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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
vendredi 10 juillet 1914
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1914-07-10, Collections de BAnQ.

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VOLUME V—No 160 MONTREAL, VENDREDI 10 JUILLET, 1914 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS UNION POSTALE .*• — - - 93.00 $6.00 Edition Hebdomadaire CANADA .*.».91.00 ETATS-UNIS 4 $1.50 UNION POSTALE « % ,$2.00 DEVOIR Rédaction et Administration: 43 RUE SAINT-VINCENT «» MOÎiXREA.1.TELEPHONES: ADMINISTRATION : Main 7461 RÉDACTION ; - Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! AU COEUR DE L’EMPIRE Le nationalisme à Westminster.ting populaire Un mee- Au dernier souper des amis du Devoir, j’avais indique les grandes lignes de mon programme de voyage : des études, puis des lettres au Devoir, et peu ou point de discours.On sera peut-être tenté de croire que, tout comme un simple ministre, j’ai fait exactement le contraire de ce que j’avais annoncé.Que mes bons amis se rassurent et ne m’enlèvent ni leur estime ni leur confiance.J’ai rempli fidèlement mon programme : j’ai beaucoup plus interrogé et écouté que parlé.Si le Devoir ne leur a pas encore communiqué les renseignements et les impressions recueillis, c’est qu’il m’a fallu faire marcher de front toutes mes enquêtes.Dans ce centre nerveux de l’Empire, d’où partent et rayonnent toutes les pensées, toutes les volontés qui mettent en mouvement cet immense organisme, on ne dérange pas les gens à sa guise.Durant ces quatre semaines, j’ai causé avec une cinquantaine de gens de catégories fort variées : ministres, amiraux, diplomates, députés, fonctionnaires, journalistes, sociologues, économistes, gens d’Australie et de la Nouvelle-Zélande, délégués hindous et maîtres d’école gallois, etc., etc.Naturellement, je les ai vus à leurs heure:;, aux moments où ils étaient le plus libres de causer — depuis le petit déjeuner du matin jusqu’aux heures de fermeture des cercles.Que les lecteurs du Devoir ne s’étonnent donc point si ces lettres se ressentent un peu de ce brouhaha et ressemblent à des malles de voyage remplies trop hâtivement, où les bottes et les livres, les chaussettes et les cigares s’entassent pêle-mêle.A mesure que les notes, les impressions et les souvenirs se classeront, l’ordre se fera.* * * Dans les rares et courtes allocutions que j’ai prononcées, je n’ai pas trahi nos idées.J’ai parlé en véritable paysan du Danube.Tout le programme nationaliste et l’histoire du mouvement y ont passé, depuis la dénonciation de la guerre d’Afrique, jusqu’à nos revendications des droits de la langue française, en traversant, en long et en large, la question navale.C’est en plein palais de Westminster, dans l’une des salles du rez-de-chaussée du parlement, que j’ai indiqué brièvement mais sans réserves, devant les membres du Liberal Colonial Club, les motifs de notre opposition à la guerre d’Afrique, à la J^oi navale et à la contribution “ d’urgence ”.Si Sam Hughes avait été là, il aurait cru à une nouvelle Conspiration des Poudres.C’est à YUnited Empire Club — foyer de la propagande des idées tory-impérialistes — que j’ai combattu nettement toute la théorie du “ resserrement des liens ” de l’Empire ; tarif impérial, gouvernement d’Empire, coopération ou contribution navale.Je n’ai pas négligé non plus de faire connaître nos idées et nos aspirations dans des entretiens plus intimes avec, tous ceux qui ont témoigné quelque désir de se renseigner à ce sujet- Ai-je besoin d’ajouter que partout on écoule avec la.plus complète bienveillance ?Sans doute, les impressions varient.On discute, on formule des objections, on contredit parfois — sauf sur un point : l’avantage inappréciable de la langue française et la nécessité de maintenir l’influence canadienne-française dans toute la Confédération.Là dessus il y a accord de toutes les opinions sans la moindre nuance de réserve.Tous, hommes d’Etat et hommes de guerre, publicistes et financiers, torys, radicaux et impérialistes, sont persuadés que les Canadiens-français constituent le rempart le plus solide contre l’envahissement américain.Chacun s’étonne qu’il se trouve au Canada des hommes, doués de quelque intelligence, qui pensent, autrement.De ma vie, je n’oublierai l’expression d’incrédulité d’abord, puis d’effarement, qui s’accentuait à vue d’oeil sur la figure robuste et joyéuse d’un vieil officier supérieur de la flotte — l’une des gloires de la marine anglaise —¦ lorsque je lui racontais le régime scolaire imposé aux Canadiens-français de l’Ontario.Ses yeux s’ouvraient, grands et ronds comme la gueule des canons de ses escadres.A la fin, il explosa : “ But, really, does such stupendous folly exist ?I ! How will Canada be made one country and preserved from absorption by the United Slates, if the French Canadians are not kept friendly ?” Les vieux loups de mer, dans tous les pays, ont la langue rude.J’ajoute que les officiers supérieurs de la flotte anglaise, surtout les anciens, qui ont parcouru toutes les mers et séjourné dans tous les pays du monde, sont singulièrement mieux renseignés que beaucoup de politiques et de journalistes sur la situation intérieure et extérieure des divers pays de l’Empire.“ Mais ”, répliqué-je, en m’efforçant de garder mon sérieux, “ les impérialistes canadiens comptent sur vos dreadnoughts, et vos canons de 14 p.pour les protéger à jamais contre tout péril.” —“ Dreadnoughts ! fiddlesticks ! What can dreadnoughts, torpedoes and cannon balls do against the Uniter States ?” Et la glace fut rompue du coup par cette décharge de batterie.Mais, j’anticipe.Je reviendrai sur cette conversation et sur d’autres, non moins intéressantes, au chapitre de la marine.rjc «{c La première impression que je veux communiquer aux lecteurs du Devoir, c’est celle d’un incident fort peu notoire en soi, mais dont l’importance relative s’est singulièrement accentuée dans mon esprit, com point de repère, depuis la discussion du budget qui s’est terminée hier.Vous vous rappelez Jos.Martin, le “ pétrel des tempêtes ” du Manitoba, puis de la Colombie-britannique.Député radical de East Saint-Pancras—l’un des quartiers populaires de Londres — il n’a pas tardé à sc quereller avec ministère.A la suite de la double défaite de M.Mastermann, nouveau ministre, il a menacé de démissionner et de provoquer une élection dans Saint-Pancras.Depuis, il a, paraît-il, arrangé ses affaires, et fait temporairement la paix avec les ministres.Mais ce n’est pas là ce qui nous intéresse.Il y a quelques semaines, en prévision d’une lutte alors considérée comme prochaine, le comité radical de East St.Paneras avait convoqué une série de meetings dans la rue.J’ai assisté à l’une de ces réunions.Comme pour les prédications suffragistes, religieuses, socialistes ou'autres qui se font à Hyde Park, chaque dimanche, la tribune est une sorte de roùlotte de bohémiens, ouverte sur le flanc, avec une banquette et des lanternes.Au début, il n’y a pas dix auditeurs.Un jeune orateur se dévoue.Il hurle d’une voix rauque un boniment quelconque sur les droits du peuple, l’égoïsme des classes bourgeoises, etc.Peu à peu, les passants s’arrêtent, la foule s’amasse : ouvriers et petits bourgeois, jeunes gens et vieillards, plusieurs femmes, mais pas de suffragettes.Us écoutent plus ou moins sans avoir l’air de comprendre.Avec le second discours, l’inté! êt s’éveille.C’est M.Martin qui le prononce.L’ancien collègue de Greenway a vieilli ; le type juif de sa figure amaigrie s’est accentué.Après avoir invité les interruptions et les questions — le heckling — il commence par expliquer les motifs de ses dissidences particulières avec le ministère, puis il entame une critique de fond.Il trouve que les radicaux, et même Lloyd George, ne vont pas assez vite en besogne.Il dénonce la loi des assurances, non parce qu’elle grève le budget outre mesure, mais parce qu’elle oblige tous, les contribuables à verser à l’Etat une prime mensuelle, tandis que l’Etat paie les rentes aux vieillards sans prélever aucune contribution des citoyens.Les applaudissements et les approbations commencent à se manifester.“Où le gouvernement prendra-t-il l’argent?” demande un auditeur.“Qu’il augmente la taxe des richesI” réplique un autre.Applaudissements plus nourris.“Qu’il diminue les dépenses de guerre!” ajoute M.Martin.(Approbation générale).“En 1906, les conservateurs dépensaient trente-trois millions pour la flotte ($160,-000,000).Nous dénoncions cette dépense comme excessive.Le ministère libéral a commencé par la réduire à trente-et-un millions- Au-{ ' .-.4.jourd’hui le budget de la marine dépasse cinquante-deux millions ($253,000,000).Que n’emploie-t-il plutôt ces vingt-et-un millions de dépenses additionnelles à payer les assurances de maladie et d’incapacité?” — (Approbations marquées) — “L’augmentation des dépenses navales est nécessaire”, interrompt quelqu’un.— “Qui dit cela?” demande l’orateur.“Un milliohnaire”, riposte un ouvrier.“Pourquoi l’augmentation de la flotte est-elle nécessaire?” — “Pour nous défendre contre l’Allemagne”.— “Ah! le péril allemand! D’abord je n’y crois pas au péril allemand.Et même s’il était réel, seriez-vous plus mal si l’Allemagne vous gouvernait au lieu des ploutocrates anglais?”— “Non! non!” — “Les” ouvriers allemands sont mieux lotis et vivent plus à l’aise que les ouvriers anglais! Aimez-vous mieux crever de faim en restant Anglais que de respirer et de vivre, au risque de devenir Allemands?” — “Non!” Il touche un instant à la, contribution Borden.“M.Churchill avait réussi à faire croire au premier ministre du Canada qu’en nous donnant sept millions de livres, il rendrait un grand service à l’Angleterre, (rires de pitié).Cela aurait voulu dire trois dreadnoughts de plus qu’il aurait fallu équiper et entretenir aux frais du contribuable anglais.Heureusement, le sénat canadien a rejeté la mesure (applaudissements).J’espère que les contribuables canadiens s’aperçoivent maintenant combien M.Churchill s’est moqué d’eux et qu’ils s’épargneront, et à vous également, ce fardeau additionnel”.(Approbations générales.) A M.Martin succède un orateur populaire, un vrai cockney, mais avec une facilité de parole et une fougue qui indiquent l’origine celtique.Il sc défend d’être socialiste.“Mais j’aimerais mieux, dit-il, un vrai régime socialiste, que le régime mi-socialiste, mi-ploutocratique, que le gouvernement nous donne.Je suis particulièrement heureux que M.Martin ait dénoncé le budget de la marine et se soit moqué du péril allemand.Le German scare, c’est le paravent des capitalistes qui s’engraissent à nos dépens en faisant construire des navires de guerre.Il y a longtemps que je dis que nous ne serions pas plus mal si l’Allemagne s’emparait de l’Angleterre.Nous perdrions notre roi, direz-vous.Quel mal cela nous ferait-il?D’abord le roi est allemand.J’aime autant un Empereur allemand à Berlin qu’un roi allemand à Buckingham Palace.Le Kaiser serait plus loin de nous et nous coûterait moins cher!” Rires et applaudissements.Les grands policemen, qui se tiennent, roides et impassibles, aux confins de la foule, ne bronchent pas et écoutent cette sortie révolutionnaires.L’interrupteur de tantôt ne paraît pas le moins du monde scandalisé.»î* Il ne faut pas, évidemment, exagérer la portée immédiate de ces violences de langage.Ces sentiments ne sont pas encore, je veux le croire, ceux de la masse du prolétariat anglais.Ils n’en sont pas moins l’indication significative d’un courant dont la force va grandissant.Il y a quelques mois, j’écrivais que l’Angleterre est en pleine révolution, autant que la France l’était, deux ans après la prise de la Bastille .Tout ce que’j’ai vu et entendu iti fortifie mon opinion sur ce point.Dans l’ordre économique et social, la révolution est peut-être plus profonde en Angleterre, à l’heure actuelle, {ju’elie ne l’a jamais été en France.La haine des classes est intense.Le bouleversement du système économique se poursuit avec une rapidité qui déroute les financiers et tous les Anglais traditionnefs, sans cependant satisfaire les exigences de la foule des affamés.Le mécanisme politique résistera-t-il aux tiraillements et aux assauts de ce formidable conflit?La Chambre des Lords, c’est-à-dire la puissance aristocratique, est pratiquement morte.Ses efforts actuels de survivance et sés tactiques suprêmes ne la sauveront pas.Les torys reviendraient au pouvoir demain, qu’ils ne rendraient pas à la Chambre Haute la situation qu’elle a perdue.Au contraire, pour sauver quelque chose du principe de la double législature, ils seraient les premiers à abolir la pairie nobiliaire et le recrutement héréditaire.La monarchie elle-même subsistera-t-elle longtemps?J’ai posé la question à un publiciste très averti, froid, réfléchi, libre de tout préjugé de parti ou de caste.“Nous avons parcouru tant de chemin en si peu de temps”, m’a-t-il répondu lentement, “et les courants qui nous entraînent semblent tellement irrésistibles et incontrôlables crue ce qui semblait absurde, irréel et irréalisable hier, devient possible aujourd’hui et certain demajn.Il n’y a pas plus de sécurité pour la monarchie que pour toute autre institution.” question du Tramway.Il déclarait ce matin encore que les journaux qui réclament ce referendum “seraient bien avisés, tout d’abord, de rédiger eux-mêmes le groupe de questions sur lesquelles pourrait porter le vote populaire." Et il ajoutait, avec une gentillesse qu’on ne saurait trop louer : “Ils verraient alors clairement combien sont peu pratiques leurs petites théories de démagogues.” “Petites théories de démagogues!” Le Canada s’est-il avisé que cette aimable phrase atteint en pleine figure M.Gouin et la plupart de ses amis?Car la théorie du referendum n’offre rien d’absolument nouveau; et c’est M.Gouin lui-même qui a fait décréter par les Chambres (article 5917 des Stats refondus de Québec) que “nonobstant toute disposition contraire ou incompatible dans une loi générale ou spèciale”, lorsqu’une municipalité accorde à une compagnie de traction, un privilège de plus de dix années, “le règlement ou la résolution s’y rapportant doit, avant d’avoir force et effet, être approuvé par la majorité en nombre des électeurs municipaux votant sur ce règlement ou cette résolution.’’ Il est bien vrai qu’avec le consentement de M.Gouin, la Compagnie des Tramways — dans les conditions que nous avons récemment indiquées — a été soustraite à l’empire de cette loi; mais cela ne prouve pas la fausseté de la théorie.Car, si M.Gouin eût été convaincu de cette fausseté, il eut certainement fait rappeler la loi générale.Il l’a, au contraire, maintenue pour tout le monde — la Compagnie des Tramways exceptée.Reste la question de procédure.La ville, ayant gardé de par sa charte le droit de décréter un referendum, pourrait tout simplement suivre la procédure indiquée par M.Gouin dans la loi générale et soumettre à l’approbation des électeurs l’ensemble du projet.Le Canada y voit-il quelque objection?LE POURCENTAGE MINISTERIELS ET OPPOSITIONNISTES EN CAMPAGNE Henri BOURASSA.LE TRAMWAY ELLE ABUSE.La petite note que nous consacrions l’autre jour à la Patrie nous a valu une riposte plutôt amusante.La Patrie ne conteste point l’opposition matérielle des textes que nous avons rapprochés: cela serait impossible; elle affirme qu’elle n’a point changé d’avis sur la question du referendum (nous avions, voulant éviter tout risque d’injustice, indiqué que la contradiction pouvait être le fait d’un simple lapsus) ; puis, et c’est ici que la chose devient assez amusante, elle tente de se tailler une réclame sur notre dos: “Fidèle à ses traditions, dit-elle, le Devoir se contente, au cours de cette campagne des tramways de regarder ceux qui se battent et de les critiquer.Que signifie ce procès de tendance fait par le Devoir AU SEUL JOURNAL FRANÇAIS (c’est de la Patrie qu’il s’agit naturellement) ayant pris la défense des intérêts du public contre les exigences de la compagnie?” Le Devoir se contente de regarder ceux qui se battent.Cela fera faire une pinte de bon sang à ceux qui connaissent un peu notre histoire, depuis les jours de 1911 où nous n’avons rien épargne pour empêcher l’adoption du fameux bill et pour maintenir, en particulier, la clause générale de referendum.Mais la Patrie compte évidemment sur l’ignorance du lecteur exclusif, de celui qui puise chez elle la totalité de ses informations.Elle ne devrait pas abuser tout de même.Le lecteur exclusif garde peut-être la collection du journal et il pourrait alors se rappeler que, le 15 février 1911, quelques jours avant que ne fût déposé le projet de loi Langlois, alors que la Compagnie restait soumise à la clause de referendum, la Patrie, après avoir affirmé l’insuffisance du contrat actuel (“A l’aide de son contrat actuel, il nous parait impossible Compagnie puisse faire face aux conditions créées par l’augmenta tion de la population et par l’agrandissement de la ville") ; après avoir ajouté; “Si nous saisissons bien la situation, U ne resterait qu’à déterminer les conditions d’un nouveau contrat”, disait en toutes lettres: “La Patrie croit que le conflit entre la ville et la Compagnie des Tramways doit être solutionné SANS LE MOINDRE DELAI et cela, dans l’intérêt de la ville aussi bien que de la Compagnie, et surtout du public.“La Commission d’utilités publiques, par sa propre constitution et par les juridictions que la loi lui assigne, est tonie désignée pour con-naitre et régler les difficultés actuelles.“Aussi la Patrie conseille aux commissaires d’accepter l’offre de la Compagnie qui veut s’en rappor ter à la sagesse et au jugement de la Commission.“LES NEGOCIATIONS ONT DURE TROP LONGTEMPS; LA DI PLOMATIE S’EST USEE EN VAINS EFFORTS: IL NE RESTE PLUS QU’UNE ISSUE; DEFERER 7 QU TE La question t la commssion D’UTILITES PUBLIQUES.“ET SI LES COMMISSAIRES VEULENT S’ENTETER A PRO LONGER L’INTOLERABLE SITUATION QUE LA PRESSE ET LE PU RLIC ONT DENONCEE.NOUS DE MANDERONS AU GOUVERNEMENT DE SOLLICITER OU DE GUIDER L’INTERVENTION DE LA COMMISSION.” Cette hâte à précipiter le dénoue ment, cette volonté de faire régler par un corps étranger les condi lions qui intéressent si profondément l’avenir de Montréal, le “lecteur exclusif” lui-même finira peut être par trouver que cela ne ressemble point à ce qu’il lit aujourd’hui dans son journal—et qui vaut d’ail-leur beaucoup mieux que la prose de 1911.REFERENDUM ET PROCEDURE Le Canada ne croit pas à la pra-que la j^icabilité d’un referendum sur la La Gazette annonce qu’en vertu des termes du contrat à intervenir entre la ville et la Compagnie des Tramways, celle-ci versera à sa par tenaire une plus forte proportion de ses recettes qu’elle ne fait actuellement.Tant mieux! mais ce n’est pas ce qui semble ressortir de la proposition faite par la Compagnie.Loin de là! Ainsi que nous le rappelions hier, la Compagnie est aujourd’hui obligée, en vertu de l’article 35 du règlement 210, de verser à la ville 4% de ses recettes brutes sur le premier million, (i, 8, 10 et 12% sur les demi-millions subséquents, jusqu’à concurrence de $3,000,000, et enfin 15% sur tout ce qui dépasse les $3,-000,000.Les recettes de la Compagnie étant aujourd’hui de plus de $5,000,000 et croissant continuellement, on voit que nous sommes dans la période du contrat la plus favorable à la ville.Et c’est exactement pourquoi la Compagnie propose, tout en remaniant l’assiette du pourcentage de façon à lui donner, prétend-elle, plus d’ampleur, de ramener le tarif d’ensemble de ce pourcentage à 4% — c’est-à-dire, au tarif minimum prévu par le contrat actuel.On aura besoin de faire une démonstration très claire pour con vaincre les gens ordinaires que ce remaniement de tarif donnera à la ville un surcroît de revenu.PRECISIONS Ministériels et oppositionnistes ont péroré hier, les premiers à Louise-ville et les seconds à Waterloo.* * * Les fidèles conservateurs qui, depuis longtemps, n’avaient vu ce qu’ils sont obligés de prendre pour leurs chefs, sont venus en assez grand nombre à Louiseville, mais soit désappointement, soit mauvaise humeur, ils n’ont pas fait d’excès d’enthousiasme.Leurs sentiments se sont manifestés par de rares applaudissements.Quelques discours ne manquaient pourtant pas d’intérêt, mais ils ressemblaient si peu aux harangues si vigoureuses, si nationalistes, si enflammées de la campagne de 1911, dont les échos ne sont pas encore éteints.On a fait beaucoup d’éloges de M.Borden.Personnellement, le premier ministre en mérite une bonne partie.Il en mériterait davantage s’il montrait plus de poigne et d’energie.M.Pelletier, dont l’âge ne paralyse aucunement l’agilité, a sautillé sur la question navale.La politique définitive du gouvernement donnera satisfaction à tout le monde, dit-il.Il est bien certain qu’elle satisfera M.Pelletier, mais malgré la complexité de son tempérament, le minstre des postes ne peut prétendre incarner tout le monde.L’explication qu’il a donné de l’incident du 65ème montre combien il se rend compte du malaise créé par les frasques de son collègue, mais elle ne lui fait pas plus d’honneur que le subterfuge auquel on a eu recours n’en fait à Sam Hughes.La “Gazette” elle-même, pourtant très ministérielle, n’a pu s’empêcher d’exprimer le dégoût que lui inspirait la substitution de vieux fusils aux armes régulières du bataillon.M.Pelletier est évidemment d’avis que ce maquignonnage hypocrite constituait une solution honorable.Chacun son goût.La majorité, même protestante, nous semble juger différemment ce mauvais tour de politicien de dixième ordre.M.Pelletier aurait été mieux inspiré de s’en tenir à la politique de développement matériel du pays.Sur ce point, le record du gouvernement est plus satisfaisant, encore que ses atermoiements au sujet du projet du canal de la Baie Géorgienne manque de décision et de prévoyance.Quant à M/M.Nantel et Coderre ils ont été eux-mêmes.Si M.Nantel n’a pas démissionné sur la question navale c’est parce que M.Monk Lui a conseillé de rester et que ça lui brisait le coeur d’obliger ainsi M.Pelletier de sortir lui aussi.La bonté de coeur émeut toujours et ’on pardonnerait certainement à M.Nantel d’avoir reculé devant la douleur du sacrifice que sa retraite eût imposé à M.Pelletier qui cherchait évidemment tous les moyens de rester, si cette faiblesse ne l’avait mis en contradiction flagrante, exaspérante même, avec son passé.Le conseil de M.Monk ne l’excuserait pas à notre avis, puisque pour le moins aussi engagé que M.Monk envers son comté et sa province, il devait suivre l’exemple plutôt que le conseil de celui-ci.Du reste, il semble bien étrange que M.Monk se jugeant lui-niéine tenu en honneur de remettre son portefeuille, ait conseillé aux autres de le garder.On ne s’est peut-être pas compris.M.Monk était avec tout le monde d’une rare délicatesse de procédés.L’indécision de ses collègues devant leur de- voir ne lui aura-t-il pas inspiré des ménagements qu’on aura pris pour des conseils ?Ce qu’il y a de certain c’est que M.Nantel n’a pas compris le devoir et l’honneur de la même façon que M.Monk.Attention ! Voici M.Coderre qui se donne un rôle.Personne autre que moi n’aurait pu recueillir la succession de M.Monk, dit-il, parce que les uns reculaient devant les responsabilités et les autres devant les injures ! M.Coderre a dit cela le plus sérieusement du inonde et personne autour de lui, pas même M.Mondou, n’a éclaté de rire.La politique est une comédie merveilleusement fertile.* « * Le News offre de donner à M.le commissaire Côté des indications très précises sur les relations qu’il aurait eues avec le groupe du Tramway, au cours de la campagne municipale.Il serait regrettable que M.Côté n’invitât point le Neivs à préciser ses déclarations.Orner HER0UX.UN CONGRES D’ALLEMANDS U y a, dans l’ouest canadien, un nombreux groupe d’Allemands catholiques, organisés sous le nom de Volksverein.Cette association nationale et religieuse correspond a VAssociation Catholique Franco-canadienne, de la Saskatchewan, et elle a des ramifications dans la plupart des centres catholiques allemands des provinces nouvelles.Depuis sept ans, le Volksverein tient chaque année une convention générale.A la fin de juin dernier, la septième reunion d’ensemble a eu lieu à Humbolt, dans la Saskatchewan.Humboll est au coeur d’une région peuplée en grande partie par des Allemands catholiques, les uns, venus du Vatcrland, les autres, des Etats du nord de la répu A Waterloo, il n’y a pas eu plus d’enthousiastes qu’à Louiseville, excepté peut-être quand on s’est moqué de l’attitude ministérielle sur la question navale.11 est.si amusant aussi de voir un parti revenir même partiellement à la politique qu’il a tant dénoncée- Pour le reste on n’a rien dit de neuf ni d’important.Les tirades contre la dépense pour la milice, bien que justifiées pour une certaine partie, sonnent très mal dans la bouche des hommes qui ont eux-mêmes presque triplé ce budget et.qui avec tout cet argent n’ont réussi à constituer qu’une force de parade.Et les histoires de M.Lemieux sur la lutte de M.Laurier contre Chamberlain, donc ! quand on sait que le chef libéral a fini par aider et préparer cette fameuse résolution de 1909.sur laquelle M.Laurier fc’est d’abord appuyé pour nous pousser dans l’impérialisme avec sa marine canadienne en temps de paix, c’est-à-dire quand elle ne servait à rien, et impériale en temps de guerre, c’est-à-dire quand elle nous entraînait dans toutes les complications mondiales.Et les doléances, les responsabilités du gouvernement quant à la crise financière?Que l’on pense ce que l’on voudra de la réciprocité en général, nous voudrions bien savoir comment la réciprocité fournirait plus de travail à nos manufacturiers et à nos ouvriers.De portée mondiale, la crise s’est intensifiée au Canada du fait d’une immigration outrée venue ici non pour faire produire le sol, mais pour profiler des grandes constructions dont l’effet a été surtout de créer une prospérité artificielle par l’excès de spéculation qui a immobilisé le petit capital.L un des moyens de remédier à cet état de choses est de pousser nos gens aux travaux permanents de l’agriculture.Et sur ce point on ne peut nier l’activité du gouvernement Borden.Aucun gouvernement n’a subventionné aussi généreusement tout ce qui tend à rendre l’agriculture intéressante et payante.Jean DUMONT.blique américaine, où il y a de forts groupements d’Allemands catholiques organisés de manière remarquable.Bon nombre de ceux de la colonie de Humbolt sont venus des Etats-Unis, il y a quelques années, emportant avec eux leurs machines agricoles, leur ameublement, plusieurs centaines de mille piastres d’argent et un merveilleux esprit de corps.Des Bénédictins allemands, qui dirigeaient ces colons, aux Etats-Unis, avaient au préalable parcouru toutes les régions agricoles nouvelles de l’ouest canadien, afin d’y trouver une vaste étendue de terrains qui convinssent à leurs compatriotes.Aussi, le site de la nouvelle ruche allemande dans l’Ouest une fois trouvé, un nombreux essaim y déménagea-t-il, chaque famille ne laissant aucun de ses membres derrière elle, et le village amenant avec lui jusqu’à ses forgerons, ses charpentiers, ses hommes de métier.Le Volksverein, à sa dernière réunion, à Humbolt même, a réaffirmé sa volonté ferme de s’unir aux autres groupements catholiques de l’ouest» “pour la défense de ridée catholique”.Le révérend père l’un-ke.secrétaire-général du Volksverein, a ainsi défini la portée de cette association : “Elle a pour but l’union des catholiques allemands en une société qui les incite à garder leur religion et leur langue, et la formation de chefs catholiques qui usent de leur influence pour protéger non-seulement le groupe allemand catholique, mais même leurs frères protestants, sans Dieu, et contre et l’irréligion grandissantes de la civilisation moderne.” Des délégués de différents groupes catholiques de l’Ouest ont assisté à ce congrès où se trouvaient réunis les représentants des 5,000 Allemands catholiques inscrits dans les registres du Volskvcrein.Le représentant de Monseigneur Mathieu, l’abbé Benoît, de l’évêché de Régi-nn.faisant allusion à la récente réunion générale des Orangistes, dans cette ville, a dit: “Nous, les catholiques de l’ouest, nous laissons tout le monde en paix; mais nous n’entendons pas que personne veuille nous opprimer: nous ne le souffririons pas.” Peu de jours auparavant.un délégué du Volksverein avait assisté au congrès oanadien- français de Prince-Albert et parlé en français aux congressistes.Aussi, au congrès allemand de Humbolt, le délégué de {’Association catholique franco-canadienne parla-t-il en allemand aux membres du Volksverein, leur déclarant : “Quand ce sera le temps, vous trouverez à vos côtés, luttant avec vous pour la défense des droits catholiques, les Franco-Canadiens de cette province.” Un ministre du cabinet de la Saskatchewan, M.Tur-geon, représentant le ministère Scott, dit aux congressistes: “Il n’y a rien dans le programme du Volks-verein qui ne contribue pas à la formation de bons citoyens.Et c’est de bons citoyens que l’Etat a besoin.” Le congrès s’est surtout occupé d’étudier la situation des Allemands catholiques de l’ouest, à différents points de vue- Et il a clos ses travaux en réaffirmant la volonté du Volksverein de s’unir de manière effective aux autres groupements catholiques de l’ouest canadien, pour la protection et la défense de leurs intérêts religieux et scolaires communs, et pour celle du droit des enfants à une instruction à base religieuse.Il n’y a pas de doute que l’accord qui existe dans l’Ouest, entre catholiques de différentes langues et de différentes 'nationalités, ainsi que l’organisation systématique de leurs forces, en une fédération d’ensemble, contribueront en une large mesure à faire, respecter leurs droits par les ministères qui, diiïns contre l'ecolc région, semblent tolérants' et ¦ l immoralité bien disposés à l’endroit de nos coreligionnaires.Aussi bien, des associations comme le Volksverein, {'Association catholique franco-canadienne, et les sociétés franco-canadiennes de l’Alberta et du Manitoba, sont-elles des oeuvres éminemment patriotiques.Leur existence et leurs succès laissent prévoir que.entre eux.les catholiques de l’ouest canadien n’auront pas de heurts et do mésintelligences comme il en existe parmi les catholiques ontariens de différentes langues, au grand dommage ries écoles séparées de l’Ontario.Ce sera tant mieux pour la cause catholique et même pour la paix nationale.Georges PELLETIER. f» LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI, 10 JUILLT 1914 VOL.V.— No.160 LES MINISTERIELS PAS D’ELECTION GENERALE C’est ce qu’affirme M.L.-P.Pelletier, à une assemblée conservatrice tenue à Louiseville hier.— Pas cet automne et peut-être pas l’an prochain.— Eloges de Sir R.-L.Borden.DISCOURS DE MM.BELLEMARE, CHASSE, BARRETTE, PELLETIER, NANTEL, CODERRE ET MONDOU (Par notre envoyé.) Une grande assemblée politique, convoquée par M.Bellemarre, député du comté de Maskinongé, a eu lieu, hier après-midi, à Louiseville.sous" les auspices de l’Association de la Jeunesse Conservatrice de Montréal.C’était l’ouverture d’une campagne de propagande (pie l’on se propose de faire à travers toute la province de Québec.La ville avait été coquettement décorée pour la circonstance, M.le maire Caron a reçu, au nom de la population qu’il représentait, les visiteurs qui arrivèrent, vers midi, par les trains de Montréal et de Québec.Un banquet intime a été offert aux ministres fédéraux, à l’hôtel La-fleur, dès leur arrivée, soit à une heure, heure à laquelle les gens commençaient déjà à se grouper en face du marché où devait Se tenir l'assemblée, qui ne s’ouvrit que ' ers les 2 heures 30.Disons tout de suite que nulle déclaration réellement importante ou nouvelle n'a été faite, si ce n’est que nous n’aurons pas d’élections fédérales cet automne, contrairement à ce que le voulait la rumeur, ni probablement même l’an prochain.La note qu’ont fait entendre tour à tour tous les orateurs, a été l’éloge du premier ministre, actuel, M.Borden, que l’on s’ert plu à-représenter comme le type de l’homme d’Etat par excellence, ainmnt à rendre justice à tous sans distinction de race ou croyances religieuses.Sept orateurs ont pris, hier après-midi, la parole, dont trois ministres : fédéraui : MM.Pelletier, Nantel et ¦Coderre.L’assistance à rassemblée a dû : compter environ 3,000 personnes, venues des quatre coins du comté et même de l’étranger.Tous écoutèrent les discours, soulignant quelques passages de leurs applaudissements.M.LE MAIRE CARON M.le maire Caron ouvre l’assemblée en disant, que c’est un grand honneur pour la ville de Louiseville, et pour le comté de Maskinongé, de recevoir les trois ministres cana-diens-français du cabinet Borden, le président de l’Association de la Jeunesse Conservatrice de Montréal .et les députés des comtés environnants.Il souhaite à tous la bienve-nue.M.Nobert, appelé à préside^ ^’assemblée, endosse les quelques paroles de bienvenue du maire.Il ajoute en plus .qué la présence des trois ministres oanadiens-français est in témoignage d’estime et de confiance en la personne de leur député, M.l'pllemare.M.BELLEMARRE M.Bellemarre figure le premier au programme des orateurs du jour.11 commence par remercier les ministres canadien$-français de s’être rendus à son assemblée, afin d’exposer la politique générale du gouvernement actuel depuis 1911.11 remercie plus spécialement, cependant, M.Pelletier, pour l’octroi d’un bureau de poste en construction à Louiseville, ainsi que le président de l’Association de la Jeunesse Conservatrice de Montréal qui, ayant émis l’idée de faire une campagne de propagande à travers la province de Québec, a bien voulu inaugurer cette campagne à Louiseville.M.Bellemarre dit que les cadres du parti conservateur sont assez larges pour lui permettre de différer d’opinion parfois avec les chefs de son propre parti sur certaines questions, sans pour cela être excommunié.tel que l’étaient, sous l’ancien régime, les députés libéraux qui n’approuvaient pas M.Laurier sur toute mesuré.Il a conscience d’avoir accompli son devoir de député depuis 1911, et il fera de même dans l’avenir parce que, répète-t-il, “dans le parti conservateur l’on peut différer d’opinion sur certains problèmes sans encourir de condamnation éternelle.” L’orateur dit quelques m’ois sur la loi des bonnes routes, laissant aux ministres d’entrer dans Je détail de la question.Et il insiste, en terminant, sur l’importance de l’Association de la Jeunesse Conservatrice de Montréal, appelée, suivant lui, à jouer un grand rôle dans la province de Québec.M.CHASSE M.Aimé Chassé, président de l'Association, est l’orateur suivant.Il est heureux de l’honneur qu’on lui fait d’adresser la parole.Parlant au nom de l’Asociation; je suis venu, dit-il, vous exprimer notre opinion sur la politique fédérale, et surtout dire à M.Bellemare qu’il a fait son devoir à Ottawa.” M.Chassé fait ensuite un bref exposé de la politique conservatrice, et la declare progressive et pratique.“On a bien chanté, continue-t-il, pendant quelques années, le libéra du parti conservateur, disant qu’il complaît peu de partisans.C’est qu’alors nous n’avions pas d’organisation, mais aujourd’hui le parti est plus puissant que jamais, car nous retournons a la politique de MacDonald”.L’orateur explique ensuite que l’Association est un “corps combatif et puissant avec lequel le parti conservateur doit compter pour scs victoires futures, et le parti libéral pour ses défaites.” M.Chassé termine son discours par un vigoureux éloge du premier ministre actuel, M.Borden.M BARRETTE M.Barrette, député de Berlhief, félicité l'Association de cette belle manifestation politique, et la remercie de l'avoir invité à rencontrer amis en des circonstances aussi solennelles.Il fait à son tour l’éloge de son parti, et plus particulièrement de M.Borden qui n’a nullement tenu compte, suivant lui, des divergences d’opinion de certains députés de la droite.Au contraire, tous sont truites avec le même esprit de justice.M.PELLETIER “C’est un véritable plaisir pour moi, dit M.Pelletier, de profiter de cette belle manifestation afin de participer à cet entretien politique qu’il est convenable d’avoir avec nos mandataires.” Il félicite le maire de la place, du tact et de la dignité avec lesquels il a su recevoir les visiteurs.M.Pelletier veut tout d’abord mettre au grand jour la fausseté de certaines rumeurs.Les journaux rouges disent que, vu le succès des conservateurs dans les dernières élections d’Ontario et leur victoire assurée de demain au Manitoba, le gouvernement Borden profiterait de ces faits pour faire des élections générales.Il dément formellement cette rumeur qui est, dit-il, "un canard de haute envolée.” Nous ne sommes au pouvoir que depuis octobre 1911, continue-t-il, et la loi nous accorde 5 ans.” Le but de cette calomnie serait de ralentir l’enthousiasme des organisateurs du parti conservateur.Le.ministre des postes ajoute que le programme du parti conservateur est de “jeter les fondations drun grand édifice, par un encouragement aux agriculteurs, encouragement que depuis longtemps on leur avait refusé.Il rappelle que le gouvernement Borden a voté, cette année, la somme de $10,000,000 pour la classe agricole de la province de Québec.Uelui-ci aurait bien voulu voter aussi un crédit en faveur des bonnes routes, mais la majorité liberale du Sénat n’en a pas voulu, parce que venant d’un gouvernement conservateur.Bien des gens se sont scandalisés a propos de l’incident du ()5e régiment de Montréal, lors de la proces-simi de la Fête-Dieu, cette année, b affaire se résumerait à ceci: c’est que les soldats au lieu de saluer le Saint-Sacrement avec une carabine Boss, l’ont salué avec une autre carabine.Et si à Lévis, lors du retour de Son Eminence le cardinal Bégin de home, le (ie bataillon n'a pas fait gerde d’honneur, on pourrait, sui-sant M.Pelletier, faire le même reproche l’ex-ministre de la milice, i ai le même incident se serai! pro-duit en 1910, lors de l’arrivée de Son Eminence le cardinal Vannu-telli, qui venait assister au Congrès eucharistique.A tout événement, M.Pelletier déchue avoir reçu une lettre de .Mgr Begin, remerciant chaudement, dans la personne de MM.Borden, Hazen et Pelletier, le gouvernement de la réception qu’il lui a faite.Passant au remaniement des comtés, l’orateur dit que cette législation est juste, puisqu’elle fut approuvée des deux côtés de la Chambre.Quant à la nouvelle législation concernant la livraison des journaux qu'il entend faire adopter à la Chambre, ce n’est qu’en vue, dit le ministre des postes, de ,nc défrayer que le coût réel du transport.L’orateur fait maintenant un exposé assez détaillé de l’administration conservatrice depuis 1911.Il parle réciprocité, protectionnisme et très peu marine, sans apporter sur ces questions d’arguments autres que ceux que nous entendons depuis 1911.M.Borden, suivant lui, n’est pas le premier ministre de la majorité anglaise, mais de toutes les races qui habitent le nays.Et si nous sommes aujourd’hui un grand pays, cela est dû à la politique conservatrice.M.Pelletier promet de revenir avant longtemps, exposer dans tous ses détails le programme que le parti conservateur entend mettre à exécution.M.NANTEL M.Nantel a à se plaindre des injures lancées à la face des ministres oanadiens-français du cabinet Borden.Et si, lors de la démission de M.Monk, comme ministre des Travaux Publics, dont la maladie aurait été, suivant lui, la principale cause, il a gardé son propre portefeuille, ce serait à la demande expresse de ce dernier qui lui aurait dit: “M.Nantel, de grâce, ne résignez pas”.L'événement aurait forcé M.Pelletier à démissionner lui-mème, el M Borden ne méritait pas d’être traité ainsi par la province de Québec.M.Nantel ne rraint pas que l’influence canadienue-française, à Ottawa, diminue, bien au contraire.11 parle des immenses travaux qui se font dans notre province, et qui sont dûs à la générosité du gouvernement Borden.Parlant de l’annexion du Keçwa-tin au Manitoba, M.Nantel répète une déclaration qu’il a déjà faite : à savoir que la question Scolaire est virtuellement réglée, grâce aux amendements Cold-well, adoptés par le gouvernement Koblin.L’orateur expose ensuite les raisons de son attitude sur la question navale à la Chambre des Commu-nos.Il a toujours agi sincèrement et dans l’unique intérêt de son pays.11 est prêt à rencontrer qui que ce soit, tant dans son propre comté que partout ailleurs (fans la province de Québec, pour discuter de l’administration fédérale depuis 1911, sur laquelle il s’étend assez longuement.“ On dit que nous sommes.M.Coderre et moi, continue l’orateur, des nullités parce que nous ne faisons pas de longs discours sur le parquet de la Chambre des Communes.Cela ne veut rien dire, car nous faisons ailleurs notre devoir.” M.Nantel ajoute que “ pour obtenir justice là-bas, il ne faut pas dire de gros mots à nos adversaires I! faut y aller avec délicatesse, et de manière diplomatique.” Il admire la largeur de vue .et l’esprit de justice de M.Borden, auquel il est heureux de rendre un discret hommage.M.CODERRE Le secrétaire d’Etat s’applique à expliquer les raisons de son entrée dans le cabinet Borden, dans les circonstance difficiles que nous savons.Après beaucoup d’hésitations et de consultations auprès de ses amis de Montréal, il a accepté la position de secrétaire d’Etat “parce qu’il fallait que la province de Québec fut représentée dans le cabinet”, et personne autre que lui, dans les circonstances, allègue l’orateur, n’aurait accepté l’honneur, les uns en vue de “se soustraire à de lourdes responsabilités, et d’autres par crainte des injures.” Il a reçu d’ailleurs, depuis lors, de nombreux témoignages de félicitations et d’encouragement.“On a beaucoup parlé de la question des écoles, continue M.Coderre.Or il est allé lui-même au récent congrès de la langue française à ; Prince Rupert, et il en est revenu convaincu que les nôtres de l’Ouest sont satisfaits, étant donné les circonstances, de la législation scolaire qui les régit.Plusieurs même d’entre eux nous demanderaient de ne pas trop s’immiscer dans leurs affaires, car nous leur faisions plus de tort que de bien.” Et Mgr Langevln, d’après l’orateur, serait “prêt à dire à qui veut l’entendre” qu’il est satisfait des amendements Coidwell, quant à Winnipeg et à Brandon.M.Coderre parle marine sans apporter, lui non plus, d’arguments nouveaux sur la question.El l’attitude qu’il a prise sur cette question, il serait prêt à le reprendre demain, si l’occasion se présentait.L’orateur dit que les partis se divisent en parti libéral et en parti conservateur; et qu’en conséquence, il faut approuver la politique préconisée par l’un ou par l’autre.“M.Bou-rassa lui-même a déclaré que le nationalisme n’est qu’un mouvement.” M.Coderre fait, toi que les orateurs précédents un éloge des plus enthousiastes du premier ministre.Il termi-ne son discours en invitant les électeurs du comté de Maskinongé à réélire M.Bellemarre comme leur député à Ottawa.M.MONDOU M.Mondou, député d’Yamaska fait, après M.Coderre, un discours qui dure juste une heure.Le parti conservateur, tant dans l’opposition qu’au pouvoir, n’aurait fait que du bien, et le parti libéral rien que du mal.Il fait un plaidoyer des plus détaillés sur l'administration conservatrice depuis 1911.L’assemblée se clôture enfin, vers les (5 heures, par quelques paroles de remerciements de la part du député du comté de Maskinongé, M.Bellemarre, et du président de l’Association Conservatrice de Montréal, M.Aimé Chassé, qui en profite pour annoncer la prochaine assemblée qui aura lieu le samedi, 18 du courant, aux Trois-Rivières.LES EXAMENS DU BARREAU Québec, 10.— Des quarante-un candidats à la pratique du droit, trente-huit ont passé leurs examens, Trois seulement ont échoué.Voici les noms des nouveaux' avocats : Euçlide Desjarlais.Auguste Ques-nel, S.J.Dixon, R- Beaudoin, S.Tritt, Mathieu Pouliot, V.A.Dela-ge, Charles Napoléon Dorion, C.M.Letarte, J.F.Bernard, H.Laramie, S.Bush, B.C.DeSola.J.M.Montle, J.F.Pouliot, .1.E.Gaboury, Edouard Flamand, J.S.Godiri, G M.McNaughton, J.A.Nadeau, Jean Trudel, Georges Beaupré, H.Roch, .1.N.Fauteux, Léo Pelland, A.S.Mills, L.P.Marchand.A.E.Moysc, A.K.Hugessen.!.G.Gendron.J’.H.Michaud, W.A- Plante, W.Denis.G, A.Coughtin, Thomas J.Coo-nan, Edgar Roche, jr., Théo.B.He-nev, H.T’.Scott.Ont été admis à l'étude du droit: MM.Bourassa, Caisse, Lalonde, Tel-lier, Reanreffard, Caumartin, Lie-mert, T.D.Malone, C.Montmagny, Renneville, Scnécal et Gosselin, M.HADR1LL BLESSE A PARIS Le lendemain de.la clôture du congrès international des chambrés de commerce, tenu à Paris, du 8 au 10 juin dernier.M.George Hadrill, secrétaire du Board of Trade de Montréal, se faisait frapper par un auto-taxi, ce qui l’obligeait de garder sa chambre d’hôtel, à Paris, pendant 10 jours.Traversé depuis en Angleterre, chez des amis, il ne pourra marcher encore d’ici une semaine.M.Hadrill est attendu à Montréal vers le 1er août.EMIGRATION ET IMMIGRATION Ottawa, 10.—Fait curieux, le nombre des émigrants qui sortiront du Canada, cette année, sera de beaucoup plus considérable que celui de ceux qui viendront sy établir.Le département de l'Immigration a discontinué sa campagne de publicité dans les vieux pays.Il laisse entendre cependant que le gouvernement ne ro evra au pays que ceux qui sont suffisamment préparés pour y cultiver la terre et possédant l’argent pour ce faire.Les conditions vont considérablement améliorer la qualité de l'immigration au Canada.FUMEZ LES CELEBRES CIGARETTES EGYPTIENNES “VAFIADIS” Elle VOUS aidera à éviter les malaises causés par le bateau ou les chars.Elle vous procurera un soulagement agréable durant la cha-‘ leur du voyage ; elle eü rafraichissante au goût, douce au palais et fait du bien à la gorge.Elle raffermit 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collecteur du quartier Notre-Dame-de-Grâce, enquête qui dure encore- On connaît toute cette affaire : la demande d’un crédit de $3,200 pour de prétendues excavations dans le roc; les soupçons de M.Ja-nin, l’enquête et, comme conclusion, l’arrestation de M.Pelland.Le mandat était signé par M.le magistrat de police Lect.Doux accusations sont portées contre M.Pelland : D’abord, il aurait, entre janvier 1912 et août 1913, alors qiBil était au service de la ville comme ingénieur, fait de fausses entrées dans ses livres et autres documents, et de plus, fabriqué un faux plan de l’égout collecteur du quartier Notre-Dame de Grâce.Ensuite, il aurait, durant le même espace de temps, extorqué frauduleusement une somme de $75,000 à la ville, en donnant pour prétextes des excavations dans le roc qui n’auraient jamais été pratiquées.Aux quartiers généraux de la police, comme on lui refusait de sortir sous caution, l’accusé demanda la permission de téléphoner à son avocat.Me Jos.Archambault, ce qu’on lui acordn.Me Archambault, se trouvait alors à sa villa, à Valois.mais dès huit heures il était à Montréal, aunrès de M.Pelland.O matin, M.Pelland comparaît devant le magistrat Loet.Me Archambault fera tout en son possible pour une son client soit admis à caution.Plusieurs de ses amis sc tiennent prêts à cautionner nour lui.ERUPTIONS VOLCANIQUES (Service de la Prettsr Associer) Seward, 10 — Le capitaine du paquebot "Dirigo”.M, Mullen, donne de nouveaux détails au sujet des éruptions volcaniques qui ont lieu dans la péninsule do l’Alaska, à l’ouest de Seward.L’équipage vjJu navire a remarqué, le 1er juillevla présence d’un nouveau cratère sur le versant nord de mont Shishal-den, un des volcans les plus actifs du inonde.Le volcan de Pavlof, situé à 100 milles au sud-est du mont Shishalden, est également actif.L’un des bons moyens d’aider le journal, c’est d’encourager les fournisseurs qui lui donnent leurs annonces.UNE IDEE DE LA MODE DU JOUR 4S40.—-Robe de dame, S Rrandeors, de 30 à 40 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GASPE BEAUBIEN Ingénieur - ConsctfL Chambre 28, Edifice Royal Insurance, Place d’Ai-mes.Montréal.Tél.Main 8240.Coin MONT-ROYAL et CHAMBORD MONTREAL Heures de bureau: 8 a.m.à 9 p.m.Tél.Saint-Louis 3732 P.A.LACROIX, arpenteur géomètre, ingénieur civil.Chambre 925, Power Bldg., rue Craig, Montréal.Tél.Bureau: Main 7305; résidence: Saint-Louis 2707, SURVEYER & FRIGON INGENIEURS CONSEILS Expertises, levés de Plans, Estimations et Projets Rapports Techniques et Financiers ADRESSE : 56 HEAVER HALL HILL Téléphone Uptown 3808.MONTREAL ARCHITECTES LAFRENIEHE, j.L.D.—A.AP.Q.Architecte,Professeur de dessin d’architecture, Conseil des Arts et Manufactures, 271 Saint-Denis.Tél.Est, 887, 523 Lafontaine, Maisonneuve.Tél.LaSalle 1856.CUIRASSES VENDUS A LA GRECE Washington, 10.— La vente des cuirassés “Mississippi” et “Idaho” à la Grèce a été conclue hier.Un chèque de $12,535,275.96 a été remis nu secrétaire de In marine, M.Daniels, par un agent du gouvernement grec en Amérique.Cet agent a signé lui même le chèque, car le gouvernement (tree ne prend pas directement part à a transaction.Les cuirassés seront livrés à la Grèce dans quelques jours, le "Mississippi” à Hampton Roads et l’“Ida-ho" dans la Méditerranée, probablement à Gibraltar ou à Villefranehe.Le "Mississippi” portera à l’avenir le nom de “Kilkis” et r’Tdaho” celui de “Lemnos”.Le prix de 812,535,275.96 est le prix de revient des navires, lors de leur livraison, par les constructeurs au gouvernement américain.-»- ACCUSATIONS RENVOYEES Goderich, Ont., 9.— Le magistrat de police Kelly, a déclaré que ‘faute de preuves, il renvoyait les actes d’accusation contre le Dr S.H.Maelt-lin et le R.Joseph Elliott, portées lors de la cohlestntlon de rejection provinciale dans Huron-Centre.OPTIQUE MÉDICALE 294 STE-MIHERINE EST Chambre 24.Edifice Dandurand.Tél.E.7227 Examen de la vue fait GRATUITEMENT et exclusivement par des OCULISTES.Ces médecins sont en état de vous dire si vous avez besoin de verres ou si vos yeux sont 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blessé assez grièvement.Il a dû être transporté d’urgence à l’hôpital Notre-Dame.FIN TRAGIQUE Un inconnu s’est noyé, hier soir, dans le canal Lachine, près de la rue Charlevoix.Est-ce un suicide ou un accident?La chose sera difficile à établir.Des gens ont vu le malheureux se débattre dans l’eau, mais sans pouvoir lui porter secours.Le corps n’a pu être repéché qu’une heure plus tard.>ar MM.Olivier Vézeau, 11 rue Bourget, et Euclidc Cadieux, 634 rue Wiseman.Il a ensuite été transporté à la morgue.Le noyé a cinq pieds et dix pouces de stature.Il est vêtu d’un pantalon noir et d’un veston bleu, sans col ni faux-col.On a trouvé sur lui_ un gros trousseau de clefs, ce qui porte à croire qu’il devait être gardien dans un atelier ou dans une manufacture quelconque.Les Initiales O, M.S.son! inscrites dans la doublure de son chapeau.Il paraît âgé de trente-cinq ans.CHUTE DE TROIS ETAGES Un bébé d’un an et demi, Alfred Normandeau, 6!)7 rue Centre.Pointe Saint-Charles, est tombé, hier, du balcon d’un troisième étage.La mort a été instantanée., DANS LES EPICES Le feu a fait de sérieux dégâts, hier soir, au magasin d’énices de M.Herron Leblanc, Saint-Henri.Les pompiers furent obligés d’employer six jets d’eau pour éteindre les flammes.Les sous-chefs Lussier et Fa-vrcau commandaient les brigades.LES JEUNES DELINQUANTS Un garçon de treize ans a été amené devant le juge Choquet, hier, en cour des jeunes délinquants, sous l’accusation d’après commis des vols avec effraction dans deux maisons de Westmount.Le jeune inculpé a déjà comparu plusieurs fois devant le juge Choquet et il est probable qu’il sera envoyé à l’Ecole de Réforme.La cause a été remise à une semaine.Un autre jeune garçon comparaissait, hier, pour la troisième fois, sur une accusation de vol dans un magasin où il était employé.Il recevra sa sentence lundi.ISSOMME ET DEVALISE M.J.B.Lajeunesse, un chauffeur d’automobile à l’emploi de M.Masson, de l’avenue du Parc, a été assommé et dévalisé par un inconnu, uier soir, vers 10 heures, au moment au il sortait du garage de M.Masson.M.Lajeunesse s’est fait enlever une somme d’environ $3.Un passant l’ayant trouvé inconscient sur la chaussée appela la voilure d’ambulance, mais a son arrivée la victime avait repris ses sens et put retourner chez elle.La police recherche l’agresseur, seur.ARRETE POUR ENLEVEMENT Joseph Ménard, 19 ans, a été arrête, hier, par le capitaine Warwick, de Notre-Dame de Grâce, sous une accusation de tentative d’enlèvement.Ménard fut aperçu par un M.Alfred Décary au moment où il péné-trait dans un petit bois, avec deux fillettes.La police fut avertie et quelques instants plus tard Ménard était mis en état d’arrestation.Les deux petites filles habitent chez leurs parents à Maisonneuve et elles disent avoir suivi Ménard pour aller faire une cueillette de pommes vertes dans les vergers de Notre-Dame de Grâce.CHAUFFEUR ARRETE Les détectives Forget, Tierney et Morel ont arrêté, hier après-midi, à deux heures, Joseph Imbeault, Je chauffeur d’automobile qui, le 30 juin dernier, renversait avec sa voiture, au coin des rues Saint-Laurent et Sherbrooke, trois jeunes filles, On sait, qu’à cette occasion, le chauffeur au lieu de se porter au secours des victimes, fila à toute vitesse, laissant sur le pavé, les trois femmes assez gravement blessées.FAUSSAIRE ARRETE A WESTPORT Le grand connétable Damase Cyr est arrivé hier, de Newport, Ont., où il était allé chercher un nommé John J.McCann, accusé d’avoir forgé lu signature de l’un de ses patrons, Le prévenu qui est à l’fiinplol de lu "Jn-nies Walker Hardware Co.” est accusé d’avoir contrefait lu signature de L>.S.Walker, vice-président de cette compagnie, sur onze chèques, dont le montant est de 85,988.99.Ces chèques ont tous été tirés sur la Rauque de Toronto et c’est à la demande de cette institution que le mandat d’arrestation a été ômis L’INCENDIE DE LA TERRASSE C’EST UNE LOURDE PERTE POUR LE CHATEAU FRONTENAC QUI SE VOIT PRIVE DES REVENUS DE SON CAFE.— ORIGINE DE L’INCENDIE.4 ans, conducteur char, rue des Seigneurs 2fifi.NORMANDEAU, Marcel, t an, enfant Donat Normandeau, forgeron, rue Ccn fin#.(ERRIPN, Lawrence, fi mois, enfant i-ra».k o Brien, plombier, rne Salnl-Huh 1 #rM.Poisson nose de Lima Aubin, no i épousé de Isatis Henri Poisson, meltuls nie Pou pi H, fi, PPHItAEI.T, Georgina Grenier, 50 i femme de Hercule Perrault, commis, Saint-André, 821.TASSE, René, fi mois, enfant de Jos lasse, commis, rue Pelinelle, 266.7439
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