Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
vendredi 11 septembre 1914
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le devoir, 1914-09-11, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
V—No 213 MONTREAL, VENDREDI 11 SEPTEMBRE, 1914 DEUX SOUS LE NUMERO k Abonnements par la poète : Édition quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.*3.00 UNION POSTALE.$6.00 Édition hebdomadaire : CANADA.$1.00 ETATS-UNIS.$1.50 UNION POSTALE.$2.00 LE DEVOIR Rédaction et Administration :• 43 RUE SAINT-VINCENT MONTREAL.TÉLÉPHONES s ADMINISTRATION : Main 7461.RÉDACTION : - Main 7460.Directeur : HENRI BOURASSA.FAIS CE QUE DOIS ! MULHOUSE REPRISE ; MAUBEUGE TIENT UNE PAGE D’HISTOI i III U Angleterre et VEntente Cordiale seule réponse que je puisse donner, c’est que nous ne pouvons prendre aucun engagement précis (cliuj definite engagement) (119).* * * Ce n’est pas seulement à l’ambassadeur de France que le ministre anglais donne cette réponse dilatoire; il l’adresse au Président de la République lui-même.Le 30 juillet, M.Poincaré, rentré en toute hâte à Paris, fait appeler MARNE EST t 1 Le 29 juillet, sir Edward Grey communique à sir Francis Bertie, à , Paris, le résumé d’une entrevue qu’il vient d’avoir avec M.Cambon.Il • a expliqué à l’ambassadeur de France que la situation actuelle diffère essentiellement de celle créée par l’incident d’Agadir.Au Maroc, l’Angleterre était liée par une entente particulière avec la France.(11 aurait pu ajouter: et par la détermination de ne pas laisser l’Allemagne éta-fclir une base navale en face de Gibraltar).Ici elle est libre.L’Angleterre n’a aucun intérêt à intervenir entre l’Autriche et la Serbie, ni même entre l’Autriche et la Russie.“C’est la lutte du Teuton et du Slave pour la suprématie dans les Balkans.” .“Si l’Allemagne est entraînée, si la France même est entraînée, NOUS N’AVONS PAS DECIDE CE QUE NOUS FERONS; c’est un cas que nous devrons étudier.Nous sommes libres de tout engagement et nous devrons décider CE QUE LES INTERETS BRITANNIQUES NOUS COMMANDENT DE FAIRE — (WHAT BRITISH INTERESTS REQUIRED US TO DO).M.Cambon, ajoute sir Edward, “paraissait tout à fait préparé à recevoir cette déclaration: il ne l’a pas critiquée” — “He seemed quite prepared for this announcement, and made no criticism upon it (87).” Cette courte phrase jette un jour lumineux sur un aspect de la situation, qui semblerait inexplicable à tout observateur superficiel ou mal renseigné.Comment se fait-il que M.Paul Cambon, dont la finesse, le tact, le courage, le patriotisme, font un diplomate de premier ordre, a évité, jusqu’à la dernière minute, de presser le gouvernement anglais?Dès le début, il a vu nettement le point stratégique où aurait dû porter l’action diplomatique; il l’a signalé à sir Edward Grey; il a insinué \ discrètement que le ministre anglais devrait diriger du côté de Vienne le poids de ses sympathies allemandes.Mais il s’est abstenu de pousser plus avant.Pourquoi?Pourquoi surtout n’a-t-il pas posé au représentant du gouvernement britannique la sorte d’ultimatum que M.Sazonoff, au nom de la Russie, et M.Paléologue, au nom de la France, ont fait tenir au Foreign Office par l’entremise de l'ambassadeur anglais à Pé-tersbourg?C’est qu’il anticipait la réponse de sir Edward Grey — he was quite prepared for it.— L’on va voir, par les citations qui vont suivre, qu’il n’avait pas tort d’éviter de brusquer la situation.La dépêche se termine par un résumé des vues de M.Cambon sur la situation en France et l’action probable de son gouvernement.Selon lui, “l’opinion, en France, est calme mais ferme.Il anticipe une sommation de l’Allemagne, demandant à la France de rester neutre pendant que l'Allemagne attaquera la Russie.Evidemment, la France ne pourra prendre cet engagement: elle est obligée d’aider la Russie, si la Russie est attaquée (87).” Le contraste entre les deux attitudes — celle de l’Angleterre à l’égard de la France et celle de la France en face de la Russie — est significatif.Il marque toute la distance qui sépare une entente, “cordiale” mais vague et incertaine, d’une alliance, cordiale ou non mais claire et précise.Au moment du danger, ces nuances ont leur valeur.* * * £- Le lendemain, 30 juillet, nouvelle entrevue.L’ambassadeur de France sent que l’heure décisive approche.Il manoeuvre avec une habileté et une prudence consommées.Il commence par faire verser au dossier des chancelleries anglaises et françaises le texte des lettres échangées entre sir Edward Grèy et lui, le 22 et le 23 novembre 1912.Ces lettres, qui voient le jour pour la première fois, constituent la formule, la minute, du contrat d’entente cordiale.On nous saura gré, je pense, de les publier en entier, dans une autre colonne du journal.Ce contrat, on le constatera, ne stipule aucune obligation précise, pour l’une des deux puissances, d'agir dès que l’autre serait attaquée ou menacée.Il comporte simplement l’engagement de “se consulter mutuellement”, en certains cas de dangers.M.Cambon croit que les éventualités prévues se sont produites: “la paix générale de l’Europe n’a jamais été si sérieusement menacée”, — tout le monde le reconnaît, sir Edward Grey le premier; et la France est menacée par l’Allemagne d’une “attaque non provoquée”.A l’appui de cette deuxième affirmation, M.Cambon remet à sir Edward Grey une note de*M.Viviani attestant que les troupes allemandes sont massées sur la frontière, que deux de leurs patrouilles ont pénétré sur le .territoire français, que les Alsaciens-Lorrains ne peuvent franchir la x frontière, sous menace d’être fusillés, que les réservistes allemands en France sont rappelés sous les drapeaux.M.Viviani ajoute: sir Francis Bertie.“Il est convaincu que la paix est entre les mains de la Grande-Bretagne.Si le gouvernement britannique faisait savoir que l’Angleterre sera aux côtés de la France en cas de conflit avec l’Allemagne.il n’y aurait pas de guerre, car l’Allemagne modifierait immédiatement son attitude___ Si une guerre générale éclate sur le continent, les intérêts vitaux de l’Angleterre l’y entraîneront forcément.Une déclaration immédiate de son intention d’appuyer la France, qui veut le maintien de la paix, empêcherait presque certainement l'Allemagne de déclarer la guerre.” C’est, on le voit, la redite quasi textuelle des affirmations trois fois répétées de M.Sazonoff.C’est la confirmation de l’avis du marquis de San Giuliano.Sjr Francis Bertie transmet immédiatement à Londres cette importante communication (99).Sir Edward Grey diffère sa réponse au lendemaih.En voici le texte complet et la traduction: Noll6.i.: SIR EDWARD GREY TO SIR F.BERTIE.Foreign Office, July 31, 1914.(Telegraphic) I have received your telegram of yesterday’s date.Nobody here feels that in this dispute, so far as it has yet gone, British treaties or obligations are involved.Feeling is quite different from what it was during the Morocco question.That crisis involved a dispute directly involving France, whereas in this case France is being drawn into a dispute which is not hers.I believe it to be quite untrue that our attitude has been a decisive factor in situation.German Government do not expect our neutrality.We cannot undertake a definite pledge to intervene in a war.I have so told the French Ambassador^ who has urged His Majesty’s Government to reconsider this decision.I have told him that we should not be justified in giving any pledge at the present moment, but that we will certainly consider the situation again directly there is a new development.Foreign Office, 31 juillet 1914.“J’ai reçu votre télégramme d’hier.“Personne ici ne considère que dans cette dispute, au point où elle en est rendue, aucun traité ou obligation de la C-ande-Bretagne n’est en jeu.L’opinion est très différente de ce qu’elle était lors de la question du Maroc.La crise du Maroc se rattachait à une dispute où la France était directement concernée; tandis que, dans le cas actuel, la France est entraînée dans une dispute qui n’est pas la sienne.“Je crois qu’il n’est nullement vrai que notre attitude ait constitué un facteur décisif de la situation.Le gouvernement allemand ne prévoit pas notre neutralité.“Nous ne pouvons prendre l’engagement déterminé d’intervenir dans une guerre.Je l’ai dit à l’ambassadeur de France, qui a pressé le gouvernement de Sa Majesté de revenir sur sa decision.“Je lui ai déclaré que nous n’avions aucun motif justifiable de prendre un engagement à l’heure actuelle; mais qu’assurément nous étudierons la situation, de nouveau, dès qu’il se produira quelque développement.” Notez que cette dépêche n’a été rédigée et envoyée qu’après la réunion du cabinet et la réception de la note Viviani, dénonçant l’état virtuel de guerre en Allemagne.C’est donc, à l’heure critique, la réponse officielle du gouvernement britannique à la demande d’intervention du Président et du premier ministre de la République française.Le soir du même jour, sir Francis Bertie prévient sir Edward Grey que l’ambassadeur allemand à Paris a notifié au gouvernement français le décret ordonnant la mobilisation générale de l’armée allemande, contre la Russie et contre la France (117).Le lendemain, 1er août, l’Allemagne mobilise et le dimanche, 2 août, c’est au tour de la France.Le même jour, sir Edward Grey notifie à M.Cambon la décision du cabinet britannique de protéger les côtes de Fiance et ses navires marchands au cas où la flotte allemande sortirait dans la Mer du Nord ou la Manche.“This assurance, ajoute la note, .must not be taken as binding His Majesty’s Government to take any action until the above contingency of action by the German fleet takes place (148).” Ainsi, deux jours après le début en fait des hostilités, l'Angleterre n’était pas encore décidée si elle prendrait une part active à la guerre, comme alliée de la France et de la Russie.Nous verrons demain où elle en était avec l’Allemagne.“C’est le dernier stade avant la mobilisation: or, nous n’avons appelé aucun réserviste.Comme vous le voyez, l’Allemagne l’a fait.Ces éléments, ajoutés à ceux contenus dans mon télégramme d’hier, vous permettent de faire la preuve au gouvernement britannique de la volonté pacifique de l’un et des intentions agressives de l’autre (Annexe 3 de'105).” Ayant ainsi complété son dossier, M.Cambon ajoute qu’il “ne vent pas demander [à sir Edward] de déclarer immédiatement que l’Angleterre va intervenir” — il connaît son homme — mais simplement de “dire ce qu’elle ferait, si certaines éventualités se produisaient”, et, en particulier, si l’Allemagne attaquait la France.Enfin, voilà la vraie question posée.Sir Edward Grey répond que le cabinet se réunira le lendemain matin (31 juillet) et qu’il reverra l’ambassadeur, dans l’après-midi (105).Le 31 juillet, à l’heure convenue, l’ambassadeur de France vient chercher la réponse de la “nation amie”.Le ministre anglais lui annonce que le gouvernement britannique a décidé.de ne prendre au-v cun engagement! — ”M> had come to the conclusion, in the Cabinet today, that we could not give any pledge at the present time.” Aucun traité ni obligation de l'Angleterre, ajoute le ministre, ne sont en jeu.Néanmoins, de “nouveaux développements” peuvent changer la situation et induire le gouvernement britannique à intervenir."La préservation de la neutralité de la Belgique pourrait être un facteur, non pas décisif, mais important”, de la détermination de l’Angleterre.Il va peut-être demander à l’Allemagne et à la France de s’engager à respecter la neutralité de la Belgique.M.Cambon ramène son interlocuteur au point vital, et répète sa question: Si l’Allemagne attaque la France, l’Angleterre soutiendra-t-elle la France?Sir Edward répète qu'au point où en sont les choses, il ne peut prendre aucun engagement — “as far as things had gone at present, we could not take any engagement." 11 semble qu’à ce moment, la patience ait failli échapper au représentant de la France.Les souvenirs du patriote percent sous la réserve du diplomate.Il se rémémorc l'abandon de 1870, suivant de si près l’alliance de 1854 et les services rendus par la France en Crimée, et jamais payés de retour.11 a recours à l’argument suprême: “11 ne peut 4 être dans l'intérêt de l'Angleterre de laisser l'Allemagne écraser la France.Eu 1870, elle a commis une grave erreur en permettant à l’Allemagne d'accroître énormément sa puissance; elle ne devrait pas répéter cette erreur," Cette fois, c’est bien la critique, et la critique amère.M.Cambon demande nu ministre île soumettre de nouveau la question au cabinet.m Sir Edward réplique froidement que le cabinet se réunira dès qu’il * sc produira de "nouveaux développements”, "Pour l’instant, dit-il, la Henri BOURASSA.AUTOUR DE LA GUERRE AU FEU Bien que, de l’avis de spécialistes, l’effroyable conflit qui met aux prises, du voisinage de Paris à la frontière, des niasses qu’on estime à trois millions d’hommes puisse durer plusieurs jours encore, avant que l’un des deux adversaires soit définitivement, et d’une façon décisive, battu, il n’en reste pas moins que les nouvelles continuent d’être bonnes et rassurantes.Le flot allemand à enfin commencé de reculer.La gauche française, qui avait supporté le poids des pires attaques dans le nord-ouest, prend à son tour l’offensive et repousse l’adversaire.Les Allemands admettent eux-mêmes qu’ils ont subi un échec considérable.On trouvera au-dessous de notre carte et dans notre “situation à une heure”, le résumé des opérations.Du côté de la Russie et de In Serbie les nouvelles sont également favorables aux Alliés.Détail qui ouvre à l'imagination de vastes perspectives: les Serbes marchent sur Sarajevo où fut tiré le coup de pistolet qui alluma cette immense conflagration.L’une des pièces intéressantes publiées aujourd’hui est le communiqué de M.Harcourt au gouvernement canadien.Il y montre l'énorme supériorité de la flotte anglaise, dont i'aetion, combinée avec celle des Alliés, a ruiné le commerce maritime allemand, assuré la libre importation îles marchandises en Angleterre et la libre circulation des troupes.Il rappelle en même temps que, “pendant les prochains douze mois, la flotte anglaise sera augmentée de pas moins de dix vaisseaux de première classe, de quinze croiseurs et de vingt destroyers”, tandis que “durant la même période l’Allemagne n’ajoutera pas d sa flotte pins d’un tiers de cet effectif", — ce qui, naturellement, augmentera d’autant l’écrasante supériorité actuelle de lu flotte britannique.SUR L’ÉCHIQUIER DIPLOMATIQUE La Turquie vient de profiter de la guerre européenne pour se libérer d’un seul coup de tous les truités qu’elle avait conclus depuis huit siècles avec les puissances chrétiennes et par lesquels elle assurait aux sujets de celle-ci des privilèges spèciaux, tels que le droit d’être jugés par leurs consuls, etc.D’un trait de plume elle se libère de tout ce qui dépasse les règles ordinaires du droit international.L'objet de la mesure est évident: le vieil empire ottoman entend affirmer sa pleine indépendance, sa complète liberté d’action, et cette attitude ne saurait que flatter l'amour-propre national, très excité ces dernières années.Ce qu’il reconnaîtra donc de liberté aux sujets étrangers, à leurs missions, à leurs écoles, l’empire ottoman déclarera, à l’avenir, le faire, non point en vertu d’une obligation contractuelle, mais bien de sa volonté personnelle et souveraine.C’est une.phase quasi-millénaire dqf relations turco-européennes qui se ferme., Tout le long de la ligne de bataille les Alliés font! des progrès constants.— Les Allemands ont retraité de 37 à 46 milles et la reculade est générale LES BELGES A L’ASSAUT PAR EN ARRIERE (Spécial au “Devoir”) Londres, 11.— Les dépêches de Bâle, Suisse, annoncent que les Français ont repris Mulhouse.Récemment, des dépêches de sources française mandaient que la pression sur la frontière d’Alsace diminuaient du côté allemand.Hier, on annonçait un combat à Altkirch, Alsace, sur la route de Mulhouse.MAUBEUGE RESISTE TOUJOURS Paris, 11.— Les derniers rapports disent que'plusieurs forts autour de Maubeuge ont été mis hors de combat, mais que Maubeuge, même, résiste encore.BULLETIN OFFICIEL FRANÇAIS VAINES NEGOCIATIONS AVEC ANVERS Bordeaux, 11 (1.35 soir).— Des avis reçus ici d’une source autorisée déclarent que le feld-marshall j von Der Goltz, gouverneur militai- ; re allemand de la partie occupée ! de la Belgique, a tenté hier d’enta- i mer des négociations à Anvers.Dans ce but, il a employé un membre du cabinet belge resté à Bruxelles.On n’attache aucune importance à cette tentative et le gouvernement belge l’a ignoré.Washington, 11.— L’ambassade française a reçu, aujourd’hui, de Bordeaux, la dépêche suivante en date du 11 septembre, mais écrite probablement la nuit dernière :— “Aujourd’hui, à dix-huit heures, (G soir), d’après les indications reçues au ministère de la Guerre, nos troupes ont pris une avance marquée sur la droite allemande.Au nord de la Fère-sous-Jouarre, la première armée allemande a été obligée de se replier à travers la Marne, et hier soir, derrière une ligne formée par la rivière Ladhins et Mézy et Fère-en-Tarde-nois.“D’après les rapports reçus du corps d’aviation, la vallée de la Marne est libre d’Allemands.Nos troupes, en Champagne, ont été forcées de se retirer jusqu’à Gourgançpn et Salons, devant la troisième armée allemande, mais nous avons déjà gagné une partie de ce qu cnous avions perdu.“Le cinquième corps d’année allemand, en face de Vassincourt.dans l’Argonne, a été attaqué par nos troupes.Nous avons fait quelque progrès.“Le fort Génincourt, sur la Meuse, a été attaqué par les Allemands.Progrès insensibles sur la route de Chateau-Salins, en Lorraine, par le sixième corps d’armée allemand.Dans la forêt de Champenois, ils ont perdu partie de cette avance.“Pour ce qui est de Maubeuge, nous n’avons pas la confirmation officielle de sa suite.La garnison n’était pas de moitié ce que les Allemands disent”.* * * Paris, 11 (3.17, soir).—Les nouvelles reçues ici diseut que sur certains points, les Allemands ont retraité de 60 à 75 kilomètres, soit 37 à 46 milles.RECULADE PARTOUT Londres, 11 (3 heures 25, communiqué officiel).—La retraite générale de l’ennemi continue.Hier les Anglais se sont emparés de plusieurs canons, ainsi que de nombreux wagons de vivres.Plus de 500 soldats ont été faits prisonniers.LES BELGES SUR LE DOS DES ALLEMANDS Londres, 11 (2.10 p.m.)—Une dépêche de Gand à la compagnie Exchange Telegraph dit que les troupes belges poursuivent un corps d’armée allemand en marche vers la France.Un engagment a eu lieu sur la rive droit de l’Escaut, dans le triangle formé par -Audcnard, Courtrai et Renais.On dit que les Allemands ont complètement évacué la région de l’Escaui.entre Anvers et Gnnd.Beaucoup de soldats alemands, séparés de leur régiment, ont été faits prisonniers dans les environs de Thermonde.SUCCES CONTINUEL DES RUSSES Pétrogradc, 11.— Des communiqué officiels rendus publics par les autorités du ministère de la guerre ici aujourd’hui, donnent des détails relativement aux succès continuels des Russes contre les Autrichiens et les Allemands.* * * ALLIANCE CONTRE LA TURQUIE Londres, 11 (7.35 matin).— On mande de Rome, que la Roumanie, la Grèce et la Bulgarie ont signé une entente pouvant être regardée comme une alliance réelle au ternie de laquelle ces trois nation:, s'engagent a intervenir quand il le sera nécessaire pour empêcher la Turquie d’aider l’Allemagne ou l’Autriche dans la guerre actuelle.Si la Turquie demeure neutre cependant, ces trois Etats feront de même.On annonce à Rome, continue la dépêche, que Berlin s’est enfin résigné à l'idée de la neutralité de l’Italie, mais il veut au moins que Tltalie demeure neutre jusqu’à la fin.UN HEROS BELGE Paris, 11 (11.12 du matin).— Le héros de la Belgique est aujourd’hui un boy scout, le petit Leysen.qui a été décoré par le roi Albert pour sa valeur et son dévouement à son pays.Ce jeune homme, né à Liège, a, dit le “Figaro”, les sens aussi affinés qu’un sauvage.11 a été capable de trouver son chemin dans les bois et de franchir les rangs ennemis sans être surpris.Levsen a franchi les lignes allemandes d’Anvers pour la dixième fois, dimanche, portant des dépêches à des représentants secrets du gouvernement belge, à Bruxelles.Il a découvert et dénoncé onze espions allemands en Belgique et accompli plusieurs autres faits dignes de remarque, et tout cela sans perdre sa naïve simplicité d’enfant.FELICITATIONS A L’ARMEE FRANÇAISE Bordeaux, 11 (1.30).— Le président Poincaré a écrit une lettre au ministre de la guerre, M.Millerand, lui demandant d'adresser au nom du gouvernement des félicitations au général Joffre et à l’armée française pour les brillants succès qu’elle a remportés avec les Ahglnis en repoussant les Allemands A Test de Paris.Le ministre voit dans ces succès des gages certains de victoires définitives.Le plan du général en chef a été habilement conçu et exécuté sans une faute de tactique.Pétrogradc, 11 (viâ Paris, 7 heures 30 matin).—On annonce ici que les troupes russes occupent les villes autrichiennes de Suezawa et de Hat-na situées cinquante milles au sud de Czernowitz, capitale de la province autrichienne de Bukowina.• * • Londres, 11.— Une dépêche de Pétrogadc au “Times” dit : “Bien que quelques-uns des corps autrichiens de la province de Lublin réussiront à opérer leur retraite, les dépêches officielles décrivent la défaite des généraux Danki et Von Auffenburg de telle façon que l’on est porté à croire que l’ennemi est battu à tout jamais."Des forces allemandes considérables ont été débarquées à Tchens-tochow (?) et vers l’est le flot des tropes allemandes continue à couler.La manoeuvre turque précipitern-t-ellc l’entrée — qu’on dit toujours prochaine — de la Turquie dans le conflit général, cela reste douteux.Il semble certain qu’il se joue présentement une grosse partie dans les Balkans et les Alliés s’efforcent sûrement par une combinaison des puissances halkaniques.de neutraliser l’action possible de la Turquie.D’après une dépêche de ce matin, la Roumanie, la Grèce et la Bulgarie —qui se battaient côte à côte dans la première guerre balkanique, qui se tiraient des coups de fusil dans la seconde—se seraient mises d’accord pour paralyser l’action des Turcs.C’est un bel exemple de la variabilité des alliances.Quant à l’îtalic, elle parait vouloir se cantonner dans sa neutralité—qu’elle fera sûrement payer le plus cher possible à la fin des opérations.Et, malgré les démarche du président Wilson, la paix parait encore fort lointaine.^ .CHEZ NOUS Le ministère du commerce annonce qu’un très grand nombre de demandes lui ont été adressées nu sujet du commerce allemand, et des chances que la situation actuelle peut offrir aux industriels canadiens.C’est un excellent symptôme et qui devrait être suivi d’une action efficace.I.a guerre coûte déjà très cher au Canada: il est juste d’en tirer le maximum d’avantages qu’elle peut légitimement offrir; et le progrès de notre industrie est sûrement parmi ceux-là.Et ne pourrait-on point profiter de l’occasion pour mettre à l’étude un projet qui serait à la fois charitable et très utile?Pourquoi ne ehercheralt-on pas à attirer au Canada certains de ces malheureux Belges dont le pays est si terriblement éprouvé, et dont un grand nombre feraient de magnifiques colons?Le sujet vaut la peine qu’on l’étudia.___________t Otner 44EHQUX.CATTARO PRIS PAR LA SOIF Rome, 11.— Une dépêche da Ccttignc porte que les Montciu-grins ont fait sauter l’aaueduc qui fournit de l’eau aux habitants de Cattaro.Voyant qu’en bombardant la ville, ils ne peuvent amener sa capitulation, ils ont l’intention de prendre la garnison par la soif.RETRAITE EN DESORDRE (Dernière heure) Londres.11.— “î,’ennemi retraite rapidement à l’est de Soissons, dans un certain désordre”.a * # Dans une dépêche ultérieure on déclare que les captures d'hier sont plus considérables que celles annoncées d’abord.Des détachements nombreux d’infanterie sont découverts dans les bois où ils ont été abandonnés par la retraite rapide de leurs forces, il se rendent à vue.Ceci ajouté au pillage des villages et à l'ivresse, prouve que les soldats ennemis sont démoralisé.L'ennemi est poursuivi l’épée dans les reins.LE KRONPRINZ Londres, 11.— D'après une dé- Çêche de rétrograde à r'Exchnngo elegraph” on croit généralement que le Kronprinx a été nommé com-, mandant en chef des forces opposées aux Russes.LES RUSSES BOMBARDENT KOE-NIGSBERG Londres, 11.— Une dépêche de Copenhague au “Morning Post” dit s-siblc.Nous n’avons pas eu de p.cuves de l’emploi des balles dum-dum d’un côté ni de l’autre.Le service médical des alliés et des Allemands est excellent, mais nous regrettons que les blessés allemands aient été renvoyés trop tôt des hôpitaux.Dans certains cas.leurs blessures n’étaient pas suffisamment fermées et elles pourraient bien se rouvrir et amener des complications Irès graves.” ESPIONS ALLEMANDS Paris, 11.—Un habitant d’une petite localité du département de l’Oise a informé les autorités militaires des étranges agissements des locataires d’une maison du voisinage qu’il supposait être des espions.Une compagnie de zouaves fut envoyée vers cette place.On tira sur eux, mais ils prirent la maison d'assaut et trouvèrent à l’intérieur plusieurs uhlans qui recevaient des renseignements sur les 'coupes françaises, leur nombre et leurs mouvements, qui leur étaient fournis par des espions.CAPTURE DU “HETHANIA” Londres, 11.— 9.50, matin.—Une dépêche reçue de Kingston, Jamaï-jque, mande que le steamer “Betha-¦uia” de la ligne Hambourg-Américaine, a été remorqué dans ce port par un vaisseau de guerre anglais qui l'a capturé.A bord du paquebot, se trouvaient 400 Allemands qui ont été faits prisonniers.Le "Bethania avait quitté Gènes, le 25 juillet, et Ténériffe le 3 août.G'est un vapeur de 4,847 tonnes.Londres, 11.— (3 heures 53).— Oii mande de Captôwn à la Reuter qu’un convoi militaire, chargé de 600 soldats se rendant vers la côte où ils devaient s’embarquer pour l’Europe, a déraillé dans une courbe accentuée, au-dessus de la vallée de la rivière liez, dans la Colonie du Cap.L’accident a été causé probable-ment par les pluies récentes qui avaient miné le remblai de sable de la voie.Six hommes seulement ont été tués et vingt autres blessés, bien que la locomotive et six wagons aient glissé à bas d’un remblai de vigt pieds.Fort heureusement, la voie étant difficile en cet endroit, la locomotive ne s’avançait qu’à petite vitesse.Enver Pacha tué ?ON TROMPE LE PEUPLE Paris, 11—Une dépêche de Saint-Sébastien adressée au “Temps” dit : La rareté des nouvelles de la guerre provenant de sources françaises est cause que la presse espagnole est inondée de prétendues communications officielles allemandes, laissant entendre que la France perd graduellement le peu d’influence qu’elle possède.Le ministre fournit aux journalistes des comptes rendus de succès allemands en France.Il a cependant le soin do dire que ces nouvelles sont d’origine allemande, mais le fait qu’elles sont communiquées au bureau des Affaires Etrangères leur donne le cachet d'une certaine authenticité.UN AEROPLANE ALLEMAND ABATTU Amsterdam, 11.— Un gros aéroplane allemand a été abattu par les Belges à St-Yven.Ils ont fait une importante capture.Les trois officiers qui montaient l'avion sont des experts à l’emploi des Krupps, notamment Jacot et Scheljenck qui ont livré des canons aux nouveaux forts belges il y a quelques mois et Von Reetzen, ingénieur éminent qui surveille les expériences des Krupps.Ils ont tous été arrêtés.CE QUE DIT BERLIN Qu’y a-t-il wrigleySn dans cette SPEARMINT Vous avez droit de le savoir et nous aimerions à vous le montrer dans nos ateliers, les fabriques de gomme les plus modernes, les plus hygiéniques au monde.est faite avec la sève laiteuse, séchée à l’air, du sapodille, arbre qui croit au Mexique et dans » l’Amérique Centrale.On fait bouillir cette sève dans un récipient, on y mêle le jus parfumé de pures et fraiches feuilles de menthe, puis on lui donne la forme des barres délicieuses que vous achetez.De nouvelles machines, coûtant plusieurs centaines de milliers de piastres, enveloppent la WRIGLEY ESEEEZE^- dans un premier paquet cacheté, y ajoutent la couverture rose et terminent par L’ENVELOPPE EXTÉRIEURE DE CIRE, fermée hermétiquement, à l’épreuve de l’humidité et de la poussière.Les mêmes machines font ce paquet de cinq gros bâtons que vous connaissez si bien.Elle est aussi bonne et aussi propre que les hommes, les machines et l'argent peuvent la faire.La plus grande somme de plaisir que vous puissiez obtenir pour 5 sous.Mâchez-en après chaque repas.FABRIQUEE AU CANADA.Wm.Wrip-ley, .îr., Co., Ltd.7 rue Scott, TORONTO, Londres, 11.— Des dépêches officielles de Berlin reçues ici par marconigramme.disent : “Pendant l’incendie de Louvain, des officiers allemands transportèrent des peintures de la cathédrale à l’hôtel de ville afin de les sauver.“L’empereur Guillaume et le prince Léopold de Lippe ont échangé des télégrammes cordiaux et svm-pathiques à l’occasion de la mort i!'n.:>i,ssa.ur ! héroïque du prince Herbert de Lippe, qui est le troisième membre de la maison de Lippe tué dans cette ^ faits prisonniers.” (Spécial au "Devoir”) Paris, 11.— S’il faut en croire une dépêche de Rome à Ta-gcnce Havas, une violente discussion se serait élevée entre le Prince Héritier de Turquie et Enver Pacha, ministre de la guerre, au sujet de la ligne de conduite que doit tenir en ce moment la Turquie.Surexcité, Enver Pacha aurait tiré deux coups de revolver sur le Prince qui fut légèrement hlessé. i s «i n G.P.Pc.72 57 558 69 57 548 66 59 528 65 6(1 520 63 59 516 60 71 459 57 71 445 51 73 441 vers 2 4 13 M t-4, 2.21 12 12 2 1 3 3 4 4 2.15, 2.17.2.17 3-4.2.14, G.P.Pc.86 46 652 77 52 600 66 61 520 67 64 511 63 66 489 50 72 451 Temps 2.16 1-2.2.29 amble.$400 : Ralph McKcrre, b.g., Fraser .1 1 Bed Wllkes, h.g., Dubc.3 2 Princess McDougall, ch.ni., Potvin.2 3 Jenny Lynn, br.in., Call .14, Temps- 2.20 1-4, 2.21 1-2.2.19 1-4.Ont aussi couru : Lady S., Fairmont, King Gazelle.Ruby Lee, La h Walnut.2.18 trot.$400 : The Cornet.'b.g.Plckle.1 Prince Rupert, h.g., Jourdain.2 Empire King, b.g„ Btgagmiettc.3 John W., ch,g., Corbeau.4 Temps — 2.18 1-4.CERCLE PAROISSIAL SAINT-ZOTIQUE CHANGEMENT DE LOCAL.— Le Cercle, à cause de l'augmentation du nombre des élèves, à dû quitter le local que la commission scolaire avait généreusement mis à sa disposition, dans le collège Saint-Zotique.Il a temporairement transporté ses “pénates” au No 2468 rue Notre-Dame Ouest, où les amis trouveront la même hospitalité, la même gaieté, et le même entrain d’autrefois.CONTRIBUTIONS.— Le “Conseil” avertit les membres en retard dans leurs contributions de vouloir régler leur compte d’ici au 20 septembre prochain.Après cette date il sera obligé de sévir contre les retardataires.Avis aux intéressés! ZOUAVES.— Jusqu’à nouvel ordre les exercices militaires n’auront pas lieu — notre local temporaire ne s’y prêtant pas.— Avis sera donné plus tard de la reprise de ces exercices.ASSEMBLEE.— Assemblée générale vendredi prochain, le 11.— Affaires importantes.Z._ —; ASSEMBLÉE ANNUELLE DU C.A.CANADIEN L’assemblée générale annuelle des actionnaires du Club aura lieu au bureau du Club, 448 rue Sainte-Catherine Est, vendredi, le 11 septembre prochain, à 8 hrs 30 du soir, pour recevoir le rapport des Directeurs, pour l’année écoulée, et l’élection des Directeurs, pour l’année prochaine.Seuls les actionnaires en règle avec le Club auront droit de voter à cette assemblée.CERCLEPAROISSIAL LACHINE CONTRE _______________AHUNTSIC Lachinc, 11.— Il y a quelques jours le club de baseball, Cercle Paroissial de Lachine, lançait un défi au club Ahuntsic de Montréal, pour une partie qui devait avoir lieu, dimanche, le 13.Eh bien! M.J.A.Fk Gravel, gérant du club Ahuntsic, y répondait par la voix des journaux d’hier qu'il acceptait le défi du Cercle Paroissial, à raison qu’ils joueraient pour un en jeu.Comme M, J.A.Darche, gérant du Cercle Paroissial, était de son devoir d'y al 1er en avant, y consentit, de lui faire déposer la somme de $1(10, et le Cercle Paroissial lui aussi mettra $10(1.La partie aura lieu dimanche, le 13 courant, à Ahuntsic, à 3 heures.Fin même temps, le Cercle Paroissial qui est arrivé champion du comté de Jacques-Cartier, essaiera de triompher de celui nul est arrivé champion du comté de Laval (le club Ahuntsic).A cette occasion, le Cercle Paroissial organise une grande excursion, qui laissera Lachine dimanche, coin 15è avenue et Notre-Dame.à 12 heures 20.Le prix du passage sera de 50 sous aller et retour.11 ne faut pas oublier que les sièges réservés nu terrain du club Ahuntsic soronl à prix réduits, vu que cette Joute es! pour un enfeu de $200.La batterie du Cercle Paroissial sera composée de Desinrdins et Leduc, tandis que celle île Ahuntsic sera d” C'ément Delate et Portugais.L’émiipc du Cercle Paroissial sera choisie parmi les joueurs suivants : E.I edi'", t .Desiecdins.P.Ffe-u’ing.B St’fde''.G.Deslardfns, N.DesiariRns E Lelotir.O, Piton, E.T.pelvlèee.F Métavcr.B.Pi'hnp, M A’G*rd Dnn"M.de t nrbine.seca ’’arbitre du Cercle Paroissial à Larbina, dimanche.Donc, amateurs.h Ahuntsic, dimanche.> LA REVANCHE DU ROCHESTER LES HUSTLERS BLANCHISSENT LES ROYALS, HIER APRES- MIDI, PAR 6 A 0.- -LES AUTRES JOUTES DE LTNTERN ATIO- NALE.Rochester, 11.— Les Rochester ont pris leur revanche hier, en blanchis- sant les Royals, par 6 à 0.Voici le résultat détaillé MONTREAL AB.R.H.PO.A.E.Smith, rf 3 0 0 0 0 0 Puirtell, ss.4 0 1 2 4 0 Deimnger, If.4 0 3 4 0 0 Whiteman, cf.3 0 0 2 0 0 Flynn, 1b.4 0 0 10 1 0 Yeager, 2b.4 0 0 0 3 1 Halstein, 3b.3 0 0 1 0 0 Madden, c.3 0 2 4 1 0 Miller, p 3 0 0 1 2 0 Totaux.31 0 6 24 11 1 ROCHESTER AB.R.H.PO.A.E.Messenger, rf.3 2 2 1 0 0 Priest, 2b.3 1 1 1 3 0 Walsh, cf.4 0 0 2 0 0 Pipp, 1b.3 1 2 11 0 0 Schütz, 3b.3 1 1 2 1 0 F.Smith, If.4 0 2 0 0 0 McMillan, ss.4 0 0 4 2 1 Williams, c.4 0 0 6 2 1 Enzmann, p.3 1 1 0 4 0 CANADIEN^ NORD LE SEUL SERVICE DIRECT ENTRE MONTRÉAL - QUÉBEC Camp militaire de Valcartier et l’hôtel du Lac Saint-Joseph.Quot.Ex.le dim.tQuotidien Gares tQuotidien Quot.Ex.le dim.A.M.P.M.A.M.P.M.9.00 11.30 Quit.MONTREAL Arr.6.30 4.00 A.M.10.25 P.M.1.15 JOLIETTE 3.40 2.38 12.40 3.30 GRAND’MERE 1.21 12.20 Arr.QUEBEC A.M.P.M.4.00 6.45 Quit.10.10 9.00 Quit.Arr.9.10 8.55 6.01 8.14 VALCARTIER 9.00 8.14 6.20 8.35 HOTEL LAC ST-JOSEPH 8.30 8.00 P.M.A.M.P.M.A.M.t Wagons-lits ordinaires et voitures de première classe entre Montréal et l’Hôtel Lac St-Joseph.t Service de wagons-buffets entre Québec et Valcartier.Service de wagons-buffets, à la carte, à Valcartier, tout le jour.Pour billets de chemins de fer et de bateaux à vapeur, et plus de renseignements,s‘adresser au bureau des billets de la ville, 226-230 rue St-Jacques, Montréal, Qué.BLUE BONNETS 1ère • course TOUS LES JOURS A 2,15 Totaux.31 6 9 27 12 2 Score par reprise : Montréal.000000000-— 0 Rochester.00000204x— 6 SOMMAIRE Buts sur balles, de Enzmann, 2 ; de Miller, 3.Retirés au.bâton, par Enzmann 6 ; par Miller, 4.Coups de 5 buts,, Deininger, Phipp.Coups de 2 buts, Purtell.F.Smith, Messenger, Schultz.Coup sacrifié, Schultz.Buts volés.Pipp (2), Whiteman, Messenger, Priest.Jeux doubles, Enzmann à McMillan à Pipp ; McMillan à Pipp.Laissés sur les buts, Montréal, 6 ; Rochester, 5.Balle manquée, Madden.AUTRES PARTIES Buffalo., .20012802x—15 15 2 Toronto.000100040— 5 6 7 Bader et Lalonge ; Rogge, Trout et eK!ly.Providence.,20012001x— 6 13 2 Jersey City.000000002— 2 4 1 Schultz et Kocher ; Williams et Tyler.POSITION DES CLUBS G.P.Pourc.Rochester.83 65 .601 Providence.81 55 .596 Buffalo.79 55 .590 Toronto.56 63 .471 Baltimore.71 61 .537 Newark.58 73 .443 Montréal.56 80 .412 Jersey City.42 92 .313 CONTRIBUTION DE $1,200 Washington, 11.—La Croix-Rouge Américaine a reçu aujourd’hui une contribution de $1,200 des clubs de baseball de la Ligue Américaine et $848.62 de la Ligue Nationale.VIGERIND* CHAMPION Le club de crosse Viger Ind.s’est assuré le championnat de la ligue de crosse amateur de la province de Québec section B, le Viger Ind., a mené la partie à une vive allure du commencement à la fin, le Cercle Bellevue s’est porté à l’attaque au premier quart, mais fut admirablement checké par la défense du Viger Ind.qui s’est comporte d’une manière irréprochable.Voici ce que présentait les deux équipes à l’entrain sur le terrain.Viger ind.Cercle Bellevue R.Piché But E.Brunet E.Comtois Point M.Legault Charbqnncau C.Point Cousineau H.Blais 1er Défense Brunet J.Aspell 2e défense I.épine D.Aspell 3e défense Crevier A.Paiement Centre S.Lague A.Charette 1er home A.Lamarhc A.Gauthier 2me home J.Lamarche Art.Gauthier 2mc home R.Lamarche J.Craig Inside Cochrin Brossard Outside Cousineau l.aforte Snbs.Sauvé A.Gagnon Subs.Lauzon A.lointaine Subs.H.Mauviel Arbitres A.Doutre A.St-Amour Umpire Demers 1ère période 1.—S.Lague.—Cercle Bellevue 1.30 2.—A.Lamarche—Cercle Bcllv.3.00 3.—F.Caharette.—Viger Ind.25 4.—Craig.—Viger Ind.2.00 5.—Cousineau.—Cercle Bellev.7.00 Deuxième période fl.—Charrette.—Viger ind.,1.00 7.—Art.Gauthier—Viger Ind.4.00 8.—J.Craig.—Viger Ind.2.00 9.—R.Lamarche.—Cercle Bel.1.00 Troisième période 10.—J.Craig.—Viger Ind.4.00 IL—-J.Craig.—Viger ind.5.00 Quatrième période 12.—J.Craig.—Viger Ind., .2.00 13.—Brossard.—Viger Ind., .4.00 11—Brossard.—Vigor Ind., 6.00 Réunion (l’Automne Montreal Jockey Club Du 5 au 12 SEPTEMBRE COURSES ET STEEPLECHASE TOUS LES JOURS — BEAU TEMPS OÜ MAUVAIS TEMPS.TRAINS SPECIAUX, avec wagons de membres, quittent la gare Windsor tous les jours a 1.30 et 1.50 p.m.SERVICE DIRECT DES TRAMWAYS via la rue Bleury, toutes les 5 minutes, de midi jusqu’à 3.00 p.m.Après cette heure, service spécial depuis l’avenue Mont-Royal.Dix cents en monnaie dans chaque direction sur les chars directs ; pas de transferts.ADMISSION AUX COURSES (y compris la grande estrade), $1.50.varie de saison, $10.Sièges de loge, $1.00.Loges (de saison), $30.En vente à la succursale du “Star”, angle des rues Sainte-Catherine et Peel.LES ENFANTS NE SONT PAS ADMIS ACCUSEE DE MEURTRE Mincola, N.Y'., 11.— Le Grand Jury a rendu un verdict de meurtre au premier degré, contre Madame Florence Carman responsable de la mort de Mme Louise Bailey, tuée par la balle d’une personne, cachée dans les bureaux du docteur Edwin Carman, à Freeport, le 30 juillet dernier.Madame Carman avait d’abord été accusée d’homicide, et avait été relâchée sous une caution de $15,000.On l’a arrêtée hier et conduite au pénitencier du comté de Nassau.Son procès aura lieu en décembre.-:-S- LE NAUFRAGE DE L’“0CEANIC” Aberdeen, via Londres.11.—(8.15 p.m.)—Le bateau de pêche “ Gleno-gill ”, qui est arrivé ici, annonce qu’il a participé au sauvetage des officiers et de l’équipage du paquebot “ Oceanic ”, de la ligne White Star, qui a fait naufrage sur la côte d’Ecosse.Il a aussi aidé à les transborder sur un autre vaisseau.On a tenté de remettre à flots l’“ Oceanic ”, qui avait frappé une roche, mais la coque se brisa et l’on renonça à cette tentative.Londres, 11.— Le capitaine Armour, du bateau chalutier “Gleno-ville”, a raconté de ht manière suivante au correspondant de l’agence de la “Central News”, comment s'opéra le sauvetage de l’équipage du paquebot “Oceanic”: "Il faisait très noir et un brouillard planait mardi matin, quand notre attention fut attirée par des signaux de détresse venant de la côte.Après des efforts longs et durs nous nous rangeâmes contre le rivage.Au moyen de cables et d’échelles, les membres de l'équipage de l’“Oceanic” se laissèrent glisser sur le pont de notre navire.Nous en recueillîmes 400, tout notre bateau était littéralement rempli.Un paquebot qui se tenait au large les prit à bord, et nous allâmes recueillir ceux qui restaient.Le capitaine fut le dernier à quitter son vaisseau.Il nous a adressé de chauds compliments et de chauds remerciements.” UN MODELE DU GENRE Londres, 11 — Le correspondant militaire du “Daily Chronicle" écrit : "Le rapport du général French est un modèle du genre.Le récit d’un des combats Tes plus acharnés auxquels les Anglais aient jamais pris part, se trouve inclus.Tout le temps, ils firent face à des ennemis supérieurs qui ne leur laissèrent aucun répit.La marche en avant des Teutons fut excessivement rapide et elle sc fit en force.L'état-major français a été inenpa-ble soit de la prévoir, soit de la pré- CANADIAN PACIFIC QUEBEC et RETOUR Départ 11 et 12 septembre.Limite de retour, 14 sept.1914.Départ de !a Place Viger à 9.00 a.m., 1.30 p.m., 5.00 p.m., 11.30 p.m., tous les jours.$4 EXPOSITIONS SHERBROOKE Dép.11 sept .53.20 : Dép.12 sept.$4.30 Limite de retour.14 septembre 1914.Dép.gare Windsor, *8.25 a.m., 44.10 p.m., *6.35 p.m.OTTAWA Dép.14, 16, 18 sept., • w t » .83.33 Dép.11 au 19 sept., .$4.50 Limite de retour, 21 sept.1914.Dép.rue Windsor, 47.o5 a.m., §8.30 a.m., 49.05 a.m., *9.45 a.m., 44 00 p.m., §7.40 p.m.*9.00 p.m., *9.43 p.m.Dép.Place Viger, *8.00 a.m., *5.45 p.m.* Tous les jours, t Tous les jours excepté le dimanche.§ Le dimanche seulement.AU TERRAIN DE COURSES DE BLUE BONNETS Jusqu’au 12 sept.1914 Départ de la gare Windsor à 1.30 p.m.et 1.50 p.m.; retour après la dernière course.Billet simple, 15c ; aller et retour, 25c.AUX COURSES DE DORVAL Du 14 au 19 septembre Départ de la gare Windsor à 1.00, l.S&’-et 2.00 p.m.Retour après la dernière course.Billet simple, 15c ; aller et retour, 25c* 4 Express pour Chicago TORONTO-DETROIT-CHICAGO Th.Canadian No.21 Dép.MONTREAL.8.46 a.m.16.00 p.m.Ar.CHICAGO •• * • 7.45 a.m* 9.05 p.m* LIGNE COURTE LAC ONTARIO POUR TORONTO Via Belleville, Trenton, Brighton.Colborne, Port Hope, Newcastle, Bowmanvllle, Osbor.ne, Whitby.Quitte In gare Windsor & 8.45 a.m.¦K«EAUX PEf BILLETti 141-143, St-J.equM " -— T.l.Bail, IVI.In S12S Hot.I Wind*., Garas Place Vlur at d.la hu.Wlndrar GRAND TRUNK SYSTEM^ VOIE DOUBLE SUR TOUT LE PARCOURS MONTREAL—TORONTO-CHICAGO ^’’INTERNATIONAL LIMITED” L.train d’un aerTica aupérieur du Canada Quitte Montréal à 8.00 a.m., arrive h To.ronto à 4.30 p.m., Détroit 9.55 p.m., Chien go 8.00 a.m., tous les jours.SERVICE DE NUIT AMELIORE Un train quitte Montréal a 11.00 p.m., nr.rivant à Toronto à 7.30 a.m.Détroit 1.4S p.m., Chicago, 8.40 p.m.Service quotidien de wagons-lits, club, compartiment entre Montréal et Toronto.EXPOSITIONS SHERBROOKE m Dép.12 sept.,$4.3(V* Limite de retour, 14 septembre 1914." OTTAWA Dép.11, 12, 13, 15, 17, 19 sept, .54.50 Dép.les 14, 16, 18 sept.8335 Limite de retour, 2rSept.1914._ CAMP MILITAIRE DE VALCARTIER Québec et retour.84.00, Départ il et 12 sept, j retour, 14 sept.122, rue St-Jacques, angle St-Fran.çoia-Xavier—Tél.Main 6901 Hotel Windsor “ Uptown 1181 Gare Bonavcntur» « Main 8221 m Ville CANADIEN NORD Taux populaire* d'excursion VALCARTIER ET LA VILLE DE QUEBEC $4.00 ALLER ET RETOUR * Départ, 11 rt 12 septembre 1014.Limite de retour, i l septembre 1914, EXPOSITION D'OTTAWA Un billet simple Départ 14, 10 et 18 septembre.Un billet *t.un tiers Départ du 11 nu 19 inclusivement.Limite, de retour, 21 septembre 1914, Pour billets par voie ferrée ou navigation, et toutes informations, s’adresser nu bureau des billets de la ville, 226-230 rue Snliiti Jacques, Montréal, Qué.venir.Le général Joffre laissait A cntendr^Muedeux corps d'armée au plus^^^*PTiivision de cavales rie se trouvaient devant nos troupes.Nos aéroplanes et nos patrouiller ne recueillirent aucun renseignement de nature à leur faire soupçonner l’énormité des forces ennemies.Les Anglais venaient eux, mai» il est peut-être étonnant que les Français n’aient pas recueilli de» renseignements plus complets.Le récit de la retraite de nos soldat» ajoute une autre belle page à notre histoire militaire.” VOL.V.— No* 213 LE DEVOIR.MONTREAL, VENDREDI, 11 SEPTEMBRE 1914 7 COMMERCE ET FINANCE LA PRODUCTION AUGMENTERA ay.L FAUT EN CROIRE L’ACTI-VITE REGNANT DANS NOS FABRIQUES DE CONSERVES, LE RENDEMENT DE CETTE INDUSTRIE SERA CONSIDERABLEMENT ACCRU.Il résultera de l’embargo sur l’exportation du jambon du Royaume-Uni une augmentation de la demande tde ce produit fumé en Canada.Durant l’année fiscale se terminant le 31 mars dernier, notre pays a importé du Royaume-Uni pour plus de $500,-000 de jambons, de gelées et de conserves.Utant donnée la suspension presque tota'e du commerce intercon tinental, le Canada devra se suff.re et accroître sa production.Il s’en suit une grande activité, dans l'industrie de notre pays.Par exemple, les établissements de la Dominion Canners Limited à Hamilton fonctionnent jour et nuit.La maison E.D.Smith & Sons a augmencé le personnel de sa charcuterie de Winona, Ont., et la compagnie Sïiidners, Limited, de Toronto, qui emploie habituellement quarante-cinq personnes, a été forcée de doubler le temps du travail pour une période de six ou • .sept mois.Voilà seulement quelques faits prouvant l’animation qui règne dans l’industrie des conserves.LA CANADIAN COAL AND COKE ELLE SOLDE SON ANNEE FIS CALE PAR UN DEFICIT DE $75,-225.— NOMBREUX CHANGEMENTS DANS LE CONSEIL ly ADMINISTRATION.NOUVELLES GENERALES DE LA GUERRE -9- ONE VACHE AVANTAGEUSE Au milieu d’une foule de relevés de production (pii ne sortent pas de .l’ordinaire, on trouve, par-ci, par-là, quelques chiffres vraiment surprenants, propres à réjouir le coeur de l’éleveur qui s’est donné la peine de contrôler le rendement de ses bêtes.Par exemple, tandis que les vaches '“ordinaires” donnaient en juillet une maigre portion de Güü à 700 livres de lait et vingt ou vingt-quatre livres tie gras, une vache métisse de la province de Québec produisait 1,270 livres de lait, disant 5.8 soit un total de 74 livres de gras.Voilà une bête qui fait réellement du travail utile.En six mois elle aura donné une plus forte quantité de nourriture digestible que ne renferme la viande de cinq boeufs de poids moyen.Elle rend beaucoup plus par comparaison aux fourrages qu’elle reçoit que le meilleur mécanicien ne saurait tirer d’un moteur à quatre cylindres pour le combustible consommé.On a tout à gagner à bien nourrir 'les bonnes vaches; il est avantageux également de contrôler la production de chaque bête du troupeau pour savoir au juste ce qu’elle vaul.Avec les méthodes ordinaires, l’excellente bête dont nous venons de parler se serait confondue dans la moyenne d’un district, tandis qu’elle mérite en réalité une place à part.Mettez-vous donc à peser et à essayer votre lait.Peut-être découvrirez-vous aussi des vaches d’un grand mérite dans votre étable.Formez-vous un troupeau de bêtes sélectionnées.D’après le rapport présente par le Conseil d’administration de la Canadian Coal and Coke Company à ses actionnaires réunis en assemblée annuelle ordinaire, hier, la Société a subi une perte de $72,225, après paiement des frais d’administration et d’intérêi.s sur les obligations, pendant les sept mois d’opérations se terminant le 31 mars dernier.La perte sèche des opérations des mines s’est élevée à $35 534.Ces chiffres ne tiennent aucun compte des intérêts sur obligations et des dividendes.Plusieurs' changements cat été effectués dans la formation du conseil d'administration : cinq administrateurs ont démissionné et sept autres les ont remplacés.Le nouveau conseil est formé de H.A.Lovett, Robert Mackay, Nathaniel Curry, J.W.McConnell, T.H Saunders, D.W.Campbell, R.M.Bal lantyne, O.W.Donner, Wm Dobell, John T.Ross, A.H.Cook, W.R.Ross et H.Beverley Robinson.M.H.A.Lovett, C.R., président de la compagnie, qui présidait l’assemblée, a passé en revue les finances de la Société, et a dit que l’em prunt temporaire de $500,000 avait dû être souscrit dans une ample mesure par les administrateurs eux-mêmes.Il a annoncé que $200,000 en ont été remboursées récemment, e qu’on avaE obtenu que l’échéance de la différence serait prorogée au mois d’octobre.On travaillera incessamment au rajustement des finances.On voit par les changements opérés dans la constitution du conseil d’administration' l’existence de mésintelligence entre les directeurs d’une part et les actionnaires de l’autre.LES COMPENSATIONS EN RAISON DE LA FETE DU TRAVAIL, LES RESULTATS RE-PRESENTENT UNE TMOINS-VA-LUE MARQUEE.A l’exception d’Ottawa, qui s’inscrit en mieux-value de $300,000, les virements des banques des principaux centres du pays accusent des diminutions.Toutefois, il fallait s’y attendre ; car la semaine expirée ne contenait que cinq jours au lieu de six l’année dernière.Nous avons donné, hier, les chiffres concernant Montréal.Les comptes rendus de Toronto ne font ressortir qu’une déperdition de $111,109 ; mais il semble que les compensations n’aient été calculées que pour cinq jours, comme il en était l’an passé.Les résultats réalisés par la ville de Winnipeg révèlent une moins-va lue de près de $2,000,000, tandis que Québec rapporte un léger écart descendant.Les chiffres fournis par les provinces maritimes sont à peu près normaux.Voici les résultats comparés avec ceux de la semaine correspondante en 1913 : 1914 Solde .$39 646,639 —$15,448,296 .30 989,895 — 111.109 .21,490,984 — 1 866,549 .3,964,803 + 285,008 .3,361,230 — .1 623,153 — .1,301 364 — Montréal.Toronto.Winnipeg.Ottawa.Québec.Halifax.Saint-J ean 62.234 567,422 234,462 VIANDES SUR PIED A CHICAGO Chicago, 10.—Bestiaux à cornes : arrivages, 7,000 ; marché fermé ; boeufs, $6.90 à $11 ; bouvillons du Texas, $6.35 à $9.35 ; pour l’élevage et l’engrais, $5 40 à $8.25 : vaches et génisses, $3.75 à $9.85 ; veaux, $750 à $1150.— Porcs : arrivages, 13,000; marché indécis ; légers, $8.95 à $9.55; mêlés, $8.50 à $9.65 ; lourds.$8.36 à $9.35 ; très gras, $8.35 à $8 65 ; cochons, $4.75 à $8.40 ; moyenne des ventes, $8.70 à $9.25.— Moutons : arrivages.36,000 ; marché fort ; indigènes, $5.10 à $6.00 ; d’un an, $5.85 à $8.56 ; agneaux indigènes, $650 à $8.15.LE BESTIAUX LES CHIFFRES OFFICIELS AC CUBENT UNS AUGMENTATION DANS LES CHEVAUX, MAIS UNE DIMINUTION POUR LES AUTRES ESPECES.Voici, d’après les raports envoyés à la fin de juin, par les correspondants du ministère fédéral du com' merce, une évaluation du nombre des bestiaux du Canada : chevaux, 2 947,-738 ; vaches laitières, 2,673,286 ;• au très bovins, 3,363,531 ; moutons, 2 -058,045 ; et cochons, 3,434,261.Corn parés à ceux de l’année dernière, ces chiffres accusent une augmentation dans les chevaux-, mais une diminution pour les autres espèces.On a demandé aux correspondants de tenir compte spécialement, en faisant leurs évaluations, cette année, de l’exporta tion considérable de bestiaux faite aux Etats-Unis, et résultant de la réduction du tarif américain d’octobre dernier, et quoique beaucoup de ces correspondants aient rapporté que l’élevage compenserait largement -les déficits, causés par l’augmentation dans ces exportations, il semble que la diminution constatée est largement due à ceUes-»ei.La diminution vient surtout de la partie orientale du Ca-nad , car le nombre des bestiaux, dans les provinces du Nord-Ouest, accuse une augmentation satisfaisante, spécialement en Saskatchewan et Alberta.NOS CHEMINS DE FER ILS RAPPORTENT DES MOINS-VALUES DANS LES RESULTATS DE LEUR TRAFIC.Le compte rendu du trafic du chemin de fer Pacifique-Canadien accuse, pour la première semaine de septembre, une déperdition de $386 000 ou environ 15.4%, au lieu de $365,-000, ou 12.2%, durant les dix derniers jours du mois d’août.La diminution du chemin; de fer Grand-Tronc est très légère : $11,146, ou un peu moins de 1 pour cent.Voici les chiffres comparés des recettes des deux compagnies ; 1914 1913 Dtion C.P.R.$2.110,000 $2,496,000 $386,000 G.T.R.1,088,113 _ 1,099,259 11,146 LES GRAINS*A CHICAGO Cours fournis par la maison McDougall and Cowans : Cour Cours d’ouverture à 11 h.30 a.m.Blé — LE TAUXDU FRET Washington, 11—Après une conférence entre les présidents des principales compagnies de chemins de fer et le président Wilson, et une seconde conférence entre les présidents des principales compagnies de chemins de fer et la commission du Commerce entre Etats (Interstate Commerce Commission), 11 a été décidé que cette dernière étudierait la possibilité dW corder aux compagnies de transport par voies ferrées l’autorisation de hausser une fois de plus les taux du fret.On espère qu’une décision à cet effet sera bientôt rendue publique.Mai.12116 121 Septembre.76% 76% Décembre.Maïs — .114% 113% Mai., .74% Sepetmbre.76% 76% Décembre.72 71% Avoine — Mai.52 53 Sepetmbre.46% 46% écembre.49% 49% Chicago, H-—Le découragement de certains petics détenteurs de blés a provoqué aujourd’hui de nouveaux reculs.Le gru a presque seul supporté le marché.Le principal facteur de baisse a été une fléchissement à Liverpool, attribué à la cessation temporaire de la demande de Paris.L’appréhension d’une variation du taux des droits d’importation est demeurée un source de dépression.Après un début à Vi et 1% plus bas la cote s’est ressaisie, mais pour rétrograder plus profondément qu’avant.SOUMISSIONS POUR TUYAUX EN GRES M.1.R.I.oranger a obtenu le contrat pour tuyaux en grès pour égouts sur les rues Saintc-Uursule, Sainte-Angèle et Saint-Martin pour la somme Ue $598.RAPPORT OFFICIEL DU TRES HON.M.HARCOURT Ottawa, Ont., 11.— S.A.R.le gouverneur général a reçu aujourd’hui le télégramme suivant de l’hon.H.L.Harcourt, secrétaire colonial : Londres, 11.— Le résumé suivant de la guerre est envoyé pour '’information de vos ministres et pour être publié.LA SUPREMATIE SUR MER.Après un mois de guerre, la su prématie sur mer n’est pas changée et reste à l’Angleterre et à ses alliés.Les flottes principales allemande et autrichienne demeurent dans leurs ports sous la protection de mines et de batteries.Quatre croiseurs, un croiseur auxiliaire, deux contre-torpilleurs et un sous-marin allemand et un croiseur autrichien ont été coulés.Un dreadnought et un croiseur allemands ont fui aux Dardanelles sans combat.Les pertes des vaisseaux anglais ont été insignifiantes.Par suite de cette suprématie navale, plus de 300,000 soldats ont traversé les mers dans différentes parties du monde sans qu’un seul homme fût perdu.Le corps expéditionnaire anglais a été débarqué en France, des expéditions ont été envoyées pour attaquer les colonies allemandes en Afrique et dans le Pacifique, et les troupes françaises, protegees par la flotte anglo-française ont élé escortées d’Algérie en France.Les armées d’Europe recevront sans cesse des renforts de ti oupes du Canatra, de l’Australie, de la Nouvelle-Zélande, de l’A frique et des Indes.La marine marchande allemande a disparu des mers qui partout sont ouvertes librement au commerce anglais.En Chine, sur le Pacifique et sur l’Atlantique, les vaisseaux de guerre allemands ont évité le combat avec les croiseurs anglais et leurs déprédations n’ont pas été considérables.La marine anglaise sera augmentée dans le cours de l’année d’au moins 10 beaux vaisseaux de première classe, de 15 croiseurs et de 20 contre-torpilleurs.Dans le même espace de temps, l’Allemagne ne pourra ajouter à sa flotte plus du tiers de ce nombre.LES ARMEES RUSSES.Les armées russes ont envahi la Prusse.Les Autrichiens ont été vaincus d’une manière décisive par les Serbes et les Russes.En dehors de l’Europe, la flotte et les troupes japonaises bloquent Tsing-Tao.Le Togoland s’est rendu aux troupes anglo-françaises et le Samoa a cédé devant une expédition venue de la Nouvelle-Zélande.” PAS DE NAVIRES ALLEMANDS EN VUE Londres, 11.—Le bureau officiel des renseignemoBts a publié ce qui suit hier soir : “Hier et aujourd’hui de nombreuses escadres et flotilles ont fait une reconnaissance complète de la mer du Nord jusqu’au détroit d’Hé-ligoland.La flotte allemande n’a fait aucune tentative pour embarrasser nos mouvements et aucun vaisseau allemand d’aucune sorte n’a été aperçu.LA SANTE DE FRANÇOIS-JOSEPH Londres, 11.— Une dépêche de Vienne indique que l’empereur François-Joseph continue à jouir d’une très bonne santé.On qualifie de faux les rapports relatifs aux victoires remportées par les Russes à Lemberg.On dit que l’on fait répandre ces rumeurs dans le but de réjouir les Français déprimés.On approuve de loul coeur dans cette ville la protestation faite nar le Kaiser au président des Etats-Unis, contre l’emploi des balles “dum dum” dont se seraient servis les alliés.LES HOPITAUX DE CAMPAGNE ALLEMANDS Londres, 11.— “The Lancet” contient un article où l’un des assistants de M.S.Osborne, chef du détachement de la Croix-Rouge en Belgique, émet une opinion très défavorable au système d’hôpital de campagne des Allemands.“Le service ambulancier allemand est vraiment piètre, dit l’auteur.Exception faite de quatre voitures ambulancières légères, ce sont des voilures de ferme contenant un peu de paille qui ont servi aux Allemands pour transporter 2 000 blessés à travers Gemboux.Chaque charrette contenait environ douze hommes.“Un des blessés a été soulevé de son lit habillé de tout son fourniment, la carabine en bandoulière, et traîné à pied jusqu’à la gare.Là les blessés étaient entassés dans des wagons à bestiaux garnis de bancs de bois.Un espace libre sur le plancher était destiné aux plus blessés.“Une ordonnance avait charge de la nourriture des écloppés.Le menu de chaque jour était du pain noir, de la saucisse allemande ou du bacon gras.Si un blessé était trop souffrant nour manger cette nourriture il devait s'en passer.“Il était impossible de nous procurer du lait frais, mais nos gardes-malades parvinrent à trouver du lait condensé et du café faible pour les pires cas.“Nous avons vu plusieurs opérations au grand hôpital de la base.Le chirurgien se lavait soigneusement les mains puis touchait à son cigare mt’il fumait continuellement.T.es instruments étaient stérilisés avec soin, nuis enveloppés dans tine serviette oui avait servi à la même fin depuis vingt-nualre heures.“On administrait rarement Tanes-thési" et i' faut dire que le enuraffe des blessés français et allemands clait admirable." BATAILLE A AERSCHOT Rotterdam.11.— Une dépêche tintée de Buda, Hollande, rapporte qu'une bataille importante a eu lieu mercredi à Aerschot, Belgique, à neuf mille au nord-est du Louvain.Les Belges ont attaqué ta garnison allemande et l’ont obligée à évacuer la ville.Les Belges ont aussitôt hissé leurs drapeaux sur les différents édifices publics, et ils ont remis en liberté 26 prêtres trouvés emprisonnés dans une église.NOUVELLES DES TROIS-RIVIERES (De notre correcpondant) LES ASSISES Trois-Rivières, 11.— L’hon.F.-X.Drouin, le nouveau juge des Trois-Rivières, présidait aujourd’hui pour la première fois le tribunal.Le protonotaire, M.Ad.Proven-cher, donna lecture de sa commission, le nommant juge puiné en remplacement du Juge Cooke mis à sa retraite, avec résidence aux Trois-Rivières.Le bâtonnier du district, M.Arthur Béliveau, présenta les félicitations et les hommages du Barreau ainsi qu’à l’Exécutif du Canada pour avoir confié l’administration de la justice du district des Trois-Rivières à l’un des avocats les plus distingués de la province, et fit aussi une délicate allusion à la maladie de l’hon.juge F.S.Tourigny, enfin il exprima les voeux du Barreau pour un prompt et entier retour à la santé.L’hon.juge Drouin répondit qu’il était heureux que l’Exécutif de son pays Tait appelé à administrer la justice dans le district des Trois-Rivières et fait l’éloge du Barreau de la ville et du district des Trois-Rivières et rappela même qu’à sa connaissance dans une circonstance solennelle Thon, juge Caseault en parlant du Barreau du district des Trois-Rivières, l’avait mentionné comme l’un des plus brillants et distingués de la Province.COURRIERS PROVINCIAUX VILLE DE QUEBEC LE PAVAGE DE L’AVENUE VIOLETTE LA- M.l’ingénieur de la cité, Benj.Bourgeois, a reçu du conseil municipal l’autorisation de faire continuer le paavge de l’avenue Lavio-lette, entre les rues Saint-Maurice et De Eoix.Une fois terminé ce pavage de rue ainsi que les trottoirs permanents en beton, avec chaîne en ciment, remplie de verdure, présentera une des plus belles avenues du pays.DESORDRES A LA GARE DU C.P.R.Un certain nombre de citoyens de la partie nord de la ville se plaignent au conseil de ville de certains désordres en contravention avec les règlements à la gare du C.P.R.Le greffier de la ville est autorisé d’écrire à la Cie afin de prendre des arrangements pour faire cesser cet état de choses.L’USAGE GRATUIT DES PONTS DU SAINT-MAURICE A la demande de M.Emile Lessard, curé de Saint-Louis de Fran-ce; le conseil a accordé l’usage gratuit des ponts sur ie Saint-Maurice pour le charroyage des déchets dans les côtes de la Traverse à Ro-cheleau.CONTRAT POUR L’AQUEDUC La maison Cyrille Labelle et Cie, des Trois-Rivières, vient d’obtenir le contrat pour la fourniture de certains matériaux, pour le département de l’aqueduc, [jour la somme de $580.AMEUBLEMENT DU NOUVEAU BATEAU “LE PROGRES” M.l’échevin N.E.Clément a été autorisé par le conseil municipal de faire l’achat de tout l’ameublement nécessaire au nouveau bateau “Le Progrès” qui doit nous arriver ces jours-ci.SYSTEME DE PENTURES M.A.Hamelin vient d’obtenir de la corporation le contrat pour installation de pentures détachables pour châssis à coulisse au nouveau poste de police No 2, pour la somme de $62.OUVERTURE DE LA RUE SAINTE-GENEVIEVE Le conseil municipal vient d’accé (1er à la demande de M.Rev.Aug.Lelardier, curé de Sainte-Cécile, et autres, pour travaux nécessaires à l’ouverture de la rue Sainte-Gcniè-ve, entre les rues Sainte-Cécile et Saint-Paul.INSPECTEUR DES TRAVAUX DE COLONISATION.Québec, 11.—M.D.Normandeau, assistant-inspecteur des travaux de colonisation, a été promu à la position d’inspecteur, en rempaacenvent de M.Gastonguay, qui a pris sa retraite, et M.A.O.Barrette, ingénieur civil de l’Abittibi, a été nommé assistant-inspecvteur.DROIT PUBLIC DE L’EGLISE.M.l’abbé J.E.Grandbois, secrétaire de la faculté de théologie et professeur d’Ecriture Sainte et de Langues Orientales à l’Université Laval, a été nommé professeur de Droit Public de l'Eglise à la faculté de Droit, chaire créée récemment.MORT D’UN IMMIGRE.Un immigré du nom de Fred Hunter, arrivé récemment à Québec, est mort, hier, à l'hôpital de ’Immigration.Son corps a été expédié à Cie veland, Ohio, où demeure sa famille.UN BOUGE VIDE.La police provinciale a vidé, mercredi soir, un bouge de la route Sain-te-Claire, Petite Rivière, où elle a arrêté 20 femmes de mauvaise vie qui ont dû verser en tout la somme de $800 d’amende au trésor provincial pour obtenir leur mise en liberté.LE CONCERT DE LA “AMERICAN AID SOCIETE" Toronto, 11.— Sept mille personnes remplissaient l’Arena, hier soir, au concert donné par la “American Aid Society” pour venir en aide aux familles de ceux qui partent pour la guerre.S.A.R.le duc de Connaught, Sir Wilfrid Laurier, et Sir Geo.Foster adressèrent la parole.Sir Robert L.Borden avait envoyé un télégramme d’excuse.Plusieurs artistes américains en vue avaient prêté leur concours et l’on s’attend à ce que les recettes soient d’environ $8,000.BANQUE PROVINCIALE DU CANADA PROV.DE QUEBEC LE CONGRES D'ABBOTSFORD.Le congrès de pomiculture, tenu a Abbotsford, s'est clôt hier après-midi, par une intéressante démonstration d'empaquetage des pommes donnée par Ms -P.J/’Cbrèÿ, ira expert de Toronto.Un vaste séparateur placé dans la salle faisait tomber les pommes sur vaut leur grosseur, dans des boîtes spéciales.Puis les fruits étant placés sur une table, M, Carey enseigna aux assistants la manière d’envelop-per les fruits et de'les placer de façon à attirer l’attention des acheteurs.A la fin de son expérience, M.Carey a déclaré qu’il était émerveillé de a beauté des fruits de la province de Québec, lesquels sont de beaucoup supérieurs à ceux d’Ontario.MM.H.A.Dickson, de Rectory Hiîi, et le professeur W.Lockhcad, du collège Macdonald, terminèrent le congrès par deux intéressante dis cours.DIVIDENDE TRIMESTRIEL No 43 AVIS est par les présentes donné qu'un dividende de UN ET TROIS IJARTS POUR CENT (1%%) TANT AU TAUX DE SEPT POUR CENT L’AN, sur Je Capital payé de cette Institution, a été déclaré pour le semestre finissant le 30 septembre 1914, et sera payable au Bureau Chef de la Banque à Montréal, et à ses succursales, le ou après le premier jour d’octobre* 1914, aux actionnaires enregistrés dans les livres le 21 septembre prochain.Par ordre de la Direction, Tancrède BIENVENU, Gérant Général.Montréal, 28 août 1914.PROVINCE DE QUEBEC, District de Mont-ruai.Cour de Circuit, No 13158.George Chantelois, demandeur, vs Edouard Racet-te, défendeur.Le 21ème jour de septembre 1914, à dix heures de Lavant-midi, au domicile du dit défendeur, au No 1908 rue Cartier, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit déefndeur, saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, volailles, etc.Conditions : argent comptant.Elie Rochon, H.C.S.Montréal, 11 septembre 1911^ PROVINCE DE QUEBEC, District de Montréal, Cour de Circuit, No 12157.— S.Armo-vitz.de Montréal, ys.Geo.Kotsonas et al.Le 21 éme jour de septembre 1911, à 10 heures de l’avant-midi, à la place d'affaires du dit défendeur George Kotsonas, au No 1512 avenue du Parc, en la cité* de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en show-case, registre, etc.Conditions : argent comptant.J.U.Nnr-niandin, H.C.S.Montréal, 10 septembre 1914.autres édifices publics et les vendre, louer ou autrement uisposer, iuiaonsiaut tes ois-uutres aux termes et conuiUons que celle compagnie jugera à propos ; (kj .vcqucrir, par aciiut, ou ttutrcmeiu, détenir et posséder «les actions d’autres compagnies ayant un commerce ou une müuslric, eu tout ou en partie, semblables à ceux de cette compagnie, et de les payer, entièrement ou p»r-ucnemeut, soit en argent ou en actions, eu-tiereiuem acquittées, du capital sociai ue cette compagnie, et de les vendre, céder ou autrement dispehr, nonobstant les dispositions de l’article 4«* de la “Loi des com-pagmes” ; (1) Donner en parement, eiiüer ou partiel, ae toutes propriétés, concessions ou droits «acquis par celte compagnie, debentures, des actions entièrement acquittées du capital social de cette compagnie ; 0‘U 8 associer et conclure aes arrangements au sujet du partage des profits, la fusion des interets ou les risques communs, avec toutes personnes, compagnies ou corporations engagées, ou sur le point d’entreprendre un commerce ou une Industrie en tout ou en partie semniabies à ceux que cette compagnie est autorisée à exploiter ou pouvant profiter, directement ou indirectement, à cette compagnie ; prêter de l'argent, garantir les contrats ou autrement aider et assister toutes personnes, compagnies ou corporations en relations d’affaires avec la compagnie et de prendre ou autrement acquérir, détenir des actions ou autres sécurités ue telles compagnies, et de les vendre ou autrement disposer de la manière que la compagnie le jugera à propos ; (n) Louer, vendre ou autrement disposer du tout ou partie du commerce, biens mobiliers ou immobiliers ou entreprises de cette compagnie pour toutes considérations que cette compagnie jugera convenables, pour des actions, debentures ou autres sécurités de toutes compagnies ayant des objets, en tout ou en partie, semblables à ceux de cette compagnie ; (o) Distribuer parmi les actionnaires de cette compagnie, en espèces, toutes propriétés de la compagnie et en particulier toutes actions, débentures ou sécurités d’autres compagnies et appartenant à celte compagnie et dont elle a le droit de disposer ; (p) L'intention est que les objets spécifiés dans les paragraphes (a), (b), (c), (d), (e), (1), («I, ,|.tiaux, porcs, poules, poissons, gibier ou autres animaux de toutes sortes, vivants ou marts; du thé, café, lait, crème, cercales, beurre fromage, oeufs, saucisses, friandises, légumes, fruits, conserves et toutes substances ou matériaux pouvant entrer dans leur fabrication ou préparation ; (c) Manufacturer, acheter, vendre.Importer, exploiter ou autrement faire le commerce de bidons, boites, jarres, étiquettes ou autres spécialités ou machineries requises pour la fabrication, In préparation ou l'exploitation de l’industrie de In compagnie ; (d) Acquérir, ériger, louer, maintenir et exploiter des entrepôts, comprenant aussi l’opération d’entrepôts frigorifiques ; (e) Acquérir, développer, transmettre et dé-Veloper des pouvoirs électriques pour la lumière, le rhaulTage on le pouvoir, pourvu que In venle, In transmission et la distribution de l'électricité ou de In force motrice seront sujettes aux différents règlements locaux ou ntimlrlpnux ; (f) Acquérir par iir.hnt, bail ou autrcmenl, construire, ériger, établir, maintenir, exploiter, x-en-dre, ou autrement des pouvoirs d’eau, digue», écluses, réservoirs, conduites, tuyaux, drains, ponts, stations, engins, machineries (•Ailles, fils, générateurs, accumulateurs! lampes, compteurs, trnnsfnrniatrm s ci tou» autres appareils se rapportant à la génération, l’accumulation, la réserve, la distribution, la transmission, la vente, l’usage et l'emploi de l'électricité cl de l’eau comme forces pour l'éclairage, le chauffage et le pouvoir ; (g) Exercer toute autre Industrie, manufacturière ou nuire, que cette compagnie Jugera pouvoir convenablement exercer ou représenter, ou de nature a augmenter, de quelque manière, la valeur de ses bleus et les rendre profitables ; (h) Agir comme agent» ou représentants île toîiles personnes, compagnies ou corporation» ayant ou exerçant un commerce en tout on en partie, semblable à celui que celle compagnie est autorisée A exploiter ¦ (l)Acquérlr par achat, bail ou autrement' et vendre, louer, exploiter ou autrement disposer, en tout nu en partie, des entre-priaes.produits, commerces, biens mnhi-Bers ou immobilier achalandages, franchises, patentes, droits, privilèges, contrats ressources ou autres de toutes personnes’ compagnies ou corporations ayant des relations d'affaires avec la compagnie, et de payer soit en argent nu en actions, entièrement acquittées du capital social de cette compagnie ou mitres sécurités que cette compagnie jugera A propos ; (J) Acquérir, par nchat ou autrement, et vendre, louer' exploiter ou autrement disposer de tous" bleus mobiliers ou Immahlllrrs que In compagnie Jugera nécessaires dans l'Intérêt et I exploitation de son Industrie ; diviser rn lots A bAtlr les propriétés que cette compagnie jugera A propos, et vendre ces dits lois à se» employés ou autres ; y tracer faire et entretenir des vues, pares, squares, canaux, égouts, trottoirs ou autres amélio rations ; y construire cl ériger ou ailler à construire et ériger îles Cottages, maisons A f’ Conciergerie, plans-pieds, hôttls, théâtres oq Avis est donné au public que, en vertu de la loi des compagnies de lu province de Québec, il a été accorde par le neuteuanl-«oiivrnieur de lu province de Québec, des lettres patentes eu date du vingt-sixième jour d’aoùt, 1914, constituant en corporation MM.Lucien Petit, lé! r sphere -Si étayer, Etienne Guulin, W alter Pierre, courtiers eu immeubles, et Honore Naud, tailleur, tous de la cité de Montréal, dans les buts sui-vanls : Acheter, arreuler ou autrement acquérir, améliorer, gérer, travailler, développer, exercer tous les droits respectifs, louer, vendre, céder, faire valoir et autrement disposer de propriétés de tous genres et en particulier des terrains, coupes de bois, concessions forestières, mines, lots de grove, chutes d'eau, droits hydrauliques, cou-cessions et brevets de tous genres, et toule propriété ou mlérét en iceux ; (.imstruire des maisons d’habitations ou autres batiments sue ecs dits immeubles ou sur toute partie d'iceux ; vendre, arrenter, transporter, échanger ou autrement disposer de ces terrains, propriétés ou biens louds ou de toute partie de telles propriétés, et développer, améliorer et diviser ces terrains en lots k bâtir, rues, ruelles ou autrement et faire les opérations générales d'achats d'immeubles, y compris l’achat, la vente et l’adinhiistrutiuii de propriété ci succession, ainsi que lu location de propriété et successions ainsi (pic- la location de propriétés et le recouvrement de loyers, le tout k commission ou pour toute autre rémunération ; Fa ires les opérations d’agents généraux et courtiers relativement k l'Industrie de la compagnie, et spécialement agir en qualité d’agents et courtiers pour le placement, le paiement, la traumission et le recouvrement de deniers, pour la vente, le transfert et l’enregistrement d’obligations, stocks ou autres valeurs, pour l’achat, la vente, l’e-ciiunge, la location, l’amélioration, ie développement et l’administration de toute propriété, industrie et entreprise et pour lu régie, le contrôle ou la direction de ^ mlicuts, sociétés, associations, compagnies Un corporations ; Souscrire, acheter ou autrement acquérir et prendre, détenir, vendre, échanger et disposer des actions, stocks, obligations, débentures ou videurs de toute autre compagnie ou corporation et les payer en actions, obligations, débentures ou autres valeurs, de la présente compagnie ou eu propriété de la présente compagnie en tant que lu compagnie les détiendra elle exercera tous les droits et pouvoirs d’un propriétaire, y compris le droit de voter en vertu de ces valeurs, et garantir le paiement du principal ou des dividendes et de l'iiiterèt sur les actions, obligations, débentures ou uulrcs valeurs de tonie compagnie ou corporation avec laquelle la compagnie aurait des relations q'iilfaires et promouvoir toute compagnie ou corporation aÿanl des objets eu lout ou eu partie semblables k ceux de lu présente compagnie ou engagée dans une industrie capable d’élre exercée de façon ii profiler directement ou indirectement k la présente compagnie ; S’unir ou se fusionner avec toute autre compagnie, dont les objets sont semblables eu tout ou eu partie à ceux de la présente compagnie ; prendre des actions de telle compagnie, garantir l’exécution des contrats île toute personne ou compagnie, vendre, ar-renter ou mitremrnt céder lu propriété et l’entreprise de lu compagnie ou toute partie de son entreprise pour la compensation qui sera jugée acceptable et en particulier pour les actions, obligations ou autres vu-liius de toute autre compagnie ; Acquérir toute entreprise semblable en totalité ou en partie k celle de la présente compagnie ainsi que des fonds de commerce, clientèle, privilèges el biens de toute sorte, et les payer en deniers comptants, stocks de lu présente compagnie ou autrement ; Avancer des agents sous forme de préls aux acheteurs ou locataires d'aucune partie di s immeubles île la compagnie pour fins de construction ou mitres améliorations, aider au moyen d’avances d’argent ou autrement A la construction et l’entretien des chemins, rues, ruelles et autres travaux d'améliorations sensés rendre plus faciles d’accès les biens de la compagnie et en accroître leur valeur ; Prendre et détenir des mortgages, hypotheques, gages et charges pour garantir te paiement du prix d'achat de toute propriété vendue par la compagnie ou de toute autre argint ifù k la compagnie par les acheteurs ou les avances faites par la compagnie aux acheteurs pour fin» etc construction ou autres améliorations ; Placer des urgents dans les propriétés immobilières pour le bénéfice de toule personne ou corporation ; entreprendre lu surveillance et fa gestion des placements ainsi faits et des placements semblables, et ga-rnntir leur valeur ; Acquérir et prendre en son nom comme indiislrie arllve les affaires de la compagnie en nom collectif de “Petit el Petit”, de la elle de Montréal, la totalité des bien» et engagements, les propriétés mobilières et Immobilières, l'actff et le passif de la dit* compagnie, dont le commerce est en partie le même que celui de la présente compagnie, et donner en paiement de l’argent et des actions acquittées de la présente compagnie ; Emettre et répartir comme acquittées, les actions do lu présente compagnie, en plein paiement partiel de toute industrie, enlre-prisr, propriété mobilière ou immobilière, droit, pouvoir, privilege, bail, licence, contra!.stock, obligations, débentures, services rendus k la compagnie pour promotion ou tous nuire» comptes dus nour iceux, ou uu-tres liions ou droits que la compagnie peut légalement acquérir en vertu nés pouvoirs qui lui sont conférés par la présente charte ; Distribuer en nature enrre les nrtlonnai-its toule propriété de lu compagnie et en iini liculii i* les nctlulis, obligations nu valeurs d'autres compagnies appartenant A lu présente eomiiagiiic ou dont lu présente compagnie aura le pouvoir de disposer ; Exercer ou développer, améliorer, employer, vendre, échanger, arrenter ou autrement céder les droits et biens de la compagnie en totalité ou en partie ; Faire toute» les chose» ci-dessus en qua-lile de principaux agents entrepreiieiirs mi autrement et soit seuls ou avec d'autres ; Filtre toutes les choses reliées atix fin» e* objets et-dessus ou propres k les i tt 'lu.dre ; Les objets el pouvoirs spécifiés et contenus aux divers paragraphes et clauses de» présentes ne seront limités ni restreints d’aucune manière par induction ou déduction des ternies de tous autres paragraphes ou clause» que ce «oit ; sou» le nom de ’ petit et Petit l.lmllée”, avec un capital social de qiiarnnle-lteuf mille piastres (*49,000 on divisé en qtmlrc cent quatre vingt-dix (49m actions de crut piastres (S100.00) chacune La principale place d'affaires de la ear-’ parution sera dan» la cité de MoqU-éul, Daté du bureau du seerétu.ie 1.le jugej Lennox a rendu aujourd’hui un jugement intérimaire dans la cause des écoles bilingues d’Ottawa.11 trouve que le pouvoir de destituer tes intituteurs conféré à M.Genest par la commission est ultra vires.il déclare: “Une complète absence de bonne foi caractérise toute cette affaire.Cela va contre l’esprit et le but le l’injonction; cela crée un état de choses intolérable.Mercredi au plus tard, le conseil recevra l’ordre d’ouvrir les écoles, de les tenir dans un état convenable, d’avoir les instituteurs qualifiés jusqu’au moment où la preuve dans cette cause sera entendue et le jugement rendu de faciliter le retour des instituteurs destitués et d’empêcher les commissaires de molester ces instituteurs.” Sa seigneurie entendra ‘midi matin à l’hôtel de ville de Toronto, la discussion de la question suivante, à savoir: si la commission, en attendant que jugement soit rendu, peut rescinder l’engagement des professeurs.Cette action, dit le juge Lennox, a été prise pour forcer la commission à rester fidèle dans sa gestion des affaires des écoles aux règlements émis par le ministère de l’instruction publique.Parlant de l’injonction accordée le 25 juin et de l’ajournement de la cause, Sa Seigneurie déclare: “Si j’avais su que M.Genest songeait à destituer les instituteurs, j’aurais exigé des garanties qui auraient rendu impossible le désastreux état présent des affaires.Toutes les écoles séparées d’Ottawa sont fermées.Sept ou huit mille garçons et filles sont privés des moyens de s’instruire, et les habitudes mauvaises.criminelles peut-être, contractées inévitablement par quelques-uns d’entre eux dans le cours d’une vie oisive, leur resteront peut-être toujours.M.Genest a franchement démontré que l’un des motifs qui l’ont poussé à agir ainsi, c’est de créer un état de choses qui forcera le ministère de l’éducation à accepter les services de quelques 20 Frères des Ecoles Chrétiennes, qui ne sont pas qualifiés.L’injonction, qui empêche la commission de disposer de ses obligations, est modifiée de manière à lui permettre de demander au tribunal la faculté de placer ces obligations en cas de nécessité.LA RICHESSE DE LAGASPESIE Deux vapeurs, le “Lady of Gas-pe” et le “Cascapedia”, sont âcrivés de Gaspé hier soir.Le premier a déchargé ce matin une cargaison de 600 barils d’huile de foie de morue et 100 barils de morue salée.A Québec, fe vapeur a laissé 2,000 barils de ce poisson sur les quais.Le second navire avait dans ses flancs 3,000 boites de fromage et 100 barils de bouteilles vides (7).Cette chaise est finie de couleur naturelle et solidement construite.Le siège a 18 pouces de largeur par 16 1-2 de profondeur.Le dossier a 25 pouces de hauteur et est fait de barres larges entrecroisées.Rég.$4.00, pour.$2,75 Té!.Est 7330-7331-637-3» SAINTE-CATHERINE-EST, an^lg, Beaudry, MONTREAL Graphophones COLUMBIA Les Disques doubles COLUMBIA s’adaptent à tous les Graphophones à Disques.Ils sont plus durables, mieux finis et coûtent meilleur marché.Les aiguilles Columbia s'adaptent aussi à tous les Graphophones à Disques.Prix : 75c le mille.CANADIAN GRAPHOPHONE CO., - 24a rue Victoria TEL.EST 4510 1 «jaai hii—ih ii ».Le Magasin du Peuple 447 SAINTE-CATHERINE EST TRES SPECIAL REAL DE SOIE NOIRE DE $1.75 POUR 98c.— 150 verges peau de soie noire, faite en France, garantie de qualité très durable, bonne pesanteur pour manteaux ou jupes.Valeur régulière de $1.75, pour .A LAJ0LICE Un Italien, du nom de Nicolas Sigurd, a été arrêté, ce matin, par le grand connétable Cyr et l’agent Brabant, pour avoir eu deux alambics dans sa maison, au No 425, de la rue Elm.L’accusé a comparu, ce matin, devant le magistrat Lanctôt et subira son procès lundi prochain.Il a été remis en liberté provisoire, sous caution.Negor Poska, cette Autrichienne, accusée d’avoir voulu tuer un Italien, Guiseppe Graeco, en lui faisant boire du poison, a comparu, ce matin, à l’enquête.Quelques témoins seulement furent entendus et l’examen volon-atire fut fixé à mercredi prochain.Le magistrat Lanctôt a refusé de laisser aller Taccusée sous caution.AU CANADIAN CLUB GRAND DINER A L’HOTEL WINDSOR, SOUS LES AUSPICES DE S.A.LE DUC DE CONNAUGHT.ON SE BAT EN AFRIQUE Londres, 11 — Il s’est livré rte vifs combats entre Anglais et Allemands en Afrique ; c’est ce qu’indique la liste des pertes publiée ce soir.Dans le Comeroun, colonie allemande de l’Afrique équatoriale de l’ouest, nous avons eu 3 officiers tués, 4 blessés et 4 disparus.MESURES DE PRECAUTION Londres, 11 — Le général Botha, premier ministre de l’Union du Sud-Africain, a déclaré qu’aucun des chefs du parti ouvrier qui ont été déportés en Angleterre, après les troubles de janvier dernier, n’aura la permission de retourner en Afrique.Cette mesure a été prise par le général Botha afin d’assurer la coopération de toutes les sections des unions ouvrières pendant la guerre.ALLEMANDS AU SOMMEIL LOURD.Paris, 11.— Le troisième jour de la bataille sur la Marne, un détachement de Français, qui avait donné la chasse à l’ennemi, fut hélé par une vieille femme qui le conduisit dans une grange ou se trouvaient encore trente Allemands.La vieille prévint le détachement de ne pas faire de bruit car les Allemands dormaient.Un homme se faufila donc doucement vers la grange et trouva en effet des Allemands endormis et plongés dans un sommeil si profond qu’il fallut une demi-heure pour les réveiller.L’un explique qu'il n’avait pas dormi depuis trente jours.Il avait été harcelé par les Français et les Anglais.LES JESUITES DE LOUVAIN.Londres, 11.— Un Père Jésuites échappé de Louvain après la destruction de cette ville vient d’écrire ce qui suit au Révérend Père Cooley, de cette ville: “Tous nos gens ont réussi à s’échapper sauf onze scholastiques.L’un d’eux fut fusillé pour avoir été trouvé en possession d’un journal de la guerre.Les autres furent conduits a Bruxelles où ils devaient subir le même sort, mais grâce à l’ambassadeur américain ils eurent la vie sauve.Ce dernier pour empêcher les Allemands d’accomplir leur forfait leur dit que s’ils commettaient un tel acte, les Etats-Unis déclareraient la guerre à l’Allemagne.” Le Canadian Club a donné un grand banquet à midi, à l’hôtel Windsor, sous les auspices de Son Altesse Royale le duc de Connaught,afin d’aider à la campagne entreprise par des citoyens influents de Montréal, dans le but de prélever la somme de $1,-000,000 pour le Fonds de secours National.Plus de 1,500 convives étaient attablés dans la vaste salle de l’hôtel et un grand nombre d’invités encombraient les corridors, faute de place.Parmi les notabilités de la métropole nous avons remraqué Monseigneur Bruchési, sir Thomas Shaughnessy, MM.Rodolphe Lemieux, T.Chase Casgrain, le lord-archevêque anglican Farthing et une foule d’autres.L’entrée du duc de Connaught fut saluée par des applaudissements prolongés.Ce dernier et M.Rodolphe Lemieux ont parlé en faveur de l’oeuvre entreprise.11 nous est cependant impossible, vu 1 heure où ces discours ont été prononcés, d’en donner un aperçu aujourd’hui.MUETS COMME CARPE.Les employés des douanes, même les plus expansifs, sont d’un mutisme déconcertant depuis ce matin.Plus moyen d'obtenir aucun renseignement dans le port.Nous savons cependant que des centaines de wagons chargés de chevaux sont arrivés à Montréal hier soir pour une destination inconnue.Des navires ont déchargé leurs cargaisons inachevées et une rumeur persistante porte à croire que tous les paquebots sont maintenant réquisitionnés par l’Amirauté.TRIBUNAUX CIVILS POURSUITE POUR INJURES A la suite d’un incident qui se déroula ie 19 janvier 1914, à 11 heures et demie du matin, en l’église grecque, rue Saint-Laurent, Mme Eugenia Vousounara demande au tribunal la permission de réclamer de M.Poulos, négociant grec, de cette ville, la somme de $5,090 comme dommages - intérêts pour injures verbales.La demanderesse en effet n’a pas l’autorisation de son mari, Costos Metrakos, pour «’instituer partie civile, parce qu’elle est actuellement en instance de séparation de corps et de biens.A l’audition des fails, le juge Bmneau s'est rendu à la requtêc de Mme Vousounara et lui a permis de poursuivre Cliara-lambos Kautsogianopolos.La demanderesse réclame actuellement # $5,000 de dommages, alléguant qu’elle est à jamais déshonorée aux yeux de ses compatriotes et que, en outre, les injures proférées à son adresse, sont de viles calomnies.EN PRATIQUE Me J.L.Archambault, C.R., conseil légal de la ville, a présenté ce matin, en Pratique, deux requêtes, l’une pour homologuer l’avenue Western, de l’avenue Belgrave aux limites de la rue, à Notre-Dame do Grâce, l’autre pour homologuer l’avenue Chesterfield, de l’avenue Western aux lots 189-51, 52.Ces deux requêtes ont été accordées sans objection par le juge Martineau.Les procédures dans la cause de diffamation de David Russel viennent de faire un nouveau pas.Le défendeur Russel devait ce matin répondre aux faits et articles des W trois actions intentées contre lui.Ayant omis de le faire, les avocats des demandeurs présenteront une autre requête demandant que les questions posées dans l’interrogatoi-! re soient admises comme acceptées ! et justes par le demandeur.Russell a à répondre à trois actions en dommages, dont une de $25,000, de M.George Dougherty, une autre de $250,000 de M.W.A.Pinkerton, et.une troisième de $50,000 de John W.McNamara.LE DON DU CANADA Un navire marchand de Montréal, emmagasine actuellement dans sa cale, 100,000 sacs de farine, lesquels seront envoyés en Angleterre, comme partie du don fait au Royaume 4 Uni par le Canada.w LE FOIN CANADIEN On a commencé hier à presser 100,000 tonnes de foin canadien des-1 tinées à la cavalerie anglaise, dans le nouveau hangar de la commission du Havre, situe au bout de la rue Beaudry.Quinze puissantes presses, mues par la vapeur fonctionnent jour et nuit employant des centaines de manoeuvres, , Plusieurs navires marchands ont déjà commencé à prendre une car-garson.La censure sévère oui existe au Canada nous empêche de les nommer.DECES POULIOT — A Montréal, le 10 septembre 1914, à l’âge de 68 ans, est décédé Louis-ZotUiue l’ouliot, autrefois de l’islet.l.es funérailles auront lieu samedi, le 12 courant.Le convoi funèbre partira de sa demeure, No 415 rue Mont-Royal Est, à 8.00 heures n.m., pour se rendre à l’église Saint-Denis, rue Laurier.0(1 le service sera célébré, et de lâ au cimetière de la COte des Neiges, Heu de la sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.DECES A MONTREAL ^ABEL, Caroline, 67 ans, rue Saint-Hubert, IIKACDH Y, Marie Louise Chris tin, 35 ans.femme de Delphi» Beaudry, machiniste, ruo Iberville, 594.BEAUMONT, Joseph, 49 ans.rue Montcalm, 648.DF.SPAnnOIS, Ovide, 30 ans, forgeron, ruo HRAULT, Ollvn, 5 mois, enfant de Culix-te Brault, forgeron, rue Alice, 3056.Cnit, 1028.DESJARDINS, Marguerite, 9 mois, enfant m de Charles DesJardins, rue Saint-Antoine.V 1092.DKSHAIES, Blanche Aida, 6 mois, enfant d’Amédée Deshales, menuisier, rue Sungul-nct, 3458.LOISELLE, Lorette, 2 ans, enfant d’Antoine Lolselle, agent, rue Plessis, 435.RODRIGUE.Jeanne, 9 ans, enfant de Jean Rodrigue, menuisier, rue Duquette, toi.TURCOTTE, Thérèse.6 mois, enfant da Zéj^hlrin Turcotte, peintre, rue de l’Etang» ! ^
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.