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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 9 mai 1914
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1914-05-09, Collections de BAnQ.

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VOLUME V—No.108 MONTREAL, SAMEDI 9 MAI, 1914 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS : Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.$3.00 UNION POSTALE.$6.00 Edition Hebdomadaire : CANADA.$1.00 ETATS-UNIS.$1.60 UNION POSTALE.$2.00 LE DEVOIR Rédatfion et Administration: 43 RUE ^ /INCENT * jj kL, ^ - cj S 'ô TELEPHOhâ Cr* o ADMINI|f! ON: Main 7461 RÊDACÿg^ - Main 7460 Dire#eur : HENRI BOURASSA FA/S CE QUE DOIS ! A BATONS ROMPUS ILS OUVRENT LES YEUX Voici que le correspondant du Times à Toronto — lequel n’est autre que sir John Willison, directeur du News et l’un des conseillers intimes du cabinet — se met à son tour, nous disent les dépêches de ce matin, à dénoncer le péril de l’américanisation, en le liant à notre système d’immigration.C’est une antienne que connaissent bien nos lecteurs.Seulement, il y a dix ans et plus que nous dénonçons ce double péril, que nous demandons la réforme de notre système d’immigration et que nous supplions les hommes politiques des deux partis de prendre pour base de leur politique l’intérêt canadien, seul capable d’unir les éléments divers qu’on a groupés sur notre sol.Et depuis le même temps nous supplions les mêmes hommes politiques de laisser se développer en toute liberté l’élément franco-canadien, celui que ses traditions, ses croyances et sa langue distinguent le plus profondément de la masse de la population américaine.On a maintenu dans ses grandes lignes le système d’immigration, on a cherché à substituer au sentiment canadien une sorte de patriotisme impérial et l’on s’efforce de dénationaliser les Canadiens-français, ce qui est la plus sûre façon de les américaniser.Nous souhaitons à ceux qui commencent à entrevoir la lumière de l’apercevoir bientôt pleine et entièi'e — et d’agir en conséquence.LES MAIRES D’OTTA WA L’un de nos amis anglo-canadiens nous ayant demandé combien, depuis un demi-siècle, la ville d’Ottawa a eu de maires de langue française, nous avons fait faire un relevé qui a vivement intéressé notre ami et qu’on nous saura peut-être gré de donner ici.C’est un petit document historique.Depuis le moment où la ville de Bytown a pris le nom d’Ottawa, c’est-à-dire depuis 1855 jusqu’à 1887, elle n’a eu que deux maires cana-diens-français: M.E.Martineau, en 1872 et 1873, et M.le docteur P.Saint-Jean, en 1882 et 1883.Depuis 1887, voici la liste des premiers magistrats de la ville: » MM.McLeod Stewart, 1887 et 1888; Jacob Erratt, 1889 et 1890; Thomas Birkett, 1891; Olivier Durocher, 1892 et 1893; Georges Cox, 1894; William Borthwick, 1895 et 1896; Samuel Bingham, 1897 et 1898; Thomas Payment, 1899 et 1900; William D.Morris, partie de 1901; James Davidson (échevin), partie de 1901; Fred Cook, 1902 et 1903; Jas.-E.Ellis, 1904, 1905, partie de 1906 et 1913; Robert Hastey (échevin), partie de 1906; D’Arcy Scott, 1907 et partie de 1908; Napoléon Champagne (commissaire), partie de 1908; Charles Hopewell, 1909, 1910, 1911 et 1912; Edward H.Hinchey (président du conseil), partie de 1912; Taylor MoVcity, 1914.La population totale de la ville d’Ottawa était, d’après le recensement de 1911, Vol.Il, page 68, de 73,193, ainsi répartie: population d’origine française (Vol.II, page 234 du Recensementc, 22,210; anglaise, 16,847; irlandaise, 18,770; écossaise, 8,779, etc.En 1901, il y avait 11,623 Anglais, 17,884 Irlandais, 6,841 Ecossais et 19,027 Canadiens-français; en 1881, 4,895 Anglais, 9,593 Irlandais, 2,922 Ecossais, et 9,-884 Canadiens-français; en 1871, 3,721 Anglais, 8,021 Irlandais, 2,285 Ecossais et 7,214 Canadiens-français.CEUX QUI TRAVAILLENT Le Foyer est l’une des oeuvresles plus intéressantes qui soient à Montréal, l’une de celles aussi qui font le moins de bruit.Combien de personnes savent que la modeste institution du Champ de Mars vient d'encore d’essaimer et qu’elle a ouvert une succursale au coin de la rue Saint-Denis, face au jardin Viger?Avec la maison du Champ de Mars, la succursale de la rue Os-borne, le Foyer d’Ottawa, la maison de campagne de Sainte-Adèle, cela fait déjà cinq fondations, et combien bienfaisantes! Au Champ de Mars, on donne fchaque midi plus de trois cents repas, on en donne déjà cinquante rue Saint-Denis, et dans chacune des cinq maisons des jeunes filles ont retrouvé une “maison” qu’elles ne quittent qu’avec regret, lorsqu’elles y sont contraintes par des nécessités de famille ou qu’elles vont à leur tour fonder un foyer.Il faut souhaiter à cçttc oeuvre d’essaimer encore, car les besoins dépassent toujours les réalisations actuelles.Mais en dépit de leur inlassable dévouement, M.l’abbé Gauthier et ses charitables collaboratrices ne peuvent seuls suffire à la tâche.Avis aux coeurs généreux.LES CONTESTATIONS DÉLECTIONS Le Canada ne croit guère au sérieux des procès en invalidation d’élections qui viennent d’être intentés et il s’écrie: "Quand donc au-rons-nous une.loi forçant les contestants à procéder et à mener jusqu’au bout les procédures?” Nous applaudissons à ce cri, mais le jour où les gouvernements se décideront a nous donner cette loi, ils devront commencer par remanier la procédure de telle façon qu’elle puisse aboutir.L’expérience prouve qu’avec des avocats roués et des ressources suffisantes, on peut indéfiniment faire traîner un procès électoral.Les appels successifs achèvent de manger le temps qui pourrait rester entre les vacances judiciaires et les sessions parlementaires.Tout le monde connaît l’aventure de ces deux députés d’Halifax, dont le procès dura d’un parlement à l’autre, et celle de M.Girard, le toujours ministériel député du Lac Saint-Jean, dont l’annulation d’é-icttioii fut annoncée.à la première session du parlement suivant, au lendemain des élections générales où il venait de se faire réélire.Les majorités ont trop d’intérêt cependant à conserver le régime actuel pour qu’on puisse espérer une amélioration sensible et prochaine, — à moins que l’opinion ne s’affirme d’une façon éclatante.LA PAILLE ET LA POUTRE Jack Canuck, une petite feuille ontarienne, dit à propos de l’enquête de Québec: “Québec est une fois de plus la scène d’un scandale.Cette fois, c’est le ministère de la Marine qu’on pensait cependant avoir été fouillé jusqu’au fond en 1908.On prétend que, pendant huit ans, les listes de paye ont été surchargées.Comme vrai et pur voleur public, il n’y a rien au monde qui puisse se comparer au Canadien-français (For a real dyed-in-the-wool grafter, there is nothing in this world who match the Frcnch-Canadian) ” L’injure est tellement sotte qu’elle ne mériterait que le dédain.Mais il vaut peut-être la peine de montrer au bonhomme qui se scandalise si profondément de la paille de Québec, la poutre qui lui crève les yeux.Qu’il relise simplement le rapport de M.Ferguson sur le scandale du (.anal de Trent et il trouvera en abondance des faits auprès des quels ceux qu’on reproche aux employés de Québec sont de la petite bière.LE BOULEVARD SAINT-LAURENT L’expropriation du boulevard Saint-Laurent est chose ancienne.Elle a même subi une enquête et l’événement a démontré qu’elle avait rapporté bénéfice à la ville.Quand se propose-t-on alors d utiliser la percée pratiquée à travers les maisons et de prolonger le boulevard jusqu’au fleuve?Le spectacle actuel est loin d’etre joli.- - __ - Omw HER0UX.BILLET DU SOIF.SYMBOLE Le retour du printemps ravit chacun de nous pour des raisons très diverses.Pour mon ami Ficelle, le retour de la belle saison n’a qu’un charme : c’est qu’elle ramène l’époque de la pèche à la ligne.Il n’a jamais tenu le fleuve pour autre chose qu’un vaste bocal, et dès que s’en soulève le couvercle de glace, il apprête ses agrès.Il jette sa ligne et met d’autant plus de patience à attendre le poisson que celui-ci met plus d’obstination à ne pas mordre.Il en prend, du reste, beaucoup, bon an, mal an.C’est un pêcheur, et rien de ce qui regarde la pêche ne lui est étranger, comme dit l'autre.Ainsi, il a un flair extraordinaire pour les vers.Il discerne tout de suite qu’ici, il y en a, et que là, il.n’y en a pas.Et il les fait presque sortir de terre, alors qu’un autrf les ferait s’y enfoncer.Et il cannait tout aussi bien les us et coutumes des poissons.On dirait qu’il les attire, tant il en prend là où les autres n’en trouvent pas.Et, en les attendant, il parle d’eux à voix basse : —Les poissons, me disait-il un jour, sont comme les hommes : les gros ne frayent pas avec les petits, et il souriait de son affreux jeu de mots.—Pourtant, objectai-je timidement, pourtant.—Oui, je sais, parfois les gros s’approchent des petits, mais c’est pour les manger.Puisque je te dis qu’ils sont comme les hommes ! La supériorité de l’homme, — le roi de la création, — c’est qu’il mange indistinctement les petits poissons et les gros, avec beaucoup de choses autour.MINUS.LA VOIE GEORGIENNE Les adversaires du projet de canal de la Baie Géorgienne ne veulent évidemment pas démordre de leur attitude.Un monsieur qui a consacré beaucoup de temps à l’étude de ce projet, nous dit le “ Globe ”, commence dans ce journal, une série d’articles hostiles A moins que les partisans du canal puissent montrer une économie de temps dans la navigation du canal, dit-il, leur prétention ne peut tenir debout.Or, le parcours de L’ort Williams à Montréal est bien de près de trois cents milles plus court que par la route actuelle, ajoute-t-il, mais la navigation de l’Ottawa sera beaucoup plus lente à cause des sinuosités de la rivière.L’auteur a peut-être trop étudié ce vieux plaidoyer du Board of Trade de Toronto et pas assez la réponse qui lui a été faite.La distance par l’Ottawa est plus courte, cela est admis.Pourquoi le trajet serait-il plus long ?Le collaborateur du “ Globe ” raisonne comme si tout l’Ottawa et la Baie Géorgienne n’étaient qu’une baie artificielle.Or, la vérité c’est que la route projetée n’aura que 28 milles de canalisation de 200 à 300 pieds de large et 66 milles d’un chenal de 300 pieds de largeur ; le reste du parcours sera de navigation en pleine rivière et le capitaine Nor-cross, de la Cie maritime Wolvin, interrogé spécialement par le département, affirme qu’un vaisseau peut faire 6 noeuds de l’heure en un chenal de 200 à 500 pieds de largeur et pleine vitesse en un chenal de 500 à 1000 pieds.Et cela est indiscutable.Entre Montréal et Québec, même aux endroits où le chenal n’a que 500 pieds, il est rare que les vaisseaux ralentissent leurs courses.On fait même parfois du 18 milles de l’heure dans les endroits les moins avantageux, et sans accidents.Quant aux sinuosités de l’Ottawa, elles ne sont pas de nature à embarrasser la navigation.M.Norcross encore affirme qu’aucun vaisseau de sa compagnie n’éprouvo de difficulté à tourner la nuit, les courbes les plus accentuées de la route Duluth Buffalo.Du reste, l’énorme volume d’énergie électrique si facile à développer le long de la baie Géorgienne permettrait l’éclairage parfait du canal.Jean DUMONT.LES SOUPERS DES AMIS DU “ DEVOIR ” Le douzième souper bi-mensuel des amis du “Devoir” aura lieu au “St.Lawrence Hall”, le jeudi, 14 mai à 7 heures.On peut se procurer des billets dès maintenant aux bureaux du “Devoir”, 43 rue Saint-Vincent, et aux adresses suivantes: M.le docteur Chouinard, 1675 Est rue Sainte-Catherine; M.J.A.Payette, 1882 ouest rue Notre-Dame; M.E.Boursier, 57 rue Laprairie, coin Chàteauguay; Pharmacie Ernery, 1001 ouest avenue Laurier; M.Anatole Renaud, 301 boulevard Saint-Laurent.M.Paul Rolland, 165 rue Hadley; M.J.H.Langevin, 365 Marie-Anne, coin Berri.M.Alfred Goyette, 124, est avenue Mon.t-BovflL LETTRE D’OTTAWA M.Emmerson ne veut pas du duc de Teck comme nouveau gouverneur-général.— La Chambre adopte des projets de lois d'importance secondaire SALON DU PRINTEMPS A LA GALERIE DES BEAUX-ARTS par M.HENRI FABIEN Ottawa, 8.— Après la bataille d’hier, la Chambre se repose.Elle reprendra sans doute les débats prolongés la semaine prochaine.La Chambre, dans l’attente, continue de débarrasser le feuilleton de projets de lois d’intérêt quelconque.Nul incident marquant, aujourd’hui, sauf une déclaration de M.Emmerson, quant au choix du nouveau gouverneur-général ; elle fait sensation, dans les couloirs et les cercles parlementaires.NOUVEA UX PROJETS DE LOIS M.Borden commence la séance en déclarant à M.Laurier, — avec lequel il a, dans le cours de la séance d’aujourd’hui, cinq ou six petites conférences, — qu’il fera imprimer et distribuer sons forme de livre-bleu certains documents relatifs au Nord-Canadien, d’intérêt général.Puis M.Doherty donne avis d’un bill à l’effet d’appliquer la loi de la tempérance (Scott’s Act) à l’Alberta, la Saskatchewan et certaines parties du Nouvel-Ontario.M.Reid, le ministre intérimaire des chemins de fer, demande à la Chambre d’approuver une entente faite en 1911, entre le Nord-Canadien, le Grand-Tronc-Pacifique et Je ministère à propos de l’entrée des convois du Grand-Tronc-Pacifique dans la ville de Winnipeg.Et M.Knowles, député libéral de Moose-Jaw, qui a eu maille à partir, jeudi après-midi, avec le ministre de la milice, au sujet d’une nomination de colonel honoraire dans la Saskatchewan, proteste contre ce qu’il appelle “la version incomplète que les Débats donnent de cette affaire.” La Chambre vote ensuite une résolution de M.Doherty, le ministre de la Justice, autorisant le trésor fédéral à payer une pension annuelle de $560 à la veuve d’un dos gardes du pénitencier de la Colombie Anglaise, tué dans l’accomplissement de son devoir.A ce propos, léger débat.Tout le monde approuve ce paiement, mais M.Laurier exprime le désir que le ministère adopte une loi prévoyant tous les cas de ce genre, afin çiu’il n’y ait pas besoin de recourir à la Chambre à chaque fois, ce qui cause parfois des embarx-as aux familles des fonctionnaires ainsi décédés.M.Doherty dit rire, probablement, il y aura une loi de ce genre, avant longtemps.Et M.prend occasion de cette circonstance pour rappeler que M.Ethier, des Deux-Montagnes, a vainement intercédé auprès du ministre actuel des postes, M.Pelletier, afin de faire indemniser la famille d’un messager des postes qui s’est noyé, il y a près de deux ans, en transportant les postes de Como à Oka, pendant une tempête.“Le ministre des postes devrait être aussi généreux que son collègue, le ministre de la Justice; et j’espère que celui-ci essaiera de faire revenir M.Pelletier sur sa décision”, ajoute M.Laurier, M.Pelletier n’est pas à la Chambre, de sorte qu’il ne peut expliquer pourquoi il a refusé à la femme et aux six enfants du malheureux messager des postes une indemnité quelconque.M.Doherty promet de s’en occuper.Et il explique que la pension payée à la femme d’un fonctionnaire mort dans l’exercice de ses fonctions équivaut en quelque sorte à la pension que retire, dans l’armée anglaise, la veuve de tout officier mort au champ d’honneur.Il est évident que l’adoption d’une loi comme celle dont parle M.Laurier s’impose.La Chambre adopte ensuite certains amendements faits par le Sénat aux lois de la marine marchande, des pêches et pêcheries, ainsi qu’à celle qui prohibe la fabrication, l’importation et la vente des allumettes de phosphore blanc.La Chambre avait décidé que cette prohibition commencerait à compter du 1 janvier 1916.Mais le Sénat la fait dater du 1 janvier 1915, et la Chambre ratifie cette modification de son texte de loi.Puis le ministre de la Justice fait approuver un amendement à la loi de la Cour Suprême, quant à certaines procédures dont il y aura désormais appel, des tribunaux inférieurs.Cet amendement a surtout trait à des arrêts rendus par des tribunaux de l’Ontario, au sujet desquels il existe maintenant quelques doutes.M.Borden laisse ensuite en panne un bill relatif à la défense d’exporter certaines huiles canadiennes, aux périodes établies par le conseil ties ministres.11 faudra amender cette mesure de manière à ne pas nuire au développement et au placement des capitaux dans l’industrie des puits pétrolifères.Cette mesure a pour but d’assurer à la marine impériale, en temps de guerre, ou dans n’importe quelle autre période où cela lui serait d’utilité absolue, un approvisionnement d’huiles employées comme principe moteur par les navires de guerre de construction récente La marine anglaise substitue peu à peu l’huile a Ja houille, comme combustible, et c’est afin de pouv.ir trouver toujours, au Canada, ou dans d’autres partie» de l’Empire, les huiles dont elle a besoin, que l’Amirauté a conclu certains arrangements avec les gouvernements de ses différentes colonies où il y a des puits et des nappes d’huile combustible.Ce sujet écarté pour l’heure, les députés discutent une mesure de M.Doherty qui pour-voit au paiement d’une amende de $200 ou à une pénalité de six mois d’emprisonnement, imposés aux personnes qui publient ou font publier des annonces fausses et mensongères, dans le but d’aider à la vente de meubles ou d’immeubles quelconques, au moyen de fausses représentations.Cette loi a surtout pour but d’empêcher la campagne de publicité effrénée qui se fait souvent autour de propriétés immobilières décrites de manière à induire le public en erreur, quant à leur valeur, soit à cause de leur situation, soit autrement.Les courtiers en immeubles honnêtes ne sauraient s’en plaindre.La Chambre ratifie ce projet de loi, et emploie le reste de la séance à discuter de sujets de peu d’importanc.M.EMMERSON ET LE DUC DE TECK Depuis jeudi, les journaux annoncent la nomination officielle du duc Alexandre de Teck, frère de la reine d’Angleterre, au poste de gouverneur-général du Canada, en remplacement du duc de Connaught, dont le terme expire en octobre prochain.A ce propos, M.Emmerson, le député de Westmoreland, a interpellé le ministère, cet après-midi, en termes qui ont fait tressauter tous les loyalistes et les pseudo-impérialistes des Communes.M.Emmerson a été fort bref, mais ses déclarations n’en avaient que plus de portée.“Je désire demander au ministère”, dit-il, “s’il a reçu quelque communication officielle quant au choix d’un nouveau gouverneur-général, en remplacement de celui qui est à Rideau-Hall.J’ai lu de nombreuses rumeurs à ce sujet, dans la presse, et je crois que les Canadiens aimeraient à savoir à quel point elles sont vraies.J’espère, pour ma part, que ces rumeurs sont controuvées.Mais je ne parle que pour moi-même.” Aux banquettes de droite, M.Borden a l’air pris au dépourvu, M.Pelletier regarde M.Emmerson, un sourire étonné aux lèvres, M.Hazen fait une tète amusante à voir.A gauche, M.Laurier ne tressaille pas.Et M.Lemieux lorgne son voisin avec attention.Mais M.Emmerson reprend sa place, se souciant sans doute fort peu des rumeurs qui courent dans la salle.Aux tribunes publiques, gestes d’intérêt, quelques visages scandalisés, des paroles de désapprobation, quoique bon nombre de gens se disent: “En voilà un qui dit tout haut ce que nous pensons tout bas!” M.Borden se lève.D’une voix tranquille, il répond à l'interpellation de M.Emmerson: “Son Excellence le duc de Connaught a reçu un câblogramme lui annonçant que Sa Majesté le Roi a approuvé le choix du prince Alexandre de Teck comme remplacement de Son Excellence le duc de Connaught, comme gouverneur-général.” C’est tout.M.Emmerson fait une grimace visible, tandis que les commentaires vont leur tram.En autant qu’il y a eu moyen de recueillir, à Ja fin de la seance, l’impression des députés, la nomination du duc de Teck fait le sujet de bien des critiques.“Encore trois années de snobisme pour Ottawa”, disent une masse de gens.L'interpellation de M.Emmerson fera quelque bruit.LA SEMAINE PROCHAINE 11 y a eu ce matin, dans le bureau particulier de M.Laurier, une réunion de ses principaux lieutenants, sans doute au sujet de l’affaire du Nord-Canadien.Les assistants, à leur sortie de ce conciliabule, avaient air fort mystérieux.Le débat sur , Pr,°Jet de loi du ministère, quant a l’aide à ce chemin de fer, commencera la semaine prochaine, probablement mardi après-midi.Il se prolongera bien pendant une quinzaine, d’après les apparences actuelles.Mais on croit de manière assez generale que le ministère réussi-ra a faire adopter son projet de loi d ici a la fin du mois de mai.La commission du remaniement fera aussi son rapport aux Communes la semaine prochaine, quelles que soient les conclusions où elle en arrive.M.Pelletier s’obstine toujours a.ne pas céder à M.Béland, et celui-Çine veut plus rien céder à M.Pelletier.M.Rogers avisera.Aux dernières nouvelles, il est possible que la prorogation se fasse le e'tjuin prochain.Personne ne protestera contre cela.Georges PELLETIER.QUI AVAIT RAISOF' De toutes parts le même cri s’élève contre l’abus de l’immigration C’est le ministre de l’Intérieur lui-meme qui souhaite presque qu’elle diminue de moitié.Ce sont les ouvriers qui, eux réclament depuis longtemps.Ce sont aussi les députés comme ceux qui donnent les avis de motion qu’on a pu lire l’autre jour.C’est le ministre de la justice qui soumet un projet exigeant un stage de cinq ans des nouveaux venus ayant de leur conférer le droit de citoyenneté.Tout le monde reconnaît enfin que nous avons ouvert les portes trop grandes et que nous n’avons pas suffisamment choisi ceux qui voulaient devenir nos compatriotes.Quels sont ceux qui avaient raison?Le Nationaliste qui.le premier, dénonça l’immigration intensive et sans discernement, M.Monk, qui fit écho au parlement, le Devoir, M.Bourassa et M.Armand Lavergne, qui continuèrent la lutte ou les aveugles et les sourds qui refusaient de comprendre et d’entendre?Nos critiques précédentes nous ont valu de part et d’autre des compliments et quelques reproches.Nous voulons donc dire ici, et une fois pour toutes, dans quel but nous faisons de la .critique d’art.Acclamer les vrais artistes, faire connaître leurs oeuvres, et les faire comprendre du public; d’un autre côté encourager les jeunes qui ont du talent et leur donner une appréciation franche et sincère de leurs oeuvres, tel est notre but.Nous ferons donc nos commentaires sans nous occuper de la personnalité de l’artiste, en ne regardant que ses oeuvres, les jugeant sur leur mérite réel et non sur leur signature.Tous les artistes canadiens, ou presque tous, nous sont personnellement connus, ils sont nos confrères et amis.Nous n’aurions donc aucune raison d’en dire du mal gratuitement.La direction du Devoir nous laissant toute liberté, nous donnerons sous notre signature notre opinion personnelle, sans crainte et sans parti-pris, sans prétention à l’infaillibilité non plus.Nous nous baserons sur la science du dessin et les théories du contraste des couleurs, sur la connaissance des vieux maîtres, en nous souvenant de leurs oeuvres, en nous rappelant la lecture des ouvrages de philosophie artistique.Il y a plus de vingt ans que nous suivons le mouvement artistique au Canada, et depuis quinze ans nous nous intéressons aux manifestations artistiques du monde entier.Nous avons été témoin du début de plusieurs jeunes artistes brillants, Gagnon, Clapp, Hutchison, Mlle McNi-coll, Simpson, etc.; nous en avons vu disparaître bien d’autres, mais nous n’avons jamais vu une exposition, dans son ensemble, aussi inférieure, aussi médiocre que celle-ci.11 est bon quelquefois de regarder en arrière pour juger des progrès acconiplis.11 se pose ici une question: Depuis quinze ans, avons-nous avancé, ou sommes-nous restés au même point, ou avons-nous rétrogradé?Le réponse est qu’il y a un progrès immense chez les professionnels, mais hélas! les élèves suivent la mode, ils ont des tendances futuristes et veulent faire des tableaux avant d’avoir appris leur métier, ils veulent courir avant de savoir marcher.Que dirait-on d’un musicien qui nous ferait entendre un concert d’élèves qui ne sauraient jouer que des gammes?Le jury qui refuse se trompe quelquefois.mais celui qui accepte tout a grandement tort.Cette fois, on a laissé la porte ouverte et, tous les enfants perdus de l’art, les ignares, les cyniques, les farceurs, se sont rués en cohue ; ils sont là maintenant sur cette cimaise où il y a à peine un an apparaissaient les noms si dignes de respect de Rembrandt, Franz Hais, Turner, Millet, Corot, Greuze.N’est-ce pas déshonorer le musée et rabaisser notre “Salon” printanier au niveau d’une foire aux jambons ou aux funérailles, que d’accepter tant d'oeuvres d’amateurs qui, d’une façon générale, sont les plaies de tous les métiers, de toutes les professions?Il y a aussi beaucoup trop d’ouvrages d’élèves.Il y en a plusieurs parmi ceux-ci qu’il faudrait décourager : Gérome disait aux élèves sans talent: "Apprenez un métier, mon ami, avec de la peinture vous crèverez de faim.” On dirait vraiment que plus il y a d’écoles de dessin à Montréal, moins on dessine, plus on barbouille.4» # * La première qualité d’une oeuvre bien dessinée est d’être bien proportionnée.Il faut donc d’abord des proportions justes, puis une forme vraie, une tonalité exacte.A cela ajoutons une couleur harmonieuse, enaude et vibrante pour faire oeuvre de peinture.Toutes ces qualités essentielles d’une oeuvre d’art sont absentes des ineptes fantaisies de Lyman, dont le mauvais exemple a déjà trop duré et que le jury devrait à l’avenir exclure des expositions, à moins qu’il veuille se moquer davantage du public.Jadis, il fallait savoir dessiner et peindre pour être admis aux expositions.On dirait qu’il ne faut plus rien savoir pour occuper la cimaise comme Hewton avec sa jeune fille en robe ronge sur un fauteuil de la forme et de la couleur d’un ver à soie.Les disproportions sont si grandes qu’il serait impossible à une personne si mal charpentée de vivre, et le contraste des couleurs de cette toile est abominable.Quel vert et quel rouge! Ce sont pourtant des couleurs qui s’harmonisent admirablement dans la nature.Prenez par exemple un groupe de roses de toutes nuances avec leur feuillage vert vous verrez comme la couleur en est agréable, au lieu d’être criarde.Dans la grande décoration du mê-me( peintre qu’il appelle "Fons so-lis”, le dessin est encore beaucoup négligé.La femme assise à droite prouve cependant que l’auteur pourrait dessiner s’il voulait s’en donner la peine.Le personnage du milieu gagnerait à être drape: il y a des laideurs qu’il vaut mieux voiler.Pourquoi aussi ces trois figures sont-elles toutes trois de la même couleur vinée et de même tonalité ?Seraient-elles soeurs jumelles?ou le peintre se serait-il servi du même pot de peinture pour les couvrir toutes trois?Nous ne pouvons admirer la toile de Rosaire “Spring Time”, qui représente deux femmes sans formes ni proportions, dans des couleurs invraisemblables.M.Beaupré a tort de croire que pour être coloriste, il suffit de gâcher de la couleur.Il y a à Paris un M.Cormon qui peint des scènes préhistoriques, mais ses personnages sont dessinés avec science; on dirait qu’il a étudié l'anatomie, on dirait aussi qu’il peint d’après nature, mais M.Beaupré a dû peindre les yeux fermés, car il n’a évidemment pas vu que sa couleur choque l’oeil délicat (sans parler du dessin qui n’existe pas).Pour être artiste, il faut bien voir et bien sentir la nature; il faut bien rendre aussi les sensations qu’elle nous inspire.C’est ainsi que Mlle Gertrude Des Clayes nous fait voir deux admirables -tètes de jeunes filles, qui sont les meilleurs portraits de l’exposition, avec celui qu’expose Robert Harris.M.Edmond Dyonnet ne figure pas à ce “Salon”.Cela prive les dilettantes du plaisir d’admirer ses oeuvres qu’ils recherchent.Les élèves consciencieux regretteront pareillement cette absence qui les prive d’une bonne leçon.Saint-Charles et Gagnon sont aussi absents.Parmi les portraitistes, Charles Mendel expose des effigies fantastiques, d’un dessin peu cherché et d’une couleur terne.Mlle Rita Daly a pour son compte un portrait qu’elle aurait dû dessiner et essayer de peindre.11 y a cependant du talent dans son autre toile “Vieux Souvenirs”.Le "Jésus” de Charles de Bell n’est qu’une étude, et la "Jeune Femme” sur fond orange flammé de Mlle Allan, une médiocrité; les envois de Mlle Coonan contiennent des contrastes violents de couleurs, des personnages mal proportionnés sur un éternel fond vert; sa “Communiante’’ n’est pas en équilibre; bref, au moins trois de ses toiles auraient pu être supprimées.Harrington Mann expose le portrait d’une daine à qui il a donné un faux air féroce, et M.Kenneth Forbes, celui d’un mannequin en cire qui paraît très content de soi.Les portraits de Michael Jacobs sont meilleurs que l’an dernier ; mais Hogdson Smart, que la presse d’Ottawa proclame un très grand artiste, n’expose rien d’épatant et cela prouve que s'il juge mal les artistes canadiens, il juge encore plus mal sa propre production.M.Fran-chère expose une "Rêverie” qui est soigneusement peinte.Cette composition aurait gagné d’intérêt en étant allongée un peu au bas, le cadre coupe la toile trop près du pied, si joli en bleu, de la jeune fille.M.William Brymner a une jolie étude "Tète de jeune Fille” et Mlle A.Gleland nous montre deux délicieux portraits au pastel.De Georges Delfosse, une intéressante toile intitulée "Les deux Soeurs"; de Mlle Joanna Fry un beau projet de décoration représentant VAgriculture.Le petit tableau de Mlle Sara Hyde, "La jeune fille à la Lettre”, est très joli dans une tonalité whils-térienne.Une chose étonnante, vraiment, est la Parisienne de Mor-rice.Ah! la! la! quelle binette! une tète de pierreuse, à nous dégoûter du beau sexe.Morrice est coté à Paris comme un maître, il a énormément de succès et on l’imite beaucoup.Cependant, nous ne voyons ici que des oeuvres inférieures qui nous le font mal juger.Pourquoi no nous fait-il pas voir, de temps en temps, quelques-unes de ces merveilles de couleurs qui ont rendu son nom célèbre?Il y a beaucoup de talent dans les Camarades de L.-M.Kilpin.C’est consciencieusement peint, la couleur a besoin cependant d’être un peu accentuée.Le Porcher de Mlle Mabel Lockerby a-t-il été vu par le jury?L’Eté, de Mlle Rita Mount, est une chose enfantine."Dans l’ombre de la tente" est une merveilleuse étude de plein air de Mlle McNicoll: du soleil, de l’air, du vent, de la couleur brillante et claire, voilà ce que Mlle McNicoll nous fait voir.Mlle Dorothea Sharp, qui s’inspire de la précédente, tend cette fois à être plus personnelle, sa technique est cependant trop violente, ce qui nuit à l’effet de son tableau.Le bourgeois qui disait un jour en présence d’une semblable chose : "C’est de la grosse peinture”, n’avait pas complètement tort.Il ne faut pas que l’artiste oublie la destination de son oeuvre.Celle-ci doit être un ornement dans la maison qui la reçoit, de plus elle doit être vue à une courte distance, et si la toile est trop empâtée, elle perd souvent de son charme.D’ailleurs, pour qu’une oeuvre soit parfaite, il faut que la technique ne soit pas trop apparente et qu’on l’oublie en faveur du sujet.La Bataille de Chàteauguay, de Cecil Lawson, n’a aucun sens historique.Ces pauvres "Fcncihles" se décomposent en tombant sous les balles ennemies.Depuis quinze ans.Mlle Plinisoll peint avec les mêmes tonalités bleues et violettes si fatigantes de son "Moment tranquille"; son autre tableau est la caricature d’une Hollandaise.E.Fosbery expose une scène d’intérieur qui fait penser à Chardin.Le portrait de Mme Gustavus Lurke par V.Molina est une étude intéressante en gris et noir.Parmi ceux qui aiment les madones les deux toiles de Mlle Laura Muntz auront du succès; mais tous ces trucs de métier ne charmeront guère les gens épris d'art sincère.Les jeunes filles sont nombreuses parmi les exposants cette année, la {Suite à la Hème page.) VOL.V.— No.108 LE IJEVOIK, MONTREAL, SAMEDI, 9 MAI i»14 CHRONIQUE RELIGIEUSE ROME ET LE MONDE LEIVe DIMANCHE APRES PAQUES EVANGILE SELON SAINT-JEAN.— Ch.XVI, V.5.En ce tcirais-là, Jésus dit à ses Disciples : Je vais à celui qui m’a envoyé, et aiûcun de vous ne me demande où je vais.Mais, parce que je vous ai ainsi parlé, votre coeur est rempli de tristesse.Cependant je vous le dis en vérité : il vous est utile que je m’en aille; car, si je ne m’en vais pas, le Consolateur _ ne viendra point à vous ; mais, si je m’en vais, je vous l’enverrai.Et lorsqu’il sera venu, il convaincra le monde du péché, de la justice et du jugement : du péché, parce qu’ils n’ont pas cru en moi; de la justice, parce. DENTISTES — TEL.EST 410.¦ Dr Ernest Charron CHIRURGIEN-DENTISTE M4 rue Soint-Deni».Près de PUnîrer* Montréal.site Laval.ran INSTITUT DENTAIRE FRANCO-AMERICAIN No 162 St-Dacis MONTREAL Nos dents sont très belles.Natuv reîles.Satisfaction garantie.Dr J.-W.ROCHETTE CHIRURGIEN-DENTISTE est installé au COIN MONT-ROYAL ET CHAMBORD, MONTREAL Heures de bureau : 8 a.m., à 9 p.m.Téi.Saint-Louis 3732 INGENIEURS CIVILS ET ARPENTEURS De GASPE BEAUBIEN Ingénieur - ConsyT.Chambre 28, Edifice Royal Insurance, Place d’ArV mes, Montréal.Tél.Main 8240.SURVEYER & FRIGON INGENIEURS CONSEILS Expertises, loves de Plans, Estimations cès — nous privant de concours précieux.Us ont pu obtenir des collabora-lions inattendues, et les professionnels cie la diffamation d’extrême-droite ont eu la triste satisfaction de voir leurs articles publiés par les caillautistes et exploités par eux contre nos amis.Us gardent Caillaux, paraît-il.mais ils perdent Thalamas et GiF lette-Ari mondy.Et leurs succès, à 2 heures du matin, sont si piètres, que le ministère de l’Intérieur lui-même n’ose chanter victoire dans les communiqués officiels.Paris est demeuré la citadelle de la liberté et du patriotisme.Nos amis; Barrés, Bienaimé, Galli, La-sies, Cochin, Lerolle, Spronck, Be-«fcixt.Beauregard, Binder, Pugliesi-Conti, Millevoye, Berry, Escudier, Joseph Denais, ont remporté d’écla-tantes victoires.Au scrutin de ballo-tage, Poirier de Narçay, Charles Bernard et d’Aramon sont assurés de la victoire ; Lamies de Montebello et Pâté feront triompher la loi de trois ans.La banlieue parisienne accuse, de même, un progrès : avec des lutteurs comme Louis Dubois, Nortier, Auffray, Marcel Habert, Marc Sang-nier, Fanton d’Andon, Georges Cousin, Emile Brun, il n’est pas possible de désespérer du lendemain.En Seine-et-Oise, l’échec de Thalamas, celui d’Emile Laurent, les brillantes élections de Bonnefous, d’Amodru, attestent le progrès des idées antibiocardes.Et si les résultats de province ne sont encore parvenus que trop incomplètement pour permettre de porter un jugement d’ensemble, comment ne pas nous féliciter des quatre victoires de Meurthe-et-Moselle : Driant, de Ludre, Marin, de Wendel élus au premier tour, et du beau succès de notre ami Louis Viellard à Belfort-Campagne ?Voilà qui console du succès d’un Ceccaldi.Mais, dans un tel scrutin, les questions personnelles sont secondaires : Ü faut voir le mouvement des idées.La plus rapide inspection des chiffres atteste que le nombre des électeurs libéraux et patriotes s’accroît de manière très sensible, et (pie celui dés socialistes progresse également, en sorte que les radicaux perdent beaucoup de terrain.De 1’“ Action Française : Si l'on nous avait demandé hier nos pronostics pour la journée électorale, nous aurions répondu : il y aura un beau mouvement d’indépen-dançe à Paris et dans la région parisienne.Ailleurs, nous étions plutôt disposés à croire que le régime cleelif suivrait sa pente et que l’inclinaison à gauche s’accentuerait.Eh bien ! Paris a exactement répondu à ce que nous attendions de lui.Certes, la campagne n’avait pas été menée avec beaucoup de vigueur, (.nez les candidats, rien de cette vivacité qu’on leur avait vue en 1902, par exemple.Pourtant, Paris a témoigné, autant (pie les élections peuvent le faire, du changement qui s’opère partout dans les idées.La capitale s’éloigne de plus en plus des dogmes républicains.Elle déserte Je vieil idéal démocratique.C’est la tendance très nette qui s’est marquée à ce scrutin.Convaincus comme nous l’avons toujours été que la France guérira par la tète, nous nous réjouissons hautement de ce symptôme heureux.Dans l’ensemble, d’ailleurs, il ne s’est pas produit de changement sensible dans la carte électorale.Le Cabinet Doumergue avait tout enduré pour “ faire les élections ”.11 les a faites et le parti radical ne s’en plaindra pas.oi l’on voulait résumer la journée (i nier par des exemples frappants, il suffirait peut-être de montrer Joseph Caillaux et son lieutenant Ceccaldi réélus dans des circonscriptions rurales et Thalamas battu à Versailles, c’est-à-dire dans la grande banlieue de la capitale.On raconte que Joseph Caillaux a récemment proposé et tenu ee triple pari : “ D’abord je serai réélu ; ensuite, ma femme sera acquittée ; et enfin, avant six mois, le “ Figaro ” m’aura réhabilité.” Joseph Caillaux a déjà réalisé le premier article de son programme.Le vieux parti républicain a encore gagné cette bataille électorale, —les seules qu’il gagne, d’ailleurs, mais toujours si brillamment ! Pour en finir avec les caractéristiques du scrutin d’hier, nous ajouterons que l’abbé Lemire est réélu avec 2,000 voix de majorité, que M.Hichepin, académicien poincaristc, mord la poussière et que M.Dubief, ancien ministre et combiste bien connu, d'ailleurs compromis dans l’affaire Rochette et dont la défaite avait été saluée voilà quatre ans comme un triomphe par tous les charlatans ,c la bonne urne, retrouve son siège cette année-ci.C’est la victoire de M.Doumergue.C'est moins brillant pour la Fédération des gauches, dont quelques succès partiels sont si largement dépassés par des échecs qu’il sera imprudent, oc la part de la presse dévouée à M.Barlhou et à Aristide Briand, de vouloir représenter la journée d’hier comme le triomphe du “ poinca-carisme.” Au fond, plus on lit les résultats de ce scrutin, et plus il apparaît que nous nous trouvons en face d’un immense gâchis.C’est l’impression d’ensemble qui s’impose aujourd’hui._ De M.Desmoulins, dans le “ Gau-" lois ” : Ce qui apparaît, à première .vue, c’est que Je nombre des votams’a, été plus considérable que de coutume.Si Je bloc de gauche ne perd pes beaucoup de sièges, il perd beaucoup de voix.Le mouvement s'est fait contre lui.Qu’eût-il fallu do notre part pour changer ce mouvement en victoire électorale ?«Sans doute plus d’énergie et de décision chez ceux qui ont pris la direction de la campagne.Paris a bien voté.Non seulement il a maintenu ses positions, mais il envoie à la Chambre deux députés qui sont pour nos idées des vaillants défenseurs : l’un, que nous sommes heureux de revoir au Parlement est M.Lasies ; l’autre est M.Gaui, qui a fait ses preuves .ni Conseil municipal.M.de Montebello ser-, re de près M.Painlevé.Paris a fait bravement son devoir.En province, nous avons à noter de précieux succès.Nous n’er signalerons qu’un seul, qui est celui du bon sens et du patriotisme : M.Thalamas reste sur le carreau.C’est un soulagement pour la conscience nationale que l’insulteur de Jeanne d’Arc et le panégyriste de l’assassinat ne fasse plus partie d’une Chambre française.Pourquoi la honte ne nous est-elle pas épargnée d’y voir reparaître M.Caillaux ?Habitués ue nous sommes, ainsi qu’au temps du boulangisme, à prêter à l’élection d’un individu une iitii-ortance superstitieuse, nous avions tous les yeux fixés sur Mamers.Il nous a envoyé J a nouvelle que nous redoutions pour l’honneur du pays : M.Caillaux est élu.r M.Caillaux élu, rentrant triomphalement au Parlement, installé de nouveau à la présidence du groupe radical-socialiste, pendant que Mme Caillaux, entraînée par lui au crime, passera aux assises pour rendre compte de l’assassinat de notre ami Gaston Calmette, quel contraste, et quel scandale ! Mais en même temps, comme nous l’avons déjà indiqué, quelle cible pour les adversaires de la République, quel atout pour les conservateurs ! M.Caillaux, député, chef de groupe, c’est pour pour le parti républicain le boulet dont il n’a pu se débarrasser.11 revient à la Chambre pour être le vivant symbole de la déconsidération du régime.Entre ceux qui persistent à infliger à la France une politique de vexation et ceux qui ont tenté de lui substituer une République habitable, lesquels peuvent s’attribuer le succès ?Encore une fois, il nous est impossible d’en décider sur des résultats partiels.Notons d’ailleurs que de tous côtés on signale des ballottages.La bataille n’est pas terminée.Tous les conservateurs comprendront la nécessité de redoubler d'activité et de vaillance afin de renforcer, dans la Chambre nouvelle, une opposition dont le pays attend la défense de ses intérêts les plus sacrés.¦VICTOIRE REPUBLICAINE.A PREMIERE VUE Du “ Radical ” : Les résultats qui nous sont parvenus sont assez nombreux et assez significatifs pour nous donner, en même temps que des certitudes réconfortantes, l’espoir d’une victoire républicaine dans l’ensemble du pays.Parmi les résultats acquis, mius sommes heureux d’enregistrer les victoires de MM.Paul-Meunier, Justin-Godart, Haudos, Ferdinand David, Puech, Crépel, élus dès le premier tour, ainsi que M.Ceccaldi, malgré une violente campagne de l’académicien fédéré Hichepin.De Mamers, on nous donne comme certaine l’élection (h' M.Caillaux, dont nous n’avions d’ailleurs jamais douté.Nous enregisterons aussi avec plaisir le beau succès de l’abbé Lemire.contre lequel se sont vainement acharnés tous les cléricaux d’Hazebrouok.Parmi les nallottages, nous voyons en excellente posture notre ami M.Painlevé, désormais assuré de battre à une imposante majorité le progressiste troisanniste Lanncs de Montebello, président de la Commission de l’armée, ainsi que MM.Bougté, Augagneur, Colliard, Gorjus, Oes-plas, Devoux, Rosquettes, Bokanows-ki, Henri Coûtant.Le nationaliste Tournade se trouve en fâcheuse pos turc.Le rapporteur de la loi de trois ans, M.Pâté, est sérieusement ballotté par notre ami Loyson et les socia listes, ainsi que le nationaliste Nortier et le progressiste Dubois, qui se signala dans la lutte contre la justice liscalç.Jusqu’ici, un seul échec retentissant nous est infligé ; celui de notre éminent ami Ferdinand Buisson, du vaillant et probe lutteur qui a rendu tant de services à la République.Mis en minorité par le socialiste unifié Navarre, il a aussitôt donné, en se désistant,en sa faveur, un bel exemple de discipline républicaine.Dans les quartiers riches de Paris, les nationalistes sortants gardent leurs sièges, ainsi qu'il fallait s’y attendre.Par contre, dans les quartiers de la périphérie et dans la banlieue ils sont presque partout battus ou distancés, soit par des socialistes soit par des radicaux.Dans l’ensemble, il apparaît, à première vue, que, si nous perdons quelques sièges, nous eu gagnons un plus grand nombre, et que ceux que nous perdons sont généralement gagnés par des socialistes.Ainsi, à première vue, une victoire du bloc des gauches semble se dessiner nettement.Nous ne voulons pas, dans cotte incertitude, parmi toutes ces lacunes, crier encore, car nous laissons â nos adversaires de droite le monopole du bluff.Mais tout nous laisse présager que nous pourrons célébrer demain, en pleine eonnaissanre de cause, une victoire républicaine, LA VICTOIRE DES SOCIALISTES De l’“ Humanité ” : , Ge que nous pouvons affirmer dès maintenant, c’est pour notre parti, une grande victoire.C’est aussi pour pour les tenants de la réaction capitaliste et militariste masqués de républicanisme, un échec incontestable.Sans doute, les chefs de la Fédération des gyuches sont réélus, MM.Barthou, Millerand et Briand, mais les uns comme les autres et les deux derniers principalement, avec une majorité considérablement diminuée.Le vente de la défaite les a presque effleurés.Nos élus sortants, au contraire, reviennent au Palais-Bourbon avec ci' contingent de voix notablement accru.Jaurès, à Cannaux, gagne 1,800 voix ; Vaillaift en gagne un millier à Paris.Triomphales sont aussi, dans la Seine, les réélections de Lauche, de Voilin, de Walter, de Véber, de Dejeante, de Sembat et l’élection de Brunet, au XVIle ; les réélections de Guesde, de Rognon, de Cabrol, en province.Mais les progrès sont plus éclatants encore dans les circonscriptions où le siège n’était pas nôtre et où, bien souvent, nous n’engagions la bataille que par devoir.C’est ainsi que Navarre, que Ducos, de la Hailie, que Jean Longuet, que Mayé-ras, que Poucet et (pie Laval arrivent au premier tour en telle position que leur succès ne fait pas doute au ballottage.Même dans les circonscriptions dû centre de Paris, les plus contaminés par le nationalisme c,t 1° militarisme, nos candidats recueillent un chiffre de voix double ou triple de celui que leurs’ devanciers socialiste avaient obtenu en 191 b.Il en est nimi,.notamment, dans les 1er, Ile, IVê, Ve, Vllé et XVile arrondissements.Une simple comparaison suffira à établir l’étendue de notre victoire.En 19.01, les candidats que nous présentions dans les trenet-huit ou quarante circonscriptions parisiennes, réunissaient 116,593 voix.Us en groupent aujourd’hui 146,00(1.Et durs la banlieue, le progrès est bien plus accentué encore.Tandis que j’écris ces lignes, les télégrammes continuent à aflluer aux bureaux de l’“ Humanité ” et nous apportent l’annonce de nouveaux avantages.C’est de la Porte, réélu dans les Deux-Sèvres ; Doizy dans les Ardennes, Ably dans l’Aude, Manger et Emile Dumas dans le Cher, Compère-Morel dans le Gard, Goude dans le Finistère, Barthe dans l'Hérault, Fourmcnt et Vigne dans Je Var.C'est le siège de la Ire de Mont-iuçon conquis dans l’Ailier par Pau! Constaus et le siège de la 2e de Limoges conquis par Pressemane dans la Haute-Vienne.Jusqu’ici, à notre connaissance, nous n’avons perdu aucune de nos positions et nous en avons elevé trois à l’adversaire.Notre optimisme, on le voit, était justifié.Le millio net demi de suffrages socialistes, que nous annoncions, sera atteint et, sans cloute, largement dépassé.Le rythme de ce mouvement si bien commencé ne peut que s'accentuer pour le scrutin de ballottage.Le socialisme, qui disposait déjà d'une force si redoutable à l’ancienne Chambre, va devenir peut-être à la prochaine l’arbitre de la situation.LE GRAND EUCHRE* CONCERT DU CONSERVATOIRE LASALLE A l’Assistance Publique, le mardi, 18 mai à 8 heures M* du soir, sera donné un grand euchre-concert, organisé par les élèves du Conservatoire Lassallc.Des prix magnifiques ont été offerts par (les amis de l’oeuvre.Les personnes qui voudraient contribuer à ce euchre, sont priées d’envoyer leur cadeau au Conservatoire, 128 rue Saint-Hubert, en y joignant leur carte, la liste en sera publiée sous îieu et les prix exposés à la librairie Pony, 370 rue Sainte* Catherine Est, Nous ne doutons pas que ce euchre soit un véritable succès, car tout le monde et toutes les oeuvres de charité en particulier ont été à même d’apprécier le dévouement et le désintéressement des élèves du Conservatoire Lassallc lorsqu’il s’est agi de prêter leur concours dans toutes les oeuvres de charité.Nous espérons que toutes ces personnes se feront un devoir de les encourager, car c’est la première fois que le Conservatoire fait quelque chose pour son propre compte.Le résultat de ce euchre étant destiné à une oeuvre utile et charitable.Après ce euchre, un joli choeur dirigé par Mme MacMillan ouvrira la partie de concert où des artistes distingués prêteront leur concours.Le programme en sera publié prochainement; on peut se procurer des billets à la librairie Pony, 370 rue Sainte-Catherine Est, au prix de 50 sous.M.DELCASSE SE PRONONCE Paris, 9,—La France est inondée:! en ce moment de professions de foi ; politique.De toutes ces professions, nous n’en retenons qu’une seule, cel- j le de M.Delcassé, parce que les circonstances y fournissent à l’ancien ministre des affaires étrangères, an- ! cien ambassadeur de France en Ibis- ! sic, l'occasion de donner son appre- j ciation sur la situation politique de l’Europe.< Il y dit notamment que “ la préoc-1 eupation de la défense nationale 1 doit dominer toutes les autres, pour! la fortifier, pour diminuer l’écart dangereux entre l’effectif (Je l’armée française et de l’armée allemande, pour mettre à l’abri la vieille France et la France nouvelle, qui préparent, sur la rive africaine de la Méditerranée, les initiatives prévoyantes de la république.Le pays a montré sa résolution de compenser, par une prolongation de la durée du service militaire, l’infériorité numérique de sa population.” “ Cette manifestation de notre volonté de vivre, ajoute M.Delcassé, a produit, je l’ai vu, sur nos alliés et nos amis, une impression joyeuse et profonde.Croyez qu’elle n’a pas moins frappé les autres nations.Eh men, je vous le déclare, avec la connaissance que j’ai (les choses de l’Europe, ce n’est pas l’heure de nous relâcher de notre effort.Tout aussi impérieuses subsistent les raisons de salut national qui nous y ont déterminés.” Petit Carnet EUCHRE Grand ëuehrë à Saint-Viàteur d’Ou-tremont, organisé par la Chorale, (section féminine), le 14 mai, ot sous le haut patronage de Madame Joseph j j Beaubieh, (mairesse), au .soubassement de l'église.Billets en vente au Presbytère, 183 rûe Bloomfield,.Ou>-i remont.EN VISITE Madame Calixte Cloüthier, de Sainte-Anne de Sabrevois, était en visite cette -semaine chez M.le docteur1 Henri Ccfujjàl, du boulevard Saint-Laurent.AGISSEZ MAINTENANT Donnez votre commande de GLÂCE à la CITY ICE C0.LIMITED —— 295 RUE CRAIG OUEST === Téléphones Main 8605-8606-8607 Succursale du Nord Succursale de l’Est 806 Avenue Coloniale 1048 rue Lafontaine Tél.Saint-Louis 843-2431 Tél.Est 979-980 Les camions passent actuellement à votre porte.—b—j—Eaua—MC—asoo -nr.nnwMm* i.rei i j i»ir,ra wnagaao—m——cws—aa»- LA GLACE LA PLUS PURE.LE MEILLEUR SERVICE.CLOCHES D'EGLISES DE LA CELEBRE FONDERIE P A O C A R I) M, Patrice Guèliét, de Windsor, Ontario, est de passage à Montréal et riÔus a fait hier i’nbrijl'eur d’une visite à nos bureàiix.MARIAGE, BA-YABD-MOXEÎTE On annonce le mariage de Mlle Félixina M omette, fille de M.O.Mouette, de Àfpntréal, avec M.Donat Bayard, fils de M.Oza Bayard, de Saint-Charles-sur-Riche!ieu.La bénédiction nuptiale leur sera donnée' en l’église Saint-Joseph, Le lundi, 18 mai, à (F heures de'Tà-vant-vriidh X' Les époux, aussitôt après le ma-riaw, partiront en .voyage de noces à Portland et à Boston pour une huitaine, à ¦: -,-.$—- ••• r Les fils de George Paccard successeurs FONDEURS DE LA SAVOYARDE, 43,365 LBS.Plus de 700 cloebes sont placées au Canada.Garantie de 10 ans Parfaite'Harmonie.Sans retouche après la coulée r FMII.E MORRÏSSFTTF Représentant Général SblVllljÏj 1ML £ JL et 208 rue Latourelle, Québec Z.G* TOURANGEAU, 358 rue Rachel Est, MONTREAL Machine pour carillonner brevetée, Coussinets à secteurs mobiles, Battants Retro-Lancés brevetés EX AMEN DES CLOCHES SUR DEMANDE.Aussi clo.ches d’occasions à très bas prix.DEMANDEZ NOTRE'CATALOGUE.- ,., .' t Messieurs !e& Membres du Cierge sont spécialement invites a venir visiter nos entrepôts de Quebec.wm LE SALON DU PRINTEMPS T -Ai U,.!:,; t DES SPECIAUX JPOUR EMPRESS Raccordant avec le S.M.R.Em press of Britain qui part de Québec jeudi le 14 mai et comprennent wagons de première classe et wagons-lits modèles, partiront de lu gare de la rue Windsor à 8 hrs 30 p.m.mercredi le 13 mai.Un train spécial pour passagers et malle, comprenant wagons de première classe, wagons-buf fets et wagons-salons, partira de la gare de la rue Windsor à 10 hrs a.m , jeudi le 14 mai.Les deux trains se rendront directement aux abords du paquebot.r.( Su i t e ' d e 1 a T ère p à ge ) plupart font de la peinture comme elles feraient de la dentelle, pour passer lejerops; mais leurs dentelles pourraient avoir une utilité quelconque tandis qüe leur, peinturç, nç., peut servir à grami’chose., : ;'\>f Saris douté',! il !y a sfitisla inbiudrei étiidè exposée, vine rïntentioii\ un, effort, mais ce qui manque trop sbu-vent c’esf un résultat; on rie devrait permettre aux élèVès' qui débutent d’exposer qu’aux expositions de fin d’année de le un école.Sur 131 tableaux qui composent ee Stolon, ah moins '200 auraient dû être supprimés pour le bien de Fart canadien.Nous étudierons prochainement, dans un autre article, les paysages, les sculptures, les gravures, l’arèhi-tecture et les dessins, Henri FABIEN.EVITEZ LA FATIGUE En ayant une chaussure qui s’adapte parfaitement à votre pied.Toutes celles que vous achèterez chez le bottier fashionable.Thomas Dussault, 281, rue Sainte-Catherine Est, sont faites d’après des modèles d’une exactitude parfaite, Vous trouverez infailliblement cç qui vous convient.r H fast soîper votre Rhume dès le début ; vous éviterez ainsi l’irritation des Bronches, l’inflammation des Poumons et l’invasion des germes de la.Consomp-Tion, dans un terrain favora-b-Ke- à leur rapide multiplication.Il suffit de quel-•ques doses de SîHOj» GOUDRONI O’KUÏLS DS K F0JE DE MORUE BeMATgpUÎ ‘•-«SK&VS MATHÎEVS I ?Syrup of Tar GOD um OIL «T.L.MATHIEU, MMUOJA.MttS'U*.Srmhrookt, CANÀRA an Goudron, à l’Huile de Foie de Morue et autres Extraits Médicinaux, pour guérir uu rhume rebelle à tout autre remède, pareequ’il fortifie.l’organisme, calme l’irritation, cicatrise les plaies des poumons.En Vente Partout : 35c.la bouteille.ÊTES-VOUS NERVEUX ?Prenez, suivant Jea directions, quelque» doset de Poudres Nervines de Mathieu Souveraines contre les Maux de Tête, Migraines, Névralgies.Epuisement Nerveux.Grippe.Sût menace.lilies sont exemptes d'OpIum, de Morphine* Chloral et autres drogues dangereuses.En Vente Partout : 25c.la boîte Je 18 Poudrer Cie J.L.MATHIEU, PROPRIETAI'V SHERBROOKE.i.!.CH A PUT.FILS & CIE., LIMITEE Dépositaires en grros, Montréal.¦taBBzasaBnKXBHBflBBi LaMarque SlAMNCt FLEUR Dé US I PATiENT «1 L’ALCOOLISME EN ANGLETERRE — (Spécial nu “pevoir”) Londres, 9.— L’augmentation des sommes d’argent dépensées en liqueurs alcooliques dans le Royaume-Uni, l’année dernière, est de vingt-cinq millions de piastres.On croit dans les cercles de tempérance que cette augmentation; inusitée est le résultat d’une prospérité croissante dans les îles-soeurs.Dans cette augmentation-de la con-sommat on des spiritueux, il est.prouvé par des statistiques que les boissons alcooliques se sent plus vendues que le vin, le cidre et la bière, Aitiçi les sujets de Georges V ont consom.-mé, en 1913, 1.267.000 gallons de whisky, 1,002 000 gallons de bière et 131.000 gallons de vin; Chaque individu a dépensé SÏ18.00 en liqueurs.¦ > • En 1911, 2 802 'hommes et 2 071 femmes sont déeéJés;'vietimes de l’alcool tandis que le chiffre.'terrible de 1,176 morts de bébés, écrasés dans les lits de leurs parents ivres, a été at-teint.- ., :ï Uharbon bitu-minoux, à va peur ei à gaz DOMINION et SPRINGHILL BUREAU GENERAL DES VENTES HZ Kue Saint-Jacquei.Montréal.L’AUVENT A COMBLE FRANÇAIS Système breveté ày Nos lecteurs sont priés d’accorder de préférence leur clientèle aux fournisses qui annoncent dans le “Devoir”.La Cie _ d’Auvoüls des Marchands, Use, 2•’> Ndtrc-Damo t>t, Montréal.Tél.Main 3329.i Uc.Journnl ( A Ihum-ùhi- mi No.13 vuî Snbd-VtnvHil.f, Mnnlvo'i, pur un: PoHJI.Aim- (il rnjiiimiwitulité ÙmlUh1).J.N, t.hi vrbT, girunl-génvral.représente la meilleure farine — la plus riche en phosphate, la plus nutritive, préparée scientifiquement avec les nlus beaux grains de l’Ouest Canadien.La NOUVELLE FAR S NE J “FLEUR DE LIS” convient pour tous les besoins de ménage: Pain, Gâteaux, Pâtisseries de choix! 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On court autant de danger en soignant mal une toux, qu’en la négligeant.On se croit guéri, quand le mal n’est que calmé.Evitez les remèdes qui calment sans guérir.est le remède par excellence pour GUERIR radicalement rhumes, toux et maladies des voies respiratoires.En vente partout.Préparé par la Cia dn Dr.ED.MORIN, LIMITEE, QUEBEC.i r 39 VOL.Y.— No.108 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI, 9 MAI 1914 5 COMMERCE ET FINANCE LA SEMAINE MARCHE DE MONTRÉAL PETITE REVUE DE LA BOURSE ET DU COMMERCE.SEMAINE FINISSANT LE 9 MAI.Il n’y a pas beaucoup à dire de la semaine terminée hier, sinon qu’elle a été caractérisée par une inactivité remarquable et une lourdeur qui s’est accentuée durant les dernières séances.Aucun événement économique n’a bouleversé le marché, au contraire, le parquet a été d’un calme plat, et le monde financier n’a été troublé par aucune surprise; les spéculateurs semblaient dans l’attente d’un changement, et presque tous paraissaient avoir abandonné momentanément le jeu si excitant de la bourse.Aussi les fluctuations des cours ne se sont effectuées que par fraction jusqu’à hier matin où les professionnels de New-York ont entrepris de faire baisser un certain groupe d’actions qui, toute la semaine, avaient été d’une grande faiblesse.Aidés dans leur besogne par des nouvelles peu rassurantes de Véra-Cruz, la liste toute entière a fléchit entraînant un déclin sur toutes les places.Cette descente a donné un peu plus d’animation et d’intérêt au marché.TT * * Une température idéale et l’arrivée dans notre port des paquebots océaniques, chargés de marchandises de toutes sortes venant d’outre-mer et se munissant de cargaisons de grains afin de ne pas retourner vides, redonne à noire havre une activité de bon aloi, et fortifie notre énergie économique.Un personnage officiel qui, cette semaine, était de passage à Montréal, a communiqué aux journaux ses idées sur les relations commerciales qui devraient exister entre le Canada et les républiques latines de l’Amérique du Sud.Cet important fonctionnaire, qui a voyagé beaucoup dans ces pays, ainsi que dans lAmérique Centrale, dit que notre commerce retirerait beaucoup de profits à exporter de ses produits manufacturés dans les contrées de l’Amérique Méridionale.Plusieurs de ces pays fort riches et très prospères importent en grande quantité des produits qui pour la plupart sont fabriqués au Canada.Il s’agirait pour nos exportateurs de se mettre en relations avec le représentant commercial du gouvernement à Buénos-Ayres qui pourrait renseigner le commerçant sur les mesures à prendre et les procédés à suivre et même lui offrir des débouchés sur les marchés de ces vil-5es lointaines.Nous sommes sûrs que le Canada augmenterait de plusieurs millions le chiffre de ses affaires et en bénéficierait d’une façon appréciable.-40.—.LA FABRICATION _DU BEURRE LES DEBITANTS ET LES CONSOMMATEURS DOIVENT SE TE-NIR EN GARDE CONTRE LA FALSIFICATION DU BEURRE.— DES MARCHANDS PEU SCRUPULEUX ONT ADOPTE UNE MESURE FRAUDULEUSE.Les lois fédérales sur la laiterie, dite Loi sur l'inspection et la Vente, stipule, entre autres choses, à la partie VIlI que : “Aucune personne ne devra fabriquer ou importer au Canada, ou offrir, vendre ou avoir en sa possession pour le vendre, du beurre contenant plus de seize pour cent d’eau.” Il est cependant essentiel qu’il y ait de l’eau dans le beurre, autrement il serait si sec et si cassant qu’il serait presque impossible de l’étendre sur le pain.Une quantité trop petite d’eau nuirait aussi à sa qualité et à son apparence.Cependant, du beurre convenablement fait ne devrait pas contenir plus de 1(> pour cent d’eau et dans presque tous les pays c’est là, de même qu’au Canada, la limite légale admise.En général, le beurre fait en ce pays ne contient pas au-dessus de cette proportion d’eau, mais depuis la dernière ou les deux dernières années, les marchands sans scrupule ont adopté, particulièrement à Montréal, une mesure frauduleuse, consistant à mêler de 30 à 40 pour cent d’eau au beurre, qu’ils ven lent ensuite, ainsi frété, pour du beurre ordinaire.La fraude est pratiquée délibérément et ce sont les pauvres qui en souffrent, car ce beurre se vend dans les quartiers les plus pauvres de la ville.Le département fédéral de la laiterie et de la réfrigération est à faire un effort décisif pour faire cesser ce mal, et à Montréal, il y a actuellement 1!) causes pendantes contre 12 commerçants.L'amende maximum encourue nour la fabrication ou la vente du beurre contenant plus de 16 pour cent d’eau, est de $50, et Famcude minimum est de $10.Dans les circonstances actuelles, cette amende n’est pas assez élevée, et un amendement à la loi a été soumis au parlement fédéral au cours de la présente session.Outre les cas dont nous venons de#parlcr, et dans lesquels le beurre a été falsifié délibérément après sa fabrication, les inspecteurs du gouvernement ont obtenu, depuis le premier novembre, des condamnations contre plusieurs fabricants, pour avoir vendu du beurre contenant plus de seize pour cent d’eau qui y avait été mêlé au cours de sa fabrication.Une infraction de cette sorte peut être accidentelle ou intentionnelle.Voici lës noms des compagnies condamnées à l’amende: — la “Alderney Dairy Co.” Ottawa; la “Crescent Dairy Co.”, Winnipeg; la “Carson Hygenic Dairy Co.”, Winnipeg: la “Vancouver Creamery Co., Vancouver (deuxième condamnation); Ford et Tnt-man, Vancouver.Afin de convaincre les débitants du fait (ju’ils sont responsables de la finalité du beurre qu’ils vendent, trois marchands en détail de Winnipeg.— C.Hoffman & Son, D.Campbell et S.Goddard, ont aussi payé l’amende pour la meme infrac-?iou.FARINES Le marché aux farines n’avait rien d’absolument neuf aujourd'hui, et la demande des marchands locaux et ruraux n’accuse aucune amélioration et les affaires sont tranquilles.On a demandé des informations pour les acheteurs étrangers à des prix plus fermes mais il ne s’est pas conclu de marché.Les premières patentes se vendent à $5.60, les secondes à $5.10, et les fortes à boulanger à $4.90 par baril en sacs.Il n’y a pas de changement dans la farine de blé d’hiver dont les demandes portent surtout sur les petits lots pour remplir les besoins présents, et des ventes de choix de patentes ont été faites à $5.25 et $5.50, et de “straight rollers” à $4.70 et $4.80 par baril en bois et les derniers en jute à $2.20 et $2.35 le sac.ISSUES DE BLE ET AVOINE ROULEE La demande de toutes sources pour les issues de blé continue à être bonne, mais comme l’approvisionnement sur place est petit, le volume de nouvelles affaires est petit car les meuniers, dans la plupart des cas, ne font que des ventes par chars mélangés pour satisfaire les besoins du commerce local et de la campagne.U n’y a pas de changement notable dans la condition du marché qui reste très ferme avec des ventes de son à $23; shorts à $25 et middlings à $28 la tonne, y compris les sacs.De bonnes affaires se font dans les moulées et les prix sont fermes de $30 à $32 pour les qualités de pur grain, et de $28 à $29 pour les mélangées, la tonne.Dans l’avoine roulée, le marché est ferme avec une bonne demande à $4.55 le baril en bois, et à $2.15 le sac.Ananas de Floride, $2.25, 82.50 et $2.75.Oignons, la caisse, $5.00.Oignons, la livre, 6c.Figues, la livre, 12c à 16c.Figues, la boîte, 12 l-2e.Dates, la livre, 5 l-2c.Dates, en caisse, 8c et 10c.Noix, la livre, 9c à 39c.PRODUITS DE L’ERABLE Sirop, bidon de 8 Ibs.1-2, 70c.Sirop, bidon de 10 Ibs., 80c.Sirop, bidon de 11 Ibs., 90c, Sucre, la livre, 10c.PRIX EN ELEVATEURS A MONTREAL AVOINES Par 34 livres :— No 2, Canada Western, 42% à 43 sur place.No.3, Canada Western, 41 l-2c à 41 3-4c.No.2, Manitoba Western (feed), 40 l-2c à 40 3-4e.No.2, Blanche, Québec, 43c à 43 l-4c.ORGES Par 48 livres:— No 3, Canada Western, 55c.No 4, Canada Western, 54c.Sur échantillons, 50c.MAIS Par 56 livres :— No.2, Jaune, 77c à 78c.No.3, Jaune, 76c à 77c.Argentine, 74c à 75c.BLE Pour volailles, phr 60 Ibs., 75c à 90c.FOURRAGES Sur rails à Montréal Nous cotons: Patentes du printemps: Royal Household .2 Harvest Queen .Fortes à Boulanger: Bakers Special .Manitoba S.B.2 Keetob.2 Montcalm.2 Patentes d’Hiver: Straight rollers .2 Hurona (à patisserie).A (io Farine de blé-d’Inde bl; boulangers.2 Farine de blé-d’Inde pour Farine d’avoine: Avoine roulée, sa a de 90 Ibs.t.Avoine roulée, baril* , Issues de blé: Son Man., au char, tonne .Gru Man., au char, tonne .Middlings d’Ontario, au char tonne.27.00 Moulée pure, au char .32.00 Moulée mélangée, au .30.00 sacs 5.60 sacs 5.60 sacs 5.10 sacs 5.10 sacs 4.90 sacs 4.90 sacs 4.90 sacs 4.90 sacs 5.20 sacs 5.60 sacs $5.10 pour sacs 5.00 sacs 3.40 a 2.32 char 23.00 25.00 29.00 34.00 32.00 OEUFS Prix vendant aux épiciers.Oeufs frais, No 1.24c Oeufs frais, choisis.26c Oeufs frais, choisis, en boîtes, d’une douzaine.27c BEURRE Beurre de choix.25c Beurre de choix, en bloc d’une livre.25%c Beurre de laiterie .22c à" 23c FROMAGE Fromage doux, la livre.15c Fromage fort, à la meule, la livre.igc Fromage fort au morceau, la livre.18 % c Fromage de Gruyère, la livre.27c à 28c Fromage Oka.24c Fromage Limburger.22c Fromage Roquefort.32c SAINDOUX Bonne demande.Saindoux .pur, en tinette .Saindoux pur, en seau .Saindou* pur, esc de 10 Ibs.Saindoux pur, cse de f> Ibs Saindoux pur, esc de 3 Ibs POIS ET FEVES La 1b.13% c $2.80 15c 15c 15c Le minot .$2.40 .$2.40 $2.25 Pois verts.Pois blancs.Fèves blanches.P'èves jaunes, importées, SO llis.$3.00 FRUITS Noix de coco par sac de 100 °u 150.$4.50 Oranges de Californie, $3.25 et $3.50 Oranges du Mexique, $3.25 a $2.50 (.lirons “Marconi”.3.25 Citrons "Idéal”.3,00 “Grape fruit” .$5.00 et $5.25 Le baril » * * Pommes “Ben Davis” No 1 5.50 Pommes “Ben Davis” No 2 5.00 La bte JL Pommes “Spies” No 1 .$3.$$ Pommes “Spies” No 2.2.00 Pommes Bouges No 1.2.25 Pommes Bouges No 2.2.00 1 Tomates de Floride, fantai- ' sic.4.50, Tomates de Floride, choi- sies.4.(10 Céleri de F'Ioride, la manne 4.25 # « * „ ., Prix probables F raises, la boite.20 à 25c.Asperges, la manne.$5.00 Concombres, la douz.2.00 Radis, le paquet d’une dou- T • .1.00 Laitue, la boite de 2 douzaines.3.00 Choux, la manne.3.00 * ¥ * Raisin, la caque.Raisin, la caque.Raisin, qualité medium.5.50 5.00 4.75 Bananes, le régime, $2.00 à $2.25.Mil, No.1, $15.00 à $15.50, par 2000 livres.Mil No.2, choix, $14.00 à $14.50, par 2000 livres.Mil No.2, $12.00 à $12.50, par 2000 livres.Milct trèfle, $10.00 à $12.00, par 2000 livres.MARCHE CENTRAL AU POISSON la livre Flétan.üc Merluche (haddock) ‘ (;c \}oré gelé.! 10c Brochet.g,.Barbotle.inc Percbaude.i0c Saumon.[ 20c Morue fraîche gc Hareng frais, la douzaine .36c Pommes “Spies” No 1.$3.00 UN RECORD DE VACHE LAITIERE On nous communique, avec prit re de le publier, le rapport suivan paru dans le journal “New Englan Homestead” : “Les excellentes vaches laitière deviennent fréquentes et depui quelque temps on a beaucoup pari des records de production du lai obtenus par certaines d’entre elle: “Un des plus remarquables est 1 record établi par la vache “De Ko’ Greamelle”, une fille de “Pielertj Hengervcld, Count De Kal”, et ai: partenant à MM.D.W.et F.I Field, du comté de Plymouth, Mas: Voici ce record remarquable: Gett vache a donné.26,280 livres de lai en une seule année.Voici les chii fres des différents mois : févriei 1,322 livres; mars, 3,028; avril, 3 156; mai, 3,051; juin, 2.634; juillel 2.198; août, 2,109; septembre, 1 869; octobre, 1,816; novembre.1 750; déembre, 1.751; janvier, 1,58:' “L’épreuve officielle des qualité de cette vache a été commencée 1 6 mars 1906, par des experts nom niés par l’Etat du Massachusetts, e l’expérience a duré 100 jours.“Dans ce laps de temps, clic donné 10,017 livres de lait et pre duit 355 livres de beurre avec un base de gras de 80 pour cent.L plus grosse moyenne pour sep jours a été de 28.1!) livres de beur re.Du 30 mars au 5 avril inclus! veulent, elle a donné 779 livres d lait.En 2 jours, elle produisit 23 livres de lait.“ On devai» la traire quatre foi par jour pendant l’expérience et fois pendant la balance de l’annét Elle donna en un seul jour, 119 li vrse de lait.“ M.Field a été obligé d’abandon ner l’expérience après 100 jours vi le coût élevé de l’entreprise.La va ehc était des mieux soignées, rece vaut une ration additionnelle l’heure de la traite ; le reste de 1 journée, elle avait à manger tout 1 foin voulu.Pendant l’année, elle n refusa de la nourriture que deu: fois en mars et en octobre.“ Détail intéressant, l’animal gagné 100 livres pendant cette an neo de si grande production.Voici la lettre que nous adress un de nos lecteurs en nous commu niquant le record ci-dessus: Village Richelieu, 29 avril 1914.A M.le rédacteur, Je vois dans vôtre journal d mardi, le 28 avril dernier, page I sous la rubrique (de bonnes vache vendues à bon marché), que rett bonne vache, dont vous donnez I rendement en lait et en gras n’a don né que 30 Ibs de lait par Jour pou un mois contenant 3 3-4 p.c.de ma tière grasse.C’est un assez pauvr rendement, 90 p.c.des vaches de F moitié du comté de Banville don tient un meilleur rendement.Si vou voulez être utile à ceux qui s’orcu pent d’industrie laitière, soyez dom assez bon do publier dans votre va leureux joHrnal le record de “Créa nielle” cnie vous trouverez ci-inclus UN VIEIL ABONNE.Nos lecteurs sont priés d’a corder de préférence leur cliei tèle aux fournisseurs qui annoi cent dans le “Devoir”.A LA BOURSE DE MONTREAL M.H.B.MCDOUGALL EST LE NOUVEAU PRESIDENT.— M.SCOTT EST LE DERNIER «GERANT” ELU.M.Hartlaml B.MacDougall de la C.Meredith & Co., a été élu président, et M.P.McDougall, de la McDougall & Cowans, vice-président de la Bourse de Montréal à l’assemblée annuelle tenue hier.La séance a été courte et s’est con fir.ée aux affaires de routine.L’élection des officiers pour l’année a répondu à toutes les prévisions.La retraite de M.J.J.M.Pangman, ancien président, créait une vacance dans le bureau des neuf membres qui dirigent les affaires de la Bourse.Cette- vacance a été remplie par l’élection uè' M.Hope Scott; les autres directeurs ont été réélus.Les officiers de la Bourse pour cette année sont: H.B.MacDougall, président; P.McDougall, vice-président; John Pitblado, secrétaire-trésorier; Andrew Wilson, Edgar M.Smith, C.E.Gault, M.C.Oswald, A Bruneau, et H.Scott, gérants.M.John M.Miller reste dans ses fonctions d’assistant-secrétaire, et M.J.D.Crawford dans celles de gérant de la salle de virements.-«- Ce» cours nous sont fournis D»r MM.Fortier.BcauTsi» & Cle., banquier, et acents de change, membres de la Bourse de Montréal, Edifice Horal Insurance.: HOIR gBLANC iliJAUNii SURES S;SPrW>i- J V '• 1 ai •*.I fï r'** ‘ - .CENTS - ’’a |7:’ ' ''' 5 ïwm.WFm- VENTES D’HIER APRES-MIDI ACTIONS Bell Telephone : 10 h 145.Brazilian : 10 à 70, 75 à 75 1-4.Cnn.Pacific : 200 à 190, 50 à 189 :i-l, 511 à 190.Détroit : 35 à 09, 3 à 69 1-4.Power : 50 à 219, 10 à 218 1-2.Richelieu & Ont.: 1 à 101, 5 à 100 1-8.Shawinlgan : 5 à 130.Toronto llj-.: 9 fi 133 1-2, 25 à 133 1-4, Z à 133 1-2, 25 à 133, 1 à 133 1-4.Toronto Ry.Rights : 151 fi 2 1-2, 5 A 2 5-8.Canada Car : 5 à 57.l.aurentlde : 110 à 175, 25 à 171 7-8, 10 à 175.Steel Corp.: 175 à 23, 9 Oà 22 3-4, 175 à 2! 1-2, 50 à 22 1-4, 100 à 22 1-8, 10 à 22 1 1.COTK Toronto By.Bights : 2 5-8 à 2 1-2.ACTIONS PRIYICF.MU.S ¦ Illinois : 10 à 92.BANQUES Boy al : 7 à 223.MINES Crown Reserve : 500 à 1.32.-ê LA NAVIGATION CEUX QUI VOYAGENT*- Londres, 9.— Le nouveau paquebot “Calgarian” de la ligne Allan, a quitlé Liverpool hier, en route pour Québec.C’est le premier voyage du transatlantique et plusieurs Canadiens éminents sont à bord.La liste inclut: Sir James Bart, Mme Pelletier, le Révérend Docteur Barclay et son épouse, M.et Mme Cowie, M.et Mme Hugh Paton, M.et Mme G.Hooper, Mme W.R.Baker, le Dr James R.Wilson, M.le juge Chauveau et Mme Chauveau et le colonel Pelletier, agent général de la province de Québec qui s’en va au Canada pour un voyage de deux mois.NAVIRE RENFLOUE.REVUE IMMOBILIERE (Suite de la Gème page) quartier Rosemont, 44c.le pied; Avenue Septième, quartier Rosemont, Centre 312.82 le pied; rue Dandurand, 38 l-4c.le pied; Avenue Cinquième, Rosemont, 40c.le pied; rue Chapleau, Sainte-Marie, 40c.le pied; rue Ho-cheiaga, Hochelaga, 66c.le pied; rue Moreau, Hochelaga, $1 00 le pied; rue Cartier, DeLorimier, 87 3-4e.le pied; rue Bordeaux, DeLorimier, 95 c.le pied; rue Bordeaux (coin), DeLorimier, $2.00 le pied; rue Samt-Jérôme, DeLorimier, 80c.le pied; rue Henri-JuKen (nord), iSaint-Denis, -66c.lie pied; rue Fabre, Saint-Denis, 80c.le pied; rue Suzanne (coin), quartier Laurier, $1.28 le pied; rue Moz&rt, Laurier, 50c.le pied; rue Saint-Dominique, Laurier, $1.00 le pied; rue Cas-grain, Laurier, 90c.le pied; rue Henri-Julien, Laurier, 82 l-2c.le pied; rue DeGaspé, Laurier, 9Ce.le pied; rue Saint-Denis, Ahuntsic, 75c le pied; rue Albanie, quartier Mont-Royal, 45c.le p’ed; Avenue Addington, N.-D.de Grâce, 80c.le pied; Avenue Old Orchard, N.-D.de Grâce, 68c.le pied; Avenue Minto, N.-D.de Grâce, 88c.le pied; avenue Grey, N.-D.de Grâce, $1.00 le pied; rue Richelieu, quartier Saint-Henri, $1.00 le pied; rue Hrdley, Emàrd, 35c.le pied', avenue Bloomfield, Outremont, $1.40 le pied; avenue Halton, West-meunt, $1.35 le pied; West Crescent Heights Westmount, $1.00 le pied.-«- AU PARC DOMINION nunnn, ivi;rm., y.— Le vapeur ‘America” après avoir été sur les ré-•ifs depuis mardi, en face du port, a été renfloué et remorqué à la cale-sèche.Il va falloir vider l’eau entrée dans le navire avant de pouvoir juger du mentant des dégâts.PAS ENCORE RETROUVES.New-York, 9.— Le vapeur “Adriatic”, de la ligne White Star, est arrivé hier so:'r après avoir fait d’inutiles recherches pour retrouver la chaloupe des derniers naufragés du “Columbian”, brûlé en mer, dimanche dernier.On désespère maintenant de pouvoir les retrouver.PRIS DANS LES GLACES.Saint-Jean, Termneuve, 9.— Une nouvelle annonce que le navire “Tri-tonia”, de la ligne Donaldson, pris dans les glaces à l’entrée de la baie Notre-Dame depuis 10 jours est considérablement endommagé et pourrait même couler à fond.Ce bateau se trouve à 20 milles de la terre ferme et il est impossible de secourir son équipage.Le “Tritonia” est sous ïe commandement du capitaine Murray.LES FILOUX A BORD.Le truc du faux officier de navire vient encore de mettre la police sur les dents.Ces filoux de profession arrivent sur les paquebots habillés d’un bel uniforme d’officier de navire, un peu avant leur départ, font la cour aux dames et après avoir été d’une politesse peu ordinaire ils s’offrent à aller faire changer pour elles leur monnaie canadienne en argent anglais ou français suivant l’itinéraire du paquebot.Hier soir, un de ces faux officiers galants s’est amené à bord du “Me-gantic’ et a réussi à s’emparer ainsi de la somme de $65.00 qu’une crédule matronne lui a confié.Elle attend encore après son argent et.ia police n’en peut mais.,.UNE BONNE NOUVELLE POUR LES ACTIONNAIRES La R.J.McNeil Black and Silver Fox Company Limited, a l'honneur d’an-noneer aux actionnaires de la compagnie et à tous ceux intéressés dans cette industrie, que les deux portées de petits nés sur la ferme de la compagnie le 2 et le 3 avril, comprennent 0 petits pour la première portée et I pour ia seconde, ils sont beaux vi- OUVERTURE SAMEDI PROCHAIN.—TOUT EST PRET POUR UNE SAISON AMUSANTE.en- goureux et valent un haut prix.La compagnie s’attend à avoir core six portées de petits, de plus, dans le cours de la semaine prochaine, ou dans une dizaine cic jours.- - IDENTIFIE L’individu qui a été écrasé à mort, hier matin, par la chute d’une énorme masse de roches, a pu être identifié dans l’après-midi, à la morgue.C’est un Italien du nom d'Antonio Ystotiki, demeurant au No 604 de la rue Fullum.Pendant que Tes premiers pi (unis du printemps parfument l’a les préparatifs que l’on fait actu lenient au parc Dominion anm cent l’ouverture prochaine de plus belle saison d’amusements ( se soit encore vue à Montréal.Cette ouverture-gala aura lieu 1 modi prochain.Elle sera carac risée pai nombre d’attractions ne voiles qui feront des immenses ti rains du parc Dominion le rendi vous le plus attrayant de la ville.Depuis_ quelques semaines, toi une armée de menuisiers, de pei très, d’électriciens et de jardinic travaille à la transfrmation co plète des différents pavillons et d terrasses.Grâce à ces travaux, le parc F minion sera le premier des lie d’amusements de la ville à fai bénéficier le public de ses pas: temps favoris au cours de la saisi estivaic.Le président H.A.Dorsey, pi lant des saisons dernières, a déc ré que les affaires de la cpmpagr étaient toujours de plus.cn plus fl rissantes, parce qpe chaque ann voyait le Parc Dominion fréquer par une foule toujours de plus plus considérable.Les grandes an liorations qi^/on y fait présenténïe justifient l’espoir que la saison 1914 va dé beaucoup éclipser cell des années dernières.On n’a rien négligé pour assur lia.plus grande satisfaction'au j; bliç de Montréal et de l’étrangei j A la place de la “Old Alpi jRide”, on a construit un vaste ro où les nlus grands cyclistes monde feront des courses deux f< J par jour.Cette attraction pron d’êire l’une des plus intéressan! du Parc.C.F.Hamilton, qui a remporté si grands succès au cours de la s son 1913 avec son célèbre Mon des Merveilles, viendra de nouve rette année intéresser ses millic de visiteurs par ses nombreuses intéressantes exhibitions, dont plupart n’ont pas encore été vues Montréal, Une autre attraction du Parc o le public ne pourra se hisser d’n mirer c’est celle de l’Hippodron où ii lui sera donné d** voir qu ques-unes des grandes performa res de niipnodrome de New-Yoi telles que cf''nS des fameux éruyr européens Fil H es et leurs cinq cl vaux dressés, de la troupe Lcr zen etc.L’nttrnctinn qui intéressera plus les habitués du Parc Dotninîi sera sans conteste celle do “La Ci ation".On représentera les m miers jours du monde, lorsque to sortit du néant par un seul acte la puissance divine, avec tout 1 oint que mérite un pareil sujet.La fanfare Valider, pour couro ner le tout, donnera comme par 1 années dernières, deux superb concerts tous les jours.L’tm des bons moyens d’aider le journal, c’est d'encourager des fournisseurs qui lui donnent leurs annonces.SEDITION du milieu de l’été de l’Almanach des Adresses du Téléphone pour Montréal est présentement sous composition, et la copie sera terminée LE 11 MAI Les abonnés qui désirent faire quelque changement devraient nous en avertir immédiatement.R.F.JONES, Gérant.f 1 La Cie.Canadienne du Téléphone Bell.i j Assurez vos Automobiles LA PREVOYANCE 160 Saint-Jacques, Montréal.TEL.MAIN 1626 Assurances de tous Genres - Demandez nos Taux NOUVEAU BUREAU LE DOCTEUR BOUSQUET des Hôpitaux de Paris.MEDECIN PE l/HOTEL-PIKU FT CHEF DF.SERVICE A L’INSTITUT BRUCHESI.POUR LES Maladies des Yeux, des Oreilles, du Nez et de la Gorce REEDUCATION AUDITIVE {TRAlTsEuREÏÏt?ELA Méthode Electrophonétique 26 SHERBROOKE OUEST.Tel.Bell: 4575 Est.CONSULTATIONS 2 A 5 HKS.et sur rendez-vous.wm mm M.U.K.DANDURANQ « tMn.porté »e« bur.snx à L’Edifice Dandurand Coin rues Sainte-Catherine et Saint-Denis SUITE !«0 A 103 % Il y a encore quelque» bureaux de choix à louer et un maira.in.Pc» proepectu» illustre» seront envoyés sur demnndtw CITE DE LACHINE PROVINCE PE QUEBEC, cité de Lnchlne.AUN ELECTEURS MUNICIPAUX PBOPIUE-fi TàIRES FONCIERS DANS LA CITE % PE LACHINE AVIS PUBLIC !-\t pur les présentes dnn-: né par moi .soussigné, Hector Charettc, st rf- ' fier .Lévesque et Dame Jérémie Hudou, oncle et tante de l’cn-fant.SERVICE ANNIVERSAIRE SIMARD.-Un service anniversaire sera chanté à la chapelle Nazareth, 95 rue Sainte-C.pthcrinc Ouest, samedi le 1(> courant à S heures, pour le repos de l’Ame de Evti Masson, épouse de J.\V.Simard.DECES BENOIT.A Montreal, le R mal 1911, R l’Age de 90 ans, 7 mois, est décédé M.F.X.Benoit, marchand de fleur de la rue Saint-Paul.Les funérailles auront lieu lundi, le 11 courant.Le convoi funèbre partira de sa demeure, No.i.lK rue Saint-Hubert, il H heures 45 a.tn., pour sc rendre A ITgliso Saint-Jncmies, où le service sera célébré, et de IA au cimetière de la CAte-drs-Ncigcs, lieu de la sépulture, Parents et amis sont priés d’y assiste* sans mitre Invitation.DECES A MONTREAL CHARTIER, Jean.8 mois, enfant d’Albert Chartier, professeur, rue Marquette, 1SI.COUHNOYKR, Marie Millet te, (Il ans, femme de Napoléon Cournojer, journalier, rue Stadacona, ï.'i.HENRI, Jean-Baptiste, 42 ans, peseur, rue Albert, 829.l.AFOHEST, Alfred, Journalier, 42 ans, rue Davidson, 2t.I.AUZOX.Phllomène Bonneterre, 77 ans, veuve de Pierre I.nuzmt, tanneur, rue Atlantic, 155.LEM AY, Faut, t nn.enfant d'Amablr Lc-may, Jouruntler, rue Beaulieu, :(5f.MAYOR, Henriette Tallinn, 70 uns, veuve, de Louis Major, Journalier, rue Vllleneu-Ve, 12.OMNRS, Isabelle, 1 an, enfant de Jean Ottinès, Jardinier, Ave.Hétel de Ville, 325.PLOUKPE, Zéph i fine Créneau, 30 ans.fem-tne de Hennénégilde Plnurfe, mouleur, rue llngnn, 15.POIRIER, Bernadette fléruhé.22 ans, femme d't'ugè,ne Poirier, marchand, rue Mont-Royal, 497.PRIMEAU, Marie Lalande, 76 ans.femme ¦Ae Louis Primeau, Journalhr, rue Vinct, 88./ i
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