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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 9 janvier 1933
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1933-01-09, Collections de BAnQ.

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Montreal, lundi 9 janvier 1933 Kéciaction et administration 430 EST NOTRE-DAME MONT UAL TELEPHONE: .HArbour 1241* SERVICE DE NUIT : Administratior» : .HArbour Î243 Rédaction : .HArbour 3679 Gérant ;.HArbour 4897 DEVOIR Vol.XXIV —No 5 TRO.'S SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste Edition quotidienne Directeur-gérant} GEORGES PELLETIER FAIS CE QUE DOIS! Rédacteur en c.Hef: OMER HEROUX CANADA % 6.00 E.-Unis et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE 10.00 Edition hebdomadaire CANADA 2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE .3.00 Vinst-trois ans après.Quelques réflexions d’actualité L’actualité tei* Il y aura vinat-trois ans demain que paraissait le pmn numéro du Devoir.lion nombre de nos lecteurs d'aujourd'hui n étaient ajo que des enfants.Ceux qui avaient l’àge d’homme se rappelle avec quel empressement on nous prédisait un prochain et r pide trépas.Nous avons survécu malgré tout.Mais ce ne fut point, on le sait bien, et ceux qui ne le save point le peuvent deviner, sans de rudes difficultés.Difficultés fort explicables au reste, et que ne pouvait pot ne pas rencontrer une entreprise de ce genre.Le Soleil disait récemment à Y Action catholique qu il ne voyait pas bien quelle différence peut exister entre la presse que l’on qualifie plus ou moins ironiquement de bonne et celle dont il fait partie.Nous craignons que le Soleil ne souffre de quelque ten dance à la distraction.S’il était plus attentif à ce qui se passe dans le monde, il aurait vite fait de constater, par exemple, qu’entre Y Action catholique et lui, il existe au moins une différence: c’est qu’il touche chaque année, depuis très longtemps, quelque .|2(M),(KM) en règlement de travaux d’imprimerie que le gouvernement de son choix lui accorde, sans prendre In peine de le mettre en concurrence avec ses cohfrères imprimeurs, tandis que Y Action catholique ne touche rien.(Sauf quand les typographes du Soleil font la grève et que le gouvernement est obligé de s’adresser à Y Action catholique pour être assuré qu’on imprimera la paperasse législative).Or $200,000 (et nos chiffres ne sont pas forcés, pour les dernières années ah moins), cela veut dire, selon que l’on calcule sur une b a se de 20 ou de 25%, un profit annuel net de $40,000 ou $50,000 qui facilite singulièrement la besogne de l’administrateur.A doses plus ou moins considérables, le cas du Soleil est celui de la plupart des feuilles qui servent fidèlement les gouvernements, comme celui de Y Action catholique, répète celui des journaux qui tiennent à garder leur complète liberté.Par ailleurs, ces journaux ministériels sont en même temps des journaux de parti qui bénéficient de tout d’appui des partisans.des vieilles et fortes habitudes qui commandent leur action.Tandis que les journaux libres sont généralement con traints de heurter tour à tour les diverses formations politiques et leurs directeurs, et capitalisent ainsi les mécontentements.Ajoutez que ces journaux, à raison même de leur caractère, se privent d’assez importantes sources de revenu, tandis qu’ils sont astreints aux mêmes dépenses de papier, d’encre et de personnel que tes autres; et vous aurez tôt fait de constater qu’éco-nomiquement, il existe entre eux et certains de leurs confrères *uno différence qui, en tout temps, pourrait leur rendre la vie j liculièrement difficile.Quand une crise survient, comme ces années-ci, et qu’eue st coue jusque dans leur base les plus fortes entreprises, on coin prend que ces journaux soient plus violemment atteints que les autres, (pie certains —- tels le Progrès du Saguenay et YEnangé” line — soient contraints de plier de la voile, et que les autres ne fassent point mystère de leurs embarras.Ils ne s’en plaignent pas outre mesure: c’est un sort qu’ils avaient prévu; mais ils constatent, et l’observateur le plus distrait peut constater avec eux que si tous ceux qui croient utile cette presse libre ne serrent point les rangs autour d’elle, elle risque de vivoter, avec un minimum d’influence, et dans certains cas même de succomber.Or.une chose parait certaine, c’est que si il’un quelconque îles journaux qui sont avant tout des entreprises de haute propagande.en dehors des partis politiques et des groupes financiers, vient à tomber, il se passera du temps avant qu’on puisse le relever.Chacun de ces journaux est né de circonstances exceptionnelles, de la rencontre d’enthousiastes que rien n’effrayait et qui n’avaient point connu l’échec.Où retrouverait-on, après un désastre, au milieu des ruines qu’il laisserait, un groupe d’hommes qui se risquerait à recommencer l’entreprise?Si l’on veut donc que ces journaux vivent, c’est aujourd’hui qu’il faut les aider, par tous les moyens dont chacun peut disposer.Ht.si l’on est logique, ce n’est pas simplement la vio de ces journaux qu’il faut souhaiter et vouloir, c’est leur vie puissante, et puissamment féconde.Nous l’avons cent fois rappelé: l’influence d’un journal csl proportionnelle à son tirage, les meilleurs articles ne portent point, s’ils ne sont pas lus; puis, le succès dans la presse fait boule de neige: le tirage entraîne l’annonce, l'annonce fournil des ressources qui permettent d’améliorer le journal cl de hausser son tirage; ce tirage augmenté appelle de nouvelles annonces qui, à leur tour, fournissent de nouvelles ressources et de nouveaux moyens d’action.* Il en est de même des services auxiliaires: librairie, imprimerie, voyages, quand le journal, comme c’est le cas pour le Devoir, a jugé opportun d’en édifier.Le journal les sert, et ils le servent à leur tour.Qui aide l’un aide les autres, et réciproquement.Nous nous sommes laissé entraîner, en cette veille d’anniversaire, à formuler de nouveau des réflexions d’ordre général, qui restent d’ailleurs pour nous comme pour nos confrères d’une pressante actualité.Car, tous ensemble — et il n'y a point que les journaux libres qui soient dans ce cas — nous sommes talonnés par de pressantes nécessités, que nul Crésus ne viendra supprimer, mais que la collaboration dos bonnes volontés modestes aurait tôt fait d'atténuer.Si nous n’avons pas le droit de dissimuler une situation qui exige chez nous,les plus grands efforts, qui appelle l’efficace sympathie de tous ceux qui croient à l’utilité de notre oeuvre, nous avons un devoir aussi, à la veille de ce vingt-troisième anniversaire: celui de dire un cordial et respectueux merci à tous ceux qui, depuis un quart de siècle tout près, nous ont aidés cl soutenus, sans attendre, sans toucher la moindre récompense matérielle, pour le seul plaisir d’entendre s’élever au-dessus de la mêlée, dans la broussaille de la vie quotidienne, une voix libre.Quand on fera l’histoire complète du Devoir, on sera émerveillé du nombre et de la générosité des •dévouements qu’il a un peu partout suscités.Et ce sera peut-être l’nn des étonnements admiratifs de l’avenir que les propriétaires légaux do cette entreprise de presse l’aient complètement vouée à la défense d’un certain nombre d’idées, qu ils aient, par textes au lhentiques, renoncé à jamais en tirer le moindre bénéfice, qu'ils «ient même pour toujours renoncé,_quoi qu’il advienne,.n leur Le français tel qu'on récrit Pcul-rtrc se trouvc-i-il un lecteur j ii ta mémoire tenace pour se souvenir que j’ai parlé ici naguère de l émerveillement d'un journaliste américain quand il découvrit à Paris les boutiques de stoppeurs.Ç était avant la crise, el avant la i rise nul ne songeait aux Etals-I nis à [aire réparer un manteau qui recevait un accroc trop ostensible.On le jetait au rancart.On ne traitait pus autrement les vestons et tes robes.A Paris, par contrei, les stoppeurs passés maîtres dans l'art font disparaître jusqu’à la plus légère trace de déchirure.Et notre Américain déplorait avec raison l'inexistence de leur métier chez ses compatriotes et g voyait un signe de gaspillage national.t Montréal, on chercherait en vain une enseigne de stoppeur, mais il est depuis longtemps d’usage de porter aux ouvroirs de certains couvents les tissus qui exigent un raccommodage surfin.t.a crise provoque des transformations radicales, t n ami me fait parvenir une circulaire qui annonce l'ouverture d’une boutique de stoppeur en plein coeur de.la ville, en plein quartier huppé.Ce qui tendrait à démontrer que les dandies et les snobs usent ou désirent user plus à fond leur fonds de culotte.Mon ami ne m'adresse pas cette circulaire dans l’intention de faire recourir aux services du stoppeur, mais hélas! pour me démontrer que si cet artiste du fil et de l’aiguille est disposé à rapetasser les toiles et les draps blessés, il pratique à l'orthographe cl à la syntaxe les accrocs les plus lamentables.Le début de la circulaire a un petit air égrillard: HOSPITAL (sic) DE CHEMISES ET LOBES Z SPECIALIST (sic).RELEVEZ VOUS DES ENNUIS DE LA DEPRESSION.Je ne sais si chemises et robes consentiront à se relever; d'ailleurs, une lecture plus attentive révèle que ce vocatif s’adresse à vous et à moi et non pas à ces objets inanimés.La circulaire continue: ETES VOUS ADVERSAIRE DE L’EPARGNE (c’est, ma foi, la seule ligne correcte.Il manque lout juste un trait d’union entre le verbe et le pronom).VOUA LA RESOLUTION DU MYSTERE.(Si les mystères se mettent à prendre des résolutions, c'est parce que nous sommes encore au début de l’année, époque idoine à cette manière d’agir).SIMPLEMENT ' EN METTANT PAS DE COTE DES VETEMENTS QUI REPARES EQUIVALENT DU NEUF (n’oubliez pas que le mystère est désormais résolu, même si vous ne comprenez pas).OUI, X REND DES SERVICES INDISPENSABLES EN TOUT TEMPS.MAIS SPECIALEMENT EN CES TEMPS-CI.NOTRE TAILLEUR EXPERT REFERA VOS ROBES DEMODEES DANS UNE (sic) STYLE NOU-VEA U.MESDAMES: — VOS ROBES USEES OU DECHEREES, SOUS LES BRAS OU AILLEURS, VOS SOUS VETEMENTS, VOS NAPPES OU VOS DRAPS SERONT REPARES TRES PROPREMENT, VOS COSTUMES ET MANTEAUX SERONT AUSSI REPARES REDOUBLES OU REFAITS, NOUS RACCOMMODONS INVISIBLEMENT TOUT TROU FAIT PAR LE FEU, MITES OU SIMPLEMENT DECHIRES.La même exhortation est adressée aux messieurs.On y relève entre autres mignardises,’ celle-ci: .“le siegr fies pantalons refait”.Faire le siège des pantalons! Il s’agit sans doute de pantalbns signés Vauban, lequel, en son temps, construisait d’inexpugnables forteresses.C'était, j'y pense, au grand siècle, avant Vavènement des sans-culottes et.par conséquent des pantalons.* * * Je pourrais, pendant des lignes el des lignes, continuer cette citation nu K'hacun des mois est écorché.Mais je préfère faire étalage de ma richesse en vous communiquant des morceaux choisis de la petite circulaire en deux couleurs expédiée aux gens “bien’’ par un restaurant qui se dit restaurant fran- Le Pacifique Canadien rouvre les usines Angus aujourd'hui( IW page 3) puis “comme à Paris ".Ce n’est pas là du reste sa seule originalité : il est encore le Paradis des Epicures.Vous m'en direz tant.Je ne savais pas que ce philosophe grec, si singulier, fût pluriel.Il aurait peut-être fallu écrire des épicuriens, mais c'est plus long.Le menu comporte, entre antres choses, des tartes chaudes émincées.Il s'agit du réveillon de Noël.Si ce mets, pour un restaurant français, n'a pus une saveur très française, souvenez-vous que nous sommes ici “comme à Paris ”.Or, les Américains ont fait la conquête de la Ville lumière et les grands restaurants qui osent s'abstenir d'américaniser leur nom et leur cuisine (ce qui est plus grave!) son! rares.En cherchant beaucoup, l'un de mes camarades, qui esl très intelligent, a fini par découvrir que ces tartes ultra-minces sont en réalité, très épaisses, puisque ce sont des hnf mince pics, de ces pâtés à la viande, aux rai sins et à je ne sais plus quoi, dont les Américains raffolent.Pour les obtenir, ceux-ci font fermenter pendant des mois des ingrédients dans un tonneau qui, parfois, sert de support à leur chewing gum, à leur chique à tabac ou tout simplement, de crachoir.D'où le goût surfin de ce très haut en épices de la mince pie.Cette circulaire contient quelques mois historiques.Vous avez ouï-dire que le chef Dufresne avait enjoint aux restaurants de fermer de bonne heure le soir des fêtes.Vous ne jugerez pas excessive cette sévérité quand vous saurez ce qui) peut se passer dans certains d’entre eux, qui ont d’ailleurs, comme celui qui nous occupe, le soin de.fournir une preuve par écrit.Lisez: ARRANGEMENTS SPECIAUX POUR PARTIES PRIVEES DANS SALONS PARTICULIERS.Nous voilà ramenés aux temps de Pompét, et le directeur de la police n rudement bien fait de sévir! Paul ANGER re, sur un total de 8.'» juges de différentes catégories; et ils n’en ont pas un -seul au plus haut tribunal provincial.Lorsque les juges Orde el Hoduiüs sont morts, il y a quelques mois, nos compatriotes d Ontario ont sollicité en vain le ministère de la justice de donner une de ecs deux vacances à un avocat franco-ontarien.M- Outline n’a rien entendu et s’est hâté dans un cas de donner le poste à un de ses associés.Voici maintenant que le juge Grant, de ce même tribunal supérieur, vient de mourir.De nouveau les Franco-Ontariens demandent l'accession d’un «les leurs a la place vacante.Et les ministres de langue française à Ottawa ont clé priés d’appuyer cette réclamation fondée.Ainsi que le note justement le Droit, “la minorité anglo-protestante de la province de Québec ne souffrirait pus un instant d’être privée de représentation dans les hauts tribunaux de sa province”.Pourquoi les Franco-Ontariens ne seraient-ils pas traités par Ottawa tout comme l’est la minorité anglo-protestante québécoise*?Et y a-t-il quelqu’un parmi la majorité dans notre province qui ronteste à cette minorité un droit de représentation raisonnable dans nos tribunaux supérieurs?Pas d’argent?Bloc-notes Pénitencier Après les émeutes de Portsmouth, Ontario, H de Saint-Vincent-de-Paul.chez nous, on signale maintenant des désordres au pénitencier rie Dorchester, qui reçoit les détenus des provinces maritimes.A Dorchester comme dans les deux autres pénitenciers, il y a plus de prisonniers que l’on en peut loger raisonnablement.Et cela ne travaille pas dans le sens de l’ordre.D’une façon ou de l’autre, les bagnards de Dorchester ont vaguement appris ce qui s’est passé ailleurs et ils y sont allés de leur émeute, qui parait avoir été réprimée vigoureusement.Ces jours derniers, Ottawa a rendu publics de nouveaux règlements pour les maisons de détention.Ils sont moins sévères que ceux (pie les autorités ont appliqués jusqu’ici dans nos différents bagnes.Mais s’il est vrai qu’il y a congestion des pénitenciers, parce que le gouvernement, depuis des années, a négligé de lés agrandir comme il l’aurait fallu, il serait grand temps qu’il s’y employât.D’autant que cela donnerait du travail aux entrepreneurs et aux chômeurs; et l’argent ainsi dépensé ne serait pas perdu, ou à peu près.tel l’argent employé aux secours directs.dont les conséquences, dans le monde des sans-travail, ne sont pas très rassurantes pour l’avenir, des milliers d'hommes prenant l’habitude, vite acquise, de vivre aux dépens de l’Etat sans frapper coup, ainsi que disent nos gens.Un représentant Il y a à la Cour suprême d’Ontario, — elle se rapproche quelque peu de la Cour supérieure de notre province, — dix-neuf juges.Us sont tous de langue anglaise.Or, les Canadiens de langue française citoyens de la province voisine sont un dixième de la population, c’est-à-dire environ 300,000.A la Cour de comté, tribunal inférieur, il y a quatre juges franco-ontariens sur un total de soixante-dix.C’est dire qu’en tout et partout, en Ontario, les Franco-Ontariens ont quatre des leurs dans la magistratu- On se plaint de la pénurie d’argent, aux Etats-Unis comme ailleurs.Il semble néanmoins qu’il n’y en ait pas une telle disette; car, selon un récent inventaire national, les Etats-Unis dépensent annuellement dix milliards, avec quelques dizaines de millions en plus, pour s’amuser de toutes sortes de façons.L’automobile de tourisme absorbe presque la moitié de cette somme, le yacht de plaisance, 460 millions, le cinéma, un milliard et demi, le football, plus de 21 millions, les cartes à jouer, 20 millions et au delà, les feux d’artifice du 4 juillet, près de 7 millions, le phonographe, environ 75 millions, les articles de sport pour golf, etc., un demi-milliard.les clubs de nuit près de 24 millions, etc.Le golf, la chasse, la pèche, le football, le tourisme en auto — tous sports en plein air, — sont à la hausse, en tant qu’amuse-ments, tandis que la boxe, le baseball et les salles de billards sont à la baisse.Chez nous, où tout le monde se plaint d’être pauvre, il est intéressant de voir l’assistance dans les grands cinémas, ainsi qu'aux joutes de hockey et ailleurs.L’on y dépense moins qu’auparavant, certes; mais n’y dépense-t-on pas encore bien de l’argent?G.P» A Québec MM.Taschereau et Duplessis aux prises De la victoire de 1931 à la session de 1933 — , Débuts officiels du nouveau chef de la gauche _Les embarras de l’heure présente — Ruée des municipalités sur le trésor — Les mécontents ___________ LA QUESTION HYDRO ELECTRIQUE VA REVENIR A L’AFFICHE (Par Alexis GAGNON) Québec, !).La session provinciale qui s’ouvre demain promet d'être plus intéressante que celle de l'an dernier.Lors de la session précédente, c’était l'arrivée triomphale des troupes libérales frémissantes de la grande victoire du 24 août 1031.hn face, les restes humiliés d’une opposition languissante, désemparée.Le parti conservateur avait obtenu une grande partie des voix, mais le jeu des balances majoritaires ne lui laissait que 11 députés sur un total de 90 et l'opposition revenait en Chambre décimée et sans chef.Pour rendre le désastre plus complet, décisif, inéluctable, on avait choisi comme chef intérimaire M.C.-K.Gault, anglophone unilingue.Alors qu’il fallait un chef comme M.Duplessis pour rallier l’armée en déroute, aguerrir les nouvelles recrues, ordonner l’effort commun, il y eut des conservateurs pour préférer le magnétisme du petit père Gault, homme intègre et juste devant l’Eternel, mais ennuyant comme la pluie.La bataille n’était pas finie pourtant.Certains éléments du groupe conservateur s’attachaient désespérément à une dernière manoeuvre; les contestations en bloc que d’autres conservateurs la désapprouvaient, tel M.Duplessis.La declaration réprobatrice retentis»-santé lui valut de faire le coup de fusil sous le généralat de M.Gault, sans compter des rancunes tenaces, encore mal éteintes.Les prévisions de M.Duplessis s’accomplirent cependant à la let- tre.Le premier ministre risposta aux contestations en hlm; par la loi Dillon qui annulait les contestations et validait toutes les irrégularités et les fraudes commises.Une intervention auprès du lieutenant-gouverneur pour l’inviter à rejeter la loi Dillon, ne fut pas plus heureuse.Puis l’opposition, sous la direction stratégique de M.Gault, fit la session.La situation pour le parti conservateur fut moins pauvre qu’elle paraissait au premier abord devoir l’être.M.Duplessis livra, malgré des hostilités conservatrices peu réconfortantes, une lutte serrée.La défaite de l’administration montréalaise vint fermer un chapitre de l'histoire politique provinciale.Le choix de M.Duplessis connue chef ouvre maintenant une page nouvelle qui ne manquera ni de piquant ni d’intércl.La situation présente Chose curieuse, voici qu’en une année, la situation a changé.Les conservateurs, après être tombés dans la disgrâce, ont enfin retrouvé une meilleure voie.Contre M.Taschereau, procédurier habile, à l’esprit caustique et très vif, à l’humeur mobile et changeante, M.Duplessis était l’adversaire le plus logique.11 a l’esprit souple, la riposte acérée et qui entre profondément en pleine chair.M.Duplessis a en plus une bonne culture légale, des connaissances politiques variées, 11 a sur- (Suiic à la deuxième page) L’Africain malchanceux La Maison Ignace-Bourget Les conditions son progrès -d’avenir qui ont retardé — Ses possibilités Des nouvelles du refuse de la rue de Montigny mise de .fonds.Combien de eas do oc genre existent-ils présentement, nous ne disons pas chez nous, mais dans le vaste uni-j vers?•f* Cf* l'ne lelle tradition de générosité que l'on pourrait souvent.et sans forcer les termes, qualifier d’héroïque oblige.Elle nous impose des devoirs dont nous lâcherons de n’élre pas j trop indignes.Si.à la veille de.notre anniversaire, nous réclamons de nou-[ veau d'appui de nos ami», nous leur promettons que notre effort tout l’effort dont nous sommes capables ne manquera point ! à l’oeuvre commune.Le Devoir, on a bien voulu lui en rendre le témoignage, a ! rendu des services.Notre seule ambition, c’est de le pousser j toujours plus loin, et toujours plus haut, dans la voie magnifi-; que qui lui fut tracée voici vingt-trois ans.Orner HEROUX DEMAIN: Le “Devoir' publiera un nouvel article de M.Albert Rioux, president de l'Union catholique des Cultivateurs: “En marge de la session provinciale".(par le R.P.Emery Champagne) Le R.P.Emery Champagne, des Pères Blancs d’Afrique, qui fut longtemps missionnaire en Afrique, nous adresse ces intéressantes réflexions sur les noirs d'Afrique: Sans vouloir placer le noir sur un piédestal ou atténuer eu rien ses déficiences réelles, ses tares congénitales, “ses précautions diaboliques prises à l’avance contre les j divines conquêtes de la grâce”, et j dans le seul but de faire envisager j d’une façon plus objective, peut-1 être, des sujets semblables (pie nous pourrions encore trailer à l’avenir, j je voudrais, ayant écarté l’hypothè-j se d’un peuple maudit (1).montrer (pie le peuple africain fut surtout j un peuple malchanceux.Malchanceux, le noir le fui I d’abord dans la part d’héritage quel lui léguèrent les ancêtres.Au point de vue intellectuel, les | circonstances, qui le fixèrent dans un pays isolé du reste de l’univers ne lui permirent pas de profiter, dès l'origine, des acquisitions littéraires que valut au monde l’invention de l’alphabet.Il est resté sans littérature, sans histoire écrite.Mais son folklore, ses proverbes, ses légendes décèlent des capacités artistiques, un goût de l'observation, un sens du ridicule qu’on ne trouve que dans des psychologies très riches.11 lui a manqué le chantre, l'interprète universel que les autres peuples ont eu la bonne fortune de voir se lever parmi eux.Au point de vue moral et religieux la tradition seule pouvait le guider.On peut s’imaginer sous (piel travestissement cette tradition lui esl parvenue, lorsque l’on sail que, chez ce peuple primitif et illettré, à l’imagination craintive et superstitieuse, les données d’une tradition remontant au delà de quelques générations sont déjà passées dans le domaine de la légende.Son horizon ne dépasse guère les limites du cercle familial, il ne s’étend pas plus loin, en tous cas, qu’à la frontière de son village.11 ne se soucie pas de ce qui tient se passer ailleurs.Pour lui, toute la (Suite à la deuxième pagei (f) Cette démonstration faisait l'objet d'une vigoureuse discussion que le défaut d'espace nous a malheureusement contraint d'amputer.- N.de la R.éPar Emile BENOIST) Demandez et vous recevrez.Rien n'est plus vrai.La Maison Ignace-Bourget en a fait une fois de plus l’expérience.Au mois de décembre nous constations que l’oeuvre n’avait pu survivre que grâce à l’inlassable générosité de ses bienfaiteurs, que son existence future dépendrait encore de ces mêmes bienfaiteurs.Or, malgré la dureté des temps, malgré la crise, l'oeuvre survit, le refuge de jour de la rue de Montigny reste ouvert.Il hospitalise quotidiennement plusieurs centaines de sans-asile invalides.Il a suffi d’écrire ici que la Maison Ignace-Bourget acceptait avec reconnaissance non seulement des souscriptions en .argent niais aussi des offrandes de toutes sortes, en nature ou autrement, et les offrandes de ee genre se sonl multipliées.Comme question de fait les offrandes en nature ont pris, depuis quelques mois, bien plus d'importance que les souscriptions en argent.S’il n'avait dû compter que sur ces dernières, le refuge n’eût certes pas pu subsister.Les dons en argent nous publions dans une autre page, en la mettant à date, la troisième liste de souscription •— n’ont même pas suffi à rencontrer certaines dépenses indispensables.Mais il ne faut désespérer de rien.Comme dit le proverbe, tout vient à point à qui sait attendre.La Maison Ignace-Bourget a le ferme espoir de terminer sa troisième année, ainsi que les deux précédentes, sans avouer de défieit.Une oeuvre de charité ne peut, comme les gouvernements se payer le luxe de déficits ou de surplus.Elle doit vivre selon ses moyens.Encore, faut-il tout de même qu'il y ait des moyens.Pour en obtenir.In Maison Ignace-Bourget fait une fois de plus et en toute confiance appel à la générosité de ses amis.D'ici quelques semaines, il faudrait que le total de la troisième lisle de souscription se soit substantiellement augmenté.Demandez et vous recevrez.La Maison Ignace.Bonrget s’est rendu compte dans le passé de la vérité de cette parole.Pourquoi n’en sera-t-il pas encore de même à l'avenir?>(, !f.Sf.Il est un fait certain en tout cas.c'est que si l'établissement d’un refuge de jour pour les sans-asilr invalides était nécessaire en 1930, au début de la crise, son maintien est encore plus nécessaire aujourd'hui.L’oeuvre subsiste en tout cas.Idle ne vit pour ainsi dire qu’au jour le jour, mais elle vit quand même.N’est-ce pas le principal?Quand le refuge de la rue de Montigny s’est ouvert, en décembre 1930, la M.I.-B.n'avait guère plus de $200 en caisse.Ses administrateurs.payaient d’audace mais, selon l'adage latin, fortuna juvat audaces, l’avenir sourit aux audacieux.Deux années se sont passées et le refuge diurne de la rue de Montigny a hospitalisé quotidiennement des centaines de sans-asile invalides.Les moyens lui en ont été constamment fournis.Un coup d'oeil rétrospectif sur ses activités de l’année dernière suffit pour s'en rendre compte.En 1932, la M.f.-B, a pu donner 115,312 journées d'hospitalisation a la classe de sans-asile — les vieillards, les infirmes, les éclopés, les convalescents - qu’elle | veut secourir.Elle a servi plus de j 75,000 repas.C’est encore par mil-| Mers qu’elle a pu distribuer des articles de vêtement.Hue de Monti-I gny, elle n non seulement offert | le gîte et le couvert à ses proté-1 gés, mais elle a pu leur offrir divers services, notamment celui d’un lavoir, si rudimentaire que soit ledit lavoir.Le blanchissage du linge, nn le comprendra facilement, n’est pas un mince problème pour des gens sans asile.A propos de lavoir, notons en passant que la .Vf.I.-B.entend faire prochainement, si les moyens lui en sont fournis, des améliorations d’importance.L’immeuble du refuge était occupé par plusieurs locataires.L’un d’entre eux s’en va définitivement et la M.!.-B„ sam payer de loyer, comme do raison, tMUirra pratiquer l’expansion territoriale.L’espace ainsi disponible serait facilement et sans beaucoup de frais aménagé en lavoir.Ustensiles et appareils qu’il faut pour un tel aménagement sont tout trouvés.Il ne s’agira plus que de fins lallation.(Suite à la deuxième page) Si vous voyagez.•drauec-vout au SERVICE DES VOYAGES.LE DEVOIR.Bill«h «mil p«u> tout l«f pays *u tarif d«« compagnie paquaboti.chaminv dt far, autobui Au»ii hôtel*, auuraneat b a gap** at acci-d«nt*.chèque* de vayaga*.pasiaport* atc.Téléphonas HArbour 1241*, A t“ IE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 9 JANVIER 1933 VOLUME XXIV — No 5 (.‘Africain malchanceux (Suite de la première page) religion est dans l’idée qu’il s’est faite de la famille, de la puissance des anrêtres, de la nécessité de les continuer et de garder leurs traditions.Avec la erainte des mauvais génies, c’est là la base de toutes ses erreurs religieuses qui, pour grossières qu'elles soient, ne sont pourtant pas “plus indignes de la raison” que les folies polythéistes des vieux Grecs nu des anciens Humains, peuples que personne n’a jamais songé à qualifier de peuples arriérés ou maudits.De même, au point de vue matériel, sa situation géographique, le manque de communications avec un monde qui l’ignore, ne lui firent pas trouver l’occasion de participer nu\ bienfaits des découvertes scientifiques, des inventions successives qui marquèrent les diverses étapes de l’humanité sur le chemin du progrès.Le noir, lui, n’rut pas la “chance” de voir surgir parmi le.«l siens les rares génies, les inventeurs célèbres auxquels les autres peuples durent leur avancement, ear, il faut le remarquer, la “chance favorable” au développement des races est rarement le fait d’une nation entière, le résultat de son effort collectif, elle fut presque toujours une circonstance fortuite, le coup de génie d’un individu.Ainsi, ce n’est pas ("’Angleterre” qui inventa la locomotive, c’est Stephenson, ee n’est pas r'Amériquo” qui trouva la lampe à incandescence, c’est Edison.Malchanceux, le noir le fut encore dans la conformation géographique qui lui échut en partage, dans le climat amollissant qui csl le sien.Et personne ne contestera l’influence de ces facteurs sur le tempérament des peuples.Le Sahara avec scs oasis clairsemées a créé le nomade.Ix1 soleil brûlant des tropiques, dans certaines régions du Soudan, pur exemple, avec scs six mois de sécheresse par année, la pauvreté extrême de son sol ont fail un peuple de déshérités, trop heureux s’il peut trouver de quoi sc mettre sous la dent.un peuple de nonchalants plus habitué au repos qu’au travail.Par contre la fertilité merveilleuse de certaines contrées de l’est africain, avec sa culture si facile du bananier a fait du travail (le la terre une occupation féminine indigne do l’homme.De sorte que l’Afrique nous fournit ces deux extrêmes d’un climat qui rend le travail ou presque impossible ou quasi inutile pour l'indigène dont les exigences son! bien restreintes.Malchanceux dans l’isolement et la stérilité de son passé, le noir l’a été bien davantage dans son premier contact avec la civilisation des temps modernes.De la puissance européenne il connut d’abord les armées d'esclavagistes qui vinrent, au milieu de scènes de carnage qui ne sont plus à décrire, faire provision de bétail humain.De ces cargaisons vivantes qui furent dispersées à travers le inonde, combien d'esclaves échappés purent revenir au pays natal et vanter à leurs congénères les bienfaits d’une civilisation dont on les avait fait profiter?Et quand la rare blanche, son-rieuse d’humanité, eut enfin renoncé n la traite des noirs, après s'être partagé leur pays, sut-elle servir à l'Africain, dans une mesure suffisamment dosée, les acquisitions de ses progrès?Le torl semble bien de n’avoir pas travaillé chez le peuple noir ¦ dans le sens de l’évolution normale de sa mentalité de primitif, d’avoir du premier coup et sans transition mis entre les mains de res grands enfants tous les produits d’une civilisation dont on ne faisait voir que le côté matéricJ.Ils devaient nécessairement s’en servir à leur désavantage.De ces cadeaux parfois inutiles, souvent dangereux, on n'excepta même pas toujours les mots fascinateurs et équivoques de liberté et Avis de décès BELANGER — A I Hôpltal Général de Verdun, dêdtr au Christ-!’''!, le fl Jan-ler 1933, à l'ége de 72 ans et fl c.iots.est (Uy*-Mlie Alexandrine Bdiungor.' empk yée au presbytè’-e de Notre-Dame des Sept-Douleurs.Verdun, depuis 33 ans Les funérailles auront Heu mardi, le 10 Janvier h 9 hourra, ta- ronvol funfbre partira du presbytère A 9 heures pour se rendre à l'ègllse de Notre-Datne-dee-Sept-Douleurs.Verdun, où le service sera chanté, et de IA ou etmetlècr de la Côte-des-Nelges, lieu de la sépulture Parents et amis sont priés d’v assister sans autre Invitation.LA BIEWAflSAPtrS QM SE FATT ^ I I COMîVÏT « X AH T*-' ill Për • drttut l§ justice il y * I» tollitiiudtr.' A’otre Société t âCfjuitte de l'une et de l’autre.Assurance funéraire Direction de funérailles Salons Mortuaires Ambulances privées IA SOCIÉTÉ COOPÉRATIVE d.FRAIS FUNERAIRES J«».Jeumett*.PrM.L.F«« C*wl««, Cst.Jln.lue Ste-Catherine, 302 Est Téléphona : , [rj PLateau 7-9-11 DEMANDEZ NOTRE PR OSPECTUS d’égalité; on leur permit eu bien des endroits de s’initier aux secrets enivrants de l’alcool meurtrier.Au lieu de changer leur mentalité dans ee qu’elle a de païen et de donner aux tribus de l’intérieur les principes de morale, et d une saine éducation, on leur distribua des parapluies et des miroirs, des souliers vernis et des bicyclettes.On leur donna surtout l’exemple d’une vie morale bien peu supérieure à colle des plus mauvais païens.On ne réussit que trop souvent a en faire des Européens a peau noire, ce qu’un administrateur peu tendre appelait: “educated nion-kei/s, trained dops’’.Oui, mais à qui la faute?Quoi que l’on fasse, on n’empêchera pas le noir de copier le blanc, d’endosser son habit, de singer ses manières.» Cela n’aurait rien de bien grave si, à côté de cette transformation extérieure, il y avait l’autre basée sur ee qu’il y a de meilleur dans l’homme : la religion véritable.Dans le champ d’apostolat qui leur est confié en Afrique, les Pères Blancs ont pu constater que le noir ne manque pas d'intelligence, ni d’aptitudes au perfectionnement moral et matériel, que.placé dans un milieu propice et dans des circonstances favorables, il n’est pas tellement inférieur au blanc.Quelques années de formation chrétienne ont suffi pour donner à l’Eglise la floraison des martyrs Haganda, la belle couronne de pré-1 1res indigènes qui ne dépare pas le j sacerdoce catholique.Les chefs i chrétiens du centre africain font j honneur à la religion qui les a for- j mes; les administrateurs eux-mé- J mes reconnaissent volontiers leur i dignité et leur savoir-faire.Dans nos écoles les élèves montrent pour les sciences des aptitudes (fui ne le cèdent en rien aux capacités de nos écoliers d'outremer.Et quand à leur tour ils sont affectés à l’enseignement, nous les trouvons à la hauteur de leur tâche.Mieux favorisé par les circonstances et placé plus tôt dans un milieu propice au développement normal de ses capacités naturelles et de ses ressources insoupçonnées, le peuple africain serait-il aujourd’hui placé si bas dans l’échelle sociale et dans l’opinion du monde civilisé?Emery CHAMPAGNE, des Pères Blancs d’Afrique.félici- j galère j ] députés oppositionnistes se tent de n’etre pas dans cette [ par le temps qu’il fait.Et puis, chose incroyable, exlra-| ordinalr», iu v nln-t-il pas que du ! conseil législatif, des conseillers j oiivron! un oeil et grognent?\L I Kelly a servi récemment un pial j salé au ministère; et le premier ministre, pour apaiser L* conseiller de Gaspé.a dû envoyer un chèque de $60,000 aux Gaspésiens pauvres.H est heureux pour les libéraux qu’ils aient à leur tète un homme de grandes ressources.M.Taschereau reste le plus grand actif de son parti.Sa longue expérience, son esprit acéré et qu’il a vif et brillant, sa fermeté de décision en font un adversaire dangereux, qui s’affirme précisément aux heures de lutte serrée.La bataille n’en sera que plus intéressante.entre MM.Taschereau et Duplessis.Alexis CACNON LETTRES AU DEVOIR Vius ne pnhTions une des JePre» lignées, ou des communications j accompagnées d’une lettre signée., avec adresse authentique.Nous o* prenons nas la responsabilité de ca j gui paraît sous eeiie.mbriouei A Québec (Suite de la besoins sont leur dû avec plus d’un an.permet guère première page) tout le sens du parlementarisme où ses qualités se déploient librement.Du côté de la droite Le gouvernement provincial souffre évidemment, quant à lui,) de sa trop grande victoire de 1931.Car il lui faut soigner 79 des 90 comtés de la province, dans un temps de disette, où tout le monde demande de l’argent et où person-tm n’en h à donner.La faiblesse même de l’opposition rend la situation du gouvernement plus délicate, car elle permet dos flottements dans les rangs ministériels.En plus, le gouvernement a été en bulle à de grandes tribulations.Les électeurs créanciers dont les grands, réclament impatience depuis Car la crise ne leur d’attendre.Mais ta caisse du gouvernement est précisément à see, puisque les revenus sont en baisse.Aussi le mécontentement a-t-il surgi un peu partout.Les créanciers accablent leurs députés de protestations aigres.Les députés à leur tour critiquent àprement les ministres; et ceux-ci grognent contre le trésorier provincial qui.jusqu’ici n’a pas emprunté pour les débarrasser des créances trop criardes.En plus, voici (pie le gouvernement a enregistré son premier déficit depuis vingt ans, que le crédit de la province a été engagé aux banques pour plus de $1 ti.HOU.OlHi à un moment donné, que la dette brute de la province dépasse cent millions de dollars.Evidemment, lu plus élémentaire justice oblige a remarquer que si tout va mal, ça n’est tout de même pas toute la faute du gouvernement; que ce dernier n’y peut rien si les héritages sont maigres, le commerce du bois stagnant, etc.Mais comme les gouvernements ont la bonne habitude de réclamer tout le crédit des années prospères, inclue les conséquences des variations heureuses de la température sur la culture, une sorte de justice imma-uante leur impose en retour la responsabilité de la crise.Enfin, le gouvernement provincial devra faire face aux municipa-iites.(air on verra cette année une curée avide sur les deniers du contribuable.Depuis dix ans, le gouvernement a concentré entre ses mains, à torl ou à raison, les revenus et les taxes, ce qui laissait la part des municipalités assez maigre.Il y trouvait évidemment un moyen de contrôle politique ou économique puissant.Mais la crise a épuisé les finances des municipalités et du gouvernement, les deux cherchent de nouveaux revenus et les municipalités veulent obliger le gouvernement à leur restituer une partie des venus provinciaux.* La Maison Ignace-Bourget (Suite de la première page) Au cours des douze mois de 1932, plus de 1,200 personnes différentes ont été secourues par la .Tf.I.-R.La moyenne d'âge a été de 60 ans et 10 mois.L’aîné des réfugiés fut un vieillard de 85 ans cl le benjamin, un garçon de 18 ans, amputé d’une jambe.Nous avons dit un mot du lavoir qui existe et du lavoir projeté.Si nous parlions de la cordonnerie du refuge.Il ne s’agit pas d’une fabrique de chaussures, mais d’un simple atelier de réparation.Modestement organisé il y a quelques semaines, il a déjà donné des résultats surprenants.Au nombre der hôtes de la M.l.-R., il y a des gens de tous les métiers et même de toutes les professions le refuge a déjà eu son “salon de barbier” — mais le groupe des cordonniers est certainement le plus nombreux.Le refuge entend en profiter autant que possible.Ses hôtes ne seront pas ainsi des va-nu-pieds.* * * Bien que les moyens de la M.i.-B.soient fort modestes, les réfugiés de la rue de Montïgny n’ont pas eu à s’en ressentir à l’occasion des fêtes.Pour Noël, le Jour de l’An et les Rois, la table a été pourvue abondamment et même avec une certaine recherche.Ils en sont reconnaissants à un certain nombre de leurs bienfaiteurs et notamment à M.Albert Lapierre, de la Salaison Mont-Royal, à la Maison Boyer et Cousineau, bouchers, à la Maison H.-C.Fortier, 376 G rai g ouest, qui a fourni du tabac.Des particuliers, notamment un citoyen de Beauharnois, et l’Anonyme de Westmount un vieil ami du refuge — ont aussi offert du tabac.Des dons sont encore venus d’un notaire de Saint-Laurent et de la Tricoterie Laurentienne.de Saint-André Avellin.De ce dernier endroit ce sont des mitaines et des chaussettes qui sont parvenues au refuge.Les unes et les autres sont survenues fort apportunément pendant les jours de grand froid du mois de décembre.Nous voudrions pouvoir mentionner «le nouveau tous les dons qui ont été faits au cours de 1932, signaler le cas de cette garde-malade anonyme qui ne eesse de fabriquer des tricots pour les réfugiés de la rue de Montigny, de ce médecin de la rue Saint-Denis, de ces fermières de Saint-Anselme de Dorchester, qui furent de la partie.Et que dire des paroissiens de St-Raphaël de Pile llizard, de St-Martin de Laval, de Si-Benoit des Deux-Montagnes, qui ont offert au refuge de pleins camions de légumes?Comme l’on voit, les offrandes en nature ne sont pas à dédaigner.Depuis assez longtemps, ce sont elles qui ont permis à la M i.B.de poursuivre son oeuvre.Certaines ! offrandes en nature seraient par-j tieulièrenient bienvenues à l’heure ! actuelle : sous-vètéments, panta-j Ions, chemises et claques en caoutchouc.Espérons que ça soit le cas I de le dire: Demandez et vous re-j cevrez.| Mais, ainsi que nous l'avons déjà j dit, la l/././t.a besoin d’un peu jd’argent pour rencontrer certaines I dépenses indispensables.C'est pour cette raison qu’.elle voudrait voir s’allonger sa troisième liste de souscription.Encore une fois: Demandez et vous recevrez.Puisque nous en sommes à demander, pourquoi m* pas dire que le refuge manque de jeux de cartes?Ene fois parti à quêter pourquoi ne pas aller jusqu’au bout?Demandez et vous recevrez, c’est une parole de vérité, Emile BENOIST L’élection des “directeurs” Monsieur le directeur, Lorsque le bilan de nos corporations industrielles est adressé aux actionnaires, nn inclut une demande de procuration en faveur des anciens directeurs ou mitres, personnes.leur permettant de les représenter à l’assemblée qénérale annuelle dej actionnaires de ces compagnies.Il a été maintes fois constaté qu'à peine une dizaine de personnes assistent à ces assemblée qui ne durent souvent qu’un quart d'heure, et j où tout est cuisiné d'avance.1 Si vous assistez à une de ces assemblées, vous entendrez le secré- ! taire donner le total ties actions re- , présentées à l’assemblée par les procurations reçues et si vous feuilletez ces procurations, vous vous rendrez à l'évidence qu’un grand nombre des actions votées a été obtenu des courtiers qui ne sont nullement propriétaires de ces actions, mais qui les détiennent a titre de fiduciaires.Ces courtiers peuvent faire jeu de balance et exercer une pression sur tes directeurs.I.a loi devrait permettre que seuls les détenteurs d'actions depuis au moins 30 ou 60 jours avant la date de l’assemblée puissent voter pur procuration ou autrement à toute assemblée de ces sociétés anonymes.Il est apparent que celte importante question n'a pas été soulevée par nos législateurs lors de la refonte de la loi de courtage.On devrait aussi exiger que la majorité des actions souscrites et non celle représentée par procuration ou autrement peut décider de toute question du ressort des actionnaires.Avec la loi actuelle, si les directeurs dune compagnie craignent pour leur réélection, tout ce qu'ils ont à faire est de former entre eux un “pool'', d’acheter pour quelques jours, avec un dépôt minime et même sans aucun dépôt, par l’entremise d’un ami courtier, un nombre d’actions suffisant pour contrôler le vote; la chose est facile, car tes procurations sont parfois reçues plusieurs jours avant l’assemblée et le porteur d'un certificat d’action daté même de la journée de l’assemblée peut voter pour ladite assemblée.Bien à vous, ~ COiRT-ACT Sous le cercle polaire?.1/.le Directeur, Le Devoir./.es' grands périodiques français s’intéressent de plus en plus à nous; mais comment se fait-il, règle générale, que.leurs correspondants entretiennent tant d'idées er-ronnées sur notre compte?Ainsi l'auteur d’un article de /’Illustration.de Paris, du 17 décembre, collaborateur de la Presse, paraît-il, écrit, à propos d’un groupe d anciens chômeurs établis colons au Têmiscamingue qu'ils sont presque sous le cere le polaire, quand, en réalité, ils en sont plus éloignés que les Parisiens; le AS” qui coupe théoriquement le Têmiscamingue vers son centre passe bien au sud de Paris.Qu’un habitant de Montréal, surtout l'hiver, ignore que nous sommes sons lu latitude d’Avignon, c’est compréhensible ; mais lorsque s'adresse à des milliers de lecteurs étrangers c’est autre chose.Qu’on sc renseigne avant de vouloir les renseigner.Veuillez, cher monsieur, agréer t'expression des meilleurs sentiments d'un vieux lecteur du Devoir.MARIUS Montréal, te C> janvier U),TA.La radio Concerts et réclame fl y aura dorénavant concert-causerie des employés dos postes de Montréal à la radio, toutes les trois semaines, jusqu’à nouvel ordre.Ces concerts ont été inaugurés i| y a déjà quelque temps par M.Arthur Sauvé, ministre des postes, avec le concours de M.Emile Gour, arliste bien connu et employé des postes à Montréal, et d’autres fonctionnaires montréalais, Ces auditions continueront d’avoir lieu au poste CKAC, malgré l’établissement d’un poste quasi ministériel, celui de la Patrie, a l’inauguration duquel on a remarqué l’absence du ministre des postes.dans les différents groupes conservateurs de Montréal qui y étaient représentés.Ÿ * * Au poste CHLP, - celui de la Patrie, il y a eu le jour des Rois, fête d’obligation, réclame ébouriffante en faveur d’un film américain montré dans un grand cinéma de l’ouest, cette semaine, et où figure une ancienne Montréalaise.Ce film est fondé sur la pièce à thèse immorale d’un auteur américain, adaptée tant bien que mal à l’écran et qui est loin d’être une réussite, selon les critiques de^ Etats-Unis.Pour corser la réclame, on a lu des télégrammes de MM.R.ü.Bennett, W.!.Mackenzie King, L.-A.Taschereau, Edgar Rhodes et autres invités de marque à la représentation, exprimant leurs regrets de no pouvoir y assister.Evidemment ces personnages ne se doutant pas de quel sujet traite le film.Montréal et le Conservatoire National de Musique LA CITE INTENTE UNE ACTION DE «500,000 EN ANNULATION DE CONTRAT La cité de Montréal a intenté samedi une action de $500,000 contre le Conservatoire National de Musique.en annulation du contrat intervenu il y a une couple d'années entre les parties, et en vertu duquel la ville devait verser «25,000 par année au Conservatoire pendant vingt ans.La ville allègue que le Conservatoire n’a pas rempli les conditions de son contrat.Cette procédure est une incidente au litige entre la Banque Cana-dienne-Xationale et la ville au sujet du premier versement de $25,-000.Le Conservatoire avait transporté à la Banque son contrat en garantie d’un emprunt.I.e Conservatoire n’ayant pas rencontré ses obligations, la banque poursuit la ville en vertu du contrat qui lui a été transporté.En Âthque>Sud LE GOUVERNEMENT HERTZOG A DECIDE DE NE PAS DEMISSIONNER Le Cap, 9.(S.P.C.) — Le gouvernement Hertzog a décidé de ne pas démissionner mais de faire face au \ parlement à la prochaine session.Cette décision a enlevé aux partisans de M.Tielman Roos, qui a formé un projet de coalition, l’espoir d’une élection générale à brève échéance.Il paraît que M.Roos a obtenu l’adhésion du parti nationaliste, dont les députés ont jusqu’à présent adhéré à M.Hertzog, et aussi l’adhésion virtuelle du parti du général Smuts et des deux groupes de travaillistes.La coalition projetée abrogerait définitivement l'étalon-or.Les partisans de M.Roos croient toutefois que le gouvernement Hertzog sera renversé sur une question de confiance dès le début de la session.D* SS isparu re-1 La question hydro-électriquo Il y aura pour fin de tableau, la 1 question aiguë de l’électricité.La j ville de Québec veut inunieipalisor son service, du moins en obtenir! le droit.La Shaivinigan et la Que-j bec Power s'v opposent.Tout le problème des taux d’électricité sc pose dans un cas concret.Et en ! faisant le procès de la Shaivinigan ! ou de la Quebec Power, la rite de Québec fera lr procès de la politique d’électrification du gouverne- 1 ment, de la surcapitalisation, dos taux exorbitants, etc.Décidément, la situation n’est pas rose pour le gouvernement.Les Le prix des cigarettes New-York, 9.La réduction des prix de gros des principales marques do cigarettes de «6.85 à $6 le mille csl maintenant générale depuis que la l.iggett and Myers Tobacco Company et la Lorillard Campant/ ont sui\i l'exemple de l'American Tobacco Company et de la K.1.Reynolds Company.11 en résulte que 1rs prix de détail seront de 13 cents le paquet ou I 25 cents les deux paquets.Il en sera ainsi pour les marques Lucky Strike.Camel, Chesterfield et Old Gold.L’abbé Aimé Boileau, curé de la paroisse St-Georges, nie Bernard, pensant à ses oeuvres paroissiales, a eu l’heureuse idée de réveiller de sa léthargie le vieux Cercle Melan-çon.Fondé en 1905 par un groupe d'anciens élèves du Collège Sainte-Marie.auxquels sont venus se joindre d'autres étudiants du temps, ce cercle a connu des jours de succès justement mérités.I/e souvenir existe encore.Dour les oeuvres paroissiales de la paroisse Saint-Georges, les acteurs de Disparu reprennent lé rôle qu’ils ont joué en 1912 sur la scène du Collège Sainte-Marie.C’est dire un succès assuré et une soirée agréable.) La distribution comprend: .lean Melançon, Hector Charland.Z.Monté, Honoré David, C.-H.Lalon-dc.Bernard Melançon, etc.Mardi le 17 janvier, au soubassc-i nient de l'église Saint-Georges.(Qu’on se le dise.(Comm.) A l'Universitc Un accident de chemin de fer UN CONVOI DÛT”C.DERAILLE PRES DE CALUMET Hawkesbury, 9.- Douze personnes, dont six enfants, ont été transportées aux hôpitaux locaux hier après-midi, à la suite d’un accident de chemin de fer alors que le convoi du Pacifique Canadien 430 se rendant à Montréal a déraillé, près de Calumet.Trois wagons ont roulé en bas du remblai d’une hauteur d’une trentaine de pieds, tournant trois ou quatre fois sur eux-mêmes.C’est presqu’un miracle que personne n’ait été tué sur le coup.Pas une des victimes n’a été blessée sérieusement, la plupart souffrant de chocs nerveux.On croit que l’accident est attri- CROISIERES D’HIVER Partout au paya du soleil IVT Bermudes — Antilles Méditerranée Palestine — Egypte Amérique du Sud «te.Renseignements, itinéraires et prix sur demande.Indes Occidentales De NEW-YORK tous les 15 jours.Destination: Saint-Thomas, Sta-Croix, St-Kitts.Antigua.Guadeloupe, Dominique, Martinique, Ste-Lucle, Barbades.Trinidad, St-Vincent, Grenade.Paquebots! FORT ST-CEORCES et NARISSA.23 (OURS — Voyage tfl'JC complet aller et retour spJiJJ* Deux fols par mois de HALIFAX.j Destination: Porto-Rico.Guadeloupe.Martinique, Bacbades, Trinidad et Guinée anglaire.Paquebots .COLBORNt et CHO-MEDY.30 JOURS -complet, aller et retour v„y„, Services réguliers Toutes les 2 semaines, le dimanche de HALIFAX et le mardi de BOSTON.Destination: Les Bermudes, St-Kitts, Ncvis, Antigua, Montserrat, Dominica.Ste-Lucie.tes Barbades.St-Vincent, Grenade, Trinidad at Guyane anglaise.Paquebofs: LADY NELSON, LADY HAWKINS et LADY DRAKE.31 (OURS — Voyage complet, aller et r»rt>ur Toutes les 2 semaines, le >^rcre-di de HALIFAX, le vendredi de BOSTON.Destination: Les Bermudes.Bahama et la Jamaïque.Paquebots: LADY RODNEY et LADY SOMERS.21 JOURS — Voyage r»»erida, à Barcelone, à Repolie! (en Catalogne), et même à Madrid, où des soldais ont blessé un extrémiste au cours de tentatives contre la caserne des artilleurs et contre l’aérodrome des Quatre-Venls.A Oviedo, des mineurs en grève ont tué un ingénieur.A Salient, un garde municipal a été tué.I! y a eu sept morts à Lerida et autant à Barcelone.A Repollet, les communistes se sont emparés de l’hôtel de ville, et y ont hissé un drapeau rouge et jnoir, après avoir jeté en prison les j autorités municipales et les gar-Ides.Des renforts de la garde civile lont repris l'hôtel rie ville, l'n gar- La place qu’ils occuperont Québec, 9 (D.N.C.L — Quelques changements ont été opérés au diagramme de l’Assemblée législative.Du côté de la droite, il convient de signaler que M.Stockwell prendra place à la gauche, de M.Adélard Godbout, en arrière de M.L.-A.Taschereau.M.Dillon, qui laisse son siège au trésorier, prendra la place de M.Delisle qui remplacera M.Marchand près du Dr Lemieux.Le siège de M.Stockwell restera inoccupé.Du côté de l'Opposition, les changements sont plus nombreux.Comme on s'y attendait, M.Maurice Duplessis a choisi M.Gault comme compagnon de pupitre.M.Aimé Guertin occupera le pupitre de M.Pierre Bertrand avec le colonel Smart.A gauche du chef de l’Opposition: MM.Lafleur et Bertrand.Sur la deuxième rangée: MM.Elle, Barré.Réique, Sauvé et Fisher.Il semble bien que M.Duplessis ait voulu respecter l’ordre d’ancienneté.______ Les libraires américains à Montréal j de et un citoyen ont été tués, j Salient est une ville qui s’élève (près du centre textile de Manresa, théâtre d’une révolte d’extrémistes en janvier 1931, trois mois avant la proclamation de la république.Toutes les forces armées ont été mobilisées pour rétablir l’ordre.A Madrid, la garde du ministère de la ! guerre et celles des édifices de ; TJ at ont été renforcées.Les au-jtorités disent qu'elles ont la situation en main.La police laisse entendre que les organisateups des troubles ne sont pas seulement des communistes, mais qu’il y a aussi des monarchistes parmi eux.En Cour d'appel L’IMPOT SUR LA SUCCESSION DE SIR CLIFFORD SIFTON Les juges de la Cour d’appel ont entendu ce matin ia cause du Roi vs la Salional Trust Co.Ltd.L'appel est d’un jugement du juge F'a-bre-Surveyer, de la Cour supérieure, renvoyant l’action de la Couronne».avec recommandation de payer les frais.i.action est pour recouvrer la partie non acquittée de l’impôt sur la sueçession de feu sir Clifford Nifton dû en vertu du chapitre 29 des Statuts refondus de la province de Quebec, 1925, et ses amendements.Sir Clifford était domicilié dans Ontario lors de son décès en 1929 et une taxe a été réclamée sur ses biens dans la province de Québec.Dans le cas il s’agit de savoir si la province de Québec peut demander le paiement de l’impôt sur une série d’obligations du (îrand Trunk Railway évaluées à $05,867.23 et une autre des Canadian Salional Railways évaluée à $78,927.00.A l’hôtel de ville La séance de cet après-midi Quatre communications — L’é-chcvin Bell sera élu maire suppléant — L’échevin Brunet distribuera trente tonnes de charbon aux chômeurs Le conseil municipal prendra connaissance cet après-midi des ! quatre communications suivantes.Les Fils Natifs du Canada rieman- j dent que préférence soit donnée j aux Canadiens de naissance dans les emplois publics.Un groupe de petits marchands sp plaignent «le la concurrence que les pharmacies font au commerce en vendant toutes sortes de produits.Un M.S.Hansen demande d’être admis à communiquer au conseil un projet pour le règlement du chômage; il se fait fort de résoudre ce problème en le disant.La Commission des tramways annonce que depuis te 3 janvier mi tramwav cifculr boulevard Saint-Laurent et rue Kelly, de la rue Jean-Talon à Bordeaux; un petit tramway fait la navette (nitre la rue Saint-Laurent et Ahuntsic; l’autobus qui faisait le service boulevard Saint-Laurent a été supprimé, de même que le tramway No.40 qui faisail le service entre Ahuntsic et Bordeaux.Pour déblayer la neige « Il est tombé la nuit dernière environ 3 ponces de neige, et la ville a ce matin 1.448 hommes à l’oti-j vrage pour déblayer les trottoirs.L’échevin Brunet distribuera du charbon M.l’échevin Brunet a annoncé que mercredi matin, à 11 heures, coin des rues Rouen et Iberville, il distribuera 30 tonnes de charbon aux chômeurs de son quartier.Il a ajouté que c’e.st son arbre de Noël.Ce charbon sera réparti selon une liste établie d'avance et parmi les chômeurs enregistrés.Ottawa, 9.(S.P.C.) M.Hugh Guthrie, ministre de la justice, a déclaré ce matin qu’il s’attend à recevoir demain le rapport du préfet G.-T.Goad, sur la révolte du pénitencier de Dorchester dans le Nouveau-Brunswick.Il a assuré que tout était calme ce matin au pénitencier.Ce n’est qu'après avoir pris connaissance du rapport, a-t-il ajouté, qu’il décidera s’il convient de tenir une empiète.Grévistes blessés à Dunkerque en Nous venons d'apprendre lui nort du baron de Noirmont surve- ' nue à la fin de novembre à Area- l chon.Le baron de Noirmonl, qui jr , était le patron de la Manécantcrio 1/_.Ii s Pciiis Chanteurs à la Croix de Bo's et membre du Quartier Général des Scouts de France, était nus- Dunkerque, France, 9.(S.P.A.) Deux mille débardeurs en grève sont venus aux mains avec la gendarmerie à cheval aujourd’hui.des bouteilles et des chaises.La police a chargé et qucl-I ques, grévistes ont été blessés, f.es i arrestations ont été nombreuses.si un grand ami des Canadiens fran-1 çais.11 habitait le château de Rmi-j gain ville .dont ses ancêtres avaient J fait l’acquisition et sa bibliothèque était remplie, parait-il, de livres Mir le Canada.Il était en commun:- ! cations avec les Eclaireurs cans-' diens-français car ti voulait établir des rotations étroites entre les scouts français cl nos éclaireurs.Fl avait souvent exprimé dans ses lettres un ardent désir de visiter le Canada français.L'enquête sur les pensions tOttawa, 9 (S.P.U.t.Le comité d’enquête sur la joi des pensions recommence à siéger aujourd'hui sous la présidenre de l'cx-Juge Au- detta.Légère secousse sismique autour d'Ottawa Ottawa, 9.(S.P.G.) (’ne légère .secousse sismique a été ressentie pendant cinq secondes dans la région d’Ottawa, hier ajtrès-midi, vers 3 heures 19.Maurice Maréchal au Ritz-Carlton Maurice Maréchal, violoncelliste, premier prix du Conservatoire national de Paris, donnera une audition au Ritz-Carlton, jeudi soir, à 8h.15, sous les auspiees de VAIlian-ce française.L’Association des libraires américains tiendra son congrès annuel à Montréal en 1934, selon ce qu'annonce le Bureau du Tourisme et des Congrès de Montréal.Ce congrès réunira environ 2,500 membres.Il y aura exposition de livres durant ce congrès.Les représentants de celle association à Montréal sont MM.Aegi-riius Fauteux, conservateur de la Bibliothèque municipale ; G.-R.Lo-mer, de la Faculté de bibliothéconomie de McGill; Mlle Jenkins, de la Bibliothèque publique de West-mount.Au Sénat américain Hyric-Park.New-York.9 (S.P.A.).À la suite d’une conférence avec les président-élu Franklin-D.Roosevelt.M.le sénateur Walsh, du Montana, a prédit que le Sénat des Etats-Unis disposerait du pacte du tribunal international de justice et du traité de canalisation du Saint-Laurent ou cours de la session spéciale qui sera convoquer le 4 mars, Le Sénat est toujours convoqué lors de l’entrée en fonction d’une nouvelle administration afin de ratifier les nominations du président.M.le sénateur Walsh est membre du comité des relations étrangères du Sénat.La fièvre des foins Ann Arbor (Michigan), 9 M.George-F.Rockwell, de l’université de Cincinnati, a annoncé, à la Sn-ciely nf American Rarlrrinlnyists.la découverte d’un nouveau traitement, qui guérirait la fièvre des foins.Un nouveau procédé d'oxydation s’applique au pollen que Ton utilise dans les injections hypodermiques, pour soigner les personnes qui souffrent de la fièvre des foins.Le pollen est "oxydé" au moyen de peroxyde d’hydrogène.Une partie de l'oxygène contenue dans le peroxyde mélangé nu pollen forme une nouvelle substance "d'oxydation”.Ce pollen oxydé, a déclaré M.Rockwell, ne produit aucune des réactions désagréables (pic fait subir le pollen n’ayant subi aucun mélange.Maire suppleanf- M.Féchevin Lionel O.Bell sera élu cet après-midi maire suppléant, en remplacement de M.Côté, dont le terme à cette fonction expire le 15 du courant.L'échevin Dupuis n'en savaif rien i L’échevin Dupuis du quartier Papineau, nous prie de publier la communication suivante : Les journaux de samedi, le 7 courant m’apprennent que je dois donner une conférence à la réunion du Club ouvrier De Lorimier, ce soir: c’est la première nouvelle que j’en ai.A tout événement, je tiens à dé-; clarer que je ne puis être présent à ! cette assemblée.Je prie les membres et les personnes qui ont appris | la nouvelle comme moi, de bien I vouloir prendre note de ma décla-! ration.I Retournés au travail Les marguillicrs de Saint-Etienne L’élection du nouveau marguil-lier de la paroisse St-Etienno a eu lieu après la granri’niesse de l’Epiphanie.Le banc d’oeuvre se compose maintenant de MM.Jean-Baptiste Bernier, marguillier en exercice; Louis Renaud, en deuxième place, et Gaston Lewry, secrétaire de l’Institut Bruchési, nouvel élu du liane.Ce dernier remplace M.Wü-brod Brosseau.sortant de charge.Roosevelt étudie les grands problèmes Hyde-Park.New-York.9.(S.P.A.) Le président élu Franklin-D.Roosevelt est en train d'étudier les problèmes (tue posent la conférence économique mondiale, celle du désarmement, la question des dettes de guerre et la situation en Mandchourie.M.Roosevelt a sans doute l'iilltention d'agir prompt»-rnent eii ce qui concerne ces problèmes.Inondations dans l’Etat de Washington Seattle, Washington, 9.(S.P.A.) Les régions basses de TU at de Washington sont inondées par suite d’une forte chute (te pluie et de neige.Les services de trains et d'autobus sont interrompus à plusieurs endroits.Bénédiction dp presbytère de Sainte-Agnès S.E.Mgr A -F.Des’ehamps.évêque auxitinire de Montréal, a béni hier le presbytère de In paroisse de Sainte-Agnès, rue Saint-Denis.On remarquait parmi les personnes présentes à crtlr cérémonie: M.l'abbé J.-J.(Vllngnn, curé dr la paroisse; M.l'abbé W.Wysr, vicaire de la paroisse; M.l'abbé Thomas Bracken, ruré de Saint-Tbomax d’Aquin, ainsi que les marguillicrs et plusieurs citoyen».North-Bay, 9.(S.P.C.) — Cent quarante employés des principaux ateliers du Pacifique Canadien dans cette ville sont retournés à leur travail aujourd'hui, après avoir chôme quelques semaines.Trotzky est très malade Istamboul, Turquie, 9.(S.P.A.) On apprend que le bolehéviste exilé Leon Trotzky est très malade à son domicile de File de Prinkipo.Son secrétaire, Jan Frankel, est parti pour l’Europe, afin d'obtenir pour le malade tes soins d’un spécialiste.Une “bible” rouge Edmonton.9.(S.P.C.) Une “bible” rouge invitant les ouvriers à recourir à la révolution est au nombre des documents remis au tribunal appelé à juger les 23 “marcheurs de la faim” arrêtés le 21) décembre dans cette ville.Ce tribunal est la Cour suprême.La Couronne affirme que ce sont les communistes qui ont organisé la manifestation de ces "marcheurs de la faim”.Au nombre des témoins de la Couronne, il 5’ a le cojistable Albert-H.Keller, de la gendarmerie royale canadienne, qui s’est affilié aux communistes (l'Edmonton pour obtenir les plans de campagne de leur parti.Mme Redmond ouvre sa campagne Waterford, Etat libre d’Irlande, j 9 (S.P.C.) Mme Redmond, la ! veuve du capitaine William A.Red- | rnonri qui siégea au Dail comme dé- j puté indépendant de 1923 à sa ! mort Fan dernier, a ouvert sa campagne élertorale ru fin de semaine.Vêtue de noir, elle a parlé d’une fenêtre de Thôtel de ville.Elle a demandé que l’on use de patienre et de tolérance dans le reglement des problèmes de l’Irlande.Le chef de I opposition, M William T.Cos-grave, a adressé la parole à la même assemblée; il h déclaré (rue le prix des bestiaux a monté depuis la dissolution du Dail.Au poste CHLP Les émissions radjophoniqtm» du poste CHLP commenceront à th.rr) après-midi pour se terminer à llh.ce soir.Programme à signaler: chant à 7h.19 par Mlle Jeannette FJttes, snprann.et soli de chant et de violon à 8h, 45 et & 9h.Pour abolir la prohibition Washington, 9.(S.P.A.) — Agissant avec une diligence qui a pris tout le monde par surprise, le comité judiciaire du Sénat des Etats-Unis a envoyé aujourd’hui au Sénat la résolution qui abolit la prohibition en l’accompagnant d’un rapport favorable.Le Théâtre des Petits C’est vraiment une extraordinaire représentation que Mlle Camille Bernard a fait donner à sa troupe de bambines et de bambins, la veille de l’Epiphanie.De cinq à dix ans, l’enfant a naturellement une puissance d’assimilation sans égale, mais il faut la canaliser, lui donner une forme et introduire dans son expression ee je ne sais quoi qui donne l’illusion de la personnalité en détruisant l’apparence même de l’imitation, de la photographie de la manière du maître.C'est ce à quoi le dévoué et expert professeur a réussi dans sa présentation de jeudi.Plusieurs de ces enfants offrent la promesse indéniable d’une personnalité susceptible de développement, mais pour ordonner cette spontanéité, il faut non seulement de la science et du dévouement mais encore plus Tin-telligence aiguë du cerveau de l’enfant et de la mentalité de chaque individu.Possédant eet armement à un l'are degré, Mlle Camille Bernard a pu distribuer à chaque membre de sa nombreuse troupe le rôle qui lui convient exactement et ce qui fut remarquable l’autre soir, c’est qu’on ne pouvait s’imaginer que le rôle distribué à l’un aurait pu s’adapter aux moyens et au physique de l’autre.C’est probablement parce que chaque enfant se sentait à Taise dans un rôle bien à lui que la gêne: trae ou “conscience de moi", était totalement absente, mais c’est aussi parce que la directrice de la jeune troupe n su hausser le niveau de son école d’un simple enseignement de la diction et de la déclamation à celui d’une école de bonnes manières et de distinction aisée.Je ne voudrais pas faire de la peine à ces petits ncteurs et je vais tâcher qu’ils ne prennent pas le silence forcé sur certains noms pour de l’indifférence ou une moindre appréciation de se qu’ils valent.Tous, à des titres divers, étaient intéressants.Mais it faut bien riter quelques-uns dont la valeur domine.Gérard Patenaude, dans la Veillée du Père Xaél: Suzanne Thouin, la bonne de la Poupée Malade', Denise Millette et Emile Giroux en Carmen et Don José; Georgette Gas Iran, la colombe, et Gilles Bertrand, le pierrot des Oiseaux, ont été extraordinaires d’entrain et de facilité.Dans la Sait des Poupées, jouée par les plus grandes, Micheline T'étalas et Mitsie Léopoldt se sont montrées danseuses habiles, avec, chez la première, une imagination des attitudes remarquable.Aille Camille Bernard a des aides dévouées qui allègent sa tâche autant qu'elles le peuvent, mais, faut-il voir en cela le plus grand élément de sa réussite?elle n’aime jias à ne pas voir d’elle-même â ce que tout marche à la perfection.Elle fut donc, après le labeur de toute cette préparation, metteuse en scène, électricienne, régisseur et rien ne se fit qu’elle n’y eût jeté le suprême coup d’oeil, (in ne saurait donc trop la féliciter du succès de cette soirée, lequel ne faisait d'ailleurs que répéter celui de la veille.La musique iCesI jamais absente de ces soirées; outre celle des saynètes.il y avait une partie de concert.Mlle Marthe Gilbert, élève rie M.Gamille Couture, a donné doux! groupes de pièces avec une sonori-! té excellente et un mécanisme soli-j de.Je regrette que le programme ne donnât pas les noms de l’accompagnatrice de Mlle Gilbcrl et de celle des saynètes; elles méritent toutes les deux qu'on dise avec quel talent elles se sont acquittées de leur tâche.Frédéric PELLETIER Les idées de la “Ligue technocratique” Denver, Colorado.9.(S.P.A.) La Ligue technocratique îles Liais-Vais veut, d'après son président privtsoire, M.F.-P.Wood, ingénieur, que les ressources naturelles et les mécanlsmesde production et de distribution soient étatisés, puis exploités par le peuple.L'Etal deviendrait jiropriétatre desressources naturelles et des industries du pays soit en les achetant de gré à grc, soit en les expropriant, ou par d’autres moyens.L’un de ces moyens serait l’exercice par le peuple «le pouvoir* constitutionnels sur la finance et sur la monnaie.Feu M.Alan Jost Sydney, Nouvelle-Ecosse, 9 (S.P.C.).M.Alan B .lost, gérant d'affaires du l’ost de Sydney, est décédé aujourd’hui k T âge de 62 ans.Avez-vous besoin de bons livres?Adressez-vous au Service de librairie du "Devoir”, 430 rue Notre-Dame est, Montréal.(Té-léphone; H Arbour 1241 Chanhaikouan Le commandant militaire de la Chine du Nord serait disposé à négocier la suspension des hostilités entre troupes japonaises et troupes chinoises — Une offensive sur jéhol en février 1 okio, 9 (S.P.A.)- Les dépêches japonaises disent aujourd'hui que Je maréchal Chang Hsiao Liang, le commandant militaire de la Chine du Nord, est disposé à négocier un armistice entre troupes chinoises et troupes japonaises dans )a légion de Chanhaikouan.Une dépêche dil même que le commandant japonais, le général Nakamura, a nommé le major Chujiro Miura Pour négocier avec le général Ho chukuo qui commandait la garnison de Chanhaikouan.On sait que le maréchal Chang avait déclaré après la bataille de Chanhaikouan qu’il ne négocierait pas avec les Japonais qui devraient envoyer toutes leurs communications au gouvernement nationaliste de Nankin., J.o gouvernement de Tokio croit qu’il y aura moyen de localiser le conflit ou au moins de retarder les hostilités jusqu’au mois de février qui marquera, de Taveu des autorités japonaises, l’ouverture de la campagne pour s'emparer de la province de Jehol.L’état-major a dépêché le major-général Nijiro Umezu à Tientsin pour enquêter sur l’affaire de Chanhaikouan, Il ferait enquête sur toute la situation actuelle et s'efforcerait d en arriver à une solution localisée des difficultés.t n porte-parole du ministère japonais des affaires étrangères a déclaré: “Nous sommes convaincus que Chang Hsiao Liang (le commandant militaire de la Chine du Nord) ua jia.s envie de combattre et que ses déclarations belliqueuses au sujet des manoeuvres de ses troupes ne sont que pour consommation domestique.En dépit des liants cris que jette la presse chinoise, lu situation s’améliore et nous sommes confiants que la paix se rétablira dans un avenir rapproché”.Une dépêche de Tchintchéou dit qu’une escadrille japonaise a bombardé un corps de troupes chinoises à Peichangyingtze, dans la pro-vince de Jehol, à (il) milles rie Chanhaikouan.Il s’agissait rie in llie et de la 19e brigades des troupes du maréchal Chung et elles semblaient se diriger vers le chemin de la Mandchourie afin de < oupei les communications aux troupes japonaises qui occupent < Ibaiihaikonan.On dit (jue le général Nobuyoshi Muto, «pii commande les forces ja-po-naises en Mandchourie, a envoyé un régiment de cavalerie à Chinh-Ni, jiies de la frontière de la province de Jehol, Une autre brigade, récemment revenue de Mandchou lie, est actuellement à Tchintchéou où elle se prépare a se rendre à Chinhsi ou à Chanhaikouan.Ces autorités militaires japonaises ont déjà dit que l’invasion de la province de Jehol, qu’ils ont Tin-ientioii d'annexer à la Mandchou-i ie, qui était fixée pour la fin de mois de lévrier pourrait bien commencer plus tôt en raison des mou-\ cments offensifs des troupes du maréchal
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