Le devoir, 26 août 1914, mercredi 26 août 1914
VOLUME V—No 200 MONTREAL, MERCREDI 26 AOUT, 1914 UN SOU LE NUMERO ?ABONNEMENTS : Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS $3.00 UNION POSTALE.$6.00 Edition Hebdomadaire : CANADA.$1.00 ETATS-UNIS.$1.60 UNION POSTALE .$2.00 DEVOIR Rédaction et Administration 1 43 41UE SAINT-VIN CENT MONTHS A.I.TELEPHONES: ADMINISTRATION : Main 7461 RÉDACTION; - Mais 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! 15 JOURS ?* * ?* 6 # # LA VILLE ET LES SANS-TRAVAIL L’invitation du conseil municipal au bureau des commissaires d’aviser aux moyens de faire face à la situation prochaine nous parait à propos.Il ne faut pas s’en alarmer outre mesure.La crise sera peut-être moins forte qu’on ne k redoute quand l’énervement sera passé et que les affaires auront repris leur état normal.Malgré tout, les signes d’activité ne manquent pas.Les recettes des compagnies de chemins de 1er s’améliorent, le nombre de leurs voitures à marchandises inactives depuis quelques semaines diminue, le transport de la récolte de l’Ouest va commencer et celle-ci, en dépit de certaines perspectives défavorables, sera plutôt bonne.^ “Le plus à craindre c’est la crainte”, dit avec raison le Globe de Toronto.Les affaires et l’industrie dépendent tellement les unes des autres que la timidité d’un certain nombre de financiers peut amener une paralysie générale.Si le crédit est restreint cela réduira le travail de l’ouvrier qui devra restreindre ses achats et, partant, contribuer, lui aussi, à la diminution du travail.L’augmentation des prix à laquelle ont eu recours un certain nombre de commerçants qui ont profité de la guerre pour arrondir leur fortune, a diminué la consommation et conséquemment la demande de main-d’oeuvre.Le public en général en souffre doublement.Ce sera un sujet de grave reproche si pendant que nos armées font une défense héroïque ou une marche triomphale, les chefs de la finance, du commerce et de l’industrie retraitent effrayés et provoquent une déroute désastreuse.Ceux qui conduisent dans les arts de la paix devraient montrer leur compétence en conservant leur tète durant la crise, s’occupant de leurs devoirs, profitant des occasions nouvelles, ne perdant pas confiance ni la foi dans la puissance récupérative des ressources du Canada.” Tout cela est très vrai et très sage.Que ce soit l’effet de l’exagération des journaux jaunes de notre pays ou le conservatisme outré de nos hommes d’affaires, il semble que la déclaration de guerre a jeté la panique un peu partout et particulièrement dans certains établissements de commerce de Montréal.C’est une grave erreur qu’on s’empresse déjà de corriger.' Tant mieux.Mais il n’en est pas moins bon de prendre les précautions élémentaires en pareilles circonstances.Personne ne sait combien de temps durera la guerre.Un désastre énorme d’un côté ou de l’autre peut y mettre fin d’une semaine à l’autre; elle peut aussi durer des mois, Et l’hiver approche.Un fonds de secours s’organise pour les familles de ceux qui sont partis.Très bien.Mais il faudra encore donner de quoi vivre à ceux qui restent et qui ne pourront pas travailler.En temps ordinaire, la générosité privée suffit généralement aux besoins de ceux-ci, mais il est douteux qu’elle puisse subvenir à tous durant les quatre à cinq mois de la morte saison.La situation se compliquera du reste cette année de la présence d’un grand nombre d’étrangers virtuellement prisonniers de guerre, à qui on peut bien refuser du travail mais que l’on ne saurait condamner à la mort par la faim.Sans perdre la tête, sans voir tout en noir, on ne saurait donc trop se préparer à faire face aux événements.A bien prévenir on se dispensera peut-être de l’obligation de réprimer.Jean DUMONT.DEVANT LA GUERRE Une lettre de M.Maurice Hodent M.Maurice Hodent, le distingué secrétaire de la Canadienne, a adressé à notre directeur une lettre qui donne un vivant Tableau de Paris devant la guerre.Nos lecteurs la liront sûrement avec le plus vif intérêt: Je vous écris in extremis, parce que je ne sais plus quand je pourrai vous répondre.Ce que c’est que de nous! Rien de changé encore ici: me voici à ma table, avec mes ustensiles, mon encrier, mon pot de café ordinaires; autour de moi, mes livres studieux, mon petit crucifix, au dehors les étangs et le silence noctulrne et merveilleux des bois.Cependant ma cantine est prête dans la chambre à côté, et une petite épaisseur d’heures, un petit mur d’une demi-nuit, que chaque seconde ronge, me sépare du carnage, du sauvage inconnu.Je vous prie de croire que je ne me plains pas moi-même plus qu’un autre.J’ai pitié de ceux que je laisse derrière moi et dont le chagrin me navre.Il est permis d’avoir un petit serrement de coeur quand on aborde de sang-froid ces choses redoutables.Et pourtant, pouvait-on souffrir davantage l’insolente tyrannie de la force, les menaces de la barbarie et de la brutalité?Non, notre cause est juste : nous allons nous battre les mains pures, pour ce qui fait le prix, la dignité de la vie, pour le salut de la conscience humaine.Paris, 9 août 1914.Cher Monsieur, J’espère que vous avez pu rentrer à temps à Londres et au Canada avant l’arrêt des communications.Je l’espère parce que je sais que de graves intérêts vous rappellent là-bas; je le regrette aussi pour vous car vous eussiez été témoin de bien grandes choses.Le samedi, 24 juillet, sir Lomer Gouin m’avait fait l’honneur de me recevoir au Continental et nous nous étions entretenus de l’action que l’on pouvait exercer pour la province de Québec en France.Je l’avais quitté en lui disant que notre concours lui était tout acquis, si la guerre n’éclatait pas.Ces mots l’avaient surpris.Je lui tendis alors un journal du matin qu’il n’avait pas encore lu et qui publiait la note de l’Autriche à la Serbie.J’ajoutai que selon moi c’était la guerre européenne.Pourtant je ne croyais pas moi-même être si bon prophète.Songez donc! Nous étions dans les malpropretés de l’affaire Caillaux, si oubliée aujourd’hui.Poincaré était parti en Russie, les membres du gouvernement étaient un peu partout sauf à leur poste, tant l’on pensait à cette heure-là que l’Europe pouvait dormir ou jouir des va cances.' Dès le lendemain les affres commencèrent! Quelle tragique semaine et à quelle épreuve étaient soumis les nerfs de tous ceux qui se rendaient compte! Le soir quand on rentrait chez soi et que nos femmes nous demandaient si les affaires s’arrangeaient, il fallait répondre que non.On ne se disait plus rien mais l’esprit achevait les pensées et l’on songeait aux horreurs de la guerre, à toute la souffrance des familles, à la patrie entamée et peut-être secouée de révolutions.Le mereVedi, 29 juillet, l’affaire Caillaux finissait, maïs déjà il n’é-tait plus question d’elle.Je me revois au coin de la rue Royale, ouvrant les pages du Temps qu’on apportait dans les kiosques et m’impatientant d’y trouver les discours de Mtre Chenu et de Labori; les nouvelles seules d’Autriche avaient de l’importance.Elles étaient mauvaises! L’Autriche voulait attaquer la Serbie.A partir de ce moment je n’avais presque plus d’espoir dans le maintien de la paix.Mais quelle terrible incertitude et combien plus douloureuse que l’anxiété d’aujour-d hui où pourtant nos armées sont aux prises! Les jours qui suivirent furent pires encore.TAangoiJ&b montait dans Pans; elle gagnait tout le monde, les ouvriers occupés au pavage, les gamins qui sortaient des ateliers de couture, les vieux officiers qui des- DEMAIN i ILe DE-VOIFL publiera uu article de M.Henri Bourassa.cendaient du cercle militaire.J’étais en vacances, vous le savez, et incapable de rien faire d’utile à ma table de travail, j’ai passé tous ces jours sur les boulevards dans la fièvre de l’attente.Comment vous dire les sentiments par quoi l’on passait! Ce n’était pas la peur.Dieu non! mais la peur de la guerre, de ne pouvoir écarter cet épouvantable fléau, de voir les jours de la patrie mis en question.Cela dura jusqu’au lundi 3 août.Entre temps, les événements avaient couru, la Russie avait mobilisé, l’Allemagne s’était refusée à toute négociation et lui avait déclaré la guerre, nous-mêmes nous avions mobilisé en toute hâte.Vers deux heures, nous vîmes passer au-dessus des boulevards le dirigeable le Clément-Raijard qui partait vers l’est, il nous sembla que c’était le message de guerre.En effet une heure après, la première édition du journal La Patrie annonçait que les Allemands étaient entrés en France à Bertrambois et à Cirey.Dès lors ce fut fini.Quelque chose de mystérieux passa dans les âmes et leur donna la résignation, non pas le courage, qui ne manquait pas, — mais la résignation à souffrir toutes les horreurs de la guerre.Mille et mille fois furent répétés les mots: “Puisqu’ils l’ont voulu, allons-y!” Un seul doute subsistait.Des figures de Français anxieux examinaient la physionomie des Anglais qui sortaient de l’agence Cook, place de l’Opéra, et qui se préparaient à rentrer en Angleterre.Il semblait que ceux-là devaient savoir ce que déciderait leur pays, s’il serait neutre ou pour nous.Puis chaque heure du jour apporta un peu de confiance, un peu de sérénité.Mais quelle tristesse pourtant et comme les larmes montaient aux yeux devant les scènes cent et cent fois répétées des adieux des femmes à leur mari, à leur enfant, celle-là toute secouée de sanglots s’accrochant au col du veston de “son homme” dans l’escalier du Métropolitain çt ne pouvant se décider à le laisser aller; cette autre pleurant silencieusement au bord du trottoir en.attendant le fiacre qui allait emporter son fils.Il faut avoir vécu toutes ces heures pour savoir ce que c’est que de la douleur collective, partagée par tout un peuple.Le lendemain il ne s’agissait plus que de savoir si l’on serait accepté au recrutement et pour quoi faire.J’avais couru toute la journée à la Place, au ministère tie la Guerre, à celui de la Marine, pour me faire employer, n’étant plus mobilisable, comme universitaire de l’ancien régime.Démarches vaines.L’armée ne prenait que les spécialistes.Le soir on apprenait que l’Angleterre envoyait un ultimatum à l'Allemagne, et le lendemain quelques jeunes Canadiens rencontrés à»la porte du commissariat me confirmaient la nouvelle donnée par les journaux, que le Canada enverrait un corps expéditionnaire.Chaque jour depuis fit connaître quelque insigne folie commise par l’Allemagne, quelque heureuse conjecture pour nous.Toute raison était confondue devant l’explosion du sentiment et devant la force des idées.Il semblait que notre pays si longtemps enlisé dans un réalisme ét un terre-à-terre avilissants, s’était réveillé tout à coup.Tout ce que vous ont dit, et avec quel art! Maurice Rarrès, de Mun, Clémen-ceau, Ernest Lajeunes.se dans les divers journaux parisiens sur ce réveil français est rigoureusement vrai.Ce fut d’une beauté morale si grandiose qu’elle me fait un peu peur, car nous ne pouvons qu’en déchoir.Pourtant.hier soir et ce matin, la nouvelle m’arrive de la prise de Mulhouse, d’Alkirch et peut-être de Colmar et des larmes m’ont coulé des yeux invinciblement.J’ai visité tous ces pays d’Alsace et de Lorrai-ne, a pied, jadis.Je sais ce qu’on y a souffert de l’oppression allemande.J ai encore dans l’oreille les paroles de l’hôtelier de Kaysersberg_ une petite ville de la montagne — quand il me contait leurs malheurs Je songe aussi à la joie de Hansi naguère condamné à Leipzig et obligé de quitter sa maison et son vieux pore, pour ne pas périr dans un cachot.Pourquoi ai-je eu envie ce matin i volJs Parler de toutes ces choses cher Monsieur?Parce qu’un beau soleil luit, parce qu’un bel espoie renaît et parce qu’au-delà des oceans je sais que de profondes sympathies montent vers nous.Si imparfaitement que je vous aie rendu toutes ces émotions au courant de la plume et sans oser me relire, je pense qu’elles vous intéresseront.Croyez, cher Monsieur, à mes sentiments les meilleurs et à mes respectueux souvenirs.M.HODENT.1815-1914 Voir demain une carte comparative montrant le champ de bataille de Waterloo et celui où se rencontrent actuellement Alliés et Allemands.LES ALLIES RESISTENT AVEC SUCCES ET L’ANGLETERRE^ DEPECHE DU RENFORT Les Russes disent se diriger sur Posen à 185 milles de Berlin et les Autrichiens réclament une grosse victoire contre eux en Pologne LES AUTRICHIENS ONT ETE ECRASES A LA DRINA (Spéciale au Devoir) DEUX PRINCES ALLEMANDS TUES Londres, 26.— Les troupes anglaises maintiennent les lignes allemandes entre Givet et Dînant.Elles ont été soumises à des attaques vigoureuses de la part des Allemands qui essaient de les culbuter; mais, le War Office déclare que non seulement les alliés ont gardé leurs positions, mais qu’ils ont avancé en plusieurs endroits.11 est certain cependant que les Anglais et leurs allies français seront serrés de très près si les Allemands continuent leurs attaques a cet endroit.Des soldats du Kaiser semblent avoir choisi les Anglais pour supporter le gros de la bataille.On expédie contre ceux-ci, en effet, des corps d’infanterie massés, tandis que l’on bombarde leurs positions avec des canons montés en toute hâte sur les collines et masqués derrière des retranchements en bois.A Cependant, on hâte l’expedition de renforts sur le continent.On dit que de nouvelles troupes ont débarqué en France et ont été poussées vers le front dans des convois qui les attendaient.LES CANADIENS PARTIRONT IMMEDIATEMENT A cause des exigences de la situation, le contingent canadien comptant 20J)00 hommes s’embarquera pour le continent immédiatement.On les dirigera sur un point de l’Europe que l’on ne veut pas révéler.Les transports canadiens seront accompagnés d’une forte escadre de vaisseaux de guerre anglais qui ont été envoyés à leur rencontre.LES NOTRES AU FEU ' *11 est certain «|ue les Canadiens seront sur le front d’ici quinze J°Ur On ne sait pas de combien d’hommes se compose le contingent de renfort de l’armée anglaise, mais il est certain que toute l’armée active sera appelée sous les armes immédiatement.Ottawa, 26.— A Ottawra, on ne sait rien de l’ordre de depart des troupes canadiennes.TOURNURE FAVORABLE Paris, 26.— Le bureau de la Guerre a publié, peu avant-midi, ce qui suit: ‘ “Les rapports reçus de la ligne de bataille disent que le grand combat qui se livre actuellement prend une tournure favorable pour les alliés.” * * # Paris, 26.— On annonce officiellement que les troupes françaises et anglaises ont repris des positions avantageuses en Belgique.BULLETIN OFFICIEL Londres, 26.— Le War Office a publié la déclaration suivante: “La position occupée maintenant par les Anglais est bien protegee.Les alliés ont continue à se battre en Belgique, hier et avant-hier, mais en présence des forces allemandes trop considérables, le commandant en chef français a décidé de retirer les troupes jusqu’à la ligne de defense qu’on avait désignée et où elles sont maintenant établies.“Deux divisions françaises ont souffert quelque peu cruellement mais le corps principal n’a pas été touché et reste plein d’enthousiasme.Les pertes allemandes, particulièrement dans le corps des gardes, sont considérables.“Le moral des troupes alliées est excellent.” Le mouvement offensif des alliés se confine à reprendre la premiere ligne de défense occupée dimanche et de laquelle ils ont été délogés en plusieurs points.L’attaque des Allemands a été poussée avec une vigueur redoublée.L’artillerie anglaise, de même que l’infanterie, tient bon, mais les Français ont grandement besoin de renfort.Les engagements en Lorraine continuent.Deux armées ont commencé une attaque combinée: l’une de Grande Couronne de Nancy et l’autre de Lunéville.LA SITUATION DANS LES VOSGES Londres, 26 (4 hrs 42 a.m.) — Une dépêche de Paris mande: “La situation dans les Vosges n’est pas changée.La bataille continue dans la région de Lunéville et les troupes françaises font du progrès.“Sur la frontière du Luxembourg, et dans le district de la Sambre, plusieurs rencontres sans importance ont été livrées.La situation dans les districts du nord ne donne pas d’inquiétude.Pas d’Allemands n’ont été vus aujourd’hui (probablement mardi) dans le voisinage de Lille ou de Turcoing, ou on a pris des mesures en vue des prochaines opérations.” Londres, 26 (7 hrs 30 a.m.) — Une dépêche à la Compagnie d’E-change Télégraphique mande que le ministère de la guerre a publié la déclaration suivante: “En Lorraine les armées alliées ont pris l’offensive en combinant leurs mouvements.La bataille recommencée hier fait rage encore au moment où ce bulletin est publié.” EN ROUTE VERS POSEN Londres, 26 — 8.50 a.m.— Une dépêche de Saint-Pétersbourg à la compagnie d’Echange Télégraphique dit que le chef d’état-major russe annonce que depuis dimanche l’armée a envahi la Galicie et la Prusse.L’aile droite russe occupe la Prusse, la gauche la Galicie et le centre composé du gros des forces russes se dirige, croit-on, silencieusement, mai sûrement, sur Posen.Cette ville est à 185 milles de Berlin.LES RUSSES EN DEROUTE Berlin, 26.(Marconigramme à la Presse Associée, par voie de Nauen et Sayville, Long Island).Un communiqué officiel rendu public à Vienne, et reçu ici par le télégraphe, atteste que la bataille qui a duré 3 jours à Krasnik, (dans la Pologne russe, 28 milles au sud-ouest de Lublin) a résulté hier en une victoire complète pour les Autrichiens.Les Russes repoussés entièrement sur un front de bataille de 42 milles se dirigent maintenant en pleine déroute vers Lublin.ENFANTS SOUS LES DRAPEAUX Londres, 26.— Le bureau de publicité du gouvernement allemand publie un ordre par lequel on commande aux enfants de 16 à 19 ans de s’enrôler 300,000 AUTRICHIENS BATTUS Londres, 26 — 1.45 a.m.— Une dépêche de Paris à l’agence Reuter dit: Les pertes des Autrichiens, dans la bataille de la Drina, continuent à augmenter, d’après les dépêches reçues de Nish.Les derniers rapports portent que sur les 300,000 Autrichiens engagés dans ce combat, 15,000 ont été tués, 30,000 blessés et 15,000 faits prisonniers, et 75 pièces d’artillerie ont été prises.L’ANNEXION DE LA BELGIQUE Londres, 26 — 6.15 a.m.— Une dépêche à l’agence Reuter de Berlin viâ Amsterdam dit que le fcld-maréchal baron Kolmar von Bergolt?; a été nommé gouverneur militaire des districts occupés de la Belgique et s’est rendu à son poste.Le gouverneur du district d’Aix-la-Chapelle a été nommé administrateur civil de la même région.Berlin, 26.(Marconigramme à la Presse Associée, par voie de Nauen, et Say ville, Long Island:.— On annonce officiellement ici que le prince Frédéric de Saxe-Meiningen a été tué par une bombe, devant Namur, le 23 août.On ne donne aucun détail sur ce qui se passe sur le front de l’armée allemande, à l’ouest et à l’est.* * * Paris, 26.(6 hrs 55 a.m.) — On annonce officiellement qu’un prince allemand a été tué dans un engagement et le ministère de la guerre dit qu’il présume que c’est le prince Albert de Schleswig-Holstein-Son-derburg-Glucksburg.Une note publiée avait donné le nom du général prince Adalbert que l’on disait être l’oncle de l’empereur.Il y avait évidemment erreur.Le ministère de la guerre explique en effet que le mot Adalbert avait été pris à la place d’Albert dans la transmission télégraphique.L’AUTRICHE N’EST PAS HOSTILE A L’ITALIE Londres, 26.— Une dépêche à la compagnie d’Echange Télégraphique, de Rome, dit que d’après les avis reçus du consul général autrichien Conrad, le chef d’état-major autrichien a envoyé le message suivant au gouvernement italien: “Les rumeurs publiées en Italie allant à dire que l’Autriche-Hongrie a des intentions hostiles contre ce pays sont absolument sans fondement et lancées par un tiers mal intentionné qui voudrait la guerre entre ces deux peuples.” L’AUTRICHE CONTRE LE JAPON Londres, 26 — 8.40 a.m.— Une dépêche de la Central News, reçue de Paris, annonce positivement que l’Autriche a déclaré la guerre au Japon.ZEPPELIN A HUMILIE L’HUMANITE F— -—— (Service du “Devoir”) Londres, 26.— 7.15 a.m.— Les exploits du “Zeppelin” qui a lancé des bombes sur la ville d’Anvers menacent de devenir la matière d’une enquête internationale.Les autorités belges prétendent que l’attaque çst une violation évidente de l’article 26, de la quatrième convention de la Haye et se préparent à protester officiellement auprès de toutes les puissances contre ces tactiques de guerre.Les rapports va^ rient relativement aux dégâts qui ont été commis.L’un de ceux-ci dit qu’il y a eu vingt-six morts; on apprend d’autre part qu’on n’a retiré ue douze cadavres, des décombres es maisons démolies.Une dépêche qu’on regarde comme semi-officielle déclare que 900 maisons ont été légèrement endommagées et que 60 autres ont été à peu près détruites.Cette dépêche a été envoyée à Londres, est-il dit, nu’après qu’un comité se composant du secrétaire d’Etat belge, de l’ambassadeur russe, du nonce papal et du secrétaire du roi Albert eût examiné tous les dommages commis par le bombardement aérien.Cette dépêche publiée par le “Chronicle” dit: “Pour la première fois, dans l’histoire du monde, on a bombardé nuitamment, du haut du ciel, une ville civilisée.Le comte Zeppelin, que l’empereur appelle le plus grand génie du siècle, a accompli le plus magnifique exploit de sa carrière: il a jeté des bombes sur des hôpitaux où les Belges soignaient des blessés allemands.11 a humilié l’humanité.Le 5 août, le commandant allemand prévenait le général Léman, à Liège, que si les forts ne se rendaient pas, la flotte des Zeppelins marcherait contre la Belgique.“Les Allemands onr tenu leur parole.Nous avons exploré les dix rues dévastées par les explosions et nous avons trouvé des parcelles de bombes, le nombre des victimes est inconnu.Il est significatif de constater que les bombes ont été dirigées sur tous les édifiçes publics, les casernes militaires, les bureaux du gouvernement et le palais royal.La population est dans le deuil.” ATTAQUE DIRIGEE CONTRE LA FAMILLE ROYALE Londres, 26.—A la suite de l’attaque du Zeppelin, 1$ famille royale belge a décidé d’abandonner le palais royal et de se réfugier dans an endroit secret de la ville.Au dire du correspondant du “ Morning Post ”, l’attaque était évidemment dirigée contre la famille royale.“ Le Zeppelin, écrit-il, vola silencieusement au-dessus de la ville que personne n’avait encore attaquée, et arrivé au-dessus du palais, laissa choir six bombes qui tombèrent toutes près du palais.L’une d’elles faillit jeter en ruines la cathédrale d’Anvers.” Le premier chirurgien appelé sur les lieux fut le major Louis Seaman, de New-York.Lés bombes jetées étaient de dix pouces de diamètre et d’un, pouce d’épaisseur.Les capsules étaient chargées .de picrite.Une dépêche d’Amsterdam dit que le Zeppelin prit vingt minutes pour traverser la ville.Cette mtn-e dépêche ajoute que le nombre de morts s’élève à 26.PROTESTATIONS AUPRES DE L’ALLEMAGNE Londres, 26.— Une dépêche c'u correspondant du “ Daily News ” à Anvers, parue dans ce journal, dit que l’an rapporte que le consul américain en Belgique, M.Brand Whitlock, a protesté énergiquement auprès du gouvernement allemand contre le bombradement aérien effectué par un Zeppelin.ANVERS EST CALME Anvers (viâ Paris, 1.25 a.m., 26.) —Lse affaires sont ici dans la stagnation absolue, bien qu’on ait espoir que la circulation sera rétablie si la rivière Scheldt reste libre.La famille royale prête un intérêt particulier au bien-être de la population ; la jeune princesse Ma-rip-Josèpne, pour donner coaifiance au peuple, se promène dans les rues deux fois le jour.La reine Elisabeth s’occupe au travail de la Crohj-Rouge.Tous les Allemands ont quitté la ville.L’auteur de cette dépêché n’a pas le droit de télégraphier les nouvelles des opérations militaires.VIOLENT COMBAT A TOURNAI Londres, 26.—(4 hrs 08 a.m.)—« Une dépêche à l’Agence Reuter, expédiée de Gand, annonce : “ Un violent engagement a fait rage à Tournai, lundi, la canonnade durant de 4 hrs après-midi jusqu’au lendemain matin, à 10 hrs.Des ouvriers prétendent que les Allemands ont été repoussés et que le drapeau français flotte à Orroir, dans l’est de la Flandre.” HECATOMBE D’ALLEMANDS A MONS Paris, 26.—D’après ce que racontent des Anglais arrivés ici do Mons, l’armée anglaise a été attaquée six fois par divers corps d’Allemands et les a tous repoussés, ils estiment les pertes anglaises à deux mille tués.Ils assurent que les allita ont fait une hécatombe des Teutons, près de Mons.Certaines parties du champ de bataille, disent-ils, étaient couvertes de cadavres entassés tellement haut que les Turcos d’Afriqu* avaient de la difficulté à passer par* dessus pour atteindre la garde prus* sienne.LES TROUPES DE LA NOUVELLE* ECOSSE Québec, 26.—Les troupes de la Nouvelle-Ecosse qui fNat partie du corps expéditionnaire canadien, ont obtenu du ministre de la Milice l’autorisation de former un régiment séparé sous le commandement du col.McLean.Elles comprennent neuf détachements.(Suite à la dernière page) -3 t LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI, 26 AOUT 1914 VOL.V.— No.200 CHRONIQUE RELIGIEUSE fis* ROME ET LE MONDE LA GUERRE A MONTREAL LA NOMINA TION EST ACCEPTÉE A OTTAWA Ottawa, 26 — Demain, 27 août, aura lieu dans la Basilique un service solennel à l’occasion de là mort de Notre Saint Père le Pape Pie X.Cette messe sera célébrée par Son Excellence Mgr Stagni, délégué apostolique au Canada, avec grande pompe religieuse.Par l’entremise des journaux, Monseigneur l’Administrateur a lancé une invitation à toute la population catholique d’assister à ce service.Cette invitation générale s'adresse d’une façon toute particulière aux têtes dirigeantes du monde politique, civique et social.Monseigneur, empêché par l’imprévu de la mort de Pie X et par les occupations multiples de l’administration diocésaine, d’envoyer des invitations personnelles aux sommités sociales, les prie de bien vouloir se rendre à l’invitation faite in globo dans la presse.D’une façon spéciale, il compte donc sur la présence d’abord de Son Altesse Royale le L:, de Connaught, gouverneur général du Canada, ensuite des honorables ministres de la couronne de même que des chefs de la loyale opposition de Sa Majesté ; il espère aussi que tout le personnel du service civil, depuis les distingués sous-ministres et chefs de départements jusqu’aux dévoués serviteurs de l’Etat, se feront un devoir et un plaisir d’assister au service du Père de tous les fidèles ; il compte enfin sur la présence des autorités civiques, des représentants de toutes les organisations financières et de toutes les sociétés mutuelles, nationales et autres.RETRAITE TERMINEE Ottawa, 26 — La retraite des RR.PP.Oblats qui a eu lieu à l’université s’est terminée hier.Cette retraite a été prêchée par le R.P.Arthur Yaliquette.La majorité des Pères sont retournés hier soir dans leurs maisons respectives.MGR BERNARD EN FRANCE Saint-Hyacinthe, 26 — Une carte de Mgr Bernard reçue à l’évêché annonce que S.G.est à Paris, n’ayant pu quitter Lourdes à temps pour s’embarquer sur le paquebot “La France”.S.G.est attendue prochainement.RETRAITE TERMINEE Saint-Hyacinthe, 26 — La retraite des curés vient de prendre fin.Il n’ ya aucun changement dans le diocèse, aucune cure n’étant vacante.A LA MEMOIRE DE PIE X Saint-Hyacinthe, 26 — Un service funèbre a été chanté hier à la cathédrale, à la mémoire de S.S.Pie X.M.l’abbé Roberge a prononcé à cette occasion un magnifique sermon.Le ministre de la milice a approuvé la nomination de M.le chanoine Sylvestre au poste d’aumonier du 1er régiment royal canadien.INAUGURATION D’UN NOUVEAU SERVICE (De notre corresDondant') Ottawa, 26.— Le premier train du Nord-Canadien laissant Ottawa pour Québec est parti hier soir de la gare centrale.C’est là l’inauguration du service de la compagnie entre les deux villes.11 n’y a pas eu de cérémonie officielle".C’est aussi l’inauguration du service entre Toronto et Québee.Le train de Québec laisse la gare Centrale trois quarts d’heure après l’arrivée de celui de Toronto, de sorte que les passagers partant de Toronto à neuf heures du matin arriveront à Québec le lendemain matin à huit heures.AU CAMP DE VALCARTIER POUR L’ACCOMMODATION DES j VISITEURS La mobilisation du contingent cana- j dien va sans doute attirer beaucoup de visiteurs à Valcartier.Il seraki bon cependant pour eux de voir corn- ! ment " ils pourront se loger, avant j d’entreprendre ce voyage.Valcartier a la rare fortune d’avoir dans son I voisinage une hôtel spacieux, bien si- ! tué, l’hôtel du Lac Saint-Joseph, pro- j priété du Canadien-Nord.Ce spien- j dide hôtel est placé en plein milieu ; des Laurentides, à cinq milles et de- ! mi à peine du camp de Valcartier et à quinze minutes de voiture de la station du chemin de fer Québec-Lac Saint-Jean, où passent de nombreux trains.L’hôtel est sur les bords du Lac Saint-Joseph qui a sept milles de longueur et des rives s’étendant sur un parcours de 21 milles, ce qui permet de longues promenades.L’hôtel a de grands balcons et des chambres con fortables, un orchestre, des salles de bal superbes, enfin il satisfait à toutes les exigences de la vie moderne.Les parents et les amis des officiers et des soldats campés à Valcartier, devraient écrire au département des passagers du Canadien-Nord et se procurer^ de lui la brochure concernant 1 hôte! du Lac Saint-Joseph, car on peut passer des vacances idéales dans cette charmante région, tout en pofitant de l’occasion pour visiter le camp.r Comme nous l’avons annoncé hier, M.le chanoioe Adolphe Sylvestre, de la càthêdfhlé, iï été nommé aumônier pour le 1er régiment royal de Montréal dans le contingent expéditionnaire canadien.Le choix du chanoine Sylvestre par Mgr Bruchési a été officiellement confirmé hier par le ministre de la Milice.M.le chanoine Sylvestre est né à Saint-Barthélémy, comté de Ber-thier, en 1676.Il a fait ses études au Collège de l’Assomption et au Grand Séminaire de Montréal où il a été ordonné en 1901.M.l’abbé Sylvestre a été fait chanoine en 1910 et depuis ce temps il était à l’archevê-che.AVIS A TOUS LES FRANÇAIS Pour satisfaire aux nombreuses demandes qui lui sont adressées et auxquelles il est matériellement impossible de répondre individuellement, le consul général de France au Canada invite ses compatriotes à se conformer aux instructions rappelées ci-dessous: La mobilisation est generale et tout Français non encore libéré définitivement doit rejoindre au plus tôt.Les mobilisables sont ceux qui, nés en 1894, sont appelés sous les drapeaux en 1914 et ceux qui, nés antérieurement, n’avalent pas encore accompli leurs 25 années de service lors de la promulgation de la loi du 7 août 1913, portant la durée de service à 28 ans; par conséquent sont appelés tous les hommes âgés de 20 a 48 ans, saut ceux qui, sans atteindre cet âge, étaient libérés par les dispositions de l’ancienne loi.Les E'rançais réformés qui désirent reprendre du service et ceux qui ne sont pas encore appelés peuvent contracter un engagement volontaire en se rendant en France à leurs frais.Les étrangers peuvent s’enrôler dans la Légion Etrangère, dans les mêmes conditions; le bureau français de Rouen notamment est autorisé à recevoir ces engagements.Les engagements volontaires de Français sont acceptés à partir de 17 ans; il est prescrit pour les jeunes gens âgés de moins de 20 ans de produire le consentement de leurs parents.Les agents des compagnies de chemin de fer en Canada ont les instructions nécessaires pour que, sur production du fascicule de mobilisation ou d’une autre pièce en tenant lieu (livret militaire, ordre d’appel ou acte de soumission), il soit remis aux mobilisables un billet pour Montréal.AU PROFIT DU FONDS PATRIOTIQUE Le comité central belge de secours fondé pour venir en aide aux familles des réservistes belges rappelés sous les drapeaux, organise pour lé 17 septembre prochain, au Parc Sohmer, un grand concert de bienfaisance sous la direction artistique du professeur J.J.Goulet.Le bénéfice de cette tète qui promet, dès à présent, d’être brillante et dont nous publierons incessamment le programme, sera versé au “Fonds patriotique canadien”.On peut se procurer des cartes au Comité Central Belge de Secours, 55 rue Saint-François-Xavier, chambre 14; chez M.G.Noël, vice-président du comité des Fêtes, 101 Sherbrooke-Est, tel.Est 6900; chez M.Paul Cornez, secrétaire du comité, chambre 9, édifice la “Presse”, tél.Main 6685; chez M.H.Hiccjuet, 14 Place Philippe, tél.Uptown 6208.LES VETERANS FRANÇAIS Les vétérans des armées de terre et de mer sont priés de se réunir, jeudi soir, à 8 heures, aux salles de rUnion Nationale Française, 71 avenue Viger.ENTREVUE DE SIR LOMER • Parlant de la situation actuelle en Europe, sir Lbihèr Gouin, dans une entrevue, à Montréal, a déclaré juc ce qui l’avait le plus vivement frappé durant son séjour en Angleterre Le colonel J.T.Ostell, du 65e, a passé une partie de la journée hier avec le chanoine- Sylvestre pour préparer son uniforme de capitaine et son équipement.L’aumônier du régiment aura le grade de capitaine.Il partira pour Valcartier à la fin de la semaine.Mgr Lepailleur a fait don au nouvel aumônier militaire d’un bel autel portatif qui lui permettra de dire la messe tous les jours à Valcartier.M.l’abbé E.Deschamps, aumônier du 65e, n’a pu accompagner les volontaires pour cause de maladie, M.l’abbé Deschamps a été victime d’un accident sérieux l’hiver dernier lors du feu qui a éclaté à l’Institution des Sourdes-Muettes, rue Saint-Denis.et en France, c’était l’enthousiasme que la population de ces deux pays témoignait à l’égard du Canada.“A mon retour d’Ottawa, termine sir Lomer, où je vais prendre part a la conférence du conseil , d’administration du Fonds Patriotique dont tous les premiers ministres sont membres ex-officio, nous déciderons ce que la province de Québec pourra faire encore dans cette guerre.“Vous pouvez être certain que nous ferons notre devoir et que nous ne nous bornerons pas à donner du fromage; ce que nous pourrons fournir en argent et en hommes nous le donnerons.” SUS AUX DESERTEURS! l'a groupe de patriotes français, veterans de la guerre de 1870, ont decide de mener une campagne ac-tive contre ceux des leurs qui, capables de porter les armes, ne se sont pas encore enrôlés au consulat.L’un de ces patriotes a fait la déclaration suivante: “Nous les dénoncerons ces traîtres et nous les désignerons du doigt à la honte publique.Tant qu’ils n’auront pas fait Jeur devoir, nous les ostraciserons.Nous sommes en guerre, la patrie est en danger, tout bon Français doit faire son devoir.” UNE LETTRE DE BELGIQUE ,ciI°yfn belge, domicilié à Montreal, vient de recevoir une lettre d un de ses frères actuellement au coeur de la Belgique.Ce mon-sieur a bien voulu communiquer au ' Devoir ” l’extrait suivant qui sera de nature, croyons-nous, à intéresser nos lecteurs.La lettre est datée de Sdlessin, commune sise aux portes de Liège, Je 12 août courant.“ Les morts à l’heure qu’il est ”, declare le correspondant, “ ont dépasse les 100,006.La nuit du 5 au 6 août courant a etc la nuit la plus terrible que nous ayons encore vue ; ce fut une vraie moisson d’hommes.Les Allemands étaient venus dans l’intention de surprendre les forts, mais on les y attendait.A Boneelle et à Ongrée, les biens communaux Sart-1 il nient ont été complètement anéantis." Je suis moi-même allé voir le désastre dès le lendemain : ce n’était que cadavres et mares de sang humain.On compte que les Allemands ont perdu 50,000 hommes au cours de cet engagement, alors qu’ils en ont perdu environ 20,000, en même temps, à Seraing.“ Par contre, le 9ème de ligne belge a été complètement anéanti dans sa tranchée.La plupart des soldats étaient dans leur position de combat, les uns les yevix grands ouverts et d’autres la tête emportée.Le spectacle élait affreux à voir.Les Alleniands sont ensuite venus sur les hauteurs du Bois Lévesque, près du couvent du Sacre-Coeur, et sur la propriété du Baron de Lamine.Le fort de Boneelle les a bombardés toute la journée du 6, les forçant à la fin de retraiter.A l’heure où j’écris ces lignes, il est 9 heures du matin, le feu fait rage sur les hauteurs d’Ans et de Herstal.Je voudrais sortir pour aller aux nouvelles ; je n’ose quitter la maison de crainte qu’on ne vienne piller et tout massacrer.Les malles s’effectuent très difficilement.” SPECIAL AUX Communautés religieuses COUVENTS — COLLEGES — PENSIONNATS La Cie Brodeur offre une réduction de prix de 20% Sur les marchandises suivantes à tous ses magasins: SERVICES A DINER, VERRERIE, SERVICES D ETOILETTE, COU-TELLERIE, VAISSELLES BLANCHES, LAMPES ET ACCESSOIRES.53.3 Sainte-Catherine Est, 1827 Sainte-Catherine Est, 327 Saint-Laurent, 86 Saint-Pierre.WmËr Limitée ! :.MAISONS D’EDUOATION ECOLE TECHNIQUE DE MONTRÉAL 70 rue Sherbrooke Ouest.—Rentrée 1914-15.— COURS DU JOUR — Préparation théorique et pratique à toutes les carrières industrielles.I Diplômes du Gouvernement.REOUVERTURE DES CLASSES JEUDI 10 SEPTEMBRE 1914 Grandes facilités d’admission.Pour inscription, prospectus et renseignements s’adresser en personne ou par la malle au Secrétaire.VIENT DE PARAITRE Inventaire de nos fautes les plus usuelles contre le bon langage par SYLVA CL APIA Cet ouvrage est fait d’après un plan entièrement nouveau, permettant de saisir du premier coup d’oeil toutes les principales difficultés qui se présentent.Prix de l’ouvrage, 50 sous, envoyé franco.Adresser les demandes à l’auteur, 239 rue Chapel, Ottawa, Ont.COLLEGE Mont St-Bernard SOREL P.Q.Sous la direction des Frères de la Charité.Cours commercial et scientifique.Education soignée.Instruction solide.Culture physique.Site superbe et salubre.Conditions faciles.Demandez prospectus illustré.RENTREE DES CLASSES : LE 3 SEPTEMBRE.COUVENT DU COTEAU-DU-LAC COMTJ^ SOULANGES Dirigé par les Soeurs de la Providence.Avantageusement situé, communications faciles.i Toutes les matières du cours élémentaire et du cours modèle y sont enseignées.L’OUVERTURE DES CLASSES SE FERA LE 4 SEPTEMBRE.Prospectas envoyé sur demande.COLLEGE BOURGET RIGAUD, P.Q.Cours classique.Cours commercial anglais.Enseignement primaire français et anglais.On enseigne du français, chaque jour, pendant une heure, aux élèves du cours commercial.Rentrée des élèves, le 1er ae septembre.ACADEMIE DE MLLE E.VIGER 440 RUE SAINT-HUBERT.Réouverture des classes, lundi le 31 août.LES RUSSES POURSUIVENT LEUR MARCHE EN AVANT SOUPÇONS SANS FONDEMENTS (De notre correspondant) Ottawa, 26.— L’enquête dans la mort du major A.R.Campbell, du lOSème Lusiniers de Saskatoon, a été terminée hier soir, au poste de police.Le verdict a été celui de noyade accidentelle.Les témoignages entendus ont prouvé que les soupçons de meurtre étaient sans fondements.I (Spécial au "Devoir”) Londres.26 — (Communiqué officiel de rétat-rnajor russe).L’ar-rière-garde autrichienne aidée de l'artillerie a essayé de gêner notre marche sur la rivière Sereth, dans I la région de Tarnapol, mais s’est rc- ‘ tirée après avoir essuyé quelques légères défaites.Dans ces engagements où nous eûmes toujours l’offensive, nous réussîmes à nous emparer de plusieurs wagons, de deux mitrailleuses et de nombreuses ammunitions.Notre cavalerie a détruit toutes les communications de chemin de fer près du pont de Kamenka, sur la igné de front.Dans l'est de la Prusse, l’armée allemande bat la retraite par marches forcées.La majeure partie ue cette armée est concentrée dans la forteresse de Koenigsberg.Les Allemands ont récemment abandonné sans même faire feu une position fortifiée sur la rivière Angerapp.Les chemins au delà de cette rivière sont joncés de cartouches, de ha-vresacs, abandonnés par l’ennemi afin de hâter sa retraite.Nos troupes se sont emparé des villes d’Instreburg et d’Angnerburg, dans l’est de la Prusse.Le 23 et le 24 août, dans la région de Keden-burg, nous avons eu plusieurs engagements sanguinaires avec les Allemands.Dans la même région, Ten- nrmi a occupé les places fortes d’Orlau et de Frankenau.Dimanche et lundi, nos troupes ont attaqué ces positions à la baïonnette.Vers onze heures, le corps d’armée allemand fut enveloppé sur le flanc et dut s’enfuir vers Oste-rode (18 miLjçs au nord de Goettingen, dans la province de Hanovre), après avoir abandonné plusieurs canons, des mitrailleuses, des caisses d’ammunitions, ainsi que des prisonniers.LA GUERRE ENTRE L’AUTRICHE ET LE JAPON Londres, 26.— Une dépêche de Vienne à la Reuter’s Teleg.am annonce officiellement que le gouvernement autrichien a remis mardi, l’ambassadeur japonais, ses passe ports.On dit que l’ambassadeur au triehien à Tokio a été rappelé.LA REINE DANS LA JOIE Berlin.26.vià Copenhague cl Londres), 4.52 am.— L’impératrice Augusta Victoria a appris la prise de Namur par les Allemands fortuitement, en faisant une visite.Elle a été grandement émue et s’est écri e: “Dieu merci! Nous pouvons tous être contents.J’ai trois fils à l’armée”.Collège Sainte-Marie RUE BLEURY, VILLE Sous la direction des RR.PP.Jésuites.La rentrée aura lieu mercredi, le 2 septembre, pour les pensionnaires, et jeudi matin, le 3, pour les externes.COLLÈGE LAVAL SAINT-VINCENT DE PAUL Accès facile par les chars électri-; ques et le C.P.R.Cours commercial ; en français et en anglais.Demander prospectus.Collège de Valleyfield CLASSIQUE ET COMMERCIAL Ouverture des classes, jeudi, 3 septembre.REOUVERTURE LE 17 AOUT 214 Sainte-Catherine Ouest, Montréal.Fondé en 1895 COURS DU JOUR ET DU SOIR Prospectus sur demande.Tél.Main 309.ANGUS CAZA.Prine.Séminaire de Joliene La rentrée des élèves aura lieu le mercredi 2 septembre.PENSIONNAT SAINT-LOUIS DE GONZAGUE 241 rue Sherbrooke Est.Montréal.La rentrée des pensionnaires aura lieu le 2 septembre ; la rentrée des externes le lendemain, à 9 heures.Collège Saint-Paul VARENNES Sous la direction des Frères des Ecoles Chrétiennes.LA RENTREE AURA LIEU MARDI, LE PREMIER SEPTEMBRE.COUVENT DES SOEURS DE SAINTE-ANNE SAINT-JACQUES DE L’ACHIGAN La rentrée dfes élèves aura Heu mardi» le 1er septembre.ECOLE VETERINAIRE LAVAL MONTREAL.L’examen préliminaire à l’étude de la médecine Vétérinaire aura lieu le 9 septembre 1914, n neuf (9) heures du matin.dans une des salies de la nouvelle école.No 381 rue Demontigny Est.Les cours de cette école commenceront le 15 septembre 1914, à dix (10) heures a.m.Les vingt-cinq premiers applicants sont “boursiers” du gouvernement.Pour informations s’adresser au Dr F.T.Daubigny, directeur-secrétaire, 12 rue Saint-Denis, ou à l'école.ET ECOLE ANGLAISE D'ENTRAINEMENT Cft années d’enseignement complet et wll d’attention sérieuse aux étudiants nous permettent d’assurer des positions aux gradués de notre cours complet, ou sinon les frais d’études sont remboursés.Pour renseignements complets, conditions, etc., s’adresser à J.D.DAVIS, Principal, 8 Square Phillips.Entre le sq, Phillips et la rue Dorchester.Collège Saint-Louis TERREBONNE I Cnurs commercial anglais et français.Rentrée, le 2 septembre.f TRAVAIL vs SUCCES Le succès s'obtient sans aucun doute par le travail, mais encore faut-il savoir travailler.Vous, jeune homme, qui désires vous créer une situation avantageuse dans le monde, savez-vous le plus court moj-rn de devenir un bon télégraphiste.un tancur de livres de première force, un sténographe ou un cla'vigraphistc de grande compétence, etc.?41 n'y a pas de discussion, ce moyen e»t tout indiqué par de nombreux jeunes gens qui se sont posé la même question et l’ont résolue : Suivre le cours d’études de l'Ecole Commerciale Pratique Lalime Limitée.Quelques mois suffiront probablement pour vous perfectionner et vous mettre tout è fait en état de réaliser vos espérances et vos désirs.Demandez notre prospectus.Lalime Limitée SAINT-HYACINTHE - - P.Q.PETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTES APPRENTIS BARBIERS demandés, méthode moderne.Système Moler, établi depuis 22 ans.Quelques semaines suffisent.Outils donnés gratuitement avec le cours.Positions assurées.Cours spécial du soir.S’ad.Molers Barber College, 62D Boulevard St-Laurent, Montréal.33-26 FRANÇAISE DEMANDEE.Une Française pour prendre soin de deux enfants et faire un peu de ménage.S’adresser à chambre 31, Hôtel Place VigQx INSTITUTEURS.On demande deux institutrices diplômées pouvant enseigner le français et l’anglais pour l’école paroissiale de Bedford, N.Y, Ecrire à Casier 7, “Le Devoir”._ _ _ INSTITUTRICES DEMANDEES.On demande deux instLutr ces pour écoles élémentaires.Salaire $175.Logement dans l’école.Chacune à 1 mille 1-2 de l’église.Chauffage, balayage et lavage aux frais de la municipalité.S’adresser au Dr Sim.Martineau, sec.-trésorier.Lavaltrie, P.Q.PROFESSEURS On demande des professeurs laïques à l’Académie Saint-.Tean-Bap-tiste, 786 ave Henri-Julien.J.-O.T.ussier, C.S.V., directeur.LOUER A LOUER.LOGEMENT chauffé à louer, sept pièces, 69 rue Cherrier; gaz, électricité, lavabos dans les chambres, bain, tout remis à neuf.Voir le notaire F.Beaudry, 97 Saint-Jacques.GÂRAGE ET ATELIER A LOUER Un garage et atelier de 150 x 40 pieds, situé rue Gilford entre Garnier et de Lanaudière, pouvant contenir 25 autos Sur piain-pied et 20 en entrepôt.Le tout chauffé à l’eau chaude.G.Tanguay, 1445 Papineau, Saint-Louis 4108.A VENDRE COFFRE-FORT A VENDRE.Coffre-fort de dimension moyenne, à l’épreuve du feu, en parfait état.Convenable pour église, école ou bureau d’affaires.Bon marché, doit être vendu immédiatement.Boîte 15 “Le Devoir”.MOUNT ROYAL Moulin à laver à l’électricité, le moteur s’applique sur les moulins à coudre, prêts à connecter avec la lumière électrique, $35, $40, $45, $50.Venez les voir, 1186 Berri, près Mont-Royal.Saint-Louis 319.DIVERS .ARGENT A PRETER.Nous réglerons toutes vos dettes.Vous transigez seulement avec nous,, paiements faciles, sans intérêts; entrevue personnelle seulement.Léon Racicot, 17 Côte Place d’Armes.LEÇONS.Etudiant pauvre donne îeçons à domicile de français, anglais, latin, grec, histoires, etc., à garçons et jeunes filles.Méthode pratique, raisonnée et rapide.Envoyez votre adresse avant le premier septembre à Casier 17 “Le Devoir”.PERDU Samedi après-midi dans le magasin Scroggie un porte-monnaie contenant 17.00 en billets de banque et de la menu monnaie.—Prière de rapporté au No 883 Avenue Henri Julien.S’adresser le soir après 7 heures.SERRURE» Clefs, serrures.bpeclaUtè ; découpage de clefs Yale, Corbin, Sergent et Green Leaf.Pour toutes vos réparations de clefs allez au No 182 arue Sanguinet.CARTES D AFFAIRES RODOLPHE BÉDARD EXPERT-COMPTABLE ET AUDITEUR Systématiste consultant.Administrateur de successions.Téléphone Bell, Main 3869.Suite 45-46-47.55 SAINT-FRANÇOIS-XAVIER.MONTRÉAL ACHILLE DAVID Entrepreneur électricien, 214a rue Berri.Tél.Bell Est 1710.Résidence ! Si-Leai» 4393 CHARLES HURTUBISE FINANCIER Argent h prêter ; achat do debentures, de propriétés, de balances de prfx de ventes 89 rue St-J&cqucs.Tél.Main 2034 HURTÜBIsiTHURTUBISE INGENIEURS CIVILS ARPENTEURS-GEOMETRES EDIFICE BANQUE NATIONALE 99 rue Saint-Jacques ILL-LPHUMiS : Bureau : Main 7i>18.Résilience: St-Louis 2148 INGENIEURS CIVILS ET ARPENTEURS De GAbUL BEAUBIEN ingénieur - Consult.Chambre 2S.Edifice Royal Insurance, Place d’Ar-mes.Montréal.Tél.Main 8240.P.A.LACROIX, arpenteur géomètre, ingénieur civil.Chambre 925, Power Bldg., rue Craig, Montréal.Tél.Bureau: Main 7305: résidence: Saint-Louis 2707.UN PASTEUR NOYE Saskatoon, Sask., 26.—Le révérend A.R.Norman, pasteur baptiste, s’est noyé au cours d’un voyage en canot.AVOCATS BOURBONNII>RE.F.-J., C.R., avo-DatM w Est rue Notre-Dame.Tél.Bell.Main 2679.rih Pri1 MjOO 1973—Adresse tèièeraphfqu» Godes : Western Un.Unlv.Ed “Yrrab” LEOPOLD BARRY LL.B.r.„ Avoent et Procureur \ niurjcc Banque Ottawa, 224 rue St-Jacques _______ Chambre 44.—Montréal Boite Postale 3ôr,.”_ Adresse télègraphiqua T*! xr .Montréal".TéJ.Main KiSd-issi.Codes : Mebers.TTr» C.H.CAHAN.c.R.AVOCAT ET PROCUREUR Ailifiee Transportation.— Rue Saint-Jacqnei LAMOTHE GA D BOIS & NANTEL, avocats.Edifice Banque de Québec, 11 Place d’Armes, Montréal.Télé- r5 r°ne ^rïn J- c Lamothe.L.L.D., C.R Emüien Gadbois, L.L.L,, J.Marecimi NanteL B.C.L.Camille Tessier AVOCAT (Autrefois de Lamothe & Tessier) 97 ST-JACQUES, Ch.34 MONTRÉAL.MAT1! 872S ROCKLAND 931 PA tterson&la very AVOCATS-PROCUREURS SUITE 111 180 ST-JACQUES \vTeo «e11 Mai".39S9- Cable Wilpon \\.Patterson, C.R., Salluste Lavery, B.C.L.M.Lavery a son bureau du soir, 1 Saint-inonias, Longueuil.Résidence : Est S97S.ANATOLE VANIER,B.A.,L.L.B, T-, .AVOCAT Tel.Main 213.—Chambre 53._______________37 rue .Saint-Jacques.Résidence : ISO.Jennne-Manea Té!.V.t 5973 GUY VANIER, B.A., L.L.L.AVOCAT 97, rue Saint-jacquis.-Chambre 78 Tél.Main 2(532 NOTAIRES BELANGER & BELANGER, (Lér-dre et Adrien), 30 Sahit-Jae Main 1859.Rs., 240 Visitation.; r l1!1! hypothèque, achats de créan Diplômé en hygiène Pnb.—™ Dr.J.N.CHAUSSE SPECIALITE s Vsiea urinaires, maladie» de la peau.Heures t 13 à 2 p.m., < 4 « p.m.Tél.Saint-Louis, 432*.1333 Are.Pelorimier.coin Mont-Roral.EST *734 Docteur A.DESJARDINS Ancien Monitanr de l’HStel-Dleu de Paris.Maladie des YEUX, des OREILLES, dn j NEZ et de la GORGE.523 Saint-Denis, (en face dn carré Saint-Lsuis).Dr M.LEMOYNE 257 Sherbrooke Est (Près Saint*Denis> Maladies des yeux, oreilles, nez, gorge, larynx TEL EST 4350 DOCTEUR ZÉNON MALO MÉDECIN-CHIRURGIEN 159 BLVD.SAINT-JOSEPH EST, Montréa Heures de bureau : 1 à 5 p.m.8 à 10 p.m TEL.SAINT-LOUIS 7269 DENTISTES ' TEL.EST 410.Dr Ernest Charron CHIRURGIEN-DENTISTE (44 rue Saint-Denis.Près de l’Untvé#* Montréal.eité Laval.Dr Paul Emile Picotte CHIRURGIEN-DENTISTE 201 rue St-Hubert, MONTRKA.U Téléphone Bell Eéb 1151 Dr J.-W.ROCHETTE CHIRURGIEN-DENTISTE ’.st Installé au Coin MONT-ROYAL et CHAMBORD MONTREAL Heures de bureau: 8 a.m.à 9 p.m.Tel.Saint-Louis 3732 h o te: LS " l'Hétel des Voyageurs LE ROYAL GEORGE 9 et H rue DesJardins, (en faes de l’Hôtel de Ville), Québec, Chambres $1.00 à $2.00.Plans européens et américains.J.O.OCTEAU.Prop.Hotel Riendeau Limitée WILF.GERVAIS, Prés.Très.P.A.SAMSON, Vice.-Prés.-See.Le Rendez-vous de» Canadien»-Krançals KR-GO PTare .Ter-,,,,', rMnnfrésl UÛMINUri •i SFRINGHILL Charbon c mineui, à peur ai à BUREAU GENERAL DES VENTES ULKuo Saint-Jacquei.Monti L’un des bons moyens d’aider le journal, c’est d’encourager les fournisseurs oui lui donnent L-«»vvrotégéç par l’artilleriç, s’avançait entement, rencontrant une résistance acharnée du côté du village qu'elle venait d’évacuer, reprenant plusieurs villages, et redevenant maîtresse des lignes qui relient Thuin et Metier.A 6 heures, par suite de l’épuisement des combattants, le combai cessa.Les Allemands s’étaient mis à découvert pour reprendre leur marche.Les uhlans précédés par un corps d’éclaireurs, furent les premières victimes des Belges.Mis en désordre par le feu bien dirigé des Belges, ils allèrent s’abriter sous les bois.Les Belges aussitôt de les poursuivre.Ils essuyèrent le feu des uhlans démontés et des canons qu’ils avaient hissés sur des automobiles.Dans la seconde phase du combat, les Belges eurent plusieurs hommes tués et blessés.Ils se replièrent cependant en assez bon ordre et pendant environ une heure on se tira à couvert.Quatre canons furent envoyés aux défenseurs d’Ostende.On entendait distinctement leurs décharges dans la ville.Pour guider ses camarades, qui avaient peine à localiser les positions de l’ennemi, un gendarme grimpa dans un poteau de télégraphie.Il ne redescendit qu’après avoir reçu des balles dans les bras et les jambes.En peu de temps, les Belges se débarrassèrent de l’ennemi, qui, au bout de 20 minutes, battit retraite en désordre.Dans l’intervalle, le second corps de cavalerie allemande chercha à agir de concert avec le premier, en s’avançant sur le chemin de Bruges.Il gagna le bourg d’Ourdenberg, oû il menaçait la retraite des Belges.Des automobiles gagnèrent à fond de train la ville.On informa les autorités que les Belges, ne pouvaient plus tenir leurs positions, car ils couraient le danger d’être pris en flanc.Cela créa une panique.On se préparait à évacuer la place, et deux paquebots étaient prêts à partir, quand l’avantage au moment critique tourna du côté des Belges.LES ALLEMANDS EN PRUSSE ORIENTALE LES PERTES DES RUSSES DEPENDENT PRINCIPALEMEN F DE LEUR APRETE A L’ATTAQUE DE L’ENNEMI.— LES ALLEMANDS CRAIGNENT LA CAVALERIE.Londres, 26.— Dans un télégramme de Saint-Pétersbourg, le correspondant de l’agence Reuter dit: “Les principales pertes de la Russie en Prusse jusqu’à présent dépendent de la détermination des officiers et soldats russes d’en venir aux mains avec l’ennemi.Bien que les gardes à cheval postés au centre aient subi des pertes considérables, les avantages remportés ont été plus que satisfaisants.“Les officiers de cavalerie arrives à Saint-Pétersbourg, en racontant les événements de la ligne de feu insistent sur la crainte de la cavalerie russe qu’ont montrée les Allemands.“Les experts militaires disent que l’équipement des soldats allemands est excellent et que leur artillerie est bonne, niais que le tir de l’infanterie laisse à désirer, à cause de son manque de précision.Ils ajoutent que sous ce rapport, dans la guerre russo-japonaise, les japonais se montrèrent infiniment supérieurs à eux et accomplirent en une heure ce que les Allemands font en un jour.On dit qu’en une circonstance un escadron russe exécuta une charge contre une batterie d’artillerie et captura tous les canons.Les soldats allemands, raconte-t-on, laissaient tomber leurs fusils et leurs officiers jetaient leurs sabres et même leurs casques.” LES RUSSES TIRENT MAL Berlin, 26 (via Copenhague et Londres) — Un correspondant de guerre du journal “Lokal Anzeiger” vient d’envoyer le télégramme suivant — son message est daté du 24 août et dit : “Les nouvelles de l’ouest nous ap.prennent que l’armée est victorieuse.Il en est de* même dans Test.Les Russes furent défaits à Stallupoeb-nen (ville de la Prusse de rest) les 21^ et 22 courant.“Les blessés de la cavalerie allemande qui reviennent déclarent que les Russes étaient de beaucoup supérieurs en nombre.Us avaient au moins deux divisions de cavalerie et leur infanterie était plus forte.Les charges de cavalerie étaient fréquentes.L’infanterie russe tire mal.Les soldats placent la mire de leur fusil à la marque de 1200 mètres quand souvent ils sont très rapprochés.Lorsqu’un ennemi était abattu d’autres semblaient surgir du sol.Nos lanciers ont fait un travail efficace.Un régiment de cavalerie allemande dont le drapeau porte le nom de plusieurs grandes batailles s’est particulièrement distinguée."L’artillerie russe a pris une place secondaire dans la bataille et les blessures furent en partie causées par les balles.” DISCOURS DE LORD KITCHENER Le ministre de la guerre avertit TEmpire que la guerre actuelle exigera de grands sacrifices.— Les cadres de l’armée de campagne anglaise peuvent être portés à 30 divisions Londres, 26.—Dans son discours, prononcé à la Chambre des Lords, Lord Kitchener a fait allusion à la declaration faite par M.Asquith à la Chambre des Communes où Ton a mentionné l’aide considérable que les troupes anglaises ont apportée à leurs alliés les Français en réussissant à maintenir leurs positions devant les terribles attaques des Allemands.11 dit avoir adressé un télégramme ainsi conçu à Sir John French, le commandant de la force expéditionnaire anglaise : Félicitations aux troupes pour leur splendide travail.Nous sommes fiers d’elles.” Continuant, Lord Kitchener a fait remarquer que le combat actuellement engagé en Europe entraînerait pour l’Angleterre plus de pertes de vie qu’il n’y en eut jusqu’ici dans les guerres où elle s’est vue engagée.II dit que le public était entièrement préparé à subir tous les sacrifices quels qu’ils puissent être.Il a payé un haut tribut d’éloges à l’activité de la force expéditionnaire ainsi qu’à Taide apportée par la presse et le public en observant le silence.“ Nous savons combien profondément le peuple français apprécie comme il convient la prompte assistance que nous lui avons prêtée, dès le commencement de la guerre, en accordant notre appui moral et matériel.Nos troupes doivent aussi prouver qu’elles sont un facteur de haute signification militaire en restreignant la sphère et en déterminant la durée des hostilités.Si les conditions stratégiques l’avaient permis, tout homme en ce pays aurait été content de pouvoir combattre aux côtés de la vaillante armée belge dans sa lutte superbe contre les attaques désespérées dont on a été témoin.Mais bien que ce privilège par la force des choses ne nous ait pas été permis, la Belgique connaît nos sympathies pour elle dans les souffrances qu’elle traverse, notre indignation pour les brutalités dont elle a soufi’ert ainsi que notre résolution de ne pas laisser sans compensation les sacrifices qu’elle a subis.Pendant que d’autres pays engagés dans cette guerre ont amené sur le champ de bataille toutes les ressources dont ils disposent, nous, sous l’empire de notre système national, n’y avons pas été forcés.C’est pourquoi nous avons encore une vaste réserve à retirer, tant des ressources de la Mère-Pairie que de celles des dominions.La réffonse qui a déjà été faite de la part des colonies prouve abondamment que nous n’avons pas escompté en vain nos sources d’appui militaire aux Indes, au Canada, en Australie et dans la Nouvelle Zélande.Ces pays nous envoient de puissants contingents tandis que les soldats de la Mère-Patrie répondent loyalement au sévère appel du devoir dont Us ont entendu la voix avec tant tic force.Lord Kitchener poursuit : Au-delà rie 70 bataillons se sont déjà enrôlés volontairement avec un beau courage pour aller en service à l’étranger.Lorsqu’ils seront entraînés et organisés en groupes plus considérables, ils seront capables de garder leurs places sur la ligne de bataille.Les 100,000 hommes requis au premier appel ont déjà virtuellement rempli leur cadre.L'Empire avec lequel nous sommes en guerre a appelé sous les drapeaux sa population mâle presque tout entière.Le principe que nous devons observer pour notre part est celui-ci : Que tandis que les forces plus considérables éprouvent par les pertes qu’elles font, une diminution constante, les renforts que nous préparons devront augmenter régulièrement et sans interruption jusqu’à ce que nous ayons sur le champ de bataille une armée égale en nombre à celles qui nous entourent et qui ne soit pas indigne de la puissance et des responsabilités de TEmpire britannique.Je ne puis dire encore à cette étape, quelle sera la limite des forces requises ou quelles mesures peuvent éventuellement devenir nécessaires pour l’approvisionner et la maintenir.Les cadres de l’armée de campagne que nous formons à l’heure qu’il est, sont considérables et peuvent s’agrandir encore dans le cours des six ou sept prochains mois jusqu’à un total de trente divisions susceptibles d’être continuellement maintenues en service.Mais si la guerre devait durer et si ses hasards devaient varier en entraînant des revers, nous nous verrions forcés d’exiger de la nation et de l’empire des impôts e* des sacrifices plus considérables que tous ceux demandes dans le passé.Et quand ils seront requis, nous sommes sùrs qu’ils recevront jus-qu’à la plus extrême limite l’assentiment du peuple et du parlement anglais.L’ANXIETE EST GRANDE Londres, 26.—(Matin, 2.30.)—On pense que les quatre cinquièmes de?Anglais tués récemment, le furent au cours de la retraite de la colonne anglaise.Aucune liste des morts n’a encore été publiée, et l’anxiété est grande.On ne sait pas clairement ce qui s’est passé à Namur.D’après les Allemands, la ville et 5 forts ont capitulé.A Paris, on nie cette nouvelle.Au ministère de la Guerre en France, on annonce que les Teutons ont repris l’offensive dans le nord contre les nouvelles positions occupées par les alliés.Une autre attaque des Allemands contre Malines, a été repoussée, et leur cavalerie a pénétré jusque dans le district de Tourcoing-Roubaix, près de Lille.On voit dans cette manoeuvre un vaste mouvement tournant dirigé contre Taile gauche des Français.L aile droite de ces aerniers s’est repliée sur des positions situées entre Saint-Dié et Luneville, où elle s’appuie sur les for-teresses de Belfort et d’Epinal.2,000 HOMMES TUES Londres, 26.—Les Londonniens ont appris, hier, que les Anglais ont perdu 2,000 hommes.Il semble que la foule ne se rend pas compte 'll la gravité et des horreurs de la guerre.Mais à mesure qu’arriveront les listes des morts, elle sortira de sa torpeur et force gens avides de tirer vengeance des Allemands se présenteront pour s’enrôler.Le discours du comte Kitchener a été chaudement applaudi.Il a pratiquement 100,000 hommes à sa disposition, mais le recrutement va continuer.Les journaux se gardent de pallier les revers subis, ils en profitent pour rappeler au pays qu’il doit se préparer à une Jutte longue et difficile.APPEL DES ADOLESCENTS Londres, 26.—Le bureau officiel de renseignements annonce que d’après les journaux allemands du 22 el du 24 août, des officiers en retraite ont été chargés de faire faire des exercices militaires aux adolescents de 16 à 18 ans.UNE AUTRE BATAILLE JEUDI Londres, 26.—(Matin.)—Une dépêche de Saint-Pétersbourg au “ Post ” dit qu’une autre bataille importante se livrera jeudi.On sait, ajoute le communiqué, que l’armée russe s’avance sur tout son front de bataille, tandis que les Teutons se retirent.Les Russes ont pénétre en Galicic avec des forces considérables.Apparemment, la Russie sc prépare à diriger des opérations isolées dans cette région.L’importance de la proclamation de l’autonomie de la Pologne se trouve mise en relief.Cette nouvelle armée russe est évidemment chargée d’envahir le pays jusqu’aux Carpathe.;.une admirable frontière naturelle.CONSEQUENCES DE LA BATAILLE DE CHARLEROI Londres, 26.— Un des résultats incontestés de la bataille de Charleroi, c’est le nom que porteront les engagements de samedi et de dimanche, parce que cette ville fut l’endroit où le combat fut le plus vif, c’est d'écarter considérablement les chances d’une guerre brève.Dans le cas d’un premier échec pour les Allemands, il aurait nu .«•! faire que dans leur intérêt, les alliés eussent salué avec joie la .-.ü-clusion de la paix, avant les derniers coups décisifs portes par les millions de soldats russes.La Grande-Bretagne et la France, maintenant, doivent se bajtre jusqu’à Té-puisement de l’Allemagne et l’effondrement de sa puissance devant la marche en avant lente mais terrible des Russes.On envisage la perspective d’une guerre de deux et même de trois ans.Lord Kitchener, en demandant 100,000 hommes, a fait remarquer qu’il pourrait en réclamer davantage, et toutes les mesures prises par le “War Office” indiquent que Ton va avoir besoin d’approvisionnements, pour plusieurs centaines de milliers d’hommes.SUR LA FRONTIERE HOLLANDAISE Rotterdam, 26, via Londres.—D'après des rapports reçus de La Haye, les Allemands massés en forces T* long de la frontière de la Hollande ont disparu, et la mobilisation de Tannée des Pays-Bas a cessé.On ignore si elle continuera.MONS, CHARLEROI, NAMUR Récit des engagements qui ont eu lieu ces jours derniers autour de ces trois villes.Londres, 26, (5.12 a.m.)—Un correspondant du “Times”, revenu du front de l’armée, envoie de Paris la dépêche suivante : “A Mons, les troupes anglaises sc trouvent comme chez elles.Les préparatifs pour la défense de cette ville ont été exécutés avec grand soin: dans les bois se trouvaient cachés un grand nombre de canons de campagne.La ville est confiante."Lorsqu’on entend une forte canonnade dans le lointain et que cependant les soldats anglais s’asseoient tranquillement sur les berges du -canal, péchant avec leurs fusils munis de baïonnettes en guise de cannes à pèche, ce spectacle inspire confiance, même lorsqu’on annonce partout la présence de la redoutable cavalerie allemande.Le jour suivant, le correspondant se rendit à Tournai où il trouva la no-pulation fort alarmée.Six Allemands arrivèrent en automobile dans cette place et s’informèrent s’il s’y Irouvait des soldats français; mais plus tard dans la journée, les troupes de la République pénétrèrent dans la place et tuèrent les six Allemands.Le jour suivant, un fort détachement de Teutons attaqua la ville, mais il fut repoussé.“S’avançant ensuite jusqu’à Valenciennes, le correspondant constata que des convois militaires remplis de soldats anglais arrivaient constamment dans cet endroit.Le correspondant continue : A CHARLEROI “Près de Charleroi, j’ai entendu le récit de la bravoure des soldats français.Les Allemands bombardaient la ville.Les troupes françaises exécutèrent une de ces sorties comme il ne s’en vit qu’au temps de l’héroïsme médiéval.Mais trouvant Tennemi en nombre beaucoup plus considérable qu’elles ne s’y attendaient, elles furent contraintes de battre en retraite.Le 'bombardement continuait sans interruption, alors les Turcos-français, itroupe d’élite de l’Algérie, quit-itèrent la ville et avec une crânerie qui vivra certainement dans l’histoire, ils chargèrent la batterie allemande passant par la baïonnette les canonniers allemands.Leurs pertes, dit-on, dépassaient celles de la brigade légère à Balaclava.Sur un bataillon, cent homme seulement revinrent sans mal.Leur bravoure, cependant, fut inutile contre les Allemands qui avançaient pied par pied, gagnant petit à petit les faubourgs de Charleroi, puis la ville elle-même.“Là, dans les rues étroites, le carnage fut indescriptible: un fantassin français m’a raconté que dans certaines les morts étaient tellement nombreux qu’ils restaient debout s’appuyant les uns contre les autres.Les Français s’arrêtèrent une dernière fois à la gare du chemin de fer qui traverse le canal.Les Allemands combattirent pendant des heures pour s’emparer de ce pont.Après qu’ils furent maîtres de la station, les Allemands s’avancèrent rapidement, s’emparant successive-Iment de plusieurs villages subur-.bains.” BATAILLE DE NAMUR Londres, 26.— Le correspondant parisien du “Times” était à la bataille de Namur.A quelques milles de la Philippeville, il rencontra un officier belge et le naie-maitre de Namur qui lui dirent que les Allemands venaient d’occuper la ville, après un long bombardement.Dès le début de l’engagement, les forts Marehovelette, Maizeret et Andoy avaient été réduits à l’impuissance.“Après s’être emparés de la ville, continue le correspondant, les Allemands ne rencontrèrent aucune résistance.Malgré les obstacles de fil de fer traversés d’un courant de 1,500 volts, Namur tomba aux mains des Allemands, le dimanche.Les Belges l’évacuèrent en ordre.Toutes les automobiles et les camions quittèrent la ville.Les troupes belges au nombre de 3,000 défilèrent sous la protection de la cavalerie française.Par ce fait, les Allemands se sont rendus maîtres des deux rives de la Meuse jusqu’à Dinant.Us ont toutefois laissé derrière eux six forts de Namur qui ne seront pas sans leur causer quelques désagréments.Le dimanche soir, ï’artillerie française ouvrit le feu sur la ville de Charleroi, pendant ce temps, l’infanterie s’avança sur la ville qu’elle venait justement d’abandonner et réussit à s’emparer de plusieurs villages ainsi que de la ligne entre Thuin et Metax.A six heures du soir, le feu cessa de part et d’autre.Le lendemain matin l’artillerie française bombarda de nouveau Charleroi.L’infatigable infanterie recaptura les villages de Châtelet, Bouffioulx, Mar-chienne et Couillet.Lors de cette action, les morts furent nombreuses des deux côtés.Sous le feu des mitrailleuses allemandes les Français entrèrent dans Charleroi, après avoir repoussé Tennemi en désordre de l’autre côté de la Sambre.La ville avait été dévastée par le bombardement.Le feu faisait rage dans certains quartiers.Et les paysans effrayés s étaient réfugiés dans les caves. 4 0 LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI, 26 AOUT 1914 VOL.V.— No.200 LA VIE SPORTIVE LE NATIONAL FERA UNE CHAUDE RECEPTION AU CLUB IRISH - CANADIAN LES EQUIPIERS CANADIENS - FRANÇAIS VEULENT FAIRE OUBLIER A LEURS PARTISANS LA DEFAITE DE SAMEDI DERNIER—CATTA VEUT QUE SES HOMMES ASSISTENT REGULIEREMENT AUX PRATIQUES.Le club Irish-Canadian sera l’adversaire du N itional samedi prochain à Maisonneuve.Comme on peut le prévoir cette joute sera intéressante par le fait que les Irlandais, qui sont maintenant eu forme superbe et qu’ils ambitionnent de vaincre à leur tour l’équipe canadienne-française, tandis que les joueurs de Cattari-nich ont à coeur de faire oublier à leurs nombreux partisans la défaite subie samedi dernier à Toronto, aux mains des Beachers.Les tricots violet et blanc ont reçu ordre de se rendre régulièrement aux pratiques afin d’être en état de vaincre leurs adversaires samedi.Les nationaux ont promis de se rendre au désir de leur chef et aussi on pourra voir ce soir à Maisonneuve l’équipe du National au complet travailler à améliorer le jeu d’attaque et de défense.La défaite de samedi a été une rude leçon et il est à espérer que nos porte-couleurs ne se laisseront plus prendre en défaut.Pour vaincre il faut être en forme, et pour être en forme, il faut pratiquer.Que ceci soit bien compris de nos “Habitants”.Jack Marshall veille lui aussi à l’entraînement de ses équipiers, car il est entêté au point de croire que le National n’est plus en mesure de résister à ses Irish-Canadians.Marshall considère que ses joueurs valent ceux du National, homme pour homme, et il les a mis à pratiquer un plan d’attaque capable de faire rougir les généraux du Kaiser.Les Nationaux devront donc être sur leurs gardes.La crosse à dix hommes est une véritable boîte à surprises.Donc pas de chances à l’Irish-Canadian, samedi prochain.11 nous faut une victoire concluante.LE NATIONAL PEUT VAINCRE LE ROSEDALE K UNE INTERVIEW DE LALONDE Toronto, 26.— Le “News” de cette ville a publié hier ce qui suit au sujet des joutes de fin de saison entre le National et les Rosedales: “Tous les joueurs du National brûlent du désir de se rencontrer avec les Rosedales.Seuls leurs officie s qui tiennent mordicus à leurs obligations envers la I).L.A., s'objectent à ce que ces parties aient iieu.Les Habitants sont si anxieux de se rencontrer avec les champions de la N.L.U.qu’ils risqueraient même leur argent sur le résultat des séries.Newsy Lalonde a exprimé comme suit l’opinion des joueurs du National, dans une interview qu’il a accordée samedi dernier au représentant du “News”.“La D.L.A.nous empêche de répondre au défi ties Rosedales que nous pourrions vaincre n’importe où et n’importe quand.Nous au rions alors plus le omit de nous proclamer champions.Nous ne pouvons cependant aller contre le gré de nos officiers, de comprends qu’ils insistent pour que les Rosedales triomphent des autres clubs de la D.L.A.avant de nous rencontrer.” Whiteman, c.f.Flynn, 1b.Yeager, 2b.Boyle, 3b.Madden, c.p.0 0 4 1 0 0 19 0 0 3 3 0 2 0 0 3 0 0 1 3 0 13 3 0 0 0 0 0 0 2 0 Totaux.26 1 4 27 13 0 Score par reprise : Newark.000000000—0 Montréal.OOOOOlOOx—1 SOMMAIRE Coup de circuit, Kippert.Coups sacrifiés, Kippert, Yeager.Double jeu, Kraft à Tooley.Laissés sur les buts, Newarq 6, Montréal 4.Buts sur quatre balles, de Schacht 1, de Dale 2.Retirés au bâton, par Schacht 3, par Dale 2.Durée de la joute, 1.30.Arbitres, Hart et Nallin.AUTRES PARTIES R.H.E.Jersey City .000000000—0 2 1 Toronto.011200001—4 fi 2 Gilbert et Tyler ; Dearne et Kelley.Rochester.100000000—1 6 3 Baltimore.000201000—3 8 0 Keefe et Williams ; Morrissette et Erwin.Providence .000003200—5 10 0 Buffalo.001000000—1 7 2 Mays et J.Onslow ; Bader et Stephens.POSITION DES CLUBS LIGUE CANADIENNE Ottawa.0020000100— 3 8 1 London.1010000011— 4 12 0 Bramble, Shocker, Powers et Lage ; Heck et Snyder.Peterboro.00200100x— 3 fi 1 Brantford.000001000— 1 7 1 Schetter et Kelley ; Chase et Lacroix.Hamilton.010000000— 1 9 3 Saint-Thomas .10020002x— 5 5 1 Shears et Fisher ; Hpwick et Inker.LES JOUTES D'HIER INTERNATIONALE Montréal, 1; Newark, 0.Toronto, 4; Jersey City, 0.Baltimore, 3; Rochester, 1.Providence, 5; Buffalo, 1.NATIONALE Boston, 4; Chicago, 1.Pittsburg, 2; Philadelphie, 0.New-York-St-Louis : Pluie.Brooklyn.Cincinnati: Pluie.AMERICAINE Philadelphie, 9-1; St-Louis, 0-0.Détroit, 2; Washington, 0.New-York, 9; Chicago.0.Cleveland, 3; Boston, 1.00 ILS JOUENT AUJOURD’HUI INTERNATIONALE Newark à Montréal.Baltimore à Rochester.Providence à Buffalo.Jersey City à Toronto.NATIONALE New-York à St-Louis.Boston à Chicago.Brooklyn à Pittsburg.AMERICAINE Cleveland à Washington.Chicago à Philadelphie.St-Louis à New-York.Détroit à Boston.FEDERALE Chicago à St-Louis.Indianapolis à Kansas City.Buffalo à Brooklyn.Pittsburg à Baltimore.G.P.P.C.Providence.69 48 .590 Baltimore.67 49 .578 Rochester.69 51 .575 Buffalo.66 51 .564 Toronto.58 58 .500 Newark.57 ,t8 .496 Montréal.46 74 .383 Jersey City.36 * 89 .310 L’HOCHELAGA TRIOMPHE DU TROIS-RIVIERES Le fameux Trois-Rivières qui dernièrement faisait une si belle lutte aux Victoria, de Québec, se faisant battre par un score de 9 à 4 après dix reprises de jeu et qui faisait un score de 13 à 1Ü avec les Sorel, futurs champions provinciaux, succombait dimanche aux mains du club Hochelaga.Aussi les officiers de ce club sont-ils très satisfaits de leurs petits joueurs qui ont réhabilité le beau nom qu’ils portent en doublant le score contre un club de la force du Trois-Rivières.Massé, le capitaine, Jus.Rivest et tous jouèrent une grande partie.Cette ipartie est un des exemples qui prou-, vent que les hommes engagés par jles sportsmen que sont .Tos.Cardi-|nal et Germain Chouinard ne sont pas des quantités négligeables comime on a cherché à le faire croire.Disons aussi que les Hochelaga ont eu beaucoup de difficulté à vaincre les hommes de Lafrance et qu’ils doivent leurs sept points au jeu magnifique d’Adélard Rivest, qui fit un travail apprécié, non seulement de ses co-équipiers, mais aussi de toute l’assistance.Résultat par renrise : Hochelaga.000003310—7 7 3 Trois-Rivières .100010100—3 6 3 LE CANADIEN DE DORVAL EST VICTORIEUX Dimanche dernier, le 23, le Canadien de Dorval, malgré l’absence de quatre de ses joueurs, a réussi à écraser le Canadien de Saint-Paul par un score de 11 à 1.La partie fut exempte de brutalité.Voici l’alignement des équipes : St-Paul Ryan Nolan Matthew Roger Norton Dorval Buts Décarie C.l’oints Poitras Couverts Décarie F.E.Défenses McHugh Défenses Boyer Lévesque Défenses Brisebois Séguin Centres Décarie A.Lalonde Attaques Desjardins Daignâult Attaques Bellemare Nigger Attaques Lavoie Poitras Ext.Décarie F.D.Riendeau Int.de Bellefeuille SOMMAIRE Premier quart Dorval.4.00 Dorval.5.00 Deuxième quart Dorval.deBellefeuillc .3.00 St-Paul.Nigger .1.00 Dorval.3.00 Dorval.1.00 Troisième quart Pas de point.Quatrième quart Dorval.3.00 Dorval.Lavoie .1.00 Dorval.2.00 Dorval.1.00 Dorval.2.00 Dorval.Bellemarre .3.00 Résultat final, liai en faveur du Canadien de Dorval.Arbitres: A.Bienvenue et Jos.Deslauriers; chronométreurs : R.Décarie et A.Messier ; juges des buts: S.Riendeau et N.Desjardins.“LE NATIONAL Un nouveau journal sportif, littéraire et théâtral paraîtra vendredi prochain, le 28 courant.Que tous les intéressés et les fervents du sport, du théâtre et de la littérature ne manquent pas de se procurer le premier numéro du “National”, qui sera mis en vente dans tous les dépôts.COURRIERS PROVINCIAUX VILLE DE QUEBEC KIPPERT DONNE LA VICTOIRE AUX MONTREAL LE COUP DE CIRCUIT DE NOTRE JOUEUR DE CHAMP A VALU LA DEFAITE DES INDIENS HIER APRES-MIDI AU PARC ATWATER.— AUTRES JOUTES DE L’INTERNATIONALE.Le coup de Kippert qui fit passer la balle par-dessus la clôture de la rue Sainte-Catherine, à la sixième reprise, alors qu’il y avait deux joueurs de retirés, donna la victoire aux Royals, car notre voltigeur de gauche fit le tour des buts sur ce coup.La joute d’hier fut, comme le score l’indique, 1 à 0, des plus contestées et nos joueurs locaux ont bien mérité la victoire car au champ ils jouèrent de façon parfaire.Voici le résultat détaillé de cette partie ; NEWARK AB.R.H.PO.A.E.Tooley, s.s.3 0 1 4 2 0 Witter, r.f.401100 W.Zimmerman, Lf.4 0 1 2 0 0 Callahan, c.f.4 0 0 0 0 0 Kraft, 1b.4 0 0 12 1 0 Holrmniist, 2b.4 0 1 0 0 1 E.Zimmerman, 3b.3 0 0 0 4 0 S.Smith, c.3 0 1 4 0 0 Schacht, p.3 0 1 1 4 0 Totaux.32 0 6 24 11 1 MONTREAL AB.R.H.PO.A.E.Deininger, r.f.4 0 0 1 0 0 Purtell, s.s.4 0 1 4 4 0 Kippert, l.f.211200 LES PARTIES DANS LES GRANDES LIGUES Voici les résultats des parties jouées hier après-midi, dans les séries des lignes de baseball Américaine, Nationale, Fédérale et Canadienne : LIGUE AMERICAINE A New-York — R.h.E.Chicago.000000000— 0 fi 3 New-York.4010400ÜX— 9 8 2 Benz, Walsh, Lathrop et Schalk, Mayer ; Cole et Sweeney.A Boston — R.H.E.Cleveland.000300000— 3 5 1 Boston.001000000— 1 6 3 Mitchell et O’Neill ; Shore, Wood et Cady.1ère partie A Philadelphie — R.H.E.Saint-Louis.000000000— 034 Philadelphie.01032012x— 9 15 2 Leverenz, Baichley, Mitchell et Agnew, Haie ; Bressler et Schang.2ème partie Saint-Louis .000000000— 9 7 1 Philadelphie.OOOOOlOOx— 13 1 James et Agnew ; Pennock et Schang.A Washington — R.H.E.Détroit.002000000— 2 8 3 Washington .100000000— 1 4 3 Reynolds et Stanage ; Johnson et Ainsmith.POSITION DES CLUBS Philadelphie.G.P.P.C.78 37 .678 Boston.64 48 .571 Washington.60 54 .526 Détroit.59 57 .509 Chicago.61 .479 Saint-Louis.54 61 .470 New-York.52 63 .452 Cleveland.39 81 .325 LIGUE NATIONALE A Chicago — R.H.il.Boston.000120001— 4 8 0 Chicago.001000000— 1 9 2 James et Gowdy ; Vaughn et Archer.Bresnahan.A Pittsburg — R, H.E.Philadelphie.000000000— 0 5 1 Pittsburg .OlOOlOOOx— 2 5 1 Alexander, Oeschger et Dooin, Burns ; Mamaux et Gibson.POSITION DES CLUBS P.P.New-York.59 48 Boston.60 49 Saint-Louis.62 53 Chicago.59 54 Philadelphie.51 59 Cincinnati.52 60 Pittsburg.51 59 Brooklyn.49 60 PC.550 .550 .539 .522 .464 .464 .464 .450 LES STARS A HULL Le fameux club de baseball Hull s’est réorganisé pour la balance de la saison, et sa première partie sera jouée dimanche après-midi à Hull, avec le club Star, champion indépendant.Le club du gérant Boucher, de Hull, sera plus fort que jamais et la joute promet d’être très contestée.La rivalité qui a toujours existé entre les deux clubs est un gage assuré que la joule sera belle, et avec les Stars comme attraction les amateurs de baseball d’Ottawa et de Hull sont assurés d’une partie remplie d’émotions.Les joueurs du gérant Boucher ont pratiqué tous les jours en vue de l’importance de cette partie et ils sont très confiants de remporter la victoire.La joute commencera â trois heures et sera jouée sur te nouveau terrain de Hull, l’un des plus beaux de la province.Les Stars partiront dimanche matin pour Ottawa et tous tes Joueurs réguliers seront à leurs positions.LES COURSES DU GRAND CIRCUIT Buffalo, N.-Y., 26.— King Couch-man a gagné hier après-midi le Fort Eriê ouvert aux ambleurs de 2.11 Voici les résultats des épreuves : Classe 2.15 trot, 3 dans 5, $1,000.The Temptress, Murphy .1 3 1 1 Fair Virginia, Cox .51 32 Hazel Laing, Andrews.2 2 7 3 Adbella Watts, McDe- vitt.8 4 2 5 Tommy Deforest, Osborn .3 6 6 6 St.Frisco, Geers .4 7 4 4 Alta Coast, Dempsey , The Rebuttal, McMa bon.7 dist Classe 2.11 ambleurs, 3 dans The Fort Erie.$5.000— King Couchman, McMahon 1 1 1 Camélia, Cox.2 2 2 Irene Beau, Murphy .8 3 3 Grand Opera James.3 4 4 Gilbert M.Winslow.4 5 6 Peter S.Derider .7 6 5 Sellers D.Garrison .6 8 7 Shade Line.Owen .5 7 ret Temps.2.05 1-2: 2.05 1-4; 2.07 1-4.Classe 2.10 trot.3 dans 5,Dominion of Canada.82.000.— Star Winter, McDonald.jLadv Grattan Cox .; Brighton R., Murphv .lHarrv S J.S.Andrews L,\ CAUSE DE JONES (De notre cnTeSOO-aantl Québec, 26.— On a terminé hier, devant le magistrat, la preuve de la Couronne dans l’affaire de Jones, accusé du meurtre de Farrell, son compagnon de travail.L’enquête sera reprise dans quelque temps pour entendre la défense et recevoir le plaidoyer du prévenu.MEDAILLE D’OR Québec, 26.— On annonce que l’Ecole des Hautes Etudes Commerciales de Québec, qui était exposante à l’Exposition Internationale de Lyon, a obtenu un diplôme de médaille d’or pour son matériel d’enseignement, son programme d’études et ses méthodes.RESERVISTES ANGLAIS Québec, 26.— Onze cents réservistes anglais sont partis, hier, par le “Royal George” et le “Ruthenia” pour aller rejoindre leurs régiments respectifs en Angleterre.700 ont pris passage sur le “Royal George” et 400 sur le “Ruthenia”.Environ trois cents autres sont arrivés de la Colombie Anglaise, hier matin, et sont actuellement au camp de Lévis.RETOUR DE M.NEWCOMBE Québec, 26,—M.Edmond L.New-combe, sous-ministre de la justice, est revenu, hier, d’Angleterre par le “Grambian”.de la ligne Allan.M.Newcombe était allé représenter le gouvernement devant le Conseil Privé et assister à la conférence judiciaire tenue à Londres.Le député-ministre de la justice déclare que l’opinion anglaise est très satisfaite du jugement rendu sur le désastre de l’“Empress of Ireland”.LA BASE DE LA PROSPÉRITÉ NATIONALE I 'AGRICULTURE e*t, de l’aveu de tous, la base de notre richesse et de notre prospérité nationales.Les cultivateurs canadiens obtiennent, depuis deux ans, les prix les plus élevés pour ce qu’ils ont à vendre et ils ont pu en même temps acheter à prix modiques ce dont ils avaient besoin.La guerre signifie des temps plus prospères encore pour les fermiers.Là où les bases de la richesse et de la prospérité natienale sont solides et assurées, on peut conserver un espoir inébranlable.Les affaires, au Canada, seront bonnes si nos hommes d'affaires font leur possible pour conserver toute leur activité.La publicité peut les aider beaucoup dans ce sens.QUAND LE CULTIVATEUR CANADIEN PROSPÈRE, TOUT VA BIEN.5 ret , LIGUE FEDERALE Pas de parties au calendrier d'hier.I 1 1 > 2 3 I 3 2 I 5 4 jBismai.Proctor.5 4 5 Classe 2.06 trot, 3 dans 5.81.000— Guy Nello.Geers.1 1 1 i Kings Clansman.McMahon 2 4 2 Grace.McRevftt.3 2 4 Robert MRroi Snow .4 3 3 Ren Zolock, Garrison .Dist.‘Don Labor, McDonald .Dist.NOUVELLES DE STE MARGUERITE, LAC MASSON (Correspondance particulière) Sainte-Marguerite du Lac Masson, 26.Monsieur le curé Robillard est parti dimanche dans la soirée pour aller prendre part à la retraite des Messieurs du clergé au Grand Séminaire de Montréal.—La famille Wayland nous quitte dès aujourd’hui pour retourner dans la métropole.—Madame Raddon est revenue d’une promenade au Cap Cod.—Monsieur Joseph Labelle, ingénieur civil de Montréal, était en Europe dès les premiers jours de la grande guerre Autrichienne-AIle-mande-Française, etc.Monsieur Labelle et son frère Henri purent prendre passage à bord du “Mongolian” et revenir sains et saufs au pays.Monsieur l’ingénieur doit passer quelque temps en compagnie de sa soeur.Mademoiselle Bcrthe, à la pension Pilotte.—Les familles Pelletier, Richard et Decelles viennent de faire leurs adieux à leurs nombreux amis de cette région.—On a exposé dimanche dernier de magnifiques pièces d’argenterie offertes à notre église pour le service du culte par Monsieur Pierre Desforges, riche industriel de Montréal.—Monsieur Charles Laçasse ayant fini de restaurer l’ancienne résidence Miron, à laquelle il a donné une apparence très attrayante, doit commencer incessamment la construction d’un grand immeuble de rapport en face de l’ancien bureau de poste.—Le Docteur Léopold Masson et Monsieur C.H.Desjardins, avocat, étaient en visite chez le docteur Masson l’autre jour.—Mlles Brault et Hurtubise ont l’intention, parat-il, d’occuper leur joli cottage de l’Avenue du Couvent jusque vers la mi-septembre.—Bien qu’il y ait plus de départs que d’arrivées à signaler dans le moment, nous avons encore un bon nombre d’étrangers parmi nous.Quelques-uns se sont alarmés de la disette d’eau dont nous souffrons depuis des semaines, mais cela n’est que temporaire; nous sommes ennuyés de cet inconvénient, de même que d’autres villages, à cause de la sécheresse prolongée des deux derniers mois, mais il n’en sera rien l’an prochain, et tous ceux qui aiment nos bocages et nos lacs, et qui recherchent Sainte-Marguerite à cause du bon air et de la tranquillité qui y régnent, pourront revenir sans crainte pendant la prochaine saison.En effet manquer d’eau à Sainte-Marguerite, quand nous avons à nos portes le Lac Masson, et à quelques milles le Bras-Est de la Rivière du Nord, sans compter quelques sources d’eau très pure, serait une anomalie insupportable pour les hommes d’initiative qui paraissent avoir la haute main dans notre conseil municipal, et grâce auxquels le propriétaire de l’aqueduc.Monsieur Villeneuve, a été mis en demeure d’avoir à se conformer à son contrat ou à le remettre.On ressuscite l’ancien projet de MM.Godmer et autres, qui consisterait à prendre l’eau dans le Lac Masson et à la pomper dans un grand réservoir, tout près de la croix élevée sur la propriété Lajeunesse, à une hauteur de plus de cent pieds au-dessus du village.L’idée de faire un canal jusqu’au moulin Riopel et d’approvisionner le réservoir actuel, qui serait agrandi à l’aide de la Rivière du Nord ne manque pas non plus d’adhérents.Dans tous les cas, la population est unanime à vouloir faire quelque chose pour améliorer la situation et il est certain qu’elle le sera prochainement; l’avenir et la prospérité de Sainte-Marguerite l’exigent impérieusement.DES GENS BIEN SATISFAITS Un cultivateur des environs de Saint-Hyacinthe, qui pratique depuis trois ans le contrôle des vaches laitières, s’en déclare enchanté.Et il a de très bonnes raisons de l’être, car en juin de cette année ses neuf vaches ont donné en moyenne 1,203 livres de lait par tête, soit un total de 10,830 livres.Il y a trois ans, la moyenne était de 823 livres et le total de 7,411 livres seulement.En d’autres termes, ses neuf vaches, en un seul mois de cette année lui ont rapporté $34 de plus que pendant le même mois il y a trois ans.On pourrait facilement recueillir des exemples du même genre dans tous les comtés où le contrôle des vaches est pratiqué intelligemment.Il y a près de Listowel, Ont., un troupeau de 16 vaches qui ont donné en moyenne 2,700 livres de lait de plus par tête qu’il y a trois ans.Ceci fait une augmentation de revenu de quatre cent trente-deux piastres par an, et cette augmentation a été obtenue avec le même nombre de vaches.Voilà un résultat tangible de la valeur de la pesée de l’épreuve, pratiquée d’une manière systématique et intelligente.I! y a aussi à Wooler, Ontario, un troupeau qui donne aujourd’hui 8,308 livres de lait par vache, soit une augmentation de 3,000 livres de lait par tête.La Commission de l’industrie laitière à Ottawa fournira sur demande, des feuilles pour l’inscription des pesées du lait et de la nourriture ee un registre de production du troupeau.LA QUESTION DESTRAMWAYS L’échcvin Larivière convoque tous les citoyens ùu quartier Longue-Pointe à une assemblée qui aura lieu à huit heures ce soir, dans la salle Guy, rue de Boucherville, pour étudier la question des tramways.A VENDRE Express de livraison, chariots à pain, grosses voitures de charge, tombereaux, etc.Réparations d’automobiles et de voitures de toutes sortes à prix modérés.O.BERTHIAUME 445 rue Plessis TEL.EST 42Ô2 CONDUCTEURS DE TRAINS ARRETES Toronto, 26.—Douze conducteurs et employés du Pacifique-Canadien viennent d’être arrêtés dans Ontario sous accusation d’avoir admis, gratuitement ou à prix réduits, des voyageurs sur les trains de la compagnie.Deux commis de bar, Fred Yates et Alfred Cheeseman, sont aussi sous verrous.Les mandats d’amener ont été signés à Toronto, et le procès des accusés aura lieu dans cette dernière ville.Les employés arrêtés sont James Burton, Frederick Hartley.Frederick C.Lee, Alexander McNeilly, William Mitchell, Richard Reid, P.Goggins.P.E.McCarl, W.H.Wilson, Jos.Edgar, Jos.Walker et Harry Coker.PARC DOMINION OUVERT TOUS LES JOURS 100 — ATTRACTIONS — 100 FANFARE VANDER MEERSCHEN ADMISSION AU PARC, 10e.CONCERT AU PARC LAFONTAINE Demain soir,, à 8 heures, l’Harmonie de Montréal, sous l’habile direction de M.Edmond Hardy, donnera son dernier concert de la saison.Pour cette circonstance, M.Hardy a fait un choix tout spécial de chants patriotiques et fera jouer à i cf, musiciens les airs nationaux des rations en guerre.PROVINCE DE QUEBEC, District de Montréal, Cour de Circuit, No 12227.— Chs.E.Lord, épicier, de Montréal, vs Chs.Morel, de Montréal.Le Sème Jour de septembre 1914.à 10 heures de l’avant-midi, au domicile dd dit défendeur, au No 1281 rue des Erables, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de Justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en articles de ménage, etc.Conditions : argent comptant.J.U.Nortnandin, H.C.S.Montréal, 25 août 1914.PROVINCE DE QUEBEC, District de Montréal, Cour de Circuit, No 7209.— Stone Limited, demandeur, vs J.A.R.Beaudin, défendeur.Le Sème Jour de septembre 1914, à dix heures de l’avant-midi, a la place d’affaires du dit défendeur, au No 1283 rue des Erables, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur?saisis en cette cause consistant en épiceries, etc.Conditions : argent comptant.S.C.Marsoii, H.C.S.Montréal.25 août 1914.CITE DE_LACH1NE Province de Québec.Cité de Lachine.AVIS PUBLIC est par les présentes donné aux contribuables et habitants de la Cité de Lachine et à tous ceux que cela peut intéresser que le Rôle d’Evaluation de la Cité, préparé par les évaluateurs conformément à la résolution du Conseil du 26 mars 1914, a été déposé dans le bureau du Conseil de l'hôtel de ville, le dix-sept août 1914, où il restera ouvert à l’examen des personnes intéressées ou leurs représentants pendant les 30 jours suivant cette date.AVIS est de plus donné que le Conseil étudiera toute plainte touchant le rôle d’évaluation qui pourrait être soumise au soussigné durant le délai susdit, à une séance du Conseil qui sera tenue Jeudi, le dix-septième jour de Septembre, à 8 heures du soir, à l’hôtel de ville, dite heure et dit endroit que le Conseil procédera à la révision et homologation du rôle.Donné à Lachine ce dix-septième jour d’août 1914.(Signé) J.E.CONTANT, Asst.Greffier.PROVINCE DE QUEBEC, District de Montréal, Cour de Circuit, No 15507.— Ramsay ! Limited, demandeur, vs Demitre P.Zachn-raco et al., défendeurs.Le 4ème jour de septembre 1914, à dix heures de l'avant-midi, à la place d’affaires des dits défendeurs.au No 25 rue Notre-Dame, en la ville de Maisonneuve, district de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets des dits défendeurs, saisis en cette cause, consistant en vitraux, fontaines pour soda water, etc.Conditions : argent comptant.Pierre Bienjonetti, H.C.S.Montréal, 25 août 1914.PROVINCE DE QUEBEC.District de Montréal, Cour de Circuit No 10500.— Wm.Gray and Sons Campbell Limited, demanderesse, vs Pierre Couture, défendeur.Le 4ème Jour de septembre 1914, h dix heures de l’avant-midi, au domtcfle du dit défendeur, au No 3593 rue Saint-Hubert, en la cité de Montréal, seront x-endus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en meubles et effets de ménage.Conditions : argent comptant.J.S.La very, H.C.S.Montréal, 26 août 1914.PROVINCE DE QUEBEC.District de Montréal.Cour Supérieure, No 4122.— Improved Realties Limited, demanderesse, vs H.E.Brunet, défendeur.î,e 7ème jour de septembre 1E14, fc 2 heurts de l’après-midi.& la place d’affaires du dit défendeur au No 182 rue Sainte-Catherine Est, en la cité de Montréal, seront vendiis par autorité de Justice les biens et effets du dit défendeur, sailli en cette cause, consistant en films, meubles, etc.Conditions : argent comptant.C.H.J.Marson, H.C.S.Montréal, 23 aoû' 1914.0 * 0 PROVINCE DE QUEBEC, District de Montréal, Cour Supérieure, No 2084.— J.-Lucien (iuilbert, médecin, de la cité et du district de Montréal, demandeur, vs J.-L.-H.Tremblay et Honoré Tremblay, tous deux du même lieu, défendeurs, et le dit Honoré Tremblay, dcmawdeur en garantie, vs Wilfrid Dubois, de la paroisse de Saint-Jean, district d’Iberville, et Isaïe Berthelet et John Gaffney, tous deux de la cité et du district de Montréal, défendeurs en garantie.Il est ordonné au défendeur John Gaffney de comparaître dans le mois.Montréal, 22 août 1914.L.-C.-W.DORION, Sous-protonotaire.LEONARD, PATEXAUDE, FILION ET MO- NETTE, procureurs du demandeur.AVIS est par les présentes donné que H.Dubuc, Jos.Bissonnette, Napoléon Marquis, Evangéliste Lalonde, O.Larue, F.Bouchard, J.A.Séguin, O.Lecavalier, maréchaux ferrants, de la cité de Montréal, Louis Gagnon, maréchal ferrant, de la ville de Maisonneuve, et S.Hamel, maréchal ferrant, de la ville de Verdun, formant avec d’autres l’Association des Maîtres Maréchaux Ferrants de Montréal, demanda-ront à la législature de Québec, à sa pï^ chaîne session, la passation d’un bill pour les incorporer ainsi que tous les memores actuels (le l’Association des Maîtres Maréchaux Ferrants de Montréal sous le nom de -ASSOCIATION DES MARECHAUX FERRANTS DE LA PROVINCE DE QUEBEC”, la loi devant s’appliquer à toute la province de Québec.L’objet de cette demande est d'améliorer l’état des maréchaux ferrants, aider à l’amélioration de la race chevaline, assurer un meilleur apprentissage, fonder une écolo i de maréchalenc.donner des licences on ! maréchalerie, subordonner à certaines for-| matités les responsabilités que les membre» encourent dans l’exercice de leur métier, limiter les heures de trax-ail, protéger le» ' membres, les u^'r fraternellement, assiste» ceux qui sont mT.iadrs ainsi que les veuve» et orphelins des niembt.es décédés, ajuster et régler les dispute» entre les patrons et employés, fixer des échelles de salaires et de prix, acheter en cooperation, avoir de» salles de lecture et bibliothèques techniques, ester en justice, posséder des bien» meubles et immeubles, les vendre et en acquérir d’autres, les hypothéquer et autrement aliéner, recevoir des legs, subsides, gratification», emprunter sur billets et hypothèques, et être autorisés i faire tou» règlements et ordonnances nécessaires pour atteindre les fins proposées par la demande d’incorporation.Montréal, 18 août 1914.J.A.E.DION, Procureur des pétitionnaire*.c VOL.V.— No.200 le DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI, 26 AOUT 1914 COMMERCE ET FINANCE OUVRIERS LE CHARBON ANGLAIS LES EXPORTATEURS AMERICAINS DESESPERENT DE SUPPLAN-TER LE COMMERCE DE L’ANGLETERRE EN AMERIQUE DU SUD.— LES TAUX DE TRANSPORT.New-York, 26.— L’exportation du charbon de ce pays n’est pas sensiblement gênée par l’état de guerre, car ou l’Angleterre envoie du charbon dans tous les pays du monde —autres que les nations belligérantes— ou elle a donné aux importateurs l’assurance qu’ils recevraient de nouveaux approvisionnements avant l’écoulement du stock actuel.Les câblogrammes demandant des indications sur les charbonnages américains sont déjà moins nombreux, et les expéditeurs trouvent les acheteurs étrangers indifférents.Depuis quatre semaines que la guerre européenne a été déclarée, les marchands américains ont vendu moins de 400,000 tonnes tie charbon, seulement, sur les marchés étrangers, et ces commandes résultaient de la cessation des expéditions de l’Angleterre.Dès lors que le gouvernement britannique a absorbé des houillières Welsh une ample provision de leurs meilleurs charbons de terre, pour les besoins actuels, et imprimer un nouveau mouvement à l’exportation de ce produit à l’exception des meilleures qualités du Welsh, on a vu que les expéditeurs anglais reprenaient leurs exportations en réduisant légèrement leurs cargaisons et en répartissant régulièrement leurs marchandises aux nations qui ne sont pas en guerre.Les commerçants américains ont à peu près abandonné l’espoir de supplanter le commerce anglais dans l’Amérique du Sud.lequel se chiffre en temps ordinaire par 600,- 000 tonnes mensuellement On a certifié nu’nlors que les ev-pédieeurs américains demandent 24 et 2ë shillings la tonne pour ie fret du charbon aux ports de l’Amérinue du Sud, le taux du pars qn Dalles, est d’environ 10 mi 20 shillings, ’aissant aux pxnéd’^eiirs du Welsh ”n solde favorable d’environ un dol- 1 nr la tonne, pour le transport seu-1 muent.L’IMMEUBLE LE COMMERCE DE L’ITALIE CE PAYS AUGMENTE SES EXPOR-TATIONS, TANDIS QU’IL DIMINUE SES IMPORTATIONS.La plus importante des transactions immobilières enregistrées, hier, a été la vente par J.H.David et autres à M.Baily des lots 1434, 7, 8, 9, 10 et 11, situés angle de la rue Sainte-Catherine et ave Lewis, avec une superficie de 13,000 pieds carrés, pour $47,000.M.Mendel Max Seidman a vendu à J.Kivenko les lots 751-101 et 102, ville de Lachine, mesurant respectivement 50 x 100 pieds et 50 x 30, pour $6,750.J.Muir a vendu à M.A.Robertson une partie du lot 219-63, avec construction No 386, ave Roslyn, 35 x 111 pieds, pour $7,500.A.Rudner a vendu à S.Samilovich le lot 11-792, Côte Saint-Louis, avec bâtisse 2412 et 2422, rue Waver ley, 41 par 88 pieds, pour $7.062.E.Lecavalier à H.Israelowitch le lot 7-646, Côte Saint-Louis, avec bâtisses Nos 2633 à 2635A, rue Saint-Hubert, 25 x 108 pieds, pour $6,400.P.Blais a vendu à Mme R.Grant les lots Nos 777-84 à 85 avec bâtisse 50 x 56, ave Old Orchard, 25 x 90 pieds, pour $8,000.A.Piquette a vendu à R.Lanise le lot 23-101, Hochelaga, avec maisons Nos 113, à 121, rue Duquette, 2,530 pieds, pour $7 200.J.Giguère à J.Versailles le lot No 1225-5, Saintes-Marie, avec bâtisse Nos 32 à 936, rue Dorion, pour $7,000.EXASPERES l^uarni LES OUVRIERS DE LA HARRIS ! CONSTRUCTION CO, POUR -RAIENT BIEN METTRE A EXECUTION LEURS MENACES.Une centaine d’ouvriers de la Harris Construction Company se sont de nouveau présentés à l’hôtel de ville, hier après-midi, pour avoir de l’argent.La compagnie Harris qui construit pour la ville l’ègout de la rue Bélanger a renvoyé ses ouvriers à la ville pour être payés par elle.C’est cette compagnie qui a construit la première section de l’égout collecteur de Notre-Dame de Grâce et à cause des fameux mesurages de roc la ville a retenu le dépôt de la compagnie.Le maire avait conseille aux ouvriers avant-hier d’intenter chacun une poursuite contre leur patron devant la cour du Recorder mais la chose est impossible parce que chaque réclamation dépasse $50.Quelques-uns ont intenté des poursuites devant les cours civiles mais entretemps tous ces ouvriers n’ont pas d’ouvrage et se plaignent de la faim.Ils bourraient bien mettre à exécution leurs menaces de faire sauter les machines de la Harris s’ils n’ob-tiennent pas leur salaire en souffrance depuis plus de quatre semaines.Nous n’hesitons pas a recommander la poudre a pâte Magic, comme la meilleure, la plus pure et la plus saine quil soit possible de produire.NE CONTIENT PAS D’ALUN.Tous les ingredients sont imprimés ] clairement sur l’étiquette.¦MAGIC BAKING POWDER] I tW.01lUTTCO.LTD, | TORONTO,ONT.1 WINNIPEG - MONTREAL I Durant les cinq premiers mois de 1914, le commerce de l’Italie avec l’étranger, à l’exclusion du commerce de métaux précieux, se monte à *491,804 631, dont $289,878,038 ont été réalisées par les importations et $201,926,593 par les exportations.Par comparaison avec la période correspondante de 1913, il y eut, dans le commerce total, une augmentation de $3,876.281 et.dans les exportations, de S10,828,787> ; mais les importations ont diminué de $6,-952,506, en raison d’une moins-va-'ue de $14,300,000 dans l’importation du blé.LES IMPORTATIONS AUGMENTENT TELS SONT LES RESULTATS DU MOIS DE JUILLET AUX ETATS-.UNIS.________ New-York, 26.—En raison des effets de la guerre sur le commerce de ce pays avec les puissances étrangères, le rapport des importations et des exportations des Etats-Unis, pour le mois de juillet, est particulièrement intéressant.Le chiffre global revèle une augmentation de $14,208,000 sur le même mois en 1913 — augmentation due à un excédent des importations.Les exportations d’or, pour le mois de juillei, se sont élevées à $117,644,000, contre $72,389.000 durant la même période en 1013.VIANDES SUR PIED A CHICAGO Chicago, 25.—Bestiaux à cornes : arrivages, 7,500 ; marché ferme ; boeufs, $6.60 à $10.50 ; bouvillons du Texas, $6.25 à $9.30 ; pour l’élevage et l’engrais, $5.35 à $8.10 ; vaches et genisses, $3.70 à $9.10 ; veaux, $7.50 à $10.65.— Porcs : arrivages, 15,uO0 ; marché fort ; légers, $8.95 à $9.40 ; mêlés, $8.70 à $9.40 ; lourds, $8.50 à $8.70 ; très gras (rough), $8.50 à $8.70 ; cochons, $8.50 à $8.60 ; moyenne des ventes, $8.90 à $9.25.— Moutons : arrivages, 30,000 ; marché faible ; indigènes, $4.80 à $5.75 ; d’un an, $5.70 à $6.70 ; agneaux indigènes, $6.25 à $8.10.A MONTREAL Les arrivages de la semaine aux abattoirs de l’Est ont clé : Boeufs, 3.050; moutons, 1,500; cochons, 1,-500; veaux, 1,000.Les arrivages de la journée ont été: boeufs, 1,300 ; moutons, 500 ; cochons, 1,075 ; veaux, 600.Les prix de la journée sont: bouvillons 7 1-2 à 8 1-2; vaches, 4 1-2 a 7 1-2; laureaux, 4 3-4 à 6; moutons, 5; agneaux.8; cochons.9 3-4 à 10 ; veaux, $3 à $15.Le marché est bon.-¥~-T—-.LES GRAINS A CHICAGO LE VETO DU MAIRE Dans une lettre au greffier, M.le maire a expliqué hier pourquoi il a mis son veto à la transaction du paie Hochelaga.M.Martin constate d’abord qu’un groupe d’intermédiaires veut vendre a la ville pour $100,000 un terrain qui lui a déjà été of fer i pour $85,000.La population du quartier Hochelaga a déjà été opposée à la création d’un parc devant l’église, dit-il, et l’opposition n’a cessé que devant la menace de couvrir ce terrain vacant d’immenses placards.Enfin, dit le maire, la ville n’est pas dans une position financière pour payer pareil montant pour un parc, car elle aura de sérieuses diffi-cultés à contracter un emprunt pour les travaux entrepris.M.Martin conclut donc que la forte dépense de $100,000 pour un parc n’est pas nécessaire.MISEENDEMEURE UN CITOYEN DE LA RUE MILL VEUT ETRE INDEMNISE EPILOGUE A LA RUPTURE DE L’EGOUT COLECTEUR.FAITS-MONTRÉ A L SEPT FAMILLES SANS^ FOYER UN INCENDIE A DETRUIT LEURS LOGEMENTS, RUE SAINTE-MARIE, LA NUIT DERNIERE.—LES PERTES SONT TRES LOURDES.Cours fournis par la maison McDougall et Cowans Blé- Cours Cours d’ouverture à 11.30 a.m.Mai .115 115 Sept.108 1-4 1081-4 Déc.109 1-4 108 5-8 Maïs — Mai .73 5-8 74 Sept .81 1-4 80 3-4 Déc.71 1-2 71 1-2 Avoine — Mai .51 1-2 51 Sept.47 1-4 47 Déc.491-4 49 DISTRIBUTION DE DIVIDENDE Central Leather—1%% aux actions privilégiées, payable le 1er octobre aux actionnaires inscrits au 10 septembre.LES RECETTES DU GRAND-TRONC Les recettes du trafic du chemin de fer Grand-Tronc ont été, pour la période s’étendant du 15 au 21 août 1914, de $1,096.476, en diminution de $47,940 par comparaison avec le même laps de temps en 1913.— UN CANARD Saint-Hyacinthe, 26.—Le bruit a circulé ici que M.l’abbé Vézina, professeur au Séminaire, avait été arrêté en France sous l’accusation d’espionnage et retenu cinq jours en prison.C’est un canard dont on ignore la provenance et qui est démenti par M.l’abbé Allaire, curé de Sainte-Cécile de Milton, qui vient de rentrer de France où il était avec M.l’abbé Vézina.Une première réclamation contre la ville a été faite, hier, par un citoyen de la rue Mill, où s’est produite dernièrement la rupture de l’égout collecteur qui a inondé des caves de la Pointe Saint-Charles.Cet home s’est présenté devant le bureau des commissaires, hier après-midi, et a exigé une indemnité pour les dommages qu’il a soufferts par l’iondation, 11 a mis la ville dans l’alternative de payer ou d’ètre traînée en cour.Les commissaires ont décidé de consulter le bureau légal avant de prendre une décision.LA CÏÉ1)E AUTOBUS “ Les bureaux de la Canadian Autobus Company sont introuvables ”, a déclaré M.Hébert devant le bureau des commissaires, hier après-midi.L’échevin Rubinstein avait déjà demandé où en était la ville dans ses relations avec cette compagnie.M.Hébert, dans son rapport, dit que depuis le litige survenu à propos de la franchise accordée par la ville à cette compagnie, celle-ci n’a rien fait pour en remplir les conditions.M.Donald Robertson a intenté, il y a quelque temps, une poursuite contre la Canadian Autobus Company et contre la ville.La cause est maintenant devant la Cour Suprême où elle a été prise en délibéré.On s’attend à un jugement au retour du juge en chef, sir Charles Fitzpatrick, actueliement en Europe.M.McLeod a vainement cherché les bureaux de la compagnie des Autobus, dit M.Hébert.AUX TROIS RIVIERES PAR LE CHEMIN DE FER INTERCOLONIAL A l’occasion de l’exposition des Trois-Rivières, du 24 au 29 août, le chemin de fer Intercolonial offre un taux de retour réduit pour Nicolet, les 24, 25, 27, 28 et 29 août.Le prix spécial, le 26 août, sera de $2.50.Les billets permettent de revenir jusqu’au 31 -oùt.r.UN SUISSE A ETE ARRETE SOUS UNE ACCUSATION DE DETOURNEMENT AU DETRIMENT D’UNE MAISON DE COMMERCE DE SON PAYS.____________ Sept familles sont sur le pavé ce matin, à la suite d’un incendie qui a ravagé leurs modestes logements, rue Sainte-Marie, la nuit dernière.Le feu se déclara chez M.Georges Normand, au numéro 67 et se communiqua rapidement chez M.Amédée Chevrier, propriétaire de l’immeuble, No.65.A l’arrivée du sous-chef Fa-vreau, de la brigade de Sainte-Cuné-gonde, tous les logements étaient menacés et le lieutenant de police, Collins avait éveillé les locataires.Les cinq autres sinistrés sont MM.Antoine Mitzki, 61; John Putrimqs, 63; Charles Daunais, 69; J.A.Brouillard, 71; Emery Langlois, 73.La plupart de ces gens n’avaient pas de police d’assurance et tout leur mobilier a été détruit.ACCUSE DE DETOURNEMENT.Un Suisse du nom de Oscar, E.Hautschi, a été arrêté par le détective Sloan, hier soir, rue Sainte-Catherine, sous l’accusation d’avoir détourné une somme de $80.00 au detriment d’une maison de commerce de Sursée, en Suisse.L’inculpé comparaîtra devant le magistrat commis aux extraditions.AUX SESSIONS.Charles R.Wadley, ancien chef cuisinier du steamer “Virginian” qui était accusé d’avoir volé ses patrons a été acquitté hier après-midi par le juge Bazin.—Fred.Piclm qui était accusé d’avoir tiré un coup de révolver sur un nommé Arthur Vailjancourt, a aussi été acquitté, le plaignant étant parti pour la guerre.—William Barber qui était accusé de vol, a vu suspendre sa sentence.Le père de Barber est parti pour la guerre, et l’accusé se trouve le seul soutien de sa famille.FILOU ARRETE.Un Allemand du nom de Constant Wiseman, 18 ans, demeurant au No.18 rue Balmoral, a été arrêté hier sôir par les détectives Charbonneau et Charrette, sous l’accusation d’avoir voulu filouter le Dr.Dufresne, pharmacien.Wiseman aurait voulu se servir du truc classique; il aurait téléphoné à la pharmacif du Dr Dufresne, coin Garnier et Montréal, d’envoyer le chasseur porter une prescription à tel endroit.Il recommandait que le garçon apportât la monnaie d’un billet de $10.Celui-ci remettait les remèdes et la monnaie et recevait en retour une enveloppe cachetée ne contenant qu’un papier sans valeur.Wiseman comparu ce matin, et il proteste de son innocence.L’enquête préliminaire est fixée à la semaine prochaine.YACHTS INCENDIES.V Deux yachts à gazohne ont été détruits par le feu, un peu avant minuit, en face du Parc Dominion.Les pompiers de la Longue-Pointe furent appelés, mais en vain, et après quelques minutes les deux petits bateaux disparaissaient sous l’eau.On ignore et le nom des propriétaires et la cause de l’incendie.UN APPEL IL REFUSE DE REPONDRE.Un témoin entêté, c’est bien Robert Waterman, 117 Lusignan, qui a refusé hier de répondre au commissaire Latulippe au cours de l’enquête sur l’origine d’un incendie qui dévasta son logement, samedi dernier.M.Latulippe a demandé à Water man le nom de son banquier et lui a fait remarquer qu’il pouvait le faire arrêter s’il s’obstinait à ne pas répondre.Rien n’y fit; ce que voyant Monsieur le Commissaire ajourna l’enquête.UN BEBE S’EBOUILLANTE.Un bébé de 2 ans et demi, Sadie Génois, demeurant chez ses parents, 730 rue Albert, a dû être transporté à l’hôpital Western, hier après-midi, à la suite d’un accident horrible.La mère de l’enfant était à laver le plancher d’une chambre.Tout à coup la cloche de la porte sonne, elle court répondre.Et pendant ce temps-là, la petite Sadie, s’étant approchée du seau d’eau bouillante dont sa mère se servait, voulut, a supposé ensuite celle-ci, monter sur ses petites jambes, mais elle tomba tète première dans Peau bouillante.Après les premiers besoins d’urgence, la petite victime fut conduite à l’hôpital Western.Elle a le visage et tout le corps affreusement brûlés, et son état est critique.UN BRAS BROYE.Un manoeuvre travaillant à la porte ouest du tunnel du Canadien Nord, Joseph Jacobs, s’est fait broyer la main gauche dans une machine au cours de l’après-midi d’hier.A l’hôpital Victoria, où le blessé fut conduit, les médecins croient que l’amputation de cette main sera né cessaire.CHUTE PENIBLE.Mme James Lynn, domiciliée 68 rue Rivard, est tombée hier après-midi du deuxième étage, 38 rue Hutchison, résidence de M.W.B.Baikie.Elle a été transportée à l’hôpital Victoria.Craignant de graves blessures internes les médecins feront subir à la victime un examen au rayon X.Mme Lynn était allée visiter la maison où l’accident est arrivé.RAMASSEE DANS LA RUE.Une femme âgée d’environ 35 ans, a été ramassée sans connaissance rue Atwater, près de la rue Saint-Jacques, à 8 heures, hier soir.Transportée à l’hôpital Western, son identité n’a pu être établie.Les médecins croient à une attaque de paralysie.L’inconnue était bien vêtue.Elle est de taille moyenne et a les cheveux noirs.On a trouvé, dans la sacoche qu’elle portait, une carte qui pourra peut-être servir à son identification; il y est écrit: “Anton Herl, tailleur pour dames, 138 rue Mansfield.” COLLISION.Une automobile est venue en collision, vers 8 heures hier soir, avec un bicycle, sur la rue Wellington près de l’avenue Church, Verdun.Le conducteur du bicycle, James Fraas, âgé de 16 ans, s’étant fracturé le talon du pied gaucJie, au cours de cet accident, a dû être transporté à l’hôpital Western.L’automobile, appartenant à Arthur Groll et conduite par lui, venait dans la même direction que le bicycle; celui-ci voulant passer devant, fut frappé avec violence.Son conducteur fut projeté dans ta rue, et une des roues de l’automobile lui passa sur le talon du pied gauche.On nous communique l’appel suivant : Un appel est fuit en ce moment aux femmes de Montréal, afin qu’elles contribuent généreusement au fonds de secours qui sera offert à l’amirauté britannique pour le soutien des hôpitaux militaires.Ce fonds de secours a été créé à la demande des Filles de l’Empire, le 10 août dernier par §on Altesse Royale la duchesse de Connaught.De généreuses contributions ont été reçues depuis cette date.Ainsi Toronto, dans une seule journée, a collecté plus de 31,000 piastres et Ottawa a fourni 10,000 piastres en deux semaines.A Montréal, l’appel a été différé jusqu’à ce jour, à cause de l’éloignement de la ville d’un grand nombre de familles qui étalent en villégiature et aussi à cause d’exigences pressantes qui étaient imposées par ailleurs à notre population.Voici maintenant le moment propice d’ouvrir la souscription.Nous avons la ferme espérance qu’on y répondra avec assez d’empressement pour que les listes puissent se fermer dès le 2 septembre.N’avons-nous pas le devoir de venir au secours des deux grandes calamités qui planent à cette heure sur notre peuple: la misère intense des familles privées de leur soutien et les maux qui affligent nos vaillants soldats exposés sur le champ de bataille aux privations, aux maladies de toutes sortes.Songeons que des milliers de braves se rendent en ce moment à la guerre et marchent au-devant de douleurs inouïes, de la mort peut-être, mais ils sont animes du désir de servir Dieu et la Patrie.C’est pour ceux qui partent et pour les deuils qui se préparent que l’on fait un appel en ce moment.Donnez, donnez, quelque minime que soit votre obole, elle séchera quelques larmes.Toute contribution peut être adressée à l’une des personnes énumérées plus bas; Mme P.Macintosh, 59 Belvedere Road, Regent, Montreal Municipal Chapter, Daughters of the Empire; Mme J.A.Henderson.Local Council of Women, 575 Roselyn Aye, Westmount; Mme G.H.Duggan, Women Canadian Club of Montreal, 120 MacTavish; Mme H.Fortier, Montréal, Women’s Club, 404 Ave Metcalfe, Westmount ; Mme Wurtele, Women’s Branch, Antiquarian Society, 336 Sherbrooke Ouest; Mme Busteed Soldiers, Wife League* 87 Saint-Marc; Mme O.Smith, sec.Montreal Suffrage Association, 119 Saint-Mathieu: Mme Ives, The Catholic Girls’ Club, 43 Hampton Court Apts.; Mme Wigmore.House Wives League, 285 Stanley; Lndv Graham, 558 Sherbrooke Ouest; Miss Guerin, 4 Edge Hill Ave: Mme Gérin-Laioie, 33 Sherbrooke Ones! : Mme John Scott.Fairmount W.C.T.U., 147 Grey Ave.Notre-Dame de Grâce, ou à Ladv Drummond.Comité Central du Fonds des Hônitaux Militaires, 448 Sherbrooke Ouest.GRAND TRUNK system VOIE DOUBLE SUR TOUT LE PARCOURS MONTREAL - TORONTO—CHICAGO ^••INTERNATIONAL LIMITED" Le train d’un eerrlee eupérleur du C»n»de Quitte Montréal à tt.00 a.m., arrive à !i* ronto h 4.30 p.m.Détroit 9.55 p.m., Chicago 8.00 a,m., tous les jours.SERVICE OE NUIT AMELIORE Un train quitte Montréal à 11.00 p.m., ar; rivant h Toronto à 7.30 a.m., Détroit 1.4s p.m., Chicago, 8.40 p.m.Service quotidien de wagons-llt», club-compartiment entre Montréal et Toronto.EXPOSITIONS ^^^^^Htoronto *10.00 *13.35 Départ 2 et 9 sept.Départ 4, 5, 6, 7, 8, 10 sept., Limite de retour, 15 sept.1914.QUEBEC Aller et retour de Montrfal.Départ 1, 2 et 3 sept.$4.»0 Départ 30, 31 août, 4 et 6 sept.$8.58 Billets hons pour retour Jusqu’au 7 sep-tembre 1ai4.PORTLAND-COTE DU MAINE-AUX ILES Taux des touristes d’été.Service direct.EXCURSIONS AU BORD UE LA MER Voyage aller et retour de Montréal fa : PORTLAND, ME.S8.50 Old Orchard, Me.8.*(} Kenncbunkport, Mc.9.35 NEW LONDON, CONN.9.GO Watch HUI, R.I.« «O Block Island, R.1.10.50 Départ les 28, 29, 30 août ; bon pour le retour jusqu’au 14 septembre 1914.122, rue St-Jacques, angle St-Fran.çois-Xavier—Tél.Main 690! Hotel Windsor "Uptown 1187 Gare Bonaventure “ Main 8221 CANADIAN PACIFIC Express pour Chicago TORONTO-DETROIT-CHICAGO The Canadian No.21 Dép.MONTREAL.8.45 a.m.10.90 p m.Ar.CHICAGO .7.45 a.m.9.05 p.m.EXPOSITIONS TORONTO Dép.2 et 9 sept.Dép.4, 5, 6, 7, 8, 10 sept.Limite de retour, 15 sept.1914.QUEBEC Départ 1, 2.3 sept.Départ 30, 31 août, 4, 5 sept.Limite de retour, 7 sept.1914.810.00 .813.35 .84.90 .*6.55 EXPOSITION DE TROIS-RIVIERES Taux d’un passage simple en première classe.Départ 26 août, limite de retour 31 août.Taux d’un passage plus un tiers.Départs 27, 28, 29 août.Limite de retour, 31 août 1914.LE EEEE EXCURSIONS AU BORD DE LA MER.KENNEBUNKPORT et RET.*9.35 OLD ORCHARD et RET.8.80 PORTLAND et RET.8.50 Départ 28, 29 et 30 août ; limite de retour, 14 septembre 1914.Dép.rue Windsor.19.00 a.m., *9.05 p.m.Wagon-salon et wagon-Ilt directe, t Tous les jours excepte le dimanche.• Tous les jours.LIGNE COURTËTaC ONTARIO POUR TORONTO Via Belleville, Trenton, Brighton.CoVborne, Port Hope, Newcastle, BowmanviUc, Osborne, Whitby.Quitte la gare Windsor h 8.45 a.m.r-gAu* pE*-»n-LEJH Hotel Windsor, Cares Place truer et do la Rue Windier DEVOIR commencera samedi prochain la publication en feuilleton d’un ouvrage heroique d’une particulière adualité.[/EMBARGOES! LEVE La “Compagnie de Thé Saladâ” ayant reçu la confirmation officielle que le gouvernement avait levé l'embargo sur le thé a pu dès lors réduire | ses avances de prix de cinq sous par livre.r.AVIS AUX ENTREPRENEURS.Département des Chemins de fer et Canaûx du Canada.Des soumissions cachetées adressées à L.K.Jones, Ecr., secrétaire du Département des Chemins de fer et Canaux, Ottawa, et marquées sur l’endos: “Soumissions pour travaux dans le nouveau hangar maritime No 2, Halifax”, seront reçues au bureau du secrétaire «te ce département, Ottawa, jusqu’à midi, lundi, le 31 août, 1914, pour l’installation des appareils intérieurs, le système de chauffage et la plomberie et pour l’installation électrique du nouveau hangar maritime No 2, au terminus maritime du chemin de fer Intercolonial, à Halifax.Les soumissions doivent être conformes aux formules fournies par le Département, et faites pour l’une ou plus des trois sections de l’ouvrage.Chaque soumission doit être accompagnée d’un dépôt au comptant pour une somme égale à dix pour cent de la valeur du travail accepté dans la soumission.On peut voir des plans et devis des différents travaux et obtenir des formules de soumission au bureau de l’Ingénieur résident, nouveau quai No 2, 199 Upper Water street, Halifax; au bureau de l’Ingénieur en chef des chemins de fer du Gouvernement, Moncton, N.B., et au bureau du Secrétaire du Dé- artement des Chemins de fer du anada, Ottawa.JOHN KENNEDY, Ingénieur consultant.57 rue des Communes, Montréal.17 août 1914.____ ^ Cp journal est imprrmé au No 43 rue SainT-Vincrnt, à Montréal, par ITMPRIME-Rtr: POPULAIRE (fa res-m-^-billté limitée).J.N.Chevrier, gérant-général.~7- FEUILLETON DU “DEVOIR” JEAN DE LA BRETE 40 ( Suite ) —Je sais !.de l’effort, de l’énergie.piétiner sur soi, sur ses goûts, sur son coeur !.—Pour le moment, dit-il avec calme, en fait d’effort, ce que je désire pour toi, c’est un grand voya- —Et mol, en ce moment, je voudrais vivre seule, au fond d’un ermitage ! M.Ceyrel comprenait très bien que c'était un soulagement pour sa nièce de lancer des paroles qui dépassaient sa pensée, et II trouvait urgent de distraire d’elle-même cette àme froissée.Elle le surprit en disant sans préambule : —J'ai vu Manuel, ce matin.—Ah !.—Oui.11 a paru extraordinairement ému en me voyant.Pauvre garçon ! S’il savait combien je suis loin de lui ! —II ne te demande rien.et il est de ceux qui, sans piétiner sur eux-mêmes, comme tu le disais tout à l’heure, savent se tenir debout quand l’épreuve arrive.—Oh ! l’épreuve ! .M’aime-t-il autant que cela ?Sait-on, sait-il lui-même s’il est sincère ?—Le temps l’apprendra.Mois, je crois qu’il t’aime assez, et met assez haut son affection, pour ne jamais vouloir profiter d’un dépit.Paula rougit légèrement et regarda M.Ceyrel d’un air étonné.—Vous êtes trop fin.mon oncle !.Mais croyez-vous que j’ou-rais perpétuellement devant mes yeux l'image d’un homme qui souffre à cause de moi ?—Je ne crois rien ; tu me parles de Manuel, je te réponds.—En tout cas, reprit-elle avec émotion, je le crois incapable d’agir comme l’a fait M.de Sai“re-Luce, de se jouer aes sentiments d une femme ; que dis-je 7 De ne même pas penser à ces sentiments quand l'agrément personnel est en jeu.Si tous les hommes en sont la, valent-ils la peine qu-on les aime ! —Défie-toi des généralités.Et puis M.de Sainte-Luce est-il aussi coupable que tu veux bien le dire ?Tu donnes à son attitude une importance relative à ton sentiment personnel, non relative au fait en lui-même.Crois bien que tous les jours, dans le monde, un homme éprouve de l’attrait pour une jeune le laisse voir et ne se décide pas à l’épouser.—Je le crois ! répondit Paula, et j’ai tort, grand tort de revenir sur un sujet que devrait être épuisé, mais c’est avec vous seul, mon oncle, que je parle ouvertement.—Et tu as cent fois raison.- je ! suis ton ami ; sans confiance, l’a-| initié n’existe pas.Rentres-tu ?—Non, dit Paula en regardant au-| tour d’elle, j’aime trop cet automne | où s’est endormi, pour ne pas se j réveiller, je ne sais quoi que j'aimerai toujours.—Toujours.c’est bien long, répliqua M.Ceyrel, qui se dirigea vers ! la maison en disant à part lui : j “A d’autres maintenant !” M.et Mme Gerbert l’attendaient dans leur petite bibliothèque.M.Gerbert, rouge, l’air furieux, s'écria en voyant entrer son beau-1 frère ; —Je voudrais tordre le cou à ce Landry 1 —Les exécutions sommaires ne sont pms de notre temps, et je le regrette ! car je commencerais par vous, répondit l’archi-prêtre de son ton net et précis.La stupéfaction de son beau-frère le fit sourire.—Oui, nous sommes à vos yeux des imprudents, des êtres absurdes! dit M.Gerbert.—Mon Dieu.un peu ; mais, chose curieuse, je me demande si vos imprudences ne vont pas ramener Paula vers Manuel.—Comment cela, qu’est-ce que vous dites?—Oh! pas tout de suite.Mais, pour la première fois, elle le plaint réellement, par ricochet, il est vrai! c’est déjà quelque chose.—De là au reste., dit Mme Ger-ibert avec incrédulité.—Il faudra, en effet, franchir ! plus d’une étape, et commencer par i distraire Paula.Elle désirait aller : en Italie.Passer l’hiver en Italie! iVous verrez qu’elle reviendra gué-i rie.—Guérie!.Je n’aime pas qu’on emploie ces termes effrayants en j parlant de ma fille, s’écria M.Gerbert: mais je suis prêt à partir, i —Réfléchissons d’abord, dit Mine ; Gerbert.Que deviendra notre mai-jSon?j —Vous avez un personnel sûr.|la maison ne s’envolera pas.—Quand l’oeil du maître n’est pas j là.dit M.Gerbert.Enfin, tant 'pis ! Mais.et ma limousine ?Nous irons en automobile, ce sera charmant! —Et très coûteux, répondit Mme Gerbert.Quatre mois de voyage sont une dépense énorme que nous n’avons pas besoin d’augmenter inutilement.M.Ceyrel eut un geste de dédain.—La dépense ne signifie rien.vous avez de l’argent.—La dépense signifie toujours quelque chose, tu dois le savoir, toi qui donnes à pleines mains.L’argent, inutilement dépensé dans notre voyage, pourrait te servir.—C‘est se placer sur un autre terrain.et me le donnerais-tu cet argent?dit M.Ceyrel en riant.Jamais les économies, que vous ne ferez pas cette année, n’auront été mieux employées.—Je ne m’oppose pas au voyage, 'mais nous pouvons le faire d’une façon raisonnable.Enfin, je crois que si Paula voulait prendre sur elle, nous n’aurions nul besoin de I nous déolacer.| —Je t’en prie, ne la rends pas j responsable de ses impressions 'de.déracinée! C’est précisément parce au’elle prendra beaucoup sur elle qu’il est nécessaire de ne pas l’enfermer au Néflier cet hiver.Après tout, libre à vous de partir ou de ne pas partir! ajouta l’archiprê-tre en se levant.Mais je crains que tu ne connaisses pas bien ta fille.—Elle me déroute souvent, c’est vrai !.M.Gerbert termina la discussion en disant résolument : —Nous partirons!.non seulement nous partirons, mais je laisserai à Paula le soin d’organiser le voyage à sa guise.Je me moque de mes économies ! Je me rattraperai plus tard.Je ne veux pas que ma fille pâlisse, ou languisse, ou s’éternise dans la tristesse à cause de ce Landry! I M.Ceyrel comptait regagner Ter-ray à pied, mais il rencontra Manuel de Laloil qui l’attendait sur la ! route avec sa voiture.—Vous saviez que j’étais chez ma soeur?demanda M.Ceyrel.j —Oui.je me promenais près du Néflier quand vous êtes arrivé; ije vous ai vu passer.—Ce n’est pas moi que vous désiriez apercevoir, dit l’ârchiprêtrc ]en riant.i —J’avais vu Paula un instant le matin, reprit Manuel en mettant son | cheval au pas afin de mieux causer, et je l’aime trop pour n’avoir pas aussitôt remarqué un changement chez elle.—Quel changement?—Elle souffre, n’est-ce pas ?—Elle a été très mondaine, là-bas.il lui faut le temps de reprendre ses habitudes.—C’est votre droit de ne rien dire.mats si elle s’ennuie déjà, comment passera-t-elle son hiver au NéHier?—Elle le passera en Italie.Mon beau-frère a l’intention de voyager.Manuel regarda en face M.Ceyrel.—Je comprends!.Elle a besoin d’oublier.Ils prennent un sage parti, mais moi.Remuée par le ton du jeune homme, l’archiprêtre répondit: —Vous!».Croyez aux évolutions.Pendant ce temps, Paula se fâchait contre elle-même, se reprochant d’avoir épanché son amertu- me devant ses parents, et, dans le conflit de ses sentiments, elle se demandait: “Où est Ja paix?Où la retrouverai-je?” Néanmoins, son oncle lui avait fait du bien.Elle prit la résolution de laisser dormir, sans essayer de le réveiller, le rêve séduisant qui s’évanouissait avec les dernières fleurs de la saison.n Elle accepta volontiers l’idée d’un voyage.—Cependant, dit-elle à ses parents, je passerais très bien l’hiver ici, sans ennui.Je ne voudrais uas que vos habitudes fussent bouleversées à cause de moi.—Ton oncle nous a dit que tu désirais connaitre l'Italie?—Oui.je lui en avais parlé avant mon séjour à Sainte-Luce.—Tu vois! dit son père.—Nous sommes libres cette année, profitons-en! ajouta Mme Gerbert.La semaine suivante, la mère de M.Devalency écrivit à Mme Gerbert une lettre charmante en demandant la main de Paula pour son fils; demande refusée sans aucun examen.“Ils choisissent bien leur moment 1” se dit M.Gerbert.Le départ fut fixé aux derniers jours de décembre.La veille même de ce départ, Paula reçut une lettre de Mlle de Sainte-Luce: «A suivra LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI, 26 AOUT 19K VOL.V.— No.200 Le temps qu’il fera Vent* modéré* du *ud-e*t et de l'eut : beau «t frni».Jeudi, queliiue* aeereea locale*, mai* plutôt beau.Bulletin d’aprôa le thermomitre de Hearn «t Harrleon, 35 rue Notre-Dame Eat.R.de Me*li, virant.Aujourd'hui maximum.Même date l’an dernier.Aujourd'hui minimum.Même date l’an dernier.«3 fi S 45 4M BAROMETRE — 8 h.matin, 30.30 i 11 b.matin, 30.31 ; midi, 30.32.JEUDI, LE 27 AOUT Saint Joseph Calasans, confesseur.Lever du soleil, 5 h.U, Coucher du soleil, fi h.48.Lever de la lune, 1 h.59.Coucher de la lune 9 h.37.Premier quartier, le 27, à 11 h.58 m.du soir.* —4 LES FINANCES DE MONTREAL LA VILLE SE TROUVE PRESENTEMENT DANS UNE SITUATION FORT CRITIQUE.— DANS UNE ENTREVUE AU REPRESENTANT DU “DEVOIR”, LE MAIRE MARTIN L'EMPRUNT DE SEPT MILLIONS ECHOUE LANCERA UN EMPRUNT POPULAIRE.DECLARE QUE SI A NEW-YORK, IL POUR LE REPOS DE L’AME DE PIE X Rappelons que le service solennel Pour le repos de l’âme de Sa Saintelé ie X sera célébré demain, à neuf heures du matin, en l’église Cathédrale.Mgr l’Archevêque officiera en personne.Mgr Roy, vicaire général, prononcera l’oraison funèbre.Plus de deux cents membres du clergé et les représentants de toutes les communautés religieuses seront pré-ents.La nef et les chapelles latérales de la cathédrale seront tendues de décorations très élaborées, auxquelles on met la dernière main.r-i » ) LA SITUATION A 1 HEURE Précis des dépêches aujourd’hui.Un communiqué officiel de Vienne affirme que le combat engagé depuis 3 jours à Krasnik, dans la Pologne russe, s’est terminé par une victoire complète des Autrichiens; les Russes ayant été mis en pleine déroute dans la direction de Lublin.C’est là la première nouvelle de la marche en avant des Autrichiens en territoire russe; elle vient de Berlin.Krasnik est situé à 20 milles au nord de la Galicie.On annonce officiellement à Berlin la mort du prince Frédéric de Saxe-Meinigen, tué le 23 août devant Namur, par une bombe.Une dépêche de Londres atteste que le consul américain, en Belgique, a protesté énergiquement auprès du gouvernement allemand au sujet du lancement de bombes effectué par un Zeppelin.Des rapports reçus de Londres ce matin indiquent qu’un Zeppelin a tenté de faire une autre attaque hier soir.Toutefois, les mesures prises par la garnison ont contraint le dirigeable à se retirer.Le ministère de la guerre de France garde le silence ce matin, et les déclarations habituelles font défaut.Les experts militaires cependant croient que les combats sur la frontière se continuent.Une nouvelle dépêche de Lorraine porte que les alliés prennent l’offensive en combinant leurs forces, et que la position des armées dans les Vosges reste la même.Il ressort d’une nouvelle dépêche d’Anvers que tous les Allemands ont quitté Bruxelles, et que les Belges s’attendent à réoccuper la cajjitale immédiatement.Cette information n’a pas reçu de confirmation officielle.Une dépêche de Vienne annonce que l’Autriche a déclaré la guerre au Japon.S’il faut en croire des télégrammes de Nish, les chiffres relatifs aux pertes subies par les 300,000 Autrichiens à la bataille de la Drina, aux mains des Serbes continuent à s’accroître.Les vaincus auraient maintenant eu 15,000 hommes tués, 30,-000 hommes blessés, et 15,000 prisonniers.Des dépêches de l’état major de Saint-Pétersbourg annoncent de nouvelles victoires des Russes remportées contre les Allemands et les Autrichiens.On déclare officiellemevt que les armées moscovites,maintiennent l’offensive.D’après une nouvelle de Londres, le centre de l’armée russe marche sur Posen.Les autorités à Saint-Pétersbourg ont enlevé aux empereurs d’Autriche et d’Allemagne leur titre de colonels honoraires de régiments russes.Cela ne s’était jamais vu.Rome rapporte que le gouvernement a reçu du chef d’état-major autrichien l’assurance que sa patrie n’avait pas du tout l’intention d'attaquer l’Italie.Des dépêches reçues à Londres font croire que les Allemands veulent occuper Ostende et la transformer en une base navale contre l’Angleterre.Ostende est située à 66 milles des côtes de ce dernier pays.D’après des renseignements obtenus à Londres, le bombardement aérien effectué par un dirigeai le à Anvers sera l’objet d’une protestation.Les autorités belges prétendent que cette attaque constitue une violation manifeste de la clause vingt-sixième adoptée au quatrième Congrès de La Haye.On rapporte qu’à Anvers les ravages accomplis par le Zeppelin se résument à ceci : 26 pertes de vie, à de légers dommages subis par 900 maisons, et la destruction presque complète de 60 maisons.La famille royale belge quittera sa demeure temporaire à Anvers, pour s’établir quelque part dans la ville.Elle a pris cette mesure parce que l’attaque du Zeppelin, dit-on, visait principalement le roi Albert."Si l’emprunt-Âde sept millions n’est pas négocié à trois heures cet après-midi, a dit le inaire Martin au représentant du "Devoir”, ce tna-in, nous lancerons demain une souscription de l’emprunt dans le publie montréalais.“Les banques de Montréal susci-tent des difficultés à la ville et l’emprunt qui est négocié à New-York n’a pu encore aboutir à cause du refus du gouvernement américain de laisser sortir l’or du pays.Cependant, M.Frigon, notre repré-sentant à New-York, va tenter un arrangement par lequel les banques de Montréal fourniraient les fonds contre de l’or américain déposé dans des banques canadiennes aux Etats-Unis, ce qui en éviterait l’exportation”.Au cours d’un entretien assez long avec le représentant du “Devoir”, M.Martin ,a exposé en détail la situation critique dans laquelle se trouvent les finances de la ville et es remèdes qu’il se propose d’y apporter.Le maire attribue la gêne actuelle du trésor municipal au fait que l’évaluation des propriétés imposables n’a nas augmenté cette année.Pendant ce temps, dit-il, les expropriations et les travaux commencés par les administrations précédentes ont dû être terminés.Ces administrations ont emprunté ius-qu’à la limite de leur pouvoir d’em-prunt chaque année, et le pouvoir d’emnrunt restant le même tandis que les charges augmentaient, ie trésor se trouve dans une gène Inès sérieuse à laquelle il faut remédier immédiatement.millions des banques.C’est aujourd’hui que l’on voit l’utilité u banque municipale.” une LES REMEDES Le maire atlribue au “ boom ” récent de l’immeuble et à sa stagnation actuelle la crise présente du trésor municipal.“ Avec nos éevénus, nous suffisons seulement aux besoins de l’administration, dit le maire.“ Comme je ne veux pas augmenter le revenu en élevant les taxes, je demanderai à la législature provinciale «tue le pouvoir d’emprunt GUERRE : DERNIERE HEURE LE COMBAT DECISIF EST ENCASE Où Acheter Demain (Knrrglstré conformément ft In loi du Parlement du Canada, •u Ministère de l'Agriculture) L.-P.Deslongclmmp», de 12% à SUSPENSION DES TRAVAUX “Si nous n’avons pas les fonds voulus aujourd'hui ou demain, nous devrons suspendre les travaux publics et jeter sur le pavé 18,000 ouvriers de la ville.Ce sera la misère noire.Si les banques de Montréal, qui sont liguées contre la cité, continuent à nous refuser un emprunt et que celui de New-York ne peut aboutir, je demanderai au peuple de venir en aide à la ville.SOUSCRIPTION PUBLIQUE “Le peuple de Montréal a des fonds considérables dans les banques.De concert avec mes collègues et après consultation, je lancerai un appel aux deniers du peuple comme prêt à la ville.Les banques donnent trois pour cent, la ville donne quatre et demi.La ville n’obtiendra des banques que 96 sur ses obligations, tandis qu’elle obtiendra par une souscription publique cent piastres sur cent d’obligations.“Les compagnies privées obtiennent des fonds du public.Pourquoi pas la ville?En France, ie peuple a couvert vingt fois l’emprunt de cinq milliards du gouvernement.“La situation est très grave et si les banques nous font défaut, il n’y a de salut à espérer que du peuple qui devra venir au secours de la ville par des prêts.“ Les $100 du peuple valent les de la ville soit porté 15%, pour quatre ans.“ Ainsi, sur le montant des propriétés imposables pour 1913, soit $590,640,-.00, ce pouvoir d’emprunt de 15% donnefa $88,596,900.Comme la dette contractée ou autorisée jusqu’à ce jour est de $78,304,020, il resterait à emprunter $10,292,980.ce qui créerait une charge annuelle sur le revenu de $559,352.96.“ Mais pour ne pas grever ainsi le budget annuel, nous demanderons à la législature de limiter à $2,500,000 le montant (pie nous pourrons dépenser pour les travaux publics chaque année durant les quatre prochaines années.“ Ainsi le revenu ne sera grevé annuellement que de $100,000 pour les intérêts et le fonds d’amortissement de cet emprunt.” Le maire déclare qu’il y a eu beaucoup de gaspillage les années passées et que si la ville était administrée comme un particulier administre ses affaires, il se ferait annuellement une économie d’environ deux millions.“Des milliers de bons blocs de scorie enlevés des rues ont été jetés dans le port ou dans les dépotoirs ces années dernières, dit le maire.” M.Martin a envoyé dans son automobile le représentant du “Devoir” voir un tas de 150,000 blocs de scories enlevés des rues et entassés dans une des cours de la ville.“Je vais arrêter ce pasgillnge”, dit-il.“Je demanderai aussi à la Législature de relever la ville de ces dix-sept millions d’expropriations futures, que les clauses d’annexions l’obligent à faire et qui coûteront plus de cinquante millions.C’est de la folie d’exproprier en pleins champs.Plus d’expropriations pendant cinq ans.” Il y a actuellement 14,000 logis vides à Montréal et l’immeuble est mort pour quelque temps.Pourquoi exproprier à des prix déraisonnables, alors?“Le monde passe à travers une crise financière et Montréal s’en ressent avec ses lourdes charges.Pour éviter la misère noire qu’occasionnerait la suspension forcée des travaux publics il faudra que la population de Montréal avec la petite épargne souscrive l’emprunt si les banques nous mettent le couteau sur la gorge.“Pourquoi le peuple ne profiterait-il pas du crédit de Montréal qui esl plus solide que celui des banques?“Le problème est sérieux, conclut le maire, et il faut le résoudre sans retard.” (Spécial nu “Devoir") Londres, 26.— A l’ambassade russe on a reçu de l’état-major de Saint-Pétersbourg des dépêches annonçant de nouvelles victoires contre les Allemands et les Autrichiens.D’anrès ces communiqués, les Russes occupent toute la Prusse orientale et la moitié du sud de cette province.LES ALLEMANDS RETRAITENT Londres, 26.— Une dépêche de Saint-Pétersbourg envoyée à la compagnie des échanges télégraphiques, porte que les Allemands en retraitant dans la direction d’Oste-rode.dans la Prusse orentale, ont laissé derrière eux environ 100 pièces d’artillerie.LA SITUATION D’APRES LE “TIMES”.Londres, 26.— Le correspondant du “Times” à Saint-Pétersbourg, annonce que les Allemands qui ont retraité en faisant des marches forcées après leur défaite à Gumbinncn, concentrent une partie de leurs forces à Koenigsburg.Iis ont abandonné sans faire de résistance leurs positions fortifiées de la rivière Ange-rapp.Au nord de Neidenburg, dimanche et lundi, les Russes ont eu l’avantage grâce à de superbes charges à la baïonnette.Ils eurent à enjamber par-dessus des fossés et un réseau de fil barbelé.Dans l’intervalle l’armée russe de Vilna repousse le premier corps d’armée allemand vers Danzig.Il s’agit maintenant de savoir si Tes casques à pointe vont s’échapper, et en combien de temps les Russes occuperont le territoire situé à l’est de la Vistule, couverts de forts retranchements.Les Russes, dit-on, ont atteint Ma-rienburg, à 25 milles de Danzig, lundi.Parmi les soldats tombés sur le champ de bataille on compte des représentants des plus nobles familles russes.AUTOUR DE MARINES.Londres, 26 (4.02).— D’après une dépêche d’Anvers, les Belges ont continué leurs operations au delà de Malines, hier soir.Us sont parvenus à détruire ies retranchements élevés par les Allemands.UN REGIMENT ANGLAIS SURPRIS Paris, 26.— Une forte colonne de cavalerie allemande a attaqué le Huitième Hussard de l’armée anglaise, tandis que quelques cavaliers se baignaient dans une rivière, dont on ne connaît pas l’endroit exact.On admet que le régiment anglais pris par surprise a subi de lou des pertes.Plusieurs hommes ont été tués avant de pouvoir sortir de Teuu.Les Hussards qui ne se baignaient pas se sont réunis et ont soutenu la charge jusqu’à ce qu’il arrivât des renforts.LA CAPITULATION DE TOGO-LAND.Londres, 26 (3.41 p.m.).— Le pr mier ministre Asquith a fait part à la Chambre des Communes, cet après-midi, d’une communication r, çue du commandant en chef des troupes dans l’Afrique occidentale anglaise.La communication rapporte que les autorités de Togoland, possession coloniale allemande qui se trouve sur la côte occidentale de l’Afrique, avaient offert de capituler sous conditions.L’officier anglais a répondu que la capitulation devait être sans conditions.Fauteuils anglais, couverture “ Liberty ” Il sera intéressant pour celui qui recherche un fauteuil de luxe de voir notre immense assortiment.La bourrure est composée exclusivement de crin frisé et de duvet, et la couverture vient de la maison “Liberty” de Londres.Les prix varient de $45.00 à $125.00./xxAsi ruui ii & u}.,.,b Tél.Est 7330-7331-637-39 SAINTE-CATHERINE-EST.ansle Beaudry, MONTREAL SBSSeSE&I Records pour Graphophones COLUMBIA Les Disques doubles COLUMBIA s’adaptent à tous les Graphophones à Disques.Ils sont plus durables, mieux finis et coûtent meilleur marché.Les aiguilles Columbia s'adaptent aussi à tous les Graphophones à Disques.Prix : 75c le mille.CANADIAN GRAPHOPHONE CO., - 24a rue Victoria TEL.EST 4510 Le Magasin du Peuple 447 SAINTE-CATHERINE EST Étoffes à ROBES NOIRES de 65c et 75c pour 43c L’OFFENSIVE FRANÇAISE Etoffes à robes noires, trois des tissus les plus en faveur, soit pour costumes du couvent, robes de rue, jupes, etc.Ce sont des henrietta noir tout laine, 40 pouces, serge anglaise noire, tout laine, 50 pouces.Rég.65c et 75c, pour .^ L’ETAT DE NOSBANQUES ON PEUT CONSTATER UNE MOINS-VALUE DE 7 MILLIONS DE DOLLARS, PAR COMPARAISON AVEC UNE PLUS-VALUE DE 30 MILLIONS EN JUIN.Ottawa, 26.— Une diminution de plus de 7 millions de dollars du passif et à peu près la même déperdition de l’actif, par comparaison avec le bilan du mois de juin, ressort du compte rendu des banques canadiennes.que vient de publier le ministère de la Finance.La circulation a décliné de 4 millions et demi de dollars, les dépôts à vue de 8 millions et les dépôts à l’étranger de 7 millions de dollars.Tous ces chiffres ont été en plus-value durant le mois de juin.On doit remarquer que les dépôts ont augmenté de 7 millions et demi, alors qu’un juin dernier ils sont demeurés stationnaires.Les prêts à terme en Canada accusent une avance d’un million, les prêts à vue en Canada une avance de 2 millions et les prêts à vue en dehors du Canada ont augmenté d’un chiffre équivalent.Par comparaison avec une plus-value de 30 millions de dollars dans l’actif et le passif de nos banques en juin, sur le mois de mai, on peut constater une moins-value de 7 millions en juillet.Voici les chiffres officiels : UN NAVIRE COULE A FOND (Servico ic la Presse Associée) Seattle, Wash., 26.— Une coili-ûon a eu lieu ce matin à Point-No-3oint, à 20 milles de Seattle entre le lavire “Admirai Sampson” de la :ompagnie Alaskan Navigation, et le ’Princess Victoria”, du Pacifique-Canadien.L’“Admirai Sampson” a coulé en piatre minutes.Ses passagers sont lauvés, et reviennent à bord du ‘Princess Victoria”.Seattle, 26.— On rapporte que 17 )ersonnes se sont noyées dans le taufrage du "Sampson”.Juin Juillet Circulation.$99,138,029 $94,815,561 Fonds de réserve.113,368,898 113,381,526 Dépôts à vue.355,006,229 346,854,051 Dépôts à terme .663,650,230 671,214,125 Dépôts à l’étranger.103,061,603 95,873,092 Passif total.1,330.488,767 1,323,252,452 Argent monnayé.46,108,956 51,412,353 Billets de la Puissance.92,114,482 90,616,856 Dépôts en réserve d’or centrale .3,050,000 4,400,000 Prêts à terme au Canada.67,401,484 68,441,816 Prêts à terme à l’étranger.137,120,167 125,545,287 Prêts à vue au Canada.838,276,428 840,198,625 Prêts à vue à l’étranger.46,186,854 48,013,052 Actif total.1,575,307,596 1,568,574,983 LA COMPAGNIE MASSEY HARRIS ELLE ESPERE OUVRIR PORTES A L’AUTOMNE.SES Toronto, 26.— Massey Harris, fabricants d’instrumçnts aratoires, qui ont renvoyé leur personnel de o,00ü ouvriers il y a huit jours, adressent aux journaux une note expliquant que la moitié de leur production annuelle étant destinée aux pays actuellement en guerre, leur1 marché se trouve actuellement fermé avec des commandes livrées dont ils ne peuvent recouvrer le prix, celles-ci représentant plusieurs millions.La compagnie suspend chaque année ses opérations durant un mois pour faire son inventaire.Elle espère reprendre le travail tard cet automne et fournir de l’ouvrage à ses employés mariés durant tout le cours de l’hiver.LES PASSAGES DE L’AVENUEDU PARC La question du passage à niveau de l’Avenue du Parc sera débattue devant la Commission des Chemins de Fer, à Ottawa, aujourd’hui.Le Pacifique Canadien prétend que ce passage à niveau n’est pas une voie publique.La ville veut que la Commission déclare que ce passage est une voie publique et sert de moyen de communication entre le nord de la ville et le quartier Laurier.^ On se rappelle que le Pacifique "ar-r.dien a fermé ce passage à niveau, il y a quelque temps.INCENDIE A CAMPBELLTON Campoellton, N.B., 26.—Le feu a détruit deux millions de pieds de bois aux moulins Richards, hier après-midi.Les pertes sont entièrement couvertes par les assurances.Le moulin était situé à quelques milles de la ville.ECHOUE DANS LE PORT Le gros navire marchand “Angîo-Braziiian”, de la ligne Head, s’est échoué à 7 heures 30 ce matin à une centaine de pieds du quai Tarte, au moment où il quittait notre port pour un voyage de 12,500 milles en Australie et en Nouveflle-Zé-lande, avec uen cargaison générale complète de 8.000 tonnes de marchandises.Fort heureusement, la navigation ne souffrira pas de l’accident car le chenal est libre.Six remorqueurs travaillent ferme depuis le matin afin de tirer le paquebot de sa posi- Londres, 26.—Le centre et l’aile droite de l’armée française ont repris leur marche en avant, dit une dépêche venant de Paris.L’intention du général Joffre en retirant ses troupes de l’Alsace, est de les opposer à l’armée allemande à Lunéville et à Nancy.D’aucuns croient par contre que c’est une feinte destinée à tromper les Allemands et à les engager à envoyer ues troupes dans la direction de Strasbourg et à diviser partout leurs forces.Ceci n’est pas nécessité par la faiblesse des troupes françaises ; car il est faux que leur défaite à Neuf-Château les ait rendues incapables de s’opposer désormais à la marche des Allemands.Les alliés tiennent encore leurs positions de Maubeuge à Givet, ce qui démontre que les Français s’opposent encore victorieusement à la marche des Teutons.Les troupes anglaises et françaises n’ont pas encore pu cependant rencontrer le corps principal de l’armée du kaiser ; cette rencontre, dit ie “ Daily Chronicle ”, n’est que différée.Marcel Hutin, dans un article à l’“ Écho de Paris ”, dit qu’il est en mesure de déclarer que les armées alliées ont engagé la bataille entre Charleroi et Longwy.La vaillance des troupes africaines et les zouaves ont déjà infligé de lourdes pertes aux Allemands, qui avaient concentré à cet endroit le corps principal de leur armée.Ils reviennent maintenant à la charge, mais ils sont considérablement affaiblis.Les alliés se sont retirés dans les positions qu’ils occupaient aux premiers jours de la mobilisation.C’est probablement à cet endroit qeu se livrera la grande bataille, si les Allemands continuent leur marche on avant.Ltnlrfl COUVERTES POUR L’OUVERTURE DES CLASSES LA GARDE PRUSSIENNE DECIMEE Washington, 26.— L’ambassadeur français a reçu, cet avant-midi, la dépêche suivante du ministère des Affaires étrangères de Paris ; Le mouvement des troupes commencé hier, par le général Joffre, a été poursuivi toute la journée avec la plus grande habileté.L’ennemi ne peut arrêter sa marche.La nouvelle que la garde prussienne avait été décidée a été confirmée.Les Français ont dirigé contre elle une attaque terrible, et elle a subi de grandes pertes.L’attaque des Prussiens contre Nancy a é-choué.Les Belges venant d’Ember-se, ont réussi grâce à un mouvement offensif énergique, à reconquérir Malines et repousser les Allemands à Vilverve.Les Russes poursuivent avec une grande vigueur leur marche en avant en Galicie.Ils ont mis en déroute une division de cavalerie.Les Serbes ont bouté les Autrichiens hors de Chabatz et de leur territoire.L’état d’esprit du peuple est excellent.Nous lutterons jusqu’au bout.LA MARCHE DES RUSSES (Spécial au “Devoir”) Paris, 26.— La grande bataille, dont dépend, de l’aveu même du “War Office”, le sort de la France, dure encore.Les Français ont repris l’offensive sur leur aile droite, mais le général Joffre a eu tôt fait de faire abandonner cette tactique, pour permettre au restant de l’armée des alliés de se replier sur leurs premières positions défensives.Les alliés ont alors tenté un mouvement offensif avec leurs forces combinées contre la vaste armée allemande qui s’avance de toutes parts.LES ANGLAIS S’EN VIENNENT Paris, 26.— On annonce officiellement que des renforts envoyés par les Anglais sont sur le point d’arriver en France.ZEPPELIN AUDESSUS D’ANVERS l nndres 26 (3 26 P m.)—Une dé-1 dernière.Les mesures effectives pri-pèche à la compagnie (te télégraphie j ses par les autorités militaires bel-Reutlr reçue de leur correspondant ! ges, déclare le correspondant, ont d’Anvers dit que l’on a craint une .force le Zeppelin allemand a se renouvelle incursion aérienne, la nuit tirer.MENACE CONTRE L’ANGLETERRE Londres, 26, (4.10 a.m.) — Le la France, les troupes prirent la for- _’ .- -.7 ' ._ * 4 i l __ A i „ „ -J „ i .i 1 1 ^ X.4-
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.