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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 6 juin 1959
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1959-06-06, Collections de BAnQ.

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ce comité de céder tout le Domaine de Saml Sulpice à la so eieté "l.es Habitations Saint Sulpice Inc", qui groupe les | coopératives qui s'intéressent au développement du Domaine.On se rappelle que le 25 mai dernier, les représentants de la société, MM C’ A.Jobin, preji I dent du Comité de coopération régional de Montréal; Victor Barbeau, president de la Kami Halo, Gerard i’oitras président de la Cooperative d'Habitation de Montréal Inc; V Albert An gets, directeur du service d éco norme de l'ecole des Hautes élu des commerciales de Montreal et 1 délégué du conseil d'adminis ! Iration de I a Familiale: Romer ' Gauthier, gerant de la coopérative d'habitation de Montreal et t.l.-P.Brodeur, aviseur technique , | de la Federation des Caisses! 1 Desjardins, ont soumis un me ! moire au comité consultatif de ! 1 la Cité rie Montreal pour lui demander que le Domaine de Saint-Sulpice soit cédé à la so j riete “Les Habitations Saint-! Sulpice Inc" qui en assurerait le développement selon un plan accepté par Montréal.Ce mémoire avait été Irans mis au eonsriller technique du comité.M.C E.( ampeau.an cien directeur du service d ur , banismp de Montréal, pour rap port.Avant son départ pour Lon rires ou il assiste, en sa qualitr rie membre de la délégation du Canada au congrès Atlantique qui a débuté hier malin.M Campeau a fait parvenir snn rapport aux membrea du enmile consultatif.Selon l'information obtenue.M.Campeau a recommande que le comité consultatif se rende a la demande de la société Los Habitations Saint Sulpice Inc et lui cede le Domaine Saint Sui ptee a un prix couvrant le emit d'acquisition du terrain et les dépenses de toute nature en courues jusqu'à ee jour par la Cité pour assurer le develop peinent de ee terrain.La tociàté deviendrait l'autorité" On se rappellera aussi qu'a vant la demarche entreprise par la société, M Campeau avait dressé un plan (l'aménage ment du Domaine.Il recomman dait alors qiip le secteur réser vé a l'habitation unifamiliale soit code aux coopératives et qu'une autorité soit créée pour disposer de toutes les autres parties du domaine destinées à recevoir des maisons d'apparte monts (on bordure de la rue Papineau et du boulevard Me tropolitain) un centre d'achats au centre et un rentre rnmmu militaire Le plan Campeau pre voit aussi l'aménagement d'un pare prés du rentre rommunau taire.I,a société Les Habitations Saint Sulpice Inc." a fait valoir qu'elle pouvait prendre a son compte l'aménagement du Do maine Saint-Sulpice selon un plan accepté par la Cite Dans snn mémoire elle ne disait pas accepter le plan Campeau mais on emit comprendre qu elle •• isit prête a l'accepter.Condition* Apparemment le directeur technique du romite consultatif a posé des conditions à la tension du Domaine à la société, qui notons le en passant, est une société a dividendes limité» (• p c.du capital investi).Parmi les conditions que suc gérerait M Campeau il y aurait l'assurance pour la Cite de re prendre possession du Domaine en cas de dissolutibn de la ao cieté.le rapport Campeau reoom manderait aussi que les plans d'urbanisme dresses par la Cite dussent être respectés ci tout changement éventuel riiil cire accepté par le comité executif Dans son mémoire la Socté le s'enganeait à verser tous le» Mirplu.de n u an deiSUS de | p.e.du capital investi a des fin» communautaire.» et à réduire la | coût des maisons familiales, t.e | rapport Campeau irait plus loin | selon l’information obtenue.Il recommanderait que tout gain de capital nu profit au-des«u» du 5 p c.et n serv ant pa.» à des fins communautaires soit re tourné à la Cite La société devrait aussi ré troceder à la Ville, au prix qu'elle le.» aura payés, tou* les terrains nécessaires à l'ouver ture de rues ou pour fins de pares.(Sutlf A In yMipr.é) .«HI III-:'»—mwii Le diplomate américain a de .n'étre que le premier pas sur rlare à la conference des mi la roule conduisant à l'annexion nistres de.» affaires étrangères de cette ville à l'Allemagne de des Quatre Grands que le plan l'Est, soviétique destiné a régler la M.Herter, conservant son crise de Berlin pourrait bien 1 calme en dépit de la violence ALLEMAGNE: DANS UN MESSAGE A LA NATION Adenauer: je dois rester à mon poste en raison de la gravité de la situation internationale BONN.— Le vieux chancelier Conrad Adenauer a promptement reprimé une tentative de rebellion parmi ses partisans hier et a finalement obtenu I approbation du Conseil national du parti democrate-chrétien a sa decision de rester a la tète du gouvernement de la Republique fédérale et.consequemment, de ne pas briguer la présidence de la Republique, en juillet.II n'était pas aisé pour le chancelier de justifier la dé-ci sion qu'il avait brusquement annoncée la veille et qui avait suscité un vif émoi dans le pays e( un véritable désarroi dans les rangs demo-chréticns.Mais M.Adenauer a invoqué le fait que dans la présente conjoncture internationale il doit conserver la direction de la politique interne et extérieure de l’Allemagne occidentale plu- tôt que d'assumer le poste largement honorifique de president de la République.Après quatre heures d'une vive discussion, les députés et les autres membres du Conseil national de l'Union démocrate-chro tienne (dont plus de la moitié auraient été fortement opposés à la décision du chancelier) se sont inclinés.fSutfe à la vage fi) du langage employe dans son allocution, a declare que Ber i lin-Est “est le siège de l'une des plus fortes concentration.» I d’activités subversives et d es pinnnage au monde".En faisant état, de ee.» aetivi tés, il n'a pas hésité à les qua üfier de “violentes, soandaleu »es et dangereuses".Ripoit* Il a porté la parole pendant 35 minutes alors que les minis 1res s'apprêtaient a retourner au Palais ries Nations pour y tenir une seance plentere après leurs entretiens privés.M Herter a répété ce que les ministres occidentaux avaient déclaré à M.Gromyko en scan ee privée ; a savoir que les Etats-Unis, l'Angleterre et la France sont bien détermines a continuer leur presenpe à Ber Un.Le diplomate américain à éga lemenl répondu aux accusations faites précédemment par M.Gromyko et le ministre des affaires étrangères de l'Allemagne des l'Est, M Lothar Bolz, au sujet d'activités tepré hensibles dont Berlin-Ouest se rait le théâtre.A l'instar de M Herter, le secrétaire britannique aux affaires étrangères, M Selwyn Lloyd, s'est offert à etudier la po.-sihilité de faire disparaître les points de friction entre l'Est f.Çttite è la page fi) La session fédérale Ltiüü- nrw bii'Huiiiii mrmmmS PE GAULLE La 1ère tâche : aider les pays sous-développés LE PUY — Le président Char les de Gaulle a déclaré hier de vant une foule immense au Puy que la France est en voie de reconquérir sa place dans le monde comme “l une des premieres par- j mi les grandes puissances'' Le chef de l'Etat a repris ee thème dans plusieurs des villes où il s'esl arrêté au cours de la pre mière journée d'une tournée de trois jours dans la region du Massif central.C'est la quatrième visite analogue du président de Gaulle dans une région de Fran ,te- .Aux foules enthousiastes qui partout Font accueilli, le chef de I l'Etat a également dit que la | ! plus urgente tâche des «00 mil ! lions d'hommes des pays déve j loppés.aujourd’hui, est d'aider massivement le.s 2.000,000.000 I d'êtres humains qui se débattent : encore dans la misère, l ignoran ee et la pauvreté, (“est là par ex cellence le domaine où la France j doit prendre l'initiative et don-' ner l'exemple C’est pourquoi nous avons décidé de demander aux trois autres “Grands'’ de nous épauler dans une vaste entreprise d’assistarce aux pays sousdéveloppés.La réside ausvi la chance d’une coopération fécondé Est-Ouest ", North Bay abritera le cerveau des Bomarcs OTTAWA Le cerveau élee Ironique qui dirigera les ope rations des deux hases de lancement du projectile Bomarc au Canada *era installé à North Rav, en Ontario.Les travaux sont d'ailleurs commencés a eet endroit, a-t-on appris hier dans la capitale Avec la présence de relie installation connue sous le sigle de SAGE dispositif xemi-automalique de détection au sn> — la ville de North Bay, oit 'sont delà stationnée.* Heu* -tr {'¦ un milieu a autre de' diffrren' o- • crvublc.d opinion en ce qui touche les emissions l’orientation de la télévision Dos enquêtes systématiques s’imposent • Le dirigeants de Radio-Canada devraient envisager la suppression de certaines emissions dont la "La liberté d'«vpr*«ftian • xistera toutour* a Radio-Canada pour coux qui ont qu«lqu« chose a dira, pour ceux qui consentent aux «changes d'idées, pour ceux qui savent entendra et pour ceux qui manifestant du ret-pect envers las opinions d'autrui, liberté d'expression qui naturellement doit s'sxercer dans les limites des lois, de la morale et du bon goût".C'est ce que déclarait hier devant ('assemble* générale de l'Institut canadien d'éducation des adultes, M.Gérard Lamarche, directeur pour la provmca de Quebec da la société Radio-Canada.M.Lamarche prononçait une causerie à l'issue du dé|euner, dans le cadre de la journée d'étude sur les émissions educatives de la television convoquée par l'ICEA.Il s'y est exprime avec clarté et avec une noblesse de pensée qui ('honore comme elle honore le réseeu français De divers cétés et pas toujours apparemment avec le seul souci des intérêts de la communauté franco-canadian-na, on s'est livré a des atta quas contre la politiqua gé nérala du reseau français, mais, comme le rappelait justemant M Lamarche hier."Ja ne suis pas sûr qua la Providenca nous accorde une grâce spécial# pour éviter les erreurs".NOUVEAU ROUAGE LES COORDONNATEURS M Lamarch# a également annonce une importante innovation "Nous sommes en voie de réaliser l'intégration complète de la radio-télévision.L'unité d'action du sar-vice en sera augmantée en mém# temps que son effica cita, la preparation das émissions plus soigne#, le contré la plus serré.Le directeur du service sera assista par des coordonnateurs spécialisés: j information, education, affaires publiques, arts et lettres, etc.Ces coordonnateurs seront appelés à "superviser" le travail des réalisateurs attachés au servie# et eux-mêmes spécialisés, puisque progressivement ils seront choisit par le service mém#.Ils auront et» embauchés en fonction d# leur preparation at des amissions à réaliser".Soulignant l'esprit dans lequel cette innovation sera mise an oeuvre, M.Lamarche * dit: "Nous voulons que notre service des émissions éducatives et des affaires pu- bliques puisse véritablement canaliser vers Radio-Canada nos diverses préoccupations, leur donner un aboutissement.Nous voulons surtout qu'il soit bien en mesure d'orchestrer votre travail d'e-ducation populaire, .d'une port, et, d'autre part, l'oeuvre qui a été confié* è Radio-Canada ds produire et de diffuser des émissions de radio et d* télévision." PRESSIONS CONSTANTES A ECARTER Le directeur de la société peur la province d* Québec avait par ailleurs affirma: "Il serait ridicula de vouloir nier que des pressions extrêmement diverses s'exerçant contre Radio-Canada.C'est un état dt chose normal quand un organism* comme le nétre pénétra quotidien nement la via d* tout# une population.Avec neuf heu res d'émissions télévisées et dix-huit heures d'émissions radiodiffusées par jour, qui rejoignent presque tous les foyers, Radio-Canada est au confluent d'un réseau de pression.C'est un miracle que nous en sortions vivants tous les jours".Et M Lamarche d'ajouter."Nous nous sommes toujours felt un devoir d* résister aux pressions et si nous n'y résistions pas, notre fonction n'existerait plus"- Et c'est a ce moment qu'il a fait la déclaration sur l« liberté d'expression, déclaration que nous evens rapportée plus haut.BILAN ELOQUENT M.Lamarche avait tenu en commençant è esquisser le bilan de l'activité féconde de Redio-Cenede dans le domaine de l'éducation populaire.Il • rappelé (chose qui est trop ignorée) qu'au total le réeeau français de télévision présente une vingtaine d'heures per ttmaine d'émissions éducatives at informatives, soit l'équivalent de deux jours d'activité (à raison do neuf heures par iour an moyenne de télédiffusion).De plus, remarqua M.Lamarche, la télévision a en quelque sort# stimulé l'activité de la radio dans et même domaine, dans le domaine cultural en general, en "l'épurent", en le libérant d'un certain nombre d'émissions qui ont et* remplacées par des programmes de caractère éducatif.M.Claud# Ryan qut « présidé la seanca plénière de l'Institut canadien d'éducation des adultes.Les émissions de discussion sont "intéressantes" Oilin' f|iif Ip* questions d'in tirât sonal.familial, religieux oeononiiqup pt rulturp] prpn lient nettement le pas sur le.» questions de politique pour la majorité des personnes interro Kees au cours de l'enquête rie l’ICEA.on constate de nlu.» que les émissions de discussion sont iugées " indispensables", ‘‘n, cessâmes", "importantes", "utiles" ou "intéressantes" par la majorité.Une très faible mine rire le» considèrent "nuisibles".“ inutiles “ indifférentes " et comme “une perte de temps" On note cependant que le pourcentage de ceux qui trou vent ces émissions “intéressantes" est beaucoup plus fort nue celui de ceux qui trouvent des telles émissions "nécessaires" ou “indispensables".I.s majorité des personnes in terrogées attachent plus d’im-portanee.dans une émission de ce genre, au suief traite qu’aux participants invités : moins à la conclusion qu’au mode de dis cussion I.cs participants préférés sont d’abord ceux qui ont une expé rience pratique du su tel traité viennent ensuite les professeurs et les spécialistes, suivis des di rigeants d'association, de l’hom me rie la rue et d'un "mélange des quatre premiers”.l.es émissions de discussion sont-elles objectives ou tnndan cieuses ?La proportion des ap prédations positives est nettement supérieure à la propor tinn de^ appréciations négatives, soit 90 contre 37.Le grou pe le plus sévère a eet égard est celui des professions dite» liberale.» nans ce groupe.Ifi personnes donnent une appre dation positive et 13 donnent une appréciation négative.t.et trois groupes le plus fa vorables sont le> ouvriers n demandait aux répondants s'il y a de.programme» gu ils aimeraient voir disparailrc de la programmation Voici le» émissions mentionner» le plus souvent, «-.er le» prmei pale» raison.- allcguee» par les répondants 1 — Ls lutte .531 Motifs apporte.» vulgarité, truquage, scenes de cruauté, caractère dégoûtant, arbitres tournés en ridicule, mauvaise influence sur les enfants 2— Les Plouffe 28l Motif, apportes histoire.Nan- fin.manque d inspiration, formule usée, ridiculise la vie rurale, scènes de chicane, vulgarité, mépris du rlcrg a quelques an nees.la ville de Montréal a donne' pour SAYOOU de terrain a hopitai.dont une partie de celui ou la vil e veut mainte nam faire passer un tuvau Vingt-cinq conseillers ont voté contre la mesure.Le conseiller Sanvageau.qui a ouvert les hostilités, a déclare que l'hôp-.tal devrait avoir hon 'e de demander ce montant ia a ville apres e cadeau de $40.000 qu'elle ’ui a lait Le débat s engagea alors sur le mèr.tr des hôpitaux dans 1a métropole et sur leurs diffi cultes f:n*nreres Le conseiller HameLn déclara que plutôt que de voter $1.500 pour une ser v'tude de ce genre e- qui ne coûte habituellement qu'un dol lar.il préférerait voter une subvention de $2.000 a i'hôpita’ Le conseiller Lata’lle rie son I côte fit valoir qu il en coûterait beaucoup plus rhe- a la ville de "défoncer ' le boulevard de l'Assomption M.Fierre DesMarai» fit remarquer que lorsqu'il s agi! de discuter une quest,on d admi nistration.le < onseil ne discute pas la question à son mérite .ma:s entreprend le procès de iies institution' Les autorités de l'hôpital devraient être appro chees, dit-il.et elles accepte raien* sûrement d'accorder la servitude pour JL Subvention On nous demande de payer une servitude, déclara M Lu cien Saulnier, ci voilà qu en rc alite on nous demande de voter une subvention a l'hôpital".G est une mauvaise politique fit-il remarquer que de voter une subvention en faisant sent hlant de payer une servitude Celte pratique pourrait s e'en dre a d'autres domaines et don ner Leu a des abus.Au murs du débat, le ronsr rr Laberge ' en prit violem ment a ! hôp tal Maisonneuve 'T'es* av rc des requêtes nomme celle-là dit il.que les hôpitaux (S /*te é In pnge fi F ii'teurs officiers de Lexecu ttf prov mcial de Action en que areompagneront Me et Mme .lean Drapeau M e! Mme Pierre Des Marais le docteur et Mme Ruhen I>vesque.e lieu tenant-colonel et Mme Paul F.I Lambert.en garantie avait oublie de join d e a sa soumission une resolution du bureau rie direction au torisant le signataire de la sou mission a signe.r.Les ingénieurs de la Corpora lion ont alors informe les mom hres que cette formalite pourra être remplie lors de la signature du contrat.Les membres ont alors volé en faveur de l'octroi du contrat au plus ha» soumis sionnaire.Quelque» jour» plu« tard le deuxième plus bas soumission natre demandait l'émission d'un bref d injonction pour empéchei la Corporation de signer le con Irai.Le president, M Roland Chagnon demanda en eon-Rivirres.ville na taie du p'^mier ministre F‘ar la nmme occasion le bu rcau du premier ministre a an nonce que M Lucien Darveau.de Québec, a été nomme .sous secretaire adioint.M Darveau occupait jusqu’ici !e* fonction5 d’officier en loi du secretariat de la province Le nouveau .NOu^-NPcrétaire de la province e^t âge de M ans II fait encore du journaiusme en signant a l'occasion des articles dans son heblomadaire M Douville a déjà occupé les postes de secrétaire et de pro sident de l'Association des heb domadaires de langue française du Canada II fut également courriériste parlementaire a Quebec alors qu’il était a remploi du quotidien l r Xovrfl liste de Trots-Rivières Auteur dp plusieurs ouvrages portant sur l’histoire M Don ville est membre de la Commis s on des monuments et sites historique5 e* artistiques de la Province de Quebec et ancien président de la Société d his toire régionale de Trois Rivie rev Le nom eau sous secrétaire habite !a plus vieille maison de TrOis-R vieres qu'il a fait restau rer il y a quelques années tout en veillant a lui conserver son cachet hi.stonque Il est pore de deux filles Ottawa cherche des traducteurs à bon marché OTTAWA Le Bureau des traductions du secretariat d'Etat e.st a la recherche de traduc leurs en langues Scandinaves plus précisément du danois, du norvégien et du suédois a l an glais.e1 inversement Le bii'letin du >ei ice ri\ qui communique l'offre fa * eta* des qualités e\ see- crade un: ver.sitaire ou degre d'ecole su peripu e piu.s trois années de format on en traduction en plus de* qualités per conseille! .1 O V^se’.in ee.ayant invite le premier mi tuât ion M Racine avait fait al occupait le fauteuil du niaire nistre a lui donner la certitude I lusion a des dépêche.* de pre* A un moment M Sav :ynac*a que les étudiants de nos uni * se selon lesquelles det étu-demande au president des de versités auraient la priorité sur diants britanniques viendraient hat* faire retirer les paroles les étudiants étrangers, le mo ; sous peu travailler au Canada, de M DosMarais leluici Lest ment venu de trouver un cm lève pour dire qu'il les retirait .wri rvii L honnêteté de M.John Pallctt mais qu'il demandait que le president retire 'ses insinua tion.s malicieuses ci mensongè res”.Durant re temps les conseil O’ITAWA Los députes faire une estimation aussi çé conservateurs ont fait entendre néreuse que possible de la 'a un tonnerre d applaudissements leur de certaines terres de «a hier quand M Diefenbaker a circonscription que le fédéral >rs fi invectivaient de part et déclare aux ( ommunes qu'il ne allait exproprier Interpelle par d’autre Le Dr Vlhert GuilbeaiM mettait pas en doute l'honnête M Pearson, qui réclamait une a demande que les paroles du p* du 'whip'' du parti.M .John enquête impartiale.le premi'ar président soient consignee»; au ( Pallet! Le dernier, selon la ministre a toutefois ajouté qu'il procès veibaj de façon a per deposition d un témoin cité de étudierait le jugement du tri mettre que ’on puivse s adres vant la (our rie lechtquier bunal •nnulant les exaluations ser aux tribunaux pour savoir avait invite un évaluateur a en cause enfin ee que 'aient 1rs insinua .tions du président Iravcrsicr de *2,000,000 Le tumulte continuait de plus Oftaua T.e ministre des Lsemblablement belle lorsque le maire est rp transport $ \1 Dees, a annonce venu a son fauteuil a la Chambre hier que le gotj M Asselin lui fit part de la vernement ferait construire un situation et le maire a alors nouveau traversier.au coût demandé a M Des Ma rais de d environ %2 millions, pour la navette entre le Nouveau Brunswick et l’Ile du Prince Kdouard.\a na\ire sera vrai retirer ses paroles de * excu ser ou de sortir.M DesMarai.* a re.teie qu'il ret rait .ses paroles et demandait que le président retirât les sien nés M Lucien Croteau s’eM au -leve pour déclarer qu’il avait entendu ]os paru es dr M Des MaraLs et qu’elles etacnî ' monstrueuses '.que le consc:! 1er qui les a prononcées devait se rendre a l’ordre intime par le maire et -excuser Plusieurs conseillers ont de mande de quel droit M Cro teau pouvait ainsi interpreter les réglements.Le maire reprit l-a parole pour donner lecture det articV drç regies du Con.-eil devant s appliquer en pareil cas Alors que M DesMarau re tardait a donner sa réponse il v eut plusieurs échangés entre divers -conseillers Enfin M Des.Mai a $ sr evr ! et déclare "1 est bien beau d’entendre le spen t ! e des ré glements.le conseiller ( rote.au.affirmer que j ai dit des paro les monstrueux) a m.i.s l’aime rais bien savoir quelles paroles r»n veut me faire retirer Tout le monde semblait un peu a la gêne par cette de mande Le conseiller Asselin se ! lève alors pour declarer qu a bien entendu alors qu’il était au fauteuil M Des Marais dire a M Savignac ' vous êtes une canaille, un voyou M DesMarars dec'are alors 1 ' .le retire mes paroles et jf m'en excuse, mais te demande que le president en Lt^r autant pour «es insinuations Le maire ho$;tr 1 n ronsr tl 'er lance ' Se.mensonge.' ce i n’est na< une insulte !’ a d i.er.s bareme^ ’an e M D "M/ '.ns sanq se le Alors e p dent se e e* declare 'Comme vous la ve/ fait, ie retire les p.-irole-que j'ai dite.' que vous a vue?reçu $10.000 de Mi ron Des excuse^ des excuse' clament de*; conse;iie:s m s en servie# dès 1961.Dan> l'intervalle, il fêta translorrnpr IHn des Ira versicrs présentement en service le Srctim 11.af’n de relever a 60 le nombre d’automobiles qu il pour: a prendre à bord à < haque traver ce Trois voyages d'aulomne AUTOMNE D'EUROPE So'u n rltrrctuyn prr-nr , e d V ' e S1ALAVOY Depart de Montreal le 30 août 48 jours en Europe VojgGs'Avt- trance iMl'P ALctmAgnp Rplgiqu» Circuit en autocar da luxa PRIX: SI,239 tout eompris « VOYAGE GASTRONOMIQUE In direction personpc'le ri t LUI.IRGE Dppjrt ds Monfrc»! le 26 icplembr» 23 jours en Europe PRIX: SI,459 tout compris ?VOYAGE EN RUSSIE Sr r v , de fl,'.oui Cl.Ol’TIER Depart He M o n L* *1 le Î7 septembre 25 jours en Russie Lêi ingrad A i 1 • culture, je sors mon revolver.M.Duplessis, qui est un timide, sort son clairon.M.Wells parle comme M.Cyril James, le vice-chancelier de McGill.Ils enregistrent l'effort de.- Russes en matière scientifique.IL nous avertissent que si nous ne nous réveillons pas, nos adversaires vont nous dépasser.Mesure-t-on tout ce que ces observations ont rie subversif?Heureusement nous avons nos certitude- et notre bonne conscience.Nous sommes de braves gens.Nous essayons d’être des chrétiens.Nous possédons un système confessionnel.I/es Russes sont devenus des athées.Cela établit au départ et sans autre examen notre supériorité dans la recherche scientifique.Cette subversion n’est pas née d’hier, le l’ai rencontrée jadis dans ma famille.Mon père, musicien, reprochait à certains curés d’engager comme maîtres de chapelle, par pure bonté d'âme, d’excellents pères do famille qui étaient en même temps de mauvais musiciens.Mon père avait tort et.nous avons changé tout cela.Les inquiets se souviendront peut-être d'un proverbe.Aide-toi, disait-on, et U ciel t'aidera.Cela laissait entendre que l'époque du paradis terrestre est terminée, que les croyants les plus authentiques n’ont pas la science infuse, et qu'il n’est pas suffisant d’être chrétien pour faire des découvertes.Ces pensées nauséabondes sont, balayées par les philosophes de l’Union nationale.Coup de bambou?Non pas: coup de clairon.• Pourtant j'ai connu de vieux niaitres qui nous prêchaient le culte de la compétence.Ils croyaient donc que nous ne l’avions pas apportée en naissant.Prêtres, ils n’imaginaient point que leur certitude d’être dans la Vérité puisse automatiquement leur procurer le monopole de toutes les vérités temporelles et contingente-, Défenseurs convaincus de l'école confessionnelle, ils pensaient que cette école peut humainement déchoir, qu’il faut sans cesse la tenir en haleine, et que pour y arriver on doit posséder assez de moyens matériels.En d’autres termes, ils étaient persuadés que le fait d’être chrétien ne nous dispense pas des devoirs communs a tous les hommes, et qu’il ne garantit pas le succès terrestre.A quoi cela revient-il, si on l’applique a l’enseignement russe?A ceci: que tout eu étant faux, essentiellement faux dans sa source et son esprit, tout en brimant des libertés essentielles, tout en nous apparaissant tel que nous le repousserions avec horreur s’il nous était offert dans sa totalité, cet enseignement peut fort bien parvenir a des réussites partielles, manifester des supériorités précises dans un secteur déterminé.Les Russes athées ont des chances, quoique athées, de mieux réussir dans les sciences s’ils reçoivent un meilleur enseignement scientifique, sans que cela tende à établir qu’ils ont raison d’être athées.De la même façon, un bon athlète russe aux Jeux Olympiques ne sera jamais une preuve de l’inexistence de Dieu.On voit comme cette théorie de nos vieux maîtres est pernicieuse.Elle aboutirait à donner tort à M.Duplessis, et à juger que la Gazette et le Star commettent une lâcheté en ne se portant pas à la défense du vice-doyen de McGill.Quand une théorie mène à des conclusions pareilles, c’est évidemment qu’elle est fausse.MM.James et Wells sont des ignorants pervers.T'est Montréal-Matin et l’honorable Thibault qui ont raison en matière scientifique.Que M.Duplessis garde à portée de la main son clairon des grandes batailles décisives : hélas! nous sentons qu'il faudra le réentendre.André LAURENDEAU \ mais tellement plus intelligente ! Lettres au "Devoir La Société St-jean-Baptiste de Quebec immole Vbonneur national CE NATIONALISME A PRODUIT DE GRANDES OEUVRES Le chanoine Groulx fait l'apologie du nationalisme de ceux de sa génération Monsifur le directeur, J’avais appris avec stupeur que le gouvernement d’Ottawa songeait a émettre un timbre commémoratif de la journée du 13 septembre 1759.Cette jour née est celle de la fin de la Nouvelle-France.11 me parais sait inimaginable qu’un gouver nemen-t commun pût proposeï aux deux parties de la commu naute de boire ensemble à ce.qui fut la vietoire de l’un mais la défaite de Tantre.Toute la race anglaise peut boire à la victoire des plaines d’Abraham.car c’est le commencement di son occupation du monde; mais c’est pour la race française en général la fin d’une puissance qui était avant tout spirituelle, et pour la race française d’Amé rique la fin d’une existence libre.On va répétant qu’il s’est établi une fraternité sur ce champ de bataille, qu’il n’y a plus ni vainqueurs ni vaincus, mais rien que de tendres amis d’autant plus chauds que la lut te avait été plus vive avant le combat final C’est ce qu’il s’a git de verifier.Du côté franco-canadien, il n’y a pas d’amitio puisque la mentalité de vaincus a continué d’exister.Est-ce que je dois en faire la preuve ?Du côté anglo-canadien.— à part quelques rares exceptions.— il n’y a pas non plus d’amitié par ce que la mentalité de vainqueur subsiste dans son intégrité Vous savez comme moi que le droit à la vie n’est reconnu au Canadien-Français que dans les limites du Québec; le dix issue des plaines d’Abraham n’a pa> encore permis aux CHE MIN’S DE FER NATIONAUX de faire des indicateurs français (ces pièces officielles d’un organisme d’Etat sont uniquement anglaises pnur tout le reste du Canada).Encore dans la pro vmee de Québec, cette chaude fraternité n a pas encore permis à la Cie de Téléphone Bell, mal-grc d’innombrables réclamations, d’inscrire les noms français des personnes selon une orthographe française dans ses annuaires.Récemment, la ville de Joliette dut refuser un rapport de grand bureau d’affaires Blocs-Notes Blancs et noirs Le premier gouvernement bantou d’Afrique du Sud a etc installé au Transkei.dans l est de la province du Cap.Ses membres, tous Africains, ont pris la place des Blancs, qui, jusqu'à présent, exerçaient le pouvoir.M.de Wet Nel.ministre de l'administration bantoua dans le gouvernement de l'Union sud-africaine, s'éfait déplacé pour la circonstance, ce qui lui fournit l’occasion d'assurer que toute la structure politique, économique et sociale serait bientôt aux msins des Africains.Ainsi se trouve mise en place : ‘où l’homme blanc potirrait gou la premié-e des huit “unités 1 verner son territoire et serait' nationales’’ prévues pour les maître de sa destinée plutôt différent* groupe* ethniques qu’un grand Etat qui finirait africains, conformement au pm : par devenir non-blanc".Mais jet de loi dépose par M.de ce pelit Etat blanc, par le jeu Wet Nel au mois de mars der des commissaires généraux, mer.En fait, des commissar tien: à maintenir son contrôle res généraux blancs seront char-; sur les "unités nationales" en ges d’assurer les "liaisons" en voie de creation.La politique tre ces "unités nationales” et le d’apartheid se poursuivra ainsi gouvernement.Simultanément au nom d’une pseudo-autonomie disparaîtra la represemation I accordée aux Africains, des Africains au Parlement, où , Le grand souci des Blancs est leur voix ne peut se faire en de se garder le plus passible tendre que par l’intermédiaire ! des contacts interraciaux, dam de trois députés et de quatre [ lesquels ils voient le mal supré sénateurs, tous blancs.i me Pendant qu’était installée ! l’autorite du Transkei, le Sénat Pseudo autonomi* poursuivait au Cap un long dé- bat sur un projet prévoyant des La signification du projet de universités distinctes pour loi a été clairement indiquée ! Blancs et Noirs.Et les propos : par M.Verwoerd, premier mi- 0pt;mjstes de M.de Wet Nel nisUe fédéral, lorsqu’il déclara ¦ trouvaient un démenti dans la voila une dizaine de jours qu’il | décision du ministre de la jus I préférait un petit Etat blanc, , tice interdisant à M.Albert Lu ________________________I thull, présidant du Congrès na _________________________ tional africain, de participe! pendant cinq ans à quelque ré union que ce soit et de quitter le district de sa résidence.La première de ces interdictions esi prise en application de U loi 1 pour la suppression du commu i nisme.qui désigne comme com muniste toute personne cher i chant à introduire un change | ment par des actes ou pair de» omissions illégales.Etats séparé* des formes diverse» qui lui était présente en anglais (le bureau en question ne pou vait (aire traduire "parce que Sou.; cela coûtait trop cher"; tradui- i l’idée de créer des Etats sèp» sons, nous, “parce que c’est à res pour Blancs et Noira a l’esclave à parler la langue du ! gagne du terrain.La majorité maître et que les dollars sont 3es Européens dea Rhodésic L'autonomie de Singapour Les elections qui se sont deroulees à Singapour n ont pas eu beaucoup de retentissement à travers le monde, et cette indifference peut paraître surprenante si l'on songe qu elles constituent la dernière étape de la “débritannisation” de I Asie du Sud-Est.L opcration.inaugurée en 1948 sous l’impulsion du gouvernement travailliste, avec la tragédie que fut le partage des Indes, s'achève en effet discrètement aujourd'hui, sous l'egide du parti conservateur, avec ( octroi de l'autonomie à Singapour.En même temps qu’elle se trouve, pour la premiere fois de son histoire, dotée d’une As semblée entièrement élue et pleinement représentative — le vote était obligatoire sous pet ne d’amende, — Singapour ces se ainsi d’être une colonie de la Couronne Le succès massif remporté par le parti d’action populaire (P.A.F.), c'est-à-dire le parti qui parmi ses slogans électoraux faisait figurer la “lutte contre le Blanc”, n'a pas sur pris les observateurs britanniques.qui avaient été unanimes plu* précieux que l'honneur").Les choses que je viens de citer sont des détails ?Dans ''bon neur il n’y a pas de détails.L’honneur est même le premier des absolus humains.! Que le Vainqueur, pour des raisons jaillies du subconscient et d’une longue prospérité tout | autour du globe, songe à com mémorer le commencement de sa gloire, on ne peut pas en i être tout de môme trop surpris I ("est naturel.Mais que le vain-j eu, oublieux de son ancienne i humiliation, oublieux de sa dé i faite indéfiniment perpétuée, ; entre dans ce jeu, je déclare que c’est une imbécillité et une trahison dont l’histoire offre peu defaut d'organisation, rendraient d'exemple*.J'en ai écrit à mon impossible la création d'un front députe qui siege au parlement iw _____ ____________ .commun contre le P.A.P.qui centrai I! m a répondu que ces terme à ces rêveries, et k préconisent la formation d'un Etat blanc comprenant les deux Rhodésies et d’un Etat noii unissant le Nyassaland et 1» Barotseland.De même au Congi belge les Européens de l’Union katangaise réclament la création d'un Etat blanc dan* la zone minière du Katanga Les Blancs du sud de l'Afr que reviennent ainsi vers cei taines tendances qui n'ont js mais eu beaucoup de *ueee.« aux Etats-Unis, où elles se ma mfestèrent surtout avant la guerre de Sécession.D’authen tiques racistes et des libéram.pleins de bons sentiments sue géraient alors que les Noirs affranchis fussent renvoyés en Afrique, ou concentrés dans un secteur déterminé.Le conflit entre le Nord et le Sud mit est nanti d’une forte charpen j questions étaient trop épineuses te, et au sein duquel ont milité pour être traitées par lettre: ceux qui, comme l’a rappelé le l’attends qu’il ouvre sa fière “Times’ de Londres, “croierr liouche an parlement.pour au-fermement au triomphe du vent tant que le permettra la dé- le ! d’est de Mao Tsetoung sur vent d’ouest".On n'oublie pas en effet que Singapour est avant tout une ville chinoise et que plus des deux tiers de sa population (un million et demi d’habitants) sont composés de Chinois.11 s'agit d’emigrants venus en masse depuis un siècle, attirés la prospérité de la base à le prévoir au cours des der , nières semaines.Il était deve- j P‘Jr .pour cent de vie française qui i nu évident que les espoirs pla.exi1 Lee ^pa;' l'Angleterre sur le peut exister en dehors du Qué i oés naguère dans les partus mo ' ’ 1 oec est une ''faveur" présenté ! dérés.de tendances travaillis rie l ancier Vainqueur Dans le ! tes, n étaient pas fondés et que Québec même, la grande amitié ‘ les rivalités de personnes, le les Noirs furent soumis à de multiples formes de ségréga (ion, ce fut au sein d'une nation à laquelle ils sont de plus en plus fiers d’appartenir Depuis chaque décennie a marque dr lents mais importants progrè-des Noirs vers la conquête d’une pleine égalité de droits Au début de cette semaine, le II Auui bien cit-ce le lieu.pcn*cra-t-on, de souligner un autre point délicat, touche par l'enquête le rôle du clergé dans notre vie nationale, le rôle meme du catholicisme et de l’Eglise.Encore la-dessus, les plus intelligents collaborateurs n'ont pas cru qu'il tut opportun de bâtir notre vie en dehors de notre toi, de separer le national du religieux, pas plus qu'ils ne croient sérieusement, ainsi qu on le colporte, a un divorce à peu près consomme, sur le terrain national, entre notre peuple et notre Eglise.Les autorité- religieuses, nous, clergé à le diriger dans les voies chante-t-on parfois même en de* j qui le puissent mener au bonheur cercles de bien-pensants, ne se j terruxire!; et c’est un devoir dou-souciera,ent plu.du sort de notre blement sacre que nous remplis-petitc nation.Elle* se renferme : sons, en lui procuran: sur le sol raient dan- leur mission stricte natal l'abondance de - biens ter-ment spirituelle, et pour ne pas ;restre-, en même temp- que to i-compromcttre cette mission, n* tes les consolations du culte rie se départiraient point, dans no;- sc- pero " débats d’ordre rulturel on tem , Une du, larat.on assez proche porel d'une stricte et froide neii • de celle-là.vous la trouverez dans tralite.Ai-je besom de vous eu la récente lettre de l'épiscopat informer, je n’ai pas mission de .de la province de Québec, a prodéfendre le cierge, non plus que pos d’une certaine émission télé l'autoriu pour le faire.Je croi visee où les calembourtstes n’ont eonnaitre toutefois la pensée d* rien trouvé de si “bienséant' No-quelques-uns au moins de no évêques d'aujourd'hui on' dors hefs religieux et non des moin i réclamé avec force le respect rires Et.sans doute, vous di "des principes chrétiens e' des ront-ils.leur mission est d’a j convictions religieuses don: no-nord e' avant tout d’ordre spi ! tre peuple est si justement fier, rituel i rien ne les oblige, nu et qu’il estime, à bon droi;.e-nu a defaut des laïcs, a certai sentiels à la sociét.inséparables nés revendications d’ordre cul : de notre chiüsation e: de notre turel ou politique.Mais ils vous | culture".L’Eglise sait parfaite diront aussi qu’une mit.-ion spi- iment.au surplus qu’en épousant rituelle ne saurait s abstraire n:, les intérêts de l'homme cens du terre-tn ni du temporel.¦ dien-français elle ne combat L'Eglise n’esi pas une institu personne; elle ne fait injure .tiou sublunaire continuation du q,’1' 9lir ce soit; elle accepte tout Christ, elle « incarne en tous les simplement son rôle, elle s'\ peuples ou elle vit; elle en épou adapte Car enfin le ( madien «e les misères, tout autant que ¦ frança;- n a pas a mendier son leur- valeurs de culture et de ! droit a l'existence en ce pay civilisation.Le salut éternel do- il n'a pas a se faire pardonner individus et des peuples, — ellcjses tradition-, sa culture, le sait e' elle l’enseigne deptii.- ! assez longtemps.— n'est pa- indifferent a leur état economi a ce propos nous aimons raque social et culturel.Et corn pCler qu’en 18H4 e! 1867, c'e«’ ment se courrait-elle desinte nous.Canadiens français, qu: resser de tout ce qui est le sou .avons impos- au nouvel Etat la tien naturel de la foi’ formule fédérative.J’aimerais Volontiers J'en suis persuaih -qu’on rappelât avec autant dm, nos cheis religieux d’aujourd’hui tance que, san.- nous, .«an.- i ai- Notre rôl« *n 1*47 reprendraient les déclarations d< nos anciens évêques de 1850, ceux de l'époque de l'Union de-Canadas "Le vra; patriotisme, rappelaient ces évêque- .1 U-ur-fidèles.est inséparable de la vraie foi.Et il- ajouti ¦ "Gardien de la propriété d > peu pie qui lui est confie, c est au che gigantesque, l'arche indispensable du Bas-Canada entre le Haut-Canada et le- provinces ma ritime-, la Confédération cana dienne n’eût pas été pos.-ible.San- nou-, que serai! il ad venu du Canada alors rêve par le- "l’ères ” I! se peut que l’idée federative se fût un jon imposée Mais après combien de heurts et combien de temps, si l’on se rappelle quelles résistances.parfois violentes, toutes les provinces, sauf l’Ontario, celles de l’est aussi bien que celles de l’ouest, ont opposées à leur entree dani 11 ( onfédî ration ( "est pourquoi, plus que personne, nous avons le droit de parler net dans l’Etat fédère ; un droit privilégié, dirai-je, d’exiger, pour vivre et survivre.tous les attributs que requiert la souveraineté du Quebec.Et par les mêmes raisons, nas chefs religieux n’ont pas a revendiquer un autre droit que le droit public au Canada, pout s'intéresser aux droits nationaux de leurs fidèle* Au surplus des motifs très rigoureux, très spéciaux, les astreignent, et ils ne l’ignorent point, a beaucoup plus que leur i mission spirituelle.Dès la nais ! sance du Canada français.TE-j glise presque seule a dû assu 1 mer la fonction de l’enseigne ment et de l'éducation.De ce rôle, elle garde encore une notable part Elle la garde au | Conseil de l’Instruction pubis 1 que : elle le garde en nos uni ; versites.en nos collèges, en nos | couvent-, en la plupart de no-types riVcolc.- Qu’est-ec à dire sinon qu’en acceptant l’ensei gnement et l’éducation de tout un peuple, le clergé acceptait forcément la formation de tout l’homme de chez nous, de tout | l’homme concret qui est entre I ses main-, et donc, non -cuir Tient sa formation religieuse et morale, mais aussi, cela va rie soi.sa formation intellectuelle, nationale et civique?Fonction de maître, qui a lié à jamais le j cle’-gc au sort de la nation ca-nadienne-françaisi Et fonction suprême a laquelle, nos chefs spirituels n’ont pas l’envie, que je sache, de se dérober.Cet homme que nous sont me-, le cierge, en raison même de -a mission spirituelle i! se doit de l’adapter à ses lâches, ; aux exigence- de son temps et i de son milieu, a l’accomplisse i ment de son role dans le cadre 1 où il vif et où il importe qu’il soit un témoin digne do sa foi.Faison- donc confiance aux chefs de notre Eglise, Ils savent interdépendance du naturel et du surnaturel, du spirituel et du temporel.Gardien de toute-leça va leurs humaine-, comment se pourraient-ils faire, au ( -«n.i da français, les complices d en treprises de déracinement?Pas davantage, ne sauraient-ils dans l’ordre temporel, favoriser l'éprit de démission, par trop à lu mode, s’il est vrai qu'on ne rie missionne point de devoirs te nus pour inviolables par tous les hommes bien-nés, sans se preparer à démissionner de bien autre chose.Ce qui veut dire qu’au nom même de ce qu’il y a de plus sacré dans leur mission, nos grands éducateurs se trahiraient les premiers s’ils ne nous formaient des chrétien- et des citoyens de haute qualité.Notre Catholicism* Pas de divorce entre le cler gv et la nation canadienne-fran çaise.Pas de divorce, non plus, am- qu’on l'a paru souhaiter, entre notre vie nationale et le catholicisme.Pas même pour le prétexte assez étrange de nous rendre plus accueillants à des non-eatholiques, comme si le catholicisme engendrait la dureté de coeur et l’étroitesse | d’esprit Car enfin, croyants, le sommes nous, oui ou non ?Si oui, nous faudra-t-il rvappren dre qu'un peuple baptise ne peut bannir sa foi, le- regies, Eh oui.mes chers amis, non-sommes de foi catholique et de culture française.Ce sont 1* j'imagine, des réalités vérifiables, en quelque sorte tangi blés Nous sommes même, au nord du Mexique, le seul pou pic de foi catholique, organise en Etat, disposant d’un territoire comparable à beaucoup de grands pays.Cette destinée pourrait donc devenir la nôtre de faire croître, sur la vieille terre québécoise, une civilisation modeste peut-être, mais proprement originale, une fleur latine, dans le jardin anglais.Elle répondrait aux normes le-plus orthodoxes, les plus exigeantes des civilisations chrétiennes: clic pourrait être l’hommage de fils reconnaissants a leur Mère l’Eglise.Me laisserai-je aller, en vous tenant ce langage, à quelque caprice de la fiction, à do la littérature romancée ?Tout cela, ce me semble, dérive de ce que nous sommes, de ce que la Providence a voulu que nous soyons.Vous cherchez.Messieurs, une tâche, une idee-forcc, capable de séduire et d'entrainer une génération Je comprendrais mal, vous l’avouerai-jt, une jeunesse qui refuserait de.s'épren-les inspirations de sa foi.de sa ' dre pour d’aussi prenantes per-vie publique, que par la plu- j pectives d’avenir.Encore moins lamentable erreur ’’ Aurion- ; comprendrais je que, pour n-nous oublie quel levain merveii ; saisir une génération par trop leux peut devenir, en nous.!a déracinée ci désaxée grâce divinisante du Christ, fer-1 cateurs, des apôtres mocratie des partis ' Il peut cependant y avoir plus Et c'est que les société* préposées à la garde de l’honneur national prennent ta tête de manifesta- ; fions de ce genre.Je vous par- vot,, jp ]a population de Little lais rie la mentalité de vaincus.Rock (Arkansasi.demandant h Je n ai pas a en donne'- d’autre i-opvoi des membres les plus preuve que le geste de la Socie-1 racjstes fie ia commission sco t0,000 pat.PRIX REC.$67800 ARRANGEMENTS SPECIAUX et autres considérations aux membres du clergé au commerce ainsi qu'aux ABONNES du DEVOIR L.I.ROBITAILLE -ENRC.- (J.-Charles Faquin) 318.RUE PRINCIPALE Ste-Oorothée Co.Laval MU.9-1521 — 1522 d’invasion a avorté et que le gouvernement a la situation bien en main.F.nrique Lacayo Farfan, qui dirige depuis San José, la capitale de Costa-Rica.voisin du Nicaragua, une coalition des éléments opposés à Somoza.a soutenu hier que le mouvement rebelle l’aura emporté d'ici doux à trois mois.Dans une interview qu'il a accordée par i -lephonc à un poste rie radio rie La Havane.Lacayo a déclaré que ses hommes attaquent actuellement sur deux fronts au Nicaragua bien qu'aucun engagement sérieux n'ait encore eu lieu.Les deux petites bandes i- relx es seraient, l'une à 90 milles et l'autre à lit) mille-de la capitale cependant qu'un ‘'troisième front' serait bientôt ouvert dans l’Etat de I^on sur la côte du Pacifique.Somoxa ravi d* la décision d* l'OEA A Washington, l'Organisation ries F.tats Américains a décidé do' demander aux gouvernements ries pays de la région des Caraïbes de lui fournir un supplément d'information sur l'invasion qui a commencé le 51 mai avec l'arrivée par av.ons d une centaine d'adversaires du régime de Somoza.La commis sion d'enquête formée par l'O-F.A n'a cependant pas dit encore si elle compte sc rendre au Nicaragua.Mais le president Somoza s'e-st réjoui de la décision d'enquêter prise par LOFA ct a dit y voir une garantie du maintien de la paix au Nicaragua : il a ajouté que son armée de 2,000 hommes a mis complètement en fuite les envahisseurs qu'il qua hfie de "stupides aventuriers".Le président a déclare aussi que contrairement aux rumeurs qui avaient été lancées, il n’y a pas de navires cubains qui fassent route vers le Nicaragua avec des hommes armés à leur bord.Calm* ravanu a Guayaquil GUAYAQUIL.— La vie a repris son cours normal hier dans cette importante ville portuaire de l'Equateur qui de mar di à jeudi aiait été le theatre rie sanglantes émeutes dont le bilan est de 24 morts, 150 blessés graves.De plus.450 arrestations ont etc effectuées.Le couvre-feu a été levé hier matin mats tout le pays reste soumis a la loi martiale décrétée mercredi par le president Camilo Ponce.Celui-ci avait dé claré qu'il prenait une telle mesure en vue de preserver la République de l'anarchie et de défendre l'Etat contre les entreprises de subversion.Mais la plupart des observateurs considèrent qu'il ne faut pas attribuer une signification politique particulière aux incidents qui ont pris naissance à la suite d'une querelle entre un jeune conscrit et un officier.Le colonel Luis Ricardo Pineiros.dont les 5.000 hommes ont la charge de maintenir l'ordre dans la ville a dit que les étudiants étaient responsables du déclenchement des desordres mardi mais que par la suite des voyous et des bagarreurs professionnels ont mnltinlié le» incidents et se sont livrés au p'ilngr.La» "communistes” n’y étaient pour rien Le colonel a d'ailleurs rendu hommage aux étudiants pour ïW «cX&ni \ oulez-vous rajeunir de o.10 et 15 ans ?La réponse à cette question tous sera donnée lundi dans cette page avoir collaboré avec la police et les troupes a partir de mercredi i en vue de mettre un terme au i pillage et à la destruction.Bien que le président de la République.M.Ponce, ait accuse j les communistes d’être a l'ori ; gine des émeutes de Guaxaquü.1 peu de personnes dans la ville semblent partager cette convie- : tion.Le colonel Pineiros lui- | même et les autorités munici- 1 pales croient que le tout a corn ! meneé par des manifestation?étudiantes non préméditées, ma nifestations qui se sont transfor niées en bagarres et eelles-ci en émeutes mais sans obéir à un plan préconçu.T es étudiants en voulaient au commandant de la police d'avoir ordonné à se?hommes d'empêcher toute manifestai ion étudiante oui aurait nu résulter de la mmU de deux étudiants à Porio Yieto, la semaine dorn'ère Tes deux gar cons avaient été tué?au cours d'une émeute suscitée par le mé contentoment populaire à l'annonce de la mort d’un jeune conscrit.Ce dernier.Antonio Garcia, furieux contre son capitaine : avait fait feu sur lui au cours d'un exercice à la easerne de Porto Viejo: rrovant l'avoir tué 'il ne l'avait que blessé), le ieune homme se suicida ensuite.Dès le lendem-in.uno foo'c furieuse tentait de prendre la ee.»erpe d'assaut.Gnehait un ofri cier: la treune devait intervenir et B ,* eut t-ept n-erts Hent doux étudiants.r'e»t à la -Mpe de f-eç ; p- énemon+s r*np leç PtMdjeetc d» Po-vanoil r.nt voulu r-’-ote-’er déelep-tiept dens le -o-e^do rillr les événements que l'on sain Pla'd^er pour 'a complète à l'nniversité S ASKATOON Dans un dis cours qu’il P''ononcait hier soit à Saskatoon devant l'Association canadienne des phvsicicp.s, le doyen du coliège des arts et des sciences d» IT'niversité de Sas katrhewan.M.J.F.T,eddy, a déc’aré qu'une enquête a rc vélo que de 30 a 85"o des é’u diants canadiens ayant le ta lent voulu pour bien réussir des études supérieure?ne terminent même pas leur cours secondâmes.M le professeur Leddy a dr claré que la cause de cette situation déplorable pour le Cana da ré?.de dans le manque d'attrait et dans les frais de sco a rite trop c.' ves.“Lu ren.cli courageux et radical doit être adopte Se plus tôt possible, dé c’.ara-t il.Au lieu d’aug uentet chaque années les fr«:s de s • Le pam ch M t c'.l cont oie l'O Uano «iussi e rac^msnt que l'Un on r.atio-na‘e r^qlj |(i province de Üue-be: Il est certain, ptr ailleurs, put Ia popularitp personnelle d« M.Frost est grande Cela desespP'* un peu ses adver sa»res M.MacDonald en par ticulier, qui déclarait a Mont r^al il n'y a pas si longtemps qu'il était srandahse de cons tater que les Ontariens prennent M Frost pour “la qua trisme personne de la Sainte T rmife' Les électeurs ont l'impres «ion qu'il est inutile de lutter contre cet horrmv?ou qu'il n'y a pas lieu d» le combattre Ils vaquent tranquiUement a leurs affaires laissant l*' aolitlcien' se rfé^ttre vainement contre I spatSie generale.DES SURPRISES ?Certains politiciens, — leur opi non a transpire dans les journaux, — commencent a a rlrma'd°r toutrfci» si le feu n« cou/1 pas 'Ou.Is cendre qui s ’ n a' bien rnai«s"?Les électeurs ne mmife t-rt pas I * u r s sentiments, disent-i’s.mais peut.atre ont-iK quand même leur opinion bien a eux sur les nroblèmes po!itiq"es de l'Ontario.Cîrtain disent qt * le peu* ve nemA d Frost suH a r e jt-ét *e !• «o't du qo «vernement Sai.it-Lau'ent, victime d une campagne électorale qui n'avait pas produit beaucoup d'ev^nements dramatiques.Personne ne semble le croire ««•rieusement en Ontario Aores avoir suivi les chefs politiques ontariens sur plus d* 5.000 milles d» rnmpanue e 1er tor a’e jo puis affirmer, — écrit un journaliste, _ que pas u ie 'rule fois il n'ont ete interrompus ou interroges pa' les électeurs a qui ils s adres ssient" N'en doutons plus la campagne électorale est • nnuyeus* et l*s électeurs souffrent collectivement d'apa thi*.(Lundi l.e« tbem-’s majeurs d« I ^lection ontarienne.) M.Herter .(.Nî/fff rie la premiere pnrjr, e» l Ounst au suint dp Heriin S .m : " 1 a M (i ouivko, i! a dprlarc "Nous .somme prêts à tenter d améliorer la situation actuelle en iaisant disparaître !e.s caul’s réelles ou factices de teniion” M Lloyd a demandé à M (Lonuko "di’ reviser sa pom lion dans le contexte mondial.Partout dans le monde nn sou haite voir les deux principaux blocs de nations en arriver a une coexistence pacifique".Conditions »sst»nfi«ll*s '*î Herter a ensuite declare ‘ Noue reconnaissons qu’il nous appartient de réduire au mini mum 1rs points de friction en tre n»?- deux système' Nous reconnai'«on?que Berlin, en raison de sa situation unique, peut être une source de conflits Nous sommes désireux de re chercher on toute bonne foi avec ITmon soviétique le' moyens d'en arriver a un re plement satisfaisant de la crise de Berlin P«t pour la première fois, il a énuméré les condition' essen tielle* posées par les puissances occidentales pour en arriver a la solution rie la crise de Ber lin et coiwntir a la tenue d une conference au sommet 1 Respect dox droits de l’Ouest quant i» mi presence ci a son acres a Berlin et re*pp dec accords existants a ce?ejra^d étant donne que la pr-jence occidentale est essentielle tation.le 8 avril demie .H* sc porter candidat a la prcxi denee.Moscou constat d* b§nqu»routf C n re emment, M Adenau er
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