Le devoir, 12 août 1914, mercredi 12 août 1914
vc-LL^lE Y—.o {288 UN SOU LE NUMERO MONTREAL, MERCREDI 12 AOUT, 1914 ABONNEMENTS : ¦.a Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.$3.00 UNION POSTALE.$6.00 Edition Hebdomadaire : CANADA .$1.00 ETATS-UNIS.$1.50 UNION POSTALE.$2.00 Diredteur : HENRI BOURASSA Réda&ion et Administration s 43 RUE SAINT-VINCENT MONTREAL TELEPHONES: ADMINISTRATION : Main 7461 RÉDACTION ; « Main 7460 FAIS CE QUE DOIS ! MM LES SYNDICATS CHRETIENS DE BELGIQUE ni Caractère professionnel.— Emigrants.—Syndicats féminins Voici la suite des articles de M.Bourassa sur le Congrès syndical chrétien de Gand.Le premier racontait la vocation sociale du P.Rut-tcn et l’organisation des syndicats; le deuxième traitait des objections qu’on a opposées au mouvement.Des articles précédents, il ne faudrait pas conclure que les syndicats chrétiens sont avant tout une institution religieuse et patriotique.Loin de là.J’ai tenu à marquer leur caractère nettement catholique et national, car c’est par là qu’ils s’opposent aux syndicats socialistes et qu’ils l’emportent haut la main sur les organisations ouvrières internationales et areligieuses de chez nous.Mais ce sont d’abord et avant tout des corps professionnels, qui ont “pour tâche principale”, disent encore MM.Pary et Debruyne, “de conquérir pour l’ouvrier le droit de discuter librement les conditions de son contrat de travail et d’améliorer, si faire se peut, ces mêmes conditions.Donc, le mouvement syndical a avant tout un caractère économique.” C’est moi qui souligne.Voici la nomenclature des syndicats chrétiens, classés par industries, à la date du 30 juin 1913.Les chiffres de cette année ne sont pas encore compilés.NOMBRE DE SYNDICATS ET DE SYNDIQUES, PAR INDUSTRIE: Industries.Syndicats.Syndiqués 1.Alimentation 32 1,774 2.Armuriers 20 1,170 3.Bâtiment 116 5,001 4.Bois 77 5,127 5.Briques, ciment, céramique, verre 26 2,558 6.Chaussure et cuirs (hommes et femmes) 29 1,791 7.Chemins de fer 83 16,352 8.Dentelles (femmes) 11 506 9.Diamantaires 22 572 10.Débardeurs et transport 25 2,635 11.Emigrants 25?15,359 12.Employés (hommes et femmes) 23 4,333 13.Gantières (femmes) 16 1,565 14.Horticulture 14 900 15.Industrie du livre 21 1,524 16.Métallurgie 107 5,034 17.Mines 119 5,864 18.Peintres 19 772 19.Pierre 59 2,166 20.Sabotiers 26 853 21.Textiles (hommes et femmes) 85 14,625 22.Vêtement (hommes et femmes) 36 2,8i7 23.Tramways 10 985 24.Diverses (hommes et femmes) 82 7,894 Total 1,315 102,177 Les 1,315 syndicats sont groupés en 28 fédérations qui correspoi dent à peu près exactement aux industries classées.Chaque fédération publie un bulletin ou journal, mensuel, bi-mensuel ou hebdomadaire.Notez que la fondation ne date que de dix ans.Le tableau suivant donne une juste idée des progrès accomplis durant cette courte période.Année Syndiqués Année Syndiqués 1904 env.10,000 1909 40,537 1905 “ 14,000 1910 49,478 1906 20,231 1911 71,235 1907 30,231 1912 82,761 1908 39,517 1913 102,177 ,cs syndicats socialistes, qui avaient pris une avance énorme sur Parlons maintenant des syndicats des femmes.Le travail féminin alimente presque exclusivement deux industries qui ont une importance capitale, en Belgique: la fabrication des gants, et celle des dentelles.Quel voyageur, traversant la Belgique, n’a pas admiré les multiples étalages de dentelles?Chaque ville, chaque coin de pays, a son produit particulier: point de Bruges, point de Malines, point de Bruxelles, etc.Lorsqu’on visite les béguinages et qu’on parcourt les rues où habitent les dentellières, à Bruges, par exemple, on entend partout claquer les minces fuseaux; mais ce qu’on a peine à croire, c’est que toutes ces merveilles d’art, de goût et de finesse, sortent des doigts solidement noués de ces bonnes grosses Flamandes, paisibles et lougcaudes.Dieu sait ce que la pauvre dentellière a dû faire danser les petits fuseaux, tordre et détordre le fil autour des fines épingles, pour gagner quelques sous dans les longues heures de travail où elle s’abîme les yeux! Telle guipure de cent, de cinq cents, de mille dollars, qui ajoute un charme si délicat à la toilette élégante d’une jolie Parisienne ou qui atténue la splendeur d’une somptueuse Américaine, n’a rapporté que quelques francs à l’humble artiste flamande.Le reste a été absorbé par les intermédiaires, depuis l’entrepreneur et le sous-entrepreneur en dentelles, à Bruges ou à Bruxelles, jusqu’au fournisseur chic de Paris, de Londres ou de New-York.Le travail des gantières belges est moins connu à l’étranger.Il est énorme.Une forte proportion des gants vendus à Paris et à Londres les catholiques, comptent environ 140,000 membres.La progression beaucoup plus rapide des syndicats chrétiens donne l’espoir qu’ils auront bientôt dépassé le nombre de leurs rivaux.Le mot d’ordre que le “général blanc” a donné à ses troupes, au sortir du congrès, c’est: “En avant vers les 200,000!” • Je n’entreprendrai pas l’étude de chacune des fédérations, non plus que des oeuvres multiples qui s’y rattachent.Mais je veux vous dire un mot de deux d’entre elles, qui m’ont paru particulièrement intéressante»; l’oeuvre des "Emigrants” et les Syndicats féminins.* * * Par “émigrants” il né faut pas entendre ici les Belges qui s’expatrient à demeure, mais les nombreux ouvriers flamands qui vont, plusieurs mois chaque année, chercher en dehors de leur village un gagne-pain supplémentaire; comme nos bûcherons et nos draveurs, ou encore comme un bon nombre de nos débardeurs.Ce sont des “nomades” plutôt que des “émigrants”.La plupart habitent la Flandre orientale, où un bon nombre possèdent un coin de terre.Grâce à la fécondité du sol, à une culture intensive et à la variété des productions, ils partagent leur temps et leur labeur de telle sorte qu’ils peuvent à la fois faire valoir leur petit patrimoine et aller travailler plusieurs mois à l’étranger.Les uns vont faire les moissons dans la Flandre française, et un peu partout en France, où les fermes, plus étendues, demandent un supplément de main-d’ocuvre tine la population du pays, stationnaire, ne peut plus fournir.D'autres, plus nombreux encore, vont alimenter l’industrie indigène durant les périodes de production active.Au 30 juin 1013, la fédération des émigrants comptait 257 syndicats et 15,350 membres.C’est le plus gros chiffre global, après celui des employés de chfcmins de fer (16,352); mais il comprend des travailleurs de toute catégorie.En dehorse des syndicats, il s’est formé une oeuvre particulière: le Comité de Protection des Ouvricrs-Emigrants.Les deux oeuvres, bien entendu, marchent d’accord.Les syndicats, en groupant les ouvriers, fournissent au Comité les cadres et le champ d’action.Cette société porte la marque indélébile de toutes les oeuvres catholiques belges.Elle veille à la fois au bien des âmes et des corps.“Le Comité de Protection proprement dit s’occupe exclusivement des intérêts religieux et moraux.” Il organise des retraites et des missions.Il délègue aux groupes d’émigrants des prêtres flamands qui les prêchent et les confessent dans leur langue.Sur ce point, qui constitue l’un des principaux griefs des flamingants, je reviendrai au chapitre du bilinguisme.Une société connexe s’occupe de l’assurance des vies et des indemnités de maladie et d’accident.Enfin, le syndicat veille aux intérêts matériels des membres.L’un de ses objets particuliers est de fournir aux syndicalistes les services d’avoents qui leur assurent les avantages de leurs contrats de travail — détail important pour un ouvrier qui travaille à l’étranger — et qui n’empochent pas le produit dc| leurs réclamations, nous routeur “d’honoraires supplémentaires", “d’avis et de consultations”, etc.minime du prix de commerce.* * * Le P.Rutten et ses collaborateurs se sont préoccupés à juste titre du sort de ces ouvrières.Au 30 juin 1913, ils avaient organisé onze syndicats de dentellières, avec 50(î membres, et seize syndicats de gantières, comptant, en tout, 1,565 syndicalistes.C’est encore bien peu.Aussi le P.Rutten, dans les conclusions générales qu’il a formulées cette année, a-t-il insisté particulièrement sur ce point.“Plus que jamais, dit-il, tous nos amis doivent prendre à coeur d’organiser partout des syndicats d’employées et d’ouvrières.” La difficulté principale provient naturellement du fait que les femmes travaillent surtout à domicile et qu’elles sont beaucoup moins libres de leurs mouvements que les hommes.Mais, ajoute le Père, “l’expérience a démontré que ces difficultés.ne sont pas insurmontables lorsqu’on sait y mettre de la méthode et de la persévérance.” Afin de faciliter et de fortifier ce travail, on a non seulement groupé tous les syndicats féminins de même nature, par fédération de métier, — dentellières, gantières, employées de commerce, etç., -r- comme les syndicats d’hommes; mais on a de plus constitué, à - Bruxelles, un secrétariat général de tous les syndicats féminins.Et de la secrétaire gt néi ale, Mlle Cappe, on a fait la vice-présidente de la Confédération de tous les syndicats chrétiens de Belgique.* * * C’est Mlle Cappe, assistée de Mlle Baers, déléguée de la fédération des gantières et membre du comité général, qui a présenté le rapport, très bien fait, sur le travail à domicile et suggéré les mesures législatives et syndicales propres à en améliorer les conditions.Aux yeux d’un observateur étranger, cette séance offrait un intérêl tout particulier.Ces deux jeunes femmes représentaient admirablement toute l’histoire et la tradition belges, avec le génie propre des deux races, leur tempérament si nettement tranché et jusqu’à leurs traits physiques.L’une, Mamande solide, un peu lourde, avéc de beaux yeux paisibles et candides comme ceux des “donatrices” dans les tableaux des vieux maîtres; l’autre, vraie Française, fine, vive, enjouée, toute frêle, mais avec de la vaillance plein les yeux.Et, ni chez l’une ni chez l’autre, pas l’ombre de féminisme aigre ou de suffragisme hystérique.Quel contraste reposant avec les fureurs débraillées des suffragettes anglaises! Et quel plaisir de voir ces rudes ouvriers et ces bons prêtres wallons ou flamands, d’allure un peu gauche et de manières plutôt abruptes, s adoucit et se faire plus courtois en parlant à ces jeunes femmes! C’est qu elles ne demandent pas à renverser l’ordre des sociétés ni celui de la nature, à féminiser les hommes et à masculiniser les femmes, “N;?“.Snne ,r^la.mPns intervention législative, disent-elles, que parce quelle doit, ici, suppléer a l’insuffisance de l’initiative privée mème1^” deS fai ’ cs qui JUSfIu a Présent n’ont pu se défendre eüx- r .n .-i Vs avonsJe rtl®rne souci de justice à l’égard des patrons qu’à I egaid des ouvriers.Nous considérons comme n’étant pas légitimes des interets qu on ne peut sauvegarder'sans léser la justice.” II en n Mrôccîlf., v9l,1(?ns Pas , C.H.CAHAN.C.R.AVOCAT et procureur L.lificc Transportation.— Rue Saint-Jacque» LAMOTHE.GADBOli & NANTEL, ü ayo^ots.Edifice Banque de Québec u ^>^ace d Armes, Montréal.Télé-nhone Main 3215.J.C.Lamothe L.L.D., C.R., Emilien Gadbois, L.L.L, J.Maréchal Nantel.B.C.L.CAMILLETES S 1ER AVOCAT (Autrefois de Lamotlio & Tessier) 97 ST-JACQUES, Ch.34 MONTRÉAL.WAIN *728 ROCKLAND 931 PA TT EPSON & LAVERA AVOCATS-PROCUREURS SUITE 111 180 ST-JACQUEÎ; Bell Main 3960.Cable Wilpon \r t terson> C.R.Saliuste Lavery.B.C.L.,M.Lavery a son bureau du soir, 1 Saint-Thomas, Longueuil.A VENDRE COLLECTION A VENDRE.La collection complète des quatre premières années du journal le “Devoir”.S’adresser à Bernard Duval, Batiscan, Co.Champlain, P.Q.MOUNT ROYAL Moulin à laver à l’électricité, le moteur s’applique sur les moulins à coudre, prêts à connecter avec la lumière électrique, 835, $40, $45, $50.Venez les voir, 1186 Berri, Mont-Royal.Saint-Louis 319.près TRAVAIL vs SUCCES Lç succès s’obtient sans aucun doute par le travail, mais encore faut-i! savoir travailler.Vous, vous cré dans le jeune homme, qui désirez vous créer une situation avantageuse .onde, savez-vous le plus court moyen de devenir un bon télégraphiste.un teneur de livres de première force, un sténographe ou un ciavigraphiste de grande compétence, etc.?Il n’y a pas de discussion, ce moyen tnas, Montréal.Tél.Main 8240.P.A.LACROIX, arpenteur géomè-J’*’.ingénieur civil.Chambre R25, Power Bldg., rue Craig, Montréal! Tél.Bureau: Main 73U5; réaideiict: baint-Louis 2707.L*EDITEUR NE PEUT FOURNIR UNE MEILLEURE IMPRESSION \ VOL.V.— No.28s i^E DEVOIR.MONTREAL, MERCREDI.12 AOUT 1914 LB CANADA ET LA GUERRE L’ENROLEMENT SE CONTINUE MO'* LES VOLONTAIRES DE MONTRÉAL Deux mille hommes se seraient déjà enrôlés.— Le recrutement se continuera.— Une grande parade.Bien que l’attente générale n’ait pas été réalisée à propos de l’enrôlement des volontaires de Montréal, on croit pouvoir réunir avant la fin de la semaine les 2,000 hommes que la garnison de Montréal est appelée à contribuer aux 20,000 hommes du contingent canadien.Les listes derecrutement ont été envoyées à Ottawa hier soir mais il appert que l’enrôlement se continuera tout de même jusqu’à samedi afin de remplir les rangs.Montréal doit fournir environ 400 hommes d’artillerie, des services d’ambulanciers, de munitions et en outre 1,000 soldats d’infanterie répartis comme suit: 5e Royal Highlanders.500 Grenadier Guards.350 Victoria Rifles.250 65e Carabiniers.350 «5e.150 hier, de Winnipeg et de l’Ouest.Tous se sont enrôlés au bureau du consulat.Plusieurs d’entre eux s'embarqueront à bord du premier paquebot qui pittera notre port.QUEL SERA PRIX DU PAIN ?Total de l’infanterie.1,000 Les officiers sont très réticents et refusent de dire le nombre exact des volontaires enrôlés jusqu’à date.Il est cependant décidé que le recrutement se continuera jusqu’à samedi soir.Il n’y a qu’une petite proportion (1 hommes mariés parmi les volontaires.Le Comité des Citoyens a décidé hier de prélever des fonds pour venir en aide aux familles des volontaires mariés.On fait des préparatifs pour une parade générale de la garnison vendredi soir avec inspection sur le Champ de Mars par le colonel Sam Hughes, ministre de la milice.Les volontaires marcheront à la suite de leurs régiments respectifs, mais Vs ?e recevront probablement leur équipement qu’à Valcartier la semaine prochaine.L’ENROLEMENT AU 65ème C’est à minuit que s’est termine, hier, l’enrôlement au 65ème.Du commencement à la fin de la soirée, la plus grande activité régna au manege de l’Avenue des Pins.Les ofli-ciers du régiment ayant reçu des ordres formels, ils refusent absolument de faire connaître les noms des braves qui se sont enrôlés ainsi que leur nombre exact.Cependant, ils ne sc cachent pas de dire que l’en rôlement a été très satisfaisant.\ neuf heures, hier soir, le chiffre des recrues dépassait 250.Les oliiciers du 64ème de Château-güay-Beauharnois qui doivent partir sont : Le lieutenant-colonel A.M.Labelle, le major E.H.Therrien, les capitaines IL Chaballe, A.R.Darche.C.W.Etches et A.R.Labelle ; les lieutenants Jos.Cadieux, A.Beau-dry, Peter Brown et H.Cox.EXEMPLE A SUIVRE Au nombre du contingent qui doit se rendre en Angleterre, se trouve plusieurs employés de la Banque Royale.A une récente assemblée, les directeurs de la banque ont décidé de payer plein salaire à ceux qui sont obligés de partir, et de garde’: leur position jusqu’à leur retour.Ceux qui n’étaient pas enrôlés avant le 1er août pourront également par tir, mais à leurs frais et risques.ARRIVEE Cinq cents nombre tic DE CINQ BELGES CENTS Belges, dont grand Liege, sont arrivés, Comme toutes les autres denrées, le prix du pain augmentera.La farine se venu actuellement très cher et elle augmentera encore d’ici quelques jours.La farine se vend actuellement $5.50 le baril de $4.90 qu’elle était autrefoir.ON PRELEVERA DES FONDS Hier après-midi, les membres du Board of Trade ont tenu une grande assemblée afin de considérer les moyens à prendre pour prélever des fonds pour les familles de ceux qui s’en vont .la guerre.M.R.J.Dale présidait, ayant à ses côtés, le lord évêque de Montréal, le colonel J.:>.Denison, le lieutenant-colonel A.E.Labelle, le sénateur Dandurand et H.B.Ames, député.Remarqués à l’assemblée : MM.J.E.Hutchison, Dr A.W.Atherton, Max Murdock, I).Campbell.H.VV.Raphael, Alex.Robertson, E.Sainf-Louis, J.R.Binning, Armand Cha-put, sir Hu-.n Graham, Jos.Quintal, AV.Ross, A.K.Boss, C.McFarlane, Dr Walter Kennedy, lt-col.F.Min-den Cole, Dr Lachapelle, lt-col.E.A\’.Wilson, Guy Tombs, Alex.Me-Fee, W.I.Gear, W.B.Smith, C.VT.V.McDougald, C.A.Chailloux et le major Pauzé.Après la nomination du comité, qui se compose comme suit : Président, H.B.Ames, député ; 1er vice-président, lieutenant-colonel A._E.Labelle ; 2ème vice-président, Wilson Reford : secrétaire, F.Minden Cole ; trésorier, John AV.Poss, l’assemblée fut ajournée à cet après-midi.POUR LES PRISONNIERS DE GUERRE Comme le gouvernement fédéral ne possède aucun local pour les prisonniers de guerre, il est tout probable que l’ancienne prison de la rue Delorimier rouvrira ses portes Les prisonniers faits jusqu'ici sont éparpillés ans les différents postes de police de la ville.LE REGIMENT DE M.GAULT Le pour gère ' à ses recrutement de volontaires le régiment de cavalerie le-‘Princesse Patricia” qu’équipe propres frais, M.Hamilton Gault, commencera des aujourd hui.Le champ d’exercice sera le terrain d’exposition d’Ottawa.Les rames seront fournies par le ministère de la milice.M.Gault est revenu hier d’Ottawa où il a eu une entrevue avec le ministre et les différents officiers qui lui promirent de l’aider le plus possible.Il est tout probable que le régiment de M.Gault sera le premier à débarquer en Angleterre.Jusqu’ici plus de sept cents demandes d’enrôlement ont été reçues aux bureaux-chefs.On espère atteindre le nombre de 1,000 d’ici quelques jours.11 y aura des bureaux de recrutement dans toutes les principales villes du Canada, dont Montreal, Toronto, Ottawa, London, Winnipeg, Régina et Calgary.L’offre de M.Gault a été acceptée avec plaisir à Londres.v * ENNEMIS CANADA Les consuls américains dans le Dominion sont chargés des intérêts allemands et autrichiens au pays.(8 édale au “ Devoir ”.) Washington, 12.—Les citoyens allemands au Canada recevront la même proleclion que les sujets bn-tnnniques en Allemagne.Le secrétaire d’Etat ayant pris In responsabilité du bien-cire de ses citoyens, a expédié des instructions à tous les bureaux consulaires des Etats-Unis ai; Canada.On ordonne aux consuls de s'o nper des Allemands et des Autrichiens, comme on a instruit les ambassades de Londres.Paris et Saint-Pétersbourg de le taire.Comme il n'y a pas de représentant di- plomatique des Etats-Unis au Canada, le secrétaire d’Etat a été obligé de s’adresser directement à ses officiers consulaires.La tâche des consuls et des ambassadeurs sera lourde, pense-t-on, car ils auront à protéger des centaines de malheureux que l’on prend pour des espions parce qu’ils parlent In langue des ennemis.Il n’y a pas de doute que l’on fera lout ce qui est humainement possible pour assurer à ceux qui sont soupçonnés d’espionnage, la plus stricte justice et un procès impartial.L’IMMIGRATION DIMINUE New-York, 12.—La différence dan* les chiffres des passagers d’entrepont venus d’outre-mer, crtre la semaine dernière et la semaine correspondante de 1913, est de 300,069, ce qui, d'après les agences maritimes cl les entrepreneurs, signifie une diminution correspondante de la main d’oeuvre.Si la guerre devait continuer qu d-que temps, on est d'opinion iri que e ON LEUR REFUSE DES BILLETS Guelph, Ont., 12.— Douze réserviste» allemands ont demandé au Grand-Tronc de les transporter à Crarovic, Autriche, où Ils rejoindraient l'armer autrichienne.L'agoni, sur 1rs Instructions qu'il avait déjà reçues a refusé dr leur Vendre des billets, les terrassiers et autres manoeuvres sans métier seront hors prix.Déjà les chefs des grandes compagnies de construction et les fonctionnaires municipaux s'occupant dî» travaux pr.blics s’inquiètent des effets de la > —re européenne sur la Bourse du Travail.On concède généralement que t'immigratiou sera sérieusement affectée pendant deux ou trois ans.partir qu’une fois que les mines auront été enlevées, ouvrage qui commencera incessamment.LA CONFECTION DES UNIFORMES Sherbrooke.12.-— M.W.E.Raton, gérant général de la manufacture de ce nom, vient d’obtemr du gouvernement un contrat pour la confection d’uniformes militaires.Rar suite de cette commande les usines resteront ouvertes jour et nuit pendant six semaines, et emploieront un nombre Supplémentaire d’employés.UN REGIMENT ISRAELITE Ottawa, 12.— Louis Gurofsky, riche banquier de Toronto, a écrit au ministre de la Milice pour lui offrir de recruter et d’équiper un régiment de ses compatriotes à ses frais et dépens.M.Gurofsky déclare en même temps qu’il agit pour montrer la loyauté des Juifs et faire voir en même temps à quel point ils apprécient la liberté dont ils jouissent sous le drapeau anglais.LA LOYAUTE DES INDIENS MacLeod, Alberta, 12.— Les chefs de la réserve indienne ont tenu un grand conseil de guerre.Ils ont protesté de leur loyauté envers l’Angleterre et ont résolu que $1,000 soient offerts pour l’équipement des troupes.Le conseil a aussi déclaré que si on manquait d’hommes, plusieurs Indiens seraient heureux d’avoir l’occasion de servir leur pays.Vancouver, C.A., 12.—- Plus de 1,000 Italiens ont tenu une assemblée en plein air, hier soir, à Vancouver, et ont approuvé l’attitude de neutralité de l’Ilalie.LES OFFRES ABONDENT Ottawa, Ont., 12.— Le colonel Sam Hughes, ministre de la milice, a déclaré hier qu’il avait reçu de citoyens américains un grand nombre d’offres de services.Le nombre de ceux qui se sont ainsi offerts est suffisant pour former quatre compagnies, sans compter les 200 sujets britanniques de Los Angeles qui ont offert leurs services et sont prêts à partir.LE “DRAKE” AU LARGE DU GOLFE Ottawa, 12.— La nouvelle a circulé, ici, hier après-midi, que le croiseur “Drake” était au large du golfe Saint-Laurent; sa présence assurera une plus grande sécurité aux navires anglais qui se trouvent actuellement sur les côtes de l’Atlantique.Le “Drake” est un croiseur de 14,900 tonnes; il fait du 23 noeuds et porte un équipage de 900 hommes.Il est plus gros qu’aucun croiseur allemand circulant sur nos côtes.Le département de la Milice est continuellement informés de ce qui se passe sur les côtes de l’Atlantique, grâce à son poste de télégraphie sans fil On a même pu prendre connaissance de plusieurs messages envoyés par des croiseurs allemands.SAM HUGHES A MONTREAL Ottawa, 12.— Le colonel Sam Hughes ira à Montréal, vendredi, passer en revue la garnison de Montréal.LES SPORTSMEN S’ENREGIMENTENT (De notre corresnondantt Québec.12 — Deux athlètes bien connus, Goldie Rrodgers et Diek Qdgers, se sont enrôlés dans le contingent canadien qui Ira en Angleterre.Rrodgers et Odgers font partie de la ligue de baseball du district et le premier faisait partie de l’équipe du club de hockey Québec.Tous deux feront partie du 8ème régiment.UN MYSTERIEUX ESPION Halifax, 12 — M.John L.Ferguson, arrêté en cette ville et soupçonné d’être un espion, a été remis en liberté hier.On a trouvé sur sa personne des lettres qui prouvèrent que M.Ferguson, étudiant au collège de Dartmouth, était au service du département géologique du Canada.Hanover, N.H., 12 — La direction du collège de Dartmouth déclare qu’elle ne connaît personne du nom de Ferguson qui a été arrêté à Mahone, N.E., hier, ayant en sa possession une carte de l’Àniirau-tét de Halifax, et qui a déclaré qu’il était un étudiant de Dartmouth.Les directeurs se rappellent d'un John Logan Ferguson, de Spokane, Mash., membre de ta classe de 1915, mais ne savent pas où il est maintenant.DEUX CROISEURS ALLEMANDS DANS LES DARDANELLES Londres, 12.— Le bureau d'information du War Office et l’Amirauté ont public le message suivant: On a de bonnes raisons de croire que 1rs croiseurs allemands “Goebcn” et “Hresiau” ont cherché refuge dans les Dardanelles.Suivant l'usage inlernational ils seront forcés de prendre la mer en dedans ide vingt-quatre heures, autrement Ills resteront prisonniers jusqu'à la fin de la guerre.Le corps principal de l’armée al* | lemnnde s'avance entre Thouville | et Lièue.On croit aussi que les Autrichiens ont passé la frontière ! alsacienne.! Le “Goehen” et le "Urostan” ont été vos ce matin à l'exR’êmil» de la marée en Grèce.î,n dênêche ne dît nas dans quelle direction ils allaient.U RAINBOW 9 y EST EN BON ETAT Il est dans la région de Vancouver mer les épaves qui ont fait croi a dû jeter à la à sa destruction.LE CONTINGENT CANADIEN Ottawa, 12.— A la suite de la découverte, en face de San Francisco, de portes de cabines appartenant évidemment à un vaisseau de guerre construit en Angleterre, on crut un instant que le “Rainbow” avait été coulé par un cuirassé allemand.Mais, fort heureusement, un message arrivé hier soir de Vancouver dit que l’on a aperçu le navire dans cette région et qu’il est en bon état.Il est assez probable cependant que les portes et tes plaques de cuivre trouvées dans la rade de San Francisco appartenaient au “Rainbow” qui s’en débarrassa en quittant le grand port américain dans l’éventualité de la rencontre d’un vaisseau allemand.Le croiseur canadien jeta tout fardeau inutile.L’annonce qu’un grand navire de guerre allemand a été signalé sur la côte du Pacifique n'est pas sans causer quelque anxiété ici.LE COLONEL HUGHES EST SATISFAIT Ottawa, Ont, 12.— Le colonel Sam Hughes a annoncé hier soir que les premiers régiments du contingent canadien partiront pour Valcartier au milieu de la semaine prochaine et que tous les soldats seront mobilisés d’ici à deux semaines.Le recrutement va très bien et le ministre de la Milice déclare que la ville de Toronto à elle seule a fourni assez d’hommes pour former le contingent entier.Garnet Hughes, fils du ministre 1 imë résolution LE CORPS DE TORONTO Toronto, 12.— Les régiments de Toronto ont pratiquement terminé leur recrutement.Le 48e Highlanders qui s’embarquera bientôt s’est va augmenté de 450 hommes, ce qui porte son effectif à 700.Les Grenadiers sont au complet avec 350 recrues et les Queen’s Own avec 750.Le corps des ingénieurs a reçu instruction des quartiers généraux de remplir tous ses cadres.La lème batterie d’Hamilton, la 7e de Sainte-Catherine et le 9e de Toronto sont prêts.Ils attendent leurs instructions.On enrôle encore dans l’ambulance de campagne.Aucune annonce officielle n’a été faite quant à la date du départ du contingent pour Valcartier, mats il est entendu (pie le jour fixé est mardi prochain.Les femmes de la province ont mis la dernière main à leur organisation pour recueillir des souscriptions dans le but d’équiper un bateau-hôpital.Le bureau de santé a offert de vacciner tous les militaires gratuitement.Un troisième contingent composé de 56 marins s’est embarqué hier pour aller servir sur le “Niobé”.Les Italiens qui travaillent au Canal Welland veulent organiser un corps de volontaires pour se joindre au contingent canadien.loronto fournira 400 hommes pour le régiment “Princess Patricia organisé par M.Hamilton Gault, de Montréal; 87 ont déjà liasse leur examen.Le bureau de contrôle a passé à l’effet de payer le — LA — : voie BLANCHE Le Broadway, l’endroit le pins affairé dn mon* de, doit sa fameuse réputation à l’éclat de 1a lumière qui change la nuit en jonr, car LE COMMERCE SUIT LA LUMIERE Eclairez et embellissez la devanture de votre magasin avec des POTEAUX DE LA VOIE BLANCHE pour l’ornementation.Au lieu de suspendre les lumières à arc, à des poteaux à peine visibles, servez-vous de ccs beaux poteaux d’ornementation en fonte, avec lumière incandescente.Pour détails, s’adresser à » ALEX.DUSSAULT 480 rue Saint-Paul Agent local pour la Record Foundry and Machine Co.Manufacturiers, Moncton N, B.aire entier des employés civiques qui s’embarqueront.LE “ROYAL CANADIAN ARTILLERY” HORSE de la Milice, le fils de l’honorable I s'; Frank Cochrane et le gendre de l’honorable A.E.Kemp feront partie de ce contingent, de sorte que le cabinet sera bien représenté.Le ministre de la Milice a reçu d’un citoyen de Montréal qui désire Kingston, Ont., 12._ H est pro garder l’incognito l’offre d’une som- liable qu’avant la fin de la semaine me de $500,000.Une autre personne la “Royal Canadian Horse Artüle-egatement inconnue a offert $18,-iry” partira pour Valcartier, Que., 00( .Les dons de cette nature seront des ordres ayant été reçus eu consé utilises au gre du gouvernement.Iquence.Ap ‘K* COMBAT NAVAL AU LARGE DE SAN SALVADOR A VENDRE Express de livraison, chariots à pain, grosses voitures de charge, tombereaux, etc.Réparations d’automobiles et de voitures de toutes sortes à prix modérés.O.BERTHIAUME 445 rue Plessis TlvU.EST 4252 OU s / E Boston, 12.— Le capitaine Ferge-sen (lu navire marchand “Looland”, arrivé hier soir de Barres, Cuba, a rapporté qu’une bataille navale avait eu lieu sur la haute mer entre un croiseur anglais et un croiseur allemand, à 250 milles au' nord de San Salvador.Le croiseur allemand a été finalement oblige de fuir devant les boulets du croiseur anglais.La bataille a eu lieu jeudi soir, le 6 d’août, et elle a duré plus d’une demi-heure.Quand le croiseur allemand prit la fuite, le croiseur anglais le poursuivit le harcelant de coups au moyen de scs pièces de chasse, tandis que le croiseur aile-niand ripostait par ses pièces de re-traite.On n’a pu savoir d’une ma- niéré precise si l’un des deux croiseurs a été sérieusement endommage.Boston, 12, — Le capitaine Terje-sen, du vaisseau norvégien “Lov-arrivé dans ce port, hier, de Lanes, Cuba, rapporte qu'un combat naval s’est engagé à 250 milles au nord de San Salvador, entre un croiseur allemand et un croiseur anglais.Le croiseur allemand fut finalement contraint de fuir.L'engagement eut heu le (i août, un jeudi soir, à environ 2/ degrés de latitude nord et 74 degrés de longitude ouest, et dura une demi-heure.Le vaisseau de guerre anglais donna la chasse au croiseur allemand.On ignore si les deux navires ont reçu des avaries considerables.* RIGIDITE DE LA CENSURE Département de la voirie DES SOUMISSIONS sous enveloppes cachetées, adressées au Bureau des Commissaires, et déposées à leur Bureau, à l’Hôtel de Ville, seront reçues jusqu’à MIDI, vendredi, le 21 août 1914, pour la construction de pavages en composition “Bitulithic” dans les rues suivantes, savoir: RUES Saint-Eloi, Saint-Félix, Des Pins, Saint-Martin, Summerhill, DE Saint-Paul, Saint-Jacques, Guy, Saint-Anloine, Cô te-d e s- N e i ge s, Saint-Sacrement, Saint-Antoine, Simpson, C.P.R., Limites, et pour le posage de la surface en composition “Bitulithic” dans les rue: suivantes, savoir:— Panel, Wolfe, Visitation, Maisonneuve, Labelle, Champlain, Ave.du Parc, Ave.Ontario, Aqueduc, Mansfield, Sherbrooke, Ontario, Ontario, do Dorchester, Sainte-Catherine, Des Pins, Sherbrooke, Marché Saint-Antoine, Sherbrooke, Rachel, Sherbrooke, do do Sainte-Catherine, Dcmontigny, Mont-Royal, Vers le Nord, Saint-Antoine, Dorchester.New-York, 12.— La Presse Associée vient de recevoir de Londres l’avis que la censure la plus rigide est imposée sur toutes les nouvelles qui viennent de Bruxelles.Cette méthode explique le délai que prennent ccs nouvelles à nous parvenir.Les messages par câble français seront retardés d’au moins quarante-huit heures.Pour éviter ce retard, les dépêches directes de la Presse Associée sont envoyées de Paris par Londres, mais elles subiront quand même un retard considérable.Londres, 12.— Une dépêche de Bruxelles envoyée au “Morning Post”, atteste que les autorités exercent une censure sévère.On s'attend à un engagement d’importance d ici a quelques jours.Los alliés suivent méthodiquement les plans traces.Avant-hier soir on redouta une attaque des uhlans contre Bruxelles.La prise de cette ville n’au-ra.'t eu aucune influence stratégique et n eut été dictée que par la liamo des Belges.Le ministre de la guerre est en état d’affirmer que les I entons ont renoncé au dessein (le marcher contre Bruxelles, et quo des mesures ont été prises pour parer a une telle éventualité.Il semble lieu probable que les casques à pointe se résoudraient à accomplir un mouvement aussi peu fructueux el aussi dangereux.En le tentant, ils n obéiraient qu’au désir de frapper un grand coup pour terroriser les Belges, Les intéressés pourront se procurer des copies du cahier des charges et des formules de soumissions au Bureau de l’Ingénieur en Chef.Toutes soumissions qui n’auront pas été faites sur les formules fournies a cette fin par la Lite de Montréal, et qui n’auront pas etc mises dans les enveloppes imprimées aussi fournies à cette fin seront écartée; Aucune soumission ne sera prise en considération à moins d’etre accompagnée d’un chèque accepté sur une banque canadienne incorp* ht, payable à la Cité de Montréal, pour le montant de au minim du prix de la soumission, lesquels soumission et chèque seront mis d l’enveloppe fournie à cette fin par l’ingénieur en Chef.La plus basse ni aucune autre des soumissions ne sera nécessaire ment acceptée.Les soumissions seront ouvertes en présence des intéressés, par ) Bureau des Commissaires, siégeant en assemblée, dans sa salle de déii lierations, a 1 Hotel de Ville, à MIDI, vendredi, le 21 août 1914.Par ordre du Bureau des Commissaires.Bureau des Commissaires, Hôtel de Ville, Montréal, le 7 août 1914.L.-N.SENEGAL, Secrétaire.L’ANGLETERRE INEXPUGNABLE L’INVASION DES ILES BRITANNIQUES EST IMPOSSIBLE, DIT L’EX* PERT NAVAL HURD.C.es réservistes de près.seront surveillés LE PORT D'HALIFAX Halifax, 12.- Les autorités navales ont annoncé hier matin que le porl qui avail été fermé durant les dernier Jours sera réouvert aujourd'hui umir les gros paquebots exeepté.Ccs derniers ne pourront LE SANG-FROID DES PARISIENS j Paris, 12, Paris a appris avec beaucoup dr sang-froid les rapports annonçant les victoires ou les revers des armées françaises.Il y rut ' cependant qui lmtes scènes de désolation au Ministère de la Guerre.De nombreux parents et amis des solda!' deinmdaient les noms des morts el des blessé.Aucune liste n’a élé publiée.(Spécial au "Devoir”) New-York, 12.— Dans un cahto-gramme reçu de Londres, le “New York World" rile un extrait d'un article de M.Archibald Hurd, expert naval, écrivant dans le “Daily Telegraph".Celte citation se lit ranime suit : “Quels que soient les changements qui se sont produits depuis quelques jours, dans la situation navale el mi ïitnlro, Us nVffaiblissent certainement pas les arguments en faveur de l'impossibilité de l’invasion de l'Angleterre."Une invasion par la mer du Nord serait précédée d'un engagement dans crlte même mer et d’une victoire allemande.Il n’y a qu'un marin qui puisse apprécier les obstacles qui s’opposeraient â pareil résultat, Il faudrait que les ennemis précédassent la flotte anglaise avec de grands transports chargés de soldats, “Si les transports n’étaient pas J grands et d'un tirage ordinaire, ils ! pourraient approcher assez près du point rii débarquement, mais, pareils navires ne peuvent transporter que quelques hommes.Si on employait au contraire de grands transports, on pourrait transporter un grand nombre de soldats, mais res navires doivent se tenir loin du rivage, pendant le débarquement, à cause de leur tirant d’eau."Tous les ports des côtes anglaises étant gardés par terre et par nier,il est difficile de concevoir dans quel but les Allemands débarqueraient quelques milliers des leurs, dans un pays qui a plus d'un demi-million d’hommes sous les armes.Cette manoeuvre ne causerait rien autre chose qu’une panique, dans la région directement affectée.Mais en peu de temps les envahisseurs seraient abattus ou faits prisonniers.“Cependant il est possible qu’on tente de pareils exploits, car les Allc-mends croient que si un mi plusieurs débarquements étaient possibles sur la côte anglaise, il s’ensuivrait une panique dans re pays qui aurait un effet appréciable sur le continent”.LES NAVIRES MARCHANDS (Spécial nu "Devoir”) Londres, 12.— La “Gazette” public aujourd’hui les détails des négociations entre la Grande-Bretagne et l’Allemagne, au sujet de la situation de leurs navires marchands dans les ports ennemis.Une dépêche de Berlin, reçue hier, dit que les gouvernements allemand et anglais ont demandé à l’ambassade des Etats-Unis d’intervenir dans le tint de fixer le délai au bout duquel les navires marchands des deux pays devront quitter 1rs ports ennemis.D’après ce qui est publié dans la “Gazette”, il appert que le 4 août, l’Allemagne proposa au gouverne- ment anglais la libération réciproque des navires retenus dans les eaux ennemies.On exigeait une répons: dans les quarante-huit heures.On ne répondit pas directement â lu communication du gouvernemer.; allemand, mais le gouvernement anglais fit connaître ses intentions par le ministère de M.Page, ambassadeur des Etats-Unis.Les cnmimiicn-lions continuèrent par l’entremis: des ambassadeurs américains à Ber lin et Stockholm, mais on ne reçut aucun communication do Berlin et les Anglais ne savent rien de la façon dont leurs navires sont traités dans les ports allemands.* • “PAS POUR TUER, POUR PROTEGER” (Spl-cinl nu "Devoir”) Ottawa, 12.— L’“Kvciiing Journal" de cette ville, public ce soir l’article suivant : “Le coup de feu d’une sentinelle causant la mort d’un individu près d’un pont dans la province de Québec, semble, pour dire le moins dif-firile â justifier.Le pauvre diable était probablement un pauvre d’esprit ri il es! plus (pie probable qu'il ignorait complètement qu'on est en guerre et qu’il ne sait pas ce que c’est que l'espionnage.Il est vrai que le pays est en état de guerre et qu'une slrirte surveillance est nécessaire.Mais il ne faut pas s’exciter trop.Le sacrifice inutile de la vie humaine n'est pas un signe de force ou de courage et tuer un homme sans nécessité ne Jettera pas ta terreur au coeur de I ennemi.La sentinelle n’est prut-elrc pas a blâmer.Elle a exécuté â la Jettrc les ordres qu’on lui a donnés.\ > admettra, pensons-nous, (pi il eul etc plus sensé et moins inhumain d arrêter l'individu au lieu de le lirer dans le dos comme le dit la dépêche.Il vaut mieux se rappeler que la milice de ce pays existe pour protéger les citoyens et non pour les tuer .VICTOIRE RUSSE dépêche de Londres, 12.— Une dép_______ Paris à 1 “Exchange Telegraph”, dit (pie les Busses ont remporté une victoire signalée sur les Autrichiens, qu’ils ont capturé nombre de prisonniers et de Humilions de guerre.L'cndroil où la bataille * eu lieu n‘a pas été révélé.4 T 81 31 6233 LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDL 12 AOUT 1914 VOL.V.— No.288 SIGNES AVANT-COUREURS D’UNE BATAILLE VICTOIRE SILENCIEUSE LA MER DU NORD EST MAINTENANT OUVERTE A LA NAVIGATION.— LA FLOTTE ALLEMANDE SERIEUSEMENT TENUE EN ECHEC.— ON S’ATTEND A UNE GRANDE BATAILLE EN BELGIQUE.Londres, 12.— 3.10 a.m.— Deux (•oints saillants émergent des dernières nouvelles de la grande guerre.Le premier et le plus surprenant sera décrit ici comme victoire silencieuse.Ceci s’applique au fait que la mer du Nord, sur laquelle le silence le plus profond a plané si longtemps, est maintenant ouverte à la navigation sans dangers sérieux.Les paquebots de Danemark, à destination de Londres, et ceux de New-Castle, à destination de Norvège, ont recommencé le service' régulier : quant à ceux de Hollande et de Harwick, leur service n’a souffert aucune interruption.Ces faits dans l’opinion des autorités militaires confirment la rumeur que la Hotte allemande est sérieusement tenue en échec.Le second point attire l’attention par le fait que les Français ont de obligés d’évacuer Mulhouse et occupent maintenant des positions au tour de la ville.Au dire des représentants allemands, c’est la première bataille importante depuis le commencement des hostilités, et les Français, qui avaient 55,000 hommes, ont douloureusement souffert de cet échec.En Belgique, la situation est à peu près la même.On s’attend à une grande bataille sur la ligne entre * -, Thionville et Liège, entre les Allemands et les Français et les Belges On croit que cette bataille aura heu d’ici quelques jours.Les Allemands ont occupé Tongrcs et on dit qu’ils ont pris une station de chemin de fer, à 24 milles de Liège.On rapporte un grand nombre d’engagements sur les diverses hauteurs, mais à part en Belgique, on n’attend pas de grande bataille d’ici à quelque temps.v Quant à ce qui concerne les opérations navales, il n’y a aucune nouvelle sauf la rumeur qui veut (pie le Breslau ” et le “ Goeben ” soien* dans les Dardanelles.Si cette rumeur est fondée, suivant la loi internationale, ces croiseurs seront faits prisonniers jusqu’à la fin de la guerre, ce qui contribuera à rassurer les vaisseaux français et anglais dans la Méditerranée.La politique nous présente deux nouvelles intéressantes : “ La Gazette île Cologne ” annonce que la Roumanie s’est jointe à la Triple Alliance et qu’elle se prépare a envahir la Serbie.On rapporte de Cet ligne que les armées serbes et monténégrines ont opéré leur jonction à Plevje.Elles attendront ià les résultats de la propagande révolutionnaire qui leur facilitera l’envahissement de la Bosnie.LA TACHE DU TEUTONNES OPÉRATIONS EN BELGIQUE Carte et étude montrant l’immense entreprise de Guillaume dans sa tentative pour battre la France.L’ATTITUDE DE LA SUISSE Elle a forcé F Allemagne à modifier son plan de campagne, qui comprenait une invasion de la France par le territoire suisse Paris, 12.— M.de Freycinet, inspecteur général des mines, est arrivé de Bogaty à Paris.I! lui a fallu six jours pour faire le voyage.11 a été reçu par le président Poincaré.Un de ses aides a raconté que, en Suisse, on savait parfaitement que l’Allemagne avait l’intention de faire la guerre à la France; et on y a commencé la mobilisation de l’armée avant la déclaration de guerre.La Suisse a maintenant 250.000 hommes sous les armes et peut encore en appeler 50,000.On croit que l’attitude de la Suisse a forcé l'Allemagne à modifier complètement ses plans de campa- ; gne; lesquels comprenaient une in-1les vasion de la France par le territoi-! re.de B à l’état-ma- mée belge ont déconcerte jor général allemand.On a été avisé en Suisse qu’un corps d’année autrichien est dissimulé derrière la frontière allemande, prêt à entrer en campagne lorsque l’occasion s’en présentera.Mais la frontière suisse est forte-ment gardée et le corps d’armée autrichien devra trouver un autre chemin que celui du territoire suisse.On se demande si le recul des Allemands jusqu'à Neuf - Brisach, après le combat d’Altkirch n’avait nas pour objet de laisser l’armée française s’engager en Alsace pour a prendre ensuite entre deux feux, Autrichiens l’attaquant en arriè- •SCi ,)1^s I'e combat I f.a Suisse aurait alors empêché la d Altkirch et les victoires de Var-Iréussite de ce stratagème.jjî jJ; }{ç LA PREMIERE BATAILLE A MULHOUSE Paris, 12.—D’après la “Liberté” on 11914.Mais annonce officiellement que les Fran-jimnorlante çais n’ont jamais occupé la ville de 11870 (où les Mulhouse elle-même, dépourvue de fortifications et de plus minée par les Allemands avant leur retraite.Les Français ont reçu des renforts considérables, et sont maintenant retranchés dans le voisinage de Mulhouse.Toutes les attaques contre les positions françaises ont jusqu’ici échoué.Berlin, 12.— Le “Local An/.ie-ger ’ dans un long article au sujet de la victoire des Allemands à Mulhouse écrit ce qui suil: “Le silence de nos troupes de la frontière de l’ouest à la suile de l’entrée de quelques Français à Altkirch, a été rompu par les bonnes nouvelles de notre première bataille à Mulhouse, le Hessoinboura de cette bataille est plus que Heissembourg en Prussiens gagnèrent leur première grande victoire).Le nombre des combattant^ était beau-cou» plus considérable à Mulhouse.“Nous savons que les Français avaient trois divisions d’armée d’à peu près 55.000 hommes.Deux de ces divisions appartiennent au 7ème corps et une partie au corps de Besancon dont les soldats sont réputés les meilleurs.Nous ne connaissons rien de la force de l’artillerie et de la cavalerie, mais nous croyons ou’après Mulhouse, 1rs Français ont dû avoir une idée toule autre des canons Krupp.“Les Français ont naturellement fortifié leurs positions par des re-tranchements, mais ce n’osl rien pour l'armée allemande qui prend les fortrrosos d’assaut.E BRUXELLES «»«>*«.TflOA/r/f RES PiAtfs Toutes LES FLECHES MARQUEES “FR” INDIQUENT L’ARMEE FRANÇAISE ET CELLES QUI SONT MARQUEES “aï » INDIQUENT L’ARMEE ALLEMANDE.LA SITUATION EN ANGLETERRE Londres, 12 — Le correspondant militaire du “Daily News” dit: “Les opérations militaires de nos troupes sont toujours enveloppées dans le plus grand mystère.Aucun journal anglais n'a donné, au sujet des mouvements de nos alliés sur le continent, des détails qui n'avaient été rendus publics.Le lieu de débarquement de sir John French et de ses soldats, et l'Itinéraire qu’ils suivent, seront tenus cachés jusqu’au moment où ils feront face à l’ennemi.L’auteur d’un article de fond du “Daily Chronicle" est très optimiste.11 félicite le gouvernement de l’habileté qu’il déploie pour parer aux difficultés.La crise li-ntneière semble maîtrisée, et le gouvernement et les particuliers travaillent de concert et font montre de patriotisme.Lr correspondant parlementaire du même journal est plutôt pessimiste.II déclare que de tous côtés les usines ferment leurs portes et que le travail manque.Sir Alfred Mond estime que 3011.0011 ouvriers soni employés à la fabrication de produits exportés naguère en Allemagne.\a vitalité de certaines industries st'mulée par la guerre compense un peu cet eîat de choses, niais le chômage causé par la déclaration des hostilités sera considérable.Les hommes d'affaires pensent que le fonds du prln* (qui ec de Galles sera tout à fait insuf-fixant à sou ager la misère générale.Le besoin se fail scnlir aussi d expliquer au peuple le sens d'un dé-ci'ci moratoire." nient a trait à ta situation faite aux navires dans la nier du Nord.Le service des paquebots entre Londres i et Esjberg, Danemark, a repris hier.' Cela semble indiquer que l’Amirauté anglaise est sûre de la suprématie britannique sur la mer et ne redoute pas le danger des mines.LE COLONIAL INSTITUTE Londres, 12.— A une réunion des membres du “Royal Colonial institute”, hier, le Dr Grant, de Toronto, proposa de mettre les bureaux du "Royal Institute” à la disposition du “War Olflce" et de l’amirauté.Cette proposition fut enfin retirée quand le president, sir Godfrey Langden, expliqua que le “War Office” avait déjà refuse cette offre.Enfin un comité fut nomme pour prendre les noms des membres qui seraient prêts à offrir leurs services.“AL.”.L’expérience des dernières guerres a démontré que les fortif.cations, même si elles ne sont pas formidables, peuvent obstruer suffisamment une armée envahissante pour décontenancer sa stratégie.Ceci a été démontré à Port Arthur, à Andrinople, de même qu'à Janina et à Tchatalja.La frontière française, qui borde l'Allemagne, compte trois lignes de fortification entre Verdun et Toul, Toul et Lunéville et entre Epinal et Belfort.Entre ees lignes, le général de Rivière, qui a fait les plans de ees Certificat.ons, a laissé des ouvertures qpi const,tuent une véritable tentation d’invasion; mais ces brèches sont, en elfet, disposées de telle façon qu’elles peuvent être défendues par le quart des hommes nécessaires pour effec-!uer l’entrée en France de ce côté.Les Allemands senrolent au courant de cette difficulté, c’est pourquoi ils veulent occuper l'armée française par de vigoureuses escarmouches au milieu de la frontière jusqu’à ce que leur armée puisse envahir la France à travers les pays neutres.Dp la Meuse, près de Liège, au sud-est de Luxembourg, il y a à peu près quatre-vingts milles.Plusieurs routes et lignes de chemins de fer traversent les frontières germano-belges et germano - luxembourgeoises, conduisant de l'ouest au sud vers la frontière franco-belge.Il est évident que plus les Allemands quitteront leur territoire au sud.plus courte sera la distance qu’ils auront à franchir pour atteindre le terriioire français et leur armée offrira d'autant moins, le flanc aux troupes belges.Il y a, de plus, une ceinture de territoires particulièrement difficiles s'étendant le long de la l.gne Malmédy-Givet.En conséquence, le plan naturel de marche en avant pour les armées allemandes qui attaquent la France à i ravers la Belgique et le Luxembourg est de diriger leurs étapes vers la frontière franco-belge entre Longwy-Givet.Verdun, Toul, Epinal et Belfort ne sont pas maintenant les fortins qu'ils étaient avant 1870, mais des'eamps retranchés formida'i’es avec des ouvrages extérieurs s’é endant sur une superficie de plusieurs milles vers la frontière allemande, sous forme de lunette.Les routes conduisant à travers la brèche du nord c’onnent accès au pays accidenté de PArganne.Là les approches du côté allemand sont étroites, trop étroites même pour le déploiement d’un seul corps.L’ouverture entre Tout et Epinal, d'un autre côté, sert de barrière au bassin de la Meuse, de la Marne et de la Seine.C est une contrée ondulée éminemment propre pour des opérations militaires exécutées par de grandes masses d hommes.Si les forces allemandes réussissent à franchir cette ouverture, c’est là tel que prévu il y a longtemps par le général de Rivière que la bat a l'e décisive doit fatalement avoir lieu.Là, en effe* convergent les grandes lignes de chemins de fer de la France et de l’Allemagne.Cependant, le général de Rivière ayant disposé un champ invitant pour les Allemands ne l’a pas laissé sans protection.II a étendu les ouvrages du côté de Toul, couvrant le terrain de lunettes secrètes, connues seulement des ingén.eurs qui les ont construites, aussi loin que Lunéville.Aucun Alle-mant, dit-on, ne connaît la largeur de cette ouverture, elle a évidemment moins de quarante, milles.A cause de la nature du terrain, la ligne entre Epinal et Belfort est tenue pour sûre, et Belfort est tellement rapproché de la frontière su sse qu'il n’y a point d'ouvertures de ce côté, à moins que la neutralité suisse soit violée.La section entre Verdun et Toul n’est pas regardée par l'état-major français comme aussi satisfaisante.Sur la plus grande étendue du chemin, se trouve un plateau très b.en dessiné d'une largeur de trois à huit milles immédiatement à droite de la rive de la Meuse.Les forts sont construits sur cette hauteur, mais pour la plupart, ils dominent la vallée de la rivière et ne menacent pas à l’est les approches du territo re allemand du côté du plal.eau.Un ennemi venant de Metz peut de fait avoir assez facilement accès au plateau, sans s’exposer au feu des ouvrages.On croit cependant que ce plateau a été laissé libre pour présenter un leu-re aux Allemands car de l’est, du sud et de l’ouest il pourrait être sillonné par les cibus des canons de campagne embusques derrière les travaux de terre rap.dement construits.Toute armée qui franchira le plateau, aurait d’abord à compter avec les camps retranchés de Langres et de Reims, dans la seconde ligne de défense.L’Allemagne peut disposer de vingt-cinq corps armés pour la première ligne, mais il est probaale qu'au mo.ns trois de ceux-ci ont été envoyés sur la frontière russe, cela laisse à sa disposition vingt-deux corps.Il semble que deux de ceux-ci ont été envoyés en Belgique et qu’une partie seulement s’est dirigée à l’Ouest, vers la Meuse, tandis que le reste assiège Liège et Namur.Couvrant ainsi le flanc des détachements envoyés à travers les Ardennes et le Luxembourg, vers l'ouverture qui se trouve entre Longwy-Givet et Givet.H csi difficile de dire comment sont disposés les vingt autres corps.Mais il semble vraisemblable que pas moins de cinq sont employés à traverser les pays neutres coopérant avec trois autres avançant de la ligne qui se trouve entre Metz et Thionville, vers l’ouverture au nord J Verdun, tandis que los douze autres sont employés à essayer de traverser l'ouverture Toul-Epiiual, et celles de Belfort-Epinal et de Toul.En d'autres termes, huit corps sont employés à essayer de contourner la gauche française au nord de Verdun tandis que les autres s’occupent plus ou moins à contenir le front de l’armce française.REVERS ALLEMAND ECHEC DES ALLEMANDS l’RES DE MULHOUSE Fans.12.Suivant les derniè-'rrs dépêches reçues ici, les Allemands ont échoué dans leur tentative de s'emparer des positions oc-copies par 1rs Français, près de | Mulhouse.Ils ne soit! pas rentres idaiis la ville, contrairement à ec a été annoncé.Paris, 12—Tout le front de l’a >-lîiée française est en contact avec les Allemands.Les Allemands ont id-taqué les Français, lundi soir, à Manquenncs, situé au nord-est de Verdun.Les Français, à l'arrivée de renfort, prirent l'offensive et repoussèrent les Allemands, leur in-lligrant de lourdes pertes.Une batterie allemande fut détruite par l'ar-t il'prie française, une autre capturée avec trois mil railleuses et des munitions en quantité.Un régiment de cavalerie allemand subit des pertes considérables.Près de Monccl, une batterie allemande, soutenue par l'artillerie, fut repoussée.Les pertes allemandes sont très élevées.Les Français ont pris le village de LaCarde, en territoire allemand, duos un combat à la baïonnette.Les A’Iomand» sont arrivés à Longwy et ont sommé la ville le rendre, eo qui leur fut refusé LA MOBILISATION EN ANGLETERRE so UNE VICTOIRE RUSSE DANS LA MER DU NORD LE SEL TPnnil'M: REMEDE Londres, 12.CHOLERA Paris envoyée 12.— Au coût choléra qui b es.12.— La pins Importun* uvrîle donner par le bureau motion établi par le gouverne- Paris mie de armées serbes et a été prouvé mie rium constituaient Ve.Crtle UPép'r- — Une dépêche de .„ à la compagnie Exchange Telegraph, dit qu?le corrcs- de .„, .p,v nlrgraim, dti que le , ii's de I entile- pondant de eette compagnie lient ", menace les bonne source que les Russes ont remporté une importante victoire sur 1rs Autrichiens, faisant plusieurs prion matériel de autrichiennes H les sels de tho-une cure effectl-sera à la dis- position de la Croix-Rouge.son mers et prenant guerre.On ne dit pas à quel endroit s’ist livrée la halaltle.Londres.12.— Une dépêche de Saint-Pétersbourg reçue par le "Morning Post" dit: “On n’a parlé jusqu'à présent que d'escarmouches entre enyaliers envoyés en éclaireurs, trais il est ccrlnin que les Busses s'avancenl continuellement verrs l'Allemagne.Des aén Wanes nile-ji’i n 's.dil-i.n.ont été si&nnléx dans le voisinage de Kovno.— Le bureau d’in-War Office comiuu- Londrcs, 12.formation du nique ceci: La mobilisation des forces territoriales est à peu près terminée.Quelques régiments ont accepté d a'Icr corn bal tre sur le continent.I> autres volontaires devraient suivre leur exemple.L'armée de Lord Kilehcner, dans laquelle se soûl enrôlées 5,(100 recrues dans les dernières douze heures comprendra six divisions : t régiment écossais, irlandais, du nord, de l'est, de l'ouest ei l'infanterie légère.LE "KOKNIGKN" ETAIT PRET Londres, 12 — Il ressort des dires d'un voyageur arrivé aux bureaux de la Colombie Anglaise, que l'Allemagne s'ntlcndalt à la guerre.H vient de faire une croisière autour de la Norvège.Le “Roentgen Luise”, afinne-t-ü, transportait des touristes au moment de la déclaration de la guerre.Sur le eliamp, les passagers furent déposés à terre et je navire jyrit In mer, preuve que le “Ivornlgfn", enulô par le croiseur "Amphkm * la semaine dernière, était déjà prêt à poser des mines.I Des forces importantes de cavalerie sillonnent le pays en sens divers et des engagements partiels ont lieu ces jours derniers eu Bruxelles, viâ Paris, 12.— Des forces importantes de cavalerie munies de canons Gatling ont attaqué mardi s régiments de lanciers belges près de Tirlcmont, à 12 milles au sud-est de Louvain.Ces derniers ont mis l’ennemi en déroute, mais plus tard, ils ont battu en retraite devant de puissants renforts.LE CANON GRONDE Bruxelles, 12.— Les hostilités ont commencé lundi entre les avants-gardes des cavaleries allemande et française dans le district de Heshaye.Ce district situé à l’ouest de Liège et au nord de la Meuse, fait partie des provinces de Liège, Limbourg et Namur.Les Allemands ont opéré une reconnaissance dans ce district pour découvrir la position de l’armée belge.Des détachements d’infanterie sont en marche.Bruxelles, 12.— Deux cents hommes de cavalerie allemande sont entrés dans le Hainaut à 17 milles au-nord-ouest de Liège.Des batailles ont eu lieu sur la ligne entre Tirelmont et Saint-Trond ainsi que près de Tongres.La cavalerie allemande a été re-noussée à chaque occasion et avec des pertes sérieuses.Ces engagements préparent probablement l’attaque des Allemands au nord de Liège.On croit qu’ils se préparent à une grande bataille d’ici à deux ou trois jours.Londres, 12, 3.50 a.m.— Le correspondant à Bruxelles du “Daily Mail” envoie le message suivant en date de mardi: “Les Allemands ont pris l’offensive au nord de Liège.Differents détachements de cavalerie ont été vus à Tongres, Saint-Trond et Hesbaye.” Les journaux de Belgique disent que trois cents hommes d’infanterie allemande sont arrivés dans le Hai-mout à 35 milles de Bruxelles.L’infanterie belge a repoussé les éclaireurs allemands un peu partout.LA CAVALERIE ALLEMANDE Bruxelles, 12.— Dix mille cavaliers allemands armés de fusils légers, manoeuvrent entre Tongres et Trend.L’infanterie les suit.Ces mouvement semblent indiquer un changement dans les tactiques des Allemands qui semblent tourner au nord.ENGAGEMENT A TIRELMONT Tirelmont, Belgique, 12.— Les cavalerie belges et allemandes se sont rencontrées près d’ici.Les Belges ont eu sept tués et quelques blessés.On rapporte que 4.000 Allemands sont dans le voisinage de la ville, mais les Belges ont l’air de ne rien craindre, car tout est calme dans la ville.A cinq heures, ce soir, on aperçut un aéroplane volant au-dessus de la gare du chemin de for.Plusieurs soldats belges firent feu sans toutefois l’atteindre.SUCCES BELGE Bruxelles, 12.— Le rapport officiel suivant a été publié ce soir: Les Allemands ont évacué le fort de Longdon à Liège et les Belges s’en sont emparés.Les Allemands se sont aussi retirés de plusieurs autres endroits.L’armée belge est en bonne condition.Il n’y a pas eu de bataille aujourd’hui.Londres, 12.— On annonce dans les journaux d’ici que des forts ont fait feu sur un aéroplane volant au-dessus de Namur, et que deux officiers ont été fait prisonniers.On rapporte que la station de Longdon, à l’ouest de Liège, a été capturée par six mille troupleds allemands, qui arrêtèrent en même temps un convoi venant de Bruxelles.Les passagers sont obligés de s’en retourner à pied à Tirelmont.D’après les rapports de fugitifs de Landon, il appert que les Allemands ont incendiés plusieurs villages, ne donnant aux habitants qu’une demi-heure pour se sauver.On dit que les Allemands disposaient de batteries de campagne el de mitrailleuses.LE KAISER EST CONFIANT Berlin, via Copenhague, 12.— L'empereur Guillaume a reçu l'ambassadeur américain, James W.Gerard, dans son palais, aujourd’hui, et a eu une conversation avec lui.L'empereur avait l’air sérieux, mais confiant.Il parla de la capture de Liège où il prétendait que les troupes allemandes et belges étaient à peu près égales en nombre.U ajouta que les Belges se défendaient derrière les fortifications, mais que les Allemands les chargeaient à la baïonnette et détruisaient tout sur leur passage ; que les Belges s’étalent enfuis nban donnant un grand nombre d'armes.Les gouvernements anglais et allemand ont demandé à l'iimbassi-deur des Etats-Unis de fixer un certain de ai pour permettre aux mar-ehnnds des deux pays de quitter Ici ports ennemis.Plusieurs rumeurs circulent iei annonçant que Naimir, Belgique, -t Belfort, France, sont tombés auxj mains des ennemis.Ces nouvelles ne sont pas confi ni ées.LA MORT DU PRINCE VON LIPPE ET DE SON FILS i Bruxelles, 12.—Les dépêches d’hier I disaient que le prince Von Lippe et! son fils avaient été tués près del Liège.Celles de ce matin confirment cette ouvelle et donnent de nouveaux détails sur la mort du pruiPe allemand.Le prince William Von Lippe avait le commandement de tfifi AiV mands qnt renconlrèrcnt une vive résistance de la part d’un détache I ment belge de beaucoup supérieur en nombre dans la Rue du Désert, près du fort Seraing, au sud de Liège.Les deux détachements durent en venir à un corps à corps, au cours duquel le prince William et son fils tombèrent côte à côte, sous les balles ennemies.Ce n'est que lorsque les Allemands, chassés par les Belges, eurent atteint la frontière allemande qu’ils constatèrent la disparition du prince Von Lippe et de son fils.Leurs cadavres ont été enterrés temporairement dans le cimetière de Seraing.Les bijoux du prince et son épée en or ont été remis par un jeune éclaireur ” au chef de police de Liège.LES ALLEMANDS A LANDON Bruxelles, 12.— Un aéroplane survolant Namur a été détruit par le feu des forts hier soir et deux officiers allemands qui s’y trouvaient ont été capturés une fois qu’il eut attein le sol.Six mille hommes de troupes se sont emparés de la station de Landon, à l’ouest de Liège et l’ont détruite entièrement après avoir forcé un train de Bruxelles à stopper en détruisant la voie.Les passagers durent se rendre à pied à Tiiiemont.D’après des personnes qui se sont enfuies de Landon, les Allemands ont brûlé plusieurs villages, après avoir permis aux habitants de fuir.TUEES DURANT UNE PANIQUE Bruxelles, 12.— D’après un rapport officiel reçu ici, la situation n’est pas changée en Belgique.Le journal “Le Peuple” rapporte que pendant un office divin à l’intention des défenseurs de la Belgique, dans l’église Saint-Antoine, à La Lquvière, quatorze jeunes filles ont été tuées au cours d’une panique causée par un incendie qui s’est déclaré dans l’église.SUCCES ET REVERS Bruxelles, 12.— De forts détachements de cavalerie allemande ont attaqué des régiments d’infanterie belge près de Tirlcmont, à 12 milles au sud-est de Lanavine.Les Allemands ont d’abord repoussé leurs ennemis, mais ils se sont ensuite retirés, dès que les renforts sont arrivés aux Belges.Près de Saint-Trond, les Allemands ont essayé de se frayer un passage, mais ils ont été arrêtés palier, Belges.FRANÇAIS VICTORIEUX A HOUF-F ALIZE Bruxelles, 12.— Une patrouille française a attaqué un escadron de la cavalerie allemande hier soir à Houffalize dans le Luxembourg belge, l’a forcé à battre en retraite et a fait nombre de prisonniers.EMEUTE A HONG-KONG Shanghaï, 12.— On a signalé un croiseur français amenant deux navires allemands capturés.Les armateurs japonais ont fait entendre des plaintes au sujet des mouvements de la flotte allemande, qui, disent-ils, causent beaucoup de trouble à leur commerce.Plusieurs régiments chinois à Hong-Kong, craignant les dangers de la famine ont causé une émeute à la suite d’une hausse considérable dans le prix des aliments.COMMENT FUT COULE LE “UL-5” Edimbourg, 12.— Le “Scotsman" rapporte aujourd’hui le récit d’un témoin oculaire de l’engagement naval entre les croiseurs anglais et les sous-marins allemands, engagement au cours duquel le sous-marin allemand “Ul-5” a été coulé.“L’escadre des croiseurs anglais, dit le récit, apprit bientôt dans la journée de dimanche, qu’une flot-tfilc de sous-marins s’approchait d’eux.Les sous-marins n’apparaissaient pas à la surface, seulement les périscopes pouvaient être vus.“A cette vue, les marins anglais ne perdirent pas une minute, leur sang-froid et les Allemands furent des plus étonnés quand le “Birmingham”, filant à Imite vitesse, lira le premier coup de canon.Le boulet avait été lancé non pour atteindre le sous-marin, mais bien atteindre le périscope.Le boulet avait été si bien dirige qu’il frappa uiste et mie le périscope fut rasé.Le sous-min-in devenu aveugle, fut alors obligé de monter à la surface, a'ors le “Birmingham’’ tira le deuxieme coup de rengagement.Le coup frapua à la base de la tourelle.rasant le tout et enlevant la partie snoèriPiP-e du sous-marin.Le “Ul-5” s’enfonça alors comme une pierre.” TRAITEMENTS INDIGNES INFLIGE AUX RUSSES Saint-Pétersbourg.12.(vià Londres, (5.50 a.m.,)—()n annonce de source officielle que trente-six Rus-laissant l’élé dans les villégiatures allemandes, parmi lesquels se trouvaient la comtesse Vn-rontzow-Daehkow, femme du vice-roi du Caucase, ses deux filles.M.lui0' ’ttfhtbre du conseil de 1 Empire el autres personnages titrés ont souffert de mauvais traitements indignes, a eux infligés par les autorités allemandes.D'après ce raôport, quelques-uns de ceux-ci furent trip-pornircment emprisnnnés pendant le trajet vers les frontières qui à cause des obstac les le long de la VO e, ne j?.l,HS tttti.ns de sept jours.On af* iii'f».*1!'?de l’aristocra* 1.» »Ôïf,.rad‘“>
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