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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 12 mai 1914
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1914-05-12, Collections de BAnQ.

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VOLUME V—No.110 MONTREAL* MARDI 12 MAI, 1914 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.$3.00 UNION POSTALE.$6.00 Edition Hebdomadaire : CANADA.$1.00 ETATS-UNIS .$1.50 UNION POSTALE.$2.00 LE DEVOIR Rédadtion et Administration: 43 RUE SAINT-VINCENT TE o 4 CJ n c3 § Dire#eur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE L CS MONTRKAti h' NES I ISTRATION : Main 7461 TION ; - Main 7460 a» i O ^ w » A BATONS ROMPUS UN CODE MALCHANCEUX Un code qui n’a vraiment pas de chance, c’est celui du bâtiment.11 a été établi, il y a nous ne savons plus combien de mois, par une commission d’experts; puis, comme il avait été rédigé en anglais, il est resté en panne plusieurs mois encore pendant qu’on en préparait la traduction française.Voici maintenant qu’il choppe sur une difficulté légale et que M.Laurendeau se demande s’il est bien, sous sa toilette actuelle, en état de subir le feu de la critique.Qu’on se hâte d’indiquer ses points faibles et d’en finir avec cette fastidieuse promenade.Il doit être assez facile de bâtir un code qui s’ajuste avec l’ensemble de nos lois, et la chose presse; car ce code du bâtiment affecte à la fois la sécurité et la santé des citoyens.C’est lui qui devra fixer, par exemple, les conditions sans lesquelles la ville ne permettra pas la construction de certaines maisons.Aussi bien, le code du bâtiment risque-t-il de heurter de si gros intérêts qu’il faudra, pour le faire aboutir sous une forme qui satisfasse complètement l’intérêt public, le concours de toutes les bonnes volontés.POURQUOI?On annonce que M.Meighen déposera devant la Chambre son projet de loi instituant les Caisses de Crédit et on exprime l’espoir que ce projet ayant été déjà amplement discuté, il ne devra pas être difficile de le faire immédiatement adopter.Nous nous réjouissons de cette nouvelle et il nous semble, en effet, que la question est mûre pour une solution rapide.Mais pourquoi, diable, a-t-on attendu aux dernières heures de la session, alors que les députés mettent déjà les morceaux doubles et préparent leur départ, pour déposer un pareil projet de loi?La chose est d’autant plus inexplicable que le gouvernement n’a aucune espèce d’intérêt à pousser à là dérobée ce texte de loi.On dirait que les ministres — et c’est une maladie qui ne sévit pas seulertient à Ottawa — ont tellement pris l’habitude de présenter leurs mesures à la dernière heure qu’ils ne peuvent s’en corriger, même quand ils n’y trouvent aucun profit.PLUS ÇA CHANGE.Le résultat du second tour de scrutin français confirme tout ce que nous indiquait, quinze jours avant l’élection, notre correspondant parisien, M.Denais.Rien ne ressemblera plus à la Chambre ancienne que la Chambre nouvelle.Il est assez probable que l’on fera de l’anticléricalisme à haute dose, bien que la partie la plus éclairée de la nation réagisse fortement contre cet état d’esprit.L’anticléricalisme reste le plus facile terrain d’accord des divers groupes de la majorité et il permet d’éviter des discussions par trop importunes.Il est assez probable aussi que l’attention générale se portera de moins en moins sur les choses du parlement.En tout cas, d’ici quelques semaines, le procès de Mme Caillaux intéressera beaucoup plus le public que les querelles électorales.On prête à M.Caillaux cette triple prophétie: D’abord, je serai réélu; ensuite, ma femme sera acquittée; enfin, dans six mois le Figaro m’aura réhabilité.La prmière partie de la prophétie s’est réalisée; en sera-t-il de même des autres?LE COUTEAU SUR LA GORGE On a beaucoup parlé des instituteurs non-diplômés de la Commission scolaire catholique d’Ottawa.M.Samuel Genest, président de la Commission, expose, dans une lettre au Droit, que les Frères des Ecoles chrétiennes qui se trouvent dans ce cas, outre la formation pédagogique reçue dans leur congrégation, ont subi avec distinction, il y a cinq ans, les examens du département de l’Instruction publique, qu’ils ont reçu depuis les compliments des inspecteurs et que, finalement, ils ont subi, en 1913, de nouveaux examens pour renouveler leurs brevets.Le gouvernement a refusé de tenir compte de ces examens tant que les Frères n’auraient pas accepté le règlement No 17, ainsi qu’en fait foi la lettre suivante, adressée par le sous-ministre de l’Instruction publique au principal de l’Ecole d’entraînement bilingue: “Quand les maîtres que vous RECOMMANDEZ se seront soumis au Règlement 17 et seront engagés par une Commission scolaire, qui leur permettra d'obéir au dit Règlement, alors nous prendrons en considération les examens subis et nous délivrerons les diplômes.” En d’autres ternies, quand vous vous serez engagés à contribuer à la dénationalisation de vos compatriotes, nous tiendrons compte de vos examens 1 et, dans 1 intervalle, on invoquera contre vous et ceux qui vous emploient l’absence des brevets que nous vous refusons, malgré votre compétence.Et cela se passe dans une province où les hommes publics ont toujours à la bouche les mots de justice et de fair play! ÇA GRATTE A lire le catégorique démenti qu’opposait à notre correspondant de Saint-Charles M.le député Lavallée, on aurait cru que tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes II paraît, s’il faut en croire le second démenti qu’au même correspondant M.Lavallée oppose dans YEvénement d’hier, que les choses ne vont pas tout à fait aussi bien.Dans sa lettre au Devoir M.Lavallée disait: “De même qu’il a menti en affirmant gus.je n’étais pas traité convenablement en ce qui regarde les intérêts de mon comté”; dans sa lettre à VEvènement, tout en s’estimant “heureux et honoré de travailler” avec le ministre des Postes et ses collègues “au développement du district de Québec” et de son comté “en particulier”, le même M.Lavallée écrit: “j’avoue qu’il m’arrive souvent de rencontrer des difficultés sérieuses, dans certain cas, à cause de la mauvaise volonté et du parti-pris d’une coterie d’irresponsables; mais je ne laisse pas d’espérer de réussir.” Il est évident que cela gratte quelque part.A CONSERVER Le Canada dénonce cette “frénésie de militarisme qui détourne tant de millions de notre argent — DONT NOUS AVONS TANT BESOIN AILLEURS — pour les dépenser en achats d'armes, de canons et de munitions.” Il faudra conserver cela pour le jour où l’on nous ressuscitera les deux escadres.Orner HEROUX.BILLET DU SOIR.HONNEUR A LA PROVINCE.On a beaucoup parlé du merveilleux pays de Chine, surtout depuis qu’il a changé son poétique nom d’Empire céleste, pour celui de République tout court.Ses révolutions, ses conspirations, ses intrigues politiques, ses lois draconiennes, enfin tout ce qui en a fait un pays civilisé, ont été longuement exposés.Nous avons pu apprendre, avec satisfaction sans doute, que ces barbares s’étaient vite assimilé les idées qui font l’honneur des blancs — ce sont les blancs qui le disent.Nous ignorions cependant le régime fait à la presse chinoise.Je dis bien, la presse chinoise avec un petit p, et je prie le lecteur de ne voir ici aucune malséante allusion.Voici, le gouvernement de la république chinoise jugeant dans sa sagesse que la presse doit être dirigée par des hommes sérieux, a décrété ; Primo : — Nul ne sera rédacteur, éditeur ou même imprimeur d’un journal, à moins qu'il n’ait au moins trente ans.On n’a pas fixé de limite cependant à Vautre extrémité de la vie et, si Vinconséquente jeunesse est bannie du journalisme, les vieux gâteux pourront y demeurer.C’est un peu comrrie chez nous.Secundo : — Les étudiants et les fonctionnaires ne pourront pas être journalistes.Voilà qui est tout à fait nouveau, mais ce n’est rien comparé à la troisième restriction qui suit : Tertio : — Les journaux ne devront pas critiquer le gouvernement sous peine de confiscation et d’emprisonnement de leurs rédacteurs, éditeurs ou imprimeurs.Tout ceci vous laisse peut-être indifférent : c’est que vous n’avez pas l’orgueil de votre province.Mais vous n’avez donc pas saisi que c’est chez nous, à Québec même, que Yuan Chi Kai est venu chercher son inspiration : son tertio, a été tout simplement inspiré par notre Sir Lomer Gouin lui-même en collaboration avec notre ex-juge Lange-lier.Et c’est ainsi, en dépit des dénigreurs, que nos idées parcourent le monde, vont mènie jusqu’en Chine.Max SOREL.POUR U NEUVIEME CROISADE LETTRE D’OTTAWA LA RARETEDÜ BOEUF Il n’est pas probable que le prix du boeuf diminue d’ici à quelque temps.C’est la rareté du bétail qui tient le prix aussi élevé.M.W.J.Kennedy, directeur du service agricole du collège d’Iowa, vient de revoir la statistique mondiale de l’élevage du bétail qui n’est pas encourageante.En France, depuis 1900, le bétail n’a augmenté que de 2 pour cent, soit juste le chiffre de l’augmentation de sa population.L’Australie fst à peu près le seul pays dont le bétail riit augmenté considérable- ment,—40 pour cent.Le Canada constate une forte augmentation aussi, 35 pour cent, mais elle est absorbée par l’augmentation de sa population, — 20 pour cent, — et aussi par l’énorme diminution du bétail américain qui a été de 32 pour cent depuis 1907, pendant que la population de la république voisine augmentait de 10 millions.Ajoutons que l’admission en franchise du boeuf aux Etats-Unis, contribue à diminuer les troupeaux canadiens.Nos cultivateurs ont donc tout intérêt à faire l’élevage du boeuf.• G.D.LE TRAMWAY .J/EMPORTE Le syndicat propriétaire du tramway de Halifax vient de remporter une première victoire à l’assemblée législative de la Nouvelle-Ecosse.Par une majorité de six, celle-ci a voté le projet de loi capitalisant la Nova Scotia Tramway Go.à douze millions pour acquérir des propriétés valant la moitié de cette somme.La différence sera le profit des promoteurs.Les choses semblent s’être passées comme à Québec lors de la constitution de la Montreal Tramway Co.et c’est aussi le même syndicat à peu près qui veut faire à Halifax ce qu’il a fait ici.Le gouvernement a pris fait et cause pour la compagnie, en dépit de l’hostilité de l’opinion publique qui s’est manifestée avec éclat.Il a perdu deux de ses partisans dans la bataille dont l’un représentant la cité de Halifax, mais le premier ministre, M.Murray, malgré ses déclarations antérieures qui jurent avec son attitude présente, a tellement pesé sur les autres, qu’il a conservé l’avantage aux promoteurs.Il reste à savoir ce que fera le Copseil législatif.Les adversaires du monopole ont cependant peu d’espoir de ce côté, car le gouvernement fait de l’affaire une question de parti, — comme à Québec./ J.D.- iTI t W - UNE BONNE REFORME Le Canada revient brièvement ce matin sur les défauts de notre loi des élections contestées.“L’homme public, dit-il, qui s’attachera, quelque jour, à rendre plus rigoureuse la loi des contestations et â empêcher qu’on en joue ainsi à son bon plaisir, fera cesser un état de choses vraiment déplorable et dont l’effet sur l’électorat est démoralisant.” Il n’y a pas que cela qui ait un effet démoralisant sur l’électorat.Tout de même ce serait une bonne reforme que d’amender la loi de façon à empêcher qu*u$ député représente deux comtés durant tout un parlement ou qu’il conserve un mandat obtenu par la fraude.Vous connaissez cette jolie page de La Douce France de M.René Bazin, adressée aux tout-petits de là-bas : “On vous a dit que les Croisades furent au nombre de huit Gela est vrai, car il n’y en a que huit qui soient terminées, mais la neuvième a commencé tout de suite après la huitième, et elle continue.” Et ceux qui forment la nombreuse armée de la chevalerie nouvelle, ce sera, d’après l’écrivain, tous “ceux qui combattent par la parole et par la plume, par le sacrifice, par la prière, par l’exemple”, pour que soit "maintenue à jamais, la doctrine de noblesse, de justice et d’amour”.Ne sont-ils pas de cette neuvième croisade les petits Canadiens-français d’Ontario dont M.Héroux nous racontait ici-même, l’autre jour, la récente histoire, plus belle qu’une Enfance de trouvère ?Bien des acclamations de fierté, j’en suis sûr, ont dû s’en aller vers ces petits héros de notre race qui viennent nous endre le culte du “panache” cT wVüleur.Mais, parmi tous les exploits de cette chevalerie enfantine, me permettra-t-on de le dire?je n’en sais pas de plus surnaturellement beau que celui des enfants de M.l’abbé Beaudoin, le curé de Walkerville.Le matin même du jour où s’ouvrait à Ottawa le dernier congrès de l’Association d’Education, les enfants de la paroisse de Walkerville s'approchaient en corps de la communion.C’était leur manière à eux de venir à la rescousse de la petite école française.Je me trouvais dans la salle du congrès quant fut lue la lettre du curé Beaudoin, porteuse de cette nouvelle.Aux applaudissements frénétiques qui saluèrent le geste, aux regards mouillés qui, dans une minute d’émotion intense, s’échangèrent entre tous ces pères de famille, chacun put se rendre compte que, dans l’intérieur des âmes, venait dé vibrer la fibre profonde.Je me suis demandé l’autre jour s’il n’y avait pas là, dans ce fait, l’indication du champ de bataille où il faut diriger tous les enfants de la province opprimée Je me suis pris à rêver d’une communion annuelle, faite le même jour, de tous les petits héros qui veulent continuer de monter la garde autour de leur école.Ce serait comme une sorte de grande revue générale de tous les petits chevaliers de 1$ neuvième croisade, devant le Sacré-Coeur.L’heure se fait plus sombre.Dans quelques jours la question scolaire ontarienne se débattra devant les tribunaux.Le moment n’est-il pas venu de tenter une intervention suprême auprès de Dieu ?J’expose donc mon projet à nos amis de là-bas, avec la pensée fraternelle qui me l’inspire et comme a dû le suggérer à bien d’autres l’héroïsme contagieux de la croisade ontarienne.¦w # * L’une des plus heureuses pensées des défenseurs de l’école bilingue dans Ontario, ce fut peut-être d’associer à la lutte l’armée des petits enfants.Par cette tactique, nos compatriotes devaient ajouter à la beauté et à la force de leur droit moral.Ils ont offert au monde un spectacle que Montalembert évoquait un jour magnifiquement à la tribune, spectacle qu’il appelait “le plus grand et le plus consolant dans l’histoire du monde”, et qui est celui “des embarras de la force aux prises avec la faiblesse”.C’est pour que l’on maintienne encore en ligne de bataille l’effectif de la jeune armée que nous écrivons aujourd’hui.Il faut que les persécuteurs endurent un peu plus chaque jour le chà-timenl de leur infamie.C’est le droit de la justice opprimée de châtier ainsi la tyrannie.Ces gens-là ne méritent pas de se battre contre des hommes.Imposonsdeur de se battre contre de petits enfants.* 4* Dans nos luttes qui pourraient être encore bien longues, une oeuvre qui doit nous tenir à coeur n’est-ce pas celle de la formation des recrues ?Je l’écrivais, il y a deux ans.à propos du Denier Scolaire de la Langue Française: “Voulons-nous que la génération prochaine grandisse avec la fierté de son sang?Faisons qu’elle aille son chemin sous la protection de grands souvenirs”.Il importe, ajouterai-je avec Maurice Barrés, que nos enfants “se comprennent comme un mot dans une phrase commencée, comme la minute d’une chose immortelle”.Mais, à cette fin, quoi de meilleur pour faire communier ceux qui viennent après nous à l’âme de l’histoire, à l’âme de la race, que de les faire communiçr d’abord au Christ dont la foi est le premier élément de l’âme nationale ?Lui, plus que tout autre, avivera dans ces coeurs jeunes la flamme des énergies sacrées.On connaît l’axiome eucharistique: “Semez des hosties et vous récolterez des héros 1” * Et les parents?les humbles ou-jvriers, les petits bûcherons, les pe-' tits colons des régions à peine ou-; vertes, eux qui ont tant besoin d’avoir du coeur, eux qui doivent déjà prélever sur leur maigre budget la subsistance de la petite école cathodique et française, ne doivent-ils pas être aidés par l’action religieuse de •leurs enfants?Avec le retour à la j maison des petits communiants, |e’cst un peu de variance surnatu-| relie, ce nous semble, qui rentrera !dans les pauvres foyers.Les parents se sentiront Pâme plus intré-ipide.quand en baisant ce matin-là j’«Hirs petits au front, ils verront r slier dans leurs yeux la flamme de l’héroïsme divin.Et nous pouvons espérer mieux.Il est à présumer que beaucoup de mères, — et pourquoi pas beaucoup de pères?— se mettront en route derrière les longues et entraînantes théories des jeunes communiants.Et comment tous ces humbles pourraient-ils ne pas s’en revenir réconfortés quand ils auront mangé le pain qui alimente et fait vivre éternellement le courage, le dévouement, l’abnégation, tous les nobles sentiments du coeur humain?Cette communion annuelle, nos frères d’Ontario devraient l’établir, quand ce ne serait que pour faire, à tous les groupes de la race, la charité d’une peu de vaillance catholique et française.Nous sommes restés capables de nobles mouvements.Mais nous avons besoin d’être ébranlés.Il nous faut, qu’on nous pardonne le mot, de fréquentes injections d’héroïsme.Nos frères d’Ontario nous feraient donc une suprême charité en continuant par des manifestations de cette nature leur lutte émouvante.Qui sait?Je me dis que là-bas dans l’Ouest, plus près de nous dans l’Acadie, où il y a de petits peuples blessés, où l’on~ a besoin des mêmes forces parce que l’on doit souffrir les mêmes douleurs, je me dis que dans ces petites .patries où le dévouement aux "intérêts supérieurs reste encore une vertu de tous les jours, le geste d’Ontario trouvera naturellement des imitateurs.Je me dis même que Québec, Québec qui est le coeur de la race et qui paraît s’en souvenir un peu mieux chaque jour, Québec où toutes les souffrances françaises auront maintenant leur retentissement, Québec voudra sans doute marcher avec les autres et resserrer une fois de plus le lien infrangible de la solidarité nationale.* * # Catholiques, nous ne pouvons oublier les vérités de la foi qui a vaincu le monde.Le triomphe, allons le demander à Celui qui le tient dans sa main.La meilleure défense, c’est encore de constituer l’hostie sainte gardienne de la langue et de la foi sur les petites lèvres françaises.Oui, qu’elle se lève la nombreuse armée de nos petits communiants.Qu’elle se lève de partout, si Dieu le veut; et partout l’on regardera défiler les petits bataillon blancs, avec des larmes dans les yeux et des résolutions plus héroïques dans la volonté.Jamais cause n’aura été si noblement défendue, jamais peuple opprimé n’aura été plus digne de la victoire.Car votre geste, ô petits héros de la neuvième croisade, plus sûrement que le geste du semeur, s’élargira jusqu’au ciel.Abbé L.A.GROULX.AUTOUR DU HOME RULE Des conférences entre les chefs libéraux et unionistes au sujet du Home Ruie, il n’est apparemment résulté rien de pratique.L’anxiété, au dire des dépêches de Londres, ne fait que croître d’un coté comme de l’autre.La presse ministérielle demande que le bill soit voté tel quel en troisième lecture et envoyé à la chambre des lords.Les journaux nationalistes approuvent cette procédure tout en redoutant de nouvelles concessions.M.Redmond nie qu’on lui ait adressé des protestations contre toute idée de compromis nouveaux, mais il est évident que l’opinion irlandaise est inquiète et qu’elle surveille attentivement ce qui se passe.Pour l’instant, la solution préférée des ministériels semble être d’amener les unionistes à voter le bill dans sa forme actuelle et d’étudier ensuite un projet d’amendements relatifs à l’Ulster.Cela ne serait qu'une solution temporaire et peut-être dangereuse pour les nationalistes.M.Redmond consentira-t-il ?On ne peut toujours pas l’accuser de trop parler.Depuis un an, c’est à peine s’il a ouvert la bouche publiquement une dizaine de fois, et rien de ce qu’il a dit ne ressemble à la provocation.Aux menaces de Car-son, il a répondu par le silence.Plusieurs de ses amis le trouvent même trop pacifique.Confiant dans le succès final, il ne veut évidemment rien faire ou dire qui pourrait éloigner davantage les factions du peuple irlandais qu’il lui faudra peut-être unir si l’Irlande obtient son parlement.L’un des organes les plus influents d’Irlande suggère aux Unionistes de voter le bill du Home Rule dans sa forme actuelle, après quoi Carson et Redmond s’entendront pour faire l’union du sud et du nord de l’Irlande.Dans ces conditions, ajoute-t-il, on ne sait jusqu’où les nationalistes iront pour faciliter un règlement à l’amiable de la difficulté présente.Il est peu probable que Carson ae-cepte cette suggestion.Il est vrai que de part et d'autre le nombre des députés augmente qui, fatigués de la lutte ou effrayés des conséquences qu'elle peut avoir, manifestent de plus en plus le désir d’en finir, mais il est difficile de croire que l’exaspération de l’Ulster permette un dénouement aussi heureux.Les dernières nouvelles indiquent plutôt le succès de Carson qui obtiendrait l’exclusion complète de l’Ulster.Reste à savoir ce que Churchill, Lloyd Georges et Redmond pensent de cela.P.LAUZON.Les séances longues.— L’affaire de la Farmers Bank.— D’autres sénateurs pour VOuest Ottawa, 11.— La Chambre inaugurait aujourd’hui les séances du matin.Dorénavant, de onze heures du matin à minuit ou une heure de la nuit, les députés seront au travail; ils auront deux heures de répit pour le déjeuner, et deux autres heures pour le dîner.C’est la dernière étape de la session; elle sera ardue.D’habitude, elle se prolonge pendant trois ou quatre semaines.Ce matin, donc, la Chambre, de onze heures à une heure, parlait d’un projet d'augmentation du nombre desesénateurs de l’Ouest.Cet après-midi, il était surtout question du remboursement de la somme de douze cent mille piastres aux déposeurs de la Banque des Agriculteurs (Farmers Bank) en déconfiture depuis plusieurs mois.Et.ce soir, étude de plusieurs bills, dont celui des terres fédérales.L’événement de la journée, c’est la dénonciation, par un député conservateur, M.Nickle, suspect d’indépendance modérée, du projet de remboursement des sommes mises en dépôt à la Farmers Bank, et l’adhésion d’un député libéral, M.Duncan Ross, à cette proposition d’indemniser les déposeurs.LES SÉNATEURS DE LA COLOMBIE ANGLAISE Il y a de ce temps-ci au feuilleton de la Chambre quatre projets de lois de M.Borden, à l’effet d’augmenter de deux sénateurs la représentation de chacune des nouvelles provinces du Canada, — la Saskatchewan et l’Alberta, — ainsi que celle du Manitoba, et de trois celle de la Colombie-Anglaise, à la Chambre Haute.A l’heure présente, il y a au Sénat 24 sénateurs du groupe des Provin-ces-Maritimes, 24 du groupe du Québec, 24 du groupe de l’Ontario et 15 du groupe de l’Ouest.M.Borden voudrait porter à 24 la représentation totale de cette dernière région à la Chambre Haute.L’Alberta et la Saskatchewan ont chacune 4 sénateurs; et une clause spéciale, insérée lors de leur entrée dans la Confédération, statue que, après le recensement décennal de 1911, elles devront en avoir chacune 6.De même, M.Borden voudrait en donner 6 au Manitoba, — il n’en a aujourd’hui que 4, — et 6 à la Colombie, — elle en a 3 seulement.Mais il y a un empêchement pour ces deux dernières provinces, affirme l’opposition, et avec elle, quelques parlementaires d’expérience, en matière d’interprétation des lois constitutionnelles canadiennes.Il aurait fallu, selon ceux-ci, que VActe de l’Amérique Britannique du Nord statuât clairement le droit, pour le parlement canadien, de majorer ainsi, en aucun temps, le chiffre des sénateurs pour ces deux provinces, entrées dans la Confédération il y a plus de 40 ans.L’absence de tout texte clair à ce propos, selon M.Laurier et d’autres parlementaires, rend inconstitutionnel le projet d’accroissement de représentation au Sénat, quant à la Colombie et au Manitoba.C’est autre chose, pour la Saskatchewan et l’Alberta; le bill d’autonomie de 1905, constitution de ces provinces, est catégorique, sur ce point.M.Borden s’est heurté à cette théorie respectable de M.Laurier, il y a quelques semaines, à propos de la représentation manitobaine au Sénat.Aujourd’hui, il se heurte au même obstacle, quant à celle de la Colombie.M.Laurier propose, avec beaucoup d’opportunité, que les deux Chambres, — Communes et Sénat, — adoptent une résolution conjointe, dans le but de demander au parlement impérial, qui seul peut amender la constitution canadienne, de décréter la formation, pour l’Ouest, d’un groupe de 24 sénateurs, similaire aux trois groupes des Provinces Maritimes, du Québec et de l’Ontario.Le premier ministre admet le bien-fondé de cette suggestion; et le bill relatif au chiffre des sénateurs de la Colombie Anglaise subit la seconde lecture, pro forma.M.Borden doit ces jours-ci conférer avec M.Laurier, au sujet de la formation du groupe de 24 sénateurs pour l’Ouest, dont (i pour chacune des provinces de par-delà le lac Supérieur L’AFFAIRE DE LA FAR.perdu leur argent confié à une banque canadienne.Il s’agit, en l’espèce, aujourd’hui, de voter $1,200,-000 pour indemniser les déposeurs de la banque ontarienne, la Farmers Bank, faillie en 1910, avec un actif de $385,000 et un passif de $1,550,-000.Ce projet du ministère rencontre de l’opposition à droite même, et de l’approbation jusque dans les rangs de la gauche.Et M.Nickle, conservateur, semble avoir raison, quand il dit qu’un tel bill est “une législation des plus pernicieuses et des plus vicieuses”.Voici d’abord les faits en quelques lignes.Il y a quelque cinq ou six ans, un soi-disant banquier de l’Ontario, Travers, fondait, dans la région rurale la plus riche de cette province, une banque dont la plupart des actionnaires étaient des agriculteurs prospères.Au moyen de méthodes frauduleuses, Travers obtint du bureau du trésor, à Ottawa, l’autorisation de faire des affaires de banque, avec ses associés, sous le nom de la Farmers Bank.En 1910, après quelques mois d’opérations, cette institution tombait 'en déconfiture; le président, Beattie Nesbitt, prenait la fuite; l’administrateur général, Travers, subissait sou procès aux Assises Criminelles et recevait un arrêt le condamnant au bagne pour une dizaine d’années; et les liquidateurs chargés de tirer au net l’actif et le passif de la Farmers Bank constataient que, la double responsabilitée des actionnaires escomptée, il restait, pour rencontrer les dettes de l’institution, au total de $1,550,000, un actif brut de $385,000, dont $150,000 réalisables à longue échéance seulement.Les déposeurs de cette banque ont donc perdu la somme approximative de $1,200,000.Qui plus est, en 1911, les conservateurs demandèrent à l’administration Laurier une enquête sur les circonstances dans lesquelles Travers obtint un permis d’opérer, au nom de la banque aujourd’hui en déconfiture.Ils prétendirent que M.Fielding, ministre des finances en ce temps, n’avait pas entouré de précautions nécessaires l’octroi de ce permis.Et ils l’en blâmèrent vertement.Aux élections de 1911, un certain nombre de candidats conservateurs, dans la région aïitarien-ne la plus atteinte par le krach de la Farmers Bank, promirent, si leur parti obtenait le nouvoir, de s’employer au dédommagement des déposeurs intéressés.Ils furent élus, leur parti gagna la victoire.et le ministère veut aujourd’hui racheter la parole donnée par ses gens, en 1911.Pour cela, le ministère Borden a commencé par charger sir William Meredith, premier magistrat de l’Ontario, de faire enquête sur toute l’affaire de la Farmers Bank.Celui-ci, dans son rapport, conclut que Travers a obtenu le permis d’opération de cette banque “au moyen de représentations fausses et frauduleuses”, et après que le ministre des finances canadiennes, M.Fielding, eût été averti, par des personnes d’une honnêteté et d’une intégrité hors de doute, du caractère hasardeux de l’entreprise de Travers, et de son insolvabilité manifeste.C’est sur ce rapport que le ministère Borden se fonde pour con-elure à la nécessité d’indemniser les déposeurs de la Farmers Bank.LA VERSION DE CHACUN MERS BANK C'est la première fois, depuis la Confédération, qu’un ministre des finances propose aux Communes de rembourser les déposeurs qui ont Tout un débat s’est engagé aujourd’hui à ce propos.La droite, par l’entremise de MM.White, ministre des finances, Burnham et Hugh Clarke, députés, affirme que le rapport Meredith démontre à l’évidence le manque de précautions prises par M.Fielding, quand il s’est agi de donner un permis d’opérer à la Banque des Agriculteurs; et, partant, l’Etat, ayant induit les déposeurs de cette institution à y confier leur argent à Travers, Nesbitt et autres, il doit être responsable, et de la négligence de son ex-ministre des finances et de l’ancien bureau du trésor, et doit être aussi coup tenu responsable du remboursement des sommes déposées à cette pseudo-banque.“S’il y eût eu enquête raisonnable, par le bureau du trésor.quand Travers demanda un permis d’opérations, dit M.White, l’Etat aurait alors constaté que Travers se parjurait, que sa déclaration disant que cette institution avait un capital-actions souscrit et pavé de y*.* {Suite à la page 2) \ '*W' 2 LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI, 12 MAI 1914 VOL.V.— No.110 CHRONIQUE RELIGIEUSE LETTRE D’OTTA WA (Suite (Je la 1ère page) ROME ET LE MONDE $250,000.était fausse, et que la somme fie $250,000 déposée eommc produit de ce paiement avait été obte- LE SACRE COLLEGE nue par l’escompte de billets pro-missoires.Ces circonsta Par suite de la nomination des treize nouveaux cardinaux, voici l’état actuel du Sacré Collège, au point de vue des nationalités: 34 Italiens, 7 Français, 6 Autrichiens-Hongrois, 5 Espagnols, 3 Anglais ou Irlandais, 3 Américains des Etats-Unis, 2 Allemands, 1 Belge, 1 Brésilien, 1 Hollandais, 1 Portugais, 1 Canadien.Soit un total de 65; mais il faut ajouter le cardinal réservé “in petto , de sorte qu’il n’y a plus que 4 chapeaux vacants sur le nombre total de 70- Au point de vue des Ordres religieux représentés dans le Sacré Collège, nous trouvons 3 Bénédictins (du Mont-Cassin, de Hongrie et d’Angleterre), 2 Frères Mineurs, 1 Jésuite, 1 Carme déchaussé, 1 Ermite de Saint-Augustin, 1 Rédemptoriste.an de, et ce J qu bien fait.Ceci ne crée pas un GRATITUDE Les Religieuses et les Elèves de Nazareth veulent témoigner leur gratitude à une bienfaitrice insigne, Madame J.D.Rolland, en chantant dans leur chapelle, une grand’messe pour le repos de son âme, mercredi le 13 courant, à 8 heures du matin.Les Dames Patronnesses sont gracieusement invitées à y assister.UN PRETRE AVEUGLE Baltimore, Md.12.— Pour la première fois dans l’histoire de l’Eglise catholique, aux Etats-Unis, un aveugle sera fait prêtre, le mois prochain, au collège de Woodstock, près de cette ville, si la prière des cardinaux O’Connell ct Gibbons au Saint-Père est exaucée.Une dispense spéciale sera demandée pour Henry Wessling, de Boston, avant le consistoire; cet ecclésiastique a perdu la vue, il y a plusieurs années, dans une explosion de matières chimiques au laboratoire du Canisius College, à Buffalo, où il était professeur.Malgré la perte de la vue, Henry Wessling a poursuivi ses études théologiques avec grand succès; il fait partie de la Société de Jésus (Jésuites) depuis quatorze ans.A L’HOPITAL NOTRE-DAME Le mercredi, 13 du courant, à 3 heures p.m., aura lieu à l’Hôpital Notre-Dame, une assemblée très im portante à laquelle sont cordialement invitées toutes les patronnesses de l’institution.MORT DE M.OCTAVE DROUIN Le bureau du protonotaire a été plongé dans le deuil, hier après midi, par la mort subite de M.Joseph-Octave Drouin, assistant-protonotaire.M.Drouin était né en 1860.Il fit ses études à l’Ecole Normale, sous la direction des abbés Verreau et Chandonnet.Après quoi, il alla à l’Université Laval, où il fut reçu avocat.Admis au barreau en 1881, il pratiqua seul pendant un grand nombre d’années, puis comme membre de la société légale Goulu, Lemieux et Martineau.11 fut fait Conseil du Roi en 1006.Forcé après une longue maladie d’accepter la position d’assistant-protonotaire, ses brillantes qualités en tirent l’esprit du bureau de ce fonctionnaire.Son pupitre aux plumitifs était sans casse assiégé par le jeune barreau et aussi par les avocats plus âgés qui y venaient chcr-t ber une solution sur un point de procédure ou de droit.Nul, probablement, ne le regrettera plus profondément que les membres du comité d’études préparatoires à l'admission à la pratique et formé de lui-même et de l’honorable juge Thomas Fortin et de MM.H.Gérin-Lajoie et J.A.David.M.Drouin était très estimé auprès de ses confrères qui savaient apprécier sa facilité à démêler les difficultés les plus compliuces.Ses plaidoiries et certains de ses fac-tums, en Cour d’Appel, sont de véritables traités qui ont quelquefois provoqué un changement dans la jurisprudence antérieure.Le défunt laisse une veuve et trois lilies, à qui nous adressons nos vives sympathise._________________ onstanccs dévoilées, la banque n’aurait pu faire d’affaires; le public n’aurait donc pas été induit en erreur.Travers n’aurait pas été administrateur général, et personne n'aurait perdu un seul sou.L’Etat est responsable de la négligence commise par l'ancienne administration, et il solde une dette d’honneur.Il paiera directement les déposeurs, à même les $1,200,000 qu’il dema sera précédent, quant au remboursement des déposeurs dans d’autres banques canadiennes en déconfiture ; car, dans ce cas présent, il y a eu négligence du bureau du trésor même, non pas seulement malhonnêteté de directeurs de l’institution en déconfiture.” De son côté, M.Burnham, enclin au philosophisme, s’exclame: “Le parlement canadien ne doit pas permettre que ceux qui ont compté sur l’honnêteté et l’intégrité d’une institution dont l’Etat se porte en fait caution, puisqu’il lui donne l’existence et lui permet de faire des opérations de banque — souffrent une perte pécuniaire dont personne ne pourrait les indemniser.L'Etat a garanti, qu’il paie!” Par ailleurs M.Hugh Clarke dit : “Les déposeurs de la Farmers Bank ont cru, en confiant leur argent à cette institution, le mettre en sûreté, avec la garantie de l’Etat.Le bureau libéral du trésor, quand il a donné un permis d’opérations à cette banque, a fait l’erreur initiale, cause de la perte d’argent subie par les déposeurs.Ces derniers ont un droit indiscutable au remboursement, l’Etat est responsable de Pacte de ses gouvernants, lors de la commission de cette erreur, qu’il indemnise les intéressés!” Ce n’est point l’avis de la gauche.Et d’abord, dit M.Laurier, le bureau du trésor et l’ex-ministrc des finances, M.Fielding, n’ont commis aucune négligence.“M.Fielding a peut-être fait une erreur de jugement, il n’a certes pas négligé son devoir, en la matière ; et l’on ne saurait le lui reprocher,” conclut M.Laurier, pour la défense de son ancien collègue.Et puis, dit M.McLean, de Halifax, le rapport Meredith établit au net que Travers seul, par son administration criminelle des affaires de la banque, a causé la perte subie par les dépo-seurs ; elle est nullement due à un manque d’honnêteté de la part du bureau du trésor fédéral.Au surplus, dit M.Guthrie, il appert que ce dédommagement des déposeurs ne se fera que sur la promesse de ceux-ci aux actionnaires de l’institution en déconfiture de leur céder 30 pour cent du paiement fait par l’Etat, — affirmation niée par M.White, disons-le tout de suite.“Mauvais précédent, que ce remboursement," dit M.Lemieux.” Les déposeurs des banques Ville-Marie et Saint-Jean ont presque tout perdu leur argent, et (Cependant l'Rtat ne les a pas indemnisés.Comment expliquer l’affaire de la Farmers Bank aux déposeurs lésés par la ruine des deux autres institutions ?Il n’y a pas de différence, sauf que, dans un cas, il s’agit d’amis politiques de l’Ontario, et, dans l’autre, de bra-gens du Québec, auxquels les sours des deux banques de Québec dont a parlé M.Lemieux.Je ne vois pas, si l'on rembourse ceux de la Farmers Bank, pourquoi l’on refuserait d’indemniser ceux de la Banque (ta Peuple et de la Banque de Saint-Jean.Il ne doit pas y avoir un loi pour le Québec et une autre pour l’Ontario.Quant à moi, j’ai étudié l’affaire à ford, et j’en suis arrivé à cette conclusion que ce n’est pas la faute du bureau du trésor ni de l’administration libérale si la Banque des Agriculteurs a culbuté.C’est de la faute de Travers seul.Je voterai donc contre la proposition de rembourser les déposeurs de cette institution.Et j’en parle à mon aise ; car, pour ma part, je suis détenteur de deux coupons du capital-actions de la Farmers Bank.” La motion préliminaire au projet de loi décrétant le remboursement par l’Etat des sommes déposées à la banque subit l’épreuve du comité ; il l’adopte.11 y a aussi première lecture du projet de loi.La discussion à ce sujet se poursuivra lors de la seconde lecture de cette mesure.M.Nickle ne sera pas le seul conservateur 'à voter à l’encontre de son adoption définitive ; il est presque certain que deux ou trois autres membres de la droite suivront son exemple, et avec raison.On dit, par contre, le ministère assez peu soucieux du sort que cette mesure pourrait rencontrer au sénat.Un ministre aurait même dit dans l’intimité : “We hope that the Senate kills it.” — “Espérons que le sénat refusera d’approuver ce bill.” Mais si le sénat allait faire au ministère la méchante plaisanterie de l’adopter, certains ministériels seraient bien embarrassés d'avoir à se défendre, auprès de leurs électeurs, du reproche d’avoir voté $1,-200,000 pour indemniser des déposeurs lésés dans l’Ontario, et de ne pas avoir voulu en agir aussi généreusement avec ceux des banques Ville-Marie et Saint-Jean, clans le Québec.Car on peut être sûr qu’il se trouvera quelqu’un pour demander le dédommagement de ceux-ci, si ceux-là l’obtiennent maintenant.LA SEANCE DU CONSEIL LES ECHEVINS ADOPTENT SANS DISCUSSION TRENTE - TROIS RAPPORTS DU BUREAU COMMISSAIRES.— LE DE CONSTRUCTION.DES CODE Ainsi que le faisait prévoir 1 assemblée préliminaire du conseil hier matin, trente-trois rapports ou i- .«ccoii-ps ont été bureau des commissaires acceptés en séance régulière sans discussion oiseuse.Le maire suppléant, M.Letourneau, occupait le fauteuil; M.Mar- tin n’a fait qu’une,très brève apparition saluée par les applaudissements de l’assistance.Son indispo- FIN DE JOURNÉE vos conservateurs n’ont pas pensé à remettre leurs épargnes perdues par des banques qui avaient, elles aussi, obtenu des permis d’opérations du bureau du trésor canadien.” Un autre député oppositionniste s’écrie : “Le gouvernement ne tente-t-il pas là de tenir une promesse faite à des amis politiques, à une heure critique -V’ LES RECALCITRANTS Pour conclure, il y a MM.Ross (Middlesex), libéral, et Nickle, conservateur, qui ne sont pas de l’avis de leur parti respectif.M.Ross votera pour le projet de remboursement aux déposeurs.Mais il va plus loin que n’importe lequel des députés ; il veut aussi le dédommagement des actionnaires de l'institution ruinée.“Les déposeurs n’ont pas été les seuls lésés en l’affaire les actionnaires mêmes causes que les déposeurs.Le les Le reste du jour, la Chambre étudie entre autres bills la refonte de la loi des terres fédérales.Au cours du débat, sur ce sujet, M.Roche rassure M.Lemieux, inquiet du sort de la réserve indienne de Caughna-waga, près Montréal, où plusieurs familles descendant des Iroquois vivent depuis 1680, au temps de Louis XIV.Les Indiens de Caughna.waga n’ont rien à craindre, dit le ministre.Puis il y a, entre autres projets de lois passés au crible de la critique, une mesure de M.Burrell d’après laquelle l’Etat aura le pouvoir- de réglementer et de surveiller à son gré le fonctionnement des entrepôts frigorifiques.Assez longue discussion à ce sujet ; mais elle ne révèle rien de bien neuf.Des députés font valoir que ces entrepôts n’ont rien fait pour la diminution du coût de la vie, qu’ils l’ont même accru.D autres les défendent de cette accusation.L’Etat obtient le pouvoir de réglementa tion, quoique certains députés vou .Iraient que la loi nouvelle définît tout de suite ce que seront les règlements.“Le ministère y avisera selon les circonstances,” dit M.Burrell.C’est plutôt vague.Mais l’adoption de ce projet de loi est un progrès, si faible soit-il.Mardi, la résolution relative a l’assistance que l’État se propose de donner au Nard-Canadien, afin que celui-ci puisse parachever son réseau transcontinental.Le débat sera long et assez intéressant d’abord.Mais il s’attardera bientôt dans un tel fouillis de chiffres que la masse des députés et des gens s’y per (Iront.Mardi, dernière heure.— Le gouvernement vient d’annoncer le pro gramme de la journée.; il ne sera pas encore aujourd’hui question de l’affaire du Nord-Canadien, en dépit de l’intention du ministère, rendue publique la semaine dernière d’en venir à ce sujet dès le coin mencement de cette semaine-ci.La journée se passera donc à étudier ;| des projets de loi d’importance re-ont souffert des!lative, dont il s'agit de débarrasser ont sou,tei1 ne consentiraient pas à payer.Tl ne donnera pas de noms parce qu’il n’a pas encore de faits certifiés, mais il sera en état de porter des accusations spécifiques dans quelques jours.M.Côté répond que ses ordres sur ce point sont formels.Il a recommandé instamment à M.Ja-nin d’employer de préférence des contribuables de Montréal et il mettra M.Janin au courant de ce que l’on rapporte sur le compte de ses sous-ordre.Un rapport de M.l’avocat en chef de la ville au sujet du nouveau code de construction préparé, il v a un an, au coût de six mille dollars, a déplu à M.Lapointe.Ce rapport dit en substance qu’il est difficile de se prononcer sur la légalité des règlements de construction, qui sont embrouillés, et qu’il n’y comprend rien.M.Lapointe a demandé le renvoi de ce rapport au bureau des aviseurs légaux, leur demandant de dire carrément par un oui ou par un non si on peut adopter ce code.Le leader du conseil fait remarauer que ce projet de loi a été pendant un an devant les avocats de la ville, qui devraient savoir qu’on neioue nas avec un règlement qui coûte à a ville une somme aussi considéra-ble.Ainsi nue le “Devoir” le disait hier après-midi, les opinions de Mes Laurendeau et Atwater sur la légalité des commissions formées par le ennseil ont été référées au comité de législation.Suivant la ligne de conduite qu’il avait prise au caucus- le conseil a approuvé le vote de *29.000 pour l’aménagement de terrains de jeu à condition que le bureau des commissaires nomme un adjoint à M.Black, et que celui-ci soit sous la dépendanco du surintendant des parcs, M.Bcrnadet.PETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTES APPRENTIS BARBIERS demandés, méthode moderne.Système Moler, établi depuis 22 ans.Quelques semaines suffisent.Outils donnés gratuitement avec le cours.Positions assurées.Cours spécial du soir.bad.Molers Barber College, 6^D.Boulevard St-Laurent.Montréal.3J-b CHARPENTIERS.On demande des charpentiers a 30o de l’heure.S'adresser à 710 rue de la 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DEMANDE QU’UN EMPRUNT DE $600,000 SOIT SOUMIS A L’APPROBATION DES CONTRIBUABLES.Une pétition signée par seize électeurs a été présentée, hier soir, au conseil municipal de Lachine.Cette pétition demande qu’un emprunt de $600,000 pour différents travaux municipaux soit soumis au vote populaire.Un grand nombre de citoyens ont assisté à cette séance.Le maire et la plupart des éche-vins adressèrent la parole à l’assistance.Apris quelques* délibérations, le conseil décida de se rendre à la demande des électeurs, et jeudi le vote de tous les électeurs sera pris sur cette question d’emprunt.Cet argent serait employé à améliorer les systèmes de l’aqueduc, du drainage, de l’éclairage électrique, à paver la rue Saint-Joseph, à ouvrir et à macadamiser plusieurs autres rues, à élever des édifices municipaux ; bureaux, postes de pompiers et de police, etc.Le tout nécessite un emprunt de $600,000.Presque tout le conseil est en faveur de cet emprunt.La séance d’hier soir était présidée par le maire Rothwell.STENOGRAPHE.On demande une jeune fille sachant parfaitement le français et l’anglais et ayant plusieurs années d’expérience comme sténographe.Inutile d’écrire sans posséder les qualifications nécessaires.Bon salaire sera payé à une personne compétente.S’adresser par lettre à J.N.C., Boîte 750, Montréal.110-3 BELANGER & BELANGER, (Léan-dre et Adrien), 30 Saint-Jacques.Main 1859.Rs., 240 Visitation.Prêts sur hypothèque, achats de créances.MEDECINS Dr.M.LEMOYNE 257 SHERBROOKE EST (Près Saint-Denis) Maladies des yeux, oreilles, nei, gorge, larynx.Tél.Est 4550 À LOUER Diplômé en hysrlène Pub.Dr.J.N.CHAUSSE A LOUER.Boutique, 20 x 30 pieds, dans quartier Saint-Henri.S’adresser, 489 x’ue Saint-Antoine.Tél.Uptown 4797.SPECIALITE : Voies urinaires, maladies de la peau.Heures t 12 à 2 p.m., t à S p.m.Tél.Saint-Louis, 4826, 1333 Ave.Dclorimler, coin Mont-Royal.CHAMBRE A LOUER.Rue Saint-Laurent, un peu plus haut que la gare du Mile-End, pièce bien éclairée, ayant châssis qui donne sur la 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VOL.V.— No.110 LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI, 12 MAI 1914 3 FAITS-MONTRÉAL ENFANT TUE PAR UNE AUTO UN GARÇONNET BLESSE MORTELLEMENT EN TRAVERSANT LA RUE SAINT-URBAIN.— UN CHARRETIER MEURT DANS DES CIRCONSTANCES ETRAN-G ES.BLESSE PAR UN CHEVAL RETIF.— MORT DANS UN YACHT.— « * FAITS DIVERS.ARRIVEE OPPORTUNE DES POMPIERS: SAUVETAGE DE DEUX < PERSONNES.Un garçonnet âgé de 6 ans, Louis Walker, 145 rue Saint-Urbain, a été victime, hier, d’un accident mortel.L’enfant a été renversé par l’automobile d’un nommé Ernest Vaillancourt, en face du No 150 de la rue Saint-Urbain, juste comme il traversait la rue pour se rendre chez lui.Le chauffeur, malgré tous ses efforts, ne put éviter l’accident; mais aussitôt qu’il put stopper sa machine, il donna son nom au père qui était accouru, ainsi que son adresse, No 31 rue Sainte-Marie, Saint-Henri.Privé de sa connaissance, le pet.it infortuné fut transporté à l’hôpital Général où, malgré tous les soins, il expirait quelques heures après son 'admission, succombant à une fracture du crâne.Sur l’ordre du coroner, le corps de Louis Walker a été transporté à la Morgue pour enquête.POMPES AUTOMOBILES.^ Hier après-midi une expérience intéressante a été faite sur le Champ de Mars.Il s’agissait de démontrer la supériorité des pompes automobiles sur les pompes à vapeur ordinaires, dans le département des incendies.Les deux pompes furent placées, d'une à l’est, l’autre à l’ouest du ftChamp de Mars et d’après les obser valions faites au manomètre un volume d’eau de 993 galloris à la minute est sorti de la pompe automobile alors que.la pompe à vapeur, avec 120 livres de pression ne dormait que 910 gallons d’eau à la minute.Deux hommes seuls peuvent manoeuvrer la pompe automobile.Interviewé sur le terrain de l’expérience, le chef Tremblay nous a dé-x r.’a ré être satisfait des épreuves four-nie-s par la pompe automobile.En effet, quand il faut deux méca-> 1 •' :> 3, deux chauffeurs par pompe à vapeur, plus deux charretiers pour uce‘voiture à boyaux et six chevaux cecqÉipaghant la pompe à vapeur, la nouvelle pompe automobile, elle, ne Vsmar.de que deux chauffeurs.Voit-on d’ici la grande économie que peui réaliser la brigade avec un outillage pareil ?SAUVES PAR LES POMPIERS.Le.chef-adjoint Arthur Mann et le pompier Jack Livingstone ont sauvé la vie ce matin, à 2 heures, à deux 'personnes emprisonnées dans une chambre.Un incendie s’était déclaré au No 9, Sainte-Elisabeth, dans une maison de pension.Un homme âgé et son fils ne pouvaient ouvrir leur porte de chambre et les flammes commençaient à brûler le plancher quand le chef adjoint Mann, aidé de Livingstone enfonça la porte et sauva les deux pensionnaires.‘Le travail a Montreal.Chaque jour, six cents personnes passent au bureau de placement pro-, vincial pour demander de l’emploi et d’après une déclaration du chef de ce bureau la condition des sans-travail s’améliore beaucoup, f L’an dernier à pareille époque le Wireau recevait à peine 200 demandes d’emploi par jour.RESPECT AUX DAMES Trois jeunes garçons, Donat Rousseau, Paul Lafleur et William McGar-rahn, ont été condamnés à $10 d’aé mende et aux frais par le recorder Semple, |>our avoir insulté des jeunes filles, sur le parc Lafontaine.L’AGENT GUYON SORT DE L’HOPITAL.L’agent Auguste Guyon, blessé au cours de la tragédie de la Côté des Neiges où son compagnon, Joseph Bourdon fut tué, est sorti hier de Thô-pital Victoria, après y être demeuré trois mois.Pendant des semaines Guyon fut entre la vie et la mort inais il est maintenant presque entièrement rétabli, bien que l’extraction de la balle qui a pénétré entre la septième et la huitième côte, n’ait encore pu être pratiquée.L’agent Guyon est maintenant chez sa mère 1285 Marie-Anne.VOL DE BIJOUX.Des voleurs ont pénétré de bonne heure hier matin dans le magasin des bijoutiers, Bloomfield Bros., 17 Notre-Dame Ouest.Ils tentèrent vainement d’ouvrir un des coffres-forts; ils ne réussirent qu’à le briser et hier matin il fallut recourir à l’aide d’un serrurier pour démêler la combinaison.Avant de se retirer les cambrios vi-•Jèrent plusieurs montres, prenant pour plus de $600 de bijoux de toutes sortes.La sûreté informe.RUE PAR UN CHEVAL.Un garçonnet de 6 ans, Georges Laing, 12 rue Laurier Ouest, a été gravement blessé, hier soir, vers les S heures.Le malheureux enfant s’était aventuré dans l’écurie de son père, et, s’étant trop approché du cheval qui s’y trouvait, il fut rué avec violence.L’ambulance de l’hôpital Notre-Dame fut appelée sur le champ.Les médecins ont constaté que l’enfant souffrait d’une fracture à la cuisse la in si que de plusieurs autres contusions à la figure et à la tête.EXAMINEZ ATTENTIVEMENT ET JUGEZ PAR VOUS-MEME Xf) ^ (D-j - 1/vz—1| ll%>.-|i k.'am ÉË: ta /¦)'& ¦ .vysSr, 'rt1* ^ , ÜÜ!, i .V m r .V 0 âAiffe Miv ÏW'wJjrfy [«'¦¦¦B «f-Àt "*• i-:.-.*;,-.- ¦.^ V.' 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