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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 5 mars 1914
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1914-03-05, Collections de BAnQ.

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VOLUME V—No.53 MONTREAL, JEUDI 5 MARS, 1914 UN SO LE NUMERO ABONNEMENTS : Édition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS .___ .$3.00 UNION POSTALE.$6.00 Édition Hebdomadaire : CANADA.$1.00 ETATS-UNIS .$1.50 UNION POSTALE.sîi.oo LE DEVOIR Rédadion et Administration.: 71a RUE SAINT-JACQUES MONTREAL, TÉLÉPHONES : ADMINISTRATION : Main 7461 RÉDACTION : - Main 7460 Diredteur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! LA SOIRÉE D’HIER La soiiée d hier réalise nos meilleures espérances.Les personnages les plus considérables du monde ecclésiastique et civil ont répondu ! à notre appel et sont venus apporter au distingué conférencier qui avait1 accepté de parler sous les auspices du Devoir l’appui de leur présence; la foule a rempli jusqu’à son extrême capacité la vaste salle académique du Gesù.Nous offrons à tous, à Mgr Gauthier, à M.le maire Lavallée, aux Révérends Pères Jésuites qui nous ont si gracieusement donné l’hospitalité, aux membres de notre comité des conférences et au public nos meilleurs remerciejnents.G’est déjà un signe des temps qu’une conférence portant sur un sujet pai cil ait réuni un auditoire aussi considérable: cela montre que l’indifférence est morte; mais il importe que le travail du Dr Nadeau soit énergiquement poursuivi, et nous comptons bien nous y employer avec persévérance.Il faut que cette question du logement —- dont M.l’abbé Goüin, avec son exceptionnelle compétence, souligne auojurd’hui encore la gravité ' passe au premier plan de l’actualité, qu’elle devienne l’une des préoccupations maîtresses de tous ceux qu’intéresse la chose publique! Il y va de la santé et, comme le faisait remarquer Mgr Gauthier, de la moralité d’une partie de notre population.* * * Et la question est passionnante sous son double aspect; car il ne s’agit pas simplement de préparer des cités-jardins pour l’avenir, il faut encore empêcher que les maisons actuelles, situées au centre des grandes villes, ne soient une source constante d’infections et d’épidémies.M.Bourassa demandait hier l’institution du casier sanitaire, qui, par le souci de leur propre intérêt, forcerait les propriétaires, insoucieux de la santé de leurs locataires, à améliorer leurs maisons.Nous constatons avec plaisir que M.le Dr Boucher, le nouveau chef du service d’hygiène, se déclare absolument favorable à cette réforme.Il faut que l’opinion, mise en face de la terrible situation qui nous est faite, sache l’imposer à ses mandataires.Sur tout cela, et sur les questions connexes, nous reviendrons plus d’une fois encore; et nous sollicitons l’avis de tous les spécialistes.Orner HEROUX.LE SUCCESSEUR DE M.DEVLIN M.Gouin se hâtera probablement de choisir le successeur de M.Devlin.La longue maladie de celui-ci a peut-être désorienté le ministère de la colonisation, et puisque l’on tient à conserver aux défricheurs l’illusion que le cabinet compte un homme qui dispose spécialement des terres publiques en leur faveur, il est convenable qu’on ne laisse pas ce portefeuille vacant trop longtemps.Qui choisira-t-on?On a mentionné plusieurs noms.Quelques-uns ont laissé le public indifférent, d’autres l’ont presque stupéfié, 11 est malheureusement trop vrai que le ministre de la Colonisation à Québec ne peut faire grand bien aux colons.Ce n’est pas lui mais son collègue des Terres qui dispose des lots, et quand il peut en arracher quelques-uns pour ceux qui lui en réclament, c’est encore son collègue des Terres qui juge de la bonne ou mauvaise foi des occupants.Cela est tellement vrai qu’à l’Assemblée législative, ce n’est jamais le ministre de la Colonisation mais toujours le ministre des Terres qui répond aux griefs que les colons font valoir par la bouche des députés.Le ministre de la Colonisation ne peut pas connaître ce qui se passe invariablement hors son ministère et, neuf fois sur dix, hors sa connaissance.Mais si le titulaire du portefeuille de la Colonisation ne peut guère pour, il peut énormément contre le colon.Tout dépend de sa mentalité et de ses intérêts.Ainsi, sans réussir à transformer complètement le système de distribution injuste des deniers de colonisation si ancré à l’intérêt de parti, M.Devlin s’efforçait du moins d’adoucir la vie pénible du colon et ses relations avee le commerce du bois duquel leur sort dépend trop souvent, On parle de M.Kelly.Il semble bien qu’il y ait un rapprochement entre le premier ministre et le député de Bonaventure.La mentalité politique actuelle de ce eomté tentera peut-être aussi le premier ministre.Ce sont là cependant des raisons d’ordre très inférieur.Incidemment, M.Kelly a quelquefois pris la part du eolon en Chambre mais M.Goulu doit savoir, — en fait il sait, — que la cause préférée de son partisan n’est pas celle de la colonisation.L'intérêt du marchand de bois le passionne beaucoup plus.C’est toujours M.Kelly qui, dépassant le ministre des Terres pourtant déjà assez, bien disposé.prétend que le concessionnaire du domaine de la Couronne n'rsl pas .suffisamment protégé dans la province de Québect Un homme de cette disposition d’esprit ne nous parait pas précisément qualifié pour inspirer confiance aux colons.Du reste, il ne faut pas oublier eerlaines choses qui ne daienl pas de ta génération précédente et qui restent dans un vague peu satisfaisant pour la réputation de la Législature de Québec.Au cours d'un débat célèbre, M.Jean Prévost a porté contre M.Kelly des accusations très graves concernant l'exploitation du domaine publie dans le comté de Bonaventure, Kt l'on sait ce qui est arrivé en-mite.Pendant qu'un eomiié spécial •nqnêlait sur ces accusations, un, puis deux de ses membres furent sommés juges, et ta majorité de ceux qui restaient.— majorité composée des amis politiques de M.Kelly, — refusa de continuer son travail.Rt les choses en sont encore là: c’est-à-dire que Tamisation n'a jamais été tirée au clair.Pour une raison ou pour une autre, la Chambre n’a pas jugée à propos d’ordonner la reprise de l’enquête mais elle n’a pas non plus prononcé jugement sur l’accusation.Celle-ci est-elle vraie, est-elle exagérée, est-elle fausse?On ne le sait encore.Et M.Gouin admettra qu’il serait peut-être imprudent d’offrir au lieutenant-gouverneur un conseiller que la majorité de ses collègues a délibérément laissé sous le coup d’une équivoque aussi grave.Jean DUMONT.P.S.— (Extrait des journaux de l’Assemblée législative de Québec, session de 1909, page 13) : “La Chambre reprend le débût ajourné mardi, le 11 mai dernier, lors de la motion pour deuxième lecture #u bill (36) amendant la loi concernant la vente et Tadmi-nistration des terres publiques et des bois et forêts.“Et le débat se continuant, — “L’honorable M.Prévost, un député de cette Chambre, se lève de son siège, soulève une question de privilège et fait la déclaration suivante: “Je, Jean Prévost, député à l'Assemblée législative de la province de Québec, pour le district électoral de Terrebonne, fait la déclaration suivante: “Je suis croyablement informé et me crois vraiment en état d’établir: “1.Que depuis janvier 1905, à la connaissance et avec la participation de John Hall Kelly, député pour le district électoral de Bonaventure, Robert-Napoléon Leblanc, commerçant et propriétaire de moulins, de la paroisse de Saint-Bonaventure, a fait concéder ou contribué à faire concéder, pour fins de spéculations, à diverses personnes, un nombre considérable de lots dans les cantons Hamilton et Cox.dans le dit comté de Bonaventure.“2.Que depuis cette date de janvier 1905, ledit Robert-Napoléon Leblanc, directement ou indirectement, sur et à même les biens de la Couronne, et avec la connaissance et la participation du dit John Hall Kelly, a fait des spéculations qui lui ont rapporté, ainsi qu’au dit John Hall Kelly, des sommes considérables s’élevant à plusieurs milliers de dollars.” CONFERENCES M.(TH AG AN* AU MONUMENT NATIONAL.BILLET DI’ SOIR.LES ENRACINES Il y a cent cinquante-neuf ans, en 1755, Monckton eut une inspiration que lui eussent enviée les Iroquois : ayant convoqué sous la croix de leur clocher les Acadiens vaincus, il ordonna qu’on les parquât sur des bateaux tout appareillés et qu’on les déportât en Nouvelle-Angleterre, après avoir mutilé les familles.Seuls les enfants au-dessous de dix ans ne furent pas arrachés à la terre natale.Mais les Acadiens étaient assez forts pour se raciner où les dispersaient la férocité de VAnglà-Saxon et les vents de.l’Atlantique : ils firent souche sur la côte orientale du continent américain, et ils eurent plus d’enfants que leurs persécuteurs.Plusieurs revinrent sur le sol de l’Acadie et, la tourmente passée, recommencèrent leur vie.Ce sont leurs descendants qui, aujourd’hui, permettent ars Nouveau-Brunswick de faire encore bonne figure, dans la Confédération, auprès des provinces champignons de l'Ouest.La démonstration de cette vérité est excessivement facile ; elle se fait à l’aide des deux derniers recensements.En 1901, la population du Nouveau-Brunswick était de 331,120 âmes, dont 79,979 Acadiens.En 1911, sur 351,889 individus que l’on comptait dans celte province, 98,-611 étaient des Acadiens.Donc, dans une augmentation de 20,769 sujets, les Acadiens ont apporté.18,-632 âmes et les Anglo-Canadiens, 2,137.Le gouvernement du Nouveau-Brunswick, qui vient d’ouvrir à la colonisation les terres qui ne sont pas encore concédées, affecte $100,-000 au recrutement des colons.Et l’Assomption, société nationale des Acadiens, appelle tous ceux-ci aux terres des ancêtres.Le gouvernement ne peut manquer de désirer que cet appel soit entendu, puisque seule la natalité acadienne empêche le Nouveau-Brunswick de perdre toute influence dans ta Confédération.Et cette histoire se répétera, car l’Ontario s’appuiera sur le Québec le jour où l’Ouest, grossi de tons les peuples du monde, voudra s’emparer du pouvoir central.Léon LORRAIN.LA QUESTION DU logement lETTRE D’OTTAWA La conférence que doit donner demain soir, au Monument National, sous les auspices de la Saint-Jean-Baptiste, le vigoureux publiciste ontarien, M.Thomas O’Hagan, sera une manifestation des plus prometteuses en faveur de nos grèreg d'Ontario.La partie musicale de la réunion, dont Mme Damien Masson a bien voulu se charger, laisse aussi prévoir un éclatant succès.On nous annonce ce matin que MM.J.C.Walsh, et Lighthall, de la raison légale Lighthall et Harwood, porteront aussi la parole.M.MONTPETIT A LAVAL.Ce soir, à 8 hrs 15, dans la salle de la bibliothèque de l'Université Laval, conférence de M.Edouard Mont-petit, sur les banques canadiennes, leur organisation et leur capital.M.NADEAU A LA LIGUE DEM-HELLIS8EMENT.Une assemblée spéciale de la Ligue d’embellissement de la cité, aura lieu cet après-midi, à 4 hrs 30, au nu* méro 5, Côte du Beaver Hall, dans la salie des architectes, pour entendre le Dr Emile Nadeau, de Québec, qui parlera des expériences faites à Que bec en vue de la construction de lo-irements ouvriers.L’AVENTURE DE M.EVANTUREL Plus elle se développe, plus cette aventure apparait lamentable et pénible.Le moins que Ton en puisse conclure, c’est que le député de Prescott n’a aucune notion un peu claire de ce qu’il fait ou écrit cl de la portée de ses actes.Il affirme qu il n’avait aucune intention criminelle, aucune intention de faire quoi que ce soil de mal en écrivant cette lettre où il offrait, moyennant salaire, de se faire l'agent des buvetiers sur le parquet de la Chambre; - et cela témoigne déjà d’une invraisemblable inconscience.Mais il y a plus: reconnaissant aujourd’hui et admettant — ce sont ses propres expressions — qu’il a commis "un acte dérogatoire à la dignité de lu Chambre et qui aurait pu jeter le déshonneur sur sa circonscription électorale", il n’a pas l’élémentaire décence d’abandonner son mandat! Son chef politique.M.Howell, déclare qu’il lui a déjà conseillé de se retirer; il ajoute qu’il approuve entièrement le premier ministre in-Tc imaire, M.Foy, qui vient d’expliquer au député de Prescott que, s’il ne juge pas à propos de se supprimer de lui-même, la Chambre sera forcée d’intervenir.Kt M.Evanturel ne bronche pas! Il paraît estimer que des "excuses” suffiront à tout pallier.Il esl vrai que les excuses faites par M.Charles Lanctôt au lendemain de son attaque contre M.Mae-Nab Pont protégé contre toute censure ou mécompte ultérieur; mais M.Evanturel n’a pas affaire à une majorité aussi sympathique que celle de Québec., Du point de vue de la moralité publique comme de celui de la minorité ontarienne, il importe que cette douloureuse farce se liquide au plus tôt.Conscient ou non de la vraie portée de scs actes publics, le député de Prescott n’a plus de place dans la vie politique do ce pays.Puisque ni de lui-même, ni sous la pression de ses chefs, il n’a la décence de s’en aller, il reste à ses électeurs d’intervenir et de lui signifier son congé.Cela atténuera d’autant le coup qu’il a porté à Thonncitr de notre race.Orner HEROUX.VOIR EN PAGE 7 ; LA CLAMEUR POPULAIRE t-es logement* salubre*.— Conférence par M.Nadeau.— Dia-enur* de Mgr Gauthier et de M.Bourassa.Voici le remarquable et suggestif article que nous adressait hier M.Tabbé Ed.Goüin : Le besoin de logements économi-qmes et sains pour les familles ouvrières, et spécialement les familles nombreuses, est certainement parmi les plus graves et les plus pressants de tous ceux qui se font sentir à Montréal, à l’heure actuelle.11 n’est point nécessaire de prêter longuement l’oreille pour entendre monter des quartiers populaires de notre ville ces clameurs de détresse dont Tapôtre français des habitations ouvrières salubres à bon marché, M.Maurice Deslandres, recueillait naguère ces échos navrants qu’il renvoyait, avec quelle poignante éloquence ! à ses auditeurs consternés de la Semaine Sociale de Limoges.* ¦# # Clameurs contre la cherté des logis ! Chaque-année nouvelle voit le loyer mensuel de logements pourtant bien modestes s’élever d’une et parfois de deux piastres avee une désespérante régularité.Ouvrez le numéro de la Gazelle du travail de janvier 1912, et celui de janvier 1914 ; cherchez et comparez les chiffres relatifs au prix moyen de location d’un logement de six appartements situé dans le quartier ouvrier : vous constaterez que pour les deux années 1912 et 1913, l’augmentation des loyers atteint et dépasse 20-'r.Simon, Paris, limner.Non srulr-nient tous 1rs poil» rt In bnior dfspn rnissrnt rn trois mlmitfs, mais ils sont nus.Matériaux, 2 verges en 36 r 8 II UN.* .„P;T!ryrl'' "C coupon «près nue vous l’ai r.U.V.R-1-nAY?-N ,,l-s patrons *» iYü » ’ ?XCC 10 *,,us« soit i n timbre vil urgent et le patron ci-dessus vuus envoyé quelques Jours après.COUPON Département des Patrons au “Do.voir”.IScrtvea lisiblement.PATRON No.150 Nom ., No Mesure du buste .De taille.quand vous désires nn patron aoll pour miette nu enfant, ne mentionne! jamais la mesure » mentionnes l'igi seulement. VOL.V.— No.53 LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI, 5 MARS 1914 COMMERCE ET FINANCE DES MILLIERS DE PARTS DE LTRON CHANGENT DE MAINS Et la valeur décline assez sensiblement à la suite de la réunion annuelle d’hier.— Une rumeur de révolution à Rio-Janeiro fait descendre le Brazilian de deux points et demi.— Interview-Express : Oeufs, beurre et fromage.— Çà et là ~r£àH~vï LA SITLLATION INDUSTRIELLE Dominion Steel Corporation, hier _,, _ _ .après-midi au cours de laquelle il fut |1110 8 ùtj | annoncé que cette année, il ne serait UUllAN I JAIl Vitll I U14 pas payé de dividende le premier avril, MWllfllll #111* B 3 ft.11 1 ^ * 1 selon l’habitude.Pour cette raison toute l’activité a été concentrée sur cette valeur qui a oscillé une part g de l’avant-midi et naturellement décliné d'une façon assez sensible.L’Iren était hier à 32Vi, mais il ouvrait ce matin à 32 pour décliner à 31 puis remonter à 32.Pour plusieurs acheteurs ça été une récolte heureuse, mais pour bien des vendeurs une perte.L’activité provoquée par FIron a nécessairement détourné l’attention des boursiers vers les autres valeurs et c’est pourquoi le marché en dehors de FIron a été stationnaire.Un déclin de de 2'/g points du Brazilian a mis la bourse de New-York et de Londres dans un certain coma.Ce déclin est venu à la suite d’une rumeur de révolution à Rio-de-Janeiro qui a circulé à la Bourse ce matin.Des obligations du Tramway, au nombre de 2,100 ont cependant changé de mains ce matin, de même que quelques centaines de parts du C.P.R.Malgré les chômages nombreux, elle n’a pas été pire que les années passées.INTERVIEW-EXPRESS OEUFS, BEURRE ET FROMAGE.La situation du marché aux oeufs et de celui du beurre a tellement changé depuis quelque temps, particulièrement dar.s le cours de la semaine dernière, que nos lecteurs trouveront de l'intérêt à lire l’entretien que nous avions ce matin avec M.Arthur Vaillancourt, de la maison J.A.Vaillancourt, marchand de provisions de la rue Saint-Paul.M.Vaillancourt s’occupe depuis des années du commerce du beurre et autres produits de la ferme en général, et les visites fréquentes qu’il a faites dans les grands centres américains et canadiens de production lui ont p* mis de se rendre compte de la situation exacte du marché et de ses perspectives pour la saison qui s’en vient.Notre entretien avec M.Vaillaii-court nous permet de communiquer de consolantes nouvelles à nos bonnes ménagères.Nous leur disons qu’il n’y a pas lieu de s'alarmer malgré la cherté constante de la vie, car pour un, le marché aux oeufs va subir bientôt un décida assez sensüble de sorte que Fon pourra se régaler à loisir, chez les pauvres comme chez les riches de ce produit de la ferme.Chicago est le centre en Amérique du marché aux oeufs comme Montréal est le centre du marché au beurre.S’il est vrai que l’Américain a l'haintiide de faire de fréquentes razzias de provisions chez nous, il n’a pas encore le contrôle de notre production de ib^irre, et pour peu que Fon développerait dans le grcVl nord-ouest canadien la culture mixte, notre marché au (beurre serait le premier du monde et ce produit de première importance nous serait servi à des prix raisonnables.—Oui, nous dit M.Vaillancourt, le gouvernement ne saurait assez encourager la culture mixte dans toutes les parties du Dominion mais particulièrement dans l’Ouest où Fon s’est acharné jusqu’ici à la culture des grains seulement.—Quelle est la situation du marché à provisions en général?—Depuis une semaine, la situation du marché aux oeufs en particulier a sensiblement changé surtout depuis les récentes tempêtes aux Etats-Unis.—Mais c'est donc aux Etats-Unis que vous vous approvisionnez?—Absolument.Los Etats-Unis nous fournissent les Y» des oeufs que nous consommons.Ces oeufs viennent actuellement des Etats du Sud, comme le Kansas et le Missouri.Peu à peu cependant, à mesure que le printemps approche, la production augmente dans le nord du pays, ce qui nous permet de prévoir pour bientôt une production suffisante, car actuellement la production peut à peine suffire.M.Vaillancourt continue: “Il y a une semaine nous pouvions acheter des oeufs à Chicago au prix de 24Vî au char.Une tempête de neige est venue qui a complètement déscr ganisé les services de transports et immobilisé lout le commerce à Chicago, ce qui a fait monter les prix à 28 cl 29 sous Vi.—Cependant, les oeufs américains sont-ils supérieurs aux nôtres?—Non, car ils sont beaucoup plus peints, surtout ceux qui nous viennent du Sud.Cela s’explique par les diverses manipulations qu'ils subissent et la longueur du transport.C’est pourquoi les oeufs frais américains se vendent 35 centins tandis que les oeufs frais canadiens 38 centins.—Et nous mangeons surtout des oeufs américains?.—Oui, et la preuve vous la trouvez dans le fait qu’on 1913, plus dé mille cham d'oeufs ont été importés des Etats-Unis au Canada.Chaque char contient de 400 à 500 caisses.“Cette importation est préjudiciable en quelque sorte pour nous commerçants, nous fait remarquer M.Vaillancourt, en ce que nous perdons considérablement sur chaque consignation.Dans les périodes de gros froids, nous avons trouvé jusqu’à 50 caisses d’oeufs gelés dans un seul char.C’est nous qui devons naturellement en supporter le coût.—El quelle sont les perspectives?—Des plus rassurantes, car nous recevons do Chicago à l’instant la nouvelle que le prix va décliner bientôt graduellement, “la1 déclin sera des plus rapides’’, nous annonce notre correspondant.Nous questionnons ensuite M.Vail-% lancourt sur la situation du beurre, —Le beurre, nous dit -iL est suscep-lible de monter d'ici à une semaine.Le marché, de ce temps* cl, est ce que Fon appelle “excilé".Il y a actuellement en entrepôt à Montréal environ trente-cinq mille pnqtiels de beurre, et il faudra nous conlenler de celle provision d’ici au mois de mai, or Montréal en consomme par mois environ 25,009 paquets, ce qui vous mon-(re que notre approvisionnement n'est pas trop considérable."la- beurre se vend actuellement aux épiciers 30c en solide et 30c '/j en bloc, le beurre de ferme, de 24 à 25c.et le beurre de ferme en rouleaux, de 25 à 2flc.—Et le marché au fromage?—Les prix n'ont jamais, été aussi élevés qu'ils le sont aujourd'hui et cela vient du récent changement dans le tarif américain.Les Américains sont tenus faire une razzia de tout Ce qui Le numéro de février de !a “Gazette du Travail; que nous recevons ce matin, nous donne un résumé intéressant de la situation industrielle au Canada pour le mois de janvier 1914.Voici ce que dit la “Gazette du Travail”: “La tranquillité a régné dans la situation industrielle durant le mois de janvier.Il y a eu beaucoup de chômage, comme cela arrive d'ordinaire à cette saison; les rapports, cependant, surtout ceux de la province de Québec et les Provinces Maritimes, ont indiqué que la situation, à ce point de vue, n’a guère été pire que les années passées.Les agriculteurs ont été, la plus grande partie du temps, employés à des travaux de routine.L’industrie de la pêche et l’industrie minière ont éprouvé une légère diminution d’activité.L’exploitation forestière a battu son plein, la température étant plus favorable qu’en janvier de l’année dernière.Il y a eu une bonne demande d’hommes de chantiers | dans l’Est canadien; les chantiers de l’Ouest, cependant, surtout dans la : Colombie Britannique, n’ont pas accu-! sé l’activité ordinaire, en grande partie à cause du peu de demande du bois à la fin de 1913 et de la grande quantité en main à l’heure actuelle.Las manufacturiers, poursuivant une politique de prudence, ont réduit leur j production dans quelques branches, ce qui a amené une réduction du person-j nel; un sentiment optimiste, eepen-j dant, a régné dans cette industrie, et | la perspective pour 1914 a été considé- rée assez bonne.La construction de chemin de fer a continué dans quelques localités, mais le nombre des hommes employas à ces travaux a été réduit à cause du temps trop rigoureux.La cessation du mouvement du grain a eu son écho dans les recettes moins fortes faites par les grandes compagnies de chemins de fer, et en règle générale les employés des transports m ont pas été aussi actifs que dans les mois précédents.L’inactivité ordinaire due à la saison a régné parmi les membres des métiers du bâtiment.Les journaliers ont été particulièrement sujets à une diminution d’emploi, bien qu’un grand nombre aient été capables d’obtenir de l’ouvrage à enlever la neige, faire la ré coite de glace, etc., et en outre une demande a été créée par les travaux dans les chantiers de coupe de bois.Le commerce de détail a é,té tranquille après la saison des fêtes; les maisons de gros ont été optimistes en ce qui regarde l’avenir, à la suite d’une bonne demande de marchandises de printemps et d’été.L’immigration n’a pas été considérable.“Le nombre indice des prix de gros du ministère pour janvier 1914 a accusé une légère diminution, étant à 136.5, contre 137.1 en décembre 1913 et 137.1 en janvier 1913.Les fruits et les légumes, les produits laitiers, les produits textiles et le combustible ont baissé, tandis que les animaux et les viandes et quelques gAins et fourrages ont monté.” restait dans nos campagnes, de sorte que d’ici au 15 avril, nous ne pouvons nous attendre à une nouvelle production de fromage.Le fromage doux se vend actuellement 17 sous, le fromage de Gruyère en morceaux, 28c.le même fromage à la meule 27c, le fro mage Oka, 24c, et le fromage fort canadien, 19c.En morceau, ce dernier, se vend 18c à la meule.Il nous reste à vivre confiants, puisque les perspectives qui s’offrent à nous, consommateurs pauvres, sont des perspectives de baisse.Léon TREPAN 1ER.-f- LE MONOPOLE SUR LE BLE LES PROPRIETAIRES D’ENTREPOTS PUBLICS DES PRINCIPALES VILLES DES ETATS-UNIS SONT ACCUSES DE L’EXERCER Washington, 5.— La Chambre de Coim;merce de Chicago a été accusée de protéger les trusts sur le blé.Sa-muftl Greely, depuis plusieurs années, membre de cette Chambre de Commerce, a déclaré devant un comité de la Chambre que les propriétaires d’entrepôts publics de Chicago et d’autres centres ont un monopole sur le blé.Avec l’aide des membres de la Chambre de Commerce de Chicago, dit M.Greely, le “trust” des, entrepôts a formé une organisation qui contrôle le prix du blé dans le monde entier.Il a été soumis au comité une preuve établissant que le “trust” des entrepôts commença en ,1887, et que, depuis ce jour, sa puissance a sans cesse grandi.Aujourd’hui, enfin, la Chambre de Commerce est le jouet des propriétaires d’entrepôts publics.M.Greely a donné lecture d’un changement récent des règles de la Chambre abolissant certaines pénalités prescrites contre les membres de ces entrepôts.Ces changements ont été faits à la requête du “trusts.Le comité s’occupe de savoir s’il existe un trust entre les commerçants de blé de Chicago, Duluth et Minneapolis.Si l’on découvre un monopole, le ministère de l’Agriculture sera chargé d’agir contre ce trust.dans^ un bon état malgré la tension monétaire du dernier exercice.A une réunion subséquente, les directeurs de ia compagnie ont été élus.Ce sont: M.Georges Marcil, président, l’hon.Charles Marcil, M.P., vice-président, M.John P.Callaghan, directeur gérant et secrétaire trésorier, M.Alfred Gravel et Joseph A.Ogden, N.P, directeurs.On annonce la construction prochai ne d’un nouveau théâtre de vaudeville anglais, au coût d’un demâ-million de piastres, dans la partie ouest de cette ville.L’assemblée annuelle de la Montreal Cotton Co., a eu lieu hier après-midi sous la présidence de M.S.H.Evving.Le rapport financier présenté aux actionnaires indique que les profits nets de la compagnie durant d’année se sont élevés à $18.259.16, tandis qu’une somme de $330,000 a été payée en dividendes durant l’année.L’actif de la compagnie est de $3,-209,161.97 et le passif de $909,351.14 Une dépêche de Londres nous apprend que l’emprunt du gouvernement canadien est bien accueilli dès le premier jour de sa mise sur le marché, en dépit du montant considérable qui est comme on le sait de $25,000,000.C’est mercredi qu’à lieu la clôture des listes.ASSEMBLEE ANNUELLE DE LA DOMINION STEEL CORPORATION L’assemblée annuelle de la Dominion Steel Corporation a eu lieu hier après-midi.A cette réunion la déclaration suivante a été faite par le président: “Par suite de la dépression qui s’est fait sentir dans la situation industrielle en générale, dans Fmdus-trie de l’acier en particulier, l’on a cru sage de restreindre le dividende sur les parts communes aux trois pour cent déjà payés, et de ne pas payer le dividende usuel le premier avril.” Celte suspension de dividendes veut dire une économie de $1,225 000 par année pour la compagnie.ÇA ET LA Les statistiques de la construction à Montréal indiquent que du premier janvier au 28 février, la valeur des permis s’est élevée à $198,597 moins que celle de la période correspondante de 1913.Malgré que durant ces deux derniers mois, 257 permis aient été émis, la valeur ne -s’est élevée qu’à $906,700, tandis que les 250 émis en janvier et février de 1913 ne se sont chiffrés qu’à $1,106,297, Une dépêche de Londres nous apprend que la Banque de Montréal à Londres annonce que des lettres pour l’émission d’obligations de £5,000,000 du Dominion du Canada à quatre pour cent.Il est généralement entendu que les souscripteurs ont accepté la plus grande partie de l'émission.L’assemblée annuelle des actionnaires de la Marcil Trust Co., Limited, a été tenue hier.Les officiers ont tous été réélus.Le rapport de l’auditeur a démontré A la_réunion d’Eley Brothers, les fameux fabricants de cartouches à Londres, le président de la conva gnie a déclaré qu’une compagnie américaine leur faisait une concur rence assez inquiétante, au Canada et qu’à cause de cela, la compagnie avait cru bc«n de fonder une cartou-cherie an Canada ce qui lui donnera une meilleure emprise sur le marché.Le maire Hardie, de Lethbridge,Alberta, a reçu avis de ia Dominicci Securities Association qui a fait récemment l’achat de $150,000 de dê-bentures de la ville de Lethbridge, que la Banque de Montréal chargeait un quart de un pour cenr à Lethbridge, montant représentant l’échange sur le transfert de l’argent de To-rccito à Lethbridge, et que l’achat avait été fait avec l’entente que l’émission serait livrée à Toronto.Le maire a répondu que la ville ne paierait pas cette commission.Les profits nets réalisés par la Penman's Limited, au cours du dernier exercice s’élèvent à $325,000, une augmentation de $38,364 soit approximativement 13.40 pour cent.Les compensations des banques de Québec pour le mois se terminant ie 28 février s’élèvent à $11,193,841, le chiffre pour le mois * correspondant de l’année dernière étant de $12,486,-972.M.David Morrice, président de Penmans Limited depuis la réorganisation de cette compagnie en 1906, a pris sa retraite à l’assemblée annuelle hier et M.C.B.Gordon a été appelé à lui succéder.Les arrivages de grains et de fa rine à Montréal hier ont été comme suit: Blé (minots).GT.R.5,600 Avoine (mihots).G.T.R.7,598 Orge (minots).G.T.R.3,013 Farine (sacs).G.T.R.1500 De Chicago on annonce l’arrestation de John W.Worthington, ancien président de l'American Banking Association qui est maintenant en liquidation.Worthington est accusé de détournements nombreux.Les directeurs de Cassidy’s Limited ont déclaré un dividende trimestriel de 7 p.c.sur les parts préférentiels, *n faveur des actionnaires.Le New-York Central _ rapportait hier une diminution de $3,654,000 dans Fa recettes de janvier.La Bathurst Lumber Company annonce qu’elle vient de compléter les plans pour l’érection d’un moulin à pulpe de sulphide d’une capacité de cinquante tonnes qui sera mis en opération vers le premier mai 1916, Les nouveaux moulins seront sous le contrôle de' la Bathurst Pulp & Paper Company Limited, au capital de $3,000,000.A la réunion annuelle de l’Intercolonial Coal Mining Company tenue hier, il a été annoncé que la production de charbon pour l'année se terminant le 31 décembre 1913, s’est élevée à 198,690 tonnes, une diminution h Mtà W* m jg: & f// Pourquoi la Bière Frontenac doit-elle avoir la préférence dans toutes les Familles ?PARCE O UE, franche au goût, agréablement pétillante, de digestion facile, ne donnant pas de bile ni de maux de tête, la Bière Frontenac grâce au houblon et au malt de qualité supérieure qu’elle renferme, eft, par excellence, tonique et reconstituante.PARCE QUE, mieux que toutes les lois et tous les règlements, la consommation régulière de la Bière Frontenac dans les familles détournera de l’usage des boissons fortes dont l’abus fait tant de ravages.BUYEZ-EN, Mesdames, et offrez-en à votre mari.Ne vaut-il pas mieux qu’il la boive chez vous ?â iiMÉle ÉTIQUETTE ROUGE ÉTIQUETTE BLEUE La Bière des Familles La Frontenac Spéciale m douce et saine, au gout net et fin des houblons de Bohême.La Bière qu’on boit dans les bonnes vieilles villes d’Allemagne et de France.Type des grandes marques américaines pour les Diners, les Réceptions, les Clubs, les Restaurants.Demandez la “FRONTENAC” partout.BRASSERIE FRONTENAC, Limitée, Montréal.Phone.St-Louis 5610.que les affaires Je la compagnie sontde 37,307 tonnes comparé avec l’an- née précédente.Les directeurs ont tous été réélus.A Hamilton, hier, a eu lieu également la réunion annuelle de la ,Do-miniiJn Canners.L’état financier de la compagnie accuse des profits de $466,000 contre $503,000 l’année précédente.Le bureau de direction a ôté diminué de 11 à 9 membres.Il a été annoncé que la politique de la compagnie serait de maintenir les prix actuels des produits en conserves, pourvu bien entendu que ia compagnie n’ait pas à payer plus cher pour la matière brute.L’état financier de la Montreal Loan & Mortgage Company tel que communiqué à la réunion annuelle hier, accuse des profits nets de $77,-425.Le total du fonds de réserve est de $650,000.Les recettes du Grand Tronc et du Canadian Northern pour la semaine écoulée accusent des diminutions.Dans le cas des recettes du Grand-Tronc, le total des recettes est de $948,664 contre $1,084 033 pour la même semaine il y a un an.soit une diminution de $135,369.Les recettes du Canadian Northern ont été de $372 200 ce qui est une diminution de $37,300 si on les compare à la semaine correspondante de 1913.COMPAGNIE DES TRAMWAYS DE MONTREAL HORAIRE DU SERVICE SUBURBAIN POUR 1914 20 janvier 1914.BOURSE DE MONTREAL Ces cours nous sont fournis par MM.Fortier, Beauvais & Cie., banquiers et agents de change, membres de la Bourse de Montréal, Edifice Royal Insurance.STOCKS Dem.Offre.I STOCKS T)cm.Offre TîellTêl.C Nra.T.l.ffcP Can.Car ." pfs! 44 pfd.J .Twin City.“ pfd.WidU.Ky, .!Banques — — ;Iir.No.Aiti.| 25 Commerce 80 Dominion.43 Hamilton.; 92 Ilochelaga 189/^1 Impérial.131 Me rehaut h 1J0 Molsons 18 Montréal., j H5 Nationale.Nova-Scoti .Ottawo.Québec.131 I Royal.Standard.227 Toronto.57 Union.100% .MO .220 .124 1211 -/4| 115 121 LACHINE.— Du Bureau de Poste.Ser vice de :— 10 min.de 5.40 n.m., à 8.00 a.m.20 min.de «S.00 a.m., à 4.00 p.m.10 min.de 4.00 p.m., à 7.10 p.m.20 min.de 7.10 p.m., à 12.00 minuit.DE LACHINE.—Service de :— 20 min.de 5.50 a.m., à 5.50 a.m.10 min.de 5.50 a.m.à 9 00 a.m.20 min.de 9.00 a.m., à 4.00 p.m.10 min.de 4.00 p.m., à 8.00 p.m.20 min.de 8.00 p.m., à 12.10 n.m.Dernier tramway extra à 12.50 a.m.SAULT - AU - RECOLLET ET SAINT-VINCENT-DE-PAUL.— De Saint-Denis à Saint-Vincent.—Service de :— 20 min.de 5.20 a.nj., à 0.00 a.m.15 min.de 0.00 n.m., à 8.00 a.m.20 min.de 8.00 n.m., A 4.00 p.m.15 min.de 4.00 p.m., à 7.00 p.m.20 min.de 7 00 p.m., à 8.00 p.m.110 min.de 8.00 p.m., à 11.00 p.iv».Trammay pour St-Vinccnt 11.30 p.m.Tramway pour Henderson seulement 12.00 minuit., I Trnmwnv pour St-Vihcent .12.40 a.m.DE ST-VINCENT A ST-DENIS.—Service de: 10 min.de 5.50 a.m., il 6.30 a.nï.15 min.de 6.30 a.m., à 8.30 a.m.i 20 min.de 8.30 n.m., à 4.30 p.m.j 15 min.de 4.30 p.m., h 7.30 p.m.> 20 min.de 7.30 p.m., à 8.30 p.m.30 min.de 8.30 p.m., à 11.30 p.m.j Tramway de St-Vincent , .12.00 minuit Tramway de Henderson.12.20 a.m.Tramway de St-Vincent.1.10 a.m.CARTIERV1LLE.—De Snowdon Jet.—Service de :— 20 min.de 5.20 n.m., à 8.20 p.m.40 min de 8.20 p.m.à 12.00 minuit.DE CARTIFRVILLE.Service de 20 min.de 5.40 a.m., à 8.40 p.m.40 min.de 8.40 p.m., A 12.20 n.m.MONTAGNE.—De l’Ave, du Parc et Mont-Royal.- Service do * 20 min.de 5.40 a.m., à 12.20 minuit.DE L’AVE.VICTORIA.- Service de 20 min.de 5.50 a.m., à 12.30 minuit.De l'Ave.Victoria à Snowdon.—10 min.5.50 a.m., A 8.50 p.m.BOUT DE L’ILE.-—Service de 33 min.de 5.00 a.m., à 9.00 p.m.69 min.de 9.00 p.m., A 12.00 minuit.TETRAULTVILLE.- Service de 15 min.de 5.00 a.m., à 6.30 n.m 30 min.de 6.30 a.m.à 8.30 u.m.DEUX JOLIS COTTAGES A VENDRE SITUES A OUTREMONT Construction de 1ère classe avec toutes les améliorations modernes.Neuf appartements chacun.Cave cimentée, serre, près du Parc Outremont, sur l’avenue Outremont, Nos 454 et 456.PRIX, $12,500.00 CHACUN Conditions des plus faciles.Peuvent être visités en tout temps, 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7+% 576- ,îi .1-1, /-n, ni-.ii, 30 3-4, 25-30 7-8, 60-30 3-4, 25-30 5-8, 6-31, 30 1-4, 50-30 3-8, 50-30 1-2, 50-30 1-4, 50-30 I 1-30 1-2, 50-30 3-4, 85-30 5-8, 50-30 3-8.Steel Co.of Cnn.: 00-18.PREFERENTIEL Canada Car : 10-108 3-4, Canada Ornent : 11-92.Can.Cottons : 5-77.Dom.Iron : 7-90.Dom.Textile : 5-105 1-2.Penman’s : 50-84.Steel Co.of Can : 5-81 1-2.Tucketts : 10-101.OBLIGATIONS Canada Cement : $300-97 1-2.$100-97 3-4, 82500-97 î 2 Mont.Tram.Déb.: $1000-83, $1000-83, $100-83, $2000-8::, $1000-83, $500-83.NV.Can.Power : $1500-82 1-2.BANQUES Commerce : 8-211 3-4, 4-211 3-4, 1-211 1-2, 0-211.Dominion : 5-231 1-4.H oehelaga î 6-155.Merchants : 6-191 3-4.Royal î 2-225-5-225.“Au Milieu de Tout” Les Canadiens visitant New-York trouveront non-seulement que cet hôtel a des commodités extraordinaires, mais que tout ce qui vaut d’être vu est à portée facile: théâtres, magasins à rayons, magasins les plus exclusifs et de tous genres, différents moyens de transport.L’ HOTEL MARTINIQUE “ La 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épiceries, cheval, etc.Conditions : argent comptant.JOSEPH ROY, U.C.S.Montreal.5 mars 1014.\ PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit No.562.J.A.Ernest Plante, demandeur, vs.G.Goulet, défendeur.Le l ime Jour de niai s 1911 A dix heures de Pavunt-midt, nu domicile du dit défendeur, nu No.579 rue De (inspé, en In cité de Montréal, seront vendus par autorité de Justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, etc.Conditions : argent comptant.1.’ COUTU, H.C.S.Montréal, 4 murs 1914, VILLE DE L0NGUEU1L Des applications seront reçues par le soussigné, à son bureau, jusqu’à cinq heures de l'après-midi, lundi, le neuf mars prochain (1914) , pour le service d’un ingénieur civil en même temps inspecteur des bâtisses de la Ville de Longueuil.Ues aspirants devront être des ingénieurs civils diplômés ou faire partie de l'Association, et devront mentionner le salaire, les détails de leur expérience, et de plus y ajouter les références écrites qu’ils pourraient avoir.Donné en la Ville de Longueull, ce vingt-quatrième jour de février, mil neuf cent quatorze.K.H, UK VEILLE, greffier.AVIS.—Demande a été faite à la Corporation de la Cité de Montréal pour permission d’ériger un réservoir à gazoline de 500 gallons sur le lot numéro cadastra 410a du quartier St-Jean-BaptUrt», No 1459 n'.e Clarke.Romuald Hotte, 1373 rue Clarke, Montréal, 5 mars, 1914.ionrn»l pal Imprima au Na.Tla ro.Raim-Jacquaa, • Montra»! , par "La PublP flat" (à raaponaabUltS Limit*#).Uanrl Boa.raaia.directeur sêrant CANADIAN PACIFIC SPECIAL POUR PAqUEBOT Départ de lu «are de la rue Windsor, 12.00 midi Vendredi, U mars Fait raccordement avec R.M.S.Empress of Ireland qui part d’Halifax le 7 mars Wagqns-Ilts-modèlex,et de touristes.Wagons-buffets et de première classe, directement aux abords du paquebot BUREAUX DES BILLETS 141-1,3 rua Saint-Jacquea Main 8125; au Hôtel Windaor, eu aux gare» Viger et Windsor RAILWAY SYSTEM MONTREAL-OTTAWA Quille Montréal à 8,00 a.m.S.Oë p.m 1 les Jours.n,10 n.m., 4.00 p.m., excepte le manche.BUREAUX DEB BILLETS DK LA VILL 122 rue Saint-Jacques, angle .Saint-Eranc Xavier.Tdl.Main CiKiS, Hotel Wind Uj^tov.ti, 1187, (are Donu coulure, M AVIS PUBLIC est par le présent donné que la soussignée a accepté, sous bénéfice d’inventaire, la Succession de feu Edmond Boucher, son mari, en son vivant, tailleur, dos cité eü district de Montréal.Montréal, le 2 mars, 1914.Dame DORA DUBE.886469 a LE DEVOIR.MONTREAL, JEUDI, 5 MARS 1914 VOL.V.— Nn.53 LA VIE SPORTIVE L’ENTRAINEMENT LE RUGBY.Le foolball-rugby est un sport très complet et très complexe u le troisième point du Québec qui fut le signal d’une charge à fond de train sur les buts des visiteurs avw le, réunit nt qu’m moins de 8 minutes le Québec avait ajouté 4 autres points à son actif.L’équipe locale eut l’avantage à tous les points do vue.Deux points furent comptés dans la première période, cinq dans la deuxième et trois dans la dernière.Les cintra jouèrent sur une mauvaise glace, molle et couverte d’eau.Le fait saillant de la joûte a été le jeu sensationnel de Malone qui compta quatre des points du Québec et contribua à la plupart des autres.C’est par fie belles combinaisons que le Québec a enregistré presque >uis ses points.Malgré l’énergie qu'ils mirent dans la lutte, les visiteurs ne furent jamais un danger pour le Québec.La joute ne manqua pas d’intérét malgré l’inégalité du résultat.Avant la partie une coupe en ar- gent a été prés ntée à Joe Hall, étant le prix d’un concours de popularité organisé par la Quebec Realty & \ Loan Cq dont Hall est sorti vainqueur avec 1250 votes.Les équipes étaient composées comme suit : Ot tawa Québec Benedict Buts Moran Merrill Points Mummery Gérard Couverts Hall Rouan Centres Smith Broadbent Ailes d.Malone Darragh Ailes g.Crawford Arbitres — R.Hera et Léo Dandu-rand.Juges des points — C.Nolan et C.Griffin.Chronométreur — J.Bussière.Pénitencier — Nap.Belleau.Marqueur — Sam Murphy.SOMMAIRE Première période - T.Smith .' .1.30 - Hall .13.30' 3ème Période - Hall .8.12 — Crawford .08 — Malone .3.40 - Crawford .2ft — Malone .3.15 3ème Période i — Malms .2.35 — Malone .11.35 — Crawford .4.30 1.Québec 2.Québec Québec Quélicc Québec Québec.Québec 8.Québec 9.Québec 10.Québec UN SCORE PHENOMENAL WALKER ET P DHL FRAPPENT 1250 HIER SOIR SUR LES ALLEES DU WINDSOR BOWLING CLUB.—LA CASQUETTE PREND LA PREMIERE PLACE DANS LA CLASSE C.Les surprises août fréquentes au cours du tournai du la Montreal Bowling Association.Par suite de l'émulation qui règne entre les joueurs des diverses équipes engagées, de très beaux scores sont établis en différents genres.Les étoiles de la séance h’hier ont été indiscutablement Walikgr et Puhl, du club Strachan qui dans la classe A (équipes de deux hommes) ont fait, le score phénoménal de 1250.De Paris de tous les experts du jeu de quilles, il est presque impossible d'arriver à faire mieux.M.Blais, secrétaire de la Montreal Bowling Association ayant, reçu un protêt de la part du Club Strachan à propos de la partie, perdue par ee club mardi, contre les M.A.A.A.Cubs la partie de ce soir qui devait se disputer rnti-e les Railroad Blue et le National pour le championnat de .la classe B est remise.Dans la classe C la Casquette a pris la première place, elle a obtenu le total de 2577.P.Bouiianne „ ajoUé 244 dans les Singles (classe A> il prend la cinquième place.Voici les résultats de la soirée d’hier : EQUIPES DE 5 HOMMES — CLASSE “C” Northern Electric Maroons J.Décatie .151 140 178— 478 G.Mittner .163 155 159— 477 E.Connell .142 154 18G— 482 J.Aird .193 153 169— 515 A.Post .155 147 137— 439 DOUBLES — CLASSE A J.Puhl .203 202 210— Ôl5 R.J.Walker .210 1232 193— 635 Totaux .H.L.Smyth L.Brown ., .1250 226 202 169— 597 210 180 182— 573 Totaux .1170 J.B.Dupré .170 179 190— 539 M.Vache n .19S 199 132— 529 Totaux .1068 | M.J.Kaufman .155 185 152— 492 ! R.M.Zimmerman 179 214 180— 573 : Stimulés par le succès remporté par le Wanderer A Toronto, les joueurs du Canadien se sont assuré une vit-toire contre l’Ontario dans les det-?ièrfcH minutes du jeu hier soir après que les hommes da Jimmy Murphy our nt nauié jusqu’au commencement de la période.En effet, les Torontonians semblaient sortir victorieux lorsque Payan, dans Ia période finale, donna le signal du réveil en égalisant les chances.Scott ne voulut pas rester inactif et se multiplia.£5os efforts donnèrent la victoire à son club en déjouant le gardii n des buts du club Ontario avec deux beaux lancés.Les Canadiens sortait nt victorieux par 5 A 3 après une joute des plus contestées.Le club Ontario était déterminé de donner le champior nit de la N.H.A.aux Toronios mais les équipiers ea-nadiens-français avaient la légitime am/liition de décrocher les honneurs de 1914 et comme c’était leur dernière chance, ils se donnèrent la main pour ne pas laisser s’éloign -r d'eux Je titre tant convoité.Jimmy Murphy a semblé suivre, cette année, le même système qui lui donna autrefois d’assez brillants succès avec le club de crosse Toronto.Défait plus souvent qu’à son tour, il s’est évertué à faire une sélection de joueurs dont la tenue de fin de saison a été significative, et nul doute que les On'aiio auront l’an 'prochain un club redoutable.Leur jeu dans la première période d’hier a été superbe et le Canadien en eut tout son raid" pour repousser leurs assauts.Il y avait beaucoup au eu et nos équipiers ne prirent aucune chance de rester égaux avec les Toronto dont la tenu.' sur le tableau de la partie nord de l’Anna était suivie très attentivement par nos joueurs.Le réveil 'de nos équipiers se fit dans la deuxième période.Payan eut l’honneur de mettre le Can clien à l’avantage en seorant deux fois.Les Ontario S" raffermirent davan’age dans je tiers final.On les vit se lancer furieusement à l’assaut des buts de Vézina dès le début de la période et en moins de six minutes.Hunt et McDonald mettaient leur club à l’avantage nar un point.La jiosi-tion était critique, mois nos grands finishers se mir.nt résolument au tra- | vail.Payan égalisa les chances une minute après ce succès des visiteurs.Ira foule trépigna d’’nthousiasme.Li s deux clubs se mir n ensuite dur-e-,mint à l'ouvrage et les plus bel], s combinaisons furent exécutées.Scott, qui s’était multiplié toute la soirée et dont le talent de pinch scorer est bien connu, donna la victoire à son : club i n déjouant le petit Sam Hébert avi- U"ux beaux lancés.En perdant cette joute, les Ontario voyaient échapper une belle chance de donner le championnat aux Toronto et leurs efforts des deux demlTcs minutes se heurtait nt à l’excellente défense du jClub local qui bloqua superbement.Le : jeu fut assez rude et des amendes au : montant de $32 furent infligées aux ' récaleitr; nts.Voici quel était l’alignement des équipes : Canadien < Ontnrio Vérma Buts Hébert Laviolette Défenses McNamara Dubeau “ Lake S«'ott Centres Hunt D.Smith Avants McDonald ' B.rlinguelto “ Lowery Changements — 1ère période : Payan pour Scott.2ème période : Jet té pour laviolette, Scott pour Berlin-guette, Jctté pour Scott, Berlinguet-te pour Smith, Doherty pour Lowery.Sème période: Lowery pour McDonald Berlin guet te pour Smith, Smith pour Berlin guett e.Pénalités — Canadien-?: Srott 1.majeure, $3; Laviolette, 1 mineure, 1 majeure $5, D.Smith.2 mineures, $4; .Payan, 1 mineure, $2.Ontario — McNamara.4 mtn'utres, S8; Hunt, 2 rnrienres.$4: Lowry, l min"ute, 82: Lake 1 mineure, $2; McDonald, 1 mineure, $2.SOMMAIRE Première ’période 1.Ontario — McNamara .9.20 Deuxième période 2.Crnadien — Payan .3.55 3.Canadien — Payan .8.55 Troisième période 4.Ontario — Hunt.3.40 5.Ontario — McDonald .2.40 6.Cm .dim — Payan .1.45 7.Canadien — Scott .7.15 8.Canad’en — Scott .4.15 National Sporting Club Limited CHAMBRE 9 EDIFICE “LA PRESSE ” MAX.DAOUST, Président EDOUARD DUFRESNE.N.P., 1er Vice-Président ADRIEN BEAUDRY, LL.L.2ème Vice-Président J.C.VIEN, Trésorier.HENRI HUBERT, Secrétaire.SAISON DE BOXE AU READOSCOPE, MAISONNEUVE Tous les flamedi*.Seuls les membres sont admis.Enregistrez-vous immédiatement et assistez aux magnifiques séances qui seront données régulièrement.A DETACHER BULLETIN DE SOUSCRIPTION Messieurs les Directeurs du National Sporting Club Limited.Montréal,.191 Je, soussigné, faits par les présentes application pour être admis membre du National Sporting Club Limited, t 4603-833-2770 LA “SAVOYANE” ’ Les effets curatifs de cette fameuse plante canadienne, sont universellement connus.Depuis les premiers temps de la colonie on s’en sert avec succès contre les maladies de la gorge et des poumons.Le Sirop de Savoyane composé' Lecours est un remède souverain contre la toux, les rhumes, les bronchites, etc.Convient aux enfants, comme aux adultes.lÿacons de 25c, 50c et $1.00.Envoyé par poste.TEL.EST 4510 Le Magasin du Peuple 447 SAINTE-CATHERINE EST Robes en Serge de $5.pour $2.98 D.GAGNON & CIE Magasin a Rayons Angle ST-LAURENT et DORCHESTER N.-G.Valiquette LIMITEE Palais d'Ameublement 471-477 Ste-Catherine Est LlMlTlt Angle Sainte-Catherine et Montcalm 125 doz.de chemises négligées dans les couleurs pâles, dans un grand choix de patrons les plus nouveaux.Valeur de 75c pour.75c POUR 49c Interview-Express Lire en page 5 : Oeufs, beurre et fromage, par Léon Trépanier.DEUX FAMILLES EN DANGER A 12 h.45, ce matin aperçurent des flamme des passants qui s'érhnp- I aient des fenêtres du deuxième (ta ge du logis lit Christophe Colomb, ils coururent avertir les pompiers du poste No 16, il quelques pas de là, et la brigade arrivée sur les lieux commença le sauvetage.A demi asphyxiés par une fumée épaisse, les membres des familles Dixon au deuxième et Sicotte au troisième étage, furent sauvés par les hommes du sous-ehef Dftfcvnais.Un liée de gaz laissé allumé, dans la chambre à fournaise, chez M.Dix-ou a été cause do es désastre.M.MOUSSEAU EN VOYAOE Au moment de mettre sous presse I Ix1 docteur de Martigny avec qui A BAS D’UN ECHAFAUDAGE Hier après-midi deux ouvriers, Alphonse Gagné, 57 Sanguinet, et Adolphe Tony, 421 rue des Seigneurs, sont tombés en bas d’un échafaudage à l'école en construction Saint-Jean l’Evangéliste, rue Centre.Transportés tous deux â l'hôpital Western, ils purent retourner chez eux après avoir été pansés.CANDIDATURES MANIT0BA1NES (Service de la Presse Associée) Winnipeg, 5.— Les conservateurs de la nouvelle division Mor-den-Rhineland ont choisi M.J.Topper, avocat de Winnipeg, comme candidat aux prochaines élections provinciales.Les libéraux de Saint-Clément, une autre division nouvelle, ont choisi M.D.A.Ross, actuellement député de Springfield.M.CARPENTER Ottawa, 5.— M.Silas H.Carpenter, ex-chef des détectives de Montréal et jusqufà ces jours derniers, chef de police d'Edmonton, vient d’être nommé a s s i s ta n t-com.m i s sai re de î.a police du Dominion, et aura ses quar-ueis généraux à Banff, Alta.nous apprenons que M.J.O.Mousseau, ancien député de Boulanges, part pour Atlantic City, ce soir, avec sa famille, et qu’au mois d’avril, il prendra le paquebot pour l’Europe, nous avons communiqué immédiatement refuse de «mis dire l’endroit où M.Mousseau se retire, mais il déclare cependant que son patient va dans la montagne.H ajoute que celui-ci va mteus» M.DECARIE EST MIEUX (De potre corrrspondant) Qur'beo, 5 — M.J/r^mic Pôc&rio, secrétaire ¦provincial était à son bureau ce matin, au parlement, après une absence de quelques mois pour cause do santé.Il devait y avoir réunion du cabinet mais la séance a été mois* à demain.A LA CHAMBRE DE VIENNE Vienne, Autriche, 5.— La chambre basse du parlement autrichien dont les séances avaient été suspendues le 30 janvier s’est réuni de ¦ nouveau.Cependant, les députés Czecg ont continué leur obstruction et le président a de nouveau suspendu la session.AVIS 150 très jolies robes en serge pour dames et demoiselles, en noir, marine, Copenhague et tan.Deux jolis styles à votre choix.L’une est garnie d’un frilling de dentelle autour du cou et jusqu'à a taille, l'autre est garnie d’un collet en pareil avec nervures de soie.Grandeurs Iti à 32.Régulier $5.00 pour.$2.98 Draps de lit, couvre-pieds, etc.Ce département est rempli de marchandises, venant d’être reçues; les prix sont bas et les articles de bonne qualité.Couvrepieds damassés blancs, pour lit double de $1.35, pour 99c.Couvrepieds blancs, avec frange pour lit double, à $1.25 et $1.75.Couvrepieds blancs, épais, pour lit double, à $1.25, $1.40, $1.65 chacun.Draps de lits, en coton blanc, fabrique anglaise, tout ourlés, pour lit double, à 85c, $1.00, $1.39, chacun, suivant la qualité.Oreillers pour lit, bien rembourrées, à 50c, 65c, 75c, 85c, $1.00 chacune.Rideaux eiT 77c la paire Un lot spécial de rideaux en dentelle Nottingham de $1.50 seront écoulés demain à moins que le coût de fabrique.Ce lot est la balance d’une grosse consignation achetée récemment comme assortiment de surplus de fabrique.Excellents patrons pour 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correspondances destinées à la rédaction doivent être adressées à LA REDACTION DU “DEVOIR” DECES A MONTREAL AQUIN.Joseph, journalier, 82 eus, m« Manufactures, 283.BOUDREAU, Marcel, 5 mois, enfant de Pierre Boudreau, polisseur, rue Notre-Dame, 2601 Ouest.BOILEAU.Léopold, 2 ans.enfant d’Eusè-be Boileau, inspecteur, rue de Villers, 56.Guay, marchand, rue Lasalle.179.CARON, Albert, couturier, 35 ans, rue Panel, 836.CONWAY, Julia Smith, 80 ans, femme do Patrick Cpnway, gardien, rue Lagauchetiêre, 297 Ouest./ CHASSE.Rolland.6 mois, enfant do Joseph Chassé, outilleur, rue Deilslc, 248.CHAKETTE, Joseph, peintre, 08 ans, rue Chatham, 156.DULONG, Noela, 2 mois, enfant d’Azarias Dulong, charretier, rue Ontario, 1430 Est, GAGNE, Germaine, 8 mois, enfant de Chéri Gagné, entrepreneur, rue Old Orchard.325.GENDRON, Mozart, 1 mots, enfant de Zé-phtrin Gendron, marchand, rue Satnt-Rémi, 14.GINGKAS, Simone, 7 ans, enfant d'Abel Cdngras.commis, Ave.Mont-Royal, 575.GUAY, Roger, 2 mois, enfant de Napoléon HEELAN, Miehaei, journalier, 65 «ns, rua des Voltigeurs, 81.MARSOLAIS, Paul-Emile, 8 mois, enfant d’Ànthlme Mnrsolais, épicier, rue Sanguinet, 285.LESAGE, Cécile, 3 mois, enfant de Victor Lesage, contremaître, rue Shepperd, 10.LAR1VIERE, Hermine Senécal, 67 ans, femme de Joseph Larlvière, bourgeois, rua Saint-Antoine, 1145.LORTIE, Emma Vermrtte, 14 ans, femme de Joseph 1.ortie, barbier rue Cartier 788.PROVOST.Poland, 7 ans, enfant de Napo-tern Provost, employé civil, rue Saint-André PEPIN, Germaine, 10 mois, enfant de J Onésime Pépin, tailleur de cuir, rue Cartier ROBERT.Réné.1 an, enfant de Paul Do brrt, cordonnier, rue Albert, 77.TURCOTTE.Joseph, 65 ans, journalier, nu Létournru*.776.VAtLLANCOURT.Yvette, 1 an, enfant (Il Wilfrid Vaülancourt, Journalier, rue San-guioet 87, t 35
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