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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 13 avril 1914
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
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Références

Le devoir, 1914-04-13, Collections de BAnQ.

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VOLUME V—No.85 MONTREAL, fDÎ 13 AVRIL, 1914 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS : Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.$3.00 \ UNION POSTALE.*.$6.00 Edition Hebdomadaire : CANADA .$1.00 ETATS-UNIS.#1.50 UNION POSTALE .$3.00 Directeur : HENRI BOURASSA Rédaction et Administration: 43 RUE SAINT-VINCENT MONTRKAI.TELEPHONES : ADMINISTRATION : RÉDACTION : - Main 7461 Main 7460 PAIS CE QUE DOIS ! LE CANADIAN NORTHERN CE QU’IL FAUT SAVOIR •Quant au Canadien Nord, rien ne sera décidé avant le retour de M.Borden”, nous a-t-on dit l’autre jour; et M.Borden ne reviendra à Ottawa que le 20 du courant, c’est-à-dire au commencement de la se-.muine prochaine.Le premier ministre éprouve peut-être le besoin de s’isoler des influences qui le travaillent actuellement pour réfléchir à son aise sur la situation et chercher le moyen de sortir le mieux possible de l’impasse à laquelle le pays est acculé pour avoir été trop vite en besogne.* * * }I y a sans doute de graves intérêts à protéger; la bonne foi des prêteurs, lo crédit des provinces et celui du pays; mais il y a aussi Je droit du contribuable à respecter.S’il est démontré que l’impossibilité de finir le Canadien Nord résulte uniquement de l’excès de confiance de la communauté en l’avenir, eh bien, la communauté n'hésitera pas à en subir les conséquences; mais £;i elle est due en partie à d’autres causes, c’est une autre question.Et si Mackenzie et Mann sont rendus “au bout de leur fuseau”, suivant l’expression populaire, après avoir payé leur bonne part de deniers dans l’entreprise, leur cause est infiniment meilleure que s’ils se sont enrichis à même les constructions que le pays a si largement subventionnées, Encore une fois, Je peuple qui, en définitive, va payer, a le droit de savoir cela, de connaître par le détail la dépense de ses deniers.* * * Comment satisfaire pleinement sa légitime curiosité?Nous l’avons dit l’autre Jour; le plus sûr moyen est de nommer une commission royale avec des pouvoirs suffisants pour lui permettre de scruter à fond» les affaires du Canadien Nord.La vérification des livres de la compagnie qu’on est à faire, dit-on, ne contentera personne.Elle nous dira peut-être comment se sont faites les émissions de valeurs du Canadien Nord, la somme qu’elles ont rapportée à la compagnie, le partage général que celle-ci en a fait entre les différentes sections de sa voie et autres choses semblables auxquelles le public en général ne comprend à peu près rien.Il y a d’autres questions auxquelles il faut une réponse.Est-il vrai que Mackenzie et Mann doivent une partie de leur fortune personnelle aux contrats qu’ils ont exécutés pour le Canadien Nord dont ils sont pratiquement les maîtres; en d’autres termes, est-il vrai qu’ils ont mis dans leur poche une partie de ce qu’ils ont reçu au nom de i’intérèi public?Est-il vrai encore qu’une partie des subventions et des endossements publics a été détournée de l’objet déterminé f ar le parlement?Or, croit-on qu’une vérification de comptes ou même un examen superficiel des affaires de la compagnie ou plutôt des multiples synonymes du Canadien Nord vont nous-le dire?Evidemment non.Si Mackenzie et Mann se sont enrichis outre mesure au détriment de la compagnie il est vraisemblable qu’ils sont assez ha-i des pour dérouter l’examen de quelques fonctionnaires.Et si les partis les ont fait chanter pour leur donner ce qu’ils demandaient il est encore plus certain qu’ils ne les engageront pas à les accuser.Il y aura assez d’avocats habiles de chaque côté pour ne poser que des questions auxquelles ces messieurs sauront bien répondre de façon à ne compromettre qui que oc soit et à blaguer le public.C’est, donc l'enquête par commission royale qui s’impose.?*r Au dire de sir W.Mackenzie, le Canadien Nord coûte à date trois cents millions de piastres, et d’après les indices vraisemblablement les plus sûrs, l’entreprise requerrait encore l’endossement public d’une cinquantaine de millions sans compter d’autres émissions à venir que cette dernière devrait faciliter.Une fois terminé, le Canadien Nord aurait donc coûté au moins quatre cents millions! Mais c’est à peu près le coût du Transcontinental-Grand Tronc Pacifique jugé si exorbitant par le gouvernement qu’il a fait rechercher par des experts la cause de cet excès et qu’il accuse aujourd’hui ses prédécesseurs d’avoir scandaleusement gaspillé une très forte proportion de la somme dépensée pour le Transcontinental.Gn diia peut-être que le cas du Canadien diffère beaucoup de_ceïuî du Transcontinental parce que le gouvernement n’est aucunement responsable de la construction du Canadien Nord, tandis qu’il l’est de la construction du Transcontinental.C’est une de ces distinctions qu’il ne faut pas pousser trop loin.Elle s’appliquerait si le Canadien Nord ne devait rien au pays ou encore s’il ne sollicitait de nouvelles avances, elle ne s applique plus du tout à une compagnie en instances quasi annuelles auprès de l’Etat.N’oublions pas en effet qu après avoir sollicité et obtenu un endossement de trente-cinq millions en 1911, le Canadien Nord réclamait et obtenait quinze millions de piastres en 1913 et que le voici demandant un nouvel endossement de quarante à cinquante millions; en d’autres termes, MM.Mackenzie et Mann obtindraient du pays, — argent comptant ou effet de commerce, — cent millions en trois ans.Et le gouvernement ne devrait ou n’oserait pas lui demander publiquement compte de son administration sous prétexte qu’il n’a rien à faire avec la construction de cette voie! Non, cet argumént serait ridicule, et l’on cramdrait trop, en t'invoquant, de provoquer le fournisseur.L’examen des livres de la compagnie montre au contraire que le gouvernement a compris de lui-même la nécessité de donner à ceux dont on demande l’argent ou l’endossement une explication quelconque, Seulement, l’explication qu’on prépare sera nécessairement insuffisante parce que le publie-Dontinucra de douter 'qu’on soit allé au fond des choses.Jean DUMONT.BILLET nu soin.QUI FOURNIT L’ARGENT ?La discrétion, a dit Arthur Buies, est la vertu des sages et souvent de ceux qui n’ont rien à dire.La discrétion est peut-être une vertu dans le privé; mais, pour un journal, ce serait désastreux.L’indiscrétion, au contraire, devrait être le premier article au programme de tonie feuille qui prétend intéresser ses lecteurs.C’est pourquoi nous croyons devoir féliciter le Weekly Witness, qui demande carrément : “Quand nous voyons de longues listes de noms, recueillis de bonne heure, et d’autres choses accusant qu’un candidat dépense beaucoup plus d’argent que lui en rapportera la fonction qu’il brigue, nous nous demandons tout naturellement qui fournil l’argent, et à quoi il sert?’’ Comme les candidats qui ont bénéficié de ces largesses, ne répondront pas à cela, parce que la vérité blesserait leur mhdestie, la question menacerait de rester en l’air, comme on dit.Mais nous croyons pouvoir répondre, grâce oux renseignements que nous tenons d’un homme très au fait des dessous.Le civisme, nous a-t-il assuré, qui semble se perdre chez les particuliers, parait s’être réfugié dans les grandes compagnies.Certaines d’en-fre elles, en effet, qui prélèvent leurs recettes sur le peuple, estiment qu'il est juste que l’excédent en retourne au peuple, sous les espèces des bienfaits d’une bonne administration.C’est pourquoi elles n’hésitent pas à ouvrir leurs coffres dans le but d’assurer Vavènement « l Hôtel de Ville d’hommes qui.(voir les annonces de la campagne municipale.) Ainsi parla l’homme frès au fait des dessous.Je ne sais si cette réponse satisfera le Weekly Witness.Elle n’embrasse qu’une partie de la question, mais on nous concédera que c'est la plus difficile., Léon LORRAIN.MARGE DE LASESSION QUAND LES CHAMBRES FINI-RONT-T-ELLES LEUR TRAVAIL?ON S’ATTEND A CE QUE CE SOIT VERS LA FIN DE MAI.UN PRECEDENT Un collaborateur du Mail and Empire remarque que, en faisant approuver son choix du portefeuille de la guerre par ses électeurs, M.Asquith a créé un précédent.Aucun autre ministre n’avait jusqu’à présent, dit-il, jugé à propos de démissionner comme député lorsqu’il échangeait un portefeuille pour un autre ou qu’il en prenait un deuxième.M.Asquith était déjà premier lord du Trésor.Il conserve cette position et est en plus secrétaire de la guerre.Les deux portefeuilles comportent un traitement de vingt-cinq mille piastres chacun.Avant lui plusieurs premiers ministres, entre autres le plus jeune des Pitt, Canning, Peel et Galdsto-He, ont tenu deux portefeuilles à la fois.Il est assez probable que M.Asquith se serait bien contenté d’un seul si ce n’eût été de l’incident SeeLy-Paget qui lui a fourni une si belle occasion de mettre ses adversaires en contradiction avec eux-mêmes.P.L.EXCELLENTE IDEE La carte postale est devenue un excellent moyen de propagande, surtout la carte postale illustrée.M.J.C.Magnan, agronome officie! du district de Saint-Casimir, comté de Portneuf, a eu l’heureuse, lexceUente idée Je l’employer à la diffusion de l’enseignement cole.agn- Nous en avons vu quelques-unes d un joli dessin et d’un texte bien pratique.Elles remplacent avantageusement celles par trop ridicules dont se pâment malheureusement trop d’amateurs.Quelqu’un qui développerait l’idée Je M.Magnan en une série intelligente et attrayante ferait une oeuvre dont les résultats seraient peut-être considérables.G.I).Les séances des Communes vont reprendre dès le mercredi après-midi, quinze avril.Il y aura probablement une cinquantaine de députés au plus, ce jour-là.On ne croit pas que ce nombre s’accroîtra de plusieurs unités avant la semaine prochaine.Le premier-ministre lui-même, M.R.-L.Borden, ne reviendra à Ottawa que le lundi, vingt, de la région d’Atlantic City, où il est allé se reposer quelque peu.C’est alors seulement que la session entrera pour tout de bon dans sa dernière période.LE DERAT SUR LE BUDGET.Le débat sur le budget devra recommencer mercredi après-midi.Il se prolongera sans nul doute jusqu’au jeudi, 24 avril, sinon jusque dans la dernière semaine de ce mois.On ne prévoit guère qu’il donne maintenant lieu à de grands discours, sauf, peut-être, à un de M.Laurier.La gauche devait d’abord saisir la Chambre, dès avant les vacances de Pâques, d’un amendement quelconque, portant soit sur la taxe'du blé, soit sur celle des machines aratoires.L’attitude dn ministre des finances, sur ces deux points, a été telle, que la gauche n’a pu.formuler encore son amendement.On croit qu’elle le fera dès après la rentrée.Mais il y a encore bien des hésitations à ce propos.I! parait assez difficile que cet amendement porte sur le relèvement du tarif quant à différenies] sortes d’acier que le ministre propose de frapper de droits de douane plus élevés.Car l’imposition de tels droits est de nature à favoriser les aciers de la Nouvelle-Ecosse; et, partant, les députés libéraux de! cette province ne se soucient guère, —tels MM.Macdonald, de Pictou,; Carroll et Mackenzie, de Cap-Bre-j ton,—de condamner une politique qui doit, selon toutes les prévisions, augmenter l'imporlance des aciéries de leur région.Mais il n’y a pas de doute que, dès la rentrée, M, Laurier et ses amis s’entendront pour examiner la question de saisir la Chambre d’un amendement quelconque aux propositions du pii-nistre des Finances.Le difficile c’est de prédire à coup sûr cc qu’il sera.LE CANAL DE LA BAIE GEORGIENNE.Dès mercredi, le ministère recevra une nombreuse délégation de représentants de municipalités, de corps publics, de compagnies et d’associations favorables à la construction immédiate du canal de la Baie Géorgienne.11 y aura de 50(1 à 1,000 délégués, prévoit-on.M, Borden sera absent; M.Rogers, 1< ministre des Travaux Publics, recevra lui-même, avec plusieurs de ses collègues, les membres de cette délégation.La réponse que le ministre des Travaux Publics fera aux délégués est facile à prévoir.M.Rogers leur rappellera que le ministère vient de nommer une commission composée de MM.Evans, de Winnipeg, et Gohier et Meighen, de Montréal, et chargée d’étudier la praticabilité commerciale du canal de la Baie Géorgienne.M .Rogers ne devra pas insister sur l’ampleur des travaux dont il a chargé cette commission.Car, de fait, le ministre a dressé, pour celle-ci, un programme d’études d’une étendue telle que, à supposer que les commissaires—dont le poste est honorifique et ne comporte nul émolue-ment,—emploient tout leur temps, d’ici à deux ans, à le tirer au clair, ils n’auront pas encore alors assez! de lumière pour éclairer le minis-; tre.Car celui-ci voudrait que le.sj commissaires étudiassent, entre au-; très sujets, la possibilité du développement de la culture du blé dans toutes les régions non encore ouvertes de l’ouest, et suivissent le mouvement du blé dans tous les ports de l’Atlantique, de Galveston, Texas, à Halifax, puis de l'influence que Touveriure du canaT" de® Panama pourra avoir sur le mouvement du blé canadien.Il y a une vingtaine d’autres questions du même genre soumises à l’étude de nos commissaires, ce qui démontre à l’évidence que la création de cette commission n’est qu’un faux-fuyant pour ajourner la question jusqu’à l’heure où les travaux de réfection du canal Welland seront assez avancés et assez coûteux pour que le ministère conclue à l’impossibilité financière de construire le canal de la Baie Géorgienne.Il se pourrait bien qu’il se trouve quelqu’un pour faire remarquer au ministère que les partisans du canal de la Baie Géorgienne n’entendent pas se laisser jouer ainsi.Et il serait opportun que quelqu’un le lui signifiât en termes courtois mais fermes.LA FIN DE LA SESSION.On croit que le parlement terminera son ouvrage vers la fin de mai, probablement le samedi.30 mai.Il est vrai qu’il reste encore au moins sept-douzièmes du budget 1914-1915 à voter, dont les crédits du ministère des postes, de la milice et des travaux publics que la gauche se propose de soumettre à une critique des plus sévères.Mais les séances du matin vont commencer dès la semaine prochaine, parait-il, et ceci avancera d’autant le travail de la session.Quant à l’assistance financière demandée par le Nord-Canadien, on ne prévoit pas que la gauche s’y oppose longuement, car plusieurs de ses membres, —ainsi M.Graham, le lieutenant de M.Laurier,—y paraissent favorables.Et puis il faut compter avec la précipitation des dernières semaines et des derniers jours.T.’an dernier, en deux heures, la 'Chambre votait une somme de 50 millions pour différents ministères.Telle hâte est blâmable, mais ele est coutumière à tous les parlements.Et c’est elle qui sera le plus grand facteur de la clôture des travaux parlementaires.11 y aura 4 mois et demi que la session dure et nos députés estiment que ce sera assez.UNE SITUATION CARACTERISTIQUE On annonce qu’un fauteuil de juge deviendra prochainement vacant dans le comté de Prescott.Déjà les ambitions s’aiguisent et tes intrigues se tissent.Prescott, comme l’on sait, est un comté aux quatre-cinqnièmes français.Or nos compatriotes se croient obligés d’engager une campagne de presse — non point pour réclamer un magistrat de leur race, mais pour obtenir que le nouveau juge comprenne et parle le français.Nous en sommes là! Des avocats de langue anglaise incapables de comprendre lés deux langues olfi-delles du pays, recherchent l’hermine et ils ont même, afl'irnie-t-on, trouvé des Canadiens-français poulies appuyer.Nous voulons espérer que le gouvernement ne commettra pas cette sottise de nommer à Prescott un juge qui soit incapable de comprendre la majorité de ses justiciables.Mais les Canadiens-français font bien d’être sur leurs gardes.Tout est possible dans notre pays.0.H.LES SOUPERS DES W Georges PELLETIER.EN PAGE Chinois et Mongols — Les méthodes d’apostolat, par le R.P.Joseph Van Oost.Le Comité qui organise les Soupers des Amis du “Devoir”, se voit obligé de rompre le silence qu’il s’était jusqu’ici imposé et de donner, par la voix du journal, quelques indications précises à ses adhérents.L’occasion est donc bonne de parler d’une initiative que nous pouvons apprécier avec d’autant plus de liberté qu’elle est complèète-meïit indépendante de nous.Ces soupers ont été organisés par un certain nombre d’amis et sont dirigés par un comité qui en règle luLmème les détail si.Ceux dp ^ios collaborateurs qui y assistent le font au même titre que nos amis du dehors.L’objet de ces réunions, dans la pensée de leurs initiateurs, était de permettre à un certain nombre d’amis de notre oeuvre de se rencontrer périodiquement et de causer, à la bonne franquett?, des choses qui les intéressent.Les cinq ou six promoteurs du mouventent avaient amené à la première x’éunion une vingtaine de invité quelques-uns de leurs amis leurs amis.Ceux-ci ont à leur tour et le nombre des convives est devenu tel qu’il a fallu abandonner le local primitif et émigrer au Saint-Lawrence Hall.Tout cela s’est fait sans la moindre réclame sans un mot dans les journaux, sans que personne puisse compter y recueillir un avantage personnel.On avouera qu’un pareil fait, se répétant pendant des semaines et des semaines, témoigne d’une vitalité dont nos amis peuvent être fiers.On trouvera en première colonne, dernière page, les indications que nous communique le Comité d'Organisation.— O.H.LES CONFERENCES DU “ DEVOIR” LE R.P.VAN OOST AU MONUMENT NATIONAL.L’annonce de la conférence que doit donner au Monument National, le R.P.Oost missionnaire belge, a suscité partout le plus vif intérêt.Les articles du distingué missionnaire laissent prévoir tout l’attrait qu'offrira sa conférence.L’entrée sera gratuite et les dames sont spécialement invitées.Il n’a été réservé que tes fauteuils d’orchestre et tes baignoires pour couvrir les frais inévitables.Çes billets sont mis en vente aujourd’hui même aux bureaux du “Devoir”, 43 rue Saint-Vincent, au prix de cinquante sous pour les fauteuils d orchestre et de $3.00 pour chaque baignoire.FEU M.J.W.PALMER Un ries gros financiers de Montréal, M.J.Wesley Palmer est décédé hier à l’âge de 64 ans, à sa résidence, 4263 Dorchester Ouest.NOS DEFAUTS ET NOS VICES NATIONAUX Le directeur du “Devoir” en énumère quelques* uns dans une conférence à Hochelaga, hier soir.—Un appel aux pères et aux mères de famille.LA RELIGION PAR LE PATRIOTISME Plus d’un millier de personnes assistaient, hier soir, à une conférence donnée par M.Henri Bou-rassa, sous les auspices des amis du Devoir, dans la * salle du couvent d’Hoehelaga, rue Saint-Germain.Sur l’estrade on remarquait plusieurs personnages ecclésiastiques, des hommes de profession et des industriels importants des quartiers avoisinants.Le docteur i).Chouinard qui présidait la réunion présenta le conférencier qui fut l’objet d’un très chaleureux accueil.M.Bourassa, pendant plus d’une heure entretint son auditoire de nos vices et de nos défauts nationaux et en conclusion fit un appel à toutes les mères et tous les pères de familles, les engageant à enseigner à leurs enfants le véritable patriotisme qui consiste dans la pratique fidèle des devoirs religieux et sociaux.Après que M.Bourassa eut repris son siège, le docteur J.-H.Garceau se fit l’interprète de l’assistance pour complimenter le coqférencie; de son intéressante causerie et le chanoine Desgranges termina la réunion en soulignant quelques traits principaux de la conférence.Grâce à la générosité du comité d’organisation, on fit ensuite la distribution gratuite à l’assistance d’un roman édité spécialement pour le Devoir par la maison de la Bonne Presse de Paris.Les élèves des Frères agrémentèrent la réunion par des chants d’hymnes patriotiques.o o o S’adressant à l’auditoire mais particulièrement aux membres du clergé présents, le directeur du Devoir réclama leur indulgence parce que la besogne qu’il allait remplir dans quelques instants était peu agréable.“Mon intention”, dit-il en substance, n’est pas de me substituer aux directeurs spirituels ici présents et de leur épargner les devoirs ardus de la semaine pascale, mais c’est une confession générale et collective que je désire faire.Dans le monastère, l’heure pénible pour le religieux c’est celle de la coulpe, alors qu’il lui faut faire publiquement l’aveu de ses fautes.Ce soir, ajoute M.Bourassa, j’assume le rôle délicat de faire pour nous tous la confession de nos fautes, un examen de conscience nationale qui coïncidera avec l’époque de l’année où d’habitude l’on fait un retour sur soi-même.” Le conférencier déclare que ce qu’il veut étudier en famille, c’est l’état de notre conscience comme peuple, afin de nous rendre compte si la mentalité moyenne représente bien les éléments constitutifs de notre mentalité sociale.“La mentalité d’un peuple ne correspond pas toujours à la mentalité individuelle”, fait remarquer le conférencier qui en trouve la raison dans le fait que la conscience nationale peut n’être pas toujours à la hauteur de celle des individus qui la composent.Les circonstances qu’un peuple traverse influent nécessairement sur son caractère, ses facultés et ses habitudes.Ce que désire le conférencier c’est d’étudier sans parti pris, sans fausse honte, les vices et les défauts qui existent chez nous, Canadiens-français, de rechercher par où nous avons déchu, comment nos qualités ont pu s’atrophier depuis cent ou cent cinquante ans.Afin d’adoucir ce que cet examen de conscience peut avoir de pénible, M.Bourassa rappelle que récemment encore, devant des auditoires anglo-protestants, il a exécuté une tâche plus agréable: celle de faire l’éloge de scs compatriotes et de faire ressortir Feurs.bonnes quav iités.Le conférencier parle des diffé< rents éléments qui chez un peuple se servent les uns les autres, du ré-1 gime politique, des circonstances extérieures et causes diverses qui peu à peu creusent le chenal par où la nation .s’achemine, et il signale quelques-unes des évolutions des peuples teutons et celtiques et leuy influence en France, par exemple, “Chez nous”, dit-il, “la conquête fut le premier épisode qui commença à tracer la ligne de démarcation entre nos ancêtres et nous.La conquête commença par supprimer les institutions politiques que nous avions héritées de la France, avec toutes ses traditions, pour nous faire passer aux institutions britanniques.” L’orateur signale alors les débats qui eurent lieu à cette époque dan le parlements britannique sur les possibilités d’assimiler les Canadiens-français aux institutions anglaises, au droit de représentation dans les corps administratifs, aux procès par jury, etc., etc.Nous nous sommes adaptés avec une souplesse étonnante à ce régime nouveau, mais notre caractère national en a subi une défection dont nous souffr .: c d - • Là conquête a eu également pour effet d’annihiler l’influence des classes laïques dirigeantes chez nous.L’aristocratie a cessé d’exister comme corps social; il ne nous est resté qu’une classe dirigeante: le clergé.Au nom de la vérité historique, le conférencier croit devoir répéter ce qu’il a souvent déclaré dans les milieux protestants et orangis-tes de l’Ontario, que c’est au clergé que nous devons d’avoir gardé notre unité nationale.Il ne faut cependant pas se faire illusion et croire que le clergé seul pouvait tout faire.Il est inévitable que le clergé ne pouvait apporter dans la so< httion des problèmes politiques la même compétence que dans celle des problèmes moraux, et c’est pré< aisément à cause de cette lacune dont les seules évolutions de l’histoire étaient la cause, que Je peuple canadien-français n’a peut-être pas développé eu lui tous les instincts de combativité qui lui auraient permis de prendre et surtout de garder sa place dans l’organisa me politique et social d’un Etat démocratique.“U s’est développé chez notts’L déclare le conférencier, “trop d’es* prit de soumission et pas assei^ d’esprit de résistance.” Le conférencier voit la deuxième cause de notre affaiblissement dans le développement rapide et intense du régime démocratique.En effet, transportés d’un pays autocratique et aristocratique dans une colonie où pendant plus d’un siècle et demi régna un régime paternel, nous nous sommes vus tout à coup électeurs et éligibles à des fonctions auxquelles nous n’étions pas habitués, ni par éducation, ni par habitude, et alors s’est développé chez nous un certain anarchisme intellectuel qui a amené une nouvelle évolution, La période de transformation marquée par la conquête a été suivie chez nous d’une période de progrès intense.Appauvris comme nous l'étions par des siècles de luttes et des banqueroutes, nous éprouvâmes le besoin de vivre en paix.Cette réaction naturelle accentua notre esprit de résignation et nous fit oublier qu'un peuple vaincu doit toujours lutter, d'abord pour reconquérir ses droits, puis pour les maintenir.Notre prospérité matérielle a correspondu à un développement intense de matérialisme qui nous (Suite à la 2ième page) I8TRE K81ÏELLE KMMt : 43, rue Saint-Vincent.Téléphone : lain T4B0 Rédaction : Main 7461 Administration LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI, 12 AVRIL 1914 VOL.V.—No.85 (Suite de la 1ère page) pris à la gorge, nous surtout, pente rural.Nous nous sommes alors Dgouffrés dans les grandes villes idustrielles, nous avons dépeuple os campagnes; armés faiblement ttmrae nous l’étions alors, nous i-ons affaibli davantage la com-uinauté canadienne - française.!ous restons encore des paysans éracinés.Cette vie des villes a complètement transformé nos habitudes et exercé une sensible influence ans la famille.S’adressant aux dames présentes n grand nombre dans la salle, le onférencier s’excuse d’avoir à leur lire ce soir quelques-uns de leurs iéfauts, mais il laisse entendre que rs hommes en entendront de plus lurs dans quelques minutes et il lemande alors à toutes les mères le familles si elles sont bien sou-feuses de former des citoyens de Semain.“Songez-vous suffisamment,” dit-I, “que ces petits enfants que vous ntourez de soins si tendres depuis fur naissance, seront demain des lèrcs ou des mères de famil'es ‘1 fous préoccupez-vous du rôle xo-ial que ce-, enfants seront appelés j jouer plus tard ?Il ne faut pas [mire que seul l’homme de profes-îon a des fonctions sociales, à ac-pmplir dans la vie.Le plus hum-ie des ouvriers, celui qui tous les Batins se dirige vers l’usine avec g petite chaudière au bras, peut Ire appelé, dans un pays démocra-îque comme le nôtre, à jouer dédain un rôle de première impor-jmee.Formez-vous cette jeune fille ivec l’idée que plus tard elle aura Ile-même à former de bons ci-ayons ?” Le conférencier -déplore le fait tue la vanité et le luxe sans foùt occupent une place trop brte dans l’esprit de la fem-he en général et il décrit influence morale énorme que chaîne femme peut exercer sur les ci-oyens qui l’entourent.Le confé-tencier constate qu’aujourd’hui la préoccupation d’un grand nombre je jeunes ouvrières consiste à gainer plus d’argent qu’une domes-ique de maison, afin de se procu-'er un chapeau qui sera plus en-tlumé ou plus haut, ou un manteau dus fendu ou plus excentrique que :eux de la bonne de telle ou lellc lame, ou de la dame elle-même.La diffusion de l’esprit démocra-jque a développé chez nous, depuis luelques années surtout, un senti-nent tout particulier entre les ‘lasses sociales, l'envie pour les mes d’imiter la classe boungeoise, iar exemple dans ses habitudes, ses :aprices, Ja mode, etc.Le résultat de tout cela c’est que fans nos familles l’on a aujourd’hui lerdiu quasi totalement la science le l’économie domestique.Le conférencier fait réloge de fouvrière française qui a encore sonservé l’esprit de l’économie domestique et en parlant de celles l’entre nous que l’amour du luxe a mvahios, il fait remarquer qu’il est Beaucoup plus honorable pour un >uvrier ou une ouvrière de se vê-lir humblement et de payer son tompte d’épicerie toutes les semai-les.| !*! Le simple sentiment des propor-gons et du bon goût ne s’est pas suffisamment développé chez nous.“Les trois quarts des élégantes à Montréal,” ajoute le conférencier, •portent des toilettes que les honnêtes femmes à Paris n’oseraient porter.Certaines modes très dispendieuses et qui passent pour être des modes fashionables chez nous tout des modes que des femmes de fa bonne bourgeoisie en France n’o-neraient porter.Cela se comprend.Les marchands de modes ne somment qu’à grossir leurs recettes et Ils agissent en conséquence.“Ici, l’excès ridicule dans les modes, au seul point de vue du budget -domestique, et du bon goût, rreuse notre budget et constitue Pour nous une source de difficultés ge toutes sortes.” Le conférencier trouve une autre manifestation de notre affaiblissement national dans le fait que dette vieille politesse française, cette urbanité de manières qui nous distinguaient autrefois des autres peuples, ont subi une malheureuse Iransformation et exercé chez nous son influence.Lord Elgin, il y a 60 ans, écrivait à son oncle, lord Grey, "que le peuple canadien-français, ce peuple de paysans, était un peuple de gentil-hommes”.Le conférencier se demande si lord Elgin pourrait dire aujourd'hui la même chose de nous s’il lui était donné de revenir vivre au milieu de nous.“Non, nous ne possédons plus cette vieille politesse française, ces manières polies qui nous distin- guaient autrefois.Et cependant, quand l’homme a pour la femme un grand respect, quand la femme témoigne à l’égard de l'homme un sentiment de même nature, quand on prend l’habitude de se montrer plein de déférence pour ses semblables, que de choses ne peut-on pus éviter ?Les procédés diplomatiques ont évité bien des conflits.Dans la vie sociale c’est la même chose.Nous avons ici deux races vivant en société et parfois en conflit ; nous devrions avoir à coeur que l’on dise de nous que nous sommes le peuple courtois par excellence.“Si l'on en excepte nos campagnes,” dit le conférencier, “où l’on retrouve encore dans nos braves familles d’habitants cette vieille urbanité française qui fait l’admiration de tous, U nous faut avouer que la politesse canadienne-française a considérablement diminué.Nous ne faisons plus comme autrefois l’éducation de nos enfants.Nos enfants sont en général mal élevés.Ils n’ont pas ce respect que nos pères et nos mères avaient autrefois pour leurs parents.Les domestiques n’ont plus pour leurs maîtres ce respect et cette obéissance qui maintenaient autrefois de si cordiales relations entre eux.Les employés n’ont plus de déférence pour leurs patrons, de là les conflits et la mauvaise an-tente.Et quelles sont les causes à tout cela ?C’est que, aujourd’hui, malheureusement, F' parents n’ont plus pour leurs enfants ce respect qui est l’exemple et la véritable au torité ; la femme ne sait pas toujours sc faire obéir.“Aujourd’hui on corrige un enfant quand on est à bout de patie-n ce, et pour l’empêcher de pleurer on s’empresse de lui donner un baton sucré ; le maître et le domestique n’entretiennent plus les relations d’autrefois, le patron et remployé se tiennent isolés.L’égoïsme de classe s’est développé chez nous au point qu’on sc fait une idée fausse de l’autorité.L’autorité n’est plus la sagesse qui réprime, mais la force qui se fâche ou même se venge.Il résulte de tout cela que chez l’enfant se développe un germe de duplicité de conscience, et que cette duplicité de conscience gagne toutes les autres classes de la société.” Le conférem-ier passant à un au tre ordre d’idées déclare que h plus dangereux des défauts et des vices (pic nos conditions sociales ont développé chez noxis, c’est l’IM PROBITE.Le conférencier félicite ici le clergé qui par sa lutte vaillante con Ire l’intempérance a réussi à pré venir de.plus graves résultats et à secouer bien des consciences, niais il déplore que peu de gens parmi nous s’aperçoivent que nous sommes menacés d’un mal moral plus grave encore.“Nous sommes en train, de devenir un peuple canaille,” n’hésite pas à dire le conférencier.“Je me rappelle le tamps,” dit-il encore, “où un habitant oui un citoyen quelconque se serait indigné qu’on lui fasse signer un billet reconnaissant qu’il devait une somme d’argent à son voisin, mais depuis les choses ont bien changé.” Il faut se l’avouer, fait remanquer M.Bourassa, l’exemple de l’improbité est parti malheureusement de haut.C’est la tête qui a commencé par se gâter.Un pauvre diable vole une bouteille de lait pour nourir son enfant qui va mourir, et on lui donne dix jours de prison; un autre malheureux vole un seau de charbon dans les cours du C.P.R., pour réchauffer un peu sa maison, et on l’envoie foire un séjour de quinze jours en prison.Mais un monsieur puissant, riche, influent, se rend coupable de vol, de concussion, d’extorsion, et on lui permet, afin d’échapper aux ennuis que pourraient lui susciter les dénonciations trop fortes, d’aller faire une cure à Nice en y amenant sa famille.Un autre qui s’est rendu coupable de semblables crimes va se reposer dams quelque plage américaine et lorsqu’il revient on lit dans le carnet mondain de quelque journal à sensation qu’il va reprendre l’exercice de sa profession.Le conférencier cite encore le cas d’un ministre de la Couronne que trois individus accusent d’avoir induit à commettre une offense contre le code pénal, et qu’un collègue vient protéger et défendre sans oser faire une enquête sur les accusations formelles portées contre cc collègue.Les deux partis politiques s’ingénient dans certains cas à protéger la crapule, les voleurs et les parjures de peur de sc faire du torl les uns et les autres, et on s’imagine que le peuple qui peine, celui que l’on punit sévèrement pour la moindre infraction comisc contre les lois, n’enregistre pas de semblables ini- mour de la patrie, ce serait déjà quités.un espoir pour la race.Le peuple démoralisé ne pour- Et aux applaudissements bien rait-il pas sc permettre lui aussi nourris du nombreux auditoire, le de se parjurer, de voler?Puisque conférencier termine en déclarant ces choses-là sont tolérées dans la qu’il vaut mieux laisser à ses en-haute, pourquoi ne le seraient-elles fants l’héritage d’une vie honnête, pas dans la basse également?d’un nom sans tache, d’une réputa- Le conférencier mentionne le cas lion intacte, plutôt que de léguer à d’un homme politique qui un jour sa famille des millions et le sou-lui déclarait sérieusement que le venir d’une vie d’homme public Décalogue ne s’applique pas en ma- corrompu.L tière politique.Il cite encore, comme exemple] d’improbité, le cas de ces deux candidats dans une élection, qui, après s’être mutuellement traités de brigands, de malfaiteurs et de cho-j ses pires encore, assistaient le lendemain soir à iule cérémonie reli-1 gieuse dans le but, par leur exem- LA DELEGATION QUE CONDUIRA pie pieux, daracher quelques vo-| _______________ tes, et qui, dans la corbeille POUR LA ROUTE GEORGIENNE du LA CHAMBRE DE COMMERCE A OTTAWA PROMET D’ETRE TRES NOMBREUSE.— LE MAIRE ET LES COMMISSAIRES EN TETE.La délégation des citoyens du Canada que la Chambre de Commerce de Montréal conduira à Ottawa mer- quêteur, recueillaient le denier du pauvre, pour mieux édifier les électeurs.Le conférencier s’écrie: “J’appelle cela, non seulement un scandale, mais un blasphème à la religion.” “Nous nous sommes habitués”, continue le conférencier, “à croire ,- - , .t '« n;“‘ pas un péché.Lest une abcnation (Géorgienne promet d’être très nom-propre à toutes les démocraties breuse, et fera sûrment époque dans américaines.” l’histoire du pays.De tous les points Le conférencier déclare que la du .Ray», de toutes les classes de la , ., .société arrivent a la LniamDre ties foi en la religion ne doit pas con' I tdhésions précieuses sister uniquement dans 1 observan- La délégation sera présidée par ce des simples devoirs religieux : son Honneur le maire Martin qui se-assistance à la messe, abstinence et ra accompagné des commissaires de reliaion c’est la cité et d’un grand nombre d eche- jeune, etc., mais la religion c’est aussi l’exemple que chacun doit donner du patriotisme, la religion c’est le respect que nous devons ] entretenir à l’égard de tous nos semblables, et c’est faire acte de religion que de donner aux minori- grand vins.De plus les délégués seront accompagnés des honorables sénateurs R.Dandurand, Arthur Boyer, F.L.Réi-que, John Costigan, Pascal Poirier; de M.P.E.Blondin, vice-president de la Chambre des Communes et d’un grand nombre de députés des tés au milieu desquelles nous vivons |jeu^ partjs le droit de nous représenter dans Au nombre des délégués inscrits les hautes fonctions publiques com-1 samcdi, il se trouvera des représen-me c’est faire acte religieux que de défendre les droits de nos compatriotes partout où ils sont violés.Le conférencier se tournant vers les membres du clergé présents les prie de faire comprendre à leurs supérieurs en hiérarchie qu’ils ne doivent pas compter sur la foule des politiciens voleurs pour défen dre les droits de l’Eglise Notre premier devoir à nous, Canadiens-français, est pourtant celui de représenter dignement la société chrétienne; nous sommes les PETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTES APPRENTIS BAP.B1ERS demandés, méthode moderne.Système Moler, établi depuis 22 ans.Quelques semaines suffisent.Outils donnés gratuitement avec le cours.Positions a»-surées.Cours spécial du soir.S ad.Molers Barber College, 62D.Boulevard St-Laurent.Montréal.apprenti pharmacien.demandé, de 1 ou 2 ans d’expérience, sérieux, honnête, désireux d’apprendre.S’adresser par lettre, J.A.D., 340 Boyer.~ ELECTROLIERS Electroliers pour 8 appartements de $10 en montant.Poêles à gaz de $2 en montant.Fixtures électriques et poêlas à gaz pour tous les goûts.Charet-te & Frère, 414 Ontario Est.Tel Est 721.JEUNE HOMME On demande un jeune homme connaissant parfaitement le français et l’anglais ainsi que la comptabî.ité et sachant bien écrire au typewriter.Références exigées.Boîte postale 2934.JEUNE HOMME On demande un jeune homme de 17 à 18 ans pour ouvrage de bureau.S’adresser 241 Saint-Paul.___ MENAGERE Personne d’âge moyen, avec références, demandée comme ménagère dans un presbytère.Ecrire à M.le curé de Compton, Qué.______ ON DEMANDE.Les personnes désirant acheter, soit magasins cigares, ép'ceries, maisons meublées, pour louer des chambres, j’en ai des grandes et petites, pour tous les goûts.Aussi les personnes qui désireraient vendre ou échanger leurs commerces j’ai plusieurs bons lots clairs.S’adresser.Jean Castelli, 120 Sainte-Catherne, Edifice “La Patrie”, établi depuis 24 ans.Tél.Est 4563.MllIlIliltilNIiiiMmailiilitlIKNilini'iHIIINII AVOCATS BOURBONNIERE, F.-J., C.R., avocat, 76 rue Saint-Gabriel.Tel.Bell, Main 2679.Tél.Bel! Main 1873.—Adresse télégraphique Codes : Western Un.Ùnlv.EU.Xrrub Montréal LEOPOLD BARRY LL-B.Avocat et Procureur Edifice Bunqup Ottawa, 22-1 rue St-Jacques Ckumbre 44.—Montréal Boite Postale 350.~Adresse télégraphique “Naliac, Montréal”.Tél.Main 1250-1251.Codes : Liebcrs.West.Un C.H.CAHAN, C.R.AVOCAT ET PKOCUREUR Edifie* Transportation.— Hue buint-Jacques LAMOTHE & TESSIElC” avocats.Edifice Banque de Québec, 11 Place d’Annes, Montréal.Tél.Main 3555.J.C.Lamothe, L.L.D., C.R., Camilie fessier, L.LB.Résidence ; fcst 5873.ANATOLE VÀNIER,B.A.,L.L.B.AVOCAT fél.Main 213.—Chambre 53.97 rire Suint-Jacques.Résidence : 180, Joanne-Mance Tél.Est 5873 GUY VANIER, B.A., L.L.L.AVOCAT >7, rue Saint-Jacques.—Chambre 70 Tél.Main 2632 MEDECINS Dr.M.LEMOYNE 257 SHERBROOKE DUT (Près Saint-Denis) .TOE.f® Maladies des yeux, oreilles, ni*, larynx.- Diplômé en hyulène Pub.Dr.J.N.CHAUSSE SPECIALITE : Voies urinaires, i"0ta-dies de la peau.Heures i 12 à 2 P.m., ®l a 8 p.m.Tél.Saint-Louis, 4826, 1333 Ave.Delorimlor, coin Mont-Royal.EST 6731 Docteur A.DESJARDINS Ancien Moniteur de l’Hfitcl-Dlen de Paris.Maladie des YEUX, des OREILLES, «lu NEZ et de la GORGE.523 Saint-Denis, | (en face du carré Saint-Louis).DENTISTES TEL.EST 410.— Dr Ernest Charron tants de Trois-Rivièrs, Hull, Sherbrooke, Nicolet, de Plaisance, de Charlemagne, de Montebello, de St-Scholastique, de Sainte-Thérèse, de Rigaud, de Sorel, de Chambly, Grenville, de Saint-Sauveur, de ITsle Dupas, de Guyon ; outre ces municipalités de notre province, plusieurs municiualités de l’Ontario enverront aussi des représentants ainsi que quelques-uns du Manitoba et de la Nouvelle-Ecosse.Les unions ouvrières inscrites samedi matin étaient: le local 134 de la Fraternité-Unie des charpentiers et mnuisiers d’Amérique, le local de Montréal de l’Association des tail- À LOUER NOTAIRES GIROUX.LUCIEN, notaire, édifice Saint-Charles, 43 rue Saint-Gabriel.Tél.Main 2785.Résidence.405 Duluth Est.Tel.Saint-Louis 3585.Argent à prêter.Règlement de succession.BELANGER & BEËaNTIËrTLcan- dre et Adrien), 30 Saint-Jacques.Main 1859.Rs.240 Visitation.Prêts sur hypothèque, achats de créances.CHIRUKGIEN-DENTISTE (44 rue Salnt-DcnU.Près de l’Unlver-Montréal.alté Laval.mmnssmaÊEsm INGENIEURS CIVILS ET ARPENTEURS De GASPE BEAUBIEN Ingénieur - Conseil, Chambre 28, EdiÜce Royal Insurance,_ Place d’Armes.Montréal.Tél.Main 8240.HURTÛBISE & HIJRTUBISE, Ingénieurs civils, arpenteurs - géomètres.Edifice Banque Nationale, 99 Saint-Jacques, Montréal.Tél.M.7618.ARCHITECTES LAFRENIERÊ, d.L.D.-A.A P.Q.Architecte,Professeur de dessin d architecture.Conseil des Arts et Manufactures, 271 Saint-Denis.Tél.Est, 887, 523 Lafontaine, Maisonneuve.Tél.LaSalle 1856.notre P: UN ROMAN PAR MOIS SL COUPON No 1 13 avril 1914 LE DEVOIR La série de six coupons consécutifs et trois sous apportés aux bureaux du DEVOIR, 43 rue Saint-Vincent, donnent droit à un exemplaire du roman “Notre frontière”.Les personnes qui désireront recevoir ce roman franco, devront envoyer trois sous en plus pour frais de poste et d’emballage.Avons-nous conserve triolisme intact?Le patriotisme, il ne faut pas l’oublier, c’est la vie nationale d’ua peuple, et le patriotisme pour noifs comporte le devoir de défendre les droits des minorités catholiques et françaises ailleurs aussi bien que chez nous.Qu’avons-nous fait pour nos compatriotes du Manitoba, de la Saskatchewan et de l’Ontario?Il ne faut pas l’oublier non plus: le jour où les contreforts de la nationalité canadienne-française seront affaiblis, notre citadelle sera menacée de destruction.Bien que des grands hommes d’Etat anglais aient nettement expliqué l’esprit de la constitution qui nous régit, quoique des hommes comme sir John Macdonald, par exemple, se soient levés en plein parlement et aient déclaré “que malgré que le pays ait été conquis, les deux races ont absolument les mêmes droits et privilèges”, nous avons accepté que comme minorité nous devons plier l’échine.L’orateur fait remarquer que cette faiblesse de notre part n’est pas propre à nous attirer l’estime et le respect des Anglais.Vingt ans de contact et d’expérience ont permis au conférencier de constater que l’Anglais a l’esprit de domination, il est vrai, mais qu’il a le mépris de celui qui s’aplatit devant lui et le respect pour celui qui sait lui faire face courageusement.Il est alors prêt à traiter d’égal à égal.Jouirions-nous des libertés dont nous jouissons aujourd’hui si les générations passées n’avaient pas su lutter pour la revendication de nos droits?Le conférencier conclut en déclarant qu’il faudrait que tous prennent la résolution de réveiller en nous le sentiment du devoir social, de développer chez l’enfant cette notion que plus tard il sera appelé à accomplir des actes de citoyens, de préparer nos filles à orner plus tard nos salons par leur charme et leur grâce mais également à élever des patriotes, à apprendre à leurs fils que, comme électeurs ou mandataires, ils auront plus tard à exercer leurs devoirs avant de réclamer leurs droits, enfin de développer partout et chez tous le sentiment de conscience qui s’applique à tous les actes de la vie publique comme à tous les actes de la vie privée.Le conférencier fait un vibrant appel à tous les membres du clergé qui l’entourent les priant d’aider tous les hommes de bonne foi à opérer le réveil de la conscience nationale.Les partis, les coteries passent, les individualités disparais-1 sent, mais les générations d’enfants J restent et cc sont elles qu’il faut ! préparer aux luttes de l'avenir.S'il n’y avait dans cette salle que | I vingt mères de famille et vingi pè i J res de familles qui quitteraient la ] réunion ce soir avec la notion d< | I développer chez leurs enfants Tr | mandataires d’une minorité reli- leurs de pierre; le club ouvrier d’Hd-gieuse et nationale et à ce titre nous chelaga, LUnion des ouvriers en fer.avons à accomplir des devoirs na- Toutes les grandes organisations s tionaux supérieurs à ceux des peu- commerciales, de Montréal seront le-s T.1PC rmnc oninni-pnt présentés; le Montreal Board of Ira- .,m Ilols entouie, , de a nommé MM.Jos.Quintal, vice- pa~ j président M.LGear, ancien président et Geo.Hadrili, secrétaire.pour le re-présnter; la Chambre de Commerce, en grand nombre, sera aussi représentée; l’Association des marchands détailleurs de Montréal, et plusieurs autres.1 De nombreux citoyens de Montréal et des environs se sont aussi inscrits.Bref on s’attend que cette dé: légation sera la plus nombreuse qui se soit rendue à Ottawa.Un bouton-souvenir sera donné à chacun des délégués, pour commémorer ce grand voyage.Vers midi et quarante-cinq, les délégués se réuniront à l’hôtel de ville d’OOttawa pour procéder à la formation d’une ligue permanente qui s’occupera de Ja constructioen du canal de la Baie Géorgienne.Les membres de cette, ligue se recruteront dans toutes les parties du Canada.C’est l’hon.M.Coderre qui présentera la délégation à l’hon.M.Rogers qui sera accompagné de tous les ministres à Ottawu.Ceux des délégués qui voudraient prolonger leur séjour à Ottawa pourront le faire; 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On ne sait pas encore quelle attitude ils prendront sur certaines questions.Le maire Martin, lui.semble n’avoA pas changé d’idée.Seulement il ne veut pas que toutes les séances des commissaires soient publiques.H croit qu'il faut tenir secrètes certaines choses comme les expropr allons et les emprunts., t , M.Martin déclare qu’il s’en tient mordicus au référendum pour savoir s’il est de la volonté du peuple que le bureau de contrôle soit maintenu.LES EPAVES DU SOUTHERN CROSS LE CHAT DE M.POINCARE Les Paris, 11.— M.Poincaré adore les chats — on adore ce qu’on peut.L vient de mettre à la mode en France la manie de voyager avec son chat.Récemment, quand il est parti pour COLLECTION A VENDRE.Collection complète du “Devoir” depuis sa fondation.Ecrire en men-ionnant le prix que l’on désire payer à Casier 12 “Le Devoir '.Acti AU manu a aero-rché lOf A Ce sacn \ VENDRE.: à un prompt acheteur.i par •Je Prt Immobilier Linr.-‘e.cmia nar.s les premiers mois de la fordat'on de la Compagnie.S'adres ser, 351 rue Maisonneuve.Saint-Jean, Terreneuve, 13.- .offic ers du steamer Bloodhound, ar- Nice, il a pris avec lui son magmfi-rivés ici aujourd hui, rapportent que que chat siamois qui a nom Gris- • - 1.’ r« /¦vkiF «I ¦nid II i » r»
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