Le devoir, 17 novembre 1932, jeudi 17 novembre 1932
Montréal, jeudi 17 sovembre 1932 Rédaction et administration 43O EST NOTRE-DAME MONTBBAL TELEPHONE : .HArbour 124 V SERVICE DE NUIT : Administration : .HArbour 1243 Rédaction : .HArbour 3679 Gérant • .HArbour 4897 LE DEVOIR Directeur-gérant: pORCES PELLETIER FAIS CE QUE DOIS! Rédacteur en chefs OMER HtROUX Vol.XXIII— No 26^ TRO'S SOUS LF.NUMERO Abonnements par la poste Edition quotidienne CANADA.$ 6.00 E.-Unis et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE.IC.OO Edition hebdomadaire CANADA.- 2.00 E -UNIS et UNION POSTALE .3.00 Par-dessus les frontières.La solidarité nécessaire — En quoi peut-elle gêner qui que ce soit?— Les fonctions qui attendent les Franco-Américains — Ce que l’on a le droit d’attendre de notre province Le président de la Société Saint-Jean-Baptiste d’Ottawa, M.Aurélien Bélanger, rappelait l’autre soir à la radio (nous avons donné l’essentiel de sa causerie) les liens qui unissent, e,t doivent continuer d’unir, par-dessus 'les frontières politiques les divers groupes français d’Amérique.C’est un point sur lequel il importe de revenir et qu’il ne faut jamais perdre de vue.La question, sans doute, n’est pas nouvelle.Et toujours il a existé entre ces groupes des relations plus ou moins fréquentes.Mais, à mesure que s’accumulent les années, que s’accroît le nombre de ceux qui u’oM pas connu le berceau de la race, il convient de multiplier les points de contact, les occasions de rencontre, afin de parer aux conséouences de l’éloignement.Le temps, qui, à certains égards, travaille contre cette solidarité, la sert par ailleurs merveilleusement.Les facilités de commum-cation permettent aujourd’hui des relations qui paraissaient jadis invraisemblables.La radio permet de causer d’un côté à l’autre de la frontière.Il faut profiter de tout cela.On voit très bien ce que nous avons à gagner à ces relations.On ne voit pas en quoi elles peuvent gêner qui (pie ce soit.Car il est très clair que la question politique reste et doit rester complètement réservée.Nous n’avons pas le moindre goût de.nous mêler des affaires électorales de nos frères les Franco-Américains, pas plus qu’ils n’ont sûrement l’intention d’intervenir dans les nôtres.Tout ce que nous pouvons souhaiter, les uns et les autres, c’est que, de chaque côté de la ligne quarante-cinquième, les hommes de foi catholique et de sang français soient égaux aux meilleurs citoyens des Etats politiques dont ils font partie.Ce point réglé et qui songerait à le contester?— personne ne devrait avoir la moindre objection à ce que se perpétue une langue, une civilisation, des traditions qui sont l’une des parures de rtnimanité.Personne ne devrait davantage avoir la moindre objection — par ces temps surtout où se multiplient les relations internationales à voir se rapprocher et entretenir de plus intimes relations les héritiers de cette langue et de ces traditions.£f.Ÿ Nous l’avons dit cent fois, mais on ne saurait trop le répé-ler: les Franco-Américains, et chez nous les Franco-Canadiens qui habitent les provinces en majorité anglaise, trouvent dans leur berceau un précieux héritage, dont le prix, s’il est convenablement exploité, peut devenir considérable.Qu’ils trouvent le moyen d’ajouter «à la connaissance de l’anglais que leur imposent le voisinage et les circonstances, une connaissance approfondie du français, et tout de sxiite ils se classeront parmi ceux qui peuvent aspirer à tout un groupe de fonctions dont le nombre va croissant.Au fur et à mesure que se multiplient les relations internationales du Canada et des Etats-Unis, se multiplient pareillement les fonctions où la connaissance du français devient précieuse.Et qui peut, avec autant de facilité que les Franco-Américains, par exemple, se qualifier pour ces fonctions?Dans un autre domaine, celui de la recherche scientifique, nous avons en'tendu des médecins français rappeler aux Français d'Amérique qu’ils sont tout désignés pour servir d’intermédiaires entre les savants de France et ceux des Etats-Unis, puis-(fu’ils peuvent, les uns et les autres, les mettre au courant des recherches qui se poursuivent dans 'les deux pays, leur servir, pour ainsi dire, d’interprètes.Et tous cos cours do français qui se donnent aujourd’hui d’un bout à l’autre du continent, est-ce qu’ils ne devraient pas être l’apanage naturel des Français d’Amérique?Il est sans doute beaucoup d’autres- raisons qui commandent la conservation du français; mais les plus terre-à-terre, ceux qui ont le plus immédiat souci des intérêts matériels, ne devraient-ils pas tenir compte de celles-ci?* * ÿ La province de Québec, parce qu’elle contient le groupe français le plus compact, le mieux pourvu, par exemple, de moyens de propagande, peut rendre aux autres des services particuliers.Elle leur doit rigoureusement le bon exemple.Elle leur doit, en particulier, de ne pas laisser croire, par sa propre négligence, que le français est une langue en voie de disparaître.Elle leur doit aussi de s’intéresser à ce qui se passe au delà de ses frontières.Nous avons déjà contribué - - moins que nous ne l’aurions souhaité toutefois — à faire se mieux connaître tous les groupes.Nous entendons bien nous y employer encore à l’avenir, dans toute la mesure du possible.Nous resterons par là fidèles à notre programme initial, qui affirmait que l’un des objectifs de notre oeuvre serait d’étenare “ses opérations et sa proixigandc au milieu des groupes français des autres provîntes canadiennes et des Etats-Unis”, de tenir “ces colonies éjkirses en contact pins intime” avec notre province et de contribuer ainsi “à donner à la population française d'Amérique toute l’unité d’action et la force coopérative compa* tildes avec la diversité de situation politique de chacun de ces groupes.” Orner HEROUX — Pourrais-je voir?Le ministre acquiesça et tira les reliures de leur place.De ce qu’elles reliaient, je ne me souviens plus, mais je vois encore ta couronne comtale gravée en or sur le plat des volumes.C’est vrai, dis-je, comme on oublie! Votre père était comte, avec titre héréditaire .Votis Vêtes donc aussi.— Vous pensez, fit-il simplement, pour laisser tomber.Mais les nouvellistes ne laissent pas si sottement tomber une trouvaille.La hotte aux nouvelles était vide.Je lui dis que j’avais là matière aa scoop de Vannée, l’ne ombre passa sur son froid.Mais autant essayer d’arracher an os à an molosse qu’un brin d’information originale à un chroniqueur.Dans une tonte prochaine chroni-que, je fis allusion au titre pontifical du ministre.Personne, pendant des années, n’en avait parlé.Et s’il avait folia compter sur lui pour A Ottawa Le poste C.K.L.P.et les explications de M.Dupré L’information du Devoir’ de lundi était exacte — Et le ministre doit faire une mise au point — Le cartel de la vitrerie — Litharge et bleu d’outremer LE DEBAT SU~R LES^ACCORDS D’OTTAWA VA PETIT TRAIN M.Dupré, d’un air ennuyé: “C’est- une question à débattre.Si je dis oui.mon honorable ami dira non.Alors, je vais laisser ma réponse telle que je l’ai donnée.’ - —.rau .M- Lapointe: “C’est absolument est plus conforme à /« été autorisé depuis la nomination contraire a re (fu1 a etc cieciue a de la nouvelle Commission de la la dermere session.(par Emile BENOIST) Ottawa, 17.—Le solliciteur général, M.Maurice Rnnré, avnt commis une erreur, mardi, en affirmant à M.Ernest Lapointe qu’aucun non-1 dissiper cet oubli, on attendrait en- j veau poste de radiophonie n’avait core.Il pente de son esprit de passer une tète souriante à travers le cadre trop grand que de ceindre la couronne comtale.Administrateur des terres et forêts, M.Mercier se trouve heureux, pleinement heureux, quand il visite ses domaines.Il est peut-être de ses collègues qui ont une connaissance : théorique plus précise de leur mi- ; nistère, il n’en est point dont la \ radio.Mais erreur n’est pas compte et M.Dupré, tout le premier, est disposé à l’admettre.C’est d'ailleurs ce qu’il a fait, cet après-midi, dès l’ouverture de la séance des Communes.11 a reconnu qu'en fait un nouveau poste de radiophonie a été autorisé depuis la nomination de la Commission dont M.Thomas Maher fait partie, le poste de la l‘a-i trie, sous l'indicatif C.K.L.P.La connaissance pratique puisse se ; patente de (,c p0S,e.c’est M.Dupré comparer a la sienne.//n es/ymnais {ui.mô en sa qua,ité de ministre st heureux que lorsqu il chausse , suppléant de la Marine, qui l’a ac-les nattes an chasseur et endosse le ; cor(]ée niackinav, du gars de chantier; 1rs ; ],’jnformation très précise que le obligations mondaines lui pèsent Devoir I)li;iit d(Vs fllndi dernier.plus au dos que le canot d ecorce __ ü donnait mfinc les lettres du dans 1rs portages._ poste: C.K.L.P„ — et qu’il con- Atnsi fait, M.Mercier peut pré- firmait, aujourd’hui, en faisant ob-tendre à une originalité: il g a des server que le solliciteur général dé- nommés politiques qui comptent plus d'amis que lui (il se produit si peu), mais il n’en est pas un, sous la coupole des deux, qui compte moins d'ennemis an bout de 25 ans de nie politique.C'est cette formule qu’employait pour le peindre son intime ami, M.J.A.Trudeau qui, hier, était pins heureux que le ministre du succès remporté par la fête jubilaire organisée par un comité dont il rut la présidence active.Paul ANCER Bloc-notes vait être mal renseigné quand il répondait à l’interpellation de M.Lapointe, était on ne peut mieux fon dée.C’est M.Pierre F.Casgrain, whip en chef du parti libéral, qui a fourni, cet après-midi, à M.Dupré, l’occasion de s’expliquer, en lui posant une question bien directe et bien précise: “Je désire savoir du solliciteur général (pii représente actuellement le ministre de la Marine M.Dupré: “La chose s’est faite suivant la routine ordinaire.En même temps que nous accordions ces privilèges, nous en accordions également à la Presse et au Toronto Star".M.Casgrain: “\fe sérait-il permis de poser une autre question, encore dans le même ordre d’idées, au ministre de la marine?Nous avons appris par tes journaux, il v a quelque temps, que ta Commission de la radio devait entreprendre une tournée d’inspection dans tout le pays.A ce propos, j’espère que la Commission n’oubliera pas de faire une visite dans la circonscription électorale que j’ai l’honneur de représenter, dans les régions suivantes en particulier: Montmorency, Charlevoix - Saguenay, l’Ile-aux-Coudres, le district d’Ashuanipi, celui du Nouveau {juchée, l’île d'An-ticosti et le Labrador canadien, i La raison pour laquelle je pose cette question et je soumets que cela a du bon sens c’est que dans ces régions très lointaines, il v a des cas où la réception n'est pas bonne.” M.Dupré: “J’ignore ce que la Commission décidera, mais je me Le Parlement britannique termine une session d’un an et sept jours Dès mardi, une nouvelle session commencera — La suspension de la politique libre-échangistc traditionnelle de la Grande-Bretagne - La conférence d’Ottawa - La question irlandaise -Le problème de l’Inde LONDRES, 17.IS.P.A.) — L’une des plus longues sessions du Parlement' britannique — elle a duré un an et sept jours s est terminée aujourd'hui.Mais dès mardi prochain, le Parlement se rassemblera pour une nouvelle session.On sait que la suspension de la politique libre-éehangiste traditionnelle de la Grande-Bretagne a marqué la session qui vient de se terminer.Rappelant les principaux travaux du Parlement au cours de la session terminée, le discours du Trône dit que le succès de la conférence de Lausanne est un prélude nécessaire au rétablissement économique du monde.Au sujet de la conférence impériale économique d’Ottawa, le discours contient ces mots: Je compte que la conférence raffermira les liens qui unissent mes peuples et stimulera le commerce impérial.Au cours de la prochaine session, le Parlement n'aura pas seulement à étudier les problèmes du commerce, du chômage, des tarifs douaniers et de l’agriculture, mais celui d’une nouvelle constitution pour les 350,000,000 d’êtres humains qui peuplent l’Empire des Indes.La troisième conférence en table ronde tentera de rédiger la nouvelle constitution avant Noël.La question irlandaise sera un autre lourd problème pour les hommes politiques britanniques au cours de la session qui commencera mardi.leiieinent le ministre «le la Marine, ., : .s’il est vrai que la Patrie, de Mont-! V’™1 11,1 tûjusir (1( 1l" s,.n,™ilre real, a obtenu une patente pour l’ex- dés,r- exPnmé P»r l’’ (k|,llte (lt ploitation d'un poste de télégraphie Charlevoix-Snguenay.’’ Quels sont ces privilèges?pondu ceci; qu’il n’avait pas été émis de licence de radio depuis que la Commission avait été nommée.J'ai employé en anglais le mot appointed.Il peut se faire que cette Singulier procédé Le gouvernement fédéral nomme une commission chargée de la radiodiffusion au Canada.C'est elle qui doit s’occuper de tout ce qui relève de la radiodiffusion.Elle est censée être au-dessus et en de-1 expression soit une cause d ambi hors de la politique, l’ne fois ]esjtd"lé et je veux dissiper cette am-rnenibres de la commission clioi- lugmte si elle existe.J aurais du sis.que fait un ministre du gouvernement et donc que fait le cabinet, puisque les ministres sont solidaires les uns des autres?11 octroie une patente pour un nouveau poste rie radiodiffusion.Le ministre, interrogé lé-dessus aux Communes, que répond-il?11 commence par dire que depuis la nomination de la commission, il n'y a pas eu de nouvelle patente accordée.Cela est catégorique.Puis, le lendemain, devant la précision des informations que le Devoir a fournies dès lundi et qui ont servi de base à une inter- sans fil, sous l’indicatif d’appel C.K.L.P.T M.Dupré répond: “J’ai averti yf, Dupré, interrogé par la suile.dès hier l’ancieit ministre de la no„s dj, rJ1I(1 lcs privilèges aeèor-Justice (M.Lapointe) que je ferais d^,,s à tfl prrssr (,t au Tomato Star au,lourd hui une correction à la ré- n'on,( rjPn d’extraordinaire.Dans ponse que je lui avais donnée au lp (.as dlj Toronto Star, il s’agit du cours de la journée.Je lui avais re- dn,j| d(.communiquer "froni point to point; en l’occurrence, "from' point to point", cela voudrait dire! de communiquer par radiotélégra-1 phic des nouvelles à d’autres jour-1 naux.surtout des journaux de l’Ouest.Dans le ras de la Presse, il s’agit de la Presse de Montréal, et celle-ci obtient le droit de transmettre par radio le récit des joutes j de hockey.Dans les cercles parlementaires Charlevôlx-Saguenay oulaouais, Ton comprend générale-j une licence de lf)i) ment que l'octroi d'une patente de J dire: depuis que la Commission a été assermentée.On n’a émis aucune licence de radio, excepté une et c'est par là que je réponds à mon collègue de (M.Casgrain watts à la Patrie.Cette licence a été radiophonie à la Patrie, dans les émise par moi-même, en ma qualité circonstances actuelles, équivaut à de ministre intérimaire de la Ma- la reconnaissance de ce journal rine, avant même que les commis- comme organe officiel du parti, sa ires ne fussent assermentés, et la Mais une reconnaissance de ce gen-Commission de la radio n’a rien eu re doit sp payer.Le paiement, en à y voir." l’oretirrenee, qui nous intéresse, M.Ernest Lapointe, non sans y doit-il être autre chose que i’oc-mettre une pointe d’ironie: “Est- troi d’une patente de radiophonie?ce que le ministre trouve convena- Est-ce là le prix que la Patrie ob- st ce qu'on que l’on se Sl/,irm"nl"lr?iVMpliq" "h it1 M* if—m •«" *I «Sri-™ rail dû dire “depuis l’assermentà- ;,(luv.0!,nx P0*trs- nlnr,s du'une com- se demande, de meme Hnn rip la pommas ntl’* Pt n I ,mssion a été nominee afin que la; demande si cela satisfait les actuels ' Jeplîi» VrrKl*.* Il nVon- ' t,r„„ri«oh,.s h fondu.U admet qu’en effet, dès en plus élevés à mesure que les re- cifUfme Canadien à ce tribunal, on la connaissait dès avant la rédae- après le choix des commissaires, il a lui-même accordé une patente à, , ., un nouveau poste montréalais; mais i v, ministre des finances a Ottawa (ic propos délibéré, n-t-il dit hier j1 .I?,, dégrever quelque peu les cou- dans sa mise au point aux Com nui- Jr|bu(d,los, a chaque discours du nos.Nomination ot nssoriTHmtation tout on tia^aillant à flimi- ; ^ouvorncniont Honnott rofnso do rein ne se ressemble pourtant pas ,1lier le chiffre Iota] dp la dette, faire dp ce bill une mesure miuis-Oue ressort-il de tout cela, sinon ' Présentement et depuis deux ans.térielle.ce qui aurait contraint ses que, par faveur exceptionnelle, alors ! c.eTp:Ù *15* À remonter au niveau partisans à la voter telle quelle.Ce lion du bill; et la Gazette de Montréal en a parlé le matin même «pii suivit la publication de ce rapport à Ottawa.L’on n’a lias à chercher loin les raisons pour lesquelles le l’article semblait rois pas bien on le droit est sup- do 1921.Et les taxes se multiplient, refus confirmera dans leur opi-M.Bourassa a bien illustré Ténor- nion peux qui prétendent que le mité de la dette, en^ disant à ses, ministère fédéral penche plutôt électeurs qu’elie est l’équivalent de ! vers le Pacifique que vers les Che-révaluation totale de deux mille pa- mins de fer de l'Etat.T« misses ou les biens-fonds vaudraient un million et trois quarts pour chacune.Nous devons tout cela, mais cela n’est pas assez, ear nous y ajoutons chaque mois quel L’actualité Honoré Mercier M.Honoré Mercier est de hante taille avec des épaules de fort des battes, un, masque régulier, une mèche fatale, qui tranche contre la pâleur tculpturale du front.Ainsi tourné, il possédait tout re qu'il faut pour avoir l'humeur d'un bellâtre.M.Mercier est l'homme le plus sim^'e, le plus naturel, le plus ennemi de la pose qui soit au monde, il a horreur de plastronner et il a pris en grippe le plastron blanc.Ce bon garçon sans détour devient ingénieux pour éloigner les occasions de se cuirasser de la chemise empesée; l'homme qui porte le mieux l’habit du ministère est aussi relui qui le revêt le moins souvent.Il devait respirer à Vaisc, hier, à ces simples agapes d’où l'étiquette proscrivait la queue de morue et le smoking.De sa simplicité, de sa bonhomie, de son plaisir â se moquer de soi-même, il donnait le.plus toli exemple dans son discours d'hier.L'histoire du portrait trop petit pour le cadre trop grand, allusion au : rapprochement que Von fait entre ; le père et le fils, vivra.C'est une trouvaille.Mais si elle vit, c'est que ta victime a eu soin de la tirer elle-même tie la poussière de l'oubli.M.Mercier, seul peut-être dans la province et dans tout te Canada, est comte romain.Il est aussi, nous venons de le dire, fervent et sincère démocrate.Il a sans doute connu toujours l’existence de ce titre, mais il Va tue comme un secret formel.L'auteur de ces lignes en peut témoigner.Il y a quelque douze ou treize ans, il se trouvait un jour dans le cabinet de travail du nouveau ministre des terres en quête i de nouvelles.M.Merrier a Varnteil le plus cordial du monde en même temps qu'une sorte de méfiance instinctive des nouvellistes qui.d'un rnnp de plume indiscret, peuvent troubler la sérénité d’une existence.Et M.Mercier tient avant tout à la sérénité de la sienne.En regardant au hasard sur les rayons de la bibliothèque, le nouvelliste vit une série de reliures d’un muge cardinalice.- Voilà, dit-il.des reliure* qui font bien dans la bibliothèque du fils de Mercier.— Et, répondit le ministre, elles viennent précisément de mon père.Iles que les choses se présentent, il y a grand risque que la commission Ruff ait travaillé pour en arriver à des résultats plus mi moins assurés, surtout si le gouvernement ne veut pas appuyer à fond le bill fondé sur les recommandations d’un que la commission de la radio était nommée, et donc que le ministre savait que toute l’affaire devait relever d’elle, il a passé outre et donné l’autorisation d’établir ce poste ! nouveau à Montréal, où il y en a déjà deux?Singulier procédé, vrai-jment, et qui ne s’explique que par le désir de plaire k des amis politiques.Peu importe l’étendue de, ._ , rayonnement du nouveau poste.(> ques autres paroisses.Ou cela fmi- ! qui est blâmable, c’est d’avoir ain-, ra-t-ü, et comment.Ce que Ion _ .si procédé alors que venait-de s’éta- constate de rc temps-ci, un mi-j(.orpK qti’jj }| chargé d’étudier le re-bllr un nouveau régime.Voilà qui n'stre vient «le le dire à Ottawa, - Mjmi.d(.s transports chez nous, qui j témoigne de plus de zèle politique | c’est qu'il y a snO.ium personnes, |*a fnj( qui a formulé là-dessus «Tue de discernement.Et si le rni- s,ir ,,n(’ population de tO.OlKi.OOO au ,|(>s conclusions précises.La clan- pays.à recevoir de 1 assistance M.relative au tribunal «l’arbitrage «le l'Eiat, des provinces et des mil- est l’une des parties essentielles (le niripalitcs.parce qu elles n’ont pas .-c bill.L’idée de ce tribunal est d«* quoi vivre, ht.In dedans, si Ion pppp d,.s maîtresses idées de la compte des gens qui ne devraient commission, Que le ministère l’écar-pas recevoir un sou, parce qu'ils je ni, ja laisse écarter, ou s’en dé-ont fait de fausses representations sinU;rc„P, et cela signifiera qu'il quant à leur état, I on ne compte refuse de donner suite à toutes les nistre est blâmé, critiqué, à qui devra-t-il s’en prendre, sinon à Ini-même?Lendemain de guerre Le nouvel emprunt canadien de 80 millions couvert, et au delà, par * a * i *n r ' ° ° r" pnysjp3S les nouveaux pauvres qui n’ont è o ri "oït i siô ns il 11 r'a pport que M Duff augmente d autant, (.est dire que j ' ‘ nrp v01,in déclarer leur lie- '‘’"c"1*"" ?'apport qm u inm présentement elle dénasse les deux ri 8.* c?,r?jr 'mÀu ,,criarer leur ne p, M,s ro||àgues lui ont soumis ces U .i • Yj n os , * soin d aide.Que ne ferait-on pas mi liards et demi de dollars, alors | jr sou|aj,pr Ja misère vraie, si les ouerro rMenTtnit " * rat] de ( jmpôts ne pesaient déjà si lourde- guerre elle n était guère que d un ' , ,ps r0„iribuables qui ont Hcrs de mill ard.Ainsi que M.^oVe quelque moyen de vivre de Bourassa Ta justement rappelé dj manche dernier à Saint-André-Avellin, à ses électeurs, cette énorme dette de guerre est l’un des facteurs du mauvais état des «f'Vi'se».au Canada.Rien que jHmr défraye?les intérêts annuels là-dessus, nous devons débourser trois fois plus d’argent que le total du budget annuel du Canada avant 1914.E:t nous devons prélever eette somme considérable des contribuables cana I vin vu t quelqttf leurs propres ressources?L’objection du "C.P.R.Ainsi que le faisaient prévoir les de chacun dans le «iépeehes d’Ottawa, le Pact figue, raison d’Etat doit do s eollègu mois-ei, après une empiète de plusieurs mois.Tes objections que formule aujourd'hui même M.Beatty à Ottawa peuvent avoir un caractère sérieux.Mais les circonstances sont telles, et la crise dans le domaine ferroviaire, si grave, quelles que soient les responsabilités passé, que la miner.Et s'il Canadien vient de déclarer, pari n’y a pas ce tribunal d’arbitrage l'entremise de son président, M.avec pleins pouvoirs de se faire Beatty, son opposition catégorique ! obéir par les chemins de fer ca-A l’une des principales clauses du nadiens, ne pourra-t-on dire que la bill donnant suite aux recomman* j commission n’a pas eu de la part dations du rapport Duff.Cette du gouvernement l'appui qu’elle diens en sus de tout ce qu'il fautjelause a trait à l’établissement d'un aurait dû recevoir, dans l'intérêt de leur demander pour administrer tribunal rentrai d'arbitrage obiiga la chose publique?toire et sans appel entre le C.N.E.j et le C.P.R- L’opposition du Pa-1 C» ÏV le pays.Il n’y a donc pas à s’éton ncr des hausses d’impôts, de plt^ La cédule E de l’article neuvième La cédule E de l’article neuvième, c’est l’énumération des 223 modifications douanières qui sont Previn’s dans l’accord commercial anglo-canadien.Hier, une soixantaine de ces modifications avaient été votées par le comité plénier.La journée a été moins fructueuse: une quarantaine de modifications seulement ont été votées.La plupart n’ont donné lien qu’à des débats ternes, parfois cocasses.A l’heure qu’il est.personne ne prévoit l'ajournement «je la session avant la fin de la semaine prochaine.Certains même sont d’avis que la semaine d’ensuite sera largement entamée avant que ce fait ne se produise.Le bleu d'outremer Comme débat cocasse, notons celui «ini s’est produit à propos de rétablissement d’un nouveau tarif de préférence impériale sur le bleu d’outremer substance emblématique sec ou en pâle, du blanc «le céruse, du blanc de Paris, du Idanc de doreur, du blanc fixé et du blanc de satin.Le président du comité, qui n’est en l'occurrence, qu’un vice-président du comité, M.Hanson, lit l’article du mieux qu’il peut.En député de l'Ouest: Nous ne comprenons rien de ce qui se dit.M.Hanson: Nous en sommes à l’article 240 de la cédule E.Adopté! M.lan MasKenzie, (député libéral de Vancouver) : Le ministre est il prêt à nous soumettre des statis-tiipies?M.Hason : J’ai dit que était adopté.Personne ne avoir rien à dire.M.Mackenzie: Je ne < que ce comité soit encore train.Je propose «ju’il ait d’en revenir à Particle qui posé avoir été adopté.M.Hanson: Nous pouvons très bien faire cela.M.Mackenzie: J'espère «lue le ministre v;j nous donner à propos des modifications des informations intéressantes cl «le façon aussi courtoise «juo l’autre iour, M.Hanson: Pas un député ne s’est levé quand j’ai lu l'article, M.Euler: Voyons, ne soyez pas malcom mode.M.Lapointe: Nos amis d’en face f«)nt trop de bruit.M.Hanson, cpii préside : Nous faisons trop de bruit.Là-dessus, le ministre des Finances, M.Rhodes, entreprend de citer des statistiques: Nous avons importé.Tan dernier, pour $205,000 île bleu d’outremer n’étnit-ce pas assez pour bleuir toute la population?de blanr de céruse.de blanc de Paris, etc.La part du Royaume-Uni dans ces importations a été de «104,000, celle des Etats-Unis, de $72,000.Et là-dèssus, sans plus de façon, l’article est adopté.La litharge, autre que pour les batteries Qu'esl-oc que peut bien être de la litharge, surtout quand il lui arrive d'être “autre que pour les batteries”?L'article 241 de la cédule E n’en prévoit pas moins que la litharge britannique, “autre que pour les batteries”, entrera en franchise, alors que la même litharge provenant de pays étrangers étrangers .'!*>ipirc évidemment sera soumise a un droit de 15 pour cent.Le «lébat s’engage.M.Mackenzie (Vancouver) : Des explications 1 St.Donnells’ (Willow Bunch, Sask.) : Je ne vois pas ce que la litharge ait à faire en cette cédule.Notons en passant qu'il n'est nas prouvé que ce M.Donnelly, même s’il est de Willow-Bunch, ait to.A fait tort M.Rhodes, ministre des Finances, considère qu’il est à propos d’éteindre le débat par un arrosage de statistiques: Nos importations de litharge ont été, l’an dernier, de $ 13(1,000.dont $04,000 de prove-nance «lu Royaume-Uni et $72,000 de provenance des Etats-Unis.M.Young, député libéral de Wev-burn, qui se donne les gants de s’y entendre un peu et même beaucoup en matière tarifaire: Produisons-nous de la litharge au Canada?M.Rhodes ne le sait pas.M.Totzke, un pince-sans-rire.Canadien d’origine allemande et qui parle un peu français: "Nous arrivc-t-il d’exporter de la litharge?M.Rhodes avoue que nos statistiques, pourtant sj parfaites, ne tiennent pas un compte particulier de la litharge.Que faire?En tout cas, M.Rhodes est au désespoir de ne pouvoir procurer à M.Totzke les renseignements qui le satisferaient.En fin de compte, les journalistes finissent par comprendre, grâce aux explications de M.Rhodes, que ce sont les délégués mêmes de la Grande-Bretagne qui ont insisté, lors de la conférence impériale, pour obtenir une préférence sur la litharge.Et l’article est voté.La litharge, d’après le dictionnaire.est un oxyde naturel de plomb ou encore un protoxyde de plomb fondu et cristallisé, qui entre dans la fabrication du vernis.La Grande-Bretagne avait peint en rouge sans aucune arrière-pensée communiste une lionne partie du monde.La couche de rouge commencerait-elle à desquamer et la Grande-Bretagne voudrait-elle la recouvrir d’une couche de vernis impérial?Save the surface and you save ali.comme nous enseigne la publicité d’une compagnie de peinture jadis dirigée par M.Ballantyne, un ancien ministre de M.Meighen.En tout cas.la Grande-Bretagne veut envoyer.sous forme de litharge, de quoi nous vernir.Un cartel du verre et de la vitrerie L'article 320 de la eédule, à propos des glaces non biseautées, en feuilles ou en carreaux, n’excédant pas sept pieds chacun, n.d.indique l’entrée en franchise selon i la préférence britannique et l’imposition d’un droit «le 25 pour cent selon les tarifs intermédiaire et I général.La discussion devient sérieuse, j M.Euler expose que sous l’ancien régime notre triple tarif était de |7 1-2.pour la première colonne et («le 10 pour les deux autres.Par suite de l'accord, les produits indi-! qués sous l'article 320 entrent en franchise s’ils sont indiqués com- (SuMe à la page 2) L'Encyclique sur le Mexique LE DEUXIEME TIRAGE L< deuxième tirage de l'Encyclique de Sa Saimeté Pie XI aur la aituation mexicaine eat actuellement en vente au Service de Librairie du "Devoir”, 430, rue Notre-Dame est, Montréal (Téléphona: H Arbour 1241 ).Prix : 5 tout l’exemplaire et 50 toui ta douxaine, francof au cent.$3.50.par cinq centa, $t5.au mille.$25.— P*’* *» P1"» dana toux ce* dernier» cia.1‘ Si vous voyage*.«drotaei-vou» au SIRélCI DES VOYA.• CES.LE DEVOIR.Billet» émit pout ' tout lex pey* au tari» dot compafniot : paquebot», chemin» do (or, autobu».Auni h At ell.aiiunnee» bagagoa et acci dent», chèque» de voyages.pataapePt», etc.Téléphone* NArbour 1241.T t LE DEVOIR, MONTREAL.|EUDI 17 NOVEMBRE 1932 VOLUME XXIII — No 264 LETTRES AU DEVOIR „.•it- uuntjons crue des Jclires njiiiees.ou des communications accompagnées d’une lettre signée, avec adresse authentiaue.Nous ne prenons pas la responsabilité de ca oui parait sous ceiie rubriou' , ' ¦ü m i-x ‘ V • Mmm ss t ç M 1^2 hi Cü AIE BIERES Quand il fait bien chaud que vous avez la goi sèche, y a-t-il quelq chose de plus rafraîchis sant qu’une bonne bouteille de Molson?Pétillante, fortifiante, désaltérante, elle regaillardit et satisfait.Il y a une Bière Molson pour tous les goûts • • • India Pale (Etiquette Blanche), Export (Etiquette Dorée), et Stock (Etiquette Bleue).1 ('¦ INTBNTIS rHANCO-ESPACNOLIS - M Edouard Harriot (mit à gAucht) , pour la Franc*, «t M.Axana (mis À droit#), g pour ('Espagne, signent des conventions rcUtivcrnrnt aux ouvriers espagnols travaillant «r» France et aux ouvriers f , .français travaillant en Espagne ’ .V«',»V.,'.W.i>5A ,4*.MOLSON .r-.t» » La bière que vutre arrière yrand'fxère buuait l HTA ^4:1 E à MQNft^E A L en 17 8 6 VOLUME XXill — No 264 LE DEVOIR, MONTREAL, )EUDI 17 NOVEMBRE 1932 «96 Cmïm: Monsieur et Madame des Annonces OCCUPONS NOS LOISIRS L’art des annonces consiste a flous faire croire que la marchandi-1 se dont on fait la réclame nous don- ! nera le bonheur.Les personnages , qui figurent dans les annonces semblent avoir trouvé le secret du bien-être, du contentement, du sourire perpétuel.Ils sont radieux, ils ont le teint vermeil, les cheveux abondants et soyeux, les dents éclatantes de blancheur, la taille svelte, la jambe bien tournée.Enfin, ce sont des êtres A part.Pour essayer de découvrir les causes de leur bonheur, suivons leurs mouvements pendant une journée.Monsieur et Madame des Annonces se lèvent de bonne humeur et dispos parce qu’ils ont dormi dans un lit Simmons.Un matelas Beauty-Test leur a permis de reposer leurs membres fatigués.Madame se coiffe.Elle a une chevelure magnifique qu’elle doit à l’application fréquente du Pétrole Hogier, et un teint d’écolière (school girl complexion) qu’elle a conservé grâce à son usage du savon Palmolive.Monsieur avec un air de béatitude complète se rase avec un rasoir Gillette après s’être savonné la figure avec du savon Colgate.Son petit garçon le regarde d’un air émerveillé et'lui demande pourquoi il est si gai.“Parce que je me sers du savon Colgate, mon fils, lui dit-il.Méfie-toi des imitations." Il enfile ses combinaisons Hatchway d’un pas leste, endosse son complet (821).00 chez Eaton) qui lui va comme un gant, ajuste son faux col Arrow, qui ne plisse jamais, et descend déjeuner.La famille se met à table.Là nous apprenons le secret de leur santé parfaite et de leur force herculéenne.Ils se nourrissent de Quaker Oats.Le café énervant est remplacé par le Postum qui bannit tous les maux.' Madame reste seule à vaquer aux soins du ménage, car la famille des Annonces est de condition plutôt modeste.C’est le jour du blanchissage.Pensez-vous voir Madame porter le linge sur la vulgaire planche à laver, les cheveux en désordre, et enveloppée d’un tablier à carreaux?Vous vous trompez.Madame est au salon.Bien installée dans un fauteuil, elle lit une revue.A travers une porte entr’ou-verte, on voit le coin d’une cuisine immaculée, où une machine ü laver électrique (marque.Apex) fuit le blanchissage sans que Madame s’en mêle.Plus tard nous la voyons avec sa robe chic, ses bas de soie bien tirés, sa coiffure irréprochable, qui fait fonctionner le merveilleux "Vacuum cleaner’’ Hoover, ou promener sur ses planchers luisants comme un miroir la vadrouille "O’ Cedar" si célèbre.Elle daignera s’occuper aussi de cuisine, mais elle est sûre de ne jamais manquer son coup.Elle se sert de farine "Five Roses” et de poudre "Magic” et vous avez souvent vu sur les affiches les résultats superbes de.son art culinaire.An souper, Monsieur d’un air jubilant arrose ses mets avec de la ketchup Heinz.On se régale de Clark’s Baked Beans, et les deux enfants des Annonces trépignent de luie en voyant apparaitre la crème à la glace Joubert.On passe au salon, où la famille se groupe autour du radio Strom-berg-Carlson et du gramophone PATRONS près foyers, dans les oeuvres, fie.de vaillantes bachelières.Puisse! l'héroïne de la yuestion de ce mois j suivre leurs traces! Mafldèle'Géhelles.I B.— .Vous ne pourrons pas considérer les réponses à ce su/e/,! arrivées après le 15 de ce mois., Voir la nouvelle question oui est | en litige jusqu’au 15 décembre.ELLE A TROUVE le MOYEN No 5098—Groupe de centres assortis convenant pour dessous de plat, fonds de cabaret et de corbeille à pain.Les trois grandeurs sont 15 x 22 Vz pes, 1 1 Vz x 1 5 pes et 5 x 9'/2 pes; ensemble à tracer 45c, au fer chaud le grand, 25c; moyen, 2 pour 25c; petit, 2 pour 20c.Perforé les B grandeurs ensemble, 85c.Etampé sur coton fini toile, grand, 40c; moyen, 35c; 2 pour 60c; petits, 25c chacun, 2 pour 45c.Sur pure toile, grand, 65c‘; moyen, 40c chacun, 2 pour 65c; petits, 30c chacun, 2 pour 50c.Coton M.F.A.pour la broderie, 24c.(Coupon de patrons VENN AT) 17 novembre 1932 Ci-inclus.-pour patrons Nos .Nom .I » \ Adresse .i .) t toujours et que le cas particulier qui nous occupe présente une com- qui _____ _ .plication, à savoir; une fois scs études terminées, cette jeune fille devra revenir vivre chez ses parents, au milieu de ses frères et soeurs qui n’ont aucune culture intellectuelle.D’abord, cette jeune fille est la dernière* de la famille ou je me trompe fort.Cela étant, et ses frères et soeurs n’étant pas rivés au foyer paternel, combien en restera-t-il pour la heurter dans ses idées et dans ses goûts à son retour?D’ailleurs, si cette jeune fille a sur son entourage la supériorité du savoir, elle ne devra pas perdre de vue que, pendant qu’elle écoutait les cours des professeurs, qu’elle étudiait dans les livres, ses proches, eux, suivaient les cours si précieux de cette grande école qu'est la vie réelle.Cette école a aussi ses bacheliers :ce sont des bacheliers.es expérience.11 y aura donc entre ses aînés et elle possibilité d’échange de vues et de conseils.Le manque «le culture des siens la fera probablement beaucoup souffr**- même dans les petits détails de la vie quotidienne, car qu’il s’agisse du choix d’un journal, (l’un magazine, d’un disque de gramophone ou d’une audition de radio.A l’Ecole d’Action Sociale SAMEDI, 1!) NOVEMBRE A deux heures: Solre organisation scolaire, par M.Edouard Mont-petit.3 heures: L’usage chrétien des richesses, par le R.P.Ls Cha-gnon, S.J.4 heures: Oeuvres de secours à domicile, par M.Arthur Saint-Pierre.La conférence des évêques américains Washington, 17.— Le cardinal O’Connell, de Boston, préside la première conférence des archevêques et évêques des Etats-Unis qui s'est ouverte hier, à l’Université catholique.Adresser toutes commandes au des patrons, Montréal.“Devoir”, 430 Notre-Dame est, Service Exposition au Collège de St-Laurent L’exposition d’histoire naturelle au Collège de Saint-Laurent commencera le 23 de ce mois pour se continuer toute la semaine.L’inau- Le Coeur de Lourdes (His Master’s Voice) qui marchent tous les deux en même temps.Qui pourrait désirer un bonheur plus parfait?Lucile-Mabel KING Remerciements Une question par mois Les religieuses de l'Institution des Sourdes-Muettes et les dames bienfaitrices de l’oeuvre prient toutes les personnes qui ont contribué au succès des présents banquets aux huîtres — soit par l’achat ou la vente des billeis, soit par dons en nature ou en argent — d’agréer l’expression de leurs sincères’ remerciements.Leur reconnaissance va particulièrement aux journalistes et au poste CK AC pour leur bienveillante et précieuse collaboration.Une grand’messe sera chantée le 28 novembre dans la chapelle de l’Institution, aux intentions de leurs nombreux bienfaiteurs.Uons sociales, de politique?qUeS' ,es envoyés par plusieurs Avec du jugement, de la discré-! ^1a^t^rerodi1xngent rel,g,eUX lion, du tact, cette jeune person-1 ne pourra élever peu à peu le ni-1 veau intellectuel des siens et même contribuer à élever celui de tout un groupe, voire de toute une paroisse, car ce ne devra pas plus être par désir égoïste des jouissances intimes que pourra lui procurer l’instruction que cette jeune fille se cultivera, que ce serait par crainte de souffrir qu’elle s’en abstiendrait.Au reste, n’oublions pas que, loin du nid familial, nuire héroïne aura eu mainte* occasions de souffrir, de faire ou renouveler connaissance avec la jalousie, la prétention, le mépris et autres armes en usage entre humains et que ce lui retrouver parmi les siens, surtout s’ils conjuguent en action autour d'elle le verbe aimer.Enfin, si ses parents n’ont pas absolument besoin de sa présence auprès d'eux, cette jeune fille sera, comme fout le monde, libre d’organiser sa vie en rapport avec ses aspirations et ses aptitudes.Rappelons-lui que pas plus que les richesses et les autres biens de ce monde, l’instruction ne suffit à nous rendre heur-ux.Le bonheur véritable est au-dessus et hors des biens qu’on peut acquérir ou perdre; il est dans la possession et le service de Dieu.Qu’elle se souvienne que l'instruction- comme la REGULIEREMENT— un* foi* p*r mol* -—•pita ai «lira jeu nr« ftllra rifdtleat da faira quelque elioaa à e« propos.Il doit certainement y avoir quelque eboae poor aouiager une douleur aemblahle, une faibleaae aenablahle • .* un moyen de vw aouiager.In période mm paaae.Elle oublia.Mais, la mola avivant, elle aotiffra de nouveau.Eb! bien —- aujourd’hui —- rVat le tempe de faire quelque ehoae.Acheta» une bouteille de .Les obligations nlmon du Canada Offre Dem.1er nov.1932 .98% 99% r 1er nov.1933 101 101% "r 1er nov.1934 .101*4 102% 1er mars 1937 112% 107% 113% 1er déc 1937 108% , 1er sept.1940 98>-, 99% 15 oct 1943 101», 102% f, 15 oct.1944 97», 99 ; 1er fév, 1946 07% 99 BOURSE DE MONTREAL Fluctuations de la matinée 1946-56 97 4 % 1er nov 4rtc, 1er nov.1947-57 .67 4rî% 1er nov 1948-58 4 VA 1er nov 1949-50 i'r, 1er oct.1960 5*4, 15 nov.1986 S'A 1er nov.1911 .5 vie U earantle C» t’Eiat 98 98 97% 98% 93 100 96 99 101% 102% 101% 102 % C N.R.C N .R C.N.R.C.N il.C.N.R C.N.R.C.N R.C.N.R.C.N.R.Mont.Harbor.5 Can.Nat.SS.5 1951 1954 1956 1957 1968 1655 1954 1969 .1970 98' , 98% 98% 98 % , 98% (Compilation de la maison L-G.Beaubien) Ventes Valeurs Ouv.Haut Bas Midi -Chane.30 Build.Prod.13 — — 13 43 Bell Telephone 98 98 97 V2 97 Va _ 5/8 160 Brazilian Traction 9'/2 9'/2 9% 9% V4 100 B.C.Power I8'z — _ 18 V2, % 25 Bruck Silk .41/2 — — 4 V, 55 Can.Car and Found .5 5 4% 4 7 8 -f Va 120 Can.Pac.Ry .15 Vi 15% 15 V2 15% % 40 Con.Smelting 69 Vi — 69 V2 Va 10 Can.Forging ‘‘A’’ 2 — 2 35 Dom.Bridge a * .15 Va — 15 Vs % 20 Dom.Steel and Cl."B’’ .1 '/2 — — 1 Va risée d’une température idéale.Les moissons se sont terminées en bonnes conditions.Les rendements à l’acre ont été très bohs.L’avoine et les grains mélangés accusent an rendement sensiblement supérieur Le mouvement du grain ^11 y en entrepôt au port de Montréal 11,383,553 boisseaux de grains contre 12,416,698 l’an dernier alors ¦ ___ „ , , que la reception des 24 heures est râlement îne' La Vua U* ^ Kenî' de 644,275 boisseaux contre 573,499 r râlement bonne.Les travaux de (ll,rni(M.labour ont été quelque peu entra vés par le manque de pluie.120 Cypsum, Lime, Lrd 265 Nickel 53 Mont.Power 195 Mont.P.Deb 10 Nat.Breweries 10 Quebec Power 5 St.Lawrence Corp.— '/r 1950 1955 100% loin, 580 Shawinigan W.and P.101 ' 103 ¦ I 80 Steel of Canada 104% 105'.I 104'.105'».104% 105% 104 106 32 Va 33 32 Va 33 - V4 40% 41 40 Va 4©3/4 _ Va 16% 17 16% 17 14 — — 14 30 — — .30 113/4 12 1 1 3 g 1 1 % - 5/8 16 % — — 16 Vs -F !» 101 103 101 103 106% 108% 100% 102 101 103 105 102 98 Cantons de l’Est no 1 FROMAGE Québec, blanc, no 1 .Québec coloré.Ontario, blanc.Ontario coloré.20% la OEUFS douzaine .08 .08% .081 - .09 aux détail- production totale de 7,573,572 onces et elle a constamment augmenté depuis.Pendant les neuf premiers mo s de l’année courante, la production -anadienne a été de 2,271.842 onces Lss rendements ACTION— OttUlNM» PS (Prix fantsl.FRAIS Spéciaux.52 Extras .49 Premiers .43 Seconds .28 D’ENTREPOT Extras .31 Premiers .27 Seconds .23 Ces prix sont pour les oeufs livrés dans des cartons.Les oeufs en vrac se vendent 2 sous de moins la douzaine.VOLAILL ES Prix la livr» aux détaillants pour volaille plumées de la quanti' “A".Lis prix pour la qualité "B’’ sont de 4 sous plus bas).Poulet à rôtir.16 à .21 Poules .14 a .18 Jeunes canetons.27 à .29 Canards a roto- .19 Dindons.18 à .21 Oisons.12 Oies .1U 106 104 ÎOO 20 36 80 B A 53 Oî! 90 8% 9 5A B C 2.09 1» 10 53 Beil 7 j0î> 98 7 14 Bum .Pro*2.A*’ 13 7 IP OiUE* r^r^r « n 4 BC- Oi»a 9HU£ Î3' ll 2! 0*22.üortfe power -$0 13» * 5 5*3 Cta BrcTîîüe 1 25 11 7.35 Omn Coq , 200 Il 11 ¦Dorr*'* M< O0 12 7 84 Socr?.Br I *?iy' 12 70 Dtecn Oîwif 65 * OOBU l&H 6€7 “our/”'2'’** 1 00 a' * Il 12 S 50 13 61 1m?'Tri'tMfcp m îT3'Cl\ 531 6 18 POMMES 10-176 .$6.00 200-216 .$5 5o 250-288 .$5.25 324 .$4.75 Poires, gr.bte .$4.00 l’4ÜU!knp>i.!ssi's: Isle Pjqçs*.$4.50 Hondifras» .V.$5,5o Jamaïque .$4.()0 Citrons de Messine, no 420, $6.00 Bananes, no 1, le régime, $3.25, Bananes moyennes, $2.25.Pommes McIntosh .$2.50 Raisin Emperor .$2.50 LEGUMES Céleri canadien, 3 1-2 doz.$2.50.Patates sucrées, $1.50.Oignons espagnols, $4.50, Oignons rouges, 101) Ibs, $2.75.Pois verts.$6.00.Laitue Iceberg.$4.75.Haricots verts, $3.50.Asperges, bte.$7.50.76 109 Bourse de New-York ___Ourt lournt.uii y» mM,(m cxorrniON a rainviu.e, courturt.fVtPc.Alt Red'iction .m Albed ChenUr&l American Can ArnîTiean S: Foreign Power American Power fi Light .Amer.can Smelting American Water Work* American Tel & Tel.Anaconda Pfovln'es et munt.ipaUtM Alberta.6% 1947 .Erltlsh Columbia 6% 1647 Ville de Montréal, S'*.1944 Ville de Winnipeg, 6% 1942 Manitoba 6% 1947 Ei .Cath de Monti sal 9' t 1937 102% 104% Ncuv.Brunswick 5%% 1950 102 104 Ontario, 5 % ',!• 1947 Nouv.Brunswick.5%% 1952 Saskatchewan.6% 1952 .Oon.ia.’de» Abitibi 3% 1932 .Aeal, Sugar.6% 1946 Alberta Grain, 6% 1946 .Alggma Steel 5%, 1962 .Sugar 1941 .Beauharnots, 6% 1959 .B-idmg Cortlcelll 5%, 1933 .Bell Telephone 5'* 1955 .Bell Telephone 5% 1957 , .Bell Telephone S'fe 1960 .B.A.011 5% 1945 .B.C.Power 5% 1960 B.C.Power 5%57 1960 .B.C, Telephone 5r'r 1900 .Calgary Brewing 5
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