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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 7 juillet 1914
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1914-07-07, Collections de BAnQ.

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VOLUME V—Ko 157 MONTREAL, MARDI 7 JUILLET, 1914 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS : Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.$3.00 UNION POSTALE.$6.00 Edition Hebdomadaire : CANADA.$1.00 ETATS-UNIS .$1.50 UNION POSTALE.$2.00 Rédaction et Administration: 43 RUE SAINT-VIN CENT MONTRE AI» TELEPHONES : ADMINISTRATION: Main 7461 RÉDACTION ; - Main 7463 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! “STAR”, LE “HERALD” ET M.MEDERIC MARTIN VEvening Journal d’Ottawa nous apporte ce matin, soigneusement encadrée, une dépêche que nous retrouverons probablement dans tous les journaux desservis par la Canadian Press.“LE MAIRE MARTIN SOULEVE LE CRI DE RACE A MONTREAL”, dit le titre de VEvening Journal, et la dépêche continue : “Montréal, 6 juillet.— Médéric Martin, le maire canadien-français de Montréal, a soulevé le cri de racé de bonne façon ce matin quand il a annoncé qu’aussi longtemps qu’il vivrait, il ne permettrait jamais à un candidat de langue anglaise de se présenter à la mairie.” C’est, simplifié et ramassé, le récit que faisait hier soir le Star sous le titre: No more English Mayors for City is Mederic’s Cry — Will be Chief Magistrate for Ever Rather than Allow this — Plus de maire anglais pour la ville, tel est le cri de Médéric — Il sera premier magistrat pour toujours plutôt que de permettre cela.” Les bonnes gens qui liront ces dépêches et ces récits s’imagineront sans doute que M.Médéric Martin a lancé cet ultimatum sans l’ombre d’un motif, sans la plus légère provocation.Les lecteurs du Star auront bien lu qu’interrogé sur les causes de sa colère, le maire aurait répondu: “Parce que les journaux anglais sont ignobles — Because the English Papers are dirty”, mais ils ne verront naturellement dans cette explication qu’une nouvelle insulte, globale, et qui ne se réfère à aucun fait particulier, adressé à tout l’élément anglais.Or, la vérité, c’est que l’explosion verbale du maire — tout injustifiée qu’elle soit, car la polissonnerie d’un individu ou d’un journal ne saurait justifier des représailles contre toute une race et le maire de Montréal n’a pas le droit de tenir un pareil langage — se rapportait à l’un des pires actes de goujaterie qui se soient, à notre connaissance, produits dans la presse canadienne.* * Le 24 juin, dans ses notes de rédaction, le Herald disait: "Now that Mederic has been provided with a velvet suit, a cocked hat, and a sword, we can t for the life of us see why there should not be a special costume for Rosalie.— Maintenant qu’on a fourni à Médéric un habit de velours, un chapeau à plume, et une épée, nous sommes totalement incapables de voir pourquoi Rosalie n’aurait pas un costume spécial.” “LA VIE QUI PASSE.” CARNET D'UN FLANEUR C’est cette idiote plaisanterie de gamin mal élevé qui a été la cause première de la scène d’hier, et le maire l’a très nettement indiqué.____ Qu on m attaque tant qu on voudra, s’est-il écrié, mais c’est une indignité de mettre en cause ma femme.Et il a parfaitement raison, quelle que soit la disproportion qui existe enti e 1 outi age personnel dont il se plaint et les représailles dont il menaçait tout l’élément anglais.Nous avons trop le respect de nos compatriotes de langue anglaise pour supposer du reste qu’il se trouve parmi eux un seul individu d’une intelligence moyenne pour approuver l’acte indigne du Herald.Dieu merci, nous habitons un pays où l’on n’a pas encore pris l’habitude de traiter ainsi les femmes respectables.Mais le Herald s’y serait pris exprès pour créer au maire de nouvelles sympathies et pour fortifier celles qu’il possède qu’il n’aurait pas agi autrement.Que nos amis de langue anglaise se demandent quel effet produirait sur leur public une algarade comme celle du Herald, si cette goujaterie avait été publiée dans un journal français, à l’adresse de la femme d’un maire anglais! Qu'ils se rendent bien compte aussi que M.Martin ayant eu l’habileté de se donner comme le représentant des classes populaires, le malappris du Herald a l’air d’avoir visé en même temps dans la personne qu’il insultait la femme du peuple et la Canadienne-française.hn dénaturant l'incident d’hier, en supprimant ce qui l’explique, le Star met à coté de la saleté de son confrère une injustice qui fera encore du bien à M.Martin.Par le temps qui court, c’est un grand avantage pour un Canadien-français que d’être attaqué par le journal de sir Hugh Graham.* * * Notre directeur a expliqué, en anglais, aux représentants de la mi norité anglaise, la série d’incidents regrettables qui a préparé l’élection de M.Martin.Le public, une fois monté, n’a plus regardé à la personne du candidat; des milliers de suffrages sont allés à M.Martin par simple esprit de protestation.La conduite du Herald et celle du Star sont en train de donner au mouvement un nouvel élan.Si ces feuilles continuent leur tactique une heure viendra où toutes les critiques qu’on pourra justement adresser au maire disparaîtront devant la clameur que susciteront leurs attaques Et M.Martin, quelques défauts qu’il possède par ailleurs, est homme a utiliser dans toute la mesure du possible des erreurs et des sottises comme celles qui viennent de se produire.Orner HEROUX.DIMANCHE, 28 JUIN.— PRIERE, ETUDE, ACTION.Voilà un programme qui n’est certes pas bien long, mais que de choses en ces trois mots, et comme ils conviennent bien aux jeunes qui les ont choisis comme règle de leur conduite.Us sont à l’âge d’or de la vie, quand le sang coule riche et généreux dans les veines, que les nobles aspirations n’ont pas encore été étouffées par les désillusions du chemin, à l’heure où l’activité déborde et cherche à s’é-pandre à l’extérieur.Ils sont tout disposés à l’action, mais ils veulent que cette action soit utile, profitable aux autres comme à eux-mêmes.Et ils ne se sentent pas encore prêts.Puisque jeunes ils sont, ils ne peuvent compter sur leur expérience personnelle: il leur faut y suppléer par la science, par l’expérience d’autrui.Donc étude, étude approfondie, étude laborieuse, étude raisonnée de leurs besoins, des besoins de ceux qui les entourent, des besoins de leur pays, des besoins de l’humanité tout entière.Leur activité forcément limitée quant au présent ne connaît pas de bornes dans l’avenir.Comme le poète latin, ils sont hommes et rien de ce qui intéresse l’homme ne les laisse indifférents.Le champ est vaste, si vaste qu’on a une sensation d’impuissance devant la grandeur de l’oeuvre, devant les difficultés accumulées, devant sa propre faiblesse.Les jeunes catholiques vont-ils reculer, se dire que leurs efforts seront vains et que le peu qu’ils pourront faire restera inutile?Non, car ils sont à l’Age où l’on ne connaît ni la lâcheté, ni le découragement.En outre ils sont catholiques; si faibles qu'ils soient par eux-mèmes, ils savent qu’ils peuvent tout en Celui qui les fortifie.Guidés par leurs pasteurs, soutenus par la prière, préparés par l’étude intelligente, ils vont de Vavant vers l’action, l’action nécessaire et bienfaisante.Us sont fortement équipés: nous pouvons avoir confiance dans l’avenir.* * * LUNDI, 29 JUIN.— L’ASSASSINAT DE BOSNIE.ENCORE LE MEXIQUE La solution du problème mexicain semble aussi éloignée que jamais.Les Etats-Unis consentent bien à se retirer du Mexique sans autre compensation que le rétablissement de la paix intérieure, mais quand le Mexique jouira-t-il de ce bienfait?Actuellement il n’est pas facile de réunir les factions.Du côté des constitutionnalistes, c’est la zi/.anie: Villa et Carranza sont aux prises à propos de questions qui ne roncei nent aucunement l’intérêt public.Les dernières dépêches de leurs quartiers sont aussi contradictoires que tout ce qui vient de ce pays.Les unes disent que l’accord est refait, les autres qu’il est impossible.Du côté des fédéraux, c’est la réélection de Huerta à la présidence et de la plupart des membres du congrès, par une si faible proportion du suffrage qu’il est vraiment difficile d’y voir un indice de la volonté populaire.Ce n’est pas, en tout cas, le gouvernement prévu par les médiateurs dans le protocole qu’ils ont signé.Et que va-t-11 arriver maintenant ?Ce qui semble le plus certain c’est que constitutionnalistes et fédéraux se soucient fort peu de maîtriser brouillé avec Villa.Cela lui serait sans doute un appoint appréciable pour quelques semaines du moins.En attendant, les médiateurs sont en congé, et le Mexique s’épuise.Il esl possible (pie l'opinion de M.Roll, quo nous signalions récemment, finisse par prévaloir et que les Etats-Unis .soient obligés de Pousser leur Intervention.P.LAUZON.' PRESCOTT Des trois candidats dans Prescott, c est M.Pharand qui n obtenu le moins de voix.918 contre 1,421 données à M# Sénccal et 1,790 données à M.Evanturel.U est assez probable que M.Séné-cal eût bénéficié du vote donné à M.Pharand si celui-ci s’était abstenu et que la regrettable victoire de M.Evanturel eût été ainsi évitée.Du double point de vue de la réputation des Canadiens-français eî de la question bilingue, In candidature dp M.Pharand a donc été une erreur.DERNIERE NOUVEAUTE Le feuilleton don! le Devoir eom-mencera prochainement la publica-leur ressentiment dans l’intérét de i Von a ^ publié pour la première leur pays.Forts de leurs sucrés antérieurs, Carranza et Villa ne pn-raissént vouloir traiter avec l'ennemi qu'une fois rendus à Mexico, el cela ne semble pas trop déplaire à Huerta qui espère toujours que le temps lui assurera le dernier mot.Sérieusement menacé par Villa, Huerta tente maintenant d’obtenir le concours de Zapata qui s'est fois à mois.Paris il y a à peine deux M.PAUL LOEWENGARD M.Paul Loewengard.le Juif converti, qui avait érrit La Splendeur Catholique et Le* Magnificences de l'Eglise, vient de retourner au Ju* daïme.“Tu ne tueras point”, dit le Seigneur à l’homme ; et c’est pour cela que le meurtrier de Sarajevo a tué.Bouffi d’orgueil, l’entendement faussé par les doctrines subversives, il ne connaît plus qu’un Dieu qui est lui-même.L’autre, le vrai, il voudrait pouvoir le supprimer, l’ignorer tout à fait: mais il ne peut l’atteindre, alors il s’attaque à ses représentants sur la terre, à ceux qui détiennent l’autorité ici-bas.Cela bien sur, il ne l’avouera pas, il cachera la monstruosité de l’attentat sous le manteau du patriotisme, de la fraternité.Peut-être même sera-t-il dupe un moment de son propre mensonge; au fond pourtant, il sail qu’il n’en est rien.Sa pairie, qu’y gagnera-t-elle?L’archiduc disparu, un autre prendra sa place; il n’y aura rien de changé qu’un assassin de plus sur la terre.Sa patrie, s’il l’aimait vraiment, il n’aurait pas commis un crime qui la voue à la déconsidération générale, qui peu! attirer sur elle de terribles représailles.La fraternité, l'amour de l’humanité?Encore un leurre : l'amour engendre l’amour, il ne fait jamais la haine, l’émeute, l’assassinat d’une femme qui elle au moins n’avait aucune responsabilité.Tout cela, le meurtrier le savait, mais il n’a pas reculé; Il se glorifiera même de son nrte atroce, terrible'aboutis-sant de la sinistre doetrine qui fait les révoltés et les anarchistes: “Ni Dieu, ni maître!” # # * MERCREDI, 1er JUILLET — LES PETITS METIERS DE MONTREAL: LE BALAYEUR DES RUES.Roulants, grondants, carillonnants cl mugissants, les tramways et les autos silonnent les rues poudreuses, menaces de mort continuelles pour les piétons qui n’osent s’aventurer sur la chaussée qu’avec mille précautions.“Safety first,” disent les affiches posées un peu partout: la sécurité avant tout.Comment alors ne pus admirer !e bonhomme qui tout seul, Impavide et sans morgue, ose affronter les monstres roulants?H a confiance sans doute dans l’immunité dont l'enveloppent ses fonctions officielles.Plein de ce npnchalnir si remarquable chez la plupart des ouvriers municipaux, Il promène distraitement sur le pavé sa brosse au long manche, et.par petits tas proprets, il ramène au bord du trottoir les détritus laissés un peu partout par “la plus noble conquête de l’homme”.y Est-ce un poète perdu en ses pen-sers sublimes et parti pour le monde des rêves bleus ?Oh non ! sa besogne par.trop prosaïque le met à l’abri des envolées empyriques.Alors un désabusé, un dégoûté de la vie qui attend la grande libératrice au coin d’un carrefour encombré ?Non plus.C’est un simple brave homme de philosophe qui a longtemps vécu.S’il est nonchalant, c’est qu’il sait bien que son travail n’est pas de ceux qui révolutionneront l’humanité.Il se rend compte de l’inanité de ses efforts pour rendre propre un pavage qui ne le sera jamais.Pourvu qu’à son passage, l’inspecteur le trouve poussant consciencieusement son balai, pourvu que la fin de cette journée arrive comme sont arrivées les autres et qu’il puisse rapporter sa paie complète samedi prochain, il se déclare satisfait.S’il est insoucieux du danger, ç’est que l’habitude l’a depuis longtemps familiarisé avec lui ; il compte sur son étoile qui l’a toujours protégé jusqu’ici.A l’entendra, il n’y a qu’aux fous et aux aveugles qu’il arrive des accidents ; et quand il se voit serré d’un peu trop près, cjne l'encombrement > se fait plus dense, il se gare sans hâte, en vrai sage qu’il est, sans même le léger mouvement d'humeur de Diogène devant Alexandre : “ Ote-toi de mon soleil.” * * * VENDREDI, 3 JUILLET.— VACANCES RELIGIEUSES.—Donc nos braves bambins sont en vacances.Bruyants, turbulents, ils s’en donnent à coeur joie et n’ont encore pas trouvé le temps de • s’ennuyer.Que les livres, les cahiers semblent déjà loin, si loin qu’il y a beau temps qu’on ne sait plus ce qu’ils sont devenus.Les maîtres aussi doivent être loin, partis comme les autres pour prendre leurs vacances.Après tout, ils les ont bien gagnées, el le plus insouciant des écoliers, à ses rares moments de réflexion, se rend compte des difficultés de la tâche pénible.Oui, vous avez raison, petits enfants, les bons Frères qui vous élèvent, dont vos gamineries ne peuvent mettre à bout l’inaltérable patience, sont partis en vacances.Mais que diriez-vous si vous les connaissiez, ces vacances ?Vous vous figurez, oh ! pas des jeux comme les vôtres bien sûr, mais de longues flâneries oisives, des pique-niques joyeux dans des sites pittoresques, que sais-je ?Eh bien, détrompez-vous : vos Frères sont en retraite.A peine libres de l’esclavage que bien innocemment vous leur imposez, ils s tournent entièrement du côté de Dieu.Face à face avec eux-mêmes dans la solitude où ils se sont réfugiés, ils examinent à la loupe leurs moindres erreurs, ils passent au crible leurs plus légères peccadilles.Dans un sévère examen, beaucoup plus sévère que ceux qu’ils vous faisaient passer durant l'année, ils verront ce qu’ils ont fait et ce qui leur reste à faire.Ue n’est qu’après cela qu’ils songeront à prendre un peu de vrai repos, quelques jours seulement.Et quand de nouveau vous les verrez revenir au milieu de vous, ne vous étonnez pas de les trouver plus alertes et plus dispos, plus enthousiastes et plus dévoués encore s’il est possible, et s’atteler joyeusement à leur besogne, H faut bien le dire si ingrate et souvent si mal récompensée.A.GOITA.TEMOINS RECALCITRANTS Deux témoins au moins manquent à l’enquête que l’on fait à propos des accusations Dugal au Nouveau-Brunswick.L’un est M.Berry, celui qui a fait chanter les concessionnaires forestiers, l’autre est M.Gould, de la Saint John Valley Railway Co.La version de ces deux messieurs est excessivement importante.C’est M.Berry qui peut dire ce qu’il a fait de l’argent extorqué aux commerçants de bois.Le gouvernement a émis un sauf-conduit en faveur de Berry, mais celui-ci ne parait vouloir bouger de sa retraite actuelle dans le Maine.L’un des juges qui président l’enquête a déclaré que ces témoins de-moins devront comparaître coûte que coûte.U faudra que le gouvernement s’en mêle.LES CONCOURS DU “DEVOIR” Pour les collégiens qui veulent écrire.4 la demande d’un certain nombre de ses lecteurs, le Devoir a décidé d’instituer un concours littéraire hebdomadaire, pour les mois de juillet et août, entre les collégiens qui veulent écrire, de temps à autre, et qui, tout en se distrayant, n’entendent pas rester à ne rien faire, de toutes les vacances.LES SUJETS I.GODFROY LANGLOIS La Croix, de Paris, du 26 juin, publiait un article très violent à l’adresse de M.Godfroy Langlois, le nouvel agent de la province de Québec à Bruxelles.Cet article fera sans doute quelque bruit dans noire pays.Les sujets à traiter seront essentiellement canadiens.Ils auront trait aux anniversaires historiques ou religieux de notre vie nationale, depuis les origines à nos jours, aux travaux champêtres et rustiques, aux industries particulières à notre province, aux légendes locales, aux paysages québécois, à noire littérature, à notre langue, etc.LE BUT DE CES CONCOURS LA PROPRETE DES RUES Le maire propose de répartir à travers la ville un certain nombre de récipients, où les passants seront obligés de jeter les vieux journaux, prospectus, etc., qu’ils laissent actuellement tomber dans la rue.Il y a longtemps que cette mesure de propreté élémentaire aurait dû êire prise.De la sorte, pendant les vacances, les écoliers qui ont un tant soit peu le goût du travail personnel et l’esprit d’observation, et qui désirent développer leurs facultés intellectuelles, pourront s’intéresser à ces concours; ils en retireront un certain bénéfice, quand ce ne serait que celui d’apprendre à consigner par écrit, sous une forme aussi sobre que possible, leurs réflexions et leurs observations, à propos de tel ou tel sujet relatif aux choses canadiennes, LES GAGNANTS Le Devoir n'institue pas de récompense spéciale pour les travaux primés.Mais il publiera, chaque semaine, à l’issue de la correction des travaux faits par les concurrents, les listes des trois manuscrits classés les premiers, avec le pseudonyme et le nom véritable de l’auteur de chacun.Il se réserve aussi le droit de publier tout ou partie de ces travaux, s’il le juge à propos, et pourvu que l’espace à sa disposition le lui permette.UN BUREAU DE CORRECTIONS La correction des manuscrits se fera le plus promptement possible, par un comité spécial, choisi par le Devoir lui-même; ce comité ne prendra connaissance du nom véritable de l’auteur de chaque travail qu’à la fin de l’examen des études soumises pour chaque sujet hebdomadaire.LE STYLE JACQUES II Jacques II, tel est le titre du nouveau roman que nous avons le plaisir d’offrir à nos lecteurs, à des conditions exceptionnelles.Cette oeuvre, qui a pour auteur M.J.Pinet, est, comme les précédentes que le Devoir a offertes à ses abonnés, d’une lecture agréable et saine et d'un vif intérêt.Elle peut être mise entre toutes les mains et chacun voudra se la procurer, et le pourra, puisque nous l’offrons à des conditions plus faciles que jamais.Au lieu de six bons, comme de coutume, un seul bon, en effet, qui sera inséré dans le Devoir de jeudi prochain, y donnera droit, si on le présente à nos bureaux, avec 3 sous.Pour recevoir le roman franco, il suffit de nous adresser le bon et d’y joindre 6 sous pour couvrir le coût de la brochure et les frais de port et d'emballage.Jacques II sera à la disposition de nos lecteurs et abonnés à partir de vendredi prochain, 10 juillet.Les travaux devront êire écrits sans rhétorique.Ils ne devront pas être surchargés de mois et de phrases, mais ils devront être de rédaction simple, claire, précise, d’une bonne langue, sans recherche et sans dè-veloppemenls amplificatifs.LONGUEUR DES MANUSCRITS Le Devoir-Concours n'acceptera aucun travail de plus de mille mots.Les manuscrits devront être écrits lisiblement, d’un seul côté des feuillets, et signés d’un pseudonyme canadien original, de manière à éviter la confusion entre les différents concurrents.jr LE NOM DE L’AUTEUR Chaque travail devra porter le pseudonyme de son auteur, sans nulle autre indication de provenance.Il faudra aussi le faire accompagner d’une enveloppe, portant à l’extérieur le pseudonyme seul du concurrent, et, à l’intérieur, sur une feuille dèlachée, son pseudonyme, son nom véritable, le nom du collège où il fait ses études, el la classe dont il est sorti, ru juin dernier.Les concurrents devront changer de pseudonyme à chaque concours.LA DATE DES CONCOURS In sujet sera mis en concours chaque semaine.Les manuscrits devront parvenir au Devoir au plus lard à la date désignée dans l’annonce de mise en concours de tel ou Ici sujet.Il faudra les adresser à "Le Devoir-Concours, 43.rue Saint-Vincent, Montréal”, sous pli affranchi.LE PREMIER SUJET NOS ROMANS Nos lecteurs qui n’auraient pas découpé le bon qui parait le samedi dans le Devoir, ou qui n’auraient pas occasion de passer à nos bureaux, pourront se procurer l’un quelconque de nos romans, au choix, au prix de 5 sous, sans bon, aux adresses suivantes : J.E.Gariépy, 1123 Rachel Est ; H.E.Lalonde, 1439 Saint-Denis ; (i.H.Lalonde, 637 Mont-Royal Esl ; 0.Trépanier, 1111 Mont-Royal Est ; J.A.Caron, 281 LaSalle.Maisonneuve; J.0.Plneault.28(1 Rachel Est ; Joa.Houdreault, 1850 boni.Saint-Laurent ; L.J.E.Rrosscau, 1724 Sainte-Catherine Esl ; Lamontagne, 2117 Sainte-Calberine Est ; J.R.Trudeau, 2121 Ontario Est ; Desliutlps, 2018 Ontario Est ; M.Morin, 250 Beaulieu ; Madame Vivier, 526 Centre ; M.Desmarteau, 131 Church ; M.Robert, 93 boni.Monk ; Alp.Lefebvre, 528 Rachel Est ; Madame Dura s tel, 245 Craig ; Joa.Brisebois, 1479.rue Saint-Jacques ; J.-H.Trudeau, 1996, rue Saint-Jacques.A OTTAWA ET HULL J.-W.Bnurgoln, 81 rue Champlain.Hull.A SAINT-HYACINTHE 'Chez M.Armand Brousscau.LE CARDINAL BEGIN A S.-EPHREM (Dp notre eorreiipondHnt) Québec.7.Son Eminence le cardinal Bégin fera samedi prochain sa première visite en dehors de sa ville épiscopale depuis son élévation au cardinalat.Le cardinal se rendra à Saint-Ephrem de Tring, Beauce, où 11 élèvera au sacerdoce.dimanche, M l’abbé Cyrille Deslauriers, enfant de la paroisse.Ile grandes fêtes auront lieu en l’honneur de Son Eminence qui arrivera à Saint-Ephrem à 7 heures, samedi soir.Les paroissiens le recevront en foule à la gare et lui présenteron une adresse de bienvenue à son arrivée au presbytère.Dimanche, après la messe d'ordination, un banquet sera donné au couvent, et dans l’après-mtdi le cardinal fera une promenade en automobile à travers la paroisse.Le soir, il y aura illumination et feu d’artifice.Son Eminence reviendra à Québec lundi.Le Devoir rendra public, des mercredi, le sujet du premier concours.AUX ECOLIERS Tous les écoliers qui lisent le Devoir devraient profiter de cette occasion pour se livrer pendant quelques heures, chaque semaine, à un travail intellectuel qui, les jours de pluie nu de mauvais temps, sera bienvenu, el les emploiera de manière agréable.La flânerie est excellente, en temps de vacances, mais à la condition de n'etre pas continue, car elle devient alors monotone, l’n travail intellectuel léger et bref la coupera agréablement.Et les parents îles écoliers ne sauraient mieux faire que de conseiller à ceux-ci de participer aux concours hebdomadaires du Devoir, ne serait-ce que pour interrompre un peu ta paresse intellectuelle, et leur faire contracter des habitudes de travail volontaire.UN ROMAN POUR 3 SOUS Le bon apédat, inséré namedi dernier dans le “Devoir", apporté h nos Sureaux, 43 rue Saiut-V n^ent, avec 3 sous, donnera droit à un exemplaire de l’un des romans suivants, an choix: "la For'e de Vaincre", par Edmond Coz; “le Docteur Quentin", par Antoine Rouin; “Notre Frontière’’, par Paul n Comtal.Pour recevoir le roman franco, il faudra nous adresser le coupon, plus 6 soils pour couvrir le prix de la brochure.plus les frais d'emballage et d'expédition.Ces romans, qui peuvent être mis entre tmifei les mains, offrent un très vif Intérêt.Tout le monde voudra se ’es procurer aux conditions exceptionnelles auxquelles nous les offrons.Il parailra tous les samedis, jusqu'à nouvel ordre, un bon spécial qui donnera droit, aux conditions ci dessus, à un roman complet.DEUX ENVOLEES DE L’AMERICA Hammondsport, N.Y., 7 —- Le lieutenant Porte et M.Glen Curtiss ont fait deux essais hier après-midi avec l’“America“.Le premier, avec des passagers d'un poids total de 1860 livres, a fait une envolée de trois quarts de mille.Sa machine allait à une vitesse de 60 milles à l'heure et elle s'éleva de la surface de l’eau au bout d'une minute.Jamais jusqu’ici l*“Amerira" ne quitta l'eau en si peu de temps.Le lieutenant Pente se contenta de faire flotter l’hydroplane sur lequel avaient pris place le même nombre de passagers que lors de l’envolée.Les inventeurs se proposent encore de faire une envolée d'essai pour voir si le moteur de l’hydroplnne L’AUTONOMIE DU THIBET Londres, 7.— Le correspondant du "Times” à Pékin, affirme que les négociations entamées à la conférence de Simla, pour déterminer quel territoire comprendront le Thibet oriental et le Thibet occidental ont échoué.Des rapports reçus de Chine, il y a deux semaines, annonçaient que l'autonomie du Thibet proprement dit avait été reconnue.WILLIAMS A DEMISSIONNE (Servlci- rtc in Presse Associée) Washington, 7.— Depuis hier soir, le président Wilson a devant lui la démission de George ^U\/0Ho!ir3rtePmn.d «n.!qu° Kord-Williams.ministre des Etats' uÎL!n 1,0 ml \»nro«"k’n*s cn et au Monténégro.CetLp^etiv-ntAo dont les critiques sur la situation xeCilf1 rtnolpo sc* loi nil sut lo Inc lin*!-.»- 4 ii%is n «a ras« • a i ,, « • t n ms** K A .s «s.t?-: - .i.pii Ainunip ont cause ionic une sen* Io n l M Pnr n n .’nn nv L u ^'tion à Washington el dans les cenn, si M.Porte croit en avoir leIprincipales capitales de l’Europe.temps.Comme on demandait à ce (1er- ! uuiu.V.ou J.mi «n «xi,,,» J nier pourquoi il ne se rendrait pa» }j,Ln,'o" n.ni.^rmunin «u nm à Trrrenetive à bord de son hv lrn-1 k'Î!,.,n°' Sachant ce qui se passe là-bas, M.it garder le position do diplomate le lui impose, il est forcé de donner sa démission.“Je ne veux pas.dit-il, mettra M’ Wilson, dans l’embarras.” f.n démission de M.Williams sera probablement acceptée.L’EMPRUNT FRANÇAIS Un rahlngramtne de Paris nous dre note que.parmi les romans que j apprend que l’emprunt français a nous leur offrons à des conditions .été souscrit quarante fois et que les exceptionnelles, deux sont épuisés.'obligations sont actuellement on Ce sont t La Terre qui Pleure et (vente au cours de 1 pour cent ê pel-Haine ou Amour.ne» / plane, il répond il qu'il le ferait si l'hydroplane du meme type que j'1 America” était ( Instruit et prêt à lui porter secours en cas d’accident.EPUISES Nos lecteurs sont priés de pren s JL K DEVOIR, MONTREAL, MARDi.7 JUILLET 1914 VOL.V.— No.157 f CHRONIQUE RELIGIEUSE ROME ET LE MONDE OBSEQUES DE M.L’ABBE BEDARD On a fait d’imposantes funérailles au regrettée Père Bédard, à 8 heures 30, ce matin, à l'église Notre-Dame.Hier soir avait lieu, avec cette simplicité pleine de grandeur que comporte la règle de Saint-Sulpice, la translation des restes du défunt de l’hôtel-Dieu à l’église Notre-Dame, où il avait passé les dernières années de sa vie.La vaste nef était presque remplie de fidèles, et le choeur de membres du clergé Les membres de la Congrégation des Hommes de Ville-Marie, à laquelle M.Bédard avait donné le meilleur de son coeur et de son âme, étaient venus en grand nombre prier autour de la dépouille mortelle.Ce fut un spectacle émouvant que la récitation en commun de l’Office des Morts dans l’église à peine éclairée de quelques becs de gaz, en face du catafalque entouré de grands cierges, devant un cadavre si blanc, endormi dans l’immobilité sereine et mystérieuse de la mort.Bien des coeurs ont dû sentir l’angoisse les empoigner, bien des yeux se sont mouillés, à la pensée que celui qui fut ici-bas la bonté même, le prêtre par excellence, était parti pour un monde meilleur.Le service funèbre a été chanté, ce matin, par le révérend Père Jules Thibault, P.S.S., chapelain-aumônier de l’Hôtel-Dieu; et ont officié: comme diacre, M.l’abbé Philippe Perrier, curé de Saint-Lambert, et comme sous-diacre, M.l’abbé Lessart, curé de Sainte-Anne de Bellevue.Sa Grandeur Mgr Bruchési occupait son trône, dans le choeur à droite, assisté du curé Labelle, de M.l’abbé Filiatrault, P.S.S., diacre, et de M.l’abbé Brissette, sous-diacre.L’assistance ne comptait pas mons de deux cents prêtres, curés et religieux pour la plupart venus de toutes les parties de la ville et de l’étranger.Ont été remarqués: Nos Seigneurs Koy et Dubuc, M.le Chanoine DeCeiles, supérieur du séminaire de Saint - Hyacinthe, le révérend père Hage, provincial de l’Ordre des Dominicains, M.l’abbé B.L.Dubois, aumônier de la Maison Saint-Joseph, le révérend père Lecoq, supérieur de la compagnie de Saint-Sulpice, et deux frères du défunt, Pierre et Romuald Bédard, etc., etc.La nef était remplie de fidèles.SERVICE ANNIVERSAIRE Le service anniversaire du notaire Charette, (Armand), aura lieu à Saint-Henri de Mascouche, mercredi le 8 du courant, à 8 heures.Parents et amis sont priés d’y assister, sans autre invitation.DEPART DEJ1GR FORBES Sa Grandeur Mgr Forbes, évêque de Joliette, est parti pour l’Europe, ce matin, à bord du “Victorian”.Il se rend au Congrès Eucharistique de Lourdes, en compagnie de son secrétaire, le Rév.E.Lachapelle, et du chanoine F.-X.Piette.LE MYSTERE DE FREEPORT L’AGENCE BURNS EST CHARGEE DE JETER UN PEU DE LUMIERE SUR CETTE TENEBREUSE AFFAIRE.— IMPORTANTE DECOUVERTE.EN VOIE DE GUERISON Dorchester, N.B., 7 — M.H.R.Emerson, ex-ministre des chemins de fer, se rétablit lentement de la maladie grave dont il souffre depuis quelque temps.LES EPICIERS EN CONGRES M.Z.HEBERT PRESIDE.— IL CONSTATE QUE LA SITUATION FINANCIERE S’EST AMELIOREE.— BANQUET.Hier s’est ouvert dans la salle du conseil du Board of Trade le congrès annuel de la corporation des épiciers en gros du Canada sous la présidence de M.Zéphirin Hébert, président de la maison Hudon, Hébert et Cie.Le congrès a réuni des délégués de toutes les parties du Canada.Dans son discours d’ouverture M.Hébert a constaté que la situation financière s’est de beaucoup améliorée.M Hébert donne comme cause de la dépression une trop grande confiance tlans les possibilités du pays, ce qui en a amené le développement trop rapide et ensuite un abus de spéculation immobilière.M.Hébert a constaté que le commerce des épiceries avait supporté mieux que tout autre la crise financière.M.A.H.Paffard, de Toronto, a parié de ia relation du courtier avec Je commerce; M.F.T.Smye, de Hamilton, a parlé ensuite des maux du commerce et de la manière de les guérir.U y eut un banquet, au RiU-Carlton hier soir offert par la branche montréalaise de la corporation.Les séances se continuent aujourd’hui.Freeport, N.-Y., 7.— William J.Burns, Guy Biddinger et plusieurs autres détectives sont arrivés hier soir à Freeport pour commencer une enquête sur le meurtre de Mme Louise Bailey, perpétré mardi dernier au bureau du Dr Carman.Les premières démarches faites par l’agence Burns, ce fut de se rendre chez le Dr Carman, où le fameux détective entendit le témoignage de tous les membres de la famille.M.Burns leur a demandé de rendre compte de leurs faits et gestes ayant, pendant et après le mystérieux crime.Le procureur du district Lewis J.Smith, et l’avocat de la famille Carman, M.George M.I^evy, assistaient à l’interrogatoire.A la sortie de chez le Dr Carman, M.Burns déclara à des reporters qui l’interrogeaient qu’il ne pouvait rien dire à présent.Il s’est rendu sur-le-champ en automobile à New-York, avec M.Biddinger.L’ENQUETE DU CORONER Le coroner Norton, sur l’instigation du procureur du district, croit-on, a ajourné l’enquête préliminaire sur le meurtre de Mme Bailey jusqu’à demain matin, afin que les preuves importantes recueillies en dehors de l’enquête ne soient pas prévenues par les découvertes peu désirables qui seront faites alors et aussi pour permettre une enquête sur l’attaque dont le Dr Carman dit qu’il a été victime hier au moment où il revenait de voir des patients en automobile.LES TEMOIGNAGES Avant que l’enquête soit ajournée, hier après-midi, plusieurs témoins ont été entendus- La négresse servante chez le Dr Carman a déclaré (m’elle avait signé sans le lire l’affidavit (rue Me Levy lui avait présenté, où elle était supposée avoir prouvé un alibi au moment du crime nour elle et les autres membres de la famille Carman.Les deux derniers témoins ont été Mite Hazel Coombs, oatiente du Docteur Carman et Mlle Anna Kahn, une amie, oui l’avait accompagnée chez M.Carman, à peine une demi-heure avant que Mme Bailey fût assassinée.Les deux femmes ont iuré avoir vu Mme Carman entrer dans le bureau de son mari pour v répondre au téléphone.Elles ont corroboré le témoignage de Geo.Gelder.Cette corroboration, jointe au témoignage d’un'' servante nérrresse constituent, a déclaré le distriet attorney Smith, la plus importante information.M.Carman a obtenu la permission de noiier sur lui un revolver.R a déclaré oue sa vie est on danger, et qu’il veut se nroléger.UN MILLION AU MUSEE DU LOUVRE Marseille, 7 — Le préfet des Bou-ehes-du-Rhonc a été avisé qu’un Languedocien, M.Achille Baille, de Saint-Martin-de-Crau, né à Marseil-lan (Hérault) et récemment décédé à Florence, a légué par testament une somme d’un million au mus.ée du Louvre.Voici le texte de cette partie du testament : “Je donne au musée du Louvre un million de francs.Le capital sera inaliénable et le revenu auquel servira à enrichir le musée par l’achat de tableaux de grands maîtres ou de mérite supérieur.“Lorsque, par insuffisance de fonds ou par quelque autre motif, l'administration du musée ne pourra pas employer le revenu, ccllui-ci sera capitalisé sous forme de réserve jusqu'à ce que l'occasion se présente d’employer la somme accumulée à combler quelques lacunes dans la collection." Le généreux donateur lègue, en outre, sa maison de Marseiltan.ses propriétés de Mèze, tie Pomerols et de Saint-Martin-de-Crau aux Soeurs de Saint-Vincent de Paul pour cons, truirc un asile de vieillards.ACCIDENT SUR LES QUAIS Beux prêtres ont failli se faire tuer hier soir à !) heures, alors qn’un nommé Arthur Charron les conduisait à bord du "Victorian’’, parii ce matin pour l’Europe.M.Charron au lieu de prendre la bonne roule sur les quais alla passer à l’arrière de l’edifice de la commission du port près du hangar No 2, rt le cheval, la voiture et les occupants furent précipités dans un large trou creusé au-dessous de la voie ferée et servant au déchargement des cendres des locomotives.Les voyageurs en furent quittes pour la peur et de légères égrati- JEUDI ON REPETERA LA “REDEMPTION” Sur demande spéciale des paroissiens du Saint-Enfant Jésus, et par l’entremise de Monseigneur G.-M.LePailLur, annoncé en chaire dimanche dernier aux messes, les .chorales de la parois:,e au nombre de 200 voix avec grand orchestre, répéterons jeudi prochain, à la salle du Cercle Paroissial, 02, Boulevard Saint-Joseph Est, le sublime oratorio de Gounod, "La Rédemption” qui a été si magistralement rendu mardi dernier sous l'habile direction du maître de chapelle de la paroisse à l'occasion du retour I d’Europe et de l'élévation à la pré* lature romaine de Monseigneur G.-M.LePailleur, curé du Saint-Enfant Jésus.Les sièges ne seront pas réserves.Les premiers arrivés choisiront leurs places au prix uniforme de 25 cenlins.Ottr deuxième représentation sera donné surtout pour ceux qui n’ont pu assister à la première.L’ENQUETE SE CONTINUE M.GORDIEN MENARD, PERE, CONFIRME LA DEPOSITION DE M.GEO.JAMN.— SON TEMOIGNAGE N’EST PAS TERMINE.EST-CE GUSTAVE HAMEL Boulogne, France, 7.—Des pécheurs ont trouvé, hier, près le Hardelot, sur la côte tie France, un cadavre qu’ils croient être celui de Hamel, l'aviateur qui a disparu au cours d’une envolée de Villacmi-blay, France, à Hendon.Le corps était méconnaissable, mais on espère qu’une mappe découverte dans un poche d’habit du défunt, fera reconnaître en lui l’infortuné aviateur.L’enquête sur l’égout collecteur de Notre-Dame de Grâce a continué hier.M.Gordien Ménard, père, inspecteur chargé du mesurage des “ boulders ” ou gros cailloux, a été le seul témoin de l’après-midi ; il n’a même pas eu le temps de terminer son témoignage, la séance ayant été ajournée à mercredi, à 2 heures, pendant que Me Jos.Archambault, avocat de M.Pelland, faisait son contre-interrogatoire.Le témoignage de M.Ménard, très important, peut se diviser en deux parties : d’abord, les inspections qu’il a faites, sous les ordres de M.Pelland, et ensuite celles qu’il a faites sous les ordres de M.Janin pour constater, pour les fins de l’enquête, à quelle profondeur se trouve le roc de chaque côté de l’égout.Pour la première partie, M.Ménard produit copie des rapports qui ont été soumis à M.Pelland et dont une partie a été rejetée de l’aveu même de ce dernier.M.Ménard déclare qu’il a mesuré consciencieusement les cailloux de plus d’une demi-verge cube et qu’il a fait rapport pour chacun d’eux.On ne lui a jamais donné ordre de compter les cailloux comme du roc solide, même s’ils sont en abondance, et il ne croit pas que ce soit la coutume dans le service des égouts.Il n’a jamais entendu parler de “ cimented boulders ”.Le roc solide était mesuré par les ingénieurs, MM.Pelland, Brossard et quelquefois M.H.Prieur.Aussitôt que le témoin découvrait du roc colidc, il prévenait les ingénieurs qui le mesuraient soit avant soit après le minage.Il sait qu’il y a eu du minage le long de l’égout.Il a vu du roc à des profondeurs variées, mais pas à fleur de sol, comme le profil semble l’indiquer.Sous les ordres de M.Janin, il a fait des excavations d’après lesquelles on a indiqué les puits près de l’égout sur le profil, et ses chiffres concordent avec ceux de l’ingénieur en chef, qui a précédemment rendu son témoignage.On a trouvé du roc à des profondeurs variées et souvent on n’en a pas trouve du lotit, alors qu’il était indiqué sur le profil des plans, a deux ou trois pieds de la surface.Me Archambault a fait admettre au témoin que pendant qu’il est absent les boulders sont mis de côté quand ils sont gros et que les petits sont cassés.Mc Archambault demande comment il peut Savoir que ses ordres sont bien exécutés.M.Ménard répond qu’il constaterait facilement par les morceaux si c’est une grosse ou une petite pierre qui a été cassée.Me Archambault demande romment il est possible de reconnaître par les fragments s’il s’agit d’une grosse ou d'une petite pierre.LE G.T.R.A GAINDE CAUSE Le Grand Tronc a obtenu gain de cause dans son appel à la Cour du Banc du Roi d’une amende imposée en Cour de Police pour obstruction des traverses à niveau pendant plus de cinq minutes.En annulant la sentence, M.le juge Gervaïs s’est appuyé sur les faits et sur la loi, car la preuve n’a pu établir la durée exacte du prétendu délit.L’on avait noté seulement ta durée du temps pendant lequel les barrières ont été abaissées.De plus, il n’y avait pas eu obstruction volontaire.Le texte de la loi exige que l’obstruction des traverses à niveau soit volontaire ; or, dit M.le juge, comme personne n’avait demande préalablement aux employés de la compagnie de rendre la traverse libre, il n’y avait pas eu d’obstruction voulue.Pour rendre la procédure plus simple à l’avenir, M.le juge Gcrvais a déclaré qu'il suffirait d’arrêter l’employé seulement qui aurait désobéi à la loi en refusant délibérément de dégager la congestion.¦ -.«- LE VACCIN CONTRE LA FIEVRE Paris, 7.—Le conseil municipal de Paris a refusé de biffer l’article du code municipal, qui oblige les infirmiers dos différents hôpitaux à sc faire v ccincr contre la fièvre typhoïde.M.Gustave Mesureur, le mrecteur du service des hôpitaux, déclare que le vaccin est inotfensif, et que les meilleurs médecins sont unanimes à lui attribuer un excellent clfct préventif.UN HERITAGEJ)E $6,000,000 Mo tpcllicr, France, 7.—Les habitants du petit village de Fraissi-nct-dc-Fourqurs viennent d'apprendre qu'un ancien coneitoyen du nom de C.omhemale, parti il y a nombre d’années pour chercher fortune, vient de mourir en Californie, en laissant des biens évalués à 8(1,-00(1.000.Plusieurs familles de eelte région portent le nom du défunt, et les intéressés cherchent, qui dans les papiers de famille, qui dans les registres publics, pour établir leur parenté et leur droit à l'héritage.PROMOTIONS AU C.P.R.M.A.1.Rlaisdcll, agent de touristes du Pacifique Canadien à Montréal, vient d’être promu au poste d’agent général du service des voyageurs et des passagers à Saint-Louis, Mo.M.George A.Clifford, agent des voyageurs à Cleveland, a aussi été nommé agent général des départements du chemin de fer et de la navigation «tans cette dernière ville.CONCERT, Les marins continuent à bien employer les quelques heures qu’ils pas sent sur la terre ferme.Ainsi ils donnant ce soir un joli concert à leur salle du “Sailors’ Institute".Le programme est très varié chaque navire dans le port fournissant un amateur.LE RAPPORT DE LTNQUETE IL SERA PRET VERS LA FIN DE LA SEMAINE, DIT-ON, AU MINISTERE DE LA MARINE, A OTTAWA.LA NAVIGATION PETITES ANNONCES ! LES LOIS SITUATIONS VACANTES (De notre corresDondantî Ottawa, 7.— D’après certaines informations reçues au département de la marine, le rapport de la Commission chargée d enquêter sur le naufrage de l'“Empress of Ireland” sera prêt vers la fin de cette semaine.On en fera tout d’abord connai-tre la teneur en séance publique à Québec.Le désastre de la Pointe au-Père aura sans doute pour résultat de modifier les lois de la navigation et de changer la route des navires sur le Saint-Laurent, afin d’empêcher tout nouvel accident maritime.Avant de prendre une décision quelconque, ie département de la marine attend de connaître celles de la Commission présidée par lord Mersey; il est certain que le rapport qu’elle doit faire cette semaine contiendra un grand nombre de recommandations dans ce sens.On disait hier à ce département uue l’on avait déjà pris en considération la route commune suivie par les charbonniers et les transatianti-cjues le long de la rive nord du Saint-Laurent, à l’endroit où T’Em press of Beland” a sombré, et que l’on prendrait des mesures pour la changer là où le fleuve le permettrait afin de tracer deux routes spéciales pour ces navires.On a aussi suggéré que les navires remontant le Saint-Laurent devraient stopper au phare de la Poin-te-au-Père pour prendre leur pilote, tandis que ceux qui en descendent devraient rencontrer une allège avec des passagers et la malle à dix milles en aval.Québec, 7.—La commission d’enquête sur la cause du désastre de l’Empress of Ireland qui a sombré à la suite d’une collision avec le charbonnier “Storstad”,, rendra jugement samedi matin, à 10 heures 30, au Palais de Justice de cette ville.Les commissaires continuent activement la préparation de leur décision qui sera annoncée à une réunion spèciale de la commission-Comme le “Devoir” l’a déjà annoncé la plupart des avocats des parties intéressées seront présents lorsque la commission prononcera son jugement.DANS LE Monde Ouvrier 12 LA QUESTION DES SANS- TRAVAIL.Les chefs ouvriers canadiens diffèrent d’opinion sur la décision prise par M.W.D.Scott, surintendant de l’Immigration, à Ottawa, de déporter tous les sans-travail qui sont au Canada depuis moins de trois ans.M.J.T.Foster, président du Conseil des Métiers et du Travail, nous a déclaré qu’il est ridicule de leurrer les immigrants avec des promesses, de payer un.bonus à ceux qui les amènent au Canada pour ensuite les déporter s’ils ne peuvent se procurer du travail.M.J.C.Walters, président du Conseil des Métiers et du Travail du Canada, est d’avis contraire et croit que le gouvernement suit une sage politique en débarrassant nos grandes villes des pauvres gueux qui n’y peuvent trouver leur gagne-pain.M.Watters fait aussi remarquer que le ministère de l’Intérieur ne donne des primes que pour les garçons de ferme el les domestiques.Si des agents ou compagnies maritimes peu scrupuleuses envoient au pays des indésirables en les faisant passer dans les deux catégories ci-haut nommées, le gouvernement a plein pouvoir de les renvoyer chez eux.M.Watters a étudié la question sous toutes ses faces et est convaincu «pie la crise «lu chômage au Ca nada est à Pétât aigu.Il suggère une coopération active entre le gouver nement fédéral et les législatures locales pour aider à la solution du problème."Les efforts isolés faits dans une seule ville", dit-il, “amènent les gens dans cette cité.” Voulez-vous parler du maire Martin?dit alors en riant M.Foster.Non.on a vu à Ottawa la même cIkisc «ut’à Montréal et du jour nu le maire MvVeity a parlé de trouver de l’emploi aux sans-travail, la ca-nitale fut envahie par ces derniers, il faudrait une organisation systématique d’un océan à l’autre,” M.Watters est parti pour Québec ce matin et ne sera pas à Montréal avant le 1er octobre; il assistera au congrès du Travail, à Saint-Jean.N.-IL, le 21 septembre prochain.FIN DE DISPUTE Ottawa, 7.— Les autorités du C.P.H.et les conducteurs de cette compagnie termineront à l’amiable la dispute survenue dernièrement à propos «l’une augmentation de salaire.Vu bureau de conciliation a oté fomlé à cct effet: en font partie: MM.le juge Gunn, d’Ottawa.Isaac Pitbaldn, (’.R., et David Campbell, de Winnipeg.POUR LES WCTIMES Londres, 7.—- Les souscriptions recueillies pour les victimes du désastre de r“Empress of Ireland", s’élèvent à tlO.OOO livres.On avait prélevé pour le fonds «le secours des victimes du “Titanic" le double de celle somme.MARITIMES LES EXPEDITEURS CANADIENS LISENT AVEC INTERET LA NOUVELLE CONVENTION MARITIME INTERNATIONALE.La Gazette Officielle du Canada pu bliait hier une proclamation concernant la nouvelle loi “Maritime Conventions Act”, rédigée il y a quelques mois en Angleterre et soumise à l’approbation du Congrès maritime international de Bruxelles.Les trois principales clauses de la loi nouvelle se rapportent aux collisions, au sauvetage et aux principaux détails dans la navigation océanique.L’adoption par le Canada de cette loi nouvelle est un grand pas vers l’uniformité des lois maritimes dans le monde.NOMBREUSES BANQUISES.Le capitaine R.O.Jones, commandant du “Laurentic”, arrivé à Montréal hier après-midi nous a déclaré avoir rencontré 19 banquises au cap Race.Le navire a de plus été retardé par la brume sur le lac Saint-Pierre huit heures durant.Les passagers de seconde étaient au nombre de 218; il y avait aussi à bord 323 passagers d’entrepont.ARRIVAGES.—Scandinavian, Glasgow, Allan, hangar No 3.—Letitia, Glasgow, Donaldson, hangar No 11.—Canada, Liverpool, White Star Dominion, hangar No 4.—Turcoman, Bristol, Dominion, hangar No 5.—'Fornebo, Sydney, Black Diamond.—Maskinongé, Sydney, Black Diamond.—Chiltern Range, Londres, Furness Withy, Pointe du Moulin à Vent.DANS LE PORT.—Collingham, Cie Robert-Reford, Pointe du Moulin à Vent.—Serrana, Robert-Reford, Pointe du Moulin à Vent.—Othello, T.R.McCarthy, Pointe du Moulin à Vent.—Salmonpool, T.R.McCarthy, hangar No 14.—Errington Court, McLean et Kennedy, Pointe du Moulin à Vent.—Hartlepool, T.R.McCarthy, Pointe du Moulin à Vent.—Ruthenia, Pacifique Canadien, hangar No 9.—Giulia, ligne Austro-Américaine, hangar No 5.DEPARTS.—Victorian, Glasgow, Allan, hangar No 2.—Carrigan Head, Dublin, McLean, Kennedy & Co.—Cairngovvan, Newcastle, Robert-Reford.LES DEBARDEURS SE PLAIGNENT.L’équipe des débardeurs de Montréal, occupée pendant sept mois de l’année à son travail, est assez désappointée cette année et d’après les prévisions, il ne se fera pas la moitié du travail de l’an dernier et des années précédentes.Presque tous les bâtiments arrivent peu ou point chargés et le travail est presque nul.Les contremaîtres attribuent cet état de choses à la crise financière que traversent le Canada et les âutres pays.______ BIJOUX EN ~ CONTREBANDE HERMAN J.DIETZ ET SON FILS CHARLES, BIJOUTIERS DE NEW- YORK, SONT CONDAMNES A SUBIR LEUR PROCES.— MARCHANDS CANADIENS IMPLIQUES.FUMEZ LES CELEBRES CIGARETTES EGYPTIENNES “VAFIADI New-York, 7.— Le grand jury fédéral a condamné Herman J.Dietz et son fils Charles, bijoutiers de la rue Nassau, à subir un procès.Ils répondront à l'accusation d’avoir, de complicité avec d’autres, importé en contrebande du Canada, pour environ $50,000 de diamants par mois.Plusieurs marchands du Canada et des Etats-Unis sont impliqués dans l’aftairc.L’enquête menée par le percepteur Malone el le chef du service secret Flynn, a révélé que $700,000 de diamants avaient été importés en contrebande.Le gouvernement américain a, de enses, que le futur empereur se tfuserait d’approuver.L’Allemagne a décidé d’attendre ! de voir le lour que orendront les Tenements, bien que l’on compren-e parfaitement que les beaux jours e l’alliance austro-allemande sont flssês et que la confiance ne règne lus entre Vienne et Berlin.L’Au-‘iohe n’a ni argent, ni temps à oer-re.ni soldats à fournir à l’Allc-lagne.File comprend fort bien lie le protectorat qu’elle exerce hr la Serbie et l’Herzégovine sont bur elle la source de dangers de Hiles sortes: c’est donc pour l’Au-'iche-Hongrie une question de vie h de mort.T-ns hommes d’Etat autrichiens l'éfèreraient encore la Serbie à Allemarrnn.et non sans raison, ce ni probablement amènera In fin rochaine de la triple alliance.ANGLETERRE .ES SUFFRAGETTES A EDIMBOURG Edinbourg, 7.— Les suffragettes *nt profité de la visite du roi et de B reine, pour organiser une tnani-estation à leur manière.Elles ont enté de faire parvenir au roi une mile de pamphlets et de brochures, .a police a éloigné les manifestan-es.On a retrouvé, parmi ces paliers, une boule en papier qui de-ait être lancée au roi et qui con-enait un message destiné à prouver George V que les femmes vont tre persécutées parce qu’elles dé-endent leur liberté.AMENDEMENTS AU HOME RULE .E BILL RELATIF A L’EXCLUSION DE L’ULSTER, A ETE ADOPTE EN DEUXIEME LECTURE PAR UN VOTE DE 273 A 10.Londres, 7.— La motion de rejet lite par lord Willoughby n’a été ap-Uyéc que par dix lords.Le bill mendant le bill do Home Mule « été dopté en_ seconde lecture par un ote de 27,3 à 10.Lord Lansdownc I la plupart des unionistes ont voté vec le gouvernement afin de pou-nir amender en comité la mesure linistériclle.Neuf orateurs prirent art au débat.Lord Roberts a donné u.x ministres un grave avertissc-icnt.H a déclaré que l’emploi de la i>rce dans TUlster entraînerait la nine de l’année.Lord Crewe n’a as voulu dire à lord Curzon, jus-u a quel point le gouvernement de uncert avec l’opposition serait prêt transformer le bill en une mesure susceptible d’éviter la guerre civile.Les amendements officiels que les unionistes ont présentés après le vote ont trait à l’exclusion perpétuelle de toute la province de l’Ulster.Ils enlèvent au lord-lieutenant l’autorité sur l’Ulster pour la donner au secrétaire d’Etat.Ces amendements seront discutés en comité mercredi, et le bill sera probablement envoyé à la Chambre des Communes dans quinze jours.LE DEBAT Londres, 7.—- Lord Roberts, au commencement de son discours, se demande comment il se fait que l’on puisse aujourd’hui redouter l’insubordination de l’armée.I.a raison, c’est que la crise actuelle n’est pas une crise purement politique.Des principes d’un ordre plus élevé, sont en jeu.L’orateur rappelle au gouvernement l’avertissement qu’il lui a donné.Mais il parlait à des sourds.On n’a pas voulu croire que l’emploi de la force contre l’Ulster signifierait la destruction de l’armée.Il réitère ses avertissements.“Je parle en soldat, dit-il, et je vous dis que l’armée refusera de combattre des hommes coupables d’un seul crime, de vouloir continuer à faire partie d’un gouvernement qu’ils aiment et res-pectent”.Le comte Meath, un lord unioniste irlandais, pense comme lord Lansdownc qu’il faut chercher à tirer le meilleur parti possible de la mesure.Il exprime l’avis que la présence de 300,000 hommes armés en Irlande doit engager les deux partis à réfléchir, fl espère que l’on adoptera le projet de conférence propose par l’archevêque de York.Lord Crewe, au nom £1LL|TJ COMPANY LIMITED -, Toronto ont ko"ti>EJ UNE ACTION ENTRE HALIFAX ET CHARLOTTETOWN UN CABLE SOUS-MARIN REUNIT MAINTENANT LES DEUX VIL-LES ET PERMET LES COMMUNICATIONS TELEPHONIQUES.EN LICITATION (De notre corxeïïiorflant) Québec, 7.— M.le sénateur Choquette a pris contre M.J.-A.Rousseau, de Sainte-Anne de la Pérade.une action au montant de $190,000 en licitation et partage de la propriété de la Boston Asbestos Co., que M.Rousseau avait achetée en son nom et au nom de M.Choquette.La poursuite a été prise par le jureau Choquette, Galipeault, Saint-Laurent, Lafertc et Métayer.insurgés.Il a tenté hier un dernier effort avec l’aide de 500 volontaires, qui sont arrivés de Trieste sur un paquebot autrichien.Si les insurgés attaquent Durazzo avant dimanche, les volontaires en question arriveront probablement trop tard, pour prêter main forte au prince de Wied.Vienne, 7.— Une polémique s’est engagée ici au sujet des scenes regrettables qui ont accompagné l'enterrement de l’archiduc François-Ferdinand et de sa femme.Les principaux journaux de Vienne rapportent que la réception des corps a Poechlarn, de l’autre côté du Danube, a été un véritable scandale.Un terrible orage a dérangé toute la cérémonie et fait perdre aux assistants toute bienséance et tout respect.Tout le monde chercha en hâte à se soustraire à une pluie battante; les cercueils furent transportés, à toute allure et sans le moindre ménagement, dans la salle d’attente de la gare et déposés là sans façon, sur le sol pavé, où ils restèrent deux heures entières.Pendant ce temps, les pompiers, qui devaient assister les gendarmes dans la formation du cortège, firent apporter de la bière et des saucisses et se restaurèrent placidement à deux pas des cercueils.Les plus hautes personnalités ne se gênèrent pas plus; pour passer le temps, en attendant que la pluie cessât, on en voyait qui fumaient leur cigare ou leur pipe à côté du cercueil renfermant le cadavre du défunt héritier du trône.Un journal de Vienne assure que, dans cette salle d’attente, les actes des assistants, le tumulte et les paroles donnaient l’impression du tohu-bohu d’une foire de campagne.MEXIQUE DOUGLAS REMIS _EN LIBERTE A LA SUITE D’UNE ENQUETE FAITE PAR M.THEODORE HAMM, CONSUL AMERICAIN.El Paso, 7.— M.George Saint-Clair Douglas, sujet anglais retenu prisonnier par les constitutionnalistes à Zacatecas, a été remis en liberté hier, à la suite d’une enquête conduite par M.Théodore Hanim, consul américain a Durango, sur les accusations portées contre M.Douglas.On a prouvé que l’accusé n’avait pas fourni d’informations aux troupes fédérales lors de la prise de Zacatecas.Tandis qu’à Torréon on dit que toutes les difficultés ont été aplanies au cours de la conférence qu’y onl tenu les factions rebelles, il esl rumeur à El Paso que les négociations sont rompues entre Villa et Carranza sans espoir d’une reprise prochaine.M.John Sillitnan a déclaré, hier soir, qu’il avait convenu avec les chefs constitutionnalistes d’épargner la vie du président Huerta au cas I où Mexico tomberait aux mains des rebelles.M.Sillitnan retourne à Saltillo en ! qualité de représentant des Etats-! Unis.Halifax, N.-E,, 7.— Halifax et I Charlottetown peuvent se parler maintenant par téléphone, au moy-| en du câble sous-marin qui vient d’etre jeté à travers le détroit de Northumberland par le gouvernement canadien.Ce service a été inauguré hier par sir Robert Borden qui, pendant dix minutes, a causé d’Halifax avec M.Mathieson, premier ministre de l’Ue-du-Prince-Êdouard, qui se trouvait à Charlottetown- Ce câble dans lequel sont enfermés les fils du téléphone a une longueur de dix milles; il relie Pictou aux Wood Islands, à quarante milles de Charlottetown.Sir Robert et Lady Borden partiront pour Ottawa au cours de cet après-midi.LA COMMISSION DESDOMINIONS Ottawa, 7.— La liste des membres de la Commission Royale des Dominions, qui siégera dans les principales villes du Canada en août et septembre prochains, contient les noms suivants: Président, sir Edward Vincent, sir Alfred Bateman, sir Riden Haggard, le célèbre romancier, sir George Foster, sir Jan et Lady Lan-german, M.et Mme T.Garnett, M.et Mme W.Lorimer, M.et Mme Joseph Tatlon, M.Donald Campbell, l’hon.E.R.Bowring, l’hon.J.R.Sinclair.M.E.J.Harding, secrétaire de la Commission, M.W.H-Green, M.Glènny et M.Bridgman.La question la plus importante nui sera étudiée par la Commission, durant son séiour sur le sol canadien.sera celle des taux de fret maritime.L’ARCHIDUC ET LE C.P.R.Berlin, 7.— Depuis la mort de l’archiduc Ferdinand, il s’est fait des révélations intéressantes au sujet de la part que l’héritier du trône a prise, dans l’arrestation de Samuel Altmnnn, l’agent du Pacifique, accusé d’avoir encouragé la désertion des jeunes conscrits autrichiens.D'après des renseignement: recueillis à Vienne, Altmann aurait été atrèté à l’instigation de l'archiduc lui-même.Ce dernier qui avait entrepris de réorganiser l’armée et la marine, était convaincu que l'état précaire de l’armée était dû à l’émigration des jeunes gens capables de faire de bons soldats et de bons matelots.Les amis de M.Altmann ont en leur possession un document, dans lequel le ministre de la guerre autrichien avertit les cours civilles qu'AHmann doit être condamné à tout prix.ALBANIE UNE SITUATION DESESPEREE LE PRINCE GUILLAUME DE WIED EST PRET A ABDIQUER COMME SOUVERAIN D’ALBANIE.— L’ATTAQUE DES INSURGES.San Antonio, Texas, 7.—John R.Silliman, qui fut emprisonné par les fédéraux, alors qu’il était vice-consul américain, à Saltillo, demandera aux rebelles d’épargner Huerta, si la ville de Mexico venait à tomber aux mains des rebelles.M.Silliman retourne à Saltillo comme représentant des Etats-Unis, aux quartiers généraux du général Carranza.Il a lui-même fait cette déclaration ce soir.Torréon, 7.—A l’issue de l’entrevue de Carranza et de Villa, on a déclaré que toutes les questions traitées avaient été réglées à l'amiable et que, sans aucun doute, la conférence aura de bons résultats pour la cause constitutionnaliste.Quelques détails restent encore à déterminer, mais ils sont de peu d'importance.El Paso, 7.—On rapporte (pie la conférence entre Villa et Carranza j est à une phase critique.On dit que ; presque tous les membres du cabi-! net de Carranza et tous les aviseurs j de Villa ont été requis de démis-I sionner.On rapporte que le général Carranza a publié une ordonnance, expulsant de son armée le général Felipe Angeles.Ce serait une revanche contre Villa, qui a confls-j que les fonds nationaux et empri-j sonné des partisans de Carranza, à i Juarez.Angeles a été obligé de quitter ! son poste de secrétaire de la guerre ! dans le cabinet de Carranza.On dit ) que les délégués de Carranza à i Torréon ont demandé sa démission.CHINE LA SITUATION EN CHINE MARINS TURBULENTS (De notre torrespondant) Québec 7.— Pour célébrer le dernier jour qu'ils passaient à Québec, samedi soir, une Irentaine de matelots de l’“Essex” n’ont pas cru devoir mieux faire que de se battre entre eux dans une buvette du marché Finlay, à la Basse-Ville.Il fallut pour ramener les turbulents à la raison appeler la patrouille du bord qui les conduisit sur le croiseur où ils furent mis aux fers.Lorsque les marins sont retournés à bord, samedi soir, pour le départ.on a constaté que près d’une vingtaine manquaient à l’appel, et avaient déserté.AU PARC DOMINION Le sixième pique-nique annuel de l’Association des Employés des Postes de Montréal, commencé la semaine dernière, se continue tous les jours au Pare Dominion et reçoit beaucoup d’encouragement du public montréalais.M.Lapointe, secrétaire de l’Asociation, a déclaré hier soir que l’assistance est la plus considérable qu’il y ait eu depuis l’établissement de ce festival, et si In température se maintient au beau, les recedes seront magnifiques.La tombola, dirigée par PAssocia-tion, reçoit à chaque soirée un grand nombre de visiteurs qui en sortent avec des prix de valeur.Les kiosques où l’on vend des rafraîchissements sont très achalandés.Il est bon de rappeler au publies que les recettes entières du festival sont consacrées au soutien des veuves et des orphelins des membres de l'Association.Le festival ne se terminera que le 11.Le programme du vaudeville esl très intéressant cette semaine.Mademoiselle Houston a charmé l’auditoire par ses jolies chansons et sa danse entraînante."I.a Création du Monde” intéresse toujours te publie.Le Jardin Zoologique est une magnifique collection d’animaux et d'oiseaux vivants.Le programme musical « été spécialement préparé pour le pique-nique des facteurs.Rome, 7.— Des dépêches reçues hier de Durazzo représentent la situation du prince Guillaume de NViod comme désespérée.Des désertions se produisent constamment parmi les troupes du gouvernement qui défendent la ville.Plusieurs déserteurs se sont emparés d’un canon et sc sont joints aux insurgés.Le prince n'attend plus pour ab-fllquet qu’une autre attaque de la ville par les insurgés.Us occupent déjà les collines situées de chaque cote de la ville, excepté la côte faisant face à la nier, qui est gardée par une flotte internationale, pour permettre au souverain de fuir.Ce dernier, cependant, refuse d’abdiquer ou de fuir jusqu’à ce que l)u-ou aon autorité seule s'exerce actuellement tombe aux mains des Londres.7.Le nombre des auditeurs qui onl entendu In conférence donnée par le Dr Morrison, devant In Chambre de Commerce, hui la situation actuelle en Chine, atteste l'intérêt suscité par les affaires de la Chine.L'orateur nie que la Chine soit en proie à l'anarchie.Les travaux publies étendus qui se font donnent du poids à l’autorité du gouvernement.H affirme que la constitution du pays est éminemment propre à mile passer le peuple du regime d'un gouvernement autocrate au régime d un gouvernement représentatif.M.Morrison a démontré que la Chine percevait avec succès des droits.11 avoue que des emprunts téméraires ont compromis le crédit du pays, mais cette année un emprunt de 4,635,000 de livres sera éteint.SPECIAUX POUR _____PAQUEBOT Pour correspondre avec l'“Kir press of Britain” qui doit partir d Québec jeudi, le 9 juillet, un Irai spécial comprenant des wagons d première classe et des wagons-lit quittera la gare Windsor à 8.30 p.m mercredi, le 8.Un train spécial pai tira à 10.00 a.ni.jeudi; il compreti dm des wagons de première, dr wagons-buffet et salons.Les deux trains se rendront jus qu’aux côtés du navire.r.Petit Carnet POUR L'EU HOP L'inspecteur O’Keefe, de la po est parti ce matin pour l’Inlandi bord du "Victorian .L’inspecteu obtenu un congé de doux mois j tiler revoir son pays natal.L’INDUSTRIE 1 DE LA PECHE ELLE EST GRAVEMENT MENACEE | EN BRETAGNE.— FERMETURE DES USINES DE CONSERVES.Nantes, 7.— La crise sardinière en Bretagne menace d’avoir pour conséquence la fermeture de plusieurs usines.Déjà, la maison Saupiquet a donné le signal du mouvement en | fermant son usine de Concarneau.| pour en ouvrir une à LaRochelle.Voici, à ce sujet, les importantes déclarations qui ont été faites par la direction de l’usine Saupiquet; “A la fin de l’exercice de pèche de 1913, en présence de la situation très délicate qui nous était faite par les pêcheurs, nous avions décidé de fermer notre usine de Concarneau si des troubles se produisaient en 1914.Depuis quelques semaines, ces trôu-bles s’étant manifestés, nous avons fait savoir à notre personnel que nous ne rouvririons pas Pusine, et nous en avons immédiatement ouvert une autre à LaRochelle.Celle-ci fonctionne admirablement, est abondamment approvisionnée et ignore les discussions avec les pêcheurs.“La fermeture de notre usine de Concarneau n’a pas été sans impressionner les pêcheurs; pourtant ce n’est que le commencement d’un mouvement auquel nous songeons depuis longtemps.Nous avons des usines à Douarnenez, à Camaret, à Kéri-ty, à Port-Louis, à Belle-Isle; nous les fermerons, plutôt que d’y travailler pour rien.Nous irons nous installer ailleurs, et nous serons suivis, nous en sommes sûrs, par beaucoup de fabricants.“Avons-nous abandonné Concarneau sans esprit de retour?—Non; mais nous ne rouvrirons nos usines que si les pêcheurs se montrent moins intransigeants.” La direction de l’usine Saupiquet déclare en outre qu’elle est décidée à s’organiser pour pratiquer elle-même sa pèche et qu’elle a déjà commencé à LaRochelle.Enfin elle est résolue à maintenir l’achat du poisson au poids et non au mille, ce qui fait actuellement l’objet de discussions nouvelles.La direction termine ainsi ses déclarations: —Les pécheurs ont tort de refuser obstinément la vente du poisson au poids, comme iis ont tort de demeurer réfractaires aux nouveaux modes de pêche.Voyez-vous, les fabricants sont las, leur patience est à bout et les pécheurs pourraient bien payer cher leur entêtement.COMMISSION DES LICENCES LV X CJlJI L.OC IJ J I par M- I).R.Murphy, C.R., a de mandé hier le transport de sa li cence, 111 Craig Est, au numén 499, Mont-Royal Est.Le révérend Père Ouellette, pré tre du Saint-Sacrement, s’est oppo sé à cette demande par l’intermé rliaire de son avocat, M.Albert Thé berge, de la société légale Théber ge et Germain.Les deux avocats ont argué Ion guement en faveur de leurs clients et les commissaires ont enfin déci dé d’ajourner la cause à lundi prochain, afin d’entendre plusieurs autres témoins importants.La requête de M.Joseph Lange-vin, gérant de l’hôtel Saint-Antoine, demandant une licence d’hôtel aux numéros 266-266A, Saint-Antoine, a été aussi remise à une huitaine, à la demande de M.William Patterson, C.R., représentant de la “Dominion Alliance”.LEGAGNFUX S’EST TUE Saumur, France, 7.—Georges Le-gagneux, l’un des plus célèbres aviateurs de France, s’est tué hier en tentant d’exécuter une double boucle dans les airs.Legagneux venait de terminer la seconde boucle, lorsque l’hélice se brisa et le biplan tomba dans la Loire.On croit que Legagneux a été tué sur son appareil même par un éclat de fer.Depuis 1908, Legagneux est fameux parmi les aviateurs.En 1910, il accomplit une envolée de Paris à Bruxelles, et il établit plusieurs fois des records mondiaux d’altitude.L'an dernier, à Saint-Raphaël, il monta jusqu’à 20,295 pieds.AUBAINS EN CONTREBANDE Niagara, Ont., 7.— Les fonctionnaires de l’immigration, aux Etats-Unis, ont retenu trente-quatre Bulgares à la maison de détention de la dixième avenue.Us veulent empêcher ces étrangers de traverser la frontière entre Lewiston et Youngstown.Les fonctionnaires ont fait la garde pendant les deux dernières nuits et ont fait trente-quatre arrestations.f.es térnngers ont tenté de se diri-riger en chaloupe à gazolinc, mais l'inspecteur Baldwin les a aperçus et leur a donné lu chasse.Les contrebandiers ont réussi à prendre terre, mais onl élé cernés.Vingt-cinq ont été pris LE Dr PYNE EST DECEDE Toronto, 7.—Le docteur Albert Roberts Pyne, analyste du gouvernement canadien, et frère de t hon.Pyne, ministre de l’Instruction publique.est mort hier soir.Le docteur Pyne a succombé à une attaque de paralysie.Il était âgé de 65 ans et était né en Irlande.Le docteur Pyne était gradué de ITnivcrsité de Toronto, en 1887.Son grand-père, son oncle et trois de ses cousins, pratiquant en Angleterre, font tous ’partie de la profession médicale.Le docteur Pyne était versé dans la chimie analytique et la botanique pratique.FUMEZ LES CELEBRES CIGARETTES EGYPTIENNES "VAFIADIS” AU MAGASIN GOOD WINS Très très nouveaux parasols de soit Valant de 4.00 à 5.50 pour 2.49 La dame, chargée d’acheter nos parasols, est une experte ; personne, mieux qu’elle, ne connaît la valeur du tissu, la joliesse des formes, la qualité et la richesse des montures.Elle a elle-même choisi ceux-ci, qui sont assurément une preuve de son bon goût.Ils sont en soie et tous différents, mais ils forment une des meilleures collections que nous ayons jamais offertes.Vous n’avez qu’à venir les voir et vous direz que c est Vrai.Prix .2.49 chacun MOISfeTpe» A VENDRE Deux superbes automobiles Jack Rabbit Apperton 4 et 6 cylindres, ayant servi de démonstrateurs.Ces machines sont comme neuves et seront laissées à un prix de réel bon marché.S'adresser à L’AUTO-GARAGE 373 Ontario Est LES HINDOUS A VANCOUVER L’ARRETE MINISTERIEL REFUSANT L’ENTREE AUX IMMIGRES ORIENTAUX EST MAINTENU PAR LA COUR D’APPEL.Vancouver, 7.— Les autorités de l’immigration ont eu gain de cause à la Cour d’Appel, contre Hunshi Singer, dans la cause des passagers du “Komagata Maru”, La cour a maintenu hier unanimement l’ordre-en-conseil du gouvernement refusant l’entrée au pays aux Hindous ne venant pas directement de leur pays natal, ne possédant pas $200, et n'étant pas cultivateurs.On pourra donc, d'après ce jugement, refuser tous les Hindous qui ne se sont pas soumis à cet ordrc-cn-eonseil.On ne sait si le.s Hindous appelleront.Vancouver, C.A., 7.— On ne croit pas que les Hindous en appelleront du jugement de la cour d’Appcl.Les Hindous de Vancouver ne peuvent supporter les dépenses énormes que leur cause la detention du “Komagata Maru”, avec ses passagers.Si les Hindous se décident d’en appeler ils pourront aller tout de suite devant le Conseil Privé, sans passer par la Cour Suprême du Canada, qui ne siégera qu’en octobre prochain.D’un autre côté, il est fort douteux que les Hindous gagnent du temps en allant directement au Conseil Privé.La limite du temps accordé pour présenter les causes qui seront entendues en octobre cl novembre, au Conseil Privé, se termine le 20 juillet.La cour n’a accordé aucune suspension des procédures, et l’on' ne et dit pas qu'elle l'accorde, même si ou le demandaiI.Le jugement et la continuité des procédures ne permettent pas d'empêcher l'inspecteur Keid de déporter les Hindous.Vancouver, (i.A., 7.— Malgré l’ultimatum du consul japonais Hou, les Hindous ont refusé de recevoir à bord du “Komagata Maru” les “cinq traîtres”.Le consul veut que le navire retourne sous le contrôle du capitaine Yamamoto.L'INCIDENT SEMBLE CLOS Ottawa, 7.— Les cours de la Colombie-Anglaise ont maintenu la décision des officiers de l’immigration qui ont empêche les Hindous du “Komagata Maru” de débarquer au pays et la question revient a sa première phase.C'est aux propriétaires mêmes du navire à voir que leurs passagers soient ramenés dans l'Inde puisque l’entrée du Canada leur est Interdite.Au déparlement de In Justice ici l'on ne emit pa* qu'un appel de cette dérision soit possible cl le Jugement des cours de la Colombie-Anglaise règle la question, pour ce qui est des autorités de l'immigration du moins.GRATIS Sur réception de 5c.seulement, pour payer les frais de poste, nous enverrons gratuitement notre magnifique catalogue français illustré d'articles de MAISON, TOILETTE.LI-BRAIRIE, BIJOUTERIE, NOUVEAUTES, TRUCS.LIVRES.OBJETS DE PIETE, etc.Ce catalogue devrait être dans chaque famille.Nous vendons à des prix plus bas que partout ailleurs et nous payons les frais de poste.CIE DE POURVOYEURS UNIVERSELLE, LTEE.Dépt.C, 61 Saint-Jacques, Montréal, Can.UNE IDEE DE LA MODE DU JOUR t45B- Blouse pour Hume, fi grandeurs de an A 4(t pouces, de Buste, 2 verges 1-4 en 44 pour ,'lfi de buste.Envoyé* -r ronpon anrAs (nie vous l'nurra retnpJ1.au RAYON PUS PATRONS AU DEVOIR , avec 1(1 sous, soit en timbres ou en argent el le patron rl-dessus vous sers envoyé quelques Jours après. VUL,.V.— INO.157 LE DEVOIR, MONTREAL.MARDI, 7 JUILLET 1914 6 COURRIERS PROVINCIAUX (D«« VILLE DE QUEBEC UN ORAGE ELECTRIQUE.Un violent orage électrique, accompagné ûe grêle, s’est abattu, dimanche, sur la région du lac Saint-Joseph.La foudre a tombé en plusieurs endroits, mais sans causer de dommages.On craint que la grêla n’ait fait beaucoup de tort au grain et aux légumes.LES ECOLES D’AGRICULTURE.Québec, 7.—Les membres du comité des écoles d’agriculture sont allés, aujourd’hui, faire leur visite annuelle à l’école d’agriculture de Sainte-Anne de la Pocatière, dont M.l’abbé Noël Pelletier vient d’être nommé directeur, en remplacement; de M.l’abbé 0.Martin, démissionnaire.LE CAPITAINE OSBORN.du Au nombre des passagers “ Victorian ”, qui est arrivé samedi, se trouvait le capitaine Creagh Osborn, qui se rend à Saint-Jeaq, Ter-reneuve, avec les appareils nautiques nécessaires pour la travresôe aérienne de l’Atlantique par le ballon “ America ”.Le capitaine Osborn est parti, hier, pour Saint-Jean.Les appareils qu’il apporte sont évalués à 82,000.L’“ America ” entreprendra sa périlleuse tentative dans quelques jours, de Saint-Jean, et on compte qu’à moins d’accidents, il atteindra les îles Açores, de l’autre côté de l’océan, en 20 heures.LES “ BOYS SCOUTS ” ET LES ETRANGERS.Les “ Boys Scouts ” de Québec ont formé une escouade de guides pour conduire les touristes dans la ville et aux environs.Ces guides Sont divisés en deux classes, l’une dont les membres peuvent donner des renseignements historiques et conduire les étrangers au Cap Rouge et à Sainte-Anne de Beaupré, et l’autre capable de faire visiter la ville et de for,::r' ’ les renseignements historic es nécessaires.Chaque guide sera porteur d’un certificat portant sa propre photo-, graphie.M.L’ABBE PELLETIER.M.l’abbé Joseph Pelletier, du Séminaire de Québec, qui est allé à Rome pour compléter ses études de chant grégorien, a passé brillamment ses examens à l’école pontificale de chant grégorien.M.Pelletier sera de retour à Québec au commencement du mois d’août.James Petrie, accusé par Bramen d’être son complice dans le vol, s’est livré à la police hier soir.Tous deux sont en prison.O’Leary a été blessé dans une chambre au No 126 rue Saint-Patrice, Il arrêtait Bramen sous l’accusation d’avoir volé $lôü à la pharmacie Mowatt.Bramen tira deux coups d’un revolver calibre 32, et une des balles a pénétré dans le côté de l’agent, près du coeur.POUR LA BAIE D’HUDSON.Halifax, N.E., 7 — Le navire “Acadia”, préposé au lever des plans des côtes, a mis à voile hier .pour la Baie d’Hudson, avec le capitaine Anderson et un nombreux • entourage du département de l’Hydrographie d’Ottawa.Le vapeur arrêtera au cap Chidley et fera la levée des côtes du détroit d’Hudson.Le vapeur “Sheba”, de Sunderland, Angleterre, qui a été acheté par le gouvernement canadien, est arrivé hier.Il servira à transporter des hommes et des matériaux à Port Nelson.UN CONGRES PEDAGOGIQUE Il s’eét ouvert à Hull hier soir, pour les institutrices de la région de Hull et d’Ottawa.—Deux cents personnes y assistent.— Discours de Mgr Routhier et de M.de la Bruère.PROV.DE QUEBEC VOYAGE DE REPOS.Lac La Tortue, Qué., 7r—Le Rév.P.Boulay, curé à Saint-Théophile du Lac, doit, ce jour même, partir pour un voyage de repos dans sa famille et au Saguenay, après une maladie d’un mois./ ONTARIO Y A-T-IL EU CRIME ?Toronto, 7.—Une enquête spéciale sera faite au sujet de la mort de MA James Knowles, fils du Révérend Robert B.Knowles, de Toronto, décédé à Porcupine, le 19 juin dernier.Il paraîtrait que quelques jours avant sa mort, M.Knowles aurait été assailli par un citoyen en vue de Porcupine, et que la mort serait due aux coups qu’il a reçus.ACTE DE VANDALISME.Welland, Ont., 7.—La tombe de Mme Barnes, décédée il y a huit mois, a été violée, il y a quelque temps.Dernièrement, un crâne humain fut retrouvé dans un champ voisin.Une enquête sera ouverte à ce sujet.DANS L’OUEST LES RECOLTES.Winnipeg.7 — Le concours du “Manitoba Free Press” afin de connaître l’état des révoltes dans l’Ouest, a donné de superbes résultats.L'année sera excellente et les cultivateurs sont des plus encoura-' gés dans les trois jeunes provinces.PAS D’ELECTIONS.Victoria.C.A., 7 — Le premier ministre McBride a donné un énergique démenti à la rumeur laissant croire qu’il y aurait des élections f>rovinciales au mois d’août.Le parement tiendra encore deux ses^pns avant d’en appeler au peuple.LE COSTUME DES PRISONNIERS.Winnipeg, 7 *— Le grand jury des assises, dans son rapport au gouvernement, propose d’enlever la tunique de forçat aux prisonniers de bonne Corijduite qui sont employés en dehors des murs du pénitencier.PROV.MARITIMES IL SE LIVRE A LA POLICE.Saint-Jean, N.B.7 — L’agent de paix Frank O’Leary, qui a été blessé par une balle de revolver en arrêtant George Bramen, âgé de 22 ans, accusé de vol avec effraction, est encore vivant à l’hôpital Général ici et les médecins croient qu’il n une légère chance de se réchapper.L’ABOLITION DU COMMISSAIRES.BUREAU DES Ottawa, 6.— Dans une lettre violente au conseil municipal, hier soir, le maire McVeity demande l’abolition du bureau des commissaires, qu’il dit être une institution nuisible au bon gouvernement municipal.Cette demande ne fut pas prise en considération, hier soir, parce que le maire n’assistait pas à la séance, pour protester contre le rétablissement à son poste du gardien de l’hotel de ville, qui avait été trouvé sous l’influence de la boisson, dans J’exercice de ses fonctions.TUE DANS UN ACCIDENT D’AUTOMOBILE.Toronto, 7.—Mlle Ella Margaret Cameron Waller, 16 ans, fille de M.Cameron Waller, principal du “Huron College ”, de London, Ont., a été tuée, hier, à Toronto, au cours d’un accident d’automobile.M.Waller et sa fille étaient à visiter la ville, en c mpagnie de quelques amis, lorsqu’à la traverse de l’avenue McLellan, l’auto fui frappée par un train du Pacifique.La jeune fille fut transportée à l’Hôpital Général, où elle sucomba en arrivant.Aucun autre des occupants de la voiture ne fut blessé.L’auto a été fortement endommagée.UN CONSERVATEUR ELU DANS LAMBTON.Forest, Ont., 7.—L’officier rapporteur Kerr, dans son rapport au procureur général, déclare que le Dr J.B.Martin, conservateur, set élu dans Lambton Est.avec 9 voix de majorité, sur M.R.J.McCormick, (De notre correejîyudnntl Hull, 7.— Hier soir â la salle paroissiale Notre-Dame de Hull, s’est ouvert le premier congrès pedagogique des institutrices de la région de Hull et d’Ottawa, partie de la province de Québec.A huit heures, près de deux cents congressistes dont environ soixante et quinze religieuses, étaient rendues à la salle du congrès pour l’ouverture solennelle.L’hon.M.Boucher de la Bruyère, surintendant de l’Instruction Publique de la province de Québec, ouvrit la séance.Mgr Routhier, administrateur du diocèse d’Ottawa, assistait, ainsi que le R, P.Guertin, O.M.I-, curé de la paroisse Notre-Dame de Grâce, où se tient le congrès.M.l’abbé S.Corbeil, principal de l’Ecole Normale de Hull, les membres de la Commission Scolaire de la ville, M.Henri Saint-Jacques, ex-inspecteur des Ecoles Bilingues de la province de Québec, et M.A.Latour, professeur gradué de la Faculté d’Educa-tion de la province d’Ontario.La séance s’ouvre par la présentation d’une adresse lue par une institutrice de Hull, Mlle Lorette Myre, au nom des congressistes.Cette adresse cemiient une délicate allusion à la situation précaire des Canadiens-français de l’Ontario et, cette sympathie venant des institutrices de la province de Québec, sera certainement très sensible à toutes les institutrices de la province de l’Ontario.Mgr Routhier répond le premier à cette adresse et remercie les congressistes du bon accueil qu’elles font au représentant de l’archevêque du diocèse et les assure de la parfaite sympathie du premier pasteur à l’égard de leur oeuvre.Monseigneur félicite M.de la Bruère de l’honneur que vient de lui conférer le Pape à la demande de Son Eminence le cardinal Bégin et forme des voeux pour que la province de Québec possède encore longtemps re un truction publique.Il esl heureux que cette marque d’appréciation ait été conférée à un grand éducateur et à un grand ami de l’miucation.Mgr exprime sa joie cfe la tenue du congrès à Hull, qui est le premier tenu dans le diocèse d’Ottawa, et assure les congressistes de la bénédiction paternelle de Sa Grandeur Mgr Gauthier.Mgr Routhier félicite ensuite les Normaliennes de Hull de leur esprit de travail, de vertu et de conduite très chrétienne et très exemplaire, et termine en faisant des voeux pour le plus complet succès du congrès et en adressant ses remerciements à M.de la Bruère pour son initiative en obtenant la tenue d’un congrès pédagogique à Hull- COMPAGNIE DES TRAMWAYS DE MONTREAL HORAIRE DU SERVICE SUBURBAIN POUR 1914.messm Ser- I M.Boucher de la Bruère, surintendant de l’Instruction Publique de la Province de Québec, prononce ensuite son discours d'ouverture.Faisant allusion aux paroles d'une religieuse à une assemblée de jeunes filles ft qui die adressait la parole et qui leur disait qu’elle voudrait voir autant d’élues qu’elle voyait de têtes dans l’assistance.M.de la Bruère dit qu’il aimerait qu’autant il y a de têtes dans la salle autant il put compter d’institutrices compétentes et zélées.L’orateur déclare qu’il désirait depuis longtemps la tenue d’un congrès pédagogique à Hull surtout, à cause de la croissance admirable du district environnant depuis quelques années.“Il importe, dit M.de la Bruère, que les institutrices possèdent toutes les connaissances requises pour former et Tesprit, et le coeur, et la volonté de l’enfant confié à leur garde.” L’orateur présente ensuite en son nom et au nom des congressistes des hommages de respect et de gratitude à Mgr Routhier, représentant de l’archevêque du diocèse.Rappelant qu’autrefois Mgr Routhier accompagnait à Rome en qualité de chapelain un régiment de zouaves qui s’en allait à la conquête de la liberté du représentant de Dieu sur la terre, il dit que ce soir encore il a devant lui un bataillon de braves d’un autre genre, le bataillon de celles qui travaillent à la conquête des coeurs et des intelligences des petits enfants de la province.Après avoir remercié les bonnes religieuses de l’Ecole Normale du bon conseil qu’elles ont fait à toutes les congressistes et avoir adressé ses félicitations aux institutrices de la région d’être venues en aussi grand nombre passer une semaine pour entendre causer des méthodes d’enseignement alors qu’elles viennent à peine de commencer leurs vacances, M.de la Bruère explique le but du congrès.“Le but de ces assises, dit-il, est ., n , I de faire donner des conférences aux mgtemps dans M.de la Bruè-1institutrices par des professeurs d’ex-sunntendant dévoue de l ins- périence sur les matières de l’enseignement et les faire bénéficier de l’expérience de leurs devanciers dans l’enseignement.C’est aussi pour leur faire donner des conseils pratiques sur la direction des .écoles et pour élever les enfants.L’enseignement ne consiste pas seulement en LACBINE.— Du Bureau de Poste vice de i— 10 min.de 5.40 a.m., à 8.00 a.m.30 min.de 8.00 a.m., k 4.00 p.m.10 min.de 4.00 p.m., k 710 p.m.20 min.de 7.10 p.m., à 12.00 minuit.DE LACBINE—Service de 20 min.de 5.80 e.m., à 5.50 a.m.10 min.de 5.50 a.m., à 0.00 a.m.20 min.de 0.00 a.m., b 4.00 p.m.10 min.de 4.00 p.m., b 8.00 p.m.20 min.de 8,00 p.m.b 12.10 a.m.Dernier tramway extra b 12.50 a.m.EAtTLT - AU - HECOLLET ET SAXNT-VIXCENT-DE-PAUL.— De Saint-Denis k Saint-Vincent.Service de 20 min.de 5.20 a.m., b 6.00 a.m.10 min.de 6.00 a.m., b 8.00 a.m.20 min.de 8.00 a.m., b 4.00 p.m.10 min.de 4.00 p.m., b 8.00 p.m.80 min.de 8.00 p.m., b 11.30 p.m.Tramway pour Henderson seulement 12.00 minuit.Tramway pour Saint-Vincent .12.40 a.m.DE SAINT-VINCENT A SAINT-DENTS.— Service de :•— DE L’AVE.VICTOHIA.—Service de 20 min.de 5.30 a.m., b 6.30 a.m.10 min.de 6.30 a.m., b 8.30 a.m.20 min.de 8.30 a.m., b 4.30 p.m.10 min.de 4.30 p.m., b 8.30 p.m.30 min.de 8.30 p.m., b 12.00 a.m.Tramway de Henderson.12.20 a.m.Tramway de Saint-Vincent .1.10 a.m.CARTIERVILLE.—De Snowdon Jet.—Service de :— 20 min.de 5.20 a.m., b 10.40 p.m.40 min.de 10.40 a.m., b 12.00 minuit.DE CARTIERVILLE.— Service de 20 min.de 5.40 a.m., b 11.00 p.m.40 min.de 11.00 p.m., b 12.20 a.m.MONTAGNE.—De l’Ave, du Parc et Mont-/ Hoyal.—Service de :— 20 min.de 5.40 a.m., b 12.00 minuit.DE L’AVE.VICTORIA.—Service de 20 min.de 5.50 a.m.b 12.30 minuit.De l'Ave.Victoria à Snowdon.—10 min.5.50 a.m., b 8.50 p.m.BOUT DE LTLE.—Service de 30 min.de 5.00 a.m., b 9.00 p.m.60 min.de 9.00 p.m., à 12.00 minuit.1 TETREAULTV1LLE.—Service de 15 min.de 5.00 a.m., b 6.30 a.m.30 min.de 6.30 a.m., à 8.30 p.m.FUMEZ LES CELEBRES EGYPTIENNES “VA 7 VOIS” CIGARETTES fierais au gouvernement de leur retrancher les octrois scolaires annuels.Et si une institutrice se faisait dans ces circonstances la complice de ces commissaires, je dis qu’elle devrait être considérée comme une ennemie de sa race et de son pays.“Enseignez les deux langues, très bien, si vous le pouvez, mais enseignez surtout très bien le français.Enseignez à vos enfants non seulement à l’écrire bien, à le parler bien, mais surtout à l’aimer, vous rappelant toujours que le français au Canada fut le véhicule de la foi catholique et de l’évangélisation de ce pays.“L’enseignement de Thistoire du Canada n’est pas moins important.C’est par cet enseignement que vous apprendrez à vos élèves l’amour de la patrie et l’amour de la religion catholique, car l’histoire du Canada fait partie en ce pays de l’histoire de l’Eglise.C’est en français que les missionnaires évangélisaient les sauvages pre-effet de faire apprendre aux enfants miers habitants de ce beau pays, et c’est en français qu’ils prièrent libéral.Il est probable que M.McCormick demandera un second recomptage.IL SUCCOMBE A LA PARALYSIE.Fort William, Ont., 7.—Le capitaine James MeCallister, maître lu port depuis cinq ans, a succombé, hier, à une attaque de paralysie.INSTALLATION COPE.D’UN TELES- Ottawa, 7.—Le Dr W.F.King, astronome du gouvernement, est parti pour Victoria, pour voir à l’établissement d’un télescope, en cette ville.Le télescope sera des plus perfectionnés, et comme la condition atmosphérique de Victoria est très favorable, on s’attend à des observations importantes.EXPEDITION DE RECHERCHES.Sarnia, Ont., 7.— Une dépêche nous apprend qu’une expédition de recherches sillonnera la plus grande partie du lac Huron, dans les environs de Goderich, où doivent se trouver quelques-uns des bateaux qui ont fait naufrage, au mois de novembre dernier.Un navire du gouvernement canadien a déjà rapporté que les épaves des bateaux Wexford, McLean et Cariuthcrs sont échouées près de Naftcl’s Point.les sciences et les éléments de la grammaire, mais son but est surtout de former le coeur et le caractère de ces enfants, de corriger chez eux les défauts de leur nature, à former chez la jeune fille l’ange du foyer et chez le jeune garçonnet l’homme et la chrétien futur.“D’après Mgr Bauquette, l’éducation doit comprendre la formation de tout Thomme, c’est la formation intégrale de l’homme, c’est non seulement l’instruire, mais c’est discipliner sa volonté, régler les mouvements de son coeur.“De là on peut facilement conclure de l’importance de l’éducation à cause de l’influence qu’elle a sur toute la vie de l’homme qui suit ordinairement dans sa vie les enseignements de sa jeunesse.” M.de la Bruère formule ensuite le voeu de rétablissement dans toutes les écoles de bibliothèques scolaires où l’institutrice et les élèves peuvent aller puiser la science et perfectionner leur éducation.Il recommande en premier lieu pour cette bibliothèque scolaire le “Bulletin du Parler Français”, organe de la Société du Parler Français de Québec.“Et puisque je suis à vous parler de la langue maternelle, continue l’orateur, je veux vous demander à vous surtout qui êtes sur les confins de la province et sur les frontières de l’Ontario, près d’une race différente de la nôtre, de veiller avec un soin jaloux sur l’enseignement de la langue maternelle à vos élèves.Conservez précieusement la langue que vous avez apprise entre les bras de vos mères et qu’elle soit toujours votre langue préférée.“Je ne puis comprendre l’opposition de certaines commissions scolaires de ce district à renseignement de la langue, française, et je dois déclarer pour ma part que si, après avis, des commissions scolaires continuaient leur opposition à l’enseignement de la langue maternelle de nos enfants, je deman- pour la conservation de la Nouvelle France.“Enseignez aussi l’agriculture, l’amour de la terre à vos fils de cultivateurs.Parlez-leur souvent des bienfaits de la terre et de la beauté et de l’indépendance de la vocaüon du cultivatetir.” L’orateur évoque en terminant les glorieux souvenirs de renseignement catholique et français dans notre pays.Il montre après les héroïsmes des lout premières heures, “les Pères Récollets sous le fort de Cataracoui et à Détroit enseignant la religion aux petits Indiens et faisant des coeurs français.C’est eux qui nous méritèrent la bénédiction oui nous vaut aujourd’hui la récolte de créatrices de coeurs français dans lout le pays et surtout dans cette partie où il n’y a pas longtemps l’élément anglais orédominait.C’est avec grande joie nue je vois dans Hull, qui fut fondé par des Anglais, et qui fut longtemps délaissé, un congrès français d’enseignement pédagogique.” M.de la Bruère remercia les orateurs de leurs bonnes paroles et clôtura la séance en demandant à toutes les congressistes de se rendre de bonne heure à toutes les réunions du congrès.PAQUEBOTS LESAI I All I llir plus grands ALLAn UNE ROUTE CANADIENNE 3 Départs par Semaine, via le Saint-Laurent.De A LIVERPOOL Québec Celyerlen it juil.13 août Montréal Tunisian 21 juil.18 août Québec Alsatian 30 juil.27 aeùt Montréal Victorian 4 août 1 sept.De A GLASGOW Montréal Seandinarian 11 jûil.8 août Montréal Heaperian 1» i«it.1* «°?4 Montréal Coraiean 25 iu'l- 22 août Montréal Grampian 1 août 23 août POUR LE HAVRE ET LONDRES De Mantréal Ionian .12 juil.1C août De Montréal Sicilian.13 juil.23 août De Montréal Scotian.2C juil.De Montréal Corinthian.2 août S Sept.POUR CABINES RESERVEES.BILLETS, ETC.S’ADRESSER AUX BUREAUX LOCAUX OU AGENCES LOCALES H.& A.ALLAN, THOS.COOK * File.530 Ste-Catherine a 2 rue St-Pierre, 675 Ste-CatherineW.H.HENRY, 2*6 rue St-Jacques.Ouest, MONTREAL HONE et RIVET, 3 Boulevard St-Laurent.CANADA STEAMSHIP UNES Ll M ITC O Mille Iles, Rochester, Toronto, Niagara Falls Service quotidien.—Jours de semaine, 1.00 p.m., quai Victoria; Dimanche, 1.30 p.m., à Lachine par le G.T.R.Québec Tous les soirs à 7.00.Au fameux Saguenay Service express de Montréal.Le S.S.“Saguenay”, mardi, vendredi à 7.15 p.m.Directement aux endroits de villégiature dans Le bas du Saint-Laurent.Les bateaux de Quélieç pour le Saguenay partent à 8.00 a.m., tous les jours.Toronto et Hamilton I,es bateaux partent à 7.00 p.m., les mardis, vendredis et samedis.Bas prix, comprenant lit et repas.Baie de Quinté— Rochester S.S.“Alexandria” le jeudi à 5.00 p.m.du pied de la rue McGill.Bas prix pour les voyageurs.Bureau des Billets—9-11 Sq.Vic.Bureau Général du Fret-M.556, CANADIAN PACIFIC PORTLAND, KENNEBUNK, OLD ORCHARD Ls.Gare Windsor .f9.00 a.m.*9.05 p.m.Ar.Portland .t".55 p.m.*6.30 a.m.Ar.Old Orchard .t8.44 p.m.*7.11 a.m.Ar.Kennebunkport .19.35 a.m.t' ô8 a.m.Service direct de wagons-lits et palais, t Tous lés jours exe.le dimanciie.* Tous les jours.V -— ?SPECIAL POUR PAQUEBOT Départ de la gare Windsor à 8.30 p.m., mercredi, le 8 juillet.LE SPECIAL POSTE ET VOYAGEURS quittera la gare Windsor à 10 a.m., jeudi, le 9 Juillet raccordant avec R.M.S.Empress of Britain Ces trains se rendent directement au quai du navire.CANADIAN PACIFIC Service Trans-.LIGNE DE LIVERPOOL LAKE MANITOBA.23 Juin VIRGINIAN.25 Juin EMPRESS OF BRITAIN .9 Juil.VIRGINIAN.23 Juil.LIGNE D’ANVERS Nouveau service de cabine d’une seule classe, directement au continent (Anvers).Excellente accommodation de cabinet de 3e classe.RUTHENIA.8 Juil.et toutes les quinzaines subséquentes Pour prix et départs s'adresser à tout agent ou a WM.WEBBER, Edifice Dominion Express, Montréal.NOUVEAU SERVICE PAR TRAINS RAPIDES TORONTO-DETROIT-CHICAGO The Canadian No.21 Dép.MONTREAL.8.45 a.m.10.00 p.m.ET, Ar.TORONTO .5.40 p.m.7.85 a.m.“ Ar.WINDSOR .12.10 a.m.2.00 p.m.“ Ar.DETROIT .11.35 p.m.1.30 p.m.CT.Ar.CHICAGO .7.45 a.m.9.05 p.m.“ Wagons à compartiments - Buffet - Bibliothèque - Chars (l'Observation - Chars-dortoirs Ordinaire - Wagons-lits pour Touristes-Chars à Manger sur “The Canadian” via Canadian Pacific, Windsor, and Michigan Central.NOUVELLE LIGNE SUR LE 1 BORD DU LAC POUR TORONTO Vis Belleville, Trenton, Brighton, Colborne, Port Hope, Newcastle, Bowmanville, Oshawa, Whitby.Quitte la gare Windsor A 8.45 a.m.MAINTENANT EN VIGUEUR ROUTE DES LACS VERS L’OUEST Les bateaux quittent Port McNiôholl tônê le« jours, excepte le vendredi et le dimanche.Pour faire raccordement les trains quittent la care Windsor à 10 p.m., 10.50 p.m.la.veille.MSAyx D'tJLL+Em Hetel Wlndtur.Gare* Plat, Vlaer at 6a la Ru* Wlntivar prv LONDON » - PARIS ViaLIVERPOOL CANADA LAURENTIC TEUTONIC 11 Juillet 18 Juillet 25 Juillet LA SUCCESSION DE FERDINAND Vienne, 7 — On dit RIF.POPULAIRE (à responsabilité Limitée).J.N.Chevrier, gérant-général.FEUILLETON DU DEVOIR LA TRAGEDIE DE LA REINE par Robert-Hugh BENSON TRADUCTION DE H.FRILLEY 68 tSnîle) —Magdalene, je suis lasse à mourir, flit tout à coup Jane.J’ai besoin de dormir, et je ne peux pas dormir là.Magdalene lu regarda d’un air épouvanté.—Non.non, ce n’est pas ce que (e voulais dire.EJle ne mourra pas encore.Mais je ne peux pas dormir là.Voulez-vous coucher daps la chambre d Sa Grâce, cette nuit ?—Impossible.Je n’ose pas ! -Chérie, je suis si fatiguée.Magdalene tomba sur scs genoux et prit dans les siennes les mains de Jane.*—Oh I chérie, demandez-moi tout ce que vous voudrez, mais pas tela.Oh I Jane I Jane ferma les yeux, en faisant Doucement un signe de tête, et s’étendit sur sa chaise.Magdalene s'assit.Elle avait une imnte affreuse de son égoïsme, nais ellh savait qu’elle était nbso-Ument incapable de faire ce que ion amie lui demandait.Et elle se mit à chercher des raisons pour s’excuser.Si elle avait jamais aime la reine, si elle l’avait jamais sincèrement plainte, la chose n’eût pas été difficile : mais l’idée de passer la nuit dans la grande chambre sombre, avec cette femme malade, lui était intolérable.Qui savait ce qui pouvait arriver ?ce qu’on pouvait lui demander ?Si un cri partait de derrière le rideau, si cette voix de somnambule, qu’elle avait entendue une nu deux fois, se faisait entendre ?Que devenir ?Si des choses pires encore arrivaient ?Si ces fantômes qui flottaient autour de la personne de Marie — ces esprits qui sûrement l’entouraient —• allaient se montrer —- si les flambeaux prenaient des formes de lances — si les rideaux étaient tiré» par quelque main invisible — si les yeux pâles, brodés sur les tapisseries, avaient l’air de s'agiter et les lèvres de parler ?— On lui avait raconté de ces choses-là ; et à Londres les feux de Smithfleld étaient apparus ! — Si rien de semblable arrivait —- que ferait-elle ?Grand Dieu ! que ferait-elle ?Elle était prête à faire beaucoup pour Jane Dormer, mais pas cela ! -çJanc, dit-elle d’un air embarrassé, puis-je vous rendre quelque autre service ?Mrs Rise ne pourrait-elle pas coucher là, ce soir ?Jane entr’ouvrit ses paupières lasses : —Non, chérie.Tout en tirant silencieusement son aiguille, Magdalene se prit à songer à Master Kcarsley.Pour un officier de la Maison de la reine, il s’était conduit singulièrement.Elle n'aimait pas Master Kearsley.Il ne parlait pas assez.Il n’avait pqs l’air assez aimable.Il ressemblait à Sa Grâce sous ce rapport.Mais ce qui lui semblait encore plus détestable, c’étaient ses brusques questions.Qu‘avait-il voulu dire ?Et, depuis quelque temps, Master Manton faisait un peu comme lui.Master Norris le trouvait aussi.11 lui avait dit qu’il ne pouvait pas comprendre Master Manton, qu’il n'ouvrait plus jamais la bouche, ne venait presque plus dans le salon des ofticicrs ; et quant à Torn Bradshawe, • le petit chanteur, depuis des mois il avait passé au service d’un maître plus aimable.Tout cela était bien extraordinaire, et Lady Magdalene Deere n’aimait pas les choses extraordinaires.Puis, troublée d'un souvenir.elle soupira, Quand celte épouvantable situation cesserait-elle ?Quand serait-elle délivrée d'une position pour laquelle elle était si peu faite ?La vie de la Cour n'était pas ce qu'elle avait espéré.Elle s'attendait à une comédie.Elle s’était trompée.„ Jane venait de se lever, Il faut que je parte, chérie.Bonsoir.Magdalene lui jeta le bras autour du cou.—Jane, vous n’êtes pas fâchée?—Pas fâchée, ma chère.—Vous êtes fâchée! cria la jeune fille en plongeant son regard au fond des grands yeux fatigués.C’est une honte.Mistress Clarcntia ne pourrait-elle pas coucher là, cette i uit! Jane secoua la tète tout en continuant à regarder gravement Magdalene.Magdalene l’embrassa et la’laissa aller.Elle n’aimait pas qu’on la regardât ainsi.—Ma chère, dit l’ainée des jeunes filles, d’un ton grave, vous ne comprenez rien.Si vous saviez la dixième partie de ce que sait Master Kcarsley.—Master Kearsley.—Oui.de vieil ours, comme vous l’appelez.Mais il vaut mieux que le pauvre Jack Norris.Bonne nuit.Jane rentra dans sa rhambre pour souper.Quand elle eut fini, elle sonna la camériste.-—Voyez si l’on peut trouver Master Manton, dit-elle.Je désire lui parler.Quand il entra, cinq minutes après, elle était debout près de la cheminée- Le visage pâle et gravé du jeune homme rontrastait étrangement avec son riche vêtement, tandis que, derrière lés flambeaux, il attendait.—Master Manton.dit-elle tranquillement.Master Kearsley me quitte à l’Instant.Je n'ai pas pu lui répondre en présence de Lady Magdalene.et.et les scènes me font horreur.Voulez-vous lui dire ceci, monsieur, s’il vous plaît, — que je ne crois pas que Sa Grâée vive très longtemps, mais que je ne crois pas pourtant qu’elle meure encore.Elle a envoyé chez Son Altesse aujourd’hui, comme vous le savez, et Son Altesse a juré qu’elle est bonne catholique, et qu’elle maintiendrait la foi.C’est tout, monsieur.11 ne fit pas un mouvement, et, comme elle le regardait, elle vit ses yeux graves toujours fixés sur elle.Elle se détourna.—C’est tout, monsieur.Mais il ne fit aucun mouvement et ne répondit rien.D’un violent effort, elle refoula ses larmes.Elle ne voulait pas de scène.Elle avait besoin de tout son calme.Sa voix, quand elle parla, s'était de nouveau raffermie: —Oui, Master Manton, je comprends.Vous saurez toul ce qu’il faudra savoir, et vous serez auprès d’elle au dernier moment, si c'est possible.Elle a parlé de vous aujourd’hui, monsieur.Elle sc retourna vers lui, et la vue de ce visage pâle et Iriste, brusquement, lui remplissait les yeux de larmes.—Oh ! pour l’amour de Dieu, Master Manton! Elle s'appuya contre la cheminée pour eacher ses larmes.Tout à coup, il dit d’une voix rauque et brisée: Je vous remercie, Madame ; c’est là ce que je désirais.—Tl faut que je me rende près do Sa Grâce, fit-elle dans une agila-lion extrême.Vers le seuil de la porte, elle s’arrêta : —Et votre petit serviteur, Master Manton, que devient-il?—Il m'a quitté, Madame, répondit le jeune homme, très digne, en lui ouvrant la porte- En traversant le palier, vingt mètres plus loin, elle aperçut, sous une lampe, le visage défait de Master Kearsley qui attendait là.Ah! il y avait encore de braves coeurs après tout, et elle n’était pas la seule qui sût comprendre et aimer.Au moment où elle entrait dans la chambre de la reine, Mistress Clarentia, qui était assise dans l’ombre des rideaux du lit, se leva, un doigt sur la bouche.Aussitôt Jane revint dans l’antichambre.La vieille femme la suivit et ferma la porte derrière elle.Je crois qu'elle dort, dit-elle à voix basse.Depuis que vous êtes partie, elle n’a plus parlé.Je l’ai regardée.Elle ferme les yeux.11 faudra la réveiller dans un instant, chérie, pour lui faire prendre sa potion.Maintenant que la fin approchait, la vieille dame montrait une lucidité et un calme parfaits.Seuls scs yeux agrandis, qui plongeaient dans ceux de la jeune fille, trahissaient son trouble intime.—Elle n'a plus parlé en dormant?—Une fois, elle a crié: “Calais!” et c’est tout, Et que fait Milady ?—Milady refuse de venir, dit Jane froidement.Il faut de nouveau que je veille.—Ne voulez-vous pas que je reste avec vous?Jane prit dans sa main la main fanée de la vieille femme et la re-tint un instant: Non.non.Vous êtes trop fatiguée.ma chère.—Mais vous m’appellerez si vous avez besoin de moi?Je serai là, celte nuit.-Je vous le promets, dit Jane.Elles se regardèrent un instant, uis elles rentrèrent dans la chain-re de la reine.CHAPITRE IV LA REINE MARIE REGLE SES DERNIERES VOLONTES ET PREND CONGE Ex vita ita discedo, tan* quant ex hospitio, non tan-quam ex dotno- C/c., Cat.mai.I Lorsque, quinze jours plus tard, la reine un matin s’éveilla, elle découvrit qu’elle ne souffrait presque plus, et ce soulagement ramena en elle le sentiment de la réalité.Ces dernières semaines lui avaient paru si étranges! Il semblait que le monde finît aux quatre coins de son lit.Le lion brodé sur la couverture étendue sur ses genoux était pour elle beaucoup plus vivant que les gens qui s’agitaient dans la chambre.Ceux-ci étaient plutôt comme dos êtes qu’elle avait connus il y avait longtemps, des esprits d’un autre monde, des ombres.Ils avaient leurs préoccupations, leurs affaires, mais I si différentes des siennes, ou'il valait à peine qu’on s'y arrêtât.Les visages mènie qui se penchaient vers elle à travers les rideaux.!• barbe brune du médecin italien, les veux de Jane Donner, lès ioûes ridées de Mrs Clarentia, n’étaient que les masques, les opnarcnces de personnes mi'elle avait autrefois comme».Elles se «lissaient un instant dans son orbltre, lui offraient de In nourriture, ehucho* Inient entre elles, nrésentalent dos talent verres à ses lèvres et disparaissaient comme des ombres.(A suivret D+^A 6 LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI, 7 JUILLET 1914 LA VIE SPORTIVE CE QU’ON DU LES ORIGINES DU PISTOLET.La librairie Pierre Lafitte et Cie vient de faire paraître un très inlé-ressant volume intitulé "Le Tir", par le commandant Ferras, le capitaine Claudot, le marquis ae Créqm-Mont-fovt.P.Gastine-Henette, P.Manau-ry, Menessier et G.le Woy.Xous sommes heureux' de publier l’extrait suivant, diï au commandant Ferras, le technicien bien connu de nos lecteurs.L’origine et l’histoire des pistolets sont beaucoup moins bien connues que celles des antres armes à feu et Ton n'est pas encore parvenu ci tomber d’accord sur la date de leur première apparition.Il ne semble pas qu’il ait jamais existé de véritables pistolets ci mèche, mais seulement des canons à main ou des arquebuses de faible longueur et de forme variable qu’employaient parfois les cavaliers et qui nécessitaient l'usage des deux mains.C’est dans cette catégorie qu’il convient de ranger les rares spécimens d’armes à mèche de très petite dimension qui existent dans quelques musées.C’est ainsi qu on ne peut guère regarder comme des pistolets les petits canons à mains ou scopettes, datant de la première moitié du XVe siècle, qui figurent au Musée d’artillerie sous les numéros i et 2 et cpii ont respectivement des canons de 4(1 et de 1«S centimètres de longueur.Il en est de même des pétrinals à mèche de la seconde mentc du XVle siècle, portant les numéros 5 et 6, qui sont des armes se maniant à deux mains comme les scopettes.On ne peut, d’antre part, s’en rapporter aveuglément aux manuscrits de cette époque, car les manuscrits qui indiquent îles l’année 1334 Vexistence des petites armes à feu désignées sous le nam de K'nallroehre (tubes fulminants) et Sehlüssel-büchsen (boîtes à clef) paraissent antidatés d’un siècle au moins.Tout an pins pourrait-on, avec.Piobert, considérer comme les premières petites armes à feu de main, les boîtes à canon allongées qui sem blent avoir été fabriquées vers 1364 ù Perugia et (pii avaient une palme de long (17 cm.5).Ce sont ces dernières armes que le livre de Aylan-i’cr, par un lapsus au moins singu-ier.indique comme ayant été fabriquées au Pérou, “mais, ajoute l’au-leur, le fait n’est pas certain!” On a quelquefois essayé de faire remonter l’apparition des premiers pistolets il une arme ci feu de petite dimension que Ton conserve au Maud historique de Dresde, sous le nom de boite du moine (Monchs-liiiehse) et qui aurait appartenu à [inventeur présumé de la poudre, le moine Berlhold Schwarz (1290-1320).De l'avis du capitaine saxon 'ichàn, qui a décrit cette arme dans non histoire des armes à feu portatives, il est assez difficile de fixer [époque à laquelle elle remonte, la [implicite de son mécanisme et les défectuosités de son fonctionnement Un assignant une ancienneté beaucoup plus grande que son système l/c mise de feu, précurseur de la pla.-\ine à rouet.Doit-on en faire Tcmcè-\rc des pistolets?La chose est assez douteuse, étant donné, d’une part, l/ne la caractéristique du pistolet est lie pouvoir cire employe avec une feule main, cl que, d’autre part, Tar-\nc que nous venons de décrire pré-fente foutes les apparences d’un \ruqnage exécuté après coup.Nous [icnsons donc qu’au doit la ranger livre les petits canons à main dont i/ a été question plus haut.On voit que la question est singulièrement obscure.Il en est de même de T étymologie douteuse.Cependant, cette dénomination semble ve-\iir du nom de la ville de Fisloia, en Italie, el elle aurait été donnée à larme (pii nous occupe dans des ronditians assez singulières.INVENTION DU PISTOLET Le premier pistolet vraiment di-jne de ce nom parait, en effet, avoir rfé inventé au commencement du V'V/e siècle par un officier de cavalerie, Sébastien de Corbion, né au ficelé précédent dans la seigneurie de Corbion, non loin de la ville de Douillon.La date de cette invention est du leste certainement antérieure à Tannée 1520, car il existe au musée germanique un pistolet à rouet qui a itè construit entre 1510 cl 1520.Sébastien de Corbion, étant capi-\ainc de cavalerie à Sedan, construi-\it une petite arquebuse que Ton pouvait manier à cheval d'une, seule main; et comme il destinait celte urine à remplacer Tanne blanche fans le combat individuel, il lui donna le nom de pistol let qui servait auparavant à désigner une sorte de poignard fart employé à celle ipoque et dont la fabrication avait (té un moment la spécialité de la tille de Pistoïu.Le nouvel engin tyant obtenu tout de suite .un ires fraud succès, Tinventenr reçut lui-méine comme sobriquet le boni de \'arme qu’il venait de créer et fut Ippelé depuis Capitaine Pistollet, tom qu’il transmit à sa descendante.à mèche dont l’emploi nécessitait alors l’usage d’une fourchette de support, si même il n’exigeait point le concours de deux hommes, fl en résulta que le pistolet devint et resta pour longtemps l’arme des classes supérieures, et c’est ce qui explique pourquoi les premiers spécimens de cette arme conservés dans les musées européens (Musée d'artillerie, Tour de Londres, Musée de Dresde, etc.), offrent si souvent par leur fabrication soignée et leur luxueuse ornementation, un contraste frappant avec les massives arquebuses ou les mousquets grossiers qui formaient à la même époque l’armement des paysans et des roturiers.-»- OÙ ILS JOUENT j AUJOURD’HUI i LIGUE INTERNATIONALE.Montréal à Toronto.j Buffalo à Rochester.Providence à Baltimore.LIGUE NATIONALE.New-York à Pittsburg.LIGUE AMERICAINE.St-Louis à Washington.Détroit à Philadelphie.Cleveland à New-York.Chicago à Boston.LIGUE FEDERALE.Kansas City à Chicago.St-Louis à Indianapolis.} Baltimore à Brooklyn.j Pitt&burg à Buffalo.-a -«- LE BASEBALL UNE PARTIE DE DIX INNINGS LES ROCHESTER REUSSISSENT A VAINCRE LES ROYAL PAR UN POINT DANS UNE PARTIE DE DIX REPRISES.Rochester, 7.— Grâce au frappé de Pipp à la dixième reprise, les Rochester ont remporté hier leur troisième victoire sur une série de quatre parties.La joute fut très mouvementée el l’équipe locale dut par trois fois changer de lanceurs.Du côté des Royal, Dale sut jouer une magnifique partie.De part et d’autre, il n’y eut que onze hits d’accordés.Résultat : ROCHESTER Ab R.IL Po A E Smith, rf.4 1 2 2 0 0 Priest, 2b.5 1 T ï 0 0 Walsh, If.5 1 i 2 0 0 Barrows, cf.5 1 2 2 0 0 Schultz, 3b.3 1 0 2 1 0 Pipp, 1b.5 I 2 10 2 0 McMillan, ss.3 2 T 3 7 1 Williams, c .4 0 2 5 1 0 McMurray, c.0 0 0 1 0 0 Manning, p.1 0 II 0 2 0 Herche, p.1 0 0 2 2 0 Spencer, xx.0 0 0 0 0 0 Upham, p.0 0 0 0 1 0 Totaux.36 8 11 30 16 1 MONTRE AI J Ab R H Po A E Smith, rf.6 1 3 3 0 0 Purtell, ss.5 0 0 0 4 0 Kippert, If.3 3 3 2 0 0 Whiteman, cf.4 2 3 4 0 II Flinn, 1b.4 i) 1 16 0 1 Holstein, 2b.4 0 0 1 2 II Boyle, 3b.4 1 0 2 2 II Howley, c., .4 0 1 ï T 0 Dale, p.5 0 0 0 5 0 Totaux.39 7 11 29 14 1 xA couru pour Williams à la 9ème.xxA frappé pour Herche à la 9èmc.Rochester.«231000011—8 Montréal.1031200000—7 2 buts, Kippert.3 buts, Barrows, Pipp.-2, Kippert, Howley.Buts sacrifiés, Schultz, Spencer, Herche, Whiteman, Holstein, Howley.Buts volés, Whiteman.Buts sur erreurs, Montréal, 1.Buts sur balles, sur Manning 1, Herche 3.Dale 2.Retirés, par Manning, 2, Herche 2, Dale 1.Arbitres, Cauliflower et Hart.Temps, 2 heures.Newark.00000024x—6 7 2 Jersey City.200100002—5 12 3 Schac ht , Lee et Heckinger; Bruck et Thompson.Buffalo.43001000X—8 13 1 Toronto.030100000 4 10 2 Rccbe et Laionge; Wagner et Krit-chell.Baltimore.00021120x—6 12 2 Providence.000020200—4 4 1 Ruth, Cottrell et McAvoy; Hailey, Donovan et ,1.Onslow.POSITION DES CLUBS Il est lout nalurer que le /lislnlet fil élé l’oeuvre d’an cavalier, car telle arme a dû naitre du besoin (prouvé par l'homme de cheval de (elronvcr son antique supériorité Utr le piéton, supériorité que l’inlro-luction de Tarqnebnsr sur le champ le bataille avail singulièrement \ompromise.L'expérience avilit >ien vite montré, en effet, qu’on Wait beau renforcer outre mesure (épaisseur des armures, an n’arri-tail point à melire Tlwtnme armé le toutes pièces à l’abri des balles ancées par "Tinfàme salpêtre’’.lin tevanche, on Vcxposait à la terrible nésaventure de ces chevaliers ita-fens ipii, démoulés dans la mêlée et ncapables de se relever sans aide, brent broyés avec des haches par me bande de bûcherons.Aussi, fompril-on bienlàl que la meilleure 'épouse à faire à l’adoption des arms à feu par les vilains, élail de nettre une antre arme à feu, courte \l maniable celle-là, entre les mains les chevaliers el des nobles.On ne iviwoit, en effet, songer à se servir I cheval d'une arme aussi lourde et iwsAi encombrante que Turqucbuse Baltimore.Rochester.Buffalo.Providence.Toronto.Newark.Montréal.Jersey City.G.P.Pc.48 24 «67 .13 28 «06 .40 31 563 .38 32 543 .33 36 478 .31 36 463 .24 47 338 , .24 —* 47 338 DANS LES GRANDES LIGUES LIGUE NATIONALE A New-York— R.H.E.1ère partie Philadelphie .010030000—4 11 1 New-York .100001003—5 10 2 Maltison el Killifer; Fromme, Will-sc él Meyers, MeLenn.2ème partie Philadelphie .430000000—7 7 0 New-York .100100000—2 10 1 Jacobs, Mayer el E.Burns; Tese* renu, Demaree, Sehuerei*.Schupp et Meyers, McLean.A Boston— 1ère partie Brooklyn .000100000—1 7 1 Boston.00300000x—3 10 0 Pfeffer et Fisher; Rudolph et Gow-dy.2ème partie Brooklyn .000000000—066 1 Boston.OlOOOOOOx—1 4 0 Allen et McCarty; Crutcher et Gowdy.Deux parties seulement au calendrier d’hier.POSITION DES CLUBS G.P.P.c.New-York .41 25 .621 Chicago 40 32 .556 St-Louis 36 .507 Cincinnati .35 36 .493 Brooklyn .31 35 .470 Pittsburg 31 35 .470 Philadelphie.31 37 .441 Boston 28 40 .412 LIGUE AMERICAINE A Washington— Boston.000000000—0 3 1 Washingto n.OOOlOOOOx—1 5 2 A.Johnson, Cooper et Thomas ; W.Johnson et Ainsmith.A Philadelphie— New-York .000000000—0 4 0 Philadelphie .02000000x—2 7 0 Caldwell et Sweeney; Bender et Schang.Deux parties seulement au calendrier d’hier.POSITION DES CLUBS G.P.P.c.Philadelphie .43 29 .597 Detroit 42 34 .553 Chicago 38 33 .535 Washington.39 33 .542 Boston 39 35 .527 St-Louis 39 35 .527 New-York .24 41 .369 Cleveland 26 45 .366 LIGUE FEDERALE A Buffalo:— Buffalo.301000001—5 9 0 Pittsburg.003111000—6 11 2 Schulz, Krapp et Blair; Kuetser et Berry.A Brooklyn— Baltimore '.300000020—5 8 2 Brooklyn .52000012x—10 16 0 Suggs, Yount, Hughes, Wilhelm et Jacklitsch, Boucher ; Marion et Owens.A Chicago— Kansas City .010000201—4 12 2 Chicago.000001000—1 7 3 Packard et Easterley; Lange, McGuire et Wilson.Trois parties seulement au calendrier d’hier.POSITION DES CLUBS G.P.P.c.Chicago 40 28 .588 Indianapolis .36 29 .554 Baltimore .34 32 .515 Brooklyn 31 31 .500 Kansas City .33 38 .465 Pittsburg 27 35 .435 St-Louis 30 40 .429 LIGUE CANADIENNE A Brantford— London.02003000—5 11 0 Brantford.000001100—2 « 3 Reisling et Osborne; Nirhol et La-mond.A Saint-Thomas— Toronto .002001020—5 10 0 St-Thomas .001001000—2 8 3 Auld et Trout ; Howick et Ne-vitt.A Peterboro— Peterboro .10001012x—5 10 0 Erie.100000000,—1 « 4 Sterling et Kelly; Morse el Carney.A Hamilton— Ottawa.210000220—7 14 3 Hamilton .20420000x—8 9 0 Shocker, LUI et Lage; Shaers, Donohue, Dolan et Fisher.London .020030000—5 11 0 Brantford .000001100—2 « 3 Reisling et Osborne; Nichol et La-mond.-ÿ—,- RESULTATS SOMMAIRES LIGUE INTERNATIONALE.Rochester, 8; Montréal, 7.Buffalo.8; Toronto, 4.Baltimore, 6; Providence, 4.Newark, 6; jersey City, 5.LIGUE NATIONALE.New-York, 5 2; Philadelphie, 4-7.Boston, 3-1 ; Brooklyn, 1-0.LIGUE AMERICAINE.Washington, 1; Boston, Q.Philadelphie, 2; New-York, 0.LIGUE FEDERALE.Pittsburg, 6; Buffalo, 5.Brooklyn, 10; Baltimore, 5.Kansas City, 4; Chicago, 1.ON MODIFIE LE JEU A une assemblée de la National Lacrosse Union, tenue hier soir au M.A.A.A., les règlements du jeu ont été quelque peu modifiés, La distance entre les buts sera à l’avenir de 120 verges, au lieu de 100.Chaque club devra se composer de quinze joueurs et non de plus .Durant la partie, les substitutions de joueurs seront permises.Mais au cas où un club manquerait d’équipiers, l’autre devra faire nombre égal.Les périodes supplémentaires seront à l’avenir de cinq minutes.NOS ECURIES CANADIENNES Mlle Vian, propriétaire des fameux chevaux Karl Grcy et Sir Wilfrid, vient de faire l’acquisition de deux autres chevaux, frères de Karl Grey.Ces chevaux, achetés de M.A- Yeager, de Sénécnl, prendront part au prochain concours hippique.FUMEZ LES CELEBRES CIGARETTES EGYPTIENNES “VAFIADIS” LE PROCHAIN MEETING DU KING EDWARD Les parieurs n'auront rien à craindre, les paris ne seront pas syndiqués.— Jockeys au ban C’est samedi prochain que s’ouvrira le premier meeting du Parc King Edward.Les meilleures écuries seront représentées au programme qui chaque jour se compose de sept épreuves.I^es officiers qui arbitreront les courses, sont de réputation universelle.Leur expérience est à l’abri de toute discussion.M.Joseph A.Murphy sera le commissaire en chef et sera assisté du colonel Clay, le créateur des Endurance Stakes de Lexington.Sheridan Clarke, l’ancien secrétaire de la piste de la Nouvelle-Orléans remplira les mêmes fonctions.Jim Milton, le starter des derniè-res courses de Dorval sera au mê- me poste et Geo.C.Dillon sera commis de la piste.Afin de garantir au public que rien ne prêtera à critiqué, la direction du Jockey Club King Edward a mis les jockeys Dreyer, Knight et Mondon au ban; ils ne seront même pas admis à la piste.Les parieurs qui craignent à bon droit le pari au livre syndiqué seront bien aises d’apprendre que les paris à l’Ile Gros-bois seront confiés à MM.Smith et Perry de Chicago.L’horaire des bateaux traversiers sera annoncé prochainement.La première réunion de ITle Grosbois en 1914 promet d’être un grand succès.mentant quatre des clubs actuels avec I quatre équipes de l’Association Américaine.ON BLAME LA POLICE.Toronto, 7.— Les journaux, à part, quelques exceptions blâment la police d’intervenir à propos de tout dans les joutes de crosse disputées à Hanlans Point.Le “News” se fait l’écho d’un grand nombre d’amateurs en deman- I dant que cela cesse.On accuse la police d’aider à la destruction du jeu national en traduisant des joueurs devant les tribunaux pour des peccadilles.La crosse n’est pas un jeu de “ping pong” et les petits coups donnés accidentellement ne valent pas le déplacement de quelques joueurs en cour de Police.COMMISSAIRES D’ECOLES LES ELECTIONS ONT EU LIEU HIER, D’APRES LA NOUVELLE LOI.— RESULTATS OBTENUS DANS QUELQUES MUNICIPA- LE TURF LA PISTE DE FORT ERIE RESULTATS DES EPREUVES D’HIER.— UN JOCKEY A L’AMENDE.Fort Erié, 7.— Une grande foule assistait aux courses hier.Plusieurs de ces assistants venaient de Montréal et de Latonia.Le jockey Ford a été puni d’une amende de $25 pour avoir fait du “rough riding”.Voici les résultats des épreuves: 1ère course, $500, 5 furlongs —• 1.Redland, 112, Van Dusen, 3 à 1 et 1 à 2; 2, Celebrity, 101, Abrose, 12 à 1, 5 à 1 et 2 à 1; 3.U Tell Us, 108, Pesdergast, 16à5, 8à5et4à 5.Temps, 1.00 2-5.Argent, Grey, Squirrel, Fly Home, Starcress et Haberdash ont aussi couru.2ème course, $500, 5 1-2 furlongs —1.Aunt Josie, 103, Shilling, 11 a 10, 2 à 5 et 1 à 6; 2.Heenan, 108, Claver, 7 à 2, 9 à 10 et 9 à 20 ; 3_.Burwood, 95, Smyth, 9 à 2, 6 à 5 et 11 à 20.Temps, 1.07.Tie Pin, Gerthelma, Ken ont aussi couru.3ème course, $600, 6 furlongs — 1.Slipper Day, 105, Claver, 1 à 3, 1 à 6; 2.Mausolus, 106, Williams, 12 à 1, 2 à 1; 3.Ondramida, 104, Stevenson, 15 à 1, 4 à 1 et 8 à 5.Temps, 1.13 2-5.Tom Flanigan, Cobourg Belle, Oakland Lad, Caper Sauce et Bursar ont aussi couru.4ème course, 1 1-16 mille — 1.Polly H., 105, Smyth, 14 à 5, 7 à 10; 2.Recoil, 100, Claver, 4 à 1 et 1 à 3; 3.Runway, 110, Callahan, 20 à 1, 6 à 1 et 8 à 5.Temps, 1.47 1-5- Privet Petal et Ray O’Light ont aussi couru.5ème course, $500, 6 furlongs — 1.Vreeland.111.Claver, 1 à 2 et 1 à 5; 2.Dr Dougherty, 111, Burns, 6 à 1, 2 à 1 et 4 à 5 ; 3.Theseries, 110, Gregory, 20 à 1, 7 à 1 et 3 à 1.Temps, 1.13 1-5.Hillstream, Ralph Lloyd.Chilla, Amoret ont aussi couru.6ème course.$600, 6 furlongs — 1.Brookfield.101, Smvth, 13 à 5, 4 à 5 et 1 à 3; 2.Cowl, 102, Claver.4 à 1 et 2 à 5: 3.Mariorie A.103, Shilling.17 à 10, 2 à 5 et 1 à 3.Temps, 1.13.7ème course, 4 ans, 1 1-8 mille: 1.Stiff Stream.119.Ambrose, 7 à 3.7 à 5.7 à 10: 2.Dynamite, 105, Carter.8 à 1, 3 à 1.6 à 5: 3.Cogs, 114, Watts.8 à 1.3 à 1.6 à 5.Temps, 1.54 1-5- Azo, Ravenal.Husky Las, Jim Gaffney ont aussi couru.LA CROSSE DANS LA LIGUE UNION RESULTATS DES PARTIES DE SAMEDI DERNIER.3—Victoria vs Cartierville—2 Evans Buts Biron Gaffenay Points Hamelin Lewis Couverts Beilerose Allan Défenses Sarrazin Hall Défenses Dufresne Kearns Défenses Métivier Neville Centres Desbiens Chambers Attaques Larivière Darragh Attaques Mérineau Bankers Attaques Moisan Law Extérieures Langevin McMurton Intérieures Lapansée SOMMAIRE.Première période.Pas de point.Deuxième période.Pas de point.Troisième période.Pas de point.Quatrième période.Pas de point.Période supplémentaire.20 minutes.1— Cartierville, Langevin, 16.45.2— Victoria, McMurton, 1.40.I Période supplémentaire, 20 minutes.3— Victoria, McMurton, 11.10.4— Cartierville, Métivier, 2.10.Période supplémentaire.5— Victoria, McMurton, 4.35.8—Crescent A.A.A.vs Shamrock—5 Holmes Buts j Walker Points Rankin Couverts • Lafleur Défenses Cartier Défenses Elliott Défenses I Monarch Centres Merrill Attaques Jameson Attaques Davis Attaques J Kandall Extérieures Larocque Intérieures SOMMAIRE.Première période.1— Cresc.A.A.A., Kandall, 1.16.2— Cresc.A.A.A., Davis, 3 40.3— Cresc., A.A.A., Jameson, 1 50.4— Shamrock, Broad, 6.10.Deuxième période.5— Shamrock, Ross, 4.00.6— Cresc.A.A.A.Kandall, 8.32.Troisième période.7— Cresc.A.A.A.Larocque, 4.10, 8— Cresc.A.A.A., Merrill, 2.00.9— Shamrock, Munroe, 11.00.Malone Smaill Roberts Pratt Moran Scott Ross Valière Munroe Nolland Smith Broad Quatrième période.10— Shamrock, Smith, 3.10.11— Cresc.A.A.A., Merrill, 1.10.12— Shamrock, Smith, 6.35.13— Crescent A 1 D R9 aorar 13—Cresc.A.A.A., Monarch, 1.45.2—Lachine vs Westmount—1 Lap i erre Buts Gorman Vincent Points Shae Leclaire Couverts Furlong Mardi Défenses Daniel Brown Défenses Edwards Gauthier Défenses Norton Marchand Centres Paterson Payer Attaques O’Kane Leblanc Attaques Pitts Malouin Attaques Walsh Collin Extérieures Bell Jetté Intérieures Howard SOMMAIRE.Première période.Pas de point.Deuxième période.1— Westmount, Walsh, 16.00.Troisième période.2— —Lachine, Jetté, 6.10.Quatrième période.Pas de point.Période supplémentaire, 20 minutes.Pas de point.Période supplémentaire.3— Lachine, Payer, 4.55.POSITION DES CLUBS.G.P.P.C.A.J.C.A.A.A.6 3 40 37 11 Victoria .5 4 34 31 11 Cartierville .5 4 34 35 11 Lachine .4 5 30 30 11 Shamrock .f.4 5 30 32 11 Westmount.3 6 27 35 11 Prochaines parties, samedi, le 11 juillet: Lachine vs Victoria.Crescent A.A.A.vs Westmount.Shamrock vs Cartierville.DEPECHES SPORTIVES UN DEFICIT ENORME.Chicago, 7.— La rumeur veut que le déficit de la ligue Nationale soit cette année de $400,000.Dans la ligue Fédérale il sera quelque peu moindre ainsi que dans la ligue américaine BON A TOUT FAIRE.New-York, 7.— Christy Mathew, son, le grand pitcher des New-York a fait une conférence hier sur le baseball devant 500 écoliers réunis à Dobbs Fen-y.ENCORE SUR LES RANGS.New-York, 7.— Le grand événement sportif sera disputé les 17 et 18 juillet dans la baie de Gravesend.La coupe challenge internationale des clubs de canotage de New-York sera disputée.Ralph Britton, du club de canotage de Gananoque sera encoore le challenger.IL ETABLIRA UN RECORD.Philadelphie, 6.— Ted Meredith, le grand coureur à pied de l’Université Je Pennsylvanie, prétend que le record du demi mille sera abaissé aux prochaines Olympiades.D’après lui, le temps de 1.50 1-2 est très rapide, mais ce record pourra être battu.On considère que Meredith s’entraîne dans ce but et qu'il n’établira pas de record d’ici aux Olympiades de Berlin.DE GROS BENEFICES.Londres, 7.— Le jeu de soccer est sans contredit celui qui rapporte le plus de bénéfices.La saison dernière a donné un surplus net de $43,901 au club Liverpool.A Sheffield la saison n’a pas été moins prospère.La direction du club a payé un dividende de 12 1-2 p.c., aux actionnaires.Les cinq clubs professionnels de Glasgow out fait des profits évalués à $272,910.Une partie de ces profits sera payée en dividendes et le reste servira à améliorer les terrains de jeu.ILS Y RETOURNERONT.• Winnipeg, 7.— L'équipe locale de rameurs qui est allé concourir cette année à Henley n’est pas découragée par son insuccès.Au contraire, il est probable qu’elle se remettra à l’oeuvre Tan prochain et tentera une autre fois de décrocher la fameuse' coupe Grand Challenge.Les rameurs attribuent leur insuccès a du surentraînement, car dès leur arrivée à Henley, ils se mirent trop assidûment au travail.L’expérience leur sera profitable dans leur prochain essai.LE SORT DE LA LIGUE INTER NATIONALE.New-York, 7.— C’est maintenant un fait connu que la ligue Internationale subira des modifications Tan prochain, malgré que le silence du président Barrow semble indiquer le contraire.Le soin paraît-il de réorganiser la ligue Internationale a été laissé à la Commission National qui formera une troisième ligue majeure affiliée au baseball organisé en enrégi- LITES.Les élections des commissaires d’écoles, d’a-près la nouvelle loi, ont eu lieu hier.Voici le résultat dans quelques municipalités : SAINTE-MADELEINE D’OUTREMONT A Sainte-Madeleine d’Outremont l’élection s’est terminée par la victoire de MM.Arthur Corbin, conseiller d’Outremont, et Siméon Proulx, dont le terme d’office comme commissaire d’école était expiré.MM.Corbin et Proulx ont été élus par une forte majorité sur le troisième candidat, M.Conrad Comtois, qui n’a obtenu que 22 voix.Le vote a été peu considérable ; un grand nombre de contribuaMes étant sous l’impression que l’élection serait retardée parce qu’un avis de requête pour l’émission d’un bref d’injonction avait été donné à l’officier-rapporteur samedi.Cependant hier matin, les opposants avaient changé d’avis et la requête n’a pas été présentée.Un tiers environ des con.tribuables se sont prévalus de leurs droits de suffrage et ont presque à l’unanimité renouvelé leur confiance à l’administration actuelle.HOCHELAGA A la commission scolaire d’Ho-chelaga, c’est M.Couture qui a été élu contre son adversaire, M.Adélard Rivet.MAISONNEUVE M.Lévie Tremblay a été réélu commissaire d’écoles à Maisonneuve, battant ses deux adversaires par une majorité de 131 voix.M.Tremblay restera donc pour un terme nouveau membre de la commission scolaire.M.le curé Contant avait été élu par acclamation au jour de la nomination.SAINT-PIERRE-AUX-LIENS Dans la municipalité scolaire de Saint-Pierre-aux-Liens les candidats patronnés par la ligue du Sacré-Coeur, MM.Alphonse Chabot et L.D.Trudeau, sont sortis vainqueurs de la lutte, par une majorité de 89 voix.Ils avaient pour adversaires, MM.Adélard Lebeuf et Albert Parent.La lutte a été très active si l’on en juge par le nombre des votes donnés.Sur un total de 235 électeurs, 205 sont allés aux poils.A SHERBROOKE (Spécial au “Devoir”) Sherbrooke, 7 — Les contribuables catholiques des diverses municipalités des Cantons de l’Est ont élu hier leurs commissaires d’écoles.Voici quelques résultats : Lawrcnceville : MM.Noël Ger-vais et T.Auclair.Lac Mégantic : MM.J.E.Merseau et Fernand Baron.Bolton Centre : MM.E.G.Hurl-burt et F.Lefebvre.Magor : MM.G.Beaudry et G.Clément.Windsor Mills : M.A.Millette a été élu par acclamation à la commission scolaire catholique.Bedford : MM.A.Pinsonnault et Joseph Bélanger.A LACHINE M.E.Coursol a été élu hier président du bureau des commissaires d’écoles de Lachine ; il a battu son adversaire, M.A.Robert, par 30 voix de majorité.Le candidat défait faisait partie de la commission depuis six ans.Les deux autres commissaires élus ont été MM.M.Charette et A.Balbec.A NI COLET Nicolet, 7 — On sait que, en vertu du statut 4 George V, ch.24, la loi de l’instruction publique a été amàndée de façon à rendre obligatoire le scrutin secret pour l’élection des commissaires d’écoles dans toute municipalité scolaire dont le territoire est situé, en tout ou en partie, dans les limites d’une municipalité ou pour les fins municipales, l’élection du maire et des échevins est faite au scrutin secret, conformément aux articles 5414 et suivants des statuts refondus de Québec, 1909.Or la municipalité scolaire de la ville de Nicolet tombe sous l’application de ces articles, et, en conséquence, le 25 juin dernier, MM.W.Camirand, C.H., et Henri Lacroix, rentier, ont été mis seuls en nami-rontier, ont été mis seuls en nomi-acclamation séance tenante, par l’officier rapporteur.Nos meilleures félicitations à ces deux amis de l’éducation.Une question très sérieuse et très délicate est, dès maintenant proposée à l’étude de la commission scolaire : c’est celle d’améliorer l’école des Frères, soit en la réparant, soit en la reconstruisant.Dans les deux cas, il faudra que les intéressés s’imposent des sacrifices assez considérables.Dans tous les cas Tes.prit nicolétain saura triompher des difficultés et mettre les Frères sur le système moderne et à la hauteur des autres institutions qui font l’ornement et l’orgueil de la ville de Nicolet.VOL.V.— No.15f -—4- Visitez le Pavillon de Danse an PARC DOMINION TOUTE LA SEMAINE Pique-Nique Annuel des Facteurs ATTRACTION SPECIALE Le Cirque Hippodrome La piste d’automobiles La création Le Jardin Zoologique de Whitrom Fanfare Vander Meerchen ADMISSION AU PARC - - - 10 SOUS POUR FAIRE DE BELLES VILLES M.WHITE, VICE-PRESIDENT DE LA COMMISSION, VA ETUDIER EN ANGLETERRE LA QUESTION DE L’EMBELLISSEMENT URBAIN.—DEFAUTS A CORRIGER.M.James White, vice-president de la Commission de Conservation, est parti, ce matin, pour l’Angleterre, où il est envoyé par le gouvernement pour consulter les experts en tracés pour les villes, vue d’améliorer les méthodes actuelles du développement des grandes villes et de l’établissement des nouvelles municipalités.M.White a déclaré que l’insouciance la plus complète gouvernait les plans de développement des villes.Dans l’Ouest même, on suivait trop le plan du damier.Le grand défaut, dit M.White, e’est que les compagnies d’immeubles divisent leurs terrains à leur manière, sans s’accorder entre elles ou avec le plan de la ville.On construit des logis près des édifices commerciaux et on laisse de trop grands espaces sans pourvoir de parcs et de terrains de jeux.Ensuite, il est coûteux de réparer ces bévues.Et Montréal en sait quelque chose, dit M.White.Il croit qu’une grande ville n’y perd pas, cependant, à corriger ses défauts de tracé par l’expropriation en masse, car après la formation de grandes artères commerciales, la vente par la ville des terrains riverains paie amplement toutes les dépenses.C’est ainsi que Londres y a gagné à élargir le chemin du roi en plein Strand.M.White dit que le pavage de grandes artères de 120 pieds de largeur coûte moins cher que celui des rues de 80 pieds parce que ce pavage se fait tout d’une pièce, les voies des tramways étant placées sur un côté de la rue.De cette manière, le trafic commercial se fait beaucoup mieux qu’avec les voies de tramways au centre de la rue et l'entretien de la nie est moins dispendieux.M.White étudiera sur place les réformes accomplies dans le tracé des villes d’Angleterre en vue de la nouvelle loi sur le tracé des villes que doit présenter à l’approbation des législatures provinciales la nouvelle association pour l’embellissement des villes du Canada.Le rapport de M.White sera présenté à la Commission de Conservation à l’automne pour servir de base aux recommandations que cette commission doit faire au gouvernement fédéral.L’EXPLOSION DE LA RUE LEXINGTON UNE ENQUETE SEVERE AURA LIEU ET LES CHEFS DES ORGANISATIONS ANARCHISTES SONT ASSIGNES COMME TEMOINS.(Service de la Presse Associée) New-York, 7.— On s’attend à ce que l’on commence aujourd’hui une enquête sévère sur la cause de l’explosion qui a tué trois hommes et une femme et détruit les étages supérieurs d’une maison de l’avenue Lexington, samedi dernier.Le coroner Hellenstein enverra, dit-on, des subpoenas à tous les chefs des organisations anarchistes et socialistes que l’on dit instigateurs de la campagne entreprise contre John D.Rockefeller à la suite des récents troubles dans les régions minières du Colorado.II est probable que les principaux leaders qui seront appelés à venir rendre témoignage devant le coroner Hellenstein seront Léonard Abbott, président de la Free Speech League, Upton Sinclair et Mme Sinclair ainsi que Alexander Berkman.On recherche toujours Michael Murphy, le seul survivant qui se trouvait avec les anarchistes lorsque, la bombe qu’ils fabriquaient a éclaté; on croit qu’il pourrait donner des renseignements qui éclairciraient considérablement la police dans ses recherches.On décidera aujourd’hui chez les autorités de la ville si l’on peut permettre à Alexandre Berkman de faire des funérailles publiques, samedi prochain au square Union, à Arthur Caron, Charles Hansen et Charles Berg, les trois hommes tués par l’explosion sur l’avenue Lexington.On croit généralement que la ville cherchera à empêcher toute manifestation.Le Dr S.S.Goldwater, commissaire du Bureau d’hygiène, déclare que, d’après la loi, tout cadavre doit être enterré dans 96 heures après la mort, a moins qu’on no demande un délai, ce qui n’a pas été fait jusqu’ici.Ce laps de temps expire demain matin.Tl n’a pas décidé cependant quelle attitude il prendra contre les manifestants.-*——- LA REFORME DE LA CHAMBRE DES LORDS Londres, 7.—M.Asquith a déclaré en Chambre, hier, qu’avant la fin de la session il proposerait un projet de réforme de la Chambre des lords.- - - - - CANADIENS A LONDRES Londres, 7.-Lc Dr J.T.Finnic et sa femme, M.T.Chase Casgrain, le Révérend C.A.Williams, M.Erroll McDougall, M.et Mme Rodolphe Monty, de Montréal ; M.et Mme Alphonse Bernier, de Québec, sont arrivés récemment dans cetic ville.V VOL.V.— No.157 COM LE DEVOIR.MONTREAL, MARDI, 7 JUILLET 1914 CE ET FINANCE LA COTE A UNE BONNE TENUE Des gains appréciables ont été enregistrés dans le mouvement des valeurs locales.L’action Tramway Power se porte à 4734.—Le Cernent monte à 30^.—Mais le Power perd un demi-point.— Le marché est un peu plus actif.— Informations sur Wail Street.— La situation en Bourse.— Le boom du pétrole.Le congrès des marchands épiciers.—Le marché aux provisions.—L’immeuble.-Nouvelles diverses PERTES APPRECIABLES DES COMPAGNIES AMERICAINES DE CHEMINS DE FER.A la Bourse de Montréal, l'amélioration des derniers jours se maintient avec persistance.A mesure que la saison avance et nous rapproche du moment de la moisson, les espérances se font plus vives et plus agissantes.La spéculation était un peu plus active au parquet cl quelques cours ont fait des gains appréciables.Le C.P.R.s’est enregistré à 194 et le Brazilian est demeuré sans changement à 77.Le Québec se vendait 12.Le Power s’alourdit ci 233, tandis que le Shawinigan se tient ferme à 134 1-2, et que le Laurentide garde sa dernière position à 179 3-4.Le Xova Scotia Steel marque 50, alors que le Cernent s'avance d’un point au cours de la matinée, passant de 29 1-2 à 30 1-2.L’action privilégiée Canada Steamship se négocie ci 70 et le Richelieu et Ontario s’est vendu 88.Dans le groupe, des valeurs industrielles, le Textile se fixe à 69 1-2, le Ames-Holden consolide son dernier progrès, cotant 10, et l'Ogilvie s’établit à 114.À New-York, la plupart des stocks importants n’ont subi aucun changement à l’ouverture du marché, mais ont révélé une tendance à reculer dans la suite.Les émissions en vedette ont été l’United States Express, le Mexican Petroleum, l’A-merican Tobacco, le Studebaker et le titre Central Leather privilégié, avec une avance de 1 à 1 1-2 point.Le Pacifique Canadien et l'Ontario and Western ont décliné d’un point, alors que le Rock Island s'est de nouveau inscrit en baisse d’un point et quart.La nouvelle de Paris annonçant l’immense succès du nouvel emprunt français n’a aucunement impressionné le marché.L'IMMEUBLE La propriété située à l’est de l’édifice Sauvegarde, rue Notre Dame Est, vient d’être vendue par M.R.Stanley Weir à la Inns of Court, Ltd., pour la somme de $83,990.Cet immeuble est formé des lots Nos 86 et 87 quartier Est, et mesure en superficie 4,543 pieds.Parmi les quarante autres transactions enregistrées hier, nous extrayons les plus importantes: J.Versailles a vendu à la St.Lawrence Investment and Trust Co., les lots Nos 1625-J-4 et 5 Saint-Antoine, mesurant 42 x 115 pieds, avec bâtisse, 43 rue Saint-Marc, pour $30,000 et autres considérations.Alf.Monette à Wm H.Gravel, les lots Nos 1226-Î08 Sainte-Marie, 25 x 74 pie-ds, avec bâtisses 1100 à 1114 rue Bordeaux, $16.500.A.Nadeau et autres à L.H.De-mers, le lot No 900 20 Saint-Louis, avec bâtisse 38 et 40 carré Saint-Louis, 25 x 100, $15,500.Leonard G.Little et autres à J.Railiie, le lot vacant No 325 Paroisse de Montréal, 82,338 pieds carrés, chemin Belvedere, Westmount, pour $60,-000.A.Lafleur à P.J.Meehan, parties des lots 35-321 et 322 Paroisse de Montréal, avec habitations Nos 724 à 726A, rue .Champagneur, Outremont, 20 x 90 pieds, $10.300.A.Bourassa à la Commission Scolaire de Saint-Grégoire de Thaumaturge, les lots Nos 6-29 à 31 rue De Lanaudière, 22 x 74 pieds, pour $10,-475.LE BOOM DU PETROLE DANS L’ALBERTA CONTINUE SA MARCHE.— ON S’EXAGERE UN PEU L’IMPORTANCE DES DECOUVERTES, MAIS DES COMPAGNIES SERIEUSES FONT UNE EXPLOITATION UTILE.Washington, 7.—Les compagnies américaines de voies ferrées ont eu à subir un fléchissement notable de leurs recettes pendant le mois de mai dernier.D’après te sommaire des rapports de 157 des princiaples compagnies à l’Interstate Commerce Commission, les revenus nets, pour le mois de mai 1913, ont été en moyenne de 8325 par mille au lieu de $271 seulement, pour mai 1914.La déperdition des compagnies de l’Est a été de $9 par mille, celle des chemins du sud de $19 par mille, et celle des voies de l’Ouest, de $51 par mille.$ LA SITUATION EN BOURSE IL NE FAUT PAS COMPTER SUR LA HAUSSE DANS UN AVENIR IMMEDIAT.— NOTRE PAYS SORT DANS LES MEILLEURES CONDITIONS DE LA CRISE QU’IL A SUBIE.UNE OPINION.Nous offrons à nos lecteurs le passage suivant de la lettre financière hebdomadaire de la maison L.G.Beaubien et Cie: “Le mouvement spéculatif est encore insignifiant.Les baissiers conservent leurs positions et ne s’aperçoivent pas que chaque jour qui passe les rend plus dangereuses.Lorsque s'effectuera le rachat du découvert et que la clientèle spéculative s’engagera à la hausse, il est certain qu’une reprise très accentuée se produira.Il ne faut pas compter sur la hausse dans un avenir immédiat, il est même à souhaiter que ce mouvement de reprise soit à longue échéance et sans à-cou(p.C’est à cette seule condition que nous pourrons éviter des réactions brusques et dangereuses étant donnée l’instabilité du marché.“Nos banques ont tiré de la crise dont nous sortons l’enseignement qu’elle comporte.Elles savent pertinemment que la dépression a eu pour cause première l’excès de spéculation et surtout la superfétation des terrains et des immeubles.Elles sont au fait des manoeuvres des placiers en terrains de banlieue qui ont eu pour effet de saigner à blanc l’épargne.C’est pourquoi nos banquiers ont décidé d’un commun accord d’opposer au déve.cppement exagéré du mouvement spéculatif un obstacle infranchissable.“Nous ne pouvons qu’approuver sans réserves nos institutions de crédit et souhaiter que d’ici longtemps elles conservent envers le groupe dangereux des spéculateurs à outrance, la même attitude à la fois prudente et ferme.On aurait du reste mauvaise grâce à s’en plaindre puisque nos banques ne refusent pas au commerce et à l’industrie les avances utiles à la marche normale des affaires.“Les événements de l’extérieur ont contribué à améliorer la situation de notre marché.La crise mexicaine, l’imbroglio de l’Ulster sont moins in-qu.étants et New-York semble reprendre confiance.La clientèle retrouve la faculté d’apprécier les événements et les choses à leur valeur réelle.Elle se rend compte que nous avons vu le pire de la dépression et que le pays tout entier est entré en convalescence.“Notre pays sort dans les meilleu-i es conditions de la crise de croissance qu’il a subie.Son prestige financier n’est pas diminué et seuls ont été atteints ceux qui n’ont pas voulu prêter ]’oreillej aux conseils de prudence que nous n’avons cessé de formuler.” BOURSE DE L’IMMEUBLE Stock.—Coupon».—Obligatlons.- Aberdeen Estâtes.Bellevue Land Co.Beaudin Ltée.Bleury Inv.Co.Caledonian Realty, Com.Can.Cons.Land Ltd.Cartier Realty.Centrai Park Lachine .City Central Real Estate .Corporation.Estate.C.C.Cottrell Ltd.7 per cent pfd.Credit National .1-0 Crystal Spring Land Co.Daoust Realty Co.Ltd.Drummond Realties Ltd.Dorval Land Co.Eastmount Realty Co.Fair view Land Co.Fort Realty Co.Ltd.Greater Montreal Land Inv.common .-.Greater Montreal Land Inv.Pfd.Improved Realties pfd.Improved Realties, Common K.& R.Realty Co.Kenmore Realty Co.Lauzon Dry Dock Land Ltd.La Cic d’immeubles Union Ltée.La Cie des Terres à Ciment Ltée.La Cie Immobilière du Canada Ltée,.La Cic immobilière Ouest de Notre-Dame de Grâce .La Cie Industrielle d’immeubles Ltée.La Compagnie Montreal Est, Ltée.La Cie Nationale de l’Est .La Société Blvd.Pie IX .Lachine Land Co.Lasallc Realty.Landholders Co.Ltd.Land of Montreal .'.Longueuil Realty Co.L’Union de l’Est.Model City Annex.50 Montmartre Realty Co.10 Montreal Extension Land Co.Ltd.95 Montreal Deb.Corp.pfd.70 Montreal Deb.Corp.Common 70 Montreal Edmonton Western Land & Inv.Co.of Canada 90 Montreal Land & Improvement Co.Ltd.95 Montreal Factory Land .55 Montreal Westering Land Co.Montreal Western Land Co.75 Mountain Sights Ltd.85 Montreal South Land Co.Ltd.pfd.55 per cent paid up 10 Montreal South Land Co.Ltd.Common.10 Montreal Welland Land Co.Ltd.Pfd.75 Montreal Welland Land Co.Ltd.Common.10 Mutual Bond and Realties Corp.76 Nationale Real Estate & Inv Co.Common.10 National Real‘Estate and Inv.Co.Common .10 Nesbitt Height.50 North Montreal Centre Ltd, 125 North Montreal Land Ltd, .150 Notre-Dame de Grèce Realty 102 Ottawa South Property Co Ltd.70 Orchard Land Ltd.100 Pointe Claire Land.150 Quebec Land Co, .175 Rivera Estates .80 Rivermere Land Co.00% Rivervicw Land Co.100 Off.Dem.120 125 80 84% 200 201 97 105 20 20% 3 5% 80 100 100 108 15 Vi 20 ôô 75 14 20 120 140 05 69 70 72% 100 114% 50% 61 % 105 110 115% 125 25 38% 300 100 118 00 04% 15 18 51 75 70 82% 100 104 55 70 40 65 40 75 91 100 100 90 95 80 no 60 94% 121% 149 97 100 45 61% 40 65 95 100 102 Calgary, 7.— L’activité est grande dans la région où le boom du pétrole n’a pas de cesse.Géologues et prospecteurs, organisateurs et courtiers, typographes, chargés de l’impression des prospectus et circulaires, chacun travaille avec une ardeur peu commune.Plus de 120 sociétés différentes ont été fondées depuis la découverte du puits Dingman, il y a six semaines,'et ce chiffre, au dire récent d’une autorité, ne représente que la moitié du nombre réel des compagnies formées.On estime que la capitalisation de ces compagnies se monte à $125,000,000.On dit que la somme souscrite aux travaux de prospection et de traçage ne dépasse pas actuellement 2 millions de dollars, et l’on prétend que, avant la fin de l’année, le capital placé dans la recherche du pétrole dans l’Alberta-Sud sera porté à 5 millions.Il est évident que les découvertes récentes ne justifient pas la fondation d’un nombre aussi grand de société et ces placements exorbitants, mais des étrangers arrivent de toutes parts qui entretiennent la fièvre qui circule par toute la ville.Trois Bourses du Pétrole ont été instituées et c’est là qu’on détermine le prix des valeurs mises sur le marché.Chaque nouvelle découverte provoque,des fluc tuations exagérées.Cependant dans cette cohue il y a un groupe d’hommes pondérés et raisonnables qui s’occu pent activement et d’après les procédés scientifiques de l’exploitation des filons découverts.Il est certain que des entreprises sérieuses surgiront, mettront en évidence des champs avantageux, et as sureront la prospérité de cette région de l’Alberta.LES MOISSONS DANS L’OUEST (Service de la Presse Associée) Winnipeg, 7.— Le "Free Press” qui publie tous les quinze jours, les renseignements recueillis par 115 représentants, sur l’état de la moisson dans l’Ouest, annonce que dans 47 endroits, il y a eu de la pluie tout plein, qu’en 29 endroits, la pluie a été suffisante, qu’en 37 en droits on a besoin de pluie, et qu’en 22 autres endroits, un impérieux besoin de pluie se fait sentir.En somme, la récolte a meilleure apparence que celle de l’année passée, à pareille date.LES GRAINS*A CHICAGO Nous tenons ces cours de la maison Bryant Bros- and Co.Blé: juillet, 79 1-2; sept., 78 3-4; déc., 81 3-4.Maïs: juillet, 67; sept., 63 7-8 ; déc., 54.Avoine: sept., 35 1-4; déc., 36 5-8.BOURSE DE NEW=VORK Cours fourni, par MM.Bruneau & Dupuis, courtiers, 4, rue de l’Hôpital, Montréal.STOCKS Dem.Offre.! STOCKS Dem.[Offre VIANDES_SUR PIEDS Chicago, 6.—Têtes de bétail: arrivages, 165,900; marché fort; boeufs, $7.25 à $9.65; bouvillons du Texas, $5.60 à $8.25; entreposeurs et éleveurs, $5.75 à $7.45; vaches et génisses, $3.70 à $8.85; veaux, $6.75 à $9.75.Porc»; arrivages, 19.000; marché fort; légers, $8.20 à $8.60; mêlés, $8.15 à $8.62 1-2; lourds, $8.05 à $8.62 i-2; maigres (rough), $8.00 à $8.15; cochons, $7.40 à $8.30; moven ne des ventes, $8,30 à $8.65.Moutons: arrivages, $10,000; marche fort, naissants, $6.35 à $6,10; d’un an, $6,36 à $7.50; agneaux naissants, $6.36 à $9.25.Rockficld Land Go.Rosehill Park Realties Security Land Co.Reg.29 Vi 15 75 St.Regis Park.95 < Vi 75 inn 85 cno 19',; on o 45 10 ’.15 37 .25 8.75 71/ '/•i H 20 2b 6 «% 8.-5 19.25 5 7 .00 5'15 9'2 98 60 65 .05 6.15 3 4 35 86 80 85 — "20 ' 3 4 1 2 TT 15 15 35 La Rose 100 à 96, 200 à 95.Trenton Oil 100 à 15.Stockes Stevens 50 à 30.Melon Elder-—40 c 50.VENTES D’HIER APRES-MIDI Action» Power, — ino il 232 1 2.16 ft 282 12.15 ft 232 1-2, 10 ft 233.50 ft 233, 100 ft 233 1 4.25 ft 233 3 8.50 ft 233 14, 10 ft 233 1 8.New Power.-—5ft 231 )- 2 Ste»m»hlp«.— 20 ft 11, 50 ft It 1-2, 3 ft 11 1-4.6 ft 11 1 4.75 ft 11 1-4.10 ft 11 1 4.Brazilian.— 10 ft 11, 25 ft 77 1-8.C.P R.— 10 ft 194 3-8, 3 ft 104.2 ft 194 1 ¦2.Steel of Canada.—- 25 ft 18.\ P.C.LARKIN, DE LA CIE DE THE SALADA ACHETE ENCORE DU TERRAIN A BACK BAY, BOSTON.I)u “Boston Globe”: Par l’entremise de C.W.Whittier and Brother, édifice, de la Shawmut Bank.P- C.Larkin, de la compagnie de thé Sa-lada.Toronto.Ont., un important annonceur du “Globe”, a acheté un autre térrain à Bark Bay.de Lawrence Minot, fiduciaire pour le chemin de fer New-York, New-Haven and Hartford, lequel terrain mesure 1,300 pieds carré-s.11 est situé sur la rue Stuart, à erVté de celui nui a déjà été acheté et cjui mesure 5,200 nieds carrés, et y sera adjoint pour l’immense ronstruetion que M.Larkin v fera construire.r, AVIS.—Demande a été fatte h la corporation de la cité de Montréal, pour permission d’installer un réservoir à gazoline nvre pompe, sur le lot numéro cadastra 7, subdivisions N".Part, de 150 et 157, du quartier Duvernay, No.23 rue de In Hochr.FASHION CRAFT CO.No.23 rue de la Boche.Montréal 8 juillet 1914.AVIS.Demande a été faite ft In corporation de In eité de Montréal, polir permission d’installer un réservoir ft gazoline avec pompe, sur le lot numéro cadastra Part de 252 subdivisions du quartier Saint-Laurent, No.357 me Bleury, ONTARIO FURNITURE CO.No.387 rue Bleury.Montréal, 3 juillet 1914.AVIS LEGAUX PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour Supérieure No.472 Hippolyte Cabana, requérant, vs.Les Héritiers de Dame Marie Zoé Duclos, défendeurs.Il est ordonné aux défendeurs de comparaître, le 10 août 1914 au Palais de Justice, cour de pratique, chambre 31, à 10 heures 1-2, a.ni., pour répondre à la présente requête d’envoi en possession des biens de feu Dame M.Z.Duclos.TANCRKDE PAGNUELO, avocat du requérant, Edifice Orpheum.Montréal, 17 juin 1914.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit No.7229.Canadian Union Electric Company Limited, demanderesse, vs.R.C.Bach.Le 16me jour de juillet 1914 à 2 heures de l’après-midi, au domicile du dit défendeur, au No.10 Avenue Willow, en la cité de.Westmount, seront vendus par autorité de justice les biens et effets
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