHIQUE Vous rendez-vous compte que les thés Assisté du chanoine Sylvestre, do l’archevêché, du R.P.Pinson, Provincial de la Congrégation Sainte Croix, du R, P.E.Laurin, supérieur du collège Notre Dame, du R.P.s, | Dion, ancien provincial, et des RR.dj SanguiLno, ministre des r® • e*' Eenaud, du col- Etrangères, afin de discuter >ôge Saint-Laurent, _ Sa , Grandeur sati,on (lu Gouvernement d’A Mgr Bruchési u administré le sacrement de confirmation à 40 élèves du collège île lu Côte des Neiges, hier après-midi, le Dr Charrette, médecin attaché Je cette institution, servant de parrain aux confirmés.Cette cérémonie a été suivie d’une fête intime, où les gymnastes du professeur Scott ont mérité les éloges 'le Sa Grandeur, et d’un dîner traditionnel.AU SEMINAIRE Trois-Rivières, 10.— Jeudi avant-midi, les membres de l’Académie St-Thomas d'*quin se sont réunis en sé- Cinq prélats italiens, par contre, anco privée, afin de passer aux voix semblent briguer les suffrages: l’Ar- Uil vote de sympathie à leur prési- chevèque Sbaretti, auditeur, autre- dent, M.J.G, Ahern, h l’occasion du fois délégué à Washington, .plus tard déplorable accident dont il vient d’ê-déiégué à la Havane et maintenant | tre victime.secrétaire des Réguliers à Rome; Tous les membres étaient présents.NN.SS.Guistini, secrétaire des Sa- M.Eddie Hamel in.vice président, crements à Rome, Serafim, répara-j a}rjstiajt eomme président et M.E.leur du Saint-Office, Laun, regent Cloutier comme secrétaire.Les voeux de la chancellerie, et Delia Chiesa.de , suivants furent unanimement adc(p- Boiogno, autrefois nonce a Madrid.^éa; Les cardinaux composant actuelle-! lo proposé par MM E Hamelin ment le Sacré Collège sont au nom-1 y.P.et Alex.Gélinas, secondé par MM bre de cinquante-quatre.Ce sont, par ordre de préséance: CA RDIN AUX-EV EQUES : Vannutelli (Serafino), doyen, évêque de Porto et Sainte-Rufine.Agliardi, évêque ri'Albano.Vannutelli (Vincenzo), évêque de Palestrina.Cassetta, évêque de Frascati.De Lai, évêque de Sabine.CARDIN AUX-PRETRES: Neto, du titre des XII Apôtres, premier prêtre.Gibbons, du titre de Sainte-Marie "in Trastevere”.Di Pietro, du titre de Saint-Laurent “in Lucina”.Logue, du titre de Sainte-Marie “della Pace”.Vaszary, du titre des Saints Syl- vestre et Martin “ai Monti”.Kopp, du titre de Sainte-Agnès-hors-les-Murs.Ferrari, du titre de Sainte-Anas-tasie.Gotti, du titre de Sainte-Marie ''delln-Seala”.Ferrata, du titre de Sainte-Pris- que.Prisco, du titre de Saint-Sixte.De Herrera et de la Jglesia, du titre de Sainte-Marie “Transponti-na”.Franeica Nava di Bontifè, du titre des Saints Jean et Paul au Mont “Coelius”.Richelmy, du titre de Sainte-Marie “in Via”.Martinelli, du titre de Saint-Augustin.De Skrbensky-IIriste, du titre de Saint-Etienne au mont “Coelius”.Boschi, du titre de Saint-Laurent “in Panisperna”.Bacilieri, du titre de Saint-Barthélemy en l’He.Katschthaler, du titre de Saint-Thomas “in Parione”.Merry del Val, du titre de Sairtte-Praxède, archiprêtre du Vatican.Arcoverde de Albuquerque, du titre des Saints Boniface et Alexis.Cavallari, du titre de Sainte-Marie “in Cosmedin”.Rinaldini, du titre de Saint-Pancrace.Lorenzelli, du titre de Sainte-Croix rie Jérusalem.Maffi, du titre de Saint-Chryso-gone.Luadi, du titre de Saint-Grégoire au “Coelius”.Mercier, du titre de Saint-Pierre-ès-Liens.Gasparri, du titre de Saint-Ber-nard-aux-Thermes, Luc on, du titre de Sainte-Françoise-Romaine.Andrieu, du titre de Saint-Onu-phre.De Cos et Macho, du titre de Sainte-Marie du Peuple.Falconio, du titre de Sainte-Marie “in Ara Coeli”.Vico, du titre de Saint-Callixte.B.Huot et Ed.Cloutier, que nos plus sincères sympathies soient offertes à M.J.G.Ahern, président de notre académie, à l'occasion du déplorable accident, dont il vient d’être victime.Adopté.2o.Proposé par MM.A.Jacob et O.Mayrànd.secondé par MM.R.Maynard et R.Dugré, que nos voeux les plus ardents de prompt rétablissement lui soient également présentés.Adopté.'îo.Proposé par MM.G.Godin et G.Biron, secondé par MM.Ls.P, Mé-thot et G.Gouin, que copie de ces voeux soit envoyée pour publication aux journaux suivants: “Le Devoir", et “La Patrie”, de Montréal; “Le Bien Public” îles Trois-Rivières, et “L’Action Sociale”, de Québec.Adopté.J.P.E.HAMELIN.V.P.J.C.CLOUTIER, Sec.LA CONTROVERSE DE KIKUYU Londres, 10.—L’archevêque de Can-torbury a définitivement décidé de ne pas intenter de procédures contre les évêques de l’Uganda et Montbasa, prélats de l'Eglise d’Angleterre en Afrique, sur les accusations portées contre eux en juin dernier, de vouloir créer un schisme.En juin dêrnier un grand mouvement fut organisé pour réunir toutes les sectes protestantes contre la puissance grandissante des Catholiques Romains dans l’Afrique Est et une grande cérémonie eut lieu à la clôture de la conférence tenue à Kikuyu.A cette cérémonie plusieurs communiants n’étaient pas membres de l'Eglise d’Angleterre.Les évêques de l’Eglise d’Angleterre, décideront, en juillet prochain, si l’Eglise d’Angleterre défend ces sortes de cérémonies.Petit carnet SOIREES DE EUCHRE C’est jeudi, le 12 février, qu’aura lieu dans la salle paroissiale de Saint-Alphonse d'Youville, la grande soirée de euchre, organisée, sous le patronage de leur curé par les Dames de Sainte-Anne de la paroisse.De nombreux et magnifiques prix seront distribues aux heureux gagnants.Prix de présence, et aussi prix spécial à la personne qui aura vendu le plus grand nombre de billets.Diverses autres attractions sont au programme de la soirée.Euchre de charité à la salle Laten-dresse, à Ahuntsic.organisé par les Dames de la Crèche Saint-Paul, du Sault-au-Récollet, mercredi, le 11 février, à 8 heures du soir.M.le curé C.A.Lamarche présidera.11 y a de beaux prix et des rafraîchissements (Iranito Pignalelli ch Belm^onteT'di! I sel'ont servis gratuitement, titre de Sainte-Marie des Anges.I * - larley, du titre de Sainte-Marie Les demoiselles du Cercle Gamelin, “supra Minervam”.| sous la présidence de M.A.E.Thi- Bourne, du titre de Sainte-Puden-1 baudeau, notaire, donneront un euchre tienne.j au profit des pauvres de l’Asile de la Bauer, du titre de Saiut-Gérome.j Providence, mercredi le 11 février au Amette, du titre de Sainte-Sabine.! No 306 de 1 eaurxz()ffââ mfwyppppp O Connell, du titre de Saint-Clé- j No .”06 de la rue Saint-Hubert.La menG i nartie commencera à 9 heures.En- Almaraz et Santos, du titre de;trée: oO sous.Saint-Pierre “in Montorio”.Dubiilard, du titre de Sainte-Suzanne.De Roverie de Cabrières.du titre de Sainte-Marie de ia Victoire.Pompili, (Basile).De Hornig.CARDINAUX-DIACRES: Della Yolpe.de la diaconie de Sainte-Marie “in Aquiro”, premier diacre.Gagiano rie Azevedo, de la diaco-me des Saints-Cosme et Damien.Bisleti, de la diaconie de Sainte-Agathe “in Suburra”.Lugari, de :a diaconie de Sainte-Marie “in Porticu”.Billot, de la diaconie de Sainte-Marie “in Via lata”.Van Rossum, de la diaconie de rsamt-Césaire “in Palatio".L’ASSOCIATION DES MARCHANDS-DETAILLEURS L’assemblée régulière et mensuelle de la Section des Marchands de Chaussures, succursale de Montréal, de l’Association des Marchands Détailleurs du Canada, Inc., aura lieu jeudi, le 12 février, à 8 heures p.m.précises, au No 80 rue Saint-Denis, (soubassement).MORT DU R.P.PATRICK BARRETT New-York, 10.— La R.P.Patrick H.Barrett, qui appartenait à l’ordre des Rédemptoristes, à Brooklyn, est mort hier à l’âfte de 58 ans.Il fut autrefois curé à Toronto et à Québec.LA VITALITE CATHOLIQUE Manchester, Angl., 10.— En 1690, on ne trouvait à Manchester que 2 dames catholiques; en 1700, il y avait 13 familles catholiques.En 1778, le nombre était passé à 500.Depuis il s’est accru rapidement, et, aujourd’hui, les i 32 églises catholiques que possède la capitale industrielle de l’Angleterre suffisent à peine aux 80 000 catholiques qui s’y trouvent.L’influence qu’y a acquise le catholicisme est considérable, et, ce qui ’e prouve, c’est l’élévation d’un catholique à la tête de la municipalité pour l’année 1914.U y a cinquante ans, ce fait eût été impossible; tandis que cette nomination de M.MacCabe passe aujourd’hui inaperçue.DISTINCTION AU CARDINAL SECRETAIRE Rome, 10.LE GRAND CONCERT YSAYE-GERARDY Le concert des grands virtuoses Ysaye et Gérardy, lundi soir au Princess.ne sera pas seulement le plus important événement musical que nous ayions eu à Montréal depuis des années mais aussi un succès colossal, probablement un record dans les annales artistiques de cette ville.Les billets pour ce remarquable récital conjoint de deux des plus illustres artistes au monde sont en vente aux magasins de musique Willis et Cie, dans l’ouest, et chez Ed.Archambault, dans Test, et l’on nous rapporte qu’ils s’enlèvent avec une rapidité inaccoutumée.Il reste cependant encore d’excellentes places mais nous conseillons fortement à tous ceux de nos lecteurs qui ne l’ont pas encore fait de se procurer leurs sièges le plus tôt possible.Il n’est pas un amateur de musique de Montréal et des environs qui se pardonnera d’avoir manqué un régal artistique comme probablement on ne nous en offrira plus jamais.Le programme de ce corcert que nous publierons dans quelques jours est de toute beauté.Qu’on se hâte de retenir ses places.MORT AFFREUSE.UN EMPRUNT ALBANAIS lltmo, 10, — Le prince Guillaume de Waid, qui aurait accepté le trône d’Albanie, est arrivé ici, hier, et a été reçu officiellement.Il sera Thôt • du roi Victor Emmanuel pendant deux jours, et un dîner sera donné en son honneur.Le prince rencontrera le marquis Affaires l’organi- gouvernement d’Albanie, et do négocier l’emprunt de $16,000,000 qu’il demande.On dit que l’Autriche et l’Italie sont prêtes à lui prêter chacune $1,000,000, L’EQUIPAGE SE MUTINE Cherbourg, 10.— Le steamer turc “Allay”, venant d’Angletere et se dirigeant sur Constantinople est arrivé dans cette ville.Pendant le cours du voyage, l’équipage qui était composé de matelots appartenant à diverses nations s’est mutiné.Des rixes et des querelles ont eu lieu au sujet de questions religieuses.Plusieurs matelots ont dû quitter le bateau à Cherbourg, d’autres ont été emprisonnés.NOUVEAU PRESIDENT DE COLOMBIE Bogota, Colombie.10.— Le docteur Jos.Viconte Concha, candidat du parti conservateur, a été élu président de Colombie.Le; élections ont eu lieu dimanche, et tout a été paisible.Une! partie des libéraux et des cléricaux, étaient en faveur de M.Concha.Le nouveau président sera installé le 7 août prochain, alors que le terme de C.E.Restrepo sera terminé.LES CHUTES NIAGARA Washington, 10.— M.Richard B.Watrus, au nom de l’Association Civique Américaine s’est adressé au secrétaire Garrison, lui demandant de s’opposer à ce que Ton permette l’en- ! trée aux Etats-Unis de plus de force! motrice qu’il n’en est admis au Ca- ! nada.M.Watrus déclare qu’au Canada, on ne meut utiliser plus de pouvoir qu’il ne s’en produit à l’heure ac-i tuelle, et qu’en empêchant l'entrée d’un | surplus lie pouvoir aux Etats-Unis on conserverait la beauté du spectacle qu’offrent les chutes Niagara.L’AGITATION A TOKIO Tokio, 10.— La police a défendu la réunion d’une assemblée qui devait être tenue demain, dans un parc voisin de la Diet.Le peuple est surexcité contre le gouvernement et tous les jours, de violents discours sont prononcés et demandent la démission du cabinet.L’ALI M ENTATION FORCEE Londres, 10.— L’évêque de Londres, se rendant de nouveau à la demande des suffragettes militantes, a visité, à la prison de Holloway, les deux prisonnières, Mlle Kitty Marion et Mlle Phyllis Brady.Mlle Marion purge une sentence de trois ans pour incendie prémédité, et Mlle Brady attend son procès sur le même chef d’accusation.L’évêque, dans son rapport, déclare que Mlle Marion se plaint d’être soumise à l’alimentation forcée au lieu d’être remise en liberté, mais qu’elle se porte bien.Les deux prisonnières ont refusé de promettre de se retirer du mouvement suffragiste lorsqu’on les remettra en liberté.LES VICTIMES DU “TITANIC” Londres, 10.— La Cour d’Appel a maintenu la décision de la Cour du Banc du Roi déclarant illégale la condition imprimée au dos des billets par laquelle la Comipagnie White Star se déclarait non responsable des pertes éprouvées par les passagers, même en cas de négligence des serviteurs de la compagnie.Ce jugement est le résultat d’une poursuite d'un fermier irlandais, réclamant des dommages pour la perte de son fils, lors du naufrage du “Titanic”.L'OPINION DE ROLAND GARROS Paris, 10.—- Roland Garros, qui vient d’arriver à Paris, dit qu’il ne croit pas possible actuellement la traversée de l’Atlantique en aéroplane.“Je ne crois pas le projet de M.Wannamaker réalisable présentement car il n’existe pas de moteur suffisamment fort pour entreprendre! une telle randonnée.On ne saurait non plus employer les hydro-aéroplanes.On ne pourra traverser TAtlan-l tique que dans quelques années c’est-à-dire lorsqu’on aura inventé une ma- ! chine d’une endurance extraordinai-1 re.” JUGE EN CHEF DE L'IRLANDE.Londres, 10.— Le Très Honorable! Richard Robert Cherry, juge de laj Cour des Appels, vient d’être mom-mé juge en chef de l’Irlande.Il succède au baron O’Brien, qui a dernièrement donné sa démission pour cause de santé.M.Cherry fut procureur général de l’Irlande de 1905 à 1909.Il naquit en 1859.Pendant plusieurs années il fut professeur de droit, constitutionnel et criminel à! l’Université de Dublin.' ELECTRICITE SANS FIL.Londres, 10.— M.Marconi vient d’annoncer qu’il peut maintenant, à| l’aide de la télégraphie sans fil, allu-1 mer une lampe électrique à une distance de six milles.L'inventeur pré-1 tend qu’avant longtemps peut-être on pourra s’éclairer et se chauffer avec l'électricité sans fil.LES HINDOUS EN NOUVELLE-ZELANDE.Londres.10.—- Le gouvernement de la Nouvelle-Zélande est très alarmé par l’arrivée constante d'Hindous.Dans les sept derniers mois il en est arrivé un grand nombre.premier ministre Massey a déclaré qu’il avait l’intention de faire adopter une mesure par le parlement pour empêcher cette immigration.L’ESPIONNAGE EN FRANCE.Paris, 10.— L’arrestation de cet Allemand à Tou! pourrait bien donner lieu à une enquête des plus suivies.En effet, il appert que cet Allemand faisait de l’espionnage depuis plusieurs années et qu’il n’était pas seul dans sa besogne.Un vif malaise exista dans les cercles militaires.Il SAMOA" sont les plus pur?, les plus propres, les plus délicieux cl les meilleurs que vous puissiez acheter ?UN ESSAI VOUS LE PROUVERA 1 PAQUETS CACHETES SEULEMENT 30c, 40c, 50c, 60c, la livre.DECES ET NAISSANCES Déclarations faites la semaine dernière à l’Hfttel de Ville : Décès, 180, dont 75 enfant, de moins de 5 ans ; j Un nommé Ernest Laporte, 579, , S.M.le roi Louis III Cuvillier, a été écrasé à mort, hier ! naissances, 220 ; maladies conta- rie Bavière a conféré 1 Ordre de Saint- jso:r, vers 6 hrs.ar un monte-charge Igit-uses, lô2 cas.dont 30 de diphtê- Hubert a S.Em.le cardinal Merry del | pour la glace sur le pont.(rie, 53 de scarlatine, 3 de fièvre iv- Yal, secretaire d Etat de Sa Sainfg^'pour la glace sur le port.jpholde et 7 de variole.LETTRE D’OTTAWA {Suite de lu \ere p(i!/c) se faisait-il interpeller à ce sujet, Le ministre des chemins de fer avait, il y a deux semaines, promis de déposer ce rapport devant la Chambre au cours de la semaine dernière.Il n’en a rien fait, parce que ce rapport est si volumineux que, malgré leur travail, les membres de la commission d'enquête n’avaient encore pu le terminer.Y'endredi dernier, M.Cochrane promettait de rendre ce rapport public cette semaine.Aujourd’hui, il a dit que la Chambre l’aurait le mercredi, onze février, c'est-à-dire au milieu de la semaine parlementaire en cours.Les libéraux, prévenus par les indiscrélions de la presse, cher-client déjà à parer le coup de massue que serait ce rapport, au dire des ministériels.Il ne serait pas étonnant, par exemple, que la majorité libérale du sénat, dès la semaine prochaine, à la rentrée de la Chambre Haute, prenne l’initiative d’une enquête menée par une commission spéciale du sénat, composée de plusieurs libéraux.Ceux-ci invoqueront, pour mener cette enquête parlementaire, que celle de MM.C.utelius et Staunton s’est faite, comme Ton dit au Palais, ex-pavie, sans assignation des fonctionnaires libéraux et des ex-ministres libéraux.ainsi que des membres de l’ancienne commission responsable de l’adjudication des travaux, de U)03 à 1911.L’enquête Gutelius, prétendront-ils, n’a été faite par les conservateurs que clans un but politique, celui de jeter du louche sur l’administration libérale, et elle serait injuste et incomplète ; ce serait dans le but de faire entendre l’autre son de la cloche que la majorité libérale du sénat entreprendrait de son chef une enquête où elle ferait comparaître.à la décharge du ministère Laurier et de l’ancienne commission du ’Transcontinental-National, le plus de témoins possible.L’enquête Gutelius-Stuuntnn aura donc coûté plusieurs milliers de piastres au pays, celle de la majorité libérale du sénat lui coûtera quelques autres milliers de piastres; et, comme toutes deux auront été faites dans un but purement politique, au lieu d’avoir été confiées à une commission vraiment impartiale qui aurait eu le soin de tirer toute cette affaire au net, le pays ne saura jamais bien s’il est vrai cpie l’administration libérale a gaspillé 45 millions des fonds nationaux, au cours de l’entreprise du Transcontinental.section Moncton-Winnipeg, afin de favoriser des amis politiques.Au parlement, la vérité n’est pas dans un puits accessible, mais tout au fond d’une caverne bouchée par les rocs qu’entassent les deux partis devant l’entrée de ce refuge.LE BILL LESPÊRANCE Il semble bien que le bill I.espé-ranee ne viendra pas du tout devant la Chambre, un jeudi destiné aux bills publics des députés.Selon les réglements de la Chambre, les quatre premiers jeudis de la session sont seuls consacrés à des mesures de ce genre.Or, ces quatre jeudis, les 15, 22 et 29 janvier et le 5 février, siml déjà écoulés.Les mesures du ministère ont maintenant le pas sur toutes les autres, à compter de jeudi prochain, le 12.Foulque lu Chambre discute maintenant le bill I.espérance, il faudra que le parrain de.cette mesure prenne d’autres’moyens d’en saisir les Communes, soit-au moyen d’une motion faite au niôiiiènt où la Chambre se forme en cijjûiité général pour étudier les.précisions budgétaires, soit en obtenant la-permission spéciale et unanime dé'la Chambre elle-même, soit enfin eh décidant le ministère à permettre que ce bill ait, à un jour fixé.Je pas sur toutes les mesures ministérielles.Comme on le voit, le ministère tient le bill Lespé-rance pas mal à sa merci.?dais il est certain que le parrain de ce projet de loi insistera pour que la Chambre en prenne connaissance, d’une manière ou d’une autre.El si le ministère fait déclarer la proposition du dénuté de Montmagny irrégulière et illégale, il y aura impel de cette décision du nrésidenf de la Chambre à la Chambre elle-nfème.Les députés devront donc, il semble.quoi au'il arrive, enregistrer un vote quant au bill Lcspérancc ; et ce vote en embarrassera plusieurs.LA SEMAINE La semaine promet, somme toute, d’être assez intéressante.Car il y a à l’affiche, pour mardi, la première lecture du bill relatif au remaniement de la carie électorale; cl, mercredi, il y aura dépôt, sur la table des Communes, du rapport Gutelius-Stamiton.La Chambre devra former un comité pour délimiter les différents collèges électoraux établis par le bill du remaniement, et la formation de ce comité aussi sera intéressante.Les séances de travail de cette commission se tiendront à huis-clos; et la Chambre n’en connaîtra les résultats que lorsque la commission l’aura saisie de son rapport, dans deux ou trois semaines au plus tôt.A moins que le microphone n’existe à OtUtwa 27 St-Laurent 80 St-Pierre.PORCELAINES.VERRERIES, COUTELLERIES Spéciale lu 72 MORCEAUX DE COUTELLERIE Couteaux en acier a\rec manches en ivoirine.Cuillers et fourchettes unies en nickel comprenant :— 12 Cuillers à thé, 12 Cuillers à,soupe, 12 Fourchettes à viande, 12 Fourchettes à dessert, 12 Couteaux à viande, 12 Couteaux à dessert.Valeur régulière de $11.05.Offre spéciale .$8.00 33'/b % D’ESCOMPTE 33/3 % D’ESCOMPTE A la demande de plusieurs de nos clients qui n’avaient pu profiter de nos réductions de janvier, nous avons décidé de maintenir nos escomptes de 33 1-3 pour cent, sur tous nos ameublements, jusqu’au 14 février.Profite* donc de cette grande vente pour visiter l’un des plus grands magasins de meubles de la ville qui vous offre ses services, à 10 ou 20 pour cent meilleur marché qu’ailleurs.O O 1/ 0/ fl MAISON «$J /3 /O ARCHAMBAUL D’ESCOMPTE 949 St-Denis, coin Rachel 33/3% D’ESCOMPTE pharmacie Aux mères de famille Lecours et Lanctôt 910 STE-CATHERINE EST Coin St-Denis.Montréal.Téléphone» : Est 4608-853*2770 TEL.EST 4510 L’alimentation artificielle doit se faire avec soin, si on veut en écarter les dangers.Pour la modification rapide et facile du lait de vache, nous recommandons le “MATERA”, employé dans tous les hôpitaux.Le STERILISATEUR LECOURS est bien connu et approuvé pur plusieurs* spécialistes.Sur demande, nous envoyons gratis, une brochure sur l’hygiène et les soins à donner aux enfants.4B Le Magasin du Peuple SAINTE-CATHERINE EST Superbes Occasions aux Rayons des Soies et 14.des Etoffes à Robes.TWEED BOUCLE TOUT LAINE, 42 pouces, mélange de gris, brun, vert et bleu-marin.Prix régulier 00c.Mercredi.SERGE TOUT LAINL, 40 pouces, en bleu saxe ou bleu-marin seulement.Prix régulier 60c Mercredi.; 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Québec, 10.— Une bombe éclaterait cet après-midi, à la Chambre ou même à l’un des deux comités d’enquête à la suite de la dénonciation que ferait un membre de la Législature d’un article paru dans le “Times” de Londres, à !a suite du scandale de Québec, et venant de son correspondant canadien sir William Willison.Dans cet article, il serait dit qu’il était question, à Ottawa, d’enlever à la province de Québec son privilège d’autonomie à la suite du scandale qui vient d’éclater et qui ne serait que le premier de plusieurs autres qui seront dévoilés bientôt.FEU LOUIS SYLVESTRE Berthierville, 10.— M.Louis Sylvestre, ancien député, puis conseiller législatif pour la division de Lanau-dière, est décédé ce matin.Il était âgé de 83 ans et il était le père de M.M.S.Sylvestre, sous-ministre des travaux publics de la province de Québec.H laisse trois fils et quatre, filles: MM.S.Sylvestre, sous-ministre au département des Travaux Publics; Victor et Joseph Sylvestre, cultiva leurs, de l’île du Pas; Soeur Sainte-Rosine, supérieure de la Congrégation Notre-Dame à Saint-Roch de Québec; Mlles Mélina, Vitaline et Marie-Louise Sylvestre.Les funérailles auront lieu à File du Pas, le vendredi 13 courant.NAISSANCE DE GRANDPRE.A Montréal, ip 5 fevriot 1914, ntl No.1183 rue Saint-André, l’épouse de M.L.D.de (irandpré, courtier en immeubles, un fils, baptisé Georges, Antoine, .lo-seph.Parrain et marraine, M.et Mme l).de Grandpré, oncle et grami’iucrc de l’enfant HEBERT.—A Montréal, te 8 février 1914, nu No.ISA rue Mentana, l’épouse de M.Il Hébert,un fils, baptisé, Joseph, Alfred, Paul, Donat.Parrain et Marraine, M.A.Delorme, el Mlle Eva Desmnrtcnu, de Granby, tante de l’enfant.^ DECES MARSOLAI8.—A Saint-Jacques de l’Acltl gnn, le 10 février 1911 à l'Age de 38 ans est décédée Dante Adèle Paré, épouse de M II.Marsolais.Les funérailles auront lieu vendredi, le 13 courant Jt 18 heures 39 a.m„ (t Saint-Jacques de l’Achlgun, après l'arrivée .du trahi du Grand Nord.41 Parents et amis sont prXs d'y assister sans autre Invitation.
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