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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 23 avril 1914
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1914-04-23, Collections de BAnQ.

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VOLUME V—No.94 MONTREAL, JKUm 23 AVRIL, 1914 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS : Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.$3.00 UNION POSTALE.$6.00 Edition Hebdomadaire : CANADA.$1.00 ETATS-UNIS.$1.50 UNION POSTALE.$2.00 LE DEVOIR Réda&ion et Administration: 43 RUE SAINT-VINCENT MONTREAL.» « -i 1 ?TELEPHONES : ' 1 a * ADMINISTRATION -5 p RÉDACTION: - J 5 7461 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! A BATONS ROMPUS?MENTEUR ET FAUSSAIRE Pour corser sa campagne contre M.Bourassa, la Patrie s’était risquée à écrire: “Nous ne sommes pas surpris d’apprendre que M.Bourassa* en dehors des protestations ouvertes provoquées par son discours d’Hochela-ga, A AUSSI REÇU DES REMONTRANCES DISCRETES MAIS ENERGIQUES DES AUTORITES RELIGIEUSES.” A cet ignoble mensonge, nous avons opposé la seule réponse qu’il méritât: le démenti le plus net et le plus catégorique.La Patrie ne tente point de relever ce démenti: elle’en est radicalement incapable.Pour sauver sa face cependant et pour avoir l’air de ne pas céder complètement le terrain, elle formule une nouvelle assertion, infiniment plus vague que la première, mais qui pourra, espère-t-elle, donner quelque illusion au lecteur exclusif.“L’injustifiable agression de M.Bourassa a eu un pénible retentissement, dit-elle.U n’est donc pas étonnant d’apprendre que des remontrances sévères ont été faites en hauts lieux à son auteur.” Une fois de plus la Patrie en a menti.Ni de “hauts” ni de moyens lieux, M.Bourassa n’a reçu de “remontrances sévères” à propos du discours d’Hochelaga.Et l’on n’a qu’à s’en consoler dans les “bas” lieux où se fabriquent, avec les mensonges, les faux de la Patrie.Car la Patrie ne se contente plus de donner aux textes une portée invraisemblable; elle ne se contente plus d’inventer des “remontrances” qui n’ont jamais existé : elle fabrique de toute pièce les textes.Elle mettait hier entre guillemets la phrase suivante, attribuée à M.Bourassa et censée prononcée à Hochelaga: “Il s’est développé chez nous, PRECISEMENT PARCE QUE LE CLERGE ETAIT INCOMPETENT A NOUS AIDER A RESOUDRE NOS PROBLEMES POLITIQUES, trop d’esprit de soumission et pas assez d’esprit de résistance.” Ce texte est purement et simplement un faux — et un faux de la plus crapuleuse espèce parce que, contenant certaines des paroles T’éel-lernent prononcées par l’orateur, il peut tromper les naïfs.On comprendra qu’il n’y ait point de discussion possible avec un journal qui use de pareils procédés.Il suffit de lui mettre, de temps à autre, le nez dans ses saletés.A PROPOS D’IMMIGRATION M.Sifton le premier ministre de l’Alberta, disait l’autre soir à Londres qu’il n’y a pas lieu de redouter la présence de tant d’immigrants nouveaux dans l’Ouest parce qu’au bout de trois ans, les nouveaux-venus se font presque tous naturaliser.Mais c’est précisément là Pun des pires dangers de la situation.Au bout de trois ans, des gens qui peuvent être de très braves gens, mais qui ne savent rien des affaires de notre pays ni de ses traditions, et dont au reste on ne connaît point le passé, se trouvent en état d’exercer sur les affaires publiques une influente égale à celle de ceux qui vivent ici depuis des années, ou même y ont toujours vécu et dont les ancêtres ont fait notre pays.Il se produit ainsi, du point de vue politique, une rupture d’équilibre analogue à celle produite sur le marché du travail, dans nombre de villes, par l’arrivée des immigrants.Et c’est pourquoi il importerait à la fois de rendre plus sévères les conditions de la naturalisation et d’exiger de tous les immigrants la production d’un casier judiciaire.Car le moins qu’on puisse demander au futur citoyen canadien, c’est qu’il nous prouve qu’il arrive ici sous son vrai nom et qu’il a été, dans son pays d’origine, un honnête homme.AUBE DE RÈGNE Précisément parce que nous avons combattu M.Martin et un certain nombre des membres du bureau exécutif, nous tenons, avant d’aborder la critique de leurs oeuvres, à leur laisser tout le temps,d’affirmer nettement leurs intentions.Pour le moment, nous ne retiendrons du véritable “discours du trône” prononcé hier par M.Martin que la partie où il promet qu’aucune “franchise” nouvelle ne sera accordée à la Compagnie des Tramways sans être soumise à l’approbation populaire.C’est excellent.Les proposilions relatives à l’abolition du bureau exécutif qu’on nous laisse prévoir, sont infiniment plus discutables et nous croyons que M.Martin se trompe du tout au tout quand il voit dans son élection la confirmation explicite de ses propres théories sur ce point.La promesse de refonte de la charte ouvrira aussi la porte à d’importants débats.Nous aurons l’occasion d’y revenir.Du reste, notre opinion sur ce point est déjà connue.M.Hébert a soulevé la question d’hygiène.Nous pouvons l’assurer que c’est un problème qu’on ne laissera pas oublier.PETITE SUPPLIQUE Un brave homme de nos amis nous prie de transmettre à M.le maire Martin une modeste supplique.A huit et quart ce matin, coin des rues Craig et Bleury.il a failli être aveuglé par la cendre que le vent projetait tout autour des voitures du service d’incinération.D’autres avec lui ont souffert, des dames, qui attendaient leur tramway, ont été blanchies du coup.M.le Maire ne pourrait-il faire faire ce service à une heure où il passe un peu moins de monde?Orner HEROUX.U SITUATION AU MEXIQUE Méfions-nous des dépêches concernant le conflit mexico-américain.Celles d’hier annonçaient la prise complète de Vera-Cruz; celles de ce matin disent au contraire que la journée d’hier ajoute aux pertes de chaque côté.On s’est donc battu hier encore.La ville est cependant pratiquement aux mains des Américains.Elle était peu défendue et ce n’est pas là que les Mexicains attendent l’envahisseur.La voie qui conduit à Mexico, défilé de montagnes, leur offre un meilleur terrain de combat! on dit qu’à certains endroits quelques centaines de bons tireurs peuvent, grâce aux avantages naturels, tenir une forte armée en échec.Il n’est pas probable que les Américains avancent davantage pour le moment.On dit même que Washington commande à scs soldats do borner leur occupation à un rayon d’une vingtaine de milles.L’intention des Etats-Unis doit être d’étendre d’abord le blocus à tous les endroits où les munitions peuvent ar-arriver aux Mexicains.Et la tâche est déjà considérable.Les côtes du Mexique- sur l’Atlantique comme sur le Pacifique sont très longues, et même si la marine américaine réussit à les bloquer effectivement, il restera les frontières sud-est du Guatemala et du Honduras anglais par où le Mexique pourra communiquer avec ses fournisseurs.Le blocus ne saurait donc être complet que si les Etats-Unis s’emparent du sud-est mexicain.El alors ce sera l’hostilité qui déciderait les ebéfs constitutionnalistes à faire cause commune avec Huerta contre les Etats-Unis.Washington semble redouter cette éventualité qui ne changerait certes pas le résultat final, mais qui pourrait l’ennuyer énormément.Tampico, où s’est produit l’incident qui a précipité la crise, n’était pas encore inquiétée aux dernières nouvelles.La garnison mexicaine est beaucoup plus forte là qu’à Vé-ra-Cruz et la ville aussi plus éloignée de la nier.Autre raison qu’on donne à Washington; le président Wilson persiste à espérer que l’occupation de Vera-Cruz produira son effet sur Huerta.Cela est peu probable si l'on en croit les dépêches envoyées de Mexico à Londres qui insistent sur le cal- me avec lequel on se prépare à la guerre.A propos, les commentaires d'une certaine partie de la presse anglaise sont beaucoup moins sympathiques à Washington.Cela s’expliquerait, paraît-il, par le fait qu’au fond cette guerre sera le dénouement de la rivalité existante entre deux grandes compagnies de pétrole, la Standard Oil et la Mexican Eagle Oil co.“Sous l’administration Diaz, dit un confrère, lord Cowdray obtint certaines riches concessions minières, construisit des chemins de fer et établit des compagnies de steamers.La Mexican Eagle Oil Co.de lord Cowdry devint si puissante qu’elle menaça l’existence même de la Standard Oil Co.Tampico, par exemple, où la flotte américaine est concentrée, est un bel exemple de la rivalité entre les compagnies Mexican Eagle et Standard Oil.C'est la base de distribution des deux grandes compagnies.Il est à peu près certain que les intérêts de la compagnie anglaise sont liés à Huerta que les capitalistes anglais et français appuient.De son côté, la compagnie américaine verrait avec plaisir la défaite de Huerta.” Et elle expliquerait encore pourquoi on hésiterait à attaquer Tampico.Les capitalistes américains ne doivent pas être disposés à souffrir les premiers.P.LAUZON.BILLET DU SOIR.PAYSAGE MONTREALAIS Il y a, dans Montréal, une rue ou cent flaques de boue, s’arrondissant, s’agrandissant un peu chaque jour, ont fini par se rejoindre, puis se confondre.Le soleil a liquéfié cette boue, et maintenant c'est un lac.Hier, dans cette rue, un homme travaillait.Ce bonhomme, qui avant-hier éluit sans besogne, n'en manque pas aujourd'hui : il lui faut vider la mer avec un panier.J! ne se presse pas : pourquoi se depé-cherait-il, du reste, puisque, quoi qu’il fasse, il n’aura jamais fini : il compte sur le soleil, et nous aussi.Donc, tout doux.,, tout doux*., tout doucement, il prend avec sa pelle un peu de boue.Le liquide s’écoule de chaque côté pendant qu'il se redresse avec précaution et qu’il élève sa pelle, mais il arrive parfois qu’il en reste encore un peu quand il atteint son tombereau.Heureusement que ledit tombereau, étant fortement incliné en arrière, ne peut contenir qu’une mince couche de la substance fluide ; et comme, d’ailleurs, cette substance dégouline par les joints du tombereau, ça n’est vraiment pas la peine d'ambitionner d'en ramasser beaucoup, beaucoup.Notre homme se hisse enfin sur le brancard, et le cheval part avec la belle nonchalance d'un fils à dada pourvu d une sinécure.La boue, fuyant en mille petits filets, se répand équitablement tout le long des rues où l’employé veut bien la promener.Des hommes l’é-tendront à l’aide de grattes et puis, sous l’action du soleil printanier, elle se transformera en poussière el disparaîtra bientôt dans l’air, sur vos vêtements, dans votre gorge, on ne sait où.En tout cas, nous aurons une ville propre.Et c’est l’essentiel.Léon LORRAIN.POUR CONNAITRE VEUILLOT LETTRE D’OTTAWAjINAUGURATlON CONSEIL LES CONDITIONS DE NOTRE GF ERE Pas de séances du matin.—La veille de la clôture du débat — Pour ou contre.— La fin, jeudi soir.— Le morcellement de Russell Ottawa, 22.jour d’hui n’a La séance d’au-1 à signaler dans leurs harangues, pas été plus remar-1 Elles sont faites spécialement pour qùablc que les précédentes, au cours du débat sur le budget.Les derniers orateurs des banquettes d'arrière parlent.Jeudi soir, ce sera la clôture de ce débat, ainsi que nous le prévoyions il y a une couple de semaines.distribution parmi leurs électeurs.LA JOURNEE DE JEUDI LES SEANCES DU MA TIN Tout laisse croire que la journée de jeudi sera l’une des plus importantes de cette session-ci.Le débat sur le budget s’y clora.D’après les prévisions, MM.Laurier, Foster, le docteur Clark, M.Meighen et M.Borden parleront dans ) après-midi et la soirée.Le vote aura lieu à une heure assez avancée de la nuit.M.Laurier doit saisir la Chambre, à la première heure, jeudi après-mi-d’une résolution formulant le dieu qui lui étaient une source d’in-j programme de la gauche, en matiè-somnies prolongées, disent ses amis.; rc tarifaire.L’opposition demande-11 avait aujourd’hui au feuilleton de ; ra, estime-t-on, la détaxe complète la Chambre une motion à l’effet des produits alimentaires, l’entrée, M.Borden est de retour aux Communes.Il a l’air quelque peu reposé, et il a meilleur teint.Une quinzaine au grand air lui a permis de se dé-1 tendre les nerfs et d’oublier un tant ! .soit peu les affaires du Nord-Cana- ! di, M.Martin expose son programme dans son discours d’ouverture.— M.ie commissaire Hébert veut la lutte contre la mortalité infantile.— Les nouvelles commissions échevinales sont nommées.d’instituer les séances du matin, de onze heures à une heure, chaque jour, d’ici à la fin de la session.Ces séances devaient commencer à compter de lundi prochain, vingt-sept avril.11 n’en a encore rien été décidé.M.Laurier, comme M.Borden saisissait, à l’ouverture de la séance, les Communes de cette proposition, est intervenu et en a fait suspendre l’adoption.“Je doute, dit M.Laurier, de l’opportunité des séances du matin, a l’époque où j nous en sommes, dans nos travaux, i J’entends dire de toutes parts que le ministère doit déposer devant les | Communes des projets de lois assez j nombreux, l’un même, qui a trait au j Nord-Canadien, de grande impor- i tance.Il me paraît donc prématuré ! de commencer les séances du matin I libre de tous droits, du blé, de la farine et des issues de blé américains au Canada, et la détaxe complète de toutes les machines agricoles, c’est-à-dire “Free Food, Free Wheat and Free Agricultural Implements”.C’est un programme séduisant, au premier abord, pour la classe rurale, surtout celle de l’Ouest, productive de blé, qui doit s’alimenter à même l’Est, et achète un outillage agricole des plus dispendieux afin de mettre en valeur les terres à céréales des provinces de la prairie.On s’attend que M.Laurier, bien en forme, et rétabli de la bronchite qui ie faisait souffrir, le jour où il prononça son discours sur le rapport Gutelius-Staunton, parlera au moins une heure.M.Foster, à vrai dire silencieux depuis son grand avant que nous connaissions tout fait le programme du ministère, i discours du 18 décembre 1912, sur d’ici à la fin de la session; car U I le bill de contribution Borden, ré-nous faut nous consulter sur ce pro- j pondra à M.Laurier.On le sait programme, à gauche, une fois qu’ils ! lectionniste enragé, orateur mordant nous sera soumis.Je suggérerais ! ** sarcastique.Il se pourrait qu’il donc à M.Borden d’ajourner la pri-jHl un grand effort oratoire; d’au-se en considération de sa motion | îant QU?le docteur Clark lui succé-relativc aux séance ^ matin.Son ] .Et celui-ci ne .ménage pas programme de firr de session une fois soumis aux Communes, nous aviserons ensuite.” Ces remarques de M.Laurier sont au point.Car où les oppositionnistes trouveraient-ils le temps de tenir leurs u unions secrètes à propos de telle ou telle mesure ministérielle, s’il n’y a plus de matinée disponible pour ces rencontres de famille?Aussi M.Borden s’en rend-il compte.Et il cède tout de suite à la suggestion de M.Laurier.“Il est vrai que le ministère a encore quelques projets de lois à porter à la connaissance de la Chambre”, dit ie premier ministre.“Nous les déposerops sous peu sur la table du secrétaire des Communes.Pour l’heure, nous ajournerons donc la proposition de tenir des séances de la Chambre par les matinées, jusqu’à nouvel ordre.” Et M.White annonce, comme appendice à cet échange d’idées, que le ministère soumettra bientôt aux députés les prévisions budgétaires additionnelles pour 1914-1915.Le débat sur le budget recommence ensuite.POUR OU CONTRE La Vie Populaire de Veuiliot, que vient de publier son neveu.M.François Veuiliot, l’ancien directeur de VUnivers, obtient en France le plus vif succès.La Maison de la Bonne Presse, la grande maison d’éditions parisiennes, a donné à ce volume la plus jolie toilette.Elle a joint au texte de M.François Veuiliot la plus abondante illustration.Les 160 pages, grand format, de l’ouvrage contiennent près de 300 photogravures : portraits de Veuiliot à tous les âges, de ses parents, de scs amis, de scs adversaires; photographies des maisons qu’il a occupées, des bureaux de VUnivers, des premiers exemplaires du journal, du titre des premières éditions de ses oeuvres, autographes, etc.Seule une grande maison comme celle de la Bonne Presse pouvait se payer le luxe d’éditer, à un prix populaire, un tel volume.Grâce aux arrangements spéciaux que nous avons faits avec cette maison, nous pourrons offrir la nouvelle vie de Louis Veuiliot à nos lecteurs, sur réception de vingt sous, phis six coupons du Devoir.Pour l’expédition par la poste on devra ajouter cinq sous.Le premier coupon paraîtra dans le Devoir de lundi.Jusqu’à ce soir, ce débat n’a offert qu’un intérêt secondaire.La plupart des députés inscrits pour y participer n’ont rien dit de bien nouveau.Ils ont parlé détaxe complète du blé, libre admission des machines agricoles américaines, coût élevé de la vie.dette nationale, dépenses publiques, crise financière, chemins de fer, désertion des campagnes, industries métallurgiques, bref, “de omni re sribili et quibusdam aliis”.Les conservateurs ont tous louange leur parti de sa politique; et les libéraux Font tous blâmée.Un seul ministériel, M.Ai-kins, de Brandon, s'est prononcé en faveur de fca détaxe complète du blé américain; mais il n’a pas eu jusqu’au bout le courage de son opinion, car il s’est déc laré prêt à en passer par la décision du ministère; elle est nettement défavorable à cette politique économique.A gauche, certains députés, représentant des régions où la fabrication de dif-térenles sortes d’acier emploie des milliers d’hommes, ont, pour une heure,—comme M.Carroll, de Cap-Breton, — fait trêve à leurs théories libre-échangistes et parlé comme des protectionnistes de vieille souche.H est vrai que le libre-échange n’est pas encore des plus enracinés dans Je sol oppositionniste, et qu’il y croît surtout, jusqu’ici, pour des fins politiques.Mais la masse des libéraux sont en apparence des plus favorables à cette théorie économique.Le docteur Clark et M.Emmer-son semblent être les deux seuls à vouloir une solution radicale à leurs autres collègues, ils bent cette doctrine à petites doses, i La Chambre saura jeudi soir quelle est la véritable politique du parti libéral, à ce sujet.Mais, pour constater jusqu’à quel point ce parti est sérieux dans ses professions de foi libre-échangistes, i! faudrait le voir I d’habitude je poupon protectionniste si cher à M.Foster.Le ministre du Commerce devra parier une couple d’heures au moins, et M.Clark, une grosse heure.M.Meighen, sans être aussi protectionniste que M.Foster, -— il a fait consentir le ministère à une détaxe de 5 pour cent sur certaines machines agricoles, — ripostera à M.Clark, croient les whips.Son discours durera bien une heure.M.Boivin, de Shefford, parlera le dernier, après quoi ce sera le vote final, sans doute vers minuit ou une heure du matin.Ces discours vaudront sans doour faire amender le règlement tie " Oàstructîon, cans la rue Bloomfield, entre les rues Saint-Viateur et Laurier.Le conseil a promis d’étudier la question.—-*- PETIT CARNET MARIAGE LACROIX-DUROCHER Lundi matin, à Isa.chapelle privée de la paroisse de Lachine, avait i.eu le mariage de M.Da.ma.se Durocher et de Mlie Rosa Lacroix.La bénédiction nuptiale a été donnée par M.l'abbé Keiffer.Après la cérémonie, il y eut réception chez Mme Lacroix, puis les nouveaux époux partirent pour visiter leur famille à Hawkes-tmry et les places environnantes.Mlle Lacroix était accompagnée de son frère M.J.P.Lacrcix, de Montréal, de M.Durocher et de M.J.Fiché de Hawkesbury, Ont.TURCOTTE-DESROSIERS Le mariage de Mlle Florette Turcotte, fille de M, Alphonse Turcotte, et M.Aimé Desrosiers, fils du Dr A.Desrosiers, aura lieu le lundi 4 mai, en la chapelle du Sacré-Coeur, église Notre-Dame, à T h.30 a.m.-r-4- LA CAMPAGNE DE M.GABOURY On constatera dans une autre partie de notre journal, que M.A.Ga-boury, surintendant de la Compagnie des Tramways de Montréal, vient d’ajouter un autre item à la campagne qu’il a entrepiise pour la sécurité des gens et de la propriété.M.Gaboury demande aux propriétaires de voitures de placer une lumière rouge à Tarrière de leurs véhicules tout comme il s’en trouve aux automobiles.L'idée du surintendant de la Comfpagnie est excellente.Il la lance à la veille des déménagements, c’est-à-dire à uns époque de Tannée où la circulation est le plus encombrée dans nos rues.Ceux qui entreprennent le transport des mobiliers travaillent jour et mit du 1er au 3 de mai.Par les soirées sombres, dans quelques-unes de nos rues ies moins éclairées, les lourdes voitures surtout deviennent un danger.Aussi la lumière rouge sera-t-elle un signal qui empêchera les conducteurs de voitures d’être les victimes d accidents qu'ils payent souvent très cher.-*- DEUX TRAINS POUR LA COTE DU PACIFIQUE Le service de trains du matin de Montréal à Winnipeg commencera le 27 avril.A partir de eette date le train partira à 9.45 a.m.tous les jours.Le convoi se composera de wagons de première classe, de wagons-lits louristes, wagon-buffet, etc.Le train du soir comprenant wagons à compel •imer.ts, wagons-lits touristes et wagons-buffets, partira tous les jours à 9.i.wm., se rendant jusqu’à la côte du Pacifique.PETITES ANNONCES SiTUATlONS VACANTES APPRENTIS BARBIERS demandés, méthode moderne.Système Moler, établi depuis 22 ans.Quelques semaines suffisent.Outils donnés gratuitement avec le cours.Positions assurées.Cours spécial du soir.S’ad.Molers Barber College, 62D.Boulevard St-Laurent.Montréal.83-26 ELECTROLIERS Electroliers pour 8 appartements de $10 en montant.Poêles à gaz de $2 en montant.Fixtures électriques et poêles à gaz pour tous les goûts.Charet-te & Frère, 414 Ontario Est.Tél- Est 721.EMPLOI DEMANDE.Jeune homme, 24 ans, expérience de huit années dans travail de bureau, demande position, secrétaire ou assistant comptable; prendrait charge de correspondance.Très bonnes références.Boîte 104 “Le Devoir”.EMPLOI DEMANDE.Jeune homme marié demande position comme assistant comptable et peut aussi établir un système de prix coûtant pour maison de gros, bannes références.Ecrire, Casier 29, “Le Devoir”.EMPLOI DEMANDE.Un horloger bijoutier de 4 années d’expérience, pouvant fournir les meilleures références, demande emploi.S’adresser par lettre à Casier 36 “Le Devoir”.92-3 PHARMACIEN Emploi demandé.— Apprenti pharmacien, un an d’experience, très bonnes références, parlant l’anglais et ie français demande position.Adressez à E.T., 289 Avenue Lasalle, Maisonneuve.À LOUER A LOUER.Gîiance exceptionneîîe pour une personne connaissant tant soit peu l’élevage de volailles: Un grand terrain à louer en ville, 50 par 115, poulailler 70 x 15, écuries, maison 6 nièces, très propre (un bail de 8 ans, 810 par mois).Avec 200 à 300 volailles on peut réaliser de $1,200 à $1,500 par 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acheteur du Département des Chemins de Fer et Canaux, Ottawa, à et après cefie dale.Des chèques de bhnquc acceptés pour les sommes de $1000.00 et de $500.00 respectivement, faits payables à l’ordre du Ministre îles Chemins de Fer et Canaux devront accompagner chaque soumission, lesquelles sommes seront confisquées si la partie soumissionnaire refuse de remplir le contrat à elle accordé pour la livraison de n’importe lesquelles des marchandises, ou si elfe ne réussit pas, d’une façon ou d’une autre, à remplir convenablement ce contrat.Le chèque ainsi envoyé sera remis à chacun des soumissionnaires dont les soumissions n’auront pas été acceptées.On ne s’engage à accepter ni la plus basse ni aucune autre des soumissions.Par ordre, L.K.JONES.Asst.Député Ministre et Secrétaire.MUNICIPALITE DE SENNEVILLE PROVINCE DE QUEBEC Des soumissions cachetées adressées à GEO.B.MOX ON, Ingénieur de la Corporation portant à l’endos : “SOUMISSIONS POUii CHEMINS MACADAMISES, BITIMI-NEUX” pour le Village de Senneville, seront reçues au bureau du soussigné jusqu’à une heure de l’après-midi, le 5 mai 1914.Les plans, spécifications et formes de contrats peuvent être examinés et blancs de soutnissiohs obtenus au bureau de l'Ingénieur, Chambre 511, Edifice Canadian Express, rue McGill, Montréal.Les soumissions devront être faites sup les formes imprimées qui seront fournies et l'entrepreneur devra remplir tous les blancs, autrement sa soumission ne sera pas acceptée.La longueur du chemin à faire est d’environ 4 milles 1-4.Les soumissions devront être accompagnées d’un chèque accepté tiré sur une Banque incorporée avant bureau au Canada, pour la somme de cinq cents piastres, ($500) payable à la Municipalité de .Senne-ville.La dite Municipalité ne s’engage pas à accepter aucune des soumissions.L.J.BOILEAU, Sec.-Trés.2C Saint-Jacaues, Montréal.-Té).St-Loais 2112 - DEMERS & GAUTHIER Departement des Chemins de Fer et Canaux.Ottawa, 20 avril 1914.Les journaux publiant cet avis sans l’autorisation du Département ne seront pas payés pour le faire.—59810.___Polisseur» et Rembourreurs SPECIALITE x Reparation de meuble* antiques 974 RITE SAINT-DENIS ^+150B I VOL.V.— No.94 I^IU DEV OIK, MONTREAL, JEUDI, 23 AVRIL 1914 3 r—* FAITS-MONTRÉAL LES ENFANTS RECLAMENT UNE DELEGATION DE BAMBINS CHEZ LE CHEF CAMPEAU AP-PREND QUE LE CHAMP-DEMARS EST INTERDIT A LEURS EBATS.QUELLE EST CETTE FEMME?— UN AMI A LA MAIN LOURDE.— TUE PAR L’ACIDE PHENI-QUE.— ACCIDENT D’AUTO.— NOTES DIVERSES.Six bambins, âgés d’une dizaine d’années, se sont présentés, hier 'après-midi, au bureau du chef Campeau, pour lui demander si l’agent qui les avait empêcher de jouer au ‘Toot hall” sur le Champ-de-Mars, n’avait pas outrepassé ses droits.Le chef dépondit que la ville ne pouvait permettre que le “foot bail”, la crosse, le base-bail ou tout autre jeu du même genre, fussent joués sur le Champ-de-Mars, parce que c’é-tait une place publique.( Lorsque la délégation fut partie, le chef Campeau fit remarquer combien il était pénible de se voir dans l’obligation de refuser aux enfants du bas de la ville, le seul endroit où ils puissent prendre leurs ébats.“Ces enfants demeurent trop loin du Parc Mance ou du Parc Lafontaine pour s’y rendre chaque jour ; et les maisons dans ce quartier n’ont pas de cours convenables.Alors où les enfants peuvent-ils prendre de la 'récréation?INCONNUE A L’HOPITAL Une femme bien mise a été trouvée, hier soir, inconsciente au coin de l’avenue du Parc et de la rue Mxl-Pm., Un jeune homme héla une voiture, et fit transporter la malade à l’hôpital Victoria.Les médecins ne savent pas encore de quelle maladie souffre cette femme.Sur elle aucun papier ne fut trouvé qui put établir son identité.A COUP DE BOUTEILLE ¦ Rose Duplessis, 14 ans, a été blessée d’un coup de bouteille, par un ami, vers 11 heures, hier matin, au coin des rues Sainte-Catherine et Saint-Denis.La blessée fut pansée à l’hôpital Notre-Dame et retourna chez elle.SON ETAT S’AMELIORE Mlle Santalo Musso, blessée à coups de rasoir par un ami, a pris i^n mieux considerable.Francisco Cirotta, le prétendu assaillant est encore au large.SUICIDE OU ACCIDENT Arihur McLaughlin, 21 ans, 314 Saint-Philippe, a été trouvé mort dans son lit.McLaughlin avait absorbé une forte dose d’acide phéni-qur.Le coroner tiendra une enquê- aujourd’hui.Mme Allan Rich, 50 ans, 29 rue Kent, aussi pour avoir prise de l’acide phénique, est dans un état critique à l’hôpital Victoria.FRAPPE PAR UNE AUTOMOBILE _M.Edmond Lamourcux, Agé de 17 ans, 423 rue Mont-Royal, a été frappé par une automobile, hier vers les 3 b.15 p.m.à l’angle des rues Sherbrooke et Papineau.11 a été affreusement blessé à la tète et au visage, mais à l’hôpital Notre-Dame, où il a été transporté, aussitôt, les médecins déclarent qu’il n’est point en danger de mort.LE CADAVRE D’UN BIGAME .Le cadavre de George Wentzel, cet Allemand américain qui se suicida il y a quelques semaines, à sa pension, 14 avenue Desjardins, après qu’une accusation de bigamie eut été portée contre lui par sa femme qui habile la Floride, a quitté Montréal hier pour la Floride.La jeune femme avec laquelle Wentzeil vivait ici, ayant voulu ac-, jTompagner le corps du malheureux jusqu’aux Etats-Unis en fut empêche par les agents d’immigration du gouvernement américain Elle devra rester au Canada.INCENDIE A LACHINE Le feu a causé des dégâts au montant de $1,000 aux usines de l’aqueduc de Lacbfiîe hier après-midi.f Les pompiers locaux, conduits (par .Je chef Robert éteignirent les flammes.Les dommages sont compensés par des assurances.LA FETE DES SOIREE D’HIER.—CE SOIR, GRAN-, DE SOIREE DE GALA.— M.LUCIEN BOYER ET Mlle HAMEL CHANTERONT.La soirée d'hier à la Fêle des Berceaux a été splendide.La foule a semblé plus nombreuse encore que les jours précédents, et la gaieté rayonnait sur tous les visages.C’est kqu’on ressent un véritable bonheur, toujours, à faire la charité.Il est à espérer que ceux qui n'ont pu encore se rendre au musée de l'Ecole des Hautes Etudes Commerciales, le feront d’ici la fin de la semaine.Ils y passeront de très agréables moments.Ce soir grande soirée de gala.^ M.Lucien Boyer chantera ses plus , belles chansons, ainsi que Mlle Hamel.L’éloge de ces deux artistes canadi.ns-français, n'est par» à faire, surtout pour ceux qui ont eu le plaisir de les applaudir samedi dernier à la salle du Monument National.Comme la soirée d’aujourd’hui promet d’etre la plus belle, l’entrée sera de 25 contins au lieu de 10.H y aura en outre un concert organisé par l’Association des Employés de Manufactures de la Fédération Nationale.Oh peut se procurer ses billets à la chambre 14, Monument National.Pour demain après-midi, de 2h.30 à 3h.30, Mlle Marion a organisé pour Mes enfants pauvres un goûter qui leur sera offert tout à fait gratuitement.U y aura aussi un euchre qui commencera à 2b.30, et un thé à 5 heures.A LA CHAMBRE DE COMMERCE Le Conseil de cette importante institution tient sa séance régulière hier après-midi.— Plusieurs rapports intéressants concernant le Congrès à Paris, l’établissement d’une Chambre de Commerce italienne et la que&ion du Canal de la Baie Géorgienne.AJOURNEMENT SINE DIE Hier après-midi le Conseil de la Chambre de Commerce de Montréal a tenu son assemblée hebdomadaire.M.Adélard Fortier présidait, ayant à ses côtés MM.S.D.Joubert et Frank Pauzé, les deux vice-présidents.Après lecture des minutes de la dernière assemblée et celle de la correspondance reçue pendant la semaine, M.A.P.Frigon communiqua un rapport de la commission spéciale du canal de la Baie Géorgienne.Nous publions ce rapport un peu plus loin.AU CONGRES DE PARIS Invité à faire le choix des délégués qui représenteront la Chambre de Commerce du district de Montréal au Vlème conigrès international des Chambres de Commerce qui sera tenu à Paris le 8 juin prochain, le comité des présidents recommande les noms de l’hon.N.Pérodeau et.de MM.C.IL Catelli, A.V.Roy, Albert P.Frigon et Joseph Fortier, comme délégués de la Chambre à ces grandes assises des associations commerciales et industrielles du monde entier, qui auront lieu à Paris, le 8 juin prochain.CHAMBRE DE COMMERCE ITALIENNE II y a quelque temps on a prié la Chambre de Commerce de Montréal d’émettre son opinion sur le projet d’établir une Chambre de Commerce italienne à Montréal.La Chambre déclare qu’elle est en faveur du projet dont la réaliastion assurera un plus grand développement ries relations commerciales entre le Canada et l’Italie.SEANCE SUSPENDUE Sur proposition de M.Joseph Fi-liatrault, secondé par M.Ludger (travel, l’exécutif de la Chambre de Commerce a résolu de suspendre ses séances jusqu’à nouvel ordre.Au cours de cette vacance, les comités spéciaux pourront toujours être convoqués d’urgence par le président.mais il n’y aura pas d’assemblée régulière.Le président de la Chambre, M.Adélard Fortier, et plusieurs membres en vue, vont entreprendre incessamment une campagne de recrutement.La Chambre de Commerce étant devenue une société qui s’impose à quiconque s’intéresse au commerce, il n’y a pas de doute que, avec l’ardeur qu’on leur connaît, ces messieurs auront un auccès digne de leur travail.RAPPORT DE LA COMMISSION SPECIALE DU CANAL DE LA BAIE GEORGIENNE.Au nom de la Commission spéciale du canal de la Baie Géorgienne, il me fait plaisir de faire rapport au conseil que la Chambre n réussi à conduire à Ottawa, le 15 avril courant, la délégation la plus nombreuse et la plus représentative qui se soit jamais vue dans la capitale.Votre commission désire remercier tous ceux qui, d'une manière ou d’une autre, ont contribué à ce succès.Le gouvernement en a compris toute l’importance et la preuve en est qu’à part l’hon premier-ministre, absent par maladie, presque lous les ministres étaient présents: ils ont pu se rendre compte que, ! contrairement à ce qui a pu être dit, ce n’est pas seulement la région de Montréal qui demande le canal, puisque c’est de l’Ontario que les I revendications les plus énergiques ont été exprimées lors de la réception faite par les ministres, et que les adhésions nous sont venues de toutes les parties du pays.Maintenant j’ai l’honneur de proposer, au nom de notre commission, d’adresser des remerciements à l’hon.M.Coderre, pour l’attention et l’empressement qu’il a mis pour ; recevoir les délégués et pour les présenter à ses honorables collègues, i à l’hon.M.Doherty, qui l’a assisté ! dans la présentation, à Son Hon-| neur le maire, pour avoir bien vou-j lu présider, ainsi qu’à tous les re-! présentants des associations qui ont bien voulu prendre la parole devant i les ministres pour appuyer la demande de la construction du canal de la Baie Géorgienne.Ainsi qu’autorisée par résolution de votre conseil, votre commission, de concert avec la commission du Bulletin, travaille maintenant à la publication du numéro spécial du Bulletin de la Chambre; ce numéro spécial contiendra l’historique du travail de la Chambre sur cette question du canal de la Baie Géorgienne ainsi qu’un résumé, aussi complet que possible cependant, de ce grand projet afin d’en populariser davantage la connaissance.Il est maintenant de mon devoir de faire part à la Chambre de la formation, à la suggestion de votre commission, d’une ligue sous le nom de Ligue du Canal de la Baie Géorgienne, dont le comité provisoire se compose de M.Médéric Martin, maire de Montréal, président honoraire, de MM.Joseph Quintal, du Montreal Board of Trade; Adélard Fortier, de la Chambre de Commerce de Montréal: W.I.Gear, du Montréal Board of Trade; Frank Pauzé, A.P.Frigon, George S.May, John Ferguson, Gerald White., M.P.; Gerald Brabazon, M.P.; C.A.McCool, Arthur .1.Forward, secrétaire de la Fédération des Boards of Trade et Municipalités d’Ottawa, et M.Arthur Lemont.Ce comité provisoire va se mettre immédiatement au travail d’or-gunisâtion; la campagne énergique entreprise par notre Chambre va ainsi passer à une organisation permanente libre de toute couleur po-litioue, indépendante de toute organisation particulière et organisée financièrement, par contributions populaires, sur des bases assez fortes pour continuer la lutte jusqu'au jour où l’opposition qui vient des Etats-Unis, comme l’opposition étroite et mesquine de certaines parties de notre pays aura été vaincue et que tous les véritables et sincères Canadiens auront assuré la réalisation du grand projet véritablement d’intérêt national du “Canal de la Baie Géorgienne.” A.-P.FRIGON, Président de la Commission Spéciale du Canal de la Raie Géorgienne.Montréal, 22 avril, 1914.LA LOI DES LICENCES M.BEAUDRY EN EXPLIQUE LE FONCTIONNEMENT APRES LE PREMIER MAI PROCHAIN.— REUNION DES MARCHANDS-DETAILLEURS, SECTION DES EPICIERS.La section des épiciers, de l’Association des Marchands-Détailleurs, s’est réunie hier soir sous la présidence de M.G.A.Archambault, aux bureaux de l’Association, 80 rue Saint-Denis.L’assemblée a été des plus nombreuses.On a d’abord parlé de la fermeture à bonne heure.Les membres de l’Association tiennent à ce que les règlements soient respectés sans favoritisme pour personne.La police devrait se faire plus vigilante.On a aussi parlé du pique-nique annuel des épiciers, qui aura lieu en juillet.Un comité spécial a été formé pbur s’occuper de l’organisation de la fête.M.J.-A.Beaudry a ensuite expliqué dans lous ses détails la nouvelle loi Mackenzie concernant les éoicier licenciés.Le 1er mai prochain, un certain nombre de licences seront supprimées en vertu de cette 'oi.Et dorénavant, les épiceries licenciées ne pourront ouvrir leurs portes qu’à 7 heures et demie du matin.Un autre règlement nouveau et très important, c’est qu’aucune commande de liqueurs ne pourra être délivrée dans un quar ier probibi-tionniste, lorsoue ces liqueurs devront être oayées sur livraison.M.Beaudry a fait connatre les autres clauses de la nouvelle loi, et en a profité pour donner des conseils prntiuues à tous les épiciers détenteurs de licences pour la vente de liqueurs spiritueuses.GEORGE V _A PARIS LES SOUVERAINS ANGLAIS ASSISTENT A UNE GRANDE REVUE MILITAIRE ET A UNE RECEPTION GRANDIOSE A L’HOTEL DE VILLE.Paris, 23.— C’est au milieu du plus grand enthousiasme que Leurs Altesses Royales ont passé leur première journée à Paris.Cette journée a été entièrement employée par la réception des différentes associations et sociétés anglaises qui ont pris naissance sur le sol français, une grande revue militaire à Vincennes, une réception des plus grandioses à l’hôtel de ville de Paris, où Georges V fit son premier discours en .français, un banquet à l’ambassade anglaise suivi d’une soirée de gala à l’Opéra.Ce programme a été rempli avec toute la grâce habituelle et la cordialité dont sait faire preuve en pareilles circonstances la nation française.L’estime manifestée par la France aux souverains anglais dit de plus combien elle a à coeur de renforcer les relations entre les pays faisant partie de l’Entente Cordiale.C’est aussi dans cette intention que Sir Edward Grey, ministre des Affaires Etrangères anglais, s’est entretenu hier avec le premier ministre français, M.Doumergue.Fatalitél —Vite, ma rhérie, M.Jules est là et vient de demander la main.—Oh! quel ennui, maman!.Justement, je viens de laisser tomber IVncrier dessus l LE PRETENDU COMPLOT Londres, 23.— M Bonar Law a réitéré hier, aux applaudissements de toute opposition, sa demande d’une enquêta judiciaire, dans l'affaire Paget.M.Asquith s’est contenté de répondre : —J’ai fait l'enquête et j’ai obtenu du coir.macdant en chef, la réponse que je vous ai déjà donnée: Sir A.Paget a nié les déclarations qu’on lui attribue.Aux Abonnés du Téléphone — Un Dernier Mot.Un grand nomine d'abonnés du téléphone qui déménageront le ou vers le 1er.Mai ne nous ont pas encore envoyé leur ordre de déménager leurs téléphones.Pour éviter des désappointements et des délais, remplissez «l'Ordre pour déménager le Téléphone” qui se trouve à la hn de votre Livre d'Adresses du Téléphone, et envoyez-le sans délai à La Compagnie Canadienne de Téléphone Bell R.F.JONES, Gérant.L’INCIDENT DE CURRAGH SIR ARTHUR PAGET PREND TOUTE LA RESPONSABILITE DES GARANTIES DONNEES ANX OFFICIERS DE L’ARMEE ET QUE LE MINISTERE A DESAVOUEES.Londres, 23.— Le général sir Arthur Paget, dans la publication additionnelle des Livres Blancs parus hier soir sur les récents évènements qui se sont passés en Irlande, déclare qu'il accepte toute la responsabilité du malentendu causé par sa déclaration aux officiers de Cur-ragh.Le gouvernement lui avait donné l’ordre de faire certains changements préventifs, dit-il, dans sa déclaration au col.Seely.Il croyait que sir Arthur Paget saisirait la nature de ces changements et qu’ils seraient faits sans résistance.Le général explique qu’il ne partageait pas cette opinion et ue ces changements, pensait-il, créeraient probablement une opposition et occasionneraient éventuellement, dans un avenir rapproché, des mesures actives contre les corps organisés de la force volontaire de l’Ulsler sous leurs chefs responsables.I! déclare qu’il a dit aux officiers réunis à la conférence de Dublin qu’il avait consulté le Département de la guerre et qu’il s’était efforcé d’obtenir des concessions pour les officiers qui se ressentiraient beaucoup de cet état de choses.Tout ce qu’il a pu obtenir du col.Seely, à la dernière heure et par l’entremise de sir John French, c’est que les officiers actuellement domiciliés dans l’Ulster seraient exemptés de prendre part à toute opération qui pourrait avoir lieu.“On leur permettra de disparaître”, dit ie Département de la Guerre.Les troubles finis, ils pourront réintégrer leurs postes sans que ceux-ci aient eu à souffrir de leur départ.“A une question qu’on me posa, dit en terminant sir A.Paget, j’ai répondu que les autres officiers qui ne seraient pas prêts à remplir leur devoir pour des raisons de conscience ou autres seraient congédiés sur-le-champ.LES ALLEMANDS ___EN CHINE LES MOYENS DE PENETRATION D’U’N PEUPLE ACTIF ET COMMERÇANT.La H cime de l’office, impérial d’hygiène publie en un récent numéro d’intéressants renseignements sur l’école allemande de médecine créée depuis cinq ans à Ghanghaï.Elle est divisée en une école de langues, une école de mécanique, une clinique préparatoire et une clinique.On construit de nouveaux bailments afin de pouvoir en loger 340.Le corps enseignant se compose de 12 professeurs européens et de 3 professeurs chinois.Le nombre des malades traités à l’école et à l’hôpital adjoint à cette école a été de 4,839.L’école se trouve placée sous la surveillance du consul général allemand de Changhaï.Les écoles allemandes créées un peu partout constituent des foyers de culture germanique.Ges écoles méritent une attention spéciale.Elles n’ont pas seulement pour but de propager la langue allemande et de faire connaître la civilisation allemande dans les pays lointains qui ne connaissaient, il y a quelques années encore, que l’enseignement des missionnaires français, anglais et américains.Elles ont pour objet de préparer un terrain varorable à l’exlension de l’industrie nationale.Les médecins chinois, après avoir passé par l’école de médecine de Changhaï, lorsqu’ils partiront pour l’intérieur de la Chine.seront tons des assidus des établissements pharmaceutiques allemands.Dans les écoles allemandes, en effet, on leur aura enseigné à se servir des médicaments allemands et des instruments de chirurgie allemands.Consciemment ou non.ils deviendront “des voyageurs” nour le compte des grandes usines de Ttrodldts chimiques du Rhin et de Wcstphalio.Ce mie l’Allemagne tente de faire pour la Chine a déjà été réalisé depuis bien des années au Janon où tous les médecins marient allemand Le succès des im-nortations cliimioues au Japon fut même ass^z grand nour alarmer ce p eu rdf' oriental toujours soucieux de se suffire à hû-même.Des usines de produits chimiques ont été, il y a miel que temps, établies au Japon ainf d’arrêter les importations allemandes.LES ECOLES SEPAREES L’ELECTION DE DEUX NOUVEAUX COMMISSAIRES DANS LES QUARTIERS SAINT-GEORGES ET DALHOUSIE, A OTTAWA DONNE LIEU A UNE CAMPAGNE ACTIVE.(De notre oorresoonaantl Ottawa, 23.— La lutte pour l’élection de deux nouveaux commissaires des écoles séparées dans les quartiers Saint-Georges et Dalhou-sie est commencée depuis cette semaine de façon définitive.Depuis longtemps les comités des différents candidats étaient on campagne à faire les préparatifs nécessaires.Cette semaine les assemblées des candidats réuniront les électeurs qui entendront ainsi les programmes de chacun.Jusqu’à présent les candidats des Séparatistes n’ont pas encore fait connaître publiquement le leur et ils n’ont pas non plus accepté l’invitation qui leur avait été faite d’assister aux assemblées de leurs adversaires et de discuter avec eux.Il faut bien comprendre, ce que nombre de personnes ne savent pas, que dans la lutte actuelle, il n’y a pas de candidat canadien-français pas plus que de candidats des Canadiens-français.La lutte est entre deux groupes de catholiques de langue anglaise; un groupe empêchant les améliorations nécessaires aux écoles, dans le but d’obtenir la séparation absolue des écoles sépa- ! rées, l’autre groupe prêchant î’u- ; nion de tous les catholiques avec la ! liberté pour chaque groupe de sui- j vre le mode d’enseignement qui lui | convient le mieux, tel que les choses se font actuellement.Comme ce second groupe est en minorité, il demande l’appui des Canadiens-français.Ce n’est pas là une lutte de caste ou de clocher de la part de ces derniers; ils comprennent tout simplement que c’est une question de vie ou de mort pour les écoles catholiques.Les séparatistes crient au fanatisme de race et disent que les Canadiens-français veulent continuer leur oppression des catholiques de langue anglaise.Tout comme si à la commission scolaire ce n’était pas la section anglaise qui se refuse à voter en faveur des améliorations qui sont actuellement nécessaires pour faire des écoles séparées de la capitale, ce qu’elles devraient être.On s’attend samedi à un gros vote dans les deux quartiers.Des deux côtés on travaille ferme et rien ne sera épargné pour amener tous les voleurs aux poils.“CAMPAGNE.PRENEZ GARDE” SAISON DES DEMENAGEMENTS MONS.LE PROPRIETAIRE DE VOITURES, Ne nous aiderez-vous pas à prévenir les accidents ?Si vos voitures sont en usage durant le temps du déménagement, le SOIR, soyez PRUDENT et protégez-les en plaçant une LUMIERE ROUGE à l’arrière.MESSIEURS LES BOUCHERS, EPICIERS et autres s’occupant de LIVRAISON, le SOIR, ne ferez-vous pas de même ?A.GABOURY, Surintendant, Cie.des Tramways de Montréal.MONTEE Ai-OTTAWA ie Montréal à 8.00 a.ni., tous les jours ; 9,10 a.m., 4.00 p.m., excepté le d:manche.BUREAUX DES BILLETS DE LA VILLE 122 rue St-Jacquea, coin St-Fran(sii-XaTier.Tel.Main C905 HStel Windsor.Tél.Uptown 11S7, on Gare Bona»«ntnr«.Main 8229 CANADIAN PACIFIC DOUBLE SERVICE DE TRAINS En vigueur le 27 avril Pour la COto du Pacifiquo Dép.rue Windsor à 9.45 a.m., et à 9.45 p.m.Wagons-lits modèles et touristes.Wagons à compartiments et wagons-buffets.SPECIAL POUR PAQUEBOT Dép.rue Windsor è 12.00 (midi).Vendredi, 24 avril Raccorde avec le.SS.Alsatian qui part de Halifax le 25 avril.Wagons-lits modèles et de touristes, wagons-buffet et de première classe, directement aux abords du paquebot.BUREAUX DES BILLETS] 181-143, St-Jaequn - x.t.Boll, Main 8125 Motel Windsor.Garos Plaça Viser at da la Rua Wlndior LE REFUGE PROTESTANT A sa réunion annuelle hier, le Refuge Protestant a décidé de faire des améliorations à l’édifice qu’il occupe de façon à pouvoir, l’hiver prochain, donner l’hospitalité à ceux qui la lui demanderont.En effet, dans le cours de l’année qui vient de se terminer, le nombre de cas dont le refuge a eu à s’occuper est de (>0 p.c.plus élevé que les années passées.Les améliorations à l’édifice coûteront $25,000 et désormais les vêtements de tous ceux qui trouveront un abri au refuge, seront nettoyés et désinfectés dès leur entrée au refuge.M.A.C.Hutchison a été réélu président et le docteur J.W.A.Hickson, secrétaire-honoraire.AU BOARD OF TRADE A la réunion du Board of Trade, hier, on a effleuré quelque peu la question du changement d’administration municipale et l’invitation a été faite aux membres de surveiller les actes de nos édiles.Le conseil du Board of Trade a voté des remerciements à MM.Joseph Quintal et Wm.L Gear qui ont représenté l’association à ia délégation canadienne qui s’est rendue à Ottawa demander au gouvernement la construction du canal de la Baie Géorgienne.Le Board of Trade a décidé d’appuyer la requête de la Chambre de Commerce de la Hive Sud à l’effet ! d’obtenir du gouvernement une pro-i tection efficace contre les inonda-I lions.Le secrétaire a fait rapport que le total des souscriptions prélevées parmi les membres dans le but de venir en aide aux sinistrés de Terre-Neuve s’élevait à $1,831.SPECIAL POUR PAQUEBOT Comprenant wagons-lits modèles pour touristes, wagons-buffet et de première classe, partira de la gare de la rue Windsor, à 12.00 midi, vendredi 42avril pour faire raccordement avec le S.S.“Alsatian” qui doit partir de Halifax samedi le 25 avril.Le train se rendra directement aux abords du paquebot.r.LE COMMERCE DES LIQUEURS A son retour de Québec où il est • allé formuler devant sir Lomer Gouin quelques-unes des objections de la Dominion Alliance au mouvement inauguré par les débitants de liqueurs de cette ville dans le but d’echapper à la loi des licences en se formant en compagnies à lettres i patentes, M.John IL Roberts a dé-i claré que la Législature sera saisie à la prochaine session d’un projet nouveau.FîESÏÏi CANADIAN PACIFIC — -—- St-John—Liverpool m .X ¦'.'.'K bake Manitoba 17 mari S Halifax - Liverpool A-.ï"' Empreo» of Britain ; 21 mars (xsalè Empress of Ireland llËktèRti 4 avril L’orchestre joue tous les jours sur !es “Em- presses”.Cabines de première et de seconde f”T~ Cl Pour renseignement, 4 t quant aux taux et dates de départ, s’adresser à J?s n’importe quel agent ou t à ü Wm.WEBBER, Edifice Dominion Express.fS MONTREAL H COMPAGNIE DES TRAMWAYS DE MONTREAL HORAIRE DU SERVICE SUBURBAIN POUR 1914 20 janvier J914.LACHINE.— Du Bureau de Poste.Service de :— 10 min.de 5.40 a.m., à 8.00 a.ui.20 min.de 8.00 a.m., à 4.00 p.m.10 min.de 4.00 p.m., ô 7.10 p.m.20 min.de 7.10 p.m., 6 12.00 minuit.DE LACHINE.—Service de 20 min.de 5.'ll) a.m., ù 5.50 a.m.10 min.de 5.50 a.m.à 9.00 u.m.20 min.de.9.00 a.m., à 4.00 p.m.10 min.de 4.00 p.m., à 8.00 p.m.20 min.de 8.00 p.m., fe 12.10 a.m.Dernier tramway extra à 12.50 a.m.SAULT - AU - RECOLLET ET SAINT-VINCENT-DE-PAUL.— De Saint-Déni» i Saint-Vincent.—Service de :— 20 min.de 5.20 a.m., à fi.00 n.m.15 min.de 6.00 a.m., k 8.00 n.n».20 min.de 8.00 a.m., à 4.00 p.m.15 min.de 4.00 p.m., à 7.00 p.m.29 min.de 7.00 p.m., à 8.00 p.m.80 min.de 8.00 p.m.à 11.00 p.iv.Trammny pour St-Vinrcnt 11.30 p.m.Tramway pour Henderson seulement 12.09 minuit.Tramway pour St-Vineent .12.40 a.m.DE ST-VINCENT A ST-DENIS.—Service Ue: 10 min.de 5.50 n.m., à 6.30 a.m.15 min.de 6.30 a.m., h 8.30 a.m.2't min.de 8.30 a.m., à 4.30 p.m.15 min.de 4.30 p.m., h 7.30 p.m.20 min.de 7.30 p.m., à 8.30 p.m.30 min.de 8.30 p.m.fl 11.30 p.m.Tramway de St-VIncent .12.00 minuit Tramway de Henderson.12.20 a.m.Tramway de St-Vincent.1.10 a.m.CARTIERVILLE.—De Snowdon Jet.—Service de :—• 20 niln.de 5.20 a.m., & 8.20 p.m.40 min de 8.20 p.m.h 12.00 minuit.DE CARTIERVILLE.—Service de 20 min.de 5.40 a.m.h 8.49 p.m.40 min.de 8.40 p.m., à 12.20 a.m.MONTAGNE.—De l’Ave, du Parc et Mont Royal.—Service de :— 20 min.de 5.40 a.m.& 12.20 minuit.DE L’AVE.VICTORIA.—Service de 20 min.de 5.50 a.m., à 12.30 minuit.De l’Ave.Victoria à Snowdon.—10 min.5.50 a.m., à 8.50 p.m.BOUT DE L’ILE.—Service de 30 min.de 5.00 a.m., k 9.00 p.m.69 min.de 9.00 p.m., k 12.00 minuit.TETRAULTVILLE.—Service de 15 min.de 5.00 a.m., à 6.30 a.m 30 min.de G.30 a.m.k 8.30 n.m.Il s’agira ni plus ni moins de limiter à deux ans l’existence des buvettes dans la province de Québec, bien entendu, dans le cas où les débitants de liqueurs se formeraient en compagnies dans le but d’éluder la loi.FRANÇOIS-JOSEPH ____VA MIEUX Vienne, 23.— L’état de la santé de l’Empereur François-Joseph s’est amélioré à un tel point que ses médecins le considèrent hors de danger.Avis est donné au public que, en vertu de la loi des compagnies de Québec, il a été accordé par le lieuti nant-gouverneur d» la province de Québec, des lettres patentes en date du s x avril 1914, constituant en corporation MM.Henry Judah Trihey, avocat, de la ville de Westmount ; William Allen, propriétaire de restaurant ; Ernest Lafontaine, avocat ; James Johnston, comptable, et Joseph Walsh, notaire, de la ville de Montréal, dans les buts suivants : Exercer en eéuéral et dans toutes see branches le commerce d’hôteliers et de restaurateurs, conformément aux dispositions de la loi des licences de Québec, et faire toute* autres affaires qui peuvent être conduites en rapport avec tel commerce, tel que les affaires de propriétaires de plaices pour le cirage des ihaussure».salons do barbiers, salles de billard et de pool, dépôts de journaux et de publications périodiques, magasins de cigares et de tabacs, et etussl exercer 1s commerce de marchands do .liqueurs, en gros et en détail ; Acquérir par achat comme un commerce en opération et exercer le commerce de restaurant maintenant exercé dans la cité de Montréal, sous le nom de ‘'William Allen”, avec son installation! ses meubles, fonds ds comfnerce, licence, clientèle et tous se8 autres b eus mobiliers en générail, et les payer en argent on en obligations, ou en acquis acquittés de la compagnie ; Acquérir par achat, échange, bail ou autrement de toute personne, société ou compagnie comme un commerce on opération ou autrement, et exercer tout commerce d'hôtel ou de restaurant avec ou sans les terrains et les bftüsses servant ou destinés à leur exploitation, et leurs installations, meubles et autres biens en général, et les payer en argent ou en obligations ou en actions acquittées de la compagnie ; Acheter ou autrement acquérir et posséder par bail ou autre titre dans toute propriété immobilière qui peut être nécessaire aux objets pour lesquels cette eompa,gnie est incorporée, et payer telle acquisition ou détention en argent ou en obligaitions ou en actions acquittées de la compagnie : Vendre, échanger, louer toutes ou aucune de ses propriété.s mobilières ou immobilières, en disposer ou en faire le commerce autrement, et emprunter de l’argent sur la garantie d'icelles ; Construire ma’ntonir et exploiter r.ur tons terrains acquis ou détenus par la compagnie, des hôtels, restaurants et, toutes outres bft-tisses qui peuvent être nécessaires pour la miso en opération des susdites entreprises : Acheter, acquérir, posséder et vendre, céder et transporter des actions, débentures et.autres valeurs de toute autre compagnie ou corporation engagées dans la commerce que cette compagnie est autorisée h exercer ou faisant foules affa'-res pouvant être conduite* pour le bénéfice de cotte compagnie ; Faire et exécuter tous les autres actes et choses qui peuvent être utiles ou paraître avantageux pour mener h bonne fin aucun des susdits obiet.s, sous le nom de "William Allen L'mitfd”.avec un capital social de vingt mille piastres (820.000.00), divisé en deux cents (200) actions de cent piastres (SI 00.00) chacune.La principale place d'affaires de la corporation.sera, dans la cité de Montréal.Daté du bureau du secrétaire de la province.ce septième jour d'avril 1014.C.T.SIMARD.1593 Sous-secrétaire de la province.PROVINCE DE QUEBEC VILLAGE DE SARAGUAY AVIS PUBLIC Avis public est, par les présentes donné aux électeurs du Village de Saraguay qu’une assemblée générale des électeurs aura lieu au ‘‘Bois Franc Lodge”, samedi, le 25ème jour d’avril courant, h dix heures du matin.pour approuver ie Règlement suivant : REGLEMENT No 3.Il est par les présentes décrété : QUE la Municipalité emprunte du ^ Royal Bank of Canada” la somme de $15,000.00, à un taux d'intérêt n'excédant pas fi p.c.QUE lu dite somme soit utilisée : (1) à couvrir les frais d'incorporation ; (2) I).rencontrer le premier paiement d'intérêt dû ft la Ville de Cartierville, et payable le 15 avril 1914 : (3) à payer à la Ville de Cartierville la somme dp $4,500.00 due le 19ème jour d’août 1914 ; (4) ft payer il la Paroisse de Saint-Laurent la somme de $5.000.00 due le 19ème jour de février 1915.QUE afin de rencontrer l’intérêt sur le dit emprunt et afin de pourvoir un fonds d'amortissement pour l’extinction de cet emprunt.une tnxe de '/£ de 1 p.c.soit par le* présentes imposée sur toute Js propriété taxable, dans la Municipalité^ devant être perçue annuellement jusqu'il l’extinction de la dette.C.STUART LE M USURIER.Secrétaire-Trésorier.PROVINCE DE QUEBEC, District de Montréal.Cour Supérieure — William Ambrose Luke, de la ville d’Oshawa.dans la Province d’Ontario et y faisant affaires seul comme marchand .sous les nom et.raison sociale de ‘‘Luke Brothers”, créancier de la succession vacante de feu John E.Barker.en son vivant de la cité et du district de Montréal, demandant ia nomination d'un curateur à la dite succession vacante, requérant.Ayant vu et examiné la requête du d't requérant il est par les présentes ordonné eux parents et créanciers du dit feu John E.Barker de cemparattr-' devant un des .Tugj* de la dit" Cour Supérieure, siégeant k ta Chambre 31.au Palais de Justice en la c!t4 de Montréal, lundi, le quatrième (4) ionr ne Mai prochain (1914).à trois heures et demie de l’après-midi, pour donner leur avis sur 1» contenu d" la dite requête.Montréal, ce 20 avril 1914.(Signé! S.BEAUDIN.J 8 S GEO.L.ALEXANDER.Procureur du requérant.PROVINCE DE QUEBEC, District de Montré»' Cour Supérieure.No 4258.— Deme Emélin Lenoir, épouse eommune en biens d’Armand Aubry menuisier, de la cité et du district d» Montréal, et dûment autorisée A ester en iustieei demanderesse, vs ledit Armand Aubry du même lien défendeur.Une action en séparation de biens a été intentée contre le défendeur.Montréal.20 eerM 1914, FAUTEUX ET FAUTEUX.Proeureurs de la demanderesse.PROVINCE DE QUEBEC, District de Mnnt-rAal.Cour de Circuit No 5350.— M.Matin.demandeur, vs I,.Goodman, défendeur.La dème jour de mai 1914 ft dix heure* de 'l'avant-midi ft la place d'affaires du d't défendeur.au No 193 rue Saint-Laurent, en 1* cité de Montréal seront vendus par autorité de justice Ica biens et effets du dit défendeur.saisi* en cette cause, consistant eB stock de bijouterie* etc.Conditions : argent comptant.T S LAVERY.H.C.8.Montréal.22 avril 1914. 4 LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI, 23 AVRIL 19H VOL V.— N0.94 ETATS-UNIS ET MEXIQUE CARRANZA BLAME WILSON Le chef des rebelles dit que le gouvernement américain a posé un ade d’ho&ilité envers le peuple mexicain en débarquant les troupes à Vera-Cruz.O’SHAUGHNESSY N’EST PAS MORT Canranza, chef rebelle, envoie une note de protestation au président Wilson, disant que la prise de Vera Cruz est une violation des droits souverains du Mexique.La situation s’aggrave car l’unité des forces de guerre contre les Etats-Unis est menacée.Les résultats du combat à Vera Cruz portent à six le nombre des Américains tués et à trente le nombre des blessés.Les pertes mexicaines sont encore inconnues.Il n'y a encore aucune action décisive contre Tampico.La presse de Londres critique amèrement l’attitude des Etats-Unis.Le premier ministre Borden dit qu’on prendra des mesures afin de protéger la vie et les propriétés des Canadiens actuellement au Mexique.O’SHAUGHNESSY EST VIVANT Washington, 23 — Une dépêche reçue de Mexico ce matin déclare que Nelson O’Saughnessy.chargé d’Affaires pour les Etats-Unis, est en possession de ses passe-ports.Cela veut donc dire que la dépêche d’El Paso, annonçant l’assassinat du chargé d’Affaires américain, étant sans fondement bien qu’elle ait été confirmée pendant la journée d’hier.L’événement le plus important de la journée d’hier est la note que le général rebelle Carranza a envoyée au président Wilson et que plusieurs considèrent comme une déclaration de guerre aux Etats-Unis.M.Bryan, secrétaire d’Etat, a été avisé qu’il recevrait bientôt la note de Carranza.MM.Wilson et Bryan ne sont nullement alarmés de la chose.Us acceptent tous les événements avec le plus grand calme.LE CONTENU DE LA NOTE On dit que Carranza, parlant au nom de Villa, affirme que les rebelles ne resteront pas indifférents si les Etats-Unis maintiennent la ligne de conduite qu’ils ont entreprise.Carranza prétend .que Huerta, bien qu’usurpateur, a quelques droits sur les Mexicains.Sa conuminica-tion aux Etats-Unis laisse entendre qu’ils devront évacuer Vera Cruz au plus tôt sinon- les rebelles prendront l’offensive.C’est le deuxième message que Carranza envoie au secrétaire d’Etat Washington et l’on sait que le général mexicain ne badine pas quand il dit quelque chose.Washington, 23 — Le secrétaire Daniels a déclaré hier soir qu’aucun ordre n’avait été émis «le s’èm-parer de Tampico.Le contre-amiral Badger a reçu instruction de ne pas s’emparer de l’édifice de douanes à moins «jiie la chose ne soit absolument nécessaire.CERCUEILS POUR LES AMERICAINS Galveston, Texas 23—Huit cents cercueils ont été transportés aujourd’hui sur les transports de l’armée américaine.Ces navires se tiendront prêts à partir pour le Mexique dès qu’on leur en donnera l’ordre.On déclare ce soir que sur ces navires sont des provisions nécessaires à 4,500 hommes pour deux mois.Ces transports seront prêts à partir dans dix-huit ou vingt-quatre heures.Ils seront accompagnés par trois torpilleurs.CENT MILLIONS POUR L’ARMEE Washington, 23 — Le président du comité des affaires militaires a annoncé aujourd’hui que, à cause de la gravité de la situation, les membres du comité acceptaient sans discussion tous les amendements du Sénat au sujet des appropriations pour l’année.La Chambre accepta aussitôt les amendements et la mesure fut présentée au président.La somme votée, aujourd’hui, pour les dépenses de l’armée et de la marine, est d’à peu près *100,000,000.ALLEMAGNE ET ETATS-UNIS Washington, 23 — Le navire allemand “Ypiranga”, gagnent ce qu’ils ont demandé.ELLE VOLAIT DES BOUTEILLES .VIDES.ASSEMBLEE DU CLUB MONT- ROYAL.La de'-nîère assemblée du club Mont-Royal a eu lieu le 20 courant.M.J.H.Duhamel présidait.Après la lecture des minutes de la dernière assemblée plusieurs- discours sur la cornière lutte électorale, intéressant le® quartiers avoisinant notre Club, furent prononcés par les officiers du et aussi par M.J.B.Saint-Pierre, échevin dans Duvernay.'Ce dernier rsrnercia ]es membres uu Club pour la grande aide moi aie qu’ils lui ont donnée et assura qu’ii sera toujours prêt à marcher de concert avec le Ciub pour 'avancement et Je bien être de la cause ouvrière.Notre président en a profité pour le.féliciter au nom de tous de ia victoire qui] a obtenue et lui déclara que le club sera toujours prêt à .l’aider s’il garde ia même voie qu’il s’est tracée au commencement de la lutte électorale.^ Il a été proposé par les camarades G.Daguerre, et A.J.Râtelle qu’une satire de condoléance soit envoyée ù la famille de notre président Monsieur J.H.Hamel pour la perte douloureuse qu’il a éprouvé par la mort subite de son beau-frère feu M.Edmond Laporte, décédé la semaine dernière.Le club donne avis à tous ses membres qu’à partir du premier mai au premier juillet 1914 tout membre qui fera entrer dan* les deux mois 12 nouveaux membres ou plus recevra d’un généreux donateur la somme de $ê.00; il y aura aussi un deuxième et un troisième prix de $3.00 et $2.00.De la part d’un autre membre $2.00 seront donnés comme 1er prix pour 6 membres, $1.00 pour trois et un bon cigar pour un.Il est entendu que pour avoir droit à ce concours il faudra que les nouveaux membres aient payé quatre mois de contribution.(Communiqué) —-» LES ECOLES DE LOWELL Ottawa, 23.— Un cas de vol assez typique a été rapporté à la cour de police.Une femme aurait volé 14,-400 bouteilles vides d’une valeur de $450 environ.Les détectives ont un signalement de la voleuse qui sera amenée en cour probablement demain.On a déjà retrouvé une grande quantité des bouteilles volées.FUNERAILLES D’UN SUPERIEUR Ottawa, 23.— Les funérailles du R.F.Tercnfien.supérieur et principal de l’Ecole Bréboeuf ont eu lieu hier matin, au milieu d’un grand concours de personnes.La plupart des membres de la commission scolaire et du clergé de la ville assistaient aux funérailles.Le service fut chanté par Sa Grandeur Mgr Gauthier, archevêque d'Ottawa.On ne croit pas que le Rév.Frère soit remplacé avant les vacances.Le R.F.Térentien était très avantageusement connu à Ottawa où il enseignait depuis de nombreuses années.Boston, 23.— Une enquête, concernant les écoles paroissiales, l’un© des plus importantes qui aient eu lieu uepuis longtemps au parlement de Bosion, a été ouverte, à 10 heures, lundi matin, en présence d’un nombre très considérable de prêtres catholiques et de laïques, venus de toute* les parties de l’Ecat, pour s’opposer au bill déposé mar le comité de l éducation p'açant les écoles paroissiales sous ’e contrôle absolu de l’Etat.Le représentant Henri Achin, jr, do Lowell, s’est révélé le champion irréductible des écoles paroissiales, qu’il a défendues avec ardeur et habileté.MM.Lévi Bousquet et Souilîière, de Worcester, nommés par les Franco Améiicains de cette ville pour défendre les écoles paroissiales, ont aussi parlé contre le bill, aim» qus > sénateur Boyer,' de Southbridge.U sénateur Mcl^cati.de Fall-River, le sénateur McCarthy, de Southboro et l’abé Graham, de Lawrence.AU MAGASINS ¦ GOOD IVINS Tout le monde aime ane personne dont la mise est soignée Pierpont Morgan disait une fois que “l’apparence joue un grand rôle dans le sucrés ou l'insuccès fi- e nancier d’un homme”.U aurait pu ajouter : “et aussi * dans sa position sociale”.¦a L’homme qui réussit aujourd'hui est celui qui s'habille bien, qui parait bien, qui prend soin de son extérieur.Et, ceci nous amène, tout naturellement, à vous rappeler que nous faisons une spécialité de l fournir aux Messieurs des vêtements et des habits appropriés à leur état et à leur condition.Nous pourrions bien entrer dans des détails et vous dire, par exemple, ce que nous avons en fait de chapeaux, de chaussures, de complets et de vêtements de tous genres, mais nous préférons que vous ^ veniez vous-mêmes au magasin.Nous ne saurions décrire fidèlement tout ce que nous avons à vous offrir.à , îy I Venez voir ; c’est la façon la plus éloquente de vous convaincre.QUESTION : Qu’est - ce que “Czoner'’ REPONSE : Eau garantie, pure, stérilisée par procédé électrique.Si vous en buvez votre santé ne sera nmais mise en cEnger par la pollution de l’eau ordinaire.laos sommes PRINTEMPS auf éger Voir a Maison et Votre Ikrer.-j î ! c i 11 buvez B “ I ! 11 m p ÜiallliËa Livraison Prompte lune wales bo, T(i < b .Tel.Lasfl’le 980 1387 rue mm-mi est « « » i « » » ».rajyui «Kt ; «arf.An’fl Dernièrement reçu un assortiment d’accessoires pour pein- tres et tapisseurs, tels que: Rouleaux à Tapisseries dè.20c Règle (Straight Edge), complète.$8.50 Couteaux de.25c Blanchissoires de.75e Escabeaux de.goc Echelles extension de.$5.75 Pinceaux, Peignes à imiter, Lampes à Brûler, etc., au plus bas prix.y L.J.A.SURVEYER QUINCAILLIER.52 BOULEVARD SAINT-LAURENT —MgBJiiMlll UTJUB'tHJ—gnre .—""T——lfy-T~—T-TTU II II I II I I I-1-If 11 I - Tr II, IfUJI't ¦ w*.-* .LA ^[|4tfc|HiATv ¦k ÆÉfi HAiPME J 1 i PREÜE2 SARDE” SAISON DES DEMENAGEMENTS / MON S.LE PROPRIETAIRE DE VOITURES, Ne nous aiderez-vous pas à prévenir les accidents ?Si vos voitures sont en usage durant le temps du déménagement.le SOIR, soyez PRUDENT et protégez-les en plaçant une LUMIERE ROUGE à l'arrière.MESSIEURS LES BOUCHERS, EPICIERS et autres soccu-^ pant de LIVRAISON, le SOIR, ne ferez-vous pas de même ?A.GABOURY, Surintendant, Cie.des Tramways de Montréal.546411 VOI V.~No.94 LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI, 23 AVRIL 1914 Notre Page Féminine Des le petit printemps, une Fadette aussi canadienne (/ne votre amie, a la nostalgie du bois, de la “cabane”, des allées et venues dans l'érablière, à la musique de l’eau d'érable tombant goutte à goutte dans les longues chaudières brillantes cl vides.Pendant quelques jours, elle a lutté contre ce désir d'aller “aux sucres", mais voilà qu’on en parle trop ; les journaux mêmes racontent que les érables coulent lant et plus, et que l’activité est grande dans les bois.Tous les matins, la gelée blanche poudrant les toits et les garons et qui fond au soleil frisquet, lui raconte la même histoire^ et un beau jour, elle n’y lient plus, elle part.Hélas, elle esl déjà revenue! C’est encore plus exquis que mon souvenir, plus charmant que mon rêve ! Croiriez-vous que j’ai trouvé le vrai printemps, sans dégel et sans boue dans le bois encore tapissé des feuilles de l’automne dernier ?Un soupçon de vert anime les arbres nus ; j’ai vu des pousses minuscules aux branches des sapins ; le ruisseau, débarrassé de sa robe de glace, gonflé et bruyant, court comme un fou entre les rives brimes.Bien à l'abri, je découvrais de petites jonchées de mousse, d’un vert si tendre, si velouté, que j’aurais voulu les caresser pour les remercier de reverdir ! , Et tout autour, c’est la vie qui frémil, ondoie bruit en rumeurs subtiles, en frissons tièdes, en gazouillis d’oiseaux qui se répondent, et il me semble que je recouvre ma liberté et que moi aussi je recommence à vivre ! Le père Réchard nous attendait : de loin, nous avions vu la fumée, qui ornait d’an panache moelleux la cabane, sur le seuil de laquelle il nous guettait en surveillant ses bouilloires.La mère Réchard, sa fille, ses petits garçons accourent aussi nous souhaiter la bienvenue, et nous nous racontons toutes nos petites nouvelles de ces six mois.Puis nous voiléi à vagabonder comme de vrais sauvages, grisés par les parfums de la forêt qui reverdit, par les lointains transparents, et le ciel si bleu, sur lequel les branches se découpent nettement comme si elles étaient dessinées à l’encre de Chine.Je retourne près du ruisseau qui coule à pleins bords, charriant encore' des morceaux de glace, et l’air y est frais, léger ! A la Cabane, où nous sommes rappelés par une grosse cloche, le père Réchard retire son sirop, pendant que la vieille prépare des omelettes au lard, de la lire, de la “trempette”, des cxêpes dorées, cl elle me gronde de n’ètre pas venue quand il y avail encore de la neige.je serai privée de “loques" ! Je la console en l’assurant que j’aime mieux manger du printemps ! .Nous déjeunons dehors et nous dévorons comme des loups affamés tout l’hiver.Mais cela finit par finir, hélas ! Je me console de mon retour en vous racontant celle journée délicieuse, ce plongement de la rustique Fadelte dans son élément où elle voudrait vivre toujours.FADETTE.LA VIEILLE EGLISE Madame Lucie Félix-Faure- Goyau La femme qui a tracé ces “silhouettes de saintes”, peint ces “tableaux d’épanouissement intellectuel” et -J ébauché ces “monographies d’écoles mystiques”, se propsent sans doute d’encadrer plus tard, “ces divers fragments, dans une étude d’ensemble sur le christianisme et la culture féminine” appartient à cette catégorie “d’ames féminines” qui “employèrent les ressources vives de leur inteligence et de leur culture, non pas à briller, mais à servir, non pas à s’exalter, mais à se dévouer, au profit d'une belle cause 4 ou d’un grand esprit”.Ne peut-on pas ajouter, qu’elle est, dans une très grande mesure, de ces chrétiennes, chez qui “la culture intellectuelle, ayant le christianisme pour but, peut contribuer à purifier et à illuminer l’atmosphère morale d’une génération.” Quiconque prendrait la peine de lire les ouvrages de cette femme d’élite: “Newman, les Femmes dans 'r l’Oeuvre de Dante, Méditerranée, la Vie nuancée, la Vie et la mort des Fées, Ames païennes et chrétiennes, l’Ame des enfants, des pays et des saints, de faire ensuite une étude synthétique de l’oeuvre en même temps que psychologique et aurait la bonne fortiinc d’etre initié aux oeuvres de tout genre auxquelles collabora cette noble femme, et de r savoir dans le détail tout le bien / qu’elle fit pendant sa vie relativement courte, serait amené à conclure qu’elle est une des plus bienfaisantes, des plus chrétiennes et des plus belles âmes contemporaines.Le dernier chapitre du livre que nous analysons — “ce chapitre dans lequel l’auteur, très peu de jours avant sa mort, inscrivait toute sa foi, toutes ses espérances et toutes ses acceptations” — “a la grâce naïve d’un miroir qui conserverait le reflet” d’une âme qui se fit un devoir toute sa vie “d’éclairer et d’élargir son coeur, de l’élargir pour embrasser toutes les misères humaines et de l’éclairer aux rayons de l’amour divin.” L’auteur, qui est une femme très cultivée, et douée d’une vigoureuse intelligence et d’une sensibilité d’artiste, prône la culture intellectuelle chez la femme, et "est d’avis qu’il vaut mieux quelquefois moins prier et lire davantage, car la lecture est une prière et saint Jérôme recommande d’avoir toujours un bon livre en main.Nulle n'a connu plus qu’elle “la détresse des âmes” et n’a mieux dit qu’elle, après Juliane de Norwich : “All is for love”.Tout est pour l’amour.tout finira bien.” Elle nous découvre dans vres “d’immenses horizons tuels, quelque chose comme d’une nuit étoilée, où les émergent du mystère, en s’illuminant comme des étoiles”.Elle connaît “le sens surnaturel de la souffrance.” “Elle a connu l’anxiété de son siècle.Elle a connu jusqu’à cette plainte sourde que la vie fait entendre au fond des âmes, pareille à celle de l’Océan lointain, au fond des nuits silencieuses.” Aussi combien “les idées du monde lui apparaissent confuses, inexactes et courtes”! Là où le monde se représente certaines âmes “comme des âmes assoupies, hébétées par la solitude, retranchées de l’humanité vivante”, elle y voit, elle, “comme des âmes étrangement en éveil, affinées, aiguisées par i’ordre surélevé de leurs préoccupations, mystérieusement Les vitraux sans nul or El sans nuis personnages Qui les image ut, Ont des rêves dont à leur guise ils se décorent.(Les vil roux de couleur Jamais ne se délivrent De l'or, des vierges et des fleurs.) Mais eux, c'est d’une vie, enfin propre, qu'ils vivent.Ils sont de flamme, ils sont de givre ; Tantôt tout le soleil y meurt rouge eu sa gloire, Tantôt l'hiver miséricordieux Brode de bouquets blancs leur verre sans histoire, Comme si c’était la fête de Dieu.Ils son! d'azur, ils sont d'argent ; Les nuages vont voyageant Dans leur verre qui s’influence comme l'eau.A Ténèbres, ils sont foncés, El clairs à Laudes ; Parfois la lune y règne avec tout son halo.Ou le couchant y fait durer ses cendres chaudes.Vitraux récompensés d’avoir bien renoncé ! Georges RODENBACU.ses li-spiri-le ciel vérités unies à foute l’humanité dans ce qu’elle comporte de plus vaste et de plus haut.” “Et, de même qu’une leftre vraiment belle, vraiment profonde, a parfois quelque chance de nous dépeindre son destinataire aussi bien que son auteur, une oeuvre comme celle que nous analysons, nous divulgue l’idéal de son auteur.Tonie la souffrance du monde trouve un écho dans son coeur.“Elle souffre de la douleur de son siècle.Chaque être de son siècle souffre d’une douleur particulière, mais dans son âme à elle, dégagée de ses propres douleurs comme de ses propres joies, elle accueille la douleur de tous.Elle l’accueille et elle l’élève.” Elle est en “communion avec l’atmosphère spirituelle et morale de son temps.” Aucun des grands problèmes de la mystique chrétienne ne lui est étranger, elle en disserte savamment, elle en donne de si lumineuses explications, elle en fait des analyses si exactes et elle “écrit de (elles phrases qui pourraient être l’aboutissant ou la conclusion d’un traité de philosophie.Son style, a la richesse de l’art moyenâgeux, qu’elle semble avoir beaucoup étudié, la sérénité poétique du ciel qui l’a vu naître et une splendeur d’images qui fait songer parfois à Dante.El le jour est venu où elle a achevé d’écrire.Il semblait qu’elle eût encore de longues années à vivre, à prier, à n’écrire “que pour consoler des âmes tristes, guérir des âmes souffrantes, apaiser des âmes inquiètes, revivifier des âmes mortes.” La Providence en avait décidé autrement.Au surplus, “elle avait appris à vivre dès ici-bas au milieu des choses fugitives, comme si déjà son âme était entrée dans l’éternité.” Et son dernier volume se ferme comme un poème sur un admirable chant d’amour sur la sainte amie, Juliane de Norwich.Pendant le grand voyage de sa vie, elle a dù être initiée à bien des événements de petite et grande importance, elle a feuilleté bien des livres — car eiie fut vraiment érudite — elle a remué bien des idées.Mais à lire son dernier livre, il m’a semblé que cette femme ne savait plus que les choses profondes et qu’elle ne s’appliquait à ne plus connaître surtout que des horizons d’éternelle sérénité.La “culture féminine” qui fait ainsi pénétrer une femme au coeur du “Christianisme” est peu dangereuse, est même très recommandable.Je la yeux recommander à mes lectrices, en leur conseillant de lire “Christianisme et culture féminine” de Mme Lucie Félix-Faure-Goyau.Je veux espérer que cette lecture leur fera autant de bien qu’à moi-même.Jean LAGARDERE.Notre Album Nous gagnerions pins à nous laisser voir tels que nous sommes, que d’essayer de paraître ce que nous ne sommes pas.* Qu’il est grand d’etre toujours plus fort que soi-même.**.- a Les bonnes actions sonl les gonds invisibles de la porte du ciel.* * Fuis pour un moment l’homme en colère, pour toujours l’homme dissimulé.* • • Nous souffrons beaucoup du peu qui nous manque et nous jouissons peu du beaucoup que nous avons.SHAKESPEARE.* * •» La crainte des sols ne doit pas empêcher de traiter gravement ce qui est grave.VERS L’IDÉAL L’accomplissement de la mission des femmes dans sa perfection est, pour elles, le plus sûr moyen d’assurer leur bonheur., Get empire de la sensibilité, où elles doivent régner est immense, presque indéfini ; il comprend tout ce qui pare la vie, tout ce qui touche l’homme, depuis la peinture en bâtiments jusqu’aux plus hautes spéculations métaphysiques, depuis l’art du bonheur intime, qui est le principal, jusqu’à l’art social.C’est, en somme, la religion de la beauté, et l’art de son culte.S’il existe un pays que la raison mène, celui-là échappe à l’empire des femmes ; mais partout où la douceur et la bonté exercent quelque influence.les femmes ont à organiser, chacune dans leur sphère, le culte do l’idéal, et à mettre de l’dmour dans les choses, surtout dans les tristes.On comprend même que devant une tâche si vaste, quelques-unes hésitent.La maternité physique, certes, leur parait d’un procédé tout naturel ; mais quand nous leur parlons de ipaternité morale, elles se récrient, parfois elles craignent que ce soit une bien grande charge de porter des idées ; elles ont l’air de ne pas trop savoir comment s’y prendre.Et pourtant, à supposer que tou-j tes les femmes y arrivent, la mater-¦ nité physique cesse bientôt ; au contraire, la maternité morale ne connaît ni âge ni limites.Vieilles, jeunes, mariées, non mariées, riches, pauvres, toutes, Mesdames ou Mesdemoiselles, vous avez à réconforter votre coeur en nourrissant celui d’autrui.Et on peut dire que cette mission comporte un véritable privilège.Croyez-vous vraiment que, pour tous les hommes, ce sont chose bien agréable de rester constamment sur la brèche, armé de pied en cape contre son voisin, sous peine d’être vilipendé, trompé, volé harcelé, dévoré ?Nous n’avons pas le droit de vivre tranquilles : il suffit qu’il y ait auprès de nous un être inférieur à nous pour qu’il nous en veuille de I son infériorité.Nous serions fort i ridicules et fort mal venus de parler d’idéal.Quant à vous, je ne dis pas que vous soyez au-dessus de toute attaque ; mais enfin (à moins que vous ne vous fassiez hommes) il y a encore autour de vous une sorte de trêve de Dieu : vous êtes dispensées du service viril de haïr : en général, rien ne vous oblige à vous battre pour l’argent, pour le nouvoir, pour le reste.vous avez le droit, presque le devoir de vous maintenir dans les sphères de la beauté, votre rôle délicieux est d’aimer.Dites-moi, faut-il vous en plaindre ?G et te maternité morale, une fois qu’on y a goûté, se trouve au contraire avoir tant de charmes, que de nobles femmes d’autrefois éprouvèrent.je crois, In tentation un peu biblique d’abandonner volontiers à des subalternes, à des servantes, les onérations physiques de la maternité.mais jamais elles ne se croyaient au bout de leur maternité morale, de l’enfantement des idées par l’amour.Inutile de vous dire qu’on vous prie instamment de ne pas aller jusque-là.mais enfin si ces dames d’autrefois avaient de l’esprit et de l’élan, vous en avez tout aulant qu’elles, et les joies qu’elles ont goûtées, vous les auriez aussi.Vous no savez comment vous y prendre ! Ge n’est pourtant p is difficile.Ne pouvez-vous plus découvrir d’êtres ayant besoin de vie?Et de par le monde, n’v a-l-il nHis de gens malheureux, de gens tristes.de misérables, de criminels, d’hommes accablés ’?Est-ce que personne ne se bat plus ?Ne rossen-lirait-on plus l’urgente nécessité de rendre la vie aimable et chère?, .Vous entendez ries cris de haine: ne vous demandez pas si ce-, douleurs qui hurlent sont méritées ou non.Dites-vous délibérément aussi eue vous ferez des ingrats; et soyez l’amour, non pas pour eux, mais pour vous, par ce motif que c’est votre raison d’être, le secret de votre bonheur personnel, et que vous ne pouvez nas vous en passer.;Qin sait ?Peut-être on’ensuite, par ¦ hasard, votre bonté se trouvera une | habileté.Rien ne se perd en ce (monde: le narfmn des bienfaits i flotte dans l'atmosphère, et quel-(mi’un viendra goûter à ce miel .| D’ailleurs, les temps changent si |Vite ! A certaines heures, quand les I soi-disant serviteurs de l’homme sage le renient et complotent contre lui, l’amour seul subsiste.Soyez l’amour pour vous, pour votre bonheur, pour assurer votre existence.Car l’instinct de maternité est si complet chez vous que, si la vie n’v répondait pas, vous tourneriez dans le vide.Quelque chose' manquerait an monde, mais vous vous manqueriez bien plus à vous-mêmes! Vous n’êtes pr,s tout à fait heureuse.Madame!.Et] toutes ces tristesses, tout ce cortège de troubles moraux, de perturbations gastriques ou autres qui affligent le corps et l’âme de tant de vos soeurs, tout cela ne vient-il pas souvent de ce que des femmes restent pour ainsi dire sans emploi ?On ne les comprend pas, ou on ne s’occupe pas d’elles comme elles le voudraient, elles manquent de force morale, elles subissent les brutalités de la vie sans s’y habituer.On aurait grand tort de croire qu’il y a là unê simple chimère d'imagination : leur être entier s’y mtc-rofcse.R.de MAULDE LA CLAVIERE.Les conquêtes du féminisme Nous apprenons que Madame Adelena Pestica vient d’ouvrir une étude de notaire.à Rome.D’autre part, une femme pose sa candidature à l’Académie.espagnole.C’es Madame Pardo Bazan, une romancière dont les oeuvres sont connues en France.Elle est, dit-on, fort appuyée par certains écrivains de son pays.Mais un article des statuts de l’Académie de Madrid interdit l’admission des [femmes.Il faudra donc, avant tou-jtes choses, que le règlement soit révisé, et une campagne de presse esl commencée chez nos voisins pour • atteindre ce but.BAHTS OWN SOAP Pour les soins à donner au bébé vous ne pouvez courir de risques sur un^savon.Quatre générations de Canadiens ont pu apprécier la douceur, le parfum du savon Baby’s Own et le bien qu’il fait à la peau; c’est le meilleur au Canada, pour Rasage du bébé à cause de sa pureté reconnue.Le Baby’s Own est le meilleur pour le bébé, et le meilleur aussi pour vous.ALBERT SOAPS, LIMITED, MFRS„ MONTREAL y : ' ¦.A"-'¦ il• :Mr 'Isiii I i:| I * Que vous soyez mince ou de corpulence moyenne vous trouverez la forme par excellence dans le nouveau modèle “ÉLISE La ligne en est IMPECCABLE SEDUISANTE TRES MODERNE «SaW MMi ' Au point de vue ELEGANCE et HYGIENE il est sans rival ËmmmËkMNm TAILLE : 18 A 3« “Elise” “B”.$1.75 “Elise” “A”.$2.50 The !, I.OOSSET Compy LIMITED SAINT-HYACINTHE, Qi K.Contre les modes indécentes L’APPEL DE LA LIGUE PATRIOTIQUE DES FRANÇAIS La Ligue Patriotique des Françaises nous adresse la note suivante : “Pour satisfaire la légitime curiosité de la Presse sur les résultats de notre campagne contre les exagérations de la mode, nous sommes heureuses de lui faire savoir que notre appel a été entendu au-delà de cc que nous pouvions espérer.C est par milliers que nous parviennent des signatures recueillies dans toutes les classes de la société.L’opinion publique est avec nous.Fortes de son appui, et désireuses d’accentuer ce mouvement, nous adressons aux adhérentes des circulaires par lesquelles elles s’engagent personnellement à éviter certaines excentricités.Nous sommes intervenues auprès des Grands Magasins pour obtenir leur collaboration à notre campagne de réforme, au moyen des éta- lages et des catalogues.De nombreuses maisons de couture nous ont déjà envoyé leur approbation enthousiaste.Nous prions, enfin, notamment, toutes les personnes qui adhorent à ce mouvement, d’agir individuellement auprès des couturiers dont elles sont les clientes habituelles.Ils seront certainement tout disposés à accéder à leur désir.” Pour le Conseil central de la L.P.D.F., Les membres de la commission: Vicomtesse de Vélard, Marquise de Montai-gu.Marquise de Juigné, Mme Delacourt, Marquise de Mous-tier, Comtesse de Villèle, Duchesse de Maillé.LA LIGUE D’EMBELLISSEMENT L’assemblée annuelle de la Ligue d’Embellissement de la ville aura lieu demain, le 23 avril, à 5 heures, p en.au No 5, square Beaver Hall.On s’occupera des affaires administratives, des exportations annuelles, de l’élection des dignitaires, et des préparatifs de la “Semaine de nectoy-a^e”* FEUILLETON DU DEVOIR LA TRAGEDIE DE LA REINE par Robert-Hugh BENSON TRADUCTION DE H.FRILLEY (Satteï !¦ «f-.'.V, Tom fit signe que oui.—Vous ferez de votre mieux, mais il ne faut pas vous précipiter vers moi à la première difficulté.A coup sûr vous aurez deç ennuis.Croyez-vous pouvoir vous en tirer?Si vous hésitez, il vaudrait mieux refaire vos paquets pour Cambridge dès demain.Nouveau signe de tête.Devant l’anxiélé peinte dans les yeux noirs du petit, Guy sentit son coeur s’attendrir.Un instant, il eut envie de le rassurer, de lui dire qu’il ne parlait pas sérieusement, que tout serait comme avant.Mais il se contint.__Parfait! dit-il d’un ton bref.Je vois que tout ira bien; seulement rappelez-vous! Et en attendant vous verrez que nous serons 1res heureux tous les deux.Dix minutes après, Guy se leva, rajusta son habit, la dentelle de ses manches, passa la main sur ses cheveux rebelles.Au même instant on frappait à la porte.—Sa Grâce veut vous voir, monsieur, dit le serviteur avec une imperceptible nuance de respect qu'il n’avait pas avant.Guy passa sa langue sur ses lèvres, lança un coup d’oeil à Torn debout et bien éveillé maintenant, et sortit.Guy et son compagnon longèrent un ou deux corridors, montèrent et descendirent des escaliers; et , à mesure qu’ils allaient, l’aspect des choses se modifiait insensiblement.De belles nattes remplaçaient les simples tapis de jonc, les tentures étaient plus sombres et plus belles, les lampes des encoignures plus nombreuses et mieux garnies, les figures silencieuses aux portes plus dignes.Une porte fermait le passage.Le serviteur s’arrêta et frappa.On entendit marcher à l’intérieur.La porte s’ouvrit.Un page se montra, —un gamin de seize ans, à la mine arrogante.Quand il sut ce qui amenait Guy, il s’adoucit un peu.Sans rien dire, d’un geste nonchalant, il le fit entrer.Guy sc trouva dans une petite chambre, une salle d’attente évidemment.Une table, quelques chaises contre le mur, une cheminée garnie de fleurs et un grand crucifix au-dessus de la cheminée.C’était tout.Au fond de la chambre, une porte double.L’enfant se dirigea de ce côté et poussa les battants.—S’il vous plaît, monsieur.Guy passa.Il se trouva, quand la forte se referma derrière lui, à l’extrémité d’une longue chambre,—une salle de réception sans doute.Peu de meubles.Une chaise à bras se trouvait sur une petite estrade sous un dais peu élevé, brodé des flèches et des roses de Marie.Les murs étaient tendus du haut en bas de tapisseries, le plafond peint avec des guirlandes; une table courait dans la longueur du mur, des chaises étaient poussées contre la table et une autre chaise se trouvait près de la cheminée, à droite.Une porte à moitié cachée par un rideau se devinait à l’extrémité du mur à gauche .Une fenêtre nrofonde lui faisait pendant de l’autre côté.Guy, tout intimidé et tout ému, regardait autour de lui.Brusquement il se rappela qu’il ne connaissait pas l’étiquette.Pour interroger le page, il se retourna vers la porte par laquelle il était entré.Mais il ne fallait pas qu’on le trouvât chuchotant.Il se rappela qu’il avait pris la résolution d’être simple: cela au moins ne pouvait déplaire à la reine.Et il ne paraîtrait peut-être pas trop maladroit s’il tombait à genoux et baisait sa main, supposé qu’elle la lui tendit.Tandis qu’il se disait ces choses, le plancher trembla, .on entendit jouer une serrure.Guy vit un bras s’avancer à travers la porte du fond, comme pour écarter le rideau.Une femme d’un pas vif, passa.Guy tomba à genoux.IV Un moment elle s’arrêta, hésitante, forme délicate et splendide, à la lumière des flambeaux qui brûlaient autour de la salle.Guy remarqua le manteau de velours pourpre, les longues manches pendantes et la traîne, la sous-jupe de drap d’or, la dentelle énorme et les bijoux qui rutilaient sur la poitrine et sur la tête.Puis elle parla, et cette voix virile et profonde mit en émoi le coeur du jeune homme.—Master Guy Manton?Il cmnorit ou'il devait avancer.Il se releva.La reine passa devant le trône et la table et se dirigea vers ta cheminée.Guy se rappelait avoir déjà remarqué, à Cambridge, cette démarche extraordinairement imposante.Il la suivit vers la cheminée.La reine s’arrêta un instant près de la chaise et tendit la main.Guy mit de nouveau un genou à terre et baisa la main en se relevant.Alors la reine s’assit, rassembla ses jupes et fit signe au jeune homme de rester debout.—Vous êtes Master Guy Manton, de Cambridge?dit-elle, étonnée peul-être de son allure peu académique.Je vous ai envoyé chercher.Guy s'inclina.En dépit de ses résolutions, il avait la langue sèche comme du bois.-—Vous êtes arrivé aujourd’hui?—Oui, madame.-—Je tiens à vous remercier encore, monsieur, pour votre généreuse conduite à mon égard à Sawston et pour votre courage.Votre bras est-il guéri?Guy s’inclina encore une fois et fit un effort pour parler; mais elle l’arrêta: —Je voudrais faire quelque chose pour vous.Mais j’ai si peu de places à donner! —Je ne désire aucune place, Madame, si ce n’est celle.Elle l’arrêta de nouveau du regard.et Guy fut content de n’avôir pas achevé sa protestation maladroite.—Si vous voulez être officier de ma suite, je serai contente de vous avoir auprès de moi.Et vous êtes étudiant, monsieur?—J’étais “fellow” de mon Collège, Votre Grâce.Ge souvenir lui rendit quelque aplomb.Il se redressa un peu et se mit à observer le visage de la reine.Elle penchait la tète en parlant; mais Guy pouvait voir, à la clarté des flambeaux, la bouche grave et triste, Je front, le menton et la gorge pâles, les joues légèrement enfiévrées.C’était le visage d’un être qui a trouvé le monde dur.Cette pensée le frappa plus encore, lorsqu’elle se remit à parler, l’instant d’après, et qu’il rencontra ses yeux : ils avaient cette même expression de doute et d’appréhension qu’il avait remarquée sur le visage de Tom, dans les premiers temps de leur connaissance.Et la voix profonde avait un accent de fermeté triste, impressionnante.—Je voudrais lire un peu de grec, monsieur.Oh! pas beaucoup, je ne suis pas une savante—et peut-être aussi le bréviaire.Si vous acceptez la place, monsieur, voudrez-vous bien être mon maître?Je vous déchargerais de beaucoup de vos autres devoirs.—Je suis aux ordres de Votre Grâce pour tout ce qu’il lui plaira de me demander.Elle le regarda gravement, face.Il baissa les yeux.—Très bien, monsieur.Vous i bon catholique, m’avez-vous dit —'J’ai toujours rempli mes voirs religieux, Madame.La reine ne dit rien.Guy sentit qu’il s’en était t tiré.Il attendait la question avait médité la réponse qu’il fai! Il n’était pas extrêmement dévo —Il y a encore d’autres questi< reprit la reine au bout d’un insti mais qu’il vous suffise de savoir j’apprécie la fidélité de mes se: teurs plus que tout au monde.Guy se préparait à répondre son mieux, mais elle ne lui en I sa pas le temps.—Je ne tiens pas aux proie lions, dit-elle, je ne vous en de® derai donc pas.Les idées de Guy sur la cour j>ie étaient quelque peu troubl [Tl ne savait que dire.La re parlait sérieusement.La question suivante fut me grave.—Vos chambres vous plais< elles, monsieur?—«Beaucoup, Madame., (A «nfrre) i ?12 ) 6 LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI, 23 AVRIL 1914 VOL V.— No.94 LA VIE SPORTIVE CE QU’ON DIT L’EPREUVE PARIS-BREST.Paris-Hresl et retour — la course la plus longue est, à mon sens, la plus pénible aussi.On a raison de ne pas l’organiser souvent.Si elle était annuelle, ou même disputée tous les deux ans, je crois que ce serait trop.Poussés par le compréhensible désir de la courir, et de la gagner, les hommes seraient conduits éi fournir, à des époques trop rapprochées dans leur vie, cet effort surhumain qu’exige Paris-Brest-Paris.Dix ans d’intervalle, c’est en revanche, beaucoup.Le coureur qui a gagné l’épreuve une fois se transforme pendant cette décade.Les années ont passé, le temps a fait son oeuvre: l’homme qu’il était jadis, il g a beaucoup de chances pour qu'il ne le soit plus; les jednes sont venus.justement impatients de faire parler d’eux, et ils partent, servis ]>ar le privilège de la jeunesse, avec une volonté enthousiaste qu’on a soi-même connue autrefois, mais que les années ont sensiblement refroidie.Ce serait chimère, probablement, que de vouloir gagner deux Paris-Brest, dans sa carrière de coureur.Celle longue, longue.interminable.course est pénible entre toutes.Plus de cinquante heures sans dormir! Sans dormir, avec la nécessité de fournir un effort physique continuel et régulier! Le parcours, en allant sur Brest, est épouvantablement dur! Des côtes, puis encore des côtes; aprè.s un peu de répit en palier, les escalades du recommencement.Il en est, telle la montée de Pré-en-Paille, dont il semble qu’elles ne finiront jamais.| L’absence de sommeil est certainement la chose qui vous déprime le plus.A la fin, èi force de résister, on a la sensation qu’on a la tète vide, l’idée que l’on se fait de ce qui se passe autour de soi est vague, flottante, imprécise.Seule, la préoccupation d'avancer, de toujours avancer vous sonlicnl.On traverse de perpétuelles alternatives d’abattement et de surexcitation, et comme le cerveau n’a i>as, par l’absence de l’impossible sommeil, une minute de repos, on se forge, des chimères, on se crée des choses inexistantes auxquelles l’imagination finit par donner une consistance réelle.Alors la torture de l’idée fixe vous travaille, on l’accepte sans raisonnement et loin de chercher Une dépêche de Washington à Londres alléguant la possibilité de voir Venustiano Carranza, le chef constitutionaliste mexicain, faire cause commune avec le président provisoire Huerta contre les Etats-Unis^ a causé une nouvelle dépres-^ s ion sur le Stock Ecxhange, aujour-4 d’hui.Les actions du groupe des chemins de fer mexicains ont fléchi de 2 à A points et les Consolidés ont tombé de 3-16, tandis que les valeurs américaines ont été fréquemment cotées à 50 sous au-dessous du pair.Un bulletin de Vienne moins op-' timiste relativement h la santé de l’empereur François Joseph, a aussi touché le marché, amenant des ventes du continent.Les rapports de Vienne nous disent qu'un fléchissement rapide, s’est produit sur cette place à la suite de la publication des nouvelles « de la santé de Vempereur.ACHAT D’UNE BANQUE MM.Putnam et McCr ory viennent de conclur e une importante transaction immobilière dans le centre de la ville par laquelle la banque des Marchands du Canada a acheté de M.John R.Dougall, propriétaire du “Montreal Weekly Witness”, la propriété du coin adjacent à l’édifice du “Witness” et mesurant 50 pieds rue Saint-Pierre et 60 pieds ruelle P ortification, donnant exactement 3,000 pieds carrés d’une très haute valeur.Personne ne veut dire le ¦y Prix payé par la banque.Comme les baux ne sont pas encore expirés, les locataires habiteront la bâtisse pendant une année encore.Mais il est entendu que tôt ou tard la banque des Marchands demandera à la ville la permission de construire par-dessus la ruelle et d’ériger un bel édifice sur le côté nord qui serait réuni a celui de la rue Saint-Jacques.y -—+- BANQUE D^ANGLETERRE (Service de la Presso Associé») Londres, 23.— Le hil-in madaire de la banque d’AngfeeJrê accuse les changements suivants-Reserve totale, aug .£1 04g non Circulation, dim.‘lO'-i OOn , Etalons ,for.aug .ü Auties valeurs, dim.820 000 Depots publics, dim.434000 êsite ir,s' Valeurs du gouv'.djni.! '’ïlit'ü™ Les reserves de la banque propor-h» au passif, cette semaine est de, 43.62 pour cent.La semaine der-niere d était de 41.99 pour cnt.16 Le taux de l’escompte est de 3 pour cent.L’IMMEUBLE La transaction immobilière la plus intéressante parmi les soixante-dix enregistrées hier, est celle réalisée en vue d’une expropriation par la ville de Montréal dans Notre-Dame de Grâce.Cette vente, qui s’élève à $60,638, a été faite par la Ross Realty Company à la Cité de Montréal pour le besoin des rues Maple, Cedar, Pine, Monklands et l’ave Notre-Dame de Grâces (autrefois Church).Les propriétés achetées sont désignées par les Nos 164-578, 305A, 210-100, 168-580, 478, 415, 344, 169-593, 472, 43, 343, 170-552, 627, 393, 316 et 318 Paroisse de Montréal.J.Marcelin Wilson a vendu à Léon Martineau les lots Nos 529 à 534, 51 à 574, et la partie nord-ouest de 570 Sainte-Marie, avec bâtisses et machineries, rue Forion Est, pour $44,495, J.B.A.Auhy à A.Auby and Son, Ltd., partie du lot 1224 Sainte-Marie, avec bâtisses ave Delorimier, mesurant 49 x 100, pour $1 et autres considérations.Aimé Bourdeau, hôeltier, à J.B.A.Wilson.2 emplacements faisant face rue Hadley, lots 3930-198 et 199 Paroisse de Montréal, chacun mesurant 25 x 80 pieds, avec hô el et autres bâtisses, pour $35,000.Alonzo C.Matthew à Mme William W.Wilder, des lots à West-mount, formant partie du lot 225-20 Paroisse de Montréal, ave Belmont, mesurant 50 x 113 pieds et 40 x 113 pieds, pour $9,-153.Joseph Raphaël Beauchamp à Auguste Blouin, les lots 218 à 210 Côte de la Visitation, avec bâtisses faisant face rue Marie-Anne, pour $17,-000.Mme F.Desmarchais à L.-A.Ques-nel.en fidéi-commis, le lot 15 Côte des Neiges, avec bâtisses.$16,575.Sheldon Heber Stone à Dr Walter W.Aylen, un lot et bâtisse dans Westmount, au No 462 ave Claremont, les lots 207-31-1, 207-61-1 Paroisse de Montréal, 21 x 170.$9,500.Joseph Prudhomme, marchand, a la Commission Scolaire de Notre-Dame de Grâce, deux emplacements ave Prud’homme, quartier Notre-Dame de Grâce, les lots 1 Slid! et 145 Paroisse de Montréal, superficie totale 6,171 pieds; $9,156 ou $1.50 le pied carré.Frederick William Logallee à Patrick McMahon, Nos 368 et 370 ave Mel rose, Westmount, les lots 174-368 Paroisse de Montréal, avec bâtisses, 25 x 82; S9.000.Elie Alaire à Mlle Ada D.Dickson.le lot 170-391A Paroisse de Montréal, Notre-Dame de Grâce, avec habitations, 226 et 228 ave Belgrave.au-dessous de la rue Sherbrooke, 25 x 84 pieds; $8,800.Beurre.— Les arrivages ont été de 671 contre 569 la semaine dernière et 753 l’an dernier.Nouveau beurre de crémerie, très haut choix, 26c à 27c.Crémerie d’automne, très haut choix, 24c à 25c.Beurre de laiterie, frais, 21c à 23c.Foin.— Les arrivages ont été de 1,366 ballots.No 1, la tonne, $14.50 à $15.00.No 2, la tonne, $13.50 à $14.00.Fèves.— Triées à la main, $2.10.Triées, une livre, $1.95.Triées trois livres.$1.80.Pommes de terre : Montagnes Vertes, au wagon, 85c.Montagnes Vertes, de l’entrepôt, $1.00.Québec, blanches, au wagon, 75c.Québec, blanches, de l’entrepôt, 85e, Issues de blé:— Son, $23.00.“Shorts”, $25.00.“Middlings”, $28.00.Moulée pure', $30.00 à $32.00.Moulée mélangée : $28 à $29.00.Farine :— Premières patentes du printemps, $5.60 à $5.70.Secondes, $5.10 à $5.20.Fortes à boulanger, $4.90 à $5.00.Premières patentes, de l’hiver,$5.25 à $5.50.“Straight rollers”, $4.70 à $4.90.Produits de l’érable : — Les approvisionnements arrivent assez librement et trouvent une grande demande.Sirop, bidon de 8 1-2 Ibs., 70c.Sirop, bidon de 10 Ibs., 80c.Sirop, bidon de 11 Ibs., 20c.Sucre, la livre, lie.Les arrivages de provisions ont été de 2 paquets de viandes en conserve, 3 barils de saindoux, 7 jambons et bacon, 501 porcs vivants.BOURSE DE MONTREAL Ces cours nous sont fournis par MM.Portier, Beauvais & Cie., banquier» et nrent* de change, membre* de la Bourse d< Montréal.Edifie* Revel Insurance.STOCKS Dem.Offre.STOCKS Dera.Offre.BOURSE DE L’IMMEUBLE - LA DALES PRIVATE BANK (Service de la Presse Associée) Belleville, Ont., 23.— Les actionnaires de la Dale Private Bank se sont réunis hier à Modoc et tous les efforts ont été faits pour arriver à uh règlement ou à un arrangement satisfaisant.Les délibérations n’ont pas^ encore été rendues publiques.Cependant, on dit couramment qu il a de produit un bilan accusant un déficit de $174,000 et de dépôts de $445,000.Le comptable a dit hier qu’il avait produit un pareil document et qu’il avait été incapable de retracer sa provenance.¦-P- DIVIDENDE DIFFERE New-York, 23 — Les directeurs de la Missouri Kansas and Texas Railway Lo.ont décidé de passer le dividende semestriel de 2 pour cent sur les actions privilégiées.Le M.K.and T.à priorité a payé 4 pour cent de dividende annuellement depuis 1906.Aujourd’hui, le stock est baissé à 36 1-4, le niveau le plus bas depuis 1904.LA CRÔWNTesËRVE Y Le bureau executif de la Crown Reserve and Porcupine Crown a produit un rapport officiel disant que, en aidant qu’ils le savent, aucun développement dans les affaires des mines ne peut autoriser la rumeur voulant la cessation des dividendes.Il déclare que rien de contrariant n’a affecté les conditions des propriétés depuis le der-» nier relevé officiel annuel.Corp.Carp.Stock.—Coupons.—Obligations.—Cote du jour Offre j Dem Caledonia Realties Ltd.Canadian Cosn.Lands Ltd.Cote St.Luke Land & R.Coy.Central Park Lachine .Charing Cross Industrial Common 8%.C.C.Cottrell Ltd.7% prfd.Crystal Spring Land Coy.Dorval Land Coy.Drummond Realties Ltd.Dominion Real Estate .Eastmount Land Coy.Fairview Land Coy.Ltd.Improved Realties Ltd.K.& R.Realty Coy.Kenmore Reftlty.La Cie Montréal Est, Ltée .Lachine Land Coy.La Salle Realty .Longueuil Realty Co.Montreal Debenture Privilégiés.Montreal Debenture Ordinaires.Montreal Factory Lands .North Montreal Céntre Ltd.North Montreal Land Ltd.National Renl Estate & Inv.Co Orchard Land Coy.Pointe Claire Land.Rockfield Land Coy.Rivera Estates.Rivermcre Land Coy.Summit Realties Ltd.South Shore Realty Coy.Transportation Bldg, prfd, .Union Land Coy.Wentworth Realty.Westbournc Realty .Windsor Arcade Ltd.7% prfd.with 100% bonus.COUPONS City R.Inv.Coy.Bonds .Marcil Trust Gold Bond .Montreal Debenture Corp.Ltd 6% déb.Compagnies de Fidéi-Commis Crown Trust Coy.Eastern Trust Coy.Financial Trust Coy.’ Montreal Trust Coy.National Trust Coy.] Prudential Trust Coy.3 90 3% 90% 147% 140 90 10 II 75% 85 50 62 95 100 80 85 103 105% 115 121 65 67% 4 70 4% 90 SO 95 105 135 95 100 105 85 90% 92 50 Ü3 115 140 1,50 185 75 114 iso 180% 125 115% 34 $6 80 82 84 81% 100 118 65 69 89% 100 iSolJ 95 105% 83% 93% 85 90% 81 89 57 109% 160 W* 162 138 138% 180 200 221 223 95% 100 BellTél.C Bra.T.L.&P Can.Car.“ pfd.Can.Cem-“ pfd.Can.CotC “ pfd.Ca.Convci Cao.Pacif." New Can.Loco.“ pfd.Crown Rcs Dét.El Ry.Dom C.Co.Dom.I.pfd Dom.S.Cot.Dom Park.Dom.T C.“ pfd.Dul.s.S.&A “ pfd.Dul.Sut) .E.Can.Po.GouldM’lfe “ pld Goodw.Co “ pfd.Hill.Collie.111.Trac.pd Laur.Com.L.af.Wd.C, pfd.MacDo.Co.I Mack Cm.“ pfd.Mex.L.&P.pfd.M.& S.-P.*¦ .pfd M.L.H.&P.Mt.Ci-t.Ltd “ pfd.Mon.Tr.Co Mnr.Tram Nipissiug.MARCHE AUX PROVISIONS Le marché aux provisions était particulièrement facile, hier ; les arrivages d'oeufs sont un peu plus forts que les demandes ; le beurre et le fromage demeurent aisés, avec une très légère diminution.Le loin se tient ferme et lés arrivages sont un peu plus lourds.Les demandes pour les fèves et les pommes de terre sont suffisantes, et l’approvi-sionnement est ample.Les produits de l’érable sont en grande demande et les prix se tiennent bien parce que l'approvisionnement arrive avec assez de liberté.Nous cotons : Oeufs.— Les arrivages ont été de 1,158 caisses contre 3,271 la semaine dernière et 2,557 Fan dernier.Nouvellement pondus, 23e.Fromage.— Les arrivages ont été de 134 contre 169 la semaine et 467 l’an dernier.Nouveau haut choix, 13c à 13 l-2c.Second choix, 12 l-2c à 12 3-4c.146 79 59 23 92U 82 75 AS 195M 1,30 66% 44 G0 97a 95 3% 68 ‘ 781 130 10 85 70 50 120 221 55 100 138 217 146 78% 57 28% 91% 27 74 36 195% 1.26 66% 43% ' '27% 25 89 68 179% 129% "8 ’ 82 68 88 119% 226’ 49 49 Nor.Ohio.N .5 3.A Ci.“ pfd.Ogilv.Mill." pfd.Olt.L.A P-Penman».Québec Ry R.& O.N.C.Shawinig.Sherwin W “ pfd.Spa.Riv.Co “ pfd.St.Co ofC.“ pfd.Tor.Ry .Tooke Bro “ pfd.Tuck.Tob.“ pfd.Twin City.“ Pfd., Wiun.Ry.Banques — Br.No.Am.Commerce I Dominion.! Hamilton.Hochelaga Impérial.Merchants Molsons.Montréal.Nationale.N ova-Scoti Ottawo____ Québec.Royal.Standard.Toronto.Union.61 iic 143 .80 13 101 130% 62 45 135 199 210 154 199 245 264% 224 60% ’iu" 141 48 12% 101 130 98% 10 134% 150 209% 153 188% 242 261 210 121 223 143 à 1 1-4, 524 à VENTES DE L’AVANT-MIDI STOCK COMMUN Bp! Telephone : 4 à 146 1-2, 2 à 145 1-2.Brazilian : 100 à 79 1-4, 250 à 79 1-4, 25 à 79 1-8, 200 à 79 1-4, 155 à 79.Can.Pacific : 5 à 195 1-2, 25 à 195, 50 à 191 3-4, 25 à 194 7-8, 75 à 194 3-4, 10 à 195, 25 à 194 3-4, 250 à 195, 25 il 195 1-4, 100 à 195 3-8, 100 à 195 1-4, 50 à 195 3-8, 100 à 195, 10(1 à 194 3-4, 100 à 194 1-2, 50 à 194 1-4, 100 à 194 3-8, 20 à 195 1-4, 125 à 195 1-2, 50 à 195 1-8.Détroit : 82 à 66 3-4, 50 à 67, 100 à 66 3-4, 5 à 67.Mon.Telegraph : 2 à 135 1-2.Ottawa L.H.A- P.: 10 fi 142.Power : 130 à 220 1-2.Power, New Stock : 3 à 216 Rich.& Ont : 50 à 101.Shawinigan : 25 à 130.Shawinlgan Rights : 178 1 1-8.Soo : 25 à 120.Toronto City : 35 à 135.Twin City : 3 h 104.Canada Car : 15 à 58.Canada Cement : 105 à 29.Dom.Bridge :’10 à 116.Dom.Canners : 100 à 45 1-2, 15 A 44 3-4.10 à 44.Dom.Textile : 15 à 75, 25 à 74 1-2.Hillcrest : 25 à 39.Penman’s : 85 à 50.Scotia : 90 à 56 1-2, 25 à 57, 20 à 56 1-2, 60 à 57, 10 à 57 1-2, 75 à 5-8, 25 à 59, 10 à 61, 155 à 60, 25 à 61.Steel Corp.: 252 à 27 3-4.PREFERENTIEL Canada Cernent : 30 à 92.Can.Cottons : 10 à 74 1-2.Dom.Iron : 5 à 90.Mont.Tram.Deb.: $6000 à 78 -12, $400 à 78 1-2, $1000 à 78 1-2., «u a Shcr.Williams : 8 A 99, lo à 98 7-8, 5 à 98 3-4.Steel Co.of Can.: 10 A 78.BANQUES Commerce : C à 209 1-2.Merchants : 3 à 188 1-2.Nova Scotia : 2 à 264, 2 à 264 1-4 Royal : 1 à 224.MINES A 1.24^00RàT2l.! 55 " ,1*’ 820 à ,-2°> 200 Hollinger : 10 à 16.00.Dnm.Cannera.—- 15 A 45 l-S, Dom, Tru«t.— 98 A 1X2.Lake ai Wood».— 20 A IflQ.Laurentide — 25 A 179 1-4, 50 k 179, 15 A 170 1 2, 25 k 180.MacDonald.— 15 A 10.Scotia.4 A 62, 25 A 61, 20 A 90, 25 A 50 1 4 22 A 59, 145 A 58, St«d 8i»rp.— 225 A 27 1-2, 075 A 27 1-4, 100 A 27 7-8.COTE Shawinigan Righta.— 1 8-8 k 1 1-4, ACTIONS A PRIORITE Dom.Iron.— 4 A 00.Mont.Tram.Deb.— $2800 $2000 A 78 1-2, $2000 78 1-3, $00 A 78 1-2.Steel Oo, of Cam.— 20 A Tuokett-a.— 25 A 95, OBLIGATIONS Dom.Cannera.— $500 A 98 1-3, Quebec Ry.— $2000 A 52.Scotia.—• $100 A 86, $500 A 87.Sherwin Williams.— $2000 A 100.A 78 1-2, A 78 12, $500 A 16.Nora Scotia.BANQUES - 1 A 264, 2 A 264 1-4.MINES VENTES D’HIER APRES-MIDI ACTIONS Brazilian.— 50 A 79 3-4, 25 k 79 1-2 5 à 79, 25 A 79 1-2, 50 A 79 3-8.Can.Pacific.— 50 à 192 5-8.25 à 195 1 4, 275 A 195.25 à 194 7-8, 150 A 195 150 a 19u 1-4, 25 A 195 3-8, 25 à 195 1-4 25 k 195 7-8 25 à 196, 25 à 196 1-2.Detroit.— 50 A 66 1-4, 75 A 66.^Ottawa L.H.and P.— 30 à 1-42, 50 à Power.— 100 à 221.1-4, 10 A 220 1-2, 150 A 221.Quebec Ry.— 72 A 13, 200 A 12 3-4 Richelieu e* Ont.— 75 A 101, 50 A 101 1-4.10 A 101, 25 A 101 1-4, 25 A 101 18 46 A 101, 25 à 101 1-4, 25 A 101 1-2.Shawinigan Rights.— 3 A 1 3-8.Soo.— 75 A 120.Toronto Ry.— 125 A 135.Canada Cement.— 50 à 29 1-3.Crown Reserve.— 800 A 1.15, 160 à 1.14, 100 A 1.13 1-3, 125 A 1.14, 25 A 1.10, 500 à 1.14.500 A 1.18, 100 A 1.14, 200 A 1.18, 900 à 1.14.Hollinger.— 40 A 10.00.REPONSE A CARRANZA (.Suite de la dernière page) EST-CE UNE DECLARATION DE GUERRE Washington, le 23.— Nelson O’Shaughnessy, Chargé d’Affaires américain au Mexique, a reçu ses passeports du général Huerta et se prépare â quitter Mexico.Le fait pour Huerta d’avoir donné ses passeports à O’Shaughnessy est conudéré comme un développement tout à fait sensationnel de la situation attendu que cet acte annonce une déclaration de guerre de la part du gouvernement de Mexico.L’envoi des passeports à un ministre ou à un chargé d’affaires a précédé une déclaration de guerre, dans la plupart des cas sinon invariablement.MANIFESTATION ANTI-AMERICAINE New-York, 23.— Une dépêche de Mexico datée d’hier soir dit que la populace se prépare dans la capitale à faire une manifestation anti-américaine.UNE DECLARATION OFFICIELLE Washington, 23„ — Le ministre de la Marine publie la déclaration suivante: “Une dépêche du contre-amiral Badger, reçue à 3 heures 40 du matin, dit que le drapeau blanc a été violé à plusieurs reprises par les fédéraux.Il ajoute qu’il y a eu un petit nombre seulement de coups de fusils échangés depuis 11 heures de l’avant-midi, mercredi, et que la ville est paisible.” Les fonetionaires du département disent que l’amiral Badger est arrivé à Vera Cruz à 3 heures du matin le 22 et qu’à 4 heures il a débarqué 1,750 officiers et soldats de son escadre.Ces troupes ont coopéré avec les troupes déjà débarquées et qui sont au nombre de 3,300.A 8 heures du matin, les forces américaines combinées ont commencé à s’avancer systé-maliquement dans la ville pour briser toute résistance et rétablir l’ordTe.La résistance n’était pour ainsi dire pas organisée; les Mexicains tiraient des fenêtres,des toits et de ciffiérents autres abris.LES MEXICAINS FONT CAUSE COMMUNE Washington, 23 — Le ministère de la Guerre est informé aujourd’hui que les constitutionnalistes et les partisans de Huerta à Tampico se sont unis pour s’opposer aux opérations des Américains.Washington, 23 — Le ministère de la Guerre apprend que les officiers qui commandent les troupes au fort Sam Houston ont reçu l’ordre d’intercepter tout envoi d’armes consigné aux troupes fédérales mexicaines de Piedras Negras, de l’autre coté de la frontière.UN NOUVEAU PLAN DE CAMPAGNE (Service de la Presse Associée) Washington, 23 — L’attitude menaçante des constitutionnalistes a nécessité un changement complet du plan de campagne.Les conseils de la Marine et de l’Armée et les secrétaires de ces deux départe- IK III mmm ii _ En usage dans les principales maisons do Montréal, et vendu seule-par N’achetez Pas un Cabinet en Bois Le “SAFE-CABINET” est à l’épreuve du feu — il protège vos documents, les tient à votre portée.Il coûte une bagatelle plus cher que le cabinet en bois.D’une immense capacité.Tout système de liasse peut y être installé pour répondre aux besoins de vos affaires.NOUS L’AVONS EN MAGASIN MOECKEL& SCHURMAN LIMITED “ THE SAFE MEN ” Montréal, Qué., 317 Rue Saint-Jacques, PHONE MAIN 303 The R, J.McNEIL SILVER BLACK FOX COMPANY LIMITED AVIS DECISIF Nos livres seront fermés définitivement :: :: :: à minuit, le 27 avril :: • • m • • • » • Nous avons à remercier tous ceux qui, jusqu’à date, ont répondu à notre appel et acquis des parts dans notre compagnie qui constitueront, sans aucun doute, l’un des placements les plus avantageux qu’ait jamais faits le public, très confiant dans l'excellente situation du Canada qui, maintenant, détient pratiquement le monopole de l’animal à fourrure le plus riche de l’univers.Cet Appel est Positivement le Dernier ! Le bureau de la Compagnie sera ouvert jusqu’à minuit, lundi le 27, avril, pour recevoir les demandes de parts, s’il en reste.Les souscripteurs d’en dehors de la ville, dont la correspondance portera sur l’endos la date postale du 27 avril auront le même avantage que s’ils venaient personnellement à notre bureau, et les actions encore en mains, seront alors distribuées au pro-rata.Surveillez le marché du renard et les cotes pour ces actions, après le 27 avril.Rappelez-vous ceci, Lecteurs du DEVOIR Nous nous sommes efforcés de faire tous les rapports ayant trait à la R.J.McNeill Company conforme# aux principes les plus conservateurs, et bien que plusieurs enthousiastes, après enquête sur l’industrie du renard, nous aient reproché notre modestie dans nos rapports, nous sommes convaincus que les profits que retireront nos actionnaires, dans un avenir pro-cliain, leur permettront non seulement de se prononcer sur les profits réalisés, mais aussi d’approuver les procédés honnêtes employés envers tous et les principes conservateurs qui sont ceux de The R.J.McNeil Black & Silver Fox Company Limited.DERNIER APPEL 27 AVRIL Prix par action, cinq dollars, pas moins de cinq actions vendues à chaque personne.THE R.J.McNEIL BLACK & SILVER FOX Company Limited Dr Léo Frank, agent financier—517D Nouvel Edifice Birks, Montréal.nited SKMMiWIMWal merits, sont actuellement à étudier cette question.On est à dresser un plan de campagne de façon à établir une protection suffisante sur toute la frontière nord du Mexique pour les habitants du Texas et des autres Etats limitrophes.Ensuite on développera les détails du plan original d’une campagne contre la ville de Mexico par terre en se servant des chemins de fer.U CAMPAGNE.PRENEZ CARDE JJ Âux jeunes N’oubliez pas Vatelier du DEVOIR pour l’impression de vos lettres de faire - part, cartes de visite et d’invitation.* .* SPORT Aux avocats Nous avons, pour l’exécution de vos factums et tous autres travaux d’impressions, un outillage complet et moderne.* .* Atelier d’imprimerie : LE DEVOIR 43 rue Saint-Vincent TÉL.MAIN : 7461 Célérité, Prix modérés, Travail parfait.A TOUS Nous pouvons exécuter, à l’entière satisfaction de tous nos clients tous genres d’impressions.— Faites - en l’essai.* .* SAISON DES DEMENAGEMENTS MONS.LE PROPRIETAIRE DE VOITURES, Ne nous aiderez-vous pas à prévenir les accidents ?Si vos voitures sont en usage durant le temps du déménagement.le SOIR, sovez PRUDENT et protégez-les en plaçant une LUMIERE ROUGE à l’arrière.MESSIEURS LES BOUCHERS, EPICIERS et autres s’occupant de LIVRAISON, le SOIR, ne ferez-vous pas de même ?A.GABOURY, Surintendant, Cie.des Tramways de Montréal.(Suite de la ôème page) se au Canada sera composée de MM.R.Dumouchel et Richard Duckett ; quant au troisième membre, il sera choisi par le comité.Tolls les clubs ont des ambitions très sérieuses pour le championnat.25 représentants assistaient à l’assemblée.On y voyait même un membre du clergé.La cédule et la constitution seront approuvées le 1er mai.AUX ALLEES DU PALAIS Deux parties régulières, des séries de la Ligue Palace, ont été jouées hier soir.Voici les résultats détaillés : Green Mountains Roy .84 7f> 103— 263 O’Neil.73 92 72— 237 Finck.89 96 93— 278 Collins.102 101— 301 Irish.77 97 90— 264 Totaux .421 453 459— 1333 Ontario Love.79 95 102— 276 Gravan.89 95 83— 267 Boarrier.85 94 82—r 261 Gownes.8 Communes d un amendement eux proposilions de M.While, quant au tarif.Cet amendement dira en substance que In Chambre des* Communes regrette I attitude du ministère, que, en vue des conditions économiques actuelles, le ministère devrait accorder la détaxe complète du ble.la détaxé complete des machines agricoles, et que, sans compromettre aucune des industries canadi onnes actuelles, le ministère de-vraie en outre accorder une réduction raisonnable des impôts afin de diminuer la cherté de la vie.Ua Chambre devra rejeter cet amendement, après discours majorité d‘une quarantoinc de voix.Peu s’en est fallu, à l'assemblée du conseil général du Barreau de la province de Québec, tenue hier, que les cours de droit, actuellement de trois ans, fussent portés à quatre ans.Cette proposition, présentée par Me Gonzalve Desaulhiers, C.R., et secondée par Me Perreault, C.R., a été défaite par une majorité de deux voix.En présentant cette motion.Me Desaulniers voulait que les étudiants eussent trois ans d’études légales et théoriques plus intensive!, l’augmentation des cours de droit et un stage d’un un dans une étude quelconque, aussitôt que l’étudiant aurait été admis à la pratique.Durant cette période, le jeune avocat aurait fréquenté tous -les tribunaux civils et criminels afin d’acquérir plus d’expérience.Me Flynn, C.R., ancien premier ministre de la province de Québec et professeur depuis 32 ans ^ l’Université Laval de Québec, était l’un des plus ardents défenseurs de cette proposition qui, comme nous l’avons déjà dit, a été défaite par deux voix de majorité.Me DeMartigny, avocat de Saint-Jérôme, a présenté à la même réunion une proposition demandant la nomination d’une commission chargée de voir j, ce que la rédaction des rapports judicaires soit plus efficace.Cette motion, secondée par Me G.Desaulniers, a été adoptée.Les juges en chef et le bâtonnier, qui sera nommé le premier mai prochain, feront partie de cette commission qui devra faire rapport d’ici si mois.Le conseil a aussi réglé quelques affaires de routine.Assistaient à la réunion, le bâtonnier J.Martin, C.R., le syndic du Barreau, G.Desaulniers, C.R., F.de Sales Bastien, C.R.,Me Martineau, secrétaire du conseil du conseil du Barreau de la province de Québec, Mc Flynn, C.R.professeur à l’Université Laval, et M.DeMartigny, C.R., de Saipt-Jérôme.Les différents Barreaux de la province étaient aussi représentés.-;-*- A LA VEILLE DE LA DEBACLE LES VIEUX CAPITAINES PREDISENT QUE LE FLEUVE SERA LIBRE DEMAIN.—PREMIER DEPART.REPONSE A » CARRANZA LE PRESIDENT WILSON ASSURE DE NOUVEAU QUE LES OPERATIONS SONT UNIQUEMENT DIRIGEES CONTRE HUERTA ET NON CONTRE LE PEUPLE MEXICAIN.‘ LE PAPE INTERVIENéT Il y a beaucoup d’activité dans le port de Montréal, et plusieurs AÛeux capitaines de navires rencontrés, affirment que la débâcle se produira aujourd’hui ou demain au plus tard.La glace du lac Saint-Pierre s’est mise en mouvement hier soir.A Sorel et à Verchères la glace tient encore, mais les mares d’eau s’agrandissent partout.Le chenal du Nord est libre depuis hier.Tout de même la navigation est ouverte puisque la barge “Accomodation” propriété de la compagnie Saint-Maurice Land, est partie à midi, du hangar numéro 9 pour aller chercher une cargaison de sable à Saint-François du Lac.Le capitaine Joseph Normandeau, a charge du navire.C’est le premier bateau qui quitte Montréal, cette année.I)eux autres goélettes, la “Grace Arling” et F“Alix”, commandées par les capitaines Bouchard et H.Carré, achèvent le chargement de cargaisons générales, huiles, sel, brique, bois, épiceries, etc., à l’écluse numéro 1.en face de la rue McGill, et partiront samedi malin, pour la Gaspé-sie et la Baie des Chaleurs.Cet après-midi, à 3 heures le duc de Connaught a visité le port, sur le remorqueur Sir Hugh Allan, en compagnie des commissaires.La cérémonie a été d’un caractère strictement privé.M.LEMIEUX A HEMMINGFORD a une Samedi soir, dans l’hôtel de ville de Hemmingford, les libéraux tiendront une grande assemblée publique au cours de laquelle les députés libéraux de la région, MM.Robb, i Lanctôt et Philps, adresseront la parole.Us accompagneront Fhonorale M.Rodolphe Lemieux, qui y prononcera un grand discours.Les dames sont cordialement invitées.M.MACNAMUS Ce soir, à la salle Windsor, à huit heures et quart, M.Senmas MacMa-nus, poète distingué fera une conférence sud le Folklore irlandais.La séance est sous les auspices de l’Association des parcs et dos terrains de jeux.LES TROUBLES AU COLORADO (Servies de le Presse Associée) Trinidad, Ce'.23.•— La situation s’aggrave dans le district de Trinidad 1 réfion minire du Colorado.Depius ‘ luti’.'i, les engagements entre les gré-1 vistes et les troupes fédérales ont été j nombreux et les morts, de part et d'autres, dépassent la centaine.Aux dernières nouve.les, toute la milice à à lutter contre 1000 grévistes déterminés à mourir plutôt que de céder.Un appel de secours envoyé de Rouse, a été reçu par les autorités de la compagnie Colorado Fuel et Iron.Des contingents de grévistes se dirigent vers cet endroit.On croit à la mort du président de la compagnie Southwestern Coal, à Empira.*M.J.W.Siple.Plus de 30 personnes auraient péri avec lui.A la dernière heure les troupes se battent avec les mineurs à Ludlow.(Service de la Presse Associée) LA RUPTURE SERA COMPLETE CE SOIR (Dernière heure) Washington, 23.— Le chargé d’affaires du Mexique aux Etats-Unis, Senor Algara, après une conférence avec ie secrétaire d’état Bryan, a demandé ses passeports, lesquels lui seront remis ce soir.Ceci signifie une rupture complète des relations diplomatiques entre les deux pays.Washington, 23.— Le président Wilson a publié aujourd’hui le commentaire suivant de la déclaration de Carranza: “Je désire réitérer le plus sérieusement du monde le désir et l’intention de ce gouvernement de respecter sous tous les rapports la souveraineté et l’indépendance du peuple du Mexique.“Le sentiment et l’intention du gouvernement en cette matière ne sont pas basés sur la politique.Ils sont beaucoup plus profonds que cela.Ils sont fondés sur une amitié naturelle pour le peuple mexicain et un profond intérêt envers le rétablissement de son régime constitutionnel.” , “Quelles que soient les malheureuses circonstances ou les nécessités qui puissent se présenter, cet objet sera constamment en vue et poursuivi autant que cela dépend de ce gouvernement.Mais nous devons tenir compte des faits.Partout et toujours quand la dignité des Etats-Unis sera méconnue, quand leurs droits internationaux ou les droits de leurs citoyens seront violés ou quand leur influence sera méprisée la où ils ont le droit d’essayer de 1 exercer, ce gouvernement doit traiter avec ceux qui détiennent actuellement le pouvoir.Ils traitent avec le général Huerta sur le territoire qu’il gouverne maintenant.Le fait qu’il n’a pas le droit de le gouverner ne change rien au fait.De plus nous traitons seulement avec ceux qui lui obéissent et avec ceux qui l’appuient.C’est avec ceux-là que nous devons traiter.Ils ne représentent pas légalement le peuple du Mexique.C’est ce dont nous nous rejouissons parce que notre querelle n est pas avec le peuple mexicain et nous ne désirons pas lui dicter sa conduite.Mais nous devons faire valoir nos demandes légitimes contre ceux qui détiennent l’autorité actuellement.” Après avoir publié sa déclaration disant que les opérations au Mexique sont dirigées uniquement contre le general Huerta, le président a annule les engagement de routine de la journée pour consacrer toute son attention à la situation mexicaine.EXHORTATIONS DU SAINT-PERE.New-York, 23.— Une dépêche de Rome a “La Tribune” dit: Le pape a envoyé au délégué apostolique à Mexico une dépêche lui donnant instruction de demander au président Huerta de se rendre à la demande des Etats-Unis afin d’éviter tout autre effusion de sang.On sait que de semblables exhortations ont été envoyées à Huerta par plusieurs chefs d’état étranger y compris un roi qui a offert ses services comme médiateur.Le bureau des affaires étrangères a échangé des vues sur la situation mexicaine avec les représentants de l’Autriche, de l’Allemagne et de la Grande-Bretagne.L’attitude de l’Italie ne diffère pas de celle des autres puissances.LES FEDERAUX RETRAITENT.Flagie Pass, Texas, 23.— Après avoir détruit les principales fortifications de Piedras Negras, la garnison fédérale a retraité vers le Sud hier, brûlant les ponts de chemins de fer derrière elle.Le général Guarajardo, commandant fédéral, se replie sur Saltillo où il joindra ses troupes à celles du général Joaehin Maas.Durant la nuit, Piedras Negras était presque désert, sans protection de la police ou du feu.La plupart des habitants ont traversé sur le côté américain et Eagle Pass est encombré de réfugiés.On se prépare à dresser un plan pour les y recevoir.RETABLISSEMENT DE L’EM-GARGO.San Antonio.Texas, 23.— De bonne heure ce matin on a reçu aux quartiers généraux de la division sud de l’armée américaine des instructions à L’effet de rétablir immédiatement l’embargo sur les armes et les munitions dans le Mexique.VOULAIT-ON FAIRE SAUTER LES NAVIRES?Galveston, Texas.23.— La police locale a découvert une quantité considérable de dangereux explosifs près des torpilleurs “Reed”, “Près-ton” et “Flusser”.Les bâtons de dynamite.au nombre de 36 se trouvaient cachés dans une valise à peu rie distance des navires.On a arrêté deux étrangers mexicains: Ces messieurs ont prétendu travailler pour une compagnie de travaux de creusage et ont avoué avoir placé la valise sur les quais.Une enquête sévère sera tenue.Les autorités militaires attachent peu d’importance a 1 incident.(Suite n la lème page) Où Acheter Demain (jinregUtr* conformement k la loi
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