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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 27 août 1914
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1914-08-27, Collections de BAnQ.

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VOLUME V—No 201 MONTREAL, JEUDI 27 AOUT, 1914 UN SOU ABONNEMENTS : Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.$3.00 UNION POSTALE.«6 00 Edition Hebdomadaire : CANADA.$1.00 ETATS-UNIS.$1 RO UNION POSTALE.$2.00 LE DEVOIR Rédaction et Administration 14 43 RUE SAINT-VIN CEINT JtlONTRKAL» TELEPHONES : ADMINISTRATION : M.in 7461 RÉDACTION : - M*u> 7469 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS,CE QUE DOIS! LES ALLEMANDS SUR LE SOL DE FRANCE LE CONGRES EUCHARISTIQUE ET LA GUERRE CHATIMENT, EXPIATION • Il y a tout juste un mois, aujourd’hui, le Congrès Eucharistique se clôturait à Lourdes.Ces grandes assises de la chrétienté se terminaient comme elles avaient commencé: dans la paix, l’amour et la confiance réciproque.Au nom du Pape, vicaire du Christ, le cardinal-légat, prince di Belmonte, admirable de bonté, de distinction humaine, d’ascétisme chrétien, avait rendu un magnifique hommage au vieil empereur François-Joseph, dont la tragique figure disparaît lentement dans la fumée de l’effroyable incendie que ses ministres ont allumé.“La charité de Jésus-Christ descendit sur le monde”, disait le légat du pape, “et les anges entonnèrent leur cantique: Gloire à Dieu dans les cieux et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté — et in terra pax hominibus bonae voluntatis.L’amour et la paix, tel fut le programme de Jésus se faisant homme pour racheter le genre humain.” Hélas! le vénérable prélat oubliait cette autre parole du Christ: Pax, pax, et non erat pax.Le même jour, l’évêque auxiliaire de Cologne, dans une allocution toute vibrante de foi, de charité, de confraternité même, et dite dans un français irréprochable, transmettait à la France les voeux et les hommages de l’Allemagne catholique.A tour de rôle, Français, Allemands, Autrichiens, Polonais, Italiens, Belges, Anglais, Irlandais, Canadiens, mon-taicnt aux mêmes tribunes, priaient aux mêmes autels, communiaient du ^ même Dieu dans la même foi.* * * Un mois a passé — un éclair dans la vie des nations le Pape est mort de douleur, François-Joseph se meurt de chagrin, de.iemords peut-être; et tous ces “hommes de bonne volonté , qui s embrassaient hier dans l’amour du Christ, de la Vierge, de l’Eglise et du Pape, se retrouvent aujourd’hui sur les champs de carnage, Belges contre Prussiens, Français contre Bavarois, Polonais contre Autrichiens, forcés de s’entretuer et.bien près de se haïr! Vingt-six mille prêtres servent dans les rangs de l’armée française seulement.Combien priaient à Lourdes, aux côtés de ceux qu’ils sont appelés à combattre aujourd’hui?Sous peine d’être fusillés comme traîtres à leur patrie terrestre, ces hommes de paix, de miséricorde et de pardon, apôtres de Celui qui a dit: “Tu ne tueras point!” — “Quiconque se sert de l’épée périra pùr l’épée” — sont forcés de tuer ceux qu’ils bénissaient hier.Parmi les fronts que troueront les balles de leurs fusils, il en est sur lesquels ils prononçaient naguère les paroles de l’absolution; dans ces poitrines où s’enfonce le fer de leurs baïonnettes, a séjourné le Pain eucharistique que leur main sacerdotale a consacré.La sombre imagination du poète évocateur des supplices de l’enfer n’a rien trouvé de plus atroce que cette situation du prêtre-soldat tuant aujourd’hui le chrétien qu’il communiait hier! Cette seule pensée, suffirait à égarer la conscience et à faire douter de la miséricorde de Dieu, si le f flambeau de la foi ne projetait sa lumière sur les profondeurs insondables de Sa justice.“La guerre, c’est l’enfer”, a dit l’un des hommes de guerre les plus braves du dernier siècle.Ne songeant qu’aux horreurs et aux misères que suscitent les boucheries humaines, Sherman n’a peut-être pas mesuré toute la portée de sa définition.Elle résume, dans son énergique concision, les dévastations, les ruines, les hécatombes sanglantes, les crimes sans nombre et sans nom, le déchaînement de toutes les passions sauvages, l’impunité accordée aux actes les plus atroces, la glorification de tout ce que les lois divines et humaines marquent du fer de l’infamie.Elle donne, en même temps, la seule explication que la raison humaine puisse accepter : le châtiment.Mais elle n’est vraie qu’en partie.La guerre n’est pas l’enfer, parce qu’elle ne tarit point l’espérance.C’est le pire des châtiments sur la terre; c’est aussi la plus salutaire des expiations.Des oeuvres de mort que la guerre sème sur son passage surgissent les vertus héroïques, les dévouements incomparables.Derrière la nuée chargée des foudres de la justice apparaît déjà le nimbe lumineux du pardon et de la miséricorde.* * # # L’être le plus matériel, le moins préoccupé des pensées de l’au-delà, n’a pu traverser l’Europe, é cette heure tragique où les peuples les plus civilisés s’apprêtaient à se ruer les uns sur les autres avec la fureur sauvage des hordes barbares ou des bêtes fauves, sans être frappé de l’élan des âmes vers les sommets de la pensée et de la foi.En trois jours, j’ai vu des spectacles tels qu’on ne les croit possibles que dans les romans héroïques; j'ai entendu des paroles que l’auteur d’un drame encadrerait d’une mise en scène grandiose — et tout cela fait et dit le plus simplement du monde par des gens d’allure presque vulgaire.Dans la cathédrale de Strasbourg, j'ai passé deux des heures les plus longues et les plus courtes de ma vie.Là j’ai vu les femmes, les vieillards, les enfants qui venaient prier pour les absents et pour la patrie; — comme partout ailleurs, sans doute, mais avec quelle angoisse qui n’existait que là! car pour eux, la “patrie”, c’est la France; et le fils, l’époux, le frère, le fiancé, parti sur le chemin de la mort, combat sous les drapeaux du conquérant, de l'ennemi détesté! Peut-on concevoir un drame d’âme plus déchirant?D’autres ont assisté aux prières de la neuvaine au sanctuaire de Montmartre; ils ont entendu sortir de milliers de poitrines le cri “Pitié, w mon Dieu!” et les vastes voûtes du Sacré-Coeur s’emplir des accents héroïques du cantique national, entrecoupé des sanglots contenus de tout un peuple.Des drames intimes, on-en voyait partout.Chaque voyageur canadien qui a passé seulement deux jours à Paris peut en relater de nombreux et de touchants.A-t-on raconté celui-ci?A la gare Saint-Lazare, une femme encore jeune, en grand deuil, toute frêle, pâle à mourir, venait de s’arracher des bras de son fils unique, appelé au premier rang.Jusqu’au moment du départ, elle avait caché sa douleur.Lorsque le train s’ébranla, les larmes lui jaillirent des yeux.“Attends un peu, maman”, s’écrie la petite soeur, une fillette de douze à quinze ans; “il nous regarde encore.” La mère refoule ses sanglots, elle trouve même la force de sourire à l’enfant qui va à la mort, elle agite son mouchoir; puis, quand le wagon a disparu, elle s’effondre évanouie.Un brave garçon, d’esprit assez léger, que j'avais connu blaguant un peu toutes choses, me disait en me racontant un incident du même genre: “De tels spectacles rendent meilleur.” * * * Tous les étrangers ont signalé le calme extraordinaire, l'ordre remarquable qui ont régné en France dès les premiers jours, si mouvemen-^ tés, de la mobilisation.Il est impossible de se figurer, sans l’avoir vu, ce que signifie la mobilisation d’une nation armée.C’est non seulement le déchirement de tous les foyers; c’est encore l’arrêt de toute la vie économique et administrative, de tous les transports, de tous les services publics.C’est la fermeture des usines, des grands magasins, de tout ce qui alimente et occupe la fourmilière humaine.Entre l’instant où les mobilisés quittent le travail et celui où ils entrent à la caserne ou rejoignent le régiment, il s’écoule naturellement plusieurs heures et, pour un grand nombre, plusieurs jours de loisir.On conçoit facilement tout ce que ces moments de liberté absolue offrent d’occasions de désordre.Et cependant Paris et la France tout entière n’ont jamais été si calmes, si paisibles, qu’en ces heures dangereuses.Le contraste était même frappant avec ce que j’ai vu de l’Allemagne dans les mêmes conditions, puisque j’ai traversé l’Alsace et la Prusse rhénane le premier jour de la mobilisation allemande, et la France, depuis la frontière belge jusqu’à Paris, le premier jour de la mobilisation française.Sans doute, l’efficacité et la précision merveilleuses des mesures administratives, civiles et militaires, ont contribué puissamment à maintenir l’ordre général.Mais il y avait autre chose.Sur toutes les figures on lisait une expression extraordinaire de calme, de dignité, de résolution.Jusqu’à la physionomie et à l’allure du voyou parisien qui! étaient transformées.Ceux qui ont vécu ces heures-là en France peuvent dire qu’ils ont vu l’âme de la nation française.Quelle que soit l’issue des combats, il sortira de cette épreuve terrible mais salutaire une France régénérée et, espérons-lc, une Europe assagie et plus chrétienne.Puisse le Saint Pontife dont le monde pleure la mort porter au pied du trône de Dieu ce voeu de la chrétienté et obtenir de la miséricorde divine 19 réalisation de ce qui fut l’inspiration et la pensée constante de son règne si pieux: la restauration de la royauté du Christ sur les peuples et les nations.Henri BOURASSA.LA LEÇON DU DANEMARK Nous rappelions, dans un précédent article, que l’un des pays qui souffrent le moins de la guerre actuelle, c’est le Danemark, sis aux frontières de l’Allemagne, et qui trouve son bénéfice à vendre au pays qui lui a yolé deux provinces, vers 18t>6, les produits alimentaires dont le Kaiser Guillaume a besoin pour nourrir ses armées et sa population.L’agriculture intense est le principal facteur du progrès accompli par le Danemark, depuis un demi-siècle; mais ce développement agricole n’aurait pas rapporté aux fermiers danois tous les profits qu’ils en ont retirés, s’il n’y avait eu au Danemark, concurremment à des méthodes d’agricultures perfectionnées, un système de coopération qui a fait de tous ces fermiers des associés, et leur permet de vendre leurs produits gans passer sous les fourches caudi-nes d’intermédiaires trop nombreux.même un expert en coopératives, vivement intéressé au succès de la coopération, et qui a déjà réussi à faire mettre en pratique ses idées, dans certains domaines.Il conviendrait maintenant, à l’heure où la crise économique et financière ferme les ateliers et déverse le trop-plein ores ouvriers et des artisans sur le pave (tes villes, que nos gouvernants, en prêchant le retour à la terre, le fassent dans de telles conditions que l'idée cooperative s'implante davantage dans nos milieux ruraux et augmente la somme de profits que le’fermier retirera de ses produits, sans augmenter le pourcentage de bénéfices déjà exagérés versés par le consommateur aux intermédiaires.-^Coopératives de production, iFune part, et de l’autre, coopératives d’aeheteurs-consommateurs, voilà tout i i programme économique que nos gouvernants devront développer, s’ils s’intéressent au mouvement de retour à la terre, et veulent qu’il réussisse de manière durable.Georoes PELLETIER.Le Devoir a déjà donné des chiffres irréfutables, au sujet des profits que font les intermédiaires, au cours de leurs opérations.En octobre 1912, M.Clyde Lyndon King, de l’Ecole des Finances et du Commerce Wharton, à l’Université de Pennsylvanie, publiait des chiffres de nature à éclairer ceux qui ne connaissent que de manière vague les nombreux bénéfices que prélève sur le consommateur la chaîne fort nombreuse des intermédiaires.D’après ces statistiques, ceux-ci font ensemble de 74 à 96 pour cent le profit sur le beurre de bonne qualité, de 106 à 154 pour cent sur les pommes de terre de qualité supérieure, de 121 à 127 pour cent sur les oeufs, et 266 pour cent sur la volaille vivante.(Annals of the American Academy of Political and Social Science).On comprend que, dans ces circonstances, l’agriculteur américain, comme son collègue canadien, du reste, puisse se plaindre que- son travail ne lui donne pas la somme de bénéfices qu’il serait en droit d’en attendre, vu les prix forts que paient pour ses produits les consommateurs urbains.L’intermédiaire, tout le long de la chaîne, prélève de trop grands profits; et, simplement pour avoir reçu d’une main les aliments, et pour les avoir rendus à leur destination finale, de l’autre, il se fait payer presque autant, sinon davantage, que celui qui les a produits.Le cultivateur se plaint de ne pas être assez bien payé; d’autre part, le consommateur gémit parce qu’on le surcharge.Et l’intermédiaire, dans la plupart des cas, est responsable de ce double état de choses.Le Danemark, grâce à ses multiples associations coopératives, a fait disparaître presque tous ces sujets de plainte.Le consommateur traite directement avec le producteur.Ou, s’il y a des intermédiaires, ils ne sont pas en assez grand nombre pour pouvoir majorer indéfiniment les prix.L’agriculteur danois retire une somme equitable de profits, sans qu’il y ait surcharge pour le consommateur.Ce n’est pas encore le régime idéal; mais c’est un régime qui a amélioré la situation du Danemark et a fait de ce petit pays l’un des mieux outillés et des plus prospères de l’Europe, même pendant la grande guerre européenne actuelle.Le retour à la terre, mouvement qui se dessine dans nos villes et dans nos provinces, mérite d’être encouragé et poussé par nos gouvernants.Du même coup, ceux-ci, sans oublier leurs devoirs envers tous leurs administrés, devraient bien donner une impulsion nouvelle aux idées coopératives parmi les classes agricoles.L'exemple du Danemark s’impose.Dans le Québec, au ministère de l’Agriculture, des experts danois s’intéressent à la fabrication du bacon et à l’établissement de coopératives fondées dans ce but, comme il en existe déjà pour î'exploita-tion de l’industrie laitière.Le ministère de l’Agriculture a chez lui LA GUERRE Autant qu’on en peut juger — e.i pi ofane et de loin — le conflit se lésume aujourd’hui en une lutte de vitesse.Le plan et léspoir des Allemands, indiqués par les journaux d’Europe, il y a plus de quinze jours, étaient d’essayer d’écraser l’armée française sous leur masse avant que les Russes pussent sérieusement les menacer.L’objectif des Russes, d’aut’e part, est évidemment de pousser sur Berlin aussi rte que possible, afin de con.iaindre les Allemands à diviser les forces qu’ils opposent présentement aux alliés.Si les Russes font des progrès aussi rapides qu’on le dit et que les Autrichiens continuent d’être massacrés par les Serbes, leur succès pourrait d’ioi quelques jours modifier radicalement la situation au bé-néiice des alliés.Mais il faut noter aussi que Paris prend des mesures qui indiquent qu’on y envisage la possibilité d’un siège, notamment la mise à l’abri des oeuvres d’art.Et l’une des dépêches les plus significatives de ce matin est très probablement cet extrait du communiqué officiel français, qui annonce la nomination du général Gal-liéni au gouvernement militaire de Paris, par-dessus la tête du gouverneur actuel, le général Michel, qui servira sous ses ordres.Pour qu’on ait déplacé ue la sorte l’un des chefs de l’armée et qu’on ait nommé à Paris l’un des trois ou quatre officiers — rappelé de la réserve — qui jouissent de la plus grande réputation militaire, il faut qu’on appréhende une situation assez inquiétante.La reconstitution du ministère est significative aussi.Changer de ministre de la Guerre et de ministre des Affaires étrangères au milieu .le la batail e est chose grave, quelle que soif la valeur des nouveaux mi-! nistres.A l’instar des ministres belges qui ont appelé au milieu d’eux le socialiste Vandervelde, les ministres français viennent d’appeler au conseil Marcel Sembat, socialiste parlementaire, et Jules Guesde, le théoricien du collectivisme.Mais, poussant jusqu’à l’extrême gauche, ils n’ont point osé cependant ouvrir les portes du ministère à un i homme comme Barrés, républicain, ! et qui représente une fraction importante de l’opinion.Les vieilles formations parlementaires commandent encore, dans une certaine I mesure, leur action.— O.H.MORT DU BARON J)E MERTHYR Londres, 27.— Williams Thomas Lewis, premier baron de Merthyr, vient de mourir en cette ville à l’âge de 77 ans.Le défunt était propriétaire de plusieurs mines dans la Galles du Sud.LILLE EST OCCUPEE SANS COMBAT Les envahisseurs pénètrent aussi à Roubaix et à Valenciennes mais les alliés rapportent qu’ils font du progrès.LES COSAQUES AVANCENT SANS RÉPIT LE WILHELM DER GROSSE EST COULE Londres, 27, 3.10 A.M.—Une dépêche d’Ostende reçut ici mande que les Allemands ont occupé Lille qui est à 125 milles au nord de Paris, Roubaix et Valenciennes, trois villes françaises.Les villes de Roubaix, Lille et Valenciennes sont toutes rapprochées de la frontière belge: Lille et Valenciennes étant à dix milles et Roubaix à cinq.Roubaix est à cinq milles au nord-est de Lille et Valenciennes est à trente milles au sud-est de la même ville.Lille est la plus importante au point de vue militaire,'elle possède une forteresse de première classe et le cercle de ses forts rayonne sur une superficie de trente milles.Les récentes dépêches de Paris annonçaient que Lille était défendue par les réservistes.Roubaix semble n’être pas forti-i fié, c[est un centre industriel.Valenciennes est également une ville in-1 dustrielle et une place militaire importante.Elle possède un arsenal et de vastes casernes.LES ALLIES FONT DU PROGRES Paris, 27, (3.30, soir).—Communiqué officiel du ministère de la guerre : “Les événements d’hier dans la région du nord n’ont ni mis en péril ni modifié les arrangements faits en vue des développements des opérations dans la région comprise entre les Vosges et Nancy.Nos troupes marchent de progrès en progrès.SIR JOHN FRENCH A CONFIANCE Londres, 27, (4.12 P.M.)—Le premier ministre Asquith a déclaré aujourd’hui à la Chambre des Communes que le Feld Marshal Sir John French, commandant des forces anglaises a fail savoir qu’il était engagé hier dans un combat avec des forces allemandes supérieures.Les Anglais se battent vaillamment et le général French a confiance dans l’issue de la bataille.LE KAISER WILHEM DER GROSSE EST ENVOYE AU FOND DE LA MER Londres, 27 (4.12, soir).—Le Kaiser Wilhem Der Grosse a été coulé sur la côte africaine ouest par le croiseur anglais High Flyer.Ce paquebot était un des palais flottants de la ligne North German Lloyd.Dès le début des hostilités, le Kaiser avait été converti en croiseur et faisait la chasse aitx navires marchands anglais.Son tonnage étoit de 14,349 tonnes et avait été construit en 1897.Long de 626 pieds le Kaiser avait une largeur de 66 pieds.RIEN N’ARRETE LES VAILLANTS RUSSES BERLIN ANNONCE UNE DEFAITE RUSSE Berlin, 26, vià Londres, 27, 7.15 a.m.) — Le correspondant du “Lo-kal Anziger” et du “Tageblatts”, aux quartiers généraux autrichiens, estime les forces russes battues à Krasnik, ville de la Pologne russe, à quatre ou cinq corps d’armée, soit 200,000 hommes environ.Les corps russes, qui formaient l’avant-garde, ont été repoussés des hauteurs de Krasnik et de Frampol, le 23 août.Des batailles sanguinaires ont été livrées sur la route de Lubein et sur les hauteurs qui longent la rivière Shodol, et le succès final n’a été décisif que le 25 août.Cette bataille avait lieu dans un pays difficile rempli de forêts.Le général Josias Von Heeringen.ancien ministre de la Guerre, a reçu la décoration de la Croix de Fer, de première classe, pour ses services distingués.J;ORCE TERRIBLE VERS POSEN Saint-Pétersbourg, 27.—Le chef d’état-major russe annonce que depuis quatre jours l’invasion russe de la Galicie et la Prusse se continue sans interruption, tout le long d'un front très étendu, cependant que la droite russe envahit la Prusse et que sa gauche pénètre en Galicie, dit le rapport, le centre formé du gros de l’armée marche silencieusement mais avec une force terrible, vers Posen.LA DEFENSE DE LILLE ABAN- Londres, 27.—On annonce officiellement déclare le correspondant de la Compagnie d’Echange Télégraphique à Saint-Pétersbourg que les Russes avancent toujours en Prusse avec une force irrésistible.Les Allemands ont retraité à Osterodc, ville de l’est de la Prusse, cent milles à Touest de Gumbinnen.* * * Rome, 27.—Une dépêche de Bucharest dit qüe les colonnes russes ont franchi la Dniester, rivière en territoire autrichien et que trois corps d’armée autrichiens seulement s’opposent à leur marche vers les monts Kar-pathes.* * $ Londres, 27 (8.35, matin).—Les trains venant de Konisgberg à Berlin sont bondés de fugitifs, apprend-on de Copenhague.Les Konigsbergeois, dit-on, ont été avisés de quitter la ville dans les plus courts délais, ce qui indique l’arrivée prochaine des Russes.* # # Saint-Pétersbourg, 27.— La rapidité des mouvements de la cavalerie russe et la marche à travers le district du lac Mazur où cinq lignes de défense furent écrasées a grandement surpris les Allemands.Après la capture de Gumbinnem et de Insterburg, la plus forte des lignes, la ligne Angerbourg a été enlevée sans combat.Le Fort Boyen est maintenant aux mains des Russes, par conséquent le chemin à travers l’est de la Prusse leur est maintenant ouvert.LES FORTS DE NAMUR TIENNENT ENCORE Londres, 27, (12.35 P.M.)—Une dépêche d’Ostende à la Compagnie d’Echange Télégraphique, prétend qu’un officier belge arrivé de Namur affirme que les forts de cette ville tiennent encore à l’exception de Mar-chovelette et de Cognelee, qui ont été détruits par le bombardement.Les Belges ont combattu pendant deux jours, dit cet officier, et un détachement important d’Allemands reste encore devant Namur.(La dépêche qui précède contredit celle de Berlin reçue par T.S.F., ce matin et qui déclare que les forts de Namur sont tous tombés et que Lungwy a été pris par les Allemands).LES ALLEMANDS PRETENDENT LE CONTRAIRE Berlin, par T.S.F., *à la Presse Associée, vià Sayville, L.L, 27, (6.57 A.M.)—Tous les forts de Namur sont tombés et Longwy, près de la frontière de Luxembourg, a été pris après une défense énergique.Les troupes françaises qui ont attaqué l’armée du Kronprinz ont été repoussées.La Haute-Alsace est vierge d’ennemis, sauf à l’ouest de Colmar.LES JAPONAIS BLOQUENT KIAU-CHAU Tsing-Tau, 27, (11.50 A.M.)—Le vice-amiral Sadakichi Kato envoie de son navire amiral le “Suwo” une dépêche de T.S.F., au gouverneur Meyer Wildeck, ce matin, annonçant le blocus du territoire de Kiau-Chau.Plus tard, les vaisseaux de guerre japonais ont été signalés au large du port et ont bombardé un îlot qui n’était pas occupé par les Allemands.Le gouverneur allemand a prévenu M.Peck, consul américain à Kiau-Chau, qu’il avait 24 heures pour quitter la ville s’il le désirait.M.Peck a cependant décidé de rester.Londres, 27.— Le correspondant du "Daily Express”, d’Ostende rela-< te son entretien avec un officier belge arrivé hier, d’Hazebrouck, France.tl a été décidé lundi de ne pas défendre Lille et mardi, une proclamation du maire était lancée annonçant l’évacuation de la place par les troupes françaises et la transformation de Lille en une ville non défendue.“Toute la gendarmerie a été désarmée et les trésors ainsi que les riches étoffes des manufactures ont été transportés ailleurs.Les alliés ne sont pas en nombre suffisant dans la région pour barrer le chemin qui conduit à Lille.“Plus l’armée allemande s’avance plus sa position devient périlleuse.Ses flancs sont menacés par les Belges, massés à Anvers et maîtres du territoire jusqu’à Malines, par l’armée française du Nord et par les alliés massés près de Maubeuge.“L’important, pour le présent est de diriger des forces à Arras pour arrêter l’envahisseur et les Français ont tout le temps voulu pour opérer cette tactique.“On estime que les forces allemandes venues de Bruxelles comptent 750,000 hommes.LES JAPONAIS S’INTERESSENT A LA GUERRE.Tokio, 27 (Matin, 1.40).— L’impè-ralrice prépare tous les jours^ des bandages pour la société de la Croix Rouge.Les dames de la cour lui prêtent une aide effective.Dans les différentes villes on processionne avec des lanternes.Et tel est l’intérêt porté par le peuple à la guerre, que des foules envahissent les cinématographes, qui reproduisent des scènes de bataille.La gazette officielle publie un édit annonçant que les officiers des divisions mobilisées servi vont indéfiniment.LE TRANSPORT DES TROUPES ET DES BLESSES.LE JAPON NE SE BATTRA PAS EN EUROPE ?Tokio, 27.— Le ministre de la justice, Yukio Ozaki, déclare : “Une fois maître de Kiau-Chau, et les hostilités dans les mers de Chine et du Jupon une fois closes, le Japon se tiendra à l’écart, et se contentera de rester spectateur de la guerre européenne, si elle dure encore.Toutefois si l’Allemagne conserve encore des possessions dans les mers du sud.qui peuvent constituer une menace pour la paix, le Japon, conformément à son traité d’alliance consultera la Grande-Bretagne, et agira peut-être de concert avec elle pour chasser les Teutons de l’Qrient”.* * * PRESSION VAINE SUR L’TALIE jmesses les plus alléchantes, mais , n_ „ it j- vainement.Le peuple italien est Londres.2/.o a.m.Lne de- ennemj l'Autriche, dit la dépê-pèche du “Times”, reçue de Rome, che, et si le gouvernement décidait déclare qu’on exerce une forte près- d’aider celle-ci une révolution s’en sion sur TItalie pour qu'elle joigne'suivrait.en campagne ses deux alliés; Alle-j La Triple Alliance, conclut le cor-mands et Autrichiens, font les pro- respondant, est une chose du passé.Londres, 27.— Le correspondant du “Daily Mail” à Boulogne dit que les événements de ces derniers jours ont de nouveau désorganisé le service des trains de Paris et que tout doit céder le pas à la nécessité de transporter les troupes, de ramener ies blessés et d’éloigner de la ligne de feu la population civile.Mercredi, le train de Paris a pris douze heures pour se rendre à Boulogne ayant été forcé d’attendre sept heures à Amiens une invasion de cinq mille réfugiés belges arrivant de Charleroi et un convoi de blessés anglais protégés contre la curiosité du public par des sentinelles armées.(Suite à la dernière page) LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI, 27 AOUT 1914 VOL.V.— No.201 L’ETAT FINANCIER DE LA VILLE Les finances sont dans le marasme.—La ville e$t aduellement hypothéquée pour 1673 p.c.de la valeur foncière.— La souscription populaire impossible.ENTRETIEN AVEC M.HEBERT Dans sentant un entretien du “Devoir avec un repr£-", M.Hébert, commissaire des finances, a exposé l’état peu souriant des affaires de la ville.M.Hébert n'est pas en faveur de faire porter par la Législature à lf> pour cent le pouvoir d’emprunt, comme le veut M.le maire Martin.Il ne croit pas non plus qu'une souscription populaire puisse réussir.M.Hébert dit que la ville est endettée ou hypothéquée pour un sixième des propriétés imposables, soit seize et deux tiers pour cent, ce qui dépasse déjà le quinze pour cent dont parle M.Martin.Pour augmenter les revenus, M.Hébert se dit plutôt en faveur de l’élévation du montant des taxes annuelles.“La ville n’a pas actuellement de fonds pour payer les entrepreneurs et continuer les travaux publics, dit M, Hébert et il f cier un emprunt de Montréal si l’emprunt échoue aux Etats-Unis.“Tl y a treize millions d’emprunts de votés et le conseil en mai dernier a permis l’émission d’obligations pour le montant de $7.300.000.C’est la vente de ces obligations New-York."Le marché monétaire est des plus tranquilles, surtout depuis le commencement de la guerre.Il y a quatre uns l’Angleterre envoyait au Canada pour l’achat dObligations, 'd’actions, etc., $200,0(10,01)0; il y a trois ans c'étaient $150,000,000; il y a deux ans c’étaient $100,000,000 et cette année l’Angleterre n’a envoyé ici que $20,000,000.Pendant les dix prochaines années, l’Angleterre n’enverra pas de fonds considérables au Canada à cause des suites de la guerre.“A quoi donc servira-t-il d’élever à quinze pour cenl le pouvoir d'emprunt de la ville si l’on ne peut plus trouver d’argent ?“L’ancienne administration n’a voté en décembre 1013 que sept millions du pouvoir d’emprunt et a engagé notre budget supplémentaire pour le montant de $800,000.Si encore nous avions ce qui a été voté par aue d’urgence nego-,1 ancienne administration mais bcau-t avec les banques ! coup de fonds ont etc votes par anticipation”.M.Hébert estime à $600,000,000 l’évaluation des propriétés imposables pour le rôle de 1914.Pour montrer que la ville esl hypothéquée ou endettée de $108,000,000,soit un sixième des propriétés imposables,M.Hébert nous donne les chiffres suivants; que M.Frigon esl allé négocier à DETTE CONSOLIDEE, y compris l’emprunt pour 1014:— 157r sur.‘.$319,550,000= 12% sur.253,006,000= $40,032,500 30,371,520 Voilà la dette totale actuelle de la ville.M.Hébert estime que beaucoup des entreprises sus-nommées coûteront beaucoup plus cher, telles: Taqueduc, l’usine de filtration, les conduites souterraines.El l’item des ! commissaire Hébert.$108,017,420 pensions aux employés munie paux viendra peut-être ajouter un demi-million et plus à ce montant.La direction de la barque financiè re à l’hôtel de ville n’est pas qu’une i petite affaire, dit en terminant le COURRIERS PROVINCIAUX VILLE DE QUEBEC MORT TRAGIQUE (De notre correspondant) Québec, 27.— M.Gaudias Gagné, âgé de 48 ans.domicilié au No 164 rue Laliberté, a trouvé une mort tragique, mardi soir, en rentrant chez lui.L’infortuné fit un faux pas en montant l’escalier conduisant à sa demeure et roula en bas de l’cs-calier, se tuant dans sa chute.Le cadavre a été conduit à la morgue où une enquête du coroner a établi que la mort avait été accidentelle.CHEZ LE CORONER Québec, 27.— Le coroner Vanas-se a fait enquête, hier, sur la mort de la fillette Cecilia Crète, tuée par le gardien Montreuil du pont du C.P.R.à Sainte-Anne de la Pérade.Le coroner a rendu un verdict de mort accidentelle.Le gardien a été destitué et remplacé par un autre.DEUX FAILLITES Québec, 27.— Deux faillites ont été enregistrées hier au greffe de la Cour Supérieure de cette ville.L’un des insolvables est M.Théo.Leclerc, agent d’immeubles, qui a fait cession de ses biens à la demande de ! M.Adélard Deslauriers, et l’autre,1 M.Johnny Bergeron, qui a consenti à faire cession de ses biens à la demande de M.Alfred Thibaudeau.RECLAMATION Québec, 27.— M.A.Paré, de cette ville réclame de la compagnie Eastern Canada Steel and Iron Limited.une rente annuelle de $175 en vertu de la loi des accidents du travail.parce qu’alors qu’il était à l’emploi de la compagnie, il a été victime d’un accident qui l’a rendu invalide.LE CHARBONNIER “ MONKSHA- VEN.” Québec.27.— Le charbonnier “Monkshaven” qui s’est échoué, lundi, près de Matane.repose encore à l’endroit où il a été jeté à la côte pour ne nas sombrer.Les tentatives pour le renflouer ont été vaines.IL PREND SA RETRAITE Québee.27.— M.Arthur Talbot, employé à la branche des asiles d’aliénés et d’écoles de réforme et d’industrie dans le dénarlement du secrétaire de la Province, a été admis nar le Lieutenant-Gouverneur en Conseil à prendre sa retraite.UN APPEL LE CONSEIL DE MAISONNEUVE IL ORDONNE LA FERMETURE DU FESTIVAL SI LE PROGRAMME N’EN EST PAS MODIFIE.Propriétés imposables :.$572,646,000 Emprunts $78,304,020 $78,304,020 DETTE SPECIALE ____ Travaux permanents de 1800-1006 .$1,960,000 Conversion d’obligations à 7% en 4%.68,400 Taxes spéciales irrécouvrables (7 Ed.VII Sec.71).115,000 Agrandissement de l’aqueduc.2,000,000 Achat et amélioration de i’ile Sainte-Hélène.250,000 Filtration et agrandissement additionnelle de l’aqueduc .4,300,000 Usine d’éclairage.2,000,000 Conduites souterraines.5,000,000 Fonds de roulement.5,000,000 $99,017,420 Water Power .9,000,000 Si M.George Kennedy, promoteur du festival de Maisonneuve, n’a pas, avant midi, rempli les obligations qu’il s’était engagé de remplir vis-à-vis le conseil, il devra dès cet instant fermer boutique.Telle est la décision à laquelle en est arrivé le conseil municipal de Maisonneuve à sa séance d’hier.Lorsque M.Kennedy demanda au conseil le permis de tenir une exposition, celui-ci le lui accorda de bonne foi.Comme le faisait remarquer l’éehevin Sicard, le festival de M.Kennedy n’est pas une exposition, c’est ni plus ni moins qu’un cirque.Ce qui veut dire que M.Kennedy n’a pas tenu une seule de ses promesses.En plus, plusieurs personnes ont adressé des lettres de protestations au conseil.Il convient de mentionner entre autres celle de M.le curé Dubuc, de Viauville, qui se plaint des spectacles qui, à son gré, frisent trop l’immoralité.C’est pourquoi le conseil a passé hier la résolution suivante: Qu’il soit donné jusqu’à ce jour, midi, au gérant du Festival de Maisonneuve d’avoir à remplir les comblions contenues dans sa lettre du 22 juillet dernier, donnant dans le cas contraire, ordre au chef de police de mettre fin au festival.Cette résolution a été adoptée à l’unanimité.La Eastern Paving ayant demandé à la vjlie de modifier ses conditions de paiement, celle-ci a annulé le contrat.Afin d’aider la classe ouvrière, les travaux de construction du bain public et de la caserne des pompiers seront faits à la journée.La banque d’Hochelaga notifie la ville qu’un intérêt de 3 pour cent lui était alloué sur tout argent actuellement en banque.C’est la Dominion Rridge qui a obtenu l’adjudication du contrat pour la charpente de fer de la caserne des pompiers, au prix de 3 l-5c la livre.AUX TROIS RIVIERES PAR LE CHEMIN DE FER INTERCOLONIAL A l’occasion de l'exposition des Trois-Rivières, du 24 au 29 août, le chemin de fer Intercolonial offre un taux de retour réduit pour Nicolet, les 24.25, 27, 28 et 29 août.Le prix spécial, le 26 août, sera de $27)0.Les billets permettent de revenir jusqu’au 31 oüt.r.On nous communique l’appel suivant : Un appel esl fait en ce moment aux femmes de Montréal,.afin qu'elles contribuent généreusement au fonds de secours qui sera offert à l’amirauté britannique pour le soutien des hôpitaux militaires.Ce fonds de secours a été créé à la demande des Filles de l’Empire, le 10 août dernier par Son Altesse Royale la duchesse de Connaught.De généreuses contributions ont été reçues depuis cette date.Ainsi Toronto, dans une seule journée, a collecté plus de 31,000 piastres et Ottawa a fourni 10 000 piastres en deux semaines.A Montréal, l’appel a été différé jusqu’à ce jour, à cause de l’éloignement de la ville d’un grand nombre de familles qui étaient en villégiature et aussi à cause d’exigences pressantes qui étaient imposées par ailleurs à notre population.Voici maintenant le moment umpire d’ouvrir la souscription.Nous avons la ferme espérance qu’on y répondra avec assez d’empressement pour que les listes puissent se fermer dès le 2 septembre.N’avons-nous pas le devoir de venir au secours des deux grandes calamités qui planent à cette heure sur notre peuple: la misère intense des familles privées de leur soutien et les maux qui affligent nos vaillants soldats exposés sur le champ de bataille aux privations, aux maladies de toutes sortes.Songeons que des milliers de braves se rendent en ce moment à la guerre et marchent au-devant de douleurs inouïes, de la mort peut-être, mais ils sont animés du désir de servir Dieu et la Patrie.C’est pour ceux qui partent et pour les deuils qui se préparent que l’on fait un appel en ce moment.Donnez, donnez, queloue minime que soit votre obole, elle séchera quelques larmes.Toute contribution peut être adressée à l’une des personnes énumérées nlus bas: Mme P.Macintosh, 50 Belvedere Road, Refient, Montreal Municipal Chapter, Daughters of the Emoire; Mme J.A.Henderson Local Council of Women, 575 Roselyn Ave, Westmount: Mme G.H.Duggan.Women Canadian Club of Montreal.120 MacTnvish: Mme H.Fortier, Montréal, Women’s Club.404 Ave Metcalfe.Westmount ; Mme Wurtele, ; Women's Rranch, Antimiarian So-cietv, 336 Sherbrooke Ouest; Mme Rusteed Soldiers.Wife League.87 j Saint-Marc: Mme O.Smith, sec.i Montreal Suffracc Association, 110 ISaint-Mathieu: Mine Ives, The Catholic Girls’ Chib, 43 Hampton Court i Apts.; Mme Wigmore.House Wives League.285 Stanley; Lady Graham, i 558 Sherbrooke Ouest; Miss Guerin.4 Edge Hill Ave: Mme Gérin-Laioie [33 Sherbrooke Ones» : Mme John I Scott.Fairmount W.C.T U.147 Grev 1 Ave Notre-Dame de Grâce, ou à Ladv Drummond.Comité Central du Fonds des Hônitaux Militaires.448 Sherbrooke Ouest.L’EMBARGO EST LEVE La “Compagnie de Thé Salada” ayant reçu la confirmation officielle que le gouvernement avait levé l’embargo sur le thé a pu dès lors réduire ses avances de prix de cinq sous par livre.r.SPECIAL AUX Communautés religieuses COUVENTS — COLLEGES — PENSIONNATS La Cie Brodeur offre une réduction de prix de 20% Sur les marchandises suivantes à tous ses magasins: SERVICES A DINER, VERRERIE, SERVICES I) ETOILETTE, COUTELLERIE, VAISSELLES BLANCHES, LAMPES ET ACCESSOIRES.533 Sainte-Ca-therine Est, 1827 Sainte-Catherine Est, 327 Saint-Laurent, 86 Saint-Pierre.ü Limitée MAISONS D'EDUCATION COURS ART ASSOCIATION OF MONTREAL LE COURS D’ART pour 1914-15 sera rouvert comme suit dans les dif férentes classes: ELEMENTAIRE, 1er octobre; VIE ET ANTIQUE, 14 octobre ; PEINTURE, 4 novembre prochain.Pour conditions et prospectus, s’adresser à J.B.ABBOTT, secrétaire, 679 rue Sherbrooke Ouest, Montréal.DEUX HOMMES ENSEVEL1S (De notre corresDondant) Québec, 27.— Un accident fatal est arrivé hier après-midi dans une carrière, à Saint-Ambroise de Lo-rette.Deux hommes qui y travaillaient ont été ensevelis sous un éboulis de pierre et de terre, et l’un d’eux a perdu la vie.L’autre a été retiré de sa périlleuse position sérieusement blessé.La victime de cet accident est Cyrille Savard, jr., âgé de 15 ans.Lorsqu’on parvint à retirer les deux ouvriers de sous les débris, après vingt minutes de travail, le jeune Savard avait succombé à ses blessures et à Fasnhyxie.L’autre, qui se nomme Philéas Gagnon, âgé de 40 ans.oncle du jeune Savard, souffrait de blessures graves qui font craindre pour ses jours.Le Dr Ls N.Leclerc, de Lorette.fut appelé, et après avoir constaté la mort du ieune Savard il donna ses soin* à Gagnon ou’il fit transporter à l’Hô-tel-Dien de cette ville.Les deux victimes de cet accident sont de Loret-teville.VIENT DE PARAITRE Inventaire de nos fautes les plus usuelles contre le bon langage k par SYLVA CL A PI A Cet ouvrage est fait d’après un plan entièrement nouveau, per mettant de saisir du premier coup d’oeil toutes les principales diffi cultes qui se présentent.Prix de l’ouvrage, 50 sous, envoyé franco.Adresser les demandes à l’auteur, 239 rue Chapel, Ottawa, Ont.COLLEGE OU EST VALCARTIER Le village de Valeartier, entièrement inconnu il y a quelques semaines en dehors des limites du district de Québec, l’est maintenant partout, parce que c’est l’endroit choisi par le ministère de,la Milice comme camp do mobilisation ties troupes expéditionnaires canadiennes.Valeartier est situé à 16.5 milles au nord de la ville de Québec, sur le chemin de fer Canadien A'ord.Cette compagnie a inauguré un service de convois quotidiens, dimanche excepté, entre Toronto, Ottawa, Hawkesbury, .Toliette, Shawinigan Falls, Grand’Mère, Québec et le Camp.Les convois quittent Toronto à 9.20 a.m., Ottawa à 7.15 p.m.et arrivent à Québec à 8.50 a.in,, et à Valeartier à 10.23 a.m.Le départ de Valeartier a lieu à 4.41 p.m., de Québec à 5.30 p.m., et l'arrivée à Ottawa à 10.00 a.m., et à Toronto à 9.15 p.m.Les communications pour l’est et l’ouest sont faites à la gare Centrale à Ottawa.Ces convois se composent de wagons-salons, wagons-buffets et wagons-lits.Le spacieux hôtel du Lac Saint-.Toseph, propriété du Canadien Nord, est situé à cinq milles du camp.Les voyageurs qui veulent des renseignements peuvent les obtenir en s’adressant au gérant, Sainte-Catherine P.O., P.Q., et au gérant du département aes voyageurs, 230 Saint-Jacques, Montréal.Main 6570.r.LE NAUFRAGE DE L’“AMIRAL SAMPSON’ Seattle, Wash., 'h.— Onze personnes se sont noyées dans le naufrage du navire ‘Admirai Sampson”, coulé hier, dans l’océan Pacifique par un bateau du C.P.R., le “Princess Victoria".Voici la liste des noyés : G.W.Bryant, Mme Ruby Banbury, femme de George Banbury, de Seattle.Equipage: Le capitaine S.Moore, L.Cabanas, W.K.Ricker, Mlle M.Campbell, fille de table; C.Marquette, A.Saler, Allen J.Noon, ingénieur en chef, et .1.B.Williams.Le capitaine Moore a agi en héros, refusant de sauter dans une chaloupe de sauvetage; il s’est placé à l’avant de son navire et a envoyé un adieu avec sa main aux naufragés.au moment où il disparaissait sous l’eau.Un nommé Ezra Byrne, matelot de F“Admiral Samnson”.est mort à l’hôpital de Seattle, des suites de brûlures reçues à ta suite d’une explosion.quelques instants après la collision.Mont St-Bernard SOREL P.Q.Sous la direction des Frères de la Charité.Cours commercial et scientifique.Education soignée, instruction solide.Culture physique.Site superbe et salubre.Conditions faciles.Demandez prospectus illustré.RENTREE DES CLASSES : LE .1 SEPTEMBRE.Collège Sainte-Marie RUE BLEURY, VILLE Sous la direction des RR.PP.Jésuites.La rentrée aura lieu mercredi, le 2 septembre, pour les pensionnaires, et jeudi matin, le 3, pour 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les chars électriques et le C.P.R.Cours commercial en français et en anglais.Demander prospectus.Séminaire de Joliene La rentrée des élèves aura lieu le mercredi 2 septembre.ET ECOLE ANGLAISE D'ENTRAINEMENT Cft années d’enseignement complet et vW d’attention sérieuse aux étudiants nous permettent d’assurer des positions aux gradués de notre cours complet, ou sinon les frais d’études sont remboursés.Pour renseignements complets, conditions, etc., s’adresser à J.D.DAVIS, Principal.8 Square Phillips.Entre le sq.Phillips et la rue Dorchester.Collège Saint-Joseph BERTHIERVILLE Cours, commercial anglais et français.Sténographie anglaise et française.Conversation anglaise.• Rentrée fixée au jeudi, 3 septembre.J.A.CHARBONNEAU, Directeur.Collège de Nomlningue Cours commercial et classique.ENTREE LE 5 SEPTEMBRE Collège Commercial SAINT-JEROME (P.Q.) 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AU - RECOLLET ET SAINT-VINCENT-DE-PAUL.— De Saint-Denis à Saint-Vincent.Service de :— 20 min.de 5.20 a.m., à G.00 a.m.10 min.de G.00 a.m., à 8.00 a.m.20 min.de 8.00 a.m., à 4.00 p.m.10 min.de 4.00 p.m., à 8.00 p.m.30 min.de 8.00 p.m., à 11.30 p.m.Tramway pour Henderson seulement 12.00 minuit.Tramway pour Saint-Vincent .12.40 a.m.DE SAINT-VINCENT A SAINT-DEMS.— Service de :— DE L’AVE.VICTORIA.—Service 20 min.de 5.30 a.m., à 6.30 a.m.10 min.de G.30 a.m., à 8.30 a.m.20 min.de 8.30 a.m., à 4.30 p.m.10 min.de 4.30 p.m., à 8.30 p.m.30 min.de 8.30 p.m., à 12.00 a.m.Tramway de Henderson .Tramway de Saint-Vincent .CARTIERVILLE.—De Snowdon vice de :— 20 min.de 5.20 a.m., à 10.40 p.m.40 min.de 10.40 n.m.à 12.00 minuit.DE CARTIERVILLE.Service de 20 min.de 5.40 a.m., à 11.00 p.m.40 min.de 11.00 p.m., à 12.20 aan.MONTAGNE.—De l’Ave, du Parc et Mont-Royul.—Service de :— >0 'min.de 5.40 a.m., à 12.00 minuit.DE L’AVE.VICTORIA.—Service de !— 20 min.de 5.50 a.m.à 12.30 minuit.De l’Ave.Victoria à Snowdon.—10 min.5.50 a.m., à 8.50 p.m.BOUT DE LTLE.—Service de 30 min.de 5.00 a.m., à 9.00 p.m.0.0 min.de 9.00 p.m., à 12.00 minuit TETREAULTVILLE.—Service de :— 15 min.de 5.00 a.m.à fi.30 a.m.30 min.de G.30 a.m.à 8.30 p.m.de :— 12.20 a.m.1.10 a.m.Jct.-r-Ser- Banque de Montréal AVIS est par les présentes donné qu’un DIVIDENDE DE DEUX et DEMI POUR CEN P.sur le capital-actions payé de cette institution a été déclaré pour les trois mois finissant le 31 juillet 1914.et qu’il sera payable à sa maison de banque en cette ville et à ses suecurraies.le et après mardi le PREMIER JOUR DE SEPTEMBRE prochain, aux actionnaires enregistrés le 31 juillet 1914.Par ordre du bureau de direcUon.FREDERICK WILLIAMS-TAYLOR, Gérant-Général.Montréal, 21 juillet 1914.Ce Journal est improné au No 43 rue Saint-Vincent, à Montréal, par 1TMPRIMF-RIF.POPULAIRE (à responsabilité limitée».J.N.Chevrier, gérant-général. 1> 8 LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI, 27 AOUT 1914 VOL.V.— No.201 Le temps qu’il fera | Gtn^ralrmcnt bmu.Averne» loca-I Ira, surtout vrr» le soir.Un peu plus • chaud.Bulletin d’après le thremomètre de Hearn et Ilnrrisen, SJi rue Notre-Un-mr Est.R.dr MesU, (rérant.Aujourd’hui maninium.70 Même dale l’an dernier.72 Aujourd’hui minimum.47 Même date l’an dernier.52 BAROMETRE — 11 h.matin.70.23 8 h.matin.30.25 ! midi, 30.21.VENDREDI, LE 28 AOUT Saint Augustin, évêque, confesseur et docteur.Lever du soleil, 5 h.18.Coucher du soleil, 6 h.46.Lever de la lune, 2 h.25.Coucher de la lune, 10 h.24.Premier quartier, le 27, à 11 h.58 m.du soir.ETATS-UNIS PROTESTERONT-ILS ?04 Acheter Demain UNE LETTRE DE M.LOUIS GILLET Par suite d’une erreur de mise en page, la belle lettre de M.Maurice Hodent que nous reproduisions hier s’est trouvée précédée dans le journal d'un texte non signé, mais qui indiquait un maître écrivain.Ce texte était un extrait d’une lettre de M.Louis Gillet, l’ancien et distingué professeur de Laval, à l’un de ses amis de Montréal.Dans la dernière partie le eette lettre, après s’être réjoui de l’envoi du contingent canadien, M, Gillet ajoutait : “Il me semble que l’indignation du monde, la révolte universelle contre l’attentat de l’Allemagne et contre sa déloyauté, sont une claire indication (pic nous foisons le bien.Le Ciel abandonnera-t-il une cause si chère au coeur des hommes ?L’élan des Grecs, des Italiens enrôlés volontaires, l’appui de la juste Angleterre, la résolution sublime de l’Ulster, celle de vos compatriotes, cher Monsieur, voilà ec qui ne trompe pas.Dieu le veut ! C’est pour lui qu’on se bat.Priez-le, vous et vos amis, qu’il ne permette pas la défaite de la France.” | LA SITUATION A 1 HEURE j j Précis des depêclies aujourd'hui, j Les Allemands ont occupé les villes de Lille, Valenciennes et Roubaix.Ainsi se Ut une dépêche d’Os tende, qui a passé entre les mains des censeurs anglais, ce qui semble indiquer que la nouvelle est fondée.Ces trois villes sont siluêes à quelques milles de la frontière belge.¦ Lille est la plus fortifiée de toutes.Valenciennes est un poste militaire de moindre importance.Quant à Roubaix, elle n’esi d’aucune importance stratégique, étant exclusivement une ville manufacturière.L’importance attachée à la rapture de ces trois villes n'est pas encore connue.D’après vue déclaration d’un officier belge les alliés, parait-il, avaient décidé de ne pas défendre Lille.Et l’évacuation en avait été annoncée mardi par le maire.Une dépêche de télégraphie sans fil reçue de Berlin, dit que les Aile mands se sont emparés de tous les forts de Namur ainsi que de Long-nu/.L’année du prince heritier, ajoute la même dépêche, a repousse une attaque française et le nord de l’Alsace est libéré de l’ennemi eav rrp/é aux endroits ouest de Kolmar.Le ministère de la guerre à Rails n’a fait aucune déclaration cet avant-midi.Un communiqué officiel d’Anvers, venu par voie de Paris, dit que les opérations des neiges ont été heureuses jusqu’ici.Quatre divisions de Namur ont arrêté la marche sud de la quatrième division des Allemands, après quoi elles se sont retirées au-delà de la frontière française.La même dépêche ajoute que les forts de Namur résistent encore.Un correspondant d’Ostcnde prétend lui aussi que les Allemands n’ont détruit que deux forts et qu’ils assiègent encore les mitres.On annonce officiellement à Saint-Pétersbourg que les Russes s’avancent avec une force irrésistible.L’objectif principal visé par eux c’est Posen.Les Allemands au-’’aient abandonné Ostende pour se retirer dans la Prusse orientale.Au dire d’un marchand arrivé à Londres de Berlin, des convois amènent dans cette dernière ville des refuges de Konigsberg.Les relations diplomatiques sont apparemment brisées entre le Japon >/ l’Autriche.Une dépêche de Tokio aorte que l’ambassadeur autrichien, e.baron Muller de Szrntgyorg, a été rappelé.Des Japonais dont les vaisseaux ant bombarde nue perde île au tarie de la côte, rapportent qu’on a commencé à bloquer Kiau-Chau.y après les renseignements recueil-iS' les Japonais n’ont pas encore ait débarquer de troupes.Le ministre de la Justice japonais, Yufdo Jzaki, déclare que la prise de Kian-bau marquera la fin des hostilités dans les mers du Japon et de Chine l’ontefois, ajoute-t-il, si les Teutons menaçaient la paix dans les mers lu sud le Japon consultera l’Angle-erre, et prêterait peut-etre son con-’¦ours Pour chasser 1rs Allemands le l Orient.L’attitude future de l’Italie conli-nie a susciter beaucoup d’intérêt.)n annonce à Rome que les gouvernements autrichien et allemand ont de grands efforts pour gagner Italie a leur cause.Des dépêches ‘epresentent le peuple italien com-foyorable à une guerre contre ’Autriche, mais elles n’ont pas été confirmées officiellement.On rapporte que les Autrichiens mt évacué Sanjak du Novipazar.Ln paquebot norvégien a frappé me mine dans ta mer du Nord et a •ombre.Huit membres de l’équipa POUR LE REPOS DE L’AME DE PIE X Un service funèbre a été chanté ce matin à la cathédrale par Sa Grandeur Mgr Bruchési.— Mgr Emile Roy a prononcé le panégyrique du Pontife défunt.— Nombreuse assistance.a A !) heures ce matin avait lieu à la cathédrale, au milieu d’une affluence considérable de fidèles, le service funèbre pour ie repos de âme de Sa Sainteté Pie X.Sa Grandeur Monseigneur Bruchési officiait, assisté de M.le chanoine Martin, des diacres d’honneur, Monseigneur Lepailleur et M.chanoine Cousineau, de MM.les abbés Jouberl et F’.'owd, Sous les banderoles noires qui partaient de la voûte du transept pour aller descendre, au milieu des etttaines d’ampoules électriques de ours lignes architecturales, sur les colonnes qui en forment le rectangle, se dressait l’immense oatafal-pie tout étincelant de lumière, A l'orgue, sous la direction de Me Arthur Laurendeau, ta chorale de la thédrale chantait la messe de Pe-osi.Prêtaient leur concours comme solistes MM E.Lcbel, M.Langlois, les Drs L.Verschelden et E.B.Dufresne, MM.Fréchette, Arthur La-pierre, etc.Assistaient au service les membres suivants de l’Alliance Nationale française: MM.le Dr Brissot des Nos.president, J, H.uenin, de Ga-mird, de Mongaiilard, de Passillé Michaud et f.c Houzês.I n régiment de Zouaves pontifi-oau:; et nombre de représentants îles institutions religieuses de la ville occupaient les allées el les sièges du transept.EE PANEGYRIQUE qui leur efficacité dans les clochers le Vi-E.Boy, voix vi-panégyrique du Avant le chant du libera, caire-Général, monseigneur monta en chaire et lit d’une sibiement émue le Pontife oéfunt : ” Il faudrait, dit en débutant monseigneur, une parole plus sûre d’elle-meme et plus prenante pour faire retentir ces voûtes du nom et des verlus du pape qui vient de mourir.I ourlant, je me trompe ; car la série de ses vertus brille avec un si vif éclat qu’il n’est pas besoin au-jourd hui de les mettre en lumière.'’ Succinctement, le prédicateur te ont péri.Dernière heure : l .,, - Le colossal pa- tuebot allemand Wilhelm Der Gros- n1/’- °" large des oôtes tuesl de l Afrique, par un croiseur inglais.LE FONDS DE SECOURS PATRIOTIQUE *JJne réunion importante des offi-wfrs du Fonds de secours Patrioti-ne est convoquée à l’édifice Drum-aond pour quatre heures, cet après-aidi.M.le maire Martin a reçu l’invi-ation d’assister à cette réunion.parle de la grande piété de Pie X et de son esprit surnaturel, de sa continuée et; la divine Providence, de sa bonté suave et (te spn inébranlable fermeté.Il appuie surtout sur son esprit de foi, “ cet esprit de foi qui consiste dans la conviction profonde des vérités révélées.” Puis il passe à la biographie de l’illustre Pontife et rapporte le fait qui a trait à son départ de Venise avant le conclave de 1003.Dieu ne voulait pas qu’il retournât dp ns sa ville episcopate ; il lui demandait d’échanger la gondole ! barque de de Saint-Marc pour la Pie.rre.Il l’avait choisi, lui, pilote vigilant, pour la conduire sur la haute mer : “ Duc in altum ! ” Suit la série des actes glorieux qui ont marqué le passage de Pie X dans la chaire de vérité : ses instructions sur l’enseignement de la doctrine catholique et sa bienfaisante législation sur le mariage, sa réforme du chant sacré et ses décrets sur ta Sainte Communion, etc.Faisant allusion à ses travaux sur la réorganisation paroissiale, monseigneur Roy rappelle que c’est le groupement de nos ancêtres au- tour du clocher paroissial a permis de garder avec leur nationalité et leur foi.“Tant que se refléteront eaux du Saint-Laurent les d’argent de nos églises, nous pouvons espérer voir se continuer la chaîne d’or de nos traditions nationales”, fait-il remarquer.Pour montrer l’activité de Sa Sainteté dans ce sens, ii rappelle que durant les onze ans do son pontificat il a fondé 19 archevêchés, 6(1 évêchés, 38 vicariats apostoliques et 46 préfectures.“Ses directions sages, ajoute-t-il, ont été vraiment libératrices en France.” Dans une péroraison où l’on sent que le coeur du panégyriste vibre dans sa voix, il fait allusion à la guerre qui se livre actuellement dans la vaillante Belgique.“Oh! guerre cruelle, s’écrit-il,comment pourrai-je te pardonner d’avoir porté des coups meurtriers sur le chef de mon église.En voulant percer le coeur de ses enfants, tu as percé celui de son père.Puissent ces temps rappeler plus tard les plus sombres heures de l’antique barba-ri e ! “Pourquoi n’a-t-on pas écouté la doctrine de paix du pape que nous pleurons?Pourquoi?Parce qu’il fal-lail que cette grande figure ressemblât à celle du divin Crucifié; parce qu’il fallait qu’il bût jusqu’à la lie le calice de l’amertume; qu’il tombât victime innocente des fautes du monde et que, à l’instar de son divin Maître dont la mort a été ie salut des hommes, la sienne fût l’aurore de l'universelle Résurrection dans la charité et la paix.” A LA BASILIQUE D’OTTAWA Ottawa, 27.— Ce matin, en l’église cathédrale, a eu lieu un service solennel pour Sa Sainteté Pic X.L’immense nef (le la basilique était comble de fidèles venus assister à cette cérémonie religieuse pour le premier Pasteur de l’Eglise.Parmi les sommités laïques, on remarquait le Col.Farquhar, aide de camp de S.A.R.le duc de Connaught, et représentant la maison vice-royale à la cérémonie, sir Wilfrid Laurier et Lady Laurier, MM.Coderre, Nantel, el Pelletier et leurs épouses.M.R.Lemieux, A.J.Forbes, et plusieurs autres.Le sermon de circonstance en français fut donné par l’abbé S.Corbeil, principal de l’école normale de Hull, et le sermon anglais par le R.P.Fin-nigan, professeur, à l’Université.Son Excellence Mgr Stagni officiait assisté de Mgr Routhier, et de Messieurs les chanoines Campeau et Bouillon comme diacres et sous-diacre d’honneur.COMME HYENES » (Hnrcgisti'é conforiuêiupnt A In loi du Pnrlomrnt du Canada, par L.-P.Dealotlgvhninpt nu Ministère de l’Agriculture) C est ainsi qu un Américain à Anvers qualifie l’acte des Allemands qui ont bombardé la ville du haut d un Zeppelin.— Indignation générale llMlrf» Angle Sainte-Catherine et Montcalm VELOURS C0RDUR0I (Spécial nu “Devoir”) New-York, 27.— (Message du Dr Louis Livingston Seaman, médecin du corps de réserve américain, actuellement à Anvers).— “.le suis au milieu des morts et des blessés, victimes du Zeppelin.Les Allemands ont attaqué la ville endormie comme des hyènes qui sautent sur leur proie la nuit, tuant des femmes et des enfants sans défense.Au nom de la civilisation, les Etats-Unis cl ci-vent protester.Cette guerre n’est qu’un assassinat.J’en appelle à la Société de la Paix.” Ceci pourrait amener une énergique protestation sinon une intervention, de la part des Etats-Unis.Le major Seaman qui donne ses soins aux blessés, fut témoin de 8 guerres, et ii n’a jamais vu rien d’aussi terrible, d’aussi inhumain.Un morceau de bombe que l’on a trouvé, a deux pouces et un ouart d’épaisseur.Un obus tombant dans la cour de l’hôpital Sainte-Elisabeth a creusé un trou de la dimension d’une maison d’un étage et fait briser toutes les vitres.Une autre, sur le toit d’une maison l’a complètement démolie, tuant 3 femmes endormies dans leur lit.L’une d’elles eut le visage entièrement emporté.Tous les projectiles s’abattirent dans le voisinage du palais, ce nui indi-oue bien mie la mort des membres de la famille royale était l'objectif visé par les occupants du dirigeable.LES COMMUNICATIONS ALLEMANDES Londres, 27.—5,50 a.m.—Le correspondant du “ Daily News ”, à Ostende, mande que des reconnaissances faites à plusieurs points, le long de la ligne de communication allemande prouvent que celle-ci est étonnamment faib'e.Les Allemands semblent avoir avancé avec l’idée qu'ils n’ont r'en à craindre de l’armée belge.Il est certain que si les alliés tiennent leur bout, les communications entre le gros de l’armée allemande et sa base pourront être facilement rompues.Les Allemands semblent avoir mis tout leur enjeu sur la chance d'une grande victoire et avoir, par ailleurs, négjigé toutes Tes précautions.Ils s’avancent en masse, emportant leurs propres provisions, ou les pillant dans les endroits ùo ils passent.ABSENCE DE NOUVELLES PROTESTATIONS DU CONSUL AMERICAIN Rotterdam, 27.—- M.Hugh Martin apprend que ie consul américain à Anvers a protesté avec les autres au nom de l’humanité contre la conduite des Allemands qui, de Zeppelins évoluant au-dessus de villes même fortifiées comme Anvers, laissent choir des bombes qui tuent les femmes et les enfants aussi bien que les soldats.Paris, 27.— 1.20 p.m.— Une dépêche à l’agence Havas, d’Anvers, dit (pie les Français, les Anglais et les Russes ont chargé leurs ministres de se rendre auprès du ministre des Affaires Etrangères pour exprimer leur indignation de l’attentat commis récemment par un Zeppelin allemand contre la vie du roi Albert et celle des membres de la famille royale belge.Londres 27.— 12.38 p.m.— La méthode employée par les dirigeable Zeppelin dans le lancement des bombes a été décrite par un réfugié anglais qui vient d’arriver de Belgique.Le dirigeable évolue au-dessus à une altitude suffisante pour n’ètre pas atteint nar les fusils des ennemis.En même temps, on abaisse de 2 000 à 3,000 pieds au moyen d’une Corde d’acier une sorte de cage blindée, où se trouve mi homme chargé de lancer des bombes.Cette cage étant petite et constamment en mouvement, il est très difficile de l’atteindre avec des obus.colosse, ne fait ni une ni deux : il empoigne le général Léman — qui n’est ni grand ni gros — et le lance au-dessus du mur de la fonderie, (Qj’il franchit à son tour.Les voilà dans les dépendances de la fonderie.On leur tire dessus des fenêtres des habitations voisines, où sont postés des “bourgeois” armés de brownings.L., fait entrer de force son général dans la maisonnette d'un ouvrier de l’usine, où les deux officiers trouvent refuge au milieu d’une famille de braves gens.De l’autre côté du mur, les camarades de L.et les gendarmes de l’escorte “descendaient” les deux officiers et les six soldats allemands, au cours d’un bref combat où deux gendarmes belges furent tués aussi.Demain, Vendrêdi, nous offrirons 800 vgs de beau grosse corde, dans toutes les couleurs nouvelles.Valeur régulière dg 50c.Demain, Vendredi, seulement 1,200 vgs de Flannellette édredon pour Robes de Chambre et Kimonos, dans les dessins “paisley” et fleuri.Valeur de 25c.Vendredi et Samedi.o (m lu roi 39c 19c Meubles de boudoir finis “Gris Argenté” Ces meubles sont faits de quart de chêne solide et magnifi-quement finis au “Gris argent”.Nous avons actuellement un he! ameublement comprenant un sofa, un fauteuil et une berçante recouverts en tapisseries au prix de $26.60 les trois morceaux.Secrétaires et tables de librairie de même fini.Têt.Est 7330-7331-(>.77-3(1 SAINTE-UATHEKINE-EST, angle Beaudry, MONTREAL I Graphophones COLUMBIA Les Disques doubles COLUMBIA s’adaptent à tous les Graphophones à Disques.Ils sont plus durables, mieux Unis et coûtent meilleur marché.Les aiguilles Columbia s’adaptent aussi à tous tes Graphophones à Disques.Prix : 75c le mille.CANADIAN GRAPHOPHONE C0., 24a rue Victoria TEL.EST 4510 Le Magasin du Peuple 447 SAINTE-CATHERINE EST BLOUSES BLANCHES de 95c $1.50 pour 25 doUz.de jolies blouses en linon blanc, styles variés, garnies do broderie et remplis.Collet rouie et poignets garnis de boutons, manches 3-4, attachant en avant.Grandeurs 34 à 40.Rég.95c à $1.50, pour.Chemises de $2.50 FIL ET SOIE Prix de Vente $1.35 3 p°,ir $3.75 LA MORT DU COMTE DE LIPPE A QUEBEC Québec, 27.— Des services funèbres pour le repos de l’âme de Sa Sainteté Pie X ont été chantés ce matin à Saint-Roch et à Jacques-Cartier.Mgr Mathieu a officié à Jacques-Cartier où l’éloge funèbre du regretté pontife a été fait par M.l’abbé Langlois du séminaire de Québec.Le R.P.Alexis, des Capucins de Limoilou, a prononcé J'élo-gc funèbre à Saint-Roch où le curé Lagueux a chanté le service.MGR LATULIPPE CONVALESCENT Ottawa, 27.— M.l’abbé Brosseau, administrateur du vicariat apostolique de Témiscamingue pendant la maladie de Mgr Latulippe, est arrivé ce matin a Ottawa, en vovage d’affaires.Il a déclaré que Mgr Latulippe est actuellement hors de danger et que la convalescence du malade va très rapidement.ACCIDENT RUE PAPINEAU La crème coulait dans la rue Papineau, près Mont-Royal, ce matin, à la suite d’un accident survenu à une des grosses voitures de la Montreal Dairy Co.Les chevaux prirent le mors aux dents et renversèrent la voiture sur le trottoir.Les bidons de crème à la glace répandirent sur le trottoir leur délicieux contenu.Il n’y eut personne de blessé.DU TRAVAIL SUR LES ROUTES Régina.Sask., 27 — I.a commis-i sion nrovineiale des chemins publics vient de donner de l’emploi à plus de 2.500 ouvriers.Les hommes mariés qui ont eu à souffrir de la mauvaise récolte recevront de l’emploi jusqu’à ce qu'ils aient gagné $115 ; quant aux jeunes gens ils travailleront jusqu’à ce qu’ils aient gagné $75.NOYE EN JOUANT Un nommé Wells, de Lachine, s est noyé, cet avant-midi, au quai du Grand Tronc.Le jeune homme jouait avec quelques autres sur un banc de sable longeant la rive, quand, faisant un faux pas.il roula à l'eau avant qu aucun des témoins pût lui porter secours.Le coroner a disposé du cas sans convoquer de jury.L’ARRIVEE DE “ L’ANDANIA Le paquebot “Andania”, de la ligne Cunard, est arrivé à Montréal à 7 heures ce matin avec 1100 passagers.Il a fallu diviser tout l’entrepont du navire en cabines afin de pouvoir accommoder tout ce monde.cette traversée ont été de $100,000.M.G.Driscoll, inspecteur du bord du navire, nous a raconté que l’anxiété a régné à bord tout le temps du voyage.Lundi soir, à 50 milles du détroit de Belle-lsle, T“Andania” fut arrêté par la brume; les passagers se levèrent à la hâte et montèrent sur le pont croyant à une attaque d’un croiseur allemand.Le capitaine Mel-son eut beau les rassurer, la plupart passèrent le reste de la nuit sur le pont énervés et craintifs.L’“Andania” offre l’aspect d’un navire de guerre et les couleurs noir et rouge de la ligne Cunard sont remplacées par le gris foncé des dreadnoughts.Tous les hublots étaient recouverts de toile épaisse, pendant la nuit afin qu’aucune lumière ne puisse être vue du dehors.L’usage de la télégraphie sans fil a été interdit par l’Amirauté excepté dans le cas d’un naufrage.Le seul paquebot rencontré a été le “Teutonic”, parti de Montréal samedi dernier.Paris, 27.—11.15 a.m.—Jusqu’à cette heure, on n’a publié aucune communication officielle concernant Ja guerre.Cette absence de nouvelles fait croire à l’inaction des j deux balles, alors qu’il était au mi Allemands qui ont été trop malme- lieu de ses soldats.Les halles attei nés, hier, pour avancer davantage.'gnirent le prince au cou et à la poitrine et il mourut immédiatement.Borne, via Paris, 27.— Une dépêche reçue ici hier décrit la mort du prince Frédéric Guillaume de Lippe, tué devant I.iège: le .régiment d infanterie du prince était environné par les Belges sous les murs de Liège, et le prince fut frappé de NOUVEAUTES POUR HOMMES 5.A.de L GRIMIER 34 Notre-Dame Ouest Les Français prennent avec calme leur échec en Belgique, semblant avoir été consolés par leurs succès partiels d’hier et rassurés par le renforcement du ministère et des positions françaises en Lorraine.NOMINATIONS D’OFFICIERS Paris, 27, (7.25, matin).— Le président Poincaré vient de signer un décret permettant la nomination d’officiers à un grade supérieur pour la durée de la guerre, sans égard pour le rang de séniorité.Par ce décret, les officiers tués sur le champ de bataille pourront immédiatement être remplacés par ceux qui ont déjà fait montre de quelque bravoure.Ces nominations toutefois seront sujettes à être révisées après la guerre.L’EXECUTION SOMMAIRE ESPIONS DES L’ENQUETE PELLAND L'enquête préliminaire dans la cause d’Etienne Pelland s’est continuée ce matin devant le juge Saint-Cyr.Quelques témoins ont été entendus qui n’ont rien déclaré de nouveau.La ajournée à cet cour s’est après-midi.ensuite ENTRE LE QUAI ET LE NAVIRE Ce matin, à 7 heures, un matelot du paquebot “Megantic”, de la ligne White Star Dominion, s’est noyé en tombant de la passerelle qui relie le navire au quai.Le cadavre a été repêché à 10 heures 30 et on l'a transporté à la Morgue pour enquête.Londres, 27.(Dépêche de Paris au “Standard”).— Le correspondant du “Temps”, qui a accompagné les soldats anglais sur la ligne do front, admire hautement leur discipline, leur équipement, et surtout leurs façons sommaires de procéder avec les espions.Dès qu’on en prend un.on le fusille.Un capitaine, par l’intermédiaire d’un interprète, a donné l’explication de cette attitude.Les Français font parade de sentiments d’humanité dans des cas où ces sentiments sont pure sentimentalité.Epargner la vie d’un espion, et retarder son procès, c’est commettre un crime envers les soldats.Un espion peut trouver le moyen de communiquer avec les siens, et une pitié inopportune peut entraîner la perte de plusieurs centaines do vies.RECIT DE L’ATTENTAT CONTRE LE GENERAL LEMAN Bruxelles, 27.— Un témoin oculaire fait ce pittoresque récit de la tentative d’assassinat qui a failli priver la défense de Liège de son glorieux chef : “Le général Leman était en pleine besogne avec les membres de son état-major, dans les bureaux de la rue Sainte-Foy, lorsqu’on entendit de violentes clameurs, toutes proches.—C’est intolérable! ii n‘y a pins moyen de travailler ici! disent les officiers, qui vont voir à la porto ce qui se passe dehors.—Les Allemands sont là! Au même instant éclate une pétarade de coups de feu; le pauvre Marchand tombe.Deux officiers prussiens et six soldats, tous pistolet au poing, sont de- j vant la maison avec des civils por-! I leurs de drapeau*, lis cherchent à écarter les officiers d’état-major, car c’est au chef qu’ils en ont.•—Donnez-moi vite un revolver, dit le général Léman.—Mon général, vous n’avez pas le droit d'exposer votre vie en ce moment, dit le commandant L.Vous allez vous faire massacrer! —Non! non! Laissez-moi passer ! Le commandant L., qui est un LES TEUTONS FONT L’ELOGE DES BELGES Berlin, 26 (via Londres 27—6.40 A.M.)—Le correspondant de guerre du “Zeiting Amittag” donne des entrevues avec plusieurs habitants de la région désolée par Ja guerre, en Belgique, montrant que les corps de francs-tireurs furent organisés avec l’appui des autorités qui leur ont fourni des munitions.Par suite des mesures sévères adoptées par les Allemands, cette guerre de francs-tireurs a été à peu près enrayée.Le correspondant rend hommage à la bravoure des Belges, prouvée, dit-il, par les pertes allemandes.TSING-TAU ATTEND L’ENNEMI.Tsing-Tau, Chine, 27.— Un aéroplane allemand s’est aujourd’hui élevé de Tsing-Tau pour opérer une reconnaissance.Le pilote n’a pas réussi à trouver de signes de vaisseaux japonais sur mer, ni de troupes japonaises sur terre.Le croiseur autrichien “Kaiserin Elisabeth” a été désarmé et son équipage est parti d’ici par chemin de fer pour Tien-Tsin.Voilà ce qu’annonce une dépêche du correspondant de la Presse Associée dans la ville de Tsing-Tau.Elle semble contredire les rumeurs très répandues disant que les Japonais et les Anglais ont aujourd’hui attaqué cette place forte.DANS LA MER JAUNE.Pékin, 27.— A venir jusqu’à midi, aujourd’hui, le seul engagement rapporté aux environs de Tsing-Tau a été une rencontre entre un torpilleur allemand et un torpilleur anglais.Le vaisseau anglais dut retourner à Wai-Hal,Wei, après un combat qui lui coûta onze tués ou blessés.On ne connait pas les pertes éprouvées par les Allemands.L’AM BASSADE l R D’A UTBICH E RAPPELE.Tokio, 27 (12 hrs 35 p.m.).—L'ambassadeur d’Autriche, le baron Mueller de Szentgyorgy, a été rappelé.(Des rapports venus de Vienne hier disaient qu’on avait annoncé que le •gouvernement autrichien avait donné son passeport à l’ambassadeur du Japon mardi, et que l’Autriche se considérait on état de guef-re avec le pays du Mikado parce que celui-ci avait déclaré la guerre à l’Allemagne son alliée).NAVIRE NORVEGIEN SAUTE Londres.27.— Le steamer norvégien “Gottfried” a sauté dans la mer du Nord en venant en contact avec une mine flottante.Huit membres de l'équipage onf perdu ta vie.Le capitaine et trois autres passagers accrochés à une bouée et à un (iebri du navire ont été recueillis par un bateau de pêcheurs.Les victimes ont été üttéraleiiioht mises en pièces.VALEUR FRANÇAISE Londres, 27.— Le premier ministre a déclaré en chambre : “Le général French loue hautement la valeur des troupes régulières françaises et de leurs officiers”.Sir Edward Grey a affirmé que les suggestions personnelles faites par * * L’AUTRICHE EVACUE LE SANJAK Londres, 27.— 3.22 p.m.Une dépêche à l’agence Havas de Kra-guyevatz, Serbie, déclare que l’armée autrichienne a évacué le Sanjak de Novipazar.Le Sanjak du Novipazar est une langue dé territoire entre le Monténégro et la Serbie, qui s’étendait jusqu’à la Turquie avant la guerre des Balkans en 1913.Par le traité de Berlin, en 1878, l’Autriche-Hongrie reçut plein pouvoir de tenir garnison sur certains points stratégiques en dedans du Sanjak, mais ces troupes, par l’annexion des provinces de la Bosnie et d’Herzégovine, ont été forcées de se retirer.Durant les guerres de la Baltique, l’Autriche-Hongric a de nouveau saisi l’occasion d’occuper veau saisi l’occasion d’occuper le traliscr dans une large mesure les victoires des Serbes au cours de ces guerres.LE PRINCE MAX LICHNOWSKY ET LA PAIX Londres, 27.—Sir Edward Grey, parlant à ia Chambre des Communes cet après-midi du prince Charles Max Lichnowsky, ancien ambassadeur allemand en Angleterre, a fait un éloge de ce diplomate qui jusqu’à sa mort a travaillé pour la paix sans être écouté par les autorités supérieures à Berlin.LE COL.HUGHES A VALCARTIER.Valcartier, 27.— Preuve de la sympathie que rencontre la Grande-Bretagne aux Etats-Unis, plus de 60,000 Américains ont demandé à s’enrôler avec le contingent canadien: Voilà ce que déclara le ministre de la milice venu au camp par un convoi spécial.Connue de raison aucun Américain ne pourra accompagner les membres du contingent.Le ministre était accompagné de son aide de camp et de M.Thompson, de New-York, et de sa femme.M.Sam Hughes se rendit au milieu du camp en automobile.Environ 5,000 soldats pratiquaient le tir sur les buttes.et faisaient des escarmouches.Il s’est déclaré satisfait de la manière dont on menait les choses.Deux mille hommes sont arrivés ce matin, 3.500 suivront, ce qui portera le nombre total des soldats à 23,000 hommes.Les visiteurs ne pourront désormais pénétrer dans le camp, qu’à certaines heures, le same-et le dimanche.1 ambassadeur allemand ne cadraient pas avec les communications faites au nom de son gouvernement.Ses efforts tentés pour sauvegarder la paix n étaient pas secondés pgr Les autorités de son pays, voilà pourquoi iis ont échoué.di DES RENFORTS AUX ALLIES Londres, 27.—Les journaux du matin demandent au gouvernement d’envoyer des renforts aux allies, diasnt que la nation ne doit pas se conter;er d’envoyer 500,000 hommes, niais bien d'en envoyer un million.dût-elle épuiser ses ressources.ACCIDENTS DU TRAVAIL Rapides des Cèdres, 27.—- M.le coroner McMahon,-de Montréal, est venu tenir hier une enquête dans la cause d’un nommé Henri Saint-Germain, qui s’est tué, avant-hier, au cours d’un accident de travail.Verdict: mort accidentelie.Un autre individu est mort tragiquement ici, ce matin.Il travaillait au nettoyage des machines à l’édifice de la Montreal Light, Heat and J ower Company lorsque, touchant par megarde un fil chargé d’un fort courant électrique, il fut tué sur le champ.Le coroner a disposé du sans convoquer de jury cas FEU M.PHILEAS PARENT (T>e notre co^rosso^aantl Québec, 27.— M.Philéas Parent marchand général et ancien maire de Beauport, est mort hier à Beau-port à l’âge de 49 ans.Il était le frere de M.S.N.Parent.DECES inî^Vi,AcafE M°ntrea], le 26 août j014:, “ 1 a6e de 60 ans, est décédée Elisa ««ntWer, épousé de Nazaire Lavallée, du No 118 Boyer.Avis des funérailles demain.DECES A MONTREAL ARSENAULT, René, 1 an enfant d’Oné-stTe Arsenault, commis, rue Mont-Royal, BARRETTE, Alfred, 51 Fullunj, 196.ÇAREY, Jean-Baptiste.5 mois, enfant de ' famine r ç a n t, rue Cartier, 732.,eiftSCiIAn,Pl’ trermain, 2 rfiols.enfant U Alt red Ueschamps, menuisier, rue Eve-line, /l.DUCLOS, Roger, 6 mois, enfant de Henri Duclos, taille— J- —— • 428.DRAPEAU, ans, sellier, rue rue Maisonneuve, - ,, Antoinette Mathieu, 49 ans, rue^pfessis 22?Cfnt ürapea"> commerçant, FOURNIR Cédulie Gaulln, 64 ans, femme d Alphonse Fournier, briqueteur, rue Papi-neau, 1449.GAGMER, Marguerite Bernier, 43 ans Joseph Gagnier, journalier, avè.de Lhâteaubriand.1630.GOUGEON, Emilia Desautels, 35 ans, femme d Ovide Gougeon, marchand, Saint-Joa-cham Lo.Chàteauguay.LELORIEUX, Marie St Martin 74 ans, Saïnt
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