Le devoir, 16 avril 1914, jeudi 16 avril 1914
VOLUME V—No.88 MONTREAL.JEUDI 16 AVRIL, 1914 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS : m Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.$ÎÏ.OO UNION POSTALE.$6.00 Edition Hebdomadaire : ——.^ CANADA.$1.00 max II ETATS-UNIS.$1.50 UNION POSTALE.$3.00 Kh Directeur : HENRI BOURASSA Rédadt 43 Administration : vINT-VINCENT «J cr «•D «|ô CT CU ^ NTRKAL.TELE *3 § ma h t * *** ±,:S£ fRATION RELIAI » ION : Main 7461 Main 7460 FAIS CE QUE DOIS ! r UNE GROSSE COLERE DE LA “ PATRIE ” La Patrie s’est fendue hier d’un grand article à l’adresse de M.Bou-rassa.Dès le titre (Une campagne ignoble), on pouvait prévoir que ce serait terrible, et le vocabulaire des grands jours y passe en effet tout entier.Insinuations perfides, besogne détestable, diabolique astuce., voilà quelques-unes des fleurs qui parent ce joli poulet.On y affirme même que "depuis une dizaine d’années, M.Bourassa n’a pas fait d’autre métier: chaque fois qu’il a parlé et chaque fois qu’il a écrit, c’était pour semer dans la foule des germes de désunion et de haine.” Une dizaine d’années! Celà nous ramène à 1904 et cela couvre précisément la période pendant laquelle la Patrie prodiguait à M.Bourassa les compliments et s’efforçait de donner à ses discours le plus retentissant écho.Faut-il en conclure qu’elle participait alors, de coeur gai, à "une campagne ignoble” ou qu’elle ment aujourd’hui, de propos délibéré, pour nuire à quelqu’un qui l’embarrasse?Mais si, pour faire bonne mesure, la Patrie couvre de scs épithètes toute la dernière décade, c’est l’atütùde de M.Bourassa dans la campagne municipale — et particulièrement sa série d’articles anglais — qui forment l’objet princip-l de son courroux.Nous avouons que .’opinion qu’elle peut entretenir sur le fond ou la forme de ces articles nous laisse parfaitement froids; et s’il ne s’agissait que de cela nous ne prendrions même pas la peine de relever le paquet de la Patrie.Les articles sont assez clairs pour que les gens intelligents — et c’est assurément le cas de nds lecteurs — puissent les apprécier à leur vrai mérite.Us ont été reproduits par la Gazette et tirés en brochure à cinq mille exemplaires, ce qui nous assure qu’ils ont trouvé dans les milieux anglais un public qu’aucune dénonciation calomnieuse ne pourra désormais troubler.Mais il y a quelque chose de beaucoup plus intéressant que l’article de la Pairie, c’est l’heure et les circonstances où il paraît.Voici plus d’un mois en effet qu’a été publiée la dernière partie de l’étude dite French and English — dont la Patrie n’avait pas encore jugé à propos de se scandaliser; voici plus de huit jours que sont terminées les élections municipales sur l’apretè desquelles la Patrie semblait vouloir jeter le voile de l'oubli.— On î’a vue en effet, après avoir rappelé à M.Martin (premier-Montréal du 3 avril) qu’il aurait bien tort de "se prendre au sérieux” et qualifié sa candidature de ‘‘plaisanterie déjà vieille.mais qui serait poussée trop loin, si elle était prolongée jusqu’au vote inclusivement”; après avoir dit, dans le même article: “Il nous répugne d’énumérer les qualifications INDISPENSABLES à quiconque aspire à être placé à la tête de l’administration municipale, ET QUI MANQUENT A M.MARTIN.Ce ne sont pas des choses agréables à dire publiquement, QUOIQUE PERSONNE NE LES IGNORE”, on l’a vue signaler, sur deux colonnes, en caractères gras et avec encadrement, (numéro du 7 avril), la visite que M.Martin daignait faire à son directeur."C'est de tradition et presque d'étiquette courtoise, disait-elle, qu’au lendemain des grandes campagnes électorales les candidats victorieux viennent saluer les directeurs de nùs quotidiens El' RECEVOIR EN ECHANGE, CELA VA DE SOI, FELICITATIONS ET COMPLIMENTS.” Félicitations et compliments au monsieur dont on qualifiait la candidature, quatre jours plus tôt, de plaisanterie trop prolongée, à qui l’on rappelait obligeamment qu’il lui manque des "qualifications indis-/icnsables à quiconque aspire à cire placé à la tête de l’administration municipale” : on ne pouvait témoigner plus hautement de son désir de i .ser l’éponge sur le passé.Et que, dans ces conditions, après un intervalle de calme et de silence presque absolus, la Patrie se fende d’un article comme celui d’hier, cela ne peut manquer d’intriguer les naïfs.—Quel intérêt peut-il bien avoir à être malade?disait-on jadis de Talleyrand.La Patrie étant personne fort chatouilleuse et très portée à remplacer par le papier timbré le papier à copie, je me garderai bien de la comparer à Talleyrand pour la perversité ou l'intelligence, mais je ne puis m’empêcher de demander: Quel objet vise cette, subite reprise de campagne?A quoi tend cette dénonciation si longtemps retardée?L’indignation réelle explose d’habitude plus vite.Il est vrai que le matin même le Daily Mail, qui reproduit complaisamment aujourd’hui, et avec le même titre, la partie la plus violente de l’article de la Patrie, sonnait, quoique sur un ton moins élevé, la même note et qu’avec la Patrie la télépathie explique bien des choses.On l’a vue jadis interrompre ses querelles avec la Presse pour publier le même jour que celle-ci, et à la même heure, un article sur le Tramway qui ressemblait comme un frère à celui de la Presse, et pareille coïncidence relève évidemment du domaine de la psychologie supérieure.Mais l’explication télépathique ne serait peut-être pas suffisante dans ce dernier cas.La Patrie espère-t-elle que l’anonyme bienfaiteur qui faisait reproduire à quatorze sous le pouce carré sa prose franco-impérialiste sera tellement pris par ce nouvel article qu’il en assurera la diffusion suivant les procédés anciens?Compte-t-elle, après avoir traduit cette prose en anglais, en faire la base d’une brochure qu’elle distribuera aux annonceurs — pour nous rendre service sans doute — comme elle le fît des articles où elle entreprenait de nous couvrir du drapeau annexionniste?Toutes les explications sont possibles, et nous suivrons avec une certaine curiosité le développement de cette campagne.Elle ne peut que mettre dans une lumière plus crue l’attitude et les méthodes de la Patrie; et tout le monde y gagnera — à part elle.Orner HEROUX.LE CANAL DE LA BAIE GEORGIENNE LE SECRET DU SUCCES LA CONFERENCE VAN OOST QUELQUES DETAILS SUR LA REUNION DU 21 AVRIL Nous rappelons qu’à la réunion du 21 avril, où le R.P.Van Oost fera, sous la présidence de M.Edouard Montpetit et sous les auspices du Devoir, une conférence sur les Mongols et la Mongolie, l’entrée sera absolument gratuite.Les dames sont particulièrement invitées.Les seuls sièges réservés sont les sièges d'orchestre et de baignoires.Les billets sont en vente, au prix de 50 sous pour les fauteuils d’orchestre et de $3.00 pour chaque baignoire, aux bureaux du Devoir, 43, rue Saint-Vincent, et à la librairie Lan-gevin et L’Archevêque, 161, Saint-Denis.UN NOUVEAU LIVRE M.l’abbé Camille Boy, l’un de nos rares critiques littéraires, vient de publier, sous le titre Nouveaux Essais sur la littérature canadienne.le recueil de ses derniers articles.Il y est question d’oeuvres déjà anciennes — telles les Anciens Canadiens et Jean Rivard — et des oeuvres les plus récentes.Ce livre mérite une étude spéciale.Nous y reviendrons.En somme la délégation de la chambre de commerce ne revient pas trop déçue d’Ottawa.Au point de vue nombre et adhésions de l’extérieur son instance est un succès.La chambre des communes était bondée de délégués dont un fort contingent venu d’aussi loin que North Bay et Port Arthur.Les ministres aussi étaient nombreux ; autour de M.Rogers, qui a parlé pour le gouvernement, on remarquait MM.Doherty,.ministre de la justice, M.White, ministre des finances, M.Hazen, ministre de la marine, M.Nantel, ministre des contributions indirectes.M.Perley, ministre sans portefeuille.M.Coderre, secrétaire d’Etat.Et parmi la foule approuvant très vivement les arguments des délégués, on remarquait encore : M.Landry, président du sénat, les sénateurs Béique, Dan-durand, Boyer, Cloran.Choquette, MM.Rodolphe Lemieux, P.E.Lamarche, R.Bickerdike, etc.En attendant les ministres qui ne tardent pas trop, on s'amuse de la physionomie que présente la salie des communes.Un curé occupe le siège du premier ministre sans scandaliser le bon vieil Henderson qui a pris place à la table du greffier.Le fauteuil de sir Wilfrid Laurier est encombré d’un bon gros type feuilletant la paperasse du chef de l’opposition.A la place de Sam Hughes figure un brave homme qui n’a aucune ressemblance avec le ministre de la milice.L’é-chevin Dufresne, de Maisonneuve, remplace pour le moment M.German.de Welland.M.l’avocat Morin, de Maisonneuve, est son voisin, M.le commissqjrè élu Macdonald est le sergent d’armes de la circonstance.Personne n'a voulu ou n’a osé prendre le fauteuil du Dr Sproule.Arrivent les membres du cabinet : M.Coderre d’abord, puis M.Doherty dont le sourire pieux et le salut discret vont “à ses amis de Maisonneuve”, puis M, Rogers de qui on attend le mot définitif, ce qui mérite bien un accueil spécial sous forme d’applaudissements, puis M.ITazen et, de minute en minute, les autres.*¦ * * MM.Coderre et Doherty présentent alternativement les interprètes de la délégation.Très1 bien, les discours, en général.Le maire de Montréal, d’abord.Il lit recto tono, en français, deux feuillets de composition simple et claire.Aussi bref, mais beaucoup plus chaud et en un anglais d’accent à peu près parfait, M, Fortier dit pourquoi la chambre de commerce demande l’exécution immédiate du projet.MM.Quintal et Gear parlent dans le même sens au nom du Board of Trade de Montréal.Plus longuement, trop peut-être, encore qu'il ait l’excuse de parler pour deux ports, Fort William et Port Arthur, M.Allen, qu’on pourrait appeler un spécialiste de la voie Géorgienne, cimente son argumentation de statistiques officielles sur la déperdition du transport canadien par les ports américains, viâ le canal Welland.Et, surtout, il insiste sur la position exceptionnelle de Port Arthur et Fort William qui donne une valeur particulière à leur attitude et à son plaidoyer.’’Du point de vue local, peu nous importe, dit-il, que les produits s’en aillent par Welland et les Etats-Unis ; une fois passés chez nous, nous en avons retiré tous les avantages que nous pouvons en attendre ; niais du point de vue canadien, c’est autre chose.Pourquoi le Canada laisse-t-il aller au voisin tout ce -oui] peut légitimement garder pour lui ?” Jusqu’ici la délégation n’a que modérément manifesté.On présente M.White, de Renfrew, non le député actuel, mais un homme qui a passé la soixantaine sans s’en apercevoir tant il y a de vie et de décision dans toute sa personne.Voici, dit-il.soixante ans que j’entends parler du projet du canal de la Baie Géorgienne ; je voudrais maintenant entendre dire ou'on va faire le canah Et ce début d’un ton vif et hardi est aussitôt couvert d'une salve d’applaudissements.M.Rogers, souriant, se retourne vers le fauteuil de M.Charles Marcil d’où part cette voix beaucoup plus vibrante que celle du député de Bonaventure.Tous les gouvernements, continue M.White, ont promis le canal mais aucun ne l’a commencé.Une bahe qui a servi de jeu aux partis depuis soixante ans doit être usée.Quand va-t-on passer du jeu au travad ?Et l’on applaudit encore, et M.Rogers sourit toujours.Je félicite le gouvernement d’avoir nommé une commission.reprend M.White, parce mi’une commission c’est un pas dans le sens de l'action.Mais je ne vois pas ce que cette commission va apprendre de nouveau au gouvernement Nous savons déjà mie la construction est possible.Ouant aux avantages commerciaux l'on ad- met aussi que le canal développera trois millions de forces hydrauliques dont Je débit à dix piastres la force donnera un revenu de trente millions.Réduisons de cinquante pour cent si l’on veut et il reste encore quinze millions, beaucoup plus qu’il ne faut pour payer ie coût d’intérêt de l’entreprise.Que voulez-vous savoir de plus ?Et l’on applaudit davantage.Une commission ! Pensez-vous qu’une commission eût conseillé la construction du Canadien Pacifique alors que tant d’hommes de réputation soutenaient qu’il ne payerait jamais ses dépenses 1 Sir John ne 1 a pas moins construit et c’est ce qui contribuera le plus à perpétuer sa mémoire.La crise financière ! Mais n'est-ce pas au milieu d’une crise qu’on a construit le Canadien Pacifique et n’est-ce pas le Canadien Pacifique qui a en grande partie assuré l’avenir agricole et industriel du pays ?Et les applaudissements redoublent.Seulement, ajoute M.White, j’ai fait à mon heure de la politique toute ma vie et je sais ce que c’est que la politique.Le sourire de M.Rogers s’élargit et se communique à tous.Or pour réussir avec les politiciens l’essentiel est de les convaincre des avantages qu’ils peuvent retirer de ce qu’on leur demande.Le gouver nement doute-t-il de l’intérêt qu’il a pour lui de construire le canal dt la Baie Géorgienne ?Qu’il écouk alors l’opinion quasi unanime du pays et i! n’hésitera pas davantage.On fait une ovation à M.White.MM.Foster, de Montréal, et Draper, d'Ottawa, parlent au nom des intérêts ouvriers, puis M.Frigon rappelle brièvement à M.Rogers ses déclarations antérieures à propos du projet et il lui remet un portefeuille gonflé de résolutions favorables à l’exécution immédiate de l’entreprise.* * m Le temps a passé.Il est près de trois heures lorsque M.Rogers se lève pour répondre, et aux communes, l’orateur, rh.ie générale, n’attend le bon plaisir de personne pour ouvrir les séances.Le ministre des Travaux publics est trop tacticien cependant, pour brusquer les choses.11 procède lentement.Il exprime d’abord son regret de l’absence du premier ministre et il assure la délégation que ses vues seront exposées en détail à M.Borden.Puis ii affirme que le gouvernement est heureux de voir une délégation aussi nombreuse et aussi convaincue de la nécessité du projet de la Baie Géorgienne.Répondant spécialement au plaidoyer de M.Allen, il soutient que ce ne sont pas les avantages supérieurs du système rie canaux américains qui poussent le transport de ce côté, mais la politique des compagnies de chemins de fer, et qu’il faut pour remédier à cet état de choses amener celles-ci à modifier leur attitude.Le creusage du canal Welland est nécessaire, dit-il, et cela ne veut pas dire que le canal de Baie Géorgienne ne se fera pas.Le gouvernement n’oublie pas ce dernier : à preuve la commission qu’il vient de nommer, qui est composée d’hommes compétents.Son rapport décidera de Faction du gouvernement, et il conseille à la délégation de refaire son plaidoyer devant cette commission.Sans le dire clairement, M.Rogers donne à comprendre que le gouvernement voit d’un bon oeil le projet, mais c’est une grosse entreprise qui vaut bien la peine qu'on y réfléchisse sérieusement avant de la commencer.C’est la politique du gouvernement de favoriser tout ce qui peut contribuer à faciliter le transport et développer les ressources naturelles du pays.Parce au’il raccourcira le parcours des lacs à la mer, qu’il permettra l’utilisation de nouvelles forces hydrauliques et qu’il donnera une route exclusivement canadienne, le projet de la Baie Géorgienne mérite donc toute l’attention du gouvernement.Sur ce la délégation se retire bien diversement impressionnée.Ceux qui rêvaient un oui formel sont désappointés, ceux qui craignaient une réponse trop vague sont reltivement satisfaits.En général cependant, l’on admet que le gouvernement ne pouvait dire davantage pour le moment, et que la démarche a produit son effet.Il reste à l'accentuer par une propagande persévérante.^ un travail constant, et ce sera la tâche de cette ligue du canal de la Baie Géorgienne organisée à l’hôtel de ville de la capitale avant l’entrevue avec les ministres.On veut un recrutement de cent mille membres dont la contribution servira à la propagande et aux démarches nécessaires pour mettre en pratique ce conseil de M.White, c’est-à-dire convaincre les ministres que l’opinion publique, lasse de promesses, exige l’action.Jean DUMONT. MAIRIE M.Médérie Martini.' 'SétA Iras ECHEVINS QU ARTIER CENTRE M.'Joseph Henri Lorangpr.QUARTIER OUEST M.^William S.Weldon.>* QUARTIER SAINTE-ANNE ' M.Thomas O’Connell.QUARTIER SAINT-JOSEPH' ‘ M.William J.Hushion.QUARTIER SAINT-ANDRE % M.Joseph Ward.^ QUARTIER SAINT-LOUIS 'i M.Abraham Blumenthal.QUARTIER SAINT-LAURENT M.Louis Rubenstein.QUARTIER PAPINEAU > M.Julien Therrien.QUARTIER SAINTE-MARIE M.A.Herménégilde Denis.QUARTIER SAINT-JACQUES.M.Napoléon Giroux.QUARTIER LAFONTAINE M.Eudore Dubeau.QUARTIER HOCHELAGA * M.Alfred Chartrand.QUARTIER SAINT - JEAN -BAPTISTE M.George Vandelac.QUARTIER SAINT-GABRIEL M.Joseph Elie.», QUARTIER SAINT-DENIS M.Roméo Houle.QUARTIER DUVERNAY M.Jean-Baptiste Saint-Pierre.QUARTIER SAINT-HENRI ( M.Oswald H.Létourneau.QUARTIER MONT-ROYAL M.Jean-Baptiste Rochon.QUARTIER LAURIER M.Napoléon Turcot.QUARTIER SAINT-PAUL M.Jean-Baptiste BarbeaiL >•.QUARTIER AHUNTSIC , M.Trefflé Bastien.QUARTIER EMARD M.Léon Duboi5s.QUARTIER LONGUE-POINTE M.Emery Larivière.' QUARTIER BORDEAUX » M.Gordien Ménard.QUARTIER ROSEMONT M.Aldéric Lavergne.L.O.DAVID, Officier-Rapporteur.Hôtel de Ville, Montréal, 16 avril 1914.pas négliger vos études pour faire de la crosse.Rappelez-vous cependant bien une chose; vous devez, en bons Cainadiens, donner la préférence à votre jeu national dans vos amusement* et le pratiquer en gentilshommes, c'est-à-dire sans employer de rudesse pour triompher.Un vrai joueur de' crosse doit être un honnête citoyen et j ne doit jamais sacrifier son amateurisme pour le pratiquer.” M.Laiy retournera dans l’Est après avoir organisé plus de quatre cents clubs scolaires au cours de son voyage.Les journaux de Calgary ont pris l’initiative du mouvement de renaissance dans leur ville et il est fort pro-bable que la crosse sera le sport le plus en vogue dans l’ouest canadien.ILE MENACENT DE SE RETIRER.Ottawa, 16.— Les Shamrocks, champions de la ligue de crosse de la Cité et détenteurs de la Coupe Chabot, songent sérieusement à déserter cette organisation pour figurer dans .a section est de la Ontario Amateur Lacrosse Association.Les officiers et les joueurs de l’équipe irlandaise doivent se réunir, vendredi soir, aux quartiers du club, angle des rues Cathcart et Daihousie, pour régler cette question très importante.Tout n'est pas rose pour la Ligue de la Cité qui n’a pas encore fait le choix d’un terrain pour ses parties.Actuellement, les c ubs ont là perspective peu encourr-geante de jouer au Parc Lansdowi, “à la brumante”.Une assemblée des clubs de la Ligue de la Cité sera convoquée, ces jours-cL • ’ r * VOL.V.—No.88 LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI, 16 AVRIL 1914 B -V 4 V tr 4 ¦a f > i h Notre Page Féminine ! ne sais pas si je ne préfère pas celle-ci: “une vieille fille qui veut faire le jeune homme”; ou la suivante: “Madame devenue Adam.” Une mention a été accordée à celle que voici: “un être qui n’est plus une dame et qui n’est pas encore un monsieur.” F.de BERNHARDT.(La “Semaine Littéraire”) -±- Lettre de Fadette Dans l’air qui s’adoucit et se parfume de la bonne senteur de la terre chauffée par le soleil, il passe des rêves de miséricorde et de bonté.Il semble, quand toute la nature veut s’épanouir, que notre désir d’etre heureux doive s’étendre à tous, et que si pous avions la libre disposition de la joie, nous la ferions tomber autour de nous comme glissent sur la terre les rayons vivifiants du ciel si pur.Ce rêve se réalise pour les meilleurs d’entre nous: pourquoi ne serions-nous pas avec les meilleurs et ne chercherions-nous pas à faire de \a joie en faisant du bien?Ces jours-ci, ce sera facile : nous n’avons qu’a répondre à l’appel de fa Charité qui a organisé la fête des Berceaux.Comme c’est trouvé ce nom! Il évoque en un tableau gracieux toute l’oeuvre bénie et toute la signification de la demande de secours.Et nous y répondrons tous et toutes; les mères qui enveloppent d’une tendresse toujours craintive leurs bébés heureux, et les jeunes filles qui revent d avoir un jour des petits enfants à aimer; les hommes riches qui dépensent tant d’argent pour leurs plaisirs, et les plus modestes qui savent ce que vaut chaque dollar et comme il en faut pour faire vivre les grandes familles! Et elle est grande maintenant, la famille de l’hôpital Sainte-Justine, et la vue de ses petits malades frêles et souffrants attendrirait les coeurs les plus secs.Une charité en entraîne beaucoup d’autres.Quand les dames ont rêvé leur hôpital d’enfants, les médecins sont accourus pour se joindre à elles et.faire leur large part; puis des religieuses ont été appelées et se sont dévouées à l’oeuvre de sauvetage, qui grandissait sous l’impulsion de tous ces dévouements.Autour d’elle naissaient le dispensaire, la goutte de lait, une couture de charité, et les jeunes filles et les dames, les religieuses et les médecins rivalisaient de zèle, prodiguaient des trésors de charité et se trouvèrent bientôt à l’étroit dans la maison de l’avenue Delorimier.Ils décidèrent de bâtir un grand et bel hôpital et ce fut fait.On s’y installe actuellement.Mais— ce n’est pas payé, et c’est à vous, mes amis, qu’on s’adresse et c’est vous cju’on invite aux fêles de charité qui s’ouvriront samedi.Vous trouverez dans ce journal même tous les renseignements nécessaires.Moi, je vous invite au nom des dames, à venir avec un coeur bien touché et l’aumône dont vous pourrez disposer: elles ne vous demandent pas seulement votre argent, mais votre intelligence de leur initiative, votre sympathie, votre bienveillance cordiale et souriante.Je diminuerais votre mérite en'vous racontant les merveilles de la Tombola: vous viendriez pour les seuls plaisirs que Ton vous prépare! Venez donc par charité et vous jouirez doublement de ces fêtes préparées avec autant d’esprit que de bonté.J’en suis sûre, nous nous rencontrerons en grand nombre dans cette belle salle du Musée des Hautes Etudes, si gracieusement mise à la disposition des dames de l’Hôpital, uar le directeur qui multiplie ses peines, prodigue son temps et sa bonne jolonté pour la réussite de ces belles fêtes.FADETTE.LËs"PRECURSEURS DES SDF-FRA6ETTES EN AN6LETERRE T- Une curieuse page d’histoire DÉCLINS Les cygnes migrateurs, et qui tous se ressemblent, Ont repris ce matin leur vol aventureux Loin de l’étang choisi qui refermait sur eux Les roseaux dont la feuille est en acier qui tremble; Pèlerins dispersés que le départ rassemble, On dirait que voyant des larmes dans nos yeux, Comme des mains d’amis qui s’éloignent ensemble Leurs ailes en battant font des gestes d'adieu.Le soleil met de l’or sur leurs plumes illustres! El la Dame appuyée aux rampes à Palustres, Avec l’obscur effroi de ne souffrir de rien.Incline un front vieilli sous le premier opprobre, Car elle a vu se joindre au peuple aérien Le convoi des amours en partance d’Octobre.{Le Royaume de la Terre.) Henri BONVELET.Le mot de “suffragette'’ est d’invention toute récente, mais la chose elle-même remonte à plus de trente ans en arrière, comme nous allons le faire voir.Autrefois on prétendait que la gloire d’une femme consistait à ne point faire parler d’elle.Cette doc-îrine a fait son temps et aujourd’hui rest la théorie contraire qui est à l’ordre du jour.L’astre de l’homme est à son déclin, celui de la femme se lève.Le XXe siècle sera le siècle des femmes, et la fin du XIXe fut comme l’aube de cette ère glorieuse.Pour commencer, les femmes entrèrent en lutte avec les hommes dans le champ de l’intelligence, en attendant qu’elle les en expulsent ignominieusement.A peine les grades universitaires eurent-ils été déclarés accessibles au beau sexe que celui-ci se précipita de toutes parts pour les conquérir.Pour la première fois en Angleterre, une femme prit le grade de “maître es arts” au mois de juin 1884.Proclamons son nom bien haut, elle s’appelait Miss Mary Clara Davées.Elle avait passé avec éclat en 1879 l’examen “d’immatriculation”, et eh 1883, elle avait achevé de subir les épreuves multiples du baccalauréat ès arts.Que dis-je?en cette même année 1884, une autre femme.Mistress Bryant, cueillit le diplôme de docteur ès sciences qu’un seul homme était parvenu à conquérir depuis la fondation de l’Université de Londres.Bien qu’elles ne possédassent alors qu’un docteur et un seul maître ès arts, les damés anglaises montraient avec orgueil dans leurs rangs cinquante bacheliers ès sciences.Quant à celles qui avaient passé l’examen d'immatriculation, leur nombre se chifrait déjà par plusieurs centaines.Je doute que Mme de Sévigné ou Mme de Lafayette eussent été de force à subir avec succès ces diverses épreuves académiques.En revanche, je suis convaincu qu’aucune de ces femmes gradées—pas même le docteur ès sciences ou le maître ès arts,— n’eût< ct-i capable d’écrire les Lettres à Mme de Grignan ou la Princesse.de Clèves.L’intelligence féminine, grâce aux efforts malsains d’un travail excessif, parvient à saisir un certain nombre de formules, et à force de tiraillements elle atteint les extrémités de ce lit de Procuste moral qu’on appelle un programme d’examen.Mais ces études pour lesquelles elle n’est pas faite tuent chez'la femme tout ce qu’il y avait de spontané et de primesautier.Elle perd sa grâce, sa fraîcheur, pour les remplacer par une érudition de mauvais aloi et un pédantisme plein de roideur.Depuis qu’il y a des bacheliers et des maîtres ès arts, en_ jupons, il n’y a plus de femmes spirituelles.Jamais je n’ai éprouve autant de peine à soutenir une conversation qu’avec une jeune Miss, qui venait de subir avec succès l’examen d’immatriculation devant l’Université de Londres.Ayant affirmé leurs droits académiques, les dames se mirent à poursuivre la revendication de leurs droits politiques, car les droits de la femme étaient à l’ordre du jour à la fin du XIXe siècle, comme, cent ans auparavant, il était question des droits de l’homme.Seulement, cela tuera ceci.Tenez, par exemple, voilà Miss Jessie Cragen qui revendiquait le droit de monter sur un banc dans Primrose hill Park et de haranguer la foule,—contrairement aux règlements existants.Si elle eût obtenu ce qu’elle demandait, dites-moi ce que serait devenu le droit qu’ont les hommes de circuler librement et de circuler dans ledit parc?Heureusement qos libertés avaient un défenseur inflexible dans la personne du magistrat du tribunal de simple police de Mary-lebone, qui condamna Miss Cragen à 1 shilling d’amende et aux frais du procès, dont la somme totale s’élevait à 2 shillings.Celle-ci déclara fièrement qu’elle ne payerait pas et qu’elle se laisserait plutôt jeter sur la paille humide des cachots.Mais un journaliste malin (il y en a dans le nombre), en rendant compte de l’affaire, désigna Miss Cragen comme une “personne entre deux âges”.Ceci causa une telle émotion à la dame que, pour éviter un nouveau procès dans le compte rendu duquel elle serait peut-être représentée comme une vieille femme, elle s’exécuta.Une femme forte, qui ne connaissait pas ces compromissions et ces faiblesses, c’était Miss Müller.En sa qualité de membre du “Bureau scolaire” de Londres, elle connaissait à fond son histoire d’Angleterre et était versée dans les détails les plus secrels de la Constitution britannique.Elle savait que le refus des subsides avait toujours été la réponse aux tyrans, la protestation du droit contre la force.On refusait aux femmes l’électorat et l’éligibilité — les femmes refuseraient le payement de l’impôt.En conséquence, lorsque le percepteur des taxes de la reine se présenta chez elle, Miss Müller lui déclara net qu’elle n’avait rien à lui donner.Le maltôtier ne s’émut pas outre mesure de cette protestation.11 laissa passer les délais légaux, puis il prévint Miss Müller que si le mercredi suivant, à midi, elle n’avait pas payé la somme de 19 livres sterling, il saisirait chez elle des meubles dont la vente produirait une somme équivalente.L’émule féminin de Hampden convoqua pour la circonstance un certain nombre de dames et de messieurs—absolument comme Socrate avait réuni chez lui ses amis avant de boire la ciguë.Quand les agents de la tyrannie se présentèrent, Miss Müller les cribla de sarcasmes,— ce qui parut faire autant d’effet sur eux que la piqûre d’un moucheron sur la peau d’un rhinocéros.Elle ressortir éloquemment l’anoma-qu’il y avait à refuser le droit de suffrage à des femmes bache- liers, maîtres ès arts, voire même docteurs, au moment même où l’ Que vous soyez mince ou de corpulence moyenne ,.u vous trouverez la forme par excellence dans le nouveau modèle “ÉLISE” La ligne en est IMPECCABLE SEDUISANTE TRES MODERNE Au point de vue r'!TTrll3BÏ”; ELEGANCE SSHux, et HYGIENE il est sans rival TAILLE : 18 A 30 “Elise” “B”.81.75 “Elise” “A” .83.50 LIMITED SAINT-HYACINTHE, QuÉ.naissant aux gouffres et avançant toujours cependant, mais toujours menacée de mort.Enfin la chaloupe était là, sauvée, à un quart de mille.—Ah!.Urne longue et déchirante clameur domina le bruit des souffles réunis du vent et de la mer: la barque venait de chavirer.Non, c’était le mât qui tombait, et si malheureusement que son poids entraînait deux hommes du.bord et maintenait l’embarcation en partie sous l’eau.Il y eut quelques instants d’effroi; mais l’événement tournait bien quand même: le mât permettait aux deux hommes emportés de suivre la barque et de s’y accrocher, puis de se hisser dedans, juste comme Le Bars parvenait à dégager le bateau, en jetant à l’eau la misaine déplantée.Alors les femmes, voyant ceux-ci au port, songèrent aux pêcheurs qui demeuraient là-bas, dans les lointains, en lutte avec l’implacable mer.Et elles reportèrent leurs yeux brûlants sur l’horizon bouché.-s * •* —Ma Doué, qui sont-ils donc, les pauvres ?Une deuxième barque était en vue et venait sur la hatre.—Ça, fit l’un des vieux matelots, on dirait Pilven.—Non, c’est Le Cozanet.Le héros à lorgnette essuya ses verres et regarda encore: —Oui, vous avez raison, Mariannik, c’est bien Le Cozanet; je reconnais aussi la “Nevez Groguen”.La belle jeune femme que le vieux sauveteur appelait de ce nom chantant, Mariannik, était la veuve d’un brave péri en mer, à vingt-huit ans, en pleine vie.en pleine vaillance, déjà célèbre parmi les forts, et vaincu au moment où il allait arracher aux flots une victime de plus: c’était son douzième sauvetage.Mariannik, après l’avoir pleuré longtemps, ne parlait de son mort qu avec une fierté grave et ne voulait pas être plainte, parce que, disait-elle, “le tout n’est pas de bien vivre, il faut aussi mourir proprement.” —Attention! Attention! murmurait le vieux à lorgnette, en voyant Le Cozanet s’approcher de la barre toute blanche d’écume.Derrière le vieux sauveteur et la jeune veuve, la femme de Pierre em brassait celui-ci, tandis que les matelots et le mousse, débarqués avec lui, s’occupaient du bateau démâté, heureux tout de même et souriants d'avoir frôlé la mort et de lui avoir échappé une fois de plus.Et de nouveau une folle clameur monta vers le ciel, non plus d’effroi seulement, mais de cruelle certitude: la barque de Le Cozfenet venait de chavirer au milieu des brisants.Cramponnés à la quille, à des épaves, les malheureux pêcheurs appelaient, faisaient des signes: ¦—Au secours! Au secours! Mariannik se détourna vers Le Bars et, d’une claque sur l’épaule, arrachant l’homme aux baisers de sa femme, lui fit faire face au tragique tableau.L’homme tendit la tête et avança le buste, esquissant un élan.—Ah! non, Pierre, non, tu n’iras pas! C’était la Maryvonne qui parlait ainsi, de peur: —Ah! Pierre, Pierre.songes-y: vous avez bien failli tous y rester! N’y va pas, je t’en prie! Mais la veuve relançait les canotiers: —Allons, les gars, vous n’allez pas demeurer là, j’espère, à voir mourir les autres ?Et comme ils hésitaient, revenant du sépulere, à retourner vers la mort, elle cria, les secouant vigoureusement, indignée: -—Non, ce n’est pas possible?Vous êtes bien contents, vous, d’en être revenus.Vous irez, dites?.Elle retourna vers Pierre: —Toi, tu sais, si tu hésites encore, je ne te connais plus! Ne viens pas me parler de mon homme, car il te renierait, lui! La femme de Pierre voulut intervenir: —Oui, mais.il y est mort, ton mari, Mariannik! —Eh bien! quoi?fit la veuve, je vous le dis, en vérité: s’il sortait de la tombe, c’est moi-même qui le renverrais là-bas, à son devoir! Cependant, les autres matelots interrogeaient le patron.—Dieu bon, gronda le vieux sauveteur, il n’y a donc plus d'hommes en ce pays?—Non, fit Mariannik, non, il n'y en a plus! Mais il ne sera pas dit que, par la faute à Pierre, on laissera les autres se noyer comme ça.Puisque les hommqs ont peur, c’est à nous de marcher.En êtes-vous, les femmes?Mères et filles, elles avancèrent, et le vieux se joignit à elles.—Arrêtez, arrêtez! C était la voix de Pierre qui, repoussant Maryvonne, s’élançait vers ses matelots.Et alors ces gens qui {Suite à la 3c page) 41 \ w FEUILLETON FEUILLETON - DU - • ï - DU - •DEVOIR» irfvin Ojct •DEVOIR* * y PAR o.O "V * [eanne de Coulomb O .• 52 i .J.ISnltei L’étoile a vu; La terre a bu.Le malade ne l’entendit point.CHAPITRE XIX —Il fait bon sur rette terrasse! iéclara Roger de Barsac en allu-nant une cigarette.Les repas peri-gourdins sont plantureux et longs.Quand vient le dessert, on éprouve le besoin de se dégourdir les jani-ocs.Il s'adressait aux jeunes mariés qui l’avaient précédé dans les allées droites où, sauf le buis toujours vert, on ne voyait plus que les tons roux, pourpres ou dorés de l’automne.—Et encore nous étions peu nombreux.dit Alictte avec un sourire.vingt personnes à peine!.Déjà les invités venus d’ailleurs, des cousins éloignés de Mme de Canteloube, des camarades d'Yves, étaient repartis pour la gare, il ne restait plus au château que les de Barsac et Mlle Sabine.—La vue est jolie, remarqua le capitaine, mais ce cimetière en face semble mis là pour nous rappeler la fragilité des bonheurs humains.Des yeux, Yves et Alictte cherchèrent une croix qui se détachait sur le fond noir des cyprès: la victime et le meurtrier donnaient à quelques pas l’un de l’autre.Roger de Barsac était trop gai de nature pour s’appesantir longtemps sur une idée funèbre.Il éprouva le besoin de taquiner son beau-frère.—Dites donc, Yves, ii me semble que vous êtes" radicalement guéri de votre “tuum d» a» tainebleau.Le jeune enseigne sourit: —Je me suis confessé à ma femme, déclara-t-il, Mme Perruchot, née de Corbières, n’excite pas sa jalousie.Au contraire, nous lui sommes profondément reconnaissants.-—Comment cela?—Vous allez nous comprendre.Si je n’avais pas eu mon coup de soleil je n’aurais pas- été pris d’un accès de misanthropie.Si je n’avais pas eu mon coup de soleil je n’aurais pas songé à m’ensevelir dans une solitude.Donc, je ne serais pas venu ici.Je n’aurais pas connu Aliette et, toute ma vie, j’aurais cherché en vain l’âme qui devait faire la paire avec la mienne.—C’est juste, ma foi!.Heureux coup de soleil, et comme “la divine” a eu raison d’épouser son imbécile de millionnaire!.Anne-Marie émergeait de la curieuse ouverture en ogive que le lierre encadrait.Son mari se hâta de la rejoindre.Il avait toujours auprès d’elle des empressements d’amoureux.Yves et Aliette restèrent seuls.La robe blanche de la jeune femme balayait les bordures de buis.—Je suis heureuse, murmura-t-elle, heureuse complètement parce (lue j’ai en vous une confiance absolue*.Cependant, mon coeur souffre à la pensée fie nie séparer ce c«ï«' rl« »»*« «Aiciro p| nnnr ci Inntr- temps, puisque de Toulon, vous serez, sans doute, envoyé à Bizerte.Mlle Sabine m'a bien promis de rester auprès d’elle le plus longtemps possible.Mais elle a sa soeur, son beau-frère, ses neveux.Ils peuvent être malades, avoir besoin de sa présence, et alors ma-*man sera toute seule, car, à aucun prix, elle ne supporterait dans son horizon un visage d'étrangère.Si encore, nous la laissions apaisée, mais non.Sa rancune a seulement changé d’objet.A préent, tout ce qui porte le nom de Savignac lui est odieux.Ce matin Mlle Ga-briellc n’a pas osé assister à mon mariage.Elle craignait que le regard de ma mère ne tombât sur elle.—Oui, j’ai remarqué son absence.—Tant que maman n’aura pas pardonné, elle ne reviendra pas au bon Dieu.L’autre jour, comme je la pressais doucement de s’agenouiller auprès de nous à la Table de Vie pour demander à Dieu ses bénédictions sur notre mariage, elle mhi répondu “Il y a, dans le Sermon sur la montagne, un précepte dont la pratique dépasse mes forces: l’obligation de se réconcilier avec son frère avant de présenter son don à l'autel.” J'ai voulu insister.Sa figure s’est crispée: “Laisse-moi, m’a-t-elle dit, pour le moment.tu ne peux me comprendre.Peut-être plus tard, il n’en sera pas «(( Bernier Hardware^ 126 eOULEVARD SAINT-LAURENT ET 69 RUE CLARKE près ru! VRIA Galerie des Arts 31ème Exposition de Printemps Peintures à l’huile, peintures à l’eau, etc.DU 27 MARS AU 18 AVRIL 10 a.m., à C p.m.Admission 25c.Lundi et jeudi soirs, 8 à 10 —10c.au jeu de ses joueurs au bâton et aux erreurs de ses adversaires, a triomphé du club local par 5 à 1.Voici le résultat détaillé de la partie: PIITSBURG.AB.R.IL O.A.E.Casev, l.f.Kelly, c.f.Mowi'ey, 3b.Wagner, .s.s.Konetchy, Ib.Viox, 2b.Mitchcl, r.f.Gibson, c.Cooper, p.0 0 0 0 0 0 2 0 0 0 1 0 0 0 0 4 Huggins, 2 b.¦Magee, l.f.Butler, s.s.Miller Ib.Wilson, r.f.Dolan, 3b.Cruise, l.f.Wingo, c.Snvder, c.Sallee, p.Hooper, p., .xCaiber .SAINT-LOUIS.AB.R.H.O.A.E.2 0 0 3 5 0 4 0 110 1 4 12 111 0 0 11 0 0 3 0 0 0 4 0 0 0 1110 0 2 0 1 15 9 1 4 0 0 2 0 0 2 0 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 10 10 0 0 9 5 Totaux .27 1 6 27 xa frappé pour Sallee.Résultat par rcpri.ses: Pittsburg.010000031—5 Saint-Louis .'9ÜOOOOOO—1 SOMMAIK'l.C.(le 3 buts.Mowrev.C, de 2 but.s.Mitchell, Butler.Knnelc.hy.C.sacriiés.f Do’.m.Mille.*-.Wilson.Buis volés, Mowrey.Magee, Konetchy.Double jeux, Konetchy sans assistance.Laissés sur les buts.Pittsburg, 4; Saint-Louis.7.Buis sur 4 balles, de Cooper, 5; de Sal-iee, 0.Retirés au bâton i)ar Sallee, Mitchell.Ballci mal lancée, Cooper.POSITION DES CLUBS.G.I‘.P.C.Brooklyn , .1 9 1000 Cincinnati .1 9 1090 Ihiüadeiphie .1 9 1000 Saint-T.ouis .1 1 .500 'illshurg .1 l .500 New-York.9 1 .000 Chicago 9 1 .000 Boston 0 1 .000 fl!g jaLaJsJLy St-John—Liverpool Lake Manitoba 17 mars Halifax - Liverpool Empress «f BriCii f : 21 mars ^ o'» Empress of Ireland 4 arrij I.’orcliestrc joue les jours sur les “i;.presses”.Cabines min.de 5.00 u.iii., à (i.;{0 a.m 30 min.de 6.30 a.m.à 8.30 D.m.10 min.de 20 min.de 10 min.de 20 tnin.de 20 min.de 1> min.de 20 min.de :i0 min.de Trammay 15 min.de 2 ¦ min.de 15 min.de 20 min.de 80 iiiin.de 4.00 p.m.7.00 p.m.8.00 p.m.8.30 a.m.4.30 p.m.7.30 p.m.5.30 p.m.Toronto, 16.— La tnimeur que George Kennedy doit tran.sfcrer la franchise des Irish-Canadians à Québec ouvre la porte à deux nouveaux clubs dans le Big Four Sport Murlon est revenu d’Ottawa où il a rencontré i plu.sieur.s magnats qui .sei-aient prêts’ à risquer quelques milliers de piastres pour organiser une équipe iirofe.ssicn-¦ acllc qui domar.dei’a son admi.'sion dans !a D.L.A.Co’.Mwail ou une aul-.-e équipe le MonLré:\’, fermeraient un tout -omplet de six clubs qu*.«vec un calendrier de parties doubléos, donneraient au jeu national un élan extraordinaire.Charlie Querrie, le gérant des Tecumschs, est très fa- SPECIAL POUR PAQUEBOT Part de la gare Windsor à 12.00 (midi), vemlredi le 17 avril.Tait raccordement avec le S.M.H.Empress of Britain, qui part de Halifax le 18 avril.Wagons-lits modèles et de touristes, wagons-buffets et wagons de première classe, directement uu.x abords du paquebot.BUREAUX DES BILLETS: 141-143.St-Jaequn .-^ ^ T»l.Bell.Main812S Hotel WIndtor, Gares Place Viser et de la ttue Windsor MONTREAL-OTTAWA Départ de .Montréal à 8.00 a.m., 8.05 p.m., tous les jours; 9.10 a.in.,; 4.00 p.m., e.vcei-t-té le dimanche.BUREAUX DES BILLETS DE LA VILLE 122 rue St-Jacques, coin St-François-Xavier.Tel.Main 6905 Hôtel Windsor.Tél.Uptown 1187, on Gare Bonavontiire.Main 8229 > J é H -^PSIDDFCÇPîS I K,.jX H .-.f 1.-* IIË DES TDâMWÂYS OEMRESL - — Du Bureau de Poste.Ser-8.00 a.m.vorable à une telle proposition, mais ne paratege pas l'idée de certains magnats dé.s'i'eux de réduire le.s équipes à dix joueurs.Querrie est cependant favorable au proj.ot de réduire la .superficie du terrain de jeu.D'après lui, une distance de 100 verges entre le.s buts nermettrait mieux aux amateurs (ie suivre le jeu c^ui serait par !à même rendu plus rapide.I.es off.ciers du club Toi'onlo admettent qu’ils ont retenu les services 'les frères Spring, de Gi’oboi'.s et de Marshall qui jouèrent ] an dernier sur la Côte du Pacifique.nouvelij: SECTION, •’’r Ottawa.16.— Les quelques sun-poTteurs fervents du jeu de crosse dans la capitale ont l'intention d’or- , (S-ùito à la 4c page).y.r , OO VOL.V.—No.88 LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI, 16 AVRIL 1914 7 COMMERCE ET FINANCE lâTbaïsse ^Wcômwm Le C.P.R.est à 199^ et le Richelieu coûte 99^.— Lesbaissiers so^t actifs.— Le rapport de la Dome Company.— Les richesses unmo-bilières du Pacifique Canadien.-Les recettes des chemins de fei amé-ricains.-Le marché aux provisions.-L immeuble.-Nouvelles diverses.M La période de déclin ne paraît pas encore être à sa fin.Nul ne peu prévoir, à vrai dire, quand cessera cette lourdeur qui pèse sur le marché en .général.On croit que des nouvelles * encourageantes nous arrivant du Mexique pourrait donner un nouvel élan aux valeurs de ce compartiment.Cette baisse, cependant, active un peu le marché; chacun profite du bas prix pour acheter.Le C.P.R.était 199 3 8 ce matin; ce qui donne une perte d’une fraction.% .L’Iron faiblit encore; cette valeur a perdu un peint depuis hier et marquait 28 1-4, cet avant-midi.Le Brazilian est assez ferme à 80 1-4, et le Power cote 219 1-2, soit une baisse d’un 1-4 de point.A la séance du matin, le Tramway Power se vendait à 38 3-4.Le Richelieu est en grande faiblesse; cependant on dirait qu’il veut gagner un peu de terrain — ce matin, cette ^valeur s’enregistrait à 99 3 4.Le Laufentide est un des rares cours qui tente un effort pour monter; il a fait un gain et cotait, à la séance de l’avant-midi, 283.Le Shawinigan est à 130.A NewYork, une grande quantité de Steel, Amalgamated and Reading fri été liquidée à l’ouverture de la Bourse, aujourd'hui.* Ces offres ont été absorbées avec une très minime diminution de prix, t bien que le niveau général ait été plus bas le ton était satisfaisant.L’Union Pacific a eu un nouveau déclin en descendant à 154 5-8.Sur la place de Paris les prix se Usent améliorés après une ouverture irrégulière, aujourd’hui.La Rente cor ^t 86 francs G7 1-2 centimes, à terme.Le Change sur Londres était de 25 francs 15 1-2 centimes pour les chèques, et le taux privé de l’escompte de 2 3-4 pour cent.A Berlin, le commerce était tranquille et les cours fermes à la Bourse, aujourd’hui.Le change sur Londres était de 20 marks 45 pfennigs pour les chèques.L’argent était à 2 3-8 pour cent.LE MARCHE AUX PROVISIONS « — Le trait déminant de la journée d’hier dans le commerce en gros a été la hausse des pommes de terre.Les Montagnes Vertes ont monté au , prix de di'x sous le boisseau.Le diéclin ^ des oeufs qui était attendu ne s’est pas effectué et le marché a été ferme toute la jourfiêe.Lés arrivages ê-"* talent abondante.Le ton du marché au beurre est un peu plus facile, mais les prix n’ont pas varié.Q Le marché au fromage était encore au même niveau.Il y a actuellement une petite quantité de fromage nouveau en route, mais comme les marchés de la campagne n’ouvriront pas cette semaine, on n’attend pas beaucoup de stock cette semaine, quoiqu’il s’écoule par - petite somme.Les prix seront probablement tels que cotés plus bas.Nous cotons : Oeufs.— Les arrivages ont été de 3,271, contre 1298 la semaine dernière et 1787, l’an dernier.Oeufs strictement frais.23c à 24c chinois.20c à 22c Beurre.— Les arrivages ont été de 669 contre 592 la semaine dernière, et 497 l’an dernier.vSteurre nouveau de crémerie, très haut choix.27c à 29c ^ Crémerie, bon choix.26c à 27c Second choix.25c.à 26c Fromage.— Les arrivages ont été de 169.' De l’Ouest, haut choix, coloré.14%c à 15c De l’Ouest, haut choix, * blanc.14c à 14!4c Second choix.13c à 13’Ac « Foin.— No 1 (par tonne) .$14.50 à $15 00 No 2 (par tonne) .13.50 à 14.00 Pommes de terre.— Montagnes Vertes, au wagon., ,85c Montagnes Vertes, de l’entrepôt .90c Québec, blanches, au wagon*.,75c Québec, blanches, de l’entrepôt.80c Fèves.— Triées à la main.$2.10 x Triées, en lot d’une livre .1.95 Triées, en lot de trois livres.1.80 Issues de blés.— Son.$23.Shorts.25.Middlings .28.Moulée, pure.$30 à 32.Moulée, mélangée.28 à 29.Farine.— Premières patentes du printemps.$5.60 à $5170 Secondes .5.10 à 5.20 Fortes à boulanger.4.90 à 5 00 } Premières patentes de .J’hiyer.5.25 à 5.50 Straight rollers” .4.70 à 4 90 CE QUI EST $6,000,000 I > -i POUR LE PACIFIQUE CANADIEN.Londres, 16.— Parlant du fait que les actions du Pacifique-Canadien ont monté de 3-8 de point pendant la journée d’hier, le rédacteur financier du Standard, a dit que ce gain était dû à ce que le marché ‘ appréhende moins les effets de la décision sur les taux de fret.On prétend qu’en supposant le cas où les trois chemins de fer transcontinentaux perdraient par ce changement $300,000 par année, en recettes brutes, et estimant les dépenses d’exploitation à 70 pour ("eut cela ne donnerait pas une * perte de plus de $9,000,000 par année.En admettant même que les deux-tiers de ces pertes seraient subies par le Pacifique-Uanadien, ce ne serait qu’une somme de $6,-000,000, ou $500.000 par mois environ, ce qui n’est pas après tout une perte énorme pour une compagnie qui a de tels revenus.V ^ LE PACIFIQUE CANADIEN EST, APRES LA COURONNE, LE PLUS GRAND PROPRIETAIRE DE TERRES DE L’EMPIRE BRITANNIQUE L’IMMEUBLE A part la couronne, le Pacifique Canadien est le plus grand propriétaire de l’Empire britannique.A l’exception de certaines propriétés de la Colombie-Anglaise qui sont administrées séparément, l’actif foncier de la compagnie à la fin du dernier exercice financier, au 30 juin 1913, était le suivant: produit de la vente des terrains, $120,000,000; valeur des terrains non vendus, $102,-521,000.Produit réalisé jusqu’au 30 juin 1913 par la vente des lots dans les différentes villes, $11,002,032.41; valeur des lots de villes non vendus, $21,500,000.Des $120,000,000 que rapporta la vente des fermes, $65,000,000 ont été placés dans la propriété même du chemin de fer et $55,0000,000 ont été mis de coté poulie fonds spécial d’investissement «jestiné à couvrir l’émission des billets certificats.Au 31 décembre 1913, les terres non vendues étaient situées comme suit: Manitoba, 222,461,-08 acres ; Saskatchewan, 2,191,255.23 acres ; Alberta, 3,942,995.07 acres; Colombie Anglaise, 613,986.98 acres.On peut même dire qu’il n’y a probablement pas dans l’univers entier, une seule corporation possédant des biens immobiliers aussi considérables que le C.P.R.le plus grand chemin de fer du monde.LA DOME COMPANY LE RAPPORT DE L’ANNEE FISCALE FINISSANT LE 31 MARS MONTRE UNE AUGMENTATION DE 44 POUR CENT.Il n’y a eu que quarante-neuf transferts immobiliers d’enregistrés hier, et nul d’entre eux n’a été d’une haute importance.La vente la plus considérable a été faite par M.Joseph Drouin à M.Eustache Baril du coin nord-est des rues Vendôme et Sherbrooke, Notre-Dame de Grâces, étant les lots Nos 189-183 à 185, paroisse de Montréal, avec une superficie de 3,580 piedss pour $27,000.David Crevier a vendu à Henri Paré le lot 10-1362 Côte Saint-Louis, avec bâtisses sur le criin sud-est des rues Saint-Zotique et Casgrain, mesurant 24 x 100 pi#ds, pour $17,000.David Farrell à Mme S.Boyer, la partie nord-ouest du lot 221-23, Paroisse de Montréal, avec résidence au No 607 ave Lansdowne, West-mount, avec une superficie de 39,-000 pieds, $14,000.Joseph-A.Goyette à Alfred-A.Richer et autres, la moitié nord-ouest des lots 3406-161, 3401-801 et 802, Paroisse de Montréal, avec bâtisses rue Verdun, Verdun, $9,500 M.Isaac Rosenthal à A.Abino-vitch, les lots 109-417 à 426 et les lots 754-24 à 26 de la ville de Lachi-ne.avec bâtisses, $1 1,000.Mme James Baxter à Mme J.-A.Lamarche, les lots 11-279 à 281 Côte Saint-Louis, boulevard Saint-Laurent.mesurant chacun 25 par 74, $9.000.Z.Bolduc à Louis Gauthier, le lot 161-119 Côte de la Visitation, avec bâtisses, 1344 à 1348 rue Chabot, mesurant 24 x 73, $7,000.Eugène Sauvaeeau à Emew Martin, les lots 31-163 et 164 Hochelaga, avec bâtisses faisant face rue Davidson, mesurant 44 x 92, $7,800.BOURSE DE L’IMMEUBLE CONGRES DES CHIRURGIENS IL SE TERMINE HIER A NEW-YORK ET LES CONGRESSISTES FIXENT LES PROCHAINES ASSISES A PARIS, EN 1917.A cause de la récente baisse des actions de la Dome sur le marché, nous croyons qu’il serait particulièrement intéressant de faire connaître les résultats des opérations des minoteries de la Dome Company pour l'année fiscale se terminant le 31 mars.Le relevé du mois de mars a été rendu public hier.Il fait ressortir une amélioration sous-le rapport des recouvrements, en comparaison avec le mois de février, peut-être parce que l’autre était un mois court.Afin de pouvoir le.^ comparer, voici les résultats des trois premiers mois de l’année fiscale précédente, finissant le 31 mars 1913: Qualité Tonnes Recou- moyenne 1913.moulées, vrements.P.T.Janv.0,147 $ 86,312.12 $10.53 Fév.8,099 110,894.39 13.09 Mars.9,478 96,121.70 10.14 Avril .9,803 129,333.28 13.11 Mai.10,852 148,499.19 13.68 Juin.11.300 98,215.83 8.69 Juillet.11,150 75,958.29 6.81 Août.10,720 67,660.11 6.31 Sept.10,790 70,133.14 6.50 Oct.12,370 111,320.04 9.56 Nov.13,820 121,349.74 8.10 Déc.13,470 106,904.13 7.93 1914.Janv.13,900 111,500.00 8.02 Fév.12,010 69,000.00 5.74 Mars .14,970 86,657.00 5.78 Totaux pour l’année fiscale.145,215 $1,203,530.75 $ 8.29 Le nouveau moulin augmentera graduellement son activité productrice de 27,000 ou 28,000 tonnes par mois et les coûts seront beaucoup moindre qu’auparavant.LA VILLE DE LE PAS “The Pas Herald” nous donne, dans son édition du 9, un exemple de la prospérité de sa ville encore nouvelle, et de la confiance qu’elle inspire aux capitalistes.A son assemble du 6 avril, le conseil municipal de la ville de Le Pas a pris connaissance des soumissions qui lui ont été faites en vue de l’ab-tention d’une nouvelle émission de coupons pour la somme de $120,000.Les offres suivantes lui ont été faites: Spitzer et Rorwik, Toledo, 96.11; Ferry, Briggs et SStayton, Toledo, 96,53 ; McNeil et Young, Toronto, 98; B.B Snydal, Le Pas, 99; C.A.Burgess, Winnipeg, 99.56; S.A.Strimpson, Toronto, 100.11, et Murray et Mather, Toronto, 102.07.Il est évident, dit “The Pas Herald”, que personne ne s’attendait à de pareilles offres étant donné les conditions générales du marché financier, et cela prouve la confiance qu’inspire aux soumissionnaires ia bonne administration et les perspectives qu’offre cette florissante petite ville.Stock.—Coupons.—Obligations.—Cote du jour Offre eim f.orp.Corp.Caledonia Realties Ltd.Canadian Cosn.Lands Ltd.Cote St.Luke Land & U.Coy.Centra! Park Lachine, .Charing Cross Industrial Com- n>on 8%.C.C.Cottrell Ltd.7% prfd.Crystal Spring Land Coy.Dorval Land Coy.Drummond Realties Ltd.Dominion Real Estate .Eastmount Land Coy.Fairview Land Coy.Ltd.Improved Realties Ltd.K.& R.Realty Coy.Kenmore Realty .La Cie Montréal Est, Ltéc .Lachine Land Coy.La Salle Redlty.Longueuil Realty Co.Montreal Debenture Privilégiés.Montreal Debenture Ordinaires.Montreal Factory Lands .Xortli Montreal Céntre Ltd.North Montreal Land Ltd.National Real Estate & Inv.Co Orchard Land Coy.Pointe Claire Land.Rockfield Land Coy.Rivera Estates.Rivermere I.and Coy.Summit Realties Ltd.South Shore Realty Coy.Transportation Bldg.prfd.Union Land Coy.w -7'tworth Realty.Westbourne Realty.Windsor Arcade Ltd.7% prfd.with 100% bonus.COUPONS City R.Inv.Coy.Bonds .Marcii Trust Gold Bond .Montreal Debenture Corp.Ltd.6% dob.Compagnies de Fidéi-Commis Crown Trust Coy.Eastern Trust Coy.Financial Trust Coy.Montreal Trust Coy.National Trust Coy.Prudential Trust Coy.90 S 90 uo 90 10 7o 6.5 95 SO 10S 65 4 70 90 105 95 90 50?X 92 115 150 50 ISO 125 36H 80 81 100 79 8934 100 95 83/4 1CÔ 87 87 79V, 10914 160 138 154 221 94ÿa 9334 3% 93 175 ?oy, osy 100 .85 107 125 73 5 90 95 138 100 105 100 51 93 140 185 99 180% 125% 37% «2% 84% 130 79>4 90 101 108 833% 103 88 94 84 U2% 162% 138% ]56 224 95 UNE USINE DE $2,000,000 Hamilton, Ont., IG.— L’acte au gouvernement abaissant les droits sur le charbon bitumineux entrant au Canada, aura pour résultat la construction d’une usine de $2,000,-000.à Hamilton, projetée par la United Gas & Fuel Company.Les travaux commenceront incessamment.En outre, certaine d’un approvisionnement de millions de tonnes de coke chaque année, la nouvelle maison fournira de coke, et à bas prix, les différentes parties de la ville.CHEMINS DE FER AMERICAINS LES RECETTES GLOBALES DE 87 COMPAGNIES, POUR FEVRIER, MONTRENT UNE GROSSE DIMINUTION.New-York, 16.— Les rapports de 87 compagnies de chemins de fer pour le mois de février accusent une dimi nution brute de 16.60 pour cent et une diminution nette de 40.2 pour cent en comparaison avec l’écart brut pour janvier de 6.92 pour cent et net de 23.22 pour cent.Le réseau exploité a été de 186,869 milles contre 185,520 pour février 1913.Le réseau total exploité des Etats-Unis est d’environ 250,000.Les totaux pour les 87 compagnies sont les suivants: Recettes brutes, 1914, $172,903,814; 10.60 pour cent.Bénéfices nets (déduction faitet des taxes et comprenant les résultats des operations extérieures), 1914, $24 - 937,400; diminution, $16,766,259.Diminution 40.20 pour cent.Treize compagnies rapportent des augmentations dans les recettes brutes globales de $358,282, et 74 don- ^oL",neT.diminuti0n ^obaIe de $20,-oi,i,Jo2.Dans les recettes nettes 15 compagnies montrent un excédent total de $649,048, et 78 donnent un fléchissement total de $17,415 307 LA BANQUE HOCHELAGA — Ce matin, à 10 heu-es, M.1 abbe Beaudoin, curé de Saint-Jean-Baptiste, a béni les bureaux de la nouvelle succursale de la banque d’Hochelaga, rue Saint-Jean.M.J.A.Vaillancourt, president de la banque, M.Cyrille Deluge, M.Beaudry Leman, gérant général, et plusieurs autres officiers de.cette institution, assistaient à la cérémonie.Les nouveaux bureaux sont sous la gérance de M.George Myrand.(Service de la Presse Associée! New-York, 16.— Les séances d’hier au Congrès de l’Association Internationale des Chirurgiens ont provoqué le plus vif intérêt chez les nombreux délégués.Quelques-uns des médecins ont parlé de la greffe humaine et ont raconté des choses qui tiennent presque de la merveille.Ainsi ils ont dit qu’ils avaient remplacé, avec succès, des nerfs, des veines, des os et qu’ils avaient même complètement refait des figures humaines.Les savants réunis ont beaucoup applaudi leurs i’ius-tres confrères.Ils ont qualifié de “docteurs en beauté” ceux qui se sont appliqués à refaire les becs de lièvre, les nez crochus, les yeux louches, etc.Le quatrième congrès s’est terminé hier après-midi.Le Dr W.-W.Keen, chirurgien de Philadelphie, a été élu président de l’Association.Le prochain congrès _aura lieu à Paris, France, en 1917.INCENDIE MENAÇANT (De notre corresuondanO Québec, 18.— Les bureaux de Ta-gence du département de la marine à Québec ont été menacés de destruction ce matin, vers 8 heures 30.Le feu s’est r déclaré dans la cave et s'est propager rapidement.S'ans la prompte intervention et le travrîl énergique des pompiers appelée par une alarme générale, tous les bureaux y auraient passé.Le feu a été éteint en moins d’une heur® après qu’i'l eut causé pour quelques centaines de piastres de dommages.VALEURS MEXICAINES __ A PARIS Paris, 16 — I.’“Information”, journal financier, dit que les actions mexicaines étaient faibles hier parce que la nouvelle d’une manifestation navale à Tampico donne l’impression qu’il sera difficile de voir comment Washington, en dépit des intentions pacifiques de son gouvernement, pourra éviter une intervention armée.“Plusieurs,” continue-t-il, “favoriseraient une intervention qu’ils préféreraient à l’état d’anarchie actuel dans le Mexique, mais l’in-suffisanre des forces militaires des Etats-Unis fait craindre ceux qui désirent vivement le rétablissement de l’ordre.” .-v.v:‘rA S i ë ¦¦ Davenports - ET Divanettes “Thorobed” LA STANDARD 01L Londres, 16.— A une assemblée générale extraordinaire de la Standard Oil Company of Canada, tenue hier, il a été résolu de reconstituer la compagnie et de l'enregistrer sous le nouveau norn de Coatsworth Natural Gas Company, Limited.Le capital de la nouvelle compagnie sera de $175,000.BOURSE DE MONTREAL Ces cours noue sont fournis par MM.Fortier, Beaurais & Cie., banquiers et agents de change, membres de la Bourse de Montréal.Edifie» Koval insurance.STOCKS iDeru.Offre.STOCKS Dern.iOffre.BellTél.C Bra.T.L.&P Can.Car.“ pfd.Can- Cera.“ pfd.Can-Cot.L.“ pfd.Ca.Convei Can.P&cif.“ New Can.Loco “ pfd.Crown Res Dét.El Ry.Dora C.C o.Dora.T .pfd Dom.S.Cor.Dorn Park.Dom.T C.“ pfd.Du),S.S.&A “ pfd.Dili.Sud.K.Can.Po.Gould M’fg “ pld Goodw.Co “ pfd.Hill.Collie.m.Tra.pd Laur.Com.L.oLWd.C." pld.MacDo.Co.Mack Cm." pfd.Mer.L.&P.pfd M.& S.-P.“ .ofd M.L.H.ScP Mt.Cot.Ltd " pfd.Mon.Tr.Co Mnr.Trara N" ipitsiug.146% 60% 103 r* 199% .70 69 103 90 2851 761.79 40 68 181 83% 70 45 125 22i ’>6 218 146% 80 ' 68 30 91% 74% 35 199% 1.66 68% 102 89% 28% ’ té 101 25 39 65 180% 10% 63 68 43 124% 220 54 Nor.Ohio.N .S S.* CL." pfd.oguv.m in.*4 pfd.Ott.L.* P„ Penmans.Québec Rr K.A O.X.C.Shawinig.Sherwin W Pfd.Spa.Rir.Co " pfd.St.Co.of C, " pfd.Tor.U y .Tooke Bro “ pfd.Tuck.Tob." pfd.Twin City.“ pfd.Winn.Ky.Banques — Br.No.Am.Commerce Dominion.Hamilton.Hochelaga Impérial.Merchants Molsona.Montréal.Nationale.N’era-Scoti Ottawo- Québec.Royal.Standard.Toronto.Union.72 212 117% 114 1-49 52 14% 99% 132 61 ny, 117 312 147 50 14 99% 133% 81%.136 " 135% 39 99 107 199% 210 156 'iiu 203 105 209% 164% 189 199 240%] 240 ’264% 223% 264 210 143 VENTES D’HIER APRES-MIDI ACTIONS Brazilian : 50 à 80 1-8.('.an.Pacific : 5 à 199 1-4, 100 à 199 1-2.Detroit : 275 à 69.Pennsylvania Water & Power : 25 à 73 3-4.Power : 50 à 219 1-2, 50 à 219 3-4, 50 à 219 1-2.Hichelieti & Ont.: 5 à 98 1-2, 350 à 98 3-8, 100 à 98 1-2, 25 à 98 5-8, 100 à 99, 25 à 99 1-8, 25 A 91) 1-4, 50 à 99 1-8, 25 à 99 7-8, 50 A 100, 50 à 9!) 7-8, 27» à 99 1-2, 75 à 99 3-4, 25 à 99 1-2.75 à 99 3-4.Shawinigan Rights : 400 à 1 3-8, 661 à 1 1-2.Canada Cernent : 2 à 30, 15 à 30 1-2.Dom.Textile : 25 A 70.Doni.Trust : 13 A 111 1-4.LaurcntUle : 30 A *181, 2 à 180.Laurentide New Stock : 50 à 179 1-2.Steel Corp.: 20 à 29, 50 à 28 3-4, 5 A 29, 25 à 28 5-8.COTES New Laurentide : 179 3-4 A 179 1-2.Shawinigan Rights : 1 1-2 A 1 3-8.ACTIONS A PRIORITE Ames Holden : 3 A fil.Canada Cernent : 5 à 91.Mont.Tram.Del».: 81500 A 78 1-2.Steel Co., of Can.! 15 A 79 1-4.OBLIGATIONS Canada Cement : .$1000 A 97 1-4, $500 A 97 1-2, $500 à 07 1-2.Dom.Cotton : $500 A 100.Keewatin Mill : 81000 A 100.BANQUES Commerce : 5 A 210.‘%li.Merchants : 4 A 188 1-2.Le Modèle le plus Perfectionné La simplicité est la note dominante dans la construction des Davenports “Thorobed*’.Ils sont faits en deux grandeurs pour l’accommodation des petits et grands appartements.Ces meubles font l’office d’une chambre additionnelle toujours prête.La bourrure est faite de matériel choisi et les couvertures sont en denim, velours, tapisserie, Panta-sote et cuir.Pour le transformer en lit vous tournez simplement le siège et dépliez le sommier.Un matelas en coton pur de trente-cinq livres est fixé au sommier.Le dossier contient une large garde-robe complètement à l’épreuve de la poussière.Trois Valeurs Spéciales pour cette Vente Davenport ou Divanette (tels que la vignette), bordures à ressort, siège et dossier unis, bandes plissées, monture en chêne fumé, recouvert de cuir, matelas en feutre pur.Rég.$90.00.Notre prix spécial $59.65 Prix, en denim $43.85 Prix, en tapisserie $48.60 i ~.V.C44;4.' Nos tapis, linoléums et prélavts représentent les toutes dernières nouveautés de la saison.Nous faisons une spécialité des draperies.Prix fournis gratuitement DINER A L’HOPITAL DES INCURABLES Le dîner annuel donné par les dames patronnesses de l’hôpitat des Incurables, aux malades de cette institution à Notre-Dame de Grâce, a eu lieu ce midi au milieu d’une foule empressée de visiteurs montréalais.Sa Grandeur Monseigneur Gauthier, évêque, auxiliaire de Montréal, a présidé à ces agapes traditionnelles.Un nombreux clergé dont une foule de Pères dominicains s’est rendu à la fête.Les dames patronnesses s’y voyaient aussi en nombre, parmi lesquelles nous avons remarqué lady Forget, lady Shaughncssey et Mme Choquette.Les malades étaient servis par des demoiselles de la ville, heureuses de se dévouer en la circonstance.Après le diner, il y a eu une jolie séance donnée par les petites filles malades.La fête s’est terminée par un salut et bénédiction solennelle du Très Saint Sacrement.LES ARPENTEURS ____GOEMETRES (De notre eorresBonOant) Québec, 16.—- Les arpenteurs géomètres de la province réunis hier en assemblée générale à Québec ont fait l’élection de leurs officiera comme suit: Président, M.J.E.Sirois; vice-présidents, le sénateur J.P.B.Cast-grain et M.G.Gallagher; secrétaire-trésorier, M.Arthur Smith; syndics, MM.T.A.Z.Patenaudie et Paul Joncas.Aux jeunes N’oubliez pas l’atelier du DEVOIR pour l’impression de vos lettres de faire - part, cartes de visite et d’invitation.* .* Aux avocats Nous avons, pour l’exécution de vos factums et tous autres travaux d’impressions, un outillage complet et moderne.* .* Lundi soir prochain, Leurs Altesses Royales le duc et la duchesse de Connaùght seront les hôtes d’honneur à une grande réception qui aura lieu au Conservatoire Lassafle.Les directeurs de l’institution préparent en ce moment un programme magnifique tant au point de vue élocution que musique.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit No 2382, A.Demers et al., demandeurs, vs H.Chapleau, défendeur.— Le 25ème jour d’avril 1914, à dix heures de l’avant-midi, au domicile du dit défendeur, au No 48 Carré Richmond, en la Cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, etc., Conditions : argent comptant.JOS.MAYER, H.C.S.Montréal, 15 avril 1914.Atelier d’imprimerie : LE DEVOIR 43 rue Saint-Vincent TÊL.MAIN: 7461 Célérité, Prix modérés, Travail parfait.A TOUS Nous pouvons exécuter, à l’entière satisfaction de tous nos clients tous genres d’impressions.— Faites - en l’essai.' .* PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit No 2382, A.Deniers et al., vs H.Chapleau, défendeur.— Le 25ème jour d’avril 1914, à deux heures de l’après-midi, à la place d’affaires du dit défendeur, au No 349 rue William, en la Cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en un c-ûffre-fort, pupitres, meubles de bu- reau, bois de sciage, acier et fer en barres, boulons, etc.Conditions: argent comptant.JOS.MAYER, H.C.S.Montréal, 15 avril 1914.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit No 13063, Balinsky et al., vs L.N.Fleischer.— Le 25eme jour d’avril 1914, à dix heures de l’avant-midi, à la place d’affaires du dit défendeur, au No 11 rue Pine Est, en la Cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en un cheval, express, etc.Conditions: argent comptant.El).DESROCHES, H.C.S.Montréal, 16 avril 1914.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit No 1723, Beaudoin Limitée vs J.Masson.— Le 25ème jour d’avril 1914, à dix.heures de l’avant-midi, au domicile du dit défendeur, au No 44 rue Boyer, en la Cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit dé- fendeur saisis en cette cause, sistant en meubles de ménage.nnrucear^tcomPtant’ L^.¦LIvyUriJLiSj II.U.S.Montréal, 16 avril 1914.AMS public est par les présentes donné que le sixième jour de mai 1014, A 10 heures 1-2 de l’avant-midi, ou aussitôt que conseil pourra être entendu, in Cité de Maisonneuve, par ses procureurs soussignés, s’adressera pur requête sommaire à la Cour Supérieure, dans et pour le district de Montréal, ou A un Juge d’icelle, siégeant en cour do pratique, chambre 31, au palais de Justice A Montréal, pour obtenir la confirmation d’une résolution du conseil de la cité en date, dn 23 mars 1914, ainsi que d’un plan portant la même date, préparé par Marins Dufresne arpenteur géômètre, indiquant les lignes homologuées d’un parc ou place publique bornée A l’ouest par la ligne limitative séparant la Cité de Montréal et la cité de Maisonneuve, A l’est par la rue Bourbonniêre, au sud par la rue Girard, au nord par la liéne homologuée de la rue Sherbrooke; les dits lots de terre étant contigus A un grand lopin de terre affecté par la cité de Montréal A la création d’un parc public dans le quartier Hochelaga.Cette dite requête devant remplacer celle présentable lo 20 avril courant.TAILLON, BONIN, MORIN & LARAMEB, Montréal, 16 avril 1914. 8 LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI, 16 AVRIL 1914 VOL.V.—No.88 Le tempe qu’il fera DEM UN Nuageux et pluvieux.Bulletin d’après le thermomètre de Hearn et Harrison, 35 rue Notre-Dame Est, lî.de iviesie, gérant.Aujourd’hui Maximum.Même date l’un dernier.Aujourd’hui Minimum.Même date l’an dernier.10 58 23 10 Baromètre : 8 h.matin, 29.93; 11 h.matin, 29.90: midi, 29.88.VENDREDI, 17 AVRIL Saint Anicet, pape et martyr.Lever du soleil, 5 h.13.Loucher du soleil, 6 h.28.Lever de la lune, 2 h.12.Coucher de la lune, 10 h.45.t ?LE CHOMÂGE  MONTREAL LES PERSPECTIVES NE SONT PAS RASSURANTES POUR LES TRAVAILLEURS.— LE RETARD DANS L’OUVERTURE DE LA NAVIGATION AGGRAVE LES CHOSES.UNE INTERVIEW SOUPERS DES AMIS DU “DEVOIR >7 Le dixième souper bi-mensuel des amis du Devoir aura lieu, comme d'habitude, au “St.Lawrence Hall”.124 rue Craig Ouest, heures du soir.le 16 avril, a / LE R.F.AMEDEE A deux heures cei après-midi on nous informait de l’Hospice Saint-Benoit, où l’on a transporté ce malin, le T.R.F.Arnédée, supérieur-général de l’înstitut des Frères de la Charité, que le vénérable religieux dont le Devoir annonçait la maladie hier, était dans un étal précaire.Les perspectives pour les travailleurs en général ne sont pas des plus rassurantes.Le retard que la lenteur de la débâcle va apporter à la navigation est cause que (les milliers de travailleurs du port vont être forcés de chômer encore quelques semaines.C’est ce que nous faisait remarquer ce matin M.Francis Payette, surintendant du Bureau de Placement provincial.“A cette époque-ci de l’année,” dit-il, “nous avons habituellement une foule d’offres de places sur les navires, et dans le port, comme ma-I telots, cuisiniers, garçons de tables, manoeuvres, débardeurs, camionneurs et autres, mais nous sommes ! rendus en plein milieu d’avril et les • demandes sont lieu nombreuses.| ‘Tl en est de même pour la construction.Elle M.M0NTPET1T AUX ARCHIVES1 A LA SUITE D’UNE CONFERENCE I dur DEVANT L ALLIANCE FR AN - ! - ÇAISE, M.CODERRE LUI OFFRE UN POSTE HAUTEMENT HONORIFIQUE.(De notre correspondant) Ottawa, 16.— M.Edouard Mont-petit a fait une fort jolie conférence, hier soir, devant les membres de J’Alliance Française d’Ottawa au Château Laurier, devant une grande assistance, fi a parlé de la Vie et de la Mort des académiciens français, et l’auditoire qui a entendu cette année plusieurs conférenciers de France, a favorablement comparé M.Montpetit à ces conférenciers d’outre-mer.Le secrétaire d’Etat, M.Coderre, à l’issue de la conférence, a remercié M.Montpetit, et dans un geste qui lui fait honneur, il lui a offert publiquement, avec, éloges, le poste honorifique de membre de la Commission de Surveillance des Domi- ne paraît pas devoir être forte au printemps, si Ton en juge par le petit nombre de demandes qui nous sont adressées.“De ce temps-ci, ce sont les peintres et tapissiers qui sont les plus en vogue.“Nous avons cependant reçu déjà de quelques fermiers du voisinage de Montréal des demandes pour des j garçons de ferme que nous remplirons dès cette semaine.” Vous avez dû constater mieux que tout autre combien l’hiver a été —Oui, en effet, car les demandes de places chez les femmes comme chez.les hommes ont été plus nombreuses que jamais, et remarquez bien que d’après la loi, nous ne sommes autorisés à fournir dés places qu’aux aspirants nés au Canada ou qui sont sujets britanniques.—De combien de demandés avez-vous eu h vous occuper depuis la création du bureau ?—De près de 25,000, depuis avril 1911.date de la fondation.Les demandes chez les femmes ont déliassé les deux mille.M.Fayette attire notre attention sur le fait que les derniers amendements à la loi provinciale sur les bureaux de placement auront un salutaire effet et assureront une meilleure protection pour le tra-j vailléur.“Nous avons”, dit M.Payette, : “une quarantaine de bureaux de ; placement privés à Montréal, et à i partir du mois de mai, ces bureaux L’ATTITUDE DE HUERTA LES AMIS DU DICTATEUR LUI CONSEILLENT DE FAIRE DES EXCUSES AUX ETATS-UNIS ET DE METTRE FIN AU CONFLIT MENAÇANT.LA PRESSE EUROPEENNE ment.s Historiques des Archives Ca-,- 4 • i-u i nadiennes, dont MM.l’abbé Dubois a
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