Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 2 avril 1914
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le devoir, 1914-04-02, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
VOLUME V—No.77 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS Édition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.UNION POSTALE.Édition Hebdomadaire : CANADA.ETATS-UNIS.UNION POSTALE.*.$3.00 $6.00 Sl.OO fl.SO $2.00 MONTREAL.JEUDI 2 AVRIL, 1914 LE DEVOIR Réda&ion et Administration : 71» RUE SAINT-JACQUES MONTREAL.TÉLÉPHONES : ADMINISTRATION : Main 7461 REDACTION : - Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! ONTARIO VA DE L’AVANT L'Assemblée législative de l’Ontario se préoccupe de cette question des souscriptions électorales qui a soulevé aux Etats-Unis de si vifs débats.Elle vient de mettre à l’étude quatre projets de loi qui visent la restriction et la publicité de ces souscriptions.Détail intéressant et significatif, deux de ces projets émanent de l’Opposition, mais le gouvernement a demandé qu’ils fussent adoptés en seconde lecture et renvoyés avec les siens à la commission de législation pour qu’on puisse extraire des quatre ce qu’ils contiennent de meilleur.Sur le principe de la publicité, tout le monde parait d’accord.On reconnaît qu’il est juste que le peuple sache qui paie les frais des campagnes électorales; et cette publicité est avantaguse aux candidats mêmes.Car, lorsqu’un candidat fait ou laisse faire par ses amis des dépenses qui excèdent notoirement ses ressources, l’opinion se demande tout de suite qui paie.Et, comme l’opinion est d’habitude peu bienveillante, la supposition est généralement plus dommageable encore que l'a réalité.On est d’accord aussi sur cet autre point que certains individus et certaines sociétés ne devraient point avoir le droit de participer aux souscriptions électorales.Mais la difficulté, en l’espèce, c’est d’exercer un contrôle efficace.Le seul moyen d’y arriver, à peu près, c’est par la publicité.Lorsque des individus ou des sociétés qui ne tiennent pas à se mettre de l’avant se déroberont derrière des mannequins, l’irresponsabilité même de ces mannequins, l’écart entre ’eurs ressources connues et les dépenses qui leur sont attribuées éveilleront l’attention et mettront le public sur ses gardes.Mais — et les Américains l’ont parfaitement compris — toute loi sur la publicité des souscriptions électorales qui ne comportera point la publicité obligatoire de la liste des actionnaires et obligataires des journaux restera déplorablement incomplète.Car, s’il est important de savoir qui solde les frais d’une campagne d’affiches, par exemple, en temps d’élections, il est beaucoup plus important de connaître les maîtres des journaux qui, à la longue année, préparent les élections et pèsent sur l’opinion et les corps publics.Ce qui se passe à Montréal depuis quelque temps a dû là-dessus ouvrir les yeux aux plus aveugles.Seulement, une loi sur la publicité des listes d’actionnaires et d’obligataires des journaux relèverait surtout du pouvoir fédéral.Lui seul peut lui donner une sanction efficace en interdisant le transport par ia poste des journaux récalcitrants.Et voilà pourquoi nous demandons de nouveau à M.Borden d’inclure cette réforme dans le projet de loi sur la publicité des souscrip lions électorales — depuis si longtemps promis et toujours attendu.Orner HEROUX.Ile président créerait une scission 'profonde, il semble qu’on se trompait.Rien dans les discours des chefs ne dénote la rancoeur; la sincérité des convictions seule parait avoir inspiré les principaux .combattants.Champ Clark lui-même, le plus ardent des orateurs opposi-tionnistes et celui dont l’effort oratoire a produit le plus d’effet sur ses dlègues, a traité le président avec tous les égards dûs à un chef dont on ne peut partager l’opinion mais qu’on respecte quand même.Cela peut .n’etre qu’une déférence de tactique mais elle n’en témoignerait pas moins de la force et du prestige du président.Jean DUMONT.$61,316,356 C’est la somme que le ministère fédéral a déjà payée, en différents versements, au Nord-Canadien.- Un état détaillé de ces sommes Ottawa, 1er — M.Reid, le ministre intérimaire des chemins de fer, a rendu public aujourd’hui le montant total des sommes garanties et payées par l’Etat au Nord Canadien et à ses compagnies subsidiaires, de-auis l’organisation de cette voie ferrée.Voici cet état : SUBVENTIONS EN ARGENT : Au Nord Canadien, pour les divisions de la Rivière au Cygne (Swan River) et autres divisions dans l’Ouest, $2,000,332 ; Au Nord Canadien de l’Alberta, voté, $3,120,000 ; payé, $2,832,024 ; Au Nord Canadien de l'Ontario, voté, $14,762,832, payé, $10,124.470.De ces sommes, $10,920,000 ont été votées et $6,518,516 ont été payées pour la voie Ottawa-Port-Arthur ; pour la voie Toronto-Sudbury, il y a eu vote de $1,872,960, qui sont toutes payées ; pour la voie Ottawa-Toronto, il y a eu $1,600,000 de voté et $1,363,122 de payé ; pour la voie Ottawa-Hawkesbury, il y a eu de voté et de pavé la somme de $369,-872, Le Nord Canadien de Québec a obtenu une subvention, complètement payée, de $707,568, pour la voie Garncau-Qucbec, Saint-Jérôme et Rawdon.Le Nord Canadien Pacifique a obtenu une subvention de $6,300,000, dont il a touché $4,349,930.Le Halifax &¦ Southwestern Rail-way (filial du Nord Canadien dans la Nouvelle-Ecosse) a obtenu une subvention de 91,364,210, toute payée.Cela fait donc, pour le total des subventions votées, une somme de $28,254,942, et pour le total des subventions pavées, une somme de $21,-378,534.MONTANTS GARANTIS L’Etat fédéral a en outre garanti au Nord Canadien $17,256.584, dont il a payé $15,397,488 ; au Nord Canadien de l’Alberta, U a garanti la somme de $6,719,998, dont il a payé $4,391,077 ; au Nord Canadien d'Ontario, $35,770,000, dont il a pavé $20,149,256.Les garanties votées forment donc un total de $59,746 -582.à même lequel $39,937,822 ont déjà été payées.L’ETAT A PAYE $61,316,356, Le montant total des sommes versees au Nord Canadien par le trésor fédéral, soit à titre de subventions pures et simples, soit à titre de garanties, est de $61,316,356 A part cela, le Nord Canadien a reçu indirectement du pouvoir fédéral 4,002,848 acres de terre, qui lui ont été remis par les constructeurs de l’ancienne compagnie Manitoba Railway and Canal Company, la Winnipeg A- Hudson Ray Railway Company et la Manitoba and Southeastern Railway Com pa ny, aujourd’hui parties du réseau du Nord Canadien, QUELQUES COMPAGNIES AFFILIEES Les termini du Nard Canadien, -Montréal, Winnipeg, Moose - Jaw Port-Arthur.Québec et divers autres endroits, sont la propriété de la Canadian Northern Railway System Terminais Limited.compagnie dont le capital-actions est la pro priete du chemin de fer Nord Ca termini de Vancouver et de Port-Mann appartiennent eux a lu Canadian Northern Pacific Railway Company, dont la comna gme de chemin de fer Nord Cana dieu est propriétaire du capital-ac-tions.El les titres de propriété du droit de passage dans le comté de Larleton, Ontario, sont aussi la pro.priete du \ord Canadien d’Ontario LE PRESTIGE DU PRESIDENT WILSON Le président Wilson est ce nouveau en train de remporter un gros succès personnel.Son projet d’ouvrir le canal Panama à tous les pays aux mêmes conditions vient d’êlre voté à une majorité considérable par la Chambre des députés avec les meil’eures perspectives de concours par le Sénat.Cette fois pourtant le président ne se bat pas par intérêt de clan ou même, de parli.L'opinion américaine est au contraire très partagée sur cette question, et peu-être même celle des masses penche-t-elle nlutôt pour le maintien de l’exemption actuelle en faveur des vaisseaux umé* rieains naviguant d'un port à un autre des Etats-Unis.On sait que e’est là le sujet du débat.L'Angleterre et presque toutes les puissance* européennes, soutenant «pie le trailé anglo-nniéricaln HayiPaunce-foie assure l'usage du canal au monde entier aux mêmes conditions, les Etats-Unis répondent que leur tllre de propriétaire les Justifie de traiter différemment leurs sujet .En général, cependant, le monde politique, financier et Intellectuel américain pense autrement, Tl y a IA.rill-on, une Question plus haute que relie des intérêts de quelques commerçants, la question internationale, et moins que jamais les LA MONGOLIE ET LES MONGOLS Conversation avec le R.P.Joseph Van Oost LETTRE D’OTTAWA Ce que le Nord-Canadien a touché.— Toujours le débat sur le rapport - Gutelius - Staunton.— Un vote jeudi soir.BILLET DU SOIR.ORATEURS.Comme tout le monde, je ne me lasse pas d’admirer qu’il se rencontre à Montréal quatre-vingt-sept hommes convaincus de leur competence à administrer nos affaires, soit sur le trône du maire, soit dans un fauteuil de commissaire ou d’é-chevin.Mais ce qu’à mon sens on n’admire pas assez, ce sont les orateurs, leur feu et surtout leur nombre.Ce n’est pas exagérer, je crois, que d’attribuer en moyenne trois orateurs à chaque candidat, ci: 261.Et songez bien que la presque totalité de ces messieurs, qui pour n’étre pas tous nés poètes n’en sont pas moins devenus orateurs ces jours derniers, sont des Canadiens-français.{Le Gaulois n’a-t-il pas tou-jour- été verveux?) L’un des plus chaleureux parlait l’antre soir, dans Test de la ville, en faveur du candidat 7.: “Si je viens, Messieurs les électeurs, disait-il, si je viens appuyer ici la candidature de.Z, c’est parce que Z a fait ses preuves et qu’il a montré par son passé qu'il veut la prospérité de notre belle métropole; c’est parce qu’il a déjà fait beaucoup pour Montréal et que nous devons par conséquent le récompenser; c’est parce qu’il est tout à fait l’homme qu’il nous faut dans les temps difficiles que nous traversons; c’est parce qu’il a l’expérience, des grandes questions que notre administration municipale sera appelée à étudier; c’est parce qu'il.c’est parce que —C’est parce qu’il paye bien! crie, an fond de la salle, une voix formidable.C’a jeté un froid.Léon LORRAIN.CANADIEN PACIFIQUE VS CITE DE MAISONNEUVE LE COMBAT LEGAL CONTINUE Etats-Unis n’ont le droit de laisser douter de leur bonne foi et de leur honneur.L est l’attitude adoptée en défi nilive par M.Wilson, en dépit de têtes dirigeantes de son narti i.hamp Clark, Underwood et t ne! ques autres.L’opposition au rappel de l'exemption a été dirigée avec vigueur et énergie par les chefs démocrates alliés à une bonne partie des républicains et des progressistes.A la Chambre comme à la commission spéciale chargée de préparer les voies nu projet ministériel, le débat a été très vif cl les appels au sentiment américain, passionnés.’’t Ie Plus prenant auprès du nombre était naturellement celui qui représente les Etats-Unis cédant à la pression anglaise.Le rapport de la commission en a disposé fort habilement, en rappelant que la commission chargée d’étudier le projet de réglementation de l’usage du canal durant le dernier parlement n’a recommandé aucune exemption et que celles-ci ont été Imposées nu contraire par le Congrès.Du reste, ajoute le rapporteur, “on pourrait en dire autant de tout homme ou de toute nation asses honorables pour se conformer aux contrat* ou asse* généreux pour promouvoir la bonne entente en écoulant respectueusement les opinions d’une partie opposée.” On disait que la divergence des chefs démocrates du Congrès avec On a continué ce matin en Cour de Pratique le combat légal autour de la voie du Canadien Pacifique qui traverse Maisonneuve, combat qui dure depuis près de deux ans et qui, à moins d’une entente, devrait, suivant toutes apparences, se continuer long temps encore.On sait que la cfté s’oppose à la fa çon de construire du Canadien-Paci fique qui constitue, dit-elle, un danger pour la vie des citoyens à certains endroits, un embarras pour la circulation et une dépréciation de la propriété en une certaine partie de la ville.Or, la dernière décision du gouverneur en Conseil, devant lequel une partie de ùa bataille s’est faite, donne gain de cause au Canadien Pacifique tout en réservant les droits de la cité de Maisonneuve, si le bout de voie que l’on construit devient partie de la voie principale, décision mitoyenne, prétendront les avocats, qui ajourne plutôt qu’elle ne solutionne le problème.Au Canadien Pacifique qui veut reprendre ses travaux, elle oppose une escouade de police avec ordre de faire marquer le pas ou retraiter les ouvriers de la Cie.Et celle-ci s’adresse aux tribunaux pour qu’ils enjoignent à la cité de laisser travailler ses hommes.Il est vrai que la Cour a déjà décidé une fois qu’elle n’avait pas d’affaire à faire exécuter les ordres de la commission, mais le Pacifique prétend avoir obtenu depuis une décision du gouverneur en conseil, qui pratiquement donne aux décisions rie la commission des chemins de fer l'effet ilun arrêt de la Cour Supérieure.Ce que la cité contredit formellement.Elle soutient à son tour que la procédure suivie par la Cie pour arriver à obtenir cette décision est radicalement nulle.Elle ajoute qu’elle va le prouver et qu’elle entend invoquer en outre plusieurs autres arguments.Seulement, elle veut un délai raisonnable pour donner sa réponse par écrit.Le juge Charbonneau lui oecarde jusqu’à mardi pour sa réponse et à mercredi pour l’enquête.MM.Holden et Meredith représentent le Canadien Pacifique, et MM.Ronin et Morin la cité de Malsonqeu-ve.“POUR PREPARER L’AVENIR” C’est aux bureaux de l’Imprimerie du Messager Canadien, rue Bordeaux, et non point aux bureaux mêmes du Messager, rue Hachel, qu’est en vente le nouveau livre du P.Bellavanee : Pour préparer l'avenir, Prix • 40 sous.NOTRE PAGïT FEMININE Notre Page féminine est exeep-Uonneilomrnt remise à demain.Le R.P.Van Oost, missionnaire belge, dont nous avons annoncé l’arrivée au pays, a bien voulu nous donner quelques détails sur la Mongolie et les Mongols, au milieu desquels il vit depuis des années.Nous en transcrivons ici la substance : La Mongolie, dont on a parlé assez bien ces derniers temps, est indiquée sur les cartes avec des données plutôt restreintes.Cette terre qui n’est pas un des carrefours du monde n’a pas tenté les voyageurs.Sans doute, les Russes connaissent à fond la Mongolie du Nord, celle qui avoisine leurs Etats sibériens, et ils ont montré que leur but n’avait pas été scientifique mais politique avant tout, et que, s’ils s’occupaient des Mongols du Nord, c’était comme l’éventualité l’a prouvé uniquement avec l’espoir de se les annexer.A part les Russes, donc, qui — on ne sait trop pourquoi — gardent jalousement pour eux les données qu’ils possèdent, nous avons très peu de livres parlant de la Mongolie et dés Mongols.Les lazaristes français line et Go-bet traversèrent une partie de ce pays en 1848 pour se rendre au Thibet.Leur ouvrage, “Voyage en Tar-tarie et au Thibet”, très spirituellement écrit, renferme une foule de détails exacts.Prjevalsky en 1880, Potanin en 1882 et Obrucheff en 1894, vinrent également en Mongolie.L’Américain Rockhill releva en 1890 le cours du fleuve Jaune depuis la région de San-tao-ho (royaume d’Alasjan), jusqu’à la ville commerciale de Pao-t’ou.En 1904, l’Allemand Tafél passa quelques semaines au pays des Ortos pour y faire des recherches géologiques.Enfin, le commandant d’Ollone n’y fit que toucher barre lors de sa randonnée dans le Yun-nan et la Chine Occidentale.Pour mieux saisir la politique russe au sujet de la Mongolie il est utile de savoir que ce vaste pays qui a une superficie de vingt à vingt-cinq fois la France, est divisé en Mogolie extérieure et intérieure.Cette division est faite -— dans les grosses lignes — par le Gobi que les Chinois appellent “Han bai”, la mer desséchée, et qui est un vaste désert inhabitable.A l’ouest toutefois, certains royaumes, -f celui d’Alasjan.appartiennent à la Mongolie extérieure.Les Mongols extérieurs “Wai monkou” reconnaissaient tout simplement la suzeraineté de la Chine, mais ne lui payaient pas de tribut et ne lui fournissaient ni soldats ni chevaux.Ce sont ceux-ci qui ont été englobés par la Russie.On a proclamé l’indépendance de la Mongolie : pratiquement elle sera sous la tutelle, et disons-le, sous la férule du moscovite.Pour arriver à leurs fins les Russes se sont servis du “bouddha vivant” d’Ourga (ville située sur les confins de la Sibérie, et comprenant trois agglomérations juxtaposées, une ville mongole, une ville chinoise el une ville russe).Ce “bouddha vivant” se pose en concurrent du “Talai lama” de Lhassa (1) ; son influence est surtout très grande sur les Mongols du Nord, Couriates, etc.Les Russes s’en sont servis pour détacher les Mongols de la Chine et se les attirer.Lors des dernières luttes c’était eux qui fournissaient les fusils et les munitions, et étaient les agents secrets de la révolte contre la Chine.Heureusement la vigilance et l’énergie de “Yuan-Shi-Kai”, le président de la république chinoise, ont enrayé le mal ; les envois d’ar-mes aux Mongols du Sud, notamment aux Tsjnchar, aux Sen-tzen-wang et aux Ortos ont pu être enrayés.Les Mongols intérieurs “nei monkou” sont tributaires des Chinois, et — théoriquement du moins — soldats de la Chine.Leurs rois sont dominés par le ministère “Li fan yuan” de Peking, et doivent, à époques fixées, aller faire leur obédience à la capitale.Ils reçoivent un traitement, traitement qui varie d’après l’importance du royaume.C’est ainsi que le suzerain des Ortos (le roi de Hangking), reçoit 500 taëls par an (40(1 piastres environ), et douze pièces de soie.Le traitement est dérisoire, mais le roitelet mongol toujours à court d’argent l’accepte volontiers.Que les Mongols intérieurs soient sympathiques à la Chine, c’est cc que je ne crois pas, mais s’ils n’ont pas été aussi facilement travaillés par les Russes, c’est d'abord parce qu’ils sont plus loin de la frontière, et en second lieu parce que.s'ils honorent le pontife d’Ourga, ils ont comme chef incontesté le Talai lama de Lhassa, et ce dernier est rien moins que rtïsso* phllc.Us ne se sont donc pas ralliés à leurs congénères du Nord, el jusqu'à l'heure présente sont restés sous la dépendance du gouvernement chinois.Les missionnaires belges n'ont pu jusqu'ici s’occuper que de la Mongolie intérieure, et rien ne fait prévoir qu’ils pourront — avant longtemps — étendre leur apostolat en dehors de la Mongolie chinoise, qui est très grande déjà et tri-s peuplée, non de Mongols niais de Chinois.Je reviendrai sur ce point tantôt.Celte politique mongole intéresse tout particuliérement les catholiques, car.si les Russes parvenaient à s’emparer des contrées où nous sommes, la propagation de la foi en subirait 1rs plus grands dommages; ce serait peut-être, sinon tout de suite, du moins plus tard, la perte de nos chrétientés.Cet étroit sectarisme des schismatiques russes est suffisamment connu pour que je doive m’étendre là-dessus ; leur régime traeassirr à outrance n’est un secret pour personne.Il v a des choses qui seraient risibles si elles n'étnirnt si tristes, C’est ainsi qu'il n'est presque plus possible A un missionnaire de Mon gnlic d’aller dans sa mission par le Translbérlcn, on lui fait des difficultés vcxnlnirrs pour la question de passeport.Les Busses s'imaginent peut-être que tels que leurs “¦popes” le missionnaire est un fonctionnaire, navé par l’Etat ; un simple agent politique 2 Et voilà pourquoi il nous faut faire le grand tour par Suez et l’océan Indien, alors que le Transibérien nous conduirait chez nous en deux fois moins de temps.Ee plateau des Ortos, où j'ai été missionnaire pendant 12 ans, se trouve entre la grande muraille et la gigantesque bouche extrême nord du fleuve Jaune.En parlant de Mongols c est la population indigène des Ortos que j’ai en vue.Ces Mongols ont une langue commune, des habitudes qui sont sensiblement les mêmes.Ils sont constitués en sept royaumes formant la Confédération des Ortos.Leur nombre va diminuant de génération en génération.Je les comparerais volontiers aux Indiens peaux-rouges qui ont cédé peu à peu à l’envahissement des races supérieures et dont il ne reste plus que quelques lamentables débris.Nous n’en sommes pas encore la aux Ortos, mais nous constatons que les Chinois empiètent de plus en plus et refoulent — pacifiquement niais continûment — les Mongols vers les terres qui ne sont pas susceptibles d’être cultivées.Les missionnaires qui, au début, croyaient se dévouer_à la conversion des Mongols, ont dû changer leur dessein, et maintenaait toutes nos chrétientés de Mongolie — sauf une — sont chinoises.Le Mongol nomade s’est montré réfractaire à la vraie civilisation chrétienne, il n’y a que 800 Mongols chrétiens dans le monde entier, et ces 800 Mongols se trouvent dans nos chrétientés de Poro Balgason et de Tomtato ; au sud du royaume d’Ol’ok.Mais par con-tre quel splendide épanouissement religieux chez les immigrants chinois.Pendant les dernières années surtout la propagation de la foi v a lait des progrès que jamais nous n aurions osé espérer.Il y a ^OO missionnaires belges qui travaillent la-bas et qui ne peuvent suffire à la besogne dans les quatre vicariats Ottawa, 1 avril.— Un convoi de wagons vides, mais d’apparence pesante, et engagé dans une montée longue et fort raide, telle est la comparaison de plus en plus juste qui 'impose à l’esprit, par ce temps de discours nombreux sur le rapport Gutelius-Staunton.Les locomotives de l’attelage sont poussives, et il est temps que les deux partis les changent, pour franchir convenablement la dernière étape.L’Etat et le Nord-Canadien apostoliques.Pour ne parler que du vicariat des Ortos auquel j’appartiens, nos chrétientés se multiplient tellement que nous demandons du renlort.Nous sommes 53 missionnaires — chacun d’entre nous dessert huit ou neuf chrétientés qu’il visite à cheval et où les conversions se déclarent de plus en plus nom breuses.L’oeuvre de la Sainte-Enfance a pris un développement qui nous ef fraie î Dans notre seul vicariat apostolique nous avons 3,000 peti tes filles que nous devons élever L infanticide y règne sur une gran-de échelle.Le Chinois sacrifie les petites filles non par cruauté, non par barbarie, mais par misère, pour que les malheureuses ne souffrent pas trop.Je veux bien croire que c’est de la banberie tout de même mais qui provient non d’une sèche resse de coeur, mais d’un faux con cept philosophique inspiré par le Taoïsme.(Ha ! combien je regrette que l’espace me soit mesuré, il y aurait tant à dire à ce sujet).Bref, l’oeuvre de la Sainte-En fance, cette oeuvre magnifique à la quelle les Canadiens contribuent si généreusement, nous donne un sub side fixe et annuel de 28,009 francs C’est beaucoup, e’est énorme, car i n’y a pas que notre mission ; mais combien c’est insuffisant pour nos besoins.Je vous jure que je n’exagère pas, j’établis tout simplement mon comp te.En calculant les frais de nourri ture, vêtements, chauffage, amortis sement du capital placé dans nos orphelinats (de pauvres orphelinats en fisés) j’arrive à une somme de 40 francs par tête et par an.Huit dollars par an pour une petite fille c’est pour rien, et c’est trop encore car en multipliant cela par 3,000, lé chiffre de nos orphelins, nous arrivons à la somme de 24,000 dollars annuellement, alors que l’Oeuvre de la Sainte-Enfance ne nous en don ne que 5,600 ! î ! Et voilà pourquoi, confiant en la parole de Monseigneur Heylen, l’é vèque de Namur, oui avait constu té l’esprit de foi et la générosité de: Canadiens, lors de l'immortel con grès eucharistique de Montréal, en 1910, voilà pourquoi, nu lieu m'en retourner par le canal de Suez pour reprendre ma vie de missionnaire aux Ortos, voilà pourquoi j’ai préféré passer par le Canada, convaincu que mon voyage ne serait pas inutile.(1) Talai lama — souvent écrit Dalai lama.Talai est le mot mon gol : mer ; lu signification es! : le.prêtre (lama) dont la puissance est aussi vaste que la mer ; c’est le litre du grand pontife résidant au Thi bel, et le pape du bouddhisme-la maïque.RETRAITE FERMEE tîn«' retraite fermée pour jeune* yen e'ouvrira A la Ville Hnint Martin CarMervlIle, Vendredi le 3 avril h hre du soir pour *e terminée mardi matin le 7.Tous les jeUife* gens «ont Invité* à y participer.dette retraite e*t plaide sons le* auspices de l'A.C.J.O.A L’ASSAUT DE TORREON.Washington, 3.— De« renfort» fédéraux qui ont quitté Saltillo viennent d’arriver A Torreon: tel est le contenu d’une dépêche reçu il l'ambassade du Mexique, la» dépêche ajoute qu’il est peu probable que Villa soit capable de s'emparer de Torreon.Juarez, 2.— Les seu’es nouvelles reçues des camps rebeller annoncent que la lutte se poursuit.l****** 4 LE DEVOIR, MONTREAL.JEUDI, 2 AVRIL 1914 VOL.V.—No.77 LA CAMPAGNE MUNICIPALE LE TICKET LES HORS LISTE LA USTE SE SIR HUGH MULTIPLIE PRIS A PARTI mm.aixey, McDonald, emard ET ROY TIENNENT TROIS ASSEMBLEES, HIER SOIR.— M.AINE Y EST BIEN REÇU, RUE WELUNGTON.M.ASSELIN DECLARE QUE M.SAINT-GEORGE EST SUSPENDU AUX CORDONS DU TABLIER DE M.GRAHAM.— DECLARATIONS DES CANDIDATS Les candidats de la liste ont été forcés de se diviser, hier soir, comme ils devaient tenir trois assemblées.Ils ont pris comme point de départ la salle de l’école Olier.Cette assemblée a été ouverte par MM.Ai-ney et Emard qui aussitôt qu’ils eurent terminé leurs discours se rendirent à Unity Hall, rue Wellington, où il y avait une assemblée anglaise.L’assistance à la salle Unity était assez nombreuse.Les deux orateurs ont été écoutés sans qu’on tentât même de les interrompre.L’assemblée était en grande majorité anglaise, mais les principaux orateurs étaient des Canadiens-français parlant excellent anglais.Le commissaire Ainey fut présenté le premier par le docteur Crutch-low et fut reçu par des applaudissements nourris.Il a fait ressortir les développements immenses pris par la ville de Montréal pendant son temps d'office et les améliorations qu’il a fallu apporter en conséquence au service des incendies et de la police.“On nous accuse d’avoir augmenté les salaires, dit M.Ainey, nous plaidons coupables à cette accusation.Nous avons cherché partout les petits salaires, petits salaires de pompiers, de journaliers et d’hommes de police et nous les avons augmentés.P« nous devons en être blâmés, nous acceptons ce blâme.“Depuis que le bureau de contrôle est institué, il a fallu créer douze nouveaux parcs, six stations de police, cinq casernes de pompiers, deux bains publics et deux autres qui sont en voie de construction.” M.Ainey a continué ensuite la revue des travaux faits sous la nouvelle administration et qui ont tous été exécutés, dit-il, sans qu’il en rejaillisse sur les commissaires le moindre soupçon de scandale.M.J.U.Emard a été aussi bien reçu.Il a déclaré quYl ne voulait pas discuter le programme de la liste comme cette question a déjà été traité à fond par ses collègues.M.Emard se propose, s’il est élu, de faire cesser les dissensions qui divisaient jusqu’ici le conseil et le bureau des commissaires.Il traite ensuite de la question des tramways, il est opposé, dit-il, à l’octroi d’une charte de 52 ans à la compagnie des tramways et ne veut pas que rien soit fait dans ce sens, sans que la question ait été au préalable soumise à l’électorat et approuvée par lui.A la salle Olier, l’assemblée a été aussi très sympathique.Les discours des deux autres candidats, MM.A.V.Roy et Duncan McDonald, quoique brefs parce que les candidats devaient aller à une autre réunion, ont été apprécié®.M.DAVID GIROUX.Hier soir s’est tenue à la salle Saint-Etienne une assemblée en faveur du candidat ouvrier M.D.Giroux.Ont adressé la parole: le candidat M.Giroux, MM.Fonville, Mathieu et plusieurs autres orateurs.Autre assemblée ce soir dans 'le soubassement de l’église d’Youville, quartier Saint-Denis, en faveur de M.Giroux.M.A.LAVERGNE.M.Aldéric Lavergne, candidat à l’échevinage dans Rosemont, a tenu une belle assemblée, hier soir, dans la salle municipale du quartier.Les orateurs ont été, outre le candidat, MM.Félix Desrochers, C.Robertson, R.L.Calder et Aimé Chassé.M.O.A.Landry, entrepreneur, présidait.Le candidat, M.Aldéric Lavergne, a fait un exposé clair et précis de son programme, qui comporte la solution immédiate de questions municipales d’ordre général et local.M.Lavergne a enthousiasmé ses nombreux partisans, et on lui a fait une ovation.LE Dr POULIN.Une chaleureuse réception a été faite au docteur Poulin, à la salle Jean Le Prévost hier soir, alors que plus de 500 personnes se réunissaient pour entendre l’énoncé de son programme.Le docteur Poulin déclara que sa candidature n'était pas imposée.Enumérant quelques-uns des arti-£jes de son programme, le docteur Poulin déclara qu’il favorisait rétablissement du casier sanitaire, la visite par des médecins de la ville des familles pauvres, une meilleure protection contre les incendies, etc.Le docteur Poulin fut vivement applaudi.1* réunion d'hier était nré-«idée par M.Ethier.i f,?'r Pou''n tient une réunion dans 1 hotel de ville de Saint-Louis.M.JULIEN THERRIEN Malgré l’inclémence da la température un grand nombre d’électeurs s’é-te lent rendus au No 882 rue Sainte» Catherine Est, hier soir, pour assiter a une assemblée convoquée en faveur de M.Julien Therrien, candidat à ï’é-clievtnage dans le quartier Papineau.Cette réunion était présidée par MMl Ephrem Genmaln et L.J.Trudeau, qui présentèrent les orateurs suivants: MM.T.Charpentier, Uher-ron, John Bumbray, C.R., Léon Gagné, L.J.I/oranger, C.R., J.H.Dubois, etc.M.Therrien déclara de nouveau qu'il ne s’était laissé porter candidat que sur la pressante sollicitation de près de 1,800 électeurs.M.Therrien reproche à M.Bouvier, l un de ses adversaires, de ne pas être nonséquent- “M.Bouvier, dit-il, s’ac-croche à tout ce qui se présente pour se faire élire.M.Bouvier se fait, aujourd'hui, un manteau de M.Martin lorsqu’aux dernières élections muri-cipales, 11 travaillait, lùi.M.Bouvier, à faire battre ce môme M.Martin.M.Therrien se prononce ouvertement contre le comité des citoyens ou 5e toutes les cliques., “Il n’y a personne de sensé qui puisse croire que sir Hugh Graham a mis à la disposition de M.Percéval Saint-George ses deux quotidiens du soir, seulement par amour pour les citoyens de Montréal.” Telle est la déclaration faite hier soir par M.Oli-var Asselin, dans une assemblée tenue en faveur de M.Patrick Monahan, dans la salle de l’hôtel de ville de De-lorimier M.Asselin était accompagné de MM.C- F.Smith, W.Burns, L.J.McMahon.Les discours ont été une attaque continuelle contre M.Sainb George, qui, au dire de M.Asselin est attaché aux cordons du tablier du propriétaire du “Star” et du “Herald-Teiegraph” , “La générosité du “Star” et du “Herald” à donner à M.Saint-George tant d’espace ne manque pas de m’étonner.Et cette générosité, si peu coutumière, me paraît suspecte.Durant le' séjour de M.Saint-George à l’hôtel de ville, déclara M.Asselin, les rues étaient dans un état déplorable, et ce serait folie que de l’y renvoyer.M, Asselin appuya ensuite la ean-diaature de M.Monahan qui est, dit-il, indépendant et capable de prendre à cflenr, les intérêts des citoyens.M.Monahan définît alors sonprol-gramme.Il parla de l’importance des maisons sanitaires pour les ouvriers- Après cette assemblée, M.Monahan se rendit dans le soubassement de l’église Saint-Antoine et à la salle Raby, rue Fulford, où il porta la parole.L’accompagnaient: MM.Harry Tri-hey, l’échevin Narcisse Lapointe, le Dr J.U.Lalonde, F.J.Curran, J.H.Dillon et J.S.Brady.M.E.N.HEBERT.“Electeurs, méfiez-vous, il y a de soi-disant candidats “indépendants” qui ne sont rien autres choses que les instruments de trusts qui vous pressurent, vous pillent et vivent de vos sueurs; vous devez les dédaigner, les ignorer tout autant que les quatre hommes choisis par huit autres, et vous devez, sans fléchir, pour vous, pour votre famille et pour votre ville, les écraser en les battant par un vote énorme lundi prochaim.” Cet avertissement fut lancé hier soir, devant trois salles où il y avait foule au milieu d’applaudissements approbateurs, par M.E.Napoléon Hébert, candidat au bureau de contrôle.Ce fut l’une des soirées les plus actives depuis que M.Hébert est en campagne.Le candidat parla d’abord à la salle Alcazar, rue Sainte-Catherine Est, puis à la salle Bijou, rue Ontario, près Saint-Hubert, ensuite à la salle Lavoie, rue Ontario, près Maisonneuve.Partout M.Hébert récolta des lauriers.Sa dénonciation, en termes énergiques de ce qu'il qualifia une “tentative honteuse d’une poignée d’individus pour enlever à l’électorat, les droits de.se gouverner” fut particulièrement saluée de vivats frénétiques.Les autres orateurs furent MM.T.Marsil, A.Germain A.David, E.Chassé et J.-N.Cabana.M.ANGRJGNON M.Jos.Angrignon, candidat dans Saint-Henri, a tenu une assemblée à son comité central hier soir.Il a été vivement applaudi.M.Angrignon a rappelé l’administration du Dr Letourneau, comme commissaire d’écoles de Saînt-Zotique et de Sainte-Clotilde.M.Angrignon tiendra une grande assemblée ce soir dans la paroisse Fainte-Clotilde, 2fi70 rue Notre Dame Ouest II parlera à une assemblée x-en-Akcdi et à trois samedi.M.J.A.BEAUDRY M.J.A.Beaudry, candidat au Bureau de Contrôle, secrétaire de l’As-marche de succès en succès.Hier soir dans le quartier Sainte-Cunégonde à sociation des Marchands-dêtaillem-s, la salle de l’Hôtel de Ville, plus de 350 électeurs étaient’présents.M.J.A.Beaudry prend la parole et attire l’attention des électeurs sur le choix des candidats qu’ils devront envoyer au Bureau de Contrôle le 6 avril.“Si vous croyez que d'autres candidats, dit M.Beaudry, sont, mieux qualiliés que moi pour vous représenter au Bureau de Contrôle, et bien élisez-les, mais si vous pensez que le suis apte A préserver vos intérêts je vous demande de m'aider et de voter pour moi.” MM.Guérin et Dewatle défendent la candidature de M.Beaudry avec succès.M.Beaudry, a également parlé à la Salle Le Prévost dans le quartier Laurier, â la salle Sainte-Brigide, dans Papineau, à la salle Malo, dans Delorimier.Ce soir, M.Beaudry tiendra une grande assemblée A l'Ecole Frontenac, coin Hogan et Forsyght à 8 heurte.Il parlera également au club Ouvrier Municipal 551 Bclanau-dière et au Club Lemieux.De nombreux orateurs accompagneront M.Beaudry.LE Dr J.U.LALONDE Le docteur J.U.Lalonde, l’un des candidats au Bureau des Commissai res, a tenu une assemblée dans le quartier Saint-Paul, hier soir.Il était accompagné de M.I/éopold Doyen.Relativement à cette partie de son programme qui a trait à l’Inspection médicale, le docteur Lalonde a fait la déclaration suivante: “Mon intention, si je suis élu, est de demander l’établissement du casier sanitaire et l'inspection des habitations ouvrières par la ville.” M.Léopold Doyon rappela les démarches nombreuses faites par le docteur I/alonde, fondateur de l’Association des Contribuables de la Partie Ouest, à la Législature de Québec, dans le but de demander des mesures acceptables pour notre ville.M.K.W.VILLENEUVE M.Eugène W.Villeneuve, candidat indépendant au Bureau do Contrôle, a tenu deux belles assemblas hier soir; la première à la salle du collège St-Charles, dans le quartier Saint-Ga.briel, et la seconde h la salle du collège, dans Hochelaga.première de ces assemblées était présidée par M Anthime Fortin, avocat, et la secon-de par M.J, W.Moreau, marchandi dé tailleur.leut dire aussi que Montréal connaît Duncan McDonald.Chose certaine, c’est que Monsieur McDonald est reconnu par tous comme uu expert en toutes matières se rapportant nu transport et aux tramways, si bien que ses services ont été requis et ses avis suivis par les administrations civiques de Paris, Marseilles et Constantinople, en Europe.Sa réputation est internationale et fait comprendre de quelle valeur il serait pour Montréal, comme membre du Bureau de Contrôle.Duncan McDonald est né le 17 juin 1859, i» Saint-Thomas de MontmaKuy, Qué.Ses parents étaient Duncan McDonald, entrepreneur de chemin de fer, et Catharine (Mc-laughian) McDonald, dont les ancêtres venaient de Glengarry, Ecosse.Duncan McDonald reçut son éducation au collège de Rimouski et depuis sa sortie, il a été continuellement engagé dans les entreprises de transport et de 'construction.11 commença sa carrière dans les affaires de tramways vers sa vingtième année, comme conducteur et s’est élevé depuis, en passant par les postes de Chef-d'Equipe, Inspecteur, Assistant-Surintendant, Gérant et Gérant Général; de même qu’il agit comme aviseur de plusieurs Bureaux de Corporations de diverses villes étrangères, comme 11 a été dit plus haut.Il a été Président de la Compagnie des Autobus, de la Montreal Tunnel Company, de la South Shore Land & Improvement Company, et de la Pre-Payment Car Sales Company, de même que Vice-President de lu Dominion Park Company.Il est Directeur Honoraire de PAutomobilc Chib of America, Directeur et ancien Président de l’Automobile Club of Canada, membre de la Société des Ingénieurs Civils de France, membre de l’Institut des Ingénieurs Electriciens de la Grande-Bretagne et membre dos Club Canadien, Saint-Denis, des Ingénieurs, Canadian Athletic, M.A.A.A., St.George's Snowshoe and Country (Rive Sud).M.McDonald est marié depuis 1883 h Mademoiselle Julia Whittaker, et sa famille se compose de quatre fils, bien connus A Montréal.ADOLPHE V.ROY, I.C.NOUS VOULONS DONNER A LA VILLE UNE Administration Honnête, Economique et sur une base d’affaires.L'orateur rappelle qu’il a sauvé une sonvne de f400,000 aux contribuables, en bloquant par de» injonctions des contrat» s’élevant à «u-delà de un million et demi,' octroyés par la ville, aux plu» hauts soumissionnaires.L’autre assemblée, du quartier St* Gabriel a été un franc succès pour M.Villeneuve.Is» cam'ndat a explique «on programme et a traité tes problèmes municipaux.Il a été très écouté et les applaudissements ont salué la fin de son discours, Dr LACOM.BR Le Dr Incombe, candidat au bureau de contrôle, a adressé la parole hier noir, à la «aile Northmount, quartier Mont-Royal.M.Incombe a exposé son programme.Il a traité la question des tramway» et a déclaré que le referendum était nécessaire et légitime.S’il est «u, il verra à ce que les populations des quartiers éloignés, aient un traitement équîtable.11 a censuré la con- duite du bureau de contrôle qui a trou vé le nsoyen d'augmenter le salaire du Dr Doucher et qii a créé une nouvelle position, colle do notaire de la ville, alors qu’il était convenu qu'ils devaient accomplir les actes administratifs strictement nécessaires, M.VANDKLAC En dépit du mauvais temps plus de quatre cents personnes se réunissaient dans la salie du marché Saint-Jean- Baptiste hier soir, à rassemblée tenue par M.Georges Vandolac, 'candidat dans le quartier.MiM.O.Rollin et Michel Renaud présidaient la réunion.I/es orateurs furent MM.,1 E.Bouvier, N.P., Arthur Mïffsé, D.Macintosh, Rodrigue 1/wliic.Achille La.Ircille, Georges Vandelar, (Bonmrd Rose, avocat Israélite et M.Rohy.Tous firent le résumé des travaux accomplis par M.Gaorges Vandelac au conseil municioaN et insistèrent stir1 l'Importance tiuTlf y avait chacun des citoyens de voter le ., dèfrailrtrssi K.AI MAIS, H.C.S.I !*¦ Ilmr Jour d’avril 1914 A Ift heure» dr Montréal, 1er avril 1914.| ravant-nildl, 4 la plaie d'affaires de la dite dêfeuderrssr.au No.Vft rur Mrfdll ri la rllé «le M'Xilréal, orront vendus pur auto rlté «lr Justice, 1rs bien» rl rffrls «lr la dll» défrndrrrsst, snlsls ro retlr ivuisr.rnasls-laol ni pu|iilrr.tnnrliiar rlnvlarnplir, rtc rondlllons ; argent ruuiptnut.3.r.Nuit MANI1IN, H.r.S.Montréal, 2 avril 1914. VOL.V.— Nu 77 LE DEVOIR.MONTREAL, JEUDI.2 AVRIL 1914 7 COURRIERS (Des correapondantm du “Devoir ") VILLE DE QUEBEC SUBVENTION AUX AGRICULTEURS Québec, 2.— L’hon.M.Caron, ministre de l’Agri'cuiture, a décidé d’accorder aux société d’agricuiture, sociétés coopératives et cercles agricoles de la province une subvention égale à cinquante pour cent du coût des pulvérisateurs dont ils feront l’achat pour ccmbatlre les chenilles et les insectes qui font tant de ravages dans les vergers de la province, afin d’encourager la culture des arbres fruitiers.LES BONNES ROUTES Québec, 2.— L’hon.J.A.Tessier, ministre de la voirie, a reçu, hier, une délégation de la paroisse de Notre-Dame des Laurentides, conduite par Thon.M.Delâge, qui est venue demander une subvention pour la com fection de» bons chemins.Samedi, à Montréal, le ministre recevra dans le même but une délégation de la municipalité de Contrecoeur de Verchères qui sera présentée par M.J.L.Perron.PENIBLE ACCIDENT t Québec, 2.— Un employé des usi- , i nés de la compagnie des chars de Montmagny, M.Amédée Morin, citoyen bien connu de cette ville, a été victime d’un pénible accident au cours de son travail.M.Morin fut blessé à la tête par une lourde pièce de fer qui servait à retenir une charge de charbon dans un wagonnet.Souffrant d’une fracture au crâne, le blessé reçût les soins du Dr Masson qui le fit transporter à i’Hôtel-Dieu de Québec.On ne croit pas que sa blessure luï soit fatale.POUR LES TUBERCULEUX Québec, 2.— Un groupe de jeunes ftlles de cette ville vendront des fleurs, dans les rues, le 27 mai, au profit de hhôpital des tuberculeux., L’organisation de cette quête nouveau genre est ftite par un comité de dames patronnasses formé pour conduire le projet à bonne fin.LES JEUNES DELINQUANTS Québec, 2.— L'honorable juge Chs Langelier demande pour la ville de Québec, une Cour Juvénile; il déclare que, à Québec, il y a des parents qui encouragent leurs enfants au vol.Le maire Drouin s'oppose à la création de cette Cour.LA PORTE SAINT-JE AN ^ Québec, 2.—La Société Saint-Jean-Baptiste, rie Québec, a adopté une résolution déclarant que “malgré son profond respect pour le duc de Connaught, la société s’oppose à ce que l’on change le nom de la porte Saint-Jean en celui de porte Connaught.” La société déclare que si l’on veut honorer le gouverneur général, on devra choisir une autre occasion, un autre endroit et un autre monument.FEU W.M.KING Québec, 2.— Le lieutenant-colonel W, M.King, est mort hier à Saint-Georges, de Beauce.lie lieutenant-co-I ionel King organisa la première cam» pagne du régiment de Lotbinière et Mégantic, lors de l’affaire de Trent; il devint commandant de ce régiment.Il fit son service lors de l’invasion des Féniens, et reçut la médaille commémorative.PROV.DE QUEBEC FEU M.POULIN •Lac Mégantic, 2.— M.Michel Poulin, citoyen de Mégantic depuis plusieurs années, est décédé hier à Pa-quetteville après une longue maladie.PROV.MARITIMES I/IMMIGRATION Halifax, 2.— L’immigration, Uan dernier, a dépassé en intensité, toutes les prévisions.Bien qu’on n’ait pas encore de rapports officiels, on croit qu’il est passé par Halifax, l’an dernier, 86,401 immigrants, soit 7,200 de plus que l’année précédente.DF/CES DE M.J.B.ALLAIRE.(Correspondance spccialq) Saint Barnabe, 1.— M.Jean-Baptiste Allaire vient de succomber à une maladie de cœur à Saint-Barnabé-sur-Yanjaskn, où il était seulement do passagê; il mort le 26 mars, â l’âge do 70 ans.Citoyen intégra, il ne comptait que.a West Hill Land Company, Limited à Charles Langlois, les lots 156-231 à 240 Paroisse de Montréal, Notre-Dame de Grâce, contenant 24 000 pieds carrés, pour $10,000.Camille Légaré à la Cité de Montréal, la partie nôrd-est de !a partie sud-ouest du lot 121 Côte des Neiges, ayaéit une superficie de 7,940 pieds, pour $9.234.SOUMISSION Le conseil de la ville Saint-Lauirnt, comté de .Jacques-Cartier,, demande den soumissions pour l’achat de ses debentures au montant de .^OO,000.00, payables en 40 ans à 5 pour cent.Les soumissions devront être déposées au bureau du soussigné, en la ville Saint-Laurent, le ou avant le 15 avril prochain (1914), à sept heures du soi: .Le conseil ne sera tenu d’accepter aucune de ces soumissions.C.8.TASSE, Secrétaire-Trésorier.Saint-Laurent, 31 mars 1914.VENTE PAR AUTORITE DE JUSTICE PAS D’ACQUEREUR * La partie nord est du coin des rues Sainte-Catherine et de la Montagne qui a **tê rais A l’cncKém, ce matin, à la "House of Browne”, n’a pas trouvé d'acquéreur.Quelques offres ont été faites, mais elle® étaient insuffisantes.J.’immeuble suivant appartenant à la succession do feu JOSEPH PKTKR COOIvK.décédé, en son vivant de la Ville de West-mount dans la Province de Québec, llegls-trateur de la Division d’enregistrement de Montréal Ouest, et affecté par les substitutions créées par ses testaments et codicilles sera vendu et adjugé, 5 Pencan public au dernier et plus haut enchérisseur mi bureau de Ha i ron lV ( ushing, notaires publics, suite (>3, du No.112 rue Saint-Jacques, en la cité de Montréal, lundi, le vingtième jour d’avril prochain 1914 îi quatre heures de l’après-midi sujet aux conditions de la vente A être ht et alors énoncées, savoir:— Un emplacement ayant front sur l’avenue Argyle en la dite Ville de Westmount étant la moitié Nord Ouest du lot de terre connu comme lu subdivision numéro cent douze des subsdivisions officielles du lot numéro deux cent quatre-vingt-deux mix plan et livres de renvoi officiels pour la municipalité de la paroisse do Montréal tl-2 N.O.2N2-112) contenant vingt-cinq pieds do.largeur par cent soixante-quinze pieds, six pouces min.de 4.00 p.m., à 7.00 p.m.20 min.de 7.00 p.m., A 8.00 p.m.30 min.de 8.00 p.m.à 11.00 p.m.Trammay pour St-Vincent If.30 p.m.Tramway pour Henderson seulement 12.00 minuit.Trnmv*ny pour St-Vlncent .12.40 a.m.DE ST-VINCENT A ST-DENIS.-Service de: 10 min.de 5.50 a.m., h 6.30 n.m.6.30 n.m., à 8.30 a.m.8.30 a.m., à 4.30 p.m.4.30 p.m., 0 7.30 p.m.7.30 p.m., A 8.30 p.m.15 min 2 ‘ min 15 min, 20 min.30 min de de de de de 8.30 p.m., à 11.30 p.m.w P- Tramway de St-vinccnt .12.00 minuit Tramway de Henderson .12.20 a.m.Tramway de St-Vincent .1.10 a.m.CARTIER VILLE.—De Snowdon Jet.—Service de :— 20 min.de 5.20 a.m.& 8.20 p.m.40 min de 8.20 p.m., à 12.00 minuit DE CARTIER VILLE.—Service de 20 min.de 5.40 a.m., ft 8.40 p.m.40 min.de 8.40 p.m., ft 12.20 n.m.| MONTAGNE.—De l’Ave, du Parc et Mont ! Royal.—Service de i 20 min.de 5.40 n.m., il 12.20 minuit.DE L’AVE.VICTORIA.Service de 20 min.de 5.50 a.m., à 12.30 minuit.De l’Ave.Victoria à Snowdon.—10 min.5.50 n.m., ft 8.50 p.m.BOUT DE L’ILE.—Service de 3-1 min.de 5.00 a.m., ft 9.00 p.m.69 min.de 9.00 p.m., à 12.00 minuit TETKAULTVILLE.-Service de 15 min.de 5.00 a.m., à 6.30 u.m 30 min.de C.30 a.m.à 8.30 n m.UN TORPILLEUR FRANÇAIS I COULE A PIC.Toulon, France, 2 — Le torpilleur français numéro .*158, a frappé un ro-! cher, près du cap I^rdier, et a coulé, j L’équipage a éti secouru.VOYAGE EN EUROPE PAR LA LIGNE ALLAN Sous la direction de THOS.COOK & FILS, 530, rue Sainte-Calherine Ouest, Montréal ON VISITERA SPECIALEMENT LOURDES Durant le Congrès Eucharistique DEPART DE MONTREAL.DIMANCHE 12 JUILLET.RETOUR.31 AOUT, Demandez le programme GRAND TRUNK system' Excursions de Pâques BOSTON et retour $11.45 NEW-YORK et retour $12.30 Départ, 9 avril; limite de retour, 20 avril MONTREAL-OTTAWA Quitte Montréal 8.00 a.m., 8.05 p.m., tous les jours; 9.10 a.m., 4.00 p.m., excepté le dimanche.BUREAUX DES BILLETS DE LA VILLE 122 rue St-Jacques.coin St-Françoii-Xavier.Tél.Main 6905 Hôtel Windsor.Tél.Uptown 1187, ou Gare Honarenture, Main 8229 CANADIAN PACIFIC SPECIAL POUR EMPRESS Partira de la gare Windsor à 12.00 (midi), vendredi.3 avril.Pour faire raccordement avec R.M.S.Empress of Ireland.Partant d’Halifax le 4 avril.Wagons lits modèles pour touristes.Wagons-buffet et de première classe; directement aux abords du paquebot.EXCURSION DE PAQUES Boston et retour $11.45 Départ, 9 avril.Limite de retour, 20 avril.Départ de lu gare Windsor, 9.00 a.m., 8.00 p.m.Wagon-salon et wagon-restaurant sur train du jour.Wagons-lits-modèles, sur train de nuit.PUREAUX DES BILLETSi 141-143.St-JacquM -— Tel.¦•II.Main 1125 Hatal Windsor, Qara» Plaça Viger at da la Rua Wlndaar CANADIAN PACIFIC ^EMPRESSES St-John—Liverpool Lake Manitoba IT mar.Hallfaa - Liverpool Empreaa of Britain _ Î1 mara Empreaa of Ireland < avril I.'orcliestrp Joue tous les Jours sur les “Empresses*’.Cabines de première et de.seconde classe.Enur renseignements 3mint aux taux et dates e depart, s’adresser tt n’importe quel agent ou Wm.WEBBER, Ëdifiee Dominion Express, s"S MONTREAL ‘ÆiSÊm Ce Journal est imprltn* au Mo.Tia rui Paint.Jacques, a Montreal, par “La Publi rit*” Ck responsabilité Limitée).Henri Boa t issa, directeur t*rnnt.FEUILLETON - DU 'DEVOIR* V^in v ^ PAR O.Jeanne de Coulomb 41 —On prétünd dans !e pays que vous avez des peines de coeur, Nous finirons par le croira.A ces assauts, Yves opposait un im perturbable sang-froid.Afin de mieux cacher son secret, il avait revêtu pne cuirasse de dédaigneuse indifférence.Mme Germain en cherchait le défaut.Elle le découvrit enfin et, pour punir l'enseigne d'une réserve qu’elle jugeait méprisante, elle réussît il l'atteindre en plein coeur.Un matin, on gratta à la porte d'Yves.Souvent M ppos annonçait sa vl-aife de la sorte.La jeune officier alla ouvrir.C’était bien le grillon, mais, par derrière, dans i'ombre du pa'.i'er, , se tentit Martinou, une lettre à la , main.11 avait l’air tin t de et malheureux des porteurs de mauvaises nouvelles.—C est Mme 1a Marquis® qui «n’envoie ! balbutîa-t-i'l.Le sang d’Yves no fit qu'un tour : la marquise 7 Elle qui avait dit : "Ne revenez jamais !’’ pourquoi renouait-elle, la première, les relations rompues?.Rapidement, il décacheta la lettre ; elle n’avait que deux .ligne» : “J’ai absolument besoin de vous parler.Je vous attendrai aujourd'hui à quatre heures.” Il n’y avait même pas de phrase de politesse.Ce laconisme sentait la bataille.—-Pourtant, pensa l’enseigne, je n’ai pas manqué aux conditions du traité.Je ne suis pas remonté au château.Je n'ai pas adressé la parole à Mlle de Canteloube.Que me eproche-t-elle?Il se creusa la tête pour découvrir i raison du mystérieux rendez-vous.!' en vint à se figurer des choses foies, par exemple que la marquise re-¦rettait sa décision, que [ histoire de Lodoïs, levant la main sur son ami, était qu’une légende, que tout se éduisait à un accident fort regret-¦ible, mais qui ne pouvait suffire à éparer deux jeunes coeurs.En attendant 1 heure fixée, il por-a plus de vingt fois sa montre à l'o-eille avec l’illusion q'u'elle était arrêtée.Enfin, très calme d’apparence, mais aussi blanc que son faux-col, il monta au château.A peine eut-il sonné que Franchie ouvrit le portail comme si elle se tenait par derrière.—Mme la marquise est.dans sa chambre, chuchota-t-elle, —Et ces demoiselles?—Elle» sont sorties tout à l’heure, monsieur.lie moment était évidemment choisi à dessein.Aliette ne devait pas entendre, ni même soupçonner l’entretien de sa mère avec l’ancien locataire du pavillon, dont elle ne con naissait encore que le pseudonyme.Etn passant sous la porte en arc Infléchi, qui donnait accès dan» les appartement» particuliers, et qui le forçait à courber la tête, Yves eut l'impression ne marcher vers une nouvelle épreuve, d’être condamné à d’humiliantes Fourches Caudines.Après avoir beaucoup espéré de la mystérieuse entrevue, il eut presque voulu s’y dérober.Mme de Canteloube l’attendait, assise, face â la porte.Sur son teint de vieille cire, on eût dit que de la poussière grise s'était, déposée.Dans le visage, encore amenuisé, il n y avait plus de vivant que les yeux qui brûlaient.Elle ne laissa pas à l'enseigne le temps de lui présenter ses devoirs.Sans lui tendre !a main, san» même lui indiquer un siège, elle l'immobilisa sur le seuil avec ces étranges paroles: —Monsieur, je vous croyais un galant hommel Yves se redressa.Aucune insulte ne pouvait l'atteindre plus sûrement.—Madame, réponditll avec hauteur, expliquez-vous.Je ne vous comprends pas.—Ou plutôt vous feignez de ne pas comprendre.,.Voici un avis anonyme que j'ai reçu ce matin.Je suppose que vous en connaissez intimement l'auteur.Machinalement, le jeune officier prit le papier qui lui était tendu, une feuille quelconque, mais fleurant une odeur persistante qu'il avait remarquée pour être cëhe de Mme Germain, parce que la jeune femme la laissait aux doigts de ceux qui lu) donnaient une poignée de mains.Naturellement, la lettre ne pot tait pas de signature: les lâches aiment à se cacher derrière un remblai pro-I tecteur.“Madame, disait-elle, je crois que mon devoir est de vous prévenir que, ! dans le pays, le bruit court que le ] lieutenant Lodoïs aurait ' trouvé la j mort en essayant de se débarrasser d’un camarade dont i! redoutait la I rivalité.” —Vous avez bien compris! s’écria j la marquise avec véhémence, on ac-j cuse mon fil», mon Lodoïs bien-almé.C'est infâme! et jamais je ne per-| mettrai qu’on profane ainsi sa mé-J moire! On saura la vérité! lia vérité que j’ai si longtemps cachée.Mais, avant, j’ai tenu à vous la révéler.I Si vous êtes l’auteur de cette lettre, i ce sera pour vous la plus cruelle des punition»., —Madame, me défendre serait au-dessous de ma dignité; mai» si vous étiez un homme de mon âge, déjà je vous aurais fait rentrer dans la gorge l’ignoble accusation,,.•—Qui peut avoir quelque intérêt à cette affaire si ce n'est vous?.,, Vous plaidez votre innocence.C'est votre droit.Mais cela ne m'empêchera point de parler.Je ne veux pas qu’une ombre plane sur la mé moire de mon fils.C’est à cause de iui, parce qu'il m'en avait suppliée, que j'ai gardé ce silence qui me tue, mais tout a des bornes, même la longanimité.Aujourd’hui, j’y suis bien décidée, vous saurez tout,., Et peut-être alors vous emploierez-vous avec moi à détruire l’odieuse légende, signalée par cette lettre que vous prétendez ne pas connaître.—Madame, je vous le répète, vous me faites la plus cruelle et la plus gratuite des injures.Le regard était si droit, la voix si ferme que la marquise fut ébranlée: .—Soit, reprit-elle plug doucement, j’admets que vous êtes innocent et, en ce cas, je ne vous obligerai pas à claironner la vérité entière, mai» il me faut quelqu’un pour détourner l'attention des bavards, les égarer sur une fausse piste, et ce quelqu’un, ce sera vous., Vous démontrerez aux gens de Canteloube que leurs suppositions sont erronées et même coupable», et puisque vous êtes auteur, que vous avez l’imagination chaude, vou» mettrez en circulation telle version que vous voudrez.—Pourquoi ne pas dire ce qui est, madame?—Oh! Je ne vous en empêcherai point! Si je ne l’ai pas fait jusqu ici, c'est par respect pour les dernières volontés de mon fils et aussi parce que je voulais épargner votre famille.Mais, vous serez libre d’agir comme vous l’entendrez.—Vos insinuation» m’affolent, ma dame.Je voug en prie.Parlez vite., Elle croisa les mains sur sa robe noire, rie pauvres mains quT avaient été belle», mais où maintenant les os saillaient, où les veines dessinaient leur forme durcie; puis élie regarda du côté du platane, qui jonchait la cour de feuilles mortes, et un frisson la parcourut, comme si elle avait froid aussi à l’approche de l’hiver.Yves était toujours debout, pareil à l’accusé devant son juge.—Vous a-t-on raconté que mon fils avait pu balbutier quelques mot» avant de mourir?commença la marquise.—Oui, madame.,.—Ses forces s’écoulaient avec son sang, mais il conservait toute sa connaissance: ses yeux mêmes étaient si vivants que je ne pouvais croire la fin si proche.,.Elle s’arrêta haletante: le secret si longtemps prisonnier au fond de ce coeur fermé, semblait avoir de la peine à en sortir, comme ce» oiseaux de nuit qui, tout clignotants, à demi aveugles, cherchent l’issue d’une grotte en se meurtrissant aux parois dures.Très bas, elle reprit: —Il m'appela d’abord: "Maman, maman.’’ Je posai mes lèvres sur son front et je restai penchée, l’oreille tout près de sa bouche pour mieux entendre sa voix qui défaillait.(4 tu(vre) 12 7154 UE DEVOIR, MONTREAL.JEUDI, 2 AVRIL 1914 VOL.V.—No- 77 TEMPÉRATURE Bulletin d'après le thermomètre de Hearn et H a ri sou.35 rue Notre-Dame Est.R.de Mesle, gérant Aujourd’hui maximum Même date l'an dernier Aujourd'hui minimum .Même date l’an dernier 40 50 26 2b BAROMETRE Sh.matin, 20.63; 11 h.matin, 20.66; nidi, 29.6*.DEMAIN Beau et froid.t ( t i j - ?« ?( Service de la Presse Associée) Toronto, 2.— La pression atmosphérique est élevée dans les provinces de l’est et basse dans celle de l’Ouest.Il a plu dans la plus grande partie de l’Ontario et du Ouëbec et il a neigé dans les provinces maritimes.Demain, froid et neige.VENDREDI, 3 AVRIL Notre-Dame de Pitié.Lever du soleil : 5 heures 40.l oucher du soleil ; 6 heures 29.Lever de la lune : 9 heures 54.Coucher de la lune : 1 heure 54.L’ATTITUDE EDWARD BECK AUX ASSISES PROGRES DE E0RGE M.Eiiward Bt«k, act-usé de libelle ensuite témoignage d.^oe qui leur LES ECUYERS DE LA COUR QUI S’EN MONTRENT MECONTENTS DEVRONT DEMISSIONNER.— M.ASQUITH SERA TRES PROBABLEMENT ACCLAME.SIR CHARLES DOUGLASS (Service de la Près» Associée) UN R0MANPARMOIS On peut encore se procurer quelques exemplaires de notre second roman mensuel, Le docteur Quentin, ainsi que de notre premier roman, la Force de Vaincre, et de nos quatre romans hors-série, en présentant à nos bureaux la série des coupons donnant droit à chacun plus 3 sous, ou bien en nous les adressant par la poste avec 6 sous.-«.- LUIS TERRAZAS S’EST EVADE M.Edward B««k, accusé de libelle dans le “Beet’s Weekly", par Yécbe-viti O’Connell, a subi ce maLin 1 examen volontaire.Me Creelman, agissant |>our la défense.présenta une motion demandant qu’uns commission soit envoyée & New-York, pour interroger des détectives de l'agence Burns et venir rendre ensuite témoignage de os qui leur aura été déclaré.Les détectives que la défense veut faire interroger sont MM.Guy Biddinsrer, Sam Malone, S.Keeps, H.T.Martin.Jams* Randell et Mils Boley, tous de New-York.La motion est prise en délibéré jusqu’au 7 avril.La défense a opté pour un procès par jury aux assises.VINGT TUES, CINQUANTE BLESSES (Service de la Presse Associée) Nouvelle Orléans, 2 —• Luis Terrazas, jr., un riche Mexicain, qui était prisonnier du général Villa à Chihuahua, vient de s'échapper et iile vers le sud.11 est en ce moment hors de la portée des reheljes.Un vieux serviteur et un traître dans le camp de Villa l’ont aidé à opérer sa fuite.AYA0 HAT0RI TROUVE MORT (Service de la Presse Associée) San Francisco, 2 — Ayao Hatori, ancien député à la Chambre des Communes du Japon et l’un des Japonais les mieux connus en Améri-que, a été trouvé mort hier dans sa chambre d’hôtel.Il a succombé à une hémorrhagie cérébrale.-4- MORT D’UN COMPOSITEUR (Service de la Presse Associée) Salsbourg, Autriche-Hongrie, 2 — M.Robert Hirschfield, compositeur et directeur du conservatoire Mozart, est mort ici aujourd’hui.M.LE CHANOINE DESGRANGES M.le chanoine Jean Desgranges, prédicateur du carême à Notre-Dame, est parti ce matin pour Ottawa, oh il fera, ce soir, une conférence à l’Institut, Canadien.ON CHERCHE LES PARENTS Le chef de police de Chicoutimi, M J.-A.Desbiens, a télégraphié, ce matin, au chef Campeau, de rechercher la femme et le fils de M.G.H.Knott, mort subitement hier dans un hôtel de Chicoutimi.Les personnes recherchées demeurent à Montréal.PREMIERE COMMUNION (Da noir.eorregDoaaaat) Ottawa, 2.— Prés do trois cents jeunes enfants ont fait hier h la Cathédrale leur première communion dos mains du chanoine Campeau, curé de la basilique.A dix heures ce matin ils ont tous reçu des mains de 9.G.Mgr Gauthier, lo sacrement de confirmation.LES REFORMES DE LLOYD GEORGE Londres, 2.— Une grande divergence d’opinion existe chez les écuyers et les aides-de-camp du roi au sujet de son attitude pendant la récente crise.Deux écuyers ont jusqu’ici donné leur démission et il est rumeur que le roi fera venfr les autres au palais de Buckingham et exigera d’eux une explication.S’ils ne sont pas satisfaits, ils devront rés».gner.L’EXCLUSION DE L U ESTER Londres, 2.— Le firmament politique si'éclaircit, le calme succède à la tempête.Libéraux et opposition istes ne semblent pas fâchés de la chose et dans tous tes cercles parlementaires, on parle d’un compromis qui réglerait défeitivement la fameuse question de TUlster.Le discours de sir Edward Grey a produit les plus heureux résultats.Il n’y a rien d'absolument nouveau sur la question si ce n’est la nomination du général sir Charles Douglas comme successeur du général French.Cette nomination semble très bien vue.Sir Charies est un militaire très distingué qui a bien gagné ses épaulettes.Lord Hugh Cecil, député, fils de l’illustre marquis de Salisbury, et l’un des tories les plus ardents, vient de donner avis qu’il proposera, la formation d’un comité spécial composé de 17 ministériels et de 13 unionistes.Ce comité dresserait un plan relatif à l’exclusion de l’Ulster d’après des termes et des conditions qu’il jugera le plus à propos de recommander.ELU PAR ACCLAMATION L’élection partielle de M.Asquith dans East Fife est fixée au 15 avril.Si cela continue, le premier ministre n’aura pas d’adversaire.Dans certains journaux d’oppoti tïon, on dit que faire la lutte à M.Asquith coûterait cher et qu’il vaut mieux conserver les capitaux pour les élections générales.Demain, M.J.Arthur J.Balfour prononcera un.grand discours.Lundi, sir Edward Carson et M.Andrew Bo-nar Law prendront la parole en Chambre à l’occasion de îa deuxième lecture du bill du Home Rule et rouvriront le débat.SIR CHARLES DOUGLAS Sir Charles Douglas, le nouvel inspecteur général de l’armée, naquit le 17 juillet, 1850.En 1869, il s’enrôla dans le 9ème Highlanders et pendant la guerre dans VAgghanistan servit comme adjudant de ce1 même régiment.Il prit part à la fameuse marche de Cabul, à Kandahar.A cet endroit, il eut son cheval tué sous lui.Il a fait en outre la campagne dans le Sud-Africain et a pris part à la bataille de Majuba HUI.A son retour en Angleterre,* on lui confia le commandement de la 1ère brigade d’infanterie à Aldershot.En 1904, il était promu au grade da général et entrait au Conseil de l’armée.Londres, 2.— Les membres de 1 U-nion du Travail jubilent en ,ce, orjo-ment.Hier, la Chambre des Communes a passé une résolution maintenant les droits de la Grande Charte dans tous les dominions de l’Empire.Certains journaux commentent le fait comme étant une cinglante riposte à î'attituds du premier ministre Botha à l’égard des ouvriers qu’il a expatriés du Sud-Africain.—— -?- COUPABLE DE RECULAT POUR LA TROISIEME FOIS, JOHN BARKER, AGENT DE PLACEMENT, EST PRIS A EXPLOITER LA CONFIANCE DES IMMIGRANTS.DANS UN ACCIDENT DE MIN DE FER A JAVA.CHE- (Service de U Preue Associée) Batavia, Java, 2.— Vingt naturels LES OFFICIERS- RAPPORTEURS M.CREPEAU EN A ASSERMENTE 193 CE MATIN.Ce matin, le bureau du sous-secrétaire de la ville débordait d’une ont été tués et une cinquantaine foule insolite.Au lieu des échevins d’autres blessés aujourd’hui au cours et des coulissiers qu’on y voit ordi-d’un accident de chemin de fer.Un nairement, c’étaient des sous-offi-train traversait le pont près de Tan-jciers rapporteurs, de tout jeunes jong Prick lorsqu’il dérailla.Plu-j «ens pour la plupart qui venaient sieurs européens étaient à bord, sont tous sains et saufs.Ils M.LARIVIERE DEMISSIONNE IL RETIRE SA CANDIDATURE AU BUREAU DE CONTROLE, MAIS IL RESTE SUR LES RANGS COMME CANDIDAT A L’ECHEVINAGE.se faire assermenter.11 en a passé 193 dans la matinée et l’encombrement était tel qu’il a fallu l’intervention de la police pour que M.Crépeau puisse s’acquitter de sa tâche.SEANCËT VOIX BASSE LES COMMISSAIRES ONT REÇU LE COMPTE DU TRIO LEA-JAMIESON-HD ECKEL.LOGEMENTS OUVRIERS G LEM EN T ATION DES RES.ET RESALAI - (Service de la Presse Associée) Londres, 2.— Le comité d’enquête sur les immeubles nommé par M.Lloyd George, chancelier de l’Echiquier publiait, hier, un autre rapport dans lequel il recommande la construction de logements ouvriers dans toutes les banlieues de la Grande-Bretagne.Il suggère aussi que le gouvernement fixe le minimum des La démission de M.Emery La rivière, comme candidat au bureau de contrôle, que le.Devoir annonçait il y a deux jours, est maintenant officielle, Nos lecteurs trouveront, ci-dessous, copie de la lettre que nous adresse le démissionnaire.M.Lari-vière n’en continuera pas moins de briguer les suffrages à l’échevinage, dans le quartier de la Longue-Pointe.M.le Directeur du Devoir.Monsieur, Vu le mauvais état de ma santé, je me vois forcé d’abandonner une lutte que j’avais accepté de faire dans l’intérêt de la chose publique.J’avais bien le courage d’entreprendre la tâche qu’on voulait me confier, mais je ne m’en sens pas les forces.Je le regrette d’autant plus que des amis sincères et dévoués avaient pensé que la Ville bénéficierait de mes années d’expérience dans l’administration et qu’ils avaient droit de compter sur mon concours; mais à l’impossible, nul n’est tenu.A tous mes amis qui, jusqu’à aujourd’hui, m’ont témoigné leur confiance, et à tous ceux qui ont travaillé ardemment au succès de ma candidature, j’offre mes plus sincères remerciements.A compter d’aujourd’hui tout mon temps et tout mon travail seront consacrés à mes amis de Longue-Pointe, et je tâcherai de nie rendre digne de la confiance que l’on m’a toujours témoignée.En me retirant de la luite pour le Bureau de Contrôle, j’ose espérer que ma retraite servira à faire battre les candidats du Comité des Citoyens, eu aidant aux chances des andidats indépendants, qui sont, malheureusement, trop nombreux; mais on choisira parmi ces derniers les mieux qualifiés pour occuper le poste J- Commissaire de la Ville de Montréal.Je souhaite ardemment le succès pour le plus grand intérêt de la lité.Veuillez me croire, Monsieur, Votre tout dévoué, (Signé) Emery LARIVIERE.federatïônIië L'ALLIANCE FRANÇAISE L’ASSEMBLEE GENERALE AURA LIEU A L’HOTEL ASTOR, A NEW-YORK, LE 16 AVRIL COURANT.LE “LADY GREY” A OUVERT LE CHENAL JUSQU’A TROIS-RIVIERES, MAIS LA GLACE RES-TE FERME EN AMONT DE CETTE VILLE.TRAVAUX DANS LE PORT.Où Acheter Demain (EoreeUtré conformément k 1» loi du Pnrloment du Conoda.P" L.-P.Ilcilon*chôma», ¦u Mlntsttro de IMaiHculture) C’était séance publique, ce matin, chez les commissaires, mais comme leurs délibérations se sont passées à voix basse, les journalistes, qui étaient seuls témoins, n’en sont pas plus avancés.M.Ainey seul était absent.tM.Godfrey a reçu le compte des trois experts engagés par la ville relativement à l’enquête sur la rupture de la conduite de l’aqucduc.Cependant le chiffre de ce compte n’a pas été rendu public, à cause de certains renseignements que le commissaire Godfrey veut obtenir avant de soumettre le compte.A LA CHAMBRE DES COMMUNES LE CHEMIN DE FER MONTREAL ET LAC VICTORIA OBTIENT UNE PROLONGATION DE SA CHARTE.— LE REMANIEMENT DES COLLEGES ELECTORAUX.(Service de lu Presse Associée) North Bay, 2, — John M.Bar ker, agent de placement, détenteur d’un permis du gouvernement canadien, vient d’être de nouveau trouvé coupable de péculat par le magistrat de police Weegar.Barker était chargé de l’engagement des immigrants pour certains travaux.Il appert que dernièrement il retint les services de plusieurs F.spagnols qui ne comprenaient pas un traître mot d’anglais.Ils signèrent un document comme quoi ils étaient dans le pays depuis plus de trois ans.Ils n’habi talent le Canada que depuis le mois de mai dernier.D'après la preuve salaires et réglemente le travail, , qu'il achète des terrains et loue les’ ^ propriétés a des taux raisonnables.e 1 NOYE PRES DE SA GE0LETTE Guider ', a été (Mc notre eorreepana*nl) Québec, 2.— Le capitaine Olsen, de la goélette "G.T.D.trouvé noyé, ce matin.prés de son vaisseau, à Lauzon avec une Corde enroulée autour du corps et attachée A lu goélette.On croit que le.capitaine Olsen s’est m>yé en voulant monter une chaloupe sur sa.goélette, la nuit dernière, pendant une forte tempête.U était seul à bord, et.pour ee protéger, ainsi que pour farilier l'opéra- J lion, Ü avait eu le soin de se nvAtre sous les bras une longue corde aolide-uirnt attachée au vaisseau.En travaillant, Il aurait fait turc chute et an ‘était assommé sur la chaloupe .m tombant.Le cadavre a été transporté k la morgue Moisan, A Bienville, et il y aura enquête du roroner.A LA POLICE Donat Beituchcsne, accusé d’un vol de marchandises au montant de •SRI chez Jacob Albert, plaide non coupable; enquête le R avril.-Mlle Mary Meakins, accusée a Barker, sans s’en douter ce pendant, une commission assez ron de.Barker a été condamné à rem bourser les Espagnols, à payer $10 d'amende et les frais ou à passer un mois en prison.C’est la troisième fois que Barker est pincé dans ses petites spéculations LE VOL A MAIN ARMEE DEUX BANDITS SE FONT RE METTRE UNE SOMME DE $75 A LA POINTE DU REVOLVER.Ottaw'a, 2.— La commission, parlementaire des Ohemiifs de Fer a prolongé ce matin, la charte du chemin de for Montréal et Lac Victoria d’une longueur de 32 milles, destiné à relier Montréal au Transcontinental National.Il est entendu que cette compagnie devra commencer ses travaux dans un an, qu’elle devra construire 50 milles de sa voie d’ici à 3 ans, et la terminer d'ici à 5 ans, sans quoi elle sera déchue de ses droits.M.Butler, un des avocats de la vil lo de Montréal, demande à la commission de pourvoir à la protection de la ville, quant à l'entrée de ce chemin de fer dans Montréal, parce que à l’heure présente, huit chemins de fer entnvnt dans Montréal et y agissent A leur gré, coupant les quartiers à des en droits quelconques et nuisant à la circulation dans la ville.11 veut que ces compagnies respectent les droits municipaux.La commission avisera.Québec, 2.— Un vol à main armé a été commis la nuit dernière â Lauzon.Deux bandits masqués et armés de revolvers «o sont introduit» chez Mme Vve Alex.Bourget, près de la gare de l’Intercolonial, en brisant la porte de la cave, et, révolver au poing, ont forcé Mme Bourget, qui nabite seule, avec sa fille de leur remettre l’argent qu’elle possédait, les bandits ont obtenu des deux femmes affolées une somme de $75 et ont pris la fuite.On croit que ce sont des étrangers.L'assemblée générale de la Fédération de l’Alliance Française aux Etats-Unis et au Canada, se tiendra à New-York dans tes salons de l’hôtel Astor, jeudi le 16 avril courant, à dix heures de l’avant-midi, sous la présidence d’honneur de M.Jusserand, ambassadeur de France aux Etats-Unis.On sait que le président de la Fédération générale est M.LeRoy-White.M.LeRoy-Whïte actuellement à Paris et souffrant, ne pourra malheureusement pas être présent à l’assemblée qui, en son absence, sera présidée par le vice-firésidcnt, M.Gonzvalve Desaulniers, avocat de cette ville.Cette assemblée est composée de tous les délégués des différents groupements de l’Alliance Française au Canada et aux Eats-Unis.L'ordre du jour ccmprend: lo.discours d’ouverture par M.Gonzalve Desaulniers, \fce-président de la Fédération de l’Alliance Française; 2o.discours da M.Jusserand, anvbass» deur du France aux Etats-Unis; 3o.lecture du procès-verbal de l'assem blée et élection des membres de ia Fédération, après lecture des différents rapports Après l’élection M.TVndré Belles-sort parlera sur l'oeuvre de la Fédération, et M Auguste George sur le rôle des professeurs français dans l’oeuvre de la Fédération.Ces deux messieurs seront suivis par M.Adolphe Cohn qt* féru l’éloge de M.Alcé Fortier que nos lecteurs ont entendu l’an dernier à l’Alliance Française, et mort depuis.N0UVELEVËQUE (Service o dit (pie toute une famille, le père la mère rit trot» enfants ont péri dans les flammes.Deu* hommes de police ont été grièvement blessés, De» pertes eont $50,000.ne croit pas qu’il y ait eu de pertes de s h'» Les dommages se chiffrent A $500,000.lie feu c'est déclaré dans l’I’Met Florida.La brigade de Jacksonville est partie en train spécial pour aller por ter secours aux (sinistrés.LE ROI GUSTAVE MALADE.< Stockholm, Suède, 2.— Iæ roi Gu* lave est très malade.Bien que son état n'inspire encore aucune crainte, ses médecin* lui mit conseillé do con suiter un spécialiste allemand.La professeur Flelner arrivera ici aa medl.LA NOUVELLE RUE SHERBROOKE Une équipé de terrassiers a commencé, hier, sous la direction de M.Hector Cadieux, surintendant des pavages de la division est, les travaux de nivellement de l’extension do la rue Sherbrooke, en commençant aux limites de la ville de Maisonneuve.Ce sont les premiers travaux do voirie entrepris depuis la fin de l’hiver pour la ville.Il est probable que trois équipes seront affectées à ces travaux la semaine prochaine.TERRIBLE ACCIDENT IVETE A LONDRES.Londres, 2.— Hier l’été a fait son apparition à Londres.Depuis sept ans, c’est la première fois qu’il fait aussi chaud le le.r avril.Le thermomètre marquait 60 degré.Les rues étaient remplies d’une foule joyeuse et les parcs d’enfants qui prenaient leurs ébats.DECES femmes a été considérablement (Service de la Fcc»»# Associe») augmenté.Une mntronne .1 été en- New-Glasgow, 2.— L'une (les gagée qui passera la nuit aux quar- plus grosses bouilloires de l’usine tiers généraux.Deux autres seront ] Bankhead aux mines de Drummond, aussi engagées sous peu.IWestville, a fait explosion ce matin.Le chef Campeau déclarait hier Deux des employés ont été tués sur que dans le nouvel édifice il y nu-(le,coup et deux autres ont été assez rail le confortable non seulement sérieusement blessés, pour les agents mais même pour les i L'explosion s est produite entre huit et neuf heures alors qu’un bon .4.__ Inombre d'ouvriers déjeunaient dans prisonniers.UN PROTET CONTRE les environs de la bouilloire.LES COMMISSAIRES DRAME DE LA MEK.La Canadian Fairbanks Morse Company Limited de Montréal et la Comet Motor Company ont fait signifier des protêts au bureau des commissaires au sujet de la commande de dix-sept camions automobiles faite récemment par la ville.On sait que res commandes n’ont pas été faites aux plus bas soumissionnaires : de là le protêt.AVIATEUR TUE.Munich, Bavière, 2.*— J
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.