Le devoir, 25 mai 1914, lundi 25 mai 1914
MONTREAL, LUNDI 25 MAI.1914 UN SOU LE NUMERO Rédadion et Administration: 43 RUE SAINT-VINCENT MONTRKAL VOLUME V—No.120 if ABONNEMENTS : Edition Quotidienne : ' CANADA ET ETATS-UNIS.$3.00 UNION POSTALE .$6.00 Edition Hebdomadaire : • CANADA.$1.00 ETATS-UNIS.$1.50 UNION POSTALE .$a.00 Directeur : HENRI BOURASSA ’LEPHONES : I « 1 ADMINISTRATION : Main 7461 'r* 'S P RÉDACTION : Main 7460 FAIS CE QUE DOIS ! /; / A BATONS ROMPUS LA PLACE MARGUERITE-BOURGEOYS Ce nom qui éveille tant de souvenirs, qui a pour nous des résonnances familiales, n’a point l’heur de plaire à un brave homme, fervent , de l’uniformité et qui ne peut comprendre pourquoi cette place Margue-rite-Bourgeoys, prolongement naturel du boulevard Saint-Laurent, ne s’appellerait pas, tout simplement, Saint-Laurent.Mon Dieu, Tuniformité est une belle chose et le goût de la simplification en est une autre; mais il y a peut-être en ce monde quelque chose de plus respectable encore.Pour les peuples qui ont la mémoire du coeur, le culte des héros et les devoirs de reconnaissance passent avant le goût de la ligne droite et du bottin simplifié.Sur le coin de terre qui sera foulé demain par un peuple à-demi oublieux, une femme a vécu qui fut l’une des plus grandes bienfaitrices de ce pays et dont le souvenir embaume encore notre époque.Pendant deux siècles et plus, au même endroit, ses filles ont continué son oeuvre, formé nos mères, cultivé chez elles les plus nobles vertus, assuré le progrès et le développement normal d’une haute civilisation.Leur histoire est liée à la nôtre, leur seul costume rappelle toutes les luttes, tous les dévouements de l’âge héroïque.N’est-il pas juste qu’une appellation précise, une appellation que tout le monde sera obligé de répéter, commémore leur séjour en ce lieu , béni, dont le commerce va maintenant s’emparer?Ne serait-ce pas un acte de haute bienfaisance que de dresser devant la mémoire des passants, qu’enfiévrera bien souvent la course au dollar, cette héroïque figure de Marguerite Bourgeoys dont le nom seul leur dira qu’il y a autre chose ici-bas que le succès matériel et la pastpon de l’or?Montréal doit à Marguerite Bourgeoys une imprescriptible dette de reconnaissance.L’occasion s’offre — non point de l’acquitter, mais de la reconnaître partiellement; nous sommes sûr qu’on ne voudra point laisser passer'cette occasion.ET LES CANADIENS-FRANÇAIS ?Les vides se creusent dans la représentation ontarienne au Sénat.L’heure est donc plus opportune que jamais de rappeler au gouvernement fédéral que les Canadiens-français ont droit à un second siège dans la Chambre haute.Ce droit n’est guère discuté.Il ressort du chiffre même de la po-* pulation de langue française, et nous avons lieu de croire qu’il a été reconnu déjà par le chef du gouvernement.Si la nomination n’a pas été faite il y a quelques mois, c’est que trop de ficelles avaient été tirées qu’on n’a pas osé casser, de crainte de mettre en mauvaise posture un ministre qui avait pris des engagements trop hâtifs.Mais il ne faudrait point que cette aventure se renouvelât.Le gouvernement doit comprendre que son intérêt politique coïncide avec les besoins de la justice.Il doit comprendre aussi qu’il lui faut nommer quelqu’un qui jouisse du respect et de la considération de s tous.QUE DIRA M.GRAHAM?Le Herald multiplie les annonces de l’entrée dans son conseil d’administration de M.Graham, l’ancien ministre des Chemins de fer; mais ^ il ne dit point si M.Graham a obtenu des garanties plus substantielles que celles qu’on donna jadis à M.Fielding; et c’est le point qui intéresse surtout le public.On se rappelle que M.Fielding, solennellement intronisé à la direction du Telegraph, se vit un jour prié de ratifier des engagements dont il ignorait la substance — en même temps qu’on lui offrait la présidence et la direction du Herald.Il préféra s’en aller.Edifié par cette expérience, M.Graham a-t-il mieux pris ses précautions?Nous avons quelque hâte de le savoir, et M.Graham se doit d’éclairer là-dessus le public.Orner HEROUX, SEMAINE FEDERALE Faffaire du Nord Canadien.— Le remaniement.—Probabilités de la prorogation Ottawa, 25.— La Chambre n’a pas de séance, aujourd’hui.Les fonctionnaires sont en congé, et les députés aussi, à l’occasion de la fête Victoria.Plusieurs sont absents de la capitale depuis samedi soir.Et ceux qui y sont restés pestent contre la longueur de la session.Le beau temps qu’il fait leur fait regretter à tous de n’être pas chez eux pour en jouir, et pour flâner à leur aise, sur les champs de golf, ou même pour surveiller les travaux de la ferme, car plusieurs sont propriétaires de terres en culture, surtout parmi ceux de l’Ouest.Et le retard (fu’apporte le parlement à proroger les indispose contre ceux qui font des discours et prolongent la session.Il est vrai qu’il reste au feuilleton bien des mesures importantes.Mais comme la Chambre a employé les deux-tiers de la session, selon sa ipanière habituelle, à parler beaucoup de questions de peu d’intérêt pour le pays en général, les députés, aujourd’hui, estiment qu’il faut maintenant couper court au travail qui porterait surtout sur ce qui a trait aux intérêts du pays.Les partis ont eu leur part, le pays en aura une.s’il en reste.Et, comme les affaires de nos représentants réclament maintenant leur présence chez eux, ils sont pressés d’y retourner.Advienne que pourra de la législation pour Iç bien public.Celui-ci peut attcTidre encore un peu, mais les députés n’attendront pas longtemps, eux, leurs vacances.Dès aujourd’hui même, plusieurs députés «le districts éloignés, qui ont droit à une absence de 15 jours de séances sans perdre un sou de leur indemnité parlementaire, et qui prévoient que la session va se clore! d’hui à une quinzaine, partent définitivement de la capitale.Un second contingent suivra, dans le.cours de cette semaine-ci.Et, dans| une huitaine, il ne restera plus, à vrai dire, sauf quelques exceptions, que des députés des Provinces Maritimes, du Québec et de l’Ontario à Ottawa.Les parlementaires de l’Ouest, où la belle saison et la saison des affaires sont commencées, auront presque tous déserté le parlement, au premier juin.L'AFFAIRE DU NORD-CANADIEN Le bill du Nord-Canadien est toujours à l’affiche.Il n’a pas encore subi sa première lecture.La Chambre a suspendu l’étude de la résolution préliminaire à ce bill, de mercredi Soir à mardi midi, demain.L’arrivée inopinée de M.Pugsley, mardi soir, sa persistance à questionner à n’en plus finir, mercredi dernier, M.Meighen, le solliciteur général, sur maints points de détail de l’entente Mackenzie-Mann-Meig-hen, déjà pour la plupart expliqués en l’absence de M.Pugsley, son obstination à faire mine de ne pas comprendre les explications pourtant assez lucides de MM.Borden et Meighen, ont pu amuser les auditeurs, à cette séance.Mais M.Pugsley a paralysé tout progrès dans l’étude de la résolution.Et l’on croit qu’il usera de cette tactique, dès mardi encore, afin d’aider à son parti à faire croire qu’il ne joue pas là une comédie d’autant plus apparente que, de 1904 à 1911, Mackenzie et Mann ont été les grands pourvoyeurs des fonds électoraux des libéraux qui, alors, n’en disaient pas autant de mal qu’aujourd’hui.Quoi qu'il en soit, on 'fcroit que, si M.Pugsley se rend compte que la j durée de son rôle d’obstructeur est J assez désagréable à plusieurs de ses , amis de gauche, la Chambre dispo-| sera, avant le premier juin, du bill du Nord-Canadien.Mais il se pour- rait bien que la discussion à ce sujet se prolongeât, en troisième lecture, jusqu’au mardi, 2 juin prochain.Il resterait alors peu de temps pour expédier le reste de la besogne.Mais Cela n’est pas de nature à retarder la prorogation.Quand la date en est fixée, les députés expé^ dient Touvrhgc si vite, que, dans trois jours, ils disposent de plus de besogne que dans un mois de session ordinaire.Et le Sénat adoptera si vite le bill du Nord-Canadien, que cela ne retardera certes pas la prorogation.LE REMANIEMENT Depuis trois semaines, le travail de la commission du remaniement n’a guère avancé.MM.Rogers, Bé-land et Pardee ont eu certaines conférences à propos de points discutés dans le Québec ou l’Ontario.Mais il n’y a pas eu de réunion complète des délégués, depuis plus de trois semaines.M.Rogers va tout de même tenter, cette semaine, de réunir la commission au complet pour rédiger un rapport aux Communes.Ce rapport devrait être aussi unanime que possible.Il y a bien quelques points sur lesquels les délégués ne s’entendent nullement, mais il est entendu d’affaires à Et à la Carte EXCELLENTE CUISINE SERVICE PARFAIT Oû MINION et SPRINGKILL Charbon k mineux, à _ peur et ài BUREAU GENERAL DES VENTES 112 Rue Saint-Jacquei.Montré antikor-uurence Cmt ÛADfCALt DES COffS | stmt, trie set sans douuup, j tH «NTE PARTOUT ZS' rntHCO PA» LAPOSTt A UTAURCNCt ¦ MONTAtAl: ——Tél.St-Lou!» üll**’ DEMERS & GAUTHIER Polisseur, et Rembourreur* ¦àPEClALUE : Réparation de meubla antique* 974 RUE SAINT-DENIS 1 Cil — No.120 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI, 25 MAI 1914 3 CHOSES MUNICIPALES CE QUE LA VILLE PAIE ELLE A DEPENSE LA SEMAINE DERNIERE $106,000 POUR LE SALAIRE DES TERRASSIERS.— LA SANTE PUBLIQUE.— MOINS DE BRUITS, S.V.P.POUR LA SANTE PUBLIQUE Le bureau provincial d’hygiène a I pris des mesures pour protéger la j santé publique pendant que l’on met ; a l’essai la conduite de sûreté reliant , je canal de Lachine à l’aqueduc tie I la ville.L’ingénieur en chef M.Ja-nin, a reçu l’ordre de faire stationner des inspecteurs tout le long de j cette conduite pour empêcher que i les barges y jettent des détritus de meme que les particuliers.Aujourd’hui on tirera de l’eau des diverses conduites de la ville pour 1 la soumettre à l’analyse.LA PAIE DE LA VILLE La semaine dernière, M.Charpen-; tier et ses hommes ont été obligés de travailler tous les jours de 7 heures du matin à 11 heures du soir, pour tenir en ordre la comptabilité de la ville.Vendredi on a envoyé plus de 12,-000 enveloppes contenant $106,000 au service de la voirie; le service de l l’aqueduc a pris $27,000, les agents | de^ la^ ipolice $38,000 et les pompiers i Les hauts fonctionnaires de la police et des pompiers se divisent entre eux $40,000.La ville paie ses employés tous les quinze jours.MOINS DE BRUIT Les propriétaires de quatre grands edifices situés à l’angle des rues McGill et le côté est du square Victoria ont écrit aux commissaires pour demander que le pavage en cet endroit soit exécuté avec des matériaux à face unie.Il est actuellement en bloc de pierres et le bruit dans les étages supérieurs, est tel qu’il est impossible d’y transiger des affaires et les propriétaires éprouvent la plus grande difficulté pour louer les bureaux qui y sont aménagés.SENSATION A EDMONTON LE CHEF DE POLICE DEMISSIONNE A LA DEMANDE DU COMMISSAIRE DE LA SANTE.(Service de la Presse Associée.) Edmonton, 25.—La démission du chef de police de cette ville, A.C.Lancey, fait sensation.On assure que ce haut fonctionnaire n’avait qu’à se rendre, en la donnant, à l’invitation plutôt impérative qui lui en était faite par le commissaire de la santé.Plusieurs autres démissions des hauts gradés de la police suivront, assure-t-on, celle du chef.L’attituoe énergique prise par le commissaire Booth lui a été dictéepar le nombre croissant des maisons de prostitution et des tripots depuis quelques semaines.Lancey a été trois fois à la tête de la police d’Edmonton.Pendant quelque temps, il a occupé le poste d’inspecteur provincial des licences.ACCIDENTA L’AQUEDUC La rupture d’une conduite d’eau rue Notre-Dame Est a créé tout un émoi vers 3 heures 30 samedi a-près-midi.Sans qu’on en sache la cause, un tuyau se brisa tout à coup sous le trottoir en face de la Regina Shoe, 336 rue Notre-Dame Est, et fit voler à plusieurs pieds dans l’air, trois lourdes dalles et une masse de terre et de pierre.L’eau se mit à inonder la rue Notre-Dame et se précipita dans les deux côtes de la rue Bonsecours.Le service de l’aqueduc averti, dépêcha des hommes qui bientôt vinrent fermer les valves et empêcher des dégâts considérables.L’eau, cependant, avait eu le temps de pénétrer dans la cave de la Regina Shoe et d’y causer des dommages pour une centaine de dollars.Tout sera réparé en peu de temps.-a- LA RUPTURE DE U PASSERELLE IL Y AURA ENQUETE (Service de la Presse Associée) Hoboken, N.J., 25.— Trois morts et 14 blessés: tel est le bilan des victimes de la rupture de la passerelle conduisant au navire “Frédéric VIII”, qui s’est produite hier.On recherche encore le cadavre de la petite Anna Feldesschau; celui de Madame Edwardson, l’autre noyée, a •été repêché, hier.On a ordonné une enquête sur les causes de cet accident.-?- NICOLAS II EN FRANCE Paris, 25 — Le président de la République devant se rendre prochainement à Saint-Pétersbourg, on annonce que le tsar rendrait cette visite à M.Poincaré dès le mois d’octobre, et qu’il assisterait aux grandes manoeuvres.Au ministère des affaires étrangères, on déclare que la venue à Paris de Nicolas II est chose décidée, mais qu’il est prématuré de fixer une date pour cette visite.-$- LE MEURTRIER SE REND Gravcnhurst, Ont., 25 — William Ruttan, qui tua Madame Alfred Courtemanche et M.Georges Cour-temanche, à Housey Rapids, il y a quelques jours, entra dans sa maison avant-hier et demanda à sa femme d’envoyer quérir la police.Peu de temps après l’inspecteur Greer de la police provinciale survint.arrêta le meurtrier et le conduisit à la prison de Bracebridge.LES HINDOUS EN COLOMBIE SI LA PROVINCE DU PACIFIQUE REFUSE L’ENTREE DE SON PORT AUX HINDOUS, CEUX-CI MENACENT DE PROVOQUER DES TROUBLES DANS LEUR PAYS, POUR PROTESTER AUPRES DU GOUVERNEMENT BRITANNIQUE.Victoria, 25.— Pour empêcher le débarquement des Hindous, les autorités du port de Victoria ont donné comme raison de façade que le capitaine du navire a négligé de se faire donner pour ses passagers un bulletin de santé à Moji, en se rendant à Yokohama.Les Hindous semblent avoir bon espoir qu’on leur permettra de descendre à terre, mais les agents de l’immigration sont bien déterminés à empêcher ce débarquement.Ils se basent sur la loi de l’immigration.Il y a deux femmes à bord, l’une étant celle du médecin de l’expédition, le docteur Ragunath ; il y a aussi un bambin de sept ans qui est le lils de Gundit, chef de l’expédition.“ Le seul objet de notre expédition, a dit ce dernier, est de montrer au gouvernement anglais qu’il peut maintenir sa domination sur l’Inde s’il le veut.Nous pouvons dire dès maintenant combien de temps durera le gouvernement anglais.” Ce qui signifie en termes clairs que si les Hindous obtiennent le droit de descendre à terre tout ira bien aux Indes, mais que si on les oblige à retourner dans les ports d’où ils sont venus, il y aura des troubles.Bien que les rapports prétendent que le “Kamagata Maru” a commencé son voyage à Calcutta, on dit qu’il a d’abord arrêté à Hong Kong, le 4 avril, avec trois cents Hindous à bord ; douze jours plus tard, le Ka-mataga partit de Shanghaï pour se rendre à Moji, pour prendre quinze cents tonnes de charbon et aussi pour y remplir ses soutes.Enfin, le navire quitta ce port le 3 mai.TROP D’ETRANGERS Londres, 25.—M.Ths Crothers, ministre du travail au Canada, a passé par cette ville, samedi, sur le wagon spécial du gouvernement “ Transcona ”y en route pour Saint-Thomas.Interrogé au sujet des Hindous arrivés samedi à Victoria, il a déclaré qu’il ne leur permettra pas de rester au pays, qu’il y a déjà trop d’étrangers au Canada actuellement.-4- LES EXPLOITS .DESSUFFRAGETTES ELLES TENTENT DE FAIRE SAUTER UN AQUEDUC A GLASGOW.— DIVERS ATTENTATS.(Service de la Preste Associes) Glasgow, 25 — Une fusée humide a seule empêché l’aqueduc qui amène l'eau de Lock Katenne à Glasgow de sauter.Le gardien remarqua une légère fumée qui s’élevait de la terre fraîchement remuée et ayant fouillé du bout du pied il ne tarda pas à découvrit deux bombes puissantes.Le coup avait été annoncé par les suffragettes par le moyen de placards; elles entendaient protester ainsi, disaient-elles, contre les mauvais traitements que l’on inflige à Mme Emmeline Pankurst.UNE DESCENTE Londres, 25 — La police a fait une descente, samedi, au siège social de l’organisation des suffraget-ies militantes, la Women’s Social and Political Union.Les agents ont pris possesssion des bureaux et ont mis en état d’arrestation tous les membres du personnel qui étaient de service.Après avoir mis toutes les salles à sec, la police a laissé partir toutes les femmes, sauf une.II.n’y eut pas de désordre à l’intérieur de l’édifice, mais pendant que la police opérait, une femme voulut, pénétrer dans les salles et elle se rua sur un agent de police ; elle sembla très marrie quand celui-ci refusa de l’arrêter.Le public ne dissimulait pas son ressentiment contre les délinquantes, mais un fort détachement de policemen les a protégées contre toute manifestation hostile.SUFFRAGETTE FORCENEE Londres, 25 — Frida Graham, la suffragette militante, qui a pratiqué de grandes coupures dans un nombre considérable de peintures de la Galerie Nationale, ces jours derniers, s’est conduite comme une forcenée à son procès en cour de police, samedi matin.|1 a fallu le concours de deux gardiens de la paix pour la maîtriser.Londres, 25 — Deux suffragettes militantes ont brisé hier une vitrine dans la pièce des momies au “British Museum”.Nul dommage.Les deux femmes furent arrêtées.-*-— OBSEQUES DE JOHN L.GRIFFITHS Liverpool, 25.— Le corps de feu M.John L.Griffiths, consul-général des Etats-Unis à Londres, a été transporté samedi à bord du “Car-mania” pour être envoyé à New-York.Le maire de Liverpool, à la tèie d’un fort détachement de la police, a escorté le corbillard de l’édifice de l’hôtel de ville, où le corps avait été exposé sur un lit de parade, jusqu’au port.Un grand nombre de représentants des consulats étrangers et plusieurs membres de sociétés commerciales et d’organisations figuraient dans le cortège.-——9- DERBY AERIEN AJOURNE Londres, 25 — Vu l’inclémence de la température, au cours d > la relevée de samedi dernier, le grand derby aérien de 5)5 milles, à l’entour de Londres, a été remis au 6 juin prochain.La reine douairière Alexandra était tout près du point do départ, où se trouvaient les avions, afin de voir les évolutions des aviateurs.STATISTIQUES % SUCRIERES LA PRODUCTION ET LA CONSOMMATION MONDIALE DU SUCRE.— DES DETAILS ET CHIFFRES INTERESSANTS.— AUGMENTATION CONSIDERA-BLE.Paris, 25.—D’intéressants détails sont fournis par le “ Journal des Fabricants de sucre ”, sur l’importance de la dernière récolte sucrière mondiale et sur les prévisions de la consommation pour 15)13-14.A la fin de l’année 1913, on prévoyait une augmentation totale de production (sucre de canne et sucre de betterave) de 782,576 tonnes sur la récolte précédente.Cette prévision se relevait encore à la fin de janvier 1914, elle atteignait 843,-232 tonnes, pour retomber, le 16 avril suivant, à 372,532 tonnes.Cette variation importante était due surtout à la diminution de récolte constatée dans plusieurs pays producteurs d’outre-mer : Porto-Rico, de 45,000 tonnes ; Saint-Domingue, de 10,000 tonnes ; Argentine, de 15,000 ; Brésil, de 20,000 ; Inde Orientale britannique, de 287.000 ; Java, de 112,270.L’Europe avait- vu, de son eô'té, diminuer ses prévisions premières de 140,000 tonnes de sucre de betterave.L’importance de ces déficits fut un peu atténuée par une augmentation de production sur les premiers chiffres prévus, de 100,000 tonnes à Cuba et de 31,134 tonnes de sucre de betterave aux Etats-Unis.Le chiffre mondial de production serait, au 16 avril 1914, de 18,548,-342 tonnes dont 5),545,044 de sucre de canne et de 3,003,298 de sucre de betterave, contre 18,174,810 tonnes en 1912-1913 (canne : 9,208,746 — betterave : 8,966,04.) L’excédent de la présente campagne sur celle de 1912-13 serait donc, d’après ces évaluations, de 373,532 tonnes pour la production mondiale.Ces chiffres ne seraient cependant pas encore définitifs, au moins pour la production européenne de sucre dj betterave ; le bureau de statistique de F.-O.Licht déclare, en effet, que la récolte de l’Europe ne serait que de 8 millions 954,700 tonnes, c’est-à-dire en diminution de 93,300 tonnes sur l’évaluation de MM.Willlett et Gray, de New-York, que nous indiquions ci-dessus.Voici maintenant les chiffres de la consommation mondiale pendant les trois dernières campagnes, d’après le “ Prager Zuckermarkt ” : 1910- 11.17,032,000 tonnes 1911- 12.15,783,000 “ 1912- 13.17,447,000 “ Indiquons encore que pour ces trois dernières campagnes, le stock et la production furent, toujours d’après le même journal : 1910- 11 : stock, 1,236,000 tonnes ; production, 16,878,000 tonnes ; disponibilité totale, 18 millions 114,000 tonnes.1911- 12 : stock, 1,116,000 tonnes ; production, 15,817,000 tonnes ; disponibilité totale, 16 millions 899,000 tonnes 1912- 13 : stock, 1,116,000 tonnes ; production, 186,076,000 tonnes ; disponibilité totale, 19 millions 192,000 tonnes.Le “ Prager Zuckermarkt ” estime enfin que la récolte 1913-14 s’élèvera à 18,440,000 tonnes, en augmentation de 364,000 tonnes sur la dernière campagne.La consommation mondiale serait largement assurée : lo par la ; reduction estimée, comme nous venons de le voir, par la feuille tchèque, à 18,140,000 tonnes ; 2o par le stock de 1 million 745,000 tonnes existant au 1er septembre 1913 (ouverture de la présente campagne), soit un total de 20.185,000 tonnes disponibles pour 1913-14.Il est évidemment impossible de prévoir à quel chiffre exact s’élèvera cette consommation ; elle paraît cependant devoir, pour la plupart des pays, se maintenir aux environs de celle de 1912-13.“ Mais, fait observer le “ Journal des Fabricants de sucre ” dans sa conclusion, un facteur nouveau entre en jeu : le dégrèvement de 25% sur le tarif des scucres réalisé aux Etats-Unis depuis le 1er mars 1914.Dans quelle mesure l’abaissement des droits va-t-il stimuler le développement de la consommation sucrière de l’Union ?Nul ne peut le prévoir.En 1913, les Etats-Unis d’Amérique ont consommé 3 millions 743,139 tonnes de sucre contre 3,504,182 tonnes l’année précédente.Un accroissement de 10 pour 100 par rapport à l’an dernier représenterait 370,000 tonnes ; qu’on joigne à cela 200,000 tonnes pour les autres pays, l’excédent de la consomma-lion mondiale atteindrait en ce cas 570.000 tonnes.C’est probablement là tout ce que l’on pourrait espérer dans les conditions les plus favorables.En cette hypothèse, le surplus de la récolte universelle serait absorbé te au delà, et le stock à reporter à la finf.de la campagne en cours excéderait de 150 à 200,000 tonnes celui de la campagne dernière, ce qui ne serait point excessif, étant donné la modération des emblavements et l’incertitude qui pèse toujours sur les résultats de la récolte betteravière européenne, ” On voit combien sont difficiles à établir, non seulement ces prévisions d’une consommation assez variable selon les circonstances, mais encore les estimations de récolte ; les variations que nous signalions au début de ces lignes en sont la preuve ; les causes les plus diverses peuvent influer très grandement sur la veleur et la quantité des jus, sur la valeur et la quantité des jus, elle-même, etc.On peut cependant considérer comme très sérieusement établies les prévisions que nous venons d’indiquer.¦-f- DERAILLEMENT A SAVANNAGH Savannagh, Ga., 25.— Le convoi de la compagnie “Scabord”, compagnie qui fail le trajet de la Floride a New-York, a déraillé avant-hier à six milles de Savannagh.Le mécanicien, A.G.Gruber fut lue et le chauffeur blessé.Des fonctionnaires assu rent que des pilleurs de convois sont responsables de l’accident, les lumières eynnl été éteintes et une aiguille à moitié tournée à l’endreit où l’accident arriva.POLITIQUE ÉTRANGÈRE ALBANIE LA REVOLUTION ____ ECLATE 5,000 REBELLES, PARTISANS DE ESSAD PACHA S’AVANCENT SUR DURAZZO.Londres, 25.— Des dépêches reçues d’Albanie laissent entendre que la capitale de la nouvelle principauté est sur le point d’être attaquée Par les partisans de l’insurgé Essad aeha, ancien ministre de la guerre, qui, déporté récemment, s’en est aile en Italie.Une révolution vient d’éclater à Tirana, à l’est de Durazzo.Les troupes du gouvernement y ont subi une défaite.On dit qu’une colonne de 5,000 rebelles s’avance sur Durazzo, tandis qu’à Kavai, ville située à 12 milles au sud de la capitale, les insurgés ont hissé le drapeau turc.JAPON UN TRAITE AVEC LES ETATS-UNIS Tokio, 25.— Le gouvernement vient d’annoncer que le Japon a ratifié le traité d’arbitrage nippo-amé-rieain.Ce traité, tel que ratifié, engage les gouvernements contractants à exercer leur influences dans toutes les questions, excepté celles qui sont d’un intérêt vital pour les deux pays, qui regardent leur indépendance ou leur honneur national ainsi que les droits des tiers partis.MEXIQUE HUERTA FAIT CONNAITRE SA DECISION DE NE PAS DEMISSIONNER.Niagara, 25.—Un long message reçu par les médiateurs, samedi matin, a semblé malaiser les délégués de Huerta ; il a complètement fait disparaître ce ‘caractère optimiste qu’avaient pris les conférences diplomatiques.Le Président du Mexique continue sa politique de refus aux nombreuses demandes faites au nom du Président Wilson par les délégués américains : il a fait connaître sa décision bien arrêtée de ne pas abdiquer son poste de président provisoire.Ce message, on le voit, augmente considérablement les difficultés de la médiation ; car on regarde com-m indispensable à ses bons résultats la chute des huertistes.On se rappelle, d’aulre part, que lorsque les délégués mexicains sont partis de Mexico pour se rendre à Niagara, ils ont reçu l’ordre de travailler de concert avec les médiateurs êt les délégués américains à ramener la paix au Mexique, à la condition cependant qu’il ne soit nullement question de demander à Huerta d’aoandonner tout contrôle de la politique mexicaine.CARRANZA ENVERRA-T-IL UN DELEGUE ?Washington, 25.—On en est main-chef des Constitutionnalistes,n’enverra pas un représentant à la conférence de la paix, qui se tient actuellement à Niagara.Les agents de Carranza, à Washington, attendaient encore les ordres de leur chef à qui ils ont télégraphié pour obtenir l’autorisation de se rendre à Niagara.On croit, d’ailleurs, que les fonctions de ce représentant se résumeraient, pour commencer au moins, à exposer le but poursuivi par les constitutionnalistes.Il ne prendra pas part aux délibérations.La nouvelle que John R.Silliman, consul des Etats-Unis, qui avait été fait prisonnier par les fédéraux, est rendu sain et sauf à Mexico a singulièrement détendu la situation.Cependant qu’on s’apprête à parler de la paix à Niagara, les constitutionnalistes marchent très rapidement vers les deux portes de la capitale de Huerta, et on croit qu’avant la fin de la semaine, il se livrera une bataille décisive.DETAILS SUR LA PRISE DE SALTILLO Saltillo, 25.—Les troupes constitutionnalistes font l’occupation de Saltillo.Le général Pablo Roblers, dont les soldats ont été les premiers à marcher sur la Plaza, au cours de la journée de vendredi dernier, a constaté que les Fédéraux, avant d’évacuer la ville, ont détruit le casino et la cathédrale, brûlé ou fait sauter à l’aide de la dynamite, plusieurs édifices commerciaux et publics.Les rebelles se sont emparés par contre d’une grande quantité de munitions, d’artillerie et d’un large butin.La prise de Saltillo a pour ainsi dire été faite sans résistance.Mercredi matin, la ville était complètement abandonnée.Le général a envoyé une armée pour poursuivre les fuyards.¦ ?- LES ACCIDENTS DE L'AVIATION Duseldorf, Allemagne, 25 — L’aviateur Chevillard et un passager reçurent des blessures mortelles quand la machine qui les portait s’abattit avant-hier au cours d’une envolée.Alton, Illinois, 25 — M.Robert Cowan, un jeune aéronaute de 18 ans, qui fit une ascension en ballon et devait descendre en parachute, s’est noyé dans le Missispi.Une foule immense fut témoin de l’accident._____ ASSASSINAT DMLJN FINANCIER West Newton, Pa., 25 — Un inconnu dissimule parmi des arbres, sur !n pelouse, tira cinq coups sur M.R.(î.Stoncr, un homme d’affaires eminent de notre ville, et le tua au moment où il franchir?r:t le seuil de sa porte hier soir LE RETABLISSEMENT DE LA SOCIETE DE JESUS (Suite de la 1ère page) avec moi les services rendus au pays par la Compagnie de Jésus et profitons de cette solennité pour lui exprimer toute notre reconnaissance et loute notre vénération.” LA RECEPTION DES ELEVES Et dans l’après-midi, Sa Grandeur Monseigneur Stagni daigna recevoir les hommages particuliers des élèves du Collège Sainte-Marie, que la cérémonie du matin avait profondément édifiés.Après une marche d’entrée exécutée brillamment par deux élèves pianistes, MM.Bérard et Descarries, un jeune, Roma Amyot, monta sur la scène chanter une gentille chansonnette sur “le Blason de Monseigneur” : “Un champ vermeil, un ciel d’azur, Où luit une brillante étoile, Cinq lys au fleuron large et pur, Plus blancs que la plus blanche voile”.Après ce souhait de bienvenue chanté, un élève finissant, M.Léon Bergevin, lut une belle adresse à Son Excellence le Délégué Apostolique où se trouvaient exprimés les sentiments de profonde soumission, d’ardent amour et de filiale obéissance au Saint-Siège en même temps que de reconnaissance et d’admiration pour le représentant de Notre Saint Père le Pape parmi nous.L’adresse rappelait discrètement l’empressement avec lequel les élèves du collège Sainte-Marie, sous la direction des nobles fils de Saint-Ignace, ont toujours suivi les conseils du Saint-Siège, et plus particulièrement ceux qui se rapportent à la musique sacrée et à la communion fréquente et même quotidienne.Monseigneur Stagni répondit en termes émus, et recommanda particulièrement aux élèves de ne pas laisser s’éteindre leur vocation sacerdotale s’ils en avaient une, et s’ils n’en avaient pas, de toujours avoir un grand respect pour le prêtre.Puis, le R.P.Filiatrault, recteur du collège Sainte-Marie, rappelle à l’oreille de Sa Grandeur qu’elle avait oublié une chose importante et Sa Grandeur accorde un grand congé à tous.SPORT (Suite de la 4e page) A LA PISTE DE D0RVAL Les travaux d’embellissement à la piste de Dorval sont poussés avec une activité fébrile, et nul doute que tout sera en état parfait lorsque le clairon.appellera les coursiers à la ligne de départ le 8 juin prochain.La superbe maison de club érigée au coût de $50,000 sera ur.modèle du genre.Les membres dis tingués du Dorval Jockey Club y trouveront un milieu des plus di.S' ti ngu és.Les demandes d’admission sont si nombreuses que la direction du jockey club se verra peut-être dans l’obligation de fixer une limite.S’est dire que les amis du turf ne ménagent pas leur encouragement au nouveau jockey club de notre belle et grande métropole.Depuis près de deux mois les ouvriers sont au travail pour donner à la pis te un coussinet moelleux dont tous les coursiers se ressentent fort bien Les experts en hippisme sont una nimes à déclarer que Dorval pein rivaliser aujourd’hui avec les pim beaux hippidromes du inonde ai; point de vue de 1 installation.Rien n’est négligé à Dorval.Les officiers des courses ont étf choisis parmi des experts de repu tation mondiale, et la liste en serti publiée dans quelques jours, lorsque la C.R.A.aura approuvé lem nomination.Quant aux chevaux inscrits aux épreuves leur réputation n’est plus à faire.Les courses si richement dotées du programme ont attiré tous les grands "cracks à Montréal, et il ne faut pas oublier que cette grande réunion hippique qui s’ouvrira le 8 juin prochain sera couronnée par le Grand Derby International doté d’une bourse de $20,000, constituant par là-même la course la plus importante d’Amérique.Le handicap du roi George V sera au programme de la première journée ; le stake Juvenile, un sweepstake doté de $1,000 verra démarrer les meilleurs deux-ans ; le troisième jour, le handicap Mont-Royal à réclamer sera disputé par de bons chevaux, et le handicap Caughnawaga sera à l’affiche le jour suivant.Le vendredi, 12 juin, nous verrons de très bons champs se livrer une belle compétition pour s’approprier la victoire dans le stake Saint-Laurent.Nous verrons ce j-our-là la crème des grandes écuries d’Amérique choisir leurs meilleurs performers pour remporter la bourse de $20,000 attachée au Derby International.Old B ose bud ,1c meilleur trois-ans actuellement à l’entraînement et vainqueur récent du Derby du Kentucky, sera au po-tenu de départ.Hodge, le second du classement dans la même course, sera également en ligne pour laver sa défaite de Lexington.POUR LE MEETING DE BLUEBONNETS Le Montreal Joceky Club compte sur un succès inédit pour sa réunion de courses qui durera du 30 mai au 6 juin inclusivement.Voici la liste des stakes et des handicaps qui seront disputés pendant cette réunion : Samedi.30 mai.— Stake Jacques-Cartier.$1,500 ajoutés, 1 mille.Lundi, 1er juin.-—Handicap, chevaux de trois ans et plus, $700 ajoutés.1 mille.Handicap à réclamer, chevaux de 3 ans et plus, $600 ajoutés, 1 mille et t furlong.Mardi, 2 juin.— Handicap, chevaux de 3 ans et plus, $700 ajoutés, La Coupe du Duc de Connaught, chevaux de trois ans, appartenant AU MAGASIN GOODWINS Appareils Electriques Seulement 3 Plafonnfers à l\umières.de 18 pcs.de diamètre, et 30 pcs.de hauteur ; munis de fils, de lampes et d’abat-jour.Prix ordinaire 35.00.* Mardi.$19.75 Seulement 2 magnifiques Plafonniers à 4 lumières, fini argent ; complets, avec fils, lampes et abat-jour, prêts à être installés.Prix ordinaire 25.00.Mardi.$12.75 Seulement 2 magnifiques Dômes carrés, ambre ou vert ; un peu bosselés, mais valant ordinairement 25.00 ; complets avec fils, lampes et abat-jour.Mardi.$14,75 Seulement 7 Lampes de boudoir, portatives, en cristal ; ven- dues d’qbord 12.00 et 10.00 ; réduites ensuite à 7.75.’ Mardi.$5.75 Seulement 6 magnifiques Lampes de table, en verre "Qui-sel”, très nouveau.Valant ordinairement 25.00.Mardi.$10.75 Seulement 2 Plafonniers à i lumières, fini cuivre brossé ; abat-jour à prisme ; ornementations en relief.Valant 14.75.Mardi.$8.75 MONTREAL- UIMITED COLUMBIA Registres pour Juin s?MAINTENANT EN VENTE ! RttUtr«s exclusif» par Marcsret Woo-draw WUaan.• 3(8(0 12 pouces $1.50 332(7 10 pouces $1.00 J The low Back’d j (Lover).f Leez.ie Lindsay.^ Scotch Melody.Car.(Old 39135 j 10 ponces ¦ My Lnddle.(Thayer).$1.00 l Deux eoli par LEO GODOWSKY A5550 i Gnomenrcigen.(Liszt).12 pouces { Polonaise in a Fiat.$1.50 I (Chopin).BERNICE HE PASQUALI (Séries symphoniques) 12 pouces, double $3.00, simple $2.00 Lo, here the gentle lark.(Bishop, avec orchcs-Numéro tre).Double • Carmen (Bizet).Michae-A5554 la’s Aria.“I say to the Dread that Assails me”, avec orchestre.Disque ni ni pic numéro 26826, 36911 NOUVELLES DANSES SOUS LA DIRECTION DE G.HEPBURN WILSON A5543 12 pouces $1.25 A5556 12 pouces $1.25 i Denjtozo.Maxixe Pari-I sieji.Fanfare Prince, j All for the girlies.One-l Step.( You’re here and I’m j here.One step.I The Kissing Cup.Valse-1 hésitation.(Camp meeting hand.One step.You can’t get away from it.(Schwartz).One step.A 5555 f Fascination.One step.12 pouces •! You and I.Valse-hési-$1.25 ( tation.' HENRI SCOTT.BASSE (Série aymphonique) 12 pouces A5552 $1.50 La flûte enchantée.(Mozart).“In Dicsen HeiP-gent Hallcn”.(Dans cette demeure sacrée).En allemand, avec orchestre.Ernani.(Verdi).Infeli-ce e tuo credevi”.(Malheureux que j’ai eru).En italien, avec orchestre.MORGAN KINGSTON, TENOR (Séries symphoniques) 12 pouces Nada.(Mott).Accompagnement d’orchestre.My message.(D’Harde-lot).Accompagnement d’orchestre.A5551 $1.50 i i i NOUVELLES CHANSONS P(îtJR JUIN A1523 10 pouces 85c A1521 A1S25 10 pouces 85e Etiquette bleue A1524 10 pouces $1.00 AI526 10 pouces 85e Etiquette bleue 10 pouces $1.00 (Everybody loves my girï.Quatuor Peerless.If 1 had some one at home like you.Jilkla Morris, soprano.A1519 10 pouces 85c The Gipsy.(Wottifz).Orchestre Beckes-Bela.Spoontime (II.Von Til-, zer).Orchestre Iter-kes-Bela.I In the heart of the city J that has nos heart.| Why don’t you tell me l you love me, r Celebrating day in Tennessee.I He’s a devil in his own I home town.Do you remember.That’s a real moving picture from life./ Smother Me with kisses -( (Carroll).I Hands off.A555.1 12 pouces • $1.25 Three fishers went sailing.(Hullha).Carrie Herwin, contralto.Husheen, (Needham).Carrie Herwin, contralto.A1522 10 pouces 85c A1516 10 pouces 85c Mona.(Adams).Hurry McClaskey, ténor.Résignation.iCuro Roma).Frank* Coombs, fort ténor.Coh&i on the telephone.Scène fantasque par Joe Hayman.Happy tho’ married.— Scène fantasque par Fred.Duprez.¦ Zigeunerwcisen.(Airs bohémiens).(Sarasate).Jules Falk, violoniste.Madrigole.(Simonetti).Jules Falk, violoniste.A1517 10 pouces 85c Music Store Echoes.(Smith).Orchestre Prince.The Ghost’s Cabaret.(Smith).Orchestre Prince.CATALOGUE COMPLET SUR DEMANDE FOI S Y FRERE 210*216 Ste-Catherine Est, angle Sanguine! QUARTIERS GENERAUX POUR LES PRODUITS COLUMBIA, à des Canadiens, $1,500 ajoutés.Mercredi, 3 juin.— Handicap à récla’mer, chevaux canadiens de 3 ans et plus, $500 ajoutés, sept fur-longs.Le Stake Kindergarten, chevaux de 2 ans, $1.500 ajoutés.5 furlongs.Steeplechase handicap, chevaux de 4 ans, $700 ajoutés, deux milles.Handicap à réclamer, 3 ans et plus, $600 ajoutés, 1 mille.Jeudi, 4 juin.— Handicap, chevaux de 3 ans et plus, $700 ajoutes, 1 mille.Le Handicap Canadien, 3 ans et plus, nés au Canada.$1,500 ajoutés, 1 mille.Steeplechase pour la Coupe Wilson, chevaux de 4 ans et plus, 2 1-2 mi’lcs, $700 ajoutés, chevaux appartenant à des Canadiens.Handicap à réclâruer, chevaux de trois ans et plus, à réclamer, $600 ajoutés, J mille et un furlong.Vendredi, 5 juin.— Handicap en plat pour chevaux de quatre ans et plus qualifiés et appartenant à des Canadiens, $500 ajoutés, 1 mille et un furlong.Handicap à réclamer, chevaux de trois ans et plus, $600 ajoutés, 5 1-2 furlongs.Samedi, 6 juin.— Chevaux cann-diesn de trois ans et plus, handicap, 7 furlongs.Coupe de l’hôtel Windsor.3 ans et plus, $1,600 ajioutés, 1 mille et un furlong.Stake du Steeplechase du Prince de Galles, chevaux de quatre ans et plus, $1,500 ajoutés, 2 milles et demi.Handicap, chevaux de trois nna et plus, $700 ajoutés, 7 furlongs.7 \ LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI, 25 MAI 1914 VOL V.— No.120* LA VIE SPORTIVE CE QU'ON DIT POUR L’OLYMPIADE Le Congrès Olympique, que l’on pourrait sans exagération qualifier de congrès gastronomique, se déroulera à Paris du 13 au 23 juin.La réputation mondiale, de notre capitule en tant que cité de plaisirs ne-tant plus ci faire, les délégués se sont facilement mis d’accord sur ce choix et la discussion qui a précède ce vote n’a certes pas dû revêtir les aspects d’une lutte farouche et opiniâtre.Peut-être en eût-ii été autrement s’il s’était agi d’obtenir pour notre pays les Jeux Olympiques de 1920.Mais puisqu’il n’était question que de banqueter, il n'y avait pas d’he-sitation posible.Paris étant le terrain idéal pour ce genre de*sport.U est à regretter que cette spécialité ne figure pas au programme olympique, nos délègues s’y couvriraient certainement de gloire!!! Nous serions n anmoins des ingrats de.ne pas louer comme il convient ce.merveilleux effort destiné à soutenir haut et ferme le vieux renom de la cuisine française! On peut observer que toute manifestation sportive est scrupuleusement bannie, de Vénumération de ces pompes mondaines, et si étrange que cela puisse paraître, c’est au surplus profondément humiliant pour nos athlètes que l’on semble ne pas exhiber tout en leur réservant le.rôle, de parents pauvres.Ce sont réception et l’IIôtel de Ville, cérémonie en la basilique Sainte-Clotilde, séance « la Sorbonne, garden-party, excursions, banquets, déjeuners, five o’clock, etc.Mais de sport, point! Après cela, coureurs à pied, travaille: à allonger votre foulée, recherche: la souplesse indispensable pour vaincre; athlètes, essaye: de faire parcourir de longues trajectoires à vos disques, poids et javelots; sauteurs qui tentez vainement dans des détentes et des bonds formidables de battre des records, et vous coureurs de haies qui vous appliquez, depuis la dernière Olympiade, à acquérir le style, significatif des champions américains, je veus i nqage a persévérer, car maintenant vos dirigeants s’occupent de vous! Rassurez-vous : de l'argent nous en avons, gréice au généreux, mécène M.Zaharoff, et souvenez-vous, lorsque votre énergie sera défaillante, de cette phrase écrite pur Frantz Reichel à la suite de ce magnifique legs: “Désormais une défaite écrasante comme à Londres, comme à Stockholm, serait sans excuses.” Vous le voyez: si vous êtes battus, la faute retombera encore plus lourdement sur vos tètes, vous seuls en serez responsables.et pendant ce temps-là vos délégués continueront le cotillon sous la haute direction de M.André de Fou quières.ON OUBLIE LE COURSE A PIED A leur origine, les Jeux Olympiques furent fondés pour rappeler les sports antiques.Parmi eux il en était un, la “course èi pied”, qui s’imposait comme le plus ancien et le plus simple, on ne pourrait le nier.Le baron Pierre de Coubertin élabora un programme qui pour un début fut un véritable succès, et c’est ainsi que, grâce à la course à pied et aux sports athlétiques, furent lancés les Jeux Olympiques.Aujourd’hui, on a élargi le programme, et voici que des sports, tels que, la chasse, pour n’en citer qu’un, se voient attribuer dans le Comité national des Sports un pouvoir aussi étendu que celui de l’U.S.F.S.A.Ceci est d’une conception si bizarre que je ne puis encore me l’expliquer.Ayant assisté et participé aux Olympiades de Londres et de Stockholm, je vais m’efforcer d’établir une comparaison relative à la vogue dont jouissent les différents sports qui y sont représentés.Si la célébration des Jeux à Paris en 1900 fut quelconque, si l’Olympiade de Saint-Louis (V.S.A.) fut trop éloignée pour que l’Europe s’q intéressât, il n’en fut pas de même en 1908, grâce à la sportivité de l’Angleterre qui en fit Pure ne du combat international, mais pacifique.Déjà à cette époque je m’étais rendu compte de la valeur et de la portée morale de ces cérémonies athlétiques, et j’avais pu prévoir (’importance que les Suédois leur accordaient.Si en France, après le retour de Londres, on resta presque silen deux, après Stockholm on écrivit LE NATIONAL REMPORTE UNE BRILLANTE VICTOIRE Les “Indiens” sont écrasés par les “Habitants”, samedi, à Maisonneuve.—Assistance peu nombreuse à cause de la température RESULTAT FINAL: 13 à 3 Le National a remporté une victoire écrasante sur l’équipe de Charlie Querrie, samedi, au terrain de Maisonneuve.Le résultat final fut de 13 à 3.Les amateurs ne s’étaient pas rendus nombreux, saiij» doute, à cause de la température exécrable.Le froid a aussi beaucoup nui aux joueurs, qui ne pouvaient courir qu’as-sez difficilement contre le vent qui soufflait continuellement.Les Indiens se sont montrés de beaucoup inférieurs aux Habitants, bien qu’ils aient eu de ces élans qui décident souvent de la victoire.Les nouvelles recrues, de Charlie Querrie sont à coup sûr des acquisitions.Torpey, entre autres, te gardien des buts, a fait excellente figure.Mais ce qui manque à ces jeunes, c’est le jeu d’ensemble, la cohésion.Ils pourront facilement l’acquérir, et nul doute qu’avant longtemps l’équipe de Charlie Querrie, ainsi remaniée sera une des plus redoutables du “Big Four”.Quant à nos équipiers, ils sont, cette année, plus en forme que jamais.S’il faut en juger par cette première partie, nous pouvons compter sur un nouveau championnat.Parmi les jeunes, Boulianne et De-gray se sont mis particulièrement en | evidence.Quant aux anciens, Lalon-de, Pitre, “Mon Oncle”, “Doc” La-1 chapelle, Gatta, Duckett, ce sont toujours les mêmes vaillants équipiers.qui peuvent décrocher le championnat quand ils y mettent un peu de bonne volonté.Espérons qu’ils en auront beaucoup, au cours de cette saison.La balle fut mise au jeu par le maire Martin accompagné de M.L.A.Caron président et du Dr Cousineau, président honoraire du National.Les équipes s’alignèrent comme suit : Técumseh National Torpley Buts L’Heureux Camplin Points Cattarinich Whitehead Couvert Duckett McKenzie Défense Lachapelle R own trie Centre Deganne Collins Attaque Degray Ryplay “ Boulianne Querrie “ Pitre Derkin Intérieur Lamoureux Carmichael Extérieur Lalonde Referee : Fynlayson et Tucker.Umpires : A.Levours et J.Brennan.SOMMAIRE Première période Tecumseh, Carmichael 4.30 Tecumseh, Bennett 7.30 National, Lalonde 7.00 Deuxième période National, Degray 5.30 National, Boulianne 5.00 Tecumseh, Porter 1.00 Troisième période National, Pitre 1.00 National, Gauthier 5.00 National, Lamoureux National, Lamoureux 1.00 3.00 National, Boulianne 5.00 Quatrième période National, Lamoureux 1.00 National, Lachapelle 8.00 National, Lachapelle 3.00 National, Lachapelle 2.00 National, Dulude 2.00 ! SOIREE D’ENTHOUSIASME I La lutte à laquelle des milliers de spectateurs assisteront sera la plus belle qui ait jamais eu lieu.—On croit que Tarbitre sera Ed.Smith, journaliste de Chicago Ceux cpii déplorent d’avoir vu le jour n notre moderne époque, au lieu d’être nés dans l’antiquité, ces temps heureux où les combats étaient formidables et sans quartier; où il n’y avait pas d’arbitre incompétent et où les disqualifications n’étaient pas inventées; où !e sang giclait, ruisselait sans que des sociétés plus ou moins tempérantes vinssent s’immiscer dans ces questions trop loin de leur entendement intellectuel et physiologique, ceux-là, dis-je, peuvent se consoler, car mercredi prochain, dans deux jours à peine, nous allons assister au plus grand match des temps modernes, lequel, par sa rudesse, rappellera les combats d’autrefois, combats que les poètes du temps glorifiaient en des vers sublimes.Raoul suit un entraînement sévère tous les jours.Il ne perd pas une minute et ne laisse rien au hasard.Ceux qui le suivent dans ses exer- cices savent ce qu’il fera contre le gros Polonais, et si ce dernier est vainqueur, il faudra qu’il soit solide.Zbysko se dit champion du monde depuis que Cotch s’est définitivement retire de l’arène, mais Raoul le veut pour lui, ce titre, et il l’aura.Que tout le monde aille voir de quelle manière il va sc l’adjuger.L’arbitre n’est pas encore choisi.Le Club Athlétique a offert à Ed.Smith de venir arbitrer le match; oit attend sa réponse aujourd’hui.Ed.Smith est un journaliste de Chicago très compétent, parait-il.Le club vient de publier le contrat intervenu entre Geo.Kennedy et le gérant de Zbysko.Par ce contrat, on voit que la lutte sera faite d’après les règlements de la Police Gazette.Le club offrira une ceinture au vainqueur; cette ceinture restera sa propriété s’il a défendu son titre avec succès pendant 2 ans.te ! Combien de sportsmen auraient ; voulu à cet instant pouvoir déclarer : “Le vainqueur appartient à ma nation!" Aussi il fallait voir comment les Américains s'employèrent à faire disqualifier le vainqueur, au bénéfice de leur national Hayes.Celte réclamation qui, quoique régulière, n'avait rien d’élégant, nous prouva l’importance attachée à celte victoire.Croyez-vous qu’à Stockholm les goûts changèrent?Que non ! Le public fut tout à la course à pied et le prouva par sa présence.En ama-et on discuta, mais personne ne se • leur d'escrime j’assistai à une jour-mi t au travail, à pari quelques clubs ! née de celle arme, et je peux éva-auxquels malheureusement des rcs- hier à 250 personnes maximum sources trop maigres empêchent'ceux qui en suivirent les péripéties, toute progression.Par camaraderie, et dans le but Lorsque pour la première fois d'encourager nos nationaux' et amis, j’assistai aux Jeux Olympiques, à ! je me rendis au tennis : le chiffre Londres, quel ne fut pas mon éton- dc 1.000 spectateurs ne fut jamais nement de constater que le public dépassé, cl cela malgré la présence ne s’intéressait que fort médiocre- du mi de Suède, fervent de ce spoil, ment aux épreuves cyclistes qui Le lir avait pour admirateurs les pourtant figuraient assez nombreu- tireurs eux-mêmes et quelques rares ses au programme de l'époque.Cet curieux.Quant aux jeux équestres, étonnement était justifié par le suc- ifs ne bénéficièrent que du clunwi-cès dont jouissait ce sport dans no- ni s me local.Seul le football inté-tre pays.Les défilés de yymnasles.ressa la foule.Le jour de la finale, étaient à peine considérés et pour- oui se disputa entre l’Angleterre et tant je suis certain que ces parades lp Danemark, il y eut près de 1 ’>.000 auraient impressionné une foule personnes.La natation eut égale-profanc et incompétente.Le tir et men( le don de captiver quelquefois l’escrime éta’cnt également délais- 1° foute qui remplissait les 5.000 Ses et seuls quelques anciens y assis-\h[acp!t installées en bordure de la taienl.piscine, ht rest lout, je n'exagère Quel contraste s’établissait lorsque nu^em
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.