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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 22 avril 1933
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1933-04-22, Collections de BAnQ.

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Montréal, samedi 22 avril 1933 Rédaction et administration 430 EST, NOTRE-DAME MONTREAL TELEPHONE; .HArbour 1241* SERVICE DE NUIT ; Administration : .HArbour 1243 Rédaction : .HArbour 3679 .Gérant :.HArbour 4897 LE DEVOIR Directeur-gerant; GEORGES PELLETIER FAIS CE QUE DOIS ! Rédacteur en chef; OîvIER HEROUX ' Vol.XXIV — No 93 TROIS SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste Edition quotidienne CANADA.$ 6.00 (Sauf Montréal et banlieue) E -Unis et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE .10.00 Edition hebdomadaire CANADA .2 00 E.-UNIS et UNION POSTALE .3.00 Lequel des deux choisir?Après l’aventur e de M.Henry La cession ontarienne, comme la québécoise, vient de se clore.Il en reste l’affaire Henry et la possibilité d’un changement de premier ministre à Toronto d’ici quelques mois.Question d’importance.M.Henry, premier ministre conservateur, aura bientôt 62 ans révolus.Il occupe son poste présent depuis la fin de 1930.Il était député de la région de.Toronto depuis 1913; en 1923.il devenait ministre dans le cabinet Ferguson.11 a remplacé son chef comme celui-ci allait représenter le Canada en Grande-Bretagne.M.Henry est président de la Farmers Dairy Company, de Toronto, membre du conseil d’administration de lu' Toronto Mortgage Company et de la North American Life Assurance Company, filiale de la Sun Lije de Montréal.11 a une belle fortune, des placements nombreux.S’il figure dans l’annuaire parlementaire canadien comme agriculteur, il est en réalité homme d’affaires aux multiples intérêts financiers.Et cela explique mal qu’il n’ait pas saisi d’abord l’importance, du point de vue politique, du placement qu’il fit’dans l'Ontario Power Service Corporation, au cours ordinaire de ses affaires, Il y a quelques années.Ce placement, à cause d’événements subséquents, est àja source de.ses ennuis présents.ff* >f.En 1930, M.Henry' acheta pour $25,000, au pair, de titres de Y Ontario Power SenMce Corporation, filiale de VAbitibi Pow< r & Paper Corporation.Ces obligations lui coûtèrent environ $23,500.Il les mit en portefeuille et n’y pensa plus.La crise financière, qui commençait alors, alla s’accentuant.l'Ontario Power Service Corporation, en pleine période de construction, eut des ennuis d’ordre financier.Comme elle ne pouvait payer ses intérêts sur ses obligations, celles-ci baissèrent, de $94.22 par cent dollars que M.Henryr les avait payées, jusqu’à $21.Si M.Henry se fût alors départi de ses titres, il en aurait touché moins que $8,000.C’eût été une perte approximative de $15,000.Mais l'Ontario Power Service Corporation, qui avait des amis en hauts lieux, se tourna vers le cabinet provincial.M.Henry en était la tête.Se rappelait-il son placement?Ses amis ont dit que non.Cela est possible, car M.Henry avait un portefeuille de valeurs nombreuses et de.tout genre.Quoi qu’il en soit, le gouvernement provincial intervint, pour le compte de YHydro-E feet rie ontarienne.Il autorisa l’achat de l’actif de la compagnie en mauvaise posture, par le réseau de A'Hydro-Electric.Les 20 millions d’obligations émises par VOntario Power Service Corporation furent échangées, aux mains des porteurs, contre 18 millions de titres analogues de Y Hydro-Electric portant un moindre taux d’intérêt, mais garantis quant au principal et aux intérêts par le gouvernement ontarien lui-même.Du coup, le placement que M.Henry avait oublié, mais que ses banquiers retracèrent, reprit de la valeur.11 fit l’échange de.ses titres contre ceux de YIlydro-Electric.A supposer que M.Henrv eût vendu ses titres au temps où l'affaire vint devant la Chambre des députés, à Toronto, il n’aurait perdu que $3.500, au lieu des quelque $15,000 qu’il eût perdus, si son gouvernement n'était intervenu pour éviter la faillite de la compagnie dont il avait acheté des obligations.Au vrai, donc, cette intervention de son gouvernement l’a protégé contre une sérieuse perte financière.Et i! a lui-même voulu l’accord qui sauva une partie de sa mise de fonds initiale.Cela s'est décidé tandis qu’il était premier ministre.On devine aisément que les adversaires de M.Henry ne pouvaient manquer de dresser leurs batteries contre lui, à ce propos.S’ils n’ont pas mis en doute son honnêteté personnelle, —on s’accorde à dire qu'il a commis surtout une réelle erreur de jugement, — ils ont parlé de manque aux traditions et aux usages parlementaires britanniques.Quant à lui, sa réponse aux attaques fut simple.Il a dit en substance: ,1e n’aurais pu vendre mes titres à des amis, mèn e si j’y avais pensé, sachant que ces valeurs n’étaient plus ce qu’elles avaient été, - d'assez bons placements.Et parce que j’étais porteur de titres pour un montant quant à moi assez négligeable, était-ce une raison de m’opposer à un accord que je pensais et (pie je crois encore avantageux pour la province et le public en général?La majorité considérable de députés conservateurs à Toronto a pris le parti de M.Henry et Ta défendu contre les attaques de l’opposition.La presse conservatrice ontarienne a saisi les conséquences, graves pour le parti, de l'irréflexion de M.Henry.Elle ne Ta que mollement excusé.quand clic l’a excusé.Les élections générales sont proches, en Ontario, les dernières datent d’octobre 1929, et de l'avis général, la lutte sera très dure, si M.Henry reste premier ministre.Cela explique que le Journal d’Ottawa (cité ici même au début d’avril) ait résumé le sentiment du public conservateur ontarien en disant en somme à M.Henry: Nous no doutons pas de votre honnêteté.Mais si vous ne voulez pas faire battre le parti conservateur, cédez-en vite la direction à un autre.Que fera M.Henry?Dès'la première attaque il a nié devoir se retirer.Par ailleurs, l’on attend d’Angleterre M.Ferguson, jadis premier ministre, ancien chef du parti conservateur ontarien, et qui y reste influent, d’outre-mer même.Lui, sans doute, examinera la situation du parti et décidera.Entre temps.M.Henrv- préférerait n’avoir rien eu ô faire avec l'Ontario Power Service Corporation.Mais il est trop tard : le rôli est brûlé.h* En marge de cette aventure politico-financière, 1 partie d‘un discours de M.Asquith à Westminster en ., sujet de l’affaire Marconi, où deux de scs collègues de l’époque étaient intéressés.- ils devinrent plus tard lord Elibank et lord Reading.M.Asquith disait: "Aucun homme public ne doit rire partie, à des opérations financières privées qui, dans quelques circonstances que ce soit, pourraient entrer en conflit avec son devoir envers la chose publique".Doctrine assez û rencontre de celle qu’on dos temps plus rapprochés, chez nous même, des ministres ont exposée, quand ils parlèrent de l’avantage qu'il y a pour les partis c " _ 1 d’avoir à leur tête et dans les ministères des hommes de Im’IIô fortune.L’on épilogua longuement, alors, sur le principe pose par M.Asquith et sur In thèse de lu très grande utilité des hommes riches dans les ministères.Or Tbonune riche doit faire toutes sortes de placements, s'il veut tirer profit de sa fortune, la faire valoir, Tac-croitre, Y a-t-il bien des industries, bien des affaires tout à fait indépendantes de la politique et avec lesquelles les cabinets et 1rs ministres n’aient jamais rien à faire?Cela amène un observateur désintéressé de la vie contemporaine à conclure qu’il est de plus en plus difficile à l’homme politique d’établir une cloison étanche entre l’intérét public et son intérêt personnel.Ce qui u'empèche pas cette question de se poser, avec une acuité de plus en plus grande: Quel régime est le meilleur, — celui où l'homme public se désintéresse, des conseils d’administration.ne place pas sa fortune, quelle qu’elle soit, dans des entreprises en rapports constânb» avec l’Etat; ou celui où l'homme public oeil lection rte loua les conseils d’affaires, qui le recherchent è cause de sa belle place et de son influence en haut lieu?La solution est u'nplc.pour quiconque ehereJie la réponse la plus honnête, le régime qui offre le plus de garanti*** de sage administration: le ministre intelligent, honnête, sans attaches L’actualité son« publicité;Le gouvernement soviétique interdit toute importation de produits britanniques ^3) Mgr Ignace Bourget me htier du tout.La recette baissera sans doute, elle baissera peut-être à :éro si on écoute cette catégorie, mais elle n'en est pas moins convaincue que c’est une trahison de ne pas suivre ses conseils.Ces lecteurs sont aussi raisonnables que ce Juif qui pleurait la perte de son cheval: “Il n succombe, le malheureux, disait-il, juste au moment où il commençait à shabitner à ne pas manger”.Paul ANC-F.R 'on a cité 1913, au Bloc-notes “Boycott” L'autre soir, au Gesù, il y a eu éclat de rire général quand l’un des Jeune-Canada, parlant du boycott dont souffriraient en Allemagne les .luifs, s’est demandé si cela différait beaucoup du genre de boiicott dont sont frappés chez nous, par les gouvernements bleus.les journaliers cl avocats rouges.par exemple, et.inversément, par les gouvernements touffes, les journaliers el avocats bleus, La chose dure depuis si longtemps qu'on a fini par n'y plus guère penser; il n’en est pas moins vrai que les électeurs qui n'appartiennent pas au parti majoritaire sont en fait, chez nous, frappés d'un véritable boycott et traités en citoyens de seconde zone.Quand, par exemple, un avocat bleu, si marquant qu’il soit, quel-que considérables que puissent éire ses méritas, a-f-il été appelé à la magistrature par un gouvernement rnugel Et.de même, sous un gouvernement bleu, quand un avocat rougi, ai brillant qu'il fût, a-t-il pu La publicité manque parfois son but.Elle le manque d’s quelle est indiscrète, importune ou vulgaire.üans Marketing, revue publiée à Toronto, une mère de famille expose ses idées à ce sujet : elles sont fondées sur le bon sens.Un de nies vieux amis, dit-elle.le savon X.(ne faisons pas de réclame gratuite, fût-ce de la mauvaise réclame) s'est mis au diapason.Il avait coutume d'être direct et discret dans ses réclames: de se montrer sous son vrai jour, de faire valoir ses vraies qualités.Je t'employais parce que je trouvais qu it u avait pas son pareil pour blanchir et assouplir les couches du petit dernier.Mais, horreur des horreurs, voilà qu’il me dit que si ie tiens à être aguichante, je dois me servir de ce savon pour laver mes dessous et faire disparaître une odeur sui generis.J'espère pouvoir oublier cette sotte réclame bientôt; mais d’ici là je me sers d’un antre savon.Voici maintenant ce que notre bonne mère de famille appelle une tempête dans une théière.J’aime le ihé, dit-elle; il me rafraichit, me repose, cl j'en consomme quelquefois trois ou quatre tasses de suite.Mais il commence à me dégoûter depuis qu'on a découvert le théol.Qui nous délivrera du théol?Le théol stimule l’émotivité; et l ima-1 ge illustre les mots.Une personne qui reçoit un admirateur doit le porper ou se gorger de thé à cause du théol, sans quoi rien ne va plus.J'ai lu l'annonce, dit la correspondante, et elle a, en effet, provoqué chez moi une réponse émotive, mais pas dans le sens où on la voulait provoquer.Ça m'a dégoûtée, bien injustement sans doute, du thé.du bon thé sans artifice.Elle fait, de même façon, le procès d'pne autre marque fort annou cée; un germicide que nous appellerons Z.J’en faisais, dit-elle, une assez forte consommation, notamment pour stériliser les brosses ù dents exposées à la poussière, ne-puis que ta publicité veut que les femmes qui s en servent aient en vue de faire disparaître f’halitosi qui met les hommes en fuite et les fait se pincer le nez, je ne veux plus donner à penser au garçon-pharmacien que je suis de relies qui font tapisserie.Je ne m'y connais pas du tout en annonces, ajoute-t-elle, mais si je me permettais de donner nn conseil aux spécialistes du métier, je leur dirais de parler naturellement dans leurs annonces, fl n'est pas difficile de saisir le bluff publicitaire.Sage avis! Parfois Tannonee n'est pas seulement importune, vulgaire et impertinente; rite est nettement perverse et elle devrait attirer l'attention du procureur général.Ainsi celle qui, sous prétexte de donner aux femmes des conseils de médecin, de médecin de leur sexe, préconise des ablutions dont la fin n’est pas celée.C'est probablement de l'obtention d'argent sons de fausses représentations.Mais ce qui est étonnant, c'est que leurs lecteurs ne forcent pas ces journaux qui insèrent des horreurs aussi impudentes, de renoncer à ce genre de publicité.Il parait bien y avoir deux grandes catégories de lecteurs: celle qui estime que tes journaux peuvent publier tout ce qu'ils veulent en fait de publicité et celle, qui esti-qu'tts nç peuvent rien pu- accéder à cette même magistrature?Les exceptions, s'il en est, sont si peu nombreuses qu’elles ne font, suivant la vieille formule, que confirmer la règle.Et cet état de choses, avec thus ou moins d’intensité, ne sévit-il pas dans tous les domaines?Les travaux d’imprimerie du gouvernement de Québec, par exemple, sont donnés aux amis du parti, sans qu’un non-roogr puisse même essayer de les obtenir.Et cela dure depuis assez longtemps, puisqu'en 18ÎI7.les rouges dénonçaient précisément, chez leurs adversaires bleus, ce même genre de favoritisme.Mais, avec les changements de gouvernement, bleus et rouges authentiques finissent par se rattraper, par avoir leur tour.Les éternels boycottés, les définitifs citoyens de.seconde zone, ce sont ceux qui ne jugeant point à propos ou dédaignant de s’inféoder à un parti quelconque, n'appartiennent jamais de la sorte a l'équipe victorieuse, ne touchent jamais leur part du gâteau.l.’Action catholique, par exemple, est assurée, quel soit le parti qui règne à Québec, de ne jamais bénéficier d’une situation pareille à celle qu’occupe présentement le Soleil.Le Devoir pareillement.Contagion I! n’y a pas que le mal, heureusement, qui soit contagieux.Le bien l’est aussi.Nous en trouvons un nouvel exemple aux Trois-Rivières.Les premières initiatives de la Société d'Ifistoire régionale ont fait tache d’huile.Ccst à la douzaine presque que Ton y prépare les brochures d’histoire locale.Sous Tentrainant exemple des initiateurs, aidé, i| est vrai, de l’inlassable ténacité de l'abbé Albert Tessier, des j hommes qui de leur vie n’auraient jamais songé à faire une brochure se mettent à la besogne, se découvrent des qualités dont ils ne se doutaient même point.Et l’histoire régionale en profite.Pour haler avec le ‘Devoir’.On q pu le voir par le Devoir d’hier, la campagne déclanchée par nos amis de T.4.C.V.se développe et prend rapidement de l’ampleur.Nous en remercions cordialement VA.C.V.et.tous ses collaborateurs.Plus le Devoir sera fort, et plus il pourra rendre de services.O.H.Les livres Un roman et des “propos Uttéraires" Pierre Benjamin.un jeune chroniqueur se cache sous ce pseudonyme.- a fait un beau rêve, un joli rêve d’adolescent tout rem-pli.de prouesses, de batailles, de poursuites mystérieuses et.cela va de soi, — d’amour.Il n’a pas voulu que son rêve s’efface.Aussi Ta-t-ii écrit et édité.D'où le roman policier qui s’intitule.“Trois lettres manquent'’.Ce n’est pas à Pierre Benjamin qu’on reprochera la prétention qui gâte si souvent les oeuvres, par ailleurs passables, de certains de nos écrivains.Tout au contraire, sa simplicité devrait servir de modèle à plus d'un.Il raconte les choses simplement, et ce qui n’est pas facile, sait relier entre elles les différentes péripéties de son histoire sans que cela soit cousu de fil blanc.Il ceril dans une langue, claire, sans emphase, visant davantage à se faire comprendre qu’à épater ses contemporains.11 sait introduire le dialogue pour alléger un récit qui menace de devenir fastidieux.II le conduit naturellement en prêtant à ses personnages les expressions et les termes ordinaires.Pierre Benjamin a fait un beau rêve d’adolescent.On retrouve l’auteur tout entier dans Jacques Le- La vie, les oeuvres et le caractère du grand évêque - Prêtre et patriote (P*r le R.P.Frédéric L*ng«vin, S.|.> La Pointe de-Lévy s’enorgueillit d'avoir donné à Montréal son deuxième évêque.Ignace Bourget, ne à Saint-Joseph le 30 octobre é\êque auxiliaire de Québec à Montréal: Jean-Jacques Lartigue, l’avocat devenu ecclésiastique et prêtre de Saint-Sulpiee.Nommé secrétaire du nouvel évêque, c’est en 1709.Sur la terre des Bourget, la j «ttc fonction que se pH-pare >, maison natale n’existe plus; une !sim I0lp pins actif, Ignace Bour-plaque commemorative, aux “Qua- j 8pt- ci-devant clerc-professeur-sur-ire-Chemins”, Ta ressuscitée pour j veillant, appelé au soi!K-diaconat le l'histoire; le coeur du grand évêque 21 mai, au diaconat le 23 novembre, est conservé à la maison-mère des : a>* sacerdoce le 30 novembre 1821.Soeurs de la Providence à Montréal; ses restes attendent dans la crypte de la Basilique la translation solennelle du 27 avril, à la nouvelle chapelle mortuaire.Inspiration pieuse de Monseigneur l’archevêque coadjuteur, l'oeuvre d’aft et la prochaine célébration permettent d’épingler quelques noms et quelques dates sous la blanche effigie du deuxième évêque de Montréal.* # * Les études classiques au séminaire de Québec; celles de théologie au séminaire de Nicolet.Ici, le surveillant.professeur de grammaire, alisse à pas feutrés près des pupi-tre.s de la salle d’étude et de sa classe; un bon clerc, remarquable pour sa modestie.Sur l'écolier tendre, jeune chroniqueur qui est* doux et sage, de Québec, peu de Carnet d'un grincheux A l'assemblée des leuna-Canada.la “Presse'' donne trois quarts de colonne en page intérieure, — guère plus que l'espace tenu chez elle en meilleure place, par les détails de l'enlèvement du fils d'un ancien cireur promu gangster, à Chicago.Il s'appelle Factor, il est vrai, et le nom dit que ce n’est pas un Canadien français.* * * Un petit rouge à tous poils a parlé sur un ton cassant de “la lèpre des collèges classiques”.Et M Taschereau qui encourage cette "lèpre’’ à raison de $10,000 par an par collège' * '.V * Un homme politique qui n'est pas M, Taschereau, et qui n'est pas bleu, disait en parlant du “Devoir”; "Ses comptes rendus nous renseignent mieux que nos journaux ne le font".Cela arrive lorsqu’on trempe toujours sa plume au même enener.Quand il y en a un rouge et un b'eu, parfois I on se mélange.* * * M.Gobe il a donné une entrevue i la "Patrie" sur les révélations du "Devoir'' à propos du remaniement électoral à Montréal.Il ne nie rien.Il y a eu indiscrétion, dit-il; et la répartition des comtés montréalais n'est pas encore terminée.En effet, ça n'est pas terminé.Le bon sens en a long à dire, après que M.Gobeil a parlé.* * * * Certains magasins ont rafuse d'affi- cher les réclames en faveur de la réunion de jeudi soir au Gesù.Pour peu que les |euna-Canada continuent de grandir l'on verra de leurs affiches mémo aux devantures d Israel Nothing succeeds like success.# * * On recommence de spéculer » la hausse, en bourse.Tant il est vrai qu'il n'y a rien de plus borné que l'intelligence du mouton, sinon sa mémoire.* * * “Rien au Canada n'intéresse les Américains.sauf l'alcool ", répond un élève de high-school du pays voisin interrogé i propos du Canada Tous les écoliers ne sont pas des menteurs * * A* “le couvrirai mes pâtisseries de poudre de talc plutôt que de sucre surfin", dit une coquette économe La taxe sur le sucre est en effet enq fou plus élevée que celle sur la poudré parfumée Si les amis de la coquette grimacent en goûtant ses gâteaux, elle aura la ressource de les renvoyer à M.Rhodes.PAMPHILE en somme, avec le détective René Dupin, le héros du roman.Son audace et ses belles manières lui valent un chie mariage avec Mlle Gisèle Gonthîer, fille d’un baron de la finance de Montréal.Un trésor mystérieux, non moins mystérieusement retrouvé dans des circonstances terrifiantes, apporte au jeune chroniqueur, grâce à l'inexplicable générosité d’un détective oui distribue ce qui ne lui appartient pas, de quoi lui faire oublier un mariage qui, sans pela, sentirait l’intérêt à plein nez.C’est assurément un beau rêvé que )e roman policier de Pierre Benjamin.Sans cela, comment expliquer que le gouvernement ne soit pas intervenu pour réclamer la large part à laquelle il a droit lorsqu'un particulier découvre un trésor?L'auteur de "Trois lettres manquent" est tout à fait candide.U fait preuve d'une clémence qui frise la faiblesse lorsqu'il distribue aux vilains de son roman les punitions.Une dame Lucia, qui a empoisonné trois ou quatre personnes, (on ne le saura jamais au juste tellement les poisons qu’elle employait étaient subtils), imrgera une sentence de quinze ans d’emprisonnement.• Son fils, chevalier d'industrie, qui a plusieurs tentatives d’assassinat à son crédit, s’ent tire avec quinze ans de pénitencier, luii aussi.Luigi Bacto, un desperado qui a fait passer de vie à trépas un bon nombre d’honnêles gens, sans compter les individus de son espèce, fi-| mettre de suivre le nit tranquillement ses jours à Tasi-i idées au Canada français pendant le d’aliénés.j toute une époque! Mais M.Lesage a Si Pierre Benjamin avait plus préféré écrire un jugement d'en-souvent assisté à la distribution i semble sur l’oeuvre de chacun de des sentences par le juge Wilson, à la Cour du Banc du Boi, à la fin de chaque terme, i| se serait rendu compte que la justice est d’ordinaire plus sévère.L’auteur a dù se sentir si heureux d'avoir trouvé du bonheur tout plein pour scs héros qu’il ne s’est pas senti le courage de punir ses vilains comme ils le méritaient.Il ne faut pas lui en vouloir.Pour un début, Pierre Benjamin a bien réussi.données non plus.La fantaisie reconstituerait-elle fidèlement ce petit gars des rangs, épiant à travers ses regards gènes, les collégiens babillards et fanfarons de la ville, attendant son tour de parler, anticipant son tour d’être brimé?La petite histoire n’a retenu de ce tranquille élève que de menus traits, simples, même quand ils furent héroïques, comme de se constituer rédempteur d’un congé sifflé pour chahut général; comme aussi de garder pour de plus pauvres que lui les gratification*, en nature qui lui venaient de la ferme Harlakn.Ses jeunes compagnons ne virent en ces faits que le geste d’un bon naturel.Aujourd'hui, la piété autorise à y voir une grâce préparant, dans eette liberté d’enfant, l’homme mrtr que les contemporains appelèrent spontanément ie saint évêque de Montréal, * * Ignace Bourget avait vingt ans quand l'indomptable Plessis réussit à conquérir sa reconnaissance par Londres, comme évêque catholique de Québec, avec droit égal au droit de l’évêque anglican.Mountain, de développer son église au Canada par des vicariats apostoliques que Rome avait créés; par un Il a 22 ans.Secrétaire conciliant d’un prélat primesauticr, mais clairvoyant et bon, le paysan de Harlaka avance avec précaution en celle grande ville de 30,000 âmes, observant le sol devant et à l’entour comme, vers l’âge de dix ans, à travers les champs, il écartait les orties qui flagellent ' les jambes nues et les chaumes qui lacèrent la plante des pieds.Mais sa timidité, qui est lenteur, n’est pas inertie, encore moins emportement; elle sert des calculs de résolution.L’arrière-petit-fils de Guillaume Couture conserve eu son âme un coin de Normandie; il jouit de cette formidable puissance de se taire aux minutes inopportunes.L’ambiance le fouelte, elle aussi, mais il offre ses réactions intimes, patientes, entêtées — car à quoi servirait aux bons la seule douceur sans la ténacité?11 pense parfois: “Moi, j'aurais fait cela comme ceci”.Mais il ne le pense pas trop haul.Du reste loyal, serviable, de parfaite intelligence, de parfaite sympathie avec son pasteur, assez mal venu dans une ville qui s’était bien passée d’évêque jusqu’à l’an de grâce 1821.Le secrétaire perçoit certains regards et certains murmures hostiles contre son chef durant une bonne quinzaine d’années; façon moins chrétienne de reconnaître le don de Dieu en «-et évêque que Rètne établissait à Montréal.Le, secrétaire pardonne |e mal et retient les leçons.11 a vite gagné la confiance dé son supérieur qui lui abandonne et la direction de sa propre conscience et l’administration des affaires courantes, lui laissant aussi exercer à discrétion son ministère envers la portion chérie du troupeau: les prisonniers, les malades, ]és pauvres, les sous-alimentés de tout ordre.La miséricorde de l’abbé Bourget devient prestige et proverbe.Gonstant effluve d’une âme vers d’autres âmes, moins rayons dardés qu’ondes enveloppantes, sa bonté conquiert en silence, à (Suite à la page 2) Ni encore l'auteur s’en était tenu à ta biographie de ses écrivains, son livre aurait eu le mérite de nous faire connaître plusieurs humbles ouvriers de notre développement intellectuel et de nous per-mouvement des ces hommes et le jugement est immanquablement banal ou puéril.P.V.La ^Mount Royal News and Advertising Co” Nous avons brièvement analysé mercredi un lexle des Proeès-Ver-Ln continuant ses (/r l'Assemblée législative qui fnancièrea étroitea et nombreuies.est prèférablf k l'autre, honnête lui aussi si Ton veut, mai» qui, à une heure donnée, doit opter entre son intérêt personnel et celui du public.11 y a peul-étre.des surhommes, capables de.marcher sur leur propre intérêt.Ils «ont rares.Mieux vaut t'honnête hotn-Iniit court el libçe.de toute attnehe.Georges PILLETIER m observations, il ne tardera pas à passer du rêve à la réalité, ce qui nous vaudra d’autres volumes plus substantiels et plus vraisemblables que “Trois lettres manquent", qui pourtant, ne manque pas de qualités.|.-L 0.Propos littéraires — Ecrivains d'hier, par (ules-S.Lesage.Québec M.J.esagr est de la génération qui considérait comme écrivains tous ceux qui avaient publié quelque chose, ne filt re que deux on trois articles de revue, (‘.et état d'esprit pouvait s'expliquer il y a soixante ans; mais nous avons tout de même parcouru un petit bout de chemin depuis ce temps-là.grâce à Dieu.Voici la lisle des écrivains d'hier dont nous entretient M.Lesage: I).II.Sénécsl.Riistarhe Prud'homme, I.G.Barthe.Dr Charles Déguisé.Edmond Lareau, L.O.David.A.D.DeGelles, Alphonse Lusignan, Benjamin Suite, Eudore Evanturel, Napoléon Legendre, Léon Ledieu, Adolphe Poisson, A.B.Rnutbier, Nazaire LeVasseur.Ernest Gagnon.Edmond Paré.Ludovir Brunet.Albert Lozeau, Henri d'Arles, l'abbé Appolinaire Gingras, Ernest My-rand, Charles Gill, Sylva Clapin, P.B.Casgrain, Emile Nelligan, l'abbé Gustave Bourassa.Alfred Garneau, N.E.Dionne, l'abbé H.A.Scot», Alphonse GngnOn, Hertûr Bernier.Et I! censément visait la Mount Royal News and Advertising Co.M.Laflcur.député de Verdun, demandait, entre autres choses (page 267 des Procès-Verbaux) : 1.A quelle date la Mount Boval News and Advertising Go.a-t-elle déposé la dernière fols, un sommaire conformément à l'article 103 ou 187 de la loi des compagnies de Québec?2.Quels étaient alors: a.Les noms; h Les adresses de ses directeurs?3.Où rsi lr siège social de la Mount Boval News and Advertising Go?A quoi dait : Thon.M.LafeiTé repon 1, 2.r( 3.Cette eompagni jamais transmis de rapport en conformité nver les art teles 103 et 187.prement dite.Elle ne lombe poinl sous le coup des articles précités.Elle n’a point de “directeurs".La Mount Royal News & Advertising, c’est tout simplement le pseudonyme commercial, la raison sociale, d’un fort aimable homme d’affaires de Montréal, ainsi qu’en témoigne cet extrait du registre des "Raisons sociale# d'une seule personne", volume 19, que l’on peut consulter au Palais de justice de Montréal : No 1241 Je, soussigné, J.-Xarcisse-A.Perreault, agent de publicité de Ig cité de Montréal, déclare par les présentes que, à partir de ce jour, j'entends faire affaires, seul, à Montréal, comme tel sous lr nom et la raison sociale de ’ Mount Royal News A- Advertising" ou "Agence Générale de nouvelles et de Publicité", Je déclare de plus que je suis marié sous le régime de la communauté de biens, n’ayant fait précéder mon mariage d'aucun contrat, En foi de quoi, fai signé, d Montréal, te 25 mars 1920.(Signé) J.-Narcissc-A.Perreault.Déposée et enregistrée le 25 mars 1920.D'où il paraissait résulter que cette compagnie ne s’était point conformée à deux textes de loi très rhiirs, que le gouvernement ignorait officiellement quels étaient les directeurs, et même le siège social, de la compagnie à laquelle il aurait versé, au murs de l’exercire 1931-32 et pour publication, dans la Patrie, d'articles sur les région* de colonisation, la somme de 92.-500.20.En fait, la situation est plus simple.ainsi que nous l'allons l’éla* M.Perreault étant depuis fort longtemps attaché à l'administration de la Patrie, dont il est aujourd’hui encore le secrétaire-trésorier, on comprend qu’il nit fait publier dans ce journal la littérature que lui confiait le gouvernement.Il resle tout de même assez singulier que celui-ci ne paraisse pas n « j.savoir avec qui il traitait, — ou qu’l] n'ait pas inaé à propos de le nire à l’Assemblée.M.Perreault n’est cependant point de ces gen* que l’on ne puisse avouer en public, .Au fond, cela ne démontre peut-être qu’une chose: que Ton ne prépare point toujours avec un soin extrême le* réponses que Ton donne aux honorables députés.tir par un supplément d'informa- idrcsitf-voMS au SEXVICt DIS VOTA.CIS, Il DEVOIR.Bé-rance, ses mandements, sa prédication.enfin 1rs exhortations du enn-II poursuivait l’ennemi dans ses places fortes: les chantiers de coupeurs et flotteurs de bois.Il s’y rendait, fl intimidait les "bourgeois’* qui vendaient l’alcool aux travailleurs et obtenaient ainsi une régurgitation dos salaires payés; il sollicitait l’appui des pouvoirs publics contre les propriétaires de bateaux caboteurs qui portaient des “bars”.11 s’était constitué l’avocat de la "grande amie’’, la terre, au point que la caricature n'aurait pas eu de peine à représenter comme un évêque agronome le terrien aulhenti-que qui flagellait sans répit les déserteurs du sol.Il ne dédaignait pas de descendre à «les détails sans gloire, pour le bien de ses ruraux qui composaient la forte majorité du diocèse.Ne lui doit-on pas toute l’idée des cercles agricoles, et quelque paternité officieuse de la banque d’Epargnc?Il avait utilisé les pas se reposer ceux qui avaient le devoir d’agir.S’il ne pouvait abattre la routine, il la contraignait au t moins à prendre figure plus réjouie."Mais, marchez donc!” insistait-il auprès des amis engourdis, j “Nous allons les pétitionner", disait-il des pouvoirs publics; et il j animait de tels pétitionnenients aux parlements et aux gouverneurs, que ; son peuple lui dut de larges Iran- j ches de son pain quotidien.Il intéressait les bons riches au sort de j scs amis, les pauvres.Il n’apparais-1 sait pas simplement désintéressé, aux yeux de tous, il était le Désintéressement.Le bolchevique le plus enragé perdrait beaucoup de ses moyens à repasser les preuves de sincère amour pour le peuple, données tout le long de sa carrière, par cet évêque, fils du peuple.Exemple dont pourraient aussi bénéficier plusieurs patriciens intéressés à la question ouvrière, dans sa partie noble, satisfaits de susurrer au bon peuple, en leur tour d’ivoire, des conseils subtils comme des arômes, sans descendre clans la bouc du fossé pour en arracher des enlisés.C’est pour des pauvres que Monseigneur avait fondé tant d’institutions; c’est pour des pauvres qu’il se fatiguait à les maintenir.Greffées sur sa fatigue normale, .des épreuves plus sensibles vinrent ae-cab!er l’évêque qui prenait de l’âge.Se succédant sans répit, chevauchant parfois les uns sur les autres, des mémoires contre ses décrets, des requêtes, des appels à Rome tiennent en constante alerte le vétéran des bonnes luttes, "Athanase, pour l’orthodoxie; Borromée, pour le zèle ecclésiastique; Vincent de Paul, pour la charité”.Appel, par l’Institut Canadien, de l’excommunication portée contre les insoumis, appel à Rome, appel à Québec, dans la question de l’Université et de l’Ecole de Médecine; tractations difficiles dans la division de Montréal en paroisses directement dépendantes de l'Ordinaire; les quatre procès Guibord où, par-dessus la Fabrique de Notre-Dame, l’aile gauche de l’Institut Canadien atteint l’évêque de Montréal et venge les censures portées en 1868; la défection de l’abbé Chiniquy; l’envahissement des Etats pontificaux, avec toutes les douleurs qu'elles ajoutent à celle de vieillir.Que de soucis la pensee romaniste cause au bon Pasteur décidé de construire une cathédrale, réplique de Saint-Pierre de Rome, pour symboliser l’attachement du peuple canadien au Saint-Siège; qui entre dans le vif des réalisations, en levant des contingents de zouaves pour défendre Pie IX assiégé dans sa capitale.Monseigneur ouvre la marche comme le meilleur quêteur du diocèse, pour lever ces quelques centaines d'nommes et le million que réclament l’équipement des volontaires et la construction de In cathédrale.Il ne s'appartient plus, il bénit, ici çt là.des institutions nouvelles de la charité: écoles pour sourds-muets, écoles pour sourdes-muettes.école pour aveugles, chapelles, églises, revenant à l’évêché, pour y trouver des expéditions d’affaires en retard, des “parloirs" longs, refoulant jusqu'à la nuit le chemin de croix qu’il parcourra dans le grand silence de l’oratoire.Fêté, en 187‘J, pour son jubilé sacerdotal à Notre-Dame de Montréal,! concentrant l’attention de son clergé et des fidèles, le vétéran de beaucoup de victoires toutes les victoires des bons prorédés pt plusieurs victoires ries bonnes causes.il semble avoir inspiré, en cette cérémonie, le portrait tracé par I.- Le soixantième anniversaire du Plateau L’Enseignement primaire supérieur .4 Poccasion des fêtes du soixantième anniversaire du Plateau, M.Joseph Dansereau, assistant principal, a voulu nous communiquer les notes suivantes sur cette vieille institution et sur renseignement qui s'y donne actuellement.Le Plateau En septembre 1854, à l’angle sud-ouest des rues Vitré et Côté, s’ouvrait une école modèle bilingue.La direction en était confiée à M.Wm Doran, l'un des quatre professeurs laïques que les Messieurs de Saint-Sulpice avaient fait venir d’Irlande pour enseigner l’anglais aux enfants canadiens-français de Montréal dans le but de les détourner des écoles protestantes.M.Doran mourut en 1859.La Commission scolaire le remplaça par M.U.-E, Archambault.L’école Doran devint l’école Archambault et prit le titre d’Académie commerciale catholique de Montréal.La maison de la rue Côté devint bientôt insuffisante.Ce n’est toutefois qu’en 1870, que la Commission décida d’ériger le superbe édifice de la rue Sainte-Catherine, sur un plateau qui dominait de vingt-cinq pieds les rues environnantes.On l’appelait indifféremment et couramment l’école Archambault ou l’école du Plateau.Seuls les documents officiels lui conservèrent le nom d’Académie commerciale catholique.I.a nouvelle académie fui inaugurée en 1872, sous le patronage de lord Eisgar, gouverneur général du lps de la Commission se multiplié Canada, du chanoine (maries fa- ,—, „„ isq*> RHUMSyAMES LA GRANDE MARQUE FRANÇAISE DANS DU THÉ DANS DU LAIT EN GROG EN PUNCH etl Je tempe Immémorial recommandé par les médecins et utilisé dans les familles contre i GRIPPE, RHONE.BRONCHITES al RefreidliMincDts Délicieux peur perfumer et relever crème*, gâteaux, pwMlajre, compete*, etc.S’-JAMES, co prestigieux paya des Antilles, est le lieu d'origine des }"• RHUMS DU MONDE.RHUM I CHOU OE SIAM NOUVEAU MODELE DE DERY Semé à bonne heure, il est hâtif et très attrayant; 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les éco- LNOUSjF Exigez les meilleurs fertilisants DEMANDEZ LES PRIX A du chanoine bre, plus tard archevêque de Montréal.de l’hon.P.-J.-O.Chauveau, ministre de l’instruction publique, de M.l’abbé Villeneuve, P.S.S.Un public nombreux et distingué assista à l’inauguration.Les onze .salles de classes se remplirent aussitôt.d’enfants de la ville et de l’ile de Montréal.Ee cours d'études s'étendit de la première à la huitième années.L’Académie O.David : “Les cheveux comme l’aube qu’il revêt; bleu pâle, le regard doux et placide que donnent la vertu et l’habitude (le la méditation, le front haul, saillant.tous les signes de l’énergie dans le haut de la figure, et de la douceur dans la bouche, dans le sourire qui erre presque constamment sur les lèvres; le teint frais, coloré, de la jeunesse, quelque chose de diaphane, illuminé par une douce lumière; une voix pénétrante dont le tipibre métallique et monotone a quelque chose de plaintif.Tempérament sanguin.Taille moy- piété et de charité.Si, en effet, le patriotisme du grand citoyen éclate dans ses interventions opportunes, il faut reconnaître que sa foi fut génératrice d’énergie.Elle brille sur la contexture des événements comme une rivière de diamants sur du velours.Le Père Martin, Jésuite chargé de ministère à la cathédrale durant l'année 1843, écrit en France: “Mgr Botirgcl inspire à tous sa charité.sa modestie, son zèle et surtout son détachcmeftt et son esprit de sacrifice qui sont au-dessus de tout éloge”.Pour Mgr Grandin, "Mgr Bourget est le type du saint”.Pour M.Collin, le vénéré supérieur de Saint-Sulpice, “Mgr Bourget est un champion de l’orthodoxie.un saint dans ses oeuvres et dans ses épreuves”.L’abbé Pierre Coopérative Fédérée de Québec blancs Poulin, qui l’accompagnait dans les yeux ! scs visites pastorales, rappelle dans son Mémoire manuscrit, l'affection du bon peuple pour lui et la manière "père à fils” de l’évêque: “Lorsqu'il était dans la paroisse, tous les coeurs étaient dans la joie.Il était le sujet de toutes les conversations.Tous étaient admis à lui parler".Au dévoilement du monument, me Dorchester, le 24 juin 1903.cinq orateurs confirmèrent ces éloges, éloquents de simplicité et de vénération: Mgr Bruchési.archevêque de Montréal, Mgr Bégin, archevêque de Québec, Otta- enne mais assez forte; une attitude „ i , .modeste, une physionomie pleine ' alT.*,*vfui des plaintes qu’on fait depuis ongtemps à ce sujet, mais elle apporte une suggestion qui mérite d’être étudiée, puis appliquée immédiatement.Montréal, 12 avril 1933 Monsieur Frédéric Pelletier, "La Vie musicale", le Devoir.Vous rappelle: dans notre dernlé-te chrunlatie que le tarif douanier est très élenr sur la musique religieuse catholique; que ces droits ton! plus élevés que cenr pages par les prolestants.Se serntt-il lias temps, après vingt ans d'attente, que quelqu'un dénoué el charitable t'occupe d'expédier à chaque curé, maître de chapelle ntt président de chorale un blanc de requête pour être signé par le curé, le ou les vicaires, l'organiste, les membres de la chorale et quelques autres per-tonnes de la paroisse?Fl cela pour toutes les paroisses du Canada.Cette requête, présentée a Ottawa, serait certainement "prise en téeitusc considération'’ ic'cst tou- jours un commencement) et finirait peut-être par se faire accorder ce qu elle demande.Les marchands de musique, que la chose concerne grandement, se feraient un devoir de fournir la papeterie nécessaire au bon fonctionnement de celle requête.Certains volumes comme “Le Canada Ecclésiastique” nous donneraient le nom et l’adresse des paroisses; ù notre demande, les évêques nous fourniraient la liste de leurs paroisses.Depuis si longtemps que celle injustice est faite aux nôtres, il est grandement temps d’ouvrir les yeux de ceux qui ne sont pas au courant de la chose et de demander en bloc à Ottawa de nous faire justice.Veuille:, monsieur, excuser cette lettre hâtive qui n'a qu’un but: réclamer nos droits violés depuis si longtemps.Arthur PREVOST 12278, avenue Columbia, Montréal.Le seul moyen, en effet, de fain cesser cette injustice de traitement c’est une requête signée par toutes les Fabriques, les maîtres de chapelle et les organistes de la province, qui achètent de la musique d’église à l’étranger, soit directement, soit par l’entremise du marchand de musique de leur ville.Même ceux qui n'en font pas usage maintenant peuvent être appelés à s’en servir un jour ou l’autre.C’est d’ailleurs le seul intérêt collectif qu’il faille envisager sur ce point, et c’est facile à mettre à exécution, puisqu’il ne s’agit que de mettre sa signature au bas des requêtes.Il suffirait, pour coordonner le mouvement, que, dans chaque centre, un musicien d'église en prenne la direction et recueille les signatures sur une requête pareille dans tous les cas.Ces requêtes seraient ensuite centralisées à un endroit où l’on se chargerait de les luire parvenir à Ottawa.Avec une masse imposante de signatures, il ne serait même pas besoin d’envoyer une délégation au ministre du Revenu national.# Ÿ * La fin de la saison musicale est encombrée comme ne l’a été aucune autre partie de l’année.Qu’on en juge: du 16 avril au 30,.nous avons eu ou nous aurons, à part la semaine de la Société d’Opérette, — on continuera longtemps à l’appeler ainsi plutôt que du nom officiel dont elle vient de se faire baptiser à Québec, — le concert du Loew’s et celui du Mendelssohn Choir, le même soir, le récital-causerie de M.Auguste Descarries, le concert de l’Orphéon de Montréal, une audition chez M.Alfred Lalibertc, le concert de Lawrence Tibbett, et j’en oublie.Il y a bien eu, cet hiver, quelques auditions à la salle Moyse, entre autres le récital de Georges Encs-ro, mais grâce à la direction de ces concerts, aucune annonce n’en a été faite dans les journaux de langue française et le pouilleux a été ignoré, ce qui a résulté en des salles à moitié vides.En mai, nous aurons une semaine l’opéra avec le répertoire annoncé de Aida, Roméo el Juliette, Madame Butterfly, Carmen, plus quelques autres oeuvres qu’on ne nomme pas encore.Espérons que ce ne sera ni le Trouvère, ni Rigoletlo, ni surtout Paillasse et sa soeur jumelle Cavalleria Rusltcana.Frédéric PELLETIER Durant toute la semaine du 8 mai prochain, l'imprésario J.-A.Gau-vin présentera à Ylmperial la troupe d’opéra San Carlo, direction Fortune Gallo.Feront partie des distributions: Sopranos: Bianca Saroya, Josephine Lucchese, Sofia Charlebois, Hizi Koyke et Carolina Andrews; mezzos: Eléanor LaMance, ancienne chanteuse du Metropolitan Opera, Bernice Sehalker et Stella De Mette; ténors; Dimitri Onofrei, Ar-noldo Lindi, encore récemment de la Scala de Milan, Francesco Curci, et l’artiste québécois Roméo Jobin, de l’Opéra de Paris; barytons: Mario Valle, Joseph Royer et Stephen Kozakevich.Chef d’orchestre: Carlo Peroni.Le programme de celte semaine du 8 mai comportera les oeuvres suivantes: Madame Rutterflg, Faust (en français), Les Contes de Hoffman (en français), Aida, Cavalleria Rusticana, Paillasse, Carmen, Rigo-'etto, Le Trouvère, Roméo et Juliette (en français).“Athalie” à l'Auditorium La vogue des pièces classiques n’est pas près de s’épuiser.A peine annonçait-on qu'Athalie, de Racine, serait portée à il a scène par les éléves du collège de Saint-Laurent, que déjà les demandes de billets iffluaient au secrétariat.A tel point qu’il a fallu augmenter le nombre des représentations.Une autre matinée pour le samedi, 13 mai, vient s’ajouter à celles des 4 et (5 mai.Les choeurs de Mendelssohn, préparés sous la direction éprouvée du professeur J.J.Goulet, seront interprétés au complet et accompagnés d’un orchestre choisi de 35 musiciens.Une figuration nombreuse de 150 personnes évoluera sur le vaste plateau de l’Auditorium, dans une féerie de lumière et de couleur d’inspiration tout orientale.Les décors sont préparés sous la surveillance de l’architecte Lucien Parent.La soirée du grand public est fixée au lundi, 8 mai.On retient les billets au secrétariat des anciens, BYwater 0931 ou 1 0483._ ^ Soirée Jeannine Lavallée Mlle Jeannine Lavallée, artiste dramatique, partira le mois prochain pour Paris.Elle donnera une soirée d’adieu le 4 mai, à 9 heures, à l’hôtel Windsor, (salon York), sous ]a présidence du maire Rin-fret et du consul général de France, et avec le concours de M.Ulysse Paquin, basse, de l’Orphéon de Montréal, et de M.Roland Van de Goor, pianiste.Billets chez Edmond Archambault et chez Granger Frères.Les Chanteurs de Montréal, le 16 mai C’est Te mardi, 16 mai, que l'Association des Chanteurs de Montréal donnera, à l’Auditorium de l’école du Plateau, au Parc LaFontaine, “La Vierge”, oratorio de Jules Massenet.Un groupe de 240 exécutants prendra part à l’exécution de cet oratorio.Le rhoeur des anges; “Magnificat”, sera chnnté par la Maîtrise de l'église St-Stanislas, composée de 50 enfants.Les solistes (je ce concert sont: Mlle Marguerite Pé-ladeau.Mlle Lucille Beaudry, Mme Geneviève Davis-LeBel, Mlle Marie-Anne Asselin, Mlle Simonne Dansereau.Mlle Jeanne Mousseau, MM.Paul Valade, Armand Gauthier et Charles Goulet.Le concert sera dirigé par M.Jean Goulet.?LA RADIO?Les événements musicaux Si j’étais roi.— Cet anrès-midi et ee soir, représentation de l’opéra d’Adam par la Société canadienne d'opérette au Ills Majesty's.A Verdun, te 27 avril.Au théâtre Park, concert organisé par les Chevaliers de Colomb, sous la direction artistique du Dr Paul Tré-oanier.Artistes au programme: Jeanne Maubonrg-Roherval, contralto; Geneviève Davis, soprano; Mance Duplessis, nianiste; Janet .lohn-‘On, mezzo; Fournier de Réitérai, baryton; Arthur Lefebvre, diseur; Conrad Gauthier, folkloriste; Lucien Plamnndon.violoniste; René Delivlc, accompagnateur; Dr Paul Trépanier, ténor.Cette soirée se terminera par une opérette en un acte exécutée par Mme Geneviève Davis et lp Dr Paul Trépanier.Concert à Outremont.— Les choeurs réunis des hommes et des jeunes filles de Saint-Germain interpréteront l’oratorio dr Georges Hue, l.a Résurrection, jeudi soir, le 27 avril, dans la salle paroissiale, ange chemin Sainte-Catherine et Bellingham.Aussi des extraits de Samson et tlnllla, par Mmes Léon LorMe et Anna Malenfant, MM.Emile Cour.Emile Lamarre.J.A, Mo-rency et les choeurs.Choeurs a cappella.Direction du Dr Augustin Graton, maître de chapelle.Prési-ornee du maire Rcauhicn.Le Cala Vaillanrourt.— Ln soi-réc-bénéficc qui sera donnée an IPs Majesty,» en juin en mémoire du regretté fondateur de In Société Canadienne d'Opèrrlte est déjà ru cours d’organisation.On a rerruté pour cet événement artistique un grand nombre d’artistes iqemix qui prêteront leur concours.On réserve ses billets maintenant au sudio de In Société, 3774.rue Saint-Denis.Récital Lionel Daimais.— Le h«.ryton bien connu donnera un réri-Inl |c dimanche soir, 30 avril, au Il fs Majesty's, avec le concours de Mlle Anna Malenfant et de M.Ludovic Huot, du Trio Lyrique, Récital d’Hélène Andreyv Madame Hélène Andreyv, contrai-lo russe, très appréciée du public nx ntréalais, so fera entendre dans un nouveau choix de chansons russes et françaises, lundi, le 24 avril au soir, à 8 h.30 précises, au Studio La Liberté, 1231 rue Ste-Calberi-ne ouest (King’s Hall).Le groupe français comprend! Debussy, Fauré et Paladiijhe.Mme Andreyv sera assistée par le pianiste-compositeur bien connu, ! Alfred LaLibcrté.Ou pourra se procurer des billets ¦ni Studio LaLibcrté ou le soir du ! concert, à la porte de la salle.“Les joies du foyer”, mardi soir Mardi soir prochain, le 25 avril, la Société dramatique paroissiale, dirigée par M.Louis-Philippe Hébert.interprétera à la Palestre Nationale: "Les joies du foyer", comédie on trois actes de Maurice Hennequin.le roi du vaudeville.M.L.-P.Hébert tiendra à cette occasion le principal rôle de la pièce.L’on pourra aussi applaudir Mmes Héjanc et Lucie l’oilras, de inéin rque MM.Paul GFuévrcmonl, Claude Sutton, Oviln Légaré et autres.Le gala annuel que donne depuis quelques années cette société aura lieu à la même occasion, et la direction en profite pour inviter encore tout spécialement les professionnels de la ville.Les billets sont en vente à la Palestre Nationale Pour informations: Téléphoner à FRontenae 3114.Il y aura matinée spéciale pour les enfants cet | après-midi, à 2 heures 15 et les ! adultes pourront y assister.La fanfare municipale (irâre aux autorités municipales et en particulier à l’échevln Alfred Legaufl, président intérimaire du comité exécutif, la fanfare municipale vient de naître.Les répétitions vont hoc train au chalet du j Parc LaFontaine en vue d’un concert m»i sera donné bientôt, sous la présidence d’honneur du maire Ri n fret.Cette fanfare est sons la direction de M.Jean Drouin, et se compose de 45 musiciens professionnels ions reconnus comme solistes.i radio-gazette Samedi, 22 avril ^ —1 h.30, WABC.M.Alfred E.Smith adressera la parole au dejeuner inaugural de la campagne de souscription des Oeuvres de charité catholiques et son allocution sera irradiée.M.Ramsay MacDonald —2 h., WABC.Surveiller les postes locaux.Le premier ministre de Grande-Bretagne, M.Rumsay Mac-Donald, parlera au microphone de Washington, alors qu’il assistera au déjeuner du club national de la presse en compagnie de Cordell Hull, secrétaire d’Etat, qui parlera aussi, et de Peter Brandt, président du club.—5 h.45, WABC.Chant par Tito Guizar, ténor mexicain.La Chanson canadienne —6 h., CKAC.Directeur général: M.le notaire Alphonse de la Rochelle, chef du secrétariat.Causerie par Me Victor Morin, notaire, ancien président de la Société Sl-Jean-Baptiste.Celui-ci a accepté de parler de la Chanson canadienne.La Maîtrise du Collège Notre-Dame de la Côte-des-Neiges, assistée des FF.de la Congrégation de Sainte-Croix, sous la direction de M.Guillaume Dupuis, maître de chapelle à Notre-Dame, chantera: .4 la claire fontaine, C’est notre grand-père .Voé, Le chapeau de paille.Mon père, je voudrais m'y marier.Ces chansons s'intercaleront dans le texte de la causerie de Me Morin.Accompagnateur: le R.F.Placide, C.S.C., organiste à l’Oratoire St-loseph.l.’Oeuvre du livre français.l’activité multiple de la Société, par le chef du secrétariat.—7 h., AVABC.Résumé de la situation politique à Washington par Frederic William Mile, journaliste.Mlle Frances Perking h.30, WABC.Mlle Frances Perkins, secrétaire du travail, dans le cabinet Roosevelt, parlera sur le sujet suivant: “L'indépendance financière”.— 7 h.45, WEAF.Causerie sur la politique américaine dans le Pacifique, par T.A.Bisson, spécialiste en politique orientale.—8 h.AVABC.La sérénade de Toselli et la A’alse de Ravel seront les deux principales pièces qu’interpréteront les pianistes Fray et Braggiotti.—-8 h.15, WJZ.Programme symphonique qui durera deux heures sous la direction de Serge Kousse-vitzky par la symphonie de Boston.—8 h.30, CHLP.Jeanne Migno-let, soprano, chantera.Au même programme figureront le trio du poste et le pianiste, Willie Eckstein.—10 h., WJZ.Concert composé d’extraits d’opérelte de Gilbert et Sullivan.Orchestre Sanford.Dimanche, 23 avril — 12h.15, WJZ et CFCF.Concert de la Symphonie de Radio City sons la direction d’Erno Rapee.Choeur et solistes.— 12h.45.CKAC.Causerie portant sur l’histoire du Canada par M.l’abbé Adélard Desrosiers, principal de l’Ecole normale Jacques-Cartier.— lh.CKAC.Les gais artistes de la demi-heure optimiste reviendront au programme: Mme Jeanne Maubourg-Roberval, M.Henri Lc-tondal, MM.Patsy Marazza et James Mclver.lh., WABC.Demi-heure catholique à l’Université Georgetown, de Washington.Le R.P.Edmund Walsh, S.J., traitera le sujet suivant: “L'Eglise" catholique et le communisme”.2h.15, WEAF.et CFCF.Programme de chant par les Pèlerins sous la direction de Dana Merri-nian.Horowitz à la Symphonie de New-York 3h., WABC et CKAC.Vladimir Horowitz, jeune virtuose russe du piano, aura l’honneur d’être le premier pianiste à agir romme soliste de la Symphonie de New-York depuis qu’elle est sous la direction d’Arturo Toscanini.Le programme se composera de nouveau de pièces de Beethoven.Détails: Ouverture du roi Etienne, opus 117; Concerto pour piano, dit de l’Empereur, no 5 en mi bémol majeur, par Horowitz; la Symphonie no 8 en fa majeur, opus 93; Ouverture de Léo-nore no 3, opus 72.Concert Goldman 3h.30.AVJZ et CFCF.Grand concert sous la direction dr Fran-ko Goldman émis des studios du square du Times.Détails: Marche, de Goldman; Ouverture de Rienxi; Bourrée, de Bach; Marche, de Carier; Le carnaval de* A’enise, de Staigers, solo de cornet par Del Stnigrrs; Ouverture de Guillaume Fell, de Rossini; Extrait de Lohengrin, de Magner; Ouverture du Poète et du paysan, de Suppé, el Marche des Bohémiens, de Hadley, — 4h.15.WJZ et CFCF.>ro-gramme intitulé “Symphonette” avec le concours de Cyril Pltts.ténor.et de Josef Koestner, chef d’or- ; rhrstre.— -5 h.30.CHLP.Programme musical offert aux radiophiles.sous les auspices du consulat français.M.Léon Marchai, consul de France à Montréal, doit v prononcer une 1 causerie.— 5 h.30.WEAF.Concert de la Petite Symphonie de Chicago, avec le concours d'un quatuor de voix I d’hommes.L’Heure catholique -« h., CKAC.Le B.P.Lévl Côté, ; O.M.!., sera de nouveau le conférencier de l'Heure catholique et parlera de l'apparition de Jésus aux diaciples d'Kmmaü».Chant sacré ! par la rhorale du grand séminaire, sous la direction de M.Ethelbert Thibault, P.s.S.•—« b.WABC.M.Newton R.Raker, ancien secrétaire de la guerre et président de l”"Amerlcan - 3 I Judicature Society”, parlera des res.I ponsabilités deM avocat.au cours du programme intitulé; L’avocat et le public.—6 h., AVJZ et CFCF.L’Heure exquise comprendra un choeur de huit voix de femmes que dirigera George Dilworth, et des soli par Fred Hufsmith, ténor.—6 h.30, WJZ et CFCF.Le quatuor à cordes Gordon jouera les pièces suivantes, tirées des oeuvres de Brahms: Quintette, opus 115, en si mineur pour clarinette et instruments à cordes, et autres pièces.En l’honneur de Shakespeare h.30, WABC.Programme musical et dramatique en l’honneur de Shakespeare, dont on célèbre cette année le 3(59e anniversaire de naissance.Détails: Scherzo du Songe d’une nuit d’été, de Mendelssohn, par l’orchestre; la Scène des joueurs, tirée de Hamlet lue par Otis Skinner, vétéran du théâtre; Hark, Hark, the lark, de Schubert, par T.Karle, ténor; la Scène du balcon, tirée de Bornéo et Juliette, dramatisée par Jane Cowl et Rollo Peters; Valses de Henri VIII de German, par J’orchestre.—7 h., WABC.Résumé des dernières nouvelles par H.AL Kalten-born, journaliste.— 7h.15, AA’ABC.Les pianistes Jacques Fray et Mario Braggiotti joueront:.Sérénade de Manhattan, d’Alter; La cathédrale engloutie, de Debussy, «t d’autres pièces populaires.— 7h.30, AA’JZ.Au programme des Grandes Journées de l’histoire américaine, on dramatisera l’épisode qui s’intitule comme suit: ‘McCormick and the Reaper’’.Orchestre sous la direction de Billy Artzt.—- 8h., CHLP.Concert par le trio du poste CHLP et concours de Paul-Emile Corbcil, basse.— 8h.15.AVABC.André Kostela-netz dirigera le programme musical de ce poste.On entendra Mary Eastman, soprano; Evan Evans, baryton, et Marion Carley, pianiste.Les Jeune-Canada — 8h.45, CHLP.Programme des Jeune-Canada.On entendra M.Raoul Duquette, violoncelliste, accompagné au piano par Mme Arthur Laurendeau, qui donnera Chant élégtaque, de Schmidt.M.Pierre Dansereau fera part de quelques réflexions sur l’assemblée de jeudi dernier portant sur les Politiciens et les Juifs.Tout le programme est sous la direction de M.Jacques A'adboncoeur.— 9h., AVABC.Le concert des Gauches n été avancé à 9h.Tito Guizar, ténor mexicain, chantera.Orchestre sous la direction de Vincent Sorey.Les Mousquetaires au couvent — 9h.postes de la C.C.R.Sous les auspices de |?I Commission canadienne de la Radio, les postes CKAC et CHLP irradieront la majeure partie de l’opérette: Les Mousquetaires au couvent, avec le concours d’artistes connus.Au cours de la soirée divers orchestres se feront entendre jusqu’à une heure avancée de la nuil.A.A.Postes focaux SAMEDI, 22, avril CKAC 1.00 Causerie agricole sous les auspices de ru.C.C , par le R.P.Léon Le-bel.S.J.1 15 Concert de l'hôtel Royal York, Toronto, sous la direction de Rex Battle.1.30 Récital d'orgue.2.00 Disques.2.15 Emission du Reform Club.415 Course de six Jours.4.30 Musique de danse.5.00 L'heure des petits.5.30 Orchestre Romano.5.55 Température.Sommaire.6.00 Emission de la Société Salnt-Jean-Baptlste.6.30 Orchestre.7.00 Heure.7 00 Programme Ouimet.7.15 Concert du Royal York.7.30 Le théâtre dramatique.8 00 Musique de danse.9 00 Course de 6 Jours.9.15 Le trio de concert du Rltz-Carlton.9.45 Musique militaire.10.15 Orchestre Casa Loma.10.30 Musique de danse du Windsor.11,00 Causerie sur le sport.11.15 Course de 6 Jours.CHLP 1.15 Bourse.1.30 Nouvelles.4.00 Musique de danse 4 30 Musique russe 5 00 Contes de Perrault.5.30 Radlo-petlt monde.5.45 Bourse, 6.00 Folklore 6.15 Le renaissance de l'optimisme.6.45 Les frères Slpolls 7.00 Heure de la prospérité, avec Gaston et Georges.7.30 Fédération des clubs ouvriers.7 45 Sid Nesbitt.8 00 La petite scène.8.30 Moment musical.9.30 A.-C.Woodthorpe 9 45 Causerie de VA.C.J.C.10 00 Orchestre 10.30 Louis Chartier, baryton.10.45 Ainsi va le monde.CFCF 1.00 Bourse 1.15 Orchestre du Lexington.1.30 Maurice Marchand, planiste.1.45 Fanfare.3 00 Orchestre de concert Herbert Spen- cer.2.30 Musique symphônique.3.00 Merry Maccays.* 3.30 Quatuor.4.00 Musique de danse, 4 43 Emission commerciale.5 00 Orch.de danse Charles Dornbertv.5.30 Emission commerciale.5.43 Programme spécial.9.38 Température.6 00 L’heure du crépuscule.6.30 Emission Franco.6.45 Emission commerciale.7.00 Récital de la salle Tudor.7.15 Bridge.7.30 Soliste.7.45 Orchestre du Salnt-Regls.8.00 Emission de la C.C.R.8.30 Orch.symphonique do Boston.10 00 Musique de danse 11.00 Orch.Charles Dornbcrger.11.15 Orch.du Waldorf Astoria.11.30 Orch.du Baltmore.DIMANCHE, 23 avril CKAC 411 m.et 730 k.13 30 Musique militaire.13 43 Causerie historique l 00 La demi-heure optimiste 1.30 Extraite de comedies musicales 3.00 Apologétique.11.30 Xylophone par Rudy Startta 3.43 Critique musicale 3.00 La symphonie de New-York.5 00 Dnntés Belleau.planiste.9 1» Trio du Rlt*-Carlton.5.30 Lee trois Mousquetaire*.6.00 L'heure catholique.8.45 Nouvel acte de Carmen, de Binet.7.30 Causerie aous les auspices de PA.C.J C.9.00 Opérette emit les auspices de la C C R 10 00 Radio-théâtre canadien.Ajoute de la saveur au repas THÉ "SALAM Frais des plantations // «#3F CFCF .500 m- ®t 600 *• 12.15 Concert "promenade”.1.30 Croquis dramatique.2.00 Les saxophonistes Doerr.2.15 Les pèlerins.2.30 Musique et chant.3.00 Les visiteurs dominicaux.3.30 La fanfare Goldman.4 00 Causerie sur le chant.4.15 La "Symphonette”.4.30 Choeur à cappella.5.00 Lowell Thomas, nouvelles du Jour.5.15 Anderson et Sciontl.5.30 Saynète et chant.8.00 L’Heure exquise.6.30 Concert Brahms.7.00 Borah Mlnnevltch et see musiciens.7.15 Quart d'heure mexicain.7.30 Tziganes royaux.7.45 Piano et violon.8 00 Eddie Cantor et ses associés.9.00 Les trois secrets.9.15 Programme dramatique.9.45 Les soeurs Pickens.10.00 Sous la lampe.10.30 Ombres et lumières.10 45 Le dimanche chez Seth Parkers.11.15 Clôture des émissions.CHLP 266 m et 1120 k.4.30 Musique belge.5.00 Chansons de Bécassine.ï.30 Le consulat français.6 15 1er acte de l’opéra.La Tôsca.7.15 Le vieil antiquaire.7.30 La Fédération des clubs ouvriers.8.00 Concert du poste CHLP.8.30 L’Illustration.8.45 Emission du "Jeune-Canada”.900 Les Mousquetaires au couvent.10.00 Quatuor sacré.10.30 Musique russe avec W.Eckstein, planiste.^ & Longueur d’ondes en mètres et fréquence en kilocycles des postes principaux; Postes Mètres Kilocycles CKAC 411 730 CFCF 500 600 CHLP 266 1120 CHRC 465 645 CKCV 229 1310 WEAF 454.3 660 AVJZ 394.5 • 760 AVABC 348.6 860 AA’G Y 379.5 790 AA’LAVL 272.6 1100 FAITES DE VOTRE JARDIN UN CENTRE DE BEAUTE La première démarche pour atteindre ce but, c'est de semer de bonnes graines, et nous vous conseillerions de les choisir avec soin.Nous en avons plusieurs variétés rares mentionnées dans notre catalogue, cette année.Ce sont toutes des graines approuvées par le gouvernement.éprouvées et fraîchement empaquetées suivant vos ordres spécifiques.THE WILLIAM EWING Company Limited 412-414 rue McGill, MONTREAL.Grainetier* spécialistes depuis soixante-quatre ans.Ecrivez pour catalogue giu-u.GRAINES de SEMENÇE EWING £|>rnuvée( et Certaines Assemblée conservatrice à Cartiervilie Cartierville, 22.— Le Club conservateur de notre ville organise un ralliement pour lundi soir, à 8 h.15, dans 1st salle de l’hôtel Cartier-ville, angle du boul.Gouin et de la rue Lachapelle.Mtre C.G.Ogden, C.R., de l’Association conservatrice du district de Montréal, sera le conférencier du jour et sera présenté par M.J.A.Whitaker, de Bearonsfield.M.AVm Sutherland occupera le fauteuil.Programme de restauration sociale L’Ecole sociale populaire vient de publier un programme de restauration sociale basé sur les directives pontificales et approprié aux besoins de notre pays.Précédé d’un bref préambule, il condense en treize propositions les points principaux de la doctrine sociale catholique.Une brochure paraîtra sous peu qui commentera et développera chacune de ces propositions.Une étude spéciale y sera faite du régime capitaliste ainsi que du programme énoncé par le nouveau groupe de la C.C.F.(Co-operative Commonwealth Federation).Feu de forêt près de Chénéville Québec.22.(D.N.C.) — Un premier feu de forêt a été annon-Cé au chef du Service de Protection, hier matin.L’élément destructeur s’est allumé à une faible distance de Chénéville, dans le lot 41.rang 6 du Canton Suffolk, dans le district de Montréal.AVIS PUBLIC est par les présentes don né qu en vertu d'une résolution du Consel de ville.Instructions ont été données d'a vancer toutes les horloges municipale d'une heure le dernier dimanche d'avri au premier dimanche d'octobre, c'est-à dire, de 12.01 a.m.le 30 avril à 12.01 a.m le 1er octobre 1933.Tous les citoyens d’Outremont sont pa les présentes Invités à coopérer avec let autorités civiques et â avancer leurs hor loges d'une heure à la date précitée.Par ordre du Conseil.E.T.SAMPSON, Greffier Cette semaine chez Langelier Cours gratuits de liturgie Tous les mercredis soir, de 8 h.à 9 h., ont lieu, à l’Apostolat Liturgique.3473 avenue du Pare, des cours gratuits de liturgie pour dames et demoiselles.Congrégation des hommes et jeunes gens de Saint-Jacques A partir de demain, les membres de la Congrégation des hommes et jeunes gens de la paroisse Saint-Jacques reprendront leur office régulier, soit récitation de l'office et communion à 7 heures et quart précises, dans la salle de l’Assistance publique, 46(1, rue Lagau-chetière est.Tous les membres sont priés d’être présents à ces réunions sur invitation expresse de M.le directeur.Le pèlerinage annuel de la Congrégation à la chapelle de Notre-Dame de Bonsecours, aura Heu cette année le dimanche 14 mai prochain.Invitation est faite à tous les membres de se rappeler cette date.Le trésorier.A l’école Morin jeudi soir L'Association des hommes d’af- j faires et propriétaires du Nord tien-dra, jeudi soir prochain, à 8 heures 30, une assemblée au cours de laquelle quelques orateurs discuteront la double question des secours directs et du paiement des loyers.L’assemblée se tiendra à 1 école Morin, 6521 rue Saint-Denis.et.pour que le plus grand nombre possible de citoyens entendent 1rs déclarations qu’on y fera, l’Association fera Ipstaller des haut-par-Içurs aux abords dr la salle.ê Pour la modique somme de Juste un peu plus que le prix de U glace que consomme votre vieille glacière.Vous pouvez vous payer ce superbe réfrigérateur électrique FRANKLIN Le 25c par Jour n'e*t pa* un loyer; chaque pièce vous est créditée â la fin du mois sur votre compte et vous payez votre réfrigérateur sans presque vous en apercevoir.N’OUBLIEZ PAS que vous trouverez Ici tout ce qu’il , faut pour meubler votre maison.La maison 100% canadienne 510 Est, Ste-Catherine jm Le salaire des cheminots L’enquête nu sujet d'une nouvelle diminution de 10 pour cen' du salaire des cheminots canadiens s’est terminée hier.Mais il semble que le tribunal d’arbitrage devra faire son rapport à Ottawa, après quoi le ministre fédéral aura à trancher d’autorité la question.En effet, la preuve terminée, M.le juge Gibsonc, président du tribunal d’arbitrage, a déclaré qu’il resterait quelques jours à Montréal dans U but de présider éventuellement à ur compromis.M.je sénateur Mur dock, représentant des cheminots a alors déclaré que ce* dernier’ étaient fermement décidés A reje ter toute tentative de conciliation VOLUME XXIV — No 93 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 22 AVRIL 1933 fe P«96, PAFFI UNE GAFFEI L’une des qualités les plus précieuses et aussi, hélas, les plus rares, c’est le tact.Pourquoi si rare?C’est que le tact s'acquiert assez difficilement, U est inné, inné comme le goût, la délicatesse, le talent artistique.On peut avoir fait des études interminables, s’être perfectionné dans la philosophie et dans cette partie de la philosophie qui est l’art de raisonner juste, de bien penser, qui s'appelle logique: si l’on manque de tact, cela ne nous empêchera pas de continuer d’en manquer, cela ne nous empêchera pas de continuer de gaffer; car la gaffe est le contraire du tact, c’est la traîtresse qui nous fait mettre à toute occasion les pieds dans tous les plats.La gaffe! N’est-elle pas l’oiseau importun qui plane fur toutes les réunions mondaines, nombreuses ou intimes?La conversation commence, s’anime, vons y prenez part avec un ou deux interlocuteurs, vous vous passionnez et vous laissez distraire du reste des invités au point d’oublier qu’il y a, près de vous, une personne qui peut être personnellement blessée par le tour que prend le dialogue.Votre voisin, plus perspicace parce que n’agant pas pris part à la conversation, prévoit le danger, il s’arrange discrètement pour vous écraser sous son soulier le petit doigt du pied gauche; le malheureux! il ne réussit qu’à provoquer sur votre placide visage une petite grimace-, il a fait mal à votre cor, il ne vous vient nullement à l’idée que ce geste est un avertissement et ça y est.la gaffe va venir, elle vient, plus moyen d’en sortir.Vous vous en apercevez?H est trop tard, vous essayez d’arranger ça, vous vous embourbez de plus en plus, vous ne savez où vous mettre les pieds qui finissent par.tomber dans le plus profond des plats.Quelqu’un a dit déjà: "Qui gaffe gaffera”.Ce serait décourageant s’il fallait s’en tenir à cette assertion.Heureusement il y a un grand remède à la gaffe, c’est la prudence et tous doivent l’employer, même ceux qui sont reconnus comme ayant du tact; car qui n’a pas l’habitude de gaffer peut gaffer.Il peut arriver à l’homme du monde ou à la femme du monde les plus accomplis, en un moment de distraction, d’échapper une sottise.Il faut être prudent, éviter les conversations portant sur des sujets d’in- térêt personnel.Il y a une foule de sujets de conversation, lesquels, quand on les aborde, sont presque inépuisables: lectures, théâtres, cinéma, voire faits divers des journaux, encore que ceux-ci peuvent comporter un certain danger.En effet, il s’est déjà trouvé, dans une réunion, qu’on parla d’une arrestation sensationnelle d’un homme de bonne famille; celui qui avait aiguillé vers cette direction le dialogue avait oublié qu’un proche parent de l'accusé se trouvait là.Malaise général où le plus mal à I aise n’était pas le cousin de l arrêté., Je crois qu’en parlant le moins possible de soi, de ses affaires, de sa famille et de celles de ses amis, on pourra facilement éviter de gaffer et acquérir ainsi, si on ne Va déjà, la réputation d’un homme ou d’une femme de tact.- JEANNh OCCUPONS NOS LOISIRS Gagné, J.A.Guay, I.Vautrin, J.A.Vidal, F.Desjardins, A.Lamarche, L.A.Amos, L.Ciavel, J.R.Long-tin, R.Archer.R.Adair, A.Ethier, A.E.Moisan, A.M.Cholette, R.Tessier, M.Fortier, N.H.Langlois, O.Déguisé.__ _ Un “tag-day” pour l'Orphelinat de la Providence La soirée des petits de Liesse ELLE A EU LIEU EN LA SALLE k DE L’ I MM AC U LEEr-CO N CEPT10 N __ “LES INTERPRETES DE LA PETITE SCENE” - - PRESIDENCE DU R.P- ROBY Les “Interprètes de la petite scène” ont donné, jeudi soir, une soirée récréative au profit de l’Oeuvre de la Crèche d’\ ouvule, Côte de Liesse, sous la présidence de M.le curé Roby, en la salle paroissiale de l’Iinmaculée-Concep*-tion.Les petits artistes au programme ont donné deux pièces: “La meilleure part” et “Tète folle”, auxquelles prirent part MM.L.Ménard, L.Provost, A.Desmarteau, P.May-ers, A.Brault, P.Léveillé, P.Brunet et G.Metcalfe.La musique a été gracieusement exécutée par le Cercle symphonique Sainte-Cécile, sous la direction de M.Armand Renaud, Le directeur des “Interprètes de la petite scène” est M.Léopold Provost.Les Soeurs de la Charité, de la Crèche d’Youville, sont reconnaissantes aux organisateurs de cette soirée et aux artistes qui ont offert gratuitement leurs services au profit de l’oeuvre qui est, nous le savons, l’une des plus humanitaires au pays Un tablier de fantaisie intitulé: “La prière”.Patron à tracer, 15c.tron perforé, 60c.Tout étampé sur très bon coton jaune, 25c.Pa- COUPON DE COMMANDE H.g.Nous prions nos clienrs de ne jamais envoyer de monnaie par la poste et de nous faire remise par bons de poste ou timbres* PMt à $30 comme on l'a suggéré dans certains milieux.C'est un moyen sûr d’inflation, tout comme si l’on émettait plus de billets en diminuant la couverture d’or ou encore si l'on établissait le bimétallisme.De cette inflation, nous voyons déjà les premiers effets dans la hausse des prix des principales matières et dans l’avance des cours eu bourse qui eu sont la résultante.Les prix m/ niant, on veut se faire des stocks de ces matières premières à aussi bon compte que possible.Le® prix continuent de monter et la hausse s’étend aux produits manufacturés.C'est probablement ce que nous verrons avant longtemps, en tout cas aux Etats-Unis.Il en résulte une augmentation des affaires.C’est le cercle vicieux, comme cela l’eft an commencement d’une dépression, comme ce fut le cas ddpuis quatre ans.Avec la hausse des prix et I’ancjmentalion des affaires, les bénéfices sont plus considérables, l’activité devient de plus en nlus grande, une certaine prospérité s’établlit.Immédiatement, les salariés et tous ceux cpii vivent de revenus fixes en souffrent parce qu’ils continuent de recevoir un même nombre de dollars, mais des dollars dépréciés dans la mesure de l'inflation.Puis graduellement, toujours avec beaucoup de peine, parce que tout le monde est désireux de se placer, de s’assurer un revenu par son travail, au lieu de continuer de vivre des secours directs qui d’ailleurs ne peuvent pas se prolonger indéfiniment les salaires se rétablissent à un niveau plus élevé.Ce n’est pas, comme le dit M.Leacock, le retour de l’Age d’or, sans jeu de mot.Cette situation conduira de nouveau, si on laisse faire, à une nouvelle période de surproduction qui amènera une autre débâcle, comme ce fut le cas en 1Ü2H.Mais cela permet temporairement de nous remettre sur pied, de chasser nos idées pessimistes et de juger clairement la situation.Si la crise que nous venons de passer au moins à ce qu’en disent les plus enthousiastes peut nous servir de leçon, nous devrons profiter des prochaines années à penser sérieusement aux moyens à prendre pour empêcher, ou au moins retarder le retour d'une autre dépression comme celle que nous vivons depuis quatre ans.Si nous avons bien compris la brochure de M.Leacock, lue un peu à la course, le moyen ne serait pas d’en venir au communisme, ni d'abolir la machine sous prétexte qu’elle remplace des millions d’individus, mais bien de réduire les jours de travail de tous, en maintenant des salaires élevés.Cette méthode n’est pas infaillible.Mais, suivant M.Leacock, elle retarderait la prochaine crise d’une génération, de cinquante ans» Nous ne pouvons prétendre régler aujourd'hui tous les problèmes de demain.11 appartiendra à nos fils de lé faire alors.Cinquante ans, suivant le mot de M.Lcaeock, c’est tout ce qu'il faut pour élever une génération, la préparer à résoudre les problèmes qui se présenteront alors.Conclusion qui n’est pas des plus optimistes peut-être.Mais elle contient une part de vérité.En tout cas, elle est préférable aux rêves irréalisables des théoriciens qui croient pouvoir établir dans le monde un régime «le prospérité et de bonheur éternels.Clarence HOGUE I par Noé Bourassa, limitée, 45, mar-! « ht' Boa secours.Son ., Mais africain 18.00 .00 BEURRE ET FROMACE Prix fournis par la maison Gunn, Langlois: Beurre : De ferme .10 De crémerie, en b
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