Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 2 mai 1933
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le devoir, 1933-05-02, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
Montréal, mardi 2 mai 933 Rédaction et administration 430 EST, NOTRE-DAME MONTREAL TELEPHONE: .HArbour 1241* SERVICE DE NUIT : Administration : .HArbour 1243 Rédaction : .HArbour 3679 Gérant :.HArbour 4897 £ DEVOIR Directeur-gérant: GEORGES PELLETiER FAIS CE QUE DOIS Rédacteur en chef: OMER HEROUX 1 Vol.XXIV —No 101 TROIS SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste Edition quotidienne CANADA .$ 6.00 (Sauf Montréal et banlieue) E.-Unis et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 Edition hebdomadaire CANADA .2,00 E.-UNIS et UNION POSTALE .3.00 Industrie laitière On parle plus que jamais d’industrie laitière.Une commission provinciale vient d’enquêter sur la fabrication et la venu des produits laitiers; le comité d'agriculture et de colonisation de la Chambre des Communes conduit actuellement une investigation sur la vente du lait dans les villes; le Conserf national d’industrie laitière vient de tenir son congrès annuel à Toronto et une convention nationale du lait s’est récemment réunie a Ottawa.Les producteurs de lait ont à résoudre de sérieux problèmes.Plusieurs pays, autrefois importateurs de dérivés du lait, ont fermé leurs portes aux produits étrangers; ainsi, les Etats-Unis, qui ont mis un embargo sur la crème canadienne.D'autres pays ont organisé leur industrie laitière depuis une couple de décades; ainsi, la Nouvelle-Zélande et l’Australie, qui nous on1 damé le pion sur le marché britannique.Dans tous les pays, la crise a fait diminuer la consommation des produits laituTs.Dans nos villes, le coût de distribution du lait devient fantastique.Toutes ces causes liguées ont fait dégringoler ile prix des produits laitiers en bas du coût de production.Plusieurs aspects de la question du lait doivent être étudiés sur le plan fédéral.Par exemple, lorsqu’il est question d’importation ou d’exportation.La production du Canada a passé de 6,864,909,400 livres de lait, en 1900, à 14,759,657,000 livres, en 1930; pour les mêmes dates, notre consommation a monté de 4,288,119,043 à 14,365,547,112 livres.En 1900, nous exportions 37% de notre production, tandis qu’en 1930 le surplus de nos exportations sur nos importations ne dépassait pas 2.7%.En 1930,44%% de notre production fut transformé en beurre, 42,/2% fut consommé en nature, 9% servit à la fabrication du fromage et le reste fut converti en d’autres dérivés.^ L’actualité Collets blancs * * ¥ * Jusqu'en 1927, nous avons exporté en Angleterre des quantités variables de beurre à des prix rémunérateurs.En 1927, nous en exportions pour $3,000,000.Mais le Canada est devenu importateur de beurre, pour $6,000,000 en 1928, pour $9,000,000 en 1929.pour $14,500,000 en 1930 et pour $4,000,000 en 1931.En 1932, nous recommencions à exporter pour $2,000,000 de beurre sur le marché britannique.Le marché de la Grande-Bretagne, le seul qui nous soit présentement accessible, est saturé de beurre.Les importations sur ce marché ont monté de 764 millions de livres en 1930.à 903 millions en 1931 et à 946 millions en 1932.Les prix ont dégringolé à un niveau inconnu depuis un demi-siècle.Or, nous ne pouvons fabriquer du beurre à meilleur compte que nos compétiteurs.Notre beurre est classifié, sur le marché anglais, comme inférieur à celui de la Nouvelle-Zélande ou de l’Australie.Enfin, nous ne pourrons jamais en expédier assez pour exercer une influence prépondérante.Même si nous transformions en beurre tout notre surplus de lait, nous n’aurions que 15 millions de livres à exporter, soit 5% des importations totales de la Grande-Brelagne.Or, aussitôt qu’il devient évident que nous aurons un surplus, le prix du beurre sur notre marché tombe au niveau du marché d’exportation Pour exporter quelques millions de livres de beurre, nous sommes forcés d’en vendre 300 millions de livres à sacrifice sur le marché domestique.Il serait donc préférable de ne produire que la quantité de beurre qui nous est nécessaire et de transformer notre surplus en fromage ou autres produits.C'est pour cette raison que le beurre est le seul des produits laitiers qui ne bénéficie pas du plan de stabilisation de la livre sterling à $4.60.Tout autre est le débouché que le marché anglais offre à; notre fromage.Il y a trente ans, le Canada fournissait à la! Grande-Bretagne environ 80% du fromage quelle importait.; C’est ainsi qu’en 1904, nous exportions en Angleterre 234 mü-j lions de livres de ce produit.Depuis lors, nos exportations dej fromage ont diminué jusqu'à 76 millions de livres en 1930.; A mesure que nous nous retirions de ce marché dont nous; avions presque le monopole, la Nouvelle-Zélande prenait graduellement notre place et fournissait 200 millions de livres de fromage au marché anglais en 1930.y Les importations totales de fromage en Angleterre ont passé de 318 millions de nvres en 1930, à 323 millions en 1931,1 à 336 millions en 1932.C'est donc une diminution de 25 et 12 j millions de livres contre des importations accrues, pendant la ; même période, de 182 millions de livres de beurre.C'est dire que le marché anglais pour le fromage est loin d’être aussi encombré que pour le beurre, surtout quand on considère que, grâce à sa qualité supérieure, notre fromage commande, sur le marché britannique, un prix plus élevé que le produit de nos principaux compétiteurs néo-zélandais.*** ll est clair qu’on ne peut forcer par des textes de loi les jrodueteurs à se tourner vers le fromage plutôt que vers le leurre.Seule, une commission permanente chargée de suivre les marches pourra donner aux producteurs les renseignements nécessaires pour s'orienter.On attribue à une semblable commission les merveilleux développements de l'industrie laitière en Australie-et en Nouvelle-Zélande.La législation conféra à ces commission les pouvoirs de contrôler pratiquement la production, l'exportation, la vente et la distribution des produits laitiers de leurs pays respectifs.Ces commissions furent organisées avec l’aide fihan-cière de l’Etat, mais elles furent soutenues ensuite par (les fonds prélevés sur l’industrie laitière.Grâce à ces institutions d’une grande souplesse, nos compétiteurs peuvent faire valoir leurs réclamations avec l’efficacité désirable; fis tirent le meilleur parti possible des conditions du marché ; ils ont pris pratiquement le contrôle du marché anglais, où ils deviennent de plus en plus difficiles à déplacer; ils ont pu obtenir des taux do transport et d’assurance beaucoup plus avantageux; ils ont organisé le iplus économiquement possible tout le mécanisme de mise sur les marchés de leurs produits laitiers.La constitution d'une commission fédérale pour la vente de tins produits agricoles s'impose encore plus qu'en Nouvelle-Zélande et en Australie.Nos producteurs sont disséminés de l’Atlantique au Pacifique, sur une distance de 4,000 milles.! Contrairement à leurs compétiteurs, ils sont peu familiers avec la formule coopérative.Parce qu’ils ne peuvent exercer aucune action concertée, ils ne peuvent pas tirer le meilleur parti pus- j sible des renseignements et des services que leur offrent les gouvernements provinciaux et fédéral.Si les patrons de toutes nos fabriques avaient l’avantage de nommer les membres de cette commission composée en grande partie de producteurs comme eux, ils prendraient bientôt autant d'intérêt à la fabrication et à la vente de leurs produits que leurs compétiteurs de la Nouvelle-Zélande, du Danemark ou de l’Australie.Cette commission devrait avoir les pouvoirs de prélever, par exemple, 1/16 de cent par livre de beurre et 1/32 de cent par livre de fromage.Cette taxe imposée à l’industrie laitière représenterait, si l’on se base sur la production de 1931, un fonds d’environ $110.000.soit moins de 50 sous par patron.Celte somme permettrait à notre commission des marc nés de rendre On a parlé beaucoup, pendant un temps, des collets blancs chez nous.On en parle moins, et c'est heureux.D’abord, parce que lesdits collets blancs ont dù trouver le moyen de se débattre, de sortir de ta purée et, ensuite, parce que lu crise fait déjà assez de mal à nos bourses sans en faire, au surplus, — et par notre faute — à notre lan-(lue.Chaque événement qui agite profondément la vie nationale fait surgir un nouveau barbarisme, comme de la mare monte une bulle malsaine dès qu'on en trouble les eaux.Les collets blancs ne sont ni collets, ni blancs, à g bien penser.Au tarif des buanderies, l’un des rares que te marasme n'ait pas affectés, il faut être encore assez rupin (si on nous permet l’argot) pour porter collet blanc.Les conspirateurs, comme on Vapprend dans la Fille de Madame Angot.portaient collet noir, mais les chômeurs, de quelque classe qu'ils soient, n'ont jamais porté collet blanc, étant donné que le collet est partie du veston qui entoure le cou, tandis que te col de la chemise, qui n'est pas cousu à ce vêtement, est le faux col.De sorte que notre collet blanc est triplement faux: faux parce qu’il n'est pas blanc, faux parce qu'il n’est pas collet, et, enfin, faux parce qu’il est faux col.Dans la pratique, pour abréger, on le désigne tout simplement sous le nom de col.La mode évolue très rapidement dans le vêtement, même dans le vêtement masculin et le vocabulaire évolue avec la mode.Possible qu'avant la conquête, les termes que nous employons actuellement aient correspondu assez exactement aux parties des vêtements que nous voulons leur faire désigner; mais ce qui est sûr.c’est que l'évolution de la mode étant encore une fois si rapide, nous devrions, au moins sous ce rapport, adopter les désignations françaises.Il n’y a peut-être pas d’objet, comme le vêtement.d'un usage si courant (malgré les progrès du nudisme, jusqu’à ihitlérisme exclusivement) où notre vocabulaire cloche autant, retarde plus sur celui de France.Notre bottine est le brodequin français, notre chausson, la chaussette, notre gilet, le veston, notre veste, le gilet, nos basques, leurs revers (nous mettons sur la poitrine ce que les Français portent au derrière de l’habit, et sauvent, dans nos descriptions mondaines, pour achever le ridicule, nous y piquons une fleur), notre col, leur cravate, notre collet, leur faux rot, notre casque, leur casquette, rtc.Il n’y a guère une désignation qui soit conforme.Cependant, muni d’un tel i>o-rabuiairc, plus d’un bon Canayen rentre aux Galeries Lafayette ou au Non Marché et déclare, à la.sortie, qu’on ne Va pas compris parce qu'on ne parle pas le français dans ces boîtes-là.Que dirait-il si on se présentait dans son propre magasin de quincaillier pour demander des pièces de rechange pour un fusil à pierre?Le sens des ternies a évolué, et on tic peut pas demander à un calicot d'être un génie (sans quoi il ne moisirait pas comme calicot) et de se rendre compte à vue de nez que son client vient d'Amérique et que depuis la conquête te vocabulaire vestimentaire est resté figé dans la province de Québec.comme certaines autres choses, ainsi qu'une sauce refroidie.¥ * * Nous voilà entraînés loin du collet blanc, aussi loin que tes basques le.sont des revers.Revenons-y donc.On connaît, en France, tontes les phases de In crise par lesquelles nous venons de passer.On sc préoccupe très vivement là-bas de tp situation des collets blancs que l'on désigne par un terme bien plus simple et plus exact, bien plus compréhensif et compréhensible: la classe moyenne.Récemment, on tenait à Paris, une réunion pour organiser les secours à la classe moyenne et à celte réunion nn avait prié M.Maurice Donnai/, le disert académicien, de se faire l'avocat des indigents de ta classe moyenne.J’ai lu te plaidoyer de M.Donnay.1 nous autres aussi, pauvres plumitifs, on demande parfois de battre la grosse caisse en faveur de la caisse, toujours trop petite celle-là.des oeuvres d’assistance privée.Il est intéressant de voir comment les antres s’en tirent.Le spirituel académicien sort, lui aussi, ta série des clichés; mais son esprit subtil 1rs creuse, leur donne plus de relief.Il a ce loti mot à propos Mesdames visiteuses "ijni ne se laissent j aller à leur émotion qu'une fois ! qu'elles sont dehors et ne se permettent pour ainsi dire que les larmes de l'escalier''.Et à propos des petits ruisseaux qui font les grandes rtvières.ce sont les plus minces filets d’eau qui font les petits ruisseaux.Signalons encore cette considération finale; “Et puis qu’on y Aucun syndicat ouvrier allemand ne pourra avoir un caractère international page 3) prenne garde; notre oeuvre n’est pas seulement une oeuvre d'assistance, elle est aussi une oeuvre d’assurance.Eh! oui.d’une année à l'autre, il nous est arrivé d’assister des infortunés qui.Vannée précédente, avaient été des souscripteurs, des donateurs”.Dans tes milieux parisiens, même dans les milieux où Vot s’occupe de charité, il n’est plus rit bon ton de faire allusion à l'au-delà.Dans cette affaire d’assurance, si juste à certains égards, M.Donnay se heurte au bas plafond des considérations d’ordre matériel.Chez nous, on peut parler d’une autre forme d’assurance, de l’assurance fondée sur la parole inviolable de Celui qui a dit ‘‘qu’un verre d’eau donnée en son nom ne restera pas sans récompense Le moindre geste charitable est compté au Chrétien et sa générosité est pour ainsi dire à base d'économie, fl ne donne pas, il place; il ne place pas pour le temps; il place pour l’éternité.NESSUb Bloc ^ilotes La campagne Nos lecteurs peuvent, par les notes que nous publions régulièrement en deuxième page, suivre les grandes lignes de la campagne que mène à Montréal, pour le Devoir, l'Association catholique des Voyageurs de Commerce du Canada.Les comités s’organisent de paroisse en paroisse, et l’on est à prendre les moyens de les multiplier encore.Ces premières réunions d’organisation seront suivies de séances auxquelles on invitera le grand public.Dans ces réunions générales, par lesquelles on s’efforcera d’atteindre les gens qui ne sont pas encore familiers avec l’oeuvre du Devoir, il y aura discours et souvent musique, pièce de théâtre, etc.\,’A.C.V.va s’occuper de recruter des orateurs qui croient le Devoir utile, ainsi que des artistes qui savent gré au Devoir de la sympathie qu’il a toujours manifestée aux choses de l’art.On est dès maintenant assuré de précieux concours.La nouvelle campagne produit déjà des fruits intéressants.De nouveaux dépôts s’ouvrent.Et les effets de ce premier travail ne s’affirment point qu’à Montréal.De Sainte-Rose, par exemple, nous recevons ce matin un chèque de #16, accompagné de six abonnements de durée variée.C’est le fruit d’un travail ami, auquel l’on nous demande de n’attacher aucun nom personnel.Et l’on nous promet d’autres bonnes nouvelles rie cette paroisse.Le Cercle d’Etude La-belle est à l’oeuvre pour recueillir des abonnements et des souscriptions, Il faut, nous écrit-on, que le ‘‘Devoir” vive! Que cette bonne volonté s’affirme un peu partout, non seulement le Devoir vivra, mais i] prospérera et grandira, et sera donc en mesure de rendre de plus grands services.«f- II ne souhaite pas autre chose! A Ottawa A propos de la loi des banques M.Bennett insiste pour en ajourner la revision à l’an prochain — Il l’obtient — Réflexions sur notre régime bancaire - M.Rhodes et la taxe sur le sucre M.LAPOINTE VEUT FAIRE MODIFIER LE SERMENT D’ALLEGEANCE Vieille chanson Vieille chanson, mais vraie et toujours utile! toujours (par Emile BBNOIST) Ottawa, 1er.— M.Bennett nous est revenu, frais et dispos, de Washington.Au début de la séance, cet après-midi, aux Communes, il a tenu à faire une déclaration sur son voyage dans la capitale des Etats-Unis.Il n’a cependant rien dit de compromettant.Il n’a fait que répéter, en lisant un texte écrit, ce qu’il avait déjà dit aux journalistes, avant rie, quitter Washington, samedi dernier.Il a cependant ajouté qu’au nom du Canada, il remerciait le président des Etats-Unis pour la courtoisie et la cordialité de son accueil; qu’il prenait aussi l’engagement, toujours au nom du Canada, de coopérer avec les Etats-Unis et les autres pays du monde au rétablissement de l’équilibre économique.Les récentes conférences de 1,ordres et d’Ottawa avaient, pour ainsi dire, ajouté à (’Imperial background de M.Bennett.Les conversations qui viennent d’avoir lieu à Washington paraissent avoir donné du World background à notre premier ministre.M.Bennett, à ce qu’il semble, commence à jeter des coups d’oeil inquisiteurs au-dessus des haies impériales.Cela ressort non seulement de sa déclaration à propos des pourparlers de Washington, mais aussi de ce qu’il a dit, cet après-midi, à l’occasion de l’adoption en deuxième lecture d’un bill relatif à la prolongation, pour une année, de la loi des banques.Normalement, cette loi devrait être revisée cette année.Le gouvernement considère qu’il n’est pas opportun, vu les circonstances difficiles que nous traversons, de procéder maintenant à cette revision.H suggère par un bill de remettre ce travail à la session prochaine.La Chambre a pour ainsi dire passé toute sa journée à débattre le bill en question, qui a fini par franchir tous les stages de ta procédure parlementaire.Il est maintenant entendu que la loi des banques ne sera pas revisée cette année.M.Rhodes a défendu par ailleurs la taxe sur le sucre.Les objections de M.Mackenzie King Le leader libéral, comme le bill de M.Bennett était présenté en deuxième lecture, dit que ça n’était la qu’une preuve de plus que le gouvernement esl incapable de faire face aux nécessités de l’heure.La loi des banques a été volée, pour la première fois, en 1871.Deux fois seulement, depuis cette date, est-il arrivé que la revision décennale de la loi fût ajournée: en 1911.parce que sir Wilfrid Laurier A la réunion des hôteliers de avait dû se rendre à Londres as campagne hier.le sous-ministre de sister aux fêtes du couronnement la voirie el d’autres orateurs ont insisté sur la nécessité, du simple point de vue affaires, de donner à ainsi qu’à une conférence impériale; l’année suivante, parce que sir Robert Borden, qui venait de pren- la province de Québec failure la dre le pouvoir, ne tenaij pas à pré-plus française possible.sen ter si vile une mesure de cette Observation de bon sens, que Importance nous nous acharnons depuis vingt ans à répéter.O n’est sûrement pas pour voir un autre coin de leur pays que tes Américains (te langue anglaise viennent chez nous.Quant aux Américains de langue française.rien ne les scandalise autant que cette croûte anglaise qui.en trop d’endroits, masque la physionomie vraie de notre province.Pour tous les visiteurs d’ailleurs, cette croûte est une occasion d'erreurs, une incitation à nous mal juger.Dr ces faux jugements, dont nous sommes, par notre snobisme et notre négligence, partiellement responsables, nous portons ensuite le poids dans tous les domaines.Et ce poids est parfois très lourd.O.H, Si vous voyagez.«dressez-vout su SlKVlCI DIS VOYAGES, LE DEVOIR.Billets itr.it pour *>av» «u tarif des compagnies: paquebots, chemins de fer autobus.Aussi bétels, assurances bagages et accidents, chèques de voyages, passeports, «tr.Téléphonas HArbour 1241*.les mêmes services que les organisme* similaires de l'Australie el de la Nouvelle-Zélande.La création d'un tel organisme per le gouvernement fédéral fut l’objet de la principale résolution adoptée par la convention nationale d'industrie laitière à la fin d'avril, et par le Congrès général de'l’U.G.C.en novembre dernier.Albert RIOUX Le gouvernement Bennett met tout le monde sous l’impression qu'il veut soustraire toutes lys questions importantes à la juridiction du parlement.L'an dernier, il refusai! au parlement la permission de débattre la question rie la monnaie, sous prétexte que cette question serait étudiée par la conférence impériale.Par la suite la conférence impériale ne s’est pas occupée pour la peine du problème monétaire.De même l’étude de i'as-surance-chûmage et la question d'un accord de réciprocité commerciale avec les Etats-Unis ont été mises de côté, sous prétexte que des négociations devraient être entreprises avec les gouvernements des diverses provinces ainsi qu'avec le gouvernement de Washington.Au lieu de procéder, comme ce devrait être, à la révision fie la loi des banques.1P gouvernement veut confier à une commission royale le soin d’étudier le problème monétaire.C’est pourtant le parlement qui devrait entreprendre rette étude.Un député progressiste, M.Coote (MacLeod, Alberta), parle dans te même sens que M.Mackenzie King.Il considère que le parlement devrait procéder au plus tôt à la révision de la loi des banques.Partisan de l’inflation, M.Coote trouve regrettable que nous n’ayons pas au Canada de banque centrale pour contrôler l'inflation, l/attitude des banques à l’endroit des gouvernements lui parait étrange.Il n'v a pas de semaine, dit-il, que l'on n’en-tende un banquier en vue faire la leçon aux gouvernements, leur prêchant l’économie, leur indiquant la façon d'équilibrer un budget, ete., etc.De l'avis de M.Coote, l’on pourrait dire donneurs de con- seils; Médecin, guéris-toi toi-même.On ne sait pas au juste ce qui se passe dans le monde des banques au Canada; mais une enquête récente a révélé un bel état de choses aux Etats-Unis.Tl a été démontré notamment que le président de la National City Bank.M.Mitchell, avait touché, en 1930, un salaire de SI,872,861.“Est-il possible, demande M.Coote, qu’un homme puisse réellement mériter pareil salaire*?Au lieu de prêcher l’économie aux autres, certains banquiers ne devraient-ils pas commencer par donner personnellement l’exemple?Il est regrettable qu’ils ne fassent pas connaître au public certains salaires payés aux fonctionnaires les plus élevés?” Le major Power «’en mêle M.G.-C.Pow'cr, député libéral de Québec-Sud, intervient dans le débat.Il est opposé pour sa part à la prorogation de la loi des banques.Le travail de revision devrait se faire immédiatement.A l’heure qu’il est, les banques exercent comme une sorte de mainmise sur 50.pour ne pas dire 75 pour cent des entreprises du pays.On ne peut aU tendre de retour de ta prospérité tant que les choses ne seront pas changées.Nous avons l’inflation présentement, mais elle se.pratique au bénéfice des banques, tandis que le public subit la déflation.Le contraire devrait se produire.Le gouvernement a garanti des prêts consentis par les banques au Wheat Pool, il a donné sa garantie à propos des Manitoba Savings Offices, pour rendre service aux banques.Si l’Etat doit faire face à un problème ferroviaire très grave, c'est parce que l’Etat a voulu sauver le crédit des banques, L’Etat canadien s’rst encore porté au secours dp Terre-Neuve, ce qui ne nous concernait pas, encore pour secourir deux ou trois banques canadiennes.Le major Power considère que c’en est rendu nu point que la revision de la loi des banques ne devrait pas retarder davantage.Cette revision devrait se faire tout de suite.M.Bennett répond Le premier ministre répond que son gouvernement n’a jamais voulu se soustraire à ses responsabilités, pas plus à propos de la revision de la loi des banques qu’à propos de n’importe quelle autre chose.Il dit qu’il lui arrivera probablement, un de ces jours, d’exposer les motifs qui ont fait agir le gouvernement au cours de la crise actuelle.“Je puis cependant déclarer tout de suite, dit-il.cjue notre principe directeur a été de sauvegarder nos institutions financières dans toute leur intégrité.Le gouvernement des btuts-Unis a voulu faire la même chose; mais, dans la république voisine,la situation est devenue telle que le gouvernement n’a pu la contrôler." “Nos voisins, ajoute-t-il encore, ont abandonné J’élalon-or parce que les circonstances les y contraignaient el non pas de gaieté de coeur.Les hommes d'Etat français el britanniques ont été frappés de stupeur en apprenant cela; mais ils se sonl vite rendu compte que te gouvernement de Washington n’aurait pu faire autrement.” M.Bennett ne prétend pas que notre régime bancaire soit parfait.Il lui reconnaît cependant certaines qualités que n’offrent pas les régimes bancaires d’autres pays.Le grand avantage de notre régime, c’est l’extrême mobilité du crédit qui peut se transporter très rapidement d'une région du pays à une autre."Le Canada ne souffre pas d'insuffisance de crédit”, dit M.Bennett."Cette affirmation peut paraître étrange mais, si Ion veut bien considérer les faits tels qu’ils sont, l'on doit reconnaître qu’elle correspond à la réalité.Nos baix-que» ont actuellement de plus fortes disponibilités liquides qu’elles en ont habituellement, qu’elles tiennent à en avoir.” Le gouvernement n’a pas voulu que le parlement procède, cette année.à la révision de la loi des banques, parce qu’il considère que ce n'est que par une action mondiale que l’armature du crédit pourra être maintenue.M.Bennett dit qu’il est fier de son pays, le Canada, qu’il a toute confiance en sa destinée; cependant il se rend compte que le Canada, avec ses dix millions d'habitants, ne peut imposer au monde ses manières de voir.Ce que je Canada peut faire de mieux, c’est de coopérer avec les autres pays du monde Quant à l'attitude des autres pays, on ne la connaîtra pas avant la prochaine conférence économique mondiale.• M.Bennett ne peut accepter la théorie de M.Coote que les prix des produits canadiens dépendent de la politique intérieure du Canada.Le gouvernement n’a malheureusement pas le contrôle des prix du blé et du beurre et de nos autres produits.L’inflation monétaire aux Etats-Unls, affirme M.Bennett, n’a rien de systématique.[1 ne s'agit pas d'une politique qui a été imaginée et que l’on met à l’essai.Le gouvernement américain, sous le coup de ta nécessité, a eu recours à l’inflation, tout en prenant les moyens, en tant que c’est possible, de (a contrôler.Les Etats-Unis vont émettre de la monnaie de papier, c'est entendu; mais il est également entendu que cette monnaie de papier doit être graduellement retirée de la circulation, dans la mesure de 4 pour cent chaque année.En fait, ajoute M.Bennett, le procédé de i’inflation n’a pas encore été mis en oeuvre chez nos voisins.Ce qui s’en vient chez nous Là-dessus, M.Bennett fait la déclaration suivante, qui peut en dire long: "Je compte soumettre à cette Chambre, avant qu’elle ne soit prorogée, une mesure, qui ne sera pas longue, mais qui s’inspirera du même principe, à propos d’une chose que j’ai mentionnée l’autre jour.Mais je m’éloigne de la question”, A cause de l’importance de l’affaire, nous voulons citer textuellement, en anglais, la déclaration de M.Bennett: “Even then the matter (l’inflation monétaire aux Etats-Unis) has not been put into operation and 1 hope to introduce into this House, before it rises, a measure, not a long one, to give effect to the principle in connection ivith a matter l mentioned the.other day.But that is beside the question”.Ne pas verser Les Anglo-Saxons, qui ont le sens maritime, ont trouvé cette expression: Don’t rock the boat.M.Bennett l'emploie aujourd’hui, à propos du bill qui proroge jusqu’à l’an prochain la lot des banques.Il affirme que son gouvernement n’a jamais eu l'intention d’accorder une piotection outrancière aux banques, Son gouvernement a cependant cherché à maintenir nos institutions.Le gouvernement a voulu maintenir l’équilibre du navire de l'Etat.Il s’est inspiré du vieux dicton: Don’t rock the boat.Ceux qui critiquent les banques (Suite à la page 2) Carnet d’un grincheux M, Rhodes tiem à son idée.Il n'y a pas eu spéculation sur le sucre.Le seul profiteur, c’est la ménagère.Combien de maris se sont aperçus que leurs femmes accaparaient le sucre?M.Rhodes est mieux renseigné qu'ils ne le sont sur leur intérieur.* Ÿ # , Si les nouveaux fascistes hésitent entre le bleu et le jaune, pourquoi ne pas choisir la chemise à ces deux couleurs?Ce sont celles d'une grande compagnie de déménagement.Et le nouveau fascisme, — un de ses chefs l'a dit, — a débuté sous le signe du déménagement.* * # “Il y avait à Washington, la semaine dernière, deux hommes d’affaires et deux politiciens”, a dit un important Canadien qui s’est trouvé à Washington pour l’anniversaire de son neveu.De MM, Roosevelt, Herriot, MacDonald et Bennett, lesquels étaient les deux politiciens?Et lesquels les deux hommes d'affaires?êê Sur une photo de la "Patrie", hier.Ion voyait, à gauche de M.E.-L.Pate-naude; M.Diogène Maillé.Diogène, nom prédestiné, pour qui cherche un homme.Plus heureux que le Diogène antique, le contemporain a trouvé.Mais l’homme a tout de suite parlé de retourner à sa retraite.* * # Rude coup pour la police provinciale, cet arrêt rendu par la cour d'Appel à Montréal, samedi.Le chef Jargailles sera puni de s'être comporté illégalement, dans l'affaire Chapdelaine: M.Lanctôt lui donnera une nouvelle promotion.* Ÿ * A Montréal, il a déménagé 83,000 familles, hier.Et, à Québec, plus de 5.000 familles.Seul M.Taschereau persiste à ne pas changer de quartier, * * * D'un député, qui reçoit une grande enveloppe timbrée: The Dominion Euol Board, Ottawa.— "Tiens, le rapport de l'enquête sur le charbon”! Ça n'était pas ça.C’était une brochure intitulée: Insulation of New and Old Houses.Moyen détourné, sans doute, de chercher à protéger le consommateur contre les exigences du baron du gallois, patron de la "Patrie”.Ce baron réglera son affaire au fonctionnaire zélé qui lui fait pareil coup! # * Qui « d’abord parlé d’un troisième parti, avec le retour à l’affiche d'un ancien ministre conservateur?Un quotidien conservateur pour lequel le parti conservateur n'a que tendresses, et publié par un sénateur conservateur.Rassurons-nous.Il n’y aura pas de troisième parti, Nous en avons assez d'en subir deux.PAMPHILE LE DEVOIR, MONTREAL.MARDI 2 MAI 1933 VOLUME XX!V — No 101 A propos de la loi des banques (Suite de H 1ère page» avec malveillance tiennent-ils compte suffisamment de la diminution des recettes de ces institutions au cours des dernières années?Il ne s'ag't pas d’une dimi, nution de quelques centaines de milliers de dollars, mais de millions de dollars.Les pertes su» es par les banques, c’était l’argent des dépôts d'épargnes.Pour couvrir ces pertes, il a fallu puiser à même les réserves qui, dans certains cas, avaient été accumulées depuis plus d’un siècle.Ces réserves avaient été faites précisément pour servir dans un cas d’urgence comme celui-ci.Le gouvernement de Grande-Bretagne a nommé une commission pour faire l’examen de son système bancaire.Le gouvernement canadien a cru qu’il était à propos de faire la même chose.Tous ceux qui ont l’occasion de faire affaires avec une banque ne peuvent évidemment s’attendre d’avoir leur «présentant dans le personnel de cette commission.Mais tous les intéressés pourront être entendus.L'enquête sur la loi des banques sera aussi complète que possible et les enquêteurs examineront particulièrement le projet d’établissement d’une banque centrale.Trop prouver nuit M.J.D.Ralston, critique financier de l’opposition libérale, demande à M.Bennett s’il n'a pas voulu trop prouver, s’il n’a pas over-staded his cane?Si nos banques sont en si bon état, dit M.Ralston, pourquoi remettre à plus tard la revision de la loi ries banques?Ca n’est pas une commission royale, mais la commission parlementaire des banques et du commerce qui devrait entreprendre la revision en question.M.lan MacKenzie, ancien ministre libéral, et M.Garland, député progressiste de Bow-River, en Alberta, dénoncent le bill du gouvernement.Le ministre des Finances.M.Rhodes, fait observer que nos banques ont tout de même pu passer h travers la crise.“Mais aux dépens de tout le monde”, riposte M.Garland.L’étude en comité Le bill est voté en deuxième lecture el référé au comité plénier.C’est alors M.Woodsworth.le chef de la C.€.F., qui mène le bal.11 accuse le gouvernement de se mêler des affaires des divers gouvernements de l’Ouest qu’il a eu l’occasion d’aider financièrement.Il reproche à M.Bennett d’aider les banques plutôt que les provinces.Certains directeurs de banque ne sont pourtant pas si recommandables.Ils pratiquent l’engrenage des directorats.N'est-ce pas le cas pour sir Herbert Holt, dont on a dit qu'ij était à la fois directeur de cent cinquante compagnies en même temps que directeur d'une banque?De telles associations sont-elles recommandables?La banque, dit M.Woodsworth.est devenue un monopole qui sert bien les intérêts de quelques pirates de la finance.M.N'eü.député indépendant de sucre La nouvelle taxe sur le En fin de soirée, la Chambre des Communes s’est remise à l’étude des résolutions budgétaires, ou plutôt de l’une de ces résolutions, celle qui a trait à la nouvelle taxe sur le sucre.Les oppositionnistes ont fortement insisté pour que le ministre des finances accorde une enquete sur l’acoaparement du sucre par un certain nombre d’exploiteurs au cours iks quelques semaines qui ont précédé la présentation du budget.M.Rhodes ne tient pas du tout à l’enquête en question ou plutôt c’est le gouvernement qui, manifestement, n’y tient pas.M.Rhodes commence cependant à donner des signes de faiblesse.11 a dit hier soir qu’il s’informerait de son mieux pour savoir si les insinuations que l'on fait reposent sur quelque chose de sérieux.Il affirme que les petites enquêtes qu’il a faites jusqu’ici ne lui ont pas démontre que rien d’anormal se soit produit.Exemptions Le ministre des finances a d’abord soumis à la Chambre un amendement relatif à son nouvel impôt sur le sucre.Seront soustraits à la taxe de deux cents par livre, à la condition qu'ils soient achetés en récipients {packages) de moins de cinq livres, les articles suivants: la glucose, le sucre de raisin.le sirop de glucose, le sirop de maïs, les sirops et les mélasses et de toutes sortes, le produit de la canne à suer" et de la betterave et discuté longuement.Au vrai, il n’y avait pas grand monde qui pouvait d’abord y comprendre quelque chose.Le ministre de* Finances a dû fournir à la Chambre de longues explications.L’amendemenf Rhodes Pour haler avec le ‘‘Devoir” Le coirité de Saint-Pierre-Claver — Prochaines assemblées L'amendement en question se lit en effet comme suit: “La taxe ci-dessus imposée, en vertu du sous-paragraphe (1) ne s’appliquera pas aux produits énumérés Nos amis de Sa nt-Pierre Gaver se réunissaient, hier soir, pour organiser définitivement leur Comité paroissial des Lecteurs du Devoir .L assemblée eut lieu à la suite d'une réunion des officiers la Ligue du Sacré-Cœur.MM.Chs-Emile Lavigne, vice-président général de I A.C V., du Canada, et Lévis Lorrain, chef du secrétariat, parlèrent du “Devoir” et exposèrent le plan d?propagande 9mX articles 139 et 140 du tarif Dr®Par® Par les Voyageurs Catholiques.Un Comité régulier fut ensuite formé douaniei^ quand ces produifs^sè- P°ur remplacer le cf-té temporaire des Lecteurs de U paroisse^ Le nou^eau ÎZ: dr?inaeiivS’PientS de Pas -TVcZnZX de fa^Sé'Lmt-lea^Baptisfe* ée Montré* Et c’est là-dessus que le minis- dignit^res; ire a énuméré glucose, sucre de 6 ccmite DE _AI«T PIERRE CLAVER Président honoraire, M.l’abbé René Bachand, 2000 Blvd St-|oseph est (AM.5689).Président.M.Albion Jette, 2033 Blvd St-)oseph est (AM.7606*.Vice-présidents, M.Solyme Cabana, M.Alexandre Delisle, 5152 Chabot (AM, 4591).Secrétaire, M.Léonard Derome, 5204 Delorimler 3 ma: ft ï'égiue paroissiale où MANELLI — A Montréal, le 1er mal.ft .» serrtee *er* cé.ébré ft 9 h 30 'heure so- 69 ans Francesco ManelU.époux d’Anna ;air* Et de îi su cimetière, lien de la i Mari» Vendent.«ftRUitan Parents et amis «ont priés d'y 1 METAYER A Montréal, le 29.à 17 ans, awirter sauta autre svivation MOllix _ a Montréal le 1er mal 1933.«ftcftdé» ft C2 an* Ml!* Vlctorlne Morin F-unêra:.:** « 3 mai mercredi Le convoi funèbre partira du No M2 rue 8i«-C»the-ru-.e «et SoeUh* Frai* Funéraires a 8 h.15 tfv »tic peur se rendre à l’égUae Notre-Dame d» Ic-urdee ou le eerv.ee sera célé-set g- 4* a au cimetière de la Côte des JCeige* .eu de ftftpuiture Parents et amis •c-nt prés, d'y aMittet sans autre in vit»-toise.MARTINEAU — A Ov.reniont.!e 2 mai :*2Î dftctd* a *0 ans.Léopola Martineau, époux 4 Ail'.* vexlna Funeraii!*» je ven-tired: mal L* cootoi funebr» partira de sa demeure No 1723 rue Lajol» ft 8 h, 15 Stu matin pour s* rendre a 1 église St-Ger-ma.ic 6 Qutj-emont ou > servie* sera célébré a ( n*ur*» JC Et d* :à au cimetière d* !a Ofrt* de* Neige*, lieu de -épuiture Parent* et aîr.ss «ont prié* d’y assister »an« tu tie mvtaUon Pauline Métayer, fille de Léopold Metayer, ; lieutenant de police.NADREAU A 37 ans.J -Henri Nftdreau.; époux de Lucienne Roussln.PERRIER, - A Montréal, le 30, A 38 ans, Jacques-Eugène Perrier, fila de Joseph-Jac-< que» Pcrrler REMIIXARD — A Lapralrte, le 30.ft 53 ans.Georges Rémlllard, époux d’Eva Ferras RODIER — A Montréal, le 39.ft 55 ans, , Mme Joseph Rodter, née Vltaltne Rousseau.SES7GNY — A Montréal, le 30, ft 26 ans, î Mlle Germaine Sévlguy, fille de M Edouard Sèvtgny et de feu Léopoldlna Bonnier.SKELLINQ A Montréal.Hôpital Notre-Dame.le 28.ft 25 ans.Lucien, fil» de M.et Mme Alfred Skelllnit STRASBOURG — A Montréal, le 30.ao-I cidemellement.Mme Eugène Strasbourg, née Jeanne Lamouche, fille de l'ex-sergrnt Ovide Lamouche THIBAULT — A Montréal, le 30, ft 48 ans, Mme Emery Thibault, née Era Roy Siege Social 2830 NOTRE-DAME OUEST Funéraire Fél W H ban X m»-?Uft La Compagnie d’Asturame UE'GEL HlHITEE Incorporé* par ieure» Patentes d* la Province de Québec au capital de *150,000.00 ASSURANCE I UXERA1KF ET DIRECTEURS DF FUNERAILLES Faux en conformité arec la loi de» assurance*, sanctionnée par le Parlement de Québec le 22 décembre 1916 ’ Dépôt de *35 000 00 au Gouvernement — Salon» mortuaires à la disposition du public SERVICE JOUR ET NUIT.M.a pas moins lieu de tenir une enquête sur le cas.Certains faits que l’on signale au gouvernement sont révélateurs.M.*Sanderson, député libéral de Perth-Sud, dit que des courtiers de Toronto qui n’avaient jamais spéculé sur le sucre, ont emprunté de fortes sommes à la banque pour acheter du sucre à la veille de la présentation du budget.Ils devaient avoir obtenu leurs informations quelque part.Que le ministre enquête sérieusement de ce côté et peut-être découvrira-t-il quelque chose.Le Dr Donnelly, député libéral de Willow-Bunch, Sask., dit que si les spéculateurs ont, à la veille de la présentation du budget, acheté du sucre à pleins wagons, il doit tout de même être possible de savoir d’où les wagons en question sont partis et où ils sont allés.Il ne faut pas une enquête bien longue pour obtenir ces renseignements.M.Donnelly fait observer qu’un député conservateur torontois, d’après (tes rapports publiés par les journaux, annonçaient que la taxe sur le sucre serait réduite.De fait, elle l’a été et cite vient encore de l’être.M Rhodes répond que le député en question n’avait été autorisé par personne h faire les déclarations en question.Gomme nn Je I «'attend plus maintenant que Presse de plus près, il dit que les paroles du députe onl été mal rapportées par les journaux.Ce depute.d’après M.Rhodes, aurait simplement dit à ceux qui demandaient une réduction de la taxe sur le sucre, que leur demande serait prise en sérieuse considération.LETTRES AU DEVOIR un des derniers ft parler.Il trouve „ - , .Non* ne pubTtons one Les letfrei •ignées, ou des communications accompagnées d’une lettra signée, •vec adresse authentique.Nous ne prenons pas la responsabilité de c# oui parait sous ceitw rubrioMCi "Je, A.B\ jure et promets sincèrement d'être fidèh?et de porter sincère allégeance à Sa Majesté le roi George V (oa au souverain alors régnant), souverain légitime du Royaume-Uni de Grande-Bretagne, d’Irlande et ries dominions britanniques au delà des mers, et du Dominion du Canada, et de le défendre de tout mon pouvoir contre tous complots de trahison et attentats quelconques qui pourraient être faits contre sa personne, sa couronne et sa dignité; et de faire les plus grands efforts pour révéler et faire connaître à Sa Majesté, à ses héritiers et successeurs, toutes trahisons, tous complots de trahison et attentats que je saurai se tramer contre lui ou Tun d’entre eux: et je jure tout cela sans aucune équivoque, restriction mentale ni réserve secrète.Ainsi, Dieu me soit en aide.” M.Bennett a laissé entendre qu'il faudra une conférence de tontes les parties intéressées avant de changer la formule du serment d’allégeance.Quelques bills Le ministre des Chemins de fer, le Dr Man ion.a fait voter en première lecture un bill pour amender la loi de In Commission des chemins de fer.de façon à ce qu’aucune compagnie ne puisse abandonner une voie subsidiaire (branch line) sans l’autorisation de la Commission.Un député progressiste albertain, M.Conte, a fait voter en première lecture également un bill qui fixe le maximum du taux de l’intérêt, sur n’importe quel prêt, à û pour cent.Le hill incorporant la Sarnia d: Port Huron Vehicular Tunnel Corn- réclame cinématographique sur "la France, pays de la mesure et du bon goût, terre recouverte d’églises et de châteaux, refuge de toutes les élégances, synonyme de grâce." et une lettre de son correspondant parisien qui concluait, en termes galants, d'après une conférence récente, que le théâtre français se plaisait à analyser des cas pathologiques et qu’il ne faudrait pas juger la famille française d'après ces représentations./ DEVINEZ Soyex aux écoufes: C.F.C.F.le 5 mai, à 8.30 p.m.Iras, curé, eut lieu à la sacristie.Après une convaincante exposition du programme acéji.ste, cinquante-deux jeunes gens s’inscrivirent pour constituer le cercle “Poitras” et se choisir des chefs.M.le curé, réclamé comme arnnô-», „ , nier d’honneur, confia la nouvelle Aous ne savnns trop re qu H en organisation à son vicaire, M.l’abbé est de la famille française.Mais nous connaissons la famille cana-dienne-française cl nous savons combien ces histoires de ménages à trois sont opposées à toutes ses traditions el qu’elle s’insurge contre te rôle odieux qu’on fait tenir sur la scène aux maris et aux femmes.Malheureusement exempla tra-hunt.Si vous voulez pervertir une société, offrez-lui, sous le couvert de l’art, le spectacle de moeurs libres, el peu à peu elle les imitent.Il est temps, croyons-nous, que le cri d’alarme soit lancé.Le Devoir l a d'ailleurs déjà fait dans un billet du soir.Mais il faudrait que les été.menls sains de notre peuple s'organisent sans tarder et apposent à L Brissete.L’aumônier général dut partir immédiatement pour une autre conférence qu’il avait à donner, le soir même, sous la présidence de M.le curé Auguste Paré, aux paroissiens de Saint-Paul l’Ermite, sur “Les oeuvres de jeunesse”.Nous sommes heureux d’annoncer que le cercle "Joliette” vient de s’adjoindre une avant-garde du même nom, formée d’une vingtaine de jeunes de notre ville et destinée ft préparer de futurs membres au groupe principal.Cette initiative est due au zèle de l'aumônier.M.l’abbé Ez.Fafard.Toutes ces nouilles et si brillantes organisations de l'A.C.J.C.a troisième lecture Mardi la Chambre s'occupera de nouveau des résolutions budgétaires et ensuite du bill des chemins de fer.Emile BENOIST extraordinaire que tant de députés ministériels aient voté récemment contre le bill des loteries alors (pie ees mêmes députés ne trouvent pas extraordinaire que l’on spécule sur le sucre.A onze heures, la taxe sur le sucre n’était pas votée.M.Rhodes n’avait pas non plus accordé l'enquête qu’on lui demande.Le serment d'allégeance M.Ernest Lapointe vient de soumettre ft la Chambre un bill qui a pour but de changer Jn formule du serment d'allégeance, de façon à ce que le serment en question soit à l’avenir conforme ft l’esprit comme à la lettre de l’acte de Westminster qui déclare que la Grande-Bretagne et les Dominions son! maintenant sur un pied d’égalité.Dans la nouvelle formule, le mot Dominions est substitué au mot Possessions.La nouvelle formule pour la prestation du serment se lit comme suit: LA KEWAiîAnrr on XE fait I COTPATISSANT* fS» dê Ptr.Jruu, ft /««(ice il y , U tnllicifude.” iVcfr* Société * teguitte de f une et de I tutre.Amtranc* funéraitc Diicction d« funéraiile» Sftloni Mortuaire* Ambulenee* privée* Tel.: Plateau 7-9-11 LA SOCIÉTÉ COOPÉRATIVE ______ DE FRAIS FUNERAIRES ! Demandez notre RUE SAINTE-CATHERINE, 302 EST p,0*p,c,“» Docteurs, Consultez ! I I les Grands Constructeur» de France Compagnie Générale de Radiologie Rayons X Toute l'électricité médicale -—Gallois & Cie— Ultra-Violet* — Quartz In fr*-Rouges Lampes aaclatlques pour salle» d'operation».—Etablissements G.Boulitte— I Instrumente de Diagnostic —Collin Cr Cie— Instrumentation chirurgical» par excellence.1 Servie# d'ingénieur électro-rftdtologtüte Conditions fftclie» Prix, cat&luauc» #ur demande.PAUL CARDnüAUX, D.Se.PRECISION I^ANÇAISE ' 428 Cherrlcr \ HA.2357 MONTREll Refrancisons, mais.Montréal, le 28 avril 1933 M.le.Directeur, Il se fait actuellement une grosse propagande dans notre province en faveur du film partant français.On va jusqu’à en appeler au miracle canadien: "Sait-on que le miracle canadien pourrait un jour disparaître, si Ton continue de laisser les idées et les sentiments américains nous envahir comnte ils le font aujourd’hui! Combattons énergiquement cette regrettable assimilation en encourageant de toutes nos forces le cinéma pariant français qui nous apporte, par le progrès, la voix de nos ancêtres”.La voix de nos ancêtres.te miracle canadien.ne dirait-on pas qu’il n’y a là qu'une question A! * i .r, .mifn lion !*?*21» Fel est le titre de la conférence acclamation, saut pour m quamw.- - vv.ir„ name ,l, (;rA.no 1.où l’élection aura lieu le I ?eUeSauënde l?éc^ à 8Te,me8 30, mai prochain.La nommahon pour ’s •” j® R ,, Georges Lévesque, ce quartier aura lieu le o p dip,ômé en sciences sociales La bonne année pour aller en cun candidat ne s’est présente pour ce quartier.Le maire Aimé Léonard se trouve ainsi réélu par acclamation,avec les échevins Sévigné Chemier, Camille Drapeau, James Last, Frank Lanthier.Il n’v a qu’un seul éche-vin nouveau, M.J.-D.-R- Bergeron.La Société Médicale de Montréal La huitième séance de la Société Médicale de Montréal aura lieu au Pavillon Bourget de l’hôpttal St-Jean dxe4P'eu* soir, à D h précise», «ou» la présidence de M.le docteur O.-A Gagnon.Le programme suivant a été Pr^P^fè^vec l aide du Bureau Médical de 1 Institution.a i Système explicatif d'une délirante dans un cas de psychose hallucinatoire chronique.i Présentation de malades i M.P.LARIV1ERE b) Hydrocéphalie.(Présentation de maia- deS)' M J.-C.LAROSE ci Arsenicaux pentavalents et examen «lu fond de l'oeil.M.G LOIGNON.di Auto-mutllatlon et corps étrangers, (présentation de malades).M.Eug.DUFRESNE e) Tumeurs hypophysaires.(Présentation de malades) M Emile LEGRAND, fi Lupus.(Présentation de malades).M.G.RAVENELLE.MMFtOhtSBELLEFBUILLE et LARIVIERE Tous les médecins sont cordialement invités à assister à cette réunion.Québec, 2 (S, P.C.) — Le centenaire de la première réunion du premier conseil municipal de la cité de Québec a été célébré hier soir par une grande assemblée dans la salle du conseil.Quatre anciens maires étaient présents: Sir Georges Garneau, Joseph Samson, Dr Valmont Martin, J.-Oscar Auger.Le maire La vigueur présidait.L’échevin P.-H, Bédard, descendant du premier maire de Québec.M.Elzéar Bédard, a prononcé une courte allocution, ainsi que les quatre anciens maires présenis.Parmi les anciens échevins présents on remarquait: le sénateur Jules Tessier, Elisée Thériault, con Décisions de la Cour d'appel La (mur d’appel a rendu satned les jugements suivants: Doubilet e le roi.appel rejeté; Guenn et le roi, appel rejeté; Gorbeil et le roi, appel rejeté; Denault et Belouin.appel rejeté avec dépens; Bail et Brown, appel maintenu, jugement rendu pour $575 avec dépens, M.le juge Saint-Germain dissident; Boulais et Sew Commercial Hotel, appel maintenu avec dépens; Ber-thiaume et lu Presse, appel rejete avec dépens; Watterson et Montpe-tit, appel maintenu et action ren-Bruneau et Généreux, appel ___| diplômé _ de l’Université de Lille et professeur chez les Dominicains à Ottawa.Ce titre un peu énigmatique pose tout simplement la question à l’ordre du jour, celle du fameux mouvement de M.Woodsworth, député .de l’Ouest.M.Esdras Minville, professeur a l’Ecole des Hautes Etudes de Montréal et sociologue distingué, présidera cette conférence Des artistes de renom ont bien voulu accepter l’invitation qui leur a été faite de se faire entendre en cette circonstance.Ce sont Mme G.Manseau, Mlles J.Valois et J.Girard, et M.Jacques Catuda Les membres des A.F.A.C.C.sont priées d’assister à cette conférence qui ne peut manquer de les intéresser dans l’oeuvre d’éducation sociale et familiale qu’elles poursuivent selon le but de leur fédération.L’entrée à cetie conférence est gratuite.(Communiqué) A Verdun LE NOUVEAU CONSEIL MUNICIPAL TIENT UNE ASSEMBLEE SPECIALE ortie 1 ascht- lenu et montaiTt du jugement porté .lie $1.500 à $2,836 avec dépens, M.tait un je jUge Xeiiier dissident; Bernard appel aux citoyens pour conserver j et ,e roi appP| maintenu, convlc-à Québec son caractère français.tjon et SPntence cassées et nouveau procès ordonné; Frigidaire Çor: puté de Monlmagny, C.-E.reau, Dr C.-R.Paquin.Sir Georges Garneau a Enfants blessés DURANT LA JOURNEE DES DEMENAGEMENTS Plusieurs accidents sont survenus à des enfants hier, journée des déménagements.L’ambulance de l’hôpital Sainte-Justine a eu beaucoup de travail hier soir et a ramené cinq enfants blessés.Paul-Emile Côté, 5 ans.1308 rue parution et Malone, appel rejeté avec dépens; Guaranteed Pure Milk Company et Crane, appel rejeté avec dépens, MM.les juges Howard et Létourneau dissidents; Levinstein et Rogatko, appel rejeté avec dépens.___ L’oeuvre du livre français Le nouveau conseil municipal de Verdun a tenu hier soir une assemblée spéciale.M.le maire Hervé Ferland présidait; les échevins Bombardier, Lafrance.Dansereau et Lalonde, du comité exécutif, qui sont les représentants des propriétaires.étaient présents; l’échevin ennu sameuj yyrrmenünger assistait aussi à la : GOlu>liei I s£ancPi iPS (rois autres représentants des locataires étaient absents.Un rapport de l’élection récente a été soumis au conseil, M.le maire Ferland a été nommé représentant de Verdun.dans la Commission métropolitaine de Montréal, et l’éehe-vin Bombardier a été nommé maire suppléant et a aussi été choisi comme le membre du comité exécutif qui doit signer les chèques de la cité avec le maire et le trésorier.Le maire et tous les échevins présents ont adressé des discours à la foule qui assistait à l’assemblée; ils ont remercié les citoyens pour leur élection; tous ont proclamé leur dévouement au bien-être de Verdun et de sa population et ont insisté sur la nécessité de la coopération entre la population et la nouvelle administration.Après la séance, il y a eu réunion du comité exécutif, à huis clos.IUR0K VOUS VERREZ PLUS .À MEILLEUR MARCHÉI Avec ’.argent de vos vacances, vous verre* encore plus de l’Europe, cette année, que vous m; vous y attendez .: .car le change actuel vous permettra de prolonger vos vacances en Europe de plusieurs milles et de plusieurs semaines.Fêtes, foires, festivals, événements sportifs importants, autant de distractions que vous trouverez là-bas.Ceux qui désirent y faire un séjour prolongé seront heureux d’apprendre qu’on peut vivre eu Europe pour aussi peu que $30 par mois.Embarquez-vous de Montréal ou de Québec à bord d’un grand “Empress” blanc, d’un élégant "Duchess” ou d’un populaire “Mont”—le plus grand paquebot de la flotte: “Empress of Britain”—traversées rapides—départs fréquents.Renseignez-vous sur les voyages i bas prix toutes dépenses comprises.S’adresser à l'agent local, au bureau maritime de la gare Windsor ou à D.R.Kennedy, 201 rue Saint-Jacques ouest.PLateau 2211.’ PACIFIQUE CANADIEN Quelque choie A faite tous les jours dalala 11m brlt«-nl*u*a •—Fête du Roi, avee revue des troupes de la tarde k Londres— Cnunee.Royal Ascot.Fr-marhet — Tournoi de tennis International, Wimbledon — Coneoura hippique International —Featival dramatique, Strafford-on- A von— Championnats de golf amateur, A Hoylake BuSde—Courte» dn yacht Inter natlonaue, à Stockholm—Faitl-val dea société» cho-rala, S Gothenbour*.Fr» n»e—Fêtea— Pardon»—Course» et ei position» de modaa.Suisse—La FSte dea K1 sur» internationale, à Genève.I telle—La Fête-Dieu -La Fête de Saint-Jean, è Rome—La Fête de Saint-Pierre.Alisme fee—12* Femlval Moa&rt.à Wnrt»bourg, Hellende—Featival Wagner.A Amsterdam.La vengeance j Collège de Saint-Laurent d’un camionneur! Feu de R.Frère Héraclas-Joseph Le vice-provincial des Frères de l’Instruction Chrétienne, le Frère Héraclas-Joseph, est décédé à La-prairie à la suite d'une maladie de quelques semaines.Il était né le 22 avril 1879 à Guern (Morbihan) et il était entré Joseph Lajeunesse, 33 ans, 6429, rue Cartier, est à l’hôpital Notre-Dame en danger de mort, après avoir été frappé intentionnellement par le conducteur d’un camion.Le blessé a raconté aux détectives qu’il avait réussi à obtenir l’emploi d’un conducteur de camion et qu’il devait commencer lundi.Celui qu’il devait remplacer se montra furieux et chercha noise à La-jeunesse qui refusa «le se battre avec lui.Voyant cela, l’homme sau-la dans son camion et le lança sur la victime.Lajeunesse, rudement atteint, put quand même retourner chez lui, mais au cours de la nuit de samedi à dimanche, il se trouva si mal rpJ’un voisin dut le faire transporter à l'hôpital Notre-Dame.Il per- _____________ ______________ _______ dit connaissance et ce n’est qu’hier Parent.La soirée du grand public AT H ALI E A L’AUDITORIUM La vogue des pièces classiques n'est pas près de s’épuiser.A peine annonçait-on qu'Athalie, de Racine, serait portée à la scène par les élèves du Collège de Sainl-Laurent que déjà les demandes de billets affluaient au secrétariat.A tel point qu'il a fallu augmenter le nombre des représentations.Une autre matinée pour le samedi 13 mai vient s’ajouter à celles des 4 et 6 mai.Les choeurs de Mendelssohn préparés sons la direction éprouvée du Prof.J.-J.Goulet seront interprétés au complet et accompagnés d’un orchestre choisi de 35 musiciens.Une figuration nombreuse de 150 personnes évoluera sur le vaste plateau de l’Auditorium, dans une féerie de couleur tout orientale.Les décors sont préparés sous la surveillance de l’architecte Lucieft ., Une des oeuvres les plus inipor- ., , Delorme, jouait rue \isitatimi, près tantps (je \a Société Saint-Jean-Bap- lout Jeune a la maison-mere de la de la demeure de ses parents, lors-1 t(s(e ({e ^Qnivé„\ au point de vue de : congregation, a qu'une automobile i a frappé.st jYJn/i’rc du tivre français.1 nées d’enseigne -•*- -’.a cueille**-lr"‘ - matin qu’il est revenu à lui.Les médecins ont averti la police qui a interrogé Lajeunesse.Lorsqu’elle a appris qu’un conducteur de camion avait frappé le blessé intentionnellement, elle a commence des recherches pour localiser l’homme.Comme Lajeunesse ne peut encore fournir beaucoup de détails, la police doit se contenter d’une description sommaire.Elle Ploërniel.II était da après quelques an- ^ espère arrêter l’individu sous peu lenient en France, Il f est fixée au lundi 8 mai.On retient les billets au Secrétariat des Anciens: Bywaler 0931 et 0483.(Communiqué) Permis de construction Au cours du mois d’avril, la cité de Montréal a accordé des permis île construction pour $343,445 contre $661,312 pour le mois d’avril 1932.soit une diminution de près de la moitié.Le chiffre de $343,445 se divise jcomme suit: $105,888 pour_nouvelles construction et $237,557 pour pilai Sainte-Justine où les méde- Elle consiste à faire la cueillette ¦ fut successivement directeur ài .m.• i cins craignent qu’il ne souffre à domicile des livres, revues, tracts.! Farnham et directeur de la maisnn- j £1 ub OUVfîër MontCfllmi d’une fracture du crâne.etr (jonj notre population peut mère canadienne.En 1927, il fut ______ L , Hier soir, vers 5h.30.Robert disposer pour en faire ensuite la nommé visiteur des écoles à Mont- L Club ouvrier des citoyens rjelreparallons dernier, des Trépanier est tombé d’une hauteur distribution a nos hospices, refu- real, poste qu H conserva jusqu a sa , M()ntra]m tiendra une assemblée! Au mois (1 avril, i an o de 20 pieds en arrière de la rési- ges.orphelinats, cercles de jeunes-, mort.j riemajn sojr.ie 3 mai, dans la salleypertn»8 747 pour nouvelles se, etc.Les funérailles ont eu lieu ce ma- Rochon.5888.avenue Papineau, ^r'Viinns ’et $251 565 pour ré- La Société demande spéciale- tin au noviciat des RR, FF.de l’fns-1 8 heures 30.Tous les membres sontlconstructions e , douce de ses parents, 1886a rue Yi sitation.Une planche de la galerie s’est brisée et l'enfant a passé par le trou.On craint qu’il n'ait subi ! une fracture du crâne.Jacques Dupuis, 3 ans, 6673 de Saint-Valier, est tombé du deuxième étage de la demeure de scs parents hier soir vers 6h.30.On l’a transporté à l’hôpital Sainte-Justi- demande spéciale- tir ment à ceux qui déménagent de ne traction Chrétienne à Laprairie.rien jeter de ces publications, car toutes peuvent servir.Quel bien au point de vue religieux et français la lecture de ces imprimés fera à nos malades, à nos orphelins, à nos chômeurs et surtout à notre jeunesse qui, tous, ont ne ou les médecins craignent pour besoin de s’occuper l'esprit et de se ses jours.cultiver pour améliorer leur situa- Jean-PaUl Girouard.4 ans.a été priés d’être présents.parafions.transporté à l’hôpital Sainte-Justine hier après-midi vers 4h.30 après qu’une automobile l’eut frappé à l'angle des rues Préfontaine et No-Ire-Dame comme il courait pour traverser 1* rue.Une fillette de dix ans, Françoise Lamontagne, 5632 Des Erables, est en danger de perdre un oeil, Son jeune frère, avec, lequel elle s’amusait, l’a frappée dans la figure avec un bâton de balle au camp.Les médecins de l’hôpital Sainte-Justine espèrent sauver la fillette.Les élèves de Jean Riddez lion.La Librairie Granger Frère (limitée) et la Teinturerie La Salle (limitée) ont offert gracieusement le service de leurs camions pour le transport de ces colis au Monument national.Ceux cjui peuvent les faire parvenir eux-mêmes sont priés de les envoyer au Secrétariat général de la Société, 1182, rue Saint-Laurent.à Montréal, ou téléphoner à PLateau 1131.A l’hôpital Notre-Dame COMITE D HONNEUR ET CONSEIL ADMINISTRATIF Les élèves de Maître Jean Riddez donneront leur récital le 3 mai, dans la Salle Saint-Sulpice.fl s’em-barquera le 5 mai pour la France, nie de personnages distingués, horn A l’assemblée annuelle de l’hôpU tal Notre-Dame, tenue le vendredi 27 avril dernier, il a été constitué un comité d'honneur, conseiller d’occasion de l’administration, for- à boni de VAscanta.lÿtT' n ** ¦fC Bll mes politiques et autres, bienfaiteurs de l’oeuvre à divers titres de- j puis jdiisieurs années.Ce comité se compose comme suit: présidents d’honneur: M.ie sénateur F.-L.Béi- j que et M.L.A.Taschereau; conseil- i lers d’honneur: MM.Joseph Beau-1 bien, Aimé Genffrion, M.le sénateur Raoul Dandurand.MM.Ernest Décary.Beaudry Leman, S.-J.-H.Rolland.Victor Doré, les sénateurs Marcellin Wilson et Lasvrence Wilson et M.Pamphile du Tremblay.Voici maintenant la composition du conseil administratif élu à la même assemblée par les gouverneurs a vie: MM.Oscar Dufresne, Arthur Terroux, Joseph de Boucherville.Armand Chajmt, M.le sénateur Don’al Raymond, MM.Hector Racine et Henri Geoffrion.M.le chanoine Mousseau représentera l’Archevêché; M.Olivier Mau-rault.P.X.S., les Messieurs de Saint* Sulpice; MM.les docteurs !.de I., Harwood, H.-G.Bourgeois et Anselme Léger, le Bureau médical de l’hôpital.Son Honneur le maire de Montréal, M.Fernand Rinfret, est, de par son office, membre de ce impseil.Wm.Wrigley Jr.a édifié une fortune de $150,000,000 et voici ce qu ’il dit.• • Quel que soit l'état des affaires .ne cesseï Jamais d’annoncer ! ” R WASHINGTON — De g»ucb« à droite M 'lamjay M»c Donald, premier sec>Jta*re d’Etet des Etats-Unis M R.B Oennett, premier ministre » I rance et ancien président du contrt.Mort de lady Mount Stephen Londres.2 (S.P.^•)* -r-M^y Mount Stephen, veuve de 1 «neten président du Pacifique Canadien est morte ici hier: elle avait 70 ans.- Elle était la fille de feu le cap i tel ne linistre de Grande - Br#tABn\ m.Cordell Huit, Robert George Tufnel! et rut m ^e-(.anada, M.Edouard Herr/>t, délégué de la con de femme du baron Mount Me phen, décédé en 1921.A C'est là un sage conseil pour les marchands de Montréal.Les énormes entreprises Wrigley sont un monument à la puissance qui les a édifiées: l’annonce.A venir jusqu’à 1931, Wrigley a dépensé environ $lp0.000,000 pour annoncer sa marchandise.Peu importe que votre commerce soit considérable ou non, l'annonce vous donnera des résultats proportionnels à votre effort.Quand les affaires étaient censées aller mal et le pouvoir d'achat plus bas.Wrigley ne diminuait pas son annonce mais l’augmentait.La croissance phénoménale de son entreprise a prouve qu’il avait raison.Si vous ne croyez pas à l’annonce quand les conditions sont incertaines.pourquoi gardez-vous vos vitrines ouvertes au public5 C’est aussi un genre de publicité.Mais le journal fait plus, il porte votre message à des milliers dans leurs foyers alors que quelques personnes seulement passent devant vos vitrines.Votre annonce dani Le DEVOIR atteint les hommes de profession et d’affaires, le clergé, les communautés religieuses, les familles aisées, etc., à Montréal, dans la banlieue et la province: dites-leur régulièrement ce que vous aves à leur offrir et vous verre* le succès couronner vos efforts.DEVOIR n* se eortente pue de »en«eigner, il enseigne. VOLUME XXIV — No 101 LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 2 MAI 1933 B!5 s ) Mm)e LETTRE DE FADETTE Les plaintes et les dénonciations des femmes sur l'inconstance des hommes sont innombrables: il esf évident quelle est facile à constater, et c'est bien souvent que la jeune femme soupire: "Il m’aimait tant!" Vous êtes-vous déjà demandé, ma petite amie triste qui votre mari aimqit quand il vous entourait de son admiration et de sa tendresse?S’étiez-vous pas la fiancée douce, aimante, fou jours aimable, dont la bonne volonté rêvait tous lès dévouements?Et après les jours charmants de la lune de miel, avec qui n-t-il fait connaissance, ce mari que vous accusez?Tout ahuri, il s’eSt trouvé en présence d’une compaqne maussade, exigeante, susceptible, impatiente, qui, pu lieu de s'occuper du repos et de l’agrément de Son mari, a fait passer, d'abord, ses préférences et ses fantaisies.Pour un repas retardé, elle était de mauvaise humeur, pour une sortie sans elle, elle pleurait, alors?.Est-il bien étonnant que, peu à peu, il se soit détaché d* celle qui la trompée, car il avait épousé une jeune fille charmante et sa femme est loin de t’être! Chères petites dames et chers jeunes maris, il n’y a qu'une règle pour inspirer et conserver l'amour, c’est d'être aimable! Trop d’êtres prétendent être aimés qui ne font rien pour mériter l’affection, et alors, les maris détestables se font détester et les femmes maussades sont délaissées fmur des femmes plus agréables.Ce n’est pas bien beau?Son, mais c’est bien humain et bien logique.Il serait bon de penser ri cela quand on est tenté de jouer au fyran ou à la mégère.Ce qui surprend le plus dans lout ceci, c’est que l’on s'étonne d’arriver au résultat auquel on a travaillé si assidûment.Oh! Thistoire est ancienne comme le monde: elle recommence toujours sous la même forme: d’un côté comme de l'autre, on néglige de conserver son prestige, et pourtant, quand il disparaît, l’amour s’envole.El dans la maison dé fleurie, un homme déçu et découragé devient un malheureux ou un vaurien: une femme délaissée se pose en victime ou en ré voilée.En se manant, ils possédaient les éléments du bonheur, mais il aurait fallu les utiliser pour l’édifier, ce bonheur, et ils ny ont pensé ni avant le mariqge, ni après.Chacun a eu l'illusion de commencer une vie facile et heureuse qui n’eùt été possible qu’avec une égale bonne volonté des deux côtés et le souci d'entretenir un amour si facilement détruit par l'insouciance et l'égoïsme.Le bonheur dans le mariage n'est pas une chimèrê: il existe dans nombre de familles, mais, comme toutes tes choses précieuses, il ne se trouve pas sans peine et il ne se conserve pas sans efforts.Plus celte vérité aura été méditée et approfondie, plus il y aura de gens heureux dans le mariage.Ils auront leurs soucis et leurs épreuves, mais ils passeront comme des nuages devant le soleil, et les coeurs unis le seront davantage après avoir souffert ensemble.En somme, dans la vie, il g a plus de beaux que de mauvais jours, et pour ceux qui, s’aimant à vingt ans, s’aiment encore à soixante, la vie, malgré tout, est bonne, ils la bénissent cl ils désirent qu'elle se prolonge le plus possible, Ils ont eu des ambitions modestes, le sens de leurs devoirs et la volonté de les remplir, chacun a voulu faire le bonheur de l’autre cl le proléger; appuyés l’un sur l'autre, ils ont marché en toute sécurité, possédant toujours leur amour qui de plus en plus devient l'amour immortel.FADETTE , Le secrec Prends garde.Si tu veux parler à ma tristesse, Ne lui demande pas le secret de ses pleurs, Ni pourquoi son regard se détourne et s’abaisse Et fixe longtemps sur le pavé sans fleurs.Pour distraire son mal, sa peine et son silence, N'évoque de l'oubli taciturne et glacé Nul fantôme d’amour, d’orgueil ou d’espérance Dont le visage obscur soit l’ombre de passé.Parle-lui du soleil, des arbres, des fontaines, De la mer lumineuse et du bois ténébreux D’où monte dans le ciel la lune souterraine.Et de tout ce qu’on voit quand on ouvre les yeux.Dis-lui que le printemps porte toujours des roses En lui prenant les mains doucement, et tout bas, Car la forme, l’odeur et la beauté des choses Sont le seul souvenir dont on ne souffre pas, H.de REGNIER La basque à nos costumes le gant.La roquetterie, qui ne connaît point de borne, va parfois jusqu'à mettre sur Jes chaussures comme sur les gants les garnitures en même tissu que la robe.Les voilettes qui nimbent les toques se font plus longues, plus larges, dessinant autour du visage une sorte de volant clair plus ou moins fourni.Amicale de Notre-Dame du Richelieu Les fêtes du lôOème anniversaire] de la fondation du Pensionnat de la Congrégation Notre-Dame, Saint-Denis-sur-Rirhelieu, auront lieu le 11 juin prochain.L’on demande aux anciennes élèves «le ce couvent de bien vouloir envoyer leurs noms et adresses à Mlle L.-Maric Noël.2310 rue Sainte-Catherine est, ou à la Supérieure.Congrégation Notre-Dame, St-Denis-sur-Richelieu.Toutes les anciennes sont convoquées à cette réunion et sont priées de considérer cette invitation comme personnelle.Les Amicales Féminines Quelques manières d'interpréter la nouveauté On peut réaliser de très intéressants et très élégants ensembles avec des manteaux plus longs, mais à condition que ceux-ci laissent voir un peu des élégances de la robe de dessous.Pour cela, on prendra une toilette en crêpe blanc imprimé de marine, sur laquelle on passera un manteau de crêpe bleu marine, juste assez dégagé devant pour laisser voir tout du long un peu de la robe.Les manches auront la même coquetterie; c’est-à-dire que coupées au ras du coude, elles laisseront dépasser un large bouffant de la robe de dessous.Mais le plus original de cette disposition consiste à garnir le col rond en soie marine qui recouvre le haut du manteau d'un plissé de crêpe blanc à fleurs imprimées bleues.Ce plissé clair couvre une partie du buste et forme une garniture tout à fait nouvelle sur le manteau.C’est une idée dont on peut tirer profit alors qu’il s’agit de combiner un costume destiné à une dame d’un certain âge.Pour elles aussi, des robes en ’rèpe météore noir avec haut de robe en satin blanc à pois noirs .seront charmantes et pratiques, portées avec un petit paletot de métco-c noir; celui-ci est doublé de satin blanc pastillé de noir et bordé tout autour de coquilles gansées se rejoignant les unes aux autres; la manche courte, élargie au coude, laisse dépasser le bouffant du corsage de satin blanc.Lne idée amusante, mais qui convient surtout aux jeunes silhouettes, est relie du costume fait d une jupe de chine marron et d’une blouse en chine marron quadrillé de blanc.Elle se recouvre d’une vèste sans manches, nouée à la taille, et de même tissu que le corsage.On observe d’ailleurs beaucoup de fantaisie et d’inattendu dans la composition des blouses, et l’on remarque surtout la tendance manifestée par la mode à accorder à une jupe claire la fantaisie d’une blouse de ton foncé.On ne craint pas, par exemple, de porter avec une jupe rouge une blouse de soie-marine ou noire; avec une jupe grise, une blouse grenu!; avec une jupe beige, une blouse vert bouteille, etc.Chapeaux, fleurs, plumes et gants Voici maintenant que nos modis-tës nous présentent, à côté des petits bibis de paille de forme plate drôlement plissée.des formes plus hautes, plus droites, inspirées du béret de pâtissier, de la calotte de zouave, du tarbouch, du turban, du képi français, du feutre alpin italien ou du Robin Hood.Ces chapeaux nouveaux plairont-ils?c’est ce que l’on ne peut encore savoir; mais il est certain que bien des femmes seront heureuses de retrou- ver, à côté du mignon chapeau rarement seyant, des formes plus portables et plus coiffantes.Le succès qui a accueilli la venue des toques de plumes et des toques de fleurs nous prouve combien les femmes recherchent les formes raisonnables, nettes et coiffantes.Voici maintenant que nos modistes essaient de lancer la mode des paradis, de ces somptueuses aigrettes qui, si orgueilleusement, se dressent en panache sur nos pailles.Nous sommes depuis si longtemps déshabituées de la splendeur de ces panaches, que nous aurons du mal à nous accoutumer à leur beauté, faite surtout pour accompagner l’élégance des robes de courses et de celles de cortèges, La poétique guirlande de fleurs que l’on commence à voir éclore autour des chapeaux de paille, nous semblera certes plus facile à porter.La mode, cette année en particulier, s’inquiète de tous les détails de notre parure et se préoccupe énormément du sort de nos gants.Cette sollicitude ne tient-elle pas à ce détail de la mode d’été qui veut que nous portions beaucoup de manches courtes nécessitant des gants Jongs?Et ces gants se font assortis à la robe! ou garnis de fantaisies semblables à celles qui décorent la toilette! On voit des mitaines tricotées en fil, en soie, en cordonnet de couleur ou au filet; des gants verts, rouges, bleus à cris-pins pour le tailleur; de longs gants en satin avec manchettes pour robes habillées.Quelques-uns sont en même tissu qué la robe leurs manchettes très hautes gainant le bras et s’arrêtant au coude de manière à dégager un peu du bras nu entre la manche courte et LE BIEN-FONDE DES AFACC Pour considérer le vrai sens el la véritable portée d’une action collective ou individuelle, il faut juger de son objet et de sa fin, des circonstances qui entourent cette meme action, étant pour elle une sourre de moralité.Beaucoup de la puissance d’une action se détermine dans son bien-fondé.Le bien-fondé imprime à l’acte humain sa grandeur de caractèic; cette grandeur de caractère est un point essentiel, je puis dire, à lu moralité des actes.Aussi importe-t-il de réfléchir sur les trois divisions qui assurent à l’action toute sa valeur, en lui gardant conformité avec les lois de la raison droite.' Nous eu sommes à traiter des AFACC, du bien-fondé de J’oeuvre qu’elles exercent dans de multiples domaines qui ont une fin d’apostolat, un objet d’évangélisation, de re-christianisation du foyer et de la société, par Faction féminine sagement orientée.Considérons, en même temps, les circonstances qui ont amené l’organisation du bien pour la lutte contre le mal, par le moyen clés oeuvres de l’action so-1 ciale hiérarchique.“Fa femme, a dit Jules de Maistre, n’est pas uniquement condamnée à ia médiocrité,, elle peut pré-, tendre au sublime, mais au sublime i féminin".• La réformation entreprise par] les AFACC est de cette nature qui est, sans contredit, un instrument «précieux, propre à servir les plus nobles causes.Il s’agit de grouper les forces et les énergies; d'enseigner la science de i apostolat, de faire dominer les niées saines et justes.L'élan donné, les coeurs et les esprits sont entraînés à la poursuite du bien.L'action féminine dans les oeuvres de bienfaisance ne peut plus uniquement s'en tenir au côté matériel des choses et rie l’individu, alors que des maux plus pénibles due ceux touchés du doigt ou pan- sés par la main menacent de se propager sans limite dans la société.Chez la femme, l’heure est venue où la véritable conscience sociale doit se réveiller et agir.Les arguments sincères en faveur de l'action catholique arriveront à lui prouver que l’exemple et la poussée du bien sont le;: meilleures armes de défense à opposer aux attaques des doctrines libres et perverses.La femme, gardienne du foyer, soutien de i'idéa?dans la famille et la société, le restera à la condition qu’elle soit apôtre convaincue.I.es AFACC on* donc entrepris un travail de restauration chrétienne.Leur action a de la grandeur; elle prêche les leçons de l’FNangi-le, l’observance des lois de la morale l’obéissance aux lettres des papes et des évêques elle entraîne avec un enthousiasme puissant et répond à leur devise, vrai poème d’idéal.Leur action a aussi de la largeur; elle apprend le désintéressement, l’abandon de ia personnalité en faveur de l’oeuvre collective; elle mène la campagne du dévouement et de la prière, prépare la survivance du foyer par le rayonnement de l’esprit chrétien, aide à conserver dans la société les traditions de foi.de moeurs et d’éducation.Le succès de si grandes choses vient le plus souvent du don de soi.du sacrifice.L’action des AFACC a enfin de ia longueur; elle aide la femme à se faire une âme plus forte, une volonté plus trempée éprise de persévérance, condition de la victoire; ainsi elle traversera sans défaillance les difficultés, les surmontera avec courage.Les AFACC ont établi les bases de leur fondation dans cette pensée.le "Rayonnement du foyer par \$ Christ”.Cette lumière qui éclairé leur apostolat ne peut s’éteindre, et leurs activités seront sûres de se développer en prandeur, en largeur et en longueur.Le Théâtre des Petits Les enfants du Théâtre des Petits se promettent, lors des prochaines représentations qu’ils doivent donner, de se surpasser, sachant que dans leur succès, leur professeur cl dirtu trice, Mlle Camille Bernard, trouvera un peu de réconfort dans le malheur qui vient de la frapper si cruellement, et lui sera en même temps une récompense doublement méritée pour le travail qu’elle s’impose, afin de ne pas reculer devant le dévouement qu'elle se doit de déployer envers les élèves du Théâtre des Petits, son oeuvre, et un peu aussi celle de sa mère, qui fut, on le sait, sa collaboratrice et son soutien.Les représentations que prépare le Théâtre des Petits auront lieu dans la salle du (iesù, rue Bleury, le samedi, 27 mai, en matinée, et le mardi, 30 mai, en soirée.Pour renseignements, tél.HA.!)993.^ ^ (Communiqué) Ecole Ménagère Provinciale Ce soir, à 7 h.30, à l’Ecole Ménagère Provinciale, 401 est.rue Sherbrooke, le Dr F.J Asselin, professeur de physiologie à l’Université dp Montréal, donnera le cours rie diète qui portera sur les ferments digestifs.Il y aura projections lumineuses.Dames et messieurs sont admis.Un prix sera tiré au sort.Elle a suivi le con- < sell de sa tante Se sent bien, depuis qu’elle a pris le Composé Végétal de Lydia E.Pinkham "Je souffrais d’irrégularités et douleurs.La soeur de ma mère me recommanda le Composé Végétal de Lydia E.Pinkham et m'engagea à en prendre.J’ai maintenant un bébé de neuf mois.Depuis sa naissance, je suis normale et me sens bien portante."—Mmk Fred More S06, 6éme Avenue, Verdun, P.Q.Fête du séminaire de joliette j La Fête du Séminaire de Jolietle aura lieu mercredi soir, le 10 mai prochain.A cette oecasion.les élèves du Séminaire interpréteront le chef-d’oeuvre d’Edmond Rostand, Cyrano de Bergerac.Fe lundi, 8 mai, à 8h.p.m.(heu-j re normale), il y aura une représentation publique de Cyrano de Bergerac, avec programme musical.Le Denier national Le samedi, fi mai sera le jour du Denier national.C’est la Fédération nationale Saint-Jenn-Baptiste qui nous tendra la main ce jour-là et avec une discrétion dont on lui saura gré.Dans les boites closes des jeunes filles souriantes au coin des rues, déposez de grâce votre obo]e.Si petite soit-elle, elle se mul- EATON MERCREDI Jour du Sous-sol Mercredi le Soua-Sôl vous présentera une série de grands spéciaux en articles pour le chex-soi, machines à laver, poêles, articles d’ameublement, vêtements, etc.Vous pour> rex profiter des grandes aubaines du Croce-taria et de la Boucherie.Venex de bonne heure, visites chaque rayon et économises.Magasin ouvert de 9 a, m.à 5.30 p.m. (1) Alaunla — Aurania - Asoanla — Auaonia.(2) —Montrose — Montclare.(3) —Empress of Britain — Traversée S Jour* Classe touriste en plus: IÏ3: Empress of Australia, touriste, en plus: $«,00.(4) ~Empress of Britain, troisième, en plus: $11.Tournée Européenne — 29 jours PARIS (6 jour), Genève, le lac Léman.Montreux, les Alpes, le Simptdn, Milan, Venise, Florence.ROME (5 jours).Gènes, Nice, Les Corniches; la Côte d'Asur en autocar, Marsedle, Carcassonne.Lourdes.Lisieux.Visite en autocar; ^258 $20.00 guide partout; 2 personnes logeant ensemble Hébergement, chambre seul — en plus Prolongation d’une semaine: PARIS et LONDRES: 2 jours, y compris, visita en autocar.Embarquement à Liverpool, $27.00 En Europe une seule classe quelle que soit la classe choisie pour les traversée*.Ces voyages individuels offrent tous les avantages d’un voyage en groupe, mais à un coût moindre et une plus grande liberté de mouvement.Sont compris : Hébergement réservé dans de bons hôtels ¦ transfert au* arrivées et départs; visite partout avec guide etc’ Un voyage en groupe comme ci-dessus coûtait en 1928-29: Classe cabine $675 Classe touriste $575 Nous offrons présentement le voyage ci-dessus de 47 jours: Classe cabine $485 Classe touriste.$432 PROFITEZ DE L’AUBAINE — ELLE NE SE PRESENTERA PLUS.LE DEVOIR Service des Voyages 430, Notre-Dame Eit Montréal Feuilleton du "Devoir" Dette sacrée | par MOUATiS _ aiiiilillîliill 13.(Suite) Pourquoi ma cousinp a-t-elle i défendu qu'on nous prévint de sa maladiè, le savez-vous, Monsieur?— Ma tante ne soupçonnait pas la gravité de son mal.et aussi.Aussi?— Je ne sais si je dois.— L'est donc un mystère?— Ni pour vous, ni pour moi, mais cela m'oblige à aborder un sujet délirât.— Ah! Monique, la sage Monique, n'était pas loin de regretter le mouvement Irréfléchi qui l’avait placée dans la voiturette, près de Luc, dont la voix qui tremblait devint tendre et suppliante.Vous voulez bien que je parle, n'est-ce pas?Ma présence à Grand-Joltprè est le véritable motif qui dicte à ma tante le désir de vous éloigner.Depuis qu'elle connaît mon secret, elle craint l'indignation de M.de Valladret.— Mais, balbutia Monique, qui hii a dit?— Mol, hélas! moi, un jour que le stupide empressement d’Amory prés de vous m’avait exaspéré; aussitôt elle a déclaré que je devais partir.lez-vous cette minute bienheureuse pour moi.dans la prairie.- Ma cousine sait-elle encore cela?Les mains jointes, Mile de Val U-dret tourna vers Fontanes son beau visage autour duquel la gaze de l’écharpe projetait une ombre très douce.— Non.mais vos paroles contenaient une promesse, celle de ne pas vous engager à un autre.J'y puiserai la force de surmonter tous les obstacles qui nous séparent R n'y a qu'un obstacle: la volonté de mon pere; elle esl irréductible.Vous ne partagez cependant pas ses préjugés; vous ne méprfsez pas un honnête homme qui n’a pas une lignée d’ancêtres.Je n'ai pas ses idées, dit Monique avec douceur; mais je n’ose le blâmer d’y demeurer si profondément attaché Lomprenez-le : il n’est pas de son temps Un jour ou l'autre, les exigen* ces de la vie moderne le lui feront comprendre.N'y compter pas; sa [ni dans eiélé il y a deux siècles a donné à sa façon d entendre le devoir une forme absolue, irrévocable.En dépit de ses erreurs, ce qui le rend respectable c’est la générosité avec laquelle il y a immolé sa vie.Maintenant il sacrifie la vie de ses enfants, gronda Fontanes.— Vous ne lui ferez jamais comprendre que nous ne sommes pas très heureux de suivre son exemple.Moi aussi, je veux préserver le nom que je porte de toute déchéance; mais mon père et moi différons sur ce qui peut cnlachcr l'honneur de ce nom.La dure leçon qu’il a reçue dernièrement aurait dû l’éclaircr! Lyprien.murmura Monique.— Oui; Lyprien, un honnête garçon qui nourri d’idées fausses pour tenir son rang a failli sombrer.L'auto n'était plus qu’à cent mètres de (irand-Jolipré; un immense rideau d’arbres voilait la maison de ce côté.Luc arrêta la machine près d’un boisson qui les cachait, |g jeu ne fille descendit dés qu*i! eut m Et votre voyage, r'rtait?.L'exil; pas sans espoir, rappe- les principes qui rtgissairnl la so- 'pied « terre.Toute droite devant lui, les veux levés vers son visage, elle dit d'un accent profond.Vous savez !a folie de mon malheureux frère parce que e’esl vous qui l'avez empêché de commettre son crime.vous qui.par voire générosité, après avoir risqué votre vie, nous avez sauvés de la honte.L'est vous, j'en élais certaine! Pour reconnaître un pareil service, mon père serait callable, lui aussi, de vous sacrifier sa vie.mais hélas! pas se* principes, cl s* vous avez espéré.Une violente rougeui envahit le visage de Lue.oh! mademoiselle Monique! que) soupçon! Mc croire capable d'exploiter les deux gestes dont ma force physique et ma fortune diminuent de beaucoup la valeur! Le visage de Monique s’irradia: Vous êles incapable de tout ce qui abaisse, je le sais; mais aver tout autre que mon père c'eûl été très naturel de penser que la récompense désirée par voua élail bien faible.t,uc sourd et ajouta ~~ M.de VaiUdret ne doit pas sa- voir mon nom; Lyprien l’ignore aussi; cependant, pour lui faire du bien, le soutenir, il faut que je me fasse connaître; j’aurai s„ promesse de me garder le sèeret.Surtout ne croyez pas que je vous ai méconnu, supplia la jeune fille.Penché sur elle, Fontanes plongea son regard dans les veux de velours tout humides de larmes.Vous, me méconnaître?Ma précieuse récompense c’est de vous avoir entendue dire."J'étais sûre que e’élail vouai" Désormais voire frère est un lien entre nous; je vous jure de ne pas l’abandonner à sa faiblesse, de lui apprendre que son noir doit être une source d’énergie non d'orgueil.Merci, murmura Monique; sans vous c’était la honte! - A votre tour, promettez-moi de tenir ferme, et d’attendre notre bonheur.— Attendre.attendre.loti-jours alors’ Ne compromettes p»** j votre avenir en poursuivant un ré-ivç.mie autre est destinée à vous rendre heureux, et moi j’entrevois ma vie chargée de grands devôirs.Mlle de Valladret retira doucement la main que Luc avait prise; il la laissa partir sans autre protestation.H vit l'ombre de la jéune fille s'allonger dans la grande prairie; une minute elle s’arrêta, fit un signe d’adieu et disparut dans l’avenue.En la précédant pour l’introduire, In femme de chambre voulut lui expliquer ce qu’elle savait : "Tout le monde parti aux Aubiers.Madame.restée seule, va être enchén-tée.” (à suivre) Avex-vot/s besoin de bene II- vrex?Adressex-vous ait Service de librairie du “Devoir”, 430 rue Notre-Dame est, Montréal.(Té* tèphone: HArbour 1241 •), ce Journal «t Ur prim* »u Ne «e, ni* Notre-TNim* «*t * MontrtaL per 1” rmpr.morte Pnpuletre (A rnejxmiieblJIlé limit»., ! ieurlce-proprietolr#, George» Feilett*».Mi-J ftcteux-tèrxak.'S 0101485348015302014853534848230100010223484800010001530100 5573340955 LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 2 MAI 1933 VOLUME XXIV — No 101 WM LES NOUVELLES EN RACCOURCI Le blé Un nouveau mouvement de hausse a fait avancer les cours dune couple de sfius le boisseau à Winnipeg et a Chicago hier, mais une vague de prises de bénéfices a non seulement effacé ces gains, mais ils ont été remplacés par des reculs de % à '
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.