Le devoir, 13 juillet 1914, lundi 13 juillet 1914
< VOLUME V—No 162 MONTREAL, AINDI .13 JUILLET, 1914 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.$3.00 UNION POSTALE.$« 00 Edition Hebdomadaire : CANADA.$i oo ETATS-UNIS.$1-50 UNION POSTALE.-.$2 00 Rédaction et Administration : 43 RUE SAINT-VINCENT montrka.14 TELEPHONES : ADMINISTRATION: Main 7461 RÉDACTION ; - Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! =4 AU COEUR DE L’EMPIRE m Le budget de l’Angleterre — La révolution anglaise s dcpcnses doivent e l’Echiquier, peut-long que toutes les les jérémiades des Mais alors, me direz-vous, si la situation financière de l’Angleterre est si magnifique, de quoi se plaint le peuple anglais?D’un fait très simple, mais primordial- C’est que cet énorme accroissement de fortune ne s’opère qu’au bénéfice d’un très petit nombre.La concentration, le congestionnement de la richesse est effroyable.A côté de quelques milliardaires, des colossales sociétés financières, industrielles et commerciales dont les tentacules pompent la richesse à mesure qu’elle se produit, des millions de miséreux crient famine.Et c’est par là que le caractère violent, expropriateur, révolutionnaire si l’on veut, du budget de Lloyd George s’explique ét se justifie.On peut yn critiquer les détails et le fonctionnement; on peut prétendre qu’il tend à faire expatrier une portion grandissante des capitaux anglais.Nul ne saurait nier qu’il tend à un but essentiellement juste, qu’il s’inspire d’une haute pensée de réajustement économique et social.Et ce qui ajoute à la puissance politique du Chancelier de l’E'chiquie1-, c’est que tous, amis, adversaires ou ennemis, sont d’accord pour lui reconnaître, une parfaite sincérité, un amour réel du petit peuple d’où il sort, qui le distinguent absolument du démagogue vulgaire.L’autre jour, dans une réunion publique de fin de semaine, le héros gallois a lancé aux riches cette apostrophe significative: “On m’accuse d’être l’ennemi des riches! Je suis au contraire leur meilleur ami.En leur donnant l’occasion de faire bénéficier la nation d’une portion croissante de leur richesse, je leur offre le seul abri contre les colères grandissantes du peuple qui a faim et qui souffre.Les impôts qui les frappent sont une véritable prime d’assurance contre l’expropriation violente et forcée de la fortune excessive!’’ Les ploutocrates intelligents sentent la force de ce raisonnement.Aussi, se résignent-ils sans trop crier aux exigences croissantes du fisc.Il est remarquable que le budget de cette année, qui relance si hardiment le budget de 1909, a été, en somme, mieux accepté par la haute finance et par la bourgeoisie que par le peuple et les députés d’extrême-gauche — Labourites ou radicaux.Sans doute, il y a eu, à droite, des pleurs et des grincements de dents; il y a même eu, dans les rangs ministériels, une menace de scission des libéraux modérés, bourgeois ou ploutocrates — selon qu’on les juge à l’aune politique, sociale ou économique—;mais il a suffi au ministère, pour les faire rentrer dans les rangs, de sacrifier un penny (deux sous) sur Vincome tax de cette année.Ils ont avalé, pour l’an prochain, le budget intégral.Par contre, le Labour party tout entier s’est abstenu, ainsi que deux ou trois radicaux; la majorité ministérielle est tombée à 38; et les dénonciations de la rue se font plus violentes que jamais contre le ministère et sa lenteur à serrer la vis de l’écrou.Cette impatience s’explique.La transposition économique opérée par le budget Lloyd George, si révolutionnaire en apparence, ne laisse qu’une trace insignifiante sur l’ensemble pléthorique, monstrueux du capital qui grossit chaque année dans les mains de la ploutocratie anglaise.L’an dernier, M.Bardoux signalait l’enthousiasme avec lequel, non seulement le Labour party officiel, mais le prolétariat tout entier, avait salué le budget de 1909.Cette année, le prolétariat dénonce comme rétrograde un budget plus anticapitaliste encore que celui de 1909; et le Labour party qualifié d’avancé il y a cinq ans, et de traînard aujourd’hui, est forcé de s’abstenir de voter, de crainte de passer pour vendu au ministère.M.Lloyd George a eu beau rappeler son passé, le chemin parcouru, démontrer l’insignifiance du recul, faire entrevoir la montée prochaine à l’assaut; M.Asquith a eu vainement recours à toutes les ressources de sa dialectique et tenté de prouver que le budget de cette année était la meilleure garantie des réformes de demain — M.MacDonald et ses quarante soldats sont restés dans le lobby et le ministère n’a dû son salut qu’au vote compact des 70 nationalistes — ce qui n’est pas pour diminuer l’emprise de M- Redmond.?H; * Et ce n’est pas seulement la transformation radicale et immédiate de l’assiette des impôts que réclament les socialistes, les ouvriers organisés et les radicaux avancés.Ils dénoncent le fonctionnement de la loi des assurances avec plus de violence encore que les lenteurs d l’expropriation des terres et du capital.Et leur attaque a grande chance de porter.Le régime des assurances d’Etat inauguré par Lloyd George offre à première vue un défaut radical d’armature: il repose sur des principes contradictoires.L’Etat paie directement et sans retour de primes ou de contributions versées par les contribuables les pensions aux'vieillards et aussi, si je ne me trompe, les indemnités de chômage; par cou tre, il prélève sur les ouvriers et les patrons des primes d’assurance contre les maladies et les accidents.Dans le premier cas, l’Etat fait oeuvre de charité pure et simple — aux dépens des contribuables, bien entendu; dans le second, il fait, en partie du moins, office de percepteur et de comptable de la communauté, transformée en vaste société d'assurance, dont chacun des individus est le co-sociétaire obligé.Les ouvriers, domestiques, etc., hurlent chaque fois qu’ils versent leur contribution d’assurance—au moins tant qu’ils ne sont pas malades ou estropiés.Ils disent non sans raison que si la caisse de l’Etat, à même les saignées faites à la caisse des contribuables riches, doit porter seule le poids des pensions aux vieillards pauvres, elle doit également pourvoir seule au soulagement des malades et des, infirmes.Le raisonnement est logique.Tout le système des assurances d’Etat aurait dû reposer sur le principe contributaire — l’Etat n’intervenant que comme ajusteur et percepteur des contributions, et distributeur des pensions et indemnités de toute nature; ou bien, l’Etat devait prendre .à sa charge tous les miséreux — les malades et les infirmes, aussi bien que les vieillards.En adoptant un principe dans un cas et le principe contraire dans l’autre, le gouvernement a ^onné une forte emprise aux socialistes et aux prolétaires, qui réclament tous les avantages de la loi des pensions et dénoncent ’"s charges de la loi des assurances.Ils finiront par l’emporter—et alors “l’écrou fiscal’’ devra tourner encore ne plusieurs crans.* * * Y eût-il un changement prochain de ministère, que 1e mouvement socialiste n’en serait pas sensiblement ralenti.Le parti tory, qui veut à tout prix reconquérir la faveur populaire, a attaqué le budget et la politique sociale du ministère dans leurs détails et leur fonctionnement, mais il n’ose plus faire machine en arrière.J’ai entendu le discours, très habile, plus habile que fort, de M.Asquith sur le budget.Au chapitre des dépenses il a regardé l’opposition bien en face.“On parle d’impôts excessifs, dit-il.F! faut toujours bien faire free à la dépense.Toutes les surcharges d'impôts seront absorbées par deux sources de dépenses: le budget de la flotte (accru de cent millions de dollars en huit ans), et le budget des réformes sociales : pension aux vieillards, indemnités de maladie, d’infir-nrté et de chômage, hygiène publique etc-, (qui absorbera cette année p c de ren* cinquante millions).Messieurs de l’opposition ne condamnent assurément pas la dépense navale.(Heart Heart à gauche).Vo-s.sont-ils prêts à condamner le budget des réformes sociales, et à imEnuer un seul point sur lequel nous pourrions opérer des économies?” ‘ ' “M.Austen CHAMBERLAIN: Au contraire, c nécessairement augmenter," (Textuel).Cette simple interruption de l’ex-Chancelier ( être le leader conservateur de demain, en dit plus tirades des torys contre Lloyd George, que toute: capitalistes savamment saignés.On peut affirmer hardiment, et sans aucune cijaintc de se voir démentir par les événements de demain, que le pjrti conservateur au pouvoir ne reprendra aucune des concessions formidables faites par les radicaux à la démocratie, au prolétariat, et même )u socialisme.Tout au plus, réussira-t-il à en modifier légèrement les assises et le mécanisme.11 ne rétablira pas la primauté de la Ch an bro des Lords et il en extirpera vraisemblablement le principe hérédi aire.S il réussit à empêcher l’abolition du vote plural avant les eler ions, il le suppi i-mera lui-même s'il sort victorieux de la lutte.Il n brogera aucune des mesures socialistes inaugurées par le ministère acluel.Réussira-t-il à leur infuser un esprit plus conservateur et moins étatiste?C’est douteux.Selon toute apparence, la poussée de la rue ne lui laissera ni le loisir de poser des freins ni la force de les appliqijcr.* * * Voilà ce qui prouve ma thèse que l’Angleterre est en pleine révolution économique et sociale.De la révolution élit offre le caractère essentiel: les gouvernants et les politiciens ont beati faire des avances aux exigences populaires, les classes aristocratique^ et bourgeoises ont beau lâcher du terrain et abandonner leurs positions les unes après les autres, le peuple mis en appétit en demande sans cesse davantage.^, Ce n’est un secret pour personne ici que le mjatif extérieur de la révolte du parti ouvrier contre le budget — la suspension temporaire des subsides promis aux communes et le dégrèverrjent d’un penny de Vincome tax, d’ici au premier avril prochain — n’est qu’un prétexte.Ce que poursuit le parti ouvrier dirigé par M.Ramsay Macdonald, c’est la suppression des deux gros impôts de consonmation — le droit sur le thé et sur le sucre—et le part .ge forcé des terres.Et encore, le parti parlementaire des ouvriers est-il qualifié aujourd’hui de “retardataire”, de “bourgeois”, d’allié et d’instrument dep ploutocrates libéraux.Il voit monter autour de lui le flot furieux idu socialisme intégral- Il subit même les assauts de ses propres troupes, les trade-unio-nistes, et les attaques des simples radicaux en révolte contre le ministère.C’est ce qui explique les défaites nombreuse^ des candidats ministériels, aux élections particulières.Les groupes avancés préfèrent favoriser le triomphe éphémère des candidats cojiservateurs, parce qu’ils se croient certains de briser comme verre tout gouvernement tory qui tenterait de faire machine en arrière ou simplement de ralentir la vitesse acquise; et ils veulent enseigner aux radicaux et aux ouvriers parlementaires que des concessions lentes et, graduelles à leurs exigences ne suffisent plus.Croyez m’en: le “péril allemand” et la guerre civile en Irlande ne sont pas les nuages les plus menaçants qui s’amoncellent à l’horizon de l’Angleterre.Henri BOURASSA.BILLET DV SOW.UN DEPUTE LE SCANDALE DU SAGUENAY LE SCRUTIN DUJMANITOBA Pour une fois, deux partis ont eu également raison de réclamer la victoire : les conservateurs du Manitoba conservent le pouvoir, mais avec une majorité si faible que les libéraux pouvaient se croire vainqueurs.Les dernières nouvelles laissent deux voix de majorité au cabinet Roblin.Un résultat aussi serré ne dispose pas les partis aux concessions.Quelques vaincus de chaque côté exigeront une revision du scrutin et la position du gouvernement se trouvera peut-être légèrement modifiée dans un sens ou dans l’autre.On peut s’attendre aussi que les trois élections ajournées seront vivement contestées.Acculé au mur, nous continuerons de nous battre, a dit M.Roblin ; et il faut reconnaître qu’il se bat vigoureusement.De même, l’espoir d’un triomphe prochain stimulera l’enthousiasme de M.Norris et de ses partisans.Il est assez probable cependant que M.Roblin réussira à se maintenir.Les causes de sa défaite sont nombreuses.La durée de son administration, les mécontentements qu’il a nécessairement créés ici et là, le radicalisme du programme de ses adversaires, lui ont sans doute beaucoup nui dans la dernière campagne.Mais la principale est évidemment la question scolaire.Non, elle n’est pas morte, la lutte autour de l’école, et peut-être M.Roblin lui-même comprend-il aujourd’hui combien il lui eut été plus avantageux, même au seul point de vue politique, d’obéir au jugement du plus haut tribunal de l’Empire en remettant la minorité en possession de ses droits dès son arrivée au pouvoir, et en s’appliquant à donner à celle-ci comme à la majorité un système exempt de tout reproche.Entre lui et M.Norris, cependant, nos compatriotes ne pouvaient hésiter.Actuellement, c’est le régime de la tolérance au Manitoba, excepté dans les villes où le “ fair play ” britannique continue de nier le droit au moyen du nombre.Avec le chef libéral, c’eut été la rigueur de l'injustice et les aléas mal inspirés du compromis de 1897.L’esprit sectaire de M.Norris se trahit bien dans sa déclaration favorable à la prohibition du costume religieux dans les croies catholiques.C'est poourquoi nos compatriotes, en majorité, ont donné leur appui à M.Roblin.Tous les comtés cana-diens-français, sauf un peut-être, ont élu les conservateurs.Ce sont eux qui maintiennent M.Roblin au pouvoir, quel que soit le résultat «les trois élections qui restent à faire.M.Roblin semble trop l’oublier dans son discours de remerciements aux électeurs, où il s’attache plutôt à convaincre les orangistes qu’ils n’ont rien à craindre de lui, qu’à remer- cier les catholiques de leur concours.Peut-être ne trouve-t-il pas celui-ci assez général encore.(Mais à qui la faute?Est-ce que l’équivoque des amendements Cald'.Véfî Yfonflwèt a été absolument nul pour eux, n’en est pas la cause?Si de leur étroit point de vue, les orangistes ont pu en redouter le danger, pourquoi les catholiques qui n’en ont rien obtenu, travaillés par des adversaires décidés à tout pour vaincre, seraient-ils si à blâmer de les avoir pris comme une tentative de se moquer d’eux?Quoi qu’il en soit, les derniers développements de la lutte vont être intéressants à suivre.La position ressemble beaucoup à celle de 1890, avec cette différence toutefois, que le sort du cabinet dépend moins aujourd’hui qu’alors du vote catholique.On se rappelle qu’en 1890, Greenway, Sifton et Martin tenant le cabinet Norquay en échec constant, promirent aux chefs de la minorité qui les redoutaient, de ne point toucher à leurs écoles s’ils gagnaient l’élection qui devait leur donner le pouvoir.Et l’on sait ce qui arriva ensuite.Vingt-quatre ans après, vendredi dernier, on retrouve encore dans le scrutin les conséquences de cette infâmie.Jean DUMONT.L’UTILISATION DES COURS D’EAU Le correspondant agricole du “ Globe de Toronto raconte un fait qui montre bien ce que peuvent l’initiât’ et l’énergie.Un jeune cultivateur de Orono, Ontario, M.A.J.Tromblyn.dont la terre est traversée par un ruisseau qui coule pas trop loin de ses bâtiments, songea * à l’utiliser comme force hydraulique.Il en parla d’abord à es voisins et amis qui loin de l’encourager se moquèrent plutôt de lui.11 se décida quand même, creusa un petit bassin pour y emmagasiner l’eau, puis construisit un mur pour la retenir.Apn’ès quelques difficultés, M.Tromblyn se trouva avec une installation qui lui coûtait à peine trois cents piastres et un pouvoir générateur capable de produire une force de 15 à 20 chevaux, assez pour faire les trois quarts de ses travaux de ferme, battre le grain, scier le bois, amener l’eau à son bétail, aiguiser ses outils.Aujourd’hui, ses voisins ne rient plus, ils sont même heureux de bénéficier de fois à autre de son initiative et de son travail.Et remarquez que ce cours d’eau n’est pas considérable : il est large de deux pieds à peine, nous dit le correspondant du “ Globe ”.Il y a bien des cultivateurs dans la province de Québec qui pourraient l’imiter.G.DALLAIRE.Sur la terrasse où se dressent les édifices parlementaires d’Ottawa, un député accompagnait, il y a quelques mois, une dizaine de ses électeurs.Tons venaient du comté de Bcrthier, “le plus beau comté du Dominion”, comme disent tous les députés, chacun de son comte.Et, dans le milieu du groupe, le député, grave, sérieux, important, en dépit de sa petite taille, — il s’appelle J,-A, Barrette, et il est bien connu dans les cercles parlementaires, — parlait politique.Il avait donné son avis sur M.Monk, puis sur M.Pelletier, puis sur M.Nantel.— "Et M.Bordennc, lui?" demanda tout à coup un des électeurs, avide de se renseigner auprès de "not’ député” Barrette.— ‘‘Ça c’est un excellent homme, pas fanatique pour un sou, un ami des Canadiens-français; je le connais bien, j’ai dîné avec lui il n’y a pas longtemps.Je vous assure qu’il est aussi bien que Laurier", dit le député.Et il se mit éi parler de l'importance du premier ministre.Les causeurs passèrent insensiblement èi la politique locale, dans le comté de Bcrthier, et aussi au récit des événements de toute sorte survenus aans les paroisses, pendant la semaine précédente.Le soleil se faisait chaud.Des bancs alignés au rebord du mur de la terrasse se firent invitants.M.Barrette cl ses électeurs s’y reposèrent, tète.nue.Et Ton continua de parler du mariage de la fille à J os.Breton avec le gars à Pitre Labrie du septième rang de Saint-Barthéle-mi, de l’accident arrivé à Baptiste à Paul le Croche, près du lac des Quatorze-Iles, et de vingt autres faits récents.Soudain, un poussah blond, s’épongeant le front, et qui sort de l’hôtel du parlement, avise le député Bar relie au milieu de ses gens.Pour jouer un bon tour à ce brave garçon de Barrette, le gros Charley X.' l’interpelle : "Hé là.Barrette, le premier ministre, M.Borden, te fait demander à son bureau, il a affaire à loi tout de suite!" — Surprise des électeurs.M.Barrette est donc encore plus important qu’ils ne le savaient, puisque le premier ministre a besoin de lui comme, cela?Mais M.Barrette ne bronche pas.D’un geste ennuyé, il hausse les épaules, et, grave, il répond à Charley.-."Borden?Je suis avec mes électeurs, qu’il m’attende!” Le mot est excellent.Il y en a un meilleur, du même député.Un soir, — pendant l’affaire du Kéwatin, — le ministre des pastes, M.Pelletier, qui avait des doutes sur le vote prochain de M.Barrette, à propos de celte affaire, rencontre le député de Bcrthier au coin d’un couloir.Tous deux parlent de l’annexion du,Kéwatin au Manitoba, et de la situation des minorités de ce territoire, au point de vue scolaire.M.Pelletier tente de convaincre M.Barrette que l’attitude du ministère est la seu le bonne.M.Barrette reste sceptique.M.Pelletier, enfin, pour emporter T adhésion du député, lui dit: — "Je Ten donne ma parole, Barrette!” Et le député de Bcrthier, trie inclinée, les yeux mi-fermés, Tair encore sceptique, pousse ce cri du coeur: "Votre parole, votre parole! H se pusse tant de choses, de ce temps-ci, que, moi, je ne me croirais pas moi-meme sous serment!’’ Le mot a fait fortune.LONIS.LES ORANGISTES A BELFAST On sait de quoi il s’agit.Au mépris de la loi, les directeurs des papeteries de Jonquières et Kénoga-mi imposent à leurs ouvriers le travail du dimanche et il semble que tout soit combiné pour souligner l’odieux de ce scandale.On ne peut invoquer une nécessité technique, puisque les compagnies interrompent le travail de ept heures le dimanche matin à ept heures le lundi matin.Il leur suffirait, pour respecter, avec la loi civile, la loi divine et la conscience de leurs employés, d’interrompre le travail de minuit à minuit, ni lieu de sept heures à sept beu-•es.L’argument — si inférieur qu’il soit —- qu’on pourrait tirer des exi-geances de la concurrence est pa-eillement ruiné par ce fait que, dans nn cas comme dans l’autre, il a interruption du travail pendant vingt-quatre heures.Un incident récent vient de mettre dans un relief plus brutal encore l’esprit des directeurs du service- Le dimanche où l’on bénit TV «dise de Jonquières, le travail dans es usines de Jonquières et de Ké-nogami s’est continué, comme les autres dimanches, jusqu’à sept heures du matin et neuf ouvriers, ayant refusé de travailler après minuit, ont été congédiés.Mais, samedi dernier, pour le glorious Fourth, les machines à papier, dans les deux usines, ont été arrêtées de sept heures du matin le samedi, au lundi suivant à sept heures.Pour permettre aux ouvriers américains de fêter l’anniversaire de l’Indépendance des Etats-Unis, on a contraint à chômer, toute la journée du samedi, les ouvriers canadiens auxquels on demande, d’habitude de travailler une partie du dimanche.Est-ce assez odieux?Est-ce assez instructif?Et nous nous demandons combien de temps encore on tolérera un pareil état de choses.La loi paraît claire.Pourquoi ne Tutilise-t-on pas contre ces compagnies?Nous savons parfaitement que les délais de poursuite ont été réduits à soixante jours et qu’aucune poursuite ne peut être intentée sans la permission du procureur général; mais certaines contraventions sont encore récentes et le procureur général — nous n’en voulons pas douter _ sera trop heureux de seconder “action des hommes de courage qui voudront rappeler au respect de la loi et des consciences les fabricants de là-bas.Nous croyons, du reste qu’il y a un précédent et que — dans un cas qui intéressait le comté de Port-neuf — le procureur-général a nettement déclaré qu’il saurait intervenir si l’on ne se conformait à la CELEBRATION DE L’ANNIVERSAIRE DE LA BATAILLE DE LA BOYNE.— DANS LES EGLISES CATHOLIQUES ON RECOMMANDE AUX FIDELES DE GARDER LA PAIX.— LES ORANGISTES S’EMPARENT D’ARMES CONFISQUEES.loi.Et cette son effet.déclaration produisit Orner HEROUX.-«* EXPLOIT DE L’AVIATEUR BROCK LE CAPT KENDALL La satisfaction du capt.Kendall de \’Empress of Ireland s’explique.Seulement nous ne croyons pas qu’il gagne à exagérer.“Peu importe la distance des vaisseaux Tun de l’autre, quand chacun suit sa course”, dit-il.Théoriquement, cela est vrai, mais en pratique, c’est différent.Il est bien sûr que si VEmpress et le Storstad se fussent éloignés Tun de l’autre aussitôt après s’être vus, la collision n’aurait pas eu lieu et il y aurait mille personnes de moins au fond de J’eau.DROITS EGAUX C’est aujourd’hui la fête des Orangistes.Ce qu’on va en entendre parier des droits égaux! Pour les orangistes les droits égaux, c’est le droit de refuser toute justice aux autres.PRESIDENT DE LA LIGNE DES PATRIOTES Paris.13.— M.Maurice Barrés a été élu président de la Ligue des patriotes, en remplacement de Paul Deroulède.Londres, 13.— Walter L.Brock, l’aviateur américain qui gagna le Derby anglais et le raid Londres-Manchester, vient de remporter un nouveau triomphe en volant de Hendon à l’aérodrome de Bue, pres i a-ris.Il accomplit le trajet en 7 heures, 3 minutes, 6 secondes.Sa vitesse moyenne était de 71% milles à l’heure.Six aviateurs avaient pris part au départ.C’étaient Brock, Lad John Carberv, Reginald Carr, Louis Noël, Raoul Garros et Eugène Renaud.Ce dernier avait à bord une passagère.Trois ont atteints Paris.Deux, Brock et Garros sont retournés a Hendon.Lord Carberv tomba dans la Manche et fut recueilli par un paquebot.Renaud dût s’arrêter à Calais, son compagnon était fatigué.Carr et Noël atterrirent quelques minutes après leur départ.AUTRES CADAVRES REPECHES (De notre correspondant) Rimouski, 13.— Les scaphandriers eontinuent à repêcher des cadavres des victimes de TEmpress of Ireland.Vendredi, Henry Chinrhen a ramené à la surface les corps d’un homme et d'une fille, Jack Devine, ceux de deux hommes et Edward Tuck, celui d’une femme enceinte dont les seules marques d'identification sont trois bagues.Samedi, Jack Devine a repêché les cadavres d’un homme âgé de 40 ans enriron et d’un jeune homme qu’on croit Allemands à cause des papiers écrits en allemand que l’on a trouvé sur eux.Londres 13.— L’anniversaire de la bataille de la Boyne fut célébré hier, dans TUlster, par des offices religieux, au cours desquels on exhorta les protestants à demeurer fidèles au roi, dans la présente crise.Toutes les rues île Belfast sont décorées.Trois mille orangistes, portant leurs insignes, se rendirent à T“Ulster Hall”, à Belfast.Des représentants du Canada et de l’Australie étaient présents.Le Dr Patterson, un presbytérien bien connu, accusa l’Eglise catholique de vouloir convertir l’Angleterre, par l’intermédiaire de l’Irlande.Il appela Carson le sauveur des protestants de TUlster, et le compara à Guillaume HT.Dans plusieurs églises catholiques, on recommanda aux fidèles de garder la paix.La plus grande démonstration de la fête d’aujourd’hui, aura lieu à Drumberg.Carson y prendra part.Dix agents de la paix armés, qui transportaient de Londonnery à Dublin, des armes confisauées.furent entourés par des volontaires.Ils enlevèrent les armes et les ertSk nortèrent dans des automobiles, les volontaires de TUlster ont également intercepté à Enniskillen, une consignation d’armes confis-nuées, qu’un convoi emportait à Dublin.LONDONDERRY INSPIRE DES CRAINTES Belfast, 13- — On s’attend à ce qu’aucun trouble ne marque là journée d’aujourd’hui, à Belfast.Mais Eondondery inspire des craintes.La police de cette dernière ville a reçu un renfort de 100 agents.Les maisons sont pavoisées à profusion, en l’honneur de Carson.Le secrétaire de l’Irlande, dans un discours prononc éà Bristol ^ déclara que jamais il n’avait été si assuré de la conclusion d’un arrangement convenable.11 assura à scs auditeurs que la maîtrise d’eux-mêmes, leur assurerait les fruits d’une longue bataille.Aujourd’hui, on sc rendra à Drumberg, sitûé à 4 milles de cette ville, pour célébrer la fête du jour.La présence de Car-son, les revues de troupes donnent des craintes, mais les "ens au courant des faits et gestes des deux parties, assurent que tout se passera dans le calme.CONFLTT TOUJOURS POSSIBLE Londres, 13.— D’après le correspondant du “Sunday Chronicle” de Belfast, les troubles immédiats ne sont pas à craindre, il n’y a peut-être pas lieu de craindre du tout.En revanche, bien des gens se réjouissent de ce que 1 Ulster parvienne à ses fins.Les nationalistes, ajout le correspondant, se corT^n-nent.Les ulstéristcs écoutent également les avis de leurs chefs.Un conflit est toujours possible cependant.Samedi dernier, 30,090 orangistes accompagnés de 40 fanfares, ont célébré l’anniversaire de la bataille de Bovne, à Blantyre.près de Hamilton, en Ecosse.Le défilé dura une heure cl demie.Le révérend James Brisby, de Glasgow, assura que T Ecosse répondait à Tapnel aux armes.Des corps de volontaires de TUlster s’y forment.M.rred Dane, le commissaire du commerce canadien, déclara que les orangistes du Canada, oui ont envove des leurs dans l’Afrique du Sud, sont nrêts à fournir des troupes à TUls- CARSON A ANTRIM Larne, Irlande, 13- — Devant les volontaires d’Antrim, M.Carson déclara samedi que si les unionistes ne pouvaient pas obtenir une oaix honorable, ils feraient, une Rueire honorable.Il n’existe pas d’autre alternative.Ils vaincront ou ns tomberont.UN COMBAT A KTLREA Londres, 13.—Une dépêche de Belfast au “ Daily Mail ” déclare que des coups de u ont été échanges au cours d’une bataille, samedi soir, entre les Natinoalistes et les I nio-nistes, à Kilrea, comté de Derry.La police a réussi à prévenir des troubles plus sérieux.LES JOURNAUX D’ASTOR Londres, 13.— Le “Standard” annonce de bonne source, que des négociations ont été entamées au sujet de la vente des journaux d’Astor.“Pali Mall Gazette” et T“Observer”.Un syndicat composé d’hommes d affaires de Midland, et un chef, unioniste, étudiant les conditions.Si la vente s’effectue, les deux journaux demeureront unionistes.MORT DU JUGE LINTON Atlantic City.N.J., 13.— Le luge associé Horace Hannon Linton, de la Cour Suprême des Etats-Unis, est mort subitement d’une maladie de coeur.Il était âgé de 70 ans.Il fut Tun «ies associés les plus ardents de Tex-pré.sident Taft.TERRIBLE EXPLOSION Shanghai, Chine, 13.—Une terrible explosion s’est produite à bord de la canonnière chinoise “ Tun-gehn ”, hier soir.Trente-cinq cadets de la marine ont été tués.On ne connaît pas la cause de l’explosion.i LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI, 13 JUILLET 1914 VOL.V.— No.162 ^ U ÉPILOGUE D’UN GRAND DÉSASTRE TUFTENES NEGLIGENT FAUTIF Ainsi que le DEVOIR l’annonçait dès samedi matin, la Commission d’enquête présidée par Lord Mersey, déclare que la collision qui provoqua le naufrage de l’“Empress” et la perte de plus de mille vies, a été causée par le “Storstad” et le blâme est jeté sur le second de ce navire.LE CAPITAINE ANDERSEN DIT QUE L’AFFAIRE N’EST PAS TERMINEE.— UNE SORTIE CONTRE LORD MERSEY Québec, 13.—Un homme fortement indigné c’était le capitaine Andersen, du “ Storstad ”, lorsqu’il laissa la cour, après avoir appris fpie c'était son navire qui était blâme pour avoir fait sombrer l’“ Empress of Ireland Anxieux de se prévaloir de la tradition qui donne trois jours à un avocat i ur exprimer son opinion sur les juges, après avoir perdu un procès, le capitaine s’exclama : —Je ne croyais pas que lord Mersey serait si imbécile, dit-il, avec eo.ère.Il peut être Sa Seigneurie lord Mersey, mais je puis vous dire que s’il a déjà eu du renom, il est pour le perdre dans cette cause.C’est mon opinion qu’il cherchait a se ménager les faveurs du Pacifique Canadien.Mais, déclare le capitaine Andersen, vous imaginez-vous que la chose va en rester là.Nous, de la Norvège, nous sommes trop intéressés de la voir complètement réglée.Il va y avoir beaucoup d’ouvrage dans les cours, tant au Canada qu’en Angleterre.Nous allons intenter ici, sur le champ, une action en dommages contre le C.P.R.Ensuite, nous prendrons des procédures en Cour d’Amirauté, en Angleterre.C’est là que nous mettrons toutes les choses à découvert ; il n’y aura pas de lord Mersey là pour conduire les procédures.Et sur ce.le colé eux Norvégien s’en fut prendre son goûter.LORD MERSEY SOURIT Lorsqu’on lui parla des critiques qui lui étaient adressées par le capitaine Andersen, lord Mersey sourit tout simplement en disant : Ah ! je ne suis par surpris.” Lord Mersey, en compagnie des assesseurs anglais et de ses assistants, retournera, jeudi prochain, en Angleterre, à bord du “ Calgarian Le juge en chef Ezekiel McLeod se rendra sous peu au Nouveau-Brunswick.Presque tous les avocats dans la désormais célèbre cause de l’“ Empress of Ireland ” sont déjà partis de la vieille capitale.'-A la fin de cette semaine, toute trace du terrible désastre aura disparu ; l’oubli reprendra ce qui lui appartient.LE RAPPORT DE LA COMMISSION Québec, 12.— Ainsi, que seul des journaux français, lé “Devoir” l'annonçait samedi, le “Storstad” est tenu responsable de la collision fatale de la Pointe-au-Père, mais sur certains points, la responsabilité î.st partagée entre T’Empress” et le navire norvégien.La cause immédiate de la collision c’est que le “Storstad”, alors commandé par le premier officier Tuftenes, a mis son gouvernail bà-bord-tout, d’après les conclusions du tribunal d’enquête présidé par Lord Mersey.On exprime de plus l’opinion que le capitaine Kendall a commis certaine faute.Tuftenes, second du “Storstad”, est blâmé.Le rapport dit qu’il a élé fautif et negligent en modifiant sa route, et il a été fautif en n’appelant pas son capitaine.La route du Saint-Laurent n’est pas la cause du désastre, le rapport disant que c’est un accident qui, dans les mêmes circonstances, aurai! pu se produire dans la Tamise, 'a Clyde, la Mersey.Voici les passages les plus importants du rapport: “La question de savoir nui est à blâmer dépend en grande partie de l’exactitude des deux versions racontées par les propriétaires des navires; laquelle est à croire, laquelle est à rejeter, disent les commissaires.La différence principale entre les deux versions est sur la façon dont les deux navires allaient à la reneontre l’un de l'autre, au moment où r“Emnress of Ireland” changea sa direction, anrès avoir fait une escale à la Pointe-au-Père.La Pointe-au-Père est l’endroit où I’“Empress of Ireland” avait débat-nué son nilote.C’est aussi l’endroit où le “Storstad” qui remontait le fleuve devait prendre le sien.Elle •>st située du côté sud du fleuve.RECITS INCONCILIABLES "Les témoins du “Storstad” disent qu’ils approchaient de façon à passer i’“Empress” de rouge à rouge.tandis qOe ceux de ]’“Empress” arétendent qu’ils approchaient de façon à passer de vert à vert.Le:*, deux récits sont inconciliables, et nous avons à déterminer lequel °st le plus probable.Les indications de temps et de distances et es autres détails varient tellement sntre les dis’erses dépositions des témoins du même navire qu’il est mposisble de s’y fier et de baser sur elles des conclusions.Nous avons donc cru que nous devions baser nos conclusions sur d'autres circonstances qui ressortent des récits des témoins afin d'ariver à une solution de la difficulté.“Au cours de l’enquête et avant qu’on ait établi l’endroit de la col [ SUGGESTIONS POUR L’AVENIR 1.Afin de prévenir, si possible, de semblables désastres, nous croyons qu’en temps de brouillard il serait opportun de fermer les sabords et les portes des cloisons étanches, et de les laisser fermer tant que la brume ne se serait pas dissipée.Nous sommes aussi d’avis que les sabords et les portes mentionnés plus haut, quand la chose est praticable, devraient être fermés au coucher du soleil et ouverts seulement à son lever.De pareilles précautions permettraient au navire de flotter, tandis que la négligence de semblables précautions auraient pour effet de faire sombrer un vaisseau.2.Vu la rapidité avec laquelle r“Empress of Ireland” a coulé au fond de l’eau, après la collision, les appareils de sauvetage qui se trouvaient à bord, furent de peu d’utilité.La plupart, sinon tous les passagers, étaient au lit, quand le navire fut frappé, et il s’écoula un intervalle de 15 minutes entre le moment de la collision et celui de l’engloutissement du paquebot.L’inclination subite et considérable du paquebot vers tribord, rendit presqu’instanément inutiles les chaloupes de sauvetage situées à bâbord.Quelques-unes même, en se détachant et en glissant sur Je pont, blessèrent des passagers.Six seulement des chaloupes de tribord, furent lancées à la mer, malgré toute la diligence déployée.De pareilles circonstances nous portent à faire quelques suggestions.Nous nous demandons si Ton ne pourrait pas placer des embarcations sur le pont supérieur, qui glisseraient automatiquement à la mer, dès qu’un paquebot commencerait à sombrer.Il faudrait certainement attacher de telles chaloupes de manière à les empêcher de tomber à ia mer en cas de gros temps; mais ces liens pourraient être simples et faciles à dénouer, en peu de temps.3.Rien dans le cours de l'enquête ne tend à attribuer en quelque façon, la catastrophe aux règlements passés par le gouvernement canadien, au sujet de la navigation dans le Saint-Laurent.Rien ne nous porte à croire, non plus, que ces règlements ne donnent pas satisfaction.Mais nous demandons au gouvernement, s’il ne pourrait pas prendre des mesures pour que l’embarquement et le débarquement des pilotes se fassent en de certains points de façon que les paquebots qui s’en viennent et s’en vont, n’aient pas à se croiser en route.duite la collision.“Quand T“Empress” quitta la Pointe-au-Père elle suivait !a route normale.Ses machines avaient été mises à toute vitesse mais nous croyions qu’elle n’atteignit pas cette vitesse à aucun moment avant la collision.Sa vitesse maxima ne fui jamais à aucun moment plus de 14 ou 15 noeuds.Plus tard, elle changea sa direction en N.73 E- magnétique.Le point exact où ce changement fut fait est incertain, mais c’était un changement coutumier pour les navires gagnant la haute mer.Ce fut, peu de temps avant ce changement, que les deux navires furent en vue Pun de l’autre.Ils étaient alors à une distance de sept ou huit milles.Il était à peu près 1 heure 30 du matin (Montréal) vers ce moment le “Storstad” prit la direction de ouest par sud.de laquelle il ne fut jamais dévié, disent les témoins du navire- POSITION INCERTAINE “La position des deux navires par rapport l’un à l’autre est incertaine; mais les témoins des deux navires s'accordent à dire que ni à ! jee moment ni à aucun moment ! avant que les lumières leur furent j cachées par le brouillard qui les (environna plus tard, les navires ne [furent dans une position qui mena-jçait de les faire entrer en collision.(/“Empress of Ireland” allait en travers de la route, mais pas de façon à présenter le danger d’une eolli-Ssion, et avant que le brouillard lui eut caché tes lumières, d’après le j capitaine Kendall, elle avait cessé d’aller en travers de la route.“D’après M.Tuftenes, T“Empress üsion, la Cour demanda au capital-i°f Ireland” continua sa route en ne Kendall et à M.Tuftenes, second |trav(*rs jusqu’à ce ou’elle altérât sa du “Storstad”, de fixer sur une car- route par N.73 E.magnétiaue.te marine l’endroit où ils croyaient quand, prétend-il.elle eessa d'aller que l’accident s’était produit, et ils | en travers de la route et se dirigea le firent.Ils sont tombés a peu près vers le “Storstad”, ce qui amena les d’aecord mais tous les deux pou- deux navires de rouge à ronce, raient jusqu’à un certain point se,Cette manoeuvre fut exécutée, d’a-trouver dans l’erreur, car la carte (près M.Tuftenes.quand les deux était d’échelle réduite et il était im-! navires étaient environ à 1 1-2 ou possible aux témoins d’être précis, deux milles l’un de l’autre.Mais on connaît maintenant exacte-; Après avoir attentivement pesé ment l’endroit de la collision.C’est les témoignages nous en sommes a la latitude No 48-37-30 et la longi- venus à la conclusion mie M.Tuf-tude G8-_2-0, au sud de J endroit fen^s a e*1 tort en nensant (rue marqué, et, dans notre opinion, eet-|T“Emnre«=s” avait l’intention de le position fixe avec suffisamment passer de bâbnrd à bâbord, ou ou s est pro-1 qu’elle ait manifesté, au moyen de ses lumières, l’intention de le faire, mais il nous semble que cette erreur n’aurait pas eu de gravité si les deux navires avaient, par la suite, gardé leur direction.“Peu après que les navires vinrent en position de vert à vert, comme le prétend le capitaine Kendall, ou de rouge à rouge, comme le dit M.Tuftenes, le brouillard les enveloppa tous les deux, et c’est alors qu’ils étaient enfermés dans ce brouillard que la course de Pun ou de l’autre fut modifiée, et que la collision sc produisit.D’après les dépositions des témoins de l’un et de l’autre navire, il est clair qu’avant le brouillard, lorsqu’ils se virent pour la première fois, il n’y avait pas de risque de collision, si chacun d’eux avait gardé la même direction.“Par conséquent, la question de savoir qui est à blâmer, se réduit simplement, à savoir lequel des deux a changé sa course, pendant le brouillard.LES TEMOINS L’EMPRESS “Il convient de passer d’abord en revue, relativement à cette questions, les dépositions des témoins de l’“Empress”.Aucun témoin ne rapporte avoir vu T“Empress” changer de direction pendant le brouillard.Quelle raison d’ailleurs pourrait expliquer qu’elle changea sa course?Elle était dans la bonne direction et ce n’est pas pendant le brouillard qu’on aurait risqué cela.M.Haight, avocat du “Storstad”, a senti cela et il a agencé plus d’une théorie pour expliquer ce changement.Il pensa d’abord que quelqu’un avait poussé le gouvernail à tribord- Mais aucun des témoins du “Storstad” n’a pu expliquer pourquoi T“Empress” aurait changé sa route.“Mais nous ne croyons pas qu’il y a des raisons de croire que le navire du capitaine Kendall changea sa route, car les experts ont disposé de la cause oui aurait été la plus plausible: la défectuosité de son gouvernail.“Il est nécessaire cependant de faire allusion à une manoeuvre de T“Empress” quand les lumières du “Storstad” commencèrent à s’effacer dans le brouillard.Cette manoeuvre consistait à renverser ses machines toute vitesse arrière.Nous ne doutons pas que cette manoeuvre fut exécutée.Elie fut annoncée par des signaux de T“Empress”, compris du “Storstad”.Le capitaine Kendall a expliqué qu’il avait exécuté cette manoeuvre parce qu’il savait que le “Storstad” était dans le voisinage et qu’il voulait s’en éloigner autant que possible.Il a dit qu’il croyait agir prudemment.Les témoins du “Storstad” prétendent que cela prouve que le capitaine avait des difficultés avec le gouvernail de son navire.Nous ne pouvons admettre cette théorie.Nous croyons cependant que Tordre donné par M.Kendall témoigne quelque nervosité de sa taine Andersen, du “Storstad” était Langevim L’Archevêque LIBRAIKFS IMPRIMEURS Ameublements si Articles de Bureaux,Coffres-forts si Meublts-olssseurs, Bibliothèques à sections 8 et 10 rue Saint-Jacques MAIN 104H poussé sa barre à tàbord et a changé sa direction, amemnt la collision.“On peut se dunnnder pourquoi les hommes en charge du “Storstad” ont songé à porter la barre à bâbord.Leur explication est assez claire.“Ils croyaient à ort, comme l’événement Ta prouvé que leur navire allait passer T“Enpress” de rouge à rouge.Ils voulaient, comme Ta rlit M.Tuftenes en répanse à M.Ijaight, quand il a donné sa première version, s’assurer de beaucoup de place.Malheureusement T“Empress” passai de vert à vert.de sorte que cette mesire loin de donner plus de place rapprocha les deux navires et plus tard es amena en contact.LE BLAME “Nous regrettons de distribuer le blâme à ceux qui jurent mêlés à celle lamentable affaire, mais nous n’avons pas d’autre alternative.Nous ne pouvons en conclure autrement que M.Tuftenes a eu fort et a été négligeant en modifiant sa course dans le brouillard, comme il Ta très certainement fait, et ei gardant la gouverne du navire sans sa responsabilité et eu n’appelant pas le capitaine aussitôt qu’il constatât le brouillard.” La commission termine en déclarant qu’on ne peu; conclure que l’accident est attribmble à la route du Saint-Laurent, car il aurait aussi bien pu se produire dans la Tamise, la Çlyde ou la Mersey La commission répond aussi à toutes les questions qui lui ont été posées par le gouvernement, puis sou-mel plusieurs suggestions importantes afin d’éviter à l’avenir ces désastres terribles.Ces suggestions sont données au long plus haut.Les commissaires considèrent que tout l’équipage de T“Empress” a fait son devoir, et qne dans le peu de temps qu’il lui a Ré donné, il a fait tout son possible pour sauver les passagers.CAPT.KENDALL EST SATISFAIT Londres, 13.— Interviewé hier.Je capitaine Kendall a déclaré qu’il avait prévu la décision prise par lord Mersey.“Si le “Storstad” n’avait pas changé sa route, Taccident n’aurait pas eu lieu”, a-t-il dit.“Quant à l’avenir, a ajouté le capitaine Kendall, je demeurerai encore au service du Pacifique Canadien.” Le capitaine Kendall est très populaire à Liverpool.Aussi le rapport de lord Mersey y a-t-il rencontré l'approbation tant du peuple que des journaux.TUFTENES SERAIT EN NORVEGE Québec, 11.— Me Belleau qui représentai! Ii* gouvernement, a déclaré qu'il neswtit pas quelles mesures vont être prises par les autorités fédérales pour châtier le ou les coupables.On rapporte que le 1er officier Tuftenes sur qui le jugement fait peser le blâme pour la manoeuvre fatale qui a amené la collision, est parti pour la Norvège.Les avocats en chef des parties en cause à l’enquête étaient absents lorsque la commission a rendu son jugement.Me AspinalJ, avocat du C.P.R., et M.Newcombe, sous-ministre de la Justice, sont en Europe, et M.Haight n’était pas présent.Les autres avocats qui les ont assistés dans leur tache y étaient mais se sont abstenus de commenter le jugement.Des officiers des deux navires, seul le capi- part.Nous croyons qu’il aurait été plus avisé s’il avait donné au “Storstad” plus d’espace et s’il avait manoeuvré son navire de façon à traverser le “Storstad” de plus loin.Nous ne pouvons pas dire cependant que cet ordre qui était donné pour plus de sécurité ne fut pas d’un marin habile.LE “SORSTAD” A CHANGE COURS SON te position fixe d’exactitude l’endroit 11 n’est pas nécessaire d’éiudier la position du “Storstad” pour savoir si c’est lui qui a changé son cours.Il est admis par ceux qui étaient à bord du “Storstad” qu'ils ont fait ce qui en temps ordinaire aurait changé son cours et qu’ils 'ont fait dans le brouillard peu d’instants avant la collision.Ils ont mis la barre à bâbord puis à bâbord-tout.En prenant pour acquis que le navire a obéi à ce coup de barre comme il a dû le faire, cela a eu pour effet de le tourner complètement et de l’amener à tribord contre T“Empress”.“On a prétendu cependant que le fait de porter la barre à tribord tandis que le navire était dans le brouillard était une mesure de navigation prudente, parce que cela était fait pour contrebalancer l’effet du courant.“On assure de plus qu’à cause de ce courant, la manoeuvre n’eut pas d'effet sur la direction qui resta comme elle était une demie-heure plus tôt de ouest par sud.Nous sommes inca- ! pables de nous rendre à celte opi-1 nion.“M.Haight a commencé par pré- i tendre que cela était fait dans le but de laisser assez de place entre d”Em- ! press” et le “Storstad” et cette expli- i cation semble plus rationnelle que la ! seconde.Il ne fut pas en effet ques-1 tion de courant alors.Dans le rapport on discute la valeur du témoignage du quartier-mai- j tre Gnllway.Les commissaires dé- ! clarent ce témoignage indigne de i confiance, ils en viennent à la cou- i elusion que l’appareil du gouvernail j était sans défaut, et que les dimensions du gouvernail étaient suffisantes.la cour.Il n’a voulu exprimer aucune opinion sur la décision du tribunal.EMBELLISSEMENT DE QUEBEC LA CHAMBRE DE COMMERCE ET LE CONSEIL MUNICIPAL DEMANDENT A CET EFFET LA CREATION D’UNE COMMISSION .SPECIALE PAR LE GOUVERNEMENT.(De notre corresnondann Québec, 13.—Le cabinet provincial a reçu, samedi matin, une délégation de la Chambre de Commerce et du Conseil municipal de Québec qui a demandé au gouvernement provincial un subside pour l’embellissement de la Capitale.MM.J.Picard et O.VV.Bédard, président et vice-président de la Chambre de Commerce, le maire Drouin et Téchevin Lavigueur exposèrent aux ministres le but de la délégation qui était de demander au gouvernement la création d’une commission qui s’occuperait de l’embellissement de la ville pour lequel, à titre de capitale, la ville a LA NAVIGATION LE “CANADA” A LA COTE LE VAPEUR EST EN DETRESSE A CAP CHATTE, A SOIXANTE-DIX MILLER EN BAS DE Rl-MOUSKI.— LES PASSAGERS SONT SAINS ET SAUFS, LE “CANADA” EN DETRESSE.(Da notre eorresymiannt) Rimouski, 13.— Le vapeur “Le Canada”, capitaine P.Blouin, voyageant de Montréal à la Gaspésie et à la Baie des Chaleurs, est en détresse au Cap Chatte, à soixante et dix milles en bas de Rimouski.Le “Lord Strathcona”, capitaine Therrère, est parti à quatre heures hier après-midi, pour aller à son secours.Les passagers ont été conduits à terre.Un épais brouillard couvrait la mer et le navire allait à petite vitesse quand il a frappé les rochers du Cap Chatte.Il y avait cin quanta passagers à bord, dont trente de première.L’échouement ayant eu lieu à marée haute le travail de sauvetage sera très difficile.Le “Canada” qui revenait de Gaspé s’était échoué aussi en descendant le fleuve au eau La Roche et avait dû subir un retard de douze heures.Le “Canada” a été construit en 1893 à Kinghom par J.Scott and Company.Il est construit d’acier et a une capacité de 779 tonnes.LES PASSAGER SSONT SAUVES.Saint-Jean, 13.— Tous les passa gers du caboteur “Invermore”, — qui a frappé les récifs de Bug Harbour Point dans la nuit de samedi.— ont été débarqués ici hier, sains et saufs.Des dépêches reçues ici disent que T’Tnvermore” fait grande eau et qu’il s’enfonce graduellement.On ne voyait plus hier que le pont supérieur.Le caboteur a frappé les récifs alors qu’il s’efforçait de contourner un champ de glace, au nord du détroit de Belle-Isle.L’“Invermore” portait un grand nombre de passagers, la plupart des pêcheurs du Labrador.Le vapeur “Kylé” est parti pour Bug Harbour aujourd’hui, vu qu’on a perdu tout espoir de pouvoir renflouer T’Tnver-more”.Ce navire, qui s’appelait autrefois le “Dromadaire”, appartient à la Reid Newfoundland Railway Company.Il fut construit à Glasgow en 1881.IL PERIT A SON POSTE.Boston, 13.— Le capitaine John Thomas, de Cambridge, a péri avec son schooner à cinq mats, le “George P.Hudson”, samedi soir, quand il a refusé de quitter le pont après une collision avec le vapeur “Middlesex”, près de Great Round Shoal au nord de l’île Nantucket.Il faisait une brume épaisse quand la proue d’acier du vapeur enfonça la coque en bois du voilier qui coula à pic.L’équpage du schooner a crié au capitaine de se sauver mais il a répondu: “Sauvez vous et ne vous occupez pas de moi.” Une explosion du réservoir de gasoline du voilier déchira son flanc et il sombra en deux minutes avec son capitaine et deux membres de l’équi-page.Le “Middlesex” qui allait à Norfolk est retourné à Boston avec les neuf survivants du “Hudson”.Le voilier avait une cargaison de charbon.IL SAUTE LES RAPIDES.Le capitaine Samuel Putnam vient d’amener le “Pierrepont” de Prescott à Montréal à travers les rapides et par cet exploit son nom s’ajoute à ceux des quatre autres pilotes de la ligne Canada qui font le service des rapides.Le “Pierrepont” est destiné au service de traverse entre Maisonneuve et Longueuil.ARRIVEE DU “LAURENTIC”, Le “Laurentic” de la ligne White-Star-Dominion est entré dans le port à 6 heures hier soir après une heureuse traversée.Il y avait à bord 63 passagers de première, 218 de seconde et 377 de troisième.LE “.MESS AN ABIE” DU C.P.R.PETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTES AmtÛNTIS BARBIERS demandes, méthode moderne.Système Moler, établi depuis 22 ans.Quelques semaines suffisent.Outils donnés gratuitement avec le cours.Positions assurées.Cours spécial du soir.S’ad.Molers Barber College, 62D.Boulevard St-Laurent.Montréal.38-20 AGENTS.Il nous faut encore quelques 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41 de profon-gouvernement et la ville de faire ! deur.I! déplace 18,000 tonnes et a une quelque chose pour les générations crjiacité de 13,000 tonnes, futures.Ji déclaré qu'il étudierait ! Les chaloupes de sauvetage sont au cours de son voyage en Europe j toutes du type rigide et peuvent êb-e ce qui se fait ailleurs pour l’embel- ! mises à la mer plus facilement lissement des capitales et le gouver-j celles du modèle actuel.nement donnera à son retour sé- j-—__________ rieuse considération à la demande de la ville et de la Chambre de Commerce.que FEU M.JOSEPH DUSSAULT S.E.LE CARDINAL BEGIN A SAINT - LAMBERT (Do notre correspondant) 13.— M.Joseph KENDALL DANS L’ERREUR (JDe notre corregDondanO Québec, 13.— S.E.le Cardinal! Bégin se rendra, dimanche pro-j [chain, à Saint-Lambert, pour pré-; “Le capitaine Kendall a prétendu sider l’ordination sacerdotale de M.i qu'au moment de la collision son na-j l’abbé Pamphile Roy, du Grand vire était arrêté complètement, et Séminaire, enfant (le la paroisse, que par conséquent aucun mouve- MM.les abbés J.Boivin et Ern.Lenient de son navire n’a pu contribuer ; mieux seront aussi ordonnés en j à augmenter la force du contact.Cela .même temps, au diaconat et au ¦ est peut-être douteux.Nous croyons ! sous-diaconat.Aorès la cérémonie.! que bien que ses machines aient été,Son Eminence chantera la grand’-! renversées il n’est pas sûr que P'Em-1 messe.Le cardinal sera l'objet d’u-! press ne continua pas d aller de l'a-1 ne grande réception, vant pendant quelques instants de j Dans l'après-midi, le cardinal se sorte que la vitesse acquise contribua .rendra à Saint-Nareisse pour béniri à augmenter i intensité du choc.Mais un nouveau carillon et il officiera 1 le fait subsiste que le “Storstad” a'aux Vêpres.Québec, 13.— M.Joseph Dus sault.maître-imprimeur, est décédé samedi, à sa résidence de l’avenue des Erables, à l’âge de 61 ans.Le défunt tenait depuis un grand nombre d'années un atelier d’imprimerie à Québec et était très bien connu.Il laisse une femme et plusieurs enfants POUR TIRER*SUR LES AEROPLANES Nancy, France.13 — Trois monoplans et un biplan ont servi de cibles à une mitrailleuse-automobile destinée à la destruction des aéroplanes.L'appareil est muni d’un instrument indiquant la rapidité et la direction de l'aéroplane.A VENDRE.— Acheteurs et vendeurs, désirez-vous vendre ou acheter un hôtel, magasins de toutes sortes, épiceries, vues animées, maisons meu-Jblées pour louer des chambres, et tout autre commerce, voyez Jean Castelli, 120 Sainte-Catherine, Edifice “La Patrie”, établi dans cette ligne depuis 24 ans.Tel.Est 4563.A VENDRE OU A ECHANGER.Deux terrains rue Mance, pour cheval et voitures.Peu de comptant.S’adresser, 2226 Saint - 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MÉDECIN-CHIRURGIEN 159 BLVD SAINT.JOSEPH EST, Montréal Heures de bureau s 1 à 5 p.m.8 à 10 p.m.TEL.SAINT-LOUIS 7269 DENTISTES TEL.EST 410, .i Dr Ernest Charron CHIRURGIEN-DENTISTE 144 rue Saint-Denis.Prés de TUniver-Montréal.sité Laval.Dr J.-W.ROCHETTE CHIRURGIEN-DENTISTE est installé au Coin MONT-ROYAL et CHAMBORD MONTREAL Heures de bureau: 8 a.m.à 9 p.m, Tél.Saint-Louis 3732 OPTIQUE MEDICALE 294 STE-MTHERINE EST Chambre 24.Edifice Dandurand.Tél.E.7223 Examen de la vue fait GRATUITEMENT et exclusivement par des OCULISTES.Ces médecins sont en état de vous dire si vous avez besoin de verres ou si vos yeus sont malades.HOTEL-S riîètrl des Voyagreur* LE ROYAL GEORGE 9 et 11 rue Desjardins, (en face de l’Hôtel de Ville), Québec, Chambres si.00 à $2.00.Plans européens et américains.J.O.OCTEAU.Prop.Hotel Riendeau Limitée WILF.GERVAIS.Prés.Très.P.A.SAMSON.Vice.-Prés.-Sec.Le Hendei-votis tics Uanadiens-Français Pîar* MntttrMl DOMINION et SPRINGHILL Charbon biiu-mineiiK, à Tapeur et à gaz 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la ruelle.Lorsque Chartier arriva l’homme avait disparu.Il commença alors a visiter la ruelle, lorsque tout à coup l’individu sortit de l’enfoncement d’une porte et se rua sur l’agent.Il s’ensuivit une lutte au cours de laquelle l’inconnu parvint à s’emparer du revolver que l’agent portait à sa ceinture et à le décharger sur lui en le blessant à la jambe gauche.Son acte accompli, l’apache prit la fuite.L’agent réussit à se traîner jusqu’au boulevard Saint-Joseph où il fut trouvé à demi, inconscient par un citoyen.Celui-ci téléphona aussitôt au poste de l’avenue Laurier.Toute une escouade d’agents commença à faire des recherches qui n’amenèrent aucun résultat.Le blessé fut transporté à l’Hôtel-Dieu.Après avoir été pansé à cette institution il put retourner chez lui1.La blessure est cependant assez sérieuse, la balle ayant traversé la jambe de part en part.Chartier a pu donner une bonne description de son agresseur.VERITABI,E TRACEI > IE Un terrible accident est arrivé, samedi soir.Laurette Deniers, âgée de deux ans seulement, demeurant avec ses parents, No 1618 rue Saint-Dominique, profitant de l’absence de sa bonne, et jouant avec une plume y mit le feu en s’approchant du poêle et provoqua l’explosion d’un bidon rempli de pétrole.La malheureuse enfant, voyant ses vêtements tout en fiammes, 'se mit à crier désespérément.La mère, qui avait subi une opération ii y a quelque temps, était au lit.Elle se leva pour courir au secours de son enfant, mais foule saisie d’effroi, elle s’affaissa.La mère et la victime furent transportées à l’hôpital Royal Victoria, où celle-ci succombait à ses blessures presque aussitôt, alors que la mère courait hier après-midi, vers 1 heure 30.La tragédie de samedi laisse Irois orphelins, fl y a environ un au, en effet, le père, William Deniers, âgé alors de 36 ans, fermier au Parc Laval, se faisait tuer accidentellement.TIRE-LAINES AU PARC DOMINION Les détectives Lamothe, Germon -et.O’Donneil ont arrêté hier soir au parc Dominion trois individus qui sont soupçonnés de vol à la tire.Ce sont trois Américains venus de New-York: Charles barren, 30 ans; George Benson, Û2 ans, George Vine, ô3 ans.Au moment de leur arrestation les trois inculpés avaient près de #'100 en leur possession.NOUVEAU TRUC DES VOLEURS La Sûreté a été prévenue hier soir qu’un individu s’était présenté dans une résidence de la rue Shu-ter pour avertir une famille qu'un de ses membres avait été blesse et qu’jl avait été transporté à l’hôpital Général.Informations prises, ces gens ont constaté que cette nouvelle était fausse.Un détective nous déclarait hier que cet individu agit ainsi pour faire sortir ies gens de leurs maisons afin de pouvoir ies piller.Les résidents de Montréal seraient donc prudents de ne pas ajouter foi aux racontars de ces gens trop serviables.Une femme fait, dit-on, partie de or groupe.La Sûreté a la description de l'individu qui s’esl présenté hier soir à la résidence de la rue Sh uter.ARRETE A MALONE Le grand connétable Darnase Cyr est parti samedi soir pour Malone, N.Y., pour y aller chercher un nommé Joseph Lepage, sui qui pèsent de nombreuses accusations de vol de chevaux dans Québec e» les provinces de l'Ouest.Lepage sera envoyé à \ alleyfield où il aurait commis son plus récent vol.TENTATIVE DE SUICIDE Dans un désespoir d’amour, Marie Eclcovitch, une jeune Polonaise, 806 rue Harbour, a tenté de se suicider en absorbant une forte dose de poison.Un médecin des environs lui administra immédiatement un eon-tre-poison et la fit transporter à l’hôpital Notre-Dame.Depuis hier, son état s'est beaucoup amélioré et elle pourra quitter l’hôpital d’ici quelques jours.Au sortir rie l’hôpital elle sera probablement mise en étal d’arrestation.RECOMPENSE PR ING 1ERE Mme B.Mitchell.112 Saint-Luc, perdait, samedi soir, un réticule contenant ia sommé de #1,400 et plus de #3,000 en bijoux.Le réticule a été perdu sur une des rues suivantes: Saint-Luc, Enrt.Sainte-Catherine jusqu’à la rue Guy.Mme Mitchell laissera comme récompense, à la personne qui rapportera les bijoux, la somme de #1.400.Mme Mitcehll tient beaucoup aux bijoux, car ce sont des souvenirs rie famille.ARRETE POUR VOL A LA TIRE.George Russell.10 ans.a été arrêté samedi soir au parc Dominion par les detectives 1 ierney et Forget sur plusieurs accusations de vol à Ja tire.Russell est soupçonné de faire partie de la fameuse bande de tire-laine dont Phil Priai' est le chef.Trois de cette bande sont ac-Uicllemcnt eu prison en attendant leur sentence j ce sont : Priai, Dwarkln et Lotto, ENCORE UN FEMME.BATTEUR DE Un nommé Robert Dean, Il rue Drake, Notre-Dame de Grâce, a été arrêté samedi pour avoir frappé sa femme.Celle-ci a été battue si cruellement qu’elle dût être transportée à Thôpital Western.Son état est, paraît-il, très grave.Dean a comparu devant h* recorder et s’est avoué coupable.La sentence sera prononcée quand la femme sera assez bien pour comparaître.MORT ETRANGE.\ Un décès survenu à la prison de Bordeaux vendredi soir, dans des circonstances des plus étranges, vient d'émouvoir la justice représentée en l'occurence par le coroner qui a ordonné l’autopsie riu ea-davre et son transport a Montréal, où sera tenue une enquête mardi.La victime, un nommé Joseph Brodeur, qui était, nous dit-on, détenu préventivement, fut envoyé à Bordeaux par le magistrat, où, suivant la version des gardiens, il arriva le soir indisposé ; il eut même une très forte crise et sans appeler de médecin pour l’examiner on lui mit la camisole de force et on l’enferma dans sa cellule.Au réveil, ilj paraissait mieux, et le soir il était j de nouveau enfermé dans sa cellule où le lendemain on le trouvait mort.Une enquête sévère jettera sans nul doute de la lumière sur cette affaire déplorable.MORTS ACCIDENTELLES.Le jury du coroner a prononcé samedi deux verdicts de mort accidentelle dans le cas d’Onésiphore Roy, noyé en face du Club Champêtre, la semaine dernière, et dans celui d’un noyé inconnu dont le cadavre a été trouvé à Lachine.FRAPPE D’INSOLATION.Un nommé Keating, domicilié au No 391 de la rue Elmer, passait vers une heure hier après-midi devant le magasin Scroggie, rue Sainte-Catherine, lorsqu’il s’affaissa soudainement.L’agent Gagné survenant à ce moment fit mander aussitôt l'ambulance de l’hôpital Victoria.A l’hôpital les médecins ont constaté que Keating avait été frappé d’insolation.Son état serait assez grave.AUTO MEURTRIER Frederick Toogood, âgé de 7 ans, demeurant avec ses parents au No 709 chemin Côte-des-Neiges, a été frappé par une des automobiles de ia Montreal Public Service Corpora-lion, samedi après-midi, es roues de l'automobile' meurtrière lui ont passé air le côu, et la mort a été instantanée.L’accident est arrivé non loin de l’entrée du cimetière, en face de l’habitation Toogood.L’automobile appartenant à M.G.H.Adams, était conduite par Richard S.Innie, qui avait son frère avec lui.Ne croyant pas l’enfant mort, on fit d’abord mander d’urgence l'ambulance de l’hôpital Western.Mais à son arrivée, le médecin constata la mort, et le petit corps fut transporté à la morgue.LA FIGURE BRULEE Edouard Laçasse, âgé de 43 ans, domicilié au No 255 de la rue Mathieu, a été victime d’une explosion, samedi après-midi, alors qu’il réparait un tuyau à gaz au No 677 de la rue Bordeaux.Il s’est fait brûler la figure assez grièvement, et a dû se faire transporter à l’hôpital Notre-Dame.Son état, cependant, n’inspire pas de craindre.LES INCENDIES L’explosion d’une lampe à pétrole a causé un léger incendie, hier soir, à la demeure de M.Joseph Bourget, 860 rue Baldwin, Longue-Pointe.Un rideau poussé par le vent a renversé la lampe.Les pompiers eurent vite maîtrisé les fiammes qui ont causé peu de dommages.La division est de la brigade des incendies, sous l’inspecteur Doolan, a eu fort à faire hier malin à un incendie dans ia cave du magasin Fashion-Craft, coin des rues Saint-André et Sainte-Catherine.Le feu semble avoir couvé quelque temps avant d’etre aperçu.Après beaucoup d’etforts, les pompiers empêchèrent les flammes de se propager dans le magasin.Cependant, les pertes causées par la chaleur et par la fumée sont assez élevées.MACABRE TROUVAILLE Le cadavre d’un inconnu a été découvert, à 4 heures 30, hier après-midi, dans un fossé à Tétreaultville, par un nommé Donat Bergin.Avertis de la chose, les agents Marseillaise, de Ja Longue-Pointe, et Saint-Georges, du Parc Dominion, accoururent sur les lieux, en arrière du No 631 de la ruelle Desroches.Ceux-ci n'ont pu rien trouver sur le malheureux de nature à l’identifier, si ec n’est une petite sacoche contenant une seringue de dentiste et une bouteille remplie d’un liquide coloré, ainsi que deux autres petites bouteilles sur lesquelles était écrit le mot “Leroin”.On croit que le malheureux serait mort empoisonné.La seule chose qui pourrait identifier le défunt est un écrit recommandant le porteur à l’Assistance Publique, et signé au verso Arthur Maillet.Plusieurs bons pour repas à la maison de pension W.J.Moore, 225 rue Bleury, ont été trouvés dans une petite serviette en cuir, et aussi une paire de lorgnons en or et un trousseau de clefs.Le défunt parait avoir dans les vingt-cinq ans et est rasé de frais.II a les cheveux et les sourcils noirs, et mesure environ 5 pieds et 8 pouces.Le malheureux serait mort depuis deux ou trois jour^ tout au plus.FIN TRAGIQUE DE M.1SAIE SAUVE Hulll, 13.—M.Isaïe Saauvé, demeurant au No 63, rue Queen, a été tué par le tonnerre, la nuit dernière sur les bords du petit iae Lea-ney.Sauvé était parti, hier soir, avec ses trois garçons et deux autres personnes, pour aller pêcher sur le petit Iae.Ils s'étaient couchés dans une petite tente pour laisser passer l'orage, et, vers trois heures, on trouva Sauvé mort, la ligure noircie par la foudre.jsgez-Ia d’Âprès un Modèle Quelconque ! 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Reading.«8a4.Rock.Elan ««H “ Pr.¦ iSouth.Pac.«Ht South.Rail lS-%1 “ Pr.ifiVj, Third Ave.Twin City.Unio.Pac.U.S.St.Cor.“ Pr.Utah Cop.Vir.Clu-mi W’t.Union W't’h.Elec ’27% iWoolworth 123 •' Pr.Uk ’.37 137Vé 122 46 99 11% 'l^/* m» 57 112 isi' 2% 97 V, ;.¦»% 79>i 87% 1S*/.now 58% 112 iesvi, 2W 66% 28 V, 77% I034I KP/i i,m8 6ik 109% 109% 155 61 sion.11 est déchu, ce n’est point douteux, mais je ne puis croire qu’il ait jamais été un véritable boxeur.Un vrai boxeur, même à 50 ans, donne encore l’impression de savoir en quoi consiste les principes élémentaires du noble art.Regardez Fitzsimmons, regardez Kid Mac Coy, regardez Willie Lewis.Certes, ils ne sont plus ce qu’ils furent, mais s’ils mettent des gants, ils savent sc servir de leurs poings.Jack Johnson, lui, ne semble pas avoir la moindre notion de lu science et de l’adresse, Il sourit niaisement pour montrer sa mâchoire dorée.Il a confiance en son endurance et en sa puissance, c’est tout.C’est un homme qui peut user uu adversaire, mais il est incapable de le mettre knock-out avec beauté.II opère de violents massages sur les bras afin de les endolorir et de leur enlever leur force.U abuse des corps à corps où il profite de son poids, et c’est tout.Telle est sa méthode 1 On conviendra (pie c’est peu pour un champion du monde.Quant à Moran, il n’a pas l’étoffe d’un boxeur de classe.Le match était celui d’un homme qui ne sera jamais champion avec un champion qui n’aurait jamais dû l’être.Si Carpentier pesait cinq kilos de plus, il jouerait avec Johnson comme fera Sam Langford.Le nègre a prouvé qu’il usurpait un titre auquel il n’a pas droit et auquel il n’a jamais dû avoir droit.Bientôt, il sera obligé de l’abandonner et son passage sur le palmarès des championnats du monde ne laissera dans l’esprit de tous les vrais sportsmen que le souvenir d’un mauvais rêve.Jacques MORTANE.BOURSE DES MINES Les cours nous sont fournis par Mh*.Fisher et Desrosiers, banquiers, agents do change, 103 Saint-François-Xarier.TROTTOIRS Avis aux contribuables Bailey.Beaver .Buffalo.Chambers .Cobalt Lake .Coniagas .City of Cob.Crown Reserve Dome Lake .Dome Mines .Dome Ex.Foley.Gould.Great Northern Hollinger .Jupiter.Kerr Lake .La Rose.McKinley .Nipissing .Pearl Lake .Peterson Lake Pore.Crown .Vipond .Rea .Right of Way , Silver Leaf .Swastika .Temiskaming .Cochrane .Offre.Dem 24 95 45 7.00 1.35 1.15 38 9.00 8 20 l 6.72 18.50 7% 4.95 92 60 5.63 25 1.16 33% 80 15 2% 1 13 15 50 7.50 1.45 1.20 39 9.50 2 7.12 19.00 8 5.05 1.00 65 5.75 34% 85 25 3% 11 35 BOURSE DE MONTREAL Ces cours nous sont fournis par MM.Fortier, Beauvais & Cie., banquier» et agents de change, membres de la Bourse de Montréal, Edifice Royal Insurance.STOCKS (Dem.Offre.STOCKS Dem.Offre.NOUVELLESSÔCIETES Ottawa, 13.— Voici les noms des sociétés de Montréal qui ont obtenu leurs letres patentes à Ottawa la semaine dernière: la Montreal Contracting Company, Limited, au capital de $100 000; la Valentine and Guilbault, Limited, entrepreneurs, au capital de $45,000; la George Sully, Limited, relieurs, $40,000; La Dominion Sand and Barging Company, Limited, $50,000; et la Canadian Bond Crown Company, Limited, $200,000.LA DULUTH- SUPERIOR Les recettes brutes de la Duluth-Superior Traction Co., pour la première semaine de juillet 1914, se sont élevées à $29 860, contre $29,163 pour la semaine correspondante en 1913, soit une augmentation de $697 ou un peu plus de 2 pour cent.Les recettes brutes pour l’année jusqu’à ce jour se chiffrent par $656,025, contre $615,-687 pour la même période en 1913* soit une augmentation de $40,338 ou 6,6 pour cent.73' VIANDES SUR PIEDS A CHICAGO Chicago, 11.— Têtes de bétail :j arrivages, 200; marché fort; boeufs,! LES GRAINS A CHICAGO Nous tenons ce cours de la maison Bryant Bros & Co., courtiers.Blé: juillet, 77%; déc., 80%; sept., 77%.Maïs: juillet, 63%; déc., 58%; sept., 63%.Avoine : septembre, 36.Coton: août, 12.45; oct., 12.38; déc., 12.54.BellTélC.Bra.x.L.&P Can.Car.“ pfd Can.Cem “ Pfd.Can.Cot.L, “ pfd Ca.Convtt Can.Facif.i 187% “ Nrw Can.Loco, pfd Crown Res! 1.20 31 «1% 27 74 Dét.El Rv.67 Dom C.C o 37 Dom.I.pfd 77 Dom.S.Cor.Dom.T C.70 “ pfd.— Dul.s.S.&A “ pfd.Dul.Sud.E.Can.Po.Gould M’fg “ pfd 146 73 48 30 ' 91% 25 73 37 187% Goodw.Co Nor.Ohio.N.S S.AC1.11 pfd.ogiiv.Min.“ pfd.Ott.L.A P-Penmans.Québec Ry K.&O.N.C.Shawinig,.IShetwin W ] "• Pfd.- Spa.Riv.Co ! “ pfd.:St.Co.of C.“ pfd.75 Tor.Ry .22% Tooke Bro ! “ pfd.69% Tuck.Tob.101% “ pfd.!Twin City.— ! “ pfd.jWinn.Ry.1 15 66 35 49 115 113 50 11 132% 57 18% liô" 111% ii" 1*82 52 10% is ’ 125%!'125' IL PARLE D’EXPERIENCE New-York, 13 — Joe Jeannette, le boxeur noir, est de retour aux Etats-Unis.Il a donné l’interview suivant aux journaux au sujet de la prochaine rencontre Smith-Carpentier : “Je sais (pie Gunboat a trop entrepris lorsqu’il a défié Carpentier.Le Français est un boxeur très adroit double d’un cogneur.J’en ai la preuve lorsqu’il me colla au plancher à l’aide d’un jab dans la première reprise de notre dernière rencontre.Si Smith compte sur la dureté de ses coups pour mettre Carpentier hors de combat, il devra se hâter, car George n’est pas un homme à donner du temps à ses rivaux.Le Français est le type le plus tranquille de la terre hors de l’arène, mais il devient un véritable démon dès qu’il a mis les gants.” PARC DOMINION TREMBLAY VS HERMANN NOTRE PIANISTE CANADIENNE DE PASSAGE A MONTREAL 10% , ïf2 i Mademoiselle M'irie-Anna Jasmin, élève de Erté; it Langlois, est revenue de Paris elle a étudié la virtuosité pianistique et la composition, depuis un an.Ses maîtres lui prédisent un grand avenir tant au point de vue pianiste que composition, et partant un honneur pour le Canada- Mile Jasmin doit repartir pour Paris vers le Commencement d’octobre prochain, afin de continuer ses études pendant deux ans à venir.Nous souhaiterions de 1 entendre dans un grand récital avant son départ.- En tous cas ses nombreux amis et artistes de Montréal exercent une forte pression auprès d’elle pour la décider à nous donner un récital de piano.^ LA COURSE DES BALLONS Saint-Louis, Mo., 13.— Six des huit Le vendredi, 17 juillet, aura lieu l’ouverture de l’attraction gratuite au milieu du parc.La direction a fait des arrangements avec MM.Eugène Tremblay et H.Hermann, deux lutteurs à bras-le-corps très favorablement connus dans le monde sportif pour qu’ils donnent une exhibition de leurs prestigieux tours d’adresse.Au Théâtre-Vaudeville le programme de la semaine prochaine sera tout à fait nouveau.Le public aura encore l’occasion d’y entendre Mlle Houston, la célèbre artiste américaine.Les effets scéniques et les costumes seront aussi de toute beauté.Quant à Mlle Margaret Gast, elle aura un concurrent au Motodrome.Leurs évolutions sur motocyclettes dans cette “cuve de la mort”, comme on a convenu d’appeler cette espèce d’amphithéâtre sans gradins où Mlle Gast exécute ses merveilleuses performances, seront on ne peut plus sensation nelles.Le programme de la fanfare Valider Meerschen se composera de partitions classiques tout à fait spéciales à la Fête Française.LES COURSES D’AUTO RESULTATS DES EPREUVES D’HIER AU PARC DELORIMIER.Course de motocyclettes mil- i Banques — 1 Br.No.Am.“ pfd.Hill.Collie.24% Ill.Trac.pd Hochelaga Laur.Com.'*81% 181 Impérial.)LtiCi+ VŸ C.130% 129% Merchants ¦ pfd 120 Molsou».MacDo.Co.it% 10 Montréal.Mack Cm.81 80 Nationale.“ pfd.72 69 Nova-Scoti Mex.L.&P.Ottawo.pfd Québec.M.S: S.-P.125 122 Royal “ .pfd Standard.M.L.H.&P 231% 230 Toronto.MtCi't.Ltd 52% Union .“ pfd.Mon.Tr.Co Mnr.Tram 99 235 228 Nipissing.102%; 102 ' 191 ’ i ' 190% 205 148% 181 204 235 264 120 223 200% 284 132% 117% 140%! 140 PARIS ET BERLIN Paris, 13.— Il y a congé aujourd’hui et demain en place de Bourse, à l’occasion de la Fête nationale.* $7.60 à $9.75; bouvillons du Texas, ! Berlin.13.— Les affaires étaient $6.40 à $8.30; entreposeurs et éle-.tranquilles et les cours plus bas suiveurs, $5.75 à $8.00; veaux, $7.50 à notre place aujourd’hui.Le change $10.85.— Porcs: arrivages, 9.000 ; | sur Londres a été de 20 marks 49 1-2 marché fort; légers, $8.50 à $8.90 ; pfennigs pour les chèques.Les dis-mèlés, $8.40 à $8 90; lourds, $8.25 à j ponibilités étaient à 29c, et le taux $8.90; maigres (rough), $8.25 à $8.-|pi-ivc de l’escompte de 2 1-8 pour 40; cochons, $7.70 à $8.70; moyen-|cen-E ne des ventes, $8.55 à $8.90.ODITS'IATTV is/STim Moutons: arrivages, 6,000: marche | orfcLlAUX POUR ferme: naissants.$7.50 a $6.50; d’un #n, $6.00 à $9.35 ; agneaux naissants, $6.50 à $9.35.A MONTREAL Les arrivages de la semaine aux Abattoirs de l'Est ont été: boeufs, 1.100; moutons.1,200: cochons, 1,-170; veaux, 1,350.Les arrivages de la journée : boeufs, 425; moutons et agneaux, 1000; cochons, 350; veaux, 600.Prix du jour: bouvillons (steers), 6 3-4 à 8; taureaux, 3 3-4 à 4 3-4; vaches, 3 3-4 à 7 1-4; moutons, 4 à 5 1-4: agneaux.$3 à $8; cochons, 7 12 a 8 1-4; veaux (selon le poids et la qualité), $3 à $10.Marché tranquille.PAQUEBOT Un train spécial faisant raccordement avec le R.M.S.“ Calgarian ”, qui part de Québec, jeudi, le 16 juillet, comprenant wagons -ïe première classe et wagons-lits-modèles, partira de la gare oe la rue Windsor, à 8 h.30 p.m., mercredi, le.15 juillet.Un spécial pour passagers et pour malle, comprenant wagons ede première classe, wagon-buffet et wagon-salon, partira de la gare de la rue Windsor, à 10 h.a.m., jeudi.Les deux trains se rendront directement aux abords du paquebot.r VENTES DE L’AVANT-MIDI ACTIONS Bell Telephone.— 30 à 147.Brazilian.— 75 à 73.20 à 73 1-4.310 à 73, 200 à 72 7-8.100 à 73, 50 à 72 7 8, 10 à 73, 25 à 72 7-8, 25 à 73 1-2, 5 à 73 3-4.Power.— 10 i 231 1-2.Power nouveau stock.— 10 à 230.Quebec Ry.— 25 à 11.Shawinigan.— 25 à 132.Canada Cement.— 15 k 30.Dom.Bridge.— 18 à 108.Dom.Textile.— 50 à 70, 50 k 69 3-4.10 à 70.Can.Jacific.— 50 à 190, 50 à 189, 50 à 188 7 8.50 à 188 1-4, 100 à 188 3-8.25 à 188, 75 A 187 3 4, 50 à 187 1 2.25 à 187 3-8.Can.Steamship L'nes.— 70 à 11.Detroit.—- 5 à 67 1-2.75 à 66.Ottawa L.H.and P.— 10 à 141 3*4.Toronto Rv.— 58 à 125 1-2, 25 à 125, 5 à 125 1-2.25 à 125 1-4.25 à 125, 15 à 125 1-4 Twin City.— 50 A 102.Twin City Rights.— 209 k 1-8, 432 î 1-16.Winnipeg Ry.— 5 à 191 1-4.s, 13.— Les musulmans insurgés qui se sont emparé récemment de Koritza, ont pris aujourd’hui l’importante place de Bérat, située à 30 milles au nord-est du jort d’Aviona.-»- CHEZ LE CORONER Deux enquêtes ont été tenues, ce matin, à la cour du coroner : Fun dans lp cas du petit Frederick Too-good.et l’autre dans celui de Joseph Brodeur, .ont nous parlons ailleurs.Le premier verdict prononcé a été : “ Homieile excusable ”, Quant à Joseph Brodeur, le jury du coroner a attribué la mort à une cause naturelle On a cependant demandé qu’un médecin permanent soit attaché à la prison.MOINS DE VICTIMES LA CHALEUR N’A PAS ETE AUSSI FATALE AUX ENFANTS QUE L’ANNEE DERNIERE.— STATISTIQUES CONSOLANTES.— LE RAPPORT BUTLER ET GAGNON.— LE MAIRE A WOODSTOCK.•A LA LONGUE-POINTE Les (hiifres de la mortalité infantile jusqu’à aujourd’hui indiquent une diminution sensible sur l’année dernière.Enfin nous réalisons les bienfaits de l’institution des Gouttes de Lait, et le bureau d’hygiène et de statistique en exprime toute sa satisfaction.En 1913, 285 enfants sont morts de janvier à juillet; 212 seulement (au-dessous de cinq ans), pour la même période de cette année, soit une diminution de 173.Malgré la chaleur persistante de la semaine dernière, on ne constate que 156 décès d’enfant au-dessous de cinq ans, tandis qu’on sc souvient qu’il y a à peine cinq ou six ans, alors que la population était deux fois moins, les pauvres petites victimes atteignaient deux cents et plus toutes les semaines.D’autres statistiques importantes démontrent que les victimes de la tuberculose ont constamment baissé en nombre depuis 1876; elles ne sont plus maintenant que 173.Honneur à ceux qui réalisent de pareils progrès! RAPPORT AU MOIS D’AOUT On annonce que les deux experts nommés par la ville dans l’affaire d’expropriation de la Montreal Water and Power, MM.Gagnon et Butler, déclarent que leur rapport sera prêt avant le 1er août.LE MAIRE A WOODSTOCK Le maire a annoncé aux journalistes, la semaine dernière, qu'il avait fait l’acquisition des chevaux de M.Laurendeau; mais il paraît qu’il avait seulement une option sur ces bêtes et qu’il est allé à Woodstock pour voir s’il ne trouverait pas encore mieux.Son Honneur veut une écurie bien montée.LE CALME A LA LONGUE-POINTE M.E.Larivière annonce que le calme est revenu à la Longue-Pointe et que la Compagnie des Tramways devant l’attitude menaçante des citoyens a décidé de faire cesser les travaux rue Notre-Dame Est.UNE FORGE RUE CHATEAUBRIAND Les habitants d’une partie de la rue Saint-Hubert se plaignent du ne forge qui les ennuie considérablement rue Chateaubriand.Celle-ci aurait été établie sans permis .m construction en plein centre résidentiel.Tous les matins, les forgés commmençant à fonctionner à 6 heures, il est absolument impossible de dormir, dans le voisinage.PETITS FEUX DEUX WAGONS DETRUITS.— L’OEUVRE DES INCENDIAIRES.Deux wagons à bagages ont été détruits par un incendie, d’origine criminelle, croit-on, dans la cour de garage du Grand-Tronc, à la Pointe Saint-Charles.Comme les wagons étaient vides, les autorités croient que leur destruction résulte de l’exécution d’une vengeance.—La maison occupée par M.Wm.Desjardins, au No 939 rue DeMonto-gny-Est, a été fortement endommagée par un incendie samedi.Cause inconnue.—Un plombier du nom de Saint-Pierre a eu les mains brûlées par une explosion de gaz, samedi, alors qu’il travaillait dans une maison en construction au No 689, rue Bordeaux.—Le gardien de la (lie Imperial Oil, à la Pointe Saint-Charles, a vu hier deux individus se diriger entre deux piles de planches du clos de bois de M.W.Rutherford, de la rue Saint-Patrice, et un instant après les deux individus s’éloignèrent à la hâte et des flammes jaillissaient des planches.Le gardien donna l’alarme et tes pompiers maîtrisèrent les flammes ayant qu'elles eussent fait trop de dégâts.On présume fortement que le feu a eu une origine criminelle.—Ce matin, la buanderie de M.H.Beauregard, 211 rue Chatham, était le théâtre d’un léger incendie.M.Beauregard nettoyait ses machines avec de la gazoline et il laissa tomber une allumette dans de l’essence répandue par terre.Une explosion sc produisit et M.Beauregard reçut de douloureuses blessures aux mains et à la figure.H a dû être transporté à l’hôpital Western.—Vers quatre heures, ce matin, eut lieu un autre incendie de peu d’importance au No 137 rue Bishop, causé par des fils fils électriques défectueux dans un soubassement.C’est en revenant de cet incendie que t’automobile du chef-adjoint Mann a frappé un autre auto, ce qui entraîna la mort de M.Arthur Caron, accident que nous rapportons ailleurs.BIRCHENOIJGH SUBIT SON PROCES Le procès de James Birchenough, accusé d’avoir majoré de $54 à $54,-000, un chèque accepté par la banque des Marchands, a été commencé, ce matin, devant le juge Bazin, en cour des Sessions Spéc'ales.Pendant toute la matinée il n’y eut qu'un seul témoin d’entendu, M.A.Burney, secrétaire de la “Municipal Realties Co .Ltd.” dont Birchenough était directeur.C’est lui qui après avoir dépo sé $60 à la banque des Marchands, a donné à l’accusé un chèque accepté de $54.Cet après-midi d’autres témo'ns seront interrogés.Me Morrison, C.R., agit pour la poursuite et Me K.N.Laflamme, C.R., pour la défense.Où Acheter Demain (Enregistré conformément à In loi du Parlement du Canada, par L.-F.DeslongeUamps au Ministère de l’Agriculture) PHARMACIE Lecours et Lanctôt 310 STE-CATHERINE EST Coin Sain-Uenis, Montréal Téléphone : Est 4603-833-2770 BROWNIE No 3 donne des photographies fle 3 1-4 x 4 1-4 pouces, qui sont do la dimension la plus "populaire pour les amateurs et ces deux appareils produisent de splendides bustes, lorsqu’on emploie la lentille spéciale pour por-traits.Ils sont munis de deux viseurs, d'un obturateur automatique et d'objectifs de la meilleure qualité.Prix : $4.00.DEMANDEZ NOTEE CATALOGUE.Lit “Bungalow” en cuivre $14.95 Ces lits sont finis mat, brillant ou combiné.Grandeurs 3o.x 0o.Poteaux extérieurs de deux pouces.Avec ou sans intercalaires.Ces nouveaux lits sont très en vogue actuellement et se vendent régulièrement $23.00.Tél.Est 7330-7331-637-39 SAINTE-CATnERINE-EST, angle Beaudry, MONTREAL TEL.EST 4510 Le Magasin du Peuple 447 SAINTE-CATHERINE EST Une vente de coins de rideauï nui offre des valeurs , Un achat des plus heureux d’un lot de superbes coins de rideaux en tulle brodé ou appliqué blanc ou crème, avec bordure simple ou double, grand choix de jolis dessins, longueurs de 1 1-2 à 2 verges, par 50 à 60 pouces de largeur.Des valeurs de $5.00 à $20.' >a paire.Votre choix demain.
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