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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 3 août 1914
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1914-08-03, Collections de BAnQ.

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VOLUME \ —No J «(> MONTREAL, LUNDI 3 AOUT, 1914 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS : Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.$3.00 UNION POSTALE.*.$6.00 Edition Hebdomadaire : CANADA.$1.00 ETATS-UNIS.$1.50 UNION POSTALE .$2.00 DEVOIR Réda&ion et Administration: 43 RUE SAINT-VIN CENT montre: a.1.TELEPHONES t ADMINISTRATION: Main 7461 RÉDACTION î - Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! L’ANGLETERRE MOBILISERA DEMAIN LA FRANCE VICTORIEUSE A LA FRONTIERE COMSAT NAVAL DANS LA MER DU NORD E A GUERRE Encore qu’il faille prendre chacune des dépêches avec beaucoup de précautions — elles se contredisent souvent l’une l’autre — il semble bien que le monde mairche à une catastrophe incommensurable, suivant l’expression de M.Asquith.Aucune époque n’a vu une guerre dont les conséquences s’annoncent aussi graves que celle d’aujourd’hui.C’est la première fois qu’un conflit de propmiions aussi considérables s’engage sous le régime de la nation armée; c’est la première fois que des armes nouvelles comme l’aéroplane et le sous-marin seront employées sur une aussi vaste échelle.Et les liens intimes créés entre tous les peuples par les moyens modernes de communication font que toutes les nations, même celles qui ne seront pas directement intéressées, ressentiront, dans une proportion qu’on ne peut encore apprécier, le contrecoup du conflit.Song-z qu’en vertu des lois militaires des grandes nations déjà engagées, tous les hommes valides de vingt à quarante-cinq ans — sans compter les officiers plus âgés — seront appelés sous les armes.C’est-à-dire qu’en dehors de la perturbation causée par la guerre elle-même— de la saisie et de l’emploi par les gouvernements des chemins de fer, des télégraphes, des téléphones et de tous les grands moyens de transport, de l’énorme gaspillage financier qu’entraînera le conflit — nous allons assister à une suspension quasi-complète de la production sur une partie importante du globe; et non pas seulement de la production de luxe, mais de la production essentielle.Nous sommes à la veVlle des récoltes.Que donneront-elles dans des pays comme la France, l’Allemagne, la Russie, l’Autriche-Hongrie, où il ne restera sur la terre que les femmes, des vieillards et des enfants?Pour éloigné qu’il soit du champ de bataille, et encore qu’il n’ait rien eu à faire jusqu’ici avec le conflit, le Canada a durement subi déjà les effets de la c ise.Si l’on n’avait fermé la Bourse, personne ne sait quels désastres se seraient produits.Un financier connu nous disait récemment: Tl faut, pour apprécier les conséquences de la crise, occuper certaines positions spéciales.On n’a point l’idée des pertes causées par la dernière baisse.On a vu ces jours-ci se présenter au guichet des banques et solliciter de l’escompte des gens qui de leur vie n’avaient eu besoin d’emprunter un sou.Un autre homme d’affaires nous disait: Si vous voulez avoir quelque idée de ce qui se passe, voyez le nombre de gens qui ont la réputation d’être riches, et qui, de fait, le sont, et que la nécessité contraint aujourd’hui d'aller dans les bureaux des compagnies d’assurance profiter de leur droit d’emprunter cinq cents ou même cent piastres sur une police qu’ils n’ont prise souvent que pour être agréable à un ami.Et il n’est point probable que la situation s’améliore, si l’Angleterre —et particulièrement le Canada—entrent en scène.Le correspondant du Daili] Mail à Ottawa, discutant l’éventualité de l’envoi en Angleterre d’un contingent canadien, déclarait ce matin que le transport sûr de ces troupes en Angleterre serait d’abord un très gros problème et, secondement, qu’il faudrait trouver au Canada même les ressources qu’exigerait l'intervention, attendu que nos réservoirs habituels de capitaux se trouveraient fermés du coup.Et c’est un problème dont chacun peut, dans l’état actuel des choses, mesurer la gravité.Chacun peut gnssi prévoir l’effet qu’aurait sur la vie économique du pays cette levée de capitaux, coïncidant avec la fermeture des sources d’où nous tirons généralement nos ressources financières.* r- Dans l’intervalle, les événements — et il n’était pas nécessaire d’être grand prophète pour le prévoir — justifient nos indications de vendredi sur la gravité de la situation à laquelle le gouvernement aura à faire face sur le sol même du Canada.On annonce que la Commission du Port et la compagnie du Grand Tronc font particulièrement surveiller les élévateurs à grains et leur matériel, et que la Commission du Port a demandé au gouvernement d’exercer une surveillance spéciale sur les eanaux et les ports.Tout cela est do première nécessité et relève au premier chef du gouvernement canadien.comme la mise en défense de nos côtes cl le maintien de la paix intérieure.Nous avons vécu dans des conditions telles jusqu’ici que nous n’avons guère songé à quel point la subsistance des populations de l’Est_ sans compter celle de l’Angleterre — dépend des libres commu- nications cnire l’Est et l’Ouest nar chemins de fer et canaux ; nous avons encore moins songé à la facilité avec laquelle ces communications pourraient être interrompues par une poignée d’hommes déterminés.aidés d’une petite provision de dynamite ou de nitro-glycerine.Oui pouvait avoir intérêt à combattre un pareil attentat ?L’intérêt existera si le conflit affecte l’Angleterre et ses colonies, et l’on peut s’attendre à tout de la part d’hommes exaspérés et pour un bon nombre familiers avec le maniement des explosifs.Pur ailleurs, il s’est déjà produit des conflits entre nationaux des divers pays belligérants, et l’on peut s’attendre à des incidents beaucoup plus graves d'ici quelques jours, au fur et à mesure que montera la fièvre.Il suffit de deux ou trois télés chaudes pour organiser une manifes-talion et grouper quelques centaines de personnes.Que ces manifestants viennent en conflit avec des sujets d’un pays ennemi, un coup de pistolet petit partir — on ne saura peut-être jamais comment — et être le signal d’un conflit sanglant.On ne tardera pas à s’apercevoir qu’avec une population cosmopolite comme celle que nous avons reçue depuis quelques années, le problème du maintien de la paix intérieure va devenir, dans nos grandes villes, d'une difficulté dont nos pères n’avaient aucune idée.Orner HEROUX.prix, si incertain quant aux travaux, en général, si peu satisfaisant, que après un an d’expérience, on s’est vu obligé, d’abord de le supplémenter do contrats partiels, et finalement, de le supprimer.Le premier résultat de cette politique est de retarder inutilement les travaux, d’ennuyer la population appelée à contribuer au coût de construction de cette route et de mécontenter beaucoup de contribuables.On a dit que le coût si élevé de construction du Boulevard Edouard VII était dû en partie à la température défavorable durant la construction.On ne pourra toujours pas invoquer cette raison pour la route Edouard VII.On pourrait difficilement demander deux étés plus favorables que ceux de 1913 et 1914.J.D.BILLET DU SOIE.VERTE REPLIQUE LA ROUTE QUEBEC-MONTREAL On ne nous accusera toujours pas de parti pris à propos de la route Montréal-Québec.C’est à peine si nous en avons parlé trois ou quatre fois pour demander des renseignements ou mettre le gouvernement en garde contre les dangers du contrat fort vague qu’il avait donné à un entrepreneur très bien vu de M.Gouin.Voici plus d'un an que ce contrat a été signé et les choses svnt si peu avancées et les travaux si peu satisfaisants que tout le monde critique et proteste.v Nous ne sommes pas de ceux qui prétendent que 150 milles de bonnes routes peuvent et doivent être construits en une ou deux saisons.Il est Infiniment plus important que les travaux soient bien faits, et pour construire de bons chemins, il faut un temps raisonnable.Quand cette voie sera construite il faudra l’entretenir, et que ce> soient les municipalités ou le gouvernement qui l’entretiennent, le coût sera le même, c’est-à dire proportionné à la valeur de la construction première.Mais il semble de plus en plus évident qu’on a mal commencé.Il est sans doute bon que le gouvernement ait toute liberté de refuser les soumissions qu’il peut recevoir pour l’exécution de travaux publics, mais encore ne doit-il prendre cette décision que dans l’intérêt public.Or nous n’avons jamais compris pourquoi après avoir reçu une dizaine d’offres d’entrepreneurs sérieux dont plusieurs habitués aux travaux de ce genre, il les ait écartées toutes pour faire avec un nouveau venu et novice en la matière, un arrangement si vague au point de vue du Les scandales politiques du Nouveau-Brunswick mettent en vedette le politicien Binder.Ce bonhomme s’ingéniait naguère, du temps que la persécution acadienne était ouverte et méthodique — il n’y a pas si longtemps — à baver sur le vaillant petit peuple ; il s’efforçait, de toutes ses facultés, à découvrir, à inventer plutôt des sujets d’humiliation pour nos frères des Provinces Maritimes.Et le voir, aujourd’hui, surnager à la surface de la mare parlementaire nous rappelle qu’autrefois il se fit proprement boucher un coin, comme on dit en langage familier.M.Binder, qui croyait avoir fait une découverte mirobolante, se leva un jour au Parlement, à Frédéric-ton, et se fit fort d’établir, chiffres en mains, qu'en tenant compte de la population des deux races, les Acadiens fournissaient plus de sujets à l’asile d’aliénés de Saint-Jean que ne le faisaient les Anglo-Canadiens.Ce fut un triomphe pour le finalisme.Mais il fut de courte durée.M.Urbain Johnston, député acadien, en dépit de son nom anglais, du comté de Kent, demanda la parole.M.Johnston, qui vit encore, est tout à fait dépourvu d’instruction ; on assure, en Acadie, que sa calligraphie était telle, qu’il en était réduit à faire sa correspondance par le télégraphe : en fait de littérature, il ne connaissait guère que le style Morse.Par contre, il avait beaucoup de présence d’esprit et de courage.S’étant levé, il répondit et peu près en ces termes à M.Pinder ; —Je ne peux pas contester l’exactitude des chiffres de mon honorable collègue, attendu que je n’ai pas fait moi-même ce calcuf Mais, en supposant qu’ils soient justes, les conclusions qu’il en tire sont fausses.Ear si nous autres, Acadiens, nous envoyons nos aliénés à l’asile de Saint-Jean, U y a beaucoup d’Anglais qui envoient les leurs à la Chambre.____________Léon LORRAIN.LE PONT _DE QUEBEC L’essai du vaisseau destiné à traverser les chars du Transcontinental d’une rive à l’autre à Québec, en attendant qu’on puisse utiliser le pont, fait se demander quand la reconstruction de celui-ci sera terminée.A chaque session, on dit qu’elle sera finie dans deux ou trois ans.Il est probable qu’on pourra donner la même réponse durant quelques années encore.Suivant toutes les apparences le pont de Québec ne sera pas terminé de sitôt.Actuellement, les travaux de superstructure, du côté nord, atteignent à peine le pilier du large, et, du côté sud, il n’y a à peu près rien de fait.C’est-à-dire que tout le travail le plus difficile et le plus long reste à faire.On conçoit qu’après l’accident de 1907, qui a coûté tant de vies et de millions, Ton ne veuille rien risquer.Voici déjà seize ans qu’on travaille à cette entreprise.Nous nous rappelons que lors de l’inauguration des travaux, MM.Tarte et Fitzpatrick, tous deux ministres alors, provoquèrent beaucoup d’enthousiasme en déclarant à leurs amis qu’ils célébreraient la prochaine victoire de leur parti sur le pont de Québec.M.Tarte est mort depuis, M.Fitzpatrick a vieilli de seize ans, et le pont, qui serait à peine fini s’il n’avait croulé, n’est pas encore à moitié reconstruit.J.D.LA RUSSIE ENVAHIE BERLIN, 3.— L’invasion de la Russie par les troupes allemandes, a commencé aujourd’hui, par l’occupation de Kalisz, situé dans la Pologne Russe.Le premier bataillon du cent cinquante cinquième régiment d’infanterie et une compagnie d’artilleurs se sont emparés de la ville.LA DOUARIERE RUSSE ARRETEE A BERLIN Londres, 3.— L’impératrice douarière de Russie, Marie Feodorowna, la soeur de la reine mère Alexandra, a vu mettre un terme à son voyage à Berlin.On lui a donné le choix de retourner en Angleterre, ou d’aller à Copenhague.LA FRANCE EN ETAT DE SIEGE Paris, 3.— Le décret établissant la loi martiale a été promulgué d’un bout à Tautre de la France et d’Algérie.Le baron Von Schoen, ambassadeur d’Allemagne, a eu une autre entrevue avec le premier ministre, M.Viviani, dimanche après-midi.Les rapports relatifs a la centralisation des troupes en France sont des plus satisfaisants.ULTIMATUM A LA BELGIQUE Le gouvernement allemand a envoyé, hier, un ultimatum à la Belgique lui offrant de conclure une entente pour faciliter le mouvement des troupes allemandes.Une dépêche de Bruxelles à l’“Exchange Telegraph” dit que la réponse du cabinet belge au gouvernement allemand a été donnée hier et que celui-ci repousse les conditions stipulées par l’Ultimatum.VICTOIRE POUR LA FRANCE Paris, 3.— Les Français ont remporté la victoire, au cours d’un engagement contesté et sanglant à Petite Croix.Un corps de uhlans a attaqué les Français retranchés en avant de la ville, ils furent repoussés.Les gardes ouvrirent d’abord le feu, mais durent faire retraite.Pleins de confiance les uhlans s’avancèrent alors.Mais la mitraille faucha les premiers rangs.Les décharges furent si meurtrières que le commandant fit battre en retraite ses soldats, qui une fois hors de la portée des canons reformèrent leurs rangs.Un second assaut échoua et au cours de cet assaut, le quart des troupes furent tuées, blessées ou prises.Au nombre des prisonniers se trouvent quelques officiers.BATAILLE NAVALE DANS LA MER DU NORD (?) Londres, 3.— On dit que dans une prétendue bataille livrée dans la mer du Nord, l’Allemagne aurait perdu 7 vaisseaux et l’Angleterre deux.Les autorités navales admettent que des torpilleurs anglais sont allés en éclaireurs dans la mer du Nord, et ont localisé les flottes allemandes dimanche soir.Elles refusent de rien dire au sujet des mouvements de la flotte.AVEC LA FRANCE D’après une déclaration de Sir Edward Grey, l’Angleterre se serait engagée à défendre la Trance, au cas où un navire de guerre allemand attaquerait ses côtes sur la Manche.Mme MESSIMY AMBULANCIERE Paris, 3.— Mme Messimy, la femme du ministre de la guerre, a organisé un corps d’ambulancières de la Croix Rouge.UN TRUC QUI ECHOUE Coblenz, Allemagne, 3.— Quatre-vingt officiers français portant Tu-niforme prussien ont tenté, hier, par la frontière hollandaise, à Touest de Geldern, de pénétrer en Allemagne, près de Walbeck.Cette tentative a échoué.LES SOCIALISTES BELGES Bruxelles, 3.— Le conseil du parti ouvrier a décidé de faire trêve aux manifestations antimilitaristes.Il a résolu de faire publier un manifeste, destiné aux travailleurs socialistes, dans lequel on affirme que Texerci-ce du droit de légitime défense est une lutte contre la barbarie, et pour la liberté politique et la démocratie.Le conseil a aussi demandé aux socialistes de voter en chambre les credits nécessaires.ENGAGEMENTS A LA FRONTIERE RUSSE Allenstein, Prusse orientale, 3.— Jusqu’à six heures hier, il n’y avait eu a la frontière russe que de petits engagements entre la cavalerie et les avant-postes, mais les Russes firent alors une attaque contre Johannis-burg, occupé par up escadron du onzième regiment des dragons.La voie ferrée de Johannisburg à Lyck, sur la frontière russe, a été bnsee, celle qui mène à Dlottowen a subi le même sort.On évalue les penes des Russes à 20 hommes.Au-nm vjlemand n’a péri.Plusieurs ont reçu de1 legèri-s blessures.PERQUISITIONS SUR LES NAVIRES (De notre correspondant) Quebec, 3.— Tous les navires | Qui remontent le fleuve sont sou-Berlin, 3.— La rumeur court dans cette ville que des torpilleurs aile- •T1^S ^ partir d'aujourd’hui à une manda auraient livré bataille dans la mer du Nord.Répondant à une atta-1ieFâulorUéTüânadTenneï 'le S que des Anglais, ils se seraient bien conduits.Cette nouvelle n’a pas reçu ! vice est sous la direction du Col j-«-' Altwood, R.N.R., d’Ottawa.Les steamers du gouvernement “Belle-chasse” et “Marguerite” se tiennent à la Rivière Mafieux, pointe entre Londres, 3.— La Grande-Bretagne a décidé de faire la guerre.La d’Orléans"et 'iuspëi-fenT'lous ks 'rîm l-FtoRe Beice’Mef trSutfes1®* M0™ violation du territoire de la Belgique commise par l’Allemagne a été la vires qui entrent dans le port.Des! des"ont atteint Vis trs°up,es ^Hemar dernière goutte d’eau qui a fait déverser le vase.L’ambassadeur anglais, instructions ont été envoyées à tous c.Montréal”.Té!.Main 1250-1231.Codes : Llebers.M'est.TV.C.H.CAHAN, C.R.AVOCAT et procureur Ldifice Transportation.— Rue Kaint-Jacquel LAMOTHE.GADBoïs & NANTEL ayocris.Edifice Banque de Québec, il Place d’Armes, Montréal.Télé'* Phone Main 3215.J.C.Lamothe, r ’ Emilien Gadbois, L.L.Lg ¦k Maréchal Nantel, B.C.L.CAMILLE FESSIER AVOCAT (Autrefois de Lamothe & Tessier) «7 ST-JACQÜES, Ch.34 MONTRÉAL main 8728 ROCKLAND 931 Résidence : Est 597S.ANATOLE VANIER,B.A.,L.L.B T,.„ , „ AVOCAT tél.Main 213.—Chambre 53._______________87 eu* Saint-Jacques.Résidence : 180, Jeanne-Manca Tél.Est 5973 GUY VANIER, B.A., L.L.L, AVOCAT 97, rue Saint-Juvques.— Chambre 76 Tél.Main 2633 NOTAIRES BELANGER & BELANGER, (Léan-iu - et, A'WeP), 30 Sahit-J*cques.^ 1859.Rs., 240 Visitation.Prêts — 1 J1 y P ° t iièqu e .a c h a ts de créances.MEDECINS^ Dr.M.LEMOYNE 257 SHERBROOKE EST — .(Près Saint-Denis) Maladies des yeux, oreilles, nés, gorge, larynx.Tél.Est 4550 ~ IHplomé en hygiène Pnb.Dr.J.N.CHAUSSE SPECIALITE : Voies urinaires, mala- 1 dies de la peau.Heures : 42 à 2 p.m., 6 a 8 p.m.Tel.Saint-Louis.4826.1333 Are.| Delorimicr.coin Mont-Royal.EST 6734 Docteur A.DESJARDINS Ancien Moniteur de i’Hôtel-Dieu de Paris.Maladie des YEUX, des OREILLES, du NEZ et de le GORGE.523 Saint-Denis, (en face du carré Saint-Louis).Dr M.LEMOYNE 257 Sherbrooke Est (Près Saint-Denis) Maladies des yeux, oreilles, nez, gorge, larynx TEL EST 4550 DOCTEUR ZENON MAL0 MÉDECIN-CHIRURGIEN 159 RLVD SAINT-JOSEPH EST, Montréal Heures de bureau : 1 à 5 p.m.8 à 10 p.m.TEL.SAINT-LOUIS 7269_ DENTISTES ***¦¦ '¦ TEL.EST demain, au Parlement, D’ici là, il * aura une autre séance du cabinet.On veut que te vicomte Morley et le vicomte Haladane lord haut chancelier aient demandé la paix, tandis que Winston Spencer Churchill aa-rait menacé de démissionner, si l'Angleterre ne respecte pas l'entente écrite de défendre la France contre les attaques de l’Allemagne.Les libéraux de Lancashire sont, paraît-il, contre la guerre, et M.Asquith serait influencé par ces libéraux.Mais la majorité du peuple anglais est d’avis que l’Angieterre n’a pas le droit d’hésiter, surtout après la violation de la neutralité du Duché de Luxembourg.Lis socialistes ont tenu une grandi assemblée de protestation contre la guerre.James Ker Hardie, membre socialiste aux Communes, a déclaré que l’Angleterre devrait muter l'Italie.11 menace de provoquer une grève nationale contre la guerre.Les gares sont remplies de Français, de Russes et d’autres réservistes.retournant en leurs pays respectifs.Le ministère de l’Agriculture a an noncé, ce soir, que l’Angleterre a du blé pour quatre mois, étant donné que la consommation sera normale.L’Allemagne a déclaré ne pouvoir répondre à la question posée par l’ambassadeur anglais à Berlin, au sujet de la neutralité de la Belgique.La ville de Londres est calme, et* soir encore.Une foule nombreuse s’elsit rendue près des bureaux du gouvernement, à Whitehall, pour y attendre la décision du gouvernement.Lorsqu’il fut connu qu’aucune déclaration ne serait faite, la foule se dispersa.On ne sait donc encore si l’AngleU rre prendra une part active dans la présente guerre.L’ATTITUDE DE L’ANGLETERRE Londres, 3.—Le sort en est jeté, et l'Europe va être plongée dans tes horreurs d’une guerre que des hom mes d Etat prévoient depuis des générations., , Les premiers coups de feu ont éie échangés, hier, entre Russes et Alle-ir mis, près de Prostken, à 120 milles au sud-est de Konisgsbury.Seule la déclaration de neutralité par ITtalie fait qu’un conflit européen n’aura pas lieu ; cependant, qui peut dire combien de temps durera cette neutralité ?L’attitude de la Grande-Bretagne a été définie au Parlement par M.Asquith par sa déclaration, que l’Angleterre est obligée de soutenir ia Frame, en cas de guerre européenne.L’Angleterre a pris ses mesures aim de faire face à tous les événement;.A l’heure actuelle, la Russie, la France et la Serbie sont armées contre l’Autriche-Hongrie et l’Allemagne.On ne saurait dire si la Belgique et la Hollande pourront garder plus longtemps leur neutralité.I,’Angleterre sera peut-être obligée d'envoyer des troupes chargées de preserver cette neutralité.L’OCCUPATION DU LUXEMBOURG RESUME SITUATION Londres, 3 — On regarde l’occupation du Luxembourg comme un défi direct porté à l’Angleterre, une les nations qui s’est engagée, par ie traité de Paris de 1867, à protéger la neutralité de la Belgique.L’Allemagne déclare que sa mainmise sur les chemins de fer du Luxembourg, qui font parue du reseau des chemins de 1er de l’Etat, en Prusse, ne constitue pas un acte d’hostilité, mais une simple mesure de prudence.L’Angleterre a demandé à l'Allemagne a s'engager à ne pas violer la neutralité de la Belgique.La première a rerusé.On s’attend à ce qu’elle envahisse également le sud de la Belgique.NAVIRES ANGLAIS SAISIS Londres, 3 La flotte allemande de haute mer, descendant le canal de Kiel, s’est avancée dans la mer Baltique, hier.Elle a commencé immédiatement la saisie des vaisseaux anglais.Le “Castro”, de la compagnie Wilson, fut saisi dans le canal.Le “Saxon’’, un charbonnier anglais, fut saisi avec sa cargaison, à Érunsbuttel, et conduit à Cuxhaven.Le “Saxon” a quitté King’s Llynn, près de Norfolk, Angleterre.Bruns-buttel, situé près de la source de l'Elbe, était le lieu de destination du charbonnier.La nouvelle de ces saisies parvint à Hull hier et des paquebots sortirent sur le champ rte ce port pour ramener la flottile de vaisseaux pêcheurs en train de naviguer dans la mer du Nord.Tous les paquebots qui devaient partir pour les ports allemands er russes renoncent à leur voyage.Le service de la plupart des convois qui entrent en gare à des ports reliés à la France, se trouve arrêté.L’ANGLETERRE NEUTRE.Londres, 3.— Le “Daily Chronicle” annonce que le ministère anglais a définitivement décidé de ne pas envoyer de troupes en dehors, et fera tout sen possible, tout en sauvant l’honneur de l’Angleterre, de l’empêcher de prendre part à la guerre.LE DEPART DE KITCHENER Londres, 3.— Le feld-maréchal Kitchener, qui devait reprendre son poste en Égypte, est retenu en cette ville.D’apres des dépêches reçues des capitales européennes, on attend avec la plus grande anxiété, surtout à Paris et à Saint-Pétersbourg, que le gouvernement se prononce à ce sujet v Londres, 3.— Quatre grandes puissances européennes, l’Autriche, la Russie, l’Allemagne, et la France, sont engagées dans une guerre terrible.II est intéressant de remarquer que la France et l’Allemagne se font la guerre, sans qu’il y ait eu déclaration de guerre, les ambassadeurs de ces deux pays n’ont même pas quitté leur poste.Et cependant, l’ultimatum de l’Allemagne à été ignoré au rejeté.On pourrait expliquer ceci, en croyant que la France et l’Allemagne veulent rejeter l’une sur l’autre les responsabilités de cette guerre.Les deux nations tout en désirant se battre, ne voudraient ni l’une ni l’autre, assumer la responsabilité d’un conflit européen.On admet que la France a l’avantage de la situation, du moins pour se justifier de faire la guerre, elle a mobilisé ses troupes ai ’’es l’Allemagne et la Russie.D’un autre côté, l’Allemagne en envahissant la France par le Duché du Luxembourg a violé le traité de neutralité et ne veut donner aucune réponse sur la neutralité de Belgique.L’ambassadeur anglais n’a pu recevoir de réponse à ce sujet.On -.ne peut s’expliquer comment l’Angleterre pourrai! ne pas prendre part à la guerre.Elle devra, en effet, protéger la neutralité de la Belgique et du Danemark.On attend avec anxiété la déclaration de M.Asquith à ce sujet.Tout le monde se rend compte de la gravité de la situation.Il était évident, aujourd’hui, qu’il se prépare de terribles événements.Le Ministère a délibéré longtemps, et l’on est à peu près certain qu’on y a discuté la question de prendre part à la guerre.On ne sait rien d’officiel sur ce qui s’est passé à cette séance du cabinet.On a seulement annoncé que M.Asquith fera une déclaration au Parlement demain.Le gouvernement a pris des mesures défensives, aujourd’hui cependant.on ne saurait, par là, déterminer la politique de l’Angleterre.Les réservistes de l’armée et de la marine ont été appelés.Les territoriaux ont reçu ordre de quitter leur camp, pour le service actif.Toutes ces mesures ne sont que défensives.L’Angleterre serait obligée de les prendre, en cas de batailles près de ses côtes, même si elle restait neutre.Toutes les dépêches télégraphiques, par code spécial ont été défendues.Les communications par téléphone avec le continent sont suspendues.On croit que la loi des banques sera suspendue demain.Le Parlement adoptera peut-être un bill autorisant l’emprunt de $250,000,000 pour subvenir aux dépenses de la défense.On croit que le prix des aliments montera demain.Les journaux sont menacés d’une diselte de papier.Ils s’approvisionnent dans les pays Scandinaves, et le trafic est arrêté dans la Mer du Nord.Le mouvement en faveur de la paix continue, mais rencontre peu la faveur populaire.L'archevêque de Canterbury et l'évêque de Londres ont tous deux parlé en faveur de la paix.M.Asquith aurait déclare qu’il n’y a entre la France, la Russie et l’Angleterre aucune entente qui force l’Angleterre à prendre part à la guerre.Lord Charles Beresford a publié une lettre demandant à l’Angleterre de “payer une dette l’honneur à la France”.Il déclare que l’Angleterre se déshonorera aux yeux de l’Europe, si elle manque à son devoir.Les hommes d’affaires voient arriver avec anxiété cette semaine.Lundi est jour de fête pour les banques.Elles auront donc le temps de se préparer à la course de mardi.incapables de retourner dans leur pays.Un voyageur déclare que Paris ressemble à une ville morte.I! y a plusieurs milliers d’étrangers à Paris qui ne peuvent laisser la ville.Des soldats allemands se sont em-j parés vendredi soir, d’un hôte! de Cologne occupé par des Canadiennes.Mises à la porte, les jeunes filles durent porter elles-mêmes leurs malles à la gare, où elles passèrent la nuit.Londres, 3.— M.Arthur Spurgeon, venu de Suisse, par le convoi Genève-Paris, déclare que les campagnes de la France sont désertes.En plusieurs endroits, le grain est fauché, mais le travail a été abandonné en toute hâte.M.Spurgeon a éprouvé les plus grandes difficultés à traverser Paris.Tous les véhicules servent au transport des réservistes.Les Parisiens font preuve d’un grand calme.Seuls ouel-ques enthousiastes paradent dans les rues, en faisant entendre des chants patriotiques.LE “TIMES” BLAME L’ALLEMA-MAGNE Londres, 3.— Le “Times” déclare ce matin que l’Europe va être le théâtre d’une scène terrible, telle qu’on n’en a jamais vu depuis la chute de l’Empire Romain.Le “Times” blâme Tattitude de l’Allemagne; qui n’a qu’un but : écraser la France.Il affirme qu’elle est revenue aux pire traditions de Frédéric.Elle a mobilisé, tandis que les autres ajournaient leurs préparatifs, et le moment opportun venu, elle jette le masque.Le monde peut juger à présent, de la fidélité de TAllema-gne à tenir sa parole.LE “KRON PRINZESSIN CECE-LIE” EST SIGNALE.Londres, 2.— Le navire allemand “Kron Prnzessin Cecelie” a été si gnalé à, Malinhead par télégraphie sans fil.Tl y a $13,000 000 en or et $3,300,000 en argent à bord de ce navire.Le “Kron Prinzessin Cecelie” a été signalé à Malin Head à 4.15 heures ce matin.Malin, est au nord tout-à-fait de l’Irlande.Le navire est parti de New-York la semaine dernière pour Brème par Plymouth et Cherbourg.Suivant la coutume le navire aurait dû se rapporter à Fastnet, au sur de l’Irlande.On croit donc qu’il veut passer au nord des îles Britanniques et entrer dans la mer du Nord, pour se dirigé vers l’Allemagne.CONSTERNATION HOLLANDE MONTREAL ET LA GUERRE Cinq milles personnes défilent dans les rues hier soir en chantant la “Marseillaise’’ et le “God save the King.” L’Allemagne conspuée.Discours au pied du monument d’Edouard VII.LE TRICOLORE ET L’UNION JACK A Paris, Londres, Saint-Pétersbourg, nous disent les dépêches, l’enthousiasme guerrier est a son comble.Traversant les mers, cet enthousiasme, apporté pra le souffle du patriotisme, s’est abattu, samedi soir, sur notre ville.Jamais depuis 1854, époque où, côte à côte, Anglais et Français montèrent à l’assaut de Sébastopol, Montréal ne fut témoin de scènes telles que celles qui se sont déroulées depuis avant-hier.Drapeaux en tête, cinq cents manifestants ont pafadé à travers la ville, entonnant tour à tour la “ Marseillaise ”, “ God.save the King ” et “ O Canada Et la foule massée le long des trottoirs saluait de ses vivats ceux qui demain auront quitté le pays pour courir au secours de la France.C’est devant l’édifice de la “ Patrie ” que la manifestation prit, hier soir, naissance.A peine les bulletins annonçant la capture, plus tard démentie, par les Français, d’un convoi d’or de dix millions étaient-ils affichés, que l’air retentit de cris et d’applaudissements frénétiques.L’apparition d’un second bulletin, le massacre de 3,000 Allemands ,à Longwy lit éclater l’enthousiasme, qui se manifesta par le chant de la ‘ Marseillaise ” et du “ God save the King A peine quelques personnes avaient-elles entonné “ O Canada ”, qu’un agent s’approcha de l’une d’elles et la fit taire.Ce voyant, trois jeunes gens se rendirent immédiatement au poste No 4.Us furent reçus par le lieutenant Desmarteau.Ce dernier leur assura la permission de manifester, à condition toutefois qu’il n’y eut aucune bagarre.Ces trois jeunes gens se rendirent alors au consulat de France.Devant l’ho- vant le club allemand “Teutonia”, les manifestants s’arrêtèrent ei se mirent à crier : “Conspuez Guillaume”.Personne ne répondit.Aucune lumière ne brillait à l’intérieur du club.Une courte halte fut aussi faite devant le club Saint-James où se trouvaient plusieurs officiers de la milice canadienne.Par les rues Blcury et Sainte-Catherine, les manifestants se dirigèrent au consulat de France.Rue Saint-Denis, ils rencontrèrent d’autres Français qui, pavillons en tête, venaient en direction opposée.Les troupes s’amalgamèrent en une seule et reprirent le chemin de la “Patrie”.C’est par des applaudissements nourris et répétés que fut salué leur passage.Ordre fut alors donné d’aller au consulat d’Allemagne, rue McGill.Là quelques gros mots furent échangés entre les manifestants et certains Allemands qui se trouvaient aux abord de l’édifice.Il n’y eut cependant aucune bagarre, la foule ayant été dispersée par la pluie qui tombait à flots.Samedi soir, une manifestation quelque peu semblable eut lieu.Après la parade, les manifestants furent reçus au consulat de France par le consul Raynaud qui les remercia de la sympathie qu’ils témoignaient à France.Certains groupes, parait-il, auraient envahi les abords du Ritz-Carlton, où se trouvent nombre d’employés allemands.11 nous a été imnossible de confirmer cette rumeur.DU SANG-FROID Le consul de France demande à ses compatriotes et aux personnes qui prennent part tions d’éviter à des manifesta-toute attaque contre MANIFESTATIONS H AM A BUCKJNG- li y eut une manifestation significative au palais de Buckingham, ce soir.Une foule de six mille personnes s’est rassemblée aux abords du Palais, à chanté l’hymne nationale et a appelé le Roi et la Heine.Les deux souverains sont apparus à la fenêtre et ont répondu aux vivats adressés à la France, en même temps qu’une demande de secours pour la nation alliée.OFFRES PARTICIPATION Londres, 3.—Le gouvernement a reçu officiellement des offres de secours du Canada et de l’Australie.Lord Liverpool a envoyé un câblogramme ainsi conçu: “Tous les partis au Parlement ont fait montre du plus grand enthousiasme et ont acclamé le premier ministre quand il a déclaré, secondé par Sir Joseph Ward, qu’en cas de nécessité la Nouvelle Zélande était disposée à aider l’Empire et à faire sa quote-part.” Le ministre des colonies a remercié le Canada et la Nouvelle-Zélande, au nom du gouvernement de Sa Majesté.Londres, 3.— Au nombre des visiteurs canadiens actuellement en Angleterre, on compte 3 ministres montréalais, le principal Smyth, du collège de théologie presbytérienne; le Révérend Charles Williams, do l’église méthodiste Saint-James, et ie i)r Joseph Sullivan, l’ancien pasteur de l’église baptiste Olivet.LES COMMUNICATIONS INTERROMPUES Londres, 3.— Les échanges entre l’île et le continent ont pratiquement cessé.Dix mille personnes, probablement les dernières, sont parvenues en Angleterre, hier.Environ mille passagers sonl massés à Boulogne.On estime qu’il y a sur le continent, environ 70,000 Anglais New Amsterdam, 3.— La violation de la neutralité du Luxembourg a causé une vraie consternation en Hollande.Le Parlement demandera aujourd’hui l’octroi de £4,200,000 pour permettre la mobilisation des troupes.LA MARINE NIPPONNE SE PREPARE Tokio, 1, — La marine japonaise se prépare à faire face à toute éventualité.Le ministre de ’a Marine, le vice-amiral Rokuro Yashiro, est allé consulter l’Empereur sur la situation internationale.Le premier-ministre, qui doit conférer de la situation demain ave.; l'Empereur, a, aujourd'hui, dans un discours public, fait allusion à la gravité de la situation.Il a dit que pour amener la paix définitive, une grande guerre est parfois nécessaire.Et il a ajouté qu’une grande guerre européenne amènerait peut-être la paix mondiale permanente.Le Gouvernement japonais a remis à plus tard sa déclaration projetée de neutralité dans la guerre entre l'Au-triehe-Hongne et la Serbie, et il est en communication constante avec le Gouvernement britannique.BELGRADE DE NOUVEAU BOMBARDEE Athènes, 3.— Des moniteurs autri-ch.ens, sur le Damroe, ont recommencé ce matin, le bombardement de Belgrade et des environs, dit une dépêche de Nish, Serbie.KIAO-CHAU SOUS LA LOI MARTIALE Pékin, 3.— La loi martiale a été déclarée dans le protectorat allemand de Kiao-Chau.Tous les étrangers.y compris les Anglais, ont reçu ordre de partir.Les Allemands de Pékin sont partis pour Tsing-Tao.Les marchands français, anglais et russes continuent leurs affaires.PAQUEBOT RUSSE CAPTURE Copenhague, 3.— Le paquebot, finlandais Primula, parti de Lubeck samedi soir pour lielsingors, avec une cinquantaine de passagers à son bord, a été capturé par les Allemands.On a permis aux passagers de s’embarquer sur le paquebot “Mahnoe” qui est arrivé ici hier soir.LA SERBIE DANS L’OMBRE Londres, 3 — Des dépêches annoncent que les Russes ont pénétré en Allemagne, près i»e Schwinden.La Serbie, la cause première du conflit, est rejetée dans l’ombre.D’après des rapports reçus de Nish, les opérations militaires des Autrichiens auraient pratiquement pris fin.Les Autrichiens songeraient à parer à l’attaque de la Russie.Le Monténégro mobilise pour prêter secours à la Serbie, e; on répété que les Monténégrins bombardent Cattaro, en Dalmatic.tel, se tenaient quelques centaines i ,.,,.de Français, occupés à lire l’ordre )une natl0n étrangère quelconque et de mobilisation affiché sur un des j arbres du parc Viger.| Le secrétaire de l’Union Nationale Française remit aux chefs de la manifestation trois drapeaux tricolores.La procession formée se mit en marche.Français, Canadiens-français et Anglais montèrent alors rue Saint-Denis, se rendant rue Sainte-Catherine.De là, ils se dirigèrent au square Philipps.Devant la statue d’Édouard Vil, s’assemblèrent les manifestants.Des discours français et anglais y furent prononcés.Soudain, le voile qui recouvrait la statue descendit, laissant à nu la tète du roi pacifique.Cette apparition fut saluée par ie “ God save tue King ” et la “ Marseillaise Reformant leurs rangs, les manifestants se rendirent aux bureaux du “Star”, coin des rues Peel et Sainte-Catherine.Là.on leur confectionna un drapeau “Union Jack” peint sur un carton.Munie de l’emblème britannique, la foule se dirigea au square Dominion.Devant le monument des soldats, quelques orateurs haranguèrent l’auditoire.Chaque discours vibrant de patriotisme dénonçait la “félonie de Guillaume II”.Les rangs se reformèrent de nouveau, et la procession défila rue Dorchester.Arrivés de- , des cris comme ceux de “à Berlin” j par exemple, qui n’ont guère de rai-son d’être en ce moment-ci où chacun doit tout particulièrement conserver son sang-froid et se montrer ! calme et digne.Le consul rie France espère que ! ses conseils seront bien interprétés let qu’ils ajouteront encore au re-inom de la gentilhonimerie française, réputée dans le monde entier.< LA FUITE DU “WILLEHAD” Depuis son départ précipité de Montréal, samedi matin, le paquebot allemand “Willehad”, de la ligne Canada, fait de la vitesse afin de pouvoir quitter les eaux canadiennes avant que l’Angleterre n’entre dans la mêlée européenne.Tous les capitaines des navires arrivés samedi et dimanche, ont rencontré le “Willehad” qui, sans drapeau, crachant le feu et la fumée, cingle vers la haute mer.Les croiseurs canadiens, actuellement dans le golfe et près des côtes de la Nouvelle-Ecosse, ont reçu du Ministère de la Marine l’ordre d’être prêts à toute éventualité et de surveiller la course du “Willehad”.Hier midi, ce dernier navire était signalé à la Rivière Martin.On ne croit pas qu’il puisse quitter la zone dangereuse, en cas de guerre, avait celte nuit.LES FRANÇAIS A MONTREAL RAPPELES SOUS LES DRAPEAUX La mobilisation générale des réservistes français vient d’être décrétée.M.L.Raynaud, gérant du consulat a reçu hier un câblogramme à cet effet.L’avis fut immédiatement placardé aux alentours du consulat.Il se lit comme suit ; Le Consul de France à Montréal informe les citoyens français mobilisables que la mobilisation générale vient d’être décrétée.En conséquence, tous les Français mobilisables ont à agir conformément aux instructions contenues à leur fascicule de mobilisation et à se rendre en France par la voie la plus courte, “sans attendre d’ordre individuel”.La réponse à l'appel ne se fit pas attendre.Tout le journée durant le consulat fut envahi par les Français venant s’enrôler.Il y a actuellement au Canada 10,000 hommes capables de porter les armes.Sur ce nombre, 5,000 se sont déjà enrôlés.Ces derniers s’embarqueront mardi soir à bord du “Victorian” de la ligne Allan.Près de 1,500 soldats prendront place à bord.Les autres partiront vers la fin de la semaine.Le paquebot sera tout probablement escorté par des croiseurs français actuellement dans les eaux mexicaines.L’Union Nationale Française vient NEUTRALITE DECLARI E ’ai is, 3 — Une dépêche de Rome dit que ITtalie a notifié officiellement l'ambassadeur d’Allemagne, qu’elle restera neutre.L’information se lit comme suit : "Il est annoncé de source autorisée, que le marquis di San Giuliano, ministre des Affaires étrangères italien, a déclaré à l’embassaucur allemand.à Rome, que ITtalie demeurerait neutre, ses obligations envers la Triple Alliance ne se bornant qu’à une guerre défensive.L’Italie se considère délice de ses engagements puisque le conflit actuel a etc provo-que par l’Autrirhe-Hongrie et appuyé par l’Allemagne, ce qui en fait une guère offensive.” Ceux qui n’auraient pas les moyens | de publier l’avis suivant de se mettre en route recevront un ticket de chemin de fer à la gare la plus proche, — sur présentation à l’employé de leur fascicule de mobi-Usation—, et se présenteront au Consulat Général à Montréal, où ils devront, par certificat authentique,justifier de leur manque de moyens pour rejoindre leur corps, et où ils recevront des instructions.Ceux des Français mobilisables se trouvant dans ce dernier cas attendront cependant, avant de partir de Montréal, un nouvel avis qui sera incessamment publié dans les journaux par l’autorité consulaire.Dans les circonstances présentes, où c’est l’existence même de la patrie qui est en jeu, il n’y a pas de doute que chaque Français ne fasse tout son devoir.Montréal, le 2 août 1914.Le Consul de France, Gérant du Consulat général: L.RKYNAUD.Velocipedes et Voitures d’Enfants Velocipedes perfectionnes, confortables, doux à conduire, recommandé pour rendre fort l’enfant faible.Le meilleur exercice connu.Pour enfant mesurant 16 pes d entre jambes, prix $2.50, 16 pes $3.00, 20 pes $3.50.Les mêmes, très soignés ; de luxe, à 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officiers de réserve allemands ont hier reçu avis de s’embarquer le plus tôt possible pour Berlin.Tous se rendront à New-York, ou réside 1 * corisul-général allemand.Bon nombre d’entre eux ont déjà quitté la ville.Pareil ordre a été donné aux Suisses du Canada, leur gouvernement ayant décrété la mobilisation générale.La proclamation publiée hier se termine comme suit : “Le consul-général déclare à tous que cet avis doit être considéré comme ordre de marcher.Que tous les citoyens Suisses, remplissent leur devoir envers leur patrie.Tout soldat qui n’obéira pas à cet.ordre sera puni, selon la loi militaire suisse”.: * LE CANADA ET LA GUERRE Ottawa, 3.— Le cabinet s’est réuni de nouveau samedi soir pour discuter la situation actuelle.On a déclaré que Ton n'avait pas reçu de nouvelle déclaration du gouvernement impérial.Depuis le retour de sir Robert Borden, le cabinet a été en sessions presque» continuelles; on a fait ap- pel à tous les ministres absents leur demandant de se rendre sur le champ à Ottawa.Le gouvernement a reçu depuis, du War Office, la nouvelle de la proclamation du roi à toutes les réserves do la marine royale.Celle-ci est signée par le premier ministre, A VENDRE Express de livraison, chariots à pain, grosses voitures de charge, tombereaux, etc.Réparations d’automobiles et de voitures de toutes sortes à prix modérés.O.BERTHIAUME 445 rue TEL.EST 4S5S Son Altesse Royale le Duc de Connaught a envoyé un câblogramme au gouvernement impérial, par Tentre-mise du secrétaire des colonies, où il exprimait l’espoir que la situation européenne recevrait bientôt sa solution ainsi que le désir du Canada de coopérer, en cas de guerre, à assurer le succès des armes anglaises.Le secrétaire des colonies, le T.H.Lewis Harcourt, a déclaré en réponse à ce câblogramme, que le gouvernement impérial témoignait toute sa reconnaissance au Canada pour son appuie dans la présente situation.On se prépare à équipper le “Rainbow” et le “Niobc” pour prévenir toutes éventualités.Les commissaires du port de Montréal ont demandé que Ton prenne des mesures pour protéger les ports et les canaux du Canada.ORDRES SONT DONNES AUX TROUPES Ottawa, 3.— Le colonel Sam Hughes a ordonné au régiment d'Ar-tillerie Royal Canadien et au régiment d’artillerie à cheval canadien de se rendre Tun à Québec et l'autre à Kingston.Les régiments ont quitté le camp par train spécial du C.P.R.et sont passés à Ottawa, ce soir.Le colonel Hughes arrive de Québec, où il est allé choisir un terrain propre à la mobilisation des troupes canadiennes, si l’Angleterre a besoin de soldais.Le ministre de la Milice croit que les terrains de Val-cariier, Québec, sont très propres à cet emploi.London, Ont., 3.—La compagnie “ K " du Royal Canadien est partie pour Halifax.Les officiers du regiment se consulteront, demain, on fera de Texerdce et du recrutement en cas d’obligation de sc rendre au service.Edmonton.Alberta.3.— S.Grim-wood, président des Vétérans d’Afri- qlie-Sud au Canada, a donné avis au colonel Sam Hughes que les vété-rans sont prêts à fournir 4,000 hommes, s ils en sont requis.vancouver, 3.—Le Sixième régiment de Vancouver a offert mille soldats au gouvernement d’Ottawa.CROISEURS ALLEMANDS AU LARGE DE SYDNEY Sydney, N.-E., 3.—Deux croiseuis allemands ont été vus, au large de Saint-Pierre et Miquelon.Iis viennent probablement des eaux mexicaines.On croit que ces navires surveilleront le port de Sydney et Je transport du charbon sur TAtlaiW-que, ainsi que l’entrée du Saint-Laurent.On craint que ces croiseurs ne s attaquent à Saint-Pierre même, en ras de déclaration de guerre.Le croiseur français Friant est probablement dans les environs.RESERVISTES SUISSES DE TORONTO Toronto, 3.—Le consul suisse à Toronto a reçu avis que l’armée suisse est mobilisée.Tous les soldats suisses du Canada ont reçu ordre de retourner en Suisse sous les peines édictées par les lois militaires do Suisse.LE “ SAXON IA ” A VANCOUVER Vancouver, C.A., 3.—Le seul navire allemand attendu à Vancouver csi le “ Saxonia ”, dû ici, la semaine prochaine.On croit qu’il restera u| Seattle.LEURS ALTESSES ROYALES RETOURNENT A OTTAWA Bnnfl, Alla., 3.— Leurs Altesses Royales, accompagnées de leur suite, sont parties en toute hâte pour Ottawa sur le train spécial du gouvC neur générai.2020 3933^6 VOL.V.— INO.280 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI, 3 AOUT 1914 LES LIBERAUX A RAWDON Pique -nique à l’occasion du 35e anniversaire de la fondation du Club Letellier.—Discours de MM.D.A.La-fortune, J.P.B.Casgrain, Àlp.Verville, Rodolphe Lemieux et autres.(Par notre envoyé spécial) Rawdon, 3.— On a commémoré, hier, le 35ème anniversaire de la fondation du Club Letellier, par une excursion à Rawdon, où devait se tenir une grande assemblée politique.Des trains spéciaux partis de la gare de la rue Moreau, Hochelaga, de la Pointe-aux-Trembles, de Joliet-te, et arrêtant aux stations intermédiaires, ont amené plus d’un millier de personnes dans le chef-lieu du comté de Montcalm.D’abord les visiteurs, à leur arrivée, se dirigèrent vers l’église paroissiale pour y entendre la grand’-messe.M.l’abbé J.M.Landry, curé de la paroisse, fit lui-même le sermon du jour, ayant pris comme texte: “Videns eivitatem, flevit super ilium”.“Voyant Jérusalem, il pleure sur elle.” Ce texte fera dire à un des orateurs de l’après-midi que la "citation peut bien s’appligtaer à la crise que traverse le Canada sous le régime néfaste qui nous gouverne.” L’assemblée qui eut lieu sur le terrain de base-bail, soit à une distance de plus d’un mille du village, devait commencer à 1 heure %.Mais survint, à cette heure, une violente tempête de pluie et de grêle qui dura environ une demi-heure ; les grêlons pouvaient avoir un bon pouce de diamètre, et les habitants de la place de dire qu’ils n’avaient jamais vu chose pareille.L’assemblée ne s’est donc ouverte que vers deux heures et demie.Le ciel élail encore très nuageux, et ré- A., mais bien des invités.Je vais me croiser les bras, je vais écouter ; c’est bien plus facile.” L’orateur remercie les dames de s’être rendues en aussi grand nombre.“Un galant homme”, dit-il, “a dit qu’une assemblée sans femme est , M.Lemieux trace ensuite, à larges ¦ traits, une esquisse historique du club Letel ier, fondé en 1878 par de | modestes ouvriers désireux de s’ins-j truire sur les choses de ia politique.Puis suit le procès du parti eon-' servateur à Ottawa.Le parti libéral est fier de son passé, dit M.Lemieux.Les événements viennent chaque jour rendre hommage à la politique de notre chef, sir Wilfrid Laurier Quinze années du régime libéral vous avaient donné le bien-être et la paix.Trois années du régime tnrv ont les aveugles sen's ne voient pus, et précipite une crise économiuue uue déchaîné les haines où régnaient l’union et la concorde.L’orateur parle de la faiblesse de caractère du premier ministre actuel du Canada et de son entourage : MM.Rogers, Pelletier et Sam Hughes.“Il les croyait des aigles.” dit-il, “et ce sont des cerfs-volants dont l’ascension n’exige qu’un peu clare, sur un ton flatteur que ceux ci “doivent être comme les pompiers,” c’est-à-dire “toupours à la lutte.On doit être prêt”, continue-t-il”, à rendre compte de sa conduite ; et si elle est mauvaise, on la cache, et si elle est bonne, on se vante tant qu’on peut.” L’orateur présente ensuite le sénateur Casgrain à l’assemblée.M.CASGRAIN M.Casgrain dit qu’il sera très bref, car les orateurs sont nombreux”.Nos adversaires, et même quelques libéraux, dit-il, se plaignent que le Sénat ne vaut pas grand’chose”.Eh bien! continue l’orateur, voici ce qu’il a fait durant Tavant-dernière session.On a sauvé d’un seul coup au pays la somme énorme de $35,-000,000” que l’on voulait donner en pur cadeau à l’Angleterre, somme qui aurait égalé “une fois et demie la dette totale de la province de Québec; et, la rente à 6 1-2 pour cent seule de cette somme peut payer tous lieux un de ces bains les plus désagréables.Les orateurs qui prirent la parole ou qui s’étaient rendus à Rawdon, dans ce but, ne furent pas si norii-breux qu’on l’avait d’abord annoncé dans les journaux.M.Rodolphe Lemieux a fait une légère variante à la teneur habituelle (les harangues politiques, lorsqu’il a dit, dans son discours, que le grand conflit européen actuel justifie la politique navale du gouvernement Laurier.“La Grande-Bretagne, aux prises avec l’Allemagne dans la Mer du Nord, compte s’approvisionner au Canada.Et c’est ici, dit-il, que les détracteurs de la marine canadienne font piteuse mine.Les croiseurs canadiens prévus par la loi Laurier, eussent fait escorte aux nombreux transports du Canada, à travers l'océan.” - Les autres orateurs ont tenté Té-loge du parti libéral, mais sans apporter d’argument nouveau.“Laurier et la prospérité”, “Borden et la misère”, tel a été le fond de leurs discours.DISCOURS Vu l’absence de M.James Skelly, maire de Rawdon, M.Lemieux dit que “la présidence de cette assemblée revient de droit au très digne député du comté de Montcalm, M.D.-A.Lafortune”.Celui-ci accepte et ouvre l’assemblée.Le président fait d’abord lecture des lettres d’excuses de la part des messieurs suivants, empêchés pour des raisons incontrôlables de venir à l’assemblée: M.Siméon Delisle, député de Portneuf; M.J.A.Cardin, député de Richelieu; M.L.A.Lapointe, député de la division Saint-Jacques; M.Thomas Côté, commissaire de Montréal; l’hon.Honoré Mercier, ministre de la Colonisation; M.J.A.C.Ethier, député des Deux-Montagnes; M.J.L, Perron, C.R., député de Chambly-Verchères ; M.Sévérin Letourneau, député d’Hochelaga; M.James McRay, député de Sherbrooke; M.W.Tobin, député de Richmond et Wolfe; M.E.N.Hébert, commissaire de Montréal; M.Charles A.Gau-vreau, dépulé de Témiscouata; M.E.Lapointe, député de Kamouraska; M.C.A.Wilson, député de Laval; M.Ovide Brouillard, député de Drum-mond-Arthabaska ; Thon.Hector Champagne, conseiller législatif; M.Arthur Ecrément, ancien député de Berthier.M.LAFORTUNE Après cette lecture un peu mono-ne parce que trop longue, et qui a visiblement ennuyé l’assistance d’environ 2,000 personnes, “ mon premier devoir,” dit l’orateur, “en ouvrant cette assemblée n’est pas de faire un discours, mais de vous demander de bien écouter les orateurs qui vont se succéder sur celle tribune.” Et l’orateur de continuer : Aujourd’hui n’est pas la journée de D.comme une année sans printemps, et un printemps sans roses.Si ma femme n’était pas ici, je vous ferais de vent et beaucoup de ficelles, des compliments, mesdames, mais] n traite aussi de Tincident de la elle est ici, et elle est très jalouse.” Fête-Dieu à Montréal, comme d’“nn Parlant ensuite des orateurs nui outrage qui comporte une leçon”, vont prendre la parole, l'orateur dé- Ce qui s’est passé depuis 1911, déclare M.Lemieux, ne me fait pas regretter la défaite du 23 septembre.Il importe que certains contrastes s’établissent et se gravent dans les mémoires.C’est de la clarté des faits que naît l’évidence des devoirs.Dans l’ordre économique, maintenant, nos adversaires qui clamaient “let well enough alone”, continue l’orateur, ont-ils su prévenir ou du moins atténuer la crise commerciale ?Alliés aux trusts, lis ont surélevé le rempart fiscal qui les protège: le tarif.Ont-ils cherché à diminuer le coût élevé de la vie ?Demandez-le aux pères de famille.Demandez-le plutôt aux milliers de sans-travail soutenus par la charité publique dans nos grandes villes.L’orateur déclare que “la farine canadienne dont notre pain quotidien est pétri, se vend meilleur marché à Liverpool et à Londres qu’à Montréal et à Québec”.Après avoir parlé de la générosité du gouvernement Borden à l’égard du Canadien Nord, M.Lemieux passe à l’examen de la politique navale du gouvernement.Ici encore, dit-il, le ministère Borden a déçu et trompé l’opinion publique.La loi Laurier —loi scélérate, di-sait-on — devait être rayée des statuts dès la première session de ce parlement, et pourtant la loi Laurier subsiste encore./Et voici que, su- servait tant aux orateurs qu’aux eu- les frais que peut coûter le Sénat au pays .“Je suis venu,” continue-t-il, “faire J’éloge de M.D.A.Lafortune, non en ma qualité d’ami ou de parent du député de Montcalm, mais parce que je crois reconnaître le mérite là où il se trouve”.11 repasse donc toute la carrière de M.Lafortune, disant que pour avoir commence au bas de 1 echelle sociale, ,brepticernent, pour satisfaire Té n en est arrive a etre conseil du roi ; lément jingo, l’on crée une réserve et depute.Il est aussi un agricul- navale, en vertu de cette loi, desti leur distingue, possédant une superbe ferme à Saint-Laurent.M.Casgrain parle ensuite de la lutte de préjugés qu’on a faite à Sir Wilfrid Laurier, de la consipration des trusts ourdie pour tous ces actes néfastes qui ont fait du Canada ce qu’il est maintenant, un pays où l’ouvrier n’a plus de travail et plus de pain.Il termine en prédisant le retour de Sir Wilfrid Laurier au pouvoir, car toutes ces belles assemblées libérales sont des présages éclatants de victoire.M.le sénateur Casgrain est vivement applaudi à la conclusion de son discours.u aucun service à la métropole.Et I pas n’est besoin de dire qu’ils n’ajoutaient rien à la sécurité ou Canada.I La marine canadienne, au contraire, avait ce double avantage, d’assurer l'inviolabilité de notre littoral et de prévenir toute attaque contre les transports canadiens à travers l'Atlantique.Les tergiversations du premier ministre, l’appel aux préjugés dans Tune et l’autre des grandes provinces, ont empêché la réalisation du programniE de 1911, deux fois sanctionné par le Parlement canadien et accepté par l’Amirauté.Le parti au pouvoir portera devant Thistoire la responsabilité de l’immense duperie dont notre pays est la victime.L’heure est solennelle, dit en lc-r-minant Thon.M.Lemieux.Si les dernières dépêches sont authentiques, nous allons assister à la plus terrible hécatombe dont Thistoire fasse mention.TL’humanité proteste d’j; vance contre ceux qui ont déchaîné cette effroyable guerre.Si la Grande-Bretagne y est entraînée, c’est que de Tavis de^ hommes d’Etat qui ia gouvernent, elle est menacée dans son existence.Puisse-t-elle, consciente de son droit et de la justice de sa cause, triompher facilement de ses ennemis ! Quant à nous.Canadiens et sujets britanniques, le devoir et l’honneur nous commandent de défendre ie drapeau qui flotte sur notre pays.Et dans le recueillement de la prière, demandons le rétablissement de Tordre et de la justice à Celui qui, il y a deux mille ans, vint sur la terre, prêcher la paix aux hommes de bonne volonté.AUTRES DISCOURS M.P.A.Séguin dit ensuite quelques mots, et il termine en disant que s’il eut été conservateur jusqu’en 1911, il ne trouverait de “meilleure occasion pour changer d’allégeance, car sous le régime Borden, c’est la famine et la misère noire.” Vient ensuite M.Peter Bercovitch, jeune avocat de Montréal.Mais il es! forcé de brusquer la fin de son discours, car un orage vient d’éclater, et la pluie tombe à torrents.Et tous les curieux qui peuvent attrap-per une voiture, prennent le chemin du village.Comme une partie de Tassemblee cependant, n’avait pu trouver place dans aucune voiture, et avait dû tenir bon sous Torage, aussitôt le plus fort de la pluie passé, quelques autres orateurs adressèrent la parole.Ce sont MM.G.Durocher, le Dr Malouf et M.J.J.Bisson nette, avocat de Montréal.Disons, en terminant, que l'assemblée, pour avoir été très enthousiaste à l’égard de M.Lemieux, a été relativement calme le reste du temps.FAITS-MONTRÉAL ARRESTATION DE B0URRET LE CHEF DE POLICE DE NASHUA, N,H„ CROIT TENIR LE BANDIT QUE LA POLICE DE MONTREAL RECHERCHE DEPUIS SI LONGTEMPS.Presque évanoui dans ia rue DANS LA CRAINTE CONSTANTE DE LA MORT—SOULAGE PAR “FRUIT-A-TIVES”.DES CAMBRIOLEURS ONT PENE TRE DANS LA MAISON DE M.THEODORE GROTHE, BIJOUTIER, RUE SAINT-DENIS.CHATHAM, ONT., 3 avril, 1S13.GRAND TRUNK systek?VOIE DOUBLE SUR TOUT LE PARCOURS MONTREAL-TORONTO- CHICAGO ^"INTERNATIONAL LIMITED" Le train d'on service supérieur du Canada Quitte Montréal & 9.00 a.m-, arrive à Toronto à 4.30 p.m.Détroit 9.55 p.m., ChicaS* #.00 a.m., tous les jours.SERVICE DE NUIT AMELIORE Un train quitte Montréal à 11.00 p.m., arrivant à Toronto à 7.30 a.m.Détroit 1 43 p.m., Chicago, 8.40 p.m.Service quotidien de wagons-lits, club-compartiment entre Montréal et Toronto.Excursions de " A WINNIPEG $12.00 Départs : 14 et 21 août.De Winnipeg : Pour l’excursion du 14 M.VERVILLE Le député ouvrier de Maisonneuve dit qu’il est “heureux de constater combien nombreux sont ceux qui désirent se renseigner”.“Une chose que tout le monde comprend, dit-il, c’est que nous avons faim, que nous n’avons pas de pain et pas d’argent pour en acheter”.Il traite' ensuite des grandes questions fiscales qui intéressent le pays.Il démontre "que le gouvernement Borden, en prétendant aider les agriculteurs, a réellement augmenté de 7 1-2 pour cent le taux sur les instruments aratoires.Il dénonce les agissements des grands trusts qui affament le peuple, sous l’oeil d’un gouvernement bénévole.“On dit du Canada, dit-il, que c’est un pays démocratique.Eh bien, je déclare que, depuis 1911, le Canada est le pays le plus autocratique du monde.Et c’est pourquoi j’espère avec le peuple que ce gouvernement néfaste sera bientôt renversé du pouvoir pour le plus grand bien des ouvriers”.Comme M.Rodolphe Lemieux est ensuite annoncé, M.Albert Gingras, secrétaire du club Letellier, s’avance sur Testrade et lui présente une adresse, dans laquelle il fait son éloge, le félicitant de “ son travail et de scs efforts pour ta cause libérale”.Cette adresse est suivie du chant de “O Canada” par louie l’assistance.M.LEMIEUX En prenant la parole, Tancien ml.nistre remercie les électeurs du comté de Montcalm de leur fidélité à la cause libérale.Il salue également les patriotes venus en grand nombre des comtés voisins pour affirmer leur solidarité, et leur attachement aux principes libéraux.LE PERMIS DU CHEF SUFFIT nee à servir dans la marine canadienne et dans la manne royale.Je le répète : les événements viennent témoigner chaque jour de la sagesse politique de sir Wilfrid Laurier, Quel était, dans ia pensée de notre chef, le but d’une organisation navale ?Premièrement : Défendre notre littoral contre toute incursion ennemie ; deuxièmement : Protéger le commerce canadien, et enfin, en cas de danger imminent, aider directement la métropole, sous la réserve de la sanction du parlement, à maintenir l’honneur du drapeau et sa maîtrise sur l’océan.L’amirauté en 1911 avait accepté ce —„ „ ., principe.Elle avait même détermi- Le recorder Semple déclara aux né quelles zones, l’Australie, la Non- agents des licences, que le chef de Un nommé Alcide P., amené devant le recorder samedi, sous l’inculpation d’avoir colporté des légumes sans licence, a bénéficié d’une sentence suspendue, parce qu’il possédait un permis de colporteur, signé de la main du chef Campeau EST CE ISMAEL BOURRET.Le chef de police de Nashua, N.H., a envoyé, hier, un -télégramme au chef Campeau, disant qu’un individu répondant exactement au signalement donné dlsmaël Bourret, avait été arrêté dans cette ville des Etats-Unis.La nouvelle paraît certaine et le sous- J chef de police de Nashua demande au ; chef de Montréal de prendre les dis- j positions nécessaires dans le casi Un détective, du bureau du chef i Charpentier est parti, hier, pour Na- j shua, par le premier train.Bourret aurait été arrêté après avoir été reconnu par un Montréalais.MORDU PAR UN CHIEN.L’agent François Lecuyer, du poste du boulevard Saint Laurent, a été douloureusement mordu aux doigts de la main gauche, par un chien enragé qu'il voulait abattre.L’agent se ren-i il à THôtel-Dieu où on lui injecta le téium contre la rage.LES CAMBRIOLEURS A L’OEUVRE Des cambrioleurs ont pénétré vendredi soir dans la maison de M.Théodore Grothé, bijoutier, 1061 Saint-Denis.et ont fouillé une bonne partie des pièces.Cependant ils ne purent emporter de butin car ils furent dérangés dans leur travail par M.Aimé Grothé, le fils du propriétaire.Ce dernier entrait pour s’assurer si tout était resté en ordre depuis que la famille avait quitté Montréal pour la campagne.D’abord, il ne s’aperçut de rien; il commença à faire le tour des pièces du rez-de-chaussé, lorsque deux individus se précipitèrent dans l’escalier du premier et prirent la rue.M.Grothé voulue les poursuivre mais les deux apaches avaient refermé à clef la porte d’entrée.Toutes les pièces du premier avaient été bouleversées par les cambrioleurs, mais ces derniers, dans leur fuite précipitée avaient pu rien emporter.La police a été avertie et deux détectives feront des recherches pour retrouver les deux voleurs, dont M.Grothé n’a pu donner qu’un vague signalement.“Il y a environ deux ans, je souffrais beaucoup d’indigestion.Un j ^ur je vis une annonce de “Fruit-a-tivcs” et je me dis que cela ferait peut-être mon affaire.J’en acne-I tai.Après avoir pris de ces merveilleuses j au coeur.“Fruit-a-tives” est le seul reine de contre l’indigestion." C.T.HI1.L.50c la boite.6 boites pour *2 50 ; boîte d’essai, 25c.Chez tous les vendeurs ou, au reçu du prix, de Fruit-a-tives Limited, Ottawa.Via LIVERPOOL CANADA 8 Août LAURENTIC 15 Août TEUTONIC 22 Août PRIX POUR LIVERPOOL SELON LE STEAMER De $92.50,1ère classe; $50, 2ème classe Faites venir brochurettes et horaires gratis.Bureaux de la Compagnie 118 rue Notre-Dame Ouest ou aux agents locaux de la Saskatchewan et l’Alberta, là où des moissonneurs seront requis.PORTLAND-COTE DU MÀINE-AUX ILES Taux des touristes d’été.Service direct.EXCURSIONS DE COLONS Billets aller et retour pour l’Ouest du Canada, viâ Chicago, à vendre chaque mar-di jusou’au 27 octobre, à très bas prix.Billets bons pour deux mois.122, rue St-Jacques, angle St-Fran-çois-Xavier—Tél.Main 690i Hotel Windsor “ Uptown 1187 Gare Bonaventure “ Main 8221 Voici le résultat des souscriptions jusqu’à date: Sommes antérieurement reçues.$04,472.10 S.Sheldon Stephens.25 00 Robt.J.McCorkili, Tarn mia, W.Australia.5.00 The Wilson-Patterson Co.25.00 “Un membre” — Diocèse de Montréal.10.00 W.B.Smith.10 00 CANADIAN PACIFIC Excersions de LE 14 ET LE 21 AOUT A WINNIPEG $12.Bas prix proportionnés de Winnipeg â tout endroit dans le Manitoba, par l’excursion du 14 août ; et à tout endroit dans le Manitoba, Moosejaw et l’est de la JSaskat-chewan et Edmonton, et l’est de la Caskat-chewan et l’Alberta via Saskatoon, par 1 excursion du 21 août .EXCURSION AU BORD DE LA MER.Amherrt .$lfi.75 No.Sydney.Charlottetown.18.85 St Andrews.Fredericton.14.85 St John.Halifax .l».r;> Truro.Moncton .15-30 Yarmouth.et autres endroits.^ Départs 14, 15, 16 et 17 août ; limite de retour, 1er septembre 1914.NOUVEAU SERVICE PAR TRAINS RAPIDES TORONTO-DETROIT-CHICAGO The Canadian No.21 Dép.MONTREAL.8.45 a.m.10.00 p.m.Ar.CHICAGO .7.45 a.m.9.95 p.m.(22.70 13.95 15.30 18.85 18.80 vélle-Zélande et le Canada seraienl appelés à défendre.Trois années se sont écoulées.Le ministère — afin de tromper par de savants mensonges, Ontario et Québec à la fois — n’a rien fait.L’Australie, durant cette période a construit sa marine et le Canada attend encore la politique permanente de M.Borden.Or, la guerre est virtuellement déclarée.L’Europe est en feu.Il ne m’appartient pas de dire quelle part le Canada est appelé à prendre dans cette guerre.Ce que je sais bien, c’esl que nous sommes partie intégrante de ,l’Empire et que c’est le drapeau britannique qui protège notre pays, sa constitution, ses libertés.Si la Grande-Bretagne est entraînée dans cette guerre, fatalement le Canada est, lui aussi, en guerre.C’est TA.B.C.du droit international.Quel est alors le devoir qui nous incombe?Vous connaissez tous le vieil adage : “ Salus patria suprema lex.” Noire premier devoir, c’est de protéger notre pays, c’est de défendre notre littoral.Une marine canadienne, me direz-vous, n’est peut-être pas indispensable pour cela, puisque ni T Autriche-Hongrie, ni l’Allemagne, n’enverront de flottes à travers l’Atlantique.Soit, j’en conviens — mais la Grande-Bretagne, aux prises avec l’Allemagne dans la Mer du Nord, compte s’approvisionner au Canada.Et c’est ici que les détracteurs de la marine canadienne font piteuse mine.Les croiseurs canadiens prévus par la loi Laurier eussent fait escorte aux nombreux transports du Canada, à travers l’Océan.Les trente-cinq millions de la session do 1913 eussent-ils été sanctionnés par le Sénat, ne pouvaient être police avait le droit de donner un permis temporaire de colportage et que ceux-ci avaient outrepassé leurs pouvoirs.Comme l’inculpé avait négligé de porter sur lui le précieux permis, il dut payer les frais.^ POUR RAPT DANS UN VERGER Depuis que le inonde est monde, la pomme a causé bien des malheurs à Thomme — et à la femme aussi.La plus récente victime est un jeune homme du nom de Cour-celles, qui se fit pincer, vendredi soir, dans un verger de la Côte Saint-Michel, où, en compagnie de six autres pomivores, il était en train de faire la cueillette à Toeil.Seul de la bande, il ne fut pas assez vif pour s’esquiver et, samedi, il comparaissait devant le recorder.Il reconnut sa faute: — M.Semple le condamna à dix piastres d’amende et l’engagea en termes peu voilés, à ne plus recommencer.JEUNES CAMBRIOLEURS La sûreté a arrêté samedi matin deux jeunes hommes, Hector Lemay et Henri Lajeunesse, sous l’inculpation d’avoir cambriolé une maison, 80 rue Fleurimont Quantité de bijoux et argenteries sont disparus.Les inculpés ont protesté de leur innocence et leur procès a été ajourné à huitaine.Total.$54 547.10 ACCIDENTS DE LA RUE.NOUVELLE LIGNE SUR LE BORD DU LAC POUR TORONTO Via Belleville, Trenton, Brighton.Colbcrne, Port Hope, Newcastle, Bowmauville, Osborne, Whitby.Quitte In gare Windsor à 8.45 a.m.PORTLAND, KENNEBUNK, OLD ORCHARD.Départ gare Windsor.,t9.00 a.m., *9.05 p.m.Wagons-salons et wagons-lits directs.tTous les jours exeepté le dimanche.*Tous les .jours.FRATERNEL DEVOUEMENT.Samedi dernier aux régates de Saint-Faustin, la fillette de M.A.D.Dupont a faillie se noyer, en faisant un plongeon dans le lac à une profondeur de 20 pieds.Son jeune frère Adélard, âgé de 14 ans, qui se trouvait dans une chaloupe tout près de l’accident, plongea pour revenir quelques instants après avec sa jeune soeur à la surface de Teau.Le courageux enfant reçut de nombreuses félicitations.GRANGES DETRUITES.Deux granges ont été rasées par le feu hier matin, sur la ferme de M.Amédée Lachapelle, à la Longue-Pointe.Toute la récolte et un grand nombre d’instruments aratoires furent détruits.L’origine de l’incendie est inconnue.LE DANGER DES ALLUMETTES.Une allumette jetée sur le plancher, par un fumeur imprudent, au logis de P Carlinsky, 483 rue Colonial, a été cause d’un sérieux incendie hier soir.Les propriétaires furent obligés d’abandonner leur domicile.MAISON INCENDIEE.Un incendie a causé pour $2.000 de dommages, samedi, à la maison de M.Joseph Farovitch, 1035 Clarke.Les flammes furent découvertes dans la cuisine et gagnèrent rapidement l'étage supérieur.LE FONDS DE L'“EMPRESS”.Le comité de citoyens qui s’était formé en vue de prélever les fonds destinés à venir en aide aux fanvlles éprouvées par le sinistre de T“Em-press of Ireland”, à déc;dé de convoquer sa dernière assemblée pour jeudi prochain.Deux attelages, dont les chevaux ont pris le mors aux dents, ont causé deux accidents.L’un des attelages, appar enant à M.Larkin, cocher de place, rues Atwater et Saint-Antoine, a renversé une dame du nom de Lavino, demeurant rue Walker.Après avoir reçu des soins à la pharmacie Laurin, la J G blessée a été conduite à Phôpital Western.L’autre accident est arrivé aux environs du marché à foin.David Ton-kel, 104 Wi.liam, a été projeté à terre et a été blessé à la tête.Il a dû être transporté à l’hôpital Général.«UWEAUX PEf BILLCTSg p - ~ ——Tel.Bell, Main 8121 Hotel WlncUor, Gares Place Vkzer et d* la Rue Winds#?» NOYE EN SE BAIGNANT.Un nommé Ernest Cooper, âgé de 19 ans, Lachine, s’est noyé, vers onze heures de Tavant-midi, hier, en se baignant.Comme il ne savait pas nager, le malheureux s’était muni d’une ceinture de sauvetage, mais elle fit défaut.Cooper était à se baigner avec deux compagnons de travail, Falter Marshall et D.Leighton, dans le lac opposé au couvent Sainte Anne.Lorsque ceux-ci s'aperçurent du danger que courait Cooper, ils voulurent se porter à son secours, mais ne purent le sauver.Le défunt était né à Brynton, Angleterre, et habitait au Canada depuis plusieurs années.LES NOYES DE SAINT-GERARD DE MONTARVILLE.Les corps de M.Edouard Foisy et du jeune F.X.Pépin, ont été retrouvés dans les eaux du lac à Saint-Gérard de Montarville, samedi.M.Foisy sera inhumé dans le cimetière de Saint-Gérard de Montarville où reposent déjà son père et sa mère.Ses funérailles ont eu lieu ce madn.Quant au jeune F.X.Pépin, son corps a été ramené à Montréal et l’inhumation aura lieu mardi prochain.Les obsèques auront lieu à l’église d’Hochelaga.Les collègues du regretté défunt du collège de Montréal, sont spécialement priés d’assister à ses obsèques.VAPEUR TERREE - QUAI Vieil.m.Retour DEPART DE MONTREAL, TORIA, mardi, à 10 heures mercredi soir vers onze heures ; prix dp passage, compris repas de 1ère classe et cabine, $6.00.DEPART DE ONTREAL, vendredi, à li> heures a.m., allant à Sorel et longeant le Richelieu jusqu'à Beloeil.Retour à Montréal dimanche vers 10 heures p.m., passage compris cabine et repas de 1ère classe, $7.00.LES MERCREDI ET DIMANCHE, prendre le train dû G.T.R.gare Bonaventure, à 7.15 a.m., pour Beloeil Station, où le “Terrebonne” prendra les passagers pour revenir à Montréal viâ Sorel.80 milles en bateau, prix du passage : $1.25, repas de première classe servis à bord.La Cie de Navigation Saint-Laurent Richelieu DULUTH BULDING.MAIN 8574.Le “TERREBONNE” sera à louer pour excursions, etc., tous les lundis fjj et jeudis.CONSTRUCTION A BON MARCHE Harry Galope, 53 rue Suzanne, un Russe, a découvert, s’il faut en croire l’accusation portée contre lui, le moyen le moins dispendieux de se construire une maison.M.Cordeau, 404 rue Guilford, qui Tir fait arrêter, allègue que Galope lui volait des madriers qu’il utilisait ensuite pour élever un carré de maison.Le Russe, amené devant le magistrat, samedi, a protesté de son innocence et l’enquête a été remise à vendredi.La valeur du bois 'I volé est de $30.FEUILLETON DU “DEVOIR” L’Aile Blessée par JEAN DE LA BRETE 2(1 ( Suite) Elle se sauva après avoir embrassé Paula, qui s'approcha de la fenêtre pour réfléchir en face du parc magnifique, doucement éclairé.Quels singuliers ricochets sociaux qui voulaient que les Laloil se consi-dérassent comme étant au-dessus d’elle, pendant que des gens, exactement dans leur position, étaient trai-lés dédaigneusement par la famille le Snlntc-Luce! Soudain, la silhouette élégante et distinguée de Landry passa devant elle avec une telle vivacité qu’elle ne recula de ta fenêtre, comme s’il Unit dans le pare pour d’apercevoir et deviner ses pensées.Vit “Dans quel monde joyeux et doux L’emportai s-tu, jeune Espérance?” Soit par goût, soit pour secouer Tennui qu’éprouvent les hommes retirés des grandes affaires qu’ils ont longtemps dirigées, M.Marin de Sainte-Luce détestait la solitude el désirait être constamment entouré d’amis.Mais il ne se contentait pas de relations mondaines uniquement banales et, chaque année, pendant son long séjour à la campagne, il recevait soit d’anciens camarades de promotion à TEc.ule polytechnique, soit des hommes mêlés encore à la vie active.Les rclalions des Sainte-Luce étaient immenses et très variées; ils organisaient donc facilement des séries qui, à part le contingent fourni >ar les châteaux des environs, main-enaienl à Sainte-Luce un mouve-nent perpétuel.Pour Paula, le résultat d’une mon-tanité, qui ne devait plus se ralen-Hr pendant son séjour en Touraine, ut d’être immédiatement entourée ('hommages qui flattaient sa vanité féminine et, plus encore, avivaient le secret espoir de plaire à Landry.Quelles que fussent tes idées ambitieuses du jeune homme sur les avantages brillants de son mariage futur, il les oubliait parfois au contact journalier d’une jeune fille dont le genre de beauté et l'intelligence l’attiraient.Landry, du reste, aimait la société des femmes et n’en pouvait voir de jolies sans les entourer d’une cour discrète; on Ten plaisantait, même dans sa famille, aussi ses attentions pour Mlle Gerbert passèrent d'abord inaperçues ou rentrèrent, aux yeux des observateurs, dans les habitudes d’une galanterie insignifiante.Mais Paula connaissait bien peu le monde, encore moins les honunes, o» allait d'un bond aux conséquences naturelles d’un attrait qu'elle sentait être réciproque.En écoulant Landry soutenir vigoureusement ses opinions, elle se disait qu’il était homme à choisir lui-même sa femme, sans se laisser conduire dans une circonstance aussi importante.Les différences mondaines s’évanouissaient à ses yeux au milieu de la bienveillance générale qu’on lui témoignait, du plaisir causé par ses succès, et de l’estime dont son père jouissait parmi des gens qu’il n’ai-mait pas.Elle pensait que les préjugés de M.Gerbert tomberaient facilement quand il connaîtrait, autrement que par ouï-dire, ce milieu aimable et intelligent, dont elle voyait certaines ombres, mais dont elle observait bien plus les lumières.Landry lui plaisait si complètement que, si elle apercevait chez lîii des tendances qu’elle blâmait, elle les attribuait non aux lacunes de sa nature, mais à son éducation mondaine ou piix nécessités de sa situation.Lite aimait la tournure de son intelligence portée à généraliser, et remarquait chez lui une instruction étendue, jointe à un esprit curieux de tout connaître, aussi bien dans le domaine scientifique que dans celui des lettres.A part quelques défauts bien légers, Landry de Sainte-Luce était à^es yeux un homme complet, ,et, lorsque, par un retour en arrière, i elle le comparait à M.de Laloil, elle ! s’étonnait d’avoir pu se poser la question d’épouser Manuel.Mme de Sainte-Lnce avait Thor-reur du laisser-aller, et l’intimité, dans sa maison, conservait toujours un caractère de haute tenue que Paula appréciait grandement.Néanmoins, l’intimité de ta campagne, même mitigée, entraînait pour tous de la liberté et des rapports détendus qui permettaient à la jeune fille d'être bien elle-même.Elle causait maintenant librement et, parfois, soutenait ses idées un peu entières avec une fougue qui amusait Lan-j dry, el lui plaisait aussi, car, lors-i qu’elle s’animait, il la trouvait irré-] sistible.—Je crains, lui (lit-elle après une 'discussion sur la liberté d’opinions, qu’un diplomate ne soit si bien entitle dans les bandelettes du conve-| nu et du protocole qu’il ne puisse plus s’en débarrasser.—Une momie enfin?dit Landry souriant.—Oui, un genre de momie, répliqua Paula, d’un ton st drôle que M.de Sainte-Luce, qui écoutait la conversation, eut un accès de gaieté très rare chez lui.—Vous dissipez ta mélancolie de mon père, dit Landry à voix basse, pendant que M.de Snintc-Luee s'éloi- gnait.—Votre père est-il donc si mélancolique?demanda Paula avec intérêt.—Souvent.et j’ignore pourquoi, car, s’il a beaucoup travaillé, il a réussi dans des proportions extraordinaires, et d’ailleurs il aimait le travail pour le travail.La vie a donc eu pour lui ses meilleurs sourires; cependant, il la regarde quelquefois d’une façon bien morose.Paula, qui oubliait de plus en plus le passé de M.de Sainte-Luce, se demanda si l’amer souvenir d’une faute honteuse était la cause d’une tristesse qu’elle avait déjà remarquée.Sous l’empire de cette idée, sa disposition à l’indulgence grandit; une émotion, que Landry remarqua avec étonnement, altéra sa physionomie.—Comment vous comprendre?dit-il en l’observant.—Me comprendre?—Oui.au moment où vous paraissez très gaie, je ne sais quelle inquiétude, quelle pensée fâcheuse viennent vous troubler et changer votre expression.—Ne changez-vous jamais vous-même?demanda Paula en rougissant.Des papillons de nuit ne volent-ils pas quelquefois devant Vous, même quand votre esprit est disposé à la gaieté?—Question dérivative!.,, les di- plomates ne sont pas les seuls à savoir éviter Técueil d’une question à laquelle on ne veut pas répondre.Paula, qui servait le café, lui présenta une tasse en disant: —Je ne suppose pas, en tout cas, que vos questions doivent ne pas dépasser d’une ligne la rectitude la plus absolue.—Quels gens ennuyeux vous faites de nous! Si vous nous connaissez un jour plus parfaitement, vous changerez d’avis.—Oh! les coteaux du Saumurois donnent abri à très peu de diplomates.—Vous n’y vivrez pas toujours, sur les coteaux du Saumur,.Peut-cfre, un jour, vous verrai-je.gracieuse et adorablement jolie, tenir ur salon dans une des capitales de l’Europe.Le ton de Landry écartait Tidéc d’un sousentendn et corrigeait la crudité du compliment; néanmoins le coeur de Paula battit plus vite.(A sntvre) 12 ^ 649994 54024^ LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI, 3 AOUT 1914 VOL.V.— No.280 LA VIE SPORTIVE LES REGATES ANNUELLES DE BELOEIL-SAINT-HILAIRE PREMIERE VICTOIRE OE L’IRISH - CANADIAN Let Irlandais de Jack Marshall gagnent la partie de samedi contre le Tecumseh par 7 à 4.— L'assistance à cette partie fut la plus pauvre encore vue à une joute du Big Four.Les Irish-Canadians ont remporté leur première victoire depuis qu’ils ont remplacé le Québec cette saison.Les Irlandais de Jack Marshall triomphèrent du Tecumseh samedi par 7 à 4.Jamais club de crosse n’a pu attirer et m’attirera, fût-ce à Maisonneuve ou à Westmount, une foule aussi enthousiaste et aussi nombreuse que celle qu’attirent les joutes de crosse du National Nous en trouvons la preuve dans la maigre assistance témoin de la joute de samedi au terrain de Maisonneuve.Deux clubs d’égale valeur étaient pourtant aux prises, les Irish-Canadians et les Tecumseh.Il était trois heures et demie lorsque la joute commença et à peine un millier de spectateurs remplissaient les estrades.Au dire de tous les amateurs de crosse, jamais joute ne vit si pauvre assistance.La partie cependant valait !a peine d’être vue.Du commencement a la-fin, malgré un peu de langueur en certains endroits, la joute fut digne d’intérêt.Les équipiers de Jack Marshall firertt preuve de beau-Querrie furent'vaincus par les Irlandais.La victoire ne leur fut assurée qu’à la dernière période.Les deux premières périodes durant, le score était égal.Les équipiers de Jack Marshall firent preuve de beaucoup d’enduîtance.Leurs adversaires, quoique vaincus, n’étaient pas par là inférieurs.Leur jeu le montra bien.L’étoile des Irlandais fut sans contredit Charlie George, qui à lui seul compta plusieurs points, aidant ainsi à remporter la victoire.Son jeu fut très apprécié de ses coéquipiers qui le félicitèrent à la fin de la joute.Dxi côté des Indiens, Felker et Torpey jouèrent une excellente partie.Whitehead fut aussi très goûté ainsi que Carmichael et Collins.Grâce à ia vigilance et au coup d’oeil de Brennan, les Tecum-sehs ne purent compter que trois points.Les frères Scott n’étaient pas en forme.Seul, Fred, compta un point Charlie Querrie, au dernier quart, fut mis à la clôture par Rod.Finlay.son.Ce n’est qu’après une longue discussion que Charlie consentit _à se retirer du jeu.Arrivé à la clôture, le capitaine des Tecumsehs ne donna pas son billet et exprima son mécontentement en maugréant contre les arbitres.En somme, la partie fut une des plus belles qu’aient jamais jouées les Irish-Canadians et les Tecumsehs.il y eut bien quelques coups de bâton durant les dernières périodes, mais ils furent sans conséquence aucune.Les équipes s’alignèrent comme suit : TECUMSEH.I.-CANADIAN.Torpey Buts Brennan Whitehead Point White Graydon Couvert ' Baker McKenzie Défense Aspell Rountree Défense ‘ Munroe Felker Centre Kane Collins Home Cummings Carmichael Home IL Scott Durkin Extérieur F.Scott Querrie Intérieur George Referee, Roddy Fintayson.Assistant, McIntyre.En partie de hockey, la joute commença.Pendant quelques ins- tants la balle fui trainee sur le gazon.Rountree, des Tecumseh, s’en empara, et lança.Brennan repoussa le coup par sa poitrine.Baker monte devant les buts des hommes de Querrie, mais sans résultat.Elle devient au centre.Les joueurs manquent de vie.La partie à peine commencée est languissante.Les rares spectateurs tachent de l’animer par leurs encouragements.Les Tecumseh assiègent les buts des Irlandais.Par suite d’un faux lancé, la balle remonte, Baker lance.Torpey évite le coup.La balle revient aux Irlandais.Ces derniers manquent de précision dans leurs lancés.Par deux fois, ils ratent leurs coups.Les Irlandais sont à l’attaque.La défense des Indiens les repoussent; Collins descend la balle.Cummings la lui enlève.Grâce à un mauvais lancé, Carmichael s’en empare.Il coure vers les buts de Brennan, lance à Whitehead qui compte le premier point.1.Tecumseh, Whitehead.Temps, 0.20.L’attaque se fait devant les buts des Tecumseh; ce premier point a réveillé l’ardeur des Irlandais.Pendant quelques minutes, de nombreuses passes sc font devant les buts de Torpey.Mais au bout de quelques instants la balle revient (levant les buts de Brennan.Là, ce sont de nombreuses passes, mais •ans résultat aucun.Les deux clubs tanquein de précision.Baker remanie la balle.Coilins la lui eulè-;e.Aspell s’en empare quelques ninutes après, la passe à Kane qui ance.Par un coup adroit, Torpey - -• repousse la balle en arrière des buts.La bataille se livre dans le qaurtier des Tecumseh.La situation est risquée.Felker la sauve en enlevant la balle.Il la passe à Carmichael qui la lui renvoie.Alas prenant en faute la défense des Irlandais, Felker lance et compte le deuxième point.2.Tecumsh, Kelker.Temps, 6.20.Le jeu ralentit.Les Irlandais prennent la balle.Baker la monte vers les buts des Indiens.Par un lancé adroit, Charlie George compte le premier point des Irlandais.Le public l’acclame.3.Irish-Canadian, George.Temps, 1.00.Ranimés par ce point, les Irlandais s’emparent de nouveau de la balle.Les Indiens la leur enlèvent.Baker réussit à s’en emparer.La joute a lieu au centre du terrain.Charlie monte, lance à Aspell qui ance.La balle est interceptée par Whitehead, qui l’envoie à Bountree.Aspell la lui enlève.Il lance.De nouveau, Torpey repousse le lancé par sa poitrine.Les Tecumseh ont la balle.Ils redescendent vers les buts de Brennan.Querrie lance à Carmichael qui lance.Le coup manque.Les Irlandais ont repris la balle.Collins la leur enlève.Il l’envoie à Querrie qui lance sur le dos de H.Scott.Les buts des Tecumseh sont attaqués lorsque résonne le gong.Score: Tecumseh, 2; Irish-Cana-dian, 1.DEUXIEME QUART.Les Tecumseh s’emparent de la balle que leur enlèvent aussitôt les Irlandais.Une belle lutte se livre devant les buts de Torpey.Gray-don sauve la situation enlançant à Felker, qui monte et lance à Quer-rie.Plusieurs combinaisons se font adroitement.Querrie lance un “roulé” qu’évite Brennan.Munroe descend la balle.Il tourne autour des buts et la lance à Kane.Collins l’intercepte et monte.Querrie la reçoit et lance sans résultat.Rountree la reçoit, la passe à Carmichael qui la lance de toutes ses forces et compte le quatrième point.4.Tecumseh, Carmichael.Temps, 4.15.La partie recommence de plus belle.Les Tecumseh ont de nouveau la balle.Un mauvais lancé la donne à Kane.Collins la lui enlève, et monte vers les buts de Bren-nar:.Whitehead intervient et s'empare do la balle.11 lance, H.Scott i’intercepte, l’envoie à Munroe qui descend.Felker prend la balle.La bataille se livre devant les buts de Brennan.La défense des Irlandais veille de près.Cummings est alors mis hors du jeu pour avoir frappé McKenzie.Il est remplacé par Donald Smith.Felker est à son tour mis hors du jeu.Porter le remplace.L’enthousiasme renaît.Les spectateurs applaudissent de bons coups.Le bâton fait du sien.As-poll est retiré du jeu.Jack Marshall le remplace.Son entrée est bien accueillie.Elle donne un regain d’activité aux Irlandais qui ont confiance en leur chef.La partie va bon train.Pas un instant de répil.La balle passe d'un joueur à l’autre, mais toujours sans résultat.Cummings retourne au jeu.Les buts de Bixnnan sont assiégés.Munroe sauve la situation.Charlie Querrie lance à Felker «pii manque le coup.Bakers s’empare de la balle.Felker retourne au jeu.Rountree lui lance la balle, Kane l’intercepte.Aspell retourne au jeu et Marshall revient.Cummings lance à Charlie George qui compte pour la deuxième fois.3.Irish-Canadian, George.Temps, 10.50.Fiers de ce succès, les Irlandais monlent à l'allaque.Kane lance, mais à côté.Les Tecumseh ont repris la balle.La lutte se fait devant les buts de Brennan.Munroe descend la balle, la passe à Kane, qui à son tour la passe à Aspell.Ce dernier lance, mais Torpey évite le coup.Les Tecumseh ont la balle, S Whitehead la monte, il est suivi de près.Le jeu ralentit.Bountree lance, Brennan évite le coup et envoie la balle à Munroe qui se la fait enlever par McKenzie.Connue ce dernier se préparait à tirer, le gong réson ne.Score ; Tecumseh, 3; Irish-Cana- 1 dian, 2.TROISIEME QUART A peine la balle est-elle mise au ¦ jeu que les Irish-Canadians s’en emparent, courent vers les buts de 1 orpey.Aspell lance, mais en vain.La balle descend dans les quartiers des Irlandais mais pour quelques secondes à peine, car les ! Irlandais s'en emparent.Par suite d’un beau lancé de Kane à Charlie George, ce dernier compte, égali-Isant le score.r—' ?-t POSITION DES CLUBS G.P.Pour C’tre A.J.NATIONAL 11 0 169 86 7 TORONTO 6 5 108 115 7 TECUMSEH 4 8 81 113 6 IRISH-CANADIAN - - - 2 10 87 131 6 Prochaine partie Toronto.lundi, 3 août: National vs Toronto, à Tecumseh, 3 ; Irish-Canadian, 3.Temps, 1.30.De nouveau les Irish-Canadian ont la balle.Aspell lance à côté des buts.Kane s’empare de la balle qu’il envoie à Baker.Ce dernier lance à White qui la renvoie à son tour à Donald Smith qui compte.Temps, 1.15.La partie recommence de plus belle.Les Irlandais ont toujours la balle.La défense des Indiens fait des efforts inouïs.Felker descend la balle mais se la fait enlever par White qui lance Le coup est évité.Collins descend la balle.Carmichael lance à côté des buts.Cummings monte la balle qu’il envoie à Kane.Felker la iui enlève et lance, sans compter.La balle est mise au jeu à quelques pieds des buts irlandais.Kane lance à Donald Smith qui monte et lance.Torpey pour la troisième fois repousse le lancé par sa poitrine.La balle est ramenée vers les buts de Brennan.La lutte est ardente.L’enthousiasme règne et chez les joueurs et chez les spectateurs.White remonte la balle, lance à Aspell.Par deux fois ce dernier lance sans résultat.Torpey est au guet.Il joue une partie admirable.Les Teceumseh descendent à l’attaque.Une lutte ardente se livre devant les buts de Brennan.La balle remonte, Querrie s’en empare.Felker est retiré du jeu.Porter le remplace.Rountree lance dans les buts de Brennan qui repousse le coup en arrière.John White remonte la balle.Porter la lui enlève.Munroe l’at-trappe et l’envoie à Kane qui monte.Plusieurs combinaisons se font devant les buts de Torpey.Rountree intercepte un lancé.Kane est mis hors du jeu.Jack Marshall se rend sur le terrain.Les joueurs jouent du bâton.Le combat se livre devant les buts de Brennan.Sur une passe de Collins, Carmichael égalise le score en douze minutes.Tecumseh, 4 ; Irish-Canadian, 4.Les Irlandais se sont emparé de la balle.Brennan attrappe un mauvais lancé et envoie la balle à Kane, qui monte.Graydon la lui enlève et descend.Il lance à Charlie Querrie.Les Indiens jouent une belle partie.Felker s’empare de la balle, Munroe la lui retire.Les Irlandais montent à l’attaque, Whitehead le leur enlève la balle.Henry Scott monte à l’attaque.Graydon se jette dessus, Scott le déjoue et enregistre un point.Tecumseh, 3 ; Irish-Canadien, 4.Temps, 5 min.A peine la balle est-elle mise au jeu que le gong résonne.QUATRIEME QUART Les Tecumseh montent à l'attaque.Rountree lance à côté.S'emparant de la balle, les Indiens sont de nouveau devant les buts de Brennan.Les hommes de Charlie Querrie veulent égaliser le score.Heureusement la défense des Irlandais est à son poste.Les Irish-Canadian descendent à la’ttaque.Aspell lance à Raker.Graydon intercepte le coup.L’attaque se fait devant les buts de Brennan.Le bâton est de la partie, Cummings est mis hors du jeu ainsi que Felker et Munroe.Jack Marshall est de la partie.Le referee retire Kane.Les Irlandais ne comptent alors que neuf joueurs sur le terrain.Des protestations se font entendre Quelques-uns veulent suspendre fa partie.Les referees s’y opposent et la partie continue.Pendant ce temps, les Indiens se sont emparé de la balle.Ils montent à l’attaque.Ils sont repoussés par la défense des Irlandais.Cummings retourne au jeu.Les hommes jouent du bâton.Jack se fait enlever la balle par Whitehead.Les Tecumseh ont remonté à l’attaque.Smith retourne au jeu.Munroe envoie la balle à While qui descend.11 la lance à George qui essaie de compter mais en vain.Les Irlandais reprennent la balle.Graydon est mis hors du jeu pour avoir pris Baker par le cou.Les Tecumseh sont à l’attaque.Les Irlandais les repoussent.Les buts de Torpey sont en danger.McKenzie vient à son secours et envoie la balle à Rountree qui monte.Dans un "rush” admirable, déjouant les deux défenses, Fred.Scott compte un point en quatorze minutes et 35 sec La balle va aux Tecumseh.Les Irlandais la leur enlèvent.Felker s’en empare, lance à Rountree qui ne compte pas.Les Tecumseh sont de nouveau à l’attaque.Baker descend la balle.H est arrêté par Whitehead qui lance la balle à Rountree.La lutte se livre devant les buts de Brennan.White redescend la balle, la passe à Aspell qui la lui repasse.White compte alors en 1.15.Les Irlandais redouble d’ardeur.Ils lancent dans les buts de Torpey, mais en vain.Whitehead monte la balle qui lui est enlevée par Minime .La partie menace de devenir bagarre lorsque le gong sonne.Cette fête nautique a obtenu un franc succès.—Les résultats des courses de yachts et de chaloupes.La quatrième fête nautique annuelle Ide Saint-Hilaire et Beloeil tenue samedi et dimanche à Saint-Hilaire et Beloeil a obtenu un franc succès.Une grande foule de spectateurs garnissait les deux rives tandis qu'une jolie et nombreuses flottilles d’embarcations de toutes sortes sillonnait le Richelieu.La journée de samedi était réservée aux courses des canots-automobiles et a été surtout marquée par une belle course entre les deux hydroplanes “Montréal Est” de M.Jean Versailles et le “Loew-Victor” de M.Dumont Hurst.Une foule encore plus nombreuse que la veille a suivi avec grand intérêt les courses plus palpitantes d’hier après-midi.La température a été superbe jusqu’à la onzième course, alors que la pluie a forcé les organisateurs à remettre à dimanche prochain les autres épreuves intéressantes.Les résultats des courses des deux journées sont donnés plus haut et les heureux gagnants de ces diverses épreuves recevront leurs prix dimanche prochain.Malgré de fâcheux contretemps les organisateurs se déclarent très satisfaits fies beaux résultats obtenus.Parmi les nombreuses personnes présentes, l’on remarquait entre autres: M.le juge Brodeur, commodore du club.MM.les curés Jeannotle et Barré, MM.les maires de Saint-Hilaire et de Beloeil, MM.J.A.E.Delfosse et Chs.Laurendeau, vice-commodores du club, 1).H.MacFarlane, J.W.Lecours, B.R.Charlebois, président; D.Huot.T.Langelier, vice-prési-dens, P.Prendergast, secrétaire-trésorier; Dr Alex.Sainte-Pierre, Dr Choquette, M.Christmas, N.K.-La-flamme, Dr S.Boucher, Dr J.P.E.Bousquet, I.Préfontaine.Voici le résultat des diverses courses : SAMEDI, 1er AOUT COURSES DE CANOTS-AUTOMO-BILES Voici les noms des canots-automobiles primés et les noms des proprié-taires: 1.Canots-automobiles à 1 cylindre; 3 milles: 1.Albipo, Chs.Larivée; 2.Doux, H.Ledoux; 3.Safety First, D.H.McFarlane.2.Canots-automobiles à 2 cylindres; 5 milles.1.Minon, T.Lamontagne; 2.Dr S.Boucher; 3.Yes-No, Ern.Christmas.3.Canots-automobiles à 3 cylindres; 8 milles.— 1.Alma, V.Lamou-reux; 2.Cécile, Oscar Désautels.4.Canots-automobiles à 4 cylindres; 15 milles.1.Iris, A.Archambault; 2.Jean-Paul; E.D.Ducharme; 3.Regina, Raoul Vachon.5.Yachts de famille, 10 milles.— I.Nemo, C.A.Laurendeau; 2.Iris, A.Archambault; 3.Cécile, Ose.Dés-autels.7.Hydroplanes, 25 milles.— 1.Montréal-Est.Jean Versailles; 2.Loexv-Victor, Dumont Huot.DIMANCHE, 2 AOUT ¦"*" COURSES DE CANOTS ET DE CHALOUPES 1.Shifs, 2 rameurs, hommes (5 équipes.— 1.A.Morin, F.Dufresne; 2.Ed.Clerk, F.Marchand; 3.J.E.Perrault, S.Lafrance.2.Shifs, rameuses, (6 concurrentes.— 1.Mlle Alice Malo; 2.Mlle Blandine Perrault; 3.Mlle Marie Clerk.3.Canots, 1 aviron, homme, (6 concurrents).— 1.E.Peterson; 2.E.Brunet; 3.P.Clerk.4.Chaloupes (fond plat), 2 rameurs, femme et hommes, (15 équipes).— M.Edmond Perrault et Mlle Maria Perrault; 2.M.S.Lafrance et Mlle B.Perrault; 3.M.P.Jeannotte et Mile Martin.5.Canots, 2 avirons, hommes.(5 équipes.) 1.C.A.Soucy, F.Dufresne.2.Ls.Brunet, E.Champagne.3.F.Marchand.A.Laurendeau.6.Chaloupes (fond plat), 1 rameur, homme.(16 concurrents.) 1.Alph.Larose.2.J.B.Emard.3.J.B.Allaire.7.Chaloupes (fond plat), 2 rameurs et 1 aviron, hommes.(17 équipes) 1.E.Champagne, A.Brodeur, M.Quintal.2.P.Vincent et A.Jeannotte.3.D.Church, J.B.Allaire, René Brodeur.8.Chaloupe (fond plat), garçons de 16 ans ou plus, 1 paire de rames.(7 concurrents) 1.C.Perrault.2.Adolphe Bernard.3.C.Aug.Soucy.9.Chaloupe (fond plat), 2 rameurs et 1 aviron, hommes, course ouverte.1.E.Champagne, J.Quintal, M.Brodeur.2.D.Church, J.B.Allaire, René Brodeur.10.Canots, 1 aviron, un homme assis dans la pince.(6 concurrents) 1.Jos.Vincent.2.F.Marchand.11.Canots, 2 avirons, femme et homme.(4 équipes) 1.A.Laurendeaq, Mlle Marie Delfosse.2.E.Champagne, Mlle C.Martin.La pluie a alors interrompu les courses et les sept épreuves encore inscrites au programme ont été remises à dimanche prochain, 8 août, alors que se fera la distribution des prix en même temps que l’illumination et la décoration des demeures et des embarcations.DANS LES SERIES DE LA LIGUE DE CROSSE UNION CARTIERVILLE, SHAMROCK ET CRESCENT VICTORIEUX.—CES DERNIERS ONT DU JOUER 45 MINUTES SUPPLEMENTAIRES POUR DECIDER LA VICTOIRE.Des parties intéressantes et fort contestées ont eu lieu samedi dernier dans les séries de la ligue Union.Le Crescent et le Victoria ont dû jouer pendant 45 minutes supplémentaires pour avoir un résultat final.Voici quel était l’a:rgnement des équipes : 18—Cartierville Sarrazin Hamel in Bellerose Alain Moisan Dufresne Métivier Mèrineau Lapensée Langevin Brian it Martineau Buts Point Couvert Défense Défense Défense Cen bre Attaque Attaque Attaque Extérieur Intérieur 1ère période 1 —Cart iervi 11 e, Martineau 2— Cartierville, I,apansée 3— Cartierville, Briault.4— Lachine, Collin.5— Ca r t i e r vi M e, 5 la rt inc au 2ème 6— Cartierville, 7— Cartierville, 3ème 8— Cartierville, 9— Cartierville, 0— Cartierville, 1— Cartierville, 2— Lachine, Jette.3— Cartierville, Martineau 4— Cartierville, 5— Cartierville, 4ème Cartierville, Lachine—2 Lapierre Vincent Leclaire Mardi Brown Gauthier Marchand Payer Malouin Leblanc Collin Jetté 16 période Langevin ¦ Briault.période Martineau Martineau Briault.Métfvler .Martineau Briault.période Briauü.• .1.00 .2.10 .3.00 .5.15 .0.30 131.0 .1.25 .2.00 .1.20 .3.20 .1 40 .1.35 .0.15 .1.05 .0.25 .6.15 Lewis Couvert Bankin Allan Défense Lafleur Hall Défense Cartier Kearns Défense Elliot Neville Centre Monarck Chambers Attaque Merrille Darragh Attaque Jameson Bankers Attaque Davis Law Extérieur Kandall McMurton Intérieur Larocque 1ère période Pas de point.2ème période 1— Victoria.Neville.17.50 3ème période 2— Victoria, McMurton.1.45 3-—Crescent, Kandall.3.40 4— Victoria, McMurton.•• .6.10 4ème période 5— Crescent, Larocque.1.10 6— Crescent, Kandall.8.30 Prériode supplémentaire (20 min.) Pas de point.Période supplémentaire (20 min.) 7— Crescent, Merrille.-3.00 8— Victoria, McMurton.11.35 Période supplémentaire 9— Crescent, Kandall.4.35 Prochaines parties, samedi, le 8 août : Westmount vs Lachine.Shamrock vs Crescent.Cartierville vs Victoria.POSITION DES CLUBS Parties Points Parties 3.P.P.C.à j’er 9 4 82 51 7 8 5 55 47 7 7 6 57 55 7 6 7 46 44 7 5 8 39 56 7 Cartierville Crescent.Victoria.Shamrock • Lachine.Westmount 4 9 40 67 17—Cartierville, Martineau .1.15 SOMMAIRE 17—Cartierville, Martineau .0.30 Premier quart 19—Carlicrville, La pansée.4.20 20—Car tierville, Martineau .0.20 1- - Tecumseh, Whitehead.6.20 6—SI: a m rock West mou n t—1 2- -Tecumseh, Felker.6.20 Malone Buts Gorman 3 I.-Canadian, George .1.00 Smaîll Point Sharpc Roberts Couvert Furlong Deuxième quart Pratt Défense Daniel Moran Défense Edwards 4- Terum.'.eh, Carmichael.1 15 Scott Défense Norton 5- - I.-Canadian, George .10.50 Ross Centre R owe Vallière Attaque O’Kane Troisième quart Munroe Attaque Pitts Noll and Attaque Walsh 6- I.-Canadian, C.George.1.30 Smith Extérieur Bell 7 -I.-Canadian, ().Smith.1.15 Broad Intérieur Howard 8 Tecumseh, Carmichael.12.00 1ère période 9 -I.-Canadian, 11.Scott.5.00 1—Shamrock, Munroe.13.25 Quatrième quart 10— I.-Canadian, F.Scott • 11— 1.-Canadian, White.Score final : 7 à 4.13.35 .4.45 L*un des bons moyens (l aitier le journal, c’est d’encourager les fournisseurs qui lui donnent leurs annonces.Westmount, Howard.2ènie période Pas de point.3èmc période 3— Shamrock, Broad.• , 4— Shamrock, Broad.5— Shamrock, Smith.6— Shamrock, Ross.4ème période Shamrock, Broad- .7- 4-~•Victoria Evans Gaffenay .1.00 , .8.10 , .3.25 , .1.45 .2.10 .14.35 R0SEDALE TOUJOURS VICTORIEUX LES JOUEURS DE SPORT MURTON ONT GAGNE LA JOUTE DE SAMEDI CONTRE LE SHAMROCK PAR 11 A 1.— UNE ASSISTANCE PEU NOMBREUSE.Toronto, 3.—Les Shamrocks furent impuissants à arrêter la marche victorieuse des Roscdales samedi après-midi.Les joueurs locaux remportèrent une victoire facile en battant les Irlandais par 11 à 1, en présence de trois cents personnes.Les équipes s'alignèrent comme suit : SHAMROCKS ROSEDALE Vallier Buts Holmes F.McMillan Points Harshaw Roman Couverts Yeaman F.Mahoney Défenses Powers E.Hughes Défenses Braden J.Murphy Défenses T.Fitzgerald P.Langevin Centres Gordon J.Leyden Attaques W.Fitzgerald E.Eîlard Attaques Joe Green Egan Attaques Murton M.Leyden Intérieurs Barnett M.Quinn Extérieurs Kalia Arbitre -Assistant Buts Point Crescent—5 Holmes Walker Hugh Lambe.— Geo.Wheeler.SOMMAIRE DES PARTIES 1ère période 1.—Rosedale, Barnett .2.—Rosedale, Kails .3.—Rosedale, Barnett.4.—Rosedale, T.Green .3*- - CARABINE ROSS—Calibre .22 iCarmbme Cadet) t Nouvelle Carabine Ross à $12.La Carabine ‘‘Cadet" Ross, est l’arme * f officielle du Gouvernement*Canadien pour ù les Corps de Cadets._____^ _ s f % Forte, simple, sûre et précise,^ munie ’d’excellentes ’ d’un patron nouveau et permettant d’un tir très serré, cette carabine offre aux amateurs de chasse une arme $ capable d’abattre tout petit gibier, et pour tir à la cible, 4 jusqu à 400 verges, cette carabine rendra justice à l’habileté j y^decelui qui s’en sert.J SE VEND $12.00 * % r - Si votre marchand n« peut paa voua montrer cetta carabine, derive» peur notre catalogue illustré (on français), Jt£Œ£ ' îBK— ~ 614- - Mross rifle col r QUÉBEC.! 1 ^ 7.00 > 9.00 V 2.10 1.00 .7.45 .45 5.—Rosedale, Barnett .2ème période 6.—Rosedale, Kails .3ème période 7.—Shamrock, M.Quinn » 8.—Rosedale, Barnett .4eme période 9.—Rosedale, Barnett 10.—Rosedale, Barnett .* 11.—Rosedale, Barnett .12.—Rosedale, Barnett ., Résultat final: Rosedale, 11;Shamrock ,1 1,1 Sf • ¦ , r, » ¦ «fljèkh.f I ~ 1 'L-s.v-.LES EQUIPIERS ô DE FACTORY TOWN5 SONT DECLASSES LE CORNWALL A ETE DEFAIT PAR 7 A 1, SAMEDI APRES-MIDI PAR L’EQUIPE DE LA M.A.A.A., DANS UNE JOUTE DE TROIS PERIODES.Près de cinq mille fervents du jeu de crosse s’étalent rendus samedi après-midi, au terrain de la M.A.A.A., à Westmount, pour voir aux prises les gens de Westmount avec les équipiers de Factory Town.La température était idéale et le jeu fut très rapide, quoique un peu brutal à certains moments.Les West-mountais se sont montrés de beaucoup supérieurs aux gens de Cornwall qui ont été écrasés par le ré-wall, de 7 à 1.D’un bout à l’autre de la partie l’équipe locale conserva l’avantage ; l’équipe des visiteurs n’eut que très peu souvent des chances de compter et même de tirer.A cause des parties de baseball qui se jouaient au même terrain, hier après-midi, la partie de crosse n’eut que trois périodes de vingt minutes.Le Montréal ouvrit la danse dans la première période en comptant un point après quelques minutes de jeu seulement.Dan* la seconde période, les Westmountais augmentèrent considérablement leurs chances en enregistrant trois autres points.Au cours de la dernière période trois points furent encore comptés par les gens de Westmount.Les équipiers de Factory Town enregistrèrent leur unique point dans les dernières minutes de la joute, évitant tout juste le blanchissage.Les équipes s’alignèrent comme suit : MONTREAL Fyon Brady Currie *|f'.Kenna Rafferty Colligan McNamara McIntyre McDonald J.Walsh N.Butler Buts ; Points Couverts Défenses Défenses Centres Attaques Attaques Attaques Ext.G.Int.Arbitre : M.Cooney.Eddie Robertson.CORNWALL Carpenter Thompson F.Degan E.Degan Moore G.Penny Phelan Slimser J.Penny Harringston Lindsay Juge du jeu, P.Smith, rf.4 0 2 2 0 Kippert, If.3 0 0 1 O Cashion, 1b i.; dn Pilon, fillp majeure et usant de ses droits, des rlté et district de Montréal, demanderesse, vs Joseph t.évetlté, des cité et district de Montréal, défendeur 11 est ordonné au défendeur ,1.LévellU Laudronspar Florence O Noll; "Jac* d» comparaître dans le moi*.ques II", par M.J.Pinel.Pour reeev' * le roman franco, il faudra nous adresser le coupon, plus 6 sous pour couvrir le prix de la brochure.plus les frais d’emballage et d’expedition.Ces romans, qui peuvent être mis ent.e toutes les mains, offrent un très vif intérêt.Tout le monde voudra se !es procurer aux conditions exception, nelles auxquelles noua lea off row, Il paraîtra tous les samedis, jusqu'à nouvel ordre, un bon spécial qui donnera droit, aux conditions ci dessus, â un roman complet.Montréal, 29 Juillet 1911.«y.T.W.DKBOME, Député-Protonotalrt.JOSEPH .’-DAM^y Procureur de la demandere*».PROVINCE DE QUEBEC, District de Mont-réal, Cour Supérieure, No 1292.W illiam Massey Rirks et al., demandeurs, vs Lau-rentidr Summer Homes Limited, défenderesse.Le 12èine Jour d’nolM 1911, à deux heures de Pnprès-mldl, à la place d’affaires dr la dite défenderesse, au No 10 rue Cnthenrt, en la cité de Montréal, seront Ven- • dus par autorité de justice les biens et effets de In dite défenderesse, saisis en cette cause, consistant en pupitre, etr.Conditions : urgent comptant.S.C.MARSON, il.c, s, * Montréal, 31 juillet 1914. & LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI, 3 AOUT 1914 VOL.V.— No.280 Le temps qu’il fera Beau et chaud Bnllrtin d’après le thermomètre de Hearn et Harrison, 35 rue Notre-Dame Est.R.de Meslè, gérant.Aujourd’hui maximum.72 Même date l’an dernier.50 Aujourd’hui minimum.54 Même date l’an dernier.62 BAROMETRE — 8 h.matin, 30.03, 11 h.matin, 70.05; midi.30.07.MARDI, 4 AOUT Saint Dominique, confesseur.Lecer du soleil, 4 h.46.Coucher du soleil, 7 h.27.Lever de la lune, 7 h.7.Coucher de la lune, 2 h.41.Pleine lune, le 5 août, à 7 du soir.L’ACTIVITE DANS LE PORT UN ENVOYE SPECIAL DU GOU VERNEMENT FEDERAL A EU UNE ENTREVUE AVEC LES DOUANIERS.— MESURES A PRENDRE.POLICE h.47 I A PROPOS D’EX-PRISONNIERS Nous .ecevons la lettre suivante : “ 11 est heureux de constater qu’enfin un journal a su s’apercevoir et entreprendre de faire remarquer aux autorités l’état de choses qui existe, concernant le transport les prisonniers libérés par chemin de fer et en groupe, parmi les voyageurs quotidiens.Comme résidant de Bordeaux et ayant à faire chaque jour le trajet jusqu’à Montréal, j’applaudis vivement à l’entreprise du “ Devoir Puissent tous les journaux se joindre à celui-ci ; il y aurait peut-être alors moins d’ennuis d’un côté et de l’autre.L.G.BISAILLON, Résident de Bordeaux.LA CIE DES TRAMWAYS ELLE A GAGNE $7,142,804 DURANT L’ANNEE DERNIERE, SOIT UN PROFIT DE 30 POUR CENT.La Compagnie des Tramways de Montréal vient de publier son rapport annuel où l’on voit qu’elle a gagné durant la dernière année fiscale $7,-142 804 soit une augmentation de $388,577 sur l’année précédente.C’est la meilleure année dans l’histoire de cette compagnie.Le montant des profits nets est de $736,836, soit environ 30 pour cent des actions ordinaires.Le .chiffre des passagers transporté est de 168,472 598, soit une augmentation de 8,580 931 sur l’année dernière.La ville recevra $527,383 cette an-iiée, ce qui est $38,304 de plus que l’année précédente.Les profits nets de la Compagnie des Tramways sont de $2,936,689.A PROPOS DE DOCUMENTS A propos du vol des documents de l'hôtel de ville, le leader du conseil, M.L.A.Lapointe a déclaré ce matin: “Si j’était commissaire, il ne m’aurait pas fallu une demi-heure après la disparition des documents pour faire assigner devant le juge d’instruction tous les employés du département incriminé du chef au dernier des subalternes; ensuite je les aurais tous mis à la porte.Vous auriez vu ensuite les langues se délier, et les révélations pleuvoir.” LES BANQUES SONT PRUDENTES New-York, 3.— Les membres de la New-York State Savings Bank Association ont décidé de mettre en vigueur la clause de soixante jours d’avis avant le retrait des dépôts des banques d’épargne.Il n’y a pas eu de désordres aux banques ce matin mais les Européens de l'Est de la ville ont en grande partie retiré leurs fonds d’épargnes à cause de la guerre en, leurs pays.Une activité fébrile règne dans tout le port de Montréal.Au bureau des douanes, les employés sont d’un mutisme déconcertant et ne veulent pas recevoir les journalistes.Nous savons cependant, de source autorisée, qu’un envoyé spécial du gouvernement Borden a eu une conférence, hier, avec les douaniers et des mesures énergiques seront prises immédiatement.Actuellement, plus de 100 officiers de la marine anglaise se sont rapportés au bureau de M.White, percepteur des douanes, selon les ordres émis dans la proclamation officielle du gouvernement à Ottawa, hier.Tous ces réservistes de la marine royale partiront pour l’Angleterre à bord du premier navire qui quittera Montréal.Le capitaine Hostron, qui commandait le “ Carpathia ” lors du désastre du “ Titanic ”, et qui est actuellement commandant de l’“ Alau-nia ”, devra s’embarquer avec 21 de ses officiers.Le “ Tyrolia ”, du Pacifique Canadien, n'a pas pris de cargaison nouvelle et s’approvisionne de charbon seulement.Il doit emmagasiner plus de 1,000 tonnes.Les commissaires du port se préparent à toute éventualité, et cet avant-midi, le sous-chef Grand-champ, de la police de Montréal, a eu une entrevue secrète avec le capitaine Bourassa, maître du port.Ce dernier a déclaré avoir reçu un télégramme d’Ottawa, mais a refusé d’en faire connaître le contenu.Le chef Coleman, de la police du port, a demandé une escouade de 30 hommes supplémentaires aux autorités du Havre afin de pouvoir exercer une surveillance sévère au canal de Lachine et près des élévateurs à grain.Aux bureaux de la ligne Allan, on ne vend plus de billets aux passagers que pour un port anglais et le service avec la France est abandonné.Il ne serait lias surprenant que d’ici à vingt-quatre heures, l’amirauté anglaise fasse saisir pour son usage les 40 paquebots actuellement à Montréal.(Dernière heure) Les commissaires du port, après une courte séance, ont décidé, à deux heures, de fermer le port, et 200 policiers dont 50 de la police de Montréal, seront en devoir à six heures ce soir, pour empêcher qui que ce soit d’approcher des élévateurs et des navires.Il faudra avoir une permission spéciale pour aller sur les quais.Aucun paquebot jusqu’à nouvel ordre.ne pourra entrer à Montréal ni quitter les eaux de la métropole sans un ordre signé par le président de la Commission du Port, M.Ross.C’EST BIEN BOURRET Comme nous le disons dans une autre colonne, le chef Charpentier a envoyé hier à Nashua, N.-H., le détective Giguère, pour aller identifier un individu arrêté dans cette ville et qui répondait exactement au signalement donné d’Jsmaël Bourret, l’un des quatre individus accusés du meurtre do l’agent Bourdon, l’hiver dernier, à la Côte-des-Ncigcs.Ce malin, le chef recevait un télégramme du détective Giguère disant que l’individu était bien Bourret.Aussitôt que les formalités de l’extradition seront remplies, Bourret sera ramené à Montréal.11 subira tout probablement son procès au terme de septembre des Assises, en même temps que ses prétendus complices Joseph Beau-champ et Arthur Foucault, arrêtés dormis déjà quelques mois.11 n’y a plus maintenant que l’un dos accusés au large, Alphonse Foucault.A LA VOIRIE BROVINCIALE cr>e rotre rorri'spondautj Québec, 3.— On craint fort au dé parlement de la voirie lorovinciale d’être obligé de suspendre tous les travaux tant à cause de la rareté de l’ar gent que de l’absence de mairi-d’oeu-vre.Tous les étrangers retournent dans leurs pays pour prendre part à la guerre.Les Français qui demeu-rent au pays ont reçu instruction de rentrer en France dans le plus court délai.LA SITUATION AU MEXIQUE PRATIQUE ILLEGALE DE LA MEDECINE Mme L.A.Bourdon a été condamnée ce matin, en cour de police, par le magistrat Saint-Cvr.à $50 d’amende mi 00 jours tlb prison pour avoir pratiqué illégalement la médecine.(Service de In Presse Associée) Mexique, 3.On rapporte que les Constitutionalistes se rapprochent de plus eu plus de la capitule par trois endroits différents.Le général Jesus Carranza a mobilisé de Teneji Del Rio Sunday vers le sud; le général Obregon est à Acambnro avec 15.000 hommes, complotant une trouée à travers To-ea; et trois convois remplis de I Constitutionnalistes se sont dirigés | de San Luis Potosi, en arrière de I Quotaro, vers le sud.j On rapporte également nue Cara-bajal, le président provisoire, déléguera un représentant non-officiel auprès du général Villa en vue d’aider au mouvement de la paix.Le gouvernement espère encore que les événements prendront une heureuse tournure, mais telle n'est pas l'opinion du publie en général.UN INCENDIE A CHICAGO Les Chambres seront convoquées Ottawa, ,1 — Si l’Angleterre declare la guerre, les Chambres canadiennes seront ro/i-voquées incessamment.Celte nouvelle est officielle.TRANSPORT DE MUNITIONS Québec, 8.—Le département do ta Milice a fait transporter, hier, une uantitc considérable des forts de Lévis au mont et à Québec.de munitions fort de Beau- UN ENFANT FLAMMES.PERIT DANS LES (Service tic In Presse Associée) Chicago, 3.— Deux feux ont cause, la nuit dernière, dans les vastes cours de bois et do charbon situées dans la partie sud-ouest de la ville, des dommages pour plus de $500,000.Un gardien des cours do la W.A.King Company cl sa femme, apercevant le feu dans une pile de bois, cou-nlient pour I éteindre, et laissèrent un bébé dans son berceau.Mais les flammes faisant bientôt rage, la maison fut rasée de fond en comble, et !es1$300,t)Ooî,C' LCS pertM ,ll,ns Le second feu, qui eut lieu dans es cours de ta O.S.Richardson Goal Company, endommagea cette $200 000.pro|,riét6 PoUr environ LA GUERRE (Suite de la première page) LA SITUATION A UNE HEURE.Le fait que la France a l’intention de mobiliser toutes ses forces est nettement indiqué dans le bill qui sera produit demain au parlement.Et tous ceux qui ne se sont pas encore présentés pour se joindre à l’armée, pourront le faire dès maintenant, sans encourir de punitions.ANGLETERRE — On s’attend à une déclaration de guerre cet après-midi.Grey dit que l'Angleterre n’est engagée qu’à donner un appui diplo-meurt héroïquement en crevant un mer du Nord, six navires allemands et deux anglais coulés (non confirmé).! Les représentants des colonies —Un cabinet de coalition sera pro'oa- françaises ont lancé, aujourd’hui olement formé.Kitchener, ministre un appel aux coloniaux résidant de la guerre?— Les magasins de dans Paris, leur demandant d’offrir provisions à Londres sont vidés.—La leurs services au gouvernement, loi martiale est proclamée à Malte,— Quelques Américains ont décidé de (Dernière heure).La mobilisation se battre pour la France et une sug-commencera demain.gestion a été faite à l’effet de s’or- h RANCE — Victoire à Petite Croix : oaniser.sur les Uhlans après un combat san- J giant.— L’ambassadeur allemand est ! encore Paris.— Viviani dit que P Al- Paris.3.— Un aviateur français lemagne a ouvert les hostilités sans X9!11! Nancy dans un monoplan L'AFFAIRE DU TERRAIN M.FERNS ADMET QU’ON A DE-j MANDE UNE EVALUATION SPECIALE DE LA PROPRIETE SITUEE A COTE-DES-NEIGES.Où Acheter Demain j (Enregistré conformément à la lo! du Parlement du Canada, par iu Ministère de l’Agriculture) L.-P.Deslongchamps ARPENTAGE.L’OEUVRE DES AVIATEURS Blériot a passé à Longwy, aujour-d’hiii, et a lancé des bombes sur le territoire allemand.On rapporte qu’une de ces bombes est tombé sur sieurs explo.ts d’aviateurs sont signa-'a® tra»"ant ,tout un ~~ ___ ' : tiam charge de munitions de guerre, invasion de Zeppelins.- Le dirigea V& COn,plètement d('tn,it provocation.— L’aviateur Garros mourt héroïquement en crevant un Zeppelin.— L ne escadrille aérienne est partie pour la frontière.— Plu- ble Montgolfier à la frontière.—Les Allemands marchent sur Belfort.___ Tout le pays et l’Algérie en état de ièges.— Des troupes pénètrent en Allemagne au delà des Vosges.Les communications de chemin de fer et autres complètement interrompues avec l’Allemagne.— Cent mille Aile-j été mands à Paris craignent pour leur L’aviateur a pu sain et sauf.ensuite s’échapper LES ALLEMANDS S’ENROLENT sort.BELGIQUE — La neutralité du pays est violée par l’Allemagne qui occupe Arlon et se rend à vingt milles de Liège.— Le roi demande le secours de l’Angleterre.RUSSIE — Le port de Libau bombardé par les Allemands.— La douma convoquée pour le 8 courant.— Les Allemands commencent l’invasion et occupent Kalisz.Escarmouches aux avant-posîes.— Bataille navale russo-allemande au large des îles Aland.— Les Russes retraitent.— Navire allemand saisi à Vladivostock.ALLEMAGNE — La reine douariè-re de Russie arrêtée à Berlin.— Ultimatum à la Belgique proposant une entente; celle-ci est repoussée._ La flotte franchit le canal de Thiel et se dirige vers l’ouest.— L’infanterie s’avance en Pologne allemande.— Cent mille casques-à-pointe dans le Luxembourg.— Médecins et citoyens I rançais fusillés.— L’ambassadeur russe reçoit son passeport.— La mo-jilisation contre la France continue.— Le gouvernement accuse la France d’avoir envahi son territoire avant la déclaration de guerre.ITALIE — Déclaration officielle de la neutralité.SERBIE — Les engagements con.tinuent sur la Drina.— Les Series i irent sur leurs propres navires.JAPON — Le cabinet étudie l’attitude qu’il devra prendre.HOLLANDE — Les préparatifs de guerre continuent.Manille, 3.— Tous les Allemands d’ici qui étaient en âge de porter les armes se sont enrôlés au service de leur patrie.Trente d’entre eux ont choisis pour marcher vers Tsing-Tau, Chine, où se trouve un EN ECLAIREURS (Dernière heure) Paris, 3.— Luc flotte d’aéroplanes vient de quitter la capitale pour une destination inconnue.DECLARATION DU TSAR Saint-Pétersbourg, 3.— Le Tsar au cours d’une manifestation qu’on nn a faite hier pour saluer son ar-ii\cc de Peterhof avec les autres membres de la famille impériale, a declare dans un discours qu’il ne ierait nas la paix tant qu’il v aurait un soldat ennemi sur le territoire russe.” NAVIRE ALLEMAND CAPTURE Novorossiysk, Russie, 3._ Les autorités russes se sont emparées du navire allemand, [’''Alias’, aujour-d hui, et elles ont ordonné à tout 1 equipage de débarquer.On a aussi envoyé des vaisseaux a la poursuite d’un navire allemand qui laissait le port hier.l’aris, 3.— On a recommandé à tous tes journaux d’user de la plus grande prudence quant à la publication des nouvelles concernant la guerre, rappelant les fâcheuses révélations faites en t870.et qui aidèrent alors l’Allemagne.Tout ce qui sera publié sans le consentement des autorités militaires pourra être considéré comme un crime de trahison de la part de son auteur.DECLARATIONS DE fort allemand fortifié.Les Français suivant leur exemple, se sont enrôles de leur côté.Les navires marchands allemands se sont concentrés dans le port de Manille.TRAVAUX SUSPENDUS Québec, 3.—Les travaux de la Commission du Havre aux chantiers de Levis ont été suspendus, pour un temps indéfini, à cause de la rareté de 1 argent, par suite des derniers événements européens.Sur 125 hommes qui travaillaient à ces chantiers, 100 ont été congédiés et on n’en a gardé qu’une vingtaine pour les moulins où est prïparé le bois pour les quais de Québec.Tous les autres travaux publics de Québec seront aussi considérablement diminués.LA BELGIQUE ISOLEE (2 heures.) Bruxelles, 3.—Toutes les communications téléphoniques et télégraphiques entre la Belgique et l’Allemagne viennent d’être coupées.BATAILLES SUR LA DRINA Vienne, 3.— Le “Miltaerish Ran-dosh” affirmé que de sérieux combats s’engagent sur la rivière Drina.Des volontaires serbes qui ont tenté de franchir la rivière, se sont heurtes aux gardes autrichiennes.Les Serbes ont tiré sur leurs propres vaisseaux, tuant et blessant plusieurs hommes.KITCHENER MINISTRE DE LA GUERRE.Londres, 3.— On croit fermement ici que le comte Kitchener est sur le point d’être nommé ministre de la guerre.Il n’ira pas reprendre son poste en Egypte.LES CHEMINS DE FER SONT GARDES (Service de la Presse Associée) Londres, 3 — Un Anglais qui est arrive ce matin d’Allemagne par le Luxembourg dit que les chemins à a frontière allemande étaient sous ta surveillance étroite de gardes.I lusieurs automobilistes qui ont tonie de pénétrer sur le territoire allemand ont été forcés de rebrousser chemin, UNE GRANGE INCENDIEE ,3.—Les dépendances de Asile Saint-Michel Archange de neauport ont été menacées de destruction, hier.Une grange de grandes dimensions, renfermant une tie de la récolte de l’année grand nombre d’animaux, a élé nar-liellenient détruite.On a réussi à sauver les animaux, mais la récolte (je loin, aussi bien que tout le reste du contenu du batiment, ont été consumes.La partie inférieure de la grange construite en béton a été épargnée.Les pertes sc chiffrent L’affaire de l’achat d’un terrain par la ville, angle des chemins Sainte-Catherine et de la Côte-des-Neiges, a été entendue, ce matin, sur la forme, devant M.le juge Martineau, siégeant en pratique.L’avocat du requérant, Me Léon Garneau, a obtenu que la cour fasse faire le mesurage du terrain par M.Pierre Charton, arpenteur, de la société Méique et Charton.Il s’abt de savoir si l’injonction doit être maintenue.La poursuite allègue deux faits principaux à savoir que les mesurages sont inexactes et que la ville paie trop cher pour ce terrain.Elle alléguait de plus que l’adoption du rapport du bureau des commissaires recommandant au conseil l’achat de ce terrain n’a pas été 1 uau conseil; deux témoins ont été entendus ce matin, sur ce point.Ce sont MM.les échevins L.A.Lapointe et Gordien Ménard.Tous les deux ont admis que lors de l’adoption de l’achat, au conseil, on a pas donné lecture du rapport, mais seulement du titre,^ contredisant en cela l’affidavit donné par M.René Beauset, assistant greffier de la ville.On demandera donc à celui-ci des explications plémentaires.sup- Le maire Martin, appelé à la barre a déclaré que jamais de sa vie il n’avait die que deux dollars du pied était payé trop cher le terrai nen litige.M.Ferns a fait une admission importante en déclarant qu’on avait demandé, au mois de juillet, de faire spécialement l’évaluation du terrain en question.Celle-ci a été chargée et portée à $21,000 et quelques dollars.Il ne sait qui a demandé de faire cette évaluation, mais M.Clément Robil-lard, son employé, le dira.M.Paul Mercier, sous-ingénieur en chef de la ville a admis que le terrain ne mesure pas 27,000 pieds mais 24,879 seulement, cependant Me Lavallée qui représente la ville a fait remarquer que cela avait peu d’irtpor-tance puisque la ville ne doit payer que pour ce qui lui est livré.La cause a été continuée à mercredi, pour permettre à l’arpenteur nommé par la cour de faire les mesurages qui lui sont demandés.Au cours de l’audition, le juge a fait remarquer qu’il y aurait matiè-re suffisante à accorder l’injonction s’il est simplement prouvé que le prix payé par la ville de Montréal est exorbitant ou qu’il y a eu fraude.de palet un environ $5,000, couvertes partiellement par des assurances.On a dû demander l’aide des pompiers Québec.AVIATEUR CANADIEN Québec, 3.—Le jeune aviateur Jean Marie Landry, récemment diplôme de l’école d’aviation Blériot, de Paris, a télégraphié au ministre de la Milice qu’en sa qualité d’avia-teur il se tenait à la disposition du ministère de la Milice pour tout travail de reconnaissance, etc., en cas de guerre.A SAINT-LAURENT DE LTLE Québec, 3.—Une belle fête paroissiale a eu lieu, hier, à Saint-Laurent de Plie d’Orléans, à l’occasion de la bénédiction d’une statue du Sacré-Coeur, érigée sur la place de l’église.La fête a été présidée par le curé de la paroisse.Les zouaves de Québec y assistaient ainsi qu’une foule nombreuse de citadins.SUPERIEURE DES URSULINES Québec, 3.—-La Révérend Soeur Sainte-Aurélie a été réélue, samedi, supérieure du couvent des Ursulines pour une période de trois années.SERVICE ANNIVERSAIRE BLANCHARD — Mardi prochain, le I août, à !» heures, un service sera chanté (laiis réglise de Suint-Isidore de Luprairie pour le repos de l’Ame de feu Messirc Olympe Blanchard, ancien curé de Saint-Isidore.Parents et amis Invités.a EDWARD GREY Londres, 3.— Sir Edward a demandé à la Chambre d’étudier la question sans passion et a ajouté: "Quand les documents seront publiés on verra quels vrais et généreux efforts nous avons faits pour obtenir la paix”.A propos dos obligations de la Grande-Bretagne, Sir Edward a ajouté : “Jusqu’à hier nous n’avons fait aucune promesse hors de l’appui diplomatique.Ou m’a demandé lors de la crise d'Algésiras si nous donnerions notre appui armé
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