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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
vendredi 28 août 1914
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1914-08-28, Collections de BAnQ.

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VOLUME V—No 202 MONTREAL, VENDREDI 28 AOUT, 1914 UN SOU LE NUMERO 'P\ ABONNEMENTS : Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.$3.00 UNION POSTALE.$6.00 Edition Hebdomadaire : CANADA.$1.00 ETATS-UNIS.$150 UNION POSTALE.$2.00 DEVOIR Réda&ion et Administration* .43 RUE SAINT-VINCENT MONTREAL TELEPHONES : " ADMINISTRATION : Main 7461 RÉDACTION * - Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! ALLEMANDS SONT RENDUS AUTOUR DE LA GUERRE TILS1TT AU FEU Dans le tragique silence que coupent à peine quelques brèves dépêches, l’effroyable et gigantesque duel se continue.Il se joue là-bas, sur la frontière franco-belge et sur la frontière russo-allemande, un drame auprès duquel les scènes tragiques qu’évoquent les noms soudainement jetés sur les journaux — Eylau, Friedland — n’auront été que de modestes combats.L’image de Napoléon plane sur ces champs de carnage où, il y a un siècle à peine, il promenait ses aigles.Mais jamais l’Empereur, ses alliés ou ses adversaires n’ont disposé de masses d’hommes comme celles qui se ruent les unes sur les autres aujourd’hui, et les instruments de carnage que la science a mis aux mains des belligérants dépassent en puissance de mort tout ce que l’on pouvait alors rêver.Le livre blanc que l’on vient de publier en Angleterre et qui relate les dernières conversations échangées entre l’ambassadeur d’Angleterre à Berlin et les ministres allemands révèle sans le moindre détour les grandes lignes du plan allemand et les motifs qui le commandent.11 indique pareillement que les Allemands ne se faisaient point d’illusion sur les possibilités de l’attaque russe.—Passer par la Belgique, afin d’éviter les délais qu entraînerait une attaque directe sur la frontière française, est pour nous une question de vie ou de mort, a dit en résumé à l’ambassadeur anglais le gouvernement de Berlin.Notre grande force, c'est notre rapidité d’action, comme celle des Russes réside dans l’inépuisable quantité de leurs soldats.Si nous n’utilisons pas cette force dès le début, pour frapper un grand coup, nous risquons d’être écrasés par les masses moscovites.Et voilé pourquoi, au mépris de sa parole, au risque de se jeter sur " le dos deux adversaires nouveaux, l’Angleterre et la Belgique, l’Allemagne n’a pas voulu renoncer au plan de campagne qui lui paraissait le plus effectif; voilà pourquoi elle poursuit aujourd’hui avec une ardeur 'désespérée sa marche sur la France, sentant que c’est pour elle une question vitale que de devancer l’avance russe sur sa frontière orientale.Et, malgré tout le regret que nous avons de constater le fait, il faut bien admettre que les fragments de nouvelles qui nous arrivent aujourd’hui indiquent que les Allemands, gagnent du terrain dans le nord de la France.Les déclarations mêmes de M.Asqirth à la Chambre des Communes anglaises montrent que, mercredi, l’on se battait entre Le Cateau et Cambrai, soit — si l’on veut bien se reporter à la carte que nous publiions hier — en arrière de la première ligne de défense française, entre celle-ci et la deuxième — qui passe par Amiens, Laon, Reims et Châlons.Des critiques pessimistes crient que la route de Paris est désormais ouverte.Cela ne paraît point si clair, mais les prévisions que nous formulions hier sont officiellement confirmées ce matin: Paris envisage la possibilité d’un siège et s’y prépare.Le choix du général Galliéni comme gouverneur militaire cl commandant de l’armée de Paris suffisait déjà à l’indiquer.Paris en état de siège, cela évoque les mauvais jours de 1870 — mais il faut bien se rappel que — même si l’on en vient là — la situation ne sera pas du tout ce qu’elle était il y a quarante-quatre ans.Les troupes françaises recevront d’abord' l’appui d’une force anglaise, puis les assiégeants, au lieu d’être complètement libres de leur action, auront en plus à faire face à un adversaire formidable, dont la pression s’aggravera chaque jour.Quelle que soit l’action de T Autriche-Hongrie — du reste fort occupée par les Serbes et les Monténégrins — il est certain que les Russes pourront jeter en Allemagne des forces énormes qui, tôt ou tard, obligeront les Allemands à diminuer l’effectif de l’armée dirigée contre la France.Et chaque jour de résistance des troupes alliées augmente l’efficacité possible de l’intervention russe.C’est pourquoi la situation peut être — d’ici quelques jours même — radicalement modifiée par ce qui se passe dans l’est de l’Allemagne.LA DIPLOMATIE Tilsitt, dont les dépêches annoncent la prise par les Russes, est une ville de la Prusse orientale, située au nord-est de Koenigsberg, dont le nom a été rendu célèbre par Je traité de 1807 qui mit fin à la guerre de la quatrième coalition contre la France sous Napoléon I.L’Angleterre, la Prusse et la Russie, humiliées par les victoires de Napoléon en Italie et la destruction du Royaume de Naples, se coalisèrent contre la France à la suggestion de Frederick Guillaume de Prusse.Napoléon fit face à l’ennemi.Il battit les Prussiens à léna, le 14 octobre 1806, pendant que Davoust écrasait une autre armée à Auer-stadt.Dix-sept mille hommes sur quatre-vingt-sept mille tombèrent sur le champ de bataille, tués ou blessés.En quelques jours, il ne restait presque plus rien de l’armée prussienne.Ney, Soult, Lannes et Irlurat la poursuivaient de tous côtés.|Les villes capitulèrent les unes après les autres.C’était un effondrement.Napoléon lui-même s’installait à Berlin d’où il décrétait le blocus continental contre l’Angleterre le 21 novembre 1806.Les Russes essayèrent de sauver la Prusse en lançant de ce côté une armée de cent mille hommes.Napoléon p’eut cm’à paraître pour les refouler jusqu’au Bout?où ils passèrent une partie de l’hiver pendant que l’Empereur s’installait à Varsovie.Au mois de janvier, les Rus-|ses tentèrent de couper son armée en avançant dans la direction de Thorn, où les dépêches disent qu’ils viennent d’arriver.Napoléon ve porta à leur rencontre et ils se retirèrent à Eylau où se livra la grande i bataille du 8 février 1807 qui coûta dix mille morts et blessés et n’eut i point de résultat décisif, Napoléon j refusant de poursuivre l’ennemi.On nassa le reste de l’hiver à se préparer aux hostilités.Elles recommencèrent au mois de juin, et le 14, ila bataille de Friedland .entre Ëvlau jet Koenigsberg.sur laquelle les Rus-jses marchent actuellement, termina .pratiquement la guerre.Vingt-sept mille Russes et dix mille Français furent tués ou blessés.Koenigsberg i fut pris aussitôt et quatre jours après les Russes demandaient la paix.Napoléon qui songeait à guerroyer ailleurs et qui reconnaissait les dangers d’une pénétration en Russie, la désirait également.Le 26 juin, les deux empereurs se rencontraient dans un chalet bâti au milieu du Niemen, en face de Tilsitt, et s’embrassaient sous les yeux de l’armée.Les négociations a-boutirent le 17 juillet suivant, et le traité conclu, qui faisait la part large â la Russie, dans le but de la faire consentir au blocus continental, prit le nom de traité de Tilsitt.On sait que la paix entre la Russie et la France ne fut pas de longue durée.P.LAUZON.LES ANGLAIS SUPPORTENT COURAGEUSEMENT UNE ATTAQUE TERRIBLE DE 188,350 - La première ligne de défense française se trouverait coupée à son extrémité ouest.— Ailleurs les Français maintiennent leurs positions tout le long du front.GUILLAUME S’INQUIETE DU SORT OE LA PRUSSE La marche des Russes se poursuit sans relâche en droite ligne sut Berlin.— Tilsitt eét pris.On ne pense présentement qu’au choc des armées, mais il est clair qu’il se poursuit à la même heure une grande partie diplomatique dont l’issue pourrait modifier complètement la situation militaire.Cette partie se joue autour de l’Italie d’abord, dont l’intervention ou la neutralité sont si grosses de conséquences; elle se poursuit autour de la Turquie, dont l’entrée en scène déchaînerait vraisemblablement une nouvelle conflagration balkanique et pourrait avoir sa répercussion dans tout le monde islamique, où l’Angleterre possède des millions de sujets; elle se poursuit sûrement aussi autour de la Belgique.Les dernières manifestations publiques du ministère anglais ne laissent aucun doute là-dessus.L’héroïsme des Belges mérite l’admiration du monde, et cette admiration s’est nuancée d’une sympathie particulière parce que les malheureux Belges n’avaient absolument rien à «voir dans le conflit dont ils ont été les premières victimes et qui leur a infligé des niines dont le poids pèsera pour un demi-siècle peut-être sur leur développement économique.Cette double situation suffirait à expliquer les manifestations réitérées de sympathie qu’adressent à la Belgique les hommes d’Etat et le parlement britanftiques, et la ténacité avec laquelle les ministres anglais répètent que c’est uniquement â cause de la violation de la neutralité belge qu’ils se sont engagés dans la lutte et qu’ils soutiendront jusqu’au bout cet héroïque pays de Belgique; mais elle ne suffit point, semble-t-il, à expliquer l’extrême soin avec lequel lord Kitchener — qui ne passe point pour prodiguer les paroles — a expliqué que les Anglais auraient tenu, si les exigences de la stratégie l’eussent permis, à se battre aux côtés de l'armée belge.Une dépêche de ces jours derniers disait que certains Belges se plaignaient d’avoir été trop mollement soutenus par les Alliés: le discours de lord Kitchener parait bien destiné à dissiper ce mécontentement.Dans l’intervalle d’autres prétendent que l’Allemagne cherche à pacifier les Belges, et cela est encore fort vraisemblable, car elle y a un intérêt de premier ordre.Mais, si désagréable que puisse leur être la perspective de voir le combat se continuer ou reprendre chez eux, quelque aigreur que certains d’entre eux puissent éprouver, les Belges ne doivent pas être beaucoup d’humeur à accueillir les propositions allemandes.Ils sont payés pour savoir ce que vaut la signature de l’Allemagne.CHEZ NOUS Et l’on annonce que M.Hocken, maire de Toronto, vient de convoquer une conférence de tous les maires et présidents de chambres de commerce de l’Ontario pour aviser à la solution du problème des sans-travail.Cette brève note nous rappelle que nous avons chez nous aussi des problèmes dont la solution presse —et dont nous ne saisissons peut-être pas encore toute la gravité.Orner HEROUX.DEMAIN : Le DEVOIR publiera un article de M.Henri Bourassa.IL FAUT ECONOMISER Une des conséquences de la guerre actuelle, c’est la hausse des vivres.Dans certains cas, elle a sa raison d’être.Dans d’autres, elle n’en a pas du tout, elle est le fait de gens pou scrupuleux qui spéculent jusque sur la faim du public.De toutes parts, des plaintes se font entendre.Elles sont, tantôt légitimes, tantôt sans fondement.11 y a des abus chez l’intermédiaire, c’esi sûr.Mais n’y en aurait-il pas aussi, à un degré moindre, mais encore trop évident, chez les consommateurs?L’on ne saurait compter qu’il est facile de vivre aussi largement, en temps de guerre qu’en temps de paix.Le budget familial, suffisant, il y a quelques mois, pour assurer à toute une maisonnée, à part le nécessaire, un peu de superflu et de douceurs, suffit tout juste aujourd’hui à payer les aliments indispensables.Si l’on ne veut pas abandonner pour un temps les douceurs et les friandises habituelles, il faut compter que ce budget devra s’alourdir et s’accroître.Il faut s’adapter aux circonstances, dans la mesure du possible, et sc priver quelque peu, tandis que, sur des champs do bataille éloignés, des soldats souffrent du froid, de la faim et se battent en désespérés pour leur patrie, après s’être arrachés à leur famille, et au bien-être qui les entourait.Maugréer n’avance à rien.Tant de misérables auront froid et faim dans les mois prochains qu’il faudra aussi ne pas oublier le devoir de la charité envers eux, et se priver quelque peu à leur avantage.L’économie ne sera donc pas de trop.Et, s’il faut faire de légers sacrifices au chapitre de l'alimentation, du vêtement et des amusements, qu'on les fasse avec gaieté de coeur, en pensant que la crise ne doit pas toujours durer, que la paix renaîtra, un de ces matins, et que, pendant la guerre, certains auront contracté des habitudes d’économie dont ils sc trouveront fort bien ensuite.Vivons donc simplement, sans oublier le pauvre et le miséreux; et, la paix revenue, nous aurons la satisfaction du devoir accompli sans vaines protestations contre le sort et les événements.G.P Londres, 28.— 12.56 soir.— Le premier ministre, M.Asquith, a fait la déclaration suivante, à la Chambre des Communes, aujourd’hui: “Sir John French, commandant en chef de l’armée expéditionnaire anglaise, nous écrit que lors du combat entre notre armée et l’ennemi, combat qui eut lieu le 26 août et aux environs de Cambrai et de Leca-teau, à 25 milles à l’intérieur de la frontière française, d’après le communique du ministère de la Guerre à Paris, les nôtres eurent à repousser l’attaque de cinq corps d’armée allemands, de deux divisions de cavalerie, d’un corps de réserve de cavalerie et d’une seconde division de cavalerie.“Notre second corps de la quatrième division supporta le choc de la cavalerie pendant que notre premier corps était attaqué à droite et subissait de grandes pertes.“Je regrette de dire que le nombre des morts est élevé.On n’en connaît pas encore le chiffre exact.Nos troupes se sont admirablement bien conduites.Le général Joffre dans un message publié ce matin les félicite hautement et les remercie du secours opportun apporté au flanc de l’armée française si durement attaqué.” Note.— Dans l’armée allemande, un corps se compose de 10 régiments d’infanterie qui, en temps de guerre, comptent 3,000 hommes par régiment; de 4 régiments de cavalerie de 730 hommes chacun; de 4 régiments d’artillerie de campagne et d’un régiment d’artillerie de siège de 930 hommes chacun, et enfin de deux bataillons d’officiers du génie.Ces chiffres indiqueraient que l’armée qui a attaqué les troupes anglaises s’élevait à 188,350 hommes.Cambrai est à 120 milles de Paris.LES FRANÇAIS NE BRONCHENT PAS Paris, 28.— Un communiqué officiel publié aujourd’hui dit que les forces françaises maintiennent leurs positions contre le front allemand dans le nord.Les forces anglaises, déclare le ministère de la Guerre, ont reculé insensiblement après une vaillante résistance opposée à un détachement allemand beaucoup plus considérable.LES ALLEMANDS A ARRAS Londres, 28.— (4 hrs 05 a.m.) — Une dépêche au Times envoyée de Boulogne dit que l’on affirme que les troupes allemandes, probablement la cavalerie, ont réussi à traverser les lignes françaises à Arras dans le Pas de Calais.Les Français manoeuvrèrent avec rapidité et, décla-re-t-ou, sont maîtres absolus de la situation.La dépêche ajoute que les alliés prennent rapidement des mesures pour empêcher que pareille chose se répète dans la direction de Dunkerque, entre Lille et cette ville.LE MOUVEMENT DES ALLEMANDS $ Londres, 28.— 4.30 a.m.— Une dépêche à l’Express, envoyée de Lille, annonce que l’avant-garde se trouve maintenant à Pont-à-Marcq et à Marchiennes.“Ceci représente, dit le correspondant lillois, dans sa dépêche, un léger mouvement d’avance de Cysoing, où il se trouvait lundi.“Il y a eu une action très vive à Marchiennes, jeudi matin, quand les Allemands ont réussi à enfoncer les lignes françaises, Les alliés se sont bien conduits et ont réussi à repousser les Allemands contre leur corps principal.Ceux-ci furent également refoulés à Pont-à-Marcq.“H n’y a rien pour indiquer que la ligne des alliés, de Mons à Con-dé, a été tournée.“Les centres industriels français tels que Roubaix et Turcoing, sont fréquemment visités par la cavalerie allemande, occupés et évacués le même jour.” LES FORTS DE NAMUR TIENNENT ENCORE Paris, 28.— 11.25 a.m.— L’agence Havas déclare que deux motocyclistes attachés à l’armée belge et arrivés à Paris, ce matin, venant de Namur, disent que les forts dé cette ville tiennent encore et qu’ils ne sont pas près de se rendre.LA DEFENSE DE PARIS Londres.28.— Une dépêche spéciale au Times, envoyée de Paris, affirme que M.Alexandre Millerand, ministre de la Guerre, a discuté hier avec le cabinet les mesures qu’il a prises pour défendre le camp retranché de Paris.LA TEMPETE S’EN MELE Tokio, 28.— Le commandant de la première escadre japonaise annonce aujourd’hui au ministère de la Marine que sa flotte de torpilleurs a été prise dans un typhon et que les navires ont été disloqués et cinq hommes de l’équipage ont péri.On n’indique pas la position de la flotte.LE KAISER PENSE A LA PRUSSE Londres, 28.— (12.36, soir:.— Le correspondant romain de l'Ex-change Telegraph envoie ce qui suit: “Une dépêche de Berlin dit que l’empereur Guillaume a écrit au conseil des ministres leur demandant de faire tout en leur possible pour subvenir aux besoins de la population de l’est de la Prusse.EN DROITE LIGNE SUR BERLIN Paris, 28.— 7.25 a.m.— Le colonel Osnobichin, attaché militaire russe ici, a déclaré au Journal qu’il pouvait dire sans indiscrétion que d’autres armées allaient bientôt envahir l’ouest de la Prusse.Après avoir franchi la Vistule, les Russes marcheront directement sur Berlin.LES RUSSES PRES DE KOENIGSBERG Saint-Pétersbourg, 28.— Le ministère de la Guerre annonce aujourd’hui qu’un fort détachement russe est déjà dans le voisinage de Koenigsberg, ayant repoussé les avant-postes allemands vers cette forteresse, au passage de la rivière A rie.On dit de plus que les troupes du czar contiennent le 2Üe corps d’armée allemand autour de Allestein et que de plus leurs opérations ont été couronnées de succès, en Galicie.L’armée autrichienne, dit-on, ne peut plus longtemps éviter un conflit général.La forteresse de Lemberg est pratiquement cernée par le;, troupes moscovites.* * * Londres, 28.— (3.53, matin).— Communiqué officiel du ministère de la Guerre à Paris: “Après la victoire des Russes, les troupes allemandes durent évacuer le district de Masurenland (sud-est de la Prusse).Jusqu’ici les Russes n’ont subi aucun échec.C’est-maintenant chose confirmée qu’ils ont capturé cent canons à l’ennemi.En Galicie, l’offensive russe va son train, au sud et au sud-ouest de Franpol.LES COSAQUES A TILSITT Londres, 28.— L’ambassade russe a reçu des dépêches confirmant l’occupation de Tilsitt, ville dans l’est de la Prusse, à soixante milles de Koenigsberg.On ajoute que les Russes ont fait des prises importantes, que la garnison et la population ont pris la fuite.Les Russes ont établi un service postal dans l’est de la Prusse et ont fait usage fie timbres à l’effigie de l’empereur.KIAO-CHOW BLOQUE Washington, 28.— L’ambassadeur japonais a reçu ce matin de son gouvernement une dépêche lui annonçant le blocus de Kiao-Chow.VERS0NIS ALLEMANDES Berlin, 28.(Par télégraphie sans hi, viâ Sayville, L.I., 1 h.46.)—L’état-major vient de publier une proclamation disant que l’ennemi ue la partie ouest (les alliés) a été entièrement défait et qu’il est actuellement en pleine déroute.Berlin 28.(7 h.26, matin, par télégraphie sans fil,-viâ Sayville, i- !.) —-Le général Von Kluk a défait l’armée anglaise, à Maubeuge, et menace aujourd’hui de la cerner.Les généraux Von Buelow cl Von Hausen ont défait huit corps des forces franco-belges, entre la Sum-bre et la Meuse, après un combat de plusieurs jours.Les Allemands les poursuivent actuellement dans l’esi de Maubeuge.C’est le grand duc Albrecht, de Wuerttemburg qui a dirigé l'attaque contre Maubeuge où il défit les ennemis et les poursuivit au-delà de la Sambre et de la Meuse.Le prince héritier s’avance vers la Meuse et le prince héritier de Bavière a repoussé une al laque de Nancy et du sud./ Le général Von Heeringen continue sa marche au sud des Vosges.A la suite d’une attaque, mardi et mercredi, quatre divisions belges ont été repoussées avec grandes pertes.Plusieurs soldats ont été faits prisonniers.La population belge ayant pris part au combat, plusieurs IMPRESSIONS DU CHAMP DE BATAILLE Londres, 28.— L’agence Reuter publie les impressions d’un officier zouave blessé au feu : “Mon régiment prit part aux engagements autour de Charleroi où la garde Impériale souffrit de lourdes pertes.Je fus surpris du peu d’efficacité de l’artille-ri# allemande.Nos soldats s’accoutumèrent vite à leurs boulets qui ne faisaient que du bruit.D’autre part l’artillerie française fit des ravages épouvantables.L’habileté des artilleurs français est indescriptible.Plusieurs batteries allemandes furent détruites dans le temps de le dire.v Les soldats allemands surtout ceux de la Garde Impériale sont remarquablement braves.Ils ne reculent pas devant le feu.Quant à la morale de nos militaires elle est on ne peut mieux.Ils ne sont nullement découragés par les échecs subis jusqu’ici.Et je suis certain que s’ils sont bien conduits, ils accompliront des merveilles d’ici la fin de la campagne.* Paris, 28.— Le “Matin” publie une mesures répressives ont dû être prises.Le corps des dernières réserves a été appelé sous les armes pour garner les communications.Washington, 28.—On annonce aujourd’hui, à l’ambassade allemande, que i armée française est divisée et pratiquement enveloppée.Des mar-conigrammes de Berlin attestent que 1 armée française du nord, qui comprend maintenant l’armée anglaise, est pratiquement cernée et isolée de scs positions de la Sambre et de la Meuse.“ A la suite des derniers engagements, portent des messages les Allemands ont entouré de toutes parts les armées françaises de la Sambre et de la Meuse.L’armée française de l’est a été en partie chassée vers le sud.Cela a coupé les communications des années de l’est et du nord, tandis que les Teutons sont en contact les uns avec les autres depuis Cambrai jusque dans la Haute Alsace.La cavalerie allemande s’est avancée sur Ostende, que l'on dit occupée par les Anglais.Les habitants de Louvain ont perfidement attaqué les troupes allemandes.La destruction de leur ville a été leur châtiment.La présence d'un Zeppelin à Anvers a causé une panique à Lon-, dres.” lettre de son correspondant très racontant le récit d’un de Chacun membre de l’infanterie coloniale blessé à Charleroi : “Je marchais avec mes camarades d’Afrique contre la garde prussienne au milieu des boulets et ; des balles.Je ne puis dire combien ! de temps dura le combat.Tout ce j que je me rappelle, c’est que nous ; faisions feu à cinquante verges de ¦ l’ennemi.Fuis ce fut la charge à la .baïonnette qui certes nous uaratt ; donné la victoire, n’eût été le feu ra-i pide et nourri des batteries alleman-i des cachées derrière une usine en ruine.Nous fûmes dès lors obligés de retraiter, mais avec la consolation d’avoir percé une bonne trouée à travers les troupes du Kaiser”.Tous les blessés qui sont à Charleroi sont d’accord pour dire que les Allemands se sont servis avec beau-cop d’habilité des mitrailleuses.L’un des Turcos eut la bonne fortune de faire prisonnier un capitaine allemand manchot.Ce dernier, mécontent, ayant injurié le Turco, celui-ci l’obligea à porter son havre-sac après lui avoir placé une casserole sur la tète.(Suite à la dernière page) D0D 76 Lcj IJ’l'iVUiK, rtlOIVlKKAJU, VEMÜKIflm, ZH AOUT l»i« VOL.V.— No.202 0 FAITS-MONTRÉAL ISM.BOURRET AUX ASSISES APRES UNE DERNIERE COMPARUTION HIER APRES-MIDI, LE PREVENU A ETE CONDAMNE A SUBIR SON PROCES POUR MEURTRE.ARRESTATION MOUVEMENTEE DE CONTILLIO PUCCININI, ACCUSE DE VOIES DE FAIT.— CHRONIQUE DES ACCIDENTS.BOURRET ENVOYE AUX ASSISES.Ismaël Bourret, accusé du meurtre de l’agent Bourdon, a comparu, hier après-midi, à l’enquête préliminaire et devra subir son procès pour meurtre en cour d’Assises, en compagnie de Joseph Beauchamp et d’Arthur Foucault contre qui pèse la même accusation.Seulement deux témoins furent entendus, l’agent Guyon, qui avait été blessé lors de la tragédie de la Côte des Neiges, et le détective Gi-guère, qui est allé chercher l’accuse à Nashua où il avait été arrêté.L’agent Guyon déclare qu’il est allé voir Bourret," aux quartiers-généraux de la police et que celui-ci lui a dit: “Je regrette d’avoir tiré, mais c’esl parce que nous étions sons l’influence de la boisson.” Le détective Giguère était aussi présent lorsque ces paroles ont été prononcées.L’examen volontaire est fixé au 5 septembre.ARRESTATION MOUVEMENTEE.Le 14 août dernier, à la suite d’une querelle à la maison de pension tenue par Contillio Puccinini, au No 39 rue Cazelais, avec un nommé Nicola Moffa son pensionnaire, ce dernier a été frappé de six coups de couteau par Puccinini.Moffa fut transporté à l’hôpital Western, où les médecins constatèrent trois blessures dans le bras gauche, une sur la poitrine près du coeur et deux sur la tête, toutes faites avec un couteau.La blessure à la poitrine présentait seule une certaine gravité.Moffa déposa une plainte contre Puccinini et le lieutenant Savard fut chargé de rechercher et d’arrêter l’agresseur.Après quelques jours de recherches, Savard acquit la certitude que Puccinini se cachait chez lui et qu’il était décidé à opposer une résistance acharnée à ceux (pii viendraient pour l’arrêter.Hier, Savard accompagné des agents Colangelo, Vanini cl Carduc-ci, (le la brigade mobile, cernait la maison de Puccinini: les officiers ne purent entrer par la porte d’avant, ils pénétrèrent par en arrière: le logement de Puccinini est situé au deuxième: Voyant les agents pénétrer dans la cour, et toute fuite impossible, Puccinini s’enfuit sur le toit.C’est là (pie Savard et ses hommes l’ont arrêté, le menaçant de leurs revolvers s’il faisait un geste.Se voyant pris Puccinini se laissa >asser les menottes et descendit dans a cour.Il a été écroué ensuite dans les cellules du poste central.SEVEREMENT CONDAMNEE.l ue femme du nom de Bella Marsh, 50 rue Mance, a été condamnée à 1 mois de prison, $200 d’amende ou trois autres mois, pour avoir eu de Ja cocaïne en sa possession.CHUTE DANGEREUSE Un charpentier du nom de Paul LePrud’homme, âgé de 48 ans, domicilié 17 rue Saint-André, est tombé, hier après-midi, d’un deuxième étage, et s’est infligé d’assez graves blessures.Il travaillait à une maison actuellement en construction au coin des rues Craig et Saint-André, et tout à coup l’échafaud sur lequel i! se trouvait se brisa.LePrud’homme a été transporté à l'hôpital Général, où les médecins disent qu’il souffre de la fracture de plusieurs côtes, de blessures internes et de contusions à la tête.Le blessé est marié; il a plusieurs enfants.IL SE NOIE Un garçonnet âgé de 10 ans, .Melvin T.Webb, demeurant dans sa famille, 444 rue Notre-Dame, Lachinc, s’est noyé, hier, au quai Lachine.L en finit s'amusait à se rouler sur un banc de sable côtoyant le rivage; à un moment donné il glissa accidentellement à l’eau, d’où il fut repêché sans vie trois heures après.RAPPORT MENSUEL Le rapport mensuel que le surintendant de l’hospice protestant pour les aliénés vient de présenter, indique qu’il y a eu durant le présent mois 8 admissions et 1 réadmission, deux renvois après guérison et 4 après examen.UN BRAS BROYE David Silverman, âgé de 18 ans, domicilié 49 rue Latour, s’est fait broyer un bras dans une machine, hier après-midi.Il a été transporté à l’hôpital Royal Victoria.Silverman est un tailleur à l’emploi de la maison Workman, sise coin des rues Notre-Dame et McGill.UN BAZAR A LACHINE Un groupe de jeunes filles est à organiser un bazar qui sera au profit des jeunes enfants de l’hôpital Général de Lachine.Ce bazar s’ouvrira le samedi, 5 septembre, au No 592 de la rue Saint-Joseph, Lachine.INCENDIAIRE RECHERCH E Le capitaine Choquette, de la station de police de L’avenue Laurier, recherche activement un individu que l’on croit être l’auteur de l’incendie qui a éclaté mercredi dans un hangar à l’arrière de la maison de M.Frederick McBurney, 2233, Saint-Urbain.Dans cet incendie, Marguerite McBurney, âgée de 14 ans, a failli être asphyxiée et a été trouvée inconsciente sur le plancher de la cuisine par le policier Vian.Mercredi après-midi, vers 3 heurts, la fillette se trouvait seule à la maison quand un individu est entré et, après avoir demandé si Madame McBurney était à la maison, alla s’asseoir dans le boudoir.La fillette, énervée, se sauva dans la cuisine.L’inconnu commença alors à visiter le logis.Finalement il tra-vorsa la cuisine et se dirigea vers le hangar.Marguerite McBurney courut chez un voisin pour téléphoner à la police.Les policiers Vian et Beaudry accoururent; à leur arrivée, la maison était remplie de fumée et M.Viau eut juste lé temps de secourir l’enfant étendue sur le plancher.Les pompiers, avertis, purent éteindre les flammes avant qu'elles ne se Rissent communiquées à la maison.L’individu recherche peut avoir 50 ans; il était bien mis et portait moustache et cheveux roux.AUTO DETRUITE Une automobile' neuve, évaluée à $1,250, appartenant à M.H.White, 173 rue Gertrude, Verdun, a été détruite hier dans l’ineendie du garage de ce dernier.La cause du feu est inconnue.INCENDIE A OUTREMONT Hier matin un incendie se déclarait à la résidence de M.S.Raquette, 1330 avenue Van Horne, Outremont Les pompiers purent éteindre les flammes après une demi-heure de travail.M.Paquette s’est infligé de liaient près du catafalque.Les me et son jeune enfant qui étaienj couchés au commencement de l’incendie.-9- OU EST VALCARTIER Le village de Valcartier, entièrement inconnu il y a quelques semaines en dehors des limites du district de Québec, Test maintenant partout, parce que c’est l’endroit choisi par le ministère de la Milice comme camp de mobilisation des troupes expéditionnaires canadiennes.Valcartier est situé à 16.5 milles au nord de la ville de Québec, sur le chemin de fer Canadien Nord.Cette compagnie a inauguré un service de convois quotidiens, dimanche excepté, entre Toronto, Ottawa, Hawkesbury, Joliette, Shawinigan Falls, Grand’Mère, Québec et le Camp.Les convois quittent Toronto à 9.20 a.m., Ottawa à 7.15 p.m.et arrivent à Québec à 8.50 a.m., et à Valcartier à 10.23 a.m.Le départ de Valcartier a lieu à 4.41 p.m., de Québec à 5.30 p.m., et l’arrivée à Ottawa à 10.00 a.m., et à Toronto à 9.15 p.m.Les communications pour Test et l’ouest sont faites à la gare Centrale à Ottawa.Ces convois se composent de wagons-salons, wagons-buffets et wagons-lits.Le spacieux hôtel du Lac Saint-Joseph, propriété du Canadien Nord, est situé à cinq milles du camp.Les voyageurs qui veulent des renseignements peuvent les obtenir en s’adressant au gérant, Sainte-Catherine P.O., P.Q-, et au gérant du département cres voyageurs, 230 Saint-Jacques, Montréal.Main 6570.r.UN APPEL On nous communique l’appel suivant : Un appel est fait en ce moment aux femmes de Montréal, afin qu’elles contribuent généreusement au fonds de secours qui sera offert à l’amirauté britannique pour le soutien des hôpitaux militaires.Ce fonds de secours a été créé à la demande des Filles de l’Empire, le 10 août dernier par Son Altesse Royale la duchesse de Connaught.De généreuses contributions ont été reçues depuis celte date.Ainsi Toronto, dans une seule journée, a collecté plus de 31,000 piastres et Ottawa a fourni 10,000 piastres en deux semaines.A Montréal, Tappel a été différé jusqu’à ce jour, à cause de Téloigne-ment de la ville d’un grand nombre de familles qui étaient en villégiature et aussi à cause d'exigences pressantes qui étaient imposées par ailleurs à notre population.Voiri maintenant le moment propice d’ouvrir la souscription.Nous ayons la ferme espérance qu'on y répondra avec assez d’empressement pour que les listes puissent se fermer dès le 2 septembre.N’avons-nous pas le devoir de venir au secours des deux grandes calamités qui planent à cette heure sur notre peuple: la misère intense des familles privées de leur soutien et les maux qui affligent nos vaillants soldats exposés sur le champ de bataille aux privations, aux maladies de toutes sortes.Songeons que des milliers de braves se rendent en ce moment à la guerre et marchent au-devant de douleurs inouïes, de la mort peut-être, mais ils sont animés du désir de servir Dieu et la Patrie.C’est pour ceux qui partent et pour les deuils qui se préparent que l’on fait un appel en ce moment.Donnez, donnez, quelmie minime que soit votre obole, elle séchera quelques larmes.Toute contribution peut être adressée à Tune des personnes énumérées plus bas: Mme P.Macintosh.59 Belvedere Road, Regent.Montreal Municipal Chapter, Daughters of Hie Empire; Mme J A.Henderson Local Council of Women.575 Rpselyn Ave, Westmount; Mme G.H.Duggan.Women Canadian Club of Montreal.120 MacTavish; Mme H.Fortier, Montréal.Women’s Club, 404 Ave Metcalfe.Westmount ; Mine Wurtele, Women’s Branch, Antinuarinn So-rietv, 336 Sherbrooke Ouest: Mme Rusteed SohUers.Wife League.87 Saint-Mare: Mme O.Smith, sec.Montreal Suffrage Association, 119 Sainl-Mathio"• Mine Tves, The Catholic Girls’ Chib, 43 Hampton Court \pts.; Mme Wigmore.House Wives Teague.‘,85 Stan'ev: Lady Graham.558 Sherbrooke 0»est; Miss Guerin.4 Edge Hill \ve: Mine 0Arjn-E;>ioie 33 Sherbrooke • Mme John Scott.T^airmonnt W.C.T TT.147 Grev \ve Notre-Dame d° Grâep.on *à T ad'- D’-ummoed.Cnmpé ronfral du Fonds de» Hônitaux Militaires, 448 Sherbrooke Ouest.- LE PRIX DU LAIT (Pc notre correspondant) Québec, 28.— Les laitiers de Québec ont haussé le prix du lait, sans doute comme conséquence de la «uerre.Le lait qui se vendait 4 et 5 sou» la ehopine se vendra désormais 6 sous ou douze sous la pinte et quarante-huit sous le gallon.Et on craint fort que cet article de première nécessité ne subisse une nouvelle hausse prochainement.TROISIEME JOUR D’EXPOSITION AUX TROIS-RIVIERES (Do notre correspondant) Trois-Rivières, 26 — Une affluence nombreuse d’étrangers est venue visiter l’exposition des Trois-Rivières aujourd’hui.Tout était installé, tout était en place.Il y a certainement de jolies choses à voir tant dans la partie agricole que dans la section industrielle, A deux heures de Taprès-midi il y eut une brillante cérémonie dans la grande estrade, en présence des hauts dignitaires de la province et de la ville des Trois-Rivières.M.L.E.Dufresne, président de l’Association Agricole des Trois-Rivières, lut une magnifique adresse à M.J.E.Caron, ministre de l’agriculture, et lui souhaita une cordiale bienvenue, offrant des remerciements au ministre d’avoir bien voulu prendre part à ceite fête des cultivateurs et de l’intérêt qu’il porte au développement de l’exposition et de la ville des Trois-Rivières, comme de l’aide pécuniaire que le gouvernement lui a donnée ; aussi l’association est-elle reconnaissante au gouvernement de l’encouragent qu’il lui donne.En réponse à l’adresse qui lui a été présentée, M.Caron félicite le président et les directeurs de l’Association Agricole de la manière dont ils ont organisé cette exposition, de leurs résultats étonnants et de leurs progrès remarquables à chaque année.Il dit que l’exposition a produit des résultats magnifiques dans le district sur le côté agricole, et invite les cultivateurs à aider l’association et à la seconder dans cet élan vers le succès.La question agricole, dit-il, c’est la première des occupations du gouvernement de la province de Québec et il aide par tous moyens ceux qui s’en occupent.M.Caron parla de l’aide en fromage que le gouvernement vient de donner à la mère-patrie ; c’est un article de première nécessité et qui sera acheté de nos cultivateurs de la province de Québec.Il termina en promettant que son gouvernement va continuer a arûer l’Association Agricole des Trois-Rivières, et n’oublira pas la ville, qui peut compter sur son gouvernement dans ses efforts vers son avancement.M.J.-A.Tessier, ministre de la voierie et maire de la ville, appelé à adresser la parole, dit sa satisfaction d’unir ses sentiments à ceux de M.Caron pour féliciter le président et les directeurs de la Cie d’exposition du succès toujours grandissant et de la belle organisation qui donne pour l’avenir de belles espérances.Il invite les cultivateurs à continuer leur encouragement à l’exposition et à aider ainsi à promouvoii les intérêts agricoles.L’hon.Delâge parle à son tour et a des félicitations et des remerciements pour le grand nombre d'exposants et la qualité des exhibits, La ville s’est développée rapidement et s’est relevée grâce à son exposition annuelle qui lui donne une grande réclame; elle fait honneur à la Province de Québec, et prendra bientôt la place qu’elle doit avoir parmi les grandes villes du pays.Apres ces discours il y eut parade des chevaux et des animaux.Elle a beaucoup attiré l’attention et les applaudissements de la foule, ainsi (iue les deux envolées de l’aviateur Fay, qui a obtenu le plus grand succès.Les courses ont été suivies avec un vif intérêt et il y avait beaucoup d’entrain.Les attractions sont aussi intéressantes et semblent donner satisfaction aux visiteurs, qui paraissent enchantés et ravis de ce qu’ils voient à l’Exposition de cette année.Trois-Rivières 27.— La 16e Exposition annuelle de la Vallée du Saint-Laurent a pris fin aujourd’hui au milieu d’une affluence d’étrangers, au-delà de dix mille personnes.La température était idéale, et personne n’a regretté son voyage, car les exhibits valaient la peine d’être vus.Il y avait de magnifiques animaux de race, de toutes les sortes, tous les plus beaux produits de la ferme étaient exposés, on pouvait voir de fort belles choses de l’industrie domestique, de très jolis ouvrages do fantaisie, tous les pro-duits agricoles.-«I tJifiiHBSS L’ASSISTANCE PUBLIQUE EXTRAIT DU RAPPORT DU SECRETAIRE, POUR Ltf MOIS DE JUILLET 1914.5,270 repas ont été donnés, durant le mois.1,685 lits ont été fournis.6 personnes ont été hébergées sur recommandation de l’Assistance Municipale.6 personnes ont été Teçues sur demande de la Charité Organisée.4 personnes sur demande de souscripteurs.1 personne sur demande de l’hôpital Général.7 personnes sur demande de divers postes de police.3 enfants ont été placés à Parc Laval, à Técole d’industrie.1 garçon a été placé au Patronage Saint-Vincent de Paul.2 enfants déserteurs ont été retrouvés et remis à leur famille.1 personne a été internée à Saint-Jean de Dieu.5 femmes ont trouvé (le bonnes situations dans des familles.3 personnes ont été placées à l’hôpital Notre-Dame.2 personnes ont été placées à THôtel-Dieu.7 personnes ont été pourvues de travail.9 personnes ont été remises aux soins de leur famille, en dehors de la ville.18 familles ont été secourues en provisions au dehors.57 familles ont été secourues en vêtements.1 famille a été fournie de bois.1 famille a été pourvue d’un logis.1 personne a reçu îa visile du médecin.4 personnes ont été secourues en remèdes.1 personne est décédée dans l’institution.2,073 personnes sont passées par le bureau de direction, pour demander des secours, emplois, etc., etc.L’Assistance Publique a secouru des Canadiens-Français.Français, Anglais, Irlandais, Italiens, Belges.Montréal, le 1er août 1914.r “N SPECIAL AUX Communautés religieuses COUVENTS — COLLEGES — PENSIONNATS La Cie Brodeur offre une réduction de prix de Sur les marchandises suivantes à tous ses magasins: SERVICES A DINER, VERRERIE, SERVICES I) ETOILETTE, COUTELLERIE, VAISSELLES BLANCHES, LAMPES ET ACCESSOI- tJ ÜCJ 533 Sainte-Catherine Est, 1827 Sainte-Catherine Est, 327 Saint-Laurent, 86 Saint-Pierre.Limitée •’ei-ri; S MAISONS D’EIDUCAXI ON ECOLE TECHNIQUE DE MONTRÉAL 70 rue Sherbrooke Ouest.—Rentrée 1914-15.- COVBS DU JOUR — Préparation théorique et pratique à toutes les carrières industrielles.Diplômes du Gouvernement.REOUVERTURE DES CLASSES JEUDI 10 SEPTEMBRE 1914 Grandes facilités d’adndssion.Pour inscription, prospectus et renseignements s’adresser en personne ou par la malle au Secrétaire.VIENT DE PARAITRE Inventaire de nos fautes les plus usuelles contre le bon langage par SYLVA CL APIA Cet ouvrage est fait d’après un plan entièrement nouveau, per-mettant de saisir du premier coup d’oeil toutes les principales difficultés qui se présentent.Prix de l’ouvrage, 50 sous, envoyé franco.Adresser les demandes à l’auteur, 239 rue Chapel, Ottawa, Ont.COLLEGE Mont St-Bernard SOREL P.Q.Sous la direction des Frères de la Charité.Cours commercial et scientifique.Education soignée.Instruction solide.Culture physique.Site superbe et salubre.Conditions faciles.Demandez prospectus illustré.RENTREE DES CLASSES : LE 3 SEPTEMBRE.Collège Sainte-Marie RUE BLEURY, VILLE Sous la direction des RR.PP.Jésuites.La rentrée aura Heu mercredi, le 2 septembre, pour les pensionnaires, et jeudi matin, le 3, pour les externes.Collège de Valleyfield CLASSIQUE ET COMMERCIAL Ouverture des classes, jeudi, 3 septembre.REOUVERTURE LE 17 AOUT 214 Sainte-C&therine Ouest, Montréal.Fondé en 1895 *^jTRRNAtT COURS DU JOUR ET DU SOIR Prospectus sur demande.Tel.Main 309.ANGUS CAZA.Princ.Collège Commercial SAINT-REMI DE NAPIERVILLE.Rentrée des élèves 2 septembre.— L.M.Hamelin, C.S.V., directeur.Collège Saint-Antoine de la Baie du Febvre COMTE YAMASKA Ouverture du pensionnat le 2 septembre, dans la nouvelle bâtisse munie de toutes les améliorations modernes.Pour prospectus ou autres renseignements s'adresser au FRERE PHINEAS, Directeur.Collège du Sacré-Coeur LONGUEUIL La rentrée des pensionnaires aura lieu le 1er septembre, celle des externes le lendemain, 2 septembre à 8 hr s 30 a.m.Collège de l’Assomption La rentrée des éièves aura lieu le lundi 7 septembre prochain.COLLEGE BOURGET RIGAUD, P.Q.Cours classique.Cours commercial anglais.Enseignement primaire français et anglais.On enseigne du français, chaque jour, pendant une heure, aux élèves du cours commercial.Rentrée des élèves, le 1er de septembre.ACADEMIE DE MLLE E.VIDER 440 RUE SAINT-HUBERT.Réouverture des classes, lundi le ci août.COLLÈGELAVAL SAINT-VINCENT DE PAUL Accès facile par les chars électriques et le G.P.R.Cours commercial en français et en anglais.Demander prospectus.Séminaire de Joliette La rentrée des élèves aura lieu le mercredi 2 septembre.ET ECOLE ANGLAISE D'ENTRAINEMENT Cfk années d’enseignement complet et d’attention sérieuse aux étudiants nous permettent d’assurer des positions aux gradués de notre cours complet, ou sinon les frais d’études sont remboursés.Pour renseignements complets, conditions, etc., s’adresser à J.D.DAVIS, Principal, 8 Square Phillips.Entre Je sq.Phillips et la rue Dorchester.Collège Saint-Paul VARENNES Sous la direction des Frères des Ecoles Chrétiennes.LA RENTREE AURA LIEU MARDI, LE PREMIER SEPTEMBRE.Georges DOR VAL PROFESSEUR DE PIANO Réouverture des cours 1er septembre.Enseignement des auteurs classiques 857 RUE SAINT-DENIS Tel.Saint-Louis $26 DES FONDS POUR LA VILLE Si l’emprunt de $7,300,000 que la ville négocie à New-York vient a échouer, la ville empruntera les millions qu’il lui faut de.la banque de Montreal.Telle est la déclaration faite hier par le maire Martin à la suite d’une entrevue avec les directeurs de la banque de Montréal.Le maire s’attend à une réponse finale de New-York aujourd’hui.Les autorités municipales admettent que la situation financière de la ville est grave mais elles espèrent que la crise passera sous peu et que l’argent affluera.M.le commissaire Hébert a donné hier soir, un démenti formel aux rumeurs que la ville n'avait pas l’argent nécessaire pour payer scs employés et fonctionnaires.Comme les salaires proviennent du revenu fixe de la ville, il n’est pas question qu’ils soient affectés par la gène financière de la ville.“Comme les travaux publics se font a même les fonds d’emprunt, dit M.Hébert, et qu’un retard est survenu dans l’emprunt cette année, le paiement de ces travaux est affecté, mais non les salaires des employés municipaux.” i La compagnie Harris Construc-1 tion recevra le dépôt qu’elle a fait 'à la ville avant la construction de l’égout de Notre-Dame de Grâce.Le bureau des commissaires a décidé de la chose hier.Cependant les employés et fournisseurs de la compagnie devront être payés d’abord.Voici la résolution adoptée paé le bureau des commissaires ; ! “Il est résolu que le trésorier de lia cité et le contrôleur et auditeur soient autorisés à payer les estimations à la Harris Construction Company, selon les rapports de Vingé-nietir en chef à condition mie los-dites estimations servent dans chaque cas à payer d’abord les ouvriers employés par ladite compagnie PETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTES APPRENTIS BARBIERS demandés, méthode moderne.Système Moler.établi depuis 22 ans.Quelques semaines suffisent.Outils donnés gratuitement avec le cours.Positions assurées.Cours spécial du soir.S'ad.Molers Barber College, 621) Boulevard St-Laurent, Montréaj._ INSTITUTEURS.On demande deux institutrices diplômées pouvant enseigner le français et l’anglais pour l’école paroissiale de Bedford, N.Y.Ecrire à Casier 7, “Le Devoir”._ PROFESSEURS On demande des professeurs laïques à l’Académie Saint-Jean-Baptiste, 786 ave Henri-Julien.J.-O.Lussier, C.S.Y., directeur.À LOUER A LOUER.LOGEMENT chauffé à louer, sept pièces, 69 rue Cherrier; gaz, électricité, lavabos dans les chambres, bain, tout remis à neuf.Voir le no-tairc F.Beaudry, 97 Saint-Jacques.A VENDRE MOUNT ROYÂT “ Moulin a laver à l’électricité; le moteur s’applique sur les moulins à coudre, prêts à connecter avec la lumière électrique, $35, $40, $45, $50.Venez les voir, 1186 Berri, près Mont-Royal.Saint-Louis 319.DIVERS ARGENT A PRETER.Nous réglerons toutes vos dettes.Vous transigez seulement avec nous, paiements faciles, sans intérêts; entrevue personnelle seulement.Léon Racicot, 17 Côte Place d’Armes.EMPLOI DEMANDE MENAGERE.—Une personne recommandable demande emploi comme ménagère dans un presbytère où il y a une aide.Ecrire à Casier 53 le “Devoir”.LEÇONS.Etudiant pauvre donne leçons a domicile de français, anglais, latin, grec, histoires, etc., à garçons et jeunes filles.Méthode pratique, raisonnée et rapide.Envoyez votre adresse avant le premier septembre à Casier 17 “Le Devoir”.PERDU Samedi après-midi dans le magasin Scroggie un porte-monnaie contenant 17.00 en billets de banque et de la menu monnaie.—Prière de rapporté au No 883 Avenue Henri Julien.S'adresser le soir après 7 heures.SERRURES Clefs, serrures.Spécialité : découpage de clefs Yale, Corbin, Sergent et Green Leaf.Pour toutes vos réparations de clefs allez au No 182 àrue Sanguinet.CARTES D’AFFAIRES RODOLPHE BÉDARD EXPERT-COMPTABLE ET AUDITEUR Systématiste consultant.Administrateur de successions.Téléphone Bell, Main 3869.Suite 45-46-47.55 SAINT-FRANÇOIS-XAVIER.MONTREAL ACHILLE DAVID Entrepreneur électricien, 214a rue Berri.Tél.Bell Est 1710.Résidence : St-Loafs 4393 CHARLES HURTUBISE 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sous la direction du bureau légal”.SENTINELLE ASSAILLIE Cornwall, 28.— Vers minuit, hier soir, une sentinelle qui faisait la garde sur la berge du canal près de Mille Roches, a été assaillie par un inconnu.Le soldat fut frappé si rudement en arrière de la tête qu’il perdit connaissance.Deux heures plus tard, il fut retrouvé inconscient par ses camarades qui le transportèrent au corps de garde.Heureusement ses blessures ne sont pas graves.1 ^POOESSIONNÉIUES j ^ AVOCATS BOJJRBONNH>RF, F.T., C.R., avocat.72 Esl rue Noire-Dame, Tél.Bell, Main 2679.Tèl.Brll Main 1973 —,saro»sp IMêarnphlailf* Codes : Western T7n TTniv.VA.“Yrrab” LEOPOLD BARRY LL.B.Avocat et Procureur l-ilificc Banque Ottawa, 22i rue St-Jacquci Chambra 44.—Montréal Boite Postale 35(1.— Adresse télégraphique TAi n» i Montréal'*.Tél.Main KiSrt i?5i.Çndrs ; Ltebers.W«*«t H-, C.H.CAHAN, C.R.AVOCAT ET PROCUREUR Eilifice TranspDrfcaiion.— Rue Saint-Jacquea LAMOTHE, GADBOIS & NANTEL, Edifice Banque de Québec, 11 Place d’Armes, Montréal.Téléphone Main 3315.J.C.Lamothe, L.L.D., C.R., Emilien Gadbois, L.L.L.* J.Maréchal Nantel.B.C.L.CAmTLLET E SS IER AVOCAT (Autrefois de Lamothe & Tessier) 97 ST-JACQUES, Ch.34 MONTRÉAL.MAIN 8728 ROCKLAND 931 PATTERSON & LAVÊRŸ AVOCATS-PROCUREURS SUITE 111 180 ST-JACQUES Tel- Rell Main 3960.Cable Wilpon w- Patterson.C.R., Salluste Lavery.B.C.L.M Lavery a son bureau du soir, 1 Saint-iiiomas, Longueuil.• mj • m T-, „ .„ AVOCAT Main 213.—Chambre 53.rue Saint-Jmcqn*i.Résidence : .Tonnne-Manc® Té!.Fst 5973 GUY VANIER, B.A., L.L.L.AVOCAT 97, rue Saint-Jacques.»‘~Chambre 76 Tél.Main 2632 NOTAIRES BELANGER & BELANGER.(Lean ?,re.et.Adrien), 30 Saint-Jacques Rs., 340 Visitation Fret: sur hypothèque, achats de créances ¦ Diplômé en hygiène Pub -— Dr.J.N.CHAUSSE SPECIALITE : Voles urinaires, mais-, dies de la peau.Hecres j 12 à 2 p.n»„ 6 « 6 P.m.Tel.Saint-Louis.4826.1333 Are.Uelorlmler.eoln Mnnt-R()va5.EST 6734 Docteur A.DESJARDINS Ancien Monitaar de PHotel-Dleu de Paris.Maladie des YEUX, des OREILLES, dul NEZ et de 1» GORGE.523 Saint-Denis,] (en face du earré Saint-Louis).Dr M.LEMOYNE 257 Sherbrooke Est (Près Saint-Denis) Maladies des yeux, oreilles, nez, gorge, larynx TEL EST l,->e"0 DOCTEUR ZÉNON MALO MÉDECIN-CHIRURGIEN 159 BLVD SAINT-JOSEPH EST, Montréal Heures de bureau : 1 à 5 p.m.8 à 10 p.m.TEL.SAINT-LOUIS 7269 DENTISTES TEL.EST 410.Dr Ernest Charron CHIRURGIEN-DENTISTE
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