Le devoir, 11 mars 1933, samedi 11 mars 1933
Montreal, samedi 11 mari 1933 Rédaction et administration 430 fcVT NOTRE-OAMF UONTMAIt TELEPHONE : .HArbour 124) SERVICE DE NUIT : Admirvstration : .HArbour 1243 Rédaction ; .HArbour seTs Gérant ; .HArboui 4897 DEVO Vol.XXIV — No 58 T R O I b bOUb LE NUMERO Abonnements par la poste Directeur-géraot* CSORCES PELLETIER FAIS CE QUE DOIS! Rédacteur en r.hef: OMER HEROUX Edition quotidienne CANADA .(Sauf Montreal et banlieue) E.-Unis et Empire Britannique UNION POSTALE .Edition hebdomadaire CANADA .E.-UNIS et UNION POSTALE $ 6 00 8.00 10.00 2.00 3.00 De violents tremblements de terre secouent le sud de la Californie que pour plaire à M.Bercovitch?Non L’actualité »n On .se rappelle sans doute le projet de loi BercoviU h (In 167) de l’an dernier relatif à la .de la diflanjatio écrite.Imaginé pour enrayer la campagne de rares lielxloin.' daires contre les Juifs, ce bill, s’il était devenu loi, aurait donm droit à une personne de telle ou telle race, nationalité ou loi religieuse, qui se serait prétendue blessée par la publication répétée d’un article ou d’un imprimé quelconque, de demander à un tribunal un bref d’injonction intérimaire, interlocutou " ou final, afin d’empêcher la publication continue de cotte difta-mafion, ou de toute diffamation écrite de semblable nature (clause 1).Cette loi d’exception était extraordinaire; elle était de nature à stimuler l’antisémitisme dans notre province plu to qu'à en enrayer le progrès.La Chambre référa le bill Bercovitch à un comité.Et l’on n’en entendit plus parler.Les gens avertis comprirent que ce n’éfaïf que partie remise.Us avaient raison.Au cours de l’été lt).t2, a la suite d une série d’articles parus dans un hebdomadaire antisémite, un marchand Israélite de Lachine intenta des procédures au proprietaire de cette feuille.Dans un arrêt diversement apprécié à l’époque, un magistrat de la Cour supérieure débouta de sa demande le marchand de Lachine; mais il formula le regre qu’il n’y eût pas dans notre code de procédune civile un arlicle dont l’on pût se servir pour mettre fin a des campagnes de cette sorte.C’était souhaiter que le bill Bercovitch ressuscitai ces mois-ci sous une autre forme.Il n’y a donc guère lieu de s'étonner de la teneur du bill 26 (Loi modifiant Ir code de procédure civile relatif ornent an libelle diffamatoire, tel en est le titre) dont M.laschereau lui-même a saisi la Chambre en février et que nos députés étudieront d’ici la fin de cette session-ci.Nous voulons croire qu ils ne le voteront pas sans l’étudier; car s'ils l’étudient bien, ils lui feront le sort du bill Bercovitch.* ¥ * A quoi se résume le projet Taschereau?A un article qui donne aux magistrats de la Cour supérieure droit d accorder une injonction interlocutoire lors de l’émission d’un bref d assignation et même au cours d’une instance, “lorsqu un journal, une publication, un pamphlet ou des imprimés quelconques publient d'une manière continue ou répétée, ou lorsque qurlqu un distribue, (les écrits ou articles qui, dans l'opinion du juge, constituent une infraction aux dispositions du code criminel du Canada relatiirement au libelle diffamatoire ’ (article 1.paragraphe a du bill 28 ».Un exemple fera mieux comprendre l'esprit de ce texte: un journal commencé à publier des révélations en marge de la part qu’un financier et un homme public ont prise à une affaire louche.Tl publie trois, quatre articles, donne des précisions, expose des faits, cite des noms et des chiffres, revient sur le sujet.Le financier estime cela embarrassant; l’homme public aussi.Sans donner d’avis préalable au journal pour qu’il cesse cette campagne, se rétracte, ou s'explique, les gens mis en cause s’adressent à un juge.Il estime qu’à sa face même cette série d’articles paraît libelleuse; il ordonne l'émission d un bref d injonction interlocutoire.Le journal assigné doit tout de suite interrompre ses articles, à moins de désobéir à l’ordre du tribunal et de s’exposer ainsi à toutes sortes de lourdes pénalités.Le journal peut avoir raison; des motifs d’ordre et d’intérêt publics peuvent avoir déterminé sa série d’articles; il pourra même, lors de l’instruction définitive de Ha cause, établir le bien-Tondé de ses assertions, justifier sa conduite en alléguant^ et en prouvant que seul l’intérêt public l'a fait agir; et donc qu’en réalité il n a pas commis de libelle diffamatoire.l>e juge lui donnera même raison.Cela n’aura rien empêché.Le bill 28 aura servi nettement à des personnes louches à faire taire la presse, à dérober au public la connaissance, qu’il aurait dû avoir en temps utile, de leurs manoeuvres et de leurs actes répréhensibles, condamnables, contraires à l’intérêt public.S’il s'agit du financier, il aura entre temps floue les gens; dans le cas du politicien, il aura pu entre temps, — du bref d’injonction interlocutoire a l'instruction finale de la cause il s’écoule des mois, parfois même un ou deux ans, — sc faire élire député, voire passer au Conseil législatif ou au Sénat.Tout arrive.Et le public serait renseigné trop tard.Cet exemple n’est qu’une illustration de ce qui pourrait se produire à la faveur du bill 28.si nos parlementaires le votent.Tl ne servirait pas rien qu’à enrayer des campagnes dictées par l’antisémitisme, le fanatisme de race ou de religion.Il pourrait être une arme formidable aux mains de politiciens ou de brasseurs d’affaires sans scrupule, dénoncés par une presse soucieuse de'l’intérêt public, mue parce seul sentiment.Comment réussir à signaler à la masse leurs manoeuvres frauduleuses ou malhonnêtes, puisque, à la seule lecture de ces articles écrits d’un ton plus ou moins violent, afin d’éveiller l’attention du contribuable, les gens mis en cause pourront bloquer pendant des semaines toute une campagne d'épuration, rien qu’au moyen d’une procédure interlocutoire ?Là est le danger du bill 28.Et cela seul le rend plus détestable, s’il se peut, que le bill 167 de l’an dernier.¥ ¥ ¥ Au surplus, ce bill 28 est au vrai le retrait d’une partie des droits justement reconnus à la presse de notre, province en 1929 par nos législateurs de Québec.M.Taschereau en tète, et incorporés dans un chapitre des statuts provinciaux de cette année-la (19, Georges V, chapitre 72.Loi de la Presse).Selon cette loi (articles et 1).toute personne qui s’estime lésée par un article de journal et veut réclamer des dommages doit au préalable donner un avis de trois jours au bureau du journal ou au domicile de son propriétaire, afin qu’il puisse se rétracter dans le numéro publié au plus tard le lendemain du jour après la réception de l'avis.S’il y a rétractation complète et de bonne foi, la personne qui se croyait lésée ne peut plus obtenir que des dommages actuels et réels.Assurément, si la personne mise en cause est accusée d’une offense criminelle, le journal n’a pas droit à l’avis préalable.Cela ne suffit-il pas à la protection du citoyen honnête et injustement attaqué?Le bill 28 ne tient aucun compte de cela.A la possibilité de la poursuite sans avis, il ajoute l’ordonnance d’injonction interlocutoire.Ainsi pourra-t-il favoriser, couvrir même les manoeuvres frauduleuses d'un homme dénoncé par simple souci île l'intérêt ' "c et qui, se servant de l'article 957 du code de procédure civile remanié par le bill Taschereau, réussira à empêcher.en tout cas à retarder pendant des mois et dos mois des révélations d'intérêt public manifestes.Voilà l'une des conséquences certaines du bill 167.s'il s'in- Celles-ci ne doivent-elles Un peu de sel dans Taffaire J.r nmcours va grand train.Vows j | saver tir quoi il s'agit: trouver le ! moiicn de déglacer les trottoirs et \ ! d'éviter les chutes.i Mon premier correspondant avait suggéré de chauffer les trot-! loirs.En voici un qui introduit du sel duns I affaire, laquelle en manquait vu peu sans doute.A tout sa-j leur tout honneur: je commence j par sa communication.Monsieur, .le me permets de répondre à la proposition de ce “savant monsieur" qui suggérait que Concordia chauffe ses trottoirs en hiver pour éviter de les saltier! Il faut convenir que cette idée a du bon, en ce sens qu'elle dispenserait nos chômeurs de s’acheter une bonne paire de caoutchoucs au risque de voir disparaître leur dernier sou — afin de préserver leur épiderme pédieux des morsures du froid! D’un autre côté, il faudrait dépenser là, si je ne me trompe, chaque hiver, une somme fabuleuse pour le chauffage — sans compter que le système n’est pas encore installé.Quant à votre moyen à vous, lequel consisterait à se munir de chaussures de draveurs ou d’alpinistes, merci bien, point ne me chaut de recevoir la fessée pour avoir déchiré le beau tapis persan ou égratigné les planchers “à maman"! Alors que faire?Bien de plus simple.Et il n’est pas nécessaire d’avoir fait son cours de génie à l’Université pour trouver le remède.Inutile toutefois de vous dire que je soupçonne l’investigateur de ce “concours" de l’avoir découvert avant même de vous adress»r sa réclamation.Ce qu’on veut avoir, c’est te moyen de passer du sable sur les trottoirs urbains.Eh bien! le voici.Depuis quelques années l’élevage du porc a beaucoup diminué un peu partout! Proportionnellement, le lard salé a subi une diminution notable.Alors, que faire du sel?.C’est ça: salons la chaussée! Et finies les expériences physiques selon les lois du contact.fini le sable qui nous entre dans tes yeux et les poumons.finis les planchers crissant sous l’effet de cette fine poussière que le piéton apporte sans souci partout où il passe.Surtout, finie la crise du sel! Le monsieur aura gagné son point.Et permettez que je mette le mien.(signé) BOB Un chasseur vient de m’apporter ce radiogramme: Heating of walks splendid idea.Stop.Shocked a sympathetic 100% French Daily did not boost matter editorially.Stop.Tender prices immediately to City Hall on coal contract, before results of inquiry affeef same.Stop.Anticipate acceptance, seeing gang now' there did not object to money being made like water out of Montreal Water.Stop.Please fight Senator Foster's scheme for reducing electoral cost.Stop.The simp does not seem to grasp that reduced election costs reduce in proportion big political bargain profits.Stop.Ejections main business factor tn Democracy.Stop.Half public xvorks have seen light through necessity of lining electoral war chest.L.-G.W.Malheureusement cette dépêche nr porte d'autre signature que ces initiales, ce qpi fait que.contrairement à la lettre qui la précède, elle manque de set.Antre dépêche, de Québec, cette fois: Souhaite Idée port obligatoire bottines cloutées soit acceptée conseil municipal.Taxons déjà tout ce qui use la chaussée, mais rien de ce qui use trottoirs.Voulons corriger illogisme.Projet de taxe prêt basé sur nombre de clous.Hommages à Concordia.(signé 1 A.T.La signature manque là aussi et .— •—-v—-—- corpore dans l'économie ne nos lois.pas exister d'abord j our la pro’ection du public, de 1 uilcrcl les initiales ne correspondent pas à celles du trésorier provincial.Dernière dépêche: Would suggest use of skis on icy walks.Stop.Large stock of unused skis at bargain prices.Stop.Fifty fifty for you.(signe) Director of W inter Sports.Lucerne-in-Hcieivcrsh ip.Paul ANGER Une lettre du Saint-Père au président des Contérences de Saint-Vincent de Paul En réponse aux voeux de nouvel an qu’il lui avait envogés, M.Ucnrg de Vergés, président des Conférences de Saii.d-Vincent de Pont, a reçu du Saint-Père lu lettre suivante-.A notre cher fils.Henry de Vergés, président des Conférences de Saint-Vincent de Paul PIUS P.P, M Notre cher fils, Salut et Bénédiction apostolique.Les constatations si heureuses qu’il vous est donné de faire au sujet des récents progrès de l’oeuvre des Conférences de Saint-Vincent tie Paul Nous rendent particulièrement agréable le besoin que Nous éprouvons de vous remercier de l’hommage annuel de vos voeux, et de vous redire une fois de plus l’intérêt tout spécial avec lequel Nous suivons la marche bienfaisante de votre grande et glorieuse croisade.En effet, au milieu des tristesses que l’heure présent,, ne Nous épargne pas par ailleurs, il Nous est une bien douce consolation de savoir que ]a charité ne sommeille pas, et que les malheurs eux-mêmes contribuent puissamment a dilater ses frontières et à intensifier son action.Aussi, c'est avec une joie toute particulière que Nous saluons le centième anniversaire de ]a fondation de votre Société, heureux de voir comment l’oeuvre des Conférences de Saiui-Vincent de Paul, bien loin d'avoir été usée par le tentps et d’avoir besoin d’une nouvelle sève de vie, n’a fait que marcher vers une jeunesse toujours plus florissante, et, en travaillant dans l'esprit de son admirable fondateur.a pu réaliser,dans l’humilité et dans le silence, de si nombreux fruits dp bien.Le souvenir de cette abondante moisson est assurément, pour l'oeuvre de Frédéric Ozanam, une raison bien légitime de èolenniser son premier centenaire, comme il est aussi un motif bien fondé, pour elle de prendre un nouvel essor dans son vaste champ d’action, en faisant appel avec plus de foi que jamais à toutes les bonnes volontés pour les mettre avec ardeur et avec joie au service de la misère, à la plus grande gloire de Jésus-Christ et de son Eglise, ("est dans celte douce confiance mic Nous formons dès maintenant Nos meilleurs voeux pour le plein succès de ce prochain centenaire; et c’est en implorant «lu bon Dieu un accroissement de lumière et de grâces pour votre paisible mobilisation de charité fraternelle, que Nous vous aeeordons à tous à vous-même avant tout, Monsieur le président, à tous les directeurs et directrices des Conférences, à tous vos associés cl à tous vos chers pauvres le réconfort de la Bénédiction apostolique.Du Vatican, le 18 janvier 1933.PIUS P.P.XL les études historiques de ces derniers temps.C’est dire que la réalisation matérielle s’appuiera sur une information à la f«>is abondante et précise.Nous reparlerons de ce projet et de ces tètes.Une correspondance On trouvera dans une autre page la correspondance récemment échangée entre M.Roeh-A Bergeron, notaire de Montréal, et le commissaire de l'Impôt sur le Meveiui, M.C.F.HlliotQ Celle correspondance mérite d’être lue de près.On y verra d’abord que M.Elliott, s’il en donne «les explications, ne conteste point la réalité des retards dont se plaignait M.Bergeron.Il ne conteste point davantage l’allégation «le M.Bergeron quant à la fréquence et à l’ancienneté de ees retards.On ne juge point, dit M.Ivlliott, qu’il soit pratique de faire des formules bilingues.Elles seraient, «le l’avis des autorités, trot) considérables et difficiles à manier.La question pourrait peut-être supporter la discussion; mais, si l’on s’en tient aux formules , anglaises et françaises, il importe que tous les bureaux soient simultanément et rapidement servis.Et l’on fera bien de protester dès qu’il y aura quelque part retard ou insuffisance.Le ton de la lettre de M.Elliott suffirait à montrer l'utilité de ees protestations.On nous promet que, l’an prochain, toutes les formules seront prêtes dès janvier.Souhaitons qu’il en soit ainsi.Autrement, il faudra de nouveau et dès le début, protester.Dernier point: la lettre de M.Elliott est en français, mais traduite d» l’anglais.En écrivant en fran-eais.M.Bergeron a de la sorte;—M.Elliott ayant la volonté de lui répondre en français et ne pouvant le faire lui-même, fourni de l’ouvrage à un bilingue.Que tous les Canadiens français se servent du français dans leurs relations avec les services administratifs.et le nombre tes fonctionnaires de tangue française, ou du moins bilingues, croîtra rapidement.O.H.Bloc-notes Troisième centenaire Les Triftuvtens se préparent à célébrer d'une façon originale et frappante le troisième centenaire de leur ville, en 1934.Ils ont élaboré un programme d’exposition historique, approuvé par leur conseil municipal, et qui devrait offrir un très grand intérêt.Sur le terrain actuellement occupé par l'Exposition régionale, on évoquera par une série de bâtiments, par des places et des rues, par d'imposantes installations électriques.les trois siècles «t'histoire de la ville et ses perspectives d'avenir.Derrière ce projet, il y a naturellement toute l'équipe qui a mené public, tics honnêtes gens?Tel que libelle, le bill 167 servira, dans las neuf dixièmes des cas.surtout à la prolcclion de mal-versateurs.de politiciens et de brasseurs d’affaires malhonnêtes.Quelle arme ne serait-il pas aux mains d'un instill, ou d'un sous-Insull de chez nous?Ce n’esl certes pas cela que M.Taschereau veut.Il cherche le contraire.Ce n'esl pas cela que doit vouloir M.Bercovitch.C'est cependant ce à quoi servira la nouvelle clause de l’article 957 du code de procédure civile: à bâillonner la presse, de quelque parti, de quelque groupe, de quelques idées «fu’ellc soit, si elle est avant tout soucieuse de servir le public et l'intérêt public, j On veut réprimer la licence de la presse?Nous en sommes.N'allons pas toutefois, sous couleur de combattre la licence, mclfre aux mains d’éléments douteux la muselière qui leur permettra de fermer la Imuche à la vérité.Faudrait-il.pour nnn-ner satisfaction aux nationaux de M.Bercovitch.bouleverser toute l’ordonnance de nos lois?Quelle province voudrait s’y résoudre?La nôtre, où il y a déjà une si large mesure de liberté bien entendue pour tous, pour les Israélites autant que pour les vieilles races canadiennes?Georges PELLETIER CARDINAUX Création, origine, attributions (par le R.P.Loui*-C.de LéryHde prêtres et de diacres, rattachés I à son église, son presbylcnum, qui Lundi, 13 mars, le Souverain | l'aidait à gérer son diocèse.De mê-Pontife tiendra un consistoire se- j nu., |t> pape avait son collège de cret.Evoquons par avance le spec-, prfetrc>s «q «U* diacres, auxquels il tacle «pii sc déroulera.A l'heure fixée, les cardinaux sc réunissent dans une salle du Vatican.Escorté de sa garde noble.Pic XI fait son entrée solennelle ef s’en va prendre place sur un siège de damas rouge, sous un dais: “Tous dehors!” prononce le gardien du consistoire.Pesté seul avec les cardinaux, le Pape proclame les noms de ceux qu’il sc propose d’élever à ta pourpre: “Que vous en semble?" demande-t-il aux princes de l'Eglise.C.hacun sc lève à tour de rôle, sc découvre et incline la U’tc en signe d’assentiment.Le Pontife Romain prononce la formule traditionnelle: "Par l’autorité du Dieu tout-puissant, des saints apôtres Pierre et Paul et ta nôtre, nous faisons cardi-nal Rodrigue Villeneuve, archevêque «te Québec".Absent du consistoire, le nouveau cardinal apprendra officiellement sa création chez lui.nu Collège Canadien sans doute, par un message même aut ajouter les évéques voisins de Home.Dès les premiers siècles, on fonda autour de Rome, la ville par excellence, urhs, des évêchés subur-bicnires.Borne elle-même fut divisée eu 25 régions qu’on appela titres, et qui furent attribuées à des prêtres pour !«• ministère sacré.On partagea aussi la ville sainte en sept «tiaconies, en souvenir des sept premiers diacres de l'Eglise primitive ayant chacune à sa tête un diacre, chargé de distribuer aux pauvres les aumônes des chrétiens plus riches.Evêques suburbi-caires, prêtres, des titres et diacres des dineonies constituaient le clergé rattaché de plus près au Souverain Pontife, qui le consultait sur les matières les plus importantes de l’Eglise entière.Tous ees clercs étaient les cardinaux de Rome.Encore aujourd’hui, le Sacré-Collège sc subdivise en 3 ordres: les cardinaux-évêques, auxquels sont attribués les évêchés suburbi- du Secrétaire d’Etat.En même I nte, chèques d* voragsa, passeport».Ueux.I atc.Téléphonés HArbour 1241*.209513 62 LE DEVOIR.MONTREAL.SAMEDI 11 MARS 19*3 VOLUME XXIV L’opinion du lecteur al En Alberta La défense de l’intelligence” Lii crise economique qui sévit ù l’heure actuelle clans le monde en lier, avec des caractéristiques particulières selon les régions, est très invoralde aux réflexions salutaires.Kllc porte les esprits sérieux i'» mettre de côté sentiments et personnes, pour envisager les problèmes modernes sous leur angle le plus ohjeetif.Trouver les causes du malaise actuel et s’associer dans un généreux effort de collaboration nationale et internationale, telle est la grande préoccupation des économistes et des politiques dignes de ce nom.D'aucuns s'évertuent a conserver Intact cl a agrandir le patrimoine matériel par un militarisme effréné, l’ius rares sont ceux qui s’intéressent à la défense et au 1 développement du capital intellectuel.Pourtant, c’est de la bonne I santé de l'intelligence, et de son ; fonctionnement rationel que dé- ; pend l'ascension des pays.J.c mérite de M.Hernias Bastion, dans son dernier volume, est d’avoir mis loyalement sa plume alerte.son patriotisme éclairé et sa solide culture nu service de cette dernière.Ses lecteurs canadiens-fran-çais d'Amérique pour lesquels il écrit devront lui en savoir grc.A la | suite de plusieurs écrivains cana-| diens dont il invoque les témoignages dans des appendices, l’auteur des Energies rêdtniptrtces, des Itinéraires philosophiques.constate les déficiences do notre enseignement primaire rural et de notre enseignement secondaire; puis, dans une excellente synthèse, il déplore le fait de notre culture trop unilatérale qui a contribué à faire d'une foule de nos compatriotes des manchots intellectuels incapables d’occuper le premier pian dans le domaine économique et scientifique, et même, de s'y faire une trouée convenable.Il apporte à l’appui de sa thèse des statistiques un peu effarantes.‘Ainsi, moins de trois pour cent, écrit-il, des carrières scientifiques fédérales sont occupées par les m>-Ircs*'.Comme l’ostracisme est une excuse facile, il cherche lu cause immédiate de cette infériorité dans tenses.A la suite de Mgr Courches-ne h qui nous osons suggérer la réédition de .Vos Immunités, poulie plus grand profit de nos éducateurs canadien,s-français VI.Mas-tien croit qu'une mise an point suffit pour adapter nos méthodes séculaires aux nécessités nouvelles et k notre milieu canadien, ce qui aurait pour résultat d'accroître sensiblement leur rendement.C'est cette pondération qui, à notre humble fivis, lient le piste milieu entre l’indifférence routinière et l’emballement périlleux qui vaudra à i.a défense de intelligence ( I ) do contribuer à une oeuvre d autant plus utile quY'lc trouve un terrain U parés il l'heure ac des mieux Ittclle.Depuis dix ans, rn effet, il s'est produit une évolution très remarquable dans les diverses sphères de notre enseignement.Nos universités comptent plus de professeurs de carrière, les laboratoires y sont mieux équipés.L'Ecole Supricuro de Chimie de l’î diversité Laval n’obtenait-elle pas la bourse Bhodes.section scientifique.la semaine même on elle décernait son premier doctorat es science?La station biologique du Saint-Laurent, exclusivement dirigée par les nôtres, la diffusion si rapide des Cercles de Jeunes Naturalistes, la formation de l’Association canadiennc-françaisc pour l’avancement des sciences, voilà des indices prometteurs.Ils démontrent qu’en maints endroits on a compris la nécessité (l’orientation nouvelles.Sans désaxer le cours de lettres, on y fait meilleure mine aux sciences dont on reconnaît de plus en plus l'élément formateur.Bien enseignées, elles habituent à l’observation et à la précision loul en nourrissant l'imagination et en enrichissant le vocabulaire.Hiles sont certes un moyen efficace de réagir contre la manie du flou, du vague, de l’a peu près, si chère à tant de nos bacheliers, en même temps qu'un excellent correctif de la tendance trop souvent apriorique de notre ensei- (Suite de la 1ère piueJ hi-mcnsnels d'un demi-heure, en faisant apcl à l'Association eana-dicnnc-franeiui:*»'.Les émissions en 11)31-32 reinportèreiil le meme succès.O même hiver 11131-32 au poste de l’Université, M.le professeur il.Allard inaugura un cours radio phonique de prononciation yan-cuise.Ce cours hebdomadaire créa immédiatement un intérêt considérable parmi les professeurs et les élèves de langue anglaise L’étude du français encouragée jà depuis plusieurs années par récompenses distribuées par le de .leanne-d’Arc, devint presque générale.M.Allard nous quittait fui L*3-et M.Je professeur II.de Sayoye (Officier do l’Instruction publique, France), prenait la charge du cours de prononciation française qui est maintenant semi-hebdomadaire.Le poste CK L’A est relié au poste CFC N de Calgary afin de couvrir mieux la province et les provinces voisines.Pour compléter cette organisation, M.de Savoye publie une petite brochure mensuelle, qui permet de suivre les cours plus facilement en ayant le texte sous les yeux.Otto initiative de l’L'niversite d’Alberta a eu un grand retentissement et a suscité des demandes d’informations d’autres universités du Canada et des Iitais-l nis.Pour do- les Cer- •eonsidérable-opinion publi-auditoire utten- |e manque de formation et d orien- ; gnement.lation scientifique.Oux pour qui l’étude de l'anglais au préjudice du fiançai la clef de du français doit être tout le succès des Lana-(iiens français vont certainement éprouver une déception en parcourant les réformes préconisées par ,M.Bastien.O dernier n’a aucune confiance nu métissage abâtardissant pour développer les belles qualités d’une race.11 souligne avec justesse la différence qui existe entre reconnaître l'importance de la langue anglaise et exagérer cette importance."La première attitude, écrit-il, est sagesse; la seconde, folie”.Nous aurions aime ries precisions et des développements sur ce point capital, car trop des nôtres n ont d’autre ambition que de devenir des subalternes dans les firmes anglaises.M.Bastien a la vue juste quand il examine certaines lacunes reconnues.sinon toujours avouées, de notre enseignement.Va-t-il pour y remédier suggérer des "remèdes de ('hcvul’’ à la façon de certains ultra-libéraux, partisans des "coudées franches", pour (pii tout notre système est à chambarder?Si, dans son anxiété, il redoute les tâtonnements trop longs et les relards irréparables, il est d'avis que nous ne sommes pas en mesure de •ourir le risque d’expériences cofi- Nccrologic ARCANR Joséphine, fille d tllrtc Ar-»ncl pt d'Elalre Méthot.à 52 ans BARITE AU - A Montréal, le 10.* Tl • T,1 Mme Joseph narlteau, née Délia Scott.aUDETTE \ Montréal, le !), u 50 •.ois Marta Gulmoncl.épouse d’Hormlstlus Beaudette BEAUDIN-ROBERT A Montréal, le 9, li 43 ans.Ida Robert, épouse de J.-Emile Beaudln.syndic de faUlltes BEU.EFÈUIl.LE A Montréal, le fl, A 37 ans Mme Antonio Bellcfenlllo.née Annette Johnston CHARTRaND A Montréal, le S.ù 52 pnr.M.Victor Chartrand.époux d'Emélta Des sous-cornniisslions travaillent actuellement à la refonte des programmes de baccalaureat ; ou y vise plus à la solidité qu’à l’éclat, selon le voeu de M.Bastien.Ce dernier a déjà reçu de nom-I breux témoignage très laudatifs.! Puisse son volume contribuer à uni-i fier les esprits dans l’oeuvre vitale de rationalisation de notre enseignement afin qu’elle s’effectue logique-i ment et soit en mesure de produire i sous peu les plus heureux résultats.I N’oublions pas, toutefois, dans | cette oeuvre de rajustement la ! primauté du spirituel qui nous a i valu dans le passé, malgré toutes , nos carences et notre nombre restreint, de nous imposer à l'admiration de l’univers catholique.Otite supériorité dans le domaine moral nous compense largement de nos infériorités dans le domaine économique et scientifique, car elle présuppose l'essentiel en matière d’éducation; faire des hommes et des chrétiens d’abord.Telle n’est pas la limite de nos ¦ devoirs envers notre jeunesse.Nous devons, comme nous y incite M.Bastien, dans ses chapitres sur l’éducation du sentiment esthétique, la lecture, la vocation d’écrivain chrétien, la philosophie, l’hu-maniser en nous mettant en garde contre tout excès qui aurait pour résultat de la mécaniser.Kustache LAC,NON.L, S.C.* * * i (1) Ja, défense de I’intelligencc esl i en vcnle au Service de Librairie du Dei'irr.130, rue Noire-Dame-esi, Montréal.Prix: au comptoir cl par la poste; $1.00.nous elle contribue ment à former une que favorable et un tif.La saison de 1032-33 débutait par une offre de ['Edmonton Journal à l'A.C.F.A.de donner gracieusement son poste LJCA pour des émissions hebdomadaires de français.La tâche était lourde, mais il ne faut jamais laisser passer une occasion favorable quand elle se présente.L’appel ayant été fait à toutes les organisations, chacune répondit avec entrain en promettant son concours.Kn quelques semaines toutes les dates étaient prises.Jusqu'à aujourd’hui pas une n a manqué son mardi et plus de cent personnes ont fourni chants ou déclamations, choeurs, etc., et les lettres de félicitations arrivent par chaque courrier.Bien ne fait prévoir que l’intérêt faiblira, au contraire il semble que le succès appelle le succès.Ht voilà comment nous avons trois et quatre fois par semaine en Alberta la diffusion du français à la satisfaction des gens anglaise et de langue Cannes*- C6u d’Azur *— France Villa du solail at de la lumière Dominée par les verdoyantes collines de l'Estérel, baignée par les flots bleus de la Méditerranée.Cure de soleil quelle que soi* née.et de plein l'époque de I air an- L’HOTEL MIRAMAR sur La Croisctte Fashionable - cuisine exquise taux très raisonnables Autres hôtels sous la même direction Miramar — Biarntr Carlton - Biarritz Royal Monceau Etoile, I ans California — Champs-Elysées, Pans.Pour renseignement» et brochures, écilrez cltrectemcat ou voir votre agent de voyage ou JULES HONE représentant pour tout le Canada.Edifice University Tower, Montréal, QUE.ineiT- émi- leuf Ils la radio à de langue française! * ¥ -Y- Le c'est jour c’est Montrent (•poux de le 8 à 47 ans.M.Marie.Louise T1U- A Montréal, le 3.A 0(1 am, époux de feu Eugénie A Montréal, le 9, Hubert Lalonde.H U UT A Oédéou Huot.oeault.LANGEAIS i Orel Kl Lait’ Boüy t ., El.,’.Lefebvre.LEFEBVRE A I apralrle.le 9.A 72 ans, Mélina Lefebvre, fille d'OUer Lefebvre et de Mathilde Deneault.LEORTS A la maison-mère des Srs Saint-Nom Jésus-Marie A Outremont, le 9.a oO ans.soeur M -Alexius, née Cédta Le-zrls.LEV AC A Rlgnud, le 8.il 60 an».J.-O.Levac.époux d'Amanda Marteau LIMOGES-RACINE.A Ste-Anne des Aulnes, le 8.a 70 ans.Dame Extlda Ilmo-res énouse d'Urgel Racine, cultivateur, et mère dé J S Racine, notaire à Montreal BELLE! 1ER A Lavaltrle le 9, A 20 in.-, Marcllle Pelletier, fille d'Oscnr Pelletier el d Ernestine Verdon.PEUT A Montréal, le 9.à 71 ans, Mme Joseph Petit, née Malvina Touche! SIMARD A Montréal, le 9.A 56 ans Mme Philippe Simard, née Clara Grondin TARDIF A Stè-Agathe des Mont», le 10.A 58 ans.le lt-coionel Victor Tardif, autrefois de Montréal VILLENEUVE A Longueutl, lé 10.A 74 ans.Thomas Villeneuve, époux d Obé-Ine Bluet, autrefois de Charlesbourg.Québec.Pour ceux qui voyagent Où l'on peut lire le ‘‘Devoir Avant de terminer, laissez-moi ajouter que si, pour chacun de nous la langue française est sacrée, il faut avoir été éloigné du pays, sevré de toute parole qu’on a parlée depuis l’enfance pour comprendre la force de ce lien social et tout ce que la langue française, entendue soudain au radio, évoque pour le | pionnier sur sa ferme de ta prairie ou dans les chantiers de bois en Colombie: c’est la province natale, le foyer où l'on naquit, le coin de terre où l’on grandit, la mère qui s’affaire et le père qui gronde, la première larme, les rêves, les chimères, les amis de collège, les souvenirs, c’est toutes ces joies à la fois.concert de français au radio aussi l’oubli des fatigues du ri des soucis du lendemain; la famille réunie, c’est la veillée avec un peu plus de gaieté et de joie; un souffle d’idéal et d'amour qui vous envahit en chassant le cauchemar de l’isolement; une vision de la ville moins lointaine et puis, en songeant à tous ceux qui écoutent et ne sont point de notre langue, la fierté de notre race qui se réveille: "Ces gens sont d une race qui ne sait pas mourir.Nous sommes uti témoignage" ¥ * Ÿ Ht maintenant, il nous est per-j mis de songer nu jour prochain, | peut-être, où la Commission fédérale de la radio demandera à ceux de l’Ouest de contribuer aux concerts nationaux qui jusqu’à présent nous viennent de l'Kst.Au nom de tous J nos compatriotes de l’Alberta lais- j sez moi vous assurer que nous se-| rons prêts à faire entendre à la , province de Québec la voix de 1 Al- i berta tances des chefs ri’Ltat, en ,fUM' de l'importance d'un siège cpisco pal ou pour récompenser les tes singuliers d'un personnage nent.Les différents gouvernements ont toujours cherché à exercer influence sur le Saint-Siège, trouvaient commode d avoir au sein du Collège Sacré des représentants de leur pays.Aujourd’hui encore, Home s’efforce de satisfaire la legitime fierté nationale des peuples catholiques et de donner a chacun la représentation qui ltd revient.Les cardinaux évêques résidentiels ont pour principale charge, advenant la mort d'un pape, de prendre part au conclave et délire son successeur.De droit, ils font partie des Congrégations que leur assigne le pape.Hn fait, leur éloignement de la Ville Sainte les empêche d’avoir voix active dans ces dicastères.Enfin, leur influence est singulièrement accrue par leur élévation au cardinalat.Influence auprès du Saint-Siège, qui, toutes choses égales, écoute plus volontiers un cardinal évêque qu'un simple évêque-Influence auprès des fidèles et du gouvernement même acatholique de leur pays.Ce prestige tient au lustre de la pourpre, jetée sur les épaules du Prince de l’Eglise.Tout cardinal est un peu un alter ego du pape, son légat né, son représentant attitré.On le voit, le Pape, en élevant à la pourpre S.E.Mgr Villeneuve, lui confère le plus grand honneur qu’il peut, et l’êicjat en rejaillit sur notre race et tout notre pays.Louit-C de LERY, S.;.Msr Camille Roy à la Sorbonne Sa première origines de conference; “Aux notre littérature” Nous commençons aujourd’hui, de façon très mod.stc comme on va le voir, une rubrique nouvelle.Sous le litre ci-dessus, on lira chaque samedi dans le journal une liste d'hôtels et de pensions où l’on .est assuré de trouver le Devoir, j Beaucoup de lecteurs désirent lire! le journal on voyage; ils sauront ; ainsi à quel hôtel descendre pour i Je trouver sûrement, i La simple publication (te celte ; lisle constituera pour l'hôtel une utile réclame, car elle le désignera i à tous ceux qui veulent lire le jour-! nal.Cette réclame (ou n'a qu’à i écrirr au bureau du Devoir pour ! obtenir les renseignements néecs-1 saires) est consentie à un prix exceptionnel.C'est un hotelier de la trontière ! qui ouvre la liste: Frontier Inn.Limited — Hcmming-j ford (Huntingdon) Que.et.si vous voulez nous aider, rette voix sera une voix française.Paul JENYR1N Tél.Wllbank 7119-7110 Sléje Social 2630 NOTRE-DAME OUEST LA Compairnlc d"Assurance Funéraire 1JE£EL IïC>UteGIE.Il IMITEE • rorporte par Leur es Pntentes de 1s Province de Québec au capital de $150.000 00 ASSURANCE FUNERAIRE FT DIRECTEURS DE FUNERAILLES v,i en «ouiuimité aveu la lui des assurance», sanctionnée par le Parlement de Québec, CARDINAUX (ointe de ta tfre p»>ce) du Pontife Romain.Aussi chaque cardinal devait-il résider à Rome; et le Code canonique prescrit encore qu'à moins de provision contraire.l’élévation à la pourpre comporte la vacance de toute dignité, église, bénéfice ou pension ecclésiastique qu’on pourrait posséder.Ce n’est que beaucoup plus tard, au douzième siècle, que les papes prirent l'habitude de nommer au Sacré-Collège des évêques de diocèses lointains, qu’ils leur permettaient de garder, (’.es cardinaux continuent d’habiter leurs diocèses respectifs.Mais, chose assez, curieuse, dès qu'ils pénètrent dans la Ville Sainte, la loi de la residence romaine les ressaisit.Ils ne peuvent quitter Borne sans permission du pape.lût créant res cardinaux, les Pontifes Domains agissaient sur les ins- Le conférencier rappelle alors ce que fui la vie sociale, politique, intellectuelle à Québec, eu 17liu, au moment où la France se retirait du Canada ; quels ravages y avait faits la guerre, quelles ruines y avail laissées la conquête.C’est sur ecs ruines qu’allient croître, s'ouvrir les premières fleurs des leltres cu-nailiennes.Sans s’attarder aux chansons, odes, satires, qui parurent dans iug premiers journaux.e| qui furent des fleurs tropicales de la vie Wtlé-niirc de celle époque, Mgr Itoy parle de la pi os,, politique de cet'e période de cinquunle ans qui va de 17IH à 1840.Des hilles politiques sans cesse renouvelées ont occasionné cette littérature.C'est la constitution de 1701, avec le vice profond de l’irresponsabilité ministérielle, qui détermina Ions ces conflits qui mirent aux prises avec une Chambre français,, le gouverneur el son Conseil exécutif.Deux hommes dominent cette époque: l'un au Parlement et sur es tribunes populaires, c'est Papineau; l’aulre, dans son cabinet de ravail et dans son journal Le f'.a-'indien, c’est Etienne Parent.Mgr Roy trace «le l'un el de Paître des portraits où il fait voir ¦¦omment ils se ressemblent et com-nont ils diffèrent: Etienne Parant e séparant à la fin de Papineau, liiand il volt le tribun pousser im-’rudenimenl la Chambre et le peu-île dans une impasse.Ce fut principalement au sujet de la question des subsides et de la réforme du Conseil législatif que Papineau prononça ses principaux discours qu’Eticnno Parent écrivit ses meilleurs articles.Mgr Boy cite des extraits de l’éloquence fougueuse, irritée, de Papineau et de la prose forte, à la fois éloquente et plus pondérée, d'Etienne Parent.Ce premier chapitre, plutôt politique, de la littérature canadienne, et qui avait commencé par dos chansons, est une image littéraire de la vie de l’époque et de l’esprit de nos anciens.Il fait voir, avec le sourire de leurs Chansons, les inquiétudes des patriotes et ces impatiences vers la liberté qui sonf tout à la fois le rayonnement et l’éternel effort de la pensée française.DUBONNET?J VIN TONIQUE rj AU QUINQUINA f Pour aiguiser ! appétit e/ ^ faciliter ta digestion D* vieux vins d* liqueur j,.b.Bisainon.L.Kaitenbock, ses de la Commission des Produits Rochon.O côte.f.:x.Lafond.Henri Hun- té.Les professeurs de collèges accueilleront sans doute avec empressement ce premier ouvrage du genre publié chez nous et qui leur est particulièrement desliné."L'Histoire de la Poésie canadien-ne-françaisc”, volume de 2f»fl pages, abondamment illustré, est en vente au prix de SLOO l’unité, au VICE DE LIBRAIRIE DH VOIR’’, 43(1 Notre-Dame est, réal.SElt- "UE- Mont- ANNONCE LETTRES_AU DEVOIR Nscing pour les travaux de chômage dans la province 120 morts Los Angeles, 11 fn(,,rnjté.Montréal, $6,703.92- Camille Roy, retenu à Paris, ne pourra pas se rendre a Rome pour le consistoire.Le 17 mars, Son Eminence sera reçue à la légation anglaise et le 19 Elle présidera une cérémonie de profession religieuse chez les Soeurs franciscaines missionnaires de Marie.Le 20 mars, le cardinal Villeneuve chantera une messe pontificale chez les PP.Oblats.Son Eminence espère pouvoir prendre passage sur le firemen, le 9 avril, a Southampton, pour en- Le pont de Pas aujourd hui Blanc-seing pour le chômage On discute ensuite les résolutions sur la loi du chômage, notamment une clause qui permet à M.Fran-coenr, sur arrêté ministériel, de conclure tout arrangement avec Ottawa, sur le chômage.M.Francoeur explique que cette clause a été introduite au cas où Ottawa, ayant changé d'avis, d'ici l’an prochain, consentirait aux travaux de chômage.veut faire .les travaux d'égout pour j Grèche'd’Ÿoüviliër'Notre-Damc de trois millions, paye a parts égales! Liesse, $6,278.52; Hôpital du Sacre par Ottawa.Québec et Montréal.Coeur.Cartierville, $20,000; Hôpi Québec veut aussi exécuter de pa-.reils travaux.M.Maurice Duplessis fait remarquer que le gouvernement demande par là un véritable blanc-seing, M.Francoeur l’admet.A Ottawa, dit M.Duplessis, MM.tal de In Providence, Montréal-Est.$5,874.56 ; Hôpital Saint-Joseph des Convaflescentes, Montreal.$3,775.80; Hôpital Général, Montréal.$8.066; Hôpital Sainte-Justine, Montréal, $10,000; Institut du Radium, Montréal, $10.000; Refuge Notre-Dame de la Merci, Montréal, Chicago.11.(S.P.A.) - Le Boord ,, King ont fai.une lutte Hôpital driT Ihovi’dcnre of Crade no ; très vive sur l’octroi de pareils | Montréal-Est, $6.296.66; Hôpital NV au,lourd bin.U ni pmirra i» i?ir?artic!» e«t présenté simple- tants se chiffrant à plus de $2,00(1 payés dans Ja cite de Québec ou celle de Montréal.' Vendredi enocre.le gouvernement a fait tenir un autre montant (le $20.000 à diverses institutions la province.A.G.Débat universitaire de MM.Alban Flamand et Gérard Delâ-ge ont été victorieux hier soir de leurs deux adversaires, MM.Henri Lemav e( Bernard Le Bel, dans le débat universitaire du Plateau qui portait sur le sujet suivant: "Les fréquentations de l'étudiant doivent-elles être sérieuses?" MM.Flamand et Delâge soutenaient la négative et MM.Lemay et Le Bel.l’affirmative.M.Fernand Rmfref présidait ef il a félicité les concurrents de la force et de la variété de leurs arguments, de la te nue de leurs discours et de leurs idées personnelles.“La défense de l’intelligence" Voilà un livre de vaine écriture où Hennas Rastien attire l'attention des intéressés sur Ip Brand problc me de l'éducation.D’aucuns disent: instruction, l'auteur ajoute: éduca tion.A ceux qui réclament : ratinoa Rsation.l'auteur demande à propos nationalisation.Livre qui fait méditer.Lo defense de t ntelUgrnce I vol.in-12, 216 pages, est en (fuie au service de librairie du Devoir 430 rue Notre-Dame est (Harbour iViK Prix: *100 franco. p w • •«#*«•%«# \ * m* * w A KADI€ * ?RADIO-CAZETTE Samedi.11 mar» de mu des Opéra Tristan et Yseult 1 h.45.postes WKAF «¦•
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