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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
vendredi 15 mai 1914
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1914-05-15, Collections de BAnQ.

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VOLUME V—No.113 MONTREAL, VENDREDI 15 MAI.1914 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS : Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.$3.00 UNION POSTALE.$6.00 Edition Hebdomadaire : CANADA.$1.00 ETATS-UNIS .$1.50 UNION POSTALE.$2.00 Rédadtion et Administration : 43 RUE SAINT-VINCENT MONTREAL.TELEPHONES : ADMINISTRATION: M; Ve \ RÉDACTION; - Mi " 0 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! g 'O M.MON K M.F.-D.Monk a succombé ce matin, à quatre heures, à la maladie qui le minait depuis des années et qui, depuis des semaines, ne laissait d’incertain que le terme de son énergique résistance.Ainsi s’achève, au milieu des regrets et de la sympathie générale, l’une des carrières politiques les plus intéressantes de ce temps.Notre directeur, qui a particulièrement connu M.Monk, lui consacrera demain un article de souvenirs.Nous ne voulons pour aujourd'hui que nous incliner devant la grande figure qui disparait et apporter à la famille en deuil nos respectueuses condoléances.Député pendant 16 ans, M.Monk a été, par sa science du droit constitutionnel et sa culture générale, l’un des maitres du parlement.Le jour où, pour rester / idèle à ses convictions, il abandonnait l'une des plus hautes fonctions de ce pays, le chef qu’il quittait se crut obligé de rendre hommage à son "high sense of honour”.C’est le mot qui marquera cette carrière et qui, par delà les divergences d’appréciations et de conduite, résumera le sentiment de tous : amis et adversaires.Et c’est à l’homme d’honneur, qu’amis et adversaires feront lundi les respectueuses et solennelles funérailles qu’il mérite.A BATONS ROMPUS té de Soulanges de dire à qui cet argent a été distribué.M.Mousseau paraît aujourd’hui en parfaite santé.Répondra-t-il à l’invitation?M.LANGLOIS EN BEL- GIQUE On voit maintenant ce que valent les démentis qui accueillaient la nouvelle de l’envoi en Belgique de M.Godefroy Langlois.L’important, semble-t-il bien, était de laisser passer l’élection de Château-guay.Sur la nomination elle-même, nos lecteurs connaissent notre sentiment.Elle n’a qu’une explication plausible : le désir d’éloigner du paysan n homme qui pourrait être dangereux pour son parti, et de lui fermer la bouche en y apposant un bâillon doré.Cela, c’est une raison de parti.Du point de vue général de la province, nous ne voyons pas comment se peut justifier le choix de M.Langlois.Il n’a aucune compétence particulière dans les questions qu’il sera appelé à traiter et, à cause de ses antécédents, c’est l’un des Canadiens-français qui ont chance d’etre le moins bien vus dans les cercles officiels belges et dans une partie des milieux agricoles avec lesquels notre représentant sera forcément oblige de se tenir en contact.Dans un domaine fort différent, la nomination de M.Langlois peut servir de pendant à celle de M.Kelly.Ou le premier Ministre a perdu le sens des proportions et des réalités, ou il a entrepris de voir jusqu’à quel point il peut défier l’opinion publique.Quant à M.Langlois lui-même, Son acceptation surprendra peut-être un certain nombre de gens.Nous, pas.IL Y A AUTRE CHOSE ^Evénement consacre aux élections d’Ontario et à sir James Whitney en particulier un article dithyrambique."La province d’Ontario, dit-il, n'a jamais eu un si bon gouvernement que le régime Whitney, et il n’y a pas de dputc qu’elle tiendra à le conserver aussi longtemps que possible.” A lire ce panégyrique, on ne se douterait pas que le cabinet Whitney, qui parait avoir rendu de réels services à la province du point de vue matériel, est en même temps responsable de l’abominable législation scolaire contre laquelle se débattent nos compatriotes.Aussi bien, espéronsmous que les électeurs de toutes races, qui ont le sentiment de la justice, voudront se rappeler qu’il y a autre chose dans la politique ontarienne que la question de l’abolition des buvettes et celle de la prohibition partielle.Nous espérons particulièrement que nos compatriotes de langue française sauront exiger de tous les candidats, qu’ils solicit libéraux ou conservateurs, des déclarations précises et catégoriques sur la question bilingue.RÉPONDRA-T-IL ?L'Evénement affirme et réaffirme que M.Mousseau a formellement déclaré devant plusieurs personnes, avant son départ de Québec, "qu'il n'avait pas détourné de sa destination un seul sou de la somme de $1,150 donnée par Hyland-Biddin-ger pour acheter les votes de sept autres membres du comité des Hills Privés", et il somme l’ancien dépu- M.PYNE ET L’ULSTER “Dans l’intervalle, dit une dépêche de ce matin à la Gazette, les journaux de Belfast conseillent aux g'ns de l’Ulster de se fier davantage à leurs fusils qu’au Parlement pour obtenir de l’aide”.Et c’est à ces braves gens, si respectueux de la légalité que M.Pyne, qui s’indigne de la façon dont les Canadiens-français traitent ses inspecteurs, a cru devoir adresser l’hommage de sa profonde sympathie.il serait fort embarrassé si les susdits Canadiens-français s’avisaient de suivre l’exemple de ses amis de là-bas.Orner HEROUX.scrutin”et" REPRESENTATION M.James C.Foley, greffier de la Couronne en chancellerie à Ottawa, vient de publier un résumé des différents scrutins depuis 1896, très intéressant à revoir.Oh y constate, par exemple, que 1 électorat n’a presque pas augmenté de 1896 à 1908 et qu’il a même diminué considérablement en 1900.Cette diminution s’explique sans doute par le rappel de la loi électorale de 1885 qui donnait le même cens électoral à toutes les provinces, pour Ottawa.Depuis, Ottawa accepte le cens électoral défini par les provinces.Après 1908, l’électorat reprend son augmentation normale.U comptait en 1911, 1,820,000 électeurs, soit 40 pourf- cent de plus qu’en 1900.Par contre, la proportion des votants reste a peu prés toujours la même: à chaque élection, plus du quart des inscrits s’abstiennent.En 1896, les deux-tiers seulement des inscrits votèrent, et aux dernières élections, 1911, l’abstention monta à 30 pour cent.C’est Ontario qui en général vote le moins.Même au dernier scrutin, 213,000 électeurs n’ont pas voté, Québec vient ensuite avec une moyenne de 125,000 abstentions.La Nouvelle-Ecosse, au contraire, vote toujours avec entrain, bien qu’elle ait moins donné aux dernières élections.Mais en 1900 on avait 105,000 votants sur 106,000 inscrits.On avait peut-être forcé la note.Par rapport à la couleur politique de la représentation, le scrutin est encore intéressant à étudier.Les élections de 1896 donnèrent à M.Laurier une majorité parlementaire de 27.Ses candidats déclarés avaient recueilli 405,000 suffrages et ses adversaires déclarés, 418,000.Entre les deux, cependant, s’étaient faufilés plusieurs candidats bleus et rouges mais s'offrant sous différentes étiquettes, qui recueillirent 76,-000 votes.Une fois élus, ceux-ci se rangèrent à peu près tous du côté de M.Laurier, mais il ne faut pas pour cela attribuer à un parti plus qu’à l’autre la totalité de ces suffrages.Il est plus raisonnable de les partager et de conclure qu’en 1896, le pays sc divisa également.Le pouvoir fit bientôt pencher la balancé du côté de.M.Laurier, li remporta presque toutes les élections partielles de 1890 à 1900 et revint du scrutin de 1900 avec une majorité populaire de 40,000 voix et une majorité parlementaire de 51 voix.Les élections de 1904 augmen- tèrènt les deux, portant la première à 57,000 voix et la dernière 64 voix.Ce fut la marée haute du laurieris-me.Les élections de 1908 réduisirent sa majorité populaire d’une vingtaine de mille voix et sa majorité parlementaire de quatorze voix.1911 donna la majorité aux conser-teurs, — 44,000 voix dans le pays et 47 à la Chambre.Pour l’ensemble du pays, la majorité parlementaire est donc, en général, relativement proportionnée à la majorité populaire.Mais il n’en est de même pour la représentation des provinces.Ainsi l’on a vu la Nouvelle-Ecosse e* la Colombie Anglaise sans représentants conservateurs durant tout un parlement, bien que le scrutin de chacun eut fortement partagé le vote populaire.Québec a été dans le même cas pendant douze ans.A propos de Québec, le mouvement du vote conservateur depuis 1896 est instructif.De 1896 à 1900, il reste pratiquement au même chiffre 102,884 en 1896, 103,253 en 1900, pendant que le vote libéral augmente de 13,000.Le scrutin de 19Gt donne une augmentation de 8,000 aux conservateurs et de 11,000 aux libéraux.En 1908, les conservateurs obtiennent 7,000 voix et les libéraux 18,000 voix de plus.En 1911, les conservateurs recueillent 43,720 suffrages et les libéraux 2,105 seulement de plus qu’en 1908.Tout le monde connaît la raison.Quelques-uns ne veulent plus sen souvenir, mais d’autres ne peuvent l’oublier.Jean DUMONT.LE DENOUEMENT APPROCHE Le vote de la chambre des communes en Angleterre qui a fait tomber la majorité ministérielle à 21 voix, montre bien le désir des unionistes.d’acculer le gouvernement à un appel au peuple.Il ne s’agissait que d’une affaire incidente, la préséance à donner aux mesures inscrites à l’ordre du jour, mais tout de même un échec dans les circonstances eût certainement affaibli le gouvernement devant l’opinion.Ce sont les nationalistes qui ont sauvé le ministère et déjoué, encore une fois, la tactique de l’opposition.Leur en sera-t-on reconnaissant ?Il est vrai que leur propre intérêt pour leTnoment est de maintenir le parti qui leur accorde le Home Rule, mais le gouvernement lui-même n’est pas moins intéressé à conserver le pouvoir qui*lui permet de pousser les autres projets dont il espère tant de succès du point de vue de parti.L opinion se répand à Londres que M.Asquith se verra forcé d’appeler au peuple prochainement.Cela est possible.Jusqu'ici le premier ministre à réussi à passer à travers toutes les manoeuvres Réparées dans le but de lui imposer cette solution de la crise, mais on ne peut nier que la position du gouvernement devienne de plus en plus difficile.Si l’une ou l’autre des factions irlandaises ne cède, M.Asquith devra choisir entre la guerre civile et l'appel au peuple.Car si le Home Rule ne passe, pas ou s’il est tellement modifié que Redmond refuse de l’approuver, c’est la défaite en chambre ; et s'il est voté dans sa forme actuelle, c’est la révolte de l’Ulster.A moins que l’Ulster décide de ne se battre que le jour où il sera exposé à souffrir tous les malheurs qu’il redoute — dans six ans.Cela serait assez logique, mais quel désappointement ce serait poulies meneurs.r.LAUZON.UN ROMAN PAR MOIS LES AMES FORTES, par G.Saint-Germain — telle est l’oeuvre que le Devoir offre à ses lecteurs et lectrices à ces conditions exceptionnelles : la série des six bons qui paraîtront dans le journal depuis le lundi, 18 mai, jusqu’au samedi, 23, plus 3 sous à nos bureaux, oa 6 sous par la poste ; dans ce dernier cas, le roman sera expédié franc de port.On pourra nous le réclamer à partir du lundi, 25 mai.LES AMES FORTES est un roman très recommandable, pouvant être mis entre toutes les mains, et dont l’intérêt, sans jamais languir, va croissant jusqu’au dénouement.Ce n’est pas trop s’engager que de vous promettre, grûce à lui, quelques heures d’une lecture agréable et très intéressante.IL ECRIT TROP Il semble décidément que l'honorable député de Bellechasse, M.J.-O.Lavallée, écrive trop.Nous avons déjà constaté qu’il existait certaines différences de ton entre les deux démentis qu’il avait cru devoir opposer à notre correspondant de Saint-Charles et voici qu’un citoyen de Sainl-Valier reprend à son tour l’honorable député et prétend le mettre en contradiction avec des fait établis el connus de tous.Voici la lettre que nous adresse M.J.-E.Bélanger: “Saint-Vallier, 12 mai 1914.“A Monsieur le Directeur du “Devoir”, Montréal.Cher Monsieur, Dans une lettre publiée par le “Devoir” d’hier, en réponse à voire correspondant de Saint-Charles, noire député féoéral, M.J.O.Lavallée, affirme premièrement, qu’il n’a pas été élu connue “nationaliste” (et c’est un premier mensonge) ; secondement que, pendant la campagne électorale de 1911, M.Armand Lavergne ne s’est montré dans le comté qu’une seule fois, à Saint-Michel (c’est un deuxième mensonge).M.Lavallée ne doit pourtant pas avoir oublié qu’il a été élu dans Bellechasse en dénonçant la marine Laurier et la contribution Borden — ce qui était bien alors, je crois, le programme nationaliste accepté par tous les candidats oppositionnistes du district de Québec, M.Lavallée, y compris, lesquels n’ont été élus que grâce à l’affirmation des principes bien clairs que ce programme contenait.Depuis, hélas!.“Et notre député déclarant que M.Armand Lavergne ne s’est montré qu’une fois dans le comté à Saint-Michel, je ne puis que lui répondre; Il n’y a pourtant pas un siècle que vous étiez choisi comme candidat dans Bellechasse en opposition à M.O.Talbot, par une convention tenue à Saint-Raphael, trois semaines avant le scrutin de 1911.M.Armand Lavergne assistait à celle convention qui a décidé de votre élection.Le député de Montmagny fit ce jour-là un de ses discours à l’emporte-pièce dont il a le secret et qui excita parmi les électeurs présents un enthousiasme général.Vous mèïne M.Lavallée, quand vint l’heure de remercier les électeurs qui vous avaient choisi, vous fîtes l’éloge de M.Lavergne, en le remerciant avec effusion de l’appui qu’il était venu apporter à votre candidature.Ces faits, Monsieur le député, sont encore assez récents, ce me semble, pour ne pas être complètement effacés de votre mémoire et si vous les avez oubliés, nous nous permettrons bien de vous les rappeler en temps et lieu, ainsi que vos promesses violées.“Mane, Thécel, Phares”.Ces jour approchent.J’espère, Monsieur le Directeur, que vous voudrez bien publier cette lettre dans votre vaillant journal et vous prie de me croire, Votre tout dévoué, Un électeur de Rellechasse, (Signé) J.E.BELANGER.LES LETTRES DE FADETTE Le.lecteur trouvera aujourd'hui en page 2, le cinquième coupon de la série de six (il en paraîtra un chaque jour de cette semaine) donnera droit à un exemplaire des Lettres de Fadette, en y joignant 20 sous o nos bureaux, et en y ajoutant 3 sous pour les frais d’expédition par la poste, s’il y a lieu.Les Lettres forment un volume petit format de 150 pages et sont très joliment imprimées sur papier fort.Elles ne seront pas mises dans le commerce avant la fin de la publication des coupons du Devoir.CANDIDATS CONSERVATEURS DES CONVENTIONS EN VUE DES ELECTIONS PROVINCIALES D’ONTARIO AURAIENT LIEU LE 28 MAI A OTTAWA.fDc notre eorrosnondact) Ottawa, 15.—Il est pratiquement decide que les nominations de candidats conservateurs pour les prochaines élections provinciales seront faites le 28 mai.Cette convention conservatrice ferait la nomination pour les deux comtés d’Ottawa-Est et d’Otlawa-Ouest.Il est virtuellement certain que MM.Ellis et Champagne seront mis en nomination par la convention.On ne sait pas encore quels seront les candidats de l’Opposition mais on murmure que la lutte qui se fera dans la Capitale à la prochaine élection sera serrée et il ne serait pas surprenant de voir les deux candidats du gouvernement rester sur le carreau.Dans Ottawa-Est l’élément canadien est presque tout puissant, car la très grande majorité des voleurs sont ranndiens-français.Dans Ottawa-Ouest le vote cana-dicn-françai» est aussi assez considérable ri vu que la très grande majorité des voleurs irlandais sont libéraux il se pourrait bien que M.Ellis, qui a contre lui bien des griefs, surtout à cause de son altitude sur la question de l’eau à la Législature, pourrait bien trouver la bataille plus rude qu’il ne s’y attend.D’OTTAWA M.Bennett de Calgary attaque violemment Mackenzie et Mann, M.Meighen aux prises avec M.Bennett— Une enquête par commission royale Ottawa, 14 — Le discours de M.'gent, celui du Nord-Canadien et ce-Bennett, de Calgary, compagnon de lui de la compagnie Mackenzie et M.Nickie, dans sa révolte contre le | Mann.Mackenzie et Mann vident projet de loi Borden, au sujet du.le premier dans le second, puis Nord-Canadien, est le plus intéres-j viennent trouver le ministère et lui sant de la journée.M.Bennett y a disent: “Remplissez donc le second attaqué Mackenzie et Mann, et, in-jsac, il est tout vide, nous avons tout cidemment, le solliciteur _ général,1 mis dans le premier”.Et l’Etat ré-M.Meighen.Tous deux ont eu plu- pond: “Mais oui, tout de suite.Ce-sieurs échanges de paroles assez vi- ; pendant, donnez-nous d’abord un ves.M.Bennett surtout a été des plus état de compte, c’est tout ce qu'il agressifs.Il a pris l’attitude que le, nous faut.” il s’étonne de ne pas Devoir même, il y a près d’un mois, trouver de declarations assermen-adnptait à l’égard de toute cette af- tees de sir William Mackenzie et de faire ; il a demandé une enquête1 sin Donald Mann disant qui! n’ont par commission royale sur toutes les Ras touche un sou de l’argent du .m Mnr>Ppnrie pf Mann.Nord-Canadien.Et il demande une opérations de Mackenzie et Mann, depuis 17 ans.Il ne l’obtiendra point.Ont aussi parlé, aujourd’hui, MM.Boivin, Ames et Oliver.LES ORATEURS M.Boivin est flegmatique, bref et méthodique, M.Ames, discret et approbateur, M.Oliver, renseigné, mais monotone.M.Bennett, quatre heures durant, tient l’affiche, le cas de le dire.Car il n’y a certes personne, au parlement, dont l’éloquence tienne autant du théâtre et de l’art dramatique que le fait celle de M.Bennett.Le député de Calgary est grand, il a le front extrêmement develop pe, les yeux enfoncés sous dés sourcils presque toujours froncés, un air important qui lui sied bien, la voix forte, sonore, la diction d’une rapidité prodigieuse, un vocabulaire nombreux, le geste tragique, la mimique remarquable.C’est un orateur fort capable, sur maints points.Il n'a pas la logique serrée et suivie de M.Meighen, mais il a une imagination, une facilité de sarcasme, une abondance de renseigne-riients, une verve dont il se sert habilement.Ses paroles se précipitent comme une avalanche sur une pente abrupte ; ses gestes se multiplient, il fait rire, applaudir, murmurer.Il a des moyens oratoires plus qu’ordinaires.Et ce doit être un rude adversaire, dans une campagne politique faite pendant la tourmente électorale.Ses ennemis, — il en a aux Communes, des deux côtés, — le disent indisposé contre le ministère parce que celui-ci lui a préféré M.Meighen, comme solliciteur-général, poste ambitionné, dit la chronique médisante, par le député de Calgary.Celui-ci tiendrait donc M.Meighen responsable, pour une bonne part, de cette déception.Et, à ce compte, ses malices assez nombreuses, dans son discours d’aujourd’hui, à l’endroit de M.Meighen, s’expliqueraient fort bien.Car il n'a pas été tendre pour M.Meighen ; il lui a même dit des Et il enquête sous serment, au cours de laquelle les deux associés déposeraient en public de la véracité de l’assertion qu’ils n’ont jamais bénéficié des fonds du Nord-Canadien.“Selon moi, nous nourrissons Mackenzie et Mann depuis assez longtemps, il est temps de voir où ils mettent tous nos fonds,” dit-il.Il conclut en disant que l’Etat devrait avoir la majorité du capital-actions C’est i du Nord-Canadien, et de meilleures garanties qu’on ne lui en offre.M.Ames, de Sainte-Antoine, un conservateur, déclare que le Nord-Canadien doit se tourner vers l’Etat, “car il n’a nul autre ami au monde”.Il y a trois solutions: laisser faire, ou nationaliser le chemin de fer, ou endosser ses obligations afin qu’il puisse trouver la somme requise pour parachever ses travaux.L’endossement des valeurs paraît la meilleure procédure, aux yeux de M.Ames.Il admet que le Nord-Canadien a induit la Chambre el l’Etat en erreur, .surtout l’an dernier, et qu’il s’est joué du ministère en faisant mine de lui donner à titre de garantie 7 millions de capital-actions immédiatement remplacé par une nouvelle émission au même montant, et dont s’est accru le capital-actions du Nord-Canadien.Il faut être sévère à l’endroit du Nord-Canadien, certes, il faut être prudent, mais il ne faut pas se laisser emporter par un sentiment d’animosité dangereux.Et l’entente négoc’Ag entre l’Etat et le Nord-Canadien semble des plus faVora-bles au premier, dit M.Ames.Homme d’affaires, il s’en dit satisfait, et il croit que les garanties données à l’Etat ont une valeur raisonnable.M.BENNETT EN SCÈNE A trois heures quarante de l’après-midi, M.Bennett, de Calgary, entre en scène.Son bureau est encombré de documents divers, et M.Nickie, à sa gauche, lui fournit les volumes dont il a besoin.Nul applaudissement ne salue son apparition.“Je sais que, en me levant,” dit-il d’abord d’un ton saccadé, “je personnalités fais pjs qUe d’inviter la critique désagreab'os.Ainsi, il 1 appelait, t'e.Cependant, je ne puis appuyer la soir, au grand amusement de la.mesure dont la Chambre est saisie, gauche, “le graphophone de Mac-Jje sl|js en faveur du gouvernement kenzic et Mann”, et lui donnait ce (ie l’Etat par les partis politiques, cl conseil méchant de “ne pas faire de zèle, dans le ministère où il est novice, pour défendre des gens dont les méthodes de corruption parle- je suis conservateur.Mais je soutiens qu’il doit y avoir de la place, dans le parti auquel j’ai souvent et longtemps donné mon travail, pour men taire vont de Vancouver à Hali-d'indépendance de pensée et de lan Z”* l ,, s, rs êl/v vv» îllcv C- î 1 * ri T'' l •.ï ?’ i ï.fax”.Cette scène de famille, si l’on peut dire, fut un peu disgracieuse, M.Bennett a encore moins ménagé Mackenzie et Mann.Il les a accablés de son sarcasme et de sa raillerie.Ce sont, à l’entendre, “des ex- gage.Et je dirai tout ce que je pense, quoi qu’il en coûte.” Vive attention, de par toute ta Chambre.Les tribunes s’emplissent d'auditeurs.Aux banquettes ministérielles, M.Pelletier est fran- ploiteurs voraces”, des “menteurs chemeijt tourné vers M.Bennett, audacieux”, et le reste.Le vocabu-jM.Borden, mains croisées, écoute laire de M.Bennett est des plus ri- sans faire mine d’entendre ches, traits en épithètes acérés.Pour mordantes, le reste, en en dé- M.Meighen, qui s’attend sans doute à une attaque contre lui, lit des uit de son éloquence incontestable,1 journaux, mais prête l’oreille.M.il n’a pas su mettre, dans sa décla Bennett, les deux mains aux goussets ration d’indépendance d’idées, cette de son gilet, commence par faire un émotion, cette sincérité convaincan.; Hisi°ri(iue du développement du te qui marquaient hier soir le dis- transport par voies ferrees, au La cours de M.Nickie.Mais il a témoi- gné d’une maîtrise remarquable de son sujet et des complications financières dont s’entourent les opérations de Mackenzie et Mann et de leurs nombreuses filiales.Longtemps avocat du Pacifique - Canadien, dans l’Ouest, “nourri dans le sérail”, comme dit ce d’une tragédie du XVIIème siècle, il “en connaît les détours”.LES DISCOURS PRÉLI- nada.Il insiste sur l’importance de Pacte que le gouvernement est en train de poser.Et puis il en vient, au milieu des, applaudissements de la gauche, et avec une fougue remarquable, à une vive attaque contre Mackenzie et Mann.“La carrière de ces deux hommes n’a guère de parallèle dans l’histoire du dévelop-persqnnage penient des voles ferrées, dans quel- i k E « 1 S, I ,1 * .¦ .» a m .MI N AIR ES A vrai dire, les discours de MM.Boivin et Ames servent de préliminaires, aujourd’hui.M.Boivin ai parlé une heure, à peu près, M.que pays que ce soit, dit-il.J’en appelle à cette Chambre.Si chaque député veut lire l’histoire de Mackenzie et Mann, de 1896 à cette année, il n’y verra qu’une longue série d’actes de corruption parlementaire, de coulissage louche, une dégradation continuelle des institutions parlementaires, l’abaissement de la moralité, clans la vie publique, la en tout.M.Boivin commence par féliciter M.Nickie de son discours, et par blâmer M.Meighen de n’avoir pas expliqué à l’opposition ce qu’il lui reprochait de ne pas comprendre, dans les résolutions.Il rappelle cn-suilc les longues semaines de cabale de Mackenzie et Mann et de leurs agents dans les couloirs du parlement, le changement des plans du ministère, une fois l’entente en voie de négociation, et il ajoute parmi les rires de la gauche: “Mackenzie et ‘ avons donné de l’aide à ces forbans politiques.Cela sc fait dans l’ombre.Et, à la veille des élections, un parti se laisse approcher par Mackenzie et Mann, il y a maquignonnage, et la caisse électorale s’enrichit de quelques centaines de mille piastres.C’est à nous de décider si nous allons continuer à ajouter à la richesse louche de tels promoteurs, ou si nous allons frapper un grand coup pour la libération du peuple du pays.Je sais que personne, au ministère, n’a eu plus de grands de plus grandes dlffi èsoudre que n’en a le pre- et Mann, en tant que constructeurs, problèmes et deviennent vile fort riches et font | ciiltés à résoi de l’argent, mais le Nord-Canadien ; mier ministre actuel.U n’en avait devient de plus en plus pauvre par- pas tant, quand il était chef de l’op-ce qu’il donne son argent à Macken-'position.Mais son gouvernement a zie et Mann.Il y a deux sacs à l’ar- hérité de difficultés telles qu’elles ne sont pas étrangers à ces préoccupations de tous les jours!” Comme les applaudissements de la gauche et les murmures de la droite se taisent, M.Bennett rap-jieile que nul financier américain, 81 Srnnd fût-il, n’a eu cette ambition effrenee, qui dévore Mackenzie et Mann, de diriger seul un transcontinental qui lui aurait appartenu en propre.“II est vrai, dit-il, qu’ils I ont construit avec l’argent du pays.,Celui-ci a payé, eux en profitent! Il s attache ensuite à démontrer qu il n’y a pas de place, à l'heure actuelle, pour trois transcontinentaux canadiens; nous avons déjà 30,000 milles de chemins de fer dont les charges fixes sont énormes et, en 1911, quand nous avons autorise 1 entreprise de Mackenzie et Mann a jirendre un caractère trans-continental, ce jour-là, l’ambition sans limites de deux entrepreneurs voraces a eu raison du bon sens et du jugement du parlement canadien.L intérêt s’accroît.Les tribunes regorgent de curieux, les députés sont plus nombreux, sur le parquet.M.Laurier suit sans en perdre un mot le discours redondant de M.bennett et s amuse des tirades qu'il ienlenne et qui, tout d’un coup, éclatent comme les fusées d’un feu d artifices, “Que faire?” s’écrie dramatiquement M.Bennett, les deux mams tendues vers la voûte de la salle; Que faire?” répète-t-il, en assenant un coup de poing sur son pupitre.“J ai voté, je le confesse, l’an dernier, pour une assistance à Mackenzie et Mann, quoique je ne les crusse pas alors.J’ai • négligé mon devoir, en cette circonstance.Je le reconnais.J’ai dit alors que je ne les croyais pas, quand ils nous disaient que c’était leur dernière de-mande de secours.Et l’on a ri de moi.Et je me suis laissé berner.Ces constructeurs d’empires, ces princes du commerce et de la finance, ces géants de l’industrie, comme les appellent certains journaux, je les «?2lnTs n,.a'ntenant! Leur nom c’est: Mackenzie et Mann, les menteurs, Mackenzie mendax, Mann mendux'” ,)tam,US trompés en 1911, en lai-, en l'Jld, et nous avons écouté la voix des tentateurs.Cette fois-ci arriéré, menteurs!” M.Bennett a le sens dramatique.IM cette brade provoque un vif mou.veinent, à droite, des acclamations, a gauche.Il passe maintenant à I examen des finances des compa-gnies liliales du Nord-Canadien.Il cite d’abord l’exploitation que le Nord-Canadien a fait du public, à Mon.real, avec la vente des terrains de la Ville-Modèle.11 rappelle que les compagnies de chemins de fer américains, quoi que dise M.Meighen, ont la propriété de leurs termi-m, ainsi que le Pacifique-Canadien.Si Mackenzie et Mann ont organisé cinq ou six compagnies distinctes pour leurs termini, c’est qu’ils y trouvaient le profit de leur fortune personnelle.A un moment, M.Bennett, tragique ^s’écrie : “M.Meighen s est fait l'avocat et l’apologiste de ces, deux hommes.Je le regrette pour lui, et il le regrettera !” Silence, à droite, mouvements d’approba.lion, a gauche.Il a une légère altercation avec le solliciteur-général, quant à la véracité de sa thèse, au sujet des termini.Puis il continue d examiner la situation réelle des finances et des valeurs du Nord-Canadien.Le Nord-Canadien-Quèbec ne paie pas ses charges fixes, il doit $300,000 de laxes à la province.Le Nord-Canadien-Ontario traverse une région déserte et improductive.Dans chaque province, Mackenzie et Mann ont organisé des compagnies séparées, qui sont propriétaires des termini.Ceux-ci sont surchargés d'obligations, La compagnie de Vancouver, par exemple, a une charge de $1,200 à rencontrer chaque jour, pour paiement des intérêts.Et, quant à la voie du Nord-Canadien-Pacifique, un voyageur qui part du haut de la rivière Fraser au prin-lemps arrive à Vancouver vers l’automne, s’il ne s’est pus fait tuer dans l’intervalle, le long de la route, pendant un accident quelconque.L’enlenle conclue entre l’Etat et Mackenzie et Mann, au dire de M.Bennett, qui continue son discours de rallure d’un tourbillon, avec une volubilité sans cette croissante, à tel point que les sténographes ont peine à le suivre, chargera l’Etat d'une foule de responsabilités.Qu les compagnies qui forment le réseau du Nord-Canadien sont solvables, ou c'ies ne le sont pas.Si elles le sont, qu'ont-elles besoin de notre assistance ?Et si clics ne le sont pas.— M.Meighen affirme qu'elles ne le sont, pas, — pourquoi irions-nous nous associer avec ceux qui les ont mises dans cctle situation préentre ?Nous agirions, au point de vue légal, comme si nous devenions les associés d'un individu acculé à la faillite.Lui avancer de l'argent, ce serait avancer de l’argent à la faillite.Le Nord-Canadien est insolvable.soit.Mais Mackenzie et Mann le sont-ils ?“Le rapport que nous avons devant nous établit qu’ils on' encore 58 millions de piastres en ressources disponibles, à port colles qu’ils n’avouent pas,” s’exclame M., (Suite à In page 21 LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI, 15 MAI 1914 VOL.V.— No.113 CHRONIQUE RELIGIEUSE ROME ET LE MONDE 1 M.L’ABBE MOULARD A LA SORBONNE Paris, 15.—M.l’abbé Jacques Mou-lard, du diocèse de Lyon, déjà lauréat de l’Académie de cette ville, où il a obtenu le prix d’histoire et la violette d'argent, en 1912, vient de remporter, à la Sorbonne, un magni-lique succès.Après une soutenance r/ouvemen-tée de plus de cinq heures, il a été reçu docteur ès lettres avec la mention très honorable, rarement accordée pour la partie histoire, et toutes les félicitations du jury.Parmi les six examinateurs, se trouvaient cependant des hommes comme M.Aii-lard, président ; Seignobos, C.Bloch.L'un des examinateurs est allé jusqu’à dire au candidat : “Votre thèse principale (Le comte Camille de Tournon, préfet de la Ci-ronde de 1815 à 1822) est le livre 'e plus beau et le plus solide qui ait été écrit sur la Restauration ; c’est un travail qui honore l’histoire et qui honore aussi le clergé français.” JUBILE SACERDOTAL Saint-Martin, 15.— Le jeudi, 28 mai 1914, la paroisse de Saint-Martin de Laval fêtera les noces d’or sacerdotales de son digne curé M.Maxime Leblanc.Voici la lettre que Mgr Bruchési adressait récemment au comité d’organisation: Mon cher Monsieur Froment, “Oui, préparez une belle fête pour le vénérable et dévoué curé de Saint-Martin.Elle ne pourra pas être trop belle; il en est digne à tous égards.Je me ferai un grand bonheur d’y prendre part; j’approuve tout ce que les paroissiens voudront faire à l’occasion de ces Noces d’Or.” Bien affectueusement à vous, PAUL, Arch, de Montréal.Les fêtes dureront une journée entière; il y aura communion générale des enfants, messe pontificale, sermon et adresse de circonstance, banquet, discours, feu d’artifice, illumination du village, etc.Le comité a choisi le 28 mai pour l’exécution de ce programme.Sir Wilfrid Laurier, confrère de classe du Rév.M.Leblanc, a promis d’assister à la fête.On compte sur la présence de quatre évêques, de deux cents prêtres et d’une foule immense de laïques.LETTRE D’0TTAWAL£ BLOCUS DE TAMPICO (Suite de la 1ère page) lia Imperial Foiling Stock Company, ! /I r» rrr»/-* c Lv /» rv T î r» C /if rin/i IpC .font de gros bénéfices, et que les Bonnett.“Alors, qu ils paient leurs.(jPUX associés retirent de ce chef dettes et qu’ils finissent leur entre- ,jes dividendes nombreux.M.Mei-prise.S'ils refusent de le faire, qiie!gjîen proteste contre cette assertion.—“Qu’en savez-vous, sinon ce que vous ont dit Mackenzie et Mann?” demande M.Bennett.“Vous présu: niez qu’ils ont dit vrai, mais qui nous le prouve?Vous devriez être certain de ce que vous dites, mais l’Etat prenne leur actif et continue les travaux, à titre de séquestre.Ils sont entrepreneurs du Nord Canadien, où ils ne le sont pas.S’ils le sont, qu’ils exécutent leur contrat.Et s’il ne le sont pas, qu’ils nous abandonnent et leur contrat et leur vous ne nous répétez que ce que les a< lif !” Vifs applaudissements, à deux associés vous ont fait croire, gauche.A droite, le visage de M.Des prospectus établissent que tous Borden se rembrunit.Il souriait, | deux font de l’argent dans cette af-tantôt, il proteste maintenant, en si-! faire, ils n’en font pas, vous disent-lencè, de toute son attitude.|ils à vous.Qui croire?Vous.Mae- M.Bennett, de plus en plus en kenzie et Mann, ou leurs nrospectus verve, réitère qu’il n’est pas favora-jau public?” Vifs applaudissements, ble à la liquidation, mais que, selon à la gauche, contente de voir aux lui, le pays devrait agir comme s’il | prises deux ministériels ardents, était séquestre et liquidateur dè tou.iM.Meighen donne le démenti à M.te l’entreprise et qu’il devrait pren-j Bennett, celui-ci riposte avec enco-dre possession, et de l’actif du Nord-jre plus d’assurance ; et ce jeu se Canadien, et de celui de Mackenzie poursuit à tel point crue la Chambre et Mann, afin de mener les travaux.s’en désintéresse enfin, car c’est à à terme.“Nous endossons, aux ter-j n’y plus rien comprendre.“Je promos de l’entente Mackenzie-Mann-1teste contre le paiement, par l’Etat, Meighen, de nouvelles obligations, des sommes que réclament Macken-au montant de 45 millions, nous pre-jzie et Mann, et contre notre endos- nous toutes sortes de garanties sur le réseau du Nord-Canadien, soit ; mais pourquoi n’en prenons-nous pas aussi sur les propriétés et l’actif de Mackenzie et Mann ?C’est là la véritable garantie dont il faudrait nous assurer.Le ferons-nous ?” A cette période de’ son discours, le député de Calgary, pièces en mains, se met à examiner la situa-! lion de chaque filiale, une à une, ct| semenl de leurs valeurs!” s’exclame enfin M.Bennett.UNE ENQUETE “Ce que je veux, c’est une enquête complvète et sérieuse sur toutes les opérations de Mackenzie et Mann, de leurs filiales, du Nord-Canadien !” clame-t-il, frappant de son poing sur les livres amoncelés devant lui.“Je ., - , ____ .v,,,,,,,,,,,! ne crois pas les états de compte et les a confronter Je i app .,,,, ! documents produits par Mackenzie et Mann, les informations données par eux à M.Meighen.Qui nous assure qu’elles sont vraies?Et que sait-il de plus que nous, à ce propos?Il a pris la parole de Mackenzie et Mann.Mais il ne faut pas les croire, à moins qu’ils ne déposent sous ser-dans une enquête impartiale avec ce que dit de leurs operations un ouvrage qui fait autorité dans les cercles financiers, ‘‘Pour’s Manual on Failumys", qu’il semble avoir appris par coeur, et dont il cite des passages à toute minute.La première filiale dont l’Etat deviendrait porteur d’obligations, c’est le che-m d déficit continuel depuis 1908, et que notre garantie, sur ce point, ne vaut rien.Puis M.Bennett en vient au Nord-Canadien lui-même.« UN DUEL AVEC M.un de fer Ray of Quinte.P aPIKM conduite par une commission royale ’aores l’ouvrage cite, qu .1 est en, n nous fau1 MEIGHEN M.Bennett a devant lui un amas de documents, dont il extrait le rapport annuel que le Nord-Canadien publie, et distribue à ses actionnaires anglais et à ceux qui ont de l’argent à placer en valeurs de chemins de fer.Le député de Cal-gary a toute la collection de ces rapports financiers, depuis plusieurs années.Il les examine, les met en regard, pour l’exercice 1912-1913, avec les chiffres fournis par le Nord-Canadien à l’Etat, cette, année, dans sa demande de secours, et signale plusieurs contradictions, d’où il conclut à la fausseté de l’un de ces deux rapports d’opérations, et, partant, à la duplicité de Mac- .- , , | kenzie et Mann.Ceci provoque Une retraite fermee pour les hom-1 presque un {iue] oratoire entre M.vendredi, 22 mai, ! \Ieigiieni l’auteur de l’entente entre Mackenzie et Mann, et M.Bennett, l’accusateur et le dénonciateur de ces deux hommes.La gauche s’en amuse et appuie M.Bennett.La droite, par contre, applaudit M.Meighen, dont on comprend à peine les interruptions et les réponses à M.Bennett.Ce duel dure une heure, tout près, interrompant du tout au tout la trame du discours de M.Bennett.Il est difficile de savoir qui a raison, tant les deux adversaires multiplient les chiffres et les théories où l’homme le plus ex- Les canonnières fédérales bloquent le port tombé aux mains des constitutionnalistes pour empêcher les rebelles d’importer des armes et des munitions, — Les Américains respecteront cette mesure.avoir pris Tampico, pousseront avec activité leur campagne vers le Washington, 15.— Toute l’atten-(Chicago Daily News, sur la vie de tion du gouvernement américain souffrances endurées par les pri-s’est concentré, aujourd’hui, sur les sonniers américains dans le Cuar-effets probables de la prise de Tam-itel de Saltillo.pico par les constitutionnalistes.I M.Dyer, qui a été détenu pen-Les dépêches reçues aujourd’hui1 dant une quinzaine de jours dans déclarent que_ les rebelles, après cette forteresse, avec onze autres Américains, a fait au jour le jour dans son journal le récit ées mauvais traitements qu’il a dû subir de la part des forcenés qui avaient rès des été commis à sa garde., C’est pendant une conversation protection des Américains et des au- avec un autre de ses compatriotes, très étrangers qui retourneront sur prisonnier comme lui, qu’il apprit leurs propriété pour y continuer qlIP ]e .consul américain Silliman 1 exploitation de l’huile.Les navires était sous le même toit que lui.de guerre américains sont rentres dans la rivière Panuco et l’on croit (jue la ville reprendra bientôt son état normal.Sud.Le déjà gouvernement américain fait des instances aupr r ont a constitutionnalistes pour obtenir la ; LES DELEGUES MEXICAINS Key West, Fie., 15.— Les trois A l’entrée de la rivière sont an- délégués mexicains Emilio Rabasa, crées les canonnières fédérales avec (Augustin Rodriguez et Luis Elguero, une partie de la garnison.nommés par le président Huerta Les capitaines de ces vaisseaux pour représenter son gouvernement ont demandé une entrevue à l’ami- aux conférences diplomatiques qui ral Mayo.Celui-ci s’est rendu à leur auront lieu à Niagara, sont arrivés requête, mais on ne connaît pas en- à Key West hier soir, à bord du core quel sera le sujet de cette en-(steamer Miami, trevue.PETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTES APPRENTIS BARBIERS demandés.méthode moderne.Système Moler, établi depuis 22 ans.Quelques semaines suffisent- Outils donnés Çra-tuitement avec le cours.Positions assurées.Cours spécial du soir.S’ad.Molers Barber Coliege, 62D.Boulevard St-Laurent- Montréal.33-2_& COMMIS DE DOUANE.Commis de Douane de plusieurs années d’expérience demandé pour commerce d’épiceries, vins et liqueurs en gros.S’adresser, Boîte No 18 “Le Devoir.” JEUNE MEDECIN DEMANDE.Dans le nord de la ville, prendrait le bureau d’un médecin décédé dernièrement et qui avait une jolie clientèle.Bonne chance pour quelqu’un qui se présenterait immédiatement à 3008 rue Saint-Laurent.Tél.Saint-Louis 708.MEDECIN DEMANDE.Bail de cinq ans.Revenu annuel $2,500.Très beau village sur la ligne du Grand Tronc.S’adresser à G.Hé-tu, Upton, P.Q - JEUNE HOMME.Jeune homme demandé, ayant de l’expérience dans la reliure et comme coupeur.S’adresser au “Devoir”, 43 Saint-Vincent.112-2 À LOUER On croit que les canonnières fédérales, demeurées à l’entrée de la rivière, même après l’évacuation de la ville par les fédéraux, üloqueront le port, et empêcheront les constitutionnalistes de recevoir d’en dehors, des munitions et autres approvisionnements quelconques.L’en- UN ORDRE DE ROME Londres, 15.— Une dépêche de Rome au “Morning Post” dit fine le cardinal Merry Del Val, secrétaire d’Etat de Sa Sainteté, vient de donner instruction à l’archevêque Bon-zano, délégué apostolique a Washington, de refuser l’invitation des RETRAITE FERMEE mes s’ouvrira le pour se clôturer le 26, chez les Pères Jésuites, à Cartierv/lle.Le prédicateur sera le Rév.Père Murphy.CONCERT DU Y.M.C.A.ITALIEN C’est pour ce soir, vendredi, 15 mai, à 8 heures, le concert du Y.M.C.A.Italien.Il aura lieu dans la rande salle du Y.M.C.A.Central, la rue Drumond.Parmi les artistes, mentionnons M.Emile Taranto, M.A.Bluteau,'! P^rt en matières de finance perdrait Mlle Ida Morin, M.A.Forlenza, M.(tout a fait G.Lombardi, M.G.Mascheroni, M.A.Mandate et M.G.Curti — “ le Roi de la Harpe 1 On peut acquérir les billets à la porte (50 sous et une piastre).CONCOURS AGRICOLE L’Association des Jardiniers Maraîchers de la Province de Québec ouvre un grand concours d’agriculture pour les cultivateurs des comtés de Laval et de Jacques-Cartier.Ce concours a pour but de stimuler et d’encourager le développement de l’agriculture.Afin d’atteindre ce but, un grand nombre de prix seront distribués aux plus méritants et d’une grande valeur pour les cultivateurs.Les cultivateurs qui voudront concourir devront adresser leur demande avant le 20 juin prochain au secrétaire, Wilfrid Lorrain, de TAbord-à-Plouffe.“Mackenzie et Mann ont menti, soit à l’Etal, soit aux capitalistes qui reçoivent leur rapport annuel,” dit M.Bennett.“Des représentations frauduleuses sont faites à l’Etat, quand ils disent leurs finances en mauvais état, ou bien Mackenzie et Mann forgent des surplus imaginaires, pour éblouir les capitalistes anglais”, continue le député de Cal-gary.“Il n’y a pas à sortir de là.(Ainsi, en 1912-1913.ils affirment a-voir un surplus de 23 millions, dans leur rapport distribué à îles actionnaires, et aux gens qui onl de l’argent à placer.A l’Etat, par contre, dont ils sollicitent l’endossement, ils offrent des documents où ils concluent à leur insolvabilité.Ils sont tantôt dans la posture du promoteur.tantôt dans celle du mendiant.Payons et choisissons !” * UN DUEL EN HONGRIE Budapest, Hongrie, 15 — Le comte Stephen Tisza, premier ministre de Hongrie, a provoqué en duel Stephen Rakovisky, son collègue, dans un comité, à la suite d'une vive discussion.Les témoins ont été immédiatement choisis.MME.CA1LLÀÜX EN LIBERTE ON DIT SON ACQUITTEMENT PROCHAIN.— CAILLAUX ASSURE QU’IL SERA DE NOUVEAU MINISTRE.faut toute la vérité, avant de leur avancer un sou et de leur endosser un effet de commerce.Aux Etats-Unis, dans une affaire analogue, il a fallu 17 ans pour qu’un scandale vînt au jour.Tout le monde sait qu’avec deux rails, un vieux wagon, une presse à imprimer des certificats de capital-actions, du papier et beaucoup d’audace, des chevaliers d’industrie peuvent édifier des fortunes aux dépens des gogos.Ne soyons pas ces gogos; tpie l’Etat n’en soit pas un! Mackenzie et Mann ont fait de l’argent de tout et de rien; voyons où ils l’ont mis, et si leurs compagnies sont solvables nu non, avant de leur prêter notre signature.Ce serait manquer à notre devoir que de ne pas demander une enquête sur toutes leurs opérations.Voyons s’ils sont les parangons de vertu et d’honnêteté que nous dépeint M.Meighen.Le parlement a le droit de savoir où l’on mène le pays.Et M.Meighen ne doit pas avoir oublié son ancienne indépendance de caractère au point de dire qu’il n’y a pas besoin d’entourer toute l’affaire de telles précautions!” Mouvements désapprobateurs, à droite, grimaces, aux banquettes des ministres.A celles de l’opposition, vdsages épanouis et poings approbateurs qui pétrissent les couvercles de bureaux.“Ne nous laissons pas plus longtemps exploiter par Mackenzie et Mann, sachons leur histoire, évitons le scandale probable, soulevons le couvercle avant d’aller plus loin”, vocifère M Bennett.“Sans doute, il faut développer le pays; mais n’allons pas à l’aventure, et ne gratifions pas les appétits voraces de deux exploiteurs assoiffés de richesses et convoiteux à outrance!” M.Bennett, dans la dernière partie de son discours, demande Téli inination de Mackenzie et Mann du Nord-Canadien réorganisé, parce que, dit-il, “ils ont ruiné ce chemin de fer et que l’on ne doit pas garder à la tète d’une telle entreprise des gens de leur calibre, pas plus qu’on ne garderait, daqs une banque, un gérant qui serait en train de la ruiner.” Le député de Calgary refuse do laisser intervenir M.Meighen dans la discusion, lui décoche même des épithètes dures, l’appelle “le graphophone de Mackenzie et Mann”, décline l'invitation de répéter certaines phrases que M.Mei ghen ___ inaïun, ue reuiser i invnauoii ues trevue des capitaines de ces canon- mA(iiat„iirs de so inindre à eux nour nier îivpp rnmir»l Maxrn mirait ' iDcUClirS ^1^ JOUI Cil G d CUX pOUI Théâtral, les bras étendus vers M.Meighen, M.Bennett lui demande une explication de ces contradictions.M.Meighen nie les assertions de M.Bennett, d’une voix qiVon entend à peine, tant elle contraste avec celle de M.Bennett.M.Meig-Jien dit une chose, M.Bennett affirme le contraire; tous deux oublient les règles de la Chambre, s’adressent directement l’un à l’autre, s’interrompent.se reprennent l’un l’autre, se corrigent, se mettent au défi de prouver ce qu’ils disent, à tour de rôle, tandis que la gauche s’amuse de ce différend et cpic, à droi-|te, MM.Pelletier, White et Borden, l’air ennuyé de cette'scène, causent à voix basse et avec animation.Le différend s’accentue, il tourne au duel: les répliques se croisent comme des épées, quand M.Bennett en vient à parler de la Imperial Foiling Stock Company, propriétaire du matériel roulant du Nord-Cana-Paris, 15.— Si la rumeur qui court|d»en.M.Bennett affirme que Mat nieres avec l'amiral Mayo aurait pour but d’obtenir le respect de ce blocus.Les experts de la marine s’accordent à dire que les puissances étrangères devront respecter ce blocus, aussi longtemps que les commandants fédéraux en prouveront l’utilité pour leur cause.La reconnaissance d’un blocus de la part d'une partie belligérante ne comporte pas la reconnaissance politique de l’une ou l’autre partie.Le secrétaire Bryan s’est occupé activement du sort des commerçants d’huile qui ont des intérêts dans le district de Tampico.L’ambassadeur anglais, sir Cecil Spring-Rice, et M.Van Rappart, ministre des Pays-Bas, ont eu une longue entrevue au ministère d’Etat, et se sont déclarés satisfaits.Les Constitutionnalistes, dit-on, veulent exiger une taxe d’exportation sur l’huile qui sera expédiée de 1 ampico.La loi actuelle du Mexique permet le prélèvement de cet impôt, et tant que les rebelles s’y conformeront, il n’y aura pas de'protestation.Un autre côté intéressant du résultat des victoires constitutionnalistes est L’affluence de plus en plus grande de réclamations de dommages que les gouvernements étrangers font auprès des chefs rebelles.A mesure que les Constitutionnalistes s’emparent du territoire mexicain, on les tient responsables des dommages causés par la guerre.L’Espagne, surtout, apporte beaucoup d’intérêt à cette question de compensation.L’ambassadeur espagnol s’est rendu au ministère d’Etat afin de s’assurer de la procédure à suivre dans la cause des 800 Espagnols qui furent chassés de Torréon par les rebelles.L’ambassadeur a aussi une réclamation au montant de $20,000,-000 contre les Constitutionnalistes qui auraient confisqué du coton pour cette valeur.On prendra des mesures légales et diplomatiques à l’effet d’empêcher l’exportation et la vente du coton confisqué.On déclare que, aucun marché en Europe ne voudra recevoir ce coton.La cause de W.S.Benton, sujet anglais, tué à Juarez, jette aussi de Fombrc sur les succès des rebelles.La Grande-Bretagne a déclaré qu’elle exigera une réparation complète procéder aux négociations de paix entre les Etats-Unis et le Mexique.El Paso, Texas, 15.— Les représentants de la Eagle Oil Company, à Monterey, ont fait des instances auprès des Constitutionnalistes pour obtenir le liberté de Teza, citoyen italien, qui dit être retenu en otage; les Mexicains forceraient ainsi un emprunt de mille pesos.Les Constitutionnalistes ont promis une prompte intervention.AU SENAT A LOUER.Boutique, 20 x 30 pieds, dans quartier Saint-Henri.S’adresser, 489 rue Saint-Antoine.Tél.Uptown 4797.CHAMBRE A LOUER.Rue Saint-Laurent, un peu plus haut que la gare du Mile-End, pièce bien éclairée, ayant châssis qui donne sur la rue.Maison privée.Ecrire à Casier 6 “Le Devoir”.RESIDENCE D’ETE.A louer ou à vendre à la Pointe de la Rivière-du-Loup, beau cottage meublé, garage, écurie et 30,000 pieds de terrain.Confort d’une maison de ville.H.Audette, No 4, Troisième Avenue, Maisonneuve, P.Q.Tél.Bell, La Salle 2292.p0FE55IONNElL:t5 AVOCATS BOURBONNIERE.F.J., C.R., avocat, /6 rue Saint-Gabriel.Tel.Bell, Main 2679.Jk'H Main 1973.—Adresse télégraphique Codes : Western Cn.Univ.Ed.“Yrrab” Montréal LEOPOLD BARRY LL.B.Avocat et Procureur Edifice Banque Ottawa, 224 rue St-Jacques ________Chambre 44.—Montréal Boite Postale 356.— Adresse télégraphique je .Nahac, Montréal”.Tel.Main 1250-1251.Codes : Liebers.West.Un C.H.CAHAN, C.R.AVOCAT ET PROCUREUR Edifice Transportation.— Rue baint-Jacquei LAMOTHE, GADBOIS & NANTEL, avocats.Edifice Banque de Québec, 11 Place d’Armes, Montréal.Téléphone Main 3215.J.C.Lamothe, L.L.D., C.R., Emilien Gadbois, L.L.L., J.Maréchal Nantel, B.C.L.Résidence : Est 5973.ANATOLE VANIER,B.A.,L.L.B.AVOCAT Tél.Main 213.—Chambre 53.97 rue Saint-Jacquea.Résidence : 180, Jeanne-Mance TpI Fst KQ73 GUY VANIER, B.A., L.L.L.AVOCAT ' 97, rue Saint-Jacques.—Chambre 76 Tel.Main 2632_________ NOTAIRES GIROUX, LUCIEN, notaire, édifice Saint-Charles, 43 rue Saint-Gabriel.Tél.Main 2785.Résidence, 405_Duluth Est.Tél.Saint-Louis 3585.Argent à prêter.Règlement de succession.BELANGER & BELANGER, (Léan-dre et Adrien), 30 Saint-Jacques.Main 1859.Rs., 240 Visitation.Prêts sur hypothèque, achats de créances.A VENDRE n a pas comprises, 1 accuse de c|e cet ac-te, aussitôt que la responsa-int(ri,.romPr attribuée aux qualifie ses interruptions ; “imper- véritables auteurs, tmentes , — mot ou il doit retirer.LES MINES MEXICAINES El Paso, Texas, 15.—On dit que le général Luis Herrera a déclaré que si les Américains et les autres étrangers qui possèdent des mines dans le district de Perrall, ne rouvrent pas leurs mines d’ici à quinze jours, l’exploitation de ces mines se fera au profit du peuple mexicain.LA MARCHE SUR MEXICO devant les protestations de la droi-| te et un rappel à l’ordre de la parti du président de la Chambre, — et donne au solliciteur-général ce conseil malicieux, applaudi à outrance par la gauche : “N’allez pas, dansj votre zèle enthousiaste en i faveur du ministère où vous êtes novice, trop vite à la défense de ces hommes (Mackenzie et Mann) dont les opérations louches et les méthodes corruptives s'étendent de Vancouver à Halifax !” 11 adjure l’Etat de réfléchir avant de lancer le pays “dans cette glissade qui le conduira personne ne sait au juste dans quel abime, mais vers un abime, c’est certain” ; et il clôt enfin ses remarques par un tirade grandiloquente à l’adresse des constructeurs d’Em- est vraie, l’acquittement de Mme Cail laux, la meurtrière de Gaston Calmette, se fera prochainement.La détenue de Saint-Lazare a, dit-on, commandé des toilettes pour un montant considérable chez une grande modiste et son mari, M.Caillaux, aurait d t à des amis que sa femme sera bientôt libérée et il aurait même ajouté qu’il sera bientôt de nouveau ministre.kenzie et Mann achètent les locomotives et les wagons des fabriouants eux-mêmes, les revendent à la Imperial Rolling Stock Company et que celle-ci les loue à prix déterminé au Nord-Canadien, qui doit payer d’assez grosses sommes à la compagnie; car, depuis son existence, elle a vendu du matériel nour une valeur de 19 millions au Nord-Canadien.M.Bennett affirme que Mackenzie et Mann, actionnaires de LES “ LETTRES DE FADETTE COUPON No S 15 mai 1914 mDEVOIR La série de six coupons consécutifs et vingt sous apportés aux bureaux du DEVOIR, 43 rue Saint-Vincent, donnent droit à un exemplaire des “Lettres de Fadette”.Les personnes qui désireront recevoir ce livre franco, devront envoyer trois sous en plus pour frais de poste et d’emballage.El Paso, 15.—“ Après Saltillo, Mexico ”.Tel est le programme de Villa.Le chef des rebelles semble on ne peut plus décidé, comme il le dit lui-même, d’ailleurs, “ à détruire l’échafaudage que l’usurpateur Huerta a bâti sur les ruines diaziennes”.Tout ce qu’il désire c’est d’avoir les munitions nécessaires pour faire l’attaque de la capitale.11 se montre très confiant dans le fait que le celui de MM I au-l Président Wilson lèvera l’embargo 1 sur la Rio del Grande, aiin de lui permettre de mener à bbnne fin l’oeuvre depuis si longtemps commencée d’une réforme complète de l’administration mexicaine.Washington, 15.—Le contre amiral Badger a envoyé un câblogramme, hier soir, à Washington, où il (lisait que le contre amiral Mayo était sorti de la rivière Panuco avec le Des Moines et le Dolphin et était venu mouiller en face de Tampico, pour prévenir toute nouvelle éventualité.Sénat, 14 mai 1914.Le sénateur Boyer propose un amendement au bill concernant l’abolition des pourboires, à l’effet qu’il soit affiché dans les hôtels, restaurants, théâtres, boutiques où l’on cire les bottes, etc., un avis annonçant que le pourboire est illégal et défendu.A l’appui de cet amendement il dit qu’un étranger venant au pays et ignorant la loi, peut dans les circonstances donner un pourboire et tomber sans le savoir sous le coup de la loi qui décrète des amendes ou un emprisonnement.Ce serait là châtier l’ignorance d’une façon un peu sévère.Le sénateur Davis dit qu’un étranger qui entre dans une municipalité où la prohibition existe et qui achète un verre de liqueur est dans le même cas.Le sénateur Béïque et le sénateur Murphy sont en faveur de l’amendement.Le sénateur Cloran est en faveur de la loi.L’aventure d’un sénateur dans un hôtel de Toronto, il y a quelques jours, est un bon argument.À une table près de la sienne, un monsieur accompagné de deux convives quitta la table une fois leur repas fini.Le garçon de- table vint trouver celui qui servait le sénateur, et exhibant une pièce de 50 sous se plaignit du fait que c’était tout ce qu’il avait reçu de pourboire.Et l’autre garçon de dire: “Ils sont tous les mêmes .On cherchait à extorquer de l’argent en étant insolent.Le sénateur Lavergne dit qu’il ne peut être en faveur d’une loi qui î’empêche de payer pour de bons of-| fices.Le sénateur Casgrain est contre 1 le bill, parce que dans bien des cas, j les employés sont obligés de payer pour se procurer des situations et comptent sur des pourboires pour vivre.L’employé qui se charge d’enlever les chapeaux au Freeman à Montréal paye $100 pour ce privilège.Le sénateur Davis dit que ce sont les cas de ce genre que le bill veut atteindre.Les patrons devraient payer leurs employés.Les sénateurs Gordon et Choquette annoncent lend intention de proposer le renvoi à 6 mois.Le bill reste sur la table jusqu’à mardi afin de permettre que l’amendement soit proposé sous une autre forme.Le Sénat s’ajourne à vendredi après-midi.pires.M.Oliver donne ensuite son avis.Il est analogue à ricr, Boivin, Nickle et Bennett.La discussion se poursuivra vendredi.Personne n’en sortira plus éclairé qu’il ne l’était d’abord.Il ressort bien de tout cela que l’enquête par commission indépendante serait la meilleure manière de renseigner le pays à fond sur la véritable valeur des garanties offertes à l’Etat par le Nord-Canadien et "les splendides philanthropes” qui président à ses destinées, comme les appelle avec sarcasme le député de Calgary.hôte: L s Georoes PELLETIER.LE DR MURRAY HONORE Au collège Royal Victoria, hier après midi, les amis du Dr J.Clark Murray, professeur émérite de phi-Icsrph e morale au McGill, lui ont présenté une adresse en témoignage d’estime et ont fait don à l’université d'un portrait du professeur peint par M.Robert Harris, C.M.G.RCA.La docteur Murray a fait beaucoup en faveur de l’admission des femmes ! aux cours des arts du McGill.SENOR ALGARA R.DE LENDS Niagara, Ont., 14.—Algara R.De Lenos, ancien chargé d’affaires du Mexique à Washington, qui a demandé et reçu ses passeports, le 23 avril, et se rendit à Toronto, est arrivé ici, ce soir.Il s'occupera de recevoir les délégués de Huerta.Sonor Algara était accompagné de Rablo Tommyo, consul mexicain ù Toronto.SOUFFRANCES DES PRISONNIERS AMERICAINS Chicago, 15.— M.A.L.Dyer, de Hudson, Wisconsin, arrivé avant-hier à Vern-Cruz, a transmis des faits intéressants à M.Charles V.E.Starrctt, qui les a fait parvenir nu l’Hôtel des Voyageurs LE ROYAL GEORGE 9 et 11 rue Desjardins, (en face d« l'Hôtel de Ville), Québec, Chambres J1.00 à Î2.00.Plans européens et américains.J.O.OCTEAU, Prop.Hotel Riendeau Limitée W1LF.GERVAIS, Prés.Très.P.A.SAMSON, Vice.-Prcs.-Sec.Le Rendez-vous (1rs Ctuiudletis* Frnnçala 58-«0 Pince Jaeques-Cnrtier.Montréal VICTORIA HOTEL Québec H.Fontaine, Prop.Plan américain.Prix: $2.50 à $3.50.Prix spécial pour les voyageurs de commère".$2.00 nar iour.A VENDRE Pupitre double, pour comptabilité, en chêne et presque neuf, sera vendu $15.00, le tiers de sa valeur.S’adresser à 43 rue Saint- Vincent.'TvendreT^ ?Un bureau (roil top) convenable pour boudoir, en chêne doré, complètement neuf.S’adresser à 681 ave Papineau A VENDRE.Engin horizontal Leonard, 12 forces, à bon marché.S’adresser, 2073 Notre-Dame Ouest.Tél.Westmount 407._____________ A VENDRE.Hôtel, $1,500 comptant, balance à termes; épicerie, recettes $300 par semaine, valant $1,200, pour $600.Maison meublée, 14 pièces, richement meublée, rapporte $190 par mois, pas de pension.Prix, $1,100, $500 comptant.Magasins cigares, Vues animées, .etc.S’adresser, Jean Castelli, 120 Sainte-Catherine Est, Edifice “La Patrie”.COLLECTION.Collection complète du- “Devoir” à vendre.Ecrire à Casier 12 “Le Devoir”.MEUBLES A VENDRE.A vendre à sacrifice, meubles et plusieurs articles de ménage.S’adresser, 948 Berri.VRAI BARGAIN.— Deux terrains de 25 x Î20 pieds pour le prix de $200 chacun.Ces terrains sont situés à en viron 300 pieds de la Rivière des Prairies.Endroit idéal.C’est une véritable aubaine.A qui la chance?Conditions faciles.E.Lavergne, 16 Saint-Jacques, chambre 2.Tél.Main 6693.MEDECINS Dr.M.LEMOYNE 257 SHERBROOKE EST (Près Saint-Denis) Maladies des yeux, oreilles, ner, «orgo, larynx.Tél.Est 4550 - Diplômé en hytflène Pub.Dr.J.N.CHAUSSE SPECIALITE : Voies urinaires, maladies de la peau.Heures : 12 à 2 p.m.6 à 8 p.m.Tél.Saint-Lonis, 4826, 1333 Are.Deiorimier, coin Mont-Royai.EST 6734 Docteur A.DESJARDINS Ancien Moniteur de i’Hôtel-Dieu de Paris.I Maladie des YEUX, des OREILLES, du NES et de la GORGE.523 Saint-Denis, j (en face du carré Saint-Louis).DOCTEUR ZÉNON MALO MÉDECIN-CHIRURGIEN 159 HLVD.SAINT-JOSEPH EST, Montréal Heures de bureau : 1 à 5 p.m., 8 à 10 p.m.TEL.SAINJ-LOUIS 7269 DENTISTES — TEL.EST 410.Dr Ernest Charron CHIRURGIEN-DENTISTE 144 rue Saint-Denis.Près de l’Univer-Montréal.site Laval.Dr J.-W.ROCHETTE CHIRURGIEN-DENTISTE est installé au COIN MONT-ROYAL et CHAMBORD MONTREAL Heures de bureau: 8 a.m.à 9 p.m.Tél.Saint-Louis 3732 m—BBMiiuO'K-'îEci-aaMaaEEîm—¦¦¦¦ INGENIEURS CIVILS ET ARPENTEURS De GASPE BEAUBIEN Ingénieur - Consul.Chambre 28, Edifice Royal Insurance, Place d’Armes, Montréal.Tél.Main 8240.ARCHITECTES LAFREN1ERË, J.L.D.—A.A-P.Q.Architecte,Professeur dé dessin d’ar-chitecture.Conseil des Arts et Manufactures, 271 Saint-Denis.Tél.Est, 887, 523 Lafontaine, Maisonneuve, Tél.LaSalle 1856.DIVERS TERRE DEMANDEE.On demande à acheter une terre sur l’île de Montréal, nord ou ouest préférée.S’adresser par lettre seulement à M.Bernier, 126 Saint-Laurent.SERRURES Clefs, serrures.Spécialité : découpage de clefs Y’ale, Corbin, Sergent et Green Leàf.Pour toutes vos réparations de clefs allez au No 182 arue Sanguinet.AVIS est, par les présentes donné, que le soussigné Arthur Noel de Tilly, comptable, de la Cité de Montréal, a été, par jugement de in Cour Supérieure à Montréal rendu le 29 janvier 1914, en vertu de l’article 1896a, | du Code Civil, daus la cause No.2048, Cour I Supérieure, Montréal, (Louis Ross, demandeur, vs Harry Endleman, défendeur) ; nommé liquidateur de la société “The Bass Fur j Co”, qui faisait affaires en in cité de Montréal, et qui est maintenant dissoute, et dont les membres étalent Louis Bass et Harry Endleman, tous deux de la Cité de Montréal.Toutes personnes ayant des réclamations à produire contre la dite société devront produire ces réclamations dans un délai de trente jours.ARTHUR NOEL de TILLY, Bureau de : United Garment Co., 74 Dorchester Ouest, Montréal.Montréal, le 13 mal 1914.?Restaurant et Café Edifice L& Sauvegarde Coin Notre-Dame et St-Vinccnt Repas pour hommes ACïr* d'affaires à T:V/t.Et à la Carte EXCELLENTE CUISINE SERVICE PARFAIT 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VTQL.V.— No.113 LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI, 15 MAI 1914 3 FAITS-MONTRÉAL LE MASSACRE CONTINUE JN ENFANT EST ENCORE VICTIME D’UNE AUTOMOBILE.— UNE JAMBE FRACTUREE.— LE CHAUFFEUR RESTE INCONNU.ONE CARTOUCHE DE DYNAMITE RAMASSEE DANS LA RUE PAR DES ENFANTS.DERNIER ESPOIR DE BERNARDI.Un garçonnet âgé de 6 ans, Lucien Brière, 684 rue Montcalm, a été renversé, hier soir vers les 6 heures, par une automobile dont une roue lui passa sur les jambes.L’enfant était à jouer dans la rue, au moment de l’accident, vis-à-vis la demeure de ses parents.La petite victime a été transportée à rhêpital Royal Victoria, et les médecins ont constaté une fracture à la jambe gauche, un peu plus haut que le genou.La police ignore les causes de l'accident ainsi que le nom du chauffeur.JAMBE FRACTUREE.Un nommé Eugène Demgel, âgé de 21 ans, 3061 rue Amity, a été blessé, hier soir, vers les 9 heures, par une lourde pièce de fer qui tomba sur lui.On l’a transporté aussitôt à l’hôpital Victoria, souffrant d’une fracture à la jambe droite.Demgel travaillait aux usines Angus.IDENTIFIE.Le corps du noyé, trouvé hier au barrage de la “Lachine Power House” par M.Pope surintendant de l’usine, et M.W.E.Skinner, a été identifié le même jour.Durant la soirée, un M.Walter Fit-ton, 22a, 9ème Avenue, Lachine, s’est présenté à la Morgue, demandant à voir le cadavre.Mis en présence du défunt, Walter Fitton a reconnu le corps de son père.John Fitton, disparu depuis environ un mois.M.John Fitton était malade depuis longtemps, et souvent il avait été pris de faiblesse.On pense que ce doit être dans un de ces moments de faiblesse qu’il serait tombé à l’eau et se serait noyé.EN GIN DANGEREUX.L’agent Payette a trouvé, la nuit dernière, sur la rue Saint-Urbain ime cartouche de dynamite de 8 pouces, qu’un groupe d’enfant s’apprêtait à faire exploser.Il l’a rapportée à la station.UNE OCCASION.Le yacht à vapeur de feu Sir Edward Cloustoni qui avait coûté $22,-500, a été vendu ‘à l’enchère hier après-midi, pour $2,020 à M, Bertram V.Gomery, agent d’assurance de cette ville.On s’accorde à dire que c’est une “occasion”.INCENDIE A VERDUN.Les pompiers de Verdun étaient appelés hier soir, à 9 heures 30, pour combattre un incendie, chez M.James Bancroft, 23, 4ème Avenue.Le feu a été causé par un fil électrique défectueux.Pertes $200.00.BERNARDI SERA EXAMINE.Le juge Lavergne, qui a présidé le terme de mars aux Assises, a permis hier qu’une commission d’aliénistes examine Luigi Bernardi, condamné à mort, dans .sa cellule à Bordeaux.Le juge Lavergne fera lui-même rapport de cet examen au ministre de la Justice à Ottawa, et s’il y a doute quant à l’état mental du condamné, il demandera que sa sentence soit commuée.Les Drs Devlin et Villeneuve, de la Longue-Pointe, Burgess, de Verdun et Rochu, de Québec, font partie de la ^commission.Me Pruneau, le défenseur de Bernardi, déclare qu’il fera l’impossible pour sauver son client.UN ESCROC OPERE.Le chef Campeau a reçu hier matin, une lettre d’un nouveau genre.La maison Morgan lui fait savoir qu’elle est ennuyée des demandes qui lui sont faites de filtres qu’un prétendu agent vend de porte en porte, réclamant une certaine somme en ac-compte, au nom de la compagnie.La maison Morgan n’a jamais autorisé qui que ce soit à faire des ventes de ce genre.EST-CE UN VOL?Les agents Nassa et Colangelo ont arrêté hier soir, deux individus sur la rue Cadieux, au moment où ils essayaient de vendre pour $4 une énorme pièce de linoléum.Amenés au poste les deux colporteurs ont donné leurs noms, Michel Portelance, 25 Sanguinet, et Joseph Deschatelets, sans résidence connue.La police croit que le linoléum a été volé, mais on ne connaît pas encore le propriétaire.AUX SESSIONS.George Robinson a été acquitté, hier, sur une accusation de vol et trouvé coupable sur une accusation Les Laxatifs NA-DRU-C0 accomplissent leur but avec le maximum d'efficacité et le minimum de malaise.Il n’est pas nécessaire d’au gmenter les doses.^ 25c.la boite chez votre pharmacien.174F Nation*! Drag and Chemical Co.ol Canada.Limited.d’effraction.Il recevra sa sentence mardi prochain.ARRETE APRES TROIS MOIS.Le détective Mercier a arrêté hier, un individu nommé Arthur Lavoie, alias Larose, alias LafLamme, accusé de vol.Le 22 février dernier, des voleurs pénétraient dans la maison.du den-' tiste Bernier, 60 rue Saint-Denis et emportaient des articles divers évalués à environ $500.Deux des voleurs furent arrêtés, Emile Sauvggeau et Hector Lévesque, qui furent* trouvés coupables, à l’enquête et condamnés à subir leur procès aux assises de juin.•' Le troisième, qui pensait dérouter la police en changeant de nom plus souvént que de chemise, a été arrêté et devra suivre le sort de ses complices.Lavoie est impliqué dans la tentative de meurtre du constable Râtelle, commise il y a quelque temps, rue Notre-Dame Ouest, Le prisonnier demeure à Saint-Henri, et est âgé d’une trentaine d’années.S’il a changé de nom si souvent, c’est qu’il voulait tromper les autorités.Le détective Mercier a trouvé chez ’Lavoie, une partie des marchandises volées chez le Dr Bemier.Devant le juge Leet, hier après-midi, il a protesté de son innocence.DEUX MORTS SUBITES.Mme Moïse Quesnel est morte subitement, hier, dans sa maison, rue Delorimier.Une dizaine de minutes auparavant, son mari la quittait pour aller à son travail.C’est une voisine qui, entrant chez Mme Quesnel, la vit s’affaisser sur le plancher.Elle envoya un enfant quérir un médecin, qui ne vint que pour constater la mort.Un Italien du nom de Félix De-disco, 5 rue Britannia, est aussi mort subitement, hier, en travaillant à la Pointe du Moulin à Vent.Dedisco était à l’emploi de la Dominion Goal Co.Le corps a été transporté à la morgue pour enquête.LES JEUNES GENS DE WEST-MOUNT.Hier soir avait lieu à Westmount l’élection des officiers de la Y.M.C.A.peur l’année courante.Les nouveaux directeurs sont: MM.F.M.Hill, F.W.Sharp, A.L.Robertson, T.H.Wardleworth, Alfred Price, G.F.Irons, D.D.McTavish, F.G.Gnaed-inger, R.H,.Macdonald, W.B.Woods, J.Y.Glenn, J.P.Atkinson, J.O.Lough, C.F.Brown et A.D.Charles.M.GUTELIUS BLESSE.M.F.P.Gutelius, gérant-général des chemins de fer du gouvernement, de passage à Montréal depuis deux jours, a été victime, hier, d’un douloureux accident.En montant en tramway rue Windsor, il fit un faux pas et fut traîné sur une longueur de plusieurs verges.Il s’est infligé de sérieuses blessures au visage.On l’a transporté à l’hôpital Général, où il devra passer quelques jours.JEU DANGEREUX.Gelys Kuepezman, fillette de 11 ans, 1065 rue Saint-Urbain, s’est ni plus ni moins jetée, hier, sous les roues d’une automobile, qui heureusement allait à petite vitesse.L’enfant n’a reçu aucune blessure.BANQUET ISRAELITE.Quelque quatre cents membres et amis de la “United Hebrew Political Association” ont assisté, hier soir, à un banquet offert en l’honneur de M.Peter Bercovitch- Ce banquet a eu lieu dans la salle Prince Arthur.Ont été remarqués: MM.McDonald et Côté, commissaires, et le major Geo.Washington Stephens.Plusieurs toasts ont été prononcés.SUCCES DE M.BRASSARD.Il y a quelques mois, l’Exposition de Québec décidait de faire construire une estrade pouvant contenir 8,000 personnes, au coût de $100,000, et un concours fut ouvert.Huit concurrents répondirent: trois de Québec, deux de Montréal, un d’Ottawa, un de Toronto, un de New-York.Le jury rient d’accepter les plans de M.Adolphe Brassard, Architecte de Montréal.M.Brassard est l’architecte qui, avec M.Marchand, construisit la fameuse prison de Bordeaux.Un prix de $500 lui a été attribué.LE CONGRES DES FEMMES Rome, 15.— Le conseil international des femmes a terminé son congrès quinquennal aujourd’hui.On a décidé que le comité exécutif se réunira en Angleterre en 1916, à Budapest en 1918, et que le congrès quinquennal aura lieu en Hongrie en 1919.Mme Kater Waller Barrett, de Washington, présidente de la section américaine, a été élue présidente du comité de la presse.Cent cinquante femmes, toutes parlant anglais, ont discuté la participation de l’association au centenaire de la paix anglo-américaine.On a décidé que les femmes canadiennes et américaines donneront leur concours à la publication de l’histoire des résultat produits par les traités anglo-américains, et que l’on tiendra quatre grandes assem-blées à ce sujet à Buffalo, Boston, Détroit et Seattle, et une assemblée spéciale à Washington.-?- AU MONUMENT NATIONAL Six cents personnes environ ont assisté, hier soir, au Monument National.à la distribution des prix aux élèves qui, depuis l’automne dernier, ont suivi les cours gratuits de langue française et anglaise, de sténographie, de solfège, de mathématiques, etc., donnés sous les auspices de l’Association Saint-Jcan-Baptiste.M.J.-G.de Lorimier, avocat, a présidé à céttc distribution.LE DR VILLEC0URT Le Dr Villecourt, bien connu à Montréal où il demeure depuis 14 ans, vient d’être nommé officier de l’Instruction Publique par le gouvernement français.LES TRIBUNAUX EPICIERS ET BOUCHERS UN JUGEMENT QUI LES INTERESSE.— EN REVISION.— LES SUITES D’UN INCENDIE A L’EPIPHANIE.Les juges sir Chas P.Davidson, Archibald et Weir, siégeant en Cour de Révision, viennent de rendre un jugement particulièrement intéressant pour les épiciers et les bouchers, dans une cause de Senécal vs Rochon et Charbonneau, mis en cause, confirmant à Tunanimité le jugement de première instance.En janvier 1913, le demandeur loua au défendeur, qui prenait laqua-lité d’épicier, un magasin sis à Ho-chelaga, avec faculté d’en sous-louer une partie.Le mois suivant, Senécal loua à un nommé Messier, une pièce dans la même bâtisse pour y tenir un étal de boucher avec entente expresse que ce dernier n’aurait pas de concurrent dans le local.En juillet dernier, Rochon sous-loua à un nommé Charbonneau, boucher une partie du magasin.Le propriétaire Senécal intenta alors une action au locataire Rochon, demandant la résiliation du bail et des dommages-intérêts au montant de $360, prétendant que la faculté de sous-louer accordée au défendeur était toujours soumise à son consentement ; qu’il y avait changement de destination des lieux et que cette sous-lccation lui causait des dommages, attendu que son autre locataire, Messier, ne voulait pas avoir de concurrents, ajoutant que par convention verbale, l’épicier Rochon s’était engage à ne pas sous-louer à un boucher.Rochon plaida que son droit de sous-louer était absolu, ni- toute convention verbale, à ce contraire, ajoutant que la destination des lieux n’était pas changée, qu’il en usait suivant son bail, l’usage et la coutume à Montréal où le commerce de boucher et celui d’épicier sont similaires, d’une rapprochement réciproquement avantageux, et s'établissant avec communication de l’un et l’autre.Jugement de première instance rendu par Thon, juge Lafontaine a été confirmé avec dépens.Ce matin, s’est instruit en Cour Supérieure, le procès intenté par Ferland & Frères, manufacturiers de l’Epiphanie, contre la Laval Electric Company.Au mois d’août dernier, un violent incendie détruisait six édifices du village de l’Epiphanie, dont la manufacture des demandeurs.Le feu origina à ce dernier endroit et MM.Ferland tiennent la compagnie Laval Electric responsable des pertes, parce qu’elle n’a pas fait à l’installation électrique de leur manufacture les réparations qu’elle devait faire, après avoir été protestée à eet effet.La réclamation de Ferland & Frères s’élève à $9,872, frais et intérêts.QUEBEC ET LE C P.R.En même temps que les autres changements qui auront lieu le 31 mai, des trains de luxe seront mis en opération, partant de la gare de la Place Viger et de Québec à 5.00 p.m.tous les jours.r.CONTRE LES CAFES DE NUIT LA W.C.T.A.EN RECLAME LA FERMETURE IMMEDIATE.La section Hochelaga de la Women’s Christian Temperance Union, à une assemblée tenue hier soir, dans l’église presbytérienne Melville, a passé une résolution demandant la fermeture immédiate des cafés de nuit qui, privés de licence, ne continuent pas moins leur commerce.La présidente, Mme F.H.Waycott, a sévèrement olâmé les autorités municipales qui ne font rien, dit-elle, pour la suppression de ces cafés.Un vote de remerciements a été adressé à sir Lomer Gouin pour laide qu .a apportée à la cause de la tempérance.On a aussi déploré le départ, de la commission des licences, du recorder Weir, qui, à leur dire, a fait énormément de bien pour la bonne cause.A la lin de la soirée, eut lieu l’é lection des officiers.Le même bureau a été réélu.ASSISTANT DE M.DROUIN - « M.MAHER EST NOMME A CETTE FONCTION.— LE SALAIRE DES SECRETAIRES DU MAIRE ET DES COMMISSAIRES.A leur réunion d’hier après-midi, les commissaires ont fait plusieurs nominations.M.Horace Maher a été nommé assistant de M.Drouin, surintendant des édifices municipaux, au salaire initial de $1,100 par année.Les commissaires ont aussi fixé les salaires de leurs secrétaires et de leurs sténographes.MM.Pierre Ghevassu, Léon Tré-panier el Fred.Barter, secrétaires respectifs de MM.Martin, Hébert et McDonald, recevront chacun $1,500 par année.Le salaire de Mlle Charlotte Giguère.sténographe de M.Hébert, et de Mlle Blanche Mayer, sténographe de M.Côté, sera de $900 par année.-»- LE ROI GUSTAVE Stockholm, 15 — Le roi Gustave est tout à fait rétabli de l’opération d’un ulcère à l’estomac qu’il a subie le 9 avril.Le roi a repris son poste à la direction des affaires de l’Etat et le prince héritier lui a remis les pouvoirs de régent qu’on lui avait confiés pendant la maladie de son père.LA NAVIGATION LE PLUS GROS PAQUEBOT LE “VATERLAND”, DE LA LIGNE HAMBOURG-AMERIQUE, E S T ! PARTI DE CUXHAVEN POUR FAIRE SON PREMIER VOYAGE DE LONG COURS.Le plus gros navire du monde, le “Vaterland”, de la ligne Hambourg-Amérique, est parti de Cuxhaven, Allemagne, hier après-midi, en route pour New-York, ayant à bord 900 | passagers de première et 1000 d’en-j trepont.Le nouveau paquebot a une capacité de 90,000 chevaux-vapeur.Le “Vaterland” fait son premier voyage et quatre directeurs de la ligne Hambourg sont à bord.NAUFRAGE D’UNE GOELETTE Sault Sainte-Marie, 15.— La goélette “Battsford” a coulé à fond hier, en frappant le quai du canal “American”.Elle avait une cargaison de bois.AU CANAL LACHINE Les navires “Cadillac”, “Fort William”, “Canpbic” et “Avon”, tous chargés de grain sont arrivés de Port Arthur hier.UN PHOQUE DANS LE PORT Depuis plusieurs jours les débardeurs qui travaillent à la Pointe du Moulin à Vent, voient, chaque matin, un phoque qui prend ses ébats près du quai.DANS LE PORT ARRIVAGES Mount-Royal, Londres, Pacifique Canadien, au hangar No 7.—Bronwen, Philadelphie, Pointe du Moulin à Vent.—Manchester, de Manchester, Furness Withy, au hangar No 13.—Crown of Cordova, de Saint-Kitts, Robert Reford, Pointe du Moulin à Vent.—Normannia, Puerto, Mexique ; Robert Reford Co., Pointe du Moulin à Vent.—Manxman, Bristol, ligne Dominion, hangar No 6.—Brand, Bollestall, Barbades; ligne Dominion, hangar No 6.—Gerty, ligne Austro-Américaine, Trieste, hangar No 6.—Carrigan Head, Rotterdam, ligne Allan, quai des commissaires.—Fremona, Meîling, Compagnie Robert Reford, hangar No 13.—Sargossa, Haylett; Cie Robert Reford, Pointe du Moulin à Vent.—Frankfurt, Rotterdam, ligne Hamburg, Pointe du Moulin à Vent.—Andania, Southampton, ligne Cunard, hangar No 12.—Jaconia, Middlesboro, Cic R.Reford, hangar No 14.—Monmouth, Anvers, C.P.R., hangar No 7.—Scandinavian, Glasgow, ligne Allan, hangar No '24.—Letitia, Glasgow, Cie R.Reford, hangar No 11.—Millpool, Philadelphie, au hangar No 8.—Scotian, Glasgow, ligne Allan, hangar No 3.—Canada, Liverpool, ligne White-Star-Doimnion, hangar No 8.AU SECOURS DU “ TRITONIA ” St-Jean, N.-R., 15.—Le “ Rella-venturc ” est parti, hier soir, porter secours au “ Tritonia ” qui a été emprisonné par les glaces à la Baie Notre-Dame.AU CONSEIL D’OUTREMONT LES OFFRES POUR L’EMPRUNT DE $500,000 ONT TOUTES ETE REFUSEES COMME INSUFFISANTES.Le comseil de la .ville d’Outremont s’est occupé hier soir des soumissions présentées pour 3’achat des débentu-res de la ville, au montant de $500,000.La séance du conseil a été très courte, les échevins ayant refusé toutes les offres présentées.La plus haute soumission a été celle de la “Canada Bond Corporation”, qui a offert $453,667.Le conseil doit avoir une assemblée de comité ce soir pour faire des emprunts en attendant des offres plus alléchantes.L’AMELIORATION DES ROUTES (De noire correspondent3 Québec, 15.— Trente et une municipalités se sont adressées jusqu’ici au département de la voirie pour obtenir des emprunts en vertu de la loi des Bons Chemins.Le gouvernement va poursuivre, pour sa part, les travaux de quatre routes provinciales, ce qui, avec les travaux faits dans les municipalités, mettra en emploi, cetle année, dans la province, 174 équippements pour la confection des routes.NOUVEAU SERVICE DE TRAINS POUR BOSTON ET NEW-YORK DE LA GARE BONAVENTURE.Train du jour à 8 hrs 31 a.m.tous les jours et train de nuit à 9 hrs 30 p.m.tous les jours.Wagons ordinaires, wagons-salons et wagons lits pour Boston et New-York sans changement.r.unIolTconcert Mlle Ida Morin, soprano, a donné, hier soir, un très joli concert dans la salle de l’Immaculée-Copception, avec le concours de M.Hector Dan-sereau.pianiste, et M.Alphonse Dansereau, violoniste.L’assistance était assez nombreuse, et ne ménagea point scs sym-oathiques applaudissements aux artistes.Ceux-ci ont dû répondre, chacun à leur tour, à plusieurs rappels.Le programme exécuté, était très varié.Au Magasin Goodwins Meubles en herbe Fauteuils, berceuses, chaises longues se repliant, petites chaises, tables, sofas, tabourets, porte-jardinières, étagères, etc.Ces meubles conviennent surtout pour galeries, vérandas, maisons de campagne.Ils sont très confortables, vu la flexibilité de leur monture en jonc de Malacca, et la couvèrture en herbe tissée et cordée ; aussi confortables même, et à un prix beaucoup moins élevé que des morceaux plus dispendieux.Chaises, valant de 8.90 à 10.00, demain.$6.75 Berceuses, valant de 9.90 à 11.00, demain.7.75 Chaises, valant 6.75.5.75 Tabouret, valant 8.25.:.6.75 Canapé, valant 20.00.„.16.75 Table, valant 9.00.7.75 Chaise longue avec appui, valant 17.75 .,.12.90 Fauteuil à dossier très haut, valant 12.50.8.75 Ces prix de rabais sont pour demain seulement.MONTREAL- LIMITED- Ce nouveau modèle Columbia “ Leader PP $100.CONDITIONS FACILES DE PAIEMENTS Le “Leader” est muni du puissant Moteur Columbia silencieux à TROIS RESSORTS.La tige de reproduction du son Columbia améliorée et le diaphragme No.6.Ainsi qu’un indicateur de vitesse et un régulateur.Cet instrument comporte un compartiment fermé, pouvant contenir 72 Registres.Sa hauteur est de 41 Yz pouces, sa largeur dfe 18 pouces et sa profondeur de 21 pouces.Il est en quart de chêne doré ou fumé, aussi en acajou, ou noyer satiné.Pour $35, de plus nous donnons avec cette machine 48 morceaux (24 disques doubles de votre choix) et 1,500 aiguilles assorties.CONDITIONS DE PAIEMENT POUR CONVENIR A L’ACHETEUR m A A QUARTIERS GENERAUX LAXTON BROS Le Principal Magasin de Pianos à Montréal.550 RUE SAINTE-CATHERINE OUEST fqr'i'iÆWi.'.TT: VlTTEk Eau Minérale Naturelle (de France) m SOURCE SALEE pour les maladies du Foie, la Congestion et la Constipation.Ecrivez pour un pamphlet à propos des Eaux de Vittel.SEULS AGENTS EN CANADA THE LEEM1NG MILES CO., LIMITED, 4 Boulevard St-Laurent, - Montréal.6 INTERVIEW DU CAPT.DEMERS LE MAITRE DU PORT NE SAVAIT RIEN DE SA NOMINATION PROBABLE A LA COMMISSION DES NAUFRAGES.Nous avons rencontré le capitaine Demers, maître du port de Montréal, cet avant midi, pour lui demander ce qu’il pensait de la nouvelle de sa nomination probable à la présidence de la commission des naufrages.Le capitaine Demers a paru des plus surpris ne sachant lui-même rien de la chose.“Je n’ai pas postulé, nous a-t-il dit, Si on m’offre le poste avec le même traitement que j’ai actuellement, j’accepterai.Tout ce que je sais, c’est que le ministre de la Marine et des Pêcheries désire avoir un homme parlant les deux langues pour présider à ’a commission.et ils sont des plus rares parmi les gens qui aspirent à cet honneur.Je ne veux diminuer le mérite de personne vcar pour moi j’aime autant demeurer maître du port de Montréal.” Le salaire de maître du port est de $5,000 par année tam.d's que celui de missairs des naufrages n’est que de $3,000.- Au moment où madame termine sa toilette pour Sortir, arrive une amie en visite imprévue ; on envoie Bébé au salon.—Ta maman est là ?—Oui, madame.—Elle ne m’attendait pas, hein ?—Pou*- sûr.même qu’elle a dit que si elle avait su, on serait sorti plus tôt I LES MONOLOGUES LASSALLE La publication de cet utile et intéressant recueil est attendue avec une très vive impatience.Le professeur Eugène Lassalle, qui en a pris la direction, ne pouvant répondre aux nombreuses demandes d’informations qu’il reçoit chaque jour, faij appel à la publicité de notre journal en nous priant de bien vouloir poiier à la connaissance des intéressés que le premier fascicule paraîtra le premier juin et sera en vente, à partir de cette date, à la librairie Beauchemin, rue Saint-Jacques, et dans toutes les librairies du Canada et des Etats-Unis.Un fascicule, composé de nouveaux monologues, sera mis en ven- te le premier jour de chaque mois, et formera à la fin de l’année un beau livre d'à peu près 400 pages, que les familles et les pensionnats voudront avoir dans leur bibliothèque.—-» LE C.P.R.ET LES LAURENTIDES Un train spécial partira de ta gare de la Place Viger à 1.15 p.m.les samedis 16, 23 et 30 mai, pour Sainte-Agathe, arrêtant à Shaw-bridge et à l'ouest.Le train de retour partira de Sainte-Agathe pour Montréal à 4.45 p.m., les dimanches 17 et 31 mai, et le lundi.25 mai.Uu wagon-salon sera ajouté à chacun de ces deux trains.r.*0 Bar-, LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI, 15 MAI 1914 VOL.V.— No.113 POLITIQUE ETRANGERE ALLEMAGNE RIVALITÉS ENTREVOISINS LES ALLEMANDS VOIENT DANS LES RECENTES MESURES MILITAIRES DE LA RUSSIE UNE PREPARATION A LA LUTTE ENTRE LES DEUX PAYS LIMITROPHES.Berlin, 15.— Il est certain que l’Allemagne ne voit pas seulement en la Russie une rivale militaire.Chaque jour les journaux expriment leur crainte de voir s’élever entre les deux pays une “guerre de commerce’.Des Allemands voient dams les ac-tiows récentes de la Russie les signes d’une préparation à la lutte militaire et commerciale, entre les deux pays.L’une des décisions de la Russie qui inquiète le plus les Allemands, est la prohibition faite par le gouvernement russe d’exporter les chevaux.On voit l’intention de se procurer ur< nombre suffisant de chevaux en cas de guerre.Cette prohibition nuit aussi au commerce allemand.Les Allemands voient aussi avec mécontentement, la défense faite aux ouvriers Russes de se rendre en Allemagne au temps de la moisson.D’un autre côté, le gouvernement russe étudie la question d’élever le tarif sur les importations des grains.Ceci enlèverait à l'Allemagne un marché important.L’an dernier, T Allemagne exportait en Russie 231,000 tonnes de seigle.23,000 tonnes de blé, et 38 000 d’avoine.Le gouvernement allemand croit que la Russie a voulu user de représailles lorsqu’elle a retenu prisonniers à Perm Hans Berliner et ses deux compagnons, qui ont atterri en Russie, après leur randonnée en ballon.Ces aviateurs allemands subiront leurs procès sous accusation d’espionnage.La Russie se vengerait ainsi de l'arrestation du ministre des Chemins de fer Popow, venu en Allemagne pour acheter des vaisseaux.Le ministre russe, après sa libération, se rendit à Londres pour y faire l’achat qu’il avait d’abord voulu faire en Allemagne.M.Popow avait été accusé d’es-•»ionnage.Dorénavant, la Russie ne fera affaires avec les compagnies allemandes que si celles-ci fournissent une caution suffisante pour assurer la sécurité des agents russes qui seront chargés de négocier les achats.Il est à peu près certain qu'aucune compagnie allemande n’osera assumer ce risque, et, par conséquent, l’industrie allemande n’aura plus de débouché en Russie.Un autre incident malheureux pour l’entente des deux pays fut l’arrestation, à Cologne, du capitaine Polja-kow, ministre de la Marine en Rus-s'e.Il fut accusé de vol.11 fut remis en liberté peu après, et l’agent de police qui l’avait arrêté fut puni; mais cet incident contribue à aigrir de plus en plus la Russie.Ceci ne veut pas dire qu’il y aura bientôt une guerre entre les deux pays; cependant, les relations entre l’Allemagne et la Russie sont loin d'être amicales.¦ FRANCE M.POINCARE A SAINT-PETERSBOURG Paris, 15.— Au cours du prochain voyage de M.Poincaré à Saint-Pétersbourg, les eonditioiA de la visite du tsar Nicolas en France seront réglées; on croit que la visite aura lieu au mois d’octobre.M.Poincaré doit se rendre ronne le 12 juillet.à P e- LA FRANCE AU MAROC Paris, 15.-res dépêches Maroc, le combat ral Gouraud sur - D’après les derniè-officielles reçues du ivré par le géné-a route de Taza a mis les troupes françaises aux prises non seulement avec la grande tribu des(Tsoul, mais aussi avec les Branes, qïii vivent dqns les montagnes au sud de Taza.La déroute des Marocains a été complète et leurs pertes, pendant le combat, sont les plus fortes qu’ils aient jamais subies.fl se confirme quejc succès du général Gouraud va être suivi de la soumission de toutes les tribus de la région de Taza.On annonce que le sultan du Maroc et le général Lyautey, résident général de France, vont se rendre à Taza pour hâter la pacification du pays.ANGLETERRE PESSIMISME NATIONALISTE ON SE REND COMPTE QUE LE PROJET D’EXCLURE POUR TOUJOURS L’ULSTER DU HOME RULE EST IRREALISABLE A MOINS D’EN APPELER AU PEUPLE.sabre suspendu sur la tète des li-béraw^, prêt à l’abattre quand cela lui plàfra ; les nationalistes, hier, cependant vinrent à l’aide des libéraux quand on prit le vote à l’im-proviste sur une motion à l’effet de donner la préséance aux mesures ministérielles.Les partisans de M.Asquith, habitués de longue date aux importunités des “ whips ”, méprisent leurs avertissements et leurs recommandations.Aussi, hier, quand on vit que les unionistes se préparaient à jouer un mauvais tour au gouvernement, on adressa un appel pressant aux députés, qui se trouvaient chez eux ou dans des clubs.Les nationalistes surtout répondant en grand nombre à l’appel, surgirent de tous les côtés.Le gouvernement recueillit la petite majorité de 21 voix.D’un vote contraire eût résulté une grande faiblesse pour le cabinet, peut-être même eût-il été contraint de résigner.On se rappelle que le gouvernement défait en 1912, à propos d’une question de finance refusa de démissionner.Une défaite aujourd’hui, à cause de la gravité de la situation, aurait constitué un bien plus grand péril pour les libéfaux.Le “ Morning Post ”, tout en admettant que la petite majorité libérale d’hier ne révèle en rien les sentiments du parti libéral, voit dans l’incident la résolution bien arrêtée des unionistes de combattre le gouvernement par tous les moyens.Le “ Post ” ajoute qu’il faut soustraire TUlster au contrôle du gouvernement de Dublin, sans coiditions, sans quoi c’est la guerre civile à brève échéance.Les ministres font maintenant dans des entrevues deux propositions : l’exclusion de l’Ulster pour une période de six ans, le vote conféré non à chaque comté de l’Ulster, comme cela se fait aujourd’hui, mais au groupe vies six principaux comtés.Les radicaux et les nationalistes dé-sanpimm ni cc projet.LES ELECTIONS PARTIELLES Londres, 15 — M.C.F.G.Mas-terman, le nouveau ministre défait à la récente élection partielle de Bethnal Green, a été choisi comme le porte-étendard du parti libéral dans le comté d’Ipsurch, dont le dé.puté le Révérend Silvester Horne, vient de mourir.Le major Bowden, unioniste, M.John Houfton, libéral, et M.James Martin, ouvrier, sont candidats dans l’élection partielle de Derbyshire.Le désaccord entre les libéraux et les ouvriers s’envenime de plus en plus.Les premiers disent qu’un député ouvrier sera dominé en chambre par les socialistes ; les ouvriers de leur côté rétorquent que le candidat ministériel n’est qu’un instrument entre les mains de sir Arthur Markham, M.P., à qui on reconnaît une influence locale réelle.Le vote a lieu mercredi.LE BANQUET E.N.HEBERT IL OBTIENT UN VIF SUCCES.— CINQ CENTS CONVIVES.— DISCOURS DE M.E.N.HEBERT.Londres, 15.—Les nationalistes et les unionistes de Dublin voient les choses d’un oeil sombre depuis les propositions faites par le gouvernement, jeudi.Les unionistes comprennent que si J'Ulster est exclus pour toujours du Home Rule, Redmond déclarera la guerre au cabinet et combattra le projet de bill amendé.D’autre part, si Carson tient ses promesses, le jour de l’adoption du Home Rule verra l'établissement du gouvernement provisoire de TUlster.L’on serait alors témoin de l’étrange spectacle de la révolte des nationalistes et de l’établissement d’un gouvernement inconstitutionnel dans TUlster.Les élections s’imposent de plus en plus à tous comme la seule solution du problème.Dans l’intervalle, les journaux de Belfast recommandent aux Ulstéristes d’attendre du secours de leurs fusils plutôt que du parlement.M.Redmond tient le AUSTRALIE PARLEMENT AUSTRALIEN SCENES DE VIOLENCE AU COURS D’UNE SEANCE DE NUIT.Melbourne, Australie, 15.— Les scènes de violence qui se déroulèrent au parlement fédéral de l’Australie, aux pelite heures hier, à la suite d’une séance de nuit, furent rarement dépassées.Le “whip” ministériel distribua aux membres de son parti des couvertures et des oreillers.Un député ouvrier qui n’en était pas pourvu en prit quelques-uns.Son action provoqua une bagarre au cours de laquelle plusieurs députés échangèrent des coups.M.Anstey, un ouvrier, frappa le “whip” sur le nez et l’étendit par terre, tandis qu’une lutte de plusieurs minutes s'engageait.L'opposition semble persister dans ses projets d’obstruction et l'on s’attend à de nouvelles scènes de violence et de désordre.LA DEPOSITION DE MELLEN L’EX-PRESIDENT DU CHEMIN DE FER NEW-YORK, NEW-HAVEN AND HARTFORD DEVANT LA COMMISSION DU COMMERCE ENTRE ETATS.Washington, 15.— L’ex-président Charles S.Mellon, du chemin de fer New-York, New-Haven and Hartford, a subi froidement, hier, devant la Interstate Commerce Commission un interrogatoire des plus serrés qui a duré toute une heure.C’est le commencement d’un témoignage extraordinaire qui mettra à nu devant la Commission, comme M.Mellen Ta promis, toutes les transactions de l’ex-président du New-Haven.M.Mellen est fatigué de porter le fardeau de toute la critique accumulée sur lui relativement aux transactions du New-Haven qui fout le sujet de l’enquête, et il a promis qu’il donnera à chacun son dû de la part du blâme qu’on lui jette.* L’enquête a été ajournée à mardi prochain pour permettre au témoin de se procurer plusieurs documents dont il aura besoin.Dans une longue déclaration aux journaux traitant des relations du New-Haven et du Grand Tronc, M.Mellen a tracé toute l’historique des difficultés entre ces deux compagnies dans la Nouvelle-Angleterre.Il nie avoir tenté de bloquer l’accomplissement du projet du Grand Tronc pour l’établissement d’une voie ferrée entre Palmer, Mass et Providence, R.I.M.Mellen déclare qu’il n’a jamais pris au sérieux cette menace d’extension qui date de l’achat du Boston and Maine par le New-Haven et qui remonte même jusqu’à l’arrangement fait en 1906 entre le New-Haven et le Pacifique Canadien.ra.Mellen laisse entendre que Ton* tension Palmer-Providence du Grand Tronc ne visait qu’à amener le New-Haven à donner au Grand Tronc le privilège des taux différentiels uans New-York comme le Pacifique Canadien les avait obtenus en 1906.Le banquet offert, hier soir, dans la grande salle «de l’hôtel Place Yi-ger, à M.E.-Napolénn Hébert, a obtenu un très vif succès: convives nombreux, entrain croissant, menu excellent, vins meilleurs, rien n’y manquait et les discours de la fin ont été pour les dilettantes un autre régal.Le thème des discours prononcés par les trois membres du_ bureau des commissaires présents, MM.Hébert, Côté et Ainey a été que les commissaires se proposent de conduire la ville en bonne harmonie avec les échevins; M.Ainey s’est cependant montré sur ce point plus circonspect que MM.Côté et Hébert.L’échevin Ménard ouvre la série des discours en proposant la santé de la ville de Montréal.Répond, M.Côté, qui félicite vivement M.Hébert dont' il loue les talents administratifs.M.Côté déclare que la meilleure entente règne entre les membres du bureau des commissaires; les rédacteurs municipaux aiment faire de la sensation, dit-il, mais ils exagèrent.M.Ainey prononce également Té-loge de son confrère, et il rappelle l’ancien régime, dont on a trop médit, dit-il.Enfin M .Recours, vice-president du club Champêtre, propose la santé de M.Hébert, proposition qui est très vivement applaudie.DISCOURS DE M.HEBERT Comment vous répondre, après une telle avalanche de compliments et d’aussi bruyantes acclamations?Heureusement que l’heure est aux réjouissances plutôt qu’aux discours.En ce moment; messieurs, j’oublie qu’hier encore j’avais le cerveau plein de soucis et d’ennuis pour m’écrier comme cet ancien : “A demain les affaires sérieuses!” J’entendais il y a quelques instants, mon bon ami l’échevin Ménard vous citer dans le plus pur latin une phrase du grand Horace, en faisant allusion au succès que j’ai remporté.Vous me permettrez de lui répliquer par une phrase du même poète latin en vous disant que pour répondre en ce moment, il me faudrait ce que Horace ap-pell: “Os magna sonaturum” — une bouche aux paroles sublimes.Je ne suis pas orateur et c’est pour cela peut-être, que Ton m’a élu commissaire de la ville de Montréal.Un commissaire dait se taire mais agir.Mes premières paroles, messieurs, seront des remerciements bien sincères à tous ceux qui, au cours de la lutte que nous avons traversée, m’ont accordé un si généreux appui.A l’heure de la ba-laille, j’ai vu se rallier autour de moi, une légion d’amis, et je suis lier de le (lire ce soir, je dois à leur amitié plutôt qu’à mon mérite personnel, la victoire que j’ai remportée.Dans cette légion, il y avait une garde fidèle — de celles qui ne se rendent pas — et celte, garde était composée en partie des membres du Club Champêtre.Ce n’est pas mon intention messieurs, de vous énumérer le programme (lue me^ collègues et moi nous nous sommes tracés en prenant la direction de Tadministra- Depuis notre élection, nous nous sommes efforcés à rejeter certains petits comptes en souffrance que nos prédécesseurs nous ont légués el nous sommes à la veille d’aborder quelques-uns des problèmes dont la solution s’impose si nous voulons contribuer à faire de notre granue ville, Tune des cités modèles de l’Amérique.L’harmonie et la bonne entente étant les principes fondamentaux d’une bonne administration, nous avons cherché tout d’abord, mes collègues el moi, à nous mieux connaître el à formuler un .plan général de travail.Nous nous entendons bien, dans le Bureau des Commissaires, en dépit de ce que peuvent vous faire croire certains journaux.J'en prends à témoin mon ami et collègue, M.Duncan McDonald, que vous avez applaudi tout à l’heure avec tant de raison.M.McDonald est de decendance écossaise et, de ses ancêtres, de cette race qui nous donna tant de grands hommes, il a hérité des caractéristiques : la largeur d’esprit, la franchise et lé sens pratique.Le Bureau des Commissaires trouvera son principal facteur de succès dans Cappui que lui donneront messieurs les échevins, et je remercie le représentant du quartier Bordeaux et ses collègues d’avoir confirmé devant vous leurs bonnes intentions vis à vis le Bureau de Contrôle.M.Téchevin Ménard exprimait tout à l’heure l’espoir que nous mettrions incessamment à l’étude le projet d’embellissement de la ville de Montréal.srojte GRANDE * OUVERTURE ~ DU - REX STORE REX.STORE ^DEMAIN, SAMEDI, LE 16 DU COURANT Il y aura des milliers d’occasions pour toutes les personnes économes, dans tous nos rayons.Nouveautés, Merceries, Etoffes à robes.Braids, Doublures, Garnitures, Dentelles, Broderies, Fournitures de Maison, Tapis, Prélarts, Portières, Rideaux, “Poles”, Etc., Etc.Toutes nos marchandises sont de la plus haute nouveauté, et des meilleures qualités.Quant à nos prix, vous n’avez qu’à venir acheter une fois, et vous constaterez QU’ILS SONT LES PLUS MODERES.Voici quelques prix qui vous donneront une idée des économies que vous réalisez en achetant ici :— EPICERIES Sucre Redpath .4 fa é Poudre extra “Star” 3 pour.25é Savon “Queens Laundry”, 6 pour .250 F'arine à 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DE MONTREAL Je connais, messieurs, les dispo-silions de Son Honneur le Maire et de mes collègues du Bureau des Commissaires à ce sujet, et je dois vous avouer que depuis quelque temps déjà, j’étudie, de concert avec mes collègues, un plan d’embellissement dont la réalisation apportera une transformation complète dans l’aspect général de notre grande ville.Si nous songeons au côté esthétique, nous songeons également au côté pratique et c’est pourquoi, j’ai l’intention, suivant mes faibles capacités et l’appui que je recevrai, à faire marcher de pair avec l’embellissement de Montréal, l’assainissement de la métropole.La lutte contre la mortalité infantile, la guerre à l’alcoolisme, la question des habitations salubres, que j’inscrivis à mon programme seront l’objet de mes préoccupations et mon plus grand désir messieurs est de revenir devant vous, dans deux ou quatre ans, vous exprimer ma satisfaction d’avoir pu contribuer à solutionner res grands problèmes.Pour cela, nous comptons va sans dire, sur votre appui à tous, sur (e concours de nos corps % commerciaux et industriels, sur celui des associations mutuelles et autres.nous comptons également sur l’appui généreux de toutes les mères de familles, car sans ce dernier appui, nous ne saurions réussir.La femme est douée tout particulièrement de philanthropie et c'est pourquoi son concours dans toutes les grandes réformes sociales nous est des plus précieux.Et la Canadienne, de quelque origine qu’eMe Soif, disons-le avec orgueil, sait à l’occasion donner un appui pratique aux oeuvres socia- Messieurs les membres du Club Champêtre, je vous renouvelle avec sincérité mes remerciements pour votre manifestation si sympathique.La fête de ce soir est la vôtre autant que la mienne puisque vous avez si largement contribué a mon sucres, et c’est pourquoi je suis porté à lever mon verre et m’écrier comme le vieil ami latin de mon ami Ménard, comme Horace: Nunc est Bi-bendum! c’est maintenant ou’il faut boire ! C’est à la santé du Club Champêtre qu’il faut choquer nos verres et chanter.Ont aussi adressé la parole : Olivar Asselin.Téchevin Giroux, Paul-Emile Lamarche, M.Jean Prévost, le commissaire McDonald, Tancrède Marsil, Edmond Chassé, et autres.EUCHRE CONCERT AU CONSERVATOIRE ___________________LASSALLE De nombreux et magnifiques prix sont envoyés tous les jours au Conservatoire, destinés au grand euchre concert qui aura lieu le 19 mai, à l’Assistance Publique, sous la présidence de M.Ludger Gravel.Les billets s’enlèvent rapidement, tout fait prévoir une assistance nombreuse et distinguée, à cette soirée, organisée par les élèves de notre Ecole Nationale d’Elocudon française qui rend de nombreux services à toutes les oeuvres de charité en prêtant son généreux concours.Après le euchre, qui commencera à 8 heures et demie précises, aura lieu un très joli concert avec récitations choisies, choeurs et chants, soir, la direction de madame MacMillan, professeur de solfège au Conservatoire Lasalle.On peut se procurer des billets au Conservatoire, 128, Saint-Hubert, et le mardi soir, 19, à l’Assistance Publique.UN NOUVEAU LIVRE DE VOYAGES “ALSATIAN” ET “CALGARIAN”.UN ROLE CHARGE SOIXANTE-DEUX ACCUSES FIGURENT SUR LA LISTE DES ASSISES JUIN.CRIMINELLES DE MM.H.et A.Allan, agents généraux do la Cie de Navigation Allan, Ltée, Montréal, viennent de publier une nouvelle et charmante brochure décrivant le confort des,cabines de seconde des plus nouveaux et des plus gros paquebots du Canada, T“Alsa-t’an” et le “Calgarian”.La brochure, qui a un grand cachet cie distinction, contient une série de magnifiques gravures montrant le confort, le luxe et les plaisirs réservés au voyageur qui traverse l’Atlantique.Un fait remarquable est la grandeur inusitée des salles publiques et :e goût exqu's qui a présidé aux décorations.On peut obtenir des exemp aires de la brochure en en faisant la demande aux principales agences ou bureaux de la ligne, aux Nos 2 rue Saint-Pierre et 675 rue Sainte-Catherine Ouest.r.Soixante-deux noms sont déjà inscrits sur la liste de la cour d’Assi-ses pour le terme de juin.Cependant il est probable que bon nombre d’oc-cusés changeront leur option ayant l’ouverture de la cour et se décideront à subir leur procès en Cour des sessions spéciales.D’autre part, il est probable que les causes les plus importantes seront remises au terme de septembre.La cause la plus importante est celle d’Arthur Beauchamp et d’Arthur Foucault, les bandits, qui sont accusés de meurtre, de tentative de meurtre et de vols avec effraction.Comme, au cours de Tété, la police peut faire l’arrestation de leurs complices, Ismael Bourret et Alphonse Foucault, leur cause sera probablement remise au terme de septembre.Il est rare que le terme de la mi-été dure plus d’une semaine, et Ton ne croit pas que celui-ci fasse exception.Une autre accusation grave est celle portée contre Mme Mary Meakin, accusée d’avoir causé la mort d’une jeune fille en pratiquant sur elle upe opération illégale.Il y a trois accusations de tentative de meurtre; les accusés sont Verano Frangesco, Vincenza Storta (Mme Rocco Nonsiatto) et Max Pa-tragami.Jusqu’à présent voici la liste de la Cour d’Assises: George Anderson, effraction : Joseph Beauchamp et Arthur Foucault, meurtre, tentative de meurtre et vol avec effraction; Joseph Beauchamp, 2 accusations de vols; Joseph H.Brault, vol comme agent; Arthur Cadieux alias V.Morand, vol; Télesphore Collette, vol comme agent; Henry Collins, vol ; Hymans Kraft alias Graf, alias Ben.Kraft, blessures; Wenceslas M.Cro-1 ze, faux prétextes; Jos.A.Decelies, | faux; Alphonse Crcvier, parjure ; Ulrie Deschainps, vol; Dominicol Castellucj, parjure; Thomas Dubuc, vol de grand chemin; Thos Fisher, vol comme serviteur; Guiseppe FJo-ra, parjure; Verano Frangesco, tentative de meurtre; Wilfrid Gosselin,! vol; Pantaléon .Tobin, vol comme agent; Herménégilde Labrie, indécence; Wilfrid Langlois, Hector Le-cavalier, vol comme agent; Leonardo Lopore, blessures; Hector Lévesque et Emile Sauvageau, vol avec effraction; E.Legault, parjure; Michel Lecesse, parjure; Mary Levine et Andrew Newton, conspiration et fraude (2 accusations) ; Marv Meakin, homicide; Jules Michaud, vol; Charles M.Connell, vol; Louis Des-ehènes et Wm.Thornton, conspiration et vol; Arthur Fletcher, recel; Théodore Moraris, faux prétextes ; Frank O’Flaherty, vol comme agent; Peter Papas, indécence; Alexander Pavia, parjure; Maurice Pellerin, vol; Denis Perreault, viol; Alphonse Pelletier, tentative de vol; Genera Pe-zezza, blessures; Jos.H.Prieur, faux prétextes; Ovide Quenneville, vol comme serviteur; H.Saint-Amour, vol; H.Saint-Martin, vol; Vincenza Storta, tentative de meurtre; Eus-tache Sarrazin, tentative d’inceste ; Sam Schwartz, tentative de viol ; H.Jarres, avoir tenu une maison de jeu; Angelo Tertaquczzi, blessures ; Alice Cantin, faux prétextes et faux; Nicolas Vaskoukis, blessures; Max.Patraganni, tentative de nuiurtre-Croslcy Waules, tentative de vol ; Max.Weistein, vol sur la personne; John Yoskago et Steve Mitchikuk, dommages; Raphaelo Damato.-*- Nos lecteurs sont priés d’accorder de préférence leur clientèle aux fournisseurs qui annoncent dan?le “Devoir”.CHAPEAUX En Feutre Dur et Mou Nouveaux Modèles , du printemps CASQÜET1ES Grand Assortiment Toutes les nuances et pour toutes les ; occasions PRIX TRES MODERES SPÉCIALITÉ Fabricants de Casques pour Policiers, Pompiers et Musiciens de fanfare.Chapeaux de Soie conformés et réparés :: :: :: Armand Doin 76 NOTRE-DAME EST En face du Palais de Justice LE TRANSPORT DU BOIS Un ordre de la Commission des chemins de fer, reçu au Board of Trade hier, oblige les compagnies dé chemins de fer entre Ottawa, Hull et Montréal à revenir à leurs tarifs de 1913 pour le transport du bois destiné à l’exportation du port de Montréal.L’Association “Canadian Lumbermen” et le Montreal Hoard of Trade avaient porté( plainte contre Taug-mentation des'taux de transport cette année.ASSEMBLEE OUVRIERE Les membres de la Société Canadienne des Ingénieurs-Mécaniciens auront une assemblée .spéciale, le 17 courant à 2 heurts, à la salle Raby, 98 rue FulfoiM.OBSEQUES DE FEU W.CHENIER Les funérailles de M.W.Chenier ont eu lieu ce matin à l’église du Saint-Enfant-Jésus du Mile-End, au milieu d’un grand, concours de parents et d’amis.M.l’abbé Rorrel officiait, assisté de MM.les abbés Montanor et Fau-teux, remplissant, les fonctions da diacre et sous-diacre.La messe de Perosi a été exécutée sous la direction du Dr L.Vers-chelden.M.Langlois tenait l’orgue.À table.Monsieur questionne la cuisinière.—Ce potage a un goût.et il est tout vert.ne Tauriez-vous pas coloré avec la teinture des cheveux de madame ?( VOL.V.— No.113 LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI, 15 MAI 1914 COURRIERS PROVINCIAUX (Des correspondant» da ** Devoir ") OTTAWA-HULL VILLE DE QUEBEC NOUVEAUX ABATTOIRS Québec, 15.— La compagnie des abattoirs de Québec a soumis hier soir au comité des marchés, les plans des abattoirs qu’elle établira a Li-moilou.Les abattoirs auront une capacité d abattage de 100 bêtes à cor-de 150 porcs et de 250 moutons.L etablissement coûtera $363,855 et donnera de l’emploi à 160 hommes non compris les employés de bureau, le surintendant et les contre-maîtres.La construction sera commencée à la fin de juin afin que les abattoirs soient en opération en mars ou avril 1015.La ville transportera le marche aux animaux sur le site des abattoirs.ACCipENT A L’AQUEDUC Québec, 15.— Un tuyau du nouvel aqueduc que Tdn est à mettre à l’essai, a volé en éclats hier sur la rue Arago, causant des dommages considérables à plusieurs propriétés.Trois maisons appartenant à M.Edmourd Ficher ont été ébranlées Et inondées.Les trottoirs et le sol ont été brisés par la force de ’’explosion sur une forte étendue.On estime à $2,000 environ les dommages causés par l’accident.C’est le premier accident du genre.LE DRAME DE SAINT-SAUVEUR Québec, 15.— La reprise de l’en-quete du coroner sur le drame de Saint-Sauveur a été remise à aujourd’hui afin de permettre aux détectives de compléter leurs recherches.Le coroner Jolicoeur a exprimé son regret et son dégoût des rumeurs de toutes sortes mises en circulation par certains journaux, dans l’unique but de faire de la sensation.On ne prévoit aucune autre arrestation pour le moment contrairement à ce que dit un journal de Montréal et un autre de cette ville, .en faisant planer des soupçons sur une personne éminemment respectable.fous ces racontars sont de pures inventions.Les policiers s’occupent présentement de compléter la preuve qui sera faite à l’enquête en rapport avec les développements qui ont suivi le drame, et on possè-i de, assure-t-on, des renseignements qui établiront quel est l’auteur du crime.POUR L’ALGERIE Québec, 15.— Le R.P.Forbes, supérieur du scolasticat des Pères Blancs Missionnaires dans l’Afrique, et le R.P.Mesnages, directeur de la même communauté s’embarqueront sous peu pour l’Algérie où les rappel-^ le leur Supérieur général, Sa Grandeur Mgr Livinhac.Le R.P.Forbes, fondateur de la maison de Québec dont il était supérieur depuis 14 ans, est nommé supérieur de la mission de Rubaga et le R.P.Mesnages va aussi exercer son apostolat chez les peuplades de l’Afrique équatoriale.Le R.P.Smoo-f re succédera au R.P.Forbes comme supérieur à Québec, et le R.P.Mesnages sera remplacé par le R.P.Ange Cébron.Le R.P.Forbes est le frère de Mgr Forbes, évêque de Joliette.SAISIE DE BOISSONS CHINOISES Québec, 15.— Une quantité considérable de boisson chinoise a été saisie hier matin par les officiers du revenu dans une buanderie chinoise, propriété d’un nommé Sung Lung.Celui-ci a été arrêté pour vente de boissons sans licence.FEU M.A.LEMAY.Québec, 15.— M.Charles Albert Lemay, ancien avocat de Québec est mort hier matin à Saint-yEvariste de Reauce après une courte maladie, à f l’âge de 32 ans.IL SE MEURT Québec, 15.— Le Rév.Frère Victorien Pierre, directeur du collège des Frères des Ecoles Chrétiennes de Saint-Sauveur, est mourant.POUR ROME Québec, 14.— Sa Grandeur Mgr Mathieu, évêque de Régina, et Sa Grandeur Mgr Béliveau, évêque titulaire de Saint-Boni face, accompagnés de M.l’abbé ThériauL, curé de Montmartre, Regina, et de M.l’abbé Marois, secrétaire de Mgr Mathieu, sont pariis hier après-midi pour New-York en route pour Rome.LA LEVEE DES BOITES POSTALES Québec, 15.— Un service de voitures-automobiles pour la levée des boîtes postales a été inauguré, hier, au bureau de poste de Québec.Deux voitures-automobiles ont fait la levée des boîtes, hier, à titre d’expérience et le service sera continué avec augmentation du nombre des voitures.L’augmentation considérable des affaires au bureau de poste a nécessité l’adoption de ce service plus expéditif.Le contrat jiour ta levée des boîtes dans la ville est remplie par M.P.Campbell.LEURS ALTESSES ROYALES Québec, 15.—Leurs Altesses Royales le Duc et la Duchesse de Connaught ainsi que la princesse Patricia arriveront à Québec le 4 de juin et seront les notes de la ville tout le mois prochain.Ils occuperont les quartiers qui leur sont spécialement réservés sur la citadelle.NOUVEAUX REGLEMENTS Québec, 15.— Les modifications apportées récemment, par le gouvernement, aux règlements concernant les édifices publics, s’appliquent surtout aux théâtres et aux salles de vues animées.L’une des principales dispositions des nouveaux règlements est la prohibition des représentations de vaudeville et autres spectacles dans les salles de vues animées.On exige aussi pour ces salles un plus grand nombre de portes de sortie, des allées plus larges et des sièges assujettis au plancher.Dans les théâtres, les sacs de sable comme contre-poids aux décors ne pourront être employés que s’ils sont placés de façon à n’offrir aucun danger pour les employés travaillant sur la scène.Dans les théâtres qui seront construits à l’avenir les sacs de sable seront prohibés.IL REVIENT A QUEBEC Québec, 15.— M.J.-O.Mousseau, ancien député de Boulanges, était à Québec, hier, pour la première fois depuis le scandale de la Législature.M.Mousseau se rend dans la Reauce, pour affaires professionnelles.LA FETE DES ARBRES Québec, 15.— La Fete des Arbres qui était, hier, pour la région de Québec, a été célébrée avec un éclat inaccoutumé, ici, par la plantation, avec le concours d’un grand nombre de personnalités distinguées, de plus de trois cents arbres, sur les terrains de l’exposition provinciale.La commission de l’exposition avait organisé pour la circonstance une cérémonie qui a obtenu le plus complet succès.Les invités, qui étaient très nombreux, se sont rendus sur les terrains de Stadacona en automobile.On remarquait B.H.le lieutenant-gouverneur et lady Langelier, l’hon.J.-E.Caron, ministre de l’Agriculture, le eapt.V.Pelletier, A.D.G., S.H.le maire Drouin, Mgr Rouleau, principal de l’Ecole Normale, M.Wm Power, M.P., MM.Eugène Leclerc et Louis Létourneau, M.P.P., l’hon.M.Roberge, MM.Laurendeau et La-fleur, de Montréal, les échevins Tru-del, Garant, Bois, Côté, Paquet et Collier, plusieurs officiers du département de l’agriculture et autres citoyens de la ville.S.H.le lieutenant-gouverneur, le ministre de l’Agriculture et tous les principaux personnages, dont nous venons de citer les noms, ont fait la plantation des arbres qui commémoreront la célébration de la fête qui leur est particulièrement consacrée.Les invités ont été reçus sur les terrains par l’hon.Cyr.Delage, président de la commission de l’Exposition, le secrétaire, M.Georges Morisset, et plusieurs directeurs.La plantation de chaque arbre faite par les principaux personnages présents a été photographiée.Ce sont les élèves de l’école forestière, sous la direction de M.Avila Bédard, qui ont fait la plantation des autres arbres qui sont pour la plupart des peupliers de Caroline, des érables, et autres espèces venant de la pépinière de M.Flugène Leclerc, de cette ville, et de la pépinière de Berthier.C’est la première fois depuis plusieurs années que la Fete des Arbres est célébrée par une cérémonie d’un caractère solennel.! CONVENTION SECRETE Ottawa, 15.— La convention des compagnies de tramways qui se tient à Ottawa ces jours-ci est tenue absolument secrète et pas un rapport n'a été communiqué aux journaux pour publication.Les journalistes se sont vu en outre refuser l’entrée de la salle des délibérations et rien n’a transpiré des décisions prises par l’association depuis le commencement de sa convention avant-hier soir au Château Laurier.La convention a été ouverte et se tient sous la présidence de M.Patrick Dubee, secrétaire-trésorier de la Montreal Tramways Company.LE CORPS DES CADETS Ottawa, 15.— Les principaux corps de cadets de la Capitale partiront pour le camp à Barriefield, près Kingston, le cinq juin, afin d’arriver à temps pour l’ouverture du camp le six juin.On s’attend à ce que plus de 2,500 cadets se rendent à Barriefield cette année.Plusieurs corps de cadets indépendants ont reçu l’invitation d’aller au camp cette année, entre autres les cadets ouvriers de Hull, les cadets des Frères de l’Académie Lasalle d’Ottawa, les cadets junioristes des RR.PP.Oblats à Ottawa et les cadets des collèges commerciaux de Hull et d’Aylmer.ACCIDENT MIRACULEUX Ottawa, 15 — Un ace'ident des plus singuliers est arrivé hier après-midi au coin des rues O’Connor et Slater.Un nommé Steers monté sur une motocyclette se dirigeait à toute vitesse vers la rue Bank sur la rue Slater quand, à l’intersection de la rue O’Connor, sa machine vint se jeter sur une automobile qui descendait elle aussi à toute vitesse la rue O’Connor.Le choc fut si violent que M.Steers fut projeté dans l’automobile, mais heureusement pour lui sa tête vint frapper le siège rembourré de la voiture.Le chauffeur de l’automobile mit aussitôt les freins et ne fut pas peu surpris en se retournant de voir un homme sur le siège arrière de la voiture.M.Steers ne reçut que de légères blessures aux mains et il fut immédiatement transporté chez lui par le chauffeur.La bicyclette a été mise en pièces.M.Steers ne venait que d’avoir sa machine qu’il était allé retirer à la douane la veille.Des témoins de l’accident prétendent qu’il avait perdu le contrôle de sa machine et c’est ce qui explique l’accident.ELLES S’ECHAPPENT Ottawa, 15.— Deux prisonnières eu détention au Bon Pasteur se sont enfuies de cet établissement depuis quelques jours et la police est à faire des recherches à leur sujet.Les deux prisonnières avaient l'habitude de travailler à la buanderie de l’établissement.La première, Margaret Sample, s’est évadée lundi soir et l’autre, Louise Duval, mardi soir.Les deux femmes avaient une sentence de six mois à purger.On les croit rendues à Montréal et la police de celte ville a été avertie de leur disparition d’Ottawa On croit que les deux femmes ont dû s’entendre pour s’évader par le même moyen.LE “TEMPS” Ottawa, 15.— La nouvelle publiée par la presse de la ville que le “Temps” avait été acheté par la maison Rea n’a pas été sans causer beaucoup de commentaires.Dans les cercles politiques on dit librement que le “Temps” deviendra organe du gouvernement et que l’ancienne direction libérale a cédé tous ses droits sur le journal.Cette nouvelle que le “Temps” devenait journal conservateur a causé une désagréable surprise aux organisateurs du nouveau journal conservateur “Le Fédéral”.Ce qui porte à croire que la nouvelle de l’acquisition du “Temps” par la compagnie Rea, dont le propriétaire est conservateur, est fondée, c’est que certain organisateur du nouveau journal a déclaré ouvertement tout son mécontentement.On murmure tout simplement dans les milieux bien informés que “Le Fédéral” est mort de par le fait que le “Temps” devient conservateur.Le “Citizen” dans sa livraison d’hier soir annonçait la nouvelle du changement de politique du “Temps” et son acquisition par la maison Rea.Un démenti formel aurait élé donné à la nouvelle, mais le reporter qui avait eu la nouvelle, piqué dans son honneur et certain de son information, serait allé auprès de certain ministre et de plusieurs organisateurs conservateurs et aurait obtenu d’eux la confirmation de la nouvelle.On s’attend à des développements très intéressants au sujet de cette affaire d’ici peu.11 est peu probable que les organisateurs du “Fédéral” ne tentent de se dédommager de quelque façon du mauvais tour que leur a joué la maison Rea.LA CHAMBRE DE COMMERCE Hull, 15.— L’assemblée de la Chambre de Commerce de notre ville a été des plus intéressantes surtout à cause de la question de la construction du canal de la Baie Géorgienne qui a été longuement discutée.Cette question a fait le sujet de la majeure partie de la discussion.La question fut présentée par le Dr Archambault qui s’est fait le défenseur du projet à la Chambre depuis assez longtemps.Comme la motion présentée par M.Archambault touchait à la politique il va sans dire qu’elle provoqua une grosse discussion.Cette motion se lit comme suit: Que cette Chambre déclare à la Fédération des Chambres de Commerce qu’elle devrait prendre l’initiative de faire adopter par chacune des Chambres de Commerce une motion à l’effet de faire savoir au gouvernement que le temps, est arrivé d’entreprendre la construction du canal de la Baie Géorgienne et que chacune de ces Chambres s’engage à donner son appui entier à celui des partis qui prendra l’initiative immédiate de réaliser ce projet.” Une longue discussion se produit sur la question et le Dr Aubry accuse le Dr Archambault, le proposeur de la motion de ne pas être sérieux.Ce à quoi le Dr Archambault réplique qu’il est non seulement sérieux mais qu’il est en plus sincère.II déclare qu’il est convaincu que le temps est venu de se débarrasser de l’esprit de parti pour travailler dans l’intérêt du pays.Finalement après une discussion mouvementée, la motion Archambault est adopté par un vote de 17 à 2.La Chambre a aussi donné son appui au projet de l’établissement d’une cour juvénile à Hull.DANS L’OUEST AUDACIEUX VOLEURS Penticton, C.A., 15.— Pendant l’orage de ce matin, des bandits ont pénétré au bureau de poste, ont enfoncé le coffre-fort et ont volé pour une valeur de $69,000.Ils ont aussi pris un paquet à l’adresse de la Banque Canadienne de Commerce, contenant $5,000 en billets de dix piastres.VINGT ANS DE PRISON Vancouver, 15.— Les trois bandits russes, arrêtés pour vol, à la banque Hazelton, viennent d’être condamnés à 20 ans de prison, par un juge de la cour d’Assises à Prince Rupert.MEURTRE D’UN CONTREMAITRE Vancouver, 15.— Richard Har-granes, de la ville d’Oster River, con-tremaitre des ouvriers employés à la voirie provinciale, a été assassiné hier matin.Un des manoeuvres, Robert Suttle, a été arrêté comme étant l’auteur présume du meurtre.ONTARIO SEVERES SENTENCES.Kenora, 15 — Trois jeunes garçons trouvés coupables, dernièrement, de vol de grand chemin, ont reçu hier les sentences suivantes : Bert C.Haloner, 5 ans et vingt coups de fouet ; Reg.Smith, 5 ans, et Arthur Stranger, 5 ans.DEUX JEUNES GENS DISPARAISSENT.Huntsville, Ont., 15 — On a retrouvé hier soir, près du quai, un canot, dans lequel il y avait un chapeau et une canne.On croit à une tragédie.Hier, deux jeunes gens, Fred Gunn et D.S arbor, partirent pour une promenade en canot.Depuis, on ne les a pas revus.Le chapeau retrouvé appartient à Gunn.ACCUSE DE VOL.Toronto, 15 — Un mandat d’arrestation a été émané contre J.W.Moyes à la suite de ses négociations comme promoteur de l’Ontario West Sh ore Railway.Cependant, le dé-teciive provincial Greer n’a pu trouver Moves.On croit qu’il est parti pour l’Ouest.On le croyait jusqu’ici caché dans le parc Algonquin.TROUVE COUPABLE.Brockville, 15 — Léopold Simard, de Montréal, a subi son procès hier CHOSES MUNICIPALES LA VILLE ET LA M.LH.& P.LES COMMISSAIRES ONT EU, HIER, UNE CONFERENCE AVEC M.NORRIS, GERANT DE LA M.L.H.& P.— LE PRIX DE $156 PAR LAMPE EST JUGE EXORBITANT.La Création Sensationnelle qui remporte à Paris un Succès sans Précédent, M.Norris, gérant de la Montreal Light, Heat & Power, a eu une en-trvue avec les commissaires, hier, relativement au coût de l’éclairage de la rue Sainte-Catherine.M.Arthur Pa.ent, surintendant de l’éclairage, assistait à la séance.On sait que l’on doit installer des lampes sur poteaux de fonte après la disparition des poteaux, car l’enfouissement des fils sous terre est terminé sur un grand parcours.Or, la compagnie demande 156 dollars par lampe et lès commissaires trouvent ce chiffre exorbitant, étant dpnné que d’après les calculs de M.le commissaire Hébert et de M.Parent, la ville peut produire sa pro-jire lumière au prix de revient de ION dollars par lampe.Plusieurs autres compagnies ont, en outre, offert j a M.Pai m* de fournir cette lumière j à environ 95 dollars par lampe.M.Nords expliqua que le contrat1 de la compagnie ne valait plus que pour six ans et que c’était la raison du haut prix demandé.Pour l’éclairage de la rue Sainte-Catherine, il faudrait investir, dit-il, un capital de $61,000.Il faudrait donc pour un contrat de six ans que la compagnie se remboursât à dix mille dollars par année, tandis que si le contrat était de dix ans, elle ne se rembourserait que de quatre mille dollars par année.M Norris conclut que le prix qui sera demandé à la ville dépend entièrement de la durée du contrat.Si la ville veut signer un contrat de vingt ans la compagnie offrira un prix très acceptable.M.Côte trouve qu’un contrat de vingt an; serait trop long, mais les commissa'res semblent d’opinion qu’un contrat de six ans serait au contraire trop court.Le maire a déclaré cependant qu’il était inutile si la compagnie ne voulait pas réduire le coût de $156 par lampe, car la ville exploiterait alors son propre système d’éclairage.Cependant, sur proposition de M.McDonald, il est décidé que M.Parent et M.Norris auront une conférence au sujet des prix dont ils soumettront le résultat au bureau des commissaires la semaine prochaine.M.Hébert veut qu’on lui fournisse une liste de prix pour un contrat de six, dix et quinze ans.H fait remarquer que la ville aura besoin bientôt de cinq mille lampes, car il couve le projet d’illuminer l’île Saint-Hélène et le Parc Mont Royal.C’EST LE NOUVEAU Corset-Sangle du Dr BOSSADD en cours de police et a été reconnu coupable de vol.L’inculpé, au moment de son arrestation, était armé.TORONTO N’EST PAS MAITRE CHEZ ELLE.Toronto, 15 — Les cours de justice ont encore décidé que la ville n’a pas le contrôle de ses rues et que la compagnie d’énergie électrique de Toronto a le droit d’ériger des poteaux sur les rues qu’elle voudra bien, et cela dans les limites de la ville, comme dans les territoires qui pourront être ajoutés à la ville.De plus, une injonction a été accordée contre la ville, lui défenfant d’enlever les poteaux qu’elle a posés et qu’elle pourra poser à l’avenir pour son utilité.Ce jugement a été rendu par le juge Middleton.LES MORMONS.Saint-Jean, N.B., 15 — Les Mormons ont établi une conférence à Saint-Jean, sous les auspices de la “Eastern States Mission”.Les missionnaires font une grande propagande._______ ^___________ RETOUR DU Dr A.PLOUFFE Le docteur Adrien Plouffe.autrefois interne à l’Hôtel-Dieu, est arrivé récemment de Paris.M.Plouffe a suivi à Paris les grandes cliniques, spécialement du célèbre professeur Lermoyez, à Saint-Antoine, l’Hôpital Rostchild, les Quinze-Vingts.Durant deux années scolaires, le jeune praticien a été attaché au service du professeur Lapersonne, en qualité de moniteur, à l'HôLel-Dieu (Paris).M.Plouffe s’établit à Montréal.QUELLE EST LA DAME soucieuse de son confort — de son élégance et de sa santé, qui négligerait une chance pareille?, Ce merveilleux modèle réalise réellement l’idéal du corset.Bas du buste, bien cambré dans le dos, pour soutenir délicieusement les reins, LE CORSET-SANGLE DU DR BOSSARD est tissé en mailles de fil d’Ecosse, bien ajourées, — élastiques sur le devant seulement.— Il présente cette toute nouvelle particularité d’être RENFORCE, A MEME LE TISSAGE, à la partie abdominale, de façon à relever, à maintenir parfaitement et à effacer l’abdomen, — procurant ainsi à celle qui le porte UN BIEN-ETRE RAVISSANT, en même temps qu’il donne un CACHET DE DISTINCTION, avec la LIGNE SOUPLE et GRACIEUSE de la Mode actuelle.LE CORSET-SANGLE DDU DR.BOSSARD habille admirablement; — satisfait l’élégance et l’hygiène, et est établi popr faire un long usage.— Toutes les dames l’adopteront.Venez l’examiner de suite.ETABLISSEMENTS A.C LAVERIE, 174 RUE ST-DENIS (En face de TUniversité Laval) Tél.Est 2833 ^‘INTERNATIONAL LIMITED" Le train le plus riche et le plus rapide du Canada Montréal-Toronto-Chicago, 0 h.matin, tous les jours., 122, rue St-Jacques, angle St-Fran-çois-Xavier—Tél.Main 6905 Hotel Windsor “ Uptown 1187 Gare Bonaventure “ Main 8229 Bureaux en Ville CANADIAN PACIFIC BILLETS DE FIN DE SEMAINE MAINTENANT EN VENTE Nouveau service à Chicago 31 MAI SERVICE ADDITI TNEL Dép.Place Viger, 1.15 p.i., Ki, 23, 30 mai pour Shawbridge, Sainte-Agathe et stations intermédiaires.Dép.Sainte-Agathe, 4.45 p.m., 17, 31 mai.Ai r.Montréal, 7.35 p.m.Dép.Sainte-Agathe, 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LA FORMATION DE CREVASSES FINIRAIT PAR SEPARER L’EUROPE DE L’ASIE, PREDIT UN SAVANT ALLEMAND.(Spécial au “Devoir”) Berlin, 15.— L'Europe, s’il faut en croire un savant allemand, deviendra un jour, une île.Le géologue Guillaume Goelsche vient de publier à cet effet de curieux pronostics.Dans ce grand bloc de terre qu’est l’Europe, dit-il, des crevasses se produisent depuis une certaine période; c’est ainsi que les pays Scandinaves ont été séparés de l’Islande et du Groënland et qu’un canal s’est formé entre l’Angleterre et le reste du Continent.La tendance des formations de crevasses, ajoute le géologue, subsiste toujours et il est à prévoir que la mer pénétrera dans la région de l’Oural et s’y étendra entre le lac d’Aral jusqu’à l’embouchure de l’Obi.Ede séparera l’Europe de l’Asie et transformera l’Europe en lie.i-.*.- Cité de Montréal SOUMISSIONS POUR LA FOURNI-TU RE DE BOIS.DES SOUMISSIONS sous enveloppes cachetées, pour la fourniture et la livraison de bois adressées au Bureau des Commissaires et déposées à leur bureau à l’Hôtel de Ville, seront reçues jusqu’à MIDI, vendredi, le mai, 1914.Les devis, formules de soumissions, et tous renseignements désirés pourrait être obtenus à l’Hôtel de Ville, au Bureau de l’agent des Achats et des Ventes.Par ordre du Bureau des Commissaires.L.N.SENECAL, Secrétaire.Bureau des Commissaires, Hôtel de Ville, Montréal, 13 mai, 1914.Cité de Montréal SOUMISSIONS POUR LA FOURNITURE DE CHARBON.DES SOUMISSIONS sous enveloppes cachetées, pour la fourni-ture et la livraison de Charbon, adressées au Bureau des Commissaires et déposées à leur bureau à l’Hôtel de Ville, seront reçues jusqu’à MIDI, vendredi, le 22 mai, 1914.Les devis, formules de soumissions, et tous renseignements désirés pourront être obtenus à l’Hôtel de Ville, au bureau de l’Agent des Achats et des Ventes.Par ordre du Bureau des Commissaires.L.N.SENECAL, Secrétaire.Bureau des Commissaires, Hôtel de Ville, Montréal, 13 mai, 1914.(> journal est imprimé au No.43 rue Saint-Vincent, à Montréal, par i’IMPRIMF-RIK POPULAIRE (à responsabilité Limited.J.N.Chevrier, gérant-général.FEUILLETON DU DEVOIR LA TRAGEDIE DE LA REINE par Robert-Hugh BENSON TRADUCTION DE H.FRILLEY 24 {Suite'S ! —J'ai eu peu d’occasions de par- ler, Votre Grâce, dit-il froidement.—Il y a maintenant six mois, reprit Marie sans avoir l’air de l’en-iendre et pour couper court à ses plaintes,— il y a maintenant six mois que vous êtes entré à mon service ; vous devez avoir appris beaucoup pendant ce temps.J’espère me servir de vous souvent, désormais; et si vous vous en tirez bien, je vous confierai des choses importantes.Mais il faut être patient, Master Menton, et tâcher de vous occuper seul.J’ai toujours besoin de sentinelles à mes côtés.Soyez très perspicace ci silencieux, et sachez attendre.Elle le regarda encore.Ses yeux croisèrent les yeux bruns du jeune homme.Leur expression lui piui.Toute tristesse en était partie.Ce- pendant.on n’aurait pu dire qu’ils exprimassent beaucoup d’amitié.—Je ne puis, par moi-même, trouver de l’occupation pour tous mes serviteurs, reprit la reine.Tout au plus puis-je leur fournir l’occasion d’en trouver.Mais Dieu sait, il y en a pour tous! conclut-elle avec force.—Oui, Madame, dit Guy.—J’ai dit à Master Engiefield de vous présenter à milord Cardinal.C’est Lambeth qui sera désormais le centre et le pivot.Cependant, ayez l’oeil ouvert de tous côtés.—Oui, Madame.—L’année prochaine il faudra s’occuper d’Oxford.Je ne sais quand nous pourrons mettre la main à cette affaire.J’espère vous envoyer dans cette ville.Vous connaissez les Universités.Vous nous serez utile.Tandis qu’elle parlait, le visage du jeune homme s’éclairait visiblement.Elle comprit mieux que jamais que c’était, l’oubli apparent où elle avait laissé son officier qui lui avait donné cet air de tristesse.Cependant elle sentait que la barrière n’était point complètement renversée.11 y avait, dans le maintien.de Master Manton, une con-Irainte qu’elle n’avait pas remarquée auparavant.Cela venait-il encore de ce manque de charme dont elle avait conscience?Elle voulut pousser plus avant.—Nous sommes tous bien heureux maintenant que milord Cardinal est ici, dit-elle.Vous étiez dans le Hall, hier, Master Manton?—Oui, Madame.—-Et vous serez là aussi pour la Saint-André.Prions Dieu que tout Se passe bien.Elle attendit une réponse qui ne vint point.Elle comprit qu'elle devait lui laisser le temps de reprendre et qu’une seule conversation amicale ne pouvait dissiper toute tristesse.Elle se leva, la main tendue : —Sa Majesté le roi s’est rendue au tournoi, n’est-ce pas?—Oui, Madame.J’ai vu Son Altesse sortir à cheval au moment où j’entrais.—Il faut que j’aille le rejoindre, dit Marie en souriant.Quand le jeune homme fut parti, elle attendit quelques instants, les lèvres serrées, en caressant machi- nalement les deux bêtes rampantes qui, sur le manteau de la cheminée, protégeaient d’une patte ses lis et ses léopards et de Fautre menaçaient sa couronne.D’où venait donc qu’elle ne pouvait gagner l’amour de son peuple?— Assurément elle avait été assez bonne pour ce jeune homme.— Trop bonne, peut-être.Et pourtant il était bien évident qu’elle n’avait pas conquis sa sympathie.Fit tant d’autres étaient comme lui ! — Flnfin, enfin ! il fallait tout a-bandonner à Dieu.Il faisait des miracles pour l’Angleterre.IV m Le jour de la Saint-André, elle se réveilla de bonne heure, fit le signe de la croix, prononça quelques mots de latin, et doucement se mit sur le côté.Elle avait dormi seule: mais de la porte lui venait le bruit de la respiration égale d’une de ses dames qui avait couché là.Fille écarta le rideau lourd et regarda.Le grand flambeau allumé la veille au soir mourait.Pas un reflet de l’aube à la fenêtre, au fond de la chambre; et lout le palais silencieux.Marie tendit la main vers le prie-Dieu, prit un livre de prières, l’ouvrit et se mit à lire à voix basse la prière pour l’unité de l’Eglise catholique, qu’elle disait depuis vingt ans; puis, tournant les pages, elle lut aussi, avec un sourire, la prière pour une heureuse délivrance qu’elle ne récitait que depuis quinze jours, ferma le livre, ajouta un “Pater Noster” et quelques “Ave” cl resta innnobile.Les souvenirs des derniers événements lui revenaient en foule.Elle revit le grand escalier, les deux loquets, l’éclair des emblèmes d’argent; elle entendait la clameur de la foule.Puis elle revit le Cardinal, tel qu’il était le lundi, — le jour d’audience.Une journée de repos lui avait fait du bien: il parlait avec plus d’animation.Elle vit aussi, à l’arrière-plan, le visage bronzé du courrier.Quelques heures plus tôt il I jetait arrivé de Rome, après un rude voyage: il apportait les dernières J dispenses.Fille se rappelait ce qu'il avait dit, et comment il avait remercié Dieu de la célérité du voyage.La journée du mardi avait été encore plus importante, occupée par l’inspection des documents.Marie pensa au papier que le lord Chancelier lui avait présenté, les élégants caractères tracés à l’encre noire qui contenaient le petit discours que le Chancelier devait prononcer le lendemain au Parlement.Pîlle avait suggéré quelques changements et il avait fait, ça et là, les corrections.Fille revit sa main brune, l’anneau d’améthyste et la plume d’oie blanche.Le mercredi, avait eu lieu la réunion dans le grand hall.Elle s’élait assise entre Philippe et le Cardinal, sous le dais du trône.Elle revit le lord Chancelier Gardiner en costu- me et, tournées vers lui, les figures attentives.Elle l’entendit prononcer de sa voix forte le petit discours qu’il avait préparé;; le Légat lui avait répondu.Elle s’était penchée pour écouter son joli anglais et ses comparaisons originales empruntées aux horloges, aux lampes, au temple de Jérusalem.De sa voix douce et mâle il avait aussi retracé l’histoire religieuse de l’Angleterre, depuis sa conversion jusqu’à son apostasie sous le règne d’un homme qui avait voulu le mettre à mort.Des mouvements curieux avaient parcouru l’auditoire: un évêque se mordait les lèvres; Master Waldegrave, ce vieil ami de Marie, avait tout à coup applaudi, milord de Winchester lui avait jeté un regard à la dérobée.Près de la porte une voix avait lancé un bravo.Puis, après quelques mots de Gardiner, Marie, son époux et le Légat étaient sortis au milieu de la foule, inclinée, laissant les Lords et les Communes examiner l’affaire.Le jeudi, elle avait appris le résultat final, officiellement d’abord ; puis, en particulier avec Philippe, des lèvres du lord Chancelier.Il n’y avait pas eu de dissidents parmi les Lords, et deux seulement parmi les Communes.Master Bagenall avait fait un petit discours pour déclarer qu’il en tenait encore pour le roi Htnry contre le pape.Fille avait ob-seivé Gardiner, tandis qu’il parlait ; et maintenant, les yeux clos, elle revoyait ses bons regards et son air de pieux ( nthousiasme.Avant de sortir, il lui avait baisé la main avec ferveur.Autour d’elle on allait et venait.Elle entendait le bruissement des jupes, l’appel des trompettes, et un lii irmure flatteur.Une ligure se détacha.éclatante et nette : celle de son époux.Il lui tournait le dos.Elle vit son collier d’or, ses cheveux blonds, et, au rythme de la marché, le balancement des épaules.Où allait-il ?.Pourquoi n’avait-il pus répondu quand elle l’appelait.On venait de parler.Un flot de lumière tomba sur ses yeux.Elle souleva les paupières.Le visage de sa dame d’hoimeur se penchait sur elle.Ce' matin-là, elle n’assista pas à la graml’i.i'.'se à l’Abbaye.Ses nié-detins lui aient conseillé d’éviter loule fuligiit Elle s’était résignée en apprenant que le Cardinal n’y serait pas non plus et qu’il se réservait pour la grande scène de l’après-midi.Ses mains sur le collier de la Toison d’Or qui entourait les épaules de son époux, elle avait embrassé Philippe u’.ant de le laisser partir ; puis elle l’avait vu, suivi de ses gentilshommes, descendre la galerie pour aller rejoindre les six cents nobles qui attendaient, en bas, dans la cour.(A suivre) 12 3> W 42 * LE DEVOIR MONTREAL, VENDREDI, 15 MAI 1914 VOL.V.— No.113 LA VIE SPORTIVE LA JOUTE DE DEMAIN CE QU’ON DIT FAVORISONS L’ESCRIME La mode et le progrès ont fini par faire de l’escrime autre chose qu line gymnastique rationnelle, en dehors meme de Vutilité immediate qu'il y a de savoir, le cas échéant, défendre sa peau sur le terrain.L’escrime pratique, en enterrant a tout jamais l'escrime conventionnelle du fleuret, a réussi à sauver de l’ennui le noble sport des armes.L’épée a donc droit à notre reconnaissance.Le moment est venu de la lui prouver en la dégageant des erreurs et des conventions qui ne tarderaient pas à la faire sombrer ci son tour dans le marasme!.L’épée, telle qu’elle est pratiquée maintenant, est incontestablement un sport athlétique au premier chef, et qui demande, avec un entrainement sévère, des qualités exceptionnelles de vigueur et d'endurance.Je parle ici de cette escrime ardente, mordante, combative qu’il sied de pratiquer pour aborder avec quelque chance de succès les grands mutches ou les grands tournois.Or, combien d’escrimeurs se donnent-ils la peine de préparer sérieusement leur entrainement?Combien savent tirer parti de leurs aptitudes physiques?A quoi faut-il attribuer ce singulier état d’esprit?.Tout d'abord, à ceci: que le calendrier de nos épreuves est échelonné sur une période beaucoup trop longue.Notre saison dure au moins dix mois sur douze.C’est excessif! Il est impossible à un escrimeur de se maintenir en forme si longtemps.Il en résulte, pour chacun de nous, un état médiocre, constant, des hauts et des bas continuels, que nous avons coutume d’attribuer à l’incertitude ou au hasard des poules.C’est nous seuls qui sommes incertains en réalité.Mais ce n’est pas notre faute! Enfin et surtout, si nous ne nous donnons pus la peine de nous mettre au point, c’est que la plupart des épreuves que nous disputons ne valent pas, en somme, le mal et l’effort qu’elles exigent.Nous finissons par nous lasser de nous entre-tucr en famille pour pas grand’chose, sans escompter que, généralement, en dehors des prix dérisoires que nous pouvons récolter, ni nos membres, ni nos nerfs, ni notre amour-propre même n’y trouvent leur compte.L’escrime as.Ici, la Fédération doit produire un gros effort, un effort décisif, en organisant des matches nombreux, intéressants, publics, en provoquant des rencontres internationales, individuelles ou par équipes, en mettant debout des soirées de gala on le grand public, soyez-en sûrs, affluera en mase, jiour peu qu’une publicité intelligente soit faite autour de nous.L’escrime redeviendra alors un sport attrayant, passionnant, populaire et ne sera plus seulement une gymnastique discrète pour vieux messieurs obèses en rupture de ventre .JOE BRIDGE.* * T SYNDICATS D’INITIATIVE Le développement du tourisme, sous toutes ses formes, a provoqué, jusque dans les plus infimes bourgades.la création de syndicats d’initiative qui cherchent à attirer tes visiteurs en faisant pour les curiosités locales une réclame plus ou moins justifiée.L’émulation existant entre les différents syndicats d’une même région les incite malheureusement (i exagérer et
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