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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
vendredi 3 juillet 1914
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1914-07-03, Collections de BAnQ.

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$ VOLUME V—No 154 MONTREAL, VENDREDI 3 JUILLET, 1914 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS : Edition Quotidienne ¦: CANADA ET ETATS-UNIS $3.00 UNION POSTALE.*.$6.00 Edition Hebdomadaire : CANADA.$1.00 ETATS-UNIS.$1.50 UNION POSTALE.$2.00 DEVOIR Rédaction et Administration: 43 RUE SAINT-VINCENT MONTREAL.TELEPHONES : ADMINISTRATION : Main 7461 RÉDACTION ; - Main 7460 Diredteur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! LA MORT DE M.CHAMBERLAIN La mort de M.Chamberlain était inattendue.Le monde s’était ha-litué à le voir vieillir, physiquement impuissant mais l’esprit lucide, lans cette retraite de Birmingham où l’affection de ses électeurs lui fai-lait une sorte d’auréole.L’ombre fatale semblait respecter le grand rieillard qui, il y a quatre semaines à peine, passait encore la revue de tes fidèles.Mais il avait soixante-dix-huit ans et il vient de s’écrouler sous le l>oids de l’âge et de la maladie.C’est une figure illustre, àprement dis-iutée, passionnément aimée, passionnément haïe, qui disparaît de l’ho-tizon britannique.Chamberlain avait connu la popularité dans ce qu’elle a de plus inivrant — une popularité un peu grossière, mais très profonde; il avait ru monter vers lui les acclamations des foules en délire; il a pu croire in instant qu’il réaliserait, comme Bismarck, l’unité impériale et que Ion nom marquerait, dans l’histoire de sa race, le point de départ d’une ire nouvelle.Mais ses dernières années ont dû être d’un pathétique douloureux.C a assisté, impuissant, à la défaite de ses amis; il a vu mûrir le triom->he de ce Home Rule qu’il avait si violemment combattu; il a vu s’affir-ner les principes de désintégration qui présagent la ruine de son rêve.5ous son regard fatigué, mais toujours clair, l’antagonisme des jaunes it des blancs, du vaste empire des Indes et des colonies autonomes, test tllé s’accentuant; il a pu se demander même si la grande oeuvre positive de son règne, si la conquête des républiques du Sud-Afrique n’au-îait point pour résultat définitif de hâter la constitution d’une puissante iation hollando-africaine et la rupture du lien impérial.C’est que le rêve de Chamberlain, grandiose certes et qui alliait 'ivec l’orgueil de la grandeur anglaise et les espérances qu’elle lui pa-îaissait justifier le souvenir de l’Allemagne de Bismarck et de la Rome ïes Césars, se heurtait à d’irréductibles obstacles.L’ancien marchand le Birmingham reprochait volontiers à ses compatriotes de manquer l’imagination; il possédait cette faculté à un degré tel qu’elle lui mas-juait parfois les réalités.Sous les mirages de son imagination en délire, il perdit de vue deux laits essentiels, l’un d’ordre moral, l’autre d’ordre physique.Il oublia que l’Angleterre a inspiré à tous ses fils, et même aux fils Se ses ennemis, devenus ses associés, la passion de l’autonomie locale, la passion du self-government qui est venue justifier et renforcir les aspira-üons nationales, plus ou moins vivaces mais toujours existantes, des divers groupes britanniques; il oublia que, si l’Allemagne de Bismarck possédait, avec l’unité de race et des traditions communes, l’unité géographique — et donc la communauté d’intérêts économiques, l’Empire Pritannique est composé de races diverses, séparées par toute l’étendue les mers et qui, loin d’avoir des intérêts économiques communs, en ont iouvent de contradictoires.Cette méconnaissance de la réalité physique et morale, c’est l’erreur initiale, l’erreur fatale du système chamberlainiste.Il n’est point lonné au génie de l’homme d’aller contre des facteurs comme ceux que ., Il îï ni n i n I p il I n • il "rxonf- r* A r» 1 î f /ïrko „ i.__ _ hamberlain tenta d’abattre; il peut réaliser des succès partiels et mo-nentanés, mais tôt ou tard la force des choses l’emporte et ces succès mêmes sont le principe de puissantes réactions.Chaque poussée nouvelle dans le sens de l’impérialisme suscite — nous le voyons de nos peux — un nouvel élan, un éveil plus conscient du nationalisme local.Ajoutons que, si l’oeuvre de Chamberlain porte dans sa conception même le principe de son échec, rarement théorie politique aura été défendue avec plus d’énergie et de ténacité; rarement on aura mis au service d’un rêve qui faisait abstraction de réalités essentielles, une plus toupie entente des choses de la vie courante et un pareil talent d’organisation.Ce n’est point insulter à la mémoire de M.Chamberlain, c’est même, du point de vue de ses amis, lui rendre un hommage que de constater iju’il fut pour nous, dans l’ordre supérieur des idées, un ennemi.Mais la sagesse ancienne disait déjà: Fus est ab hoste doceri.Il est permis île demander à l’adversaire des leçons.Sachons donc î ccueillir la leçon d énergie et de persévérance que dégage cette vie et imiter les qualités qui en furent l’honneur.Ce sera notre façon de saluer un grand mort.Orner HEROUX.différentes nationalités qui s’y sont établis.' Il sera intéressant de suivre lq développement de cette oeuvre, sous la direction sage du recteur du collège, le R.P.Théophile Hudon, pour lequel les citoyens dé l’Alberta, surtout à Edmonton, ont beaucoup d’estime ; nous avons été, il y a à peine un an, témoin de l’ovation qu’ils lui firent, au congrès de langue française d’Edmonton, ovation adressée à l’éducateur nouvellement établi parmi eux, comme à l’ordre enseignant qu’il représente dans cette nouvelle province.Et il ne fait pas doute que les Jésuites, à Edmonton comme à Montréal et ailleurs, seront des maîtres dans la formation des intelligences et des caractères.Au temps de M.Jourdain, il y avait des Jésuit/s, bien ^ue ni Molière ni le Bourgeois Gentilhomme n’en parlent.Le fils de l’ancien drapier complaisant préférait à leur compagnie sévère celle du maître de musique, du maître à danser et du maître d’armes, ainsi que celle des mamamouchis.Et cela l’a peut-être plus aidé que quoi que ce soit à s’illustrer par le ridicule.Il a maintenant vu l’Alberta.Il serait osé de croire que les voyages modifieront son caractère ; il est trop vieux pour changer.Mais ceux qui l’ont vu et entendu auront vu une fois de plus, — ils le savaient déjà, — que si la richesse est un avantage, elle n’a guère de poids, si elle n'est accompagnée de l’intelligence et de la culture de l’esprit.Cette leçon est bien venue, dans un pays où la frénésie de s’enrichir fait oublier à plusieurs que, s’ils sont ignorants et fats, ils ne pourront jamais diriger les es.prits, en dépit dç tous les maîtres à danser, de tous les maîtres de musique, de tous les maîtres tailleurs et de tous les millions qu’ils auront.L’exemple de M.Jourdain vaut d’ê tre médité, au XXèmo siècle, plus qu’au XVllème, et jusque dans l’Ouest canadien.BILLET DU SOIR.NOTRE SYNTAXE "‘Quel est, demandait hier Louis Breton, quel est le lettré qui entreprendra l’oeuvre utile.de fouiller dans les discours, les articles de journaux, les prospectus et les affiches publiques pour g découvrir les manifestations les plus subtiles de l'anglicisation?” Celui qui passe sa journée dans un air vicié finit bientôt pur n’en plus être incommodé; la lairgue que nous parlons et que nous écrivons est si corrompue, que nous ne le remarquons plus.Et pourtant, les manifestations de son anglicisation ne sont pas aussi subtiles que le prétend mon aimable camarade- On répondra qu’en France aussi.On vient, en effet, de fonder, à Paris, la Ligue des amis de la langue française, et l’un des fondateurs m’écrit : ‘‘La langue, française est menacée ici comme sm les bords du Saint-Laurent”.Oui, les sports, la mécanique, l’affluence mondiale ont versé dans le vocabulaire parisien une immigration de mois indésirables.Mais, en France, on peut absorber des vocables étrangers, parce qu’on a la force de les assimiler (témoin: riding coat dont on a fait redingote).Une jolie femme peut se permettre quelque excentricité sans pour cela cesser d’être une jolie femme.Mais ici!.Prêter Voreille aux discours et aux propos, penchez-vous sur les textes : c’est sur une charpente syntaxique anglaise que nous accumulons des matériaux français.Nous avons déformé l’ossature de la jolie femme; et, lorsque nous réussissons à insérer, dans ce monument d’étrange style, un mot exact et plein de sens, c’est touchant et vain comme une rose dans les cheveux d’une bossue.Léon LORRAIN.LES DEBUTS DE L’ACTION SOCIALE CATHOLIQUE EN BELGIQUE Georjjes PELLETIER.CES TABLETTES MOLIERE A EDMONTON Des citoyens d’Edmonton viennent d’entendre M.Jourdain, — le R.Jourdain de Molière, — prendre »a leçon d’élocution, du maître de musique, et de le voir danser et faire des armes.Car M.Jourdain üst immortel, il émigre dans tous (es pays ; et, pour être né au KVIIèmc siècle, il n’en est pas moins encore tout vert.Peut-être se rappelle-t-il un peu moins qu’il y a irois siècles les échanges de drap que faisait feu son père avec ses amis, pour leur rendre service.Mais M.Jourdain en a encore parlé quelque peu à Edmonton.Il l’a fait au collège classique de cette ville, car Edmonton a un collège classique depuis un an.Pendant des années, les catholiques de l’Alberta ont désiré la fondation d’une maison d’enseignement secondaire qui fût la leur, à Edmonton.En 1!)12, les Jésuites déléguèrent dans celle ville le révérend père Théophile Hudon, afin d’étudier la situation, au point de vue de l'établissement d’un collège n cet endroit.Les Canadiens-français de la région, assez nombreux, d’un état de fortune brillant, et Ifès généreux, souscrivirent une somme de $50,000 aux fins d’aider à cette fondation.Monseigneur Legal céda un grand terrain aux Jésuites, à un prix au-dessous de sa véritable valeur, comme site de la maison d'é-ducatinn."En décembre 1012, on creusait tes fondations et an mois d’avril les travaux de construction commençaient pour se terminer vers la fin de septembre 1014”, dit le prospectais du nouveau collège.Une assistance moyenne de 75 élèves fréquenta les cours, clos il y a peu de jours: cl c’est à la fin de leur première année scolaire que les élèves de celte institution donnèrent le Bourgeois Gentilhomme, dans une ville sur le site de laquelle, Il n'y a pas un demi-siècle, les but-tics paissaient peut-être, et où cam- paient les Indiens.M.Jourdain voyage.Mais c’est là son premier arrêt à Edmonton.Lors de la fondation de ce collège des Jésuites, les citoyens d’Edmonton, le clergé et les femmes de cette ville prodiguèrent leurs dons à celle nouvelle maison d’éducation, construite aujourd’hui sur les berges escarpées de la Saskatchewan, pi esque vis-à-vis les grands édifices de l’université d’Etat de l’Alberta, sise de l’autre côté du fleuve aux eaux boueuses, et dressée sur une hauteur qui ressemble un peu au promontoire de Québec.Le but du collège d’Edmonton est de préparer les jeunes gens à toutes les carrières, soit industrielles, soit libérales, ainsi qu’au sacerdoce- Il y a des études classiques, à base française, et un cours coin merci al "qui sera enseigné en anglais”, dit le prospectus."H convient de remarquer'’, ajoute celui-ci, "que les élèves d'origine française recevront au cours classique un solide enseignement de l'anglais adapté aux besoins du pays, et dans le eotirs commercial, un enseignement du français qui leur permettra de lire, d écrire et de.parler cor-rcctcmcnl la langue.française, Quant aux élèves de langue anglaise, l'enseignement du français sera pour eux facultatif et payé en surplus.’’ Détail Intéressant à noter, à la fin des cours do première année, un Canadien-français reçoit le premier prix d’anglais cl un Anglais reçoit le premier prix de français.L’institution, comme on le voit, est bilingue, en tous points ; le français y occupe une large place, — et c'est justice, puisque ce son! des Canadiens-français qui, en grande partie, ont aidé à la fondation de cet établissement.Mais, par ailleurs, ainsi qu’en témoigne le prospectus, l’enseignement de l’anglais y occupe une position aussi importante.Et c'est excellent, puisque, dans l'Ouest, plus encore que dans n’importe quelle autre région du pays, l’anglais csl la langue du commerce et des affaires, celle qui sert de moyen de communication aux groupes de vingt ou trente On nous informe que les tablettes commémoratives dont nous parlions l’autre jour ne sont pas fournies par les propriétaires des édifi ces sur lesquels on les pose, mais par l’Association des Antiquaires, The Numismatic and Antiquarian Society.Cela justifie d’avantage nos remarques.S’il y a une association qui devrait tenir compte de la langue française, c’est bien celle que son programme et son but intéressent particulièrement aux choses du passé.NOS ROMANS AUTOUR DR ', ME RULE Nos lecteurs qui n’auraient pas découpé le bon qui parait le samedi dans le.Devoir, ou qui n’auraient pas occasion de passer à nos bureaux, pourront se procurer l’un quelconque de nos romans, au choix, au prix de 5 sous, sans bon, aux adresses suivantes : J.E.Gariépy, 1123 Rachel Est ; H.E.Lalonde, 1439 Saint-Denis ; G.H.Lalonde, (537 Mont-Royal Est ; 0.Trépanier, 1111 Mont-Royal Est ; J.A.Caron, 2H1 LaSalle, Maisonneuve; .1.O.Pincault, 280 Rachel Est ; Jos.Boudrcault, 1850 boni.Saint-Laurent ; L.J.E.Brosseau, 1724 Sainte-Catherine Est ; Lamontagne, 2117 Sainte-Catherine Est ; J.IL Trudeau, 2121 Ontario Est ; Deshuttes, 2018 Ontario Est ; M.Morin, 250 Beaulieu ; Madame Vivier, 520 Centre ; M.Desmarteau, 131 Church ; M.Robert, 93 bout.Monk ; Alp.Lefebvre, 528 Rachel Est ; Madame Rurnstel, 245'Craig.UN ROMAN POUR 3 SOUS Le bon spécial, inséré samedi dernier dans le “Devoir”, apporté à nos ¦bureaux, 4.3 rue Saint-Vincent, avec 3 sous, donnera droit à un exemplaire de l'un des romans suivants, au choix: “l'Aube nouvelle”, par Jean Daguet; “la Force de Vaincre", par Edmond Coz; “le Docteur Quentin'', par Antoine Koum; “Notre Frontière”, par Paulin Comtat.Pour recevoir le roman franco, il faudra nous adresser le coupon, plus 6 sous pour couvrir le prix de la brochure.plus lès frais d'emballage et d'expédition.Ces romans, qui peuvent être mis entre toutes les mains, offrent un très vif Intérêt.Tout le monde voudra se 1rs procurer aux conditions exception* ne’les auxquelles nous les offrons.tt paraîtra tous les samedis, jusqu’à nouvel ordre, un bon spécial qui donnera droit, aux conditions ci-dessus, à un roman complet.L’opposition au principe du Home Rule faiblit, au parlement du moins.Lord Lansdowne et plusieurs de ses collègues admettent l’impossibilité d’étouffer complètement le projet.Le Times lui-même déclare que les unionistes devraient s’engager h donner satisfaction à l’Irlande dans le cas où la responsabilité du pouvoir leur incomberait prochainement.Le désir d’éviter la guerre civile contribue sans doute à modifier l’o pinion des chefs politiques, mais la complexité de la politique anglaise compte aussi pour beaucoup dans cet état d’esprit.Les problèmes sociaux et financiers ont tellement partagé l’opinion anglaise que les deux grands partis peuvent difficilement gouverner sans le concours des députés irlandais.Or, le concours de ceux-ci ne va qu’à ceux qui travaillent à leur donner le Home Rule.Est-ce à dire que le bill actuel va être accepté sans effusion de sang?Il serait téméraire de l’affirmer.Pendant que l’on discute à la Chambre, les esprits s’échauffent en Irlande.Les volontaires de mister s’affichent armés en pleine rue et les volontaires nationalistes s’approvisionnent ouvertement au nez des autorités compromises par ce qu’elles ont laissé faire à Belfast.Un s’est déjà rencontré et battu.L’exaspération est telle que les ministres interpellés refusent de répondre de crainte de provoquer les uns ou les autres.Le moment décisif approche et chacun en comprend la gravité à commencer par le roi qui fait mander le premier ministre.A la Chambre des lords, quelques-uns des pairs les plus entêtés dans leur opposition, prétendent céder dans l’intérêt de la paix.Ils voteront le bill modifiant celui du Home Mule mais avec l’intention bien arrêtée de le modifier davantage en décrétant l’exclusion permanente de l’Llstcr.Et c’est précisément ce que Redmond a refusé jusqu'à présent et ce que le groupe Healy acceptera encore moins, lui qui ne veut seulement pas de l’exclusion temporaire.Et alors?L’exclusion permanente satisfera, semble-t-il, mister, mais que feront le gouvernement et les nationalistes?Bien que plusieurs ministres du cabinet aient formellement déclaré qu’ils ne consentiraient pas à l'exclusion permanente et qu’un certain nombre de leurs partisans ont parlé dans le même sens et se son! même impatientés des hésitations de leurs rhcfsf il est assez probable qu’il consentiraient finalement à ce compromis.Mais les nationaliste*?Quelle Inleiprt talion faut-il donner nu silence qu’ils gardent actuellement?Tout dépendra d'enx en définitive A moins que le gouvernement, épuisé de patience, ait recours aux grands moyens.P.LAUZON, (Pour le Devoir) Tandis que les catholiques donnent exclusivement aux oeuvres d’enseignement et de préservation morale, le socialisme s’introduit dans les centres industriels et y fait des progrès effrayants.A Gand, les candidats socialistes sont élus au conseil des prud’hommes; en 1880, une coopérative socialiste, le “Vooruit”, est fondée et se développe rapidement.Cependant, quelques jeunes hommes, témoins de la promptitude avec laquelle les germes du socialisme se réunissent, et forment le projet de s’opposer au torrent dévastateur.Deux ouvriers prennent la tête du mouvement.L’idée qui unit les nou veaux sociétaires est celle de la lutte contre le socialisme; le point de vue politique est relégué à l’arriére plan et c’est ainsi que libéraux et catholiques parviennent à fraterniser dans une même association.Les bases du grand mouvement social chrétien étaient jetées.Dès lors la lutte s’engagea entre les antisocia-listes et le puissant “Vooruit” qui se vantait de compter déjà 10,000 membres.Tous les dimanches, tantôt dans un cabaret, tantôt dans un autre, les propagandistes exerçaient leur apostolat, dénonçant la tyrannie socialiste, provoquant les discussions et les joutes contradictoires.Les recrues ne tardèrent pas à répondis à l’appel de ces vaillants; mais il faut bien avouer que l’appui de dirigeants manquait et que les oeuvres des antisocialistes tardaient toujours à se produire et à se développer en opposition aux organisations prospères de leurs ennemis.Un journal hebdomadaire fut créé: “ De Lichstraal ”, Une fédération groupa les mutualistes qui avaient échappé à l’emprise socialiste.Au milieu de querelles incessantes, d’assauts parfois violents à soutenir, les antisocialistes gagnaient du terrain.Mais la division ne devait pas tarder entre éléments aussi hétérogènes que ceux groupes dans la lutte antisocialiste.Les libéraux étaient généralement hostiles aux coopératives et aux syndicats; les catholiques, au contraire, y étaient favorables.Ces derniers d’ailleurs étaient loin d’être d’accord sur tous les points par exemple: la neutralité des syndicats, l'intervention légale.Bientôt ia scission se produisit: le camp catholique comprenant les % des adhérents; le camp libéral, peu iniportant et d’éphémère durée.En 1890, malgré une campagne vaillamment menée, les antisocialistes étaient battus d’une façon humiliante aux élections pour Je Conseil de l’industrie et du travail.Vinrent alors les tristes heures du découragement et le petit groupe était sur le point de succomber sous le nombre quand sonna l’heure de la Providence.« « » UN JUGEMENT DE M.LE JUGE PANNETON | mutualités existantes en 1886 n’était tue de 212.Tout ou presque tout était à faire sur le terrain des oeuvres sociales.On insista surtout sur la propagande pour la presse franchement catholique et nettement favorable aux revendications ouvrières.Le journal “Het Volk” (Le Peuple), parut à Gand en novembre 1890.“Het Volk entre en lice pour appuyer et aider à défendre les intérêts matériels et les intérêts moreaux des ouvriers et des petits bourgeois” — (numéro du 9 nov.) Malgré l’opposition suscitée par un pareil programme, le petit journal prospéra et devint bientôt quo tidien.Da’utre part, au-dessus de tous les Congrès et dominant toutes les discussions, l’encyclique “Rerum novarum” venait imprimer le coup de barre définitif vers les masses des travailleurs- “Lorsque le Maître universel enseigne, les questions d’école doivent se résoudre et s’absorber dans cet enseignement supérieur.Devant la chaire de Rome, les chaires particulières d’économie politique et de science sociale ne sont plus que des escabeaux: on peut s’y asseoir encore, mais pour mieux écouter.(Vers-peyen au Congrès de Malines, 1891).* * # A partir de ce moment, nous assistons à une magnifique floraison d’oeuvres sociales.La ligue ouvrière antisocialiste de Gand groupe 6,000 membres.La fédération des sociétés ouvrières chrétiennes se forme à Louvain sous le nom de “Ligne démocratique belge (1891).C’est à Me Hellepoutte, alors profes-seur à l’Université de Louvain que revient l’honneur de cette fondation; il fut le premier président de cette puissante organisation.A Anvers, Bruges, Mons, Bruxelles, Charleroi, Contrai, Namur, Liège, des oeuvres innombrables s’organisèrent et prospèrent.Il suffit de mentionner ici les principaux ouvriers de la grande organisation ouvrière catholique, MM.Verhayns, Michel Levic, Del-porte, Mabille, Mgr Bottier, Lod-froid Kenth.etc., etc.* * # M.le juge Panneton, de la Cour Supérieure, a rendu ces jours dernier un arrêt important, dans l’affaire Guay vs l'Hôtel-Dieu.Madame Guay, veuve de M.Horace Chartier, poursuivit l’Hôtel-Dieu, pour une somme considérable, alléguant que son mari est mort dans cette institution des suites d’un accident imputable à la négligence des Soeurs de l’Hôtel-Dieu.M.le juge Panneton a débouté l’action de Madame Horace Chartier, dans les termes suivants: Considérant qu’il appert par la preuve que les défenderesses ont donné au dit H.Chartier toute l’attention et les soins que le Dr Lefebvre, médecin de l’hôpital, leur a suggérés, que le dit médecin avait, lui-même, attaché le dit H.Chartier à son lit et a surveillé l’aide qu’il a reçu de l’infirmier pour attacher le dit H.Chartier; qu’a-près que le dit Chartier fut ainsi attaché à son lit, le dit médecin a spécialement examiné (s’il était bien attaché, qu’il a trouvé qu’il en était ainsi, et que par des efforts extraordinaires qui ne pouvaient être prévus, le dit Chartier s’est détaché de son lit et s’est jeté en bas de la fenêtre de sa chambre.“Considérant que les défenderesses ayant agi d’après les conseil du dit médecin et se reposant sur le travail du médecin qui avait ainsi lié le dit Chartier à son lit, elles ne peuvent être responsables des actes et conseils du dit médecin; “Considérant que le dit Chartier est mort des fièvres typhoïdes deux jours après sa chute et que lors de sa chute il avait 104 degrés de fièvre; ou’il souffrait d’une congestion de poumons, ce qaii, d’après les médecins mettait sa vie en danger: t “Considérant que si les effets de sa chute, la fracture d’une jambe, ont diminué ses chances de combattre la maladie avec succès, les médecins n’ont pu dire que ledit Chartier soit mort des suites de sa chute, mais ont simplement dit que cette chute a pu contribuer à sa mort ou la hâter en l’affaiblissant, qu’en soi cette fracture à ta jambe n’avait rien de dangereux et que rien autre chose n’est résulté du choc de la chute; “Considérant que les dommages réclamés ne sont pas des dommages directs causés par ladite chute et que ladite chute n’est pas la cause déterminante de la mort dudit Chartier; “Considérant que même si les défenderesses eussent été coupables de négligence, il est impossible pour le tribunal de dire que la chute dudit Chartier et la fracture de sa jambe ont causé ou contribué à sa mort.“La Cour renvoie l’action de la demanderesse avec dépens.” Entrelemps, 1886, avait vu les troubles révolulionnaires de Mons, Charleroi, Liège et Gand.On doit recourir à l’armée pour rétablir l’ordre el avoir raison îles ten! dives anarchistes.Les catholiques au pouvoir depuis 1884, voient clairement la nécessité de faire droit aux revendications ouvrières en complétant la législation sociale.Le gouvernement institue une commission chargée de s'enquérir de la situation du travail Industriel et d’étudier les mesures qui pourraient l'améliorer.Les catholiques tiennent à Liège en septembre 1886 un grand congrès d’oeuvres sociales.Dès lors, on peut affirmer qu’un grand changement s’est produit dans l’orientation catholique: la question social devient officiellement et expli-cltcmen! l’objet des sollicitudes du parti catholique.Mgr Doutrcloux, évêque de Liège, définit nettement la crise: “Que faut-il entendre par crise sociale?C’est le danger où se trouve la société de voir les classes inférieures, par suite du mécontentement qui les agile, des souffrances qui les tnur-mcntenl et des erreurs religieuses et sociales qui les égarent* recourir à In violence et à la révolution, pour tenter d’établir un régime politique radical et d'imposer une repartition des biens de la fortune d’après les théories socialistes.” D’autres orateurs, le comic de Mun, entre autres, mettent courageusement le doigt sur la ptai Les Congrès de 90, el le Congrès eurent pour résultat de décider les militants du catholicisme à préparer l’évolution nécessaire dans les oeuvres et daus les lois.Le nombre des Les oeuvres et institutions organisées par les catholiques avaient pour objet l’éducation intellectuelle et morale de l’ouvrier, l’utilisation rationnelle de ses ressources, l’exercice de ses droits politiques.Ce n’était pas suffisant, il y avait à s’occuper de la productivité du capital ouvrier, c’est-à-dire de son travail.L’ouvrier désire gagner le plus d’argent possible et être retenu au travail le moins de temps possible.C’est le syndicat mi l’union professionnelle, qui seule est à même de grouper les forces des ouvriers et leur permet de discuter d'égal à égal avec les représentants du capital.Dès 1886-87 la question était à l’ordre du jour.Fallait-il recommander les syndicats mixtes ou les syndicats composés soit d’ouvriers, soit de patrons?A Garni, on se prononça en fait pour les syndicats exclusivement composés d’ouvriers, tout en adjoignant à ees organismes un conseiller indépendant, ni patron ni ouvrier, (pii serait consulté sur toutes les questions importantes.Le rôle de ce dernier devait surtout servir à corriger ce qu’il y avait de trop précipité et de trop peu mûri dans leurs résolutions.En 1004, un secrétariat général des unions professionnelles chrétiennes a été créé et la ligue démocratique Va pris sous son patronage.C'est le R.R- RutIen, O.P., qui dirige cette oeuvre * nouvelle.Le but de ce nouveau rouage ajouté à l’organisation syndicale est de consolider et de développer dans tous les pays tes unions professionnelles chrétiennes.Pour chaque centre on s’efforce d’obtenir qu’un homme de confiance, ancien ouvrier de préférence, soit charge de la propagande en faveur des syndicats chrétiens.Le R.P.Rullen parcourt toute la Belgique, expliquant les avantages du syndicat, aidant lotis ceux qui veulent s’occuper de leur organisation, prenant en mains les intérêts des travailleurs dès qu’un eon-Liègc de 1886, 87, j Rit éclate sur l’un ou l’autre point de Malines (1891) |du pays.C’est à lui qu’on doit en bonne partie le succès de l'oeuvre des syndicats chrétiens qui groupent aijourd’hui 110,000 ouvriers.LES ELECTIONS MANIT0BAINES (Service de la Presse Associée) Winnipeg, 3-—Dans les trois comtés de Le Pas, de Churchill-Nelson et de Grand Rapids, l’élection aura lieu plus tard, pour le parlement provincial.Dans les 46 autres divisions on ne croit pas qu’il y aura une seule élection par acclamation.Des conservateurs et des libéraux briguent les suffrages dans les cinq comtés de Winnipeg, et l’on compte en outre plusieurs candidats socialistes et ouvriers.La lutte est vive et les deux partis sont confiants.Les libéraux ont réussi à faire biffer 122 noms de la liste des voleurs.MM.Roblin et Rogers, le Dr Montague et les candidats locaux ont prononcé des discours à une grande assemblée tenue à Winnipeg, hier soir.Le chef de l’opposition, M.Norris, parla à St.James en faveur de M.J.W.Wilton, candidat libéral pour la division Assiniboia.LES RAVAGES DE L’INCENDIE (Service de In Presse Associée) Exeter, N.IL, 3.— L’intérieur de la “Philipps-Excter Academy” a été ravagé de bonne heure aujourd’hui par un incendie.On évalue les pertes à $50,000.* * # Edmonton, 3.— Un incendie à Mannvillc, Alberta, a causé $40.-000 de dommages.M.John B.Burch est le plus rudement éprouvé.Il fait une perte de $25,000.UNE HEUREUSE IDEE Nous apprenons avec plaisir que l’intéressant rapport de M.Arthur Saint-Pierre sur le devoir social des classes industrielle et commerciale, qui a soitlevé un si vif intérêt à la 3ème séance d’étude du Congrès de ta Jeunesse, sera bientôt publié en brochure par l'Ecole Sociale Populaire.C’est sous l’égide de la Ligue démocratique que l'oeuvre sociale des catholiques a prospéré et c’est à son action constante et modérée que la Belgique est redevable de la législation sociale dont elle est dotée aujourd’hui.Il nous reste à montrer cette action et c’est ici, pensons-nous, le point capital de cette étude qui fera l'objet de notre prochain article.* F.H. Æ DEV OIR, MONTREAL, VENDREDI, 3 JUILLET 1914 VOL.V.— No.154 CHRONIQUE RELIGIEUSE ROME ET LE MONDE CHEZ LES FRERES DES ECOLES CHRETIENNES GRAND PELERINAGE au CALVAIRE D'HUBERDEAU et à MONTFORT ! PETITES ANNONCES SOCIETE JVUNE MESSE Archevêché de Montréal 30 juin 1914.M.l'abbé Louis Casaubou, curé de Sainte-Dorothée, décédé à rilûtel-Dieu, dimanche dernier le 28 juin, était membre de la Société d’une Messe.ADELARD HARBOUR, Prêtre-Chancelier.* ¦3*’ * Archevêché de Montréal, 2 juillet 1914.Mfvûeur C.P.Beaubien, ancien curé de Sault-au-Récollet, décédé à l'Hôtel-Dieu la nuit dernière, était membre de la Société d’une Messe.ADELARD HARBOUR, Pire, Chancelier.JEUNES GENS DE SAINT-JACQUES Les membres de la Congrégation des Jeunes Gens de la paroisse Saint-Jacques sont priés de se rappeler que durant les vacances, il y a réunion, comme à l’ordinaire, dans la chapelle basse de Notre-Da-me-de-Lourdes, tous les dimanches matin.La récitation de l’office commence à 7 1-2 et la messe à 8 heures précises- Les jeunes gens de la paroisse qui ne sont pas congréganistes mais qui désirent assister à cette réunion sont les bienvenus.Freeport, N.-Y., 3.— Mme Louis Bailey a été tuée mystérieusement, mardi soir, alors qu'elle s’asseyait dans un châssis des bureaux du docteur Carman.Hier après-midi, les détectives ont vidé un puisard, situé en arrière de la résidence du médecin et un autre creusé dans son jardin.Ils cherchent un revolver qui aurait été jeté là.On a transporté le corps de Mme Bailey à la morgue où l’autopsie aura lieu.Les détectives ont interrogé hier, Mlle Helen Combs, sténographe d’un avocat; elle leur a déclaré qu’elle se trouvait chez le médecin, lorsque le coup de feu a été tiré.Elle allait se faire soigner-Elle a été introduite par Mme Carman, qu’elle connaît très bien.M.Carman était à dîner, et Mlle Combs fut invitée à attendre.“Pendant que j’étais là, aurait dit Mlle Combs, une femme, que je re-eonnais être Mme Railey, entra.Elle n’a pas sonné et ne s’esl pas annoncée.Elle entra directement dans la maison, et après quelques instants, revint dans le bureau du médecin.Pendant qu’elle était là, Mme Carman traversa la chambre et se dirigea vers la cuisine, en arrière de la maison.Plus tard, Mme Carman sortit dans la cour, puis, je l'entendis dire à l’un de ses olifants de ne pas jouer du piano, parce que le médecin avait une patiente.Ceci était à peu près dix minutes avant que fût tiré te coup de revolver”.Mme.Carman a déclaré aux dé-tectives qu’elle est revenue de New-York, vers sept.heures,.le soir du meurtre, et qu’elle est montée au second étage.Elle nie être descendue au premier lorsque le coup fut tiré.Mlle Combs et John Golder, autres clients qui se trouvaient chez le Dr Carman, lors du crime, ont déclaré que c’est une femme qui a croisé les mains de Mme Bailey lorsqu’elle fut transportée sur le canapé.Le dqétéur Carman affirme que c’est lui-même qui a croisé les mains de Mme Bailey.L’enquête sera tenue demain après-midi.LES JARDINIERS MARAICHERS Voici quelques détails au sujet de l’excursion de l’Association des Jardiniers-Maraîchers de la Province de Québec, au Collège MacDonald, le jour de la Saint-Jean-Baptiste.Environ 300 excursionnistes y ont pris part avec leur famille cl leurs amis.M.le docteur Harrison, Principal du collège, fit une réception très chaleureuse de bienvenue aux excursionnistes.Après quoi un lunch fut servi par le collège.Après la visile des fleurs et des serres, les daines on» visité la laiterie.Elles ont pu apprécier l’aménagement du lait, de la crème, d*î £ urre el en outre la fabrication du fromage domes-timic.D’autres visites furent faites à la ferme, aux jardins, aux écuries, aux élahlcs.Celle institution possède environ 800 acres de terre.La ferme csl pourvue de drainages el d’un ,système d arrosage très complets.A l’arrivée, on est frappé de Tim-mensité et de la richesse de cette ferme.M.Bunting, professeur d’hortieuî-ture du collège et directeur de l’As sociation, est toujours à la disposition de tous ceux qui désireraient voir la Ferme Expérimentale el avoir des Informations en Horticulture.11 fût le promoteur de cette excursion el nous rendons hommage à son succès.-%- UN LEGS DE $25,000,000 Saint Louis, Mis., 3.— Les RR.pp.Jésuites, directeurs de TUniversité de Saint-Louis, Missouri, ont la grande consolation d'apprendre que feu M James Campbell, le plus riche citoyen de Saint-Louis, a légué par testament toute sa fortune, f26 000,000 et e, à l’oeuvre universitaire, fins d’éducation «t d'hospi-n.Cette superbe dotation, dé-le R.Père Recteur, va permet-à l'Université de Saint-Louis de ndre rang parmi les mieux équi-du monde entier.r Il est question de diviser la grande province canadienne entre Québec et Montréal.—La province de Toronto est maintenant un fait accompli.Dimanche 5 Juillet 1914 DEPARTS: Samedi aoir, 4 juillet à 11 lira.38.Dimanche.5 juillet à 6.45 et à 7 hrs.a.m.(Le dernier train plus spécialement pour Montfort) De la gare du Canadien Nord, rue Moreau BILLETS POUR HUBERDEAL : ADULTES.*2.85.ENFANTS.*1.05 BILLETS POUR MONTfORT : ADULTES.*1.60.ENFANTS.$0.80 S’adresser aux RB.PP.de la Compagnie de Marie, 190 Saint-Maurice, presbytère I Sainte-Hélène.Phone : Main 4100.Au retour, arrêt d’une heure à Montfort.Le dernier ! train doit rentrer en ville h 9 heures 1-2 p.m.La grande province canadienne des Frères des Ecoles Chrétiennes dont le centre a été Montréal jusqu’ici serait prochainement divisée en trois obédiences: Toronto, Montréal et Québec, à la suite de la vente de la maison-mère du Mont-de-La-Salle à la ville de Maisonneuve au prix de un million et demi.Un confrère du matin annonçant la chose comme certaine à la suite de l’érection hier du district de Toronto par le Révérend Frère AJlais-Charles, assistant général de la congrégation, nous sommes allés aux sources et le Révérend Frère Men-dellus, assistant-visiteur de la province, nous a déclaré que rien d’officiel n’est encore décidé pour ce qui a trait à la séparation du district de Québec d avec celui de Montréal.Il ést vrai cependant que les supérieurs de la Congrégation sont à la recherche d’un vaste terrain aux alentours de Montréal, mais il n’est pas encore avéré que ce terrain servira au seul district de Montréal.Des changements importants de supérieurs auront lieu lors de la retraite annuelle qui doit s’ouvrir au Mont Saint-Louis, le 17 juillet, car les deux supérieurs de Québec et de Montréal sont au terme de leur obédience de trois ans et doivent né- LE MYSTERE DE FREEPORT L’ENQUETE DES DETECTIVES N’A PU RECUEILLIR QUE DES TEMOIGNAGES CONTRADICTOIRES.CHAMBERLAIN I$30,ooode EST MORT (Suite de la dernière page.) NOTES BIOGRAPHIQUES M.Joseph Chamberlain fut le premier en Angleterre à parler de la réforme du tarif, et le grand apôtre de l’impérialisme.Pendant trente ans, à part une courte interruption, il représenta en Chambre la division de Birmingham.En 1906, il vit la lin de sa carrière.Il fut frappé de paralysie, au moment où ses électeurs venaient de célébrer le trentième anniversaire de sa première élection, et où il commençait une campagne énergique en faveur de Tétaulissement d’un tarif protecteur pour la Grande-Bretagne et préférentiel pour les colonies.Depuis ce jour, devenu invalide, le grand lutteur se contentait d’être spectateur des luttes politiques.Les succès politiques de son tils Austin et la lidé-lité de ses électeurs étaient sa principale consolation.Quoique incapable de prendre soin de leurs intérêts, les électeurs l’élisaient à ébattue élection.Une seule fois, il parut en chambre au bras de son fils pour prêter son serment d'office.Le ô janvier 1913, il donna sa démission.Son plus grand titre de gloire, c’est la lutte brillante et vigoureuse qu’il fit pendant des années, en Grande-Bretagne, pour la protection.Mais l’histoire rappellera également qu’il fut un des adversaires les plus redoutables et les plus acharnés de Gladstone, quand cet homme d’Etat voulait donner le Home-Rule à l’Irlande ; qu’il fut un des fondateurs du parti libéral unioniste ; et que sa politique entraîna son pays dans la plus grande guerre qu’il ait connue depuis la guerre de Crimée et enrichit l'Empire britannique de l’Afrique du Sud.Depuis le jour où il quitta l’University College de Londres, pour entrer dans la fabrique de son père, à Birmingham, il consacra le meilleur de ses énergies à la défense des réformes politiques.En 1868, à l’âge de 32 ans, il lit ses débuts dans la vie publique.Il fut élu conseille" municipal de Birmingham, dont il fut plus tard le maire pendant plusieurs années.Cette ville, l’une des plus mal administrées du monde, eut, grâce à ses réformes, un gouvernement modèle.En 1876.il fut élu par acclamation député de Birmingham.Au bout de I ans, en 1880, il fut nommé ministre dans le gouvernement Gladstone, à titre de président du “Board of Trade”.En moins d’une décade sa popularité égala celle de Gladstone lui-même.Après l’élection générale de 1885, il devint le président du “Local Board Government".Au printemps de 1886, ses divergences d’opinion avec celles de M.Gladstone sur la politique* irlandaise s’aggravèrent au point qu’il remit son pmdefeuillp et se sépara pour toujours du parti libéral.De concert avec lord Hartington, G.J.Goschen et d'autres libéraux influents, qui ?oyaient dans le projet du Home-Rule une menace pour l\i-nité de l’Empire, il forma un nouveau parti pour faire pièce à ses anciens chefs.Ce parti s’intitula le parti libéral-unioniste.L'opposition au Home Rule constitua d'abord le principal article de son programme.Le premier chef des unionistes-libéraux fut lord Hartongton, mais quand ce dernier succéda à son père à la Chambre haute.Gladstone le remplaça.Il porta de rudes coups au cours de la campagne de 1892.et plus tard en Chambre il dirigea toutes les attaques qui furent faites contre le bill irlandais.Il eut de fréquentes prises de lier avec.M.Gladstone.Ses anciens compagnons te regardaient comme un renégat et sa combativité irritait onrore leurs sentiments.Un soir dit mois de juillet 1893, M.Gladstone l’appela en chambre “l’avocat du diable".Lors de la formation du cabinet de coalition de Salisbury, en 1895.il devint ministre des colonies.La guerre sud-africaine mil à l'épreuve et fit briller ses facultés.La guerre terminée, il entreprit, après les élections de 1900-1901.de résoudre le problème des relations entre la mère-patrie et les colonies.L'établissement du ‘'Commonwealth" de l'Australie fut une de ses oeuvres.Avant d'atteindre sa soixantième année, M.Chamberlain lança son projet de réforme fiscale qui entrain» en partie le fractionnement du Pfrli unioniste.DOMMAGES Vancouver, C.A., 3.— John McConnell, ancien rédacteur du “Sun”, a pris une action en Cour Suprême contre la Burrard Publishing Co., propriétaire du “Sun”, et contre M.r.C.Wade, président de ta compagnie.M._McConnell allègue que sa suspension et son renvoi ne sont dûs qu’au désir de M.Wade, qui voulait contrôler seul les idées politiques du journal, et de leurs divergences d’opinions, particulièrement a propos des commentaires du journal dans la cause de Jack Kong.M.McConnell allègue que M.Wade fut trop sympathique au Chinois.Un article eci it par M.McConnell a été la cause de la rupture finale.M.McConnell réclame $30,000 de dommages et une injonction à l’effet d empecher M.Wade de diriger les idées politiques du journal.L’AFFAIRE ANGLE Stamford, Connecticut, 3 —- La police a fait une nouvelle découverte dans l'appariement de Mme Angle.Il s'agit d’une clef, une simple ciel, qui ouvre l’une des portes de l appartement de Mme Angle -d dont la police voudrait bien retrouver le propriétaire.On s’occupe aussi de savoir de quels papiers parlait Mme Angle quand elle disait : “Détruisez-les immédiatement.” Ces paroles ont été entendues par plusieurs personnes.M.Blondel, père de Mme Angle, dit qu’il s’agit de lettres adressées à sa fille par un ami qui csl dans la marine des Etats-Unis et qui se trouve en ce moment dans les eaux mexicaines.“Je connais cet homme, dit-il, mais je ne nie soucie pas de donner son nom.Cela ne pourrait que lui procurer des ennuis.Je dois dire toutefois qu’il n'y avait rien de secret dans ses raports avec ma fille.Ils se connaissent depuis quatre ou cinq ans.” L’EXCLUSION DESHINDOUS Londres, 3.— Le correspondant du “Telegraph” de Sydney, dit que l’amendement que l’on se propose de faire à la loi d’immigration de la Nouvelle-Zélande, au sujet de l’exclusion des Hindous et des autres Asiatiques, est conforme aux grandes lignes de la législation australiennes.En Nouvelle-Zélande, on approuve fortement l’attitude du Canada, et on voit avec satisfaction, que tous les dominions adoptent une politique et une législation semblables.On soulèvera probablement celte question à ta prochaine conférence impériale, l’année prochaine.ASSEMBLEES CONSERVATRICES Mardi, te 9 du courant, aura lieu à Loui,sévi lie, une grande assemblée conservatrice convoquée par M.Relie marre, député de Maski nonge à Ottawa.Le 18, une grande assemblée régionale aura lieu à Sorol.L’ALCOOL DANS LES BONBONS Berlin, 3.—La police berlinoise a procédé à l’arrestation de plusieurs confiseurs vendant aux enfants des bonbons contenant de l’alcool.M.von Jagow, chef de la police, commença lui-même la campagne contre les confiseurs, après s'ètrc rendu compte que cqs bonbons étaient une grave menace pour santé des enfants.cessairement être changés.La Maison-Mère du Mont-de-la-Salle aurait évidemment été trop vaste pour le seul district de Montréal et a pu empêcher la division de la province jusqu’ici.Mais avec la vente fie cette institution, i! est désormais plus facile de diviser la province.Déjà la province de Toronto a été érigée canoniquement et comme le désirait Mgr McNeil, de Toronto, un noviciat et une école de professeurs distincts permettront plus facilement aux frères de se conformer aux règlements du departement de l’instruction publique d’Ontario.Le Révérend Frère Tatien Edouard est le nouveau visiteur de Toronto, et le Révérend Frère Bernard, professeur de la classe des gradués à l’école Saint-Patrice, devient directeur du juvénat de Toronto.L’assistant-général, le Révérend Frère Allais-Charles, qui vient d’arriver au pays pour voir aux changements de supérieurs, n’a encore rien annoncé d’officiel pour ce qui est de la division du reste de la j province en deux districts de Québec el de Montréal.II apnert que lia chose est cependant possible et Iquc Ton en parle.LES AMERICAINS EN AUSTRALIE On s’occupe beaucoup en Australie de l’invasion des trusts américains, a déclaré hier soir M.C.M.Rogers, un éleveur de Queensland, qui s’en va en Angleterre avec M.S.G.Hames, un éleveur de la Nouvelle-Zélande.M.Rogers dit que la compagnie Armour possède déjà plusieurs nro-priétés en Australie ou elle a l’intention de construire de grands établissements.Une consignation considérable de boeufs australiens est déjà arrivée à Chicago et cela dénote que les Américains ont des projets en Australie.M.Rogers est tout à fait étonné du coût élevé de la vie au Canada.Jamais, dit-il, les denrées ne se vendront si cher en Australie.M.Rogers a bien admiré tout ce qu’il a vu du Canada jusqu’à présent._— -«- ACCIDENT D’AUTOMOBILE Burlington, Iowa, 8.— Clifford Johnson, âgé de 26 ans, est mort, hier matin, à la suite d’un accident d’automobile.Il faisait route accompagné de deux jeunes filles, lesquelles, dit-on, dormaient toutes deux.Comme l’automobile traversait un pont, Johnson se mit debout et leva un bras dans l’air; il fut pris aux poutres en fer du pont.Dès que le chauffeur s’aperçut de l’absence de Johnson, il rebroussa chemin, et trouva le malheureux déjà mort.DOMINION et SPRINGHILL Charbon bitumineux,-à vapeur et à gaz BUREAU GENERAL DES VENTES II2 Rue Saint-Jacquei.Montréal.SITUATIONS VACANTES APPRENTIS BARBIERS demandés.méthode moderne.Système Moler, établi depuis 22 ans.Quelques semaines suffisent.Outils donnés gratuitement avec le cours.Positions assurées.Cours spécial du soir.S’ad.Moiers Barber College, 62D.Boulevard St-Laurent.Montréal.33-26 CULTIVATEUR.Jeune homme ayant expérience dans travaux agricoles désire emploi chez maraîcher ou horticulteur.Ecrire à Casier 52 “Le Devoir”.L’EMPLOI DE LA SACCHARINE Saint-Louis, Mo., 3.— La “State Food Commissioner Fricke Company” a été récemment en procès avec la “Empire Bottling Company” de Saint-Louis, pour faire décider si la loi défendant l’emploi de la saccharine dans les liqueurs douces est bien constitutionnelle.La cour suprême, dans le jugement qu’elle vient de rendre, a répondu dans l’affirmative.FRANÇOIS JOSEPH ESTACCLAME Vienne, 3.—L’Emprereur François-Joseph a quitté Schoenbrunn, ce mâtin, pour se rendre à Hoft-bourg.Sur tout le parcours du cortège royal, le peuple n’a cessé de faire entendre de joyeux vivats en son honneur.Des foules nombreuses se sont rendues depuis le matin à Hoft-bourg, où sont exposés en chapelle ardente les corps de l’archiduc François-Ferdinand et de la duchesse de Hohenberg.MME CAILLAUX SERA INTERROGEE (Service de la Presse Associée) Paris, 3.— Me Louis Albanel, président de la Cour des Assises, fera subir un interrogatoire à Mme Cail-laux demain matin.Conformément aux lois de la procédure française, on lui signifiera sa mise en accusation et son renvoi devant la cour des assises.La défense a cinq jours pour en appeler de ce renvoi.L’EXPEDITION DES GRAINS ,4^* - - Dul'û^L!ÆÎ»,Yt.— Il ser-a transporté par la rqv® nés lacs, la semaine prochaine, au moins un million de mi-nots de grain, malgré le taux de trois quarts de sou qu’on a prédit aujourd’hui.Il ne restera ici que trois millions de minots, de sorte que les élévateurs pourront recevoir la moisson nouvelle.En ces dernières vingt-quatre heures, il a été expédié un demi-million de minots de grain.m MORT SIRJENJ.STONE Londres, 3.— Sir Benjamin Slone, président de la National Photographie Heeord Assoeiatiotl.est mort, aujourd'hui.Il est né à Birmingham en 1838.Sir Beniamin Slone a beaucoup voyagé, il fut commissaire à l’Exposition de Saint-Louis.Le roi le nomma photographe officiel do couronnement en 1911.L’ARBITRAGE INDUSTRIEL New-York, 3.— Après des négociations qui ont dure près de cinq mois, les représenl: its de la compagnie International Paper, qui emploie de huit à neuf mille hommes, dans trente manufactures, aux Etats-Unis et au Canada, et le comité représentant les unions en sont venus à une entente aujourd’hui.Les représentants des deux parties ont signe, hier soir, une convention pour une année seulement.Cette convention stipule que tout différend entre patrons et employés sera soumis à l’arbitrage.AU SENAT FRANÇAIS Paris, 3.— Le sénat a voté, hier soir, l’insertion dans le budget de 1914, de la clause qui impose un droit de 5 p.c.sur tous les revenus tirés de valeurs étrangères, de stocks et d’obligations de toutes sortes, tes valeurs du gouvernement y comprises.C’est le refus du sénat de voter cette taxe, qui a empêché l’adoption du budget devant la chambre, qui fut discuté avant les élections.La cham-dos députés s’est aussi déclarée unanimement en faveur de la clause de la toi électorale, qui a trait à ta représentât ion proportionnelle.ATTENTAT AVORTE i Pittsburg, 3.— Un inconnu a voulu faire sauter, hier, la maison de j M.E.II.Herr, président de ta Westinghouse Electric and Manufacturing Company, mais ayant été vu, par hasard, plaçant de la dynamite sous la fenêtre de la chambre à coucher de Herr, domicilié au No 140 de l’avenue Hutchinson, Edgewood, sa tentative de crime a été déjouée.I.’incendiaire serait de nationalité grecque.LE SEMAINE ANGLAISE Paris, 3 MM.Vivian! et Nouions ont reçu une délégation des tra.veilleurs de l’Etat qui ont manifesté aux ministres leur mécontentement de ce que le sénat n’ait nas voté la | semaine anglaise qu’ils réclament, M.Nouions, ; ministre des finances, après avoir conseillé le calme, a promis aux délégués de soutenir leurs revendications devant le sénat.LE GENERAL HUANG-SING Tokio, 3.—-On rapporte que le général chinois Huang-Sing, qui avait le commandement de l’armée des rebelles dans le sud de ta Chine, Tan dernier, et dont la tète a été mise à prix par te président Yuan-Shi-Kai, vient de s’embarquer sur le “ Tenyo Maru ”, à Yokohama, pour la France et San Francisco, dans le but de travailler plus facilement à l’organisation du mouvement révolutionnaire en Chine.COMPARAISON DESOBLIGEANTE Washington, 3.— M.Fred A.Britten, représentant de TUlinois à la Chambre des Communes, a comparé hier à Gaby Deslys et E-velyn Nesbit-Thaw les hauts fonctionnaires du Gouvernement qui se présentaient à Chautauqua pour obtenir certaines compensations en retour de leurs services.M- Britten est l’auteur d’un bill, où il demande de considérer comme une offense passible d’une peine la conduite de ces fonctionnaires.A VENDRE A VENDRE.Un bureau (roll top) convenable pour boudoir, en chêne deré, complètement neuf.S’adresser à 681 ave Papineau.A VENDRE.— Acheteurs et vendeurs, désirez-vous vendre ou acheter un hôtel, magasins de toutes sortes, épiceries, vues animées, maisons meublées pour louer des chambres, et tout autre commerce, voyez Jean Castelli, 120 Sainte-Catherine, Edifice “La Patrie”, établi dans cette ligne depuis 24 ans.Tél, Est 4563.COLLECTION.Collection complète du “Devoir” à vendre.S’adresser par lettre, Casier 23 “Le Devoir”.RESIDENCE.Outremont.— A un acheteur désireux d’une magnifique résidence, semi-détaché, 35 x 160 terrain, rue Sunset, Outremont, $14,500.00.Chambre 200, Edifice Versailles.Main 3320.À LOUER LA PESTE A LA N0UV.-0RLEANS CARTES D’AFFAIRES Nouvelle-Orléans, 3.—Cette ville souffre depuis quelques jours de la peste bubonique.Le Bureau de 1 Hygiène de l’Etat, qui en a trouvé, hier, le foyer dans un campement isolé de la ville, a commencé immé-ditement à enrayer le fléau.CHUTE MORTELLE D’UN AVIATEUR (Service de la Presse Associée) < Reims, 3.— Le caporal Gabriel Godefroy, du corps d’aviation de l’armée française, a été tué ce matin dans une chute de 800 pieds à bas d’un monoplan qu’il montait avec son camarade le caporal Emile Mirât.Ce dernier, qui a été gravement blessé dans la chute, mourra probablement aussi.FUMEZ LES CELEBRES CIGARETTES EGYPTIENNE^ “VAFIADIS’ CONDAMNERA MORT (Service de la Presse Associée) Tien Tsin, Chine, 3.— Cent cinquante soldats de la première division de l’armée qui ont récemment livré au pillage la ville de Kalgan, à 125 milles au nord-ouest de Pékin, et qui plus tard ont consenti à désarmer sur la promesse qu’ils recouvreraient leurs liberté, viennent d’être condamnés aujourd’hui à la peine de mort.UN PRIX DE $50,000 (Service de 1» l’rei Asso Paris, 3.—-Le stabilisateur, inventé par M.Elmer M.Sperry, de New-York, et mis en opération sur un Curtiss dans une épreuve le 18 juin dernier, a mérité hier à son auteur un premier prix de 850.00(1, offert par le Département de la guerre de France.Le second prix de 820.000 a été Petit Carnet EN VILLEGIATURE M.(r.-A.Marsan.C.B., et su famille sont en villégiature à Fort Kent, \ décerné a Schmidt.compagnie 'nui MASSACRE A HAITI Washington.3 — Lè sénateur t vilmar Théodore, chef du parti volutionnaire à Haïti, a été tué at cinquante de ses partisans, cours d’une bataille livrée près la frontière dominicaine.D’après le capitaine liberie, croiseur " Washington ", qui transmise nu département d’El cette nouvelle aurait été rendue i blique par deux membres du ca net haïtien.AVIS.— Demande a été faite à la Corporation de la Cité de Montréal pour permission d’installer un réservoir à gazoline de 230 gallons, avec pompe sur le lot numéro cadastra 174, subdivisions No C403 du quartier Notre-Dame de Grâce, No 6410 me Sherbrooke.Daoust et Leduc, propriétaires; Jos.B.Staton, occupant, [No 6410 rue Sherbrooke.Montréal, 27 juin 1914.PPOPESSIONNElLtA AVOCATS BOURBONNIÇRE, F.J., C.R., avo-t.72 Est ru».Notre-Dame.Tél.cat.72 Est rue Bell, Main 2679.A LOUER.Logement à louer, bas, 745 Avenue Bloomfield, Outremont.Moderne.Prix convenable pour bon locataire.Adressez à 745 Bloomfield.ON DEMANDE A LOUER.Cottage, très grande maison, 2 logis superposés.Mentionnez dernier (prix, grandeur, localité.Loyer assuré.Gagnier, 228 Mont-Royal Ouest.RESIDENCE D’ETE.à louer à Longueur!, sur le bord de Teau, toute meublée, 12 appartements, bain, w.c., et lumière électrique.S’adresser à Hurtubise et Saint-Cyr, Assurance Royale, Place d’Armes.“““ Diplômé en hygiène Pub.¦ Dr.J.N.CHAUSSE SPECIALITE : Voies urinaires, mais-1 dies de la peau.Heures : 12 à 2 p.m., 6 a S p.m.Tél.Saint-Louis.4826.13*3 Are.Deiorimier.coin Mont-Royal.RESIDENCES D’ETE A LOUER BOUCHERVILLE.— Résidence d’été à louer, sur le bord du fleuve, site 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rUit e, Conseil dos Arts et Mnim-Fêlures, 271 Saint-Denis.Tél.Est, K37, 523 Lafontaine, Maisonneuve.Tél.LnSullo 1856.Dr Ernest Charron CHIRURGIEN-DENTISTE 144 rue Saint-Denis.Pria de l’Unlyer-Montréal.aité Laea!.Heures de bureau: 8 a.m.à 9 p.m.Tél.Saint-Louis 3732 ”**“ l’Hôtel de* Voyaceur» 1 LE ROYAL GEORGE 6 et tl rue Desjardins, («n fact d* ritôtel de Ville), Québec, Chambres $1.00 ô $2.00.Plans européens et am*.rtestns.J.O.OC.TKAU, Prop.Hoïel Riendeau Limitée WILF.GKRVA18.Prés.Très.P.A.SAMSON.Vica.-Prés.-Sec.Le lleudCK-votts de» l aftutliens-Français M.SO Place .Tseonov-rorUee.MontrOal -té).St-t,nn!« DEMERS & GAUTHIER «.-ï.uf* ** Remboutteur» 6PECIALI1E i Reparation de meubles antique* 974 RUE SAINT-DENIS BeU Main 1973.—Adresse télégraphique Codes : Western Un.Univ.Ed.“Yrrab" Montréal LEOPOLD BARRY LL.B.Avocat et Procureur Edifice Banque Ottawa, 224 rue St-Jacque» Chambre 44.—Montréal Boite Postale 356.— Adresse télégraphique _.Nahac, Montréal”.Tel.Main 1250-1251.Codes : Llebers.West.Un C.H.CAHAN, C.R.AVOCAT ET PROCUREUR Edifice Transportation.— Rue Saint-Jaeqaa* m LAMOTHE.GADBOIS & NANTEL, avocats.Edifice Banque de Québec, 11 Place d’Armes, Montréal.Téléphone Main 3215.J.C.Lamothe, L.L.D., C.R., Emilien Gadbois, L.L.L., J.Maréchal Nantel, B.C.L.CAMILLE TESSIER AVOCAT (Autrefois de Lamothe & Tessier) 97 ST-JACQUES, Ch.34 MONTRÉAL.MAIN 8728 ROCKLAND 931 Résidence : Est 5973.ANATOLE VANIER,B.A.,L.L.B.AVOCAT y Tel.Main 213.—Chambre 63._______ $1 rue Saint-Jacques.Résidence : 180, Jeanne-Mance Tél.Est 5973 .GUY VANiER, B.A., L.L.L.# AVOCAT 97, rue Saint-Jacques.- Chambre 76 Té).Main 2632 ^NOTAIRES^ RELANGER & BELANGER, (Léan-YTre.^ Adrien), 30 Saint-Jacques.Main 1859.Rs., 240 Visitation.Prêts sur hypothèque, achats de créances.MEDECINS Dr.M.LEMOYNE , 257 SHERBROOKE EST , (Près Saint-Denis) Maladies des yeux, oreiHes, nez, gorge, larynx.xél.Est 4550 Docteur A.DESJARDINS Ancien Moniteur de (’Hôtel-Dieu de Paris.É t* Maladie des YEUX, des OREILLES, duB NE* et de 1s GORGE.523 Saint-Denis, T (en face du carré Saint-Louis).Dr J.-ROMEO LEDUC ELECTROTHERAPTE, PHOTOTHERAPIE, RAYONS X.Traitements spéciaux, maladies nerveuses, neurasthénie, insomnie, rhumatisme, rétrécissements, maladies des femmes, poils follets.Consultations: de 1 heure à 8 heures p.m.et de 7 heures à 9 heures p.m.1050 RUE SAINT-DENIS Téléphone Saint-Louis: 1507.Dr M.LEMOYNE 257 Sherbrooke Est (Près Saint-Déni*) Maladies des yeux, oreilles, nez, gorge, larynx TEL EST 4550 DOCTEUR ZÉNON MALO MÉDECIN-CHIRURGIEN 159 BLVD SAINT-JOSEPH EST, Montréal Heure* de bureau : X à 5 p.m., 8 à 10 p.m.TEL.SAINT-LOUIS 7269 ^ 1_—ri_r->_r i-,,- ,-Lr_|-|_|-n_n, ,_i- -n DENTISTES TEL.EST 410.Dr J.-W.ROCHETTE CHIRURGIEN-DENTISTE est installé au Coin MONT-ROYAL et CHAMBORD MONTREAL OPTIQUE MÉDICALE 294 STE-CATHERINE ESI Chsmbre 24.Edifice Dandurand.Tél.E.7237 Examen de In vue fait GRATUITEMENT et exclusivement par des OCULISTES.ft Ces médecins sont en état de vous dire si vous avez besoin do verres ou si vos yeux sont malades.HOTELS V OL.V.— Xo.154 ,E DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI, 3 JUILLET 1914 9 FAITS-MONTRÉAL TORCHE les flammes.Dommages, La maison rtGÛ.OÔ.a été rasée, i VIVANTE UNE FEMME MET LE FEU A SES VETEMENTS EN JETANT IMPRUDEMMENT DU PETROLE DANS SON POELE.ELLE S’INFLIGE DES BRULURES PROBABLEMENT MORTELLES.UNE JEUNE FILLE TENTE DE METTRE FIN A SES JOURS.— CHUTE D’UN ENORME BELIER HYDRAULIQUE.INCENDIES.— FAITS-DIVERS Une dame William Piit.âgée de 45 ans, domiciliée au No 36 de la rue Forfar, a été victime, vers 5 heures 30, hier après-midi, d’une imprudence qui l’a conduite à l’hôpital.Mme Pitt, en effet, voulant activer da combustion jetait du pétrole dans le foyer de son poêle: il s’ensuivit une violente poussée de flammes qui mit le feu aux vêtements de la malheureuse femme.Aux cris désespérés de celle-ci, qui, affolée, et semblable à une torche vivante, essayait de s’enfuir, des gens arrivèrent et parvinrent à éteindre les flammes en jetant des couvertures sur la victime.Mme Pitt est, en ce moment, à l’hôpital Général, et son état est considéré comme était très précaire.SINGULIER ACCIDENT Un accident qui aurait pu avoir les conséquences les plus fâcheuses, est arrivé, hier après-midi, au chantier de J.H.Hutchison Co., coin des rues Ontario et Saint-Laurent.Un énorme bélier hydraulique, servant à enfoncer les cônes d’aciei dans le sol, s’est brisé et est venu s’abattre sur le réseau de fils électrique qui, à cet endroit, sont très nombreux.Cette masse a pu, cependant, être soutenue par les fils, l’empêchant ainsi de s’abattre sur les piétons qui étaient assez nombreux.Le bélier en question pèse juste une tonne.C’est au moment où les ouvriers charger de le manoeuvrer, voulurent le faire fonctionner que.l’accident est arrivé.L’accident est dû à un affaissement du sol, très argileux à cet endroit; car il faut y couler de, pilotis en béton armé pour assurer les fondations de l’édifice que la banque A LA BIBLIOTHEQUE C1PALE.MUNICI Le rapport mensuel fourni par le bibliothécaire en chef de la bibliothèque municipale indique que durant le mois de juin dernier le nombre des visiteurs a été de 1,003 et celui des livres prêtés sur dépôt de 1)1, LES PETITS VENDEURS JOURNAUX.DE Les petits vendeurs de journaux auront leur pique-nique annuel mercredi prochain, à Sainte-Rose.Le train quittera la gare Viger à 3 heu res 45 a.m.NON IDENTIFIES.Deux cadavres sont, depuis quel ques jours, à la morgue, et personne n’est venu encore les identifier: l’un est le suicide de la gare Bonaventu re, et l’autre, le noyé trouvé dans le port, près du hangar No 16.Le coroner tiendra des enquêtes dans ces deux cas, dès que les corps auront été identifiés.EXCURSION DES EPICIERS.L’excursion et le pique-nique an miels de l’Association des Epiciers auront lieu le mercredi, 8 juillet, Cornwall.L’OBSTRUCTION DES RUES.Depuis quelque temps plusieurs tenanciers de magasins, rue Sainte Catherine Est, se plaignent de ce que la circulation dans cette rue est rendue presque impossible par les automobiles qui y stationnent presque continuellement.La police ne peut rien y faire, aucun règle ment ne défendant de laisser le* autos le long des trottoirs.Un tel règlement ne peut être fait que par le gouvernement provincial; la ville n’a rien à y voir.La loi de Québec pour les auto mobiles dit à ce sujet: “Tout véhicu le automobile doit être muni d’une serrure pour empêcher qu’il soit mis en mouvement, et toute personne conduisant une de ces machines ne devra pas la laisser, dans un chemin, une rue, un parc, etc., sans avoir fermé la serrure.” Les plaintes au sujet de cette obstruction des rues sont surtout portées au poste de l'avenue de l’Hôtel de Ville par des marchands de la rue Sainte-Catherine, entre le boulevard Saint-Laurent et la rue Ca-dieux.Certains assurent que souvent des machines demeurent des journées entières au bord de la chaussée.TENTATIVE DE SUICIDE.Mlle Annie Post, 1!) ans, 146 Murray, a lente de se suicider, hier après-midi, en absorbant une forte dose de vert de Paris.Les gens de la maison lui administèrent aussitôt un contre-poison; quelques minutes plus tard la voiture d’ambulance fa transportait à l’hôpital Général, où son état n’est pas grave.La police du poste de la rue Young fut avertie.Le lieutenant Borden, après avoir fait une enquête sur les circonstances de l’empoisonnement, mil la jeune fille en état d’arrestation.Elle comparaîtra devant le magistrat aussitôt qu’elle sera rétablie.STATISTIQUES POSTALES.Le rapport du bureau de poste de Montréal pour le mois de juin ac- ; cuse une augmentation des revenus de S15,000 sur le mois de juin 1913.j On a reçu 426 sacs de malle de plus que l’année dernière de la Grande- j Bretagne et les envois de malle anglaise ont augmenté comme suit : 119 livres ue lettres, 8,775 livres d’imprimés et 498 colis postaux, tandis que 4,230 lettres et colis ont été recommandés en plus du nombre pour juin 1913.L’augmentation des revenus provient de la vente des timbres-poste, des permis et des journaux.Les revenus de location des boîtes accusent une diminution.En juin 1913, les revenus ont été de $112,250.20 et en juin 1914, de 6127,668.44.Il y a une diminution dans le transport des matières postales par la voie canadienne et une augmentation considérable par la voie de New-York.CES DAMES N’Y ETAIENT PAS.En l’absence des deux orateurs féminins qui devaient adresser la parole à une assemblée publique de l’Equal Suffrage League, au carré Phillips, hier soir, MM.James A.Wright et George Figge se sont faits les champions du mouvement féministe* Mlle A.R.Warren présidait la réunion qui fut des plus calmes.Mlle Warren demanda le vote pour les femmes afin que les problèmes sociologiques du Canada soient mieux réglés.M.Wright réclama le droit de vote pour les femmes afin d’amélio.rer le sort de la classe ouvrière.M.Figge s’attaqua aux lois de la province concernant le mariage qui font, dit-il, un tort considérable à la femme.Il dit aussi que dans les dernières affaires municipales les femmes n’auraient pas fait pire que les hommes.Il n’y eut pas d’interrupteurs, mais quelques auditeurs posèrent des questions auxquelles M.Figge répondit avec empressement.COURRIERS PROVINCIAUX (Dea correspondant» du ** Devoir **) VILLE DE QUEBEC MARTIN DEMIS- I le secrétaire de l’Assistance Publi-! que, Si.Keane, a bien du mal par le | temps qui court, à satisfaire le nom-I bre des demandeurs de secours, j Les sociétés de charité de la ville font-elles aussi tout ce qu’elles peu-~ t vent pour soulager la misère de ces Quebec, 3.M.1 jibbe O.-L Mar- pauvres étrangers dont ils ne com-tin, directeur * 70% Mex.Petro| X.-Yor.Cenj 59% 89% ¦27 27 N.Y.O.& W 51% 51% Norf.Sc We, 105 105 Xoit.Pacifij 110% 111 Xew Have.j Ô4% 6ô 6-’%, Pennsyiva.! iii% iu% People.Gas 122 122 31 1 3!% Reading.163?, 164% W I Rock Ii-lani 1% 90%: 90% “ Pr.”97 South.Pac.i «%: 9.’ ijou'h.Rail 24% 24% in U41/;j “ Pr.i 80 ; .b .Third Ave/ -Ula M?-* 5C's Twin City.WJi' lüü% Uuio.Pac.| In') .i.U.S.St.Cor.! CIL lïkW 1281-41 “ Pr.lOstS-î .jütahCop.'.Vir.Chemi .iW’t.Union .W’t’h.Elec 28^,1 Csy.wool worth " Pr.Gr.N'or., pr 121%! 124î4 Illin.Centr.i.|.Inter-Metr.l.— “ pr| 021-4 6214- Leh.Valleyj U6 \ :261aJ.I.ou.& N as.!.1 — Mi.s-p.a sr V2i%, — M.K.&T .I 17*h 17%! “ 17% M.& Pacifil 17% 80 4114 158% fiiL 10914 BOURSE DE L’IMMEUBLE ! CONGE A LA BOURSE » : Comme nous l’avons déjà an n incé, la Bourse de Montréal fermera ses portes demain, par sympathie pour Wall Street qui chômera la Fête nationale amé-rieaine.LE PETROLE A CALGARY Depuis quelques semaines une nouvelle valeur s’est imposée sur le marché, c’est le pétrole de Calgary.M.J.G.Maekay, un financier bien connu de Montréal, est de retour d’un voyage d’affaires dans l’Ouest canadien et est plein d’enthousiasme pour les progrès rapides de Calgary où il possède de grandes propriétés pétrolifères, qui donnent un rendement considérable.Washington, 3.— Le Surintendant des affaires de banques a publié, aujourd’hui, une injonction demandant à toutes les banques Nationales des Etats-Unis un rapport sur leur situation respective au 30 juin.THE Hl A §S?g1tneaLE 1854 Home Bank «Canada SUCCURSALES ET AGENCES PAR TOUT LE CANADA SIX BUREAUX A MONTREAL Bureau-chef : Edifice Traneportatlon, rue Saint-Jacquea.Succuraale Bonaventure, 82.1 rue Saint-.Iarquca.Succursale Hochelaga, angle des rues Cuvillier et Ontario.Succursale Mont-Royal, angle des avenues Mont-Royal et Papineau, gucrursale Papineou, Square Papineau.Succursale Sslnt-Denis, 478 rue Saint-Denis Un di'pét d'une piastre ouvre un compte à ta Home Bank.Le compte peut être augmenté par des dépôts plus considérables ou plus faibles et l’Intérét composé sera pleinement payé, au plus haut taux de banque.Stock.—Coupons.—Obbgatlons.- Aberdeen Estates.Belleville Land Co.Bellevue Land Co.Beaudin Ltée.Bleury Inv.Co.Caledonian Bealty, Com.Can.Cons.Land Ltd.Cartier Realty.Central Park Lachine .City Central Real Estate .Corporation Estate.C.C.Cottrell Ltd.7 per cent pfd.Credit National.120 Crystal Spring Land Co.Dadust Realty Co.Ltd.Drummond Realties Ltd.Dorval Land Co.Eastmount Realty Co.Fairvicw Land Co.Fort Realty Co.Ltd.Greater Montreal Land Inv.common.225 Greater Montreal Land Inv.Pfd.Improved Realties pfd.Improved Realties, Common K.& R.Realty Co.Kenmore Realty Co.Lauzon Dry Dock Land Ltd./La Cie d’immeubles Union Ltée.La Cie des Terres à Ciment Ltée.La Cie Immobilière du Canada Ltée.La Cie immobilière Ouest de Notre-Dame de Grâce .La Cie Industrielle d’immeubles Ltée.La Compagnie Montreal Est, Ltée.La Cie Nationale de l’Est .La Société Blvd.Pie IX .Lachine Land Co.Lasalle Realty.Landholders Land Co.Ltd.Land of Montreal.Longueuil Realty Co.L’Union de l’Est.Model City Annex.Montmartre Realty Co.Montreal Deb.Corp.pfd.Montreal Debenture Corp.common.Montreal Edmonton Western Land & Inv.Co.of Canada Montreal Land & Improvement Co.Ltd.95 Montreal Factory Land .Montreal Westering Land Co.Montreal Western Land Co.Mountain Sights Ltd.Montreal South Land Co.Ltd.pfd.55 per cent paid up Montreal South Land Co.Ltd.Common.Montreal Welland Land Co.Ltd.Pfd.Montreal Welland Land Co.Ltd.Common.Mutual Bond and Realties Corp.National Real Estate and Inv.Co.pfd.Nationale Real Estate & Inv Co.Common.Nesbitt Height.50 North Montreal Centre Ltd.North Montreal Land Ltd.Notre Dame de Grace Realty Ottawa South Property Co.Ltd.Orchard Land Ltd.Pointe Claire Land .Quebec Land Co.Rivera Estates .Rivermere Laud Co.Riverview Land Co.Rockfield Land Co.Roschild Park Realties .St.IV-gis Park.St.Andrews Land Co.St.Denis Realty.St.Lawrence Rid.Land of Canada.1(10 St.Lawrence Inv.& Trust Co.85 St Paul Land.650 South Shore Realty Co.19Vi Summit Realties.60 Transportation Bldg.65 Union Land Co.95 Viewband Realties Co.Ltd.115 West End Land Co.Ltd.65 Wentworth Realty.140 Westbourne Realty.75 Windsor Arcade Ltd.7 per cent with 100 p.c.bonus .80 TRUST COMPANIES Off.Dem.117 125 80 85 80 84% 200 201 97 105 20 20% 6 10 80 100 100 108 15% 20 75 90 14 20 120 140 65 09 70 72% 120 54% 65% 103 110 115% 125 25 .59% 225 118 100 118 60 64% 15 18 49% 69 70 82% 100 101 55 70 40 65 40 75 91 100 100 90 95 80 110 60 95 121 149 97 100 40 65 95 100 102 50 59% 10 10% 70 80 40 50 90 95 95 125 55 70 85 77i 80 85 90 10 60 10 20 75 95 10 25 76 99 60 10 12% 50 85 125 135 150 15(5 102 125 150 255 100 125 150 160 175 179 75 80 50 01% 100 120 29% 31% 24 25% 95 103 7% 10 75 98% LES RECETTES DE MAI Washington, 3.— L’état comparatif des opérations des chemins de fers américains, concernant 66 compa- gnies a été publié par l’Interstate Commerce Commission, et accuse un parcours moyen de 79,041 milles par comparaison avec 78,501 milles, en mai 1913.Voici le résultat comparatif des recettes et des dépenses: 1914 Recettes d’exploitations.$97,386.388 Dépenses 70,530,927 Recettes nettes 26,855,401 1913 $106,920.335 77,132,596 BOURSE_DES MINES Les cours nous sont fournis par M)/.Fisher et Desrosiers, banquiers, agents do change, 103 Saint-FrançoU-Xayier.29,787,739 A partir du 1er juillet: Recettes d’exploitation $1,137,449.489 $1,156,152,546 Dépenses 808,294.204 797,218,403 Recettes nettes.329,155,285 358,934.065 -ÿ- LES GRAINS A CHICAGO Nous tenons ces cours de la maison Bryant Bros, and Co., courtiers.Blé: juillet, 79 5-8; sept., 79 1-8; déc., 82 1-8.Mais: sept., 65; déc., 55.Avoine: sept., 35 1-4; déc., 36 5-8.Coton: oct., 12.15; déc., 12.21 ; janv., 12.15- BOURSE DE MONTREAL Offre.Dem.i | y Beaver 24% 25% Buffalo 75 Chambers 15 1./2 Cobalt Lake Coniagas 7.15 7.35 City of Cob Crown Reserve 1.02 1.05 Dome Lake 36 39 Dome Mines 8.26 8.76 Dome Ex 7 8 Foley .25 % 1 Great Northern 7 8 Hollinger 18.75 19.00 Jupiter P - Kerr Lake 5.00 r 2o La Rose 1.01 1.05 McKinley .60 65 Niplssing 0.15 6.25 Pearl Lake 3 4 Peterson Lake 34 35 Pore.Crown 85 95 Vipond Rea 10 20 Right of Way 4 Silver Leaf i 2 Swastika Temiskaming 14 15 Cochrane 26 50 Crown Reserve—600 à 1.08.1.200 à 1.13.Crown Reserve—95 à 1.12, 50 à 1.14 200 à 1.15.STOCKS Dem.Offre.STOCKS Deui.iOffre.Crown 119 Eastern 160 Eastern Securities Co.55 Financial 136 Mardi Trust Co Montreal .181 National 221 Prudential Common .490 Prudential, pfd.OBLIGATIONS Arena Garden Toronto, 6 per cent bonus , 85 Alex.Rldg.7 per cent sec.mtg.bonds xv Itli 50 per cent bonus com.bonds 75 Caledonian Realties Go.Ltd.6 per cent deb -5 City Central Real Estate Bonds 70 City R.A Inv.Co.Ronds .80% Mardi Trust Gold Rond 95 Montreal Deb.Corp.6 p.c.41 Transportation Bldg.7 per cent pfd.no 135 96 700 50 65 70 90 150 91 t/j 151 80 84% 112 H 161% 07 137% 299 M, 200 222 Vj 605 116% 92 80 84% 74 % 82% 101 50 69 , BellTélC.Bra.T.L.&P Can.Car.“ pfd.Can.Cem.“ pfd.Can -Cot.L.“ pfd.Ca.Convet Can.Pacif.“ New Can.I.oco.“ pfd.Crown Res Dét.El Ry.Dom C.Co.Dom.T.pfd Dom.S.Cor.Dom Park.Dom.T C .“ pfd, Dul.s.s.StA | “ pfd J Dul.Sud.E.Can.Po.1 Gould M’fg; “ pfd! Goodw.Co| “ pfd.Hill.Collie.111.Trac .pd Laur.Com.L.of.Wd.C.pfd MacDo.Co.Mack Cm.“ pfd.Mex.L.StP.pfd.M.& S.-P.“ .ofd M.L.H.&P, Mt.Cot.Lld “ pfd.M on.Tr.Co Mnr.Tram Nipissine,, 148 771 50 100 29% 911* 27' 74 40 1.15 69% 85 80 -3% 69% 106 82 25 61 ’•79% 11% 82 70 45 127' 230 52% 101 223" :45 77 49 97% 2SK 90 25 73 36 194 1 14 67% 34% 78% 23 Nor.Ohio.X «S S.A Cl.“ pfd.Ogilv.Mill.“ pfd.OU.L.A P.Penmans.Québec Ry R.éè O.X.C.shawinig.Shevwin VV “ ofd.Spa.Riv.Co “ pfd.St.Co.ofC.“ pfd.Tor.Ry .Tooke Bro “ pfd.4 Tuck.Tob 101% “ pfd.Twin Citv.“ pfd.; Wiun.Ry.68% 52% iÿ" 146 ,50 13 90 131 57 106 11 39 128 30 52 iiô" 142 47 !2% 88 133% 50 100 3^ 12 127% 28 VENDRE Deux superbes automobiles Jack Rabbit Apperton 4 et 6 cylindres, ayant servi de démonstrateurs.Ces machines sont comme neuves et seront laissées à un prix de réel bon marché.S’adresser à L’AUTO=GARAGE 373 Ontario Est $13,000 COMPTANT Avez-vous ce montant?Si vous êtes une personne sérieuse et comprenant ce que c’est qu’une bonne transaction, j’ai pour vous une occasion de vous faire réaliser un bénéfice de $5,000.00 et plus en peu de temps.A qui cette occasion?Adressez : Boîte 16, Station N, Montréal Hollinger—50 à 18.98.-#- UNE REPUBLIQUE ^ITALIENNE (Service de la Presse ABBOciée) Londres, 3.— Enrico Malatesta, un anarchiste notoire, accusé d’avoir fomenté un complot pour renverser la monarchie italienne et que la police d’Italie recherche, vient de reparaître à Londres, après une absence de 11 mois.Il a confié à un journaliste qu’avant 3 ans l’Italie deviendra une république.Il a donné une version des récents événements de l’Italie.Il a déclaré que tandis qu’il préparait un mouvement, la révolution a éclaté spontanément, dérangeant tous ses projets.“La guerre d’Afrique, dit-il, a appauvri le pays.Les misères d’autrefois ont reparu.Les privations ont donné lieu, ici et là, à des révoltes rapidement réprimées.Le militarisme étranglait le peuple.Enfin les progressistes, les républicains, les socialistes ont formé une coalition.Aujourd’hui ils sont virtuellement unis et la monarchie a cessé d’être populaire.La révolution est inévitable.” Malatesta ajoute que les soldats sont la cause de la récente grève.i Banques— - ___ Br.No.A.m.Commerce ,.! Dominion.22 jHamilton.59 ! Hochelaga! 150 179Vf.lImPèrial.129%| Merchants 120 ;Molsons.’.0%lMontréal.79% ! Nationale.67% Nova-Scoti 44 !Ottawo.Québec- 124 ! Roy al.iStandard.229% Toronto.50 98 220 Union.204 265 199 230% 221% VENTES DE L’AVANT-MIDI ACTIONS ORDINAIRES Brazilian- 40 à 77 1-2, 50 à 77 1-4, 110 à 77.Can.Pacific—25 à 194.Can.Steamship Lines—5 à 11 1-2.Mont.Tramways—5 à 221.Power—25 à 229 1-4, 10 à 229, 50 à 229 1-4, 200 â 229 3-8, loO à 229 1-2, 100 à 230.Quebec Ry.—5 à 12 1-2, 10 à 12.Shawinigan— 25 ù 133, 18 à 133 1-2, 25 à 134.Toronto Ry.—30 à 128 1-2, 70 à 128.Twin City- 20 à 103.Twin City Rights—11 à 1-8, 10 à 3-16, 84 à 1-8, 420 à 3-16, 130 à 1-8, 441 à 3-16.Ames Holdcn—75 à 9 3-4.Canada Cement—50 à 29.Dom.Bridge—15 à 108.Dom.Textile—10 à 69.Laurentide—35 à 178 1-2, 50 à 179, 125 à 179 1-2, 50 à 179 3-4, 5 à 179 1-2.Scotia—25 à 51, 53 à 51 1-2, 25 à 51 3-4, 25 à 52.Smart Woods—11 à 20.Spanish River—3 à 10.sieel Corp.—80 à 23.ACTIONS PRIVILEGIEES Can.Steamship Lines—10 à 70, 50 à 70 1-4.Mont.Cots.L’îd.— 6 b 100.Spanish River—1 à 35.OBLIGATIONS Beil Telephone—83000 b 99 1-2, 81000 à 99 1-2.Canada Cernent—81000 à 95 1-2.Dom.Iron -82000 à 85 1-4.Quebec Ry.—8500 à 51 1-2.BANQUES Commerce—1 à 205 , 3 à 205.Merchants—1 a 1H0 1-2.Montreal—2 à 330 3-4, 4 h 231, 25 à 231, 2 it 231.VENTES D’HIER APRES-MIDI ACTIONS ORDINAIRES Ames Holden—25 b 9 1-2, 25 à 9 3-4, 25 à 9 5-8.Canadian Car.50 à 50 50 â 49 1-2 25 b 49 3-4.Dom.Textile - 50 h 09.Laui entlde—25 à 178 1-2, 15 à 178, 25 à 178 1-2, 2 b 178 1-4.Macdonald—10 à 11 3-4.Power 500 b 229.Scotia- 5 à 49 1-2, 50 b 50 1-2.Twin City Rights—1-8, 3-10, 1-8.ACTIONS PRIVILEGIEES Srotin -5 â 110.Cernent—5 à 92.Montreal Cottons 17 à 100.Ames Holden—60 à 55 1-2.Sherwin Williams -10 à 100.Illinois—25 b M 1-2.Steamships—25 il 70 1-4, 5 à 70, 25 à 70 1-1.Montreal Trams.35 à 8218, 5 à 219 1-2, C9 à 219.OBLIGATIONS Keewntln Mills 81000 i« 106.Bell Téléphoné - 82000 à 99 1-2.Dominion Cotton—81000 à 100.ALBERTA HOTEL, LIMITEE AVIS est donné au public qu’en x-ertu de la première partie du chapitre 79 des Statuts révisés du Canada, 1906, désigné “Loi des compagnies”, il a été délivré, sous le sceau du Secrétaire d’Etat du Canada des lettres patentes en date du 22e jour de juin 1914, constituant en corporation Ixmis Philippe Godin, restaurateur, Joseph Godin, Edouard Godin et Emile Demers, tous trois rentiers, et Wilfrid Legault, manufacturier de cigares, tous de la cité de Montréal, dans la province de Québec, pour les fins suivantes:—(a) Exercer la totalité ou une partie de l’industrie de cabaratiers, hôteliers, restaurateurs, aubergistes, taverniers, tabacco-nistes, marchands de vins ou île spiritueux; (h) Construire, bâtir, prendre ou louer ou acquérir autrement tous hôtels, restaurants, auberges ; les payer en argent ou en parts de la compagnie; (c) Acquérir par achat ou autrement toutes propriétés mobilières ou immobilières, franchises, droits, ou autres privilèges qui seront nécessaires pour les fins de la compagnie; (d) Payer pour tous services rendus à la compagnie, et pour tou* privilèges et droits acquis par la compagnie de telle manière qu’il sera jugé convenable et en particulier en actions ou valeurs de la compagnie créditées comme complète ment acquittées ou non; (e) Faire généralement tous commerces et toutes transactions propres à remplir les fins de la compagnie en autant que ce ne sera pas en contravention avec aucun règlement municipal, provincial ou fédéral; (f) S’associer ou s’unir è toutes industries de même nature; (gi Eriger, construire, acheter, prendre à louage ou autrement acquérir, équiper, fournir, remodeler, façonner, louer et entretenir des hôtels, dus, tavernes, salles de rafraîchissements,maisons où l’on loue des appartements publics, endroits de commerce pour les vins, spiritueux et bières, brasseries, restaurants, buanderies, jardins, ateliers, bureaux, garages, étables et pinces d’amusement et de récréation; (h) Demander ou souscrire, accepter, tenir, et disposer de toutes actions, dé-bentures ou valeurs de toutes compagnies ou corporations semblables; (1) Acquérir le commerce actuel, l’actif, la licence, l’ameublement et généralement tout l’actif de l’Alberta Hotel ou tout autre commerce ayant des objets semblables à ceux de cette compagnie, soit en payant argent comptant ou donnant en échange des actions totalement payées de la compagnie on autrement.La compagnie exercera son industrie par tout le Canada et ailleurs, sous le nom de “Alberta Hotel, Limitée”, avec un capital-actions de cinquante mille dollars, divisé en 500 actions de cent dollars chacune, et le principal lieu d’affaires ce la dite compagnie sera en la cité de Montréal, flans la province de Québec.Daté du bureau du Secrétaire d’Etat du Canada, ce 22e Jour de juin 1914.THOMAS MULVEY, Sous-secrétaire d’Etat.EMILE BEAUCHAMP, Procureur des requérants.Compagnie des tramways de Montréal ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ANNUELLE LA FOUDRE FAIT DESVICTIMES Paris, 3.—Des orages ont mis fin, hier soir, à la vague de chaleur qui dure depuis plusieurs jours.La foudre a causé de grands dommages à Bourges.Elle est tombée sur une tente sous laquelle se trouvaient des militaires.Deux soldats ont été tués, et quatre autres ont reçu de graves blessures.A Chapelle, près ue Bourges, une maison de ferme prit feu, et un fermier fut grièvement blessé.Rneims, 3.—Un ouragan accompagné de forte pluie et de grêle, a causé des uégâts considérables dans la Champagne.Rouen, 3.—Au cours d’un orage électrique, hier soir, le Dr Belleu, médecin éminent, aveuglé par les éclairs, perdit le contrôle ue son automobile, et roula dans un fossé où il se tua.L’IMPOT EN ITALIE (Service de la Presse Associée) Rome, 3.— L’impasse créée par l’obstruction des socialistes qui s’opposaient à l’imposition de nouvelles taxes, a cessé hier soir.Par un vote de 209 à 40, on a adopte un compromis proposé par le président de la Chambre, signor Casca-no, et approuvé par le gouvernement.Les nouvelles taxes, qui pèseront surtout sur les pauvres, disent les socialistes, ne seront imposées que le 30 juin HI15, en vertu d’un décret royal.En attendant, toute la question sera étudiée au mois de novembre, alors que le gouvernement proposera un projet de réforme fiscale, basé sur une taxe sur lire venu.BLESSE PAR UN ARBRE DE COUCHE (De notre correioondantJ Québec, 3.— M.Napoléon Murray, âgé de 60 ans, ingénieur en charge des bouilloires à l’hospice Saint-Joseph -de-la-Délivrance, Lévis, n clé saisi hier par une courroie pendant qu’il était à son travail et précipité sur l’arbre de couche, où il s’est infligé une fracture à un bras et à une jambe et des contusions graves par tout le corps, Son état est cri tique.FUME/ LES CELEBRES CIGARETTES EGYPTIENNES “VAFIADIS” RETRAITES FERMEES POUR HOMMES Voici la liste des retraites fermées qui auront d’ici à la fin d’août à la villa Saint-Martin, près Cartierville.Tous ceux qui désirent quelques renseignement sont priés de s’adresser au R.P.Boncompain, S.J.Adresse: Immaculée-Conception, rue Rachel.Numéros de téléphones: Saint-Louis 1320 ou 857.Cercles Lamennais et Saint-Stanislas, de l’A.C.J.C., du ô au 9 juillet.Paroisse du Très-Saint-Rédempteur, du 12 au 16 juillet; Groupe Pie X, de l’A.C.J.C., du 16 au 20 juillet; Marchands et hommes d’affaires, du 23 au 27 juillet, et du 6 ou 10 août; Hommes de langue anglaise, du 30 juillet au 3 août; Voyageurs de commerce, du 13 au 17 août; Frères directeurs de collèges, du 20 au 24 août; Prêtres, éducateurs, du 25 au 29 août.POUR JEUNES FILLES Avis est par les présentes donné que l'Assemblée Générale Annuelle des Actionnaires de la Compagnie des Tramways de Montréal aura lieu aux bureaux de la compagnie, 7H rue Craig ouest, à midi, mardi, le 4 août 1914.Les livres de report seront fermés du lôème jour de juillet au Sème jour d’août, ces deux jours compris.Far ordre du bureau, PATRICK DUBEE.Secrétaire-trésorier.THE NEW CARLTON LIMITED AVIS est donné nu public qu’en vertu de la loi des compagnies de Québec, il a été accordé par le lieutenant-gouverneur de la province de Québec, des lettres patentes en date du quatorzième jour d'avril 1914, constituant en corporation Rebecca Augusta Boulricc, hôtelier, épouse séparée en biens de William James Martin, rentier, et par lui dûment autorisée à ces présentes; Perci-val James Martin, commis; Edmond Mc-Comber, marchand; Daniel Crighton, architecte, et Joseph Emile Côté, comptable, de la cité de Montréal, dans les buts suivants; Faire en général et dans toutes ses branches, le commerce d’hôteliers, restaurateurs, cafetiers et buvetiers, et toutes autres affaires qui peuvent être exercées en rapport avec tel commerce et la vente, des liqueurs, le tout sujet aux prescriptions de la loi des licences de Québec; Acquérir par achat ou autrement comme un commerce en opération, le commerce d'hôtel actuellement exploité, à Montréal, par la dite Rebecca Augusta Boulrice, sous îe nom de “The New Carlton”, et continuer à exploiter le dit commerce, avec scs installations.fournitures, fonds de commerce, licence, clientèle, et autres biens mobiliers généralement utilisés dans l'exploita,tien du dit commerce et payer pour telle acquisition, soit totalement ou partiellement, en argent ou en obligations ou actions entièrement acquittées de la présente compagnie; Acquérir par achat, échange ou autrement de toute personne, société ou compagnie, comme un commerce en opération ou autrement, toute licence pour la vente de liqueurs spiritucuse, hôtels, cafés, buvettes ou restaurants licenciés en opération; continuer b exploiter le commerce des dits hôtels, cafés, buvettes et restaurants licenciés et payer pour telle acquisition soit en argent ou en obligations ou actions de la présente compa gnie ; Se fusionner, s’associer ou faire des conventions pour le partage des profits, l’union des intérêts, coopération, risque conjoint, concessions réciproques ou autrement avec toute personne, soci^é ou compagnie exerçant ou sur le point d’exercer tout commerce ou transaction que cette compagnie est autorisée à exercer, ou tout commerce ou transaction capables d’etre conduits directement ou indirectement pour le bénéfice de cette compagnie; acquérir par achat, échange ou autrement, ou louer, tous immeubles ou autres propriétés qui seront jugés nécessaires ou avantageux aux objets pour lesquels la compagnie est incorporée et payer pour telle acquisition, soit en argent ou en obligations ou actions de la compagnie; Acheter, acquérir, détenir, vendre, céder et transférer des actions, débentures et toutes autres valeurs de toutes compagnies ou corporations engagées dans tout commerce semblable à celui de la présente compagnie, et payer pour telle acquisition, soit en argent ou en actions acquittées ou obligations de la compagnie ; Vendre et aliéner, en tout ou en partie, les biens de la compagnie, mobiliers ou immobiliers, et l’entreprise de la compagnie ou aucune partie d’icelle, pour telle considéra-tlon que la compagnie jugera convenable, et en particulier pour des actions, débentures ou valeurs de toute autre compagnie ou corporation ; Emettre le tout ou aucune partie du stock de la compagnie, comme entièrement acquitté et non sujet b appel en paiement de toutes propriétés immobilières ou mobilières, meubles ou immeubles ou autres biens acquis par la compagnie, ou, avec l’approbation des actionnaires, comme rémunération pour services rendus à la compagnie en plaçant le stock ou débentures de la compagnie ou pour toute autre considération que les directeurs jugeront convenable ei dans l’intérêt de la compagnie; Faire, exécuter et accomplir tous autres actes et choses qui pourront être jugés né- Trois maisons de retraites restent encore ouvertes aux jeunes filles cet été.Pour tout renseignement, on est prié de s’adresser aux diffé- ! 0.r'!is;!i!'r’s ou avantageux pour l’exploitation rentes adresses ri-Hessmis mention 1
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