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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 19 septembre 1914
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1914-09-19, Collections de BAnQ.

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DEUX SOUS L£ NUMERO.| VOLUME V—No 220 > MONTREAL, SAMEDI 19 SEPTEMBRE, 1914.* Abonnements par la poète : Édition quotidienne i CANADA ET ETATS-UNIS- ., $3.00 UNION POSTALE.$6.00 Édition hebdomadaire : CANADA - $1.00 ETATS-UNIS.UNION POSTALE.$2.00 xr TiwniD LJj irEiVUUi Rédaction et Administration; 43-RUE SAINT-VINCENT MOXTRKA.L.TÉLÉPHONES : ADMINISTRATION : Main 7461.RÉDACTION ; - - Main 7460.Directeur : HENRI BOURASSA.FAIS CE QUE DOIS ! MOUVEMENT TOURNANT S’ACCENTUE LE TRIOMPHE DE L’IRLANDE Un exemple et une leçon Pendant que l’Europe est en feu, que l’attention du monde entier est fixée sur les champs de bataille, il se passe des événements d’une importance capitale auxquels personne ne prend garde.Sait-on qnç la question irlandaise, qui menaçait d’ébranler les as-sises du Royaume-Uni et peut-être celles de l’Empire, il y a deux mois à peine, vient de se régler le plus tranquillement du monde?Tandis que l’Angleterre aide la France à protéger les petites nationalités de l’ouest de l’Europe contre le joug des Saxons du continent, l’Irlande échappe à la domination que les Saxons du nord ont fait peser si longtemps sur elle! Au début de la guerre, l’opposition unioniste a voulu imposer au cabinet Asquith le retrait ou la suspension du bill du Home Rule.M.Asquith s’y est refusé.Au moment de la clôture de la session, le premier ministre a déposé et fait voter un autre projet de loi, prorogeant à un an la mise en opération de la loi du Home Rule.A ceux qui ne sont pas familiers avec, le fonctionnement des nouveaux rouages créés par le Parliament Act, ceci peut sembler un acquiescement à la proposition que Balfour formulait, il y a quelques jours.Il n’en est rien.Si le ministère avait accédé à la demande de l’opposition, l’adoption du bill du Home Rule aurait été ajournée indéfiniment.Grâce à la procédure qu’il a adoptée, la charte constitutionnelle rie l’Irlande, trois fois votée par la Chambre des Communes, a force de loi; elle va être inscrite immédiatement dans les statuts du Royaume-Uni.Seulement, la nouvelle constitution +ne commencera à fonctionner que dans un an.Les unionistes ont borné leur opposition à une sortie en masse; moins pour protester — os a formai protest, disait la Gazette, mercredi ^ que pour éviter de tomber dans le piège que le ministère leur avait tendu.En effet, voter pour le Suspension Bill, ç’était virtuellement acquiescer au principe du Home Rule Bill, et à sa mise en opération après la guerre; voter contre, c’était déclarer qu’on voulait l’application immédiate de la constitution irlandaise.En vérité, les soucis de la guerre n’obscurotissent pas le cerveau de M.Asquith: il demeure le plus merveilleux tacticien parlementaire de l’Angleterre, comme sir Edward Grey son plus fort diplomate.Il ne restait donc à l’opposition qu’à s’abstenir.C’est ce qu’elle a fait.Et aujourd’hui, lord Lansdowne et M.F.E.Smith, tout comme M.Ronar Law lui-même, s’unissent au ministère pour assurer l’unité de la nation dans la poursuite de la lutte gigantesque où l’Angleterre prend une part, sinon principale, du moins fort importante.>',i ?5Îi Notez bien que la constitution irlandaise est adoptée intégralement, selon le texte primitif, et débarrassée des entraves que lui avait imposées la Commission extraordinaire, convoquée par le roi en juillet dernier.C’est la loi même dont l’adoption devait provoquer la guerre civile.Lord Crewe, il est vrai, a promis un Amending bill pour une session ultérieure.Mais l’arme principale n’en est pas moins passée des mains des autorités impériales à celles du leader nationaliste.On peut être sûr que M.Redmond saura la manier avec la force et la dextérité ^merveilleuses dont il a fait preuve en toutes circonstances.* “England’s difficulties arc Ireland’s opportunities”.Cet axiome de la politique irlandaise, M.Redmond ne l’a jamais oublié.Il vient d’en faire l’application avec un rare bonheur.Grâce aux difficultés extérieures de l’Angleterre, il obtient sans coup férir la constitution que le Roi lui-même refusait de sanctionner, il y a deux mois à peine, et à laquelle il vient d’apposer le sceau royal.En véritable homme d’Etat, le leader nationaliste se montre généreux et discret dans la victoire, autant qu’il a été habile, tenace, irréductible dans la lutte.A la capitulation de l’orgueil britannique, il répond par un beau geste, qui est en même temps un acte de haute politique.En retour de la résistance du ministère aux propositions dilatoires de M.Balfour, il avait promis que scs volontaires garderaient la paix de l’Irlande; après le triomphe définitif, il va plus loin: il appelle ses légions à prêter leur concours aux armées impériales sur le continent.C’est magnifique, et c’est juste, puisque l’Irlande, en même temps qu’elle obtient une mesure d’autonomie interne analogue à celle dont jouit le Canada, conserve son droit de représentation dans le parlement impérial, que nous ne possédons pas.™ Jusqu’à la dernière minute, M.Redmond, en patriote courageux et clairvoyant, a marchandé le concours de la nation dont il sera demain le chef véritable, à la stricte mesure des droits et des privilèges qui lui sont acquis.Et il ne paie qu’après livraison.Si les politiques et les publicistes d’Angleterre avaient le cerveau fait comme nos trafiquants de loyalisme, ils auraient crié au “chantage”, à la “trahison”; ils auraient réclamé la prison et la potence pour John Redmond.Ils n’eussent fait, du reste, que reprendre une ancienne tradition anglaise, heureusement périmée, depuis quelques années, en Angleterre.Mais non.M.Bonar Law s’est borné à dire à M.Redmond qu’il avait tort d’imposer ses dures conditions en ce moment; à M.Asquith, qu’il trafiquait sur le loyalisme des unionistes.Puis, il a accepté stoïquement le fait accompli.ïfc L’exemple de M.Redmond devrait être un sujet de méditation fructueuse pour les protagonistes de l’avachissement et de la fausse conciliation; — tout comme l’attitude intelligente de M.Asquith et celle des leaders unionistes devraient inspirer aux gouvernants de l’Ontario jA)icurcusc idée d’affranchir les deux cent mille Canadiens-français de leur province d’un régime de tyrannie analogue à celui qui pèse sur les Alsaciens-Lorrains.Le A’eius, de Toronto, a protesté contre cette comparaison.Avec la courtoisie habituelle à ses pareils, il m’a tout simplement traité de menteur.Il affirme avec une imperturbable audace que les Allemands ont proscrit totalement l’usage et l’enseignement du français en Alsace-Lorraine.Je ne dirai pas à sir John Willison qu’il ment.N’étant pas chevalier de Sa Majesté, j’ai le droit de rester poli.Je lui dirai simplement qu’il commet une erreur grossière.Comme beaucoup de ses compatriotes, il ne s’occupe guère de ce qui se passe en dehors des milieux anglo-saxons.C’est cet insularisme qui constitue l’infériorité intellectuelle de plusieurs Anglais, de nombreux Ontariens et d’une multitude de To-rontoniens.J’ai écrit et je répète, avec plus de précision, que, dans deux cents communes d’Alsace-Lorrainc, la langue française est l’idiome officiel de l’administration municipale.Dans les mêmes communes, plus de quatre cents écoles, subventionnées par le gouvernement allemand, donnent aux enfants de langue française l’enseignement de leur langue maternelle avec plus d’intelligence et de libéralité que le règlement No 17 de ^l’Ontario ne le permet.J’aurai, l’un de ces jours, l'occasion de donner à ce sujet des indications précises.En attendant, sir John Willison pourrait envoyer l’un de ses rédacteurs se renseigner sur place.Pourvu que son homme arrive à Strasbourg et à Metz avant que les Gaulois en aient délogé les Teutons, il s’y trouvera comme chez lui; car les Prussiens ont, sur les droits des minorités, des notions absolument analogues à celles qui régnent Ji t dans la banner province et la Queen City de notre cher “pays de liberté”.Néanmoins, les Prussiens, tout barbares qu’ils sont, ont un certain vernis de culture intellectuelle; ils ont des notions pédagogiques modernes.C’est ce qui fait que, partant du même point de vue que leurs émules d’Ontario, et visant au même but, ils»font à l’école un usage plus complet et plus intelligent de la langue maternelle des enfants qu'ils veulent assimiler.Il est tout de même bizarre de penser qu'à l’heure où se prêche partout la guerre sainte contre le Teuton, tyran de l’Europe, les conquis de, 1870, écrasés sous la botte du Prussien, ont plus de liberté, en matière d’enseignement, que les Canadiens-français de l’Ontario, sous l’égide des “libres institutions britanniques” et d’une constitution qui reconnaît l’égalité absolue de la langue française et de la langue anglaise! Si les ministres d’Ontario sont absolument décidés à maintenir le régime prussien, au moins qu’ils l’appliquent d’une manière aussi intelligente que les Prussiens! Dira-t-on encore que nous venons tout gâter par notre intransigeance?Henri BOURASSA.BILLET DU SOIR.ALLEMANDS ! La guerre n’a pas tué tous les journaux amusants.Il en reste.Et, dans tel bureau de rédaction, la lecture hebdomadaire de l’Orange Sentinel a remplacé, celle des humoristiques français.Ceux-ci étaient gais et folichons de propos délibéré.L’Orange Sentinel, lui, est d’une lourde gaieté, — d’une gaieté teutonne, pourrait-on dire, — et il Tes! le plus innocemment du monde.Il ignore même qu’il Test.C’est pardonnable, il ignore tant de choses! Aux dernières nouvelles, le Sentinel, après avoir découvert que les Jésuites ont trempé dans le drame de Sarajevo cl voulu la guerre actuelle, vie.ni de trouver que les sympathies de cette société sont entièrement austro-germaines.Lisons plutôt: “La Canadian Press Association nous apprend, dans une dépêche de Rome, que le Père Wernz, général des Jésuites, est mort d’angoisse au sujet de la guerre actuelle.Les dépêches ajoutent qu'il priait constamment pour le succès des armées austro-allemandes.Certains attribueront peut-être cela au fait qu’il était d’origine allemande.Toutefois fl est bon de se rappeler que quand un homme entre dans l'ordre de Loyola, il abandonne sa nationalité, devient partie intégrante d’une institution cosmopolite qui ne connaît pas de frontières géographi-ques et dont les membres n’obéissent qu’aux lois de leur société.Le Père Wernz n’aurait pas tant prié pour le succès des armées austro-allemandes, si la Société de Jésus n’eût pas été de quelque mystérieuse manière profondément intéressée à l’issue de cette guerre.Une preuve suffisante du fait que la Société porte toutes scs sympathies du côté austro-allemand, c’est que le Pape Noir est mort d’angoisse à propos du succès des armees allemandes et autrichiennes.Quelque parti que soient tentés de prendre les autres ordres religieux catholiques, dans le présent conflit, il reste acquis que les Jésuites sont du côté de l’Allemagne et de l’Autriche.L’Autriche est presque entièrement catholique.L’Allemagne a un tiers de sujets catholiques.Ces deux pays se battent contre la Grande-Rretagne, le plus grand pays protestant de l’univers, contre la Russie, protagoniste de l’Eglise grecque, contre la France, fille rebelle de l’Eglise de Rome.Il est donc naturel que les Jésuites prennent parti pour la coalition austro-allemande.Et il est juste que l’on place dans la colonne qui leur convient cette bande particulière d’ecclésiastiques de Rome.” (Sentinel, 17 sept.1914).Voilà qui dilate la rate et déployé la gorge.M.Hocken, le rédacteur du Sentinel, — Hocken, est-ce que va ne sonne pas comme le Hooh! îloch! Hoch! guttural dont les Teutons accompagnent leur toast au Kaiser?— est sérieux.Il ignore peut-être que l’Allemagne, pourtant si “sympathique” aux Jésuites, n’a pas encore souffert qu’ils implantent une seule, maison de leur ordre en Prusse, et que Ton vient de fusiller quelques Jésuites a Berlin, au dire de journaux allemands, sous prétexte qu’ils élatenr des espions?Il ne sait peut-être pas que les quatre provinces des Jésuites en France viennent d’envoyer chacune 150 Jésuites sous les armes des Alliés?Quels cris d’horreur il pousserait, s’il savait, — c’est pourtant vrai, — qu’il y a 40 Jésuites dans l’armée anglaise, A titre de chapelains, et que, à Theure présente, il y a près de 1000 de ces “Allemands” dans l’armée française.Allons, M.Hoch der Kaiser, pourquoi diable l’Angleterre a-t-elle pris 40 “Allemands” comme chapelains des soldats irlandais catholiques dans son armée ?Est-ce que Kitchener ne serait pas Allemand, lui aussi?Et puis, la devise des Orahgistes, est-ce que, à tout prendre, ça ne serait pas “Lôs Von Rom”?André VERBOIS.LA GUERRE La formidable bataille qui s'est poursuivie pendant cinq jours en re les trois millions de Français, d Anglais et d’Allemands qui sont aux prises dans le nord-est de la France ne paraît avoir donné encore aucun résultat décisif.Les communiqués officiels des deux adversaires suggèrent la même impression : une aevu1-mie suit un effroyable effort qui a laissé les deux ennemis à peu près dans la position qu’ils occupaient il y a cinq jours.Et demain, après-demain, aujourd’hui peut-être, la lutte recommencera, terrible et sans merci.Souhaitons que les Alliés puissent enfin rejeter en Allemagne les armées de KJluck et de ses compagnons.Encore qu’on ne connaisse point le chiffre, même approximatif, des pertes, tout indique qu’elles sont énormes.Jamais d’abord on n’avait engagé d’aussi puissantes masses d'hommes, jamais non plus pu n’avait utilisé de pareils instruments de destruction.Certains croyaient que les armes nouvelles ren riraient le corps à corps impossible mais tous les récits s’accordent à dire que la bayonnette joue dans la guerre actuelle un rôle aussi considérable que dans le passé.On constate que le nombre des officiers mis hors de combat est très considérable et, pour l’armée fran çaise, on donne de ce fait deux explications: l’audace avec laquelle ils s’exposent et le fait que les soldats allemands auraient eu l’ordre de viser particulièrement les officiers, comme le faisaient, disait-on, les Roers.Mais il faut peut-être tenir compte d’une autre raison, signalée longtemps avant la guerre actuelle: certains écrivains militaires ont toujours prétendu que, plus l’on s’éloignerait des armées de métier pour se rapprocher des armées formées cle soldats de préparation assez hâtive, plus les officiers devraient s’exposer, et plus par conséquent ils courraient de risques.VIEILLE TRADITION Mère Adrienne, supérieure des Dames du Sacré-Coeur, a été tuée sur le champ de bataille en soulevant la tête d’un soldat blessé, dit une dépêche de ce matin.Une autre dépêche annonce que le gouvernement vient de porter à Tordre du jour six religieuses de Napcy qui sont restées à soigner les soldats blessés pendant que la population civile évacuait la ville.L’héroïsme des religieuses, dans les hôpitaux et sur les champs de bataille, c’est une vieille tradition française, comme l'élan et le courage des soldats.Cette effroyable guerre met en pleine lumière tout ce qui fit, tout ce qui fera la force et la gloire de la France immortelle.CHEZ NOUS EN PAGE 2 : Une lettre de M.Armand Lavergne au “Chronicle”» Le correspondant de la Gazette à Val Cartier prétend tenir d’une source indiscutable — serait-ce M.Sam Hughes ?— que le gouvernement vient d’adopter un arreté en conseil ordonnant la mobilisation d’un second contingent.Le premier s’embarquerait assez prochainement, â une date que Ton ne tient naturellement point à révéler.Entre temps, les législatures du Manitoba et (le la Saskatchewan ont adopté des lois spéciale*, pour faire face aux difficultés nées de la guerre, et Ton annonce que l’Ontario fera de même à sa prochaine session.0.H.LES ALLIES AVANCENT A L'AILE GAUCHE Le combat des plus terribles tout le long de la ligne de FAisne est particulièrement vif à Fouest où les alliés cherchent à cerner Fennemi.LA MITRAILLE PLEUT SUR REIMS (Spécial au “Devoir”) Londres, 19.— Une dépêche de Bordeaux au “Times”, en date de vendredi, dit : “Pendant toute la journée d’hier, le front tout entier a été engagé, mais la bataille a élé plus vive sur le flanc gauche, où le mouvement tournant s’accentue davantage.L’ennemi a exécuté une série de contre-attaques vigoureuses.“L’armée du général French s'est signalée de nouveau en repoussant trois attaques de l’ennemi.“Les Allemands creusent des retranchements derrière leur centre de Reims à TArgonne et cela constituera probablement la base stratégique de la prochaine bataille”.LES REFUGIES QUITTENT BORDEAUX Paris, 19.— Des fragments de nouvelles venus du front de bataille confirment la gravité des engagements livrés sur l’Aisne.Quelques-uns des blessés, dans les rencontres de jeudi, arrivés ici hier, déclarent que la bataille est plus violente encore que sur la Marne et que les pertes de Tun et l’autre côté doivent être conséquemment plus lourdes.Les Anglais, comme sur la Marne, subissent les plus nombreuses contre-attaques et se conduisent brillamment.Après quatre jours, l’artillerie allemande a ralenti son feu hier soir pendant que la pluie tombait torrentiellement.Comme cette averse a duré la plus grande partie de la nuit, les tranchées doivent être presque remplies d’eau,ce qui diminue sensiblement l'avantage des ouvrages de défense préparés par les Allemands et ajoute aussi malheureusement aux souffrances des blessés.Le fait que plusieurs réfugiés quittent maintenant Bordeaux pour rentrer à Paris indique un regain de confiance.Quelques journaux publiés temporairement à Bordeaux, font leurs préparatifs de déménagement.Le “Daily Mail” revient aujourd’hui.Le gouvernement ne reviendra pas probablement avant que la guerre soit à peu près terminée.LES TEUTONS BOMBARDENT REIMS Londres, 19.— Le correspondant parisien du “Daily Mail” décrivant la grande bataille dit :— “Les Allemands ont maintenu leur position pendant trois jours.Leurs plus lourds canons cachés dans les bois et les Français n’ont pas encore réussi à leur imposer silence.“L’infanterie allemande est retranchée à Torée des bois ou sont dissimulées les pièces d’artillerie.On l’attaque tour â tour par des bombardements d’artilleri et des charges d’infanterie.“La nuit les Allemands font des contre-attaques mais celles-ci ont constamment été repoussées.“La plus forte position allemande est la hauteur de Nogent-TAbcsse, trois milles à Test de Reims et de cet endroit ils bombardent la ville de Reims, qui brûlait à huit différents endroits à 4 heures cet après-midi (jeudi) quand je descendis de la tour de la cathédrale d’où j’avais surveillé les péripéties de la terrible bataille depuis le matin”.LA FLOTTE RUSSE AUX DARDANELLES Rome, 19 (1 heure 15 matin), viâ Paris, 4 heures 50 matin.—Le vapeur “Favignana” vient d’arriver à Naples d’Orient et ses officiers rapportent que la flotte russe de la Mer Noire, comprenant vingt unités, croise â l’entrée des Dardanelles, prêt à attaqur l’escadre turque si elle quittait la Corne d’Or.LES AUTRICHIENS SE FORTIFIENT Londres, 19.— Une dépêche de Rome à la compagnie d’Echange Télégraphique dit :— “Des dépêches de Vienne déclarent que vendredi les Autrichiens ont fortifié une ligne de front étendue qui atteint Gracovie.Le général Bow-cerigz commandera Taile droite, le centre s’appuyant sur Przemysl; le centre sera commandé par le général Von Auffenberg, avec Tarnow, comme base.La gauche sera commandée pur le général Dankl, les Allemands supportant son extrême-gauche.“On s’attend à ce que la droite russe toute entière, soit commandée par le général Ruszky et le général Brussiloff.L’assaut commencera contre Przremysl”.NOMINATION ECCLESIASTIQUE Sa Grandeur Monseigneur Bruchési vient de nommer le révérend père Richard McKeogh, à la cure de l’église Saint-Patrice.Le nouveau curé a fait ses études à l’université catholique de Washington et a été ordonné prêtre par Son Eminence le cardinal Gibbons en 1911.DANS L'OUEST Régina, Sask.19.—Toutes les réserves de la police montée royale du Nord-Ouest ont reçu ordre de Joindre leur régiment.COMMUNIQUE OFFICIEL RUSSE New-York, 19 — i.e colonel Ga-Iqjcwski, attaché militaire de l'ambassade russe à Washington, a donné lecture hier d’une déclaration officielle venue de Pétrograde : “Sur toute la ligne de bataille nos troupes continuent â poursuivre victorieusement l'arrière-garde autrichienne.Nous avons pris Sandomir (en Pologne russe, à 5 milles au sud-ouest de Lublin).“Les barrières fortifiées du pont de la rivière San, à Krozeshow furent enlevées d’assaut, au cours d’une charge héroïque de notre premier bataillon.Continuant à talonner Tennemi, ce bataillon entra dans la ville en même temps que les fuyards et le reste de notre armée suivit peu après.“Près de Jaworow (à 30 milles au nord-est de Przemsyl, en Galicie), les convois de privosions ries Gème et 14ème corps autrichiens, ainsi que 30 canons et 5,000 hommes, furent capturés et pris.“Dans Test de la Prusse quelques escarmouches peu importantes ont eu lieu.” LES AVANTAGES DES ALLIES D'une ville dont le censeur a biffé le nom, viâ Paris, 18.— D’après M.G.H.Perris, les alliés sont supérieurs en nombre.Ils ont certainement l’avantage au point de vue du moral, et ils ont des lignes de communications plus courtes.Des deux côtés on reçoit des renforts, mais les Anglais et les Français doivent en recevoir en nombre plus considérable et d’une manière plus continue.L’armée belge menace les Teutons au nord.Pourquoi les Allemands ont-ils quitté si précipitamment TArgonne pour fuir vers le nord?Evidemment dans la crainte de voir couper tout â fait leurs lignes de communications.De fait, les chances de faire retraite ailleurs que par l’étroite vallée de la Meuse, par Liège et Namur disparaissent de plus en plus.Si les Français réussissent â faire avancer rapidement des troupes au nord, pat-Verdun, ees chances se seront complètement évanouies.Il y a quelques jours ils paraissaient de toute évidence gagner Ste-nny et le Luxembourg.Ont-ils rencontré par là un obstacle imprévu?Toujours obsédés par la valeur des mouvements, l’état-major allemand doit toujours craindre pour le sort de ses ailes.J’apprends que le général Joffre vient de modifier sa façon de faire engager l’action.Autrefois l’infanterie s’avançait, supportée par l’artillerie.Dorénavant, Tartillerie ouvrira le feu qui sera suivi d’une attaque faite par l’infanterie.L’expérience a évidemment démontré la valeur des fameuses pièces de Tartillerie de campagne française.LA BATAILLE VUE DE SOISSONS.— RUDE TACHE.— LES AEROPLANES FONT MERVEILLE.— LA PLUIE TOMBE SANS CESSE.Londres, 19.— Le correspondant de ^ 1'“Express” à Soissons, télégraphiait le 17: “Le grand duel d'artillerie continue sans interruption, et la situation est la même qu’il y a 4 jours.Les Allemands ont élevé des retranchements et des travaux d’approche recouverts de fils de fer bai Pelés pour protéger leur artillerie lourde derrière les collines.Un officier anglais me disait aujour-d hui : si nous occupions les mêmes positions, nous tiendrions jusqu’à épuisement de nos munitions.Nous nous rendons compte de la lourde tâche qui incombe aux Alliés.L’in-fanteirie a dû subir de lourdes pertes.Les aéroplanes des Alliés font ¦merveille.Hier soir, l’un d’eux aperçut un convoi rempli de soldats allemands qui retraitaient et il laissa tomber une torche enflammée pour diriger Je tir.En quelques minutes notre artillerie réduisit le.train en miettes.11 fait un temps affreux.La pluie tombe presque continuellement.Les tranchées sont remplies d’eau, et le rhumatisme incommode grandement nos soldats, il règne presqu à l’état d’épidémie.Om rapporte qu’un détachement allemand, sous les ordres d’un général, s’est fait cerner dans une forêt près de Château Thierry.Les Alliés font maintenant masser les troupes en groupes énormes et tout fait présager une des plus sanglantes batailles de la campagne après 5 jours de combats.LA POURSUITE DES AUTRICHIENS Londres, 19.— Des rapports reçus de Pétrograde indiquent que les Russes continuent à poursuivre les Autrichiens, et que les premiers ont remporté des succès sur l’arrière-garde autrichienne.On dit que les convois de 2 corps d’armée, 30 canons, des munitions et 5,000 soldats sont tombés entre leurs mains.On affirme que les Cosaques, l'avant-garde russe, ont franchi la frontière autrichienne depuis Yu-sevoff jusqu’à Annopolis.On dit qu’il y a déjà un million de Russes en Galicie, et 500,000 dans la Prusse orientale.La Russie aurait bientôt 7,000,000 de-soldats en marche.Les Moscovites continuent à prendre l’offensive en Galicie, mais se tiennent sur la défensive dans la Prusse orientale, où les Allemands les ont repousés.Mais on répète que leur armée est restée intacte.LA BATAILLE VUE DE SENLIS ET DE GENTILLY Londres, 11) — Le correspondant du “Times”, d’un endroit situé en arrière des lignes de Senlis et de Gentilly, télégraphiait le 16 : “Les alliés ont réussi à percer la ligne dimanche, après un combat désespéré.Sur la rive nord les Allemands ont pu reformer leur ligne et ont reçu des renforts considérables.Lundi un second et plus grand combat s’engagea sur toute la ligne.Les détails donnés sont maigres, mais tout indique que la bataille l’emporte sur celle de la Marne.La résistance offerte par le général Kluck a demandé aux alliés les plus grands efforts et la plus grande determination.Les attaques et la manière avec laquelle on les a subies font de cet engagement Tun des plus sanglants de la campagne.J’ai entendu dire comment les colonnes allaient à diverses reprises au devant de la mort dans la vallée et quelle figure les soldats faisaient clans cet enfer.“Un blessé me raconta comment il fut blessé dans une tranchée tandis que son ami se faisait tuer à ses côtés.” DES ALLEMANDS DEGUISES TENTENT DE FAIRE SAUTER UN ' PONT PRES DE ROUEN.Londres, 19.— Le correspondant du “Daily Mail”, à Dieppe, a envoyé à son journal la dépêche nui suit: “Vendredi, un parti d’Allemands a tenté de faire sauter un pont de chemin de fer à Oisellc, huit milles au sud de Rouen, et couper ainsi les communications de chemins de 1er entre Dieppe, le Havre, Rouen et Paris.“Les Allemands étaient déguisés en officiers français et avaient des papiers d’identification enlevés mrx prisonniers.Leurs agissements excitèrent cependant les soupçons.On lentn de les arrêter et il s’ensuivit vin échange de coups de revolver; les Allemands réussirent à s’esquiver, mais on suivit leurs traces jusqu’à la rivière où Ils furent pris sans avoir eu le temps de mettre leur projet à exécution.J ï LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 19 SEPTEMBRE 1914 VOL.V.— No.220 IF CHRONIQUE RELIGIEUSE .HOME ET LE MONDE ï! EVANGILE DU DIMANCHE LE XVIe DIMANCHE APRES LA PENTECOTE.Evangile selon S.Luc.Ch.XIV, v.1.En ce temps-là, Jésus étant entré dans la maison d’un des principaux Pharisiens, un jour de sabbat, pour y assister à un repas, ceux qui se trouvaient là l’observaient.Or il y avait devant lui un homme hydropique.Jésus, s'adressant donc aux Docteurs de la loi et aux Pharisiens, leur dit: Est-il permis de guérir le jour du sabbat?Mais ils gardèrent le silence.Et lui, prenant cet homme par la main, le guérit, et le renvoya, fl leur dit ensuite: Qui de votis* si son âne ou son boeuf vient à toipper dans un puits, ne se hâte de l’efr retirer, même le jour du sabbat?Et ils ne pouvaient rien lui répondre.Renia; quant ensuite que les conviés choisissaient les premières places, il leur proposa cette parabole: Quand vous serez invité à des noces, ne prenez point la première place, «le peur qu’il ne se trouve parmi Jes conviés quelqu’un plus élevé en dignité que vous, et que celui qui vous aura invites tous deux ne vienne vous dire: Cédez votre place à celui-ci, et qu’a-lor.s vous n’ayez la honte de descendre à la dernière place.Mais quand vous serez invité, allez vous mettre h la dernière place: de sorte que celui (pii vous a invité vous dise lorsqu'il viendra: Mon ami.montez plus haut: ;v qui sera un honneur pour vous aux yeux de tous les convives; car celui qui s’élève sera humilié, et relui qui s’humilie sera élevé.FEDERATION NATIONALE SAINT-JEAN-BAPTISTE La première assemblée de l’A.P.E.M.aura lieu demain après-midi, à quatre heures, à la salle No 16 d11 Manument National Les associées sont priées d’y venir en très grand nombre et les dames patronnesses seront les bienvenues.La conférence de cette première assemblée sera remplacée par l’étude du nouveau règlement comme il a déjà été annoncé.Des billets ont été mis en vente pour le euchre annuel au profit de la Caisse de Secours.Les membres en l’A.P.E.M., qui prendront part à la vente des billets pour la valeur, de $2.00, auront droit à quatorze jours de bénéfices.Mme Hébert, présidente de ce comité, donnera toutes les instructions nécessaires dimanche prochain.Les personnes qui ne se sont pas encore procuré de billets feront bien de profiter de cette occasion.Le euchre aura lieu à la salle de l’Asso-ciaüon Publique, jeudi, le huit octobre prochain.Une pièce en or sera donnée comme prix de présence, un programme musical, sous la direction d’une personne compétente, agré mentera la soirée.Les malades s’adresseront à Mme Hébert après l’assemblée pour le retrait des bénéfices en maladie, toujours en présentant les certificats requis et signes par qui de droit.iTTSLYE La lessive la plus parfaite du Canada.Elle a plusieurs imitations, mais pas rivales.NETTOIE ET DÉSINFECTE 100 % PURE ft Î*GIL1.1' ITT roue .Jawn'lSS, ONTO ONT ^ UNE LETTRE D’ARMAND LAVERGNE ASSOCIATION D’AFFAIRES DES FEMMES DE MONTREAL Le Chronicle, de Québec, étant ! allé de sa contribution contre les nationalistes, a reçu de M.Armand Lavergne cette lettre au point dont nous donnons la traduction: Québec, 16 septembre 1!)14.Au rédacteur du Chronicle, Québec.monsieur.A LA CHAPELLE DE LA REPARATION La belle température que nous avons semble nous inviter à de belles tnanifeslalions religieuses.Demain donc aura lieu à la Réparation, Pointe-aux-TrembJes, une belle procession du Très Saint-Sacrement, dans le bois, à I! hr s p.m.Il est bien probable (pie ce sera la dernière de Inr saison.Tout de même, les pèlerinages se continueront Ions les mardis, vendredis et dimanches jusqu’au 20 octobre.Après la procession aura lieu la bénédiction d’une fort jolie statue du Sacré-Coeur donnée par une amie de l’oeuvre.Toutes les prières de cette journée seront pour demander la paix dont la pauvre Europe a tant besoin en ce moment et pour offrir des réparations pour tant de malheureux qui meurent par milliers tous les jours.Le chemin de croix sera donné après la procession pour ceux qui désireront le faire.Dimanche dernier, au Monument National, l’Association des Femmes d’Aflaires de Montréal tenait sa pre-m.ère réunion depuis les vacances.On y élabora, lea, travaux,.de l’année à venir, puis, madame (léria-Lajoia vint comniiihîcfüer à Paésistànce le programme officiel du cours de science commerciale qui commencera en novembre prochain à l’Université Laval, spécialement pour, , l’Association des Femmes d’Affaires Ce programme, que nous publierons, bientôt dans nos colonnes; se compose de seize leçons toutes aussi pratiques les unes que les autres et très appropriées à toutes les femmes qui sont engagées dans les affaires ou à celles quj administrent elles mômes leur fortune.Le prix de présence, un joli volume, " Le long du chemin ”, par Madeleine, gracieusement offert par ma name Bouthillier, yice-présidente, de l’Association, fuf, gagné par mademoiselle Boüdria.- J.es reunions à tous les premiers à.trons heures, au nal.1 avenir auront lieu dimanches du mois, Monument Natio- BENEDICTION D’UNE CLOCHE Il y avait hier après-midi, à trois heures, au couvent des Soeurs de Marie-Héparatriee, rue Mont-Boval i Ouest, bénédiction d’une cloche.Visiteurs, bienfaiteurs et parents s’étaient donnés rendez-vous dans la chapelle du couvent, trop petite pour les contenir.Mgr Bruchési présidait à la cérémonie.Parmi les prêtres "ni l'accompagnaient, ou remarquait le chapelain, l’abbé Métlan-çon.l’abbé Deschainps, l’abbé Elic Auclair., Ce dernier commenta et expliqua éloquemment le sens des cérémonies qui allaient suivre.Il avait choisi pour texte une parole liturgique: “Marthe, Marthe, vous vous inquiétez et vous vous agitez pour beaucoup de choses.Cne seule chose est nécessaire.Tl ne faut pas chercher ailleurs le sens des cérémonies manquant un baptême de cloches.Voilà tout le langage des cloches.Puis le prédicateur rappelle la sollicitude de l’Eglise envers les cloches.Elle bénit les temples, les orgues, les statues, mais elle consacre les cloches, elle les oint de l'huile qui coule sur le.front des prêtres et des évêques, elle leur donne des parrains et des marraines comme à des baptisés.L’orateur explique ensuite la signification des chants et des cérémonies.des psaumes, du lavement de la cloche, des deux onctions faites à l’extérieur, des quatre onctions faites à l’intérieur, symbole du rôle rie la cloche chargée de redire aux quatre vents du ciel le nom de Dieu, et fait rémunération des noms de la cloche qui rnnpellent le Souvenir de saints et de bienfaiteurs.Enfin dans une péroraison touchante, le prédicateur s’adresse à la cloche et lui dit de sonner, d’emporter vers le eiel dans1 le Coffrant de ses ondes sonores les prières des vierges qui accourent à sa Voix, les prières des fidèles, les invocations de l’humanité accablée par la guerre et affamée de paix.PETIT CARNET DE RETOUR M.et Mme Alfred Delorme, née Lesage (Delphine), sont de retour de leur voyage de noces et recevront dimanche, le 20 septembre au No 277 rue Dorchester Est.ASSOCIATION PROFESSIONNELLE DES EMPLOYEES DE MAGASIN.Dimanche, le 13 courant, au Mo numenl National, eut lieu rassemblée mensuelle de l’Assoei'ation des Employées de Magasin, sous la présidence de M.l’abbé Deschamps, aumônier.Après Jg Lecture des mi nues et le rapport de la trésorière de la caisse générale, la secrétaire soumit a l’approbation de rassemblée les noms des nouvelles vice-présidentes, trésorières et conseillères ebies à l’assemblée du conseil, tenue le !) septembre 1914 : Mlle E.Emond et madame J.Delcourt sont nom-i.ées vice-présidentes ; Mlle Y.Faquin, trésorière de J a caisse de secours ; Mité R.Ae Eéiiùin,'trésorière de la caisse générale ; conseillères • Madame Z.Gravel et Mlle M.!.Noury, de la maison Letendre, Fils & Cie ; Mlles M.L.Rivesb Y.Messier, Germaine Dupuis et Mme Perreault, de la maison Vallières Etée, Mlle K.Dubord, de la maison Wilder ; Mlles A.Chrétien, C.Drouin Eaura Laberge et Clara Therriault.Ces différents comités sont formes comme suit : Ee comité de recrutement : Mlle E.Emond, présidente.Un comité est ouvert et M.l’Aumônier offre un prix pour celle qui, a la fin de l’année, aura à son crédit le plus grand nombre de nouveaux membres.Pour le comité du cours de comptabilité, Mlle Faquin est nommée présidente conjointement avec madame Delcourt et elles seront secondées dans teuV travail par Mlle Lequin et Mlle Chrétien ; Comité du cours d’anglais : Présidente : Mlle Simoneau, avec comme assistantes : Mlle M.B.Boulais et Mlle G.Vaillancourt.Pour ce cours, Mlle Emond, vice-présidente a offert corne premier prix un magnifique chapelet monté en or.Pour le cours ménager, Mlle M.L.Laporte a été nommée présidente.Tous ces cours commenceront vers le 1er octobre et on pourra avoir tons les renseignements en s’adressant à la secrétaire, Mlle Simoneau, au Monument National, chambre 14, tous les jours, de !) hrs à 1 h.p.m.Téléphone : Main 7122.Nous n’avions pas de conférence au programme, mais Monsieur l’Aumônier, dans une causerie toute intime, nous donna des conseils précieux, qui certainement seront mis en pratique par toutes celles qui ont eu l’avantage de les’entendre.En terminant la l’Aumônier voulut et bénir aussi nos née.LA SECRETAIRE.Cher Je n’ai pas l’intention de prolonger cette discussion qui deviendrait très ennuyeuse pour vos lecteurs et qui m’est si indifférente.Mais le Chronicle me pose aujourd’hui quelques questions directes auxquelles je suis par conséquent obligé de répondre.Prenons d’abord votre, article d’hier point par point.Les injures à mon adresse me laissent plutôt froid.Les éloges superlatifs que vous m’avez déjà décernés assez souvent me rendent indifférent aux uns et aux autres.Mais je veux bien confesser mon impudence absolut?en vous demanda nt pourquoi le Chronicle publie des histoires à propos de M.Boue rassa quand il sait qu’elles ont été démenties?Donc, pour résumer: J’ai dit d’abord que IbFsqùe vous avez reproduit !’histoirif'ffulY!îéè par le Toronto Satnrdtty" Ntyht, cette histoire avait été niée catégoriquement par le Devoir.Votre réponse ne dit mot de ce fait.Pourquoi?Deuxièmement: quant à votre approbation de ce que Bourassa et moi avons dit il y a trois, ans.Le rédacteur du CAron/c/e ne se rappelle-t-il pas la campagne nationaliste de 1911, avant la chute du régime Laurier?Qu’il revise soit journal, alors.Je suis prêt à l’aider si nécessaire afin d’atténuer la surprise qu’il éprouvera à relire les compliments chaleureux qu’il jetait à Bourassa et à I.a vergue.Mais, comme de raison, cela se passait avant les élections.Troisièmement: Burns et Morley ont, dites-vous, le courage de leurs convictions.Et Bourassa et Laver-gne?Est-ce que le Chronicle rage de voir que nous avons v’olé les siennes?Si Burns et Morley ont droit aux leurs, pourquoi pas nous?Quatrièmement: A propos de la déclaration de M.Redmond.N’a-t-il pas dit “que tous les Irlandais s’uniraient pour défendre la côte d’Irlande contre l’ennemi commun”?N’est-ce pas là son discours?Pré-cisémenl ce que nous avons dit à propos du Canada.De plus, ni M.Bourassa ni moi n’avons dit ou écrit un mot pour condamner Renvoi d’un contingent canadien qui n’est pas moins un changement dans nos relations constitutionnelle.s avec la Grande-Bretagne, changement auquel eel autre “traître”, sir John Macdonald, refusa de consentir en 1885.Cinquièmement: Je veux bien admettre que les griefs des Gana-diens-franç®i»i>d’()ntario n’ont rien à faire awéé‘‘F Awgletene, ni at lie lé rousement,'parce que l’Angleterre, séance, Monsieur bien nous bénir travaux de l’an- LES ECOLES VINCI ALES.MENAGERES PRO- 14, CHURCH Les cours de l’Ecole ménagère rouvriront le 1er octobre 1914.Les dames et demoiselles qui désirent suivre ces cours sont priées de s'inscrire le plus tôt possible, le nombre d’élèves étant limité.Nous LA PREVOYANCE CAPITAL SOUSCRIT CAPITAL PAYE .$500,000.00 125,000.00 ASSURANCES Accidents.Maladies, Bris de glaces.Automobiles, Vol.Attelages, Responsabilités de Patrons et Publique, Pharmaciens, Médecins, Garantie de contrats, Cautionnements judiciaires, Fidélité des employés.Siège social : Montréal, 160 ST-JACQUES.Tél.Main 1626 J.C.GAGNE, Gérant général.nstruite et bien élevée, a toujours appris et parlé le français qu’Onta-rio proscrit.Mais ce n’est pas la question: je demandais seulement au Chronicle pourquoi durant cette entente commerciale de la diplomatie, du sang et de la mort en Europe il ne faisait pas une campagne d’entente cordiale ici contre l’injustice el pourquoi son rédacteur n’employait pas son talent et son influence pour amener ses compatriotes.anglais à faire disparaître ces injustices?Pourquoi?Asquith fait voter le Home Rule pour “aider au recrutement en Irlande”.Le Chronicle, va-t-il le dénoncer lui et Redmond pour s’occuper des “petits griefs” de leur perspective psfeu'do-patriotiquc pire que locale?¦ Un cTèniièr mot à propos de “Home Guard’’ : “Quelle raison avais-je de me mêler de la Home Guard?Vous ne le voyez pas.Eh bien, je ne m’en suis pas mêlé.Le It-coî.Woods, président de la réunion, in’a dêmâhdé7.''.T'appartiens à la milice et Ton m’a dit que cela n’était pas incompatible.Quant à savoir si j’ai offert mon régiment pour la défense du Canada, voilà du nouveau.Les régiments ne s’offrent pas, on leur commande et quand le mien le sera, conformément à Pacte de la milice “au Canada ou en dehors du Canada pour la défense du Canada”, il sera prêt Comme un seul homme.Je voudrais pouvoir en dire autant de quelque régiment que je connais.Je n'àurai pas besoin de demander les recrues deux semaines durant à la porte dit Chronicle pour remplir les cadres.Quant aux volontaires pour le contingent d’putre-mer, j’ai donné plus de temps et d’argent au recrutement que bien des jingos turbulents.La différence entre mon patriotisme et celui des autres, c’est que le mien se traduit par des actes non par des cris.Mais dans toute cette regrettable discussion entre Canadiens, je ne vois pas, ut je ne pense pas que vous ayez montré quand, où et comment nous ayons été déloyaux cl mérité le nom de “traîtres”.Vous pouvez dire que cela dépend de ma stupidité ou de mon “manque du sens de la décence”, mais je ne comprends pas comment un homme qui est prêt à verser la dernièfe goutte de son sang pour la defense du drapeau britannique au Canada soit un traître.Je sais que vous avez une excuse.Vous la donnez vqus-mêmc quand vous dites que “vous devez plaider ignorance:” Ce nYst peut-être pas une bonne exruse en loi, mais dans votre cas c’est une excuse très vraie.Armand LAVERGNE.P.S.— Votre correspondant de ce matin signé: “Loyauté”.Je crois (|uc cette signature est un faux.La “Wÿauté” n’e$t‘pas'lâche et elle ne se masque pas.10 à 12 a.ni.Mardi, 10 à spécial pour gnrdes-ma- recevons les inscriptions durant la iournée à l'Ecole, No 14, rue Church.Nous, ne retenons pas les places par téléphoné.CUÏStNÈ PRATIQUE Jeudi -12 a.m.Cours lades.Cours spécial pour l.os sociétés fédérées.—-Mercredi, 7.30 à 9.30 p.m.Le prix pour une série complète de 20 leçons est de $4.00 payable d’avance.CUISINE DE DEMONSTRATION Mercredi —3 à 3 p.m.$2.00 les 10 leçons ou 25 et.s la leçon.Cours populaire — Vendredi, 7.30 à 9.30 p .ni.$1.00 les 10 leçons ou 10 cts la leçon.COUPE ET COUTURE Lundi 7.30 à 9.30 p.m.et mercredi, 10 à 12 a.m.$2.00 les 10 leçons ou 25 cls la leçon.MODES (Chapeaux).Lundi — 10 à 12 a.m.Vendredi.7.30 à 9.30 p.m.$2 00 les 10 leçons ou LE CAPITAINE BARTLETT Ottawa, 19.— Le capitaine Bob Bartlètt, du “Karluk”, le navire de StcfansSon, est arrivé à Nome, Alaska, à bord du “Bear".Il a envoyé un té'IêgramiPe àti sous-ministre de la marine, M, G.1.flcsbarnts.lui annonçant que tôt)s lfe,s survivants du “Karluk” sont avec lui et se portent bien.Ce sont John Munro, Robert Williamson, W.McKinley, F.W.Maurer, John Hadley, H.Williams, E.F.Chafe, R.Templeman.Le capitaine ([iiitfera Noble lé 25 à bord du “Senator” et se dirigera à Victoria, Colombie Anglaise.Pour guérir la surdité catarrhale et les bourdonnements dans la tête 25ets la leçon.BRODERIE ET DENTELLES Cours complet d'enseignement ménager.Ce cours a lieu tous les jours, excepté le vendredi et le samedi, de 9 à midi.Pour tous renseignements, s’adresser à la Directrice, 14, rue Church.ÉCOLE DE PHARMACIE UNIVERSITÉ LAVAL L’ouverture des cours est fixée pour lundi prochain, le 21 courant.On peut s'inscrire dès maintenant chez le directeur, 395 rue Saint-Denis, ou à partir du jour de la rentrée, à l’université même, de 9 à 1(1 heures 30 du matin.Fin l’absence de M.Flahnult, engagé sous les drapeaux en France, M.L.Courville, docteur en pharmacie, donnera le cours rte chimie.L’Annuaire de l’Ecole est adressé sur demande.A.J.LAURENCE, Directeur.T.rs personnes souffrant du rntnrrhc, de surdité et tie bourdonnements dans la tête seront heureuses d'apprendre que cette maladie peut être traitée avec succès, à la maison, par un traitement interne qui lx complètement réussi IA où tout avait échoué.Des personnes qui pouvaient à peine entendre le tic-tac d’une montre ont recouvré l’ouïe de façon à pouvoir entendre parfaitement le tic-tac d’une montre à une distance de sept ou huit pouces d’une oreille ou de l’autre.Si donc vous connaissez quelqu’un mil souffre de bourdonnements de tête, de catarrhe ou de surdité catarrhale, découpe/, cette formule et passez-In leur et vous aurez peut-être contribué fi sauver quelque infortuné de la surdité, complète.On peut préparer la prescription ohsz soi: oilo- sc compose comme suit : Procures-vous chez votre pharmacien 1 once d’essence, de menthe (double force) valait environ .7."h*.Rendu il la maison ajoutez U de pinte d’eau chaude et 4 onces de ancre granule ; brassez jusqu'à dissolution.Pro.nez-en un cuillerée à table quatre fois par jour.La première dose met promptement fin aux pires bourdonnements dans la tète.A la triât esse, aux pensées sombres, etc., tandis que l’ouïe revient rapidement, le système tout entier recouvrant une vigueur nouvelle Rinco A ration toniqub du‘traitement, La perte de l’odorat et la présence de mucus dans le fond dp la gorge sont d’autres symptômes qui indiquent la nrésence du poison catarrhal, et ils sont facilement vaincus pare© traitement efficace.Très de quatre vingt dix pouf cent des maux d'oreilles sont causés par le catarrhe ; aintfi-il n'y n relativement qu'un nombre res treint de personnes qui ne peuvent recouvrer l'ouïe par ce «tfiiiple traitemwjt à la maison Toute personne atteinte de bourdonnements dans la tête, de surdité catarrhale ou du catarrhe sous quelque forme que ee soit, devrait essayer cette praaoription.11 n’y a rien de mieux.IMPORTANT.— En demandant 1 'essence de Menthe spécifie* toujours que vous voulez Double Force ; votre pharmacien Pn ou vous la nrocurere ; sinon, envoyez 7ôc aux Tntev national Laboratories, 74 rue Çaint-Antoine, Montréal, P.Q., qùi en font une spécial tÂ.CONSEIL DES ARTS ET MANUFACTURES OUVERTURE DES COURS TUITS LE 13 OCTOBRE.GRA- Le romité rte Montréal composé du président général, M.Thomas Gauthier, MM.T.P.Crowe, J.M.M.Duff, H.W.Raphael, H.P.Wall, A.B.Allan, et du secrétaire-général, M.J.P.L.Bérubé, s’occupe activement de l’organisation des cours, non seulement à Montréal, mais aussi dans les autres villes où le conseil n’a pas de représentants.Ainsi le comité, à sa dernière séance, a préparé le programme des cours qui seront ouverts à Montréal le mardi, le 13 octobre prochain.Fin voici la liste: Au Monument National.—Solfège, dessin et peinture, jour; modelage, dessin à main levée, lithographie, peinture d’enseignes, lettrage, menuiserie, charpenterie, construction d’escaliers, dessin d’architecture, lessin mécanique, coupe, couture, (infection de chapeaux, jour et soir.Au Marché Saint-Laurent.—Plomberie.Au No 147 rue Charron.— Dessin mécanique.Aux Usines “Angus”.—Dessin mécanique et dessin de chars.L’on peut dès à présent se faire inscrire au bureau du conseil situé au Monument National.Chaque élève doit déposer la somme d’un dollar qui sera remise à la fin du terme aux élèves qui n’auront pas été absents plus de quatre fois.Les manufacturiers, les chefs d’ateliers, devront faire comprendre aux employés tout l’avantage, qu’il y a de fréquenter ces cours théoriques et pratiques donnés gratuitement par des professeurs compétents et très dévoues.Vu Tcspaee restreint dans certains cours, on devrait se.présenter immédiatement.21 PERSONNES ONT PERI Londres, 19.—L’Amirauté vient d'ordonner une enquête sur le désastre du navire-coie “ Fishquard ” qui a coulé, hier, à Portland.Vingt et une personnes ont péri à la suite de ce désastre.Sur ce nombre, il y avait douze élèves.Maisons d’éducation UNE FIGURE EPANOU IE rst une marque de repos de l’esprit et rie satisfaction.L’on a une Figure épanouie quand on est satisfait de son sort.Tous les élèves sortis de l'Ecole Commerciale Pratique Lalime Limitée sont très satisfaits des connaissances qu’ils y ont puisées et des résultats qu’ils ont obtenus grâce aux connaissances acquises.(irace à l’excellent programme de l'Ecole, aux méthodes supérieures suivies dans l’enseignement et à la compétence hors ligne des professeurs, cette institution a obtenu de meilleurs résultats que toute autre.Notre cours d’études est ce qu’il y a de plus commercial et de plus pratique.Demandez le prospectus de L’Ecole Commerciale Pratique Lalime Limitée Saint-Hyacinthe - - P.Q.CONSERVATOIRE RACICOT 195 rue Berri Piano, orgue, chant, violon, violoncelle, etc.Etude de la théorie de l’harmonie et du contrepoint.Cours de solfège et d’élocution, obtention des diplômes à tous les degrés.Mlle RACICOT, Directrice, affiliée à ITns-titut Lanctôt “Les Hirondelles”.Tél.Est, 5515.214 Sainte-Catherine Ouest, Montréal.Fondé en 1895 COURS DU JOUR ET DU SOIR POSITIONS ASSUREES Prospectus sur demande.Tél.Main 309.ANGUS CAZA.Princ» Mme D.McNamara PIANO ET THÉORIE Préparation aux Diplômes.21A rue Drolet.Tél.Est 2601, Conseil des Arts et Manufactures COURS ORATUITS JOUR ET SOIR Ouverture mardi le 13 octobre AU MONUMENT NATIONAL Dessin â main levée.Dessins d’architectu- Dessin mécanique Modelage.Menuiserie .Construction d’escaliers.Dessin et peinture uour).MÀRCHU S’ re.I .ithogra phie.Peinture d’enseignes.Charpenterie.Coupe, couture, Champeaux (dames).Solfège (jour et soir).\*T-LAURKNT Plomberie.No 11, HI h CHAHHON Dessin mécanique.C si i les “ ANCUS” Dessin mécanique et de cha rs.Pour renseignements et prospectus, s’adresser au bureau, MONUMENT NATIONAL.296 St-Laurent.«T.P.L.BKHCBK, Secrétaire.Téléphone Mnin 1109.O>\ pout se faire inscrire immédiatement.AU COUVENT DE SAINT-LAURENT La première réunion annuelle dos anciennes aura lieu à 2 hrs p.m., le 2t septembre.Toutes sont cordialement invitées à se rendre, sans autre invitation.[OBTENIÎS PROHfTEHEHTI En tous pays.Demandez le GUIDE' DE L'INVENTEUR qui sera envoyé gratis.MARION & MARION 364 iue Université, Montréal.3E&3H!EEEB Cure Radicale Des Cors Sûre.Efficace,Sans Douleur En I/tntf Partout SS * Franco par un Poste A.J.Iaurence, Montreal,U' ?PETITES ANNONCES S1TÙATIONSVACANTES APPRENTIS BARBIERS demandés, méthode moderne.Système Molef, établi depuis 22 ans.Quelques semaines suffisent.Outils donnés gratuitement avec le cours.Positions assurées.Cours spécial du soir.S’ad.Molers Barber College, 02D Boule-yard St-Laurent.Montréal._33-29 JEUNE FILLE On demande iine jeune fille de 14 à 15 ans, recommandée pour aider au soin du ménage, dans petite famille.S’adresser, lundi à 366 Wolfe.À LOUER CHAMBRE A LOUER SAINT-DENIS, 152.— Magnifique grande chambre, très bien meublée ; autre grande chambre pouvant accommoder trois personnes ; possession immédiate si désirée.Téiepnone.__________ _ _ _ _ 18—6 fs ^ GARAGE ET ENTREPOT.A LOUER.150 pieds x 40, situé rue Gilford, entre Garnier et de Lanaudière, pour contenir 25 autos sur plain-pied et 20 en entrepôt.Le tout chauffé à l’eau chaude.S’adresser, G.Tanguay, 1445 Papineau.Saint-Louis 1108.A VENDRE A VENDRE Cheval 7 ans, garanti sans défaut, une dame peut le soigner et le conduire.Aussi boghei avec couverture.Le tout en bonne condition.On échangera pour automobile Ford en payant la 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VOL.V.— No.220 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 19 SEPTEMBRE 1914 3 Notre Page Littéraire CEUX QUI RESTENT Donc, ils sont tous partis.En un élan sublime, Tous les fils de la France ont relevé le gant Que leur avait lancé l’adversaire arrogant.Pour jeter à jamais les Germains à l’abime, Pour que la France vive, et pour que leurs foyers Par le fer et le feu ne soient point endeuillés, Les hommes de chez nous se sont rués aux armes.Fiers, ils s’en sont allés.Beaucoup d’entre eux chantaient.Les femmes jusqu’au bout ont refoulé leurs larmes, Les fleurs qu'à leurs fusils ces vaillants emportaient C’étaient, frais et joyeux, des sourires de France Qui devant le combat leur parlaient d’espérance; Et tous partaient, le pas et les yeux assurés.Tous?Mon pas.Quelques-uns, hélas! sont demeurés; A l’heure où les Français courent à la frontière, Quelques-uns ont connu, livides et navrés, L’immense désespoir de rester en arrière.Infirmes, réformés, vieillards, adolescents.Trop jeunes ou trop vieux, ont dû voir, frémissants, Sans eux bondir au feu la nation entière.Et quand, à l’horizon, les trains se sont enfuis, Ceux qu’ils n’emmenaient point ont senti comme un gouffre Se creuser sous leurs pas.Savez-vous ce qu’on souffre A ne se pas lever?Je le sais, car j’en suis.Oh! sentir en son être un sang vigoureux battre, Et demeurer sans risque, à l’arrière enchaînés! Voir d’un seul mouvement les cadets, les aînés.Sur les envahisseurs s’élancer et combattre.Me les pas imiter, quel effroyable affront! A l’heure où l’univers chante, gronde et s’allume, Me pouvoir employer d’autre arme que la plume, Ah! cela fait marcher en abaissant le front! Tracer des mots banaux sur un papier sans gloire, Tandis qu’avec leur sang écrivant de l’Histoire Les Français pour le Droit attaquent l’ours germain! Avoir un cerveau net, un coeur fier, une main Qui ne sait pas trembler, et, destin lamentable! Griffonner sans péril des vers sur une table! Mon! partir, ce n’est rien! Pester est odieux! Soldats qui combattez, frères, je vous envie! Soit que vous reveniez bientôt, victorieux, Soit que, la nation réclamant votre vie, Vous deviez succomber en un soir glorieux Sur nos champs reconquis, je vous envie, ô frères! A vous tous qui luttez pour le Drapeau sacré, Mon âme vous envoie, au-delà des frontières, Le plus fervent salut — le plus désespéré! Jean MAUCLERE.[La Peinte Hebdomadaire) LA QUESTION D’HOMERE par Alfred Poizat Mous extrayons d’une conférence ie M.Alfred' Poizat, l’un des hommes qui connaissent le mieux l’antiquité grecque, cette étude de l'un des problèmes les plus controversés de l histoire littéraire : ous m’excuserez de vous parler i’homère.J’aurais voulu lui consa-:rer une conference spéciale que je considérais comme l’introduction nécessaire à l’histoire du théâtre grec, comme elle le serait à celle tic l’histoire, à celle de l’éloquence, à celle de la plupart des branches de la science et des arts.Je ne vous en dirai cependant que quelques mots pour résumer mon opinion sur les problèmes que son nom soulève.De l’opinion qu’on a sur la question d'Homère dépend l’opinion qu’on se fait de la littérature grecque tout entière, de This, toire de l’humanité et aussi de la véritable nature de la civilisation.La plus ancienne oeuvre grecque connue, c’est l’Iliade.Elle était déjà la plus ancienne aux yeux des anciens Grecs eux-mêmes qui n’en savaient pas plus que nous sur la date de son apparition.Et cependant, elle n'est que le reste et le chef-d’oeuvre d’une littérature bien plus ancienne encore, car il a dû falloir des siècles de tra vail et d’efforts pour atteindre a en partant de ce principe qu’Ho-mère est le plus grand poète de son temps.Ou bien il a recueilli un peu partout de vieux chants populaires, entre lesquels il a choisi les plus intéressants et les plus beaux et il les a refondus, recomposés et combinés dans son poème.Ou bien il les a composés un à un, sans suite rigoureuse, pour les dire à l’occasion chez les princes" ou dans les assemblées publiques, comme on voit que faisaient les aèdes dans l’Odyssée, mais avec l’intention de les réunir plus tard en un seul bloc.Mais cette réunion tardive des parties éparses de son poè,me, était la portion la moins attrayante et sans doute la plus négligée de son travail.Il est possible encore qu’il ne l’ait pas acJievée lui-même et que quelques raccords aient été faits par ses disciples et ses descendants.Mais c’est tout ce qu’on peut accorder.Iliade a été composée dans un but politique et patriotique, pour prêcher l’union aux Grecs et les mettre en garde contre les divisions et les querelles, en leur montrant les malheurs qui en pouvaient résulter.L’Iliade est la chanson de la Grèce à la fois impérialiste et féodale, marchant toute entière sous le sceptre de son empereur Aga- La formation de l’Odyssée s’explique donc très bien.Elle ne dépasse pas les forces d’un romancier.Le voyage de Télémaque ne comportait que des peintures de moeurs te'les que celles que l’auteur avait ou avait eues sous les yeux.Les aventures d’Ulysse étaient combinées avec de vieilles légendes de navigation.Le reste, le massacre des prétendants, les chants populaires le lui décrivaient.L’auteur de l’Odyssée est-il le même que celui de Ylliade ?Ce n’est pas impossible, mais la chose est loin d’être certaine.Bnrnouf a démonté qu’il n’y avait pas entre les deux poèmes que des différences de ton ni même de moeurs, mais, oue l’auteur de l’Odyssée était aussi mal renseigné sur l’Asie que l’auteur de l’Iliade, l’était bien.La langue est à peu près la même dans les deux poèmes, mais l’Odyssée est imitée de l’Iliade et, à cin-auante ans ou même un siècle de distance, les langues une fois fixées varient peu.D’autre part, s’il est inadmissible de supposer que plusieurs grands poètes aient travaillé ensemble à Ylliade, il est parfaitement raisonnable de supposer que cinquante ou même trente ans après, un autre grand poète ait surgi pour composer l’Odyssée, nui du reste dénote beaucoup plus de talent et moins de génie que l’Iliade.L’un des auteurs s’appelait Homère.C’est le plus grand nom de cette époque lointaine.On a oublié le nom des autres et cela d’autant plus naturellement que .pendant trois siècles on avait à peu près cessé de les lire.Toutes les oeuvres retrouvées de cette époque furent attribuées à Homère.Quoi qu’il en soit, l’Illiade et l’Odyssée avaient été composées sous l’ancien régime, avant l’arrivée des Doriens, pour c-ette civilisation dont on a retrouvé les ruines gigantesque à Mycènes et à Tyrinthe.Mais l’invasion des Doriens n’est guère postérieure que d’un siècle à la guerre de Troie.Il est vrai que leur conquête ne s’opéra que lentement et que les royautés homéri-oues eurent le temps de la prévoir.Peut-être faut-il attribuer justement à la première apparition du danger cet appel à l’union de tous les Grecs que constitue l’Iliade.La guerre deTroie avait beaucoup oréparé les voies à cette invasion.La longue absence des rois avait amené presque partout des révolutions de palais comme à Argos, et créé dans leurs capitales des divisions politiques profondes.Egis-the avait tué Agamemnon, Oreste avait tué Egisthe, les fils d’Oreste furent obligés de s’exiler.Vous le voyez.Non seulement je crois à la réalité de la gijerne de Troie, mais je crois à la rigoureuse historicité de l’Iliade.Je crois cm’Agamemnon, les deux Ajax, Mé-lénas.Hélène.Ulysse, Diomède, Achille, Nestor, Idoménée sont des personnages aussi certains que Charlemagne.I.’Iliade est de l'histoire, ce n’est pas du roman.Nul homme ne pourrait inventer ce que raconte Homère.Tous ces combats sont vrais et déjà Burnouf les trouvait si précis, si pleins de détails vus.la topographie en est si exacte mi’il les soupçonnait rapportés par des témoins oculaires.Le même Burnouf va jusqu’à insinuer que l’auteur de l’Iliade, aurait mi être un des combattants de l’armée d’Agamemnon.Il est difficile de le suivre jusque-là.Certes, la plupart des récits de l’Iliade sont d’une vérité saisissante.Il n’y a PAGES FRANÇAISES PUISSANCE ET MISSION DE LA NATION FRANÇAISE Deux caractères particuliers vous distinguent (vous Français), de tous les peuples du monde ; l’esprit d’association et celui de prosélytisme.Les idées, chez vous, sont toutes nationales et toutes passionnées.11 me semble qu’un prophète, d’un seul trait de son fier pinceau, vous a peints d’après nature, il y a vingt-cinq siècles, lorsqu’il a dit "Chaque parole de ce peuple est une conjuration” (Isaïe) ; l’étincelle éleetri que parcourant, comme la foudre dont elle dérive, une niasse d’hommes en communication, représente faiblement l’invasion instantanée j’ai presque dit fulminante, d’un goût, d’un système, d’une passion parmi les Français qui ne peuven' vivre isolés.Au moins, si vous n’a gissiez que sur vous-mêmes, on vous laisfcerait faire ; niais le penchant, le besoin, la fureur d’agir sur les autres, est le trait le plus saillant de votre caractère.On pourrait dire que ce trait est vous-même.Chaque peuple a sa mission, telle est la vôtre.La moindre opinion que vous lancez sur l’Europe „est un bélier poussé par trente millions d'hommes.Toujours affamés de succès et d’influence, on dirait que vous ne vivez que pour contenter ce besoin ; et comme une nation ne peut avoir reçu une destination séparée du moyen de l’accomplir, vous avez reçu ce moyen dans votre langue, par laquelle vous régnez bien plus que par vos armes, quoiqu’elles aient ébranlé l’univers.L’empire de cette langue ne tient point à ses formes actuelles : il est aussi ancien que la langue même, et déjà dans le XHIe siècle, un Italien écrivait en français l’histoire de sa patrie, parce que la huigiie française courait parmi le monde et était la plus dilettable à lire et à oïr que nulle autre.Il y a mille traits de ce genre.Il me souvient d’avoir lu jadis une lettre du fameux architecte Christophe Wren, où il examine les dimensions qu’on doit donner à une église.Il les déterminait uniquement par l’étendue de la voix humaine ; ce qui devait être ainsi, la prédication étant devenue la partie principale du culte, et presque tout le culte dans les temples qui ont vu cesser le sacrifice.Il fixe donc ses bornes, au delà desquelles la voix, pour toute oreille anglaise, n’est plus que du bruit : mais, dit-il encore, un orateur français se ferait entendre de plus loin, sa prononciation étant plus distincte et plus ferme.Ce que Wren a dit de la parole orale me semble encore plus vrai de cette parole bien autrement pénétrante qui retentit dans les livres.Toujours celle des Français est entendue de plus loin, car ie style est un accent.Joseph de MAISTRE.ques mois plus tard.Elle montre la beauté, la sollicitude familière de cet admirable savant.Voici cette lettre].Mon cher Jupille, j’ai bien reçu toutes tes lettres.Les nouvelles que tu me donnes de ta bonne santé me font grand plaisir.Mme Pasteur te remercie de ton souvenir.Avec moi elle souhaite, et tout le monde au laboratoire, que tu ailles toujours bien et que tu fasses le plus de progrès possible en lecture, en écriture et en calcul.Ton écriture est déjà bien meilleure que par le passé.Mais fais beaucoup d’efforts pour apprendre l’orthographe.Où vas-tu en classe?Qui te donne des leçons?Travailles-tu chez toi autant que tu le peux?Tu sais que Joseph Meis-teè, le premier vacciné, m’écrit souvent.Or, je trouve, quoiqu’il n’ait que dix ans, qu’il fait des progrès bien plus rapides que toi.Applique-toi donc le plus que tu pourras.Perds peu de temps avec tes camarades et suis en toutes choses les avis de tes maîtres et les conseils de ton père et de ta mère.Rappelle-moi au souvenir de M.Perrot, maire de Villers-Farlaz.Peut-être que, sans sa prévoyance, tu aurais été malade, et être malade de la rage, c’est la mort infailliblement.Tu lui dois donc une grande reconnaissance.Bonjour et bonne santé”.Quelques proverbes russes “Qui a beaucoup d’enfants n’est pas oublié de Dieu.— Le premier enfant est pour Dieu, le deuxième pour le tsar, le troisième seulement pour soi-mème.” “Dieu donne les enfants et donne aussi pour les enfants.— En même temps que l’enfant, Dieu donne la vache.L’éducation des enfants est difficile: “Il faut choisir entre élever ses enfants et faire des économies.—Petits, les enfants ne laissent pas dormir, grands, ils ne laissent pas respirer.” ‘‘Tel pommier, telles pommes.”— Les mauvaises poules font de mauvais oeufs.— Les sapins ne font pas des pommes.’1 “Qui est né sans esprit mourra sot.— Frapper un sot, c’est se faire mal aux poings.— On réveille qui dort, on secoue qui ne fait rien, mais qui est entêté, jamais.” “Qui n’est pas battu est d’argent qui est battu est d'or.— Un enfant battu en vaut deux non battus.” “La liberté gâte, la contrainte forme.— Ne crains pas la contrainte, mais crains la liberté.— Tant pis pour les mères qui ont laissé leurs filles libres.” “Battre est bien, ne pas battre est mieux.— Un mot caressant est comme un jour de printemsp.— Le pardon agit sur la faute comme l’eau sur le feu.” “Un veau de la ville est plus sensé qu’un enfant du village.” Préparations canadiennes ET Préparations étrangères Nous traversons actuellement une période où les émotions fortes se succèdent rapidement et où notre système est mis constamment à de dures épreuves, tant morales que physiques.C’est pourquoi l’emploi de fortifiants s’impose avec plus de rigueur que jamais, surtout à l’approche d’un hiver où l’on ne sait pas ce que l’avenir nous réserve.Les femmes dont le rôle est primordial à ces époques troublées, puisque le maintien et le soutien du foyer retombent sur leurs épaules, doivent pouvoir envisager la situation avec un esprit éveillé et un coeur solide.11 leur faut absolument se créer une réserve de force, d’énergie et de vaillance, et pour cela, il leur est indispensable de faire appel aux remèdes propres à donner la clarté de tète, le calme des nerfs, la vivacité du-coeur, la régularité de la circulation, l’élasticité des muscles qui permettent d’afi renter sans danger les crises les plus graves.Le moment est donc venu de rappeler à l’attention des femmes l’excellent remède des Pilules Rouges* dont l’éloge n’est plus à faire et qui, en toute circonstance, donnent les résultats les plus efficaces et les plus assu-rés.Les témoignages inattaquables et inattaqués du succès constant des Pilules Rouges nous dispenseraient de remettre leur nom devant le public, si nous ne croyions utile d’insister sur leurs qualités dans l’intérêt du public lui-même.Les Pilules Rouges sont infiniment supérieures à toutes leg compositions étrangères qui sont prises quelquefois ici.Elles sont le résultat d’une expérience de longues années sur le traitement des maladies de femmes et de débilité sous toutes ses formes; elles sont composées avec des ingrédients de qualité supérieure, sous une surveillance de tous les instants- L’immensa débit de ce produit oblige constamment à tenir des approvisionnements frais, renouvelés et jamais éventés.Sa fabrication se fait avec régularité, presque sous les yeux du public, dont la surveillance est la garantie d’une exécution parfaite.Les Pilules Rouges sont infiniment supérieures aux préparations étrangères dont on ne peut pas contrôler la confection et qui cherchent à envahiü le marché, particulièrement aux préparations allemandes, qu’une réclame insidieuse tente d’introduire sur le marché canadien et pour lequellcs les médecins à la mode semblent donner une préférence, qui, sous le couvert scientifique est une simple affecta- tion.t ( ¦ Les Pilules Rouges sont meilleures que les pilules étrangères et elles se vendent meilleur marché; leur prix n’a pas été élevé et elles sont encore au même prix qu’avant la guerre, tandis que les autres préparations ont été augmentées.C’est un produit canadien “fait au Canada”, dans une fabrique canadienne, sous la direction de docteur canadiens, par des ouvriers canadiens! Par conséquent, au point de vue économique, comme au point de vue médical et même au point de vue national, les Pilules Rouges oivent prendre la préférence et avoir le dessus sur les articles mportés qui jouissent d’une réputation usurpée et factice, dont m doit les dépouiller, dans l’intérêt du public, de sa santé et de sa bourse.Avant tout, mesdames, soyez canadiennes et demandez partout les Pilules Rouges.Dans le cas que nous citons, les Pilules Rouges réussissent quand bien d’autres remèdes avaient été inutiles :— LE PARLER FRANÇAIS cette perfection, mais l ///aae a tout inemnon) roi d’Argos et de Mycè-efface et tout fait oublier de ce qui nés.l’avait précédée.L’Iliade n’est pas l’oeuvre de plusieurs auteurs, parce qu’il est inadmissible qu’il se soit élevé à la fois plusieurs poètes d’un génie aussi prodigieux qui auraient travaillé sur le même sujet aussi restreint que celui-ci.En supposant, ce qui est possible et vraisemblable, que plusieurs grands poètes aient travaillé sur la guerre de Troie, ils ne se seraient pas tous attaqués a la même période de cette guerre.Il nous resterait d’autres épisodes aussi importants, tels que ceux de a première année de la guerre ou de la prise de Troie.Et ces épisodes ont bien été traités, en effet, mais i! ne nous en est rien resté et jamais les Grecs qui connaissaient quelques-uns de ces poèmes ne les 'ont mis sur le même pied d’estime, tant s’en faut, que l’Iliade et l'Odyssée.Nous savons même par Horace que les poètes cycliques étai^it assez méprisés.Dire que la composition de 1 Iliade et de l’Odyssée était impossible, parce qu’on ne connaissait pas alors l’ecriturc, est une grosse erreur, puisque nous avons des preuves multiples maintenant que l’écriture date d'une époque bien antérieure et qu’on a trouvé toute une bibliothèque dans le palais de Mi-nos, malheureusement encore indéchiffrable.M.Maurice Croiset, dans son admirable histoire de la littérature grecque, n’en reste pas moins partisan de la théorie allemande de la pluralité des auteurs de l'Iliade et il relève, avec une substilité rare, les moindres traces de contradictions qui se trouvent dans les récits d'Homère.Mais la subtilité est dangereuse en critique et il n’est pas un texte qui y résisterait.Le seul moyen de s’en défendre est de recourir, comme nous le faisons, à de gros et simples arguments de bon sens.Il y a deux manières de concevoir la composition de l'Iliade, toujours L'Iliade ni l’Odyssée ne contiennent aucune allusion à la République.Elles datent donc de l’époque des rois, mais dans l’Iliade if n’est question que de la monarchie absolue, tandis que, dans l'Odyssée, la monarchie nous apparaît déjà tempérée et presque constitutionnelle.L’Odyssée nous est un témoignage du grand succès de l'Iliade.On pourrait l’intituler Vingt ans après, car elle a pour but de nous renseigner sur ce que sont devenus plus tard les survivants de la guerre.L’Iliade était de l’histoire, l’Odyssée n’est plus que du roman.Le coup de théâtre qu’avait été la rentrée d’Ulysse dans Ithaque, après vingt ans d’absence, au bout desquels on le croyait mort et disparu depuis longtemps, les massacres qui s’en étaient suivis, avaient d’autant plus vivement frappé les imaginations qu'il y avait eu plus de mystère dans ses aventures.Il était revenu un beau jour sans se faire connaître et, avec son fils et quelques vieux serviteurs, il avait combiné un coup de filet terrible où il avait pris tous ses ennemis en une fois.Voilà tout ce qu’on savait de lui.Où était-il allé dans l’intervalle, qu’avait-il fait, comment avait-il vécu, comment était-il rentré.autant de points d’interrogation qui restaient sans réponse.On conçoit tout ce que les langues durent dire, tout ce que (es poètes durent raconter à ce sujet.Cinquante ans après la mort du héros, la petite Ile retentissait de nombreux chants populaires sur ses aventures.La plupart étaient attribués sans doute à ce Phémios dont j il est question dans l’Odyssée.L’auteur de l’Odyssée n’eut qu’à les recueillir et à les compléter pour avoir toute la matière de son poème.S’il n’était pas d’Ithaque, il connaissait du moins ires bien Plie, on lui avait montré la maison du vieil Eumée, la vigne de Laerte, le palais d’Ulysse.* qu’un point embarrassant, non pas l’intervention des dieux, telle qu’il nous la décrit.La foi suffirait à l’expliquer.L’auteur voit dans les grands événements de la terre le contre-coup des querelles et des divisions célestes.C’est une philosophie de l’histoire, mais en même temps il prête à quelques-uns de scs héros, tels qu’Achille, une origine divine immédiate.Je vous bien que l’origine divine est la base de la légitimité des rois homériques.On leur obéit, parce qu’ils ne sont pas de race humaine et qu’on craindrait.en combattant leur pouvoir, de mettre contre soi les dieux dont ils sortent.C’est un système politique.Or l’auteur de l’Iliade semble bien avoir eu la préoccupation de faire oeuvre politique.Il est conservateur et royaliste.Reste à savoir, et cela est tout de même un peu douteux, s’il a eu l’audace de se faire le ¦propagateur d’une légende aussi invraisemblable que celle qui donnait pour mère à run des héros qu’il aurait connus personnellement, la nvminhe Thétis, et s’il était assez sûr de la crédulité des gens auxquels il faisait de tels récits.Peut-être est-ce moins impos-sible qu’on ne le suppose.Les familles royales étaient très intéressées à propager de telles croyances.Enfermées dans leurs donjons mystérieux, elles ne laissaient arriver au peuple que ce qu’elles voulaient qu’il sache de leur vie intime.Et le peuple, loyaliste encore et ami du merveilleux, faisait du reste la nart des conventions de l’épopée.Quoi qu’il en soit.l’Iliade n’a du être faite mi’au temps des fils ou des netits-fils des héros de la guerre de Troie, d’après des souvenirs de vieux soldats ou des chants composés par ordre des rois qui y avaient pris part.Enfin il y avait alors chez les Grecs une croyance oui sert à expliquer bien des choses: uoètes et auditeurs étaient ner-suadés que les chants épiques nu’Ps faisaient nu entendaient étaient directement inspirés par les Muses.Il suffisait qu’un poète avançai une chose, pour que tout le monde le crût vraie et cessât de la discuter.Le poète lui-même était dupe de sa nronre invention.Et ces inventions devenaient pour tous de véritables articles de foi.LE COURAGE DU PETIT JUPILLE Six petits bergers gardaient leurs troupeaux dans un pré.Tout à coup, ils virent sur la route un chien de forte taille qui passait, la gueule pleine de bave.“Un chien fou!” s’écrièrent-ils, le mot fou étant pour eux synonyme d’enragé.A leur vue, l’animal quitta la route pour se précipiter sur eux.La bande des enfants se sauve en poussant des cris; le plus âgé qui était dans sa quinzième année, J.P.Juille, voulut protéger la fuite de ses camarades.Armé d’un fouet, il marche droit sur l’animal.D’un bond, le chien se jette sur Jupille et lui mord la main gauche.Une lutte s’engage.Jupille terrasse le chien.Puis, de sa main droite, il lui ouvre la gueule pour dégager sa main gauche, toujours serrée comme dans un étau.Il y parvient, mais sa main droite reçoit à son tour de graves morsures.11 lutte encore.Il saisit le chien par le cou.Pendant le combat, son fouet était tombé.Il appelle son petit frère qui revient sur ses pas, ramasse et rapporte le fouet.De la lanière, Jupille lie la gueule du chien.Prenant alors son sabot, il frappe et assomme l’animal.Enfin, pour être bien sûr que la bête ne mordra plus, ne bougera plus, il la traîne jusqu’au ruisseau qui coule le long du pré.Il lui tient plusieurs minutes la tête sous l’eau.Le chien est bien mort.Dès lors, plus de danger pour les autres enfants.Jupille revient à Villers-Farlaz.(“Vie de Pasteur”, R.Vallcry-Radot) [A la suite de ces morsures, Jupille fut, on se le rappelle, confié à Pasteur qui n’avait encore appliqué sa méthode contre la rage qu’une fois, sur le petit Meister.Jupille.fut sauvé.Rien n’est plus touchant que la lettre écrite par Pasteur à Jupille quel- Soinmaire de septembre : Pages : 5, Alphabet phonétique G, Abréviations ; 7, A la mémoire de Pie X ; 8, Honneurs pontificaux 9, Le Canada à Rudyard Kipling (poésie), Gustave Zidler ; 11, L’action française en Amérique : Solidarité des groupes français, Amé dée Denault ; 20, Echos français 21, Poème en prose : Pour accueillir le “Cantique du Doux parler”, Albert Ferland ; 22, Questions et réponses, Bulletin ; 23, Les livres, A.R.; 24, Sarclures, Le Sarcleur ; 25, Vieux parler canadien : Cordonnerie domstique, chez l'habitant d’il > a cinquante ans passé, l’abbé V.-P Jutras ; 37, Carnet d'un liseur ; 38, Revues et Journaux, A.R.; 39, Garde ton coeur (poésie), Blanche Lamontagne ; 40, Lexique canudien-français (suite), Le Comité du Bulletin ; 4G, Au service des intérêts français : 1.Ce qui se dit dans la presse : — Brises de France.— Aux jeunes Canadiens.— “L’Eglise a gagné cette victoire.” — La lutte pour la culture française.— Pour la foi comme pour la langue.— “Nous nous souvenons” ! — II.Ce qui s’accomplit chez nous : — Dans l’Ouest français.— Les Canadiens-français d’Ontario.— En Acadie.— Les nô très de la Nouvelle-Angleterre.-Dans la province de Québec, A.D.53, Ligue des droits du français Liste d’expressions pour le commer ce et l'industrie (à suivre).Rédaction et administration : La Société du Parler Français au Ca nada, Université Laval, Québec.Abonnement : Deux piastres par an ; au numéro, 20 sous.SANS FATIGUE Il vous sera très facile, Madame de faire votre grand nettoyage d’au tomne, sans fatigue et sans poussière si vous vous procurez notre balayeu se par le vide, à l'électricité : c’est h plus facile à manier; une fillette peut s’en servir.Venez la voir ou télépho nez-nous, et nous irons vous en fair l’essai : Main 1948.Langevin et f.’Ai chevêque, 8 rue Saint-Jacques, Mont réal, r.UN ROMAN POUR 3 SOUS “Je souffrais depuis bien des années; je sentais qu’il ÿ avait une inflammation interne et parfois je ne pouvais me remuer, j’avais les jambes trop faibles et je souffrais trop.J’avais essayé lien des médicaments; un médecin m’avait traitée, j’espérais toujours voir un changement se produire, mais hélas! mon mal était toujours le même.Enfin, après avoir lu bien des certificats en faveur des Pilules Rouges, les témoignages de bien des femmes guéries par ce remède, je fus tentée de prendre de ces pilules.Cependant, malgré tout ce que j’en avais appris de bon, je ne pouvais croire qu’elle étaient capables de produire des résultats aussi rapides.Ce fut donc une surprise de me sentir mieux dès les premières semaines et de voir mon appétit s’augmenter.Bientôt aussi mes forces s’accrurent, j’eus moins de douleurs et ce ne fut pas long pour que je fusse parfaitement guérie”.—Madame OLIVIER SOUCHEREAU, 82 rue du Parc, Manville, R.I.CONSULTATIONS GRATUITES.— Nous invitons toutes les femmes qui souffrent à venir consulter nos médecins spécialistes au No.274 rue Saint-Denis; elles seront l’objet d’une attention toute spéciale et les conseils et avis qu’elles recevront leur seront d’un immense avantage.Celles qui ne peuvent venir à la consultation sont priées de décrire parfaitement, dans une lettre, leur état ou, si elles le préfèrent, de nous demander un blanc; nos médecins leur diront ce qu’elles doivent faire pour se guérir.Ces consultations, soit verbales, soit par correspondance, sont STRICTEMENT CONFIDENTIELLES et absolument GRATIS.AVIS IMPORTANT.•— Les Pilules ÏTouges pour Femmes Pâles et Faibles sont en vente chez tous les marchands de remèdes au prix de büc la boîte ou six boîtes pour $2.50; elles ne sont jamais vendues autrement qu’en boîtes contenant 50 pilules, jamais au cent; elles portent à un bout de chaque boîte la signature de la Cie CHIMIQUE FRANCO-AMERICAINE et un numéro de contrôle.Nous engageons notre nombreuse clientèle à refuser toute SUBSTITUTION.Lorsque vous demandez les Pilules Rouges, n’acceptez jamais un autre produit que l’on vous recommanderait comme étant aussi bon.REFUSEZ CATEGORIQUEMENT.Défiez-vous aussi des COLPORTEURS; les Pilules Rouges ne sont jamais vendues de porte en porte.Rappelez-vous que les PILULES ROUGES sont la grande SPECIALITE pour la femme, qui guérit tous les jours un grand nombre de personnes ET QUI VOUS GUERIRA AU^SI.Adressez toute correspondance : COMPAGNIE CHIMIQUE FRANCO-AMERICAINE, 274 rue Saint-Denis, Montréal.Alfred POIZAT.UN PRETRE - SOLDAT Le Rév.Père Henri Rault, C.S.C., autrefois vicaire â Saint-Laurent, et attaché à l’oratoire Saint-Joseph est parti pour New-York aujourd’hui où il doit s’embarquer pour aller servir dans les armées françaises.Bon Spécial 19 septembre 1914 | LE DEVOIR Ce bon spécial et trois sous apportés aux bureaux du “Devoir”, 43 rue Saint-Vincent, donnent droit à un exemplaire de l’un des romans suivants, au choix: “la Force de Vaincre”, par Edmond Coz; “le Docteur Quentin", par Antoine Roum; “Notre Frontière”, par Paulin Comtat; “Les Ames Fortes”, par G.Saint-Germain; “Le Bas Lan-drous”, par Florence O’Noll; “Jacques II”, par J.Pinet.Les personnes qui désireront recevoir ce livre franco devront envoyer 3 sous en plus pour frais d’emballage et d'expédition.POUR L’AUTOMNE L’automne est le temps où l’on commence à se tenir davantage à l’intérieur.Rendez votre maison gaie et attrayante pour en rendre le séjour agréable.Nous avons comme toujours le choix le plus considérable, le plus beau et le plus varié de TAPIS, PRELARTS, RIDEAUX, PORTIERES, TENTURES, et DECORATIONS DE MAISON en général.Notre réputation est la meilleure garantie de la qualité de nos marchandises et nos prix ne souffrent aucune comparaison.Nous vous invitons spécialement, Mesdames, a visiter notre RAYON DES CHAPEAUX où nous exposons les dernières et splendides créations d’automne.FILIATRAULT & LESAGE 429 à 433 BOULEVARD SAINT-LAURENT.RESERVISTES ANGLAIS i en rade de Québec, pour l’Angleterre, Le comité exécutif de la garde civique de Québec a décidé hier soir do i commencer le recrutement mardi i prochain.Québec, 19.—Deux mille réservistes anglais sont arrivés ce matin des Etats-Unis et sont au camp de Suint-Joseph de Lévis où ils passeront quelques jours avant de s'embarquer sur l'un des transports actuellement L’un des bons moyens d’aider le journal, c’est d’encourager les fournisseurs qui lui donnent leurs annonces. LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 19 SEPTEMBRE 1914 VOL.V.— No.220 * L’EPOP L’ARMEE ALLEMANDE par l’abbé E.Wetter lé, ancien député du Reichstag d’Allemagne.(De I'“ Echo le Paris ", nu, 2 seo-tembre 1914.J Loin de moi ia pensée de diminuer la valeur de l’armée allemande.J’ai cependant, durant les derniers jours, entendu si souvent émettre sur sa puissance des jugements dont l’exagération étrit évidente, que je juge île mon devoir d’essayer de tes rectifier.Depuis l’adoption de la dernière loi militaire, l’année allemande active comptait environ 880,000 hommes, en compre.ianl dans ce chiffre toutes les formations des services auxiliaires.Sur ce pied de guerre, cette armée de première ligne doit être augmentée d’un tiers.Les cadres sont bons et bien en traînés.24,000 cttieiers, 80,000 sous-officiers de métier donnent à cette masse considérable d’élémenls «le combat une solide armature.Encore ne faut-il pas s'imaginer qu’il n’y ait pas de fissure dans l’édifice.L’officier de troupe connaît sen métier ; mais il n’a aucun esprit d’initiative.Quand il n’a pas passé par l’Ecole de guerre, c’est un homme de culture professionnelle très médiocre.Son passage à l’Ecole des cadets à un âge où l’enseigne-ment militaire sérieux ne saurait être donné avec profit et le itage régimentaire qu’il a fait à 18 ans ne sauraient être l’équivalent du e m-ronrs qui précède l’admission dans les écoles militâmes de France et l’instruction spécialisée qu’on y uonne., Très soigneux de sa tenue, élevé dans le respect presque fétichiste de l’uniforme et dans l’orgueil de su caste, persuadé que l’homme commence au sous-lieutenant, l’officier allemand est incontestablement brave, mais il possède rarement d’autres qualités sérieuses.11 fera marcher ses hommes au feu en les tenant bien en main ; mais il se méfiera toujours de leur courage et «le leur endurance.Il donnera spontanément l’exemple de l’audace et de la discipline ; mais, aux troupes soumises à ses ordres, il ne saura pas inspirer cet amour ardent pour la patrie qui dispense le supérieur de l’emploi des moyens de contrainte violente.Il sait que ses hommes, privés d’une direction brutale, ne pourront pas se tirer d’affaire tout seuls.Dès lors il les gardera, tant que cela lui sera possible, en formation serrée.L’armée allemande procède toujours en masses profondes, parce qu’elle ne peut pas procéder autrement, étant donnée la “ mécanisation ” de l’esprit des simples soldats.Les qualités et les défauts de l’officier se retrouvent dans le sous-officier, rengagé de 12 ans, mais avec moins d’intelligence et plus de grossièreté.On suit que, malgré toutes les protestations du Parlement, les mauvais traitements conlinuent à être appliqués aux soldats sans défense : injures grossières, coups, punitions dégradantes, comme par exemple de boire le contenu d'un crachoir ou de lécher le plancher.Certaines natures passives s’accommodent de ce régime honteux, d’autres dévorent silencieusement leur rage on se promettant de se venger à la première occasion de leurs tortionnaires.Je suis intimement convaincu que déjà plus d’un sous-offt-cier allemand a été fusillé par derrière.Les soldats qui ont passé par cette école et qui savent que leurs chefs sont derrière eux, revolver au poing, prêts à tes abattre au moindre signe de faiblesse, font automatiquement leur devoir ; mais on ne saurait sans danger les abandonner à eux-mêmes.Ils forment un mur qui avance, mais que le contrefort des grades vienne à s’écrouler ou à se crevasser, et le mur s’effritera du coup.Quant aux formations de réserve, elles ne valent pas grand’chose en Allemagne.Dans toutes les grandes manoeuvres on les écarte généralement dès le second jour, parce que les hommes, dont la graisse a envahi les tissus, ne sont plus capables d'un effort soutenu, et davantage encore parce qu’ils ont perdu Toujours plus haut les Coeurs! l’habitude de la discipline rigide sans laquelle un corps de troupes allemand n’évolue plus que très péniblement.Un chef, qui commande un mouvement, des cadres qui les font exécuter avec une précision remarquable par des automates sans volonté et sans pensée, voilà l’année qui, a envahi la France, et qui, sans se soucier des pertes énormes que lui fait subir un ennemi mobile et entreprenant, fait lourdement sa trouée.Quant à l’armement, il serait encore ridicule de s’eu exagérer la valeur.L’artillerie de campagne allemande est notoirement inferieure à celle des arhiées françaises; Tes pièces manquent de stabilité, les omis n’ont le loin pas la même efficacité que les obus du 75.Leur charge en explosif est à peine du quart et les éclats sont bien moins meurtrie! s.Le 105 lourd est plus redoutable qus le canon de campagne.Cepcndanl.l’action utile de ses obus est extrêmement limitée et il fait plus Je bruit que de mal.Le seul avantage sérieux qu’il présente est de permettre d’ouvrir le feu à des distances {onsidérables.De venons maintenant à notre calcul du début.L’armée allemande de première ligne compte environ 1,-200,000 hommes.Il a fallu en distraire quatre corps pour protéger la frontière russe et la ville de Berlin.On a dû encore immobiliser di s troupes nombreuses devant la place d’Anvers et les forts de Liège.Le service d’étapes et la protection de la ligne de communication a certainement exigé des contingents chaque jour plus considérables.Sur le front, qui vi de la Lorraine à la Somme, il ÿV i pour le,moins une dizaine de corp ; d’armée.L’armée d’envahissement qui est partie de Mons pour se diriger à marches forcées sur Paris, ne peut doue disposer d’une supériorité numériqi.e écrasante.Sa manoeuvre est audacieuse ; mais el e présente également des risques énormes, si les troupes du Nord, n’arrivent pas à opérer une nouvelle, trouée.11 ne manque pas de gens (imor -s pour s’imaginer que l’Alleijiag'.e dispose d’un réservoir inépuisab’e d’hommes.Rien dp plus faux.'L’empereur a jeté sru la France toutes ses disponibilités.Les troupes de reserve sont médiocres,.Autant ne p *s parler de la lorritprinle.Les pert's énormes que l’active a subies ont déjà considérablement diminué sa valeur offensive.Pour vaincre sûrement cette cernée, qui déjà manque de souffle, :1 suffit de tenir, de tenir quand hiême et toujours devant elle.Le Prussien semble physiquement très fort ; il l’est beaucoup moins que l'Allemand du Sud.En 1870-71, ce furent les contingents bavarois et badois, qui opérèrent toutes les marches forcées.A ce propos, jè rappellerai l’édifiante polémique rétrospective qui s’engagea l'an dernier entre les journaux de Prusse et de Bavière, et où d’anciens officiers, qui avaient fait la grande guerre, s’accusèrent mutuellement d’incapacité et de lâcheté.L’ennemi est donc beaucoùp moins redoutable qu’il ne le parait.Pour peu que la marche triomphante des Russes vers Berlin l’oblige à distraire quelques corps d’armée des frontières de Belgique et de FraneCj il perdra la.,seule supériorité qui lui reste, celle du nombre.C’est donc avec une pleine confiance qu’on peut envisager l’avenir le plus prochain.L’attaque brusquée, sur laquelle comptait >’ét”t-major allemand, est manquée.La marche sur Paris, à travers un interminable couloir, qui rend l’approvisionnement difficile et chanceux, n’est plus qu’un bluff, destiné à permettre à la diplomatie allemande de tenter un chantage désespéré.Avec du calme, du sang-froid, de la persévérance, une froide décision, on arriver a bientôt à jeter à bas, et pour toujours, le colosse d’al.rain aux pieds d’argile.E.WETTERLE, ex-député au Reichstag.Haut les coeurs ! C’est le mot qui est sorti de toutes les poitrines fran.çaîses dès que cette guerre a été déclarée.Haut les coeurs ! Ah 1 certes, nous les avons eus haut dans la joie quand, dès les premiers jours, nous avons appris que de si brillants succès couronnaient la vaillance de nos soldats.La première grande bataille où ils ont dépensé tant d'héroïsme n’a pas eu l’effet sur lequel nous comptions ; c’est une amère déception : niais plus que jamais et quand même haut les coeurs.’Car c’est en ces moments-là qu’il importe de les élever.Nous le devons surtout, nous chrétiens qui savons que c’est par le sacrifice seul que dans ce monde quelque chose de grana peut S'accomplir.' ¦ Le sacrifice de ceux qui combattent, c’est leurs fatigues, leurs privations, l’effusion de leur sang.Leur sacrifice plus dur encore en ce moment c’est de voir que leur courage hîa figs, encore obtenu la victoire pôiif-êfTÔ flêciâiVê qu’ils espéraient.Notre sacrifice à nous.c’est de ne pas être avec eux, "de ne pouvoir aider qu’indirectement leurs efforts.Notre sacrifice c’est nos poignantes angoisses pogr fia ^patrie, angoisses pour les nptrês cpin combattent, angoisses qui'Aous ‘serrent d’autant plus le coeur que nous ne partageons pas leurs périls.Notre sacrifice à nous, acceptons-le comme ils acceptent Je leur.Lisez les communiqués officiels, lisez leurs lettres : ils ne sont pas abattus, ils sont plus acharnés que jamais.J'ai sausé hier avec quelqu’un qui avait vu de nombreux blessés.Ils sont partout les mêmes : ils ne pensent ni à leurs fatigues, ni à leurs souffrances, ils ne songent qu'à la France ; ils n’ont qu’un désir : se guérir vite pour retourner la défendre ; haut les coeurs, eux aussi, comme tous leurs camarades restés au front.Soyons comme eux et sachons, tous tant que nous sommes, que nous avons un grand devoir à remplir : faire que la force morale du pays reste à ta hauteur de la force morale de l’année.L’une est aussi nécessaire que l’autre pour assurer le salut.C’est surtout à nous autres croyants qu’il n’est pas permis de s’abattre, car nous savons quelle est la mission providentielle de la France, aujourd'hui champion du droit et par conséquent champion de Dieu.Souvenons-nous du baiser de Pie X au drapeau français.Rappelons-nous les paroles que, quelques jours avant sa mort, il adressait à des novices et à des prêtres français quittant Ropie pour reioindre notre grillée : “Je suis, mes.chers énfanls, leur disait-il, que votre pays ne voulait pas la guerre et qu’il se lève pour sa défense, comme au temps de Jeanne d’Arc.” Souvenipis-pous aussi de cette autre allocqjiun Jjg Piv-.X en 1911, où, après s’être plaint cfe la persécution religieuse, le Pape mettait en regard “les mérites de tant de fils de France qui prêchent la vérité de l'Evangile dans le monde presque entier, et dont beaucoup l’ont scellée de leur sang, les prières de tant de saints qui désirent ardemment avoir pour compagnons dans la gloire céleste les frères biemaimés de la patrie, la piété généreuse de tant de ses fils.” Et Pie X concluait que cette nation qui a fait alliance avec Dieu aux fonts baptismaux de Reims ne périrait jamais, qu’elle re.prendrait un jour su mission historique dans le monde, que, “fille aînée de l’Eglise, nation prédestinée, vase d’élection”, eüe irait, comme par le passé, “porter le nom de Dieu devant tous les peuples et les rois de la terre”.Tous les catholiques qui me liront penseront avec moi qu’à l’heure présente rien mieux que ces paroles ne peut élever nos coeurs dans la foi en la patrie, dans l’espérance en son glorieux avenir.G.de LAMARZEI.LK, Les moines de Citeaux se dévouent pour faire les moisson Extrait d'une lettre de Mgr Mo-nestès, évêque de Dijon, au Rme “Dom Robert, abbé de Citeaux: “Il y a tant de faits dans notre histoire pour attester combien furent efficaces les supplications monastiques aux heures du péril national.Personne n'ignore la réflexion de Philippe-Auguste à ses hommes de guerre, au moment d’engager la lutte: “C’est l’heure où les moines de Citeaux vont chanter matines, nous allons remporter la victoire.’’ “Mais vous ne chantez pas seulement matines, mon Révércndissime Père.vous associez encore l’action charitable et fraternelle à la prière.Que votre modestie ne s’offusque pas si je le dis tout haut et si je vous remercie, au nom de tous, d’un coeur bien affectueux et très reconnaissant “On vous a vu, dans tout le pays environnant l’abbaye, à la tête de vos moines donnant l’exemple du courage et du plus absolu dévouement.Sous les feux du soleil ardent de la semaine dernière, les Pères et les Frères, sortis du cloître, faisaient les moissons.Les familles désemparées se demandaient, dans les fermes, comment elles suppléeraient les membres absents appelés sous les drapeaux.Elles avaient compté sans les fils de sair.l Bernard dont quelques-uns atlendaient de rejoindre I année.De telle sorte que, grâce à l’activité de vos saints religieux, malgré l'accident qui vous esi survenu, tant vous vous êtes porté vous-même avec ardeur au travail, tous les blés furent logés la veille de l'Assomption.” MOT D’ALSACIEN Extrait d'un article de Char’es M,surras à l’“ Action Française ” “ Un convoi de blessés arrive à ambulance tenue par les Dames de la Croix Rouge.Il y a là trente chasseurs à pied dont le bataillon vient de repousser, après un violent combat, une troupe très supérieure en nombre.Ils sont précédés de cinquante prisonniers xllemanda dont plusieurs sont égalament blessés.Par mi ces derniers se trouve ru malheureux Alsacien auquel un projectile français, hélas ! a fracassé la jambe.Son caleçon est inondé de sang et le pauvre garçon se console en disant : " c’est presque un pantalon rouge.” {Le Gaulois) Sénateur.LEQUEL ?” PRIÈRE POUR LA FRANCE Nos lecteurs seront heureux de trouver ici un extrait de la belle poésie que Mistral écrivit en 1870, sous le titre de Psaume de la Pénitence, et à laquelle les.circonstances donnent une si poignante actualité : Segnour, au noum de tant de brave Que soun parti Senso menti, Et valerous, doücile et grave, Soun pièi toumba Dins, li coumbat; Segnour, au noum de tant de maire Que per si fièu Van prega Dieu, E que, ni l’an que Yèn, pecaire! Nimaî l’autre an, Li r'eveiran; Segnour, au noum de tant de femo Qu’an au teté Un enfantet, E que, paurass^i de lagremo Bagnon lou sou E soun linçou; Segnour, au noum de la pauriho.Au noum di fort,' Au noum di mort Qu’auran péri pèr la patrio, Rèr soun devè Et per sa fe! Segnour, desarmo ta justico! Regardo un pan Pereiçavau; E’scouto enfin la cridadisso Di matrassa E di blessa! Segnour, la Franço et la Prouvènço Noun an fali Que pèr oubli!; Perdouno-nous nostis oufenso, Car regretan Lou mau d’antan.Segnour, voulèn deveni d’ome; En liberta Pos nous bouta! Sian Gau-Rouman et gentilome, E marchan dre Dins noste endrè.Segnour, dou mau sian pas l’encau- so Mando eiçabas Un rai de pas! Segnour, ajudo nosto Cause, E reviéuren, E t’amaren.Frédéric MISTRAL.Seigneur, au nom de tant de bra-j ves — qui sont partis — sans dé-! faillir et «valeureux, dociles et graves, ensuite sont tombés — dans ! les combats; Seigneur, au nom de tant de mères — qui pour leurs fils — vont prier Dieu, — et qui, ni l’an prochain, hélas! — ni l’autre année, — ne le reverront.Seigneur, au nom de tant de femmes — qui ont au sein — un petit enfant — et qui, pauvrettes! de larmes — mouillent la terre — et le drap de leur lit; nt nos prêtres, nos religieux et uns croyant qu’il faut envoyer dos i nos religieuses, qui s’en vont au loin 1 .règne renforts aux vaillants pionniers de là-bas, les autres soutenant qu’il serait mieux d’enrayer le mouvement d’émigration et même de faire revenir ceux qui sont partis.El nos frères de l’Ouest se demandent avec anxiété si la province-mère — comme ils l’appellent si gracieusement, — va les abandonner au milieu de leur développement et de leurs luttes, ou bien si elle va leur fournir des recrues et travailler à leur survivance.L’auteur de cet article ro>,-fessc nue, jusqu’à un voyage récent dans l’Ouest, voyage qui a été pour lui comme pour d’autres une révélation, il inclinait à déplorer ce qu’il regardait comme un affaiblissement de la provinee française, mais à présent il est converti à l’opinion contraire, el il voudrait exposer ici quelques motifs de sa avec l’humble espoir l’adhésion de ceux qui l’honneur de le lire.II conversion, d’entraîner lui feront A première vue, si nous voulons devenir une nation française et jouer ici un rôle qu’a joué la France en Europe, il semble bien que le moyen le plus normal c’est de garder tous ceux de notre race dans le cadre géographique où la Providence nous a placés dès l’origine, c’est de nous y accroître, c’est de nous y élever, c’est de coloniser notre im-, mense domaine, c’est de développer comme nos ressources matérielles et intellectuelles.Et nous n’éparpillerons pas nos groupes et nos forces sur tous les points du Dominion, travailler directement au règne du Christ, sont des missionnaires, mais que toutes nos braves familles françaises qui s’en vont s’implanter hors de chez nous sont aussi des missionnaires, parce qu’elles apportent avec elles leur mentalité catholique et leur appoint social, et qu’elles sont partout comme un levain généreux qui féconde et soulève toute la masse.A ce point de vue supérieur, peut-on dire que notre race ne remplit pas son role évangélisateur et civilisateur en sortant des cadres de sa province et en se répandant partout?Faut-il donc qu’une race sc cantonne dans son territoire pour accomplir sa mission?Mais les deux races qui oui joué le plus grand rôle dans le monde d’autrefois — la race grecque qui a porté si haut la culture de l’esprit qu’après vingt siècles l’humanité s’en imprègne encore, et la race juive qui a sauvé dans le monde l’idée la plus sublime et la plus féconde, l’idée religieuse —, ces deux races pourtant pas nombreuses ne se sont-elles pas déversées sur toutes les plages, et partout n’n-t-on pas vu des colonies grecques et juives, ferments de haute culture et de vraie religion?.Leur puissance matérielle en a été amoindrie peut-être, mais leur puissance morale a été immense et incomparable, et leur mission a été remplie.Et si nous regardons avec raison la race française ThériUère la plus directe du génie intellectuel de la race grecque et du génie religieux de la race juive, pourquoi cette race connue les où 1 deux autres ne sorait-ellc pus dans ¦V •aison que d’^oquen- HBHHR ¦¦¦¦¦ ___ "Ouest du Canada, plus on constate la présence de la mentalité américaine, et (|uc le seul groupe qui fera échec à 1 invasion de cette mentalité, c’est le groupe canadien-français.Allons plus loin: si Ton se place au point de vue de notre force politique dans le Parlement fédéral, !a province de Québec n’a-t-elle pas a gagner si ses enfants s’implantent dans les autres provinces?Elle n’aura toujours droit, d’après la Constitution, qu’à 65 députés; mais si, dans chacune des huit autres provinces, les noyaux des Canadiens-Français envoient seulement quatre ou cino députés de leur race, ce sera près de 40 députés à ajouter aux 65 autres; ce sera une phalange avec laquelle tout gouvernement devra compter.Et, même si les nôtres des autres provinces ne sont pas assez nombreux pour élire leurs propres députés, ils seront électeurs et ils seront toujours assez nombreux pour choisir des candidats sympathiques à la cause française.Ils sont encore peu nombreux et clairsemés dans l’Ouest, et pourtant déjà ils tiennent la balance des partis au Manitoba, après les élections de cette année.Déjà ils comptent un bon nombre de députés aux Chambres provinciales de l’Ouest; déjà ils ont Tun des leurs, Thon.M.Bernier, dans le cabinet du Manitoba, et Thon.M.Turgeon dans celui de la Saskatchewan, et Thon.M.Garié-py dans celui de l’Alberta, après y avoir eu Thon.M.Lessard.Ces noms ne sont pas seulement à l’honneur des hommes brillants qui les portent; ils prouvent que déjà,les nôtres comptent pour beaucoup au milieu de tant de groupes divers, où ils forment une phalange unie et compacte, et où ils s’attirent dos éloges superbes comme ceux que leur décernait le lieutenant-gouverneur de la Saskatchewan au récent Congrès de Prince-Albert.Jusqu’ici nous supposons que les nôtres resteront en minorité dans toutes les provinces en dehors de la nôtre, et que même alors ils joueront leur rôle important et bienfaisant.Mais est-on bien sûr que longtemps ou toujours ils seront ainsi en minorité ?.Les récentes statistiques, qui nous montrent (pie.dans les provinces maritimes, seule la population de langue française a augmenté, n’ouvrent-elles nas un nouvel horizon à l’avenir ?Et les nôtrps de ,l’Ontario, qui inquiètent déjà les fanatiques orangis-tes et irlandais, combien seront-ils dans un demi-siècle, non-seulement par suite de leur accroissement naturel, mais aussi par l’apport des nôtres qui leur arrivent d’ici ou des Etats-Unis?.¦ • Est-il téméraire de prédire que dans un demi-siècle, dans la population totale des quatre provinces de TEst, ce sera Télé-ment français qui sera en majorité1?Osons aller plus loin: d’après les chiffres constants de notre multiplication, la population française se double tous les 26 ans: dans un siècle elle se sera donc doublée environ quatre fois, c’est-à-dire que les 3 millions d’aujourd’hui seront 6 millions dans 26 ans, 12 millions dans 52 ans, 24 millions dans 78 ans et 48 millions dans 104 ans •— et nous pouvons continuer et dire; 96 millions dans 130 ans.et 192 millions dans 156 ans, — 156 ans c’est à peu près l’espace de temps depuis la conquête! Nous le savons bien Ton nous riposte que eette progression sera affaiblie par les agglomérations des grandes villes, où la natalité est moins forte et la mortalité ; infantile plus considérable.Mais ¦ la progression restera quand même J pour la population rurale, surtout ] dans les cantons de colonisation où | la grande richesse du colon est le j nombre de ses enfants: que Tou 1 aille dans les cantons de l’Est pour j s’en convaincre, comme les Anglais Ty ont appris à leur dépens.Dans ! tous les cas, soyons bon prince, et j au lieu de 192 millions dans 150 ans.contentons-nous de 100 mil-I lions — est-ce que ce chiffre no nous autorise pas à douter que la j race française reste toujours une minorité dans les provinces en de-j hors du Québec?Quel rôle ne pour-j ra-t-elle pas jouer si elle domine j dans toutes les provinces de TEst i et qu’elle constitue au moins une puissante minorité dans celles do l’Ouest?Assurément, Dieu seul sait ce que nous réserve l’avenir, mais nous avons raison de regarder cet avenir avec confomce et espoir, III Est-ce à dire que désormais nous allons nous mettre à dépeupler la province de Québce au profit des autres provinces, et tuer la mère au profit de ses enfants?Est-ce que nous allons nous désintéresser de la colonisation dans le nord de notre immense province,et de notre développement agricole, industriel et intellectuel ?Oh ! non.ce n’est pas là ce qu’attendent nos frères de l’Ouest : ce qu’ils demandent et (pie nous demandons avec eux.c’est que la province-mère leur donne une part de sa surabondance, surtout à présent que le mou-ment d’émigration vers les Etats-lênis s’est ralenti et presque arrêté ; c’est qu’elle les fasse bénéficier de son augmentation naturelle sans paralyser son propre progrès ; c’est qu e'le leur envoie des prêtres, des religieux et des religieuses, des hommes de profession, des instituteurs et des* institutrices — tous ceux-là seront des chefs tout désignés par leur culture et leur patrioti‘-»r> > : c'est qu'elh* leur envoie surtout des co’ons, qui s'empareru des terres et forment des îlots français au milieu de cette population cosmopolite.Que dans chaque famille où les lüs et les lilies sont nombreux, quelques-uns s’en aillent fonder un foyer là-bas.Que parmi tant de cultivateurs qui sont venus s’implanter dans les grandes villes et y gagner péniblement leur pain, un bon nombre s’en aillent dans l’Ouest pour y reprendre leur vie saune et heureuse, à leur avantage et celui de leur race.Et tous tant que nous sommes, suivons avec intérêt et sympathie la croissance des nôtres là-bas : ils y ont droit, parce qu’ils restent toujours fermement attachés à ieur province-mère, et parce qu’ils maintiennent noblemen* la plus belle tradition de notre race en étendant le règne du Christ et de la civilisation.J.A.BROSSEAU, Ptre.H.BEAUREGARD ENTREPRENEUR GENERAL EN CONSTRUCTION 70 SAINT - JACQUES MONTREAL.Tel.Bell Main 735 Cité de Maisonneuve MARCHE PUBLIC.AVIS PUBLIC est par les présentes donné que le marché public de la Cité de Maisonneuve est maintenant ouvert au public.Les personnes désirant louer des étaux sont priées de s’adresser au soussigné, à l’hôtel de ville de Maisonneuve, tous les jours de 9 hrs a.ni.à 5 hrs p.m.Donné à Maisonneuve ce 14 septembre 1914.(Signé) M.G.ECREMENT, Sec.-Très.de la Cité de Maisonneuve.CANADIAN PACIFIC EXCURSION SPECIALE QUEBEC ET RETOUR S4.00 Dep, 10 sept.Limite de retour, 21 sept.1014.Dép.Place.Viger, 9.00 a.ni., 1.30 p.m., 5.00 p.m., 11.30 p.m.EXPOSITION D'OTTAWA Dép.19 sept.?4.50 Limite de retour, 21 sept.1914.Dép.rue Windsor, t7.5ü a.m., §8.30 a.m., +9.05 a.m., *9.45 a.m., tt-OO u.nj., §7.40 p.m.*9.00 p.m., *9.45 p.m.Dép.Place Viger, *8.00 fr.m., *5.45 p.m.* Tous les jours, f Tous les jours excepté te dimanche.8 Le dimanche seulement.AUX COURSES DE D0RVAL Départ de la gare Windsor Samedi, 12.50 p.m., 1.10 p.m., t.25 p.m., 1.50 p.m.Lundi, 12.40 p.m., 1.00 p.m., 1.20 p.m., 1.40 p.m.,, 2.00 p.m.EXCURSIONS DE COLONS Chaque mardi jusqu'au 27 octobre Billets bons pour soixante jours Winnipeg, Edmonton et stations intermédiaires.9.45 a.m., 9.45 p.m.Express pour Chicago TORONTO-DETROIT-CHICAGO Th.Canadian No.21 Dép.MONTREAL.8.45 a.m.10.00 p.m.Ar.CHICAGO .7.45 a.m.9.0S p.m.LIGNE COURTE LAC ONTARIO POUR TORONTO Via Belleville, Trenton, Brighton.Colborm.Port Ibpe, Newcastle.BowuianvIUe.Osborne.Whitby.Oditte la garc Windsor ft 8.45 a.m.|MJB»AUK Ot» BlLtlTS.141-143.SI-JaeauM *=-T.l.H.t.l Windsor, Q.r.PI.VU.r *t d.I.Ru.Windsor GRAND TRUNK systTm VOIE DOUBLE SUR TOUT LE PARCOURS MONTREAL-TORONTO-CHICAGO L”TNTERNATIONAL LIMITED" L* (roln d’un service supérieur du Canada CMttc Montréal U 9.00 n.m., arrive ft To ER!* ^ p in., Détroit 9.55 p.m., Chicago 8.00 a.m., tous les jours.SERVICE UE NUIT AMELIORE Un train quitte Moutieul u 11.011 p.m., nr rivant h Toronto à 7.30 a.m., Détroit 1.45 p.m., Chicago, 8.40 p.m.Service quotidien de svagons-tHs, club-compartiment entre Montréal et Toronto.EXPOSITION D'OTTAWA ?s:rpt- „• • .**'50 Limite de retour, 21 sept.1911.CAMP MILITAIRE DE VA1.CARTIER Montréal ft Québec et retour, $4.00.Départ, 19 septembre ; retour, 21 sep-teinhre.CHANGEMENT D'HORAIRE Un changement d’horaire sera fnlt le 21) sept.On pourra se procurer dos horaires Contenant des détails complets en s'adressant aux agents.BAS PRIX POUR LA COTE DU PACI-PIQUE Du 24 sept, au 8 oct.Btllol simple de seconde classe, vin Chicago n Vancouver, Seattle, Port- land.g52.95 San iTtmelseo, Los Angeles, San Diego.$54.00 Taux réduit pour beaucoup d'autres en- droits.122, rue St-Jnequea, nnglo St F ran-eois-X
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