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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 21 février 1914
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1914-02-21, Collections de BAnQ.

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VOLUME V—No.43 MONTREAL, SAMEDI 21 FEVRIER, 1V14 tJN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS : * v Édition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.$3.00 UNION POSTALE.$6.00 Édition Hebdomadaire : CANADA.$1.00 ETATS-UNIS.$1.50 UNION POSTALE.*.*2.00 LE DEVOIR Rédadion et Administration : 7 U RUE SAINT-JACQUES MONTREAL.TÉLÉPHONES : ADMINISTRATION : Main 7461 RÉDACTION : - Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! LA LOI DES LICENCES ?L’histoire d’un amendement.— L’apathie et la veulerie du public MM.les juges Carroll, Cross et Tessier, chargés de s’enquérir du fonctionnement de la loi des licences et des modifications qu’on y pourrait apporter, inscrivirent, au nombre de leurs “recommandations addi-Uonnelles’’, ia suivante: 18.Prohiber l’cuinonce des ligueurs enivrantes au moyen de gravures suggestives tendant à faire croire que l’usage de ces liqueurs augmente les forces intellectuelles ou physiques." Tout le monde sait que la recommandation visait les réclames très habilement faites et qui, par une série-de dessins et de légendes qui s’étalent dans la plupart des journaux, “tendent à faire croire.” que l’usage rie telle ou telle marque d’alcool est à peu près nécessaire au bonheur fies humains.On ne touchait d’aucune façon aux annonces purement commerciales qui indiquent le prix de vente de telle ou telle marque id’alcool et qui affinnent même sa supériorité propre.Le cabinet trouva la recommandation si légitime qu’il l’inscrivit dans son projet de loi.Elle y fut maintenue par l’Assemblée législative.J.e Conseil estima d’abord que la gravure importait peu et modifia le texte initial de façon à couvrir toutes les annonces “tendant à faire croire que l’usage de ces liqueurs augmente les forces intellectuelles ou physiques”; puis, sur proposition de M.Hector Champagne et par un vole de 7 contre 4, supprima le texte entier.Qu’allait faire l’Assemblée?M.Tellier proposa qu’on en revînt au texte qui interdisait les fameuses annonces; mais M.Gouin était fatigué.La session achève, dit-il, le temps presse et il y aura toujours moyen de revenir a la charge l’an prochain.Résultat net: les annonces et “gravures suggestives tendant à faire croire que "usage” des liqueurs enivrantes “augmente les forces intellectuelles ou physiques” continueront de s’étaler dans la majeure partie de la presse.* * * Il est probable que les plus vifs partisans de la tempérance s’indigneront de l’aventure et maudiront les politiciens qui n’ont pas le courage de s'opposer énergiquement aux marchands et aux journaux qui profitent de cette propagande par l’image.Nous les prions de réfléchir qu’ils sont eux-mêmes, ou par leurs suivant», les premiers responsables de ce qui arrive.S’ils avaient pleinement le courage de leurs convictions, s’ils savaient f être logiques et traduire en actes leurs discours et leurs protestations, le gouvernement, qui avait d’abord accepté leur revendication, qui, non seulement se savait sûr de l’appui du chef de l’Opposition, mais se sentait poussé l’épée dans les reins par M.Tellier, n’aurait pas osé laisser passer l’amendement Champagne.Bien plus, s’ils avaient le moindre souci nous ne parlons pas d'honorables exceptions — de mettre leur conduite d’accord avec leurs paroles et leurs désirs, les apôtres de la tempérance n’auraient pas besoin d’un texte de loi pour faire disparaître ces annonces.Il leur suffirait d’un peu de volonté et de persévérance.-* * * ¦ Quelle est actuellement la situation?La plupart des journaux publient les fameuses “gravures suggestives” et sont pour cela grassement payés.Il les accompagnent de temps à autre d’un bon petit article contre l’alcoolisme qui ne diminue en rien fleurs recettes.Quelques feuilles par contre refusent cetle publicité, la (plus facile à obtenir et la plus payante qui soit, et se privent ainsi d’un bénéfice net qui, au bout de chaque année, se solde par quelques milliers tie piastres.en moins dans leur caisse.Combien, parmi les plus ardents apôtres de la tempérance, ont jamais fait auprès des journaux la moindre démarche pour obtenir la suppression des annonces qu’ils jugent scandaleuses, dommageables au bien ^ spirituel et matériel du peuple?^ Combien au contraire se sont indignés de ce que les journaux qui se privent volontairement de ce revenu ne leur consentent pas les abon-dlnements de faveur que les autres peuvent accorder, grâce au bénéfice des “gravures suggestives tendant à faire croire” que l’usage des liqueurs enivrantes “augmente les forces intellectuelles ou physiques”?Combien ont doublement fait payer aux journaux qui s’abstiennent le prix de cette abstention, en leur refusant le généreux appui qu’ils prodiguent aux autres?* * * Que les fervents de la tempérance, que ceux qui estiment désastreuse la publicité que voulaient interdire MM.Cross, Carrol] et Tessier, maudissent politiciens et journaux, c’est leur droit.Mais s’ils veulent aller à la racine du mal, qu’ils fassent leur propre examen de conscience avec celui des autres — et nous doutons qu’ils puissent après cela se décerner un certificat d’innocence.Dans l’échec qu’ils viennent de subir, et qui n’est que la suite logique' d’un état de choses ancien, leur apathie, leur illogisme pratique entrent pour autant que la faiblesse des politiciens et l’âpreté au gain des marchands d’alcool.Orner HEROUX.LETTRE D’OTTAWA I Les intérêts impériaux et les gisements pétrolifères canadiens.— Le chenal du Saint-Laurent en aval de Montréal.—" Le Canadien-Nord aura-1-il ses 25 millions ?Ottawa, 20.Les Communes ont passé presque toute la journée à l’étude du budget pour le ministère de la navigation.Dès le début de la séance, M.Borden, en réponse à un député conservateur a annoncé l’intention du ministère de donner une.subvention de .$25,000 pour la célébration des fêtes du centenaire de la paix entre la Grande-Bretagne et les Etats-Unis.Il a été aussi question d’interdire l’exportation, dans un délai indéterminé, de certaines espèces de pétrole, dans l’intérêt de la marine et de la défense navale du Royaume-Uni et de l’Empire britannique.Séance calme, comme le sont toutes ou presque toutes celles des fins de semaines.Dans les couloirs et aux fumoirs, les députés parlent du prêt de 25 millions au Canadian-Nord.LE CENTENAIRE DE LA PAIX ANGLO-AMÉRICAINE Pendant la dernièce session, une association s’est constituée, dans différents cercles canadiens, pour la célébration du centenaire de la paix entre la Grande-Bretagne et les Etats-Unis.Cet après-midi, un député conservateur d’origine allemande, M.Weicfael, interpelle le ministère afin de savoir s’il facilite- tait l’oeuvre de cette association.,’an dernier, le ministère avait exprimé son intention de le faire, si S’autres pays prenaient l’initiative Ü’une telle assistance pécuniaire.Aujourd’hui, M.Borden déclare ue, vu le travail consciencieux de association, et vu les secours qu’elle a reçus dans le Royaume-Uni rl les Etats-Unis, le ministère canadien inclura, dans le budget additionnel de 1913-1914, la somme de fh $25.000 à litre de subvention destinée à célébrer cet anniversaire.M.Laurier se déclare favorable à ce projet et à cette subvention ; et.d’un mot, demande au ministère pourquoi, s’il est si favorable au maintien de la paix entre le Canada et les Etats-Unis, il n’améliore pas les relations commerciales entre ces deux pays.“Nous n’avons pas à nous plaindre, les ehoses vont d’excellente façon,” dit M.Borden.L’EMPIRE ET NOS GISE- MENTS PÉTROLIFÈRES Si, d’une part, le ministère entend, aider à la célébration d’un centenaire de la paix, il prend, de l’autre, des mesures pour aidée en quelque sorte à l’Empire britannique à se préparer à la guerre.si jamais elle vient.On sait que.depuis quelques mois, l’Amirauté anglaise a introduit dans la marine des cuirassés qui brûlent comme combustible le pétrole brut au lieu du charbon.Le rayon d’action de ees navires, disent les experts en affaires navales, se triple, grâce à ce mode de chauffage : et c ’est, disent-ils, l’une des plus grandes améliorations qui se soient jamais faites, que de substituer l’huile au charbon, pour les navires de guerre.Or, à cette politique nouvelle de l’Amirauté, il y a un empêchement partiel ; le Royaume-Uni possède, chez lui meme, d’immenses gisements carbonifères.Mais il ne produit pas de pétrole.Il se trouverait donc à la merci des autres pays, quant au combustible destiné à sa flotte, si elle se compose, d’ici peu, de navires qui brûlent de l’huile.Pour faire disparaître cet inconvénient, l’ATTHrauté s’est fait donner des promesses de ventes sur des espaces considérables de gisements pétrolifères, en dehors des Iles Britanniques, et elle en a acquis plusieurs.Mais elle n’a pas réussi à monopoliser tous ceux dont elle croit avoir besoin.Afin de recevoir de l’assistance pratique de ses colonies, de ce côté, elle s’est adressée à elles, pour obtenir qu’elles gardassent à l’usage exclusif de l’Empire, quand il en aura besoin, les gisements pétrolifères et les puits d’huile qui existent chez elles.C’est pour rendre ce monopole plus facile que, cet après-midi, le gouvernement canadien soumettait aux Communes une résolution autorisant le conseil des ministres, à interdire, par simple arrêté ministériel, quand il le voudra, l’exportation du pétrole cru ou partiellement raffiné que produisent les terrains de la Couronne, dans le Manitoba, la Saskatchewan, l’Alberta, la Colombie Britannique, les Territoires du Nord-Ouest et le Yukon.^ Naturellement, le ministère n’a pas exposé à la Chambre tous les faits que nous relatons, quand il a voulu obtenir ce pouvoir d’interdire, par simple arrêté ministériel, une telle exportation.MM.Borden, Reid et Laurier ont un peu discuté à ce propos.Ce pouvoir d’interdiction est arbitraire, a fait remarquer M.Laurier, il est une entrave à la liberté du commerce, et il appartiendrait au parlement plutôt qu’au ministère de légiférer à ce sujet et de prononcer cette interdiction.M.Borden, sans s’expliquer nettement, laisse entendre qu’elle ne se ferait que dans de graves circonstances, non pas dans un but commercial ou industriel.Il ne croit pas non plus qu’elle ait lieu dans un avenir rapproché.“C’est une mesure inhérente à la défense même de l’Empire.” dit-il, sans parler trop clair.M, Oliver admet l’importance extrême de cette mesure, mais il ne trouve pas la proposition du ministère assez explicite.“Nous n’exercerons notre pouvoir d’interdiction que pour assurer le bien général de la communauté,” dit M.Borden.M.Laurier intervient, et note l’extrême étendue du pouvoir que la Chambre accorderait au ministère, si elle lui permettait, sans donner ses raisons au parlement, d’interdire une telle exportation.Il comprend que le pétrole peut devenir un article utile pour des fins navales et pour la défense des côtés et des mers britanniques ; mais il estime que, dans ce cas, le gouvernement n’a pas besoin de l’autorisation qu’il demande, s’il veut interdire l’envoi à l’étranger de ce produit.Un autre député, M.Sinclair, se demande pourquoi, si cette interdiction se fait, elle se limiterait aux gisements pétrolifères des terrains de l’Etat, dans l’Ouest, puisque les plus considérables sont propriété oarticulière.dans l’Ontario et les Provinces Maritimes.M.Borden admet que la rédaction de la motion Reid est défectueuse et incomplète La Chambre l’adopte toutefois telle quelle ; le ministère en modifiera le texte, dans le projet de loi destiné à revenir devant la Chambre, à ce pro3)os.LE CHENAL DU SAINT- LAURENT Comme la Chambre commence à étudier le budget de la navigation et en vient à parier d’une somme de $900,000 pour le chenal du Saint-Laurent, M.Lemieux interroge le ministre, M.Hazen, quant aux conclusions de la commission nommée pour étudier certains aspects des travaux de creusage de ce chenal, de Québec à Montréal.II insiste sur l’importance du port de Montréal, comme tète de la navigation océanique, pendant la saison d’été, au Canada.M.Hazen reconnaît cette importance et promet de travailler à l’outillage et à l’amélioration de ce port de mer intérieur.M.Lemieux s’est enquis du rapport de la commission nommée pour constater s’il est vrai que les travaux de creusage du chenal de Montréal à Québec, à une profondeur de 35 pieds, ont pour effet de faire baisser le niveau des eaux dans le port même de Montréal ; M.Hazen lui répond que MM.Forneret et Stewart, ingénieurs maritimes de son ministère, et un M.Haskell, expert en navigation fluviale, de l’université américaine de Cornell, ont commencé un travail à ce propos ; mais ils n’en sont pas encore venus à une conclusion définitive, il leur faudra poursuivre leurs observations pendant la saison prochaine de la navigation dans le fleuve, en aval de Montréal.Il estime cependant que leur rapport sera prêt pour la session prochaine.Jusqu’ici, dit le ministre, les experts n’ont encore trouvé quoi que ce soit qui les justifie de croire que les travaux de creusage actuels dans le rhenal de Montréal à Québec déterminent une baisse des eaux dans le port de Montréal.Le creusage se poursuivra donc, pendant la saison prochaine, pour donner une profondeur uniforme de 35 pieds au chenal maritime, entre ces deux villes.Tl y a quelque vingt ou trente ans.la profondeur n’en était que de 14 pieds.LES $25,000,000 DU CANADIEN-NORD Tandis que la Chambre étudie le budget de la navigation, Ton cause partout, dans l’hôtel du gouvernement, du prêt de 25 millions que sir William Mackenzie et sir Donald Mann veulent obtenir de l’Etat.Leurs eoulissiers mènent une rude campagne, mais ils se heurtent à bien des obstacles; d’abord, le crédit des provinces et de l’Etat fédéral a déjà servi au Canadien-Nord pour obtenir, soit en terres, soit en espèces, soit en garanties d’emprunts, la somme de plus de $250,-000,000, davantage que le coût du Transcontinental National, qui sera de $234,000,000; puis un prêt de 25 millions de plus à celte compagnie fera protester vigoureusement la population agricole de l’Ouest canadien, car elle prétemj déjà que le ministère donne toutes ses fa-veurs aux voies ferrées, qui exploitent, à son dire, les producteurs de céréales de TOuest.Plusieurs députés de TOuest et de TEst, aux ban-quetles conservatrices, paraissent hostiles à ce nouveau prêt; mais les eoulissiers ne se tiennent pas pour battus.Le ministère ne leur a fait encore, de manière officielle, nulle concession; cependant, plusieurs influences s’exercent en ce sens auprès de lui.Et Ton dit que 7 des 15 ministres verraient d’un oeil assez favorable cette opération, pourvu que Topposition et la masse des ministériels n’y fussent pas trop hostiles.Au surplus, il appert que les influences de la Canadian Bank of Commerce pèsent de lout leur poids auprès du ministère, et lui conseillent ce nouveau prêt.sans lui dire toutefois que, selon la rumeur, le Canadien Nord serait le débiteur de cette banque pour plusieurs millions.La situation de ce chemin de fer à l’endroit de cette banque ressemblerait, dit-on, à celle du Pacifique, il y a.quelque trenle ans, à l’endroit de la Banque de Montréal.Vraies ou fausses, toutes ces rumeurs ont cours dans les couloirs,’ cl le prêt de 25 millions est loin d’être encore une affaire conclue.Plusieurs partisans du ministère menacent même de provoquer une crise, si elle se fait, disent-ils.Par contre, on affirme que si le ministère en vient à la conclusion de faire cetle nouvelle avance de $25.000.000 au Canadien-Nord, il offrira à ees partisans récalcitrants.pour les calmer, eux et les Grain-Growers de TOuest, l’entrée libre de droits du blé américain au Canada, ce qui ouvrirait le marché des Etats-Unis à celui du Canada.Si ce compromis se fait, le crédit canadien aura donc, à lui seul, construit, au coût de $375,000,000 à peu près, le troisième Transcontinental National, propriété particulière de MM.Mackenzie et Mann.Que fera donc l’Etat pour le canal de la Baie Géorgienne, dont il sera question aux Communes dès le commencement de.la semaine prochaine?Geornes PELLETIER.R ILLE T DU SOI B.VIEUX-NEUF Les petites daines qui, par le froid arctique, portent leur tour de cou en bandoulière, sous prétexte que le noir ou le fauve des fourrures fait valoir la blancheur de leur nuque neigeuse ; celles qui vont voir tanguer les patineurs ou.disparaître les tobboganistes, et qui, par-dessus leurs fines bottines, ne mettent pas de caoutchoucs parce que ça fait des pieds affreux, risquent leur vie.Et le bishop Farthing trouve cela excessif.Il en est, pourtant, qui font pis : elles bravent le ridicule.On mande de Paris que la violette, depuis longtemps en honneur, sera bientôt proscrite.On la remplacera par autre chose.La rose et la marguerite, assure-t-on, seront très portées, ou plutôt très peintes sur les joues, et les fronts s’orneront de motifs variés.Et tout cela s’effacera le soir à l’aide d’un tampon vaseliné.On pourra donc varier à l’infini les effets, et approprier au temps ou à son état d’âme, la décoration de son visage.Sans compter que cette innovation ouvrira de nouveaux horizons à la publicité.Une loi française interdit l’affichage en certains endroits, par respect pour le paysage ; ch bien, on se rattrapera en annonçant ses produits sur des figures bien connues.Et cela permettra à plusieurs d'ajouter un avoir appréciable à leur budget, dont l’équilibre est si instable en ces années de vie chère.Ces applications utilitaires ne sont pas à dédaigner : elles apportent à la mode de demain des circonstances atténuantes sans quoi elle ne serait peut-être jamais adoptée.Elle manque, en effet, de la qualité qui prime toutes les autres, nous voulons parler de la nouveauté.Des fleurs sur les joues, c’est tout au plus du vieux-neuf.Car, il y a pas mal de cents ans, dans notre pays, dont les mauvaises langues prétendent qu’il est un peu arriéré, les bons Sauvages promenaient nonchalamment des trognes aux enluminures pittoresques.Léon LORRAIN.M.WALSH ET LES ELECTIONS MUNICIPALES L’ancien rédacteur en chef du Herald nous adresse cette importante lettre, écrite avant la publication de notre article d’hier et qui montre que la nécessité d’un programme clair commence à s’imposer à l’opinion publique: (Traduction) Au directeur du Devoir.Monsieur, Avec les élections qui approchent et les candidatures qui surgissent, le temps semble venu pour ceux qui offrent la nomination et pour ceux f-ui l’acceptent de dire quelque chose sur les questions de première importance à l’heure actuelle.Il est essentiel que le bureau des commissaires, gardien de la citadelle intérieure.soit composé d’hommes dont le caractère soit hors de l’atteinte des familières agences de corruption.Tant que cela sera, nous pourrons garder le sentiment de la sécurité.Il semble depuis quelque temps qu’il y ait un plan délibéré de rendre impossible l’accès de l’hôtel de ville à toute personne qui se respecte.Des hommes qui ont bien agi, qui ont agi plus que bien non seulement ne voient pas reconnaître leur bon travail, mais se voient accablés d’invectives sans discernement chaque fois que quelque chose va mal.On en voit la répercussion dans le désir do M.Stephens de n’être le candidat d’aucun groupe en particulier.L’allusion est, d’après Tin-lerprétation générale, à l’adresse de l’Association des Citoyens.Et pourtant, cette association ne veut qu’une administration honnête et efficace, et rien n’a réjoui les débris de la réaction comme la façon dont l’Association et le bureau des commissaires se sont fait traiter, à la session de la Législature qui vient de se clore, d’intrus importuns dont la moindre demande ne méritait qu’un refus catégorique, C’es» Tin-différence de la population de Montréal aux bons services qu’il faut blâmer de cet état de choses.L’électeur ne s’attend pas à ce que chaque candidat lui présente la preuve de son honnêteté.Ceci est dans l’ordre ordinaire, et chacun se fera son opinion là-dessus.Ce qu’un électeur pourrait et devrait exiger, c’est une déclaration catégorique qui montrerait ce que pense le candidat concernant les risques que la ville court en dehors de la simple honnêteté et de la simple compétence.Aucun candidat, qui s’attend à être élu et qui se rend compte de ce qui l’attend ne devrait consentir â s’attaquer aux problèmes des privilèges municipaux sans s’engager publiquement avec le peuple concernant sa propre attitude.Sachant que l’obligation de soumettre au vote populaire tout contrat comportant un privilège a été délibérément biffée de la loi, en 1911, au bénéfice de la Compagnie des Tramways, aucun candidat ne devrait consentir à entrer à Thôtel de ville, sans s’être engagé à l’avance à soumettre tout projet semblable à l’approbation du peuple avant de l’approuver lui-même définitive-ment.Aucun candidat ne devrait aller à Thôtel de ville sans le mandat du peuple qu’il représente, d’obtenir une charte simplifiée qui donnera à la ville un maximum de gouvernement autonome et un minimum d’intervention de la législature, et qui forcera les élus à compter de plus en plus sur Tappui du peuple lui-même quant aux questions de première importance.Enfin, se souvenant que le peuple d’une ville a plus d’importance que les pierres sur lesquelles il marche, aucun candidat ne devrait s’aventurer à briguer les suffrages de ses concitoyens s’il n’a pas des opinions nettes sur les problèmes qui affectent les pauvres d’une grande ville et s’il n’est pas prêt à donner sa sympathie et son concours aux mesures pratiques pour l’amélioration du logement, pour la prévention de la maladie, pour la récréation, pour tous les efforts dont le but est de rendre les conditions urbaines moins dangereuses pour les enfants des pauvres.(Signe) J.C.WALSH.LES FETES FRANCO-CANADIENNES CLOTURE IRREVOCABLE DIMANCHE SOIR (Troisième journée) J’y suis retourné hier, j’y retournerai ce soir et demain encore ; j’y retournerais lundi s’il y avait moyen.Mais les meilleures choses n’ont qu’un temps, et lundi les portes seront closes.En attendant, le public fait comme moi, il ne se lasse pas de venir vider sa bourse dans la caisse des déshérités de la fortune, car il sait que le plaisir offert n’est qu’un moyen pour l’union et que le but dernier, c’est la charité.Et puis il aime tant la France, notre public canadien, que rien de ce qui la touche ne peut le laisser indifférent.Hier soir donc, comme les jours précédents, il y avait foule à l’arsenal.L’Harmonie de Montréal égrenait ses vibrations sonores coupées de sonneries de clairon puissamment évocatrices.Aux refrains entraînants du Père La Victoire, de Sambre-et-Meuse, du Chant du Départ, de la Casquette, l’imagination voit défiler les braves pioupious culottés de rouge.Ce sont les petits enfants de là-bas, de l’autre côté de l’eau, que Ton croit entendre chanter les vieilles chansons de France : le roi Dagobert, J’ai du bon tabac, les P’tits bateaux.Les Français qui sont dans la salle se croient pour un moment transportés ailleurs, dans quelque coin familier de leur enfance.Les Canadiens qui firent le voyage revivent les souvenirs passés ; les autres, moins heureux, entrevoient un peu de cette âme de ia France d’ou sont venus leurs aïeux des temps héroïques.Et pendant ce temps, la kermesse continue, la fête bat son plein ; les aguichantes vendeuses luttent d’entrain, tout comme des candidats aux élections pour s’attirer des votes.Pensez donc ! il s’agit d’un grand concours de popularité ; le comptoir en faveur duquel se seront réunis le plus de suffrages de la part du public sera proclamé roi de la kermesse.Op comprend qu’il y ait concurrencé effrénée et que la bataille, pour être gracieusement courtoise, n’en reste ni moins vive ni moins passionnée.Je m’en voudrais de clore, ces pauvres comptes rendus qui, s’ils ont le mérite de la seule exactitude, sont restés malheureusement bien au-.des.sous de leur tâche, sans une mention spéciale à l’AUegrie russe.C’est une trouvaille que ces billets fallacieusement prometteurs (tous les numéros gagnent, malheureusement il n’y a pas de numéro sur tous les billets), qui trouvent moyen, en mystifiant agréablement le tenteur de chance, de verser du baume sur la plaie qu’ils ont faite par des invites comme celles-ci : "Ne désespérez pas.Prenez courage.La chance va venir.II en reste.C’est donc choquant.” Non, Mesdames, ce n’est pas si choquant que cela : vous le savez bien vous-mêmes.Et je préfère rester sur cette autre sentence que vous mettez si bien en pratique et que je conserve comme un souvenir de la fête : “Donnez aux pauvres.” TESTES.LA DEFENSE DE M.PARENT M.Pai'ent, ancien président de ia Commission du Tram-ont mental.a communiqué aux journaux une longue réponse au rapport Gutelius.Il prétend que celui-ci n>st qu’une manœuvre politique.que la commission n’a rien h se reprocher, propose l'institution d’une commission royale pour faire enquête sur ses actes et sur ceux du gouvernement actuel et déclare qu'il portera à son tour des accusations graves.LETTRE DE FRANCE La mort et les obsèques de Paul Déroulède Paris, 4 février 1914.— Paris a fait à Paul Déroulède des obsèques grandioses.Certes, le deuil était poignant, et les coeurs pleuraient.Mais ce n’était pas la morne tristesse et l’accablement de ceux en qui toute espérance est morte.Un Û'isSon de fierté berçait notre douleur, ainsi nue la brisé faisait, sous le ciel radieux et ensoleillé, claquer les trois couleurs au long de la hampe des drapeaux.L’a route est longue de la gare de Lyon jusqu’à l’église Saint-Augustin, traversant les populeux quartiers proches de la Bastille, la commerçante rue de Rivoli, et puis la place de la Concorde, la Rue Royale, le Boulevard Malesherbes.Partout le cortège qui se profilait sur deux kilomètres et davantage passait entre les rangs pressés d’une foule innombrable et respectueuse: les hommes saluaient, les femmes faisaient le signe de la croix.Malgré que les funérailles fussent célébrées à l’heure même où l'activité laborieuse de la grande ville est particulièrement intense, toute la population de Paris était là vétérans portant fièrement la médaille de 1870, jeunes gymnastes des groupements du Dr Michaux, ouvriers en cotte bleue, petits bourgeois ou employés.Jamais, au témoignage peu suspect des chefs de la police municipale, jamais, depuis les obsèques nationales de Victor Hugo en 1885, pareille foule ne s’était réunie, concentrée pour une fête quelconque.Et il ne s’agissait ici que de saluer un mort.Mais quel mort! La postérité pourra s’étonner de l’enthousiasme continu, permanent, soulevé par un homme dont toutes les entreprises ont été frappées d’insuccès.Il est vrai, Déroulède n’a effectivement défait ni les ennemis de l’extérieur, ni ceux de l’intérieur.Comme Moïse n’a pas vu la terre promise, il n’a pas entendu les clairons de nos zouaves et de nos chasseurs sonner, dans Strasbourg et dans Metz reconquises, l’hymne de la délivrance! Et le parlementarisme qu’il haïssait n’a apparemment subi m’cune atteinte: la machine continue de tourner, broyant les libertés et les forces vives de la Patrie.Personnellement, Déroulède a connu toutes les amertumes.Il a été frappé dans ses affections les plus chères.11 a élé trahi dans l’instant même qui précédait le succès définitif.Il a souffert l’amertume de l’exil.Et lorsqu’il en revint, prêt au combat toujours, il se vit préférer nar ses anciens électeurs un obscur politicien.Et la maladie s’est abattue sur lui, avant que la vieillesse l'eût atteint.Nulle épreuve ne Ta diminué — non nlus que la majestueuse stature du chêne de nos forêts n’est moins imposante lorsque la tourmente a marqué son tronc de cicactrices et jonché le sol de menues brindilles.Déroulède, toujours, est demeuré debout.Parce qu’il fut constamment debout, il a été passionnément aimé de Ions ceux qui aiment la France.Les générations qui montent, toutes frémissantes d’espoir et d< fierté, ne savent pas combien lourdement pendant les quinze ou dix-huit ans qui suivirent lu guerre franco-allemande le deuil étreignait les coeurs; l’humilité était amère comme le regret des provinces perdues.Avec courage, obstination, l’Assemblée Nationale avait reconstitué jios forces militaires et financières, mais le découragement s’était emparé des âmes, comme il arrive devant ce que Ton croit irréparable.Déroulède a élevé la voix.Il avait connu, aussi bien que personne, les affres de la défaite.Il avait souffert, il avait pleuré de rage.Il avait dû céder devant la force, mais il n’uvait pas courbé le front.Il était dès lors tel qu’il fut toute sa vie, “le plus glorieux des vaincus”, selon le mot de M.Jacques Piou.Courageusement, inlassablement, héroïquement, il consacra toute sa vie à restituer à la France sa force morale, la confiance justifiée sans laquelle il n’est pas de succès militaires, et aussi l’union civique sans laquelle il n’est pas de grandes nations.Tout ce qu’il dit, tout ce qu’il écrivit, tout ce qu’il fit, le plus léger battement de son coeur, la plus fugitive pensée de son esprit, toute sa vie, en un mot fut commandée par cette unique aspiration: refaire de la France la première nation du monde.Et dans son ardente passion de voir tous les Français tendus en cet effort sublime, il n’eut jamais qu’une haine, celle des politiciens égoïstes qui exploitent la France au nom de la République et qui la ruinent an lieu de la servir.Les politiciens se sont vengés deux fois; en l’exilant d’abord après une parodie de jugement sur un fantôme d’accusation, en lui refusant ensuite les obsèques nationales.Le second geste est la suite logique du premier.Nous ne le regret-ions pas.Comme Ta dit mon collègue et ami Drianl, au Congrès de l’Action Libérale populaire, la présence de tels et tels de nos gouvernants derrière le cercueil de Paul Déroulède aurait eu les apparences d’un défi jeté à Topinion nublique.“Pour le peuple et par le peuple!” disait souvent Je républicain plébiscitaire qu’était Paul Dèroulè-de.Le peuple savait que Paul Dé-roulède Taimait du même amour dont il aimait l’Alsace et la Lorraine.Le peuple se reconnaissait en lui, saluait en lui Tbonime qui interprétail toutes ses traditions et toutes ses aspirations, que ce fût à Champigny, à Buzenval, aux pieds de Jeanne d’‘Arc ou devant la statue de Strasbourg, que ce fût même dans ce geste suprême qui le conduisit.tandis qu’il entreprenait vers Nice son dernier voyage, en l’église Notre-Dame de Paris pour y remplir ses devoirs de chrétien.Le peuple de Paris lui a fait de splendides funérailles.Mais Dérou-lède n’est pas mort tout entier: il survit en chacun des Français aux-ouels il a donné un amour plus ardent de la Patrie.Joseph DENAIS, Député de Paris.MORT DU DR LANCTOT LE REPRESENTANT DE LA DIVISION DE RIGAUD AU CONSEIL LEGISLATIF EST DECEDE HIER SOIR A SA DEMEURE DE MONTREAL.L’honorable docteur Joseph Lanctôt, conseiller législatif, est mort à neuf heures, hier soir, à sa résidence No 1785 rue Notre-Damie Ouest, après une assez longue maladie.Le Dr Lanctôt naquit à Saint-Constant, le 21 août 1847, de Camille Lanctôt, cultivateur, et de Zoé Tremblay.Après un cours classiques aux collèges de Montréal et d’Ottawa, il décida d’étudier la ¦médecine et entra en conséquence au collège de médecine Royal Victoria die Montréal.Quelques années plus tard, TUniversibé de Cobourg, Ont., à laquelle le collège Victoria était affilié, lui conférait le titre de docteur.Reçu médecin, Le jeune Lanctôt suivit Tlattraction du temps et émigra av*x Etats -Unis.Il alla s’établir à Nashua, New-Hampshire, où il ne tarda pas à se faire une nombreuse clientèle.Cependant, il subissait la nostalgie du sol natal, et après quelques années, malgré tous les succès que lui conférait la pratique de sa profession, il décidait de venir au Canada.Au bout de deux ans passés à Saint-Philippe de Laprairie, il venait s’établir définitivement à Saint Henri, Montréal.C’est de là que date sa longue carrière politique, dans le parti libéral.Tous les libéraux de la vieille école se rappellent ses èuttes fameuses cc^.re M.Alphonse Desjardins, et l’ancien maire Villeneuve, dans le c6mté d’Ho-cbelaga.Il fut défait aux élections générales de 1887 et 1891.En 1892, le docteur Lanctôt fut élu député d'Ho-chelaga à TAssemblée législative.En 1808, il était appelé au Conseil legist Latif.Entre temps, le docteur Lanctôt s’était occupé de politique municipale et il fut pendant de nombreuses années maire de l’ancienne municipalité de Saint-Henri.Il fut commissaire d’écoles, de 1885 à 1897.La pratique de sa profession lui apporta aussi des honneurs.En 1897, il fut élu gouverneur du Collège des Médecin s et Chirurgiens de la province de Québec.Il y a deux ans, il représenta cette même association médical au Congrès des médecins français qui se tint à Paris.C’est au retour, à Londres, qu’il fut frappé d'une attaque de paralysie qui le cloua sur un lit de douleur jusqu’à sa mort.L’hon.Dr I^anctôt était un orateur distingué.Il parlait le français et l’anglais avec une grande précision.Comme maire et commissaire d’écoles, il porta toujours une attention spéciale aux mesures concernant l’amélioration des conditions du peuple.Depuis sa maladie, Thon, docteur Lanctôt n’assistait plus aux séances régulières du Conseil Législatif.Chaque année, cependant, il se faisait transporter au parlement de Québec pour faire acte de présence.Il était encore à sa mort le président de la Commission de Législation Privée du Conseil Législatif.En 1881, Thon, docteur Lanctôt avait épousé Mlle Clara Bourasisa, fille de feu Hubert Bourassa, fermier de Laprairie.De cette union naquirent plusieurs enfants.Lui survivent, une fille, Géraldine, épouse de M.le docteur J.R.Tremblay; un petit-fils, M.Wilfrid Tremblay; deux petites, filles, Mlles Gabri-elle et Géraldine Tremblay; deiG frères, Thon, juge Husmer Lanctôt et M.Aimé Lanctôt, marchand de Saint-Isidore.Il était l’oniele d© M.Roch Lanctôt, député de Lapirairi© à la Chambre des Communes.Les funérailles auront lieu lundi, à 9 heures, à Téglise de Saint-Henri.Dans l’intervalle, la dépouille mortelle sera exposée dans le dispensaire de M.le docteur J.R.Tremblay, 1787a rue Notre-Dame Ouest, transformé en chapelle ardente.LES BENEDICTINS D’EAST BOLTON On annonce la création prochaine, sur la feme que possèdent à East Bolton les Pères Bénédictins, d’un double établissement gouvernemental : station d'agriculture et station d’arboriculture fruitière.Les Bénédictins sont établis sur les rives du Lac Memphrémagog, à dix milles de Magog, à vingt milles de Newport et à un peu plus de quatre milles du chemin de fer du Pacifique.Ils érigeront au printemps sur les bords du Lac une chapelle pour la desserte des citadins qui vont passer Tété dans cette région.Ils cherchent à attirer autour d’eux un certain nombre de colons cana-diens-français.Les Pères sont au nombre de trois, plus deux moines de choeur actuellement en Belgique.Us sont aidés de quatre Frères.Us se proposent d’établir ici une maison régulière de leur Ordre, prieuré d’abord, abbaye plus tard.Les Bénédictins d’East Bolton appartiennent à la congrégation fameuse de Solesmes.-1- LA CAMPAGNE MUNICIPALE L’échevin Martin annonce que, si M.G.W.Stephens est candidat, à la mairie, il lui signifiera un protêt au sujet de sa résidence.Les amis de M.Stephens déclarent que le fait de faire un voyage en Europe n’infirme en rien la qualification de la résidence.* * * M.Jacques Bonhomme, carrossier, annonce qu’il se présentera à Téche-vinage dans le quartier Saint-Joseph.< ft LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI, 21 FEVRIER 19141 VOL.V.— No.43 r CHRONIQUE RELIGIEUSE ROME ET LE MONDE !; UN APPAREIL INTERESSANT IL PERMET DE FIXER SUR UN FILM CINEMATOGRAPHIQUE TOUTES LES PAGES D’UN LIVRE.LAQUINQUAGESIME EVANGILE DU DIMANCHE 22 FEVRIER.SELON SAINT-LUC, CH.XIII, V.31.En ce temps-là, Jésus prit tes douze Apôtres avec lui, et leur dit : Voici cpie nous allons à Jérusalem, et tout ce qui est écrit par les Prophètes touchant le Fils de l’homme sera accompli.Car il sera livré aux gentils, traité avec dérision, flagellé, couvert de crachats : après qu'on l’aura flagellé, on le fera mourir, et il ressuscitera le troisième jour.Mais ils ne comprirent rien à ce discours : c’était un langage caché pour eux, et ils n'entendaient fias ce qu'il leur disait.Or, comme il approchait de Jéricho, un aveugle qui était assis le long du chemin, où il demandait l’aumône, entendant passer une troupe de gens, s’informa île ce que c’était.On lui dit que c'c-tait Jésus de Nazareth qui passait.Aussitôt il se mit à crier : Jésus, fils de David, agez pitié de moi.Ceux qui allaient devant l’en reprirent vivement en lui disait de se faire ; nuns il criait encore plus fort : l'ils de David, age- pitié de moi.Alors Jésus, s’arrêtant, commanda qu'on le lui amenât : et quand l'aveugle se fut approché, il lui dit : Que souhaitez-vous que je vous fasse ?Seigneur, répondit l’aveugle, faites que je vois.lit Jésus lui dit : Voyez, votre foi vous a sauvé./I l’instant même il vit, et il le suivait en rendant grâce à Dieu.Et tout le peuple, témoin de ce miracle, rendit aussi gloire à Dieu.LA BASILIQUE DE SAINT-BERTRAND EST-ELLE LE PLUS ANCIEN MONUMENT CHRETIEN DE LA GAULE?— QUESTION HISTORIQUE.(Service du “Devoir") Paris.21,— (Vest un curieux et in-têraasant petit appareil ijue M, Eugène Morel, bibliothécaire à la Bibliothèque nationale qui en est l’un de» inventeurs, a montré, hier, aux élèves de l’Ecole des hautes études sociales.Grâce à cet instrument, dont M, Goldschmidt, eut l'idée et qui fut mis au point avec la collaboration de plusieurs personnes, parmi lesquelles MM.Eugène Morel et Vitrac, il est possible de fixer, sur un film ciné-I raatographique, toutes les pages d’un ' livre, avec ses gravures, et de les ! projeter soit sur une table horUon-| taie soit sur un écran ; l'on conçoit ' tout l’intérêt de cet appareil auquel I a été donné le nom de Bibliophote.On pourra désormais, dans les grandes bibliothèques du monde, organi-sur un service de cinématographie ; les savants, qui désireront consulter chez eux tel manuscrit, tel ouvrage rarissime, tel atlas peu maniable, en demanderont la reproduction cinématographique â la bibliothèque qui le possède.Cette reproduction tiendra en quelques mètres de film—cinquan te pages au mètre — et les savants pourront travailler ainsi sans se dé- j ranger, sans avoir surtout à effec | tuer de longs et coûteux voyagea.Le prix de revient de ces cintmato- j graphies est, en effet, très abordable, , et les bibliothèques publiques pourront, tout en vendant leurs films bon ! marché, retirer du service clnémato- i graphique des bénéfices certains.Et combien d'applications utiles, auxquelles pourra se prêter le Biblio-! phote.Toutes les toiles d’un musée pour- i ront être mises sur films et projetées au cours de conférences ; on pourra mettre sur l’écran tous les animaux du Muséum ; on pourra réduire les Immensesé cartes d’état-major, les j transporter en minuscules bobines, en | tirer r.t en distribuer des exemplaires' agrandis en quelques instants sur la champ de bataille même.Paris, 20 — Récemment M.Dieu lafoy décrivait, dans une séance à l’Académie des Inscriptions et Bel-' les-Icttres, les fouilles opérées à Saint-Bertrand-de-Commges, et insistait sur l’importance de ce fait c{ue la première basilique de Saint-Bertrand était de beaucoup le plus ancien monument chrétien de la Gaule.Or, à ce sujet, le Petit Journal a reçu d’un archéologue distingué, M.J.-B.-M.Biélawski, chevalier de la Légion d’honneur, médaillé de 1870, demeurant à Vic-le-Gomte, dans le J’uy-de-Dôme, une communication fort documentée qui remet le problème en question.Dans un travail intitulé : Aperçu archéologique sur Vie.-le-Comle, Coudes et leurs environs, M.Biélawski, étudiant d’origine de Coudes, rappelle que cette localité a été précédée d'une agglomération gauloise du nom d’Aïn-tyenue.Il s’y trouvait un temple païen qui, lors de la christianisation du pays au !Ue siècle, pid abriter le culte nouveau.“Telle serait pour nous, écrit l'auteur, l’origine probable de l'antique sanctuaire, dil de saint Gènes .“Au (lie siècle, lors de l'invasion de la Gaule par les Allainnns, sous la conduite de Chroms, l’Auvergne fut horriblement saccagée et le pa-gus d'Aïnty •une détruit ; seul, le sanctuaire de saint Gènes aurait été épargné par les barbares qui allèrent se faire écraser sous les murs d'Arles où Chroms fut mis à mort.“On y a fait des découvertes intéressantes au plus haut point.” Or, si vraiment le sanctuaire de saint Gem'-s à Coudes, qui existe toujours et qui a longtemps servi de grange, remonte à la date une lui assigne ce savant correspondant, il serait antérieur à la vieil'e basilique de Saint-Bertrand-'de-Cmnin-Rcs.UN SANCTUAIRE AU B.JEAN EUDES Rennes, 2! La Semaine reli~ pieuse de Pennes adresse un appel aux catholiques de ce diocèse pour l’érection d‘un sanctuaire de pèlerinage en l'honneur du bienheureux Jean Eudes, à Ri, par Ilabloville, diocèse do Séez.petite paroisse où le Bienheureux est né, a été baptisé et a fait sa première communion.Ce missionnaires fut, au XVIIe siècle, un grand rumueur d’hommes.Les diocèses de Bretagne et de Normandie lui doivent la conservation de la foi.UNE INFANTE AU THEATRE LA PRINCESSE EU LA LIE, TANTE L’ALPHONSE XIII VA VOIR SES COM P ATR K)TE S PO RT K AI TURKS SUR UNE SCENE DE PARIS.TOUS NOS DE SETS OFFERTS A ECHANTILLONS DE SALON D’ESCOMPTE Nous avons décidé de renouveler tous les échantillons de nos sets de salon qui sont sur le plancher depuis plus de trois mois.Nous voulons que cette vente se fasse rapidement et pour l’obtenir nous offrirons tous nos ameublements sujets à 10% d’escompte.Lisez attentivement les quelques offres que nous mentionnons spécialement.SET No.805,—Style Louis XV.-(.ouiprend grand sofa de 58 pouces de large, un fauteuil spacieux et confortable, et une jolie chaise.Les montures sont faites entièrement d’acajou solide.Couverture de soie de qualité supérieure et harmonisant Je style de l’époque.Dossier uni.Tout le matériel employé a été choisi avec soin.Régulier.$160.00 Moins 40%.« 01.00 SET No.294 - Set de cinq morceaux.Convient spécialement pour un grand salon.Lu monture de cet ameublement est large et massive.Les dossiers et sièges sont recouverts en bonne qualité de soie tie dessins et tons gracieux.Dossiers capitonnés.Régulier .872.00 Moins 40%.828.80 SET No.5.Set j42F (Spécial au “Devoir”) Berlin, 21.— Le nombre île fem-n-es-élèves fréquentant les universités allemandes a quadruplé durant les quatre dernières années.Dans l'hiver de 1908, lors de l'admission des femmes à rUniversité, il y eut 1,108 élèves d’inscrites.Aujourd’hui le nombre s’élève à 3,686.Plus de six pour cent des étudiants fréquentant les universités allemandes sont des fem mes.La moitié de celles-ci étudient la philosophie, les langues étrangères et l’bksloire.Un quart d’entre elles étudient la médecine et un cinquième, les .sciences naturelles.Plus de quatre cents de ces élèves sont des étrangères.C’est a Russie qui envoie le plus fort contingent Ensuite vient l’Amérique.Les universités non prussiennes sont plus courues que les autres.A Leipzig et Munich le nombre d’élèves a considérablement augmen-ae ainsi qu’à Sena, Wuerzbourg et Frei bourg.LE MAROC ET LA TRIPOLITAINE (Service du “Devoir”) Paris, 21.— La “France militaire ” publie un tableau détaillé des dépenses occasionnées par l'occupation du Maroc au 31 décembre 19x2 et.donne les chiffres totaux suivants: Guerre .216,430,005 fr.Marine .22,120,173 Affaires étrangères .fi,418.413 Total girriral .273,977,651 fr.D'autre part, l’exposé financier du ministre des finance italien établit les dépenses suivantes pour la prise tl , i.i.iursitu.BX Efj fef H»»*».».M-gj , - r.R, /rira ni décisive di LA CHORALE PLAMONDON-MICHOT .e deuxième concert de la Chorale Piamondon- -Michot aura lieu jeudi 26 mars, au Ritz-Carlton.On y entendra des oeuvres de Bizet, Chabrier, C.Frank et d’Indy et d-e deux compositeurs locaux dont M.Piamondon donnera la première audition, accompa- au Gouchv,., l’Huile de Fc" de Morue, < la première audition, par les auteurs.Outre M.Piamondon, trois solistes prendront part à ce concert qui réunit en un même programme tous les éléments nécessaires au succès, c’est-à-dire: beauté, nouveauté, nombre et variété.Le prix des places reste le même qu’aux concerts précédents et les billets sont dès miaintenant en vente chez Ed.Archambault, rue Sainte-Catherine Est, et chez Willis & Cie, rue Sainte-Catherine Ouest.ECOLE DE PIANO PARIS-MONTREAL Les élèves dont les noms suivent ont obtenu leur diplôme à TEhole de piano Paris-Montréal: Mlles Héîéna Alix, pour Je cours moyen; Marie-Jeanne Robitaille et Fleur-Ange Labi-ne, pour le cours préparatoire.Toutes ont suivi geau, de les cours de Mlle R.A.Pa-la rue Saint-Valier.RECITAL CHEZ WILLIS salles de la Sainte-Ca-un récital Rive-King .Frimi Petit Carnet Cet après-midi, dans les maison Wiliis & Cie, rue therine Ouest, aura lieu dont voici le programme: 1.—Bubbling.2.—Fire fly, valse .Willis Player 3.—“Mon coeur s’ouvre à ta voix Saint-Saëns Mlle Hélène ReiWy 4.—5e Nocturne, Op.52.Leybach 5.—2de Mazurka, Op.54.Godard Willis Player 6.—Carissima.A.Pernn Mlle Hélène Reîlly 7.—Nymphe, Op.13.Nevin 8.—Concerto, Op.25 .Mendelssohn Admission sur présentation de carte de visite.PREMIER BANQUET Nos jeunes amis du commerce ap paraîtront lundi, le 23, pour la première fois en public, à leur banquet donné à l’Hôtel Vigor.Us désirent faire de cotte manifestation une base solide sur laquelle reposeront des liens puissants d’amitiés entre los financiers d’aujourd’hui et ceux de demain CHEZ ROSTAND.Les billets pour la soirée du 22 avril prochain, à la Salle des Artisans Canadiens-Français, seront, mis en vente.à partir de lundi prochain, chez M.Ed.Archambault, marchand de musique bien connu, coin des rues Sainte- decins Catherine et Saint-Dends.Prix du bil let, 50c.autres Extraits fïlédiunaux.Il combat l’Irritation des Voie.Respiratoires, supprime les quintes de toux, guérie l’inflammation, tout eu soutenant les forces du malade, grâce aux propriétés reconstituantes de l’jduiie de Foie de Morue.CJ C’est le plus précieux des remèdes.Ee Vente Partout : 35c.la bouteille.Contre les Triait* ri* Til*, l'Etal Fièvroa* on Nerveux, U Abattement «I rExcôj t)e Extigne, vous vous trou-cfci cz bien de Lusage des FOUDRES NERVINES MATHIEU, exciu.plesd’Opumi, Chlora’., Morphine et autres drogues ilfttHjereuses.Ee Veste Partout: 25c.la boite de 18 poudres.CiE , , L.MATHIEU, PROPRIETAIRE, SHERBROOKE, P.G.^ CHAPUT, FILS Dépositaires en & CIE.LIMITEE trrea, Montréal et recolorer Pour faire repousser les cheveux gris La prodigieuse CHEVELURINE DE PARIS est le seul remède réellement efficace Etant une nourriture possédant tous les.éléments nécessaires à la vie et à la coloration des cheveux; 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ON DEMANDE A ACHETER Des propriétés dans toutes les parties de la ville.livuTvalmGTvt Hb of Canada Chambre 411: 120 St-Jacques Tél.Main 877.Edifice Transportation.Bnrcau : Main 7038.Maintenant que le TUNNEL sous le MONT-ROYAL est complètement percé, vous ne pouvez plus douter que la ligne de chemin de fer du C.N.R.sera ouverte au public sous peu.Si vous attendez à cette époque pour acheter des terrains du PARC SAINT-PAUL EUSTACHE; VOUS PAIEREZ DE 357.A 507, PLUS CHER.Ces lots sont les plus avantageux de cette région, parce qu’ils sont les| plus élevés et en même temps les plus près de la gare projetée du Lac des> Deux-Montagnes, de la rivière des Mille-Iles.Les lots les plus éloignés de| la rivière sont situés vis-à-vis le centre «lu village de Saint-Eustache.Le trajet entre la gare de Montréal, et celle de Saint-Eustache serai d’environ 25 minutes, et, sans aucun doute à un prix relativement bas.Tous les propriétaires ont droit de passage au bord de l’eau.Pour plus amples détails, s’adresser à F.PAU L, Courtier Tél Main 6544.Edifice La Sauvegarde, 92 Notre-Dame Est, MONTREAL ON DEMANDE DES AGENTS LE bungalow comme type de logement, semble d'un grand intérêt à tous ceux qui ont ntention de se construire de petites demeures, ce qui est particulièrement le cas chez les jeunes ménages, afin de pourvoir vivre “sur plain pied”, avec une ou deux chambres de réserve, au second étage, en cas d’urgence.Le bungalow offre un aspect de confort que nul ne peut nier.Le bungalow que représente notre illus-tratioh a, sur l’étage principal, cinq pièces dont deux sont des chambres à coucher; il y a aussi une chambre de bain commodément située près de la chambre à coucher, et trois bonnes garde-robes.Le bungalow est dessiné pour avoir front sur la longueur, le long de la les dimensions générales étant 40 pieds de front et 28 pieds de profondeur.L’entrée est dans le coin gauche, donnant d’abord sur me galerie vitrée et ensuite dans le salon, cette pièce a 18 pieds de longueur par 13 pieds 6 pouces de largeur, la fenêtre, qui est très grande et a un siège, fait saillie, ajoutant ainsi à la largeur de la pièce tout en étant une très jolie amélioration.La salle à manger ouvre sur le salon à l’arrière, au centre, par une arche à colonnes.Cette disposition est très originale et rend l’intérieur encore plus attrayant.La cuisine, avec armoires placards, entrée à l’arrière, etc., est aussi très bien disposée.11 y a une cheminée centrale, dans le coin du salon, avec un large foyer et tuyau pour la cuisine et fins de chauffage.Le sous-sol s’étend sous toute la maison et est cimenté.Le premier étage doit être fini en chêne ou en frêne et peut être ceint ou laissé naturel, au goût; le parquet est en chêne.Le second a deux bonnes chambres avec d’amples armoires, et au centre un grand espace pouvant être utilisé comme chambre de jeu.L’étage est bien éclairé par des lucarnes situées de chaque côté du toit.Le coût de construction, sans plomberie et chauffage, est estimé à $4,500.L’extérieur est fini en planches de pin teintes en brun, en alternant une planche étroite et une plus large, et en bardeaux teints brun ou rouge.Tous les châssis, ornements extérieurs, etc., sont peints en crème ou en blanc.The Mont Rolland Sand & Gravel COMPANY VEND DU SABLE TOUT L’HIVER—Réductions spéciales pour quantités de deux (2) chars par jour, ou plus.Aussi, pierre concassée de toutes dimensions (Banc rouge).Prix sur demande.BUREAU : Edifice Morgan, 54 NOTRE-DAME Est, Ch.60-61-62 « 7 H.Beauregard Avenue du Parc SNAP ! 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Ouest .St-Georges St-André .St-Joseph .Ste-Anne .St-Laurent St-Louis .N ombie de marchés.1 5 5 V al«ur totale.$1,421,676 221,000 24(),750 36,500 43,750 201.100 236,768 Côte des Neiges 2 10,500 17 140,547 16 133,200 7 63,806 100 489,708 23 330,377 33 325,849 9 67,380 6 54,726 16 190,050 3 15,950 27 249,008 53 441,133 12 70,909 6 6.900 20 40,818 20 23,913 57 102.159 37 126,814 99 416,367 10 37,570 48 511,373 39 153,487 31 542,926 38 446,661 11 879,528 786 SS,282,187 ventes.Joseph R.Claude, négociant, à Louis Philippe Fournier, les lots SOIS! à 183, village Hochelaga, avec les bâtisses, rue Moreau, pour $50,000.Louis P.Fournier, revend la même propriété à Arthur Trudel, agent d’immeubles, pour $52,000.Jean Bte Adolphus Wilson à J.Charles Gauvin, les lots 12-120, 121, partie N.O.de 12-122, village Saint-Jean-Baptiste, mesurant environ 73 x 109' pieds, avec bâtisses, Nos 1224 il 1240, rue Saint-Hubert, pour $48,-000.HeTiri Lebeau et al., à Lachîne, Jacques-Cartier et Maisonneuve Railway Company, partie du lot 352, partie de 347, paroisse Saint-Laurent.Le 1er emplacement contient 2 arpents, 53-100, le 2e, 1 arpent 36 36-100 d’un arpent.Ce terrain est situé de chaque côté du Lachine, Jocques-Cartier et Maisonneuve Railway, pour $21,-000.Amédée Charbonneau, à Léopold M.Giassôn, les lots 32-7-13, la 1-2 N.Ouest de 37-7-14, paroisse Montréal, mesurant 75 x 100 pieds, situé rue Durocher, Outremont, pour $2.25 le pied, soit $16,875._ Anselme Aubertin, à Amédée Char-bonneau, le lot 32-7-13, la 1-2 N.Ouest de 32-7-14, paroisse Montréal, mesurant 76 x 100 pieds, situé rue Durocher, Outremont, pour $2.25 le pied, soit $16,875.75.SITE RESIDENTIEL RIVERAIN Grand terrain sur lo bord de la rivière, à Cartiervillc-Nord, près pont Lachapelle, (gratis) en face du Château Gohier.Ce terrain mesure 480 pieds de front par environ quatre arpents en profondeur, possède une bell grève et est en partie couvert de gros arbres, l’idéal et la beauté pour résidences privées; de plus, est avantageusement placé; retiré de la ville et à seulement la minutes des chars électriques de Cartier-ville et de la station du C.P.R., à Laval des Rapides.On vendra en bloc ou en .partie à seulement 9c du pied, bonnes conditions.En vue des ameliorations que les conseils municipaux local et voisins sont à faire, il est certain que ce terrain vaudra 50c du pied avant deux ans.Ce terrain est nouvellement subdivisé en 133 lots et peut réaliser «lu 25c du pied actuellement.Pour plans, conditions et toute information, s’adresser â mon bu-—au.GEDEON MENARD 20 SAINT-JACQUES.Main 4452.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour Supérieure No.3289.—Francis Trudel, demandeur, vs.Alphonse Morin, défendeur.Le 2mc jour de mars 1911 à trois heures de l’après-midi, au domicile du dit défendeur, au No.149 de la 5me avenue en la cité de Maisonneuve, district de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en un piano et meubles de ménage, etc.Conditions ; argent comptant.E.AUMAIS, H.C.S, Montréal, 20 février 1914.PROVINCE DF.QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit No.17938.*—Thos.Bur-'ett, demandeur, vs.T.Strathopoulos, défendeur.Le 3mc Jour de mars 1914 à une heure «le l’après-midi, à la place d’affaires «lu dit défendeur, au No.298 rue Sainte-Catherine Ouest en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effts du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en tables, chaises, etc.Conditions : argent comptant.E.AUMAIS, H.C.S.Montréal, 20 février 1914.TrÎOVI^E IdHTra “MonG réal, ('our de Circuit No.2(j04.—J.J.Milloy, demandeur, vs.F.Brady.Le 3me Jour de mars 1914 à onze heures de l’avant-midi, à la pince «l’affaires du défendeur, au No.145 rue Snint-.Tncqucs, èn la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en quarante mille, parts (40,000) de In Crown reserve mining Company.Conditions ; argent comptant.1.JIORINAZ.H.C.S.Montréal, 20 février 1914.GOHIER & BIGRAS 7 PLACE D’ARMES TEL.MAIN 3220, Tél.Main 4636.Chagnon&Majeau 52 RUE SAINT JACQUES.ASSURANCES Feu, Vie, Accidents, Responsabilité patronale.IMMEUBLES SPECIALITE : ACHAT ET VENTE DE TERRES TEL.SAINT-LOUIS 3784 ON DEMANDE DE!KmP Echange de propriétés contre terrains.Un coin commer-cial a vendre de dix logements et deux magasins : $30,000 00 peu de comptant et balance de prix de vente, pour quelques lours seulement.J J.H.LANGE VIN 365 Rl^E marir-anne est.AJ.J-/X AJ.^ VJ.L/ Y j TeJ st-Loui8 3781.Plan américain et européen Repas servis à toute heure HOTEL ST-HILAIRE, Que.Accommodation de transport par le Grand-Tronc, l’Intercolo-nial et la Cie de Navigation Richelieu & Ontario, en saison.L’endroit de villégiature le plus pittoresque de la Province.REGINA ARTHUR LABERGE, Gérant Situé dans le centre du village, sur les bords de la rivière Riche-beu, laquelle est navigable l'été jusqu’à Champlain et Whitehall, N.Y.Accommodation spéciale pour excursion de fin de semaine YOL.V.— No.4.3 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI, 21 FEVRIER 1911 Ô COMMERCE ET FINANCE u TEEW ' .LE CenCE DANS L'OUEST Il tend à s’améliorer.— L’Alberta et la Saskatchewan L’intérêt intense que prennent les arovlnees de l’ouest à l’éducation agricole est prouvé par cette déc’a-ration du ministre de l'Agriculture de l’Alberta devant la convention des Associations d'expositions agricoles, que le gouvernement provincial établirait bientôt sept écoles d’agricul- ture et donnerait une ass’stance ma- * térielle efficace aux expositions ré- gionales.Le gouvernement de l’Alberta est persuadé que ces expositions, avec î’aide des écoles d’agriculture, font beaucoup pour encourager le fermier, pour l’amener à améliorer sa manière de cultiver et la qualité de son bétail.La croissance de 1 élevage dans cette province est d’ailleurs prouvée par ce fait qu’en janvier, il s’est vendu à Calgary, pour $500 000 • de porcs, soit quatre fois plus que l’an dernier dans la même période.En général les conditions dans l’ouest tendent à s’améliorer ou plutôt à revenir à leur état normal; de partout mous arrivent des rapports disant que les records d’immigration seront tous brisés cette année; le mouvement est déjà commencé car en janvier sseulement, 960 colons américains sont venus s’établir dans la Saskatchewan, l’Alberta et le Mami-£ toba, apportant avec eux des effets ” pour la valeur de $40,000 et des for- tunes se montant à $191,015.A Régina, l’optimisme règne, surtout depuis ia récents découverte à Grand-Coulée, près de cette ville, d’immenses gisements de charbon qu’on a déjà commencé à exploiter.Le comité des travaux publics de Régina a autorisé la dépense de $2,-000,000 au cours de 1914; les principaux items sont: pour l’eau, $487,752, "es égouts.$373,665; les tramways, $250,000; les pavages et les trottoirs, plus de $500,000; pour l’éclairage et le pouvoir, $404,000.Calgary verra bientôt se réunir dans ses murs les membres du congrès international d’irrigation, le premier du genre tenu au Canada.Des congress-'stes viendront de toutes les parties du continent, surtout des endroits irrigués de 1 ouest américain.L’inauguration de l’immense système d'irrigation du C.P.R.près de cette ville est la cause de cette convention à laquelle prendront parties plus grands experts des Etats-Unis.On s’attend aussi à ce que la publicité faite autour de cette réunion, attire une foule d’irrigateurg s’établir sur les terrains du Pacifique Canadien.Le barrage de Bassano est plus important que tout ce qui existe déjà dans ce genre chez nos voisins; aussi sa construction fut-elle surveillée avec intérêt de l’autre côté de la frontière.Une preuve du développement rapide des villes de l’ouest est bien Swift Current; fondé en février 1904, cet endroit fut érigé en ville en mars 1907 et est aujourd’hui l’un des plus grands centres de chemins de fer sur la ligne du C.P.R.Enfin npus dirons que chez le cultivateur dé l’ouest en général, on remarque une tendance à se livrer à la culture mixte, prêchée depuis si longtemps, surtout par le Pacifique Canadien; ce dernier l’a d’ailleurs déjà mise en pratique sur son système d’irrigation à Calgary.De ce genre de culture on inaugure beaucoup de bien chez la classe agricole.LE WAR OFFICE A RECOURS AU FI LM CL\ EM ATOG RAPHIQUE POUR PROVOQUER LES ENROLEMENTS.(Spécial au “Devoir1*) Londres, 21.— Le War Office, toujours en mal de recrues malgré la publicité flamboyante qu’il fait en quatrième^ page des journaux, 'dans i’espoii d’attirer v rs le métier des armes la jeunesse britannique, vient d imaginer un nouveau procédé pour illustrer par des images, plus convaincantes encore que des mots, les joies de la vie militaire.Oui, le War Office, ultra-moderne en cela du moins, a tout simplement fait prendre une série de fils cinématographiques qui dépeignent les moindres détails de l’existence d’un soldat, depuis l’heure où il s’engage jusqu’à celle où, comblé d’ans et d honneurs, il se retire, pensionné par une patrie reconnaissante.Mais, comme après tout, la reproduction la plus fidèle du “Portez armes”, de l’exercice au portique, des revues d’équipement, pourrait à 3a longue — 18 kilomètres de films ont été pris — paraître lassante à la clientèle des cinémas, on a été jusqu’à introduire dans Le film officiel une histoire d amour simplette et tendre.Ce film, qui sera projeté sur les écrans de toutes les grandes villes anglaises, vient d’être donné pour la première fois dans un music-hall iondonnien, devant un public de choix où figuraient de nombreux généraux, sir Edward Ward, sous-secrétaire d Etat du ministère de la guerre, et enfin 1 illustre fieidmaréchal lord Roberts.LE MARCHE DES GRAINS DE MONTREAL Il y a toujours une bonne demande provenant de sources eurepéennes pour le blé de printemps du Manitoba, pour expd dition prochaine aussi bien que future, mais le volume d’affaires reste petit grâce au fait que les prix du marché de Winnipeg continuent à hausser, tandis que la hausse sur les offres nerinonte que très lentement.Diaprés des câblogrammes de Londres, des ventes de No 1 de blé du nord furent faites pour expédier en février à 35 s.3 d.; et pour mars, à 35 s.7 Va d.En sympathie avec la continueLe tendance à la hausse des j prix pour l’avoine dans l’Ouest, le ton j du marché local est plus fort avec une j augmentation de la demande pour des lots de chars et des ventes de C.W.No 2 furent faites de 43c à 43 tec; C.W.No 3 de 42c à 42 4 r et No 2 fourrage de 41c à 41%c., l’avoine simple à 41c le minot ex-magasin.Le ton du mar-1 ché pour le maïs Américain est fort j avec une hausse de 4c par minot, le ; maïs No 3 étant coté 7iy2C le minot I vc—magasin, mais la demande à ce j prix est tranquille.(Du “Prix Courant”).UNE COMBINE DE LA FARINE C’EST CE QU’AURAIENT IMAGINE DES PROTECTIONNISTES ANGLAIS EN VUE D’UNE ELECTION GENERALE.LE MARCHE DES FARINES I.e commerce des farines montre une plus grande demande des ache- ; y Leurs étrangers pour les qualités de blé de printemps, et comme les offres j de prix dans quelques cas étaient j plus hauts, des ventes de plusieurs milliers de sacs de patente d’exporta- • tion ont été faites pour expédier à j Glasgow et Aberdeen, mais vu la for- | ce du marché au blé et la hausse des I prix des meuniers qui n’étaient pas disposés à accepter toutes les offres, j le volume des affaires m’a pas été j bien grand.Il n’y a pas de grand | changement dans la situation du mar-, ché local, mais ia demande s’amélio- j re et des ventes de premières paten- j tes ont été faites à $5.40; seconde àl $4.90 et .strong bakers à $4.70 le ba- j ril en sacs.Dans la farine de blé d’hi- ! ver, le marché est très ferme avec des ventes de patentes de choix à $5.00; straight rollers de $4.45 à $4.60 le baril en barils, et les derniers en jute de $2.05 à $2.15 le sac.Londres, 21.— Le “Daily News” de ce matin affirme que la tentative qui avait précédé les dernières élections générales, à l’effet de constituer une combine gigantesque de la farine, pour le contrôle de la production et des prix, et * subséquemment le contrôle du pain dans le Royaume Uni, va se répéter bientôt en vue d’une victoire possible .pour les protectionnistes à la prochaine élection générale.Le négociateur de ce ‘‘scheme” serait un spécialiste de Londres dans ces sortes d’organisations financières, le même qui en 1911 aurait mené à bonne fin l’amalgamation des usines de ciment Portland, une entreprise de $50,000,000, lequel syndicat contrôle maintenant 80 pour cent de la production anglaise.Le succès du projet relativement à la farine, dépend de l’imposition d’une taxe de 10 p.e.sur la farine importée, avec une préférence de 5 p.c.sur la farine canadienne, laquelle préférence, assure-t-on, deviendrait inutile sur un article sur lequel se trouverait une marge d’un sou seulement.L’hésitation des meuniers écossais à se joindre au pro’jet est.le principal obstacle jusqu’à maintenant, mais les intéressés croient avoir raison bientôt de leurs hésitations.ISSUES DE BLE ET ' AVOINE ROULEE La demande de toutes sources pour les issues de blé continue à être bonne, mais comme l’approvisionnement sur place est petit, le volume de nouvelles affaires est petit car les meu-aiiers, dans la plupart des cas, ne font que des ventes par chars mélangés pour satisfaire les besoins du commerce local et de la campagne.Il n’y a pas de changement notable dans la condition du marché qui reste très ferme avec des ventes de son à $23; shorts à $25 et middlings à $28 ia tonne, y compris les sacs.De bonnes affaires se font dans les moulées et les prix sont fermes de $30 à $32 pour les qualités de pur grain, et de $28 à $29 pour les mélangées, la DANS LE Monde Ouvrier { 12 EPICERIES ET PROVISIONS Le marché de l’épicerie ne montre aucun changement dans les prix pour cette semaine, mais il reste ferme tout de même.Les affaires sont bonnes sans toutefois être anormales.La rentrée de l’argent pour les commandes est bonne pour cette époque de l’année.EXCURSIONS FOUR ______ L’OUEST Les excursions de colons pour l’Ouest, qui ont été organisées annuellev ment par la compagnie du Pacifique Canadien depuis la mise en opération rie cette ligne, seront cette année inaugurées mardi.le 3 mars, et se continueront chaque mardi jusqu’au 28 octobre.Les billets sont valables pour deux mois et des arrangements peuvent être conclus pour prolongation de temps.I/es fameux wagons, lits de touristes du Pacifique Canadien seront attachés à tous les traîna, procurant ainsi aux voyageurs tout le confort do l’accom me dation de nuit, jusqu’à destination, et ce au taux réduit des lits rie wagons pour touristes.Ijes billets d’excursion sont bons pour arrêts à Winnipeg et tous autres endroits à 'l’Ouest.r.LE TRAVAIL EN COLOMBIE ANGLAISE La Fédération du Travail de la Cû-kmbie-Angîaise a envoyé une délégation auprès du premier ministre sir Richard McBride, afin d’obtenir de nombreux privilèges pour les classes ouvrières.Les requérants demandent entre au, choses ; “Un amendement à la loi de compensation ouvrière, afin de la rendre semblable à celle de l’Etat de Washington.“Assurance d'u gouvernement pour les travailleurs.Abolition des bureaux de placements individuels.Création d’une commission qui devra enquêter sur l’état sanitaire des pénitenciers de là province.Droit de vote pour les femmes.Echelle de quarante-huit heures de travail par semaine pour tous les ouvriers.Amendements à la loi des mines pour exiger l’inspection des balances publiques à tous les trois mois.Election d’un comité d’inspection des mines, payé par le gouvernement.Loi pourvoyant à faire payer les salaires toutes lés semaines en espèces sonnante®.Buanderie pour les mineurs sous la tutelle du gouvernement.Nomination d'un inspecteur provincial pour visiter les chantiers de cons tractions et tout particulièrement les échafaudages.Travail de 11 heures par jour seulement pour tous les ingénieurs et chauffeurs die locomotives et d’automobiles.Le gouvernement a promis de s’occuper de ces nombreuses questions d’intérêt public.LES MINEURS DE LETHBRIDGE Lethbridge, Alta., 21.— Le onzième congrès dés mineurs unis d’Amérique, succursale No 18, de Lethbridge, Alberta, s’est terminé hier soir.Les différentes unions de tout l'Ouest y avaient envoyé des délégués.FUSILLE PAÎT LES MEXICAINS (Servicp de la Presse Associée) El Paso.Texas, 21 — William S.Benton, sujet britannique, disparu de Juarez mardi soir, a été fusillé par les soldats de Villa avant-hier.On l’a passé au conseil de guerre et il a été trouvé coupable de conspiration.AU TRIBUNAL DE QUEBEC (De notre corresponffant) Québec, 21 — La cour du Recorder a rendu jugement, ce matin, dans une cause d’essai (test case) intéressante dans laquelle les propriétaires des rues où passe le tramway demandent que la compagnie des voitures urbaines double le montant qu’elle est tenue de leur rembourser en vertu d’un contrat existant depuis 15 ans, pour l’enlèvement de la neige rejetée sur leurs propriétés par scs balayeuses.L’action a été prise par M.J.A.Cloutier.La compagnie a contesté la juridiction de la cour et celle-ci a décidé ce matin qu’elle pouvait entendre la cause.Celle-ci ira probablement jusqu’à la cour suprême.* * * Le juge Dorion a renvoyé, ce matin, en cour Supérieure, aussitôt après 'avoir entendu la cause, la poursuite en dommages de $10,000 prise par Madame Betis.de Lévis, contre le notaire Dumontier, de cet endroit, dans laquelle la demanderesse prétendait que le notaire Dumontier avait en sa possession des documents qui pourraient lui assurer la possession d’une grosse succession.LA NATALITE EN ALLEMAGNE CETTE QUESTION EST UNE CAUSE DE GRAVES PREOCCUPATIONS POUR L’AVENIR.(Spécial au “Devoir”) Berlin, 21.— Un fonctionnaire du ministère de l’intérieur, le docteur Krohne, a fait à Berlin, devant un public d’étudiants une longue conférence sur la diminution des naissances en Allemagne.“Si la population allemande de 1870 à 1913 a passé de 39 millions et demi à 67 millions, dit-il, les statistiques des dernières années sont de nature à nous donner de graves préoccupations pour l’avenir.En 1910, la' moyenne des naissances par 1.000 habitants était de 35.6.Elle n’était plus en 1912 que de 28 27, et tout porte à croire que les chiffres de 1913 seront encore plus bas.La diminution des naissances est particulièrement importante dans les grandes villes et dans les centres industriels.Aucune ville du monde n’accuse un chiffre de naissances aussi faible que Berlin ou Charlot-tenbourg, où la moyenne fut en 1912.de 13.7 par 1,000 habitants.Les causes de cette effrayante diminution des naissances sont fort nombreuses.Parmi les premières l’orateur cite le luxe, l’égoïsme des femmes allemandes qui, avides de bien-être, veulent s’épargner les peines et les responsabilités que crée la famille.L’orateur signale ensuite la propagande malthusienne, dont les commerçants se font les propagateurs jusque dans les plus petits villages allemands, #t enfin le nombre des avortements qui est en Allemagne d’au moins 400,000 par an.HS6 Pt.NC*3 r*r iAKi 5 r * m oir Va2 aojuvfc i0 c*0AOé MA^ai BOULEVARD PERSPECTIVE nTu r C ET ^ICE Lt plus etAMamesct*, BJOLl MO AO U A *C A DIXIE—QUARTIER SUMMERLEA—CITÉ DE LACHINE SOYEZ L’UN DES “400 II y a place pour 400 acheteurs dans cette subdivision de la métropole.99 Les plans anticipés sont maintenant prêts et la demande en est énorme.Un achat rapide signifie économie, et les personnes avisées agissent en conséquence.Ne vous contentez pas de désirer.Agissez! 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superficie totale : environ 36,808 pieds carrés.Il y a deux maisons de brique i) trois étages sur le terrain.(Mill construction).Construction No.1, dimensions 110’ x 60’.Construction No.2.dimensions 40’ x 50’.Tél.Main 5539 J.E.CARREAU Autrefois de la Maison J.E.Carreau Limitée NOS.360-366 RUE SAINT-TIMOTHEE.PRES DE LA RUE DEMONTIGNY ET NOS.383-389 RUELLE LABRECQUE.Terrain de «51* x 145’, irrégulier, 14 logements, tous loués.Conditions faciles.Pour détails complets, conditions, etc., «te., voyez le secrétaire du Montreal Real Estate Exchange Tél.Main 2491.et Main 7499, 41 RUE SAINT-FRANÇOIS-XAVIER jKiNGS Auctioneers^ Vente d’Objets en douane Les soussignés ont été requis par M.R.S.White, receveur de ia Douane du Port do Montréal, de vendre, par ENCAN PUBLIC au bureau d’inspection 65 rue Common.LUNDI, LE Y3 FEVRIER 1914 Les marchandises suivantes, scion le catalogue, et qui sont remisées dans le local susmentionné ; 1— Marchandises dont les frais de douane ont été payés jusqu’au .‘Î0 juin 1913.2— Ordres du Receveur jusqu’au 30 Juin 1913.3— Marchandises du magasin au 3# juin 1913.4— Marchandises non réclamées (Express) jusqu’au 30 juin 1913.5— Marchandises non réclamées (fret) au 30 juin 1913.6— Marchandises emmagasinées depuis plus de deux ans.7— -Saisies.Conditions ; comptant.Un dépôt de 25c sera exigé i) l’adjudication de chaque lot.Lé catalogue peut être obtenu de l’F.ncnn-tcur.Vente à 10 heures A.M., précises.RAE & DONNELLY.Enrnnteiu’s du Hot.241-243 rue Saint-Jacques, Montréal.Importateur et fabricant de tout ce qui sert au culte et dans les églises.Spécialité de décorations mortuaires et de fêtes, fabricant d’autels, bancs, confessionnaux, chaires, etc.61 RUE ST=JACQUES, MONTREAL.ïïiïïgk TCnight mm Un Produit Canadien De Qualité Supéi^ieufue Compagnon ou Poêle Uns Mtk I the F F DalleV O «•.IltoiifftwiiÈRr' , Pas de Perte I Hamilton canada IPas oe Rouille LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI, 21 FEVRIER 1914 VOL.V.— No.41 LA VIE SPORTIVE Une auto complète à toutes les 3 minutes L’ENTRAINEMENT Li; CYCLISME.L’enirainement a une importance capitale dans tous les sports, mais je crois que c’est dans le cyclisme qu’il réclame le plus de, méthode et le plus de couraye, car il n’est pas très agréable éi suivre d’une, façon continue.Et pourtant, sans lui, pas de champion.Il est certains sports où un hoiwne parviendra, un jour île chance, à marquer son nom sur le palmarès d’une grande épreuve, tandis i/ue dans le cyclisme, il n'existe pas de chance, il n’y a que de lu malchance.Ce sera toujours un homme de qualilé qui gagnera une course, mais souvent de véritables champions ne figureront pits à l'arrivée, qui auront été victimes de ces incidents multiples, contre lesquels le plus admirable athlète ne.saurait se défendre.Ces incertitudes, qui sont surtout le lot du routier.rendent encore plus pénible ientrainement : le travail de plusieurs mois, les privations de toutes sortes, la vie méthodique, tout ce qui constitue, en un mot, le régime du cycliste, seront annihilés en une seconde, par une interyen-lion lâche et absurde de la “guigne".Le routier ne suit jamais s’il recueillera le fruit de son labeur, ¦t c'est ce qui permet de comparer relie spécialité n un calvaire réellement douloureux où l’on est rarement récompensé de ses efforts.I.;i course de vitesse.— Le sprinter est caractérisé par ses harmonieuses proportions et par une très gYande souplesse, dont il doit toujours conserver une partie en réserve.f.e champion de vitesse sait avant tout utiliser son énergie tout en gardant sa souplesse naturelle./.entrainement du sprinter n’a pas de règle générale.Chacun, selon ses moyens, selon son tempérament.doit apprendre à se connaître.J'ai va des coureurs qui se livraient tous les jours, a un travail intensif, se levant de bonne heure, faisant des marches forcées, accomplissant de 15 o 20 kilomètres sur piste, avant le déjeuner, et recommençant le même régime l'après-midi.D'antres, tel Major Taylor.font un travail très long, malin et oir, mais sans jamais aborder Je train, c’est-à-dire, sans se dépenser.Certains, comme Friol, soi-anenl plntôl leur démarrage.Honr-)ier accomplit aussi de la roule.Tons ont un régime personnel, mais chacun s’y Soumet avec soin el régularité pour réussir.' Le demi-fond.— Dans le demi-fond, je parlerai des épreuves sans cuir ai rieur s, derrière tandems et derrière motocyclette, sur piste.Je me souviens que, lorsque je m'entraînais pour le record de Y heure sans entraîneur, je faisais vue heure de piste le malin, une heure l'après-midi.Je fis un premier essai qui échoua.Je reconnu one i’nvais dû exagérer la dose cl réduisis de moitié mon travail, .l’effectuai un nonne! essai et battis de deux mètres (48 kit.802) le record français de Pottier.Cela ne me sufUsai’ pas.Celte, promenade d'une heure sur piste m’avait ap-porlé un nouvel enseignement.Pavais ressenti trois défaillances qui m’avaient fait perdre beaucoup de terrain et res défaillances ne pouvaient être occasionnées que par un trop fort développement.Il était de 28 X 7.c’est-à-dire 7 ni.10.Je courus le Tour de France, yuis nie remis à l’oeuvre el réussis à battre le record du inonde avec 41 kil.110, aiioiane une fausse interprétation des signes que m'avaient Jails mes amis, après 1rs 10 kilomètres, m'eût fail perdre près d’un lour.Derrière tandems, il faut, pour réussir, de la souplesse, de.l’adresse et de la volonté.La course derrière machines multiples est la complication de ces épreuves arti-fi idles, ear i’esliine que Ionie course avec entraîneurs augmente la vitesse en demandant moins de qualité.Le travail est le.même que ¦elui de la piste proprement dit.Il est injuste de nier la valeur personnelle des stayers derrière motos.Leur entraîneur est pour beaucoup dans leurs sucrés, mais il fanl avoir de la qualilé pour le suivre et battre scs concurrents.Là encore, un peu de train, seul sur piste, n’rst pas à dédaigner, suivi de 10 à 20 kilomètres derrière nw-loruclcltc, sans forcer l’allure.Les courses de fond.La courir de longue distance sur piste sans relais, est la fdiis pénible, car elle oblige à s’employer de bout en bout, et est d'une monotonie désespérante.f,es Six Jours par équipes son/ bien moins fatigants.Comme entrainement, je nie suis toujours livré avant res épreuves à un travail sur p is le cl sur mule, sans exagération.iiniqneiiicnl pour me donner de la souplesse et de la jmissance.Les courses sur route.- L'cn-'rainement quotidien doit être plus m moins long, selon In distance de In course que vous vous proposez d'entreprendre.Pour nue épreuve de 100 kilomètres.80 kilomètres par jour suffiront.Pour les distances supérieures, t'cnlraincmcnt onrtialier ne devra pas dépasser 0 à 50 kilomètres, (’ne fois par se-laine seulement, vous accomplirez LUMDIN EST VAINCU PAR RAOUL DE ROUEN Ce dernier prend deux chutes consécutives, la première en 28 minutes, la seconde en 20 minutes.— Assistance assez nombreuse.Devant une assistance assez nombreuse, Raoul de Rouen a fait une rentrée sensationnelle, hier soir, en battant, bien qu’il ne fOt pas en ex eellente tome, Lumdin, le vieux mars toujours vaillant lutteur suédois.Le Français encore affaibli/par une traversée orageuse, n’était pas en possession de tous ses moyens.Néanmoins on a été en mesure de juger ce qu'il pourra faire quand il sera en forme parfaite.Lumdin s’est défendu avec courage.Son énergie lui a fait accomplir de véritables tours de force, mais on ne pouvait s’attendre, cependant, à ce qu’il prenne une chute sur le colossal Raoul.La rencontre d'hier soir, a été excitante au possible ; et violente aussi, car les deux adversaires se sont “cognés” généreusement.Raoul, cependant forçait un peu la mesure,ce qui obligea, l’arbitre M.Bourque, à le rappeler plusieurs fois aux .convenances.A la première reprise, Lumdin va 1 le premier au tapi» et Raaul de Rouen se met en devoir de le tra-i vailler ferme, mais Lumdin, qui était i prêt à soutenir le choc, se défend avec une inlassable énergie.Failois, ! même, il a l’avantage et cherche visiblement à gagner une chute.Les deux hommes luttent avec frénésie sans aucun résultat appréciable et son couverts de sueur.Raoul, sou-! dain, plonge aux' jambes de Lumdin, | le redresse en chandelier et termine ( la chute par un écrasement.Temps : 28 minutes.Ijft deuxième reprise fut plus bru-j taie.Raoul fit usage des poings,des j coudes et des genoux et.faillit assommer Lumdin, dont le courage ne 'faiblit nas une minute.Les prises ! se succédaient sans trêve et les coups ‘ pleuvaient dru ds de 3 p.c.; tout ce qtii est réalisé en plus est la propriété des aciloimai naires.Les compagnies dé prêts, comme les sssura.nces réunissent l'épargne, mais où elles liftèrent, c'est qu’elles prêtent ces argents à.eeur qui ont contribué à former ce capital avec l'entente que l’emprunteur devra rembourser la différence entre la somme versée par lui et cel’s empruntée.Il est établi sans l'ombre d’un doute que le principe est bon cependant, toute institution qui soRici-te l'épargne populaire, doit .Vre contrôlée d’une manière très iê ère ; car, si l’on permet au premier venu de pratiquer ce genre d'opération, il s’y glissera des gens peu scru mieux qui compromettront non seulement les épargnes, mais le système lui-même.Le Comité de lêgis'atr.n l'a compris, et c’est ce qui 1 û fait décider le renvoi du bill Bouchard et l’étude d’une loi de contrôle.J.N.CABANA.SES GUERIS ET SA VITALITE RETROUVEE Un marchand en vue de l’Ontario dit que grâce à “Fruit-a-tives” il jouit de la meilleure santé qu’il ait jamais eue.NIDS DE POULES MAGICIEN Lr seul nid qui empêche les poules de manger leurs oeufs.SIMPLE — EFFICACE — PRATIQUE Prix 40c, par la malle, ISe en plus BERNIER HARDWARE 126 St-Laurent Près rue Vitré, Montréal.' - b '¦^ÆÊr* mâ CARTES D AFFAIRES ACHILLE DAVID Entrepreneur électricien, 266 Ste-| Catherine Est.Tél.Bell Est 1710.j Résidence.Tél.Est 2782.RODOLPHE BEDARD i Expert-comptable et auditeur.Systématiste consultant.Administrateur de successions.Téléphone Bell.Main 3869.Suite 45-46-47.-55 Saint-François-Xavier.Montréal ASSURANCES ASSEUN, ISIDORE, Rhnouski, Qua., agent pour rUnion contre l’incendie (actif $38,750,479.00).Sinistres payés depuis l’origine: $86,000,-000.B.A.KELLY, Ecr.HAGERSV1LLE, Ont., 2ti août 1313.j “Il y a environ deux ans, je me trouvais en très mauvaise santé Mes rognons n’ac-I compiissaicnt pas leurs fonctions et j’étais complètement épuisé.Je sentais le besoin d’un bon remède, et ayant vu l’annonce de “Fruit-a-tives” Je décidai d’en faire l’essai Je trouvai leur effet des plus satisfaisants.Leur action fut douce et le résultat tout ce que je pouvais espérer de mieux.“Mes rognons reprirent leur fonction normale après que j’eusse pris plus d’une, douzaine de boites et je retrouvai ma vitalité antérieure.Aujourd’hui, je suis aussi bien que jamais et je jouis de la meilleure santé que j’aie jamais eue, et je n’hésite pas à vous donner cette lettre et ma photographie pour les publier si vous le désirez”.B.A.KELLY.“Le plus grand remède au monde pour les rognons”, voilà ce que des milliers de personnes disent de “Fruit-a-tives”.Kt c’est la vérité.“Fruit-a-tives” soulage les rognons, renforçit les rognons, guérit les rognons, comme pas un autre remède.Par toute l’étendue du Canada aujourd’hui, des centaines de personnes, qui étaient malades et souffrantes guérissent leurs rognons et les troubles de la vessie, le rhumatisme, et le lumbago en prenant “Fruit-a-tives” le fameux remède fait de jus de fruits.j “Fruit-a-tiveff” est vendu chez, les marchands, partout, 50c la boite, 6 pour S2.50, boîte d’essai, 25c, ou envoyé sur réception du prix par Fruit-a-tives Limited, Ottawa.Valentine & Valentine Comptables et Liquidateurs 225 St-Jacques MONTREAL F.Valentine, Paul J.Valentine COMMANDEZ VOTRE BOIS ET CHARBON A LA CIE DES COMBUSTIBLES DOMESTIQUES Angle Carmel et Saint-Denis.Tél.Saint-Louis 2119.Bon service et courtoisie.HOTELS "J.A.Tanguay, Prop.- HOTEL RIENDEAU Le Rendez-vous des Canadiens Français 58-60 Place Jacques-Cartier, Montréal VOUS TOUSSEZ?Ne négligez pas ce rhume; plus < ie maladie fatale est née d’un rhume négligé ou mal soigné.OUÏ, MAL SOIGNÉ! On court autant 'e danger en soignant mal une toux, qu’en î négligeant.On se croit guéri, quand le mal n'est que calmé.Evitez les remèdes qui calment sans guérir.HJiswl.est le remède par excellence pour GUERIR radicalement rhumes, toux et maladies des voies respiratoires.En vente partout.”” l’Hétel des Voyageurs LE ROYAL GEORGE 9 et 11 rue Desjardins, (en face cU l’Hôtel de Ville), Québec.Chambres Si.00 à 32.00.Plans européens et américains.J.O.OCTEAU, Prop.VICTORIA HOTEL Québec E.Fontaine, Prop.Plan américain.Prix: $2.50 à $3.50.Prix spécial pour les voyageurs de commerce.$2.00 par jour.Préparé par la Cie du LA LEGION D’HONNEUR Paris, 20.— Sait- on combien de titulaires forment actuellement les cadres de notre grand ordre national français de la Légion d’honneur fondé par Napoléon.A 'a fin de 1913, on en comptait un peu moins de 50,000 exactement 49 236: 31,048 à titre militaire, 18,188 à titre civil, repartis ainsi: chevaliers.15,150 civils.25,958 militaire»; officiers, 2,638 civils, 4 075 militaires; commandeurs, 326 civils, 816 militaires; grands-officiers, 57 civils, 172 militaires; grands-croix, 17 civils et 27 militaires.Dr.ED.MORIN, LIMITEE, PUITS ARTESIENS (Spéciale au “Devoir”) Paris, 21.— Une dépêche de Constantin ¦ annonce que l’oasis de Tolga, située à 35 kilomètres à l’ouest de Biskra, qui possédait depuis un an, le plus grand puits artésien du monde, avec.un débit, de 30,000 litres à la minute, vient do battre un record avec un nouveau puits dont le débit atteint 35,000 litres, Le forage fie ce second puits, qui devient le plus grand du monde, n’a pas fait diminuer le débit.du précédent.QUEBEC.MUNICIPAL IMPROVEMENT CO (REGISTERED) 317 Edifice Transportation 12# RUE SAINT-JACQUES Tel.Main 4474.MONTREAL, QLE AIDE AUX MUNICIPALITES Prêts trmporairrs.Vente de rlébrnturf* Contrats entrepris.Aqueducs.Trottoirs, Egoùts Ponts.Chemins, etc., Debentures prises en paiement.PACIFIQUE CANADIEN LOCAL POUR POINTE FORTUNI A PARTIR DU 21 FEVRIER Quitte In gare Windsor à 12.15 p.m., 1.samedi et le dimanche.EXCURSIONS DE COLONS Chaque mardi DU 3 MARS AU 27 OCTOBRE Billets bons pour 00 jours, pour Winnipeg Edmonton Saint-Vincent.- Service «le : 20 min.de 5.20 a.m., h 6.00 n.m.6.00 a.m., ft 8.00 a.m.8.00 a.m., à 1.00 p.m.4.00 p.m., ft 7.00 p.m.7.00 p.m., ft 8.00 p.m.8.00 p.m.ft 11.00 n.m.pour St-Vincent 11.30 p.m.pour Henderson seulement 12.0(1 -LIMITE j J- MINEURS 1ST EXPEDITEURS de Charbon Dominion pour Vapeur Criblé, brut (iuii mine), mélangé (slack) Pour renseignements s’adresser aux BUREAUX DE VENTE 112 rue Sainl-Jacqurn - Montréal Telephone Main 401 ANTIKOR UUMNCf Coat Ramcali ms Cor?S sGttr.rrncBct.couium- CH VïNT« PARTOUT 2S FHHNCO f*Af» L* eCSTt A‘.J.LAURE NC fc.MONTREAL » Banque d’Hochelaga AVIS est par les présentes donné qu’un dividende de deux et un quart pour cent (2>4%) a été déclaré par les Directeurs de la Banque d’Hochelaga, sur le Capital payé de 'la Banque, pour le trimestre finissant le 28 février 1914.Ce dividende portant le No 92, sera payable au Bureau Principal de la Banque, le ou vers le 2 mars 1914, aux Actionnaires inscrits dans les livres à la fermeture des guichets do la Banque le 14 février 1914.Par ordre du Conseil de Direction, BEAUDRY LEMAN, Gérant Général.15 min.de 20 min.de 15 min.«le 20 min.de 50 min.de Tram ma y Tl am way minuit.Trnrmvny pour St-Vincent .12.10 a.m.DE ST-VINCENT A ST-DENIS.Service de: 10 min.de 5.50 a.m., ft 6.30 a.m.15 min.de 6.30 a.m., ft 8.80 a.m.20 min.«lu 8.30 a.m., ft 1.30 p.m.15 min.de 1.30 p.m., ft 7.30 p.m.20 min.de 7.30 p.m., à 8.30 p.m, 30 min.fie 8.30 p.m., ft 11.30 p.m.Tramway de St-Vincent .12.00 minuit Tramway «lu Henderson.12.20 a.m.Tramway «le St-Vincent.1.10 a.m.CARTIERVTLLE.-De Snowdon Jet.—Service de :— 20 min.de 5.20 a.m., ft 8.20 p.m.40 min de 8.20 p.m.a 12.00 minuit.DE UARTIERVFLLF -Service de 20 min.«le 5.40 a.m., ft 8.10 p.m.40 min.de 8.10 p.m., ft 12.20 n.m.MONTAGNE.De l’Ave, du Parc et Mont Royal.Service «le :— 20 min.de 5.40 n.m.ft 12.20 minuit.DE L’AVE.VICTORIA.Service «le 20 min.de 5.50 a.m.ft 12.30 minuit.De l’Ave.Victoria à Snowdon.—10 min.5.50 n.m., à 8.50 p.m.BOUT DE LT LE.—Service de 30 min.«!«• 5.00 a.m., à 9.00 p.m.60 min.«le 9.00 p.m., ft 12.00 minuit.TETRAULTVILLE.—Service de 15 min.de 5.00 n.m., ft 6.30 a.m 30 min.de 6.30 a .ni., ft 8.30 uni.INSTITUT DENTAIRE FBANCO-AMERICA No 162 St-Oei MONTREAL Nos dents sont très belies.Nat relies.Satisfaction garantie.?¥ » FEUILLETON - DU - "DEVOIR" canne de Coulomb FEUILLETON - DU "DEVOIR" (Srrffçl —Non, bien sûr! —Du reste, le chemin est facile.Tout le temps sur route.Après avoir couru à travers le plateau, entre des talus élevés, fleuris aussi de touffes roses, brusquement, le chemin tournait pour descendre en pente raide vers la vallée, e-core à peine visible sous ses rideaux de brouillard.Des châtaigniers énormes le bordaient: leurs troncs tordus se sépa raient en plusieurs branches au ras du sol.Ils avaient Pair très nobles, mais tourmentés et tristes, malgré les capsules hérissées, d'un vert pâle, qui, partout, piquetaient, leur large feuillage et promettaient pour l’hiver de joyeuses veillées où l’on deviserait en cuisant des châtaignes sous la cendre.Au sortir de leur ombre fraîche, un second tournant révéla tout à coup h Yves le paysage qui s’ouvrait à ses pieds.Il ne put retenir un cri d'admiration: tout semblait disposé pour la joie des yeux.Dans une coupure de rocher, une rivière, aux limpidités de torrent, séparait le village on deux tronçons que réunissait un pont an-c!en, offrant à chaque pile de curieux refuges triangulaires.A droite, le clocher carré de l'église dominait l'entassement des maisons; à gauche, c’était la masse grise du château, un peu confuse sous le manteau de lierre qui drapait les murs et la verdure parasite qui poussait a ses flancs, partout où se trouvaient quelques parcelles de terre végétale.Eglise et château se regardaient ‘ '.ce à face comme deux puissances.' L’oeil devait les saluer avant do «esçendre plus bas, vers les habita-ions du bord de l’eau: des masures uix toits tombants, déjetés, aux étapes surplombants que soutenaient les poutres en équerre.Le lierre les habillait aussi; il s’ac-:rochait aux vieux balcons; il jetait me draperie sur le mur des tourelés, la rampe d’un escalier.Il attei-;:'.ait même les fenêtres étroites, à >'3tits carreaux, tout près des combles.—Ah! elles ont vu couler de l’eau sous le pont, ces maisons-là! remarqua Martinon.Si on ne les démolit point, elles dureront jusqu’à la fin du monde.—Je me demande comment elles peuvent encore tenir debout!., Je suis sûr qu’elles ont bien cinq ou six siècles d'existence.—Monsieur, c’est rapport à leur charpente en bois de châtaignier.Jamais les vers ne s’y mettent.Voyez-vous, monsieur, il en est des arbres comme des gens.Il y en a que le mal n'atteint pas.Us achevèrent de descendre la côte; des femmes lavaient au bord de l’eau: elles arrêtèrent le mouvement dé leurs battoirs pour examiner l’étranger, Sur les portes, des figures curieuses se montrèrent.Dans ce pays perdu, lo moindre incident prenait les proportions d’un événement.La rivière faisait marcher des moulins; leurs joyeux claquets mettaient dans l'air matinal de la gaieté active; la brume se dissipait, et, joyeuses de la journée de soleil qui s’annonçait, les hirondelles décrivaient de grands cercles en poussant des cris aigus.Martinou s’arrêta, un instant, pour éponger son front mouillé de sueur.Le chemin, laissant la route traverser le village pour se reperdre au delà dans les bois, formait un coude qui suivait le mouvement de la rivière.A cet endroit, une maison s'élevait, très vieille aussi, mais, cependant moins respectable que ses soeurs du bord de l’eau.Tout en bois, avec un curieux balcon sculpté, des croisées à meneaux, une porte en cintre surbaissé, un perron à doubles degrés, elle portait, à n'en pas douter, la marque de la Renaissance.—Henri IV y n couché! raconta fièrement Martinou.Les étrangers vont voir la grande cheminée, qui est dans la salle principale et où le Roy s’est chauffé.Et.la Chmmbarette leur vend des cartes ostalea.I>a Chambarette aussi regardait l'étranger.Elle avait un visage menu,’ tout plissé de fines rides et couronné du barbichet limousin, si seyant, que, depuis longtemps déjà cependant, les jeunes filles ont délaissé pour les horribles chapeaux des villes.Sur le vieux perron disjoint, la Chambarette se tenait comme l’image d’un passé disparu.—Elle sait toutes les histoires du pays! déclara Martinou en se remettant en marche.Chez elle, l'âge n’a pas attaqué la mémoire.Yves se retourna pour regarder encore la maison d'Henri IV.Au dessus de la porte, près d’un rosier grimpant, un écriteau se balançait: Chambre à louer Belle vue.—Il vient donc des étrangers ici?remarqua le jeune enseigne.—Oui, monsieur, quelquefois.Des peintres surtout! Tenez! M.Cla-rinvaux, qui fait toujours des bruyères, nous reste fidèle! Voilà plus de douze ans qu'on le revoit, chaque année, dams le pays.,, Et Bijou que voici, le connaît bien! Il lui porte souvent son chevalet et sa boîte à couleurs, L'homme, désigné du geste, passa sans effleurer l’étranger du regard: on eût dit qu’il poursuivait un rêve intérieur.Il était vêtu de haillons; il traînait des souliers percés; un lamentable chapeau de paille coiffait sa tête chevelue de roi mérovingien, mais la touffe île myosotis des ruisseaux qui fleurissait sa boutonnière, le collier de verdure qui encerclait son cou, le bouquet de genêt qui terminait «on bâton de cornouiller, mettaient de la poésie sur son apparence minable de chemineau.’Il ne pouvait passer inaperçu.—C’est le fou du pays! expliqua Martinou.Il n'est pas méchant! Aussi le laisse t-on errer par les chemins.Chacun à son tour le loge dans sa grange; on lui donne une croûte de pain, une écuellée de soupe chaude, un bon coup de vin.II n'est pas malheureux! Et la preuve c’est qu'il chante ou danse toute la journée.Bijou, en effet, commençait à danser sur la route en agitant son bâton; les femmes du lavoir riaient.Elles l’éclaboussaient de fines gouttelettes et lo criblaient de quolibets patois.Cette l'encontre intéressa Yves.Christian parlait de l’innocent dans ses notes.N’était-ce pas celui-ci qui, le premier, lui avait révélé ses véritables sentiments?—A présent, le chemin montait dur entre les maisons du bord de.l’eau et le rocher, hérissé de broussailleo, sur lequel s’asseyait le château.Une rampe assez raide et tournant à l’angle droit, aboutissait à un petit pont de pie/re qui remplaçait l’ancien pont-levis.Martinou sonna à la porte massive, au-dessus de laquelle on voyait de?armoiries à demi-effacées.Une clcvçhc résonna longuement, presque lugubrement.Aussitôt un chien aboya de l’intérieur.Le cœur d’Yves eut un sursaut: Hippos! Iæ vantail roula sur ses gonds, e Francille montra sa figure ronde qui coupait sur le front le mouchoir d« coton noir des vieilles paysannes pé-rigourdines.—Bonjour, monsieur, dit-elle h ton avenant.Entrez vite! le porcin est glacial! Il était sombre aussi.A peine dis tinguait-on le griffon, qui, tout en continuant d’aboyer vers l’étranger sautait aux habits do Martinou.—A bas, Hippos, à bas! disait 1« régisseur.Yves se pencha: —Viens ici, mon bon chien! Le griffon s’approcha, d’aboré aplati, méfiant, mais sous la main caressante qui se promenait sur ses longs poils, il reprit confiance et, pour le bien prouver, il remua 1s queue.-—Nous serons vite amis, déclart l’enseigne.—Oh! il n’est pas méchant, le pauvre vieux! assura Francille.Et il aime à se promener.Si monsieur veut, il le suivra partout! (4 suivre) 12 D0A 8 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI, 21 FEVRIER 1914 VOL.V.—No.4?TEMPERATURE DIMANCHE, 22 FEVRIER Quinquaresiin*.Lever du noleil : € heure* 57.Coucher du soleil : 5 heures 27.Lever de la lune : 6 heures 08.Coucher de la lune : 3 heures 4.LUNDI, 23 FEVRIER S- Pierre Damien, évêque et docteur.DEMAIN Beau et froid LA TERRE D’ECOSSE COUPEE EN DEUX LE PORT DE - MONTREAL ______ EVITEE NOS ROMANS JORS-SERIE Paraît aujourd’hui, au-dessus du feuilleton, le sixième et dernier coupon, donèthi série complète, publiée dans le Devoir toute cette semaine, donnera droit à un exemplaire de l'un de nos quatre romans hors-série, en y ajoutant 3 sous à nos bureaux ou 6 sous pur la poste.Ces romans seront à la disposition du public hindi matin, à partir de 10 heures.On peut encore se procurer, aux mêmes conditions, notre premier roman mensuel, la Force de Vaincre.LE BILAN DE L’AN DERNIER INDIQUE UNE DEPENSE DE $2.-600,000.— TROIS MILLIONS CETTE ANNEE.— UN NOUVEL ELEVATEUR.SUBSIDES FEDERAUX.Le bilan annuel que la Commission Des centaines d'enfants, de vieillards, d'infirmes et de religieuses en péril à l’incendie qui détruit la chapelle des Soeurs de la Charité, à Québec, hier après-midi.PLUS DE $100,000 DE PERTES (De notre correspondant) (admirables en cette pénible cire ans- Québec, 21.— La destruction com- ; tance se hâtèrent de conduire en lieu plète de la chapelle, l’une des plus sûr les vieilles et les infirmes con-belles de Québec, et de la partie la fiés à leurs soins et d’évacuer la ancienne nn ' pIus ancienne du monastère où se communauté où le feu se dirigeait en Un dernier $2 600,000 au développe- tr^vaient et.les dort?,if même temps qu’U dévastait l’inté- j L , •,- c.LL;, (tes dames religieuses, ainsi que 1 A- rieur de la chapelle.Les vieilles fu- qu’en 1914 cettl somme s^ dépas-isile des vieil!es et des lnfi™63,.le rent transportées par les personnes GLASGOW A EDIMBOURG ON PARLE DE RENDRE NAVIGABLE POUR LES GROS NAVIRES LE PETIT CANAL QUI UNIT LES DEUX GRANDES VILLES D’ECOSSE GROSSE ENTREPRISE.; tout représentant une perte de plus accourues sur le théâtre de l’incen- rn is s a\ res1 ^ caret se n ^ Lesoo i r ue° "Te ! de S100000' tel «st en résumé le ré- die, dans la maison de Nazareth.On gouvernement fédéral accordera un 1 1 I à transporter deux excédent suffisant ce qui permettrait d’un nouvel élévateur d’une capacité de 2,000,000 à 2,500,000 minots.DIMANCHE On lira demain matin dans le Nationaliste : Onzième anniversaire.La province de Québec est volée : Comment on draine nos hommes avec notre propre argent, Léon Lorrain.Echos de l’Affaire de Québec, Louis Breton.La Vie musicale : Notre hymne national, Fréd.Pelletier.Conférence : José-Maria de Hérédia, Victor Barbeau.Signe des temps, Jehan Verchères.L’Ouest peut se passer de nous, Adolphe Nantel.Ce {pi’ll y a de plus fort jus-qu’à date.Baptiste.Film : Bruno-Journal, Bibi.M.Burns voudra expliquer.Le coup du microphone et le coup du téléphone, Simon Bré-val.L’amour est beauté, Paul Hamé.Ce qui se passe, l’Observateur.Chroniques, actualités, fantaisies, souvenirs, échos, etc.LES SPORTS Comptes rendus complets des joutes''de hockey : Ottawa vs Wanderer, à Montréal ; Canadien vs Toronto, à Toronto ; fintario vs Québec, à Québec.Chroniques sur différents sports.Les dernières nouvelles du monde entier, par nos reporters, nos correspondants et les agences.Fils spéciaux : Ottawa et Québec.LES FETES FRANCO- CANADIENNES Aujourd'hui, Samedi et Dimanche, les deux derniers jours des fêtes Fra nco-Canadiennes.Ce soir, Sir Lomer Gouin sera présent et Sir Wilfrid Laurier viendra se joindre aux amis de la France.Dimanche après-midi et le soir clôture de ces fêtes.Prix d’entrée, 25 cents.Dimanche soir à 10 heures grand encan général au profit de l’Union Nationale Française.Rendez vous à l’arsenal du 65ième, entrée rue Henri-Julien.NOS MINISTRES M.DEVLIN VA MIEUX Ottawa, 21.— Des informations prises a la maison de M.C.-R.Devlin, à Aylmer, montrent que les rapporte publiés dans les journaux relativement à la santé du ministre de la colonisation ont été grandement exagérés.M.Devlin est beaucoup mieux qu’il ne l’a été depuis quinze jours, et sans pouvoir sortir encore, il a quitté le lit et se promène dans la maison.M.WHITE Ottawa, 21.— M.W.T.White, ministre des finances, va beaucoup mieux.Il a dû garder la chambre pendant quelques semaines, à la suite d’une grave opération, mais il pourra reprendre sa place à la chambre lundi.M.ROGERS Ottawa, 21.— Le comité spécial chargé du remaniement de la carte électorale se réunira lundi.M.Robert Rogers présidera ce comité.M.COCHRANE Ottawa, 21.— M.F.Cochrane »’st parti d’Ottawa ce soir pour aller consulter à Toronto son médecin avant de partir à la fin du mois pour son long voyage autour de la Méditerranée.M.PUGSLEY New-York, 2t.— L’honorable M.Pugstey a été retenu à sa chambre par un rhume assez peu grave.Ce soir il a pu sortir.La Commission a demandé au gou vernement un subside de $16,000,000 brièvement, en dernière heure, hier, ! portèrent aussi dans les ailes les tes flammes prirent dès le début des meubles et tout le contenu de la par-proportions telles qu’on crut qu’ils se | tie que le feu gagnait, édifices qui seraient utilisés en cinq ans.Elle Pf°Pa?eraient aux edifices avoisi- j L*.constable Gauthier de la force n’a pas encore reçu de réponse à sa ! et un jeune homme du nom requête et on ne connaît pas encore ‘,alI^t*I-'ouls de Gonzague et lOrphe- de Laçasse opérèrent le sauvetage le programme exact des travaux qui i ^ ^ seront exécutés cette année.Il est â peu près certain qu’on construira de nouveaux quais et de nouvelles remises.Les quais à niveau bas seront , , , , au cinquième étage.Les deifc hom- sement, grace au tra vail des pom- | mes aperçurent dans l’une des fenê- f p ;^UUe T1*
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