Le devoir, 25 juin 1914, jeudi 25 juin 1914
VOLUME V—No 147 MONTREAL, UN SOU LE NUMERO * JEUDI 25 JUIN, 1914 ABONNEMENTS : Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.$3.00 UNION POSTALE.$6.00 Edition Hebdomadaire : canada.$1.00 ETATS-UNIS.$1.50 UNION POSTALE.$2.00 LE DEVOIR » s.Rédaction et Administration: 43 RUE SAINT-VINCENT MONTREAL TELEPHONES : ADMINISTRATION : Main 7461 RÉDACTION; - Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! -A- BECK, WHITNEY & CO Allemands et Canadiens - français M.Beck, qui s’était confiné jusqu’ici dans l’étude des problèmes hydro-électriques — où il réussissait admirablement d’ailleurs — a cru devoir profiter de la dernière réunion du Massey Hall, pour faire une Incursion dans la politique générale, et spécialement dans la question bilingue.Est-ce la preuve que, fatigué de ses triomphes électriques et sportifs, M.Beck songe à de plus hauts destins et pose sa candidature à la succession de sir James Whitney?Beaucoup le croiront.L’incursion en tout cas ne fut pas heureuse.Elle prouve que les horizons de M.Beck restent singulièrement étroits et qu’il ferait mieux, pour quelques années encore, de s’en tenir au domaine où, remportant des succès brillants, il a rendu de réels services.M.Whitney venait de déclarer qu’il s’en tiendrait au règlement No 17 et l’auditoire l’avait applaudi.M.Beck voulut tout de suite prendre sa part de ces applaudissements.— Vous savez, dit-il, que je suis d’origine allemande; mais, si fiers que nous soyons de notre pays d’origine, nous le sommes plus encore de notre pays d’adoption.“Il fit remarquer (nous citons textuellement ici le compte rendu du Globe, numéro du 24 juin), qu’il y a 250,000 Allemands dans l’Ontario et demanda si quelqu’un avait jamais entendu ces gens demander l’enseignement de leur langue maternelle dans les écoles de la province.” “Vous n’avez jamais entendu cela, et vous ne l'entendrez jamais, dit-il.” “Quand ces gens vinrent dans cette province, ils acceptèrent la liberté des institutions britanniques et adoptèrent la langue de la contrée; ils acceptent que l’anglais domine à travers toute la province.” * * * Il ne nous appartient point de discuter ici l’attitude des Allemands de l’Ontario; mais enfin, à supposer qu’elle serait ce que dit M.Beck, en quoi cela nous obligerait-il à renoncer à nos légitimes revendications?Est-il prouvé que cette attitude soit la plus sage, la plus fière et de nature à rendre aux enfants le meilleur service?D’ailleurs — et c’est un fait que l’on peut rappeler sans être le moins du monde désagréable aux Canadiens d’origine allemande — notre situation est un peu différente de la leur; et ce fait, M.Beck ne devrait point l’ignorer.Nous n’avions pas, en arrivant ici, à accepter la langue du pays ; nous sommes les premiers occupants et, dans l’Ontario comme dans le Québec, comme dans les Provinces Maritimes et jusque dans les plaines de l’Ouest, c’est notre langue qui, la première, a prononcé des paroles chrétiennes.Et si les institutions britanniques, dont M.Beck accepte le bénéfice, et grâce auxquelles il a pu couronner d’un titre impérial ses succès politiques et sportifs, subsistent encore au Canada, c’est grâce à notre générosité et à notre dévouement.Autre fait que M.Beck, ministre de la Couronne, ne devrait point ignorer.C’est que notre langue, outre ses titres d’ancienneté, outre la -reconnaissance que lui devraient mériter les services de nos pères, outre le fait qu’elle est l’idiome maternel de près de deux millions de Canadiens, a un status officiel.De par la constitution même de notre pays, que M.Beck et M.Whitney ne peuvent modifier, elle est langue officielle.Nous avons le droit strict de la parler dans les chambres et les tribunaux fédéraux établis sur le sol même de l’Ontario.Par conséquent, le régime dont M.Beck se fait aujourd’hui l’apolo-gjste, va non seulement contre le droit naturel, contre le bon sens et les règles élémentaires de la pédagogie, mais encore contre l’esprit même de la constitution fédérale.M.Beck a évidemment des vues plus claires sur le transport de l’énergie électrique que sur les droits de la minorité franco-canadienne.* *¦ * Tous les comptes rendus s’accordent à constater le caractère touchant de la finale de sir James Whitney.Revenu, pour ainsi dire des portes du tombeau, il a su trouver, pour remercier ceux qui lui ont témoigné de la sympathie, des accents émus.Pourquoi faut-il que, dans ce discours qui sera peut-être son testament, le vieil homme politique ait répété sa détermination de faire de l’anglais la seule langue d’enseignement et de communication dans les écoles fréquentées par les petits Canadiens-français?Pourquoi faut-il qu il ait indissolublement lie son nom a une oeuvre de persécution et de tyrannie?Il semble que sa carrière méritait un autre couronnement.' En tout cas les hommes passent, et le devoir reste.Le devoir, c’est de résister à l’absorption; c’est de défendre l’âme et la langue des aïeux.Nos compatriotes de 1 Ontario n’y voudront pas manquer, et ils ont le droit de comptei que nous les aiderons — sur tous les terrains.Orner HEROUX.LA SECURITE DES PASSAGERS, EN MER Le naufrage du Gothland aux Iles Sorlingues, sur les côtes de l’Angleterre, remet en actualité la question du sauvetage des passagers, au moyen des chaloupes du bord.D’après les dernières dépêches, deux chaloupes du Gothland furent chargées de passagers et mises à la mer.Mais, vu la hauteur du navire, l’agitation des flots et le maniement difficile des bossoirs d’embarca-lions, toutes deux chavirèrent et jetèrent à la mer les naufragés.Un navire survint, et sauva tous les voyageurs.Mais, une fois de plus, semble-t-il, ce sinistre démontre l’inutilité pratique du lancement des chaloupes de sauvetage au moyen de portemanteaux ordinaires.On se rappelle que, dans le désastre du Titanic, malgré «pic la mer fût calme, plusieurs chaloupes chavirèrent, pendant, la descente, et noyèrent leurs passagers.Et, dans la catastrophe récente de VEmprcss of Ireland, à peine si l’équipage parvint à lancer deux baleinières.Les autres, oscillant au bout de leurs amarres, frappèrent et tuèrent des naufragés dont elles eussent dû assurer le salut.A ce propos, la Westminster Gazelle du 4 juin publie une importante communication d’un officier de marine: Il dit d’abord: "Ce que j’écris est le fruit d’une expérience de plusieurs années en mer, comme marin et comme officier; et je puis affirmer sans hésitation qu’il n’y a, dans aucune compagnie de naviga-lion actuelle, de méthode générale de lançage des bateaux de snuvcta-g/c qui assure une chance raisonna- ble de survie aux passagers d’une chaloupe mise à la mer par une nuit de tempête.” Le correspondant de la Gazette décrit ensuite la méthode de lancement des chaloupes, sur la presque totalité des paquebots: “Cette méthode consiste à se servir de bossoirs d’embarcations, c’est-à-dire de petites grues disposées le long du navire et qui dépassent de quelques pieds les côtés du- vaisseau.Ces portemanteaux fonctionnent très bien, quand il fait beau, «pie la nier est calme et que le navire ne roule pas de manière appréciable.Mais, mêniiôalors, il y a souvent des embarras considérables, car les cables tic manoeuvre se tordent et s’emmêlent, au cours du lancement d’une chaloupe; et s’il y a roulis, le délai «pie causent ces embarras peut être considérable.Car, alors, tandis que le vaisseau se penche vers la chaloupe, celle-ci, suspendue à l’extrémité de longs cables, oscille à son tour vers l’extérieur, de vingt à trente pieds, ou davantage.Et quand le navire s’éloigne de la chaloupe, en roulant, celle-ci vient frapper contre la coque d’acier du navire, avec tant de force qu'il est souvent impossible d’empêcher la chaloupe de se démembrer.Ceci, même en temps assez beau, quand il n’y a que l’équipage dans la chaloupe et que tout le lancement se fait en plein jour.“Et maintenant, c’est autre chose, si le lancement se fait du pont supérieur d’un gros navire, en pleine nuit, par un grand mauvais temps, en d’autres termes, pur uu grand vent de l’Atlantique, accompagné de neige.La nuit est noire.L’air est plein de neige fondue et de pluie, et le navire tangue et roule brutalement dans le vide noir.Slon les méthodes actuelles, l’on empile dans la chaloupe, à tout hasard, une masse de femmes et d’enfants épouvantés, on leur adjoint quelques chauffeurs et quelques stewards, comme équipage, et puis l’on descend la chaloupe dans l’abîme béant et rugissant de la mer furieuse, à cinquante pieds plus bas que le pont, priant Dieu que cet acte incroyable de démence ne se termine pas par une tragédie.Que l’on s’imagine l’obscurité sans nom de la nuit, à l’ombre de la paroi mouvante du navire ballotté, les hommes qui, dans les ténèbres, cherchent et manient au hasard les cables de descente, les hurlements effroyables du grand vent mouillé qui remplit la nuit et étouffe les voix humaines et les ordres donnés à tue-tête, et, en bas, à vingt pieds, diqà hors de vue, et qui descend, la chaloupe suspendue tout près des énormes flancs d’acier du navire roulé par la mer.Le navire se penche du côté de la chaloupe et celle-ci s’en éloigne, pendule long de quarante pieds, rempli de femmes et d’enfants altérés, immobiles, désespérés, aveugles et invisibles, balancés dans la nuit, au-dessus des vagues hurlantes.Puis le navire s’incline de l’autre côté, et la chaloupe, pendule de mort, traverse l’air mouillé, et vient à toute vitesse se heurter à la paroi d’acier rigide du navire de vingt mille tonnes.Les hommes aux palans sentent la détente des cables, ils savent que la chaloupe a été mise en aiguillettes et qu’elle a répandu ses passagers infortunés dans la mer démontée.” Après avoir brossé ce tableau du lancement des chaloupes de sauvetage, en pleine mer, le correspondant de la Gazette de Westminster en vient à la conclusion que les portemanteaux et les bossoirs d’embarcations pouvaient avoir leur utilité, quand les navires ne surplombaient la mer que de dix à vingt pieds, mais «pie, “maintenant, à l’époque où le pont de lancement est de 40 à 50 pieds au-dessus de la mer, et même davantage, ces petits portemanteaux ne sont plus d’aucune utilité, et sont même des anachronismes, à bord des énormes paquebots transatlantiques.” Il suggère donc de les remplacer par des grues puissantes, capables de lever tout net, d’un seul coup, par-dessus bord, une chaloupe remplie de passagers, et de la porter assez loin du navire oscillant, pour qu’elle ne soit pas écrasée par le choc, contre elle, du paquebot tordu par le roulis.Chaque grue devrait pouvoir ainsi mettre à la mer six ou huit chaloupes pleines, en dix minutes.Et chaque grue travaillerait en pleine clarté, avec un projecteur lumineux dont les rayons en faisceaux permettraient de suivre le lancement jusqu’à ce que la chaloupe soit à la mer.Au surplus, celles-ci devraient être pontées, afin de mieux protéger les passagers contre le froid, le vent et la mer.“Embarquer des femmes et des enfants dans une chaloupe découverte, en plein océan, et les mettre ainsi à la mer équivaut souvent à les empêcher de se noyer pour les destiner à mourir de froul et d’épuisement”, dit l’auteur de cette communication.Ces suggestions semblent des plus raisonnables.Avant le naufrage du Gothland, la catastrophe du Voltur-no, — dans ce cas, presque toutes les chaloupes lancées chavirèrent et noyèrent leurs passagers, — a établi le peu de sûreté qu’offrent les méthodes actuelles de lancement des nateaux de sauvetage.Certains constructeurs maritimes l’ont reconnu.C’est ainsi que les derniers grands paquebots mis en service, depuis quelques mois, — notamment VAquitania, — sont pourvus de grues de lancement puissantes, du genre de celles dont la Westminster Gazelle préconise l’emploi.Il serait désirable que ce mode de lancement se généralisât, afin que les bateaux de sauvetage alignés sur les ponts des transatlantiques servent à sauvegarder les passagers, non pas, s’il y a sinistre, à les noyer presque à coup sûr, comme ce semble être leur vraie destination.G.P.BILLET DU SOIR.LE TRICOLORE ET LA MULTICOLORE C’est aujourd’hui la fête de Saint-“Jean-Baptiste, ia fête nationale des “Canadiens-français.“Il n’y a eu aucune célébration “extérieure.Du haut de l’édifice de “la Pairie, d’où notre regard peut “embrasser toute la ville, nous avons “observé même que nos concitoyens “se sont généralement abstenus de “hisser le drapeau.“Franchement, nous regrettons de “ne pas voir aujourd’hui les cou-“leurs françaises flotler au-dessus “de la demeure de tous nos compa-“triotes.Il manque évidemment “quelque chose à notre vie nationa-“le.” Ainsi pleure la Patrie d’hier sar l’indifférence de ses concitoyens qui ont laissé passer notre fête nationale, sans songer à pavoiser; et ses larmes coulent tout le long des gouttières’ de son toit “où elle embrasse toute la ville”; le ruisseau lacrymal devient un torrent, au point de l’aveugler.En effet, elles étaient rares les couleurs françaises; mais est-ce bien à la Patrie de le crier?Sans doute, elle a des titres: protectrice attitrée de la France contre les convoitises teutonnes, conservatrice, — ceci n’est pas une allusion à ses couleurs politiques: tout le monde sait que la Patrie est indépendante, ¦ conservatrice, disons-nous, de l’entente cordiale qu’elle aurait elle-même conclue, si Delcassé n’était pas né, elle peut sans doute parler au nom de notre grand’mere patrie, en soignant un peu toutefois son orthographe; mais, hier, pour elle, aller déplorer l’absence du tricolore au-dessus de la demeure «le tous nos compatriotes”, c’est franchement avoir du toupet.Là même, “du haut de l’édifice” où elle embrassait la ville, se dresse un mât; et hier, à ce mat, il n’y avait pas de tricolore! j'‘ Et cependant “franchement elle regrettait, etc.” Même quand on a vingt-neuf on trente ans de journalisme, il n’est pas permis de se payer, comme ça, la tête du pauvre lecteur exclusif.Max SOREL.GUERRE OU DISSOLUTION ?4M ASSERMENTATION DE M.LE JUGE DROUIN Québec, 25.—L'hon.juge F.X.Drouin, nommé récemment juge pour le district de Trois-Rivières, n été assermenté, hier après-midi, par le juge en chef Lemieux.La cérémonie eut lieu en présence de plusieurs collègues du nouveau magistrat et les membres du Barreau.L’amendement au bill du home rule soumis par le gouvernement Asquith permet à l’Ulster de se soustraire au parlement de Dublin pour une période de six ans, si la majorité le désire.C’est la dernière concession des nationalistes, et elle est importante.D’ici à six ans, en effet, l’Ulster a le temps d’étudier le gouvernement projeté de l’Irlande, et de s’habituer au nouvel état de choses auquel il est destiné.Et pourtant, les perspectives d’accord ne semblent pas plus encourageantes qu’au début.Unionistes et tories ne veulent rien moins que l’exclusion permanente de l’Ulster à laquelle les nationalistes ne sont pas moins opposés, avec une force organisée pour appuyer leur attitude.Que va-t-il arriver?Un appel an peuple ou la guerre civile?Actuellement le projet du home rule est en panne à la Chambre des Lords «lui attend l’amendement soumis à la Chambre des Communes.Celle-ci va certainement voter l’amendement tel que so-umis, tandis que la Chambre Haute va le modifier de façon à le rendre inacceptable au gouvernement, à moins d’une entente à la dernière heure.Et alors?Si le gouvernement conserve sa majorité aux communes, le home rule deviendra loi sans amendement, et ce sera la guerre ou.la défaite de l’Ulster.Mais l’opposition compte énormément sur les incidents «pie la discussion du budget ne manquera pas de provoquer.Le parti ouvrier qui fournit une bonne proportion de la majorité ministérielle est mécontent, quelques ministériels radicaux le sont aussi.Dans ces conditions, l’on peut s’attendre à tout- Une motion quelconque peut mettre le gouvernement en minorité.C'est ce que la presse de Londres espère ou re-doutc, suivant ses sympathies.P.L.— — i —- M.GARCEAU REELU UNE LETTRE DE M^FAUTEUX On trouvera dans une page intérieure la lettre que nous a adressée M.Fauteux, conservateur de la bibliothèque de Saint-Sulpice.Elle c«m-tient, avec des renseignements que nous sommes heureux de publier, quelques reproches dont la gravité s’atténuera étrangement si l’on veut bien lire cette lettre avec soin, si l’on se rappelle surtout le texte de notre article de samedi.M.Fauteux reconnaît qu’“il serait absurde de soupçonner la moindre intention de malveillance dans la petite phrase au fond toute simple” qu’il vient de relever.Si l’on prend cette phrase dans le texte de notre article, ou même dans le deuxième paragraphe de la lettre de M.Fauteux, avant l’amputation qui lui donne singulière mine aux paragraphes suivants, on reconnaîtra, croyons-nous, que le “fait” n’est guère plus dangereux qqe “l’intention”.Et ce bref examen disposera de toute la querelle personnelle.Quant aux renseignements qui forment l’essentiel de la lettre, et qui l’ont sûrement motivée, tout le monde les accueillera avec plaisir.O.II.LA MEDIATION DENIAGARA La médiation de Niagara n’a-boutit qu’à moitié.Elle rétablit les relations diplomatiques entre les Etats-Unis et le Mexique, à la condition que les deux factions actuellement aux prises s’entendent sur la formation d’un gouvernement nouveau.• 0,1 sait qu’elle ambitionnait davantage.Partant de ce principe que la cause première et principale des conflits mexicains vient du système agraire du pays, elle croyait que le meilleur moyen d’as surer une paix durable était d’obtenir le consentement des délégués mexicains à une répartition raisonnable du sol entre les paysans- C’était aussi l’intention des Etats-Unis.A-t-on reculé devant la difficulté du problème ou s’est-on rendu aux objections des délégués mexicains qui soutenaient que ce côté de la question relève exclusivement du gouvernement du Mexique?En tout cas ce projet est abandonné et les médiateurs se contentent d’obtenir des Etats-Unis la promesse de se.retirer du territoire mexicain sans compensation, de reconnaître le gouvernement provisoire que les rebelles et les fédéraux devront organiser conjointement.En somme, les médiateurs ne réussissent qu’à moitié.Mais peut-être que le contact des délégués mexicains avec eux et les représentants des Etats-Unis les convaincra qu’ils doivent faire un suprême effort pour rendre la paix à leur pays et leur préparera les voies chez eux.Et le rétablissement de la paix au Mexique vaudrait bien les coneessions d’amour-propre faites par Washington.P.L.LES FETES CARDINALICES DINER OFFICIEL AU CHATEAU FRONTENAC La ville de Québec donne un banquet, hier soir, en l’honneur de S.-E.le cardinal, auquel assistent les sommités religieuses et laiques.LE MAIRE DROUIN CREE CHEVALIER COMMANDEUR DE L’ORDRE DE SAINT-GREGOIRE S’ d (De notre correspondant) uébec, 25.— La ville de Québec UNE LETTRE DE SIRJL BORDEN L’Evénement annonce «pie l’hon.M.Doherty ,représentant spécial de sir F.Borden aux fêtes cardinalices à Québec, était aussi porteur d’une lettre du premier ministre à Son Eminence.Sir F.Borden, qui est un homme bien élevé, s’il manque d’énergie, a sans doute voulu faire oublier aux catholiques de Québec la sottise de son collègue Sam Hughes.onnè hier soir un banquet en l’honneur de Son Eminence le cardinal Bégin.Au double point de vue de la qualité de l’assistance et de l’éclat de la fête, ce dîner officiel qui eut lieu au Château Frontenac peut être considéré comme le plus solennel et le plus remarquable qui ait été offert à Québec à un personnage de marque et l’un des plus brillants événements des fêtes cardinalices.La ville, en honorant Son Eminence d une nouvelle fête, avait convié à dîner avec elle tous les personnages éminents, tant ecclé-siastiques que laïques, qui prirent part aux fêtes cardinalices.Son Honneur le maire Drouin présidait le banquet et avait, à ses côtés, à la table d’honneur, les personnages suivants: A sa droite : S.E.le cardinal, Mgr Stagni, lion.L.-P.Pelletier, Mgr La-brecque, l’hon.Nantel, sir Wilfrid Laurier, Rév.P.O’Leary, Mgr O’Reilly, sir Ls Jette, Mgr Latulippc, sir Lomer Gouin, sénateur J.Tessier, l’hon.juge Cannon, le sénateur Lavergnc, l’hon.juge Pouliot, l’hon.juge McGorkill, Mgr Marois, Mgr Paquet, sir Geo.Garneau.A sa gauche: S.H.le lieut.-gou verneur, lord Mersey, MM.C.-J.Doherty, ministre de la Justice, L.-P.Landry, président du Sénat, S.G Mgr Scollard, M.Rod.Lemieux, Mgr Brunet, M.le juge Lemieux, Mgr McNally, sir A.-B.Routhier, M.le juge McLeod, le capt Watson, Mgr Roy, M.le sénateur Bolduc, M.le sénateur.Choquette, M.le juge Do-rion, M.le juge Pelletier, M.J.-M, Tellier, l’hon.juge Drouin, l’hon.S.-N.Parent.Parmi les autres convives, au nombre d’environ cent cinquante, on remarquait: M.F.de S.Bastien, bâtonnier, sir Geo.Ross, M.le Dr Normand, M.R.Turner, M.N.Garneau, M.G.-E.Amyot, Mgr Lyons, M.J.-C.Kaine, Rév.Love, M.Joseph, M.Wilrich, le Rév.Scott, M.McKenzie, M.T.Chapais, Mgr Gosselin, M.le juge Drouin, Mgr Lan-gis, Mgr Routhier, Mgr Lajoie, Mgr Dauth, Mgr Dugal, Mgr Lapointe, V.G., M.Lespérance, M.P., M.R.Forget, Mgr Têtu, M.Power, Mgr Don-ville, M.Lachance, M.P., Mgr Bol-duc, Dr Pâquet, B.Bourassa, M.P., Mgr Sinott, M.Delisle, N.P., Mgr Rouleau, M.Lapointe, M.P., Mgr Belley, M.de La Bruère, M.Cy.Deluge, M.E.Caron, le col.Landry, le Père Provincial des Franciscains, M.Pacaud, M.P., tous les curés des paroisses de Qmibcc et des environs, les députés provinciaux, les membres du conseil municipal «le Québec, etc.La salle du banquet était splendidement décorée et illuminée.A [’extrémité de la salle, en face de la table de l’honneur on lisait l’inscription en lettres d’or sur banderole rouge: “Homage à S.E.le Cardinal”.Les tables étaient ornées de lampadaires, d’ornements agrémentés de lampes de couleur.Trois toasts ont été portés: le toast au Roi, le toast au Pape et le toast au Cardinal.Le premier a été accompagné du “God Save the King , le deuxième, d’une marche pontificale, et le troisième, du chant national, “O Canada”.En présentant la santé de Son' Eminence, " ” ' quelles que soient les differences d’origine, de langue, de croyances religieuses, d’opinions qui nous séparent, nous sommes tous unis dans un même sentiment, la joie de vous revoir, avec l’orgueil légitime de la distinction suprême que vous avez conquise, et de l’honneur qui en rejaillit sur le pays tout entier.Depuis longtemps, Eminence, vous êtes des nôtres; d'abord, dans ce vénérable Séminaire de Québec, dont vous avez été l’une des lumières.Car, en effet, c’est bien vous qui, encore modeste écolier, avez remporté ce prix royal fondé par le Prince de Galles, devenu plus tard Edouard VII.Vous encore, dont 'ilet talent, ((universel, (aborda avec succès tous les genres: les Retires, les sciences, les arts (même celui de la musi-que), jusqu’au jour où éclata votre maîtrise dans les sphères élevées de la théologie, et dans le domaine immense de l’histoire générale de l’Eglise.Pour développer davantage ces heureux dons, vos supérieurs vous choisirent pour aller vous perfectionner à ce foyer de lumière scientifique et religiecuse qui resplendit à Rome, et vous avez laissé au Séminaire français la réputation d’avoir été l’un de ses plus brillants élèves- Linguiste distingué, vous avez acquis la connaissance des langues qu’il faut savoir pour posséder une science complète des Saintes Ecritures, en même temps que vous aequierriez cette prodigieuse versatilité des langues modernes, qui 'fait l'admiration d-s connaisseurs.Et je crois vous faire plais n: en faisant appel à vos souvenirs que vous avez gardés si vivants de votre admirable voyage en Orient, ou vous êtes allé chercher aux sources mêmes cette connaissance profonde des Saintes Ecritures, puisée aux lieux mêmes où se sont passes tous les grands événements que raconte la Bible.Puis, vint le retour au pays où vous avait devancé la brillante renommée de vos succès dans les grandes universités de 1 Ancien Mon «le.A partir de ce moment, un voila de modestie enveloppe, pendant plusieurs années, votre laborieuse carrière d’cducateur.Vous devenez professeur de théologie, d histoire de l’Eglise, de directeur des consciences, jusqu’au moment où vos admirateurs vous réclament pour vous faire donner ces cours publics si applaudis de l’Université Laval, et ces gracieuses et élégantes conte-rences dont s’honorent les vieux amis de l’Institut Canadien.C’est ici le temps de parler de vos oeuvres de controverse, dans lesquelles éclate la science de docteur, revêtue de toute l’élégance du style de l’écrivain, et par-dessus tout, cette mansuétude évangélique qui, en combattant les opinions adverses, ménage, avec charité, ceux qu’ii faut éclairer et convaincre.A ce moment de votre vie, la Providence a voulu vous enlever à cette douce retraite du séminaire, pour vous faire prendre la direction d’une de nos grandes instituions d’enseignement.Je veux parler de l’Ecole Normale., Un champ nouveau s’ouvrait à votre activité.Vous deveniez éduca- Drummondville, Que., 25.—M.Napoléon Garceau dont l’élection comme commissaire d’écoles avait été annulée à la suite d'irrégularités, vient d’être réélu au même poste par acclamation.UN ROMAN POUR 3 SOUS Le bon spécial, inséré samedi dernier dans le “Devoir”, apporté à nos bureaux, 43 rue Saint-Vincent, avec 3 sous, donnera droit à un exemplaire de l’un des romans suivants, au choix: “l’Aube nouvelle”, par Jean Daguet; “la Terrtriqui pleure”, par Jean Mauclcre; “Haine ou Amour”, par Gaspard de Weedc; “la Force de Vaincre”, par Edmond Coz; “le Docteur Quentin", par Antoine Itoum ; "Notre Frontière”, par Paulin Com-tat.Pour recevoir le roman franco, il faudra nous adresser le coupon, plus 6 sous pour couvrir le prix de la brochure, plus les frais d’emballage et d’expédition.Ces romans, qui peuvent être mis entre toutes les mains, offrent un très vif intérêt.Tout le monde voudra se les procurer aux conditions exceptionnelles auxquelles nous les offrons.11 paraîtra tous les samedis, jusqu'à nouvel ordre, un bon spécial qui donnera droit, aux conditions ci-dessus, à un roman complet.« Ph» iiauî degfé, puisque I «net le discours suivant: |vous aviez à préparer pour l’ensei* DISCOURS DE S.H.LE MAIRE DROUIN Eminence, Messeigneurs, Messieurs, La fête qui nous rassemble comp- X?us J!vc?montre lu era comme une «les plus brillantes fi 1 ^U11 dans les annales de Québec Pour la deuxième fois dans cette histoire, la cité de Champlain acclame un des siens, que ses vertus, son savoir, cl les grandes oeuvres qu’il « accomplies ont fait monter au rang des Princes de l’Eglise.Le Canada tout entier, par la bouche des habitants de Québec, vous a acclamé hier, Eminence, comme un de ses plus grands citoyens, comme une de ses gloires natiomUes, parce que, grâce à vous, notre peuple est représenté dans le plus auguste Sénat de l’univers, et que par vous, nous montons au rang des nations les plus favorisées de la terre.Ce soir.Eminence, nous avons pensé qu’il vous serait agréable de rencontrer autour de cette table hospitalière, une (Mile de notre population choisie parmi ceux qui occupent le rang suprême dans l’Eglise «d dans l’Etat, soit par l’honneur de leurs charges, soit par le verdict du suffrage populaire, ou par la confiance méritée de leurs concitoyens.La pensée dominante qui me frappe eu ce motivent, Eminence, c’est que 1e suffrage unanime de cette assemblée vous décerne ce soir un témoigmage spontané de louange, de respect, je dirai même, de vénération.Tous ensemble, gnement les jeunes gens qui se consacrent à l’éducation populaire.Et là encore vous attendait le succès.Nous savons combien est profonde la trace que vous avez laissée dans cette institution admirable, Mais nous savons aussi à quel degré i e, Newcastle, Bowmanville.Oshawa et Whitby.Ce service de la nouvelle ligne sera quotidien, sauf le dimanche, et les trains seront composés de wagons-buffet et salon et de wagons de première classe.A part l'amélioration pour Montréal, cotte route offre au public voyageur d'Ottawa un service grandement amélioré avec les villes du 1 ACCUSE DE CORRUPTION M.JOSEPH CAILLAUX COMPARAIT EN COUR CORRECTIONNELLE A MAMERS.Mamers, France, 25, — On a commencé en Cour Correctionnelle l’au-d.tion de la cause des partisans de l’adversaire de M.Caillaux contre ce dernier.M.Caillaux est accusé de corruption électorale.Il a comparu et déclaré que son adversaire, M.Fernand D’aillères, a fait contre lui une campagne d’argent.Le maire et dix-sept conseillers de La Perte Bernard, sont accusés avec M.Caillaux.M.Caillaux était protégé par son immunité parlementaire.La cour avait renvoyé la plainte, jusqu’à ce que la Chambre des Députés permette qu’on le poursuive.La Cour^ rendra jugement le 8 juillet dans la cause du maire et des conseillers.le long .se Ontario.LE SCANDALE JFLEMMING Saint-Jean, N.-., 25.—A l’enquête sur le scandale Flemming et ht construction du chemin de fer Valley, hier après-midi, un citoyen de Montréal, M.B.Hal.Brown, président du “ Prudential Trust Company ”, a comparu comme témoin.La compagnie Prudential Trust reçu les fonds provenant de la vente des obligations du chemin de fer en question, lesquelles étaient garan ties par la province.M.Brown a déclaré à la cour que le montant reçu avait été de $4,164,087.54.Le témoignage de M.Brown se rapporte surtout à des chiffres et documents concernant les transaelions entre sa compagnie, le gouvernement du Nouveau-Brunswick et les autorités du chemin de fer Saint-Jean cl Québec.ELECTION D’OFFICIERS A sa dernière assemblée, l’union No 1127, des employés des manu factures de portes et de châssis, i procédé à l’élection de son nouveau bureau d’officiers pour le prochain terme.Ont été élus: MM.Louis Bou tillette, président, réélu; P.E.Pri-meau, vice-président; F.Valin, secrétaire-archiviste; F.E.Chagnon, secrétaire-financier; U.Carrière, trésorier; A.Lanthier, conducteur, et C.Vallière, gardien.Les auditeurs sont: MM.E.Frécehtte, N.Chalifoux et W.Blais; syndics, L.D.Charest, C.Vallières, M.Pinson-nault; délégués au conseil du district des charpentiers-menuisiers, L.Boutillette, C.Vallières, M.Pin-sonnault, E.Delisle, E.Fréchette délégués au conseil des métiers et du travail de Montréal, E.Fréchette A.Cinq-Mars, C.Vallières; délégués au conseil des métiers de la cons truction, M.Pinsonnault; délégués au comité central du parti ouvrier E.Fréchette et A.Cinq-Mars; de plus, ce local a élu deux délégués pour le représenter à la convention de la conférence provinciale des charpentiers-menuisiers, qui s’ou vrira* à Trois-Rivières, samedi pro chain, le 27 juin.Ce sont: MM.A Cinq Mars et Arthur Martel.ILS S’ENTENDENT ENFIN La paix vient d’etre faite entre les briqueteurs de Montréal et les entre preneurs de constructions.A partir du 30 juin, l'ancien contrat entre ces derniers sera terminé cl les chefs des deux partis intéressés étudieront l’adoption de nouveaux réglements.Tout se fera à l’amiable et les dangers d’une grève sont ainsi évités.Un bureau de conciliation a été formé composé de M.le juge Beaudin, président, de M.J.J.York, représentant les entrepreneurs, et de M.Gustave Francq, délégué des briqueteurs.L’arrivée à Montréal du “Royal George”, propriété du Canadien-Nord est tout un‘événement dans le monde maritime, surtout après le iésastre de 1'“Empress of Ireland” et les nombreuses collisions arrivées dans la brume depuis un mois sur les côtes d’Angleterre et des Etats-Unis.Comme on le sait, à la veille du départ du “Royal George” de Londres, on avait muni le palais flottant du nouvel appareil de télégraphie sans fil Marconi-Bellini-Tosi, avec lequel le bateau pouvait continuer sa route même dans le brouillard le plus épais.Nous avons rencontré cet avant-midi l’ingénieur Emilio Ichino qui avait été chargé de faire l’essai de la nouvelle invention.M.Ichino nous a déclaré que les résultats de ses expériences étaient très satisfaisants.Les signaux reçus des autres navires ont permis de diriger le “Royal George” à quelques degrés près.D’après les signaux reçus, le “Royal George” a pu se rendre compte d’une manière certaine de la posilion du Cap Race, du Cap Ray cl de la Pointe-au-Père.Le capitaine Thompson a aussi déclaré qu’il avait vérifié par les dépêches reçues, la direction du “Columbia” du “Sicilian” et du Calgarian”.Le “Columbia” était à 66 milles, le “Sicilian” à 18 et le “Calgarian” à 59 mille du “Royal George”.Il y avait de la brume lorsque le navire a passé à Cap Race, et le compas a concordé avec la direction prise d’après les signaux.L’instrument nouveau permet de déterminer l’endroit où se trouve un navire, mais non sa position.Le “Royal George” est le premier navire muni de cet appareil.FAUSSE RUMEUR Saint-Jean, N.-B., 25.— On rapporte qu’un navire a coulé au large de Pile Partridge.Cette nouvelle n’a pu être confirmée.Le poste de télégraphie sans fil n’a reçu aucun signai de détresse.LE COMMERCE DU CHARBON Jusqu’à aujourd’hui la compagnie Black Diamond, de Montréal, a reçu de Sydney, par la route du Sainl-Laurent, 600,000 tonnes dé charbon.Le contrat de la compagnie comporte la délivraison de 2,000,000 de tonnes aux nombreuses compagnies minières de la métropole.PORT DE MONTREAL ARRIVAGES Sydney, Cie LES TAUX DE FRET MARITIME Ottawa, 25.— Au-delà de 200 témoins comparaîtront devant la Commission Royale des Dominions qui arrivera au Canada le 3 août prochain.On s’occupera de plusieurs questions, notamment des taux de fret maritime, du transport, du commerce, de l’industrie, etc.M.T- C.O’Hara, sous-ministre du commerce, représentera le Canada à la Commission.Londres, 25.— La Commission Royale des Dominions a repris ses séances hier, pour recueillir des témoignages au sujet du commerce maritime, et surtout au sujet du commerce qui se fait entre le Royaume-Uni et les colonies.On demanda à sir Norman Hill, le secrétaire de l’association des propriétaires de navires de Liverpool, s’il croyait bon qu’une autorité indé-nendante fixât les taux maximum du transport des marchandises, et nue l’élévation des taux dépendît de cette autorité.Tl a répondu dans la négative.Il dit que les taux subissent l’influence de l’offre et de la demande qui se font sur les marchés du monde.Le seul moyen de trancher la question, c’est de déclarer les ports aussi libres que possible.T.e témoin ne croit pas qu’il soit désirable d’adopter en Angleterre, la législation des colonies, au sujet des conditions du transport des marchandises.LA CONVENTION DES ANNONCEURS Toronto, 25.— Les annonceurs d’Amérique ont élu les membres de leur nouvel exécutif.Les nouveaux dignitaires sont: E.T.Meredith.Iowa; W.C.D’Arcy, Missouri; T.B.Ger-lack, Illinois; H.S.Houston, New-York et W.H.Lee, Connecticut; élus par la Commission Nat'onale.Le Comité local a choisi les dignitaires suivants dont l’élection devra être ratifiée aujourd’hui par la convention: A.E.Chamberlain, l'.îino’s; F H.Rows, Toronto; A.Schuman, Texas; J.Renfrew, Californie et E.J.Shay.Baltimore.La prochaine convention aura lieu à Chicago.—-«- CONGRES D’IRRIGATION DANS L’OUEST Le huitième congrès de l'association internationale d’irrigation de l’ouest qui sera tenu à Penticton, C.A., commencera le 17 août prochain et sera certainement, d’après ce que •les organisateurs peuvent déjà pro nostiquer, le plus important dans l’histoire de l’irrigation; d’après les derniers rapports, des délégués viendront de toutes les parties du Canada et des Etats-Unis- L'assistance sera si considérable que les hôtels de Penticton ne peuvent répondre à toutes les demandes de logement qui leur sont faites; aussi la compagnie du PariLque Canadien s’est-elle arrangée pour que son steamer l’“Okanagan” puisse rester à Penticton durant les trois jours du congrès et se mettre à la disposition des visiteurs.Le professeur Warren, de la compagnie de chemin de fer Kettle Valley, vient d’annoncer que le premier train spécial circulera le 16 août, de Nelson à Penticton via Midway et Kelowna, afin d’amener les délégués de Crows’ Nest et des différents points de la frontière.90 .30 .35 .10 .50 .20 .10 —Kendal Castle, Black Diamond.—Flixton, New-York, Furness, Withy & Go., Pointe du Moulin à Vent.DEPARTS —Montfort, Londres et Anvers, Pacifique Canadien.—Burrsfield, Avonmouth, Furness-Withy.—British Transport, Londres, Fur-ness-Withy.—Kwarra, Afrique du Sud, Elder-Dempster.—Sahara, Québec, Robert Refold.—San Taren, St.Kitts, Robert Refor d.DANS LE PORT —Bertrand, T.R.McCarthy, quai Laurier.—Nuceria, T.R.McCarthy, Pointe du Moulin à Vent.—Dévoua, Robert Refard, hangar No 15.-—Manchester Commerce, Furness-Withy, hangar No 13.—Dalton Hall, Furnes-Wilhy, hangar No 8.—Tunisian, ligne Allen, hangar No 2.—Virginian, Pacifique Canadien, hangar No 8.—Pilar de Larrinaga, R.Reford.Dointe du Moulin à Vent.—Montcalm, Pacifique Canadien, hangar No 9.—Saturnia, ligne Donaldson, hangar No 11.—La Touraine, ligne Générale Transatlantique, hangar No 2.Au Magasin Goodwins Rayon de Vépicerie Comme tous les autres, ce rayon fait honneur au magasin ; et les bonnes ménagères n'auront qu'à venir s’y approvisionner pour être sûres de contenter les plus fins gour mets.Les commandes reçues le soir sont expédiées le lendemain matin par la première livraison, à 7.30 heures.Appelez Uptown 7000.nn s.so a lo.so demain Le meilleur sucre granulé, sac de 20 livres.Beurre de crémerie des Cantons de l’Est, morceau de 1 livre Farine Victory ou d’Ogilvy, sac de 7 livres.Savon Comfort, Sunlight ou Sunny Monday, (i barres .Sel de table en sacs.Prix ordinaire, .05, 3 pour.Marmelade pure, seau de 5 livres avec intérieur doré .Rhubarbe, en boîtes d’un gallon, chacune., Prunes de la Lombardie ou reines-Claude, la boite.Tomates, blé-d’Inde, fèves et pois, la douzaine de boites, assorties 1.00 Pêches, en boites de 3 livres, chacune .,.25 Thé noir et vert mélangés.Prix ordinaire .35 la livre, pour .25 Marmelade Tickler, pot de 1 livre, .15; pot de 2 livres.30 Beurre de pistaches, le pot, .10, .20 et.30 Marmelade de John Gray, boite de 7 livres.70 Confitures pures de Lindner, seau de 5 livres.50 Confitures aux fraises et aux pommes, aux framboises et aux pommes, aux cassis et aux pommes.Gelée de gadelles rouges, cassis et prunes, le pot.12 Petits pois français, lo botte, .10; la douzaine.1.00 Confitures pures Goodwillies, groseilles et mûres de Burbank, seau de 5 livres pour.50 Catsup aux tomates de Libby, la bouteille, .20 et.35 Lime Juice Montserrat, la bouteille, .35 et.65 OFFRES REMARQUABLES POUR .25 8 Ibs.d’avoine roulée.6 Ibs.de Wkeaüets.G Ibs.de blé roulé.6 Ibs.de farine de maïs.3 paquets de Corn Flakes (Quaker).1 bouteille de jus de raisin.4 paquets de Corn Starch.1 boite de 1 1b.de poudre à pâte MacLaren.2 paquets de fécule de pommes de terre.3 paquets de poudre à flan.6 barres de savon Goodwins.3 paquets de Lux ou de Polly Prim.7 paquets de poudre à laver Polly.2 pa quels de Shredded Wheat ou Triscuit.2 paquets de raisin ou de raisin de Corinthe.2 ibs.de pruneaux ou de figues.2 boîtes de sirop de canne pur.2 boîtes de poires dans du sirop.1 bouteille de Lime Juice, ou de Lemon Squash.1 grosse boite d’asperges de la Californie.5 paquets de gelée Bee.3 paquets de poudre, à blanc-manger.G paquets de Pearline ou de Gold Dust.3 boîtes d’Oid Dutch ou de Queens Cleanser.1 bouteille de vinaigre de framboises.THES ET CAFES Notre Indo-Ceylan.Prix ordinaire .35 la 1b.29 Boîtes de 10 Ibs.pour .2.85 Notre mélange Caddy en boites, la 1b.avec boite .40 Essayez-en une 1b.Notre mélange Exquisite, la lb.75 Notre thé d’après-midi, la lb.1.00 Notre Golden Santos, café pur, la lb.30 Notre mélange Caddy, boite de 1 lb.45; 2 Ibs.85 Notre mexicain, fort, la lb.45 Mocha et Java, parties égales, la lb.40 Ceylan Plantation, la lb.50 PROVISIONS Le meilleur lard fumé, (bacon) à déjeuner, tranché à la machine, la lb.22 Windsor ou Wiltshire désossé, la lb.30 Saindoux pur, la lb.20; seau de 3 Ibs.60; seau de 5 Ibs.1.00 Crisco pour fritures.Prix ordinaire, .35, pour.30 Oeufs frais garantis, la dotiz.30 Beurre de pistaches â la pesée, la lb.20 Boeuf tranché en verres, .25 et.45 Langue pour lunch, en boîtes, chacune .45 Vinaigre de C.& B., une pinte .28 Amandes moulues pour glacer les gâteaux, boites de % lb.40 Citrouilles en boites de 3 Ibs.3 pour.25 Fèves vertes ou en gousses, douze bottes pour.SS Tomates, marque Puritan, douze boîtes pour.1.00 Posf Toasties.Prix ordinaire, .10, 3 pour.25 Confitures pures en verres, 3 pour .25 Antidust pour balayer, 1000 boites.Prix ordinaire, .35, pour .25 2000 Ibs.de riz B, très fin, 4 Ibs.pour.2 5 1000 Ibs.du meilleur riz Patnn, 4 ibs.pour.2 5 1.500 Ibs.de pois fendus, 5 Ibs.pour 25 800 Ibs.de tapioca perlé, 4 ibs.pour .25 1000 sacs de 1 lb.de riz de la Caroline, 2 pour.25 Seulement 100 bouteilles de catsup aux tomates, grosse bouteille, chacune .18 2.500 boîtes de sardines d’Espagne, à l’huile pure.La boîte.lO 700 boites du meilleur saumon rouge, en boîtes d’une livre .16 450 boîtes des meilleures pommes.Boites de 3 Ibs.10 MONTREAL.L-lMlTEO IXe PELERINAGE.ANNUEL SACRE COEUR DE JESUS de Joliette PAR le: C.P.R.LE DIMANCHE, 28 JUIN 1914 SOUS LA DIRECTION DES CLERCS DE SAINT-VIATEUR GARE VIGER.MILE-END.BORDEAUX .LAVAL DES RAPIDES.SAINT-MARTIN JONCTION .SAINT-VINCENT DE PALI.SAINT-FRANOOIS-DE-SALES .TERREBONNE .SAINT-HENRI DE MASGOURE .CABANE-BONDE.L’EPIPHANIE.Départ de Joliette n 5 heures p.m.Pour plus amples informations Tél.Bell Rockland, 519.A.M.8.001 8.17 Adultes Enfants 8.27 8.31 *1.00 0.50 8.38 8.-I8 8.581 .90 .45 !).01 f 9.10 .75 .40 0.1 (i .70 .35 9.28 .50 .25 4 SERVICE DES LAURENT1DES Petit Carnet FOUR L’EUROPE Parmi Icr passagers de première qui sont partis pour Liverpool en marin à ber d du "Virginian’ nous avons reconnu pius'euis citoyens de Mont-rér.l: M.T.Chisc-Casgrain, C.R., Mme W.A.Black, Mlles Marguerite •.il FM th B ack, Mme S.Caldwell, M.et Mme A.Norm andin.M.et Mme F.C.Wilson et, M.Matthew Wilson, C.R.Un tnin supplémentaire quitte maintenant la gare Windsor, le samedi, à 1.25 p.m., pour la station Jonction Montfort et à l’ouest jusqu'à Labelle.Au retour il quitte Labellé le dimanche h 5,00 p.m.pour la gare W mb or.A ce train est attaché un wagon-salon jusqu'à Nantel et retour.TRAINS SUPPLEMENTAIRES LE JOUR DE LA CONFEDERATION Le 30 juin, de Place Viger ; 5.10 p.m., pour Labelle et stations intermédiaires.11.15 p.m., pour Sainte-Agathe et stations intermédiaires.Le 1er juillet, pour Place Viger : 10,05 a.m., pour Saint-Jérôme et stations intermédiaires.10,00 a.m, pour Joliette et stations intermédiaires.9.30 a.m.pour Laehute et stations intermédiaires.Le 1er juillet, de Place Vigor : De Saint Jérome.G.-lû p.m., arrive à Montréal 8.15 p.m.De Sainte.Agathe, 7.40 p.m arrive à Montréal 10.40 p.m, Ue Labille, 7.10 p.m., arrive h Montréal arrive â Montréal Montréal towlton, Sherbrooke et 11.15 p.m.De Laehute, 8.15 p.m 10.15 p m.De Joliette, 8.30 p.m., arrive â 10.45 p.m.Le 30 juin, de la gsre Windsor 8.45 p.m., pour Kn stations intermédialr Le 1er juillet, d 1 la gare Windsor : 10,30 a.m.pour Pointe-Fortune et stations interméidaives.1er juillet, pour la gare Windsor i De Sherbrooke, 6,30 p.m., arrive (i Montréal 10.00 p.m.De Pointe Fortune, 8.05 p.m., arrive à Montréal 9.45 p.nl.WAGONS-SALONS Dr Place Viger : 4.60 p.m., 30 juin, à Sainte-Agathe et Nsn- tel.4.80 p.m, vendredis, è Nantel, 1,00 p.m,, samedis pour Sainte-Agathe.Pour Place V -ger ; De Nanti 1, 8,22 p.m,, 1er juillet.De Nanti 1, 0.30 p.m., dimanches, Dr Nantel.9.22 p m.dimanche*.Dp Sainte-Agathe, 6.45 p m., dimanches pour la gare Windsor, SEPT PERSONNES ONT ETE TUEES LA TEMPETE A FAIT DES RAVAGES CONSIDERABLES DANS LE MINNESOTA ET LE WISCONSIN.— PLUSIEURS PERTES DE VIES.Chicago, 2.').— La tempête a Balayé hier les Etats de Minnesota et Wisconsin.Sept personnes ont été tuées, plusieurs Blessées, et des doni-niages énormes ont été causés aux édifices et aux semences.Le service télégraphique est interrompu entre plusieurs villes.A Minneapolis, Mlles Loretta Grams, Margaret Kelly et M.Lewis Grains se sont noyés.Esther .Munson a été tuée par la chute de sa maison.A Wausau, Wisconsin, on célébrait une noce dans une grange: la bâtisse n -été démolie et deux person es ont été tuées.A Watertown, D.S., la tempête a été terrible et n démoli 300 édifices.Plusieurs personnes ont été blessées.Les rapports d’Applcton, Water-town, Wis., Eau Glaire, Osli Tosh, Madison.Fond du Lae, Wausau, Ma-rinctle et Milwaukee, déclarent que de grands dommages ont été causés par la tempête.ONTARIO CARRIAGE WORKS JOS.LEMAY, propriétaire Voitures en tous genres.— Réparations exécutées avec soin et rapidité.— Prix raisonnables.— Ouvrage garanti.— Un essai vous convaincra.I y» •v T» "#> A | 50 RUE ONTARIO EST Tïï;ÆAr f TEL.HULL EST 5977.S, MEUNIER & FILS Manufacturier» de Vitrine» d'Etalage» 180 BOULEVARD PIE IX Prèi Sftinte-Cttherine MAISONNEUVE.Montré.l* Cm.TELEPHONES : Mfg.Lasalle S34 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LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI, 25 JUIN 1914 VOL.V.— No.147 LE DESASTRE DE L,UEMPRESS >» L’ARCHITECTE DE PROVINCIAUX Hl EMPRESS” (Des correspondant» du ** Devoir ") M.Hillhouse, qui fit les plans du navire naufragé, est entendu hier.— Il est d’opinion que les deux paquebots formaient un angle de 80 degrés au moment de la collision.PROV.DE QUEBEC LA FIN DE L’ENQUETE EST PROCHE Québec, 25.Il y avait des indices, hier, que l’enquête se terminera vendredi.Lord Mersey a contié à un journaliste qu’il espérait en finir vendredi soir.Lui et ses collègues se mettront alors à l’oeuvre pour préparer leur rapport.Une partie de la journée d’hier fut consacrée au témoignage de M.Hillhouse, de la maison Fairfield.Il est l’auteur du plan de l’“ Empress ”, et il a aussi examiné le “ Storstad ”, d’une certaine distance apparemment.Il toucha surtout à des points tachniques.Les observations qu’il a faites sur le “ Storstad ” lui font croire qu’au moment de la collision les deux paquebots formaient un angle de 80 degrés.M.Haight, l’avocat du charbonnier n’est pas du tout de cet avis.Il fera témoigner un expert demain, M.Reid, pour prouver que les deux navires se sont choqués en faisant un angle de 40 degrés.Le témoin attesta aussi que l’“ Empress ’’ avait un bon gouvernail, et qu’au point «le vue de la sûreté des passagers et de l’équipage, elle était mieux bâtie que les règlements actuels ne l’exi- ?ent.C’est cela qui lui fait trouver trange la rapidité avec laquelle l’“ Empress ” â sombré.Plus tard, il se figura que le “ Storstad ” avait fait dans le flanc de l’“ Empress ” une ouverture de 350 pieds carrés.Par cette ouverture, 250 tonnes d’eau pouvaient pénétrer par seconde.La proue du charbonnier s’enfonçant dans la blessure de l’“ Empress ”, l’a fait pencher vers tribord et le paquebot commença immédiatement à sombrer.Le capitaine Kendall est aussi revenu devant la Commission pour expliquer quelle est la route qu’a suivie l’“ Empress ” après être passé la Pointe-au-Père.SEANCE D’HIER APRES-MIDI Québec, 25.—Percy Hillhouse, de la compagnie de construction maritime Fairfield, a été interrogé par ._ .Me Newcomb.M.Hillhouse déclare tribord huit pieds plus loin qu’à bâ-que ! Empress of Ireland ” avait bord- une superstructure plus pesante que Me Haight a déclaré qu’il fera celle de l’“ Etruria ” et du “ Campa- comparaître demain, M.J.Reid, ex-nia ”, mais il fait remarquer que PÇ'rt naval, qui déclarera que le na-1’“ Empress ” a un tirant d’eau plus fort que ces navires.L”‘ Empress ” n’avait pas une superstructure plus haute que les navires modernes de son genre.M.Hillhause croit que l’“ Empress ” a coulé rapidement parce que plus de deux compartiments ont été éventrés et que l’eau a dû pénétrer dans le navire par des ouvertures non fermées.M, Hillhouse.—Je ne crois pas que cela soit possible.Il croit que les deux navires sont venus côte à côte et que l’“Empress” a passé sous la proue du “ Storstad”, soit que 1’“ Empress ” avançât ou que le “ Storstad ” reculât.Le témoin admet que la même chose aurait pu se produire si le “ Storstad” avait été arrêté.M.Hillhouse parle ensuite de l’effet possible du mauvais emballage des engrenages sur le fonctionnement du gouvernail.LES CLOISONS ETANCHES OUVERTES M.Hillhouse, après avoir mesuré la proue du “Storstad” croit que le trou fait au flanc de l’“Empress” doit avoir 350 pieds carrés.Deux cent soixante tonnes d’eau peuvent entrer en une minute par un trou semblable.De sorte que les deux compartiments des bouilloires ont dû être remplis en une ou deux minutes.M.Hillhouse ne croit pas que les fondements des bouilloires aient été brisés par le “Storstad”; les bouilloires seraient «alors tombées à tribord.M.Hillhouse croit que deux des cloisons étanches étaient ouvertes au moment de la collision, et cpie les chambres des machines ont été envahies par l’eau, avant que l’on pusse les fermer.Il est convenu en matière de sûreté en mer que à moins qu’il y ait plus de cinci cloisons étanches à l’endroit où r“Empress” a été frappé, il n’est pas obligatoire de les mouvoir du pont.L’“Empress” en avait trois.Lors de la construction de 1’“Empress”, on s’est soumis «à des exigences plus strictes que ne le veut la règle générale.On s’est conformé aux recommandations du comité de 1891.Le “Storstad” a dû traverser la soute au charbon, la quille de sentine.Le témoin croit que l’avant du “Storstad” a él ébrisé par le choc, avant de pénétrer.Tl croit que F’Empress” a été frappé par un angle de 80 de-gros.Le “Storstad” a été brisé à vire a été frappé à un angle de 40 degrés.LE PLONGEUR W.WHITEHEAD NOUVEL ECHEVIN Saint-Hyacinthe, 24.— La nomination de M.Emile Solis, libraire, au poste d’échevin délaissé par M.Valmore Dussault, a eu lieu par ac-1 clamation, les adversaires qu’on lui désignait ayant jugé plus prudent de ne pas risquer les chances d’une I élection.Cette nomination est généralement bien vue, M.Solis ayant un sens très développé des affaires fera, croit-on, bonne figure à l’hôtel de ville.LA SAINT-JEAN-BAPTISTE A SAINT-HYACINTHE.Saint-Hyacinthe, 24.— La fête patronale du Canada a été dignement célébrée par les Zouaves de Saint- ; Hyacinthe.Dès 5 heures du matin, j le canon tonna pour annoncer l’ouverture des réjouissance et à 7 heures les Zouaves se rendaient à la cathédrale pour assister à la messe spéciale chantée à leur intention.Le sermon fut donné par M.le vicaire Levêque, qui exalta les beautés de la langue française, dont la conservation peut seul sauvegarder notre foi et perpétuer nos coutumes.Après une parade militaire dans les rues, les Zouaves se sont rendus au village Saint-Joseph, où ils ont dîné en plein air, puis ils se sont livrés à diverses distractions saines: courses et parties de balle-au-champ très disputées.Le soir, il y a eu parade à la Cathédrale avec bénédiction de drapeaux de tempérance et salut du Très Saint Sacrement.De nombreux drapeaux flottaient en ville et lès édifices publics étaient tous pavoises.AU CAMP DES TROIS-RIVIERES Les Trois-Rivières, 25.— Le troisième camp militaire de la saison ici se compose de deux mille hommes répartis parmi les régiments suivants: les 64e, 80e, 83e, 85e, un corps de guides, la 15e compagnie du Corps de Service de l’Armée et un détachement des cadets-officiers de l’Université Laval.Le colonel Dennison a charge du campement.en essayant de traverser la rivière Petawawa, à la nage.POURSUITE DEBOUTEE Goderich, Ont., 25.— Vu le manque de preuves dans le procès du pasteur Jas.Elliott et du Dr A.H.Macklin.candidat conservateur de Centre-Huron, tous deux accusés de pots-de-vins, le magistrat de police Kelly a renvoyé la cause.UN GARÇON NOYE St.Catharines, Ont., 25.— Albert Hyde, un garçon de 14 ans, s’est noyé hier dans un étang près du vieux canal Welland.Il jouait avec un compagnon.REDACTEUR DEMISSIONNAIRE Toronto, 25.— M.W.R.Plewman, éditeur de l’“Orange Sentinel”, vient de quitter cette position parce que ce journal appuie les candidats du gouvernement en vue des prochaines elections.PROV.MARITIMES LE GOUVERNAIL SUBMERGE Me Haight, avocat du “ Storstad ”, demande au témoin s’il n’est pas vrai que l’on a suivi dans la construction de l’“ Empress ” des procédés inusités.M.Hillhouse répond dans l’affirmative.Le témoin déclare que le gouvernail était submergé.11 n’est d’ailleurs pas le seul navire qui ait un tel gouvernail L’“ Empress ” avail une poupe large.Me Haight : Une poupe très large une|ble de faire traverser la pompe à vapeur sur le pont, à cause de sa faiblesse.RETOUR D’EUROPE M.le chanoine Plantin, de l’archevêché d’Ottawa, parti pour l’Europe depuis cinq mois, est arrivé à Québec à bord de la “Tour-raine”.Le chanoine est enchanté de son voyage, et sera de retour à ne reproduit-elle pas des remous qui ' ’ ca,'avies retenus au fond de la affectent le gouvernail ?.n ava,t abandonne ce tra- gouv -Peut-être, mais nous avons construit plusieurs navires de cette manière.Avez-vous eu des difficultés avec le gouvernail de l’“ Empress ” ?—Le gouvernail a donné entière satisfaction lorsque nous l’avons essayé.Depuis, ce gouvernail a été emporté au cours d’un accident, et ILn a décidé de le remplacer par un plus grand.—Dans quelle proportion le premier gouvernail était-il à la partie submergée du navire ?—Je ne saurais vous le dire de mémoire.—Etait-ce moins de un pour cent ?¦Je ne puis le dire.De combien a-t-on augmente la largeur du gouvernail ?—De un pied.—N’a-t-on pas élargi le gouvernail parce que l’“ Empress ” se gouvernait mal ?—Scs propriétaires voulaient améliorer les facilités de sa direction.—Avez-vous entendu proférer des plaintes ?—Non.—Mais, vous avez su que l’on voulait rendre la direction de l’“ Empress ” plus sûre ?—Oui.—Quand ces réparations ont-elles eut lieu ?—En 1908.—Aucun accident n’est arrivé au navire ?—Non.—Est-il venu à votre connaissance que le capitaine se soit plaint du fonctionnement du nouveau gouvernail ?—Non.Lord Mersey—Dcmandez-lui s’il n entendu le capitaine se plaindre.M.Hillhouse —Non.LA CARGAISON DE L”‘ EMPRESS" On discute ensuite la manière dont le navire était chargé.Les informations fournies par le capitaine Walsh démontrent que la cargaison avait é.é placée dans le fonds du navire, cl qu'elle ne pouvait que lui assurer plus de stabilité.Le témoin répond à Mc Haight nu'l! croit que r" Empress ” a été frappe entre les deux bouilloires «5u Vnllteu.et que l’avant du “ Stor On a aussi entendu Wilfrid Whi tehead, plongeur du “Essex”, qui, dimanche dernier, exécuta une plongée dangereuse pour sauver Cosboom.Malheureusement, il arriva trop tard.La salle s’était remplie à la nouvelle que Whitehead allait témoigner.Le témoin a été d'une humilité remarquable.Il a déclaré “être descendu au fond de l’eau, dimanche dernier, en un cas d’urgence”.M.Whitehead et les autres pion-, - genrs du “Essex” ont reçu de la Ottawa le 29 de juin.hSr du°désastre, ^ rCndt e SlU’ le;MORT ACCIDENTELLE Le capitaine Walsh et le commart-1 Un verdict de mort accidentelle dant du “Essex" ont décidé de ten- a été rendu par le jury à la clôture ter encore une fois do repêcher les de l’enquête sur la mort de M.Félix Charron, qui fut tué dans un accident, le 17 de juin, dans la cour à bois de W.C.Edwards and Company.L’enquête était présidée par le coroner Craig.Un des plus importants témoignages fut donné par M.Albert Charron, qui se trouvait à quel- LES PIEDS AMPUTES Halifax, N.-E., 25.— On a amputé hier les deux pieds du premier officier Robert Tiere, le héros de la troisième chaloupe retrouvée du vapeur “Columbian”, incendié en mer le 2 mai dernier.Tiere était à l’hôpital Victoria Général depuis son arrivée à Halifax et malgré tous les efforts possibles on n’a pu lui sauver les pieds.,Oscar Kendall ,un matelot de la même chaloupe a pu sortir de l’hôpital hier et est reparti chez lui aux Etats-Unis.UN EVENEMENT EXTRAORDINAIRE.Charlottetown, I.P.E., 25.— Une sensation extraordinaire a été soulevée ici parce qu’une automobile a passé sur un territoire interdit entre Charlottetown et Alberton.Dans l’ile du Prince-Edouard, la loi interdit aux automobiles l’usage des routes hors de la ville de Charlottetown tant la classe agricole a de préjugés contre ces “inventions diaboliques”.Le Dr Ross ayant manqué le train du matin pour Alberton où il devait faire une opération sérieuse a obtenu permission du premier ministre d’utiliser son automobile pour eet UN PONT CONtDAMNF important voyage, ce qui lui fit gagner une heure sur le train qu’il avait Ottawa, 24.— Le conseil muni- manqué.11 a fait le trajet en cinq cipal de la Pointe Gatineau, à son heures, créant la plus vive excita-assemblée d’hier soir, a passé une tl0n .oans le district agricole tra-résolution condamnant le pont de verse’ la rivière Gatineau.Une copie de conseil de ville de Hull qui se trou- M.0.P.DEM0NTIGNY ve une des parties intéressées dans _____ ce pont.La résolution a été provoquée par la conflagration de jeudi dernier.Les citoyens ont été ' indignés de voir que le chef Tessier, de Hull, qui était allé au secours du village, n’a pas été capa- OTTAWA-HULL M.O.-P.Dcmontigny, après un repos d’une annéef vient de rouvrir un très chic magasin de chaussures, nie Sainte-Catherine Est, voisin de son ancien établissement.Nul doute que ses anciens clients qu’il a si bien servis vingt-cinq années durant, voudront vi Ier son nouveau magasin pour se convaincre du magnifique choix de chaussures de toutes sortes que M.De-montigny tient à leur déposition.r.vail a cause grands.des dangers trop LE CAPITAINE KENDALL On a fait comparaître de non veau le capitaine Kendall pour l’in- terroger sur la course suivie par (I'UPS P'wls du défunt lors de 1 acci-P“Empress après le départ de ent- Charron déclara que le mal-Pointe au Père.! heureux était assis sur son voyage Ix> capitaine Kendall.—- Je me de bois qu’il conduisait dans un dirigeai, d’après le compas, à Nord chemin très étroit, dans la cour à 50 Est.Je fis quatre milles et demi bois II vit une roue du camion sur cette course.j frapper une pile de bois et e dé-de la voïiure- Après avoir entendu quelques au-compas.,le fis ainsi douze milles, Pcs témoins, le juré rendit un ver-de 1.35 à 1.47- J’arrêtai alors.Je d'et de mort accidentelle.Le dépris une autre course et je fis trois j font demeurait à 99 rue Guignes.milles à peu près.nPFTPTFn Lord Mersey.— Avez-vous pris r'1’1 u'Ujri la course que prennent ordinaire- —Y’ous avez alors changé votre Lint tomber sous les roues course?Oui, par Nord 76 Est, d’après le Je fis D’ACADEMIE M.Auguste Lemieux vient d’être â 1 „ „ „ * < .1 ATI» /YLIKUDIv IIIJI V A.I VIV 11» VI V V » v.ment Us navires qui se préparent j nommé par le gouvernement offi-à traverser 1 Atlantique?jcier de l’Académie Française.M.Oui.C est la course la Pm-Jl Lemieux est à Ottawa depuis plus sûre.Quelques marins missent a (U, do, et la lito’ult and Baltii orc.Le conseil d'admiinstralior.de la H- R- Claflin c'ait ( oinposé de John Claflin, pré.s.ULni; Lewis btewart, vice-ifrésldent et trésorier; J.C.hiams, 2énîe vice-pré.sident; et les a(lm]ni.stralcur.s étaient Lewis otewart, Howland Davis, George F.Urane, Ernest Stautfen, jr, John A.Stewart, W.M.Barrett, John Claflin et 1 bornas T.Bayard.La déconfiture de la compagnie est due en grande partie au volume trop considérable de crédit et à la mal admini-stration, ainsi qu’à la dépre.ssion des affaires.L’annonce de ce kracli a produit une vive émotion à New-Vork et l’on e.st à tirer des plans .sortir de cet eniharras.Cette compagnie contrôlait environ 28 maisons ou succursales dis séminées dans les Etats-Unis.On estime à environ $35,000,000 le passif de cette compagnie, et l’actif $44,000,000.pour ON TOUCHE A LA RESERVE LA VILLE A CONSOMME UN MILLION DE GALLONS D’EAU DE PLUS QUE LA PROVISION ORDINAIRE.se A cause de la chaleur, on a dépen-, hier, un million de gallons d’eaii de plus que la capacité de pompage et, en conséquence, le réservoir d’urgence dans la montagne, a baissé d’un pied.Cependant le surintendant M.Lesage, dit qu’il n’v a pas heu de s’alarmer parce ([tic, d’ici samedi, on aura installé temporairement une pompe électrique qui four nira neuf mille mille gallons au lieu de douze mille comme la pompe No 5, quantité sulFisanle cependant pour mettre la ville à l’abri de tout danger immédiat.L’insl.allation de ce système d’urgence eoôtera à la ville si’pl ou huit mille dollars, mais il ny a ])as à hésiter.Une autre chose qui doit contribuer à rassurer le public c’est iiue (jici demain et probablement .samc-di, comme k* temps .s’esi remis au frais, la consommation do l’eau sera beaucoup moindre (pi’lner 5 79.¦2 à 1-1, 219 Ù I .3, 200 A 91 ;ui.23 1-2, 67 1-t, 50 Détroit .'0 a 66.tlliiiii.s 10 il 60.Ponrr 10 ù 226, i» 2'25, 'rnnilif!) 'i\.1 il l'nin ( Hy Itiiiht» .->-.'12, 2 1-H.Wiiiirpric Ry.1» il 190 :i-l.4 à 191 ;UI.Ames lloMoii lo ù 9.Ciinailii ('cinciil- 5 ù W .3-1, 126 A 7.'> h 23 .'l-.S.I)i,'ii»h Rl\rr 20 ft ,33.Stci’l (.1).ili ers achetés et vendus à commission.M.J.W.JlcCONKELL SUCCEDE A M.BAIJMGARTEN A LA PRE.SIDENCE DE LA ST.LAWRENCE SUGAR REFINERIES.A l’as.semblée plénière annuelle de la St.[.awrence .Sugar Refineries, Limited, tenue iiier, M.A.Baumgarten a donné sa démission, consentant à demeurer attaché â la société comme président honoraire.M.F.W.Mc(]oiinell, ancien vice-président, lui siiccimIc avec, comme successeur, M.O.W.Donner.Un sixième admini.stratinir, M.!.G.Webster, de Montréal, a été ajouté au noiiibi’e précédent.Voici le conseil d’admiiiistralion louvcllcnicnt con.slitué : A, Hnmn-garlen, iirésidcnt lionorairc; J.W.McGonncll, president; O.W.Donner, vice-president et directeur-gérant; L.A.Heincke, rie New-York; L.().Welisier; et B.McNally, .secrétaire-trésorier.Le raiiport de la compagnie n’a lias été rendu publie, mais on dit (RI il e.st .satisfaisant.BANQUE D’ANGLETERRE l.ondres, 2.') - I.e rapport heb doinadaire de la banque d'AiiHleter re accuse les cbaiigcmcnts suivants Réserves lotali.sées, aug.,E IKi'i.UOU Compagnie des tramways de Montréal ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ANNUELLE Avis est p'ii- Ipr pvèKpntPS donné (jvifl l’.Vs-acinblèf (Jèiiérnlo .Iniiuf’IU' des .letionnaircs de In Conipni-nie de» Trainu-ay» de Montréal aura Ih'U aux bureaux de la compagnie, 73 rue Craig ouest, il midi, mardi, le 4 août 1914.]/¦ 3 livrr» de report seront fermés du ISèine jour de juillet au 3ème jour d'août, ces deux jour» coinpri».l’Br ordre du buresu, P.4TRIOK DUREE, Secrétaire-trésorier.LA BANQUE D’EPARGNE DE LA CITE ET DU DISTRICT DE MONTREAL AVIS est par le présent donné rju'nn dividende de d
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