Le devoir, 23 septembre 1914, mercredi 23 septembre 1914
VOLUME V—No 223 MONTREAL, MERCREDI 23 SEPTEMBRE, 1914 DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poète : Édition quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.S3.00 UNION POSTALE - -.$6.00 Édition hebdomadaire : CANADA.$1.00 ETATS-UNIS.$1.50 UNION POSTALE.$2.00 Rédaction et Administration ; 43 -RUE SAINT-VINCENT TÉLÉPHONES : ADMINISTRATION : Main 7461.RÉDACTION j - - Main 7460.Directeur : HENRI BOURASSA.FAIS CE QUE DOIS ! MARCHE TOURNANTE DES ALLIES CONTINUE CINQUANTE MILLE HOMMES Un communiqué officieux à la Gazette d’hier annonce que le ministère a décidé d’envoyer immédiatement les trente et un mille hommes campés à Val Cartier et d’enrôler sans délai dix-neuf mille volontaires de plus, — portant ainsi le contingent canadien à cinquante mille hommes.Cet effort dépasse de beaucoup celui de la Grande-Bretagne elle-même.A lire les titres flamboyants et les manchettes mirobolantes de nos journaux, on croirait que toute l’Europe est couverte de soldats anglais, avec quelques Français et Allemands autour.Aux vantardises de ces capitaines Fracasse qui font surgir les légions de leurs encriers et de leurs pots à colle, il suffit d’opposer les déclarations sobres du vrai soldat qui dirige en ce moment les armées de l’Empire britannique.Dans son dernier statement parlementaire, jeudi dernier, lord Kitchener déclare que l’armée anglaise :.i ligne de combat, à l’heure actuelle, se compose d’un peu plus — “rather more” — de six divisions d’infanterie et de deux divisions de cavalerie.En comptant 12,000 hommes par division d’infanterie et 5,000 par division de cavalerie, il r.’y aurait donc actuellement qu’environ 85,000 soldats britanniques sur les champs de bataille de l’Europe — disons cent mille.Si l’on estime la population du Royaume-Uni à 46,500,000 et celle du Canada à 8,000,000, le contingent britannique, pour être proportionnellement égal en nombre à celui du Canada, devrait être de trois cent mille hommes.C’est précisément le chiffre que lord Kitchener avait laissé entrevoir, le 25 août, dans son premier exposé de la situation, après son entrée au ministère de la guerre.Il déclarait qu’au bout de six ou sept mois, c’est-à-dire en février ou en mars prochain, l’armée de combat serait portée à trente divisions.En tenant compte des proportions relatives des diverses armes •— infanterie, cavalerie, artillerie — la Gazette (numéro du 26 août) portait à 300,000 hommes le chiffre global de cette armée projetée.J’ai accepté ce chiffre, tout en concédant que peut-être, d’ici Noël, la Grande-Bretagne aurait doublé les effectifs promis par le ministre de la guerre.Si j’ai falsifié les chiffres, comme m’en ont accusé nos sauveurs d’Empire en chambre, c’est en exagérant, au lieu de la diminuer, l'importance numérique des effectifs de l’Angleterre.* * Soit mauvaise foi, soit ignorance, vraisemblablement les deux, on a affecté de confondre les chiffres globaux auxquels le gouvernement impérial a décidé de porter tous les effectifs britanniques — un million et demi d’hommes — avec le nombre de soldats qu’il se propose de mettre en ligne de combat dans l’armée des alliés.L’erreur est grossière et In duperie manifeste.Pour s’en convaincre, il suffit de se rappeler quelques chiffres essentiels.Avant même qu’il ne fût question de guerre, l’armée régulière de la Grande-Bretagne, stationnée dans le Royaume, se composait d’environ.300,000 hommes ; la Territoriale, d’à peu près autant.Depuis un mois et demi, ces effectifs se sont grossis de plus de 300,000 recrues, ce qui porterait les effectifs actuels du Royaume-Uni à près d’un million d’hommes, dont 85,000 à 100,000 seulement, au propre témoignage du ministre de la guerre, combattent dans les rangs des alliés.Un autre chiffre significatif, c’est celui des volontaires de l’Ulster enrôlés pour la guerre.D’après le correspondant du Star, Windermere, — qu’on n’accusera sûrement pas d’hostilité à l’Empire et de haine pour les Ulstermen — 5070 seulement avaient pris du service à la date du 17 septembre.Si Ton se rappelle (pie sir Edward Carson se targuait d’avoir à ses ordres, en juillet dernier, pins de cent mille volontaires enrôlés, équipés et armés, prêts à faire feu sur le drapeau britannique, on reconnaîtra que le dévouement à l’Empire est encore moins marqué dans le “loyal” Ulster que dans le “déloyal” Québec.Sans compter qu’au témoignage du même Windermere, consigné dans le Star d’hier, sir Edward Carson avait commencé par refuser de livrer ses armes au gouvernement impérial.La disparité entre l’effort de la Grande-Bretagne et celui du Canada est encore plus marquée si l’on tient compte du fait que la plus riche des nations du globe ne paie à ses soldats qu’un shilling six pence à deux shillings par jour ($0.36 à $0.48); tandis que le Canada, pauvre et fortement endetté — Je ministre des finances nous le rappelait avant-hier, à Gananoque — accorde $1.10 par jour à ses volontaires, dont quatre sur cinq, nés en Grande-Bretagne, devraient normalement servir dans les rangs de l’armée britannique et toucher la solde de leurs frères d’armes du Royaume-Uni.* * « * Faut-il conclure de ces comparaisons que les gouvernants et le peuple de la Grande-Bretagne ne font pas leur devoir?Loin de là; mais peut-être ont-ils mieux que nous calculé la portée de leur effort.Peut-être aussi se sont-ils moins préoccupés du nombre que de la valeur de leurs effectifs.Dès le 25 août, lord Kitchener déclarait qu’il avait résolu de mettre sur pied une armée aussi forte par “le nombre que par la qualité, et digne de la puissance et des responsabilités de l’Empire britannique.” Or, dans un pays dépourvu, comme l’Angleterre, du régime de la conscription, — et davantage au Canada — improviser en quelques jours une armée “forte par le nombre et par la qualité” n’est pas une mince besogne.La valeur d’une armée moderne ne dépend pas seule-menl de la bravoure de ses soldats; elle tient autant cl plus encore à la science de ses officiers, à la force de ses armes, à la discipline et à l’entrainement de ses troupes et à leur parfait équipement.Lord Kitchener a pensé que le meilleur service à rendre à la France et à la Belgique, et la manière la plus sûre de faire honneur à l’Empire britannique, c'est de n’envoyer au combat que des troupes d’élite, parfaitement années, équipées et disciplinées.' Le gouvernement canadien a-t-il eu la même préoccupation?N’a-t-il pas cédé davantage au désir d’atteindre au plus tôt un chiffre épatant?Les 31,000 volontaires qui vont partir ces jours-ci ol les 19,000 qui les rejoindront dans six semaines sont-ils tous préparés à faire honneur au Canada, à soutenir la “puissance et les responsabilités” de l’Empire?Ont-ils subi l’entrainement nécessaire?Sont-ils armés, vêtus et chaussés convenablement?Evidemment, il faut tenir compte du défaut total d’expérience de nos gouvernants, pour les oeuvres de guerre, et aussi de l’absence complète de préparation, que nous avons maintes fois signalée comme le défaut principal de la milice canadienne.On ne saurait donc imputer à crime au ministère de la milice et aux autorités du camp de Val Cartier une foule d’erreurs même graves.Mais ce défaut même d’aptitude et de préparation leur impose l’obligation de restreindre leur effort à leur envergure et aux moyens d’action dont ils disposent.Rien ne les dispense de pourvoir à l’essentiel: le choix des officiers, la sélection des soldats, la discipline des troupes et leur équipement convenable.* * * Sur la tenue et la discipline des troupes, l’Action Sociale a dû entrecouper ses thèses théologico-impèrialistes de lamentations sur les excès commis par les soldats de Val Cartier.Les paisibles habitants de Québec en étaient rendus, disait-elle le 11 septembre, “à se demander s’ils ne devaient pas prendre les moyens de se protéger eux-mêmes et de défendre leurs femmes et leurs filles” contre les entreprises des défenseurs de l’Empire.Encore que la formule soit plutôt naïve, la protestation n’en est pas, moins éloquente.“A Lévis”, ajoutait la loyale et prudente gazette, "la compagnie des tramways en est réduite à faire mettre des gardes dans ses voitures afin d’empêcher les soldats alcooliques (sic) de s’en rendre maîtres.” Si de semblables protestations avaient paru dans les colonnes du Devoir, entendez-vous d’ici les hurlements de la presse jingo?Déjà l’on nous menaçait de la corde et de la prison: seuls le pal, l’écartèlement ou la rôtissure à petit feu auraient pu châtier comme ils le méritaient ces outrages à l’armée canadienne.Mais comme le journal québécois soutenait la thèse impérialiste el ajoutait sa petite pierre aux cailloux qui pleuvent de ce temps-ci sur le directeur du Devoir, l’acte méritoire fit pardonner le crime.Du reste, il ne semble pas qu’on ait tenu grand compte des protestations de l’Action Sociale, puisque, samedi dernier, elle revenait à la charge et constatait avec tristesse que “hier encore” les “citoyens de Québec” ont vu “les soldats en goguette sonner aux portes et poursuivre les fillettes (sic) dans les rues de Jacques-Cartier.” Je n'ai pas eu, comme les rédacteurs de l’Action Sociale, l’occasion de suivre les soldats “en goguette” dans leurs entreprises sur les sonnettes et les “fillettes” de Jacques-Cartier; mais, en deux heures, j’ai rencontré, dans les rues de Québec, plus de soldats “alcooliques”, autrement dit, saouls, apostrophant les passants, hommes et femmes, que quinze jours durant, en Allemagne, en Belgique et en Fiance.Et pourtant, au cours de ces deux semaines, j’ai vu, au bas mot, cinq cent mille soldats, Prussiens, Bavarois, Wallons, Flamands, Français, Anglais, Ecossais, Irlandais.Je les ai aperçus dans les campements, aux chemins de fer, à la caserne, le long des routes, en service et en congés de sortie.Partout la tenue était irréprochable.Est-ce à dire que le contingent canadien contient une plus forte proportion de débauchés que les armées européennes?Non — et les récits des horreurs de la guerre font foi du contraire —; mais évidemment la discipline, ici, fait défaut, même quand elle est le plus facile à exercer.Le journal de Québec rejette la faute de tous ces excès sur les aubergistes.L’intention est louable, mais elle porte à faux.En Europe, les cafés et les buvettes sont plus nombreux et aussi accessibles qu’ici; il ne ferment pas leurs portes aux troupiers; les soldats allemands, belges, anglais ou français (du nord) ne crachent pas dans leur verre; mais, sauf dans l’orgie de la victoire, ils savent ce qui les attend au régiment, s’ils laissent le houblon dépasser la perche, comme on dit au pays flamand.La discipline les tient en respect.Si les chefs de notre petite armée sont incapables de réfréner de pareils abus en pays paisible, j’ose dire “ami” — car je présume que Québec n’est pas encore considéré comme pays conquis — n’est-il pas à craindre que dans l’ivresse de la bataille, en pays ennemi, leurs soldats n’oublient quelquefois qu’ils portent l’honneur du Canada et de l’Empire et qu’ils ont pour mission spéciale de réprimer la barbarie germanique, et non de l’imiter?* * * Quant à l’entraînement militaire de nos troupes, je veux croire qu’on y a songé et que l’on n’enverra pas ces jeunes gens à la boucherie avant de les avoir convenablement préparés au maniement des armes et aux manoeuvres si difficiles des combats modernes, ï)e même pour leur équipement — encore qu’il suinte de singulières et persistantes rumeurs sur les méfaits du “patronage”: des histoires de semelles de bottes fendues, de rasoirs “made in Germany”, qui devront appeler l'attention rigoureuse des autorités militaires et du parlement.Pour l’instant, je me borne à dire que le gouvernement et le parlement du Canada ayant décidé d’appuyer par une expédition militaire les armes de l’Angleterre, de la France et de la Belgique, leur strict devoir est de veiller à ce que cotte expédition se fasse dans les conditions les plus propres à rendre l'intervention du Canada utile, honorable et pratique.Ce n’est pas seulement au nombre mais surtout à la qualité des troupes qu’il faut viser, à leur bonne temue, à leur pleine efficacité.Il est très beau, pour des politiciens sonores et des journalistes exubérants, dont pas un n'approchera de moins de mille lieues les howitzers allemands, de crier: “Envoyons cinquante mille, cent mille hommes!” Mais si l’on remplit les camps et les retranchements des alliés de bouches et de bras inutiles, c’est nuire à la France, qui devra les nourrir, et à l’Angleterre, qui s’applique à ne mettre en ligne que des troupes de premier ordre.Envoyer au feu des soldats mal équipés ou insuffisamment entraînés, c’est les vouer à une mort certaine et inutile, c’est un véritable meurtre.Souhaitons que la pensée et l’exemple de lord Kitchener, organisateur de premier ordre autant que vaillant soldat, inspirent à nos Carnot d’occasion la salutaire pensée qu’ils ont un devoir plus impérieux que d’envoyer beaucoup de inonde à la guerre — tout en restant chez eux, “les pieds sur les chenets”, comme disait M.Tarte (celui qui avait du bon sens) — : c’est de n’envoyer que des soldats en état de servir utilement la cause qu’ils vont défendre et de vendre chèrement leur peau a l’ennemi.Henri BOURASSA.PERTES ENORMES DES DEUX COTES L’aile gauche anglo-française repousse l’ennemi à l’Ouest et s’efforce de séparer Von Kluck des troupes du centre où les Allemands ont subi un échec.— L’armée ennemie de Lorraine a de nouveau franchi la frontière française et occupé des villages dans la région de Nancy et Lunéville.— Les Autrichiens sont en pleine retraite en Bosnie.1574 MARINS ANGLAIS MANQUENT À L’APPEL (Spécial au Devoir) Paris, 23.— En dépit des efforts faits par les Allemands pour faire cesser la pression qui pèse sur leur aile droite, le mouvement tournant des alliés se continue.Dans les renseignements reçus aux quartiers-généraux on insiste sur ce fait.Les colonnes anglo-françaises continuent à repousser les Allemands tout le long de la ligne occupée par le général von Kluck.Les dépêches du matin disaient simplement que les alliés avaient contourné l’aile droite allemande, et qu'ils s’efforçaient de diviser l’armée ennemie et de la séparer des troupes alignées plus au sud.Le changement de température pourra permettre aux alliés d'exécuter leurs mouvements bien plus rapidemnet qu’ils ne l’ont fait depuis 5 jours.Et l’entrée en scène des pièces d’artillerie lourde a été (l'un grand secours aux attaquants.Au centre, on dit que les lignes des Teutons sont encore intactes.Le mouvement de l’ennemi au sud a subi un échec, mais les Allemands ne s’en efforcent pas moins de briser- la ligne des Français qui ont reçu de puissants renforts.L’aile gauche allemande fait preuve de beaucoup d’activité.Les pertes sont énormes des deux côtés.Durant les trois derniers jours, les alliés ont subi plus de pertes que les Allemands au centre et sur l’aile droite, vu qu’ils ont attaqué en force dans le but de briser les lignes ennemies.LES ALLIES GAGNENT DU TERRAIN Paris, 23.—• D’après un communiqué officiel publié celte après-midi, à Paris, les Alliés, après des combats contestés, ont gagné du terrain sur leur aile gauche.Ils ont aussi repoussé les attaques faites par les Allemands sur leur aile droite.Washington, 23.— De nouveaux rapports reçus à l’ambassade française au sujet de l’engagement livré sur la rive droite de l’Oise, et dans lequel les Teutons furent repoussés portent que l’ennemi se dirigea ensuite sur Saint-Baussant et Limey.Un autre télégramme annonce qu'une bataille générale a duré une semaine en Serbie, dans la région de Kru-panj.RETOUR A PARIS (?) Londres, 23.— Une dépêche des agences, non confirmée, annonce que le gouvernement français est revenu de Bordeaux à Paris.LA GUERRE La bataille de l’Aisne n'a pas encore eu d’issue décisive.Le mouvement tournant des Français s’accentue.Au sud et à l’est d’Amiens, rapporte une dépêche, un vif engagement est commencé, qui déterminera peut-être du sort de la bataille.Les Alliés ont reçu de l’artillerie plus lourde et de plus longue portée et le duel entre les canons se poursuit.L’état-major de Joffre a bonne confiance en une victoire semblable à celle de la Marne, quoique des Allemands prétendent qu’il n’y a pas eu de telle bataille, sur la Marne, en dépit de toutes les nouvelles d’un caractère officiel venues de France et de Grande-Bretagne à ce propos.LES PER TES NA VALES Pour l'heure, l’attention a un dé-riatif, dans le revers de quelque importance,—mais qui n’c.st qu’un incident, à tout prendre,—que vient de subir la marine anglaise, dans la Mer du Nord, probablement aux alentours de l’ile d’Hcligoland.La destruction des croiseurs “Aboukir”, “Hogue” et “Cressy” par des sous-marins allemands, dont deux auraient coulé à la suite de cet exploit, a jeté dans le deuil les familles de près de 1600 marins anglais.La perte de ces trois navires n’est pas bien considérable pour la Grande-Bretagne, car Ions trois étaient en service depuis plus de quatorze ans, et la durée effective moyenne d’un navire de guerre est de quinze à vingt ans, au dire des experts.Tout de même, cet échec prive la flotte de Jelli-coe de trois unités encore capables de tenir tète à des navires allemands de la même époque; il démontre aussi la puissance encore à peu près inconnue des "raids” de sous-marins contre des navires vingt fois plus coûteux et d’un plus fort tonna- ge qu'ils ne le sont.A ce propos, un journal anglais rappelle la prédiction de sir Percy Scotl, d’après lequel les gros navires de guerre devront disparaître pour céder la pince aux petites unités de combat, tels que les submersibles et les contre-torpilleurs et torpilleurs.C’est la théorie française des petites unités de combat qui ressuscite.Si l’Angleterre a, pendant de nombreuses années, suivi la politique des “dreadnoughts” et des “super-dread-noughts”, c’est qu’elle la considérait ruineuse pour l’Allemagne, acharnée à tenir tète à l’Angleterre sur ce point, et qui n’a pas les ressources pécuniaires du peuple anglais.Quoi qu’il en soit, la destruction do )’“A-boukir”, du “Cressy” et du “Hogue”, si elle réjouit les cercles navals allemands, devra avoir pour effet d’accentuer la détermination des Anglais de, détruire les escadres de Von Tirpitz.Mais comme celui-ci a pour but avoué, pendant la guerre actuelle, d'affaiblir et d’user par tous les moyens possibles la marine ennemie, avant de lui livrer bataille, il se pourrait que ses navires refusassent encore le combat, quelque volonté que les marins de Jellicoc mettent à le lui offrir et à l’y provoquer.Rappelons que,d’après une sla-tistique établie sur des renseignements de nature semi-officielle, les puissances belligérantes ont, depuis le commencement de la guerre, perdu le nombre d’unités suivant ; Allemagne, 20; Anglais.12; Autrichiens, 5; Busses, 2; Japonais, 2.l a prédominance de la marine anglo-française sur les escadres austro-allemandes reste considérable, et Von Tirpitz est encore loin d’avoir atteint son but, malgré le récent exploit de ses sous-marins.CRUAUTÉS ALLEMANDES Les belligérants, de part et d'autre, se reprochent chaque jour des faits de cruauté nombreux, au cours de la campagne actuelle.Une revue médicale américaine met récemment les choses au point, on disant que, quant à l’usage des balles “dum-dum”, il y a méprise de bonne foi, en Grande-Bretagne comme en Allemagne et en France; les Allemands et les Anglais se servent d’un type de balle appelée balle Spitz, qui, sans être semblable à la balle “dum-dum”, est faite de telle sorte (pie, si elle rencontre le moindre obstacle dans sa trajectoire, elle dévie, pénètre dans les chairs, non pas de front, mais sur le côté, et “fait champignon”, ce qui occasionne des plaies effroyables, comparées à celle que font les balles ordinaires à chemise d’acier.Il y a là matière à discussion d’ordre technique.Dans son dernier rapport au “War Office”, le général French répudie certaines assertions exagérées, tout en accusant formellement les Allemands de se comporter en maintes circonstances de manière brutale.“Les Allemands, dit-il, sont un ennemi formidable, bien entraîné, préparé de longue main, et brave.Ils se battent avec valeur et habileté.Néanmoins, ils se battent pour gagner, de quelque manière que ce soit, sans tenir compte des règles du “fair play”, et il a de nombreuses preuves du fait qu’ils ne reculent devant rien pour remporter la victoire.Un grand nombre des récits de leurs atrocités sont exagérés.Quelques-unes des mesurés sévères qu’ils ont prises pour se protéger contre la population des régions qu'ils traversent peuvent possiblement se justifier, en tant que mesures de guerre.Mais il est aussi établi que, en de nombreuses occasions, ils ont commis des atrocités et sc sont conduits de manière brutale”.Quelle que soil l’opinion que l’on entretienne des belligérants et de leurs méthodes de combat, il n’en reste pas moins vrai que, jusqu’ici, les Allemands, surtout à Louvain et à Reims, se sont comportés comme eussent hésité à le faire les hordes d’Attila, et qu’ils ont détruit des monuments et des chefs-d’oeuvre respectés, pendant des siècles, par les nations en guerre sur le territoire même où l'on sc bat maintenant.ICI Nos voisins américains se ressentent de la guerre.Eux aussi, ils en éprouvent les rudes contre-coups.La Chambre fédérale, à Washington, se prépare à adopter jeudi après une discussion limitée à une durée de quatre heures, un bill imposant de nouvelles taxes nu contribuable américain, afin de parer à la diminution de revenus, évaluée à cent millions, au chapitre des droits de douane prélevés sur les articles de provenance européenne.Lu minorité prétend que si le gouvernement fédéral exerçait une plus grande économie des deniers publics, il n’y aurait pas besoin de nouveaux impôts.Il semble néanmoins acquis que les Chambres passeront outre et grèveront le contribuable américain de nouvelles charges.A noter, au pays, une interview (lu colonel Labelle, de Montréal, à un journal du matin, quant au nombre exact des Canadiens-français dans le premier contingent mobilisé à Valcarticr.Des chiffres obtenus par le colonel 'Labelle du docteur l.ebel, chirurgien de l’état-major à Valcarticr, cl oui part avec le contingent, il résulte que plus de 2.000 Canadiens-français sont au camp de mobiilisation; il y en a 600 dans le 2èine bataillon, 450 dans le 14ème, 120 dans les Ecossais de Montréal, 570 dans le flème de Québec, 40 dans les Ecossais de Winnipeg, 200 autres dans différents autres régi-ments mobilisés d’abord pour faire partie du second contingent, et qui partiront maintenant avec le premier corps expéditionnaire.Plusieurs Canadiens-français, rapportent des personnes (pii ont visité le camp de mobilisation, se sont enrôlés sous des noms anglais, écossais ou irlandais, pour des raisons connues d’eux seuls.Ces chiffres quasi-officiels disposent des accusations colportées contre les Canadiens-français dans maints cerclas montréalais el québécois.A noter aussi, dans la Gazette de 1 ce matin, une dépêche de son cor-! respondant de Londres, qui sc plaint ! d’avoir été évincé du bureau offi-I ciel des renseignements, Official | Press Bureau, à Londres, par l’un ; des censeurs, M.Harold Smith au-j quel il demandait un coupe-file : ' “Notre local est exigu, et si chaque j représentant de la presse “colonia-i le” demande un permis d'entrer, j nous ne pourrons plus nous re-j muer”, lui a-t-on répondu avec morgue.Cette attitude des bureaucrates (le la censure, à Londres, a pour pendant l’interdiction aux journaux coloniaux, de l'accès des Chambres anglaises, même quand la discussion y porte sur des sujets relatifs aux colonies, dit encore le correspondant de ia Gazelle, Londres accepte bien notre farine, notre fromage, nos chevaux, no-i Ire argent, nos hommes ; mais les bureaucrates y savent toujours nous faire sentir notre état de "colonials”, même pendant la guerre.C’est ‘là un excellent sujet de 'méditation rafraîchissante pour nos journaux jingos.Georges PELLETIER.U RECIT DU DESASTRE DES TROIS CROISEURS ANGLAIS Harwiek, Ang., 23.—D’après les récits fait pirr les survivants des trois croiseurs anglais qui viennent d'arriver ici, les plus grandes pertes de vie ont eu lieu lorsque l’“ Aboukir ” a coulé.Ce navire ne s'attendait pas à être attaqué ; plusieurs membres de son équipage se trouvaient dans la cale et aux engins lorsqu'il fut frappé par l’un des cinq sous-marins allemands.Pendant que les croiseurs “Hogue” et “ Cressy ” volaient au secours de l’équipage de l’“ Aboukir ”, ils furent frappés en plein liane à leur tour.Un petit élève de marine était à bord du “ Cressy ”, le dernier des croiseurs coulés.Les trois navires faisaient des reconnaissances, a-t-il déclaré.Les brunies couvraient alors la mer.Soudain, nous aperçûmes F” Aboukir ” qui chavirait.Le “ Cressy ” vola aussitôt au secours des marins du navire en détresse et réussit à en recueillir plusieurs à son bord lorsqu’il fut frappé.Le “ Hogue ” nous avait précédés.Nous ne vîmes bientôt plus (pie des débris du naufrage ça et là sur la mer, les trois navires ayant disparu après avoir jeté leurs chaloupes de sauvetagne à la mer.Juste au moment de sombrer, le “Cressy” aperçu la lumière d’un des cinq sous-marins allemands et fit immédiatement feu dans la direction où il fuyait.Le sous-marin disparut aussitôt, nos canons ayant .sûrement porté droit sur ses machines.C’est alors que, frappé une seconde fois par un autre sous-marin, le “Cressy” roula sur lui-même, tomba sur le côté et sombra sur-le-champ.Un grand nombre des membres de l’équipage des trois croiseurs anglais était presque entièrement composé d’élèves de marine.CROISEURS AUTRICHIENS ENDOMMAGES Londres, 23.— Dans une dépêche de Rome, le correspondant de la “Central News”, dit que des voyageurs arrivés de Sebenico, en Dalmatic, dans la capitale italienne, déclarent que les croiseurs autrichiens “Maria Therisia” et “Amiral Staun” ont été amenés dans ce port, f o r t em eut c ndotn m âgés.LES FINANCES DES COMMUNES Paris, 23.— Le gouvernement a fait publier un décret autorisant les villes et les communes à négocier ,rles valeurs, pour rencontrer leurs obligation:, restées en souffrance par suite de la diminution des revenus.LA MORT DU MILITARISME.Bordeaux, 23.— L’attitude des socialistes français au sujet de la guerre est clairement définie dans le journal “La France”, par un socialiste réputé comme une des plus grandes autorités à Paris, “L’internationalisme, écrit-il, ne veut pas dire la svppression de la nationalité, mais une entente entre les nations, qui, naturellement, suppose leur existence.Les socialistes sont d’opinion qu’une victoire allemande amènerait le triomphe de l’épée en Europe, quand d’un autre côté une victoire française rendrait l'Allemagne, l’Autriche et ia Hongrie républiques et mettrait un terme au militarisme.En un mot ce serait la paix assurée et une nouvelle ère de prospérité.La guerre est pour nous quelque chose de plus que notre indépendance sacrée troublée, c’est une lutte pour les progrès de l’humanbé.Voilà pourquoi nous avons renoncé à tout pour voler à la défense de la patrie.” LE RETOUR A PARIS.Bordeaux, 23.— La ville de Bordeaux commence aujourd'hui à perdra de son activité extraordinaire et de son aspect de ville surpeuplé qu’elle avait depuis que le siège du gouvernement y était transporté.Plusieurs personnes qui n’a va lent rien à faire avec le gouvernement s’en vont ailleurs, tandis que d’autres ont décidé de retourner à Paris.Ils sont très encouragés par les rapports de la guerre qui ont été excellents depuis quelques jours.Le “Temps” qui s'était transporté à Bordeaux, il y a quelques semaines, annonce ce soir qu'il retournera dans la capitale.Le gouvernement ne réintégrera pas Paris avant que l’ennemi ait été ^complètement chassé du sol français LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI, 23 SEPTEMBRE 1914 VOL.V.— No.223 CHRONIQUE RELIGIEUSE XOME ET LE MONDE J UNE TAXE D'EAU UNIFORME AU CARMEL DEJWONTREAL En ce siècle, empreint d’égoïsme et de frivolité, où l’humanité ne semble s’acharner à poursuivre riu’un but périssable et éphémère, il est bien salutaire de se tourner vers certains endroits, là où les crimes de l’homme déchu ont leur compensation devant Dieu, là où se pratiquent les dévouements obscurs et les abnégations si grandes.S’il est un de ces endroits entre tous, où l’on doit aller pour mieux admirer ces dévouements, c’est bien en assistant, une seule fois, à une prise d’habit, chez les Carmélites.Que de souvenirs et d’impressions impérissables on y rapporte! Mardi donc, le 15 septembre, au vieux Carmel, coin de terre retiré à l’écart, loin du brr.it et du trafic de la Métropole, deux jeunes filles -à peine avaient-elles vingt ans — Soeur Marguerite-Marie du Sacré-Coeur, dans le monde, mademoiselle Alice Dussault, fille de M.Etienne Dussault, de Québec, et Soeur Délatrice de la Mère de Dieu, mademoiselle Béatrice Forest, fille du notaire Forest, de Saintc-Scholasti-que, après une année complète de, noviciat, s’agenouillaient au pied de l’autel, pour se vêtir de la robe de bure et se consacrer à Dieu.Sa Grandeur Mgr Bruchési présidait la cérémonie.Un nombreux clergé assistait, et l’abbé Hébert, professeur au séminaire de Valley-field, fit le sermon de circonstance.II rappela, dans un tangage vibrant d’émotion, la dignité du sacrifice de la religieuse.Une émotion visible dans tout l'auditoire trahissait combien il comprenait le dévouement qu’il voyait dans ces deux personnes.Après le sermon, Monseigneur l’Archevêque procéda à la cérémonie de véture; cérémonie bien simple en elle-même, .nais combien touchante! Ces deux vierges, tout babiilées de blanc telles deux mariées -— se dépouillent de leurs brillantes parures pour revêtir la robe de bure et recevoir la ceinture et le scapulaire du Carmel; le ciseau du sacrifice va même jusqu’à leur enlever leur opulente chevelure.Maintenant, tout est fini à leurs yeùx pour les choses ou monde.Un voile noir recouvre la figure et dérobe la vue aux regards profanes.Le sacrifice est accepté! Après la cérémonie, les parents et amis, pour une dernière, fois, viennent à la grille voir l’heureuse postulante en son nouveau costume.et lui demander une dernière prière.Après c’est ta séparation pour toujours ici-bas! Qu’il est grand et noble de se consacrer à un âge aussi beau! Il y a vraiment quelque cnose de divin dans le sourire qui effleure toujours les lèvres de ces vierges de vingt ans.UN TEMOIN.Le conseil a adopté hier une résolution à cet effet.—La question des autobus.— La canalisation des fils continuera.— Les arbres du square Philipps.se Le conseil municipal, à son as-! terminée semblée d’hier aprètt-midi.a adopté une résolution favorisant l’équilibre dans la taxe d’eau par toute fa ville.Voici le texte de cette résolution proposée par les échevins Houlé et I,étourneau : “Attendu nue les citoyens Je plusieurs quartiers de la cité de Montréal sont desservis Compagnie Montreal représente une valeur de $100,000.L’ORDRE VENAIT DU MAIBE Power et qu’ils paient une taxe i ujau-e d’eau plus élevée que les citoyens i donné M.l’échevin Boyd, du quartier Saint-Georges, ayant interpellé le conseil sur la destruction des beaux arbres du carré Philipps et ayant d’eau par la} demandé sur quelle autorité cet acte Water andQje vandalisme a élé commis, M.le LE CONGRES OUVRIER DE SAINT-JEAN Sainl-.Iran, N.-B., 23.— Le Congrès des Métiers et du Travail a tenu trois assemblées aujourd’hui, au cours desquelles on a étudié 10 résolutions sur un total de 50, préparées dès l’ouverture.M.W.T.Crothers, ministre du Travail, a assisté aux trois réunions.De nombreux sujets ont été traités, à savoir; Education technique, salaires raisonnables, protection des débardeurs contre les aeidents, paye tbi-mensuelle des employés de chemins de fer, contrôle par le gouvernement, des agences de détectives privées, construction sanitaires, etc., etc.des autres quartiers de la cité, qu’il! soit “Résolu.— Que ce conseil verrait avec plaisir toute législation ten-! dant a équilibrer la taxe de l’eau j dans toute la cité de Montréal, et prie le comité de législation de bien vouloir préparer un amendement à cet effet nour la prôehaine session de la Législature.’’ Peu après, le conseil a biffé de l’ordre du jour le rapport des eon;-missaires qui recommande l’arquisi-tion immédiate de la M.W.and P.j Co.line motion de l’échevin Lanviè-] re à l’effet que la ville exproprie par parlies la M.W.find P.Co.a été forcément remise à la prochaine séance, sur la proposition de M.Rastien.Le bureau légal de la cité est d’opinion que eelle-ei peut faire J’expropriation par quartiers,' mais la M.W.and P.Co., conteste ce droit à la ville.Cela entraînerait un procès fort long, dit l’aviseur légal de la ville.T,A COMPAGNIE DES AUTOBUS Quelques échevins ont déjà demandé des renseignements sur les opérations de la “Canadian Autobus Company”, mais n’ont pas reçu de réponse satisfaisante, à leur point de vue.Aussi y a-t-il eu dénonciation de cette compagnie au conseil hier.On a dit qu’elle ne remplissait aucune de ses obligations, bien qu’elle ait obtenu une importante franchise d|e la ville.Ee conseil a adopté ensuite la résolution suivante, présentée par M.Earivièrc: “I! est résolu que le bureau des commissaires soit prié de demander au département en loi s'il serait possible, vu que la compagnie des autobus n’a rempli aucune de ses obligations, d’annuler le contrai ou de retirer les privilèges octroyés à cette compagnie.Ee Bureau des Commissaires est prié de faire rapport au Conseil du résultat de ces demandes de renseignements.” EES CONDUITES SOUTERRAINES M.C.M.Gest, entrepreneur pour la construction des conduites sou termines, ayant averti la ville qu’il attendra le paiement de ces travaux jusqu’au mois de juin prochain, le conseil a décidé hier de lui laisser lerminer les travaux entrepris.Il s’agit de la canalisation des fils électriques le long des rues Craig, Notre-Dame et Saint-Jacques, entre McGill et Saint-Laurent.Ces travaux coûteront $175,000; la parlie non- a répondu qui l’ordre d’abattre lui-meme a ces arbres.Il a agi ainsi, dit-il, à la requête de S.A.B.le due de Connaught et de sir Thomas Shàugnessy.Les gros arbres difformes seront remplacé-; par des arbres plus petits et disposés avec ordre, dit M.Martin.LA VILLE EN APPELLERAIT Le comité des échevins qui devait faire enquête sur la demande du Grand-Tronc pour la pose d’une voie additionnelle de la gare Bona-venture aux limites de la ville, a fait rapport hier qu’il n’a pu s’acquitter de ses fonctions.La commission des chemins de fer, en effet, sur la recommandation du bureau des commissaires, a accordé la demande de la compagnie avant que le comité ait pu intervenir.Le rapport du comité demande au bureau légal s’il est possible d’en appeler de la décision rendue par la commission des chemins de fer.Ce rapport a été adopté.Sur la suggestion de l’écheyin La-rivière, le bureau des commissaires fera rapport sur les dépenses faites par la ville au sujet des arrestations de conducteurs d’automobiles.Voici le texte tel qu’adopté : “Il est résolu qu’une commission spéciale, composée de MM.les échevins Rochon, Lavergne, Ménard, Hushion et Larivièrc, soit constituée pour s’enquérir de tous les faits relatifs aux arrestations de chauffeurs d'automobiles, camions ou autres, à l’emploi de la ville ou non, des amendes qui ont été payées de ce chef par la ville ou autres propriétaires d'automobiles, de la manière dont ces arrestations sont faites, des causes où la sentence a été suspendue ou qui ont été perdues, des frais entraînés par ces poursuites inutiles et de quelle maniéré et par qui sont payés ces frais, des moyens à prendre pour remédier à cet état de choses, etc.; et que tous les pouvoirs contenus dans l’article 532 de la charte soient conférés à cette commission qui devra faire rapport au conseil le plus tôt possible.” M.Larivièrc a interpellé le bureau des commissaires au sujet d’un gardien de barrières qui serait devenu un évaluateur de la propriété foncière à l’emnloi de la ville.“11 n’y a donc rien de surprenant, dit-il, si l’évaluation de la propriété foncière est mal faite.” Les commissaires McDonald et Côté ont déclaré ne pas avoir eu connaissance de cette nomination.M.Larivièrc a demandé des renseignements supplémentaires au sujet de ce fonctionnaire.Le maire a annoncé pour dix heures demain matin la réception civique offerte à la délégation belge.Tïïnr t nimitjl 'j.jltjUg*.'«dj ! DEMEURE MOYAIJ YEÆST CAKES SONT , m •M TTCOMlW-l EMPLOYES ET DONNANT I TOUJOURS SATISFACTION PARFAITE.BLESSE PAR DES CHASSEURS (De notre correspondant) Québec, 23.— Un homme du nom de Alfred Therrien, de Yilleroy, village à quelques milles de Lévis où s’est déroule, il y a quelque temps, le fameux drame du bandit Mo-reaud, a été blessé hier après-midi par une balle de carabine que l’on croit avoir été tirés par des chasseurs par méprise.Therrien a été conduit à l’Hotel-Dieü de cette ville où on attend sa mort.On dit que les chasseurs ont pris la fuite dès qu’ils eurent constaté leur méprise.SONNEURS DE FAUSSES ALARMES (De notre correspondant) Québec, 23.— Wilfrid Bérubé, l’asaillant du pompier Barrette, qui l’a pris à sonner une fausse alarme, s’est avoué coupable, hier, devant le magistrat de police, et a été condamné à deux ans de pénitencier.Le juge Chs Langelier a déclaré que les sonneurs de fausses alarmes sont passible de deux ans de pénitencier en vertu de la loi criminelle, et désormais toutes les poursuites prises pour ee méfait le seront devant le magistrat de police.ÂU CONGRES AMERICAIN LES DEMOCRATES VEULENT IMPOSER SANS AMENDEMENT LE BILL ETABLISSANT LE REVENU EN TEMPS DE GUERRE.Washington, 23 —- Le bill du revenu de guerre, qui est une question brûlante entre démocrates et républicains au Congrès, sera adopté demain au moyen de la règle du bâillon, qui limite la durée du débat à quatre heures.Le bill ne pourra être amendé.Les républicains peuvent seulement proposer que le projet de loi soit renvoyé au comité des voies et moyens.Ceci veut dire que le bill ira devant le Sénat tel que rédigé par le caucus démocrate.La grande majorité démocrate à la Chambre empêchera l’opposition de faire adopter ses vues sur la question.La majorité, constatant que le revenu des douanes sera diminué de cent millions à la suite de la guerre actuelle, a décidé de combler ce déficit imminent par des taxes spéciales.La minorité républicaine est d’avis que le gouvernement devrait plutôt réduire ses dépenses.Il n’y a pas de doute cependant que l'opinion de la majorité prévaudra demain.PETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTES APPRENTIS BARBIERS demandés, méthode moderne.Système Moler, établi depuis 22 ans.Quelques semaines suffisent.Outils donnés gratuitement avec le cours.Positions assurées.Cours spécial du soir.S ad.Molers Barber College, 62D Boule-varrt St-Laurent, Monlréal.33-2a JEUNE FILLE On demande une jeune fille de 14 à 15 ans, recommandée pour aider au soin du ménage, dans petite famille.S’adresser, lundi à 366 Wolfe._ ON DEMANDE Occasion exceptionnelle de se faire une belle position.Nous allons installer quelques personnes dans un commerce lucratif ; ni capital, ni expérience nécessaires.Nous vous garantissons $75 par semaine.certains font bien davantage.S’adrsesser à Chapelain et Robertson, Box 2116, Chicago, III.AVOCATS BOURBONNII>RE, F.-J., C.R., avo cat 72 Est rue Notre-Dame.Tel.Bell, Main 2679.tas encore la victoire, mais nous attendons le lendemain, le coeur plein d’espoir et de confiance.” dans les rues et, pouce à pouce, Tennemi recula jusqu’à ce qu’il ait reçu Tordre d’abandonner la ville.J’ai entendu dire qu’il fait maintenant un effort pour reprendre Pc-ronne.” L’UNIFORME DE L’OFFICIER FRANÇAIS Paris, 23.—-Le grand nombre d’officiers français tués depuis le commencement de la guerre fait se demander s’il ne serait pas opportun de discuter la question de savoir si Ton ne ferait pas mieux de changer l’uniforme de ces derniers afin de rendre plus difficile leur reconnaissance au milieu de leurs soldats.* TERRIBLE CORPS - A - CORPS A PERONNE La carte ci-dessus montre, suivant les dernières dépêches, la marche de l'armée russe.Au nord, les Moscovites sont maîtres de la région de Koenigsberg, mais plus has, suivant une information de.Pétrogradc même, ils retraitent devant les Allemands pour sc reformer à leur frontière.Au centre aucun changement n'est signalé depuis plusieurs jours et tes Pusses poursuivent leur marche vers Thorn et Posen fortement protégés par les Teutons.Au sud se trouve le point culminant de l'effort russe.Les Cosaques, maîtres de Lemberg et de Jaroslam, Jh f attaquent Prsemysl, derrière lequel sont retranchés les Autrichiens.Les Pusses sont également maitres de Cracovic qui commande le nord de la lialirie, à deux pus de ta fron- ! gauche Hère allemande, pur oil tes Cosaques ' se sont engagés pour atteindre Pres-lau et Heu il Londres, 23.— Le correspondant du "Daily Mail” rapporte en date de dimanche d'un endroit qu’il ne nomme lias, que l'aile droite allemande a été contournée entre Pé-ronne et Saint-Quentin.11 dit que les blessés racontent qu’il y a des morts sur une étendue de neuf milles de long, dans les tranchées entre ces deux villes.11 ajoute: “Pé-,ronne a été évacuée par les Aile-j mands, il y a 4 jours, ils occupaient " une forte position adossée à des col-| Hues et ayant en avant des marais.j Les Français reçurent Tordre de prendre cette position à tout prix.Les officiers ayant jugé que si les Allemands étaient délogés ils seraient ensuite enveloppés par Tnile française se déployant, d'a tiord les tranchées furent raclées n >r le feu de l'artillerie, mais les Allemands sc tinrent derrière leurs batteries sur les hauteurs, causant de grandes pertes aux Français.Il fui alors décidé de prendre la position d'assaut.“Se jetant dans les marais, à la .pénombre du crépuscule, les Français s’avancèrent en étroite colonne.Us souffrirent beaucoup, mais ne flanchèrent point.Les Allemands les attendaient dans les tranchées.il s’en suivit un corps-àr corps furieux et meurtrier.Lesl Français avaient T a van (age de Tè-lan et de la vigueur et ils pointèrent ! de nouveau jusqu’à ce que leur arme en fut émoussée.Leurs pertes furent lourdes, mais ils gagnèrent la position, et les Allemands durent ,se rejeter sur Saint-Quentin., “Les Français renforcés poursuivirent les Allemands de près jusqu'à la banlieue de cette ville.lii enro-,re une furieuse bataille s'engagea I LES RUSSES ENCERCLENT KOENIGSBERG.Rome, 23.— On rapporte de Patras, Grèce, au “Messagero” que les navires de guerre français bombardent actuellement CatLaro, port de mer autrichien à l’extrémité sud-est du golfe de ce nom.Des dépêches officielles de Rétrograde ajoutent que les Russes continuent à entourer Koenigsberg en attendant les renforts qui leur permettront de faire l’attaque de la ville.L'ARMEE DES “CHEMISES ROUGES”.Rome, 23.— Une dépêche reçue de Lyon, France, dit que 5,000 volontaires italiens, sous le commandement du Général Giuseppe Garibaldi, fils du Général Riceiotti Garibaldi, vien-hent de recevoir leur fameuse chemise rouge et qu’ils partiront sous peu pour une destination inconnue afin d’attaquer les armées allemandes.Le Général Riceiotti Garibaldi a reçu un message le son fiis disant qu’il avait été informé que les Italiens du Canada avaient l’intention de former un régiment pour venir en aide aux Alliés.11 ajoute qu'il serait fier de pouvoir incorporer ces derniers dans son armée de “chemises rouges”.UN CAMP D’HOPITAUX A VIENNE.Rome, 23.— Des dépêches de Vienne rapportent que la capitale autrichienne est remplie de blessés et de soldats revenant de la guerre, atteints de maladies contagieuses.Ceci a rendu nécessaire la construction d’un vaste camp d’hôpitaux en dehors de la ville.Une dépêche de Vienne au “Gior-nale d’Laiia”, dit que d’après le “Ziet”, le prince de Wied est sur le point d’abdiquer le trône d’Albanie, et se prépare à lancer une proclamation au peuple albanais.Plus tard, dit le “Ziet”, il entrera dans Tarène allemande.LE PAPE ET LA GUERRE.Rome, 23.— Depuis que la guerre a causé la mort de plusieurs membres du clergé ainsi que la destruction de nombre de temples et trésors religieux.Sa Sainteté a cru de son de voir d’intervenir pour rétablir la paix en Europe.On affirme au Vatican que sa se fera bientôt entendre afin de tre fin aux hostilités.ront leurs camarades français, allemands, autrichiens et russes et se joindront au reste du peuple.Il ajoute que la mission destinée à rétablir la paix est réservée aux Etats-Unis.LE GENERAL RUSSE MARTOS La Have, 23.— Une dépêche spéciale à T“Avant Poste” de Berlin, dit, qu’à venir jusqu’à présent il n’y a eu aucune preuve apportée confirmant les accusations portées contre le général russe Martos accusé d’avoir mis à mort des non-combattants dans les villes et villages que ses troupes ont occupés dans la Prusse Orientale.Son procès s’instruit actuellement devant la cour martiale.LE PRINCE GEORGE BLESSE DE SERBIE voix met- 1)1 VISION DANS GIALISTE LE PARTI ITALIEN SO- Rome, 23.—Le parti socialiste est sur le point de se diviser, comme le laisse croire un manifeste que vient de publier ceux qui sont en faveur de la participation de l’Italie dans la guerre actuelle en Europe.Ce manifeste demande si l’Italie est forcée d’avoir recours aux armes, si les socialistes italiens imite- O Nish, 23.— Le prince George de Serbie a été blessé au cours d’une charge qu’il dirigeait lui-même.Une balle Ta frappé.L’opinion des médecins est que sa vie n’est pas en danger.Le Prince George avait été blessé par un éclat d’obus, lors du bombardement de Belgrade par les Autrichiens.L’ECHANGE DES PRISONNIERS Genève, Suisse, 23.— Le bureau, ouvert par la Croix Rouge, pour Té-change des prisonniers, est maintenant en pleine opération.Les lettres reçues, dont le nombre atteint quotidiennement 1,500, sont remises à les secrétaires qui comprennent tous les langages connus.LE FROID A L’ARMEE Paris, 23.La température excessivement froide pour la saison persiste, et elle ne laisse pas d’inspirer des craintes pour les soldats qui sont dans les retranchements et dans les camps.Des groupes se forment pour hâter la confection d’épais tricots et la fabrication de matelas tels qu’en emploient ies explorateurs des mers arctiques, LE GESTE DE BOTHA Pretoria.23, via Londres.— Le geste du général Botha qui prend lui-même le commandement des troupes dirigées contre les Allemands soulève beaucoup d’enthousiasme ici.Le gouvernement dans son manifeste annonce que plusieurs citoyens seraient désireux de combatire aux côtés des soldats anglais dans cotte guerre.Mais le gouvernement imperial est d’avis que les intérêts de l’Afrique du Sud doivent avoir la préséance.L’armée du général Botha recrutera aussi des soldats au Natal et dans TEtat indépendant de TOrange.MISE AU POINT.Washington, 23.—L’ambassade anglaise a publié, ce soir, la déclaration suivante: “Certaines personnes ont mis en circulation dans la presse des rapports de discours censés avoir été prononcés par des hommes d’Etat anglais, comme, par exemple, celui de M.Burns, qui sont fabriqués de toutes pièces.“Récemment, une déclaration a été publiée au sujet d’un discours de Sir Edward Grey, dans laquelle on fait dire à ce dernier “qu’il n’y aura pas de paix^ possible avec l’Allemagne tant qu’elle n’aura pas été humiliée et que son territoire n’aura pas été divisé entre la Russie et la France.Sir Edward Grey n’a jamais fait une semblable affirmation et la phrase dont il s’agit a été mise en circulation dans le but de préjuger l’opinion publique." VOL.V.— No.223 LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI, 23 SEPTEMBRE 1914 5 * UNE SCENE DE CARNAGE ^Les morts sont restés baignant dans leur sang parmi les ruines de la cathédrale de Reims.— Les obus sont tombés au milieu des blessés allemands et des médecins qui les soignaient.Londres, 22.— Le correspondant du “Daily Telegraph” à Reiifts donne de nouveaux détails sur le bombardement de la cathédrale de cette ville.Il raconte comment les obus ont tué deux blessés allemands, soignés par des prêtres de Reims et des médecins civils, et un gendarme (pii les gardait.Les blessés ont traîné leur lit près des piliers et à chaque nouvel obus qui arirve, on entend s’exhaler leurs plaintes lamentables, car ils risquent d’être tués par leurs frères d’armes et une mort pareille est horrible.Pendant que le correspondant, avec le prêtre qui l’accompagnait, ramassait des fragments des vitraux précieux que le Kaiser, dit-il, avait mis à leur portée de façon inattendue, retentit le sifflement bien particulier d’un obus: les blessés se serrent plus près de leur colonne, le prêtre et le visiteur courbent la tête un moment plus tard, le chauffeur qui attendit au dehors rentre avec le bras de la statue de la vierge que le projectile vient d’amputer.Et c’est ainsi que périssent une à une toutes les dé-i\jrations de l’antique et célèbre cathédrale.RESTAURATION POSSIBLE Londres, 23.— Le correspondant du “Daily Mail” décrivant les dégâts subis par la cathédrale de Reims dit: “On ne s’aperçoit pas beaucoup à l’extérieur des ravages causés, car les tours et les murs sont encore debout, et l’oeil d’un étranger ne distingue pas très bien des outrages du temps les meurtrissures faites par les obus allemands.Les grandes portes sont entrebâillées, car les portails en chêne sont consumés.Je ne pus entrer, car trois soldats de l’armée territoriale montaient la garde, et avaient reçu instruction de ne laisser personne pénétrer à l'intérieur.Par les portes ouvertes, je pus voir pêle-mêle un monceau de chevrons, des confessionnaux renversés.On inc dit qu'une des tours avait été endommagée.Mais en autant que j’en pus juger, à un examen sommaire.il sera possible de restaurer fa cathédrale.Mais cette restauration sera très coûteuse.Mais il y a des pertes irréparables.La verrière rie la partie ouest de l’église par exemple a été trouée lamentablement.Dans l’intervalle, les obus continuent à tomber de 5 minutes en 5 minutes, dans la ville elle-même.” Le correspondant cite des extraits de notes prises d’heure eu heure par le notaire N.Gaudet: “8.15.Le bombardement Continue.Je descends dans la cave.9.a0.Les obus continuent à tomber incessamment autour de la maison.4.10.Je me rends à la maison de mon beau-père.Le sifflement des obus au-dessus de la ville rappelle le bruit du vent.Je vois le Dr .lac-quin tomber dans la rue frappé par un obus.5.30.l’atteins la maison de mon beau-père.Il m’apprend que la cathédrale est en feu.Le toit est couvert comme d’un réseau de flammes.Nous voyons le beffroi tomber avec un bruit terrible, et les flammes lécher les flancs de la tour semblables à des salambres de feu.Les portes construites du temps de Louis XV brident par endroits, des lisières restant intactes.Le tout rappelait le spectacle de pièces pyrotechniques.Et on ne se rendait pas compte de toute son horreur en regardant.” ; Mj Le correspondant pense que 500 maisons ont été détruites.Tous les habitants sont deus leurs sous-sol.Les vivres sont presque épuisées.Un Anglais résidant à Reims évalue les dommages causés par les Allemands et dans ses calculs il tient compte des réquisitionnements cl des tributs prélevés, à $16,000,000.COUVERTS D’UNE ETERNELLE INFAMIE Paris, 23.-—Anatole France vient d’adresser une vibrante lettre de protestation contre la destruction de la cathédrale de Reims à l'éditeur de “La Guerre Sociale”.“Les Allemands, dit-il, en perpétrant ce crime sc sont couverts d’une éternelle infamie; le nom de l’Allemagne sera désormais exécré par toutes les générations à venir.” BENOIT XV ET LE CARDINAL LEÇON Rome, 23.— Le cardinal Luçon, archevêque de Reims, vient d’envoyer un message à Benoît XV où il lui déclare qu’il lui est impossible d’atteindre cette ville, à cause de son occupation par les troupes françaises.Sa Sainteté a demandé à Son Eminence de lui faire parvenir un rapport sur la destruction de l'antique cathédrale de Reims.LES PERTES SUR MER Fondes, 23.— D’après des rapports confirmés et non-confirmés, depuis rengagement naval «pii eût lieu le 3 août entre les flottes allemande et russe, et au cours duquel 2 croiseurs russes furent coulés, dit-on, 11 vaisseaux de guerre furent mis hors de combat par des mines, des torpilleurs ou par d’autres vaisseaux éclaireurs, ou vendus à un pays neutre.Sur cette liste figurent 20 vaisseaux allemands, 12 navires anglais, 5 navires autrichiens, 2 navires russes et 2 navi-japonais.r Voici par ordre chronologique une lisle des vaisseaux de guerre coulés et basée sur des rapports confirmés: 3 août.—Engagement naval entre la flotte russe et la flotte allemande au large des îles Aland.Doux vaisseaux russes coulés.5 août.— Le torpilleur anglais “Lance” coule à fond le poseur de mine allemand “Koenigen LoiSe”.6 août.—A la suite d’une explosion produite dans la chambre aux machines, un torpilleur allemand sombre au large de Gedser Light.6 août.—Le croiseur anglais “Am-phion’ sombre dans la mer du Nord après avoir frappé une mine.fl août.—Des croiseurs anglais coulent un sous-marin allemand dans la mer du Nord 13 août.—Pour éviter leur capture.l’Allemagne vend à la Turquie lew’Breslau” et le “Goeben”.16 août.—La flotte française coule dans la mer Adriatique le croiseur autrichien “Zrinyi” et 3 autres navires.16 août.—On rapporte qu’un drednought allemand mis hors de combat, dont on ignore le nom, s’est échoué à Trondhgem, Norvège.27 août.—Le croiseur allemand “Magdebourg” s’échoue dans le golfe de Finlande.Des navires de guerre russes l’attaquent et le font sauter.27 août.— Le croiseur anglais “High Flyer” coule au large de la côte occidentale de l’Afrique, le “Kaiser Wilhelm der Grosse”.28 août.—3 croiseurs et 2 destroyers allemands sombreni au cours d'un engagement au large d’Heligoland.14-16 septembre.—Le Japon perd 2 torpilleurs près de Kiau Chau.L’Anglolerre a perdu 4 croiseurs ; l’Allemagne 3 croiseurs, deux vaisseaux destructeurs de mines et un poseur de mines, sans tenir compte du fait ([ne des vaisseaux allemands reçurent des avaries.Il reste à l’Allemagne 24 croiseurs légers dans les eaux allemandes et 75 destroyers.On dit que les croiseurs allemands coulés le 28 août, sont le “Mainz”, le “Koln” et l’“Augs-bnrg”, tous du type "Kelburg”.La perte des croiseurs légers que vieili de faire les Anglais est plus lourde.Comme les navires allemands mentionnés plus haut ils étaient Ions du même type.LES ALLEMANDS CEDENT DU TERRAIN Paris, 23.—Un communiqué officiel dit que les Allemands, après avoir pris l’offensive sur la nve droite de l’Oise, au cours de la journée de lundi dernier, ont été forcés de se retirer devant la furie des troupes françaises.Le centre et l’aile droite des Alliés continuent à repousser également avec succès les attaques de l’ennemi.LA GUERRE A MONTREAL LA MISSION BELGE Programme de la réception qui sera faite aux délégués.La Chambre de Commerce du district de Montréal nous communique les détails de la réception organisée en l’honneur des délégués de Sa Majesté le roi Albert, de Belgique, durant leur séjour à Montréal.Les délégués belges arriveront de Boston ce soir, à la gare Windsor, à 10.05 hrs.A cette occasion la colonie belge prépare une belle manifestation avec le concours des étudiants de Laval et de McGill.Tous se rendront à l’arrivée des délégués belges, fanfare en tête, et arboreront les couleurs de leur pays et les écussons des différentes provinces.A la gare, les délégués seront reçus par les autorités municipales, par le consul de Belgique, par le comité de réception ; ensuite ils seront conduits à l’hôtel Windsor où ils prendront un repos bien mérité.Jeudi, à 10 heures, des automobiles iront prendre nos distingués visiteurs au Windsor, pour se rendre à l’hôtel de ville, où ils seront reçus officiellement par les autorités municipales.Pour aller à l’hôtel de ville, le cortège passera par les rues Windsor, Dorchester, Beaver Hall, Place Victoria, rue Saint-Jacques, boulevard Saint-Laurent et rue Notre-Dame.De l’hôtel de ville, on partira vers 11 heures, pour la visite de la ville.La procession passera par les rues Gosford.Craig, Saint-Hubert, Sherbrooke, Parc Lafontaine, Cheerier, Saint-Denis, Sherbrooke, pour faire le tour de la montagne jusqu’à l'observatoire, en revenant par Outre-mont, rue Bleury, Sainte-Catherine ouest, Windsor.A une heure, les délégués seront les hôtes du Canadian Club, qui leur offrira un lunch dans la salle rose de l’hôtel Windsor.Le président, le Dr Adams, présentera aux convives Son Excellence M.Carton de Wiart, président de la délégation.M.Carton de Wiart répondra.A 3 heures 15, les délégués partiront de l’hôtel Windsor pour se rendre au bureau de la commission du port d’où ils partiront avec les commissaires et leurs invités pour la visite du port.A 8 heures 15 aura lieu au Monument National la grande soirée of-j ferle aux délégués par les citoyens de Montréal.Ce sera le grand événement de la visite de ces messieurs.Les billets s’enlèvent très rapidement et tout annonce que ce sera un grand succès.Sur l’estrade figureront des personnalités les plus en vue de notre pays.Des invitations ont été envoyées au premier ministre du Canada, à sir Wilfrid Laurier, à sir Lomer Gouin, à M.Tellier, au maire de Montréal, à Mgr Bruchési, au Très Rév.Evêque Farthing et à tous les représentants des organisations économiques, sociales, scolaires, littéraires, professionnelles, judiciaires et militaires de la ville.Le programme de la soirée comporte : 1.Une allocution de bienvenue on français et en anglais, par M.Adélard Fortier, président de la Chambre de Commerce de Montréal.2.Une allocution de M.E.de Boeck, au nom de la colonie belge.* 3.Un discours de M.Edouard Montpetit, l’éloquent orateur cana-dien-français, qui parlera au nom de la Chambre de Commerce et de scs compatriotes.4.Réponse par Son Excellence Henri Carton de Wiart.président de la délégation et ministre de la justice dans le cabinet du roi Albert ; M.Paul Hymans, chef du parti libéral belge ; M.Emile Vandervelde, chef du parti socialiste beige.5.Courte allocution par M.le doyen Adams au nom des citoyens de langue anglaise et par M.A.P.Frigon, nu nom des hommes d’affaires.Un orchestre jouera pendant la soirée les airs nationaux de la Belgique, de l’Angleterre, de la France, de la Russie et du Canada.A ceux qui désirent avoir des billets pour la soirée, nous conseillerions de s’adresser au plus tôt à la Chambre de Commerce du district de Montréal, 76 rue Saint-Gabriel, chez M.Ed.Archambault, rue Sainte-Catherine Est, chez Granger Frè res, à la Librairie Beauchemin, au “Montreal Daily Star”, rue Saint-Jacques, et à sa succursale, au coin des rues Sainte-Catherine et Windsor.Tous les citoyens de Montréal sont invités à l’occasion de la visite des délégués de la Belgique d’arborer les couleurs belges ou lout autre drapeau qu’ils possèdent.Ce sera une façon de témoigner notre sympathie à l’héroïque petite nation.UNION BELGE différentes autres sociétés, précédés sont tenus de se réunir, coin Saint-Denis et Sainte-Catherine, pour prendre part à la manifestation patriotique faite pour fêter l’arrivée de la délégation bel^e à Montréal, mercredi à fl hrs precises du soir.Départ du local à 8 hrs précises.AVIS AUX MEMBRES DU CLUB WALLON Les membres du club Wallon sont priés de se trouver ce soir à neuf hrs moins le quart, devant l’Université Laval, rue Saint-Denis.Ils partiront de la en corps, avec differntes autres sociétés, précédés de la musique du 65e régiment pour se rendre à la gare Windsor à la rencontre des ministres belges.Le club Wallon compte absolument sur la présence de tous ses membres.ON SF.Bâï P8ÉS D'AMIENS La bataille de l’Aisne est entrée dans une phase décisive à 1 aile gauche des Alliés.—Les Allemands protègent leur ligne vers Mons.Londres, 23 (8.35 matin).— Le correspondant du “Times” télégraphie d'Amiens que l’on se bat avec acharnement à quelques milles au sud-est de cette ville.Il dit : “C’est le commencement d’une phase décisive de la bataille de l’Aisne.De l’issue de cet engagement dépend l’occupation du territoire français par l’envahisseur allemand.Depuis que les Germains ont évacué Amiens, il y a une semaine, la ville est devenue un centre important d’opérations militaires françaises.Bien que le district soit admirablement desservi par les lignes de chemins de fer, on se sert surtout des routes communales, car la plupart des ponts ont été coupés et n’ont pu encore être réparés.Jeudi dernier, les renforts français commandés par le général d’Amade entrèrent à Amiens par l’ouest et après un court séjour reprirent leur .marche s’en allant cette fois, vers l’est, vers un endroit qu'on ne peut que supposer.Les ennemis ont occupé Douai, hier matin, et se sont emparé de la gare de chemin de, fer de Denain, sur la ligne communiquant Douai à Valenciennes.Il semble donc que les Allemands se rendent compte de la nécessité de protéger leurs lignes de communications vers Mons, où .j’entends dire que les quartiers généraux de l’armée allemande ont été transportés.Ainsi la ligne allemande s’étend au nord de Cambrai qui a été occupé fortement.“Samedi et dimanche, la plus activité régnait dans Amiens.La tension nerveuse riait extraordinaire car l’on s’attendait à des événements prochains.Quand nous nous éveillâmes ce matin, les rues étaient étrangement silencieuses et désertes, il ne restait plus que quelques soldats, la plupart ayant été dépêchés vers le sud-est.Nous apprîmes qu’une grande bataille était engagée de ce côté et il était rumeur que les troupes allemandes 'avaient avancé jusqu’à Mont-Didier.LES ALLEMANDS FORTIFIENT LIEGE Londres, 23.— D’après un câblogramme du correspondant de la I “Central News" à Amsterdam, on rapporte que le général allemand Steinmetz, a été tué en France, le 15 septembre.Au dire du correspondant, des rapports de Liège annoncent que les Teutons ont restauré la forteresse de Liège, et l’ont mise en état de résister.LES TEUTONS EN ESPAGNE Londres, 23.—Le “Daily Express” a reçu la dépêche suivante de Madrid : "Plusieurs des 1,20U passagers du vaisseau P’Tnfante Isabelle”, amarré à Cadix, le 18 septembre, se trouvaient à bord du “Blucher” le 8 septembre, dans le port de Pernambuco, quand une discussion au sujet | de la guerre s’éleva entre les passa- j gers et les membres de l’équipage.! Ces derniers, tous des Allemands, | entrèrent dans une grande colère.Us attaquèrent les Français, les Espagnols et les Portugais avec des couteaux, des haches et des revolvers.Plusieurs passagers [iris de frayeur sautèrent par dessus bord, j Avant que les autorités locales eus- j sent envoyé des soldats à bord, pour faire arrêter le carnage, 150 personnes avaient trouvé la mort.Les consuls espagnol et portugais prirent ensuite des mesures pour faire j transporter 450 de leurs concitoyens j à bord de l’“lnfante Isabelle”.Vingt-sept d’entre eux avaient reçu des blessures graves.Plusieurs autres avaient perdu leur argent et leurs malles.La nouvelle du meurtre de 5 Espagm 's commis par les Allemands lors de leur entrée dans la ville de Liège, a accru ici l’indignation que soulève parmi les habitants la conduite des Teutons.TAMINES RAVAGE PAR L’ENNEMI Londres, 23.— Une dépêche de Gand au “Chronicle”, cite un journal local qui dit que 432 hahiiants du petit village belge de 'Famines, dans le district de Namur, ont été tués pour avoir, est-il présumé, commis certains actes contre les envahisseurs.Parmi les morts se trouvent le curé et les notables de l’endroit.Après l’exécution générale, la torche fut promenée el il ne reste plus qu’une maison debout.LES ETATS-UNIS DEVRAIENT INTERVENIR Londres.23.— Lord Rosebery, ancien premier ministre d'Angleterre, parlant à Midlothian hier, sur la destruction de la cathédrale de Reims, a dit qu’il lui semblait que la démolition de ce monument historique.offrait une occasion à ses amis des Etats-Unis d'intervenir, parce qu’ils envoient ch a (pi e année un contingent énorme de visiteurs qui viennent en Europe expressément pour en admirer les reliques glorieuses.DEUX TRAINS ANEANTIS.—ETAT-MAJOR ALLEMAND PRISONNIER Londres, 23.— Le correspondant du “Daily Mail” mande qu’il entend dire que deux convois de renforts allemands bien nécessaires, ont sauté entre Péronne et Saint-Quentin, grâce à l'adresse d’un artilleur français qui réussit à inlercopter un fil de téléphone reliant deux gares allemandes.Par ce moyen, il apprit que les deux convois s'en venaient .et il eut le temps de placer des canons de façon à commander la ligne.Et par une attaque rapide il lui fut possible de prendre les convois dans une ambuscade et de les anéantir.Le correspondant du “Mail” annonce encore que dimanche l’état-major au complet d'upe division allemande a été amenée à Amiens.COMMISSION DES ECOLES ON S’ADRESSERA A LA LEGISLATURE AU SUJET DES DETTES DE L’ANCIENNE COMMISSION DE VILLE-EMARD.— EMISSION D’OBLIGATIONS.Afin de se faire rembourser les sommes payées pour solder les del tes de l’ancienne commission scolaire de Ville Emard, les membres de la Commission scolaire de Montréal ont décidé unanimement, hier soir, de s’adresser à la Législature provinciale dans le but de se faire autoriser à prendre des mesures dans ce sens.M.le juge Lafontaine a profite de la circonstance pour faire remarquer qu'il fallait regarder aux Finances des commissions scolaires avant de les annexer à celle de Montréal.—Plusieurs d’entre elles, a-t-il ajouté, s’endettent en sc tenant ce langage : “ Quand cela ne pourra plus faire, on s’annexera â la Coin- CANADIAN NORTHERN LE SEUL SERVICE DIRECT ENTRE MONTRÉAL - QUÉBEC Camp militaire de Valcartier et l’hôtel du Lac Saint-Joseph.Quoi.F.x.I:- dim.t Quotidien Gnres f Quotidien Quoi.Ex.Te dim.A.M.P.M.A.M.P.M.9.00 • 11.30 Quit.MONTREAL Arr.ü.30 4.00 A.M.10.25 1.15 t JOMETTE 3.10 2.3S 12.10 3.30 GRANIPMERE 1.21 12.20 A.M.PM 4M 6.45 Arr.QUEBEC Quit.10.10 9.00 Quit.Arr.9.40 8.55 6.01 8.14 VALCARTIER 9.00 814 0.20 8.35 HOTEL LAI ST-JOSEPH 8.30 8.00 P.M.A.M.P.M.A.M.t Wagons-lits ordinaires- et voitures de première classe entre Montréal et l’Hôtel Lac St-Joseph.t Service de wagon s-buffets entre Québec et Valcartier.Service de wagons-buffets, â la carte, 6 Valcartier, tout le jour.Pour billets de chemins de fer et de bateaux à vapeur, et plus de renseignements,s’adresser au bureau des billets de la ville, 226-230 rue St-Jacques, Montréal, Qué.mission do Montréal.” On a également adopté une résolution portant l’émission pour un million d’obligations dont la moitié sera donnée comme garantie collatérale aux banques d’Hochelaga et Provinciale pour un cmprunl de $*00.000.Ces banques ne toucheront pas à ces obligations tant que la Commission paiera l’intérêt.Les obligations seront payables à demande à Montréal.La question de fournir gratuitement le catéchisme et le syllabaire aux élèves des écoles a été renvoyée pour étude à un comité spécial qui devra faire rapport prochainement à la Commission.Les enfants dont le père est enrôlé sous les drapeaux pourront cependant obtenir les livres et fourni-Iures de classé gratuitement pendant l’année scolaire.Sur demande du maire Martin, la Commission a décidé que les élèves des écoles assisteraient aux cérémonies du dévoilement du monument Edouard VII, UNE IDEE DE LA MODE DU JOUR 4520.Robe arc Lafontaine.GENDRE PEU COMMODE.Après deux jours de mariage, un Polonais du nom de Vazil Azuk, âgé de 22 ans, a frappé sa belle-mère, une femme Martha Sharluk, si gr è-vement que sa vie paraît en danger.Le drame s’est passé vers 11 hrs, hier soir, dans un logement de la rue Vitré Ouest, au No 73.Voyant sa mère b’essée, la nouvelle épousée, elle n’a que 16 ans, sortit de la maison en appelant au secours.Les constables Dufour et Robil-Igrd, du poste No 5 arrivèrent peu d’instants après et arrêtaient l’irascible gendre.Il s’est servi d’un tisonnier pointu pour porter un coup dans la poitrine de sa belle-mère; celle-ci transportée en toute hâte à l’hôpital Général paraît être dans un état critique.Vazik Azuk a été écroué au poste No 5.Casseroles de toutes grandeurs.depuis.65c à 3.00 Bain-marie, depuis 1.00 à 3.50 Poêles à frirr», depuis 40c à 2.00 Théières et cafetières, depuis.1.50 a 3.00 Canards, depuis.90c à 3.60 USTENSILES de RESTAURANTS Dernièrement reçu un assortiment complet d’USTENSILES DE CUISINE en argent et alimiiniuni pour restaurants.Canards aluminium coulé, depuis .4.50 h 5.50 Canards avec bain-marie.4.50 Tranche-pain.4.50 Aussi coutellerie “SHEFFIELD” neilleurc marque, ciseaux ‘WISS* GARANTIS.U.A.Surveyer QUINCAILLIER 52 BM Saint-Laurent OU SONT-ILS ALLES?Des quarante navires-marchands qui se trouvaient dans le port .de Montréal à l’ouverture des hostilités il n’en reste plus que dix., et des moins importants.Tous sont partis, sans tambour ni trompette, avec une pleine cargaison de blé canadien.On estime à 7,000,000 de minots le total du grain envoyé à des destinations inconnues.COLLISION AU CARRE CH ABOI L-LEZ.Un camion de la brasserie Dow est venue en collision hier avec un tram-1 way du circuit Notre-Dame.Sous la violence du chcc, le conducteur de la voiture, John Graham, a été projeté sur le pavé s’infligeant de graves blessures à la tête.Il a été conduit à Ihôpital Royal Victoria.ECRASE PAR UNE VOITURE.Jack Harrison, est tombé d’une voiture qu’il conduisait, hier soir, rue Clovis.Une des roues du véhicule lui passa sur le corps.A l’hôpital Western où il avait été transporté on constata une fracture du bras droit.ENSEVELIS DANS DU SOUFRE.Deux débardeurs employés au dé chargement d’une cargaison de sou- _ fre, à bord du bateau marchand “S.S.' die, assistant chef-ingén’eur du port St-Eustache”, de la ligne Canada, sauta dans le remorqueur “Sir Hugh i .METROPOLITAN REALTIES LIMITED Avis est donné au public que, en vertu de la loi des Compagnies de Québec, il a été accordé par le lieutenant-gouverneur de la province de Québec, des lettres patentes en date du vingt-huit août 1911, constituant en corporation MM.HENRY JOHN KAVANAGH, conseil on loi du roi ; HENRI GER1N-LAJOIE, conseil en loi du roi ; PAUL LACOSTE, conseil en loi du roi ; ALEXANDRE LACOSTE, avocat, et JOSEPH HENRI GEHIN-LAJOIE, avocat, tous des cité et district de Montréal, dans les buts suivants : Acquérir par achat, bail ou autrement, et posséder, détenir, utiliser, gérer, affermer, vendre, aliéner et faire le commerce de terres, tenements, héritages et immeubles et les intérêts en iceux, et ériger, changer, réparer et entretenir des édifices sur toutes terres possédées par la (.ompagnie ou dans lesquelles la Compagnie peut avoir intérêt et en général faire les affaires d’une compagnie d’immeubles et d’améliorations ; Acheter, affermer ou autrement acquérir, détenir, exploiter et Jouir des immeubles et édifices et des franchises, droits, privilè- §es et clientèles y appartenant, possédés, étenus par aucune personne, société commerciale ou corporation ou par tout'* personne, société commerciale ou corporation en ayant la Jouissance ; S’associer ou faire des conventions pour le partage des profits, l’union des intérêts, co-opération, risque» conjoints, concessions réciproques ou autrement avec toute personne ou compagnie exerçant ou sur le point d’exercer tout commerce ou transaction que cette compagnie est autorisée a exercer ou tout commerce ou transaction susceptibles d’être conduits de manière à bénéficier directement ou indirectement à cette compagnie ; Acheter pour de l’argent ou autre considération y compris des actions acquittées du capital de la Compagnie toutes et aucune des franchises de commerce, entreprises, biens, droits, pouvoirs, privileges, obligations et débentures, lettres patentes, contrats, immeubles, clientèle et actif et autres biens de toute personne ou compagnie ou corporation municipale, qu’elle peut acquérir en vertu des présentes ; Acheter ou autrement acquérir et détenir et posséder des stocks, actions et ohl gâtions dans ou émises par des compagnies ou corporations faisant affaires ou ex ploitant une industrie ce nature semblable, nonobstant les prescriptions de la section 0035 rie la dite loi des Compagnies./t ve • • dre ou autrement disposer de tels stock., actions et obligations ; Distribuer en nature parmi les actionnaires le la Compagnie tous biens de la compagnie et en particulier toutes action», débentures ou valeurs dans d’autres compagnies appartenant à ln Compagnie ou dont la compagnie peut avoir le pouvoir de disposer ; ., .Vendre et disposer de l’entreprise rie la Compagnie ou d’aucune partie d’icelle pour telle considération que l'a Compagnie jugera à propos, et en particulier pour (les actions, débentures ou voleurs de toute autre compagnie ou corporation ; Emettre la totalité ou aucune des parties des actions comme entièrement aequiter^s et non sujettes h appel de la Compagnie en paiemeui de tous biens mobiliers ou immobiliers, meubles ou immeubles ou autres biens acquis par la Compagnie ou avec le consentement des actionnaires, comme rémunération pour services rendus à la '•om-pagnie, en plaçant le stock ou débentures de la compagnie ou pour toute autre considération comme les directeurs le jugeront h propos et dans l’intérêt de la ( ompagnie, sous le nom de “SlETROPOLITAN REALTIES LIMITED”, avec un capital de vingt mille dollars noms.On a annoncé la mort des généraux von Wroohen et von Arbau.Un communiqué officiel fronçais publie à 3 heures cet nprés-inidf, annonce que les Allies ont gagné du terrain sur leur aile gauche' après avoir livré de durs combats.Il annonce également qu’une attaque faite par les Teutons contre T aile droite des Alliés a été repoussée.Le grand-due Nicholas, le commandant en chef de Tannée russe en annonçant la prise de Jaroslaw, dit qu'il ne s'est produit aucun changement sur la frontière, au nord-ouest.On annonce officiellement û Nish qu'à la suite d'un combat de 9 jours, les Autrichiens font une retraite complète de Liubovia à Los-nitz.D'après une dépêche de Rome, /«t croiseurs autrichiens "Maria Theresia’’ et "Amiral Stalin'' ont mouillé dans le port de Sebenieo, en Dalma-tte, après avoir subi des avaries cbnsidcrables.Une dépêche de Rétrograde dit que les Russes sont maîtres des voies ferrées qui mènent à Przcmgsl et que tes Autrichiens se replient derrière les forts de Przemysl.L’armée belqc à Anvers, dit-on, continue à faire des sorties contre Tarmée allemande qui a pour hase d'opérations Bruxelles.UN VIF NNGAGEMENT Londres, 23.— Une dépêche d’Os-tende à l’agence Reuter dit: “Il y eut hier un vif engagement près d’Au-dernade, 15 milles au sud-ouest de Gand entre des troupes allemandes et des gardes civiles belges.Ces derniers s’emparèrent d’une automobile, et firent prisonniers 5 soldais.Ils ne subirent aucune perte.Les Allemands perdirent 3 hommes, et deux d’entre eux furent blessés.i Londres, 23.—La prise de Jaroslaw, ville fortifiée de la Galicie, est considérée ici comme le fait d’armes le plus important qiu ait eu lieu depuis vingt-quatre heures.Son occupation par les Russes aura, croit-on, une cft'et de beaucoup plus considérable que tout ce qui a été fait en France depuis plusieurs jours.L'année russe, qui a fait victorieusement le siège de Jrasolaw, continue à poursuivre sans relâche les troupes autrichiennes qui se retirent sur Cracovie.Comme l’rzmysl se trouve du reste isolé, il semble fort probable que les Russes renlront cette forlc-resse impuissante en se rendant à Cracovie, dans l’intention d’y opé-er leur jonction avec de nouveaux renforts ru.sssr et diriger leur marche ensuite sur Breslau.Dans la Prusse orientale, les Russes ont repris l’offensive et se préparent à attaquer Koenigsberg, le cliâ-teau-fort des rois de Prusse.CHS RUSSHS AVANCENT Rome, 23.— Une dépêche de Berlin dit que le “Breslâuer Zeitung” annonce que vendredi dernier, à deux heures, par ordre des autorités militaires, les communications télégraphiques et téléphoniques ont été interrompues entre les endroits suivants: Breslau, Pozen, Oppe! et Liegnitz.Ceci semble indiquer que les Russes avancent vers ces villes fortifiées.LA SITUATION EN CAI.IC1E ET EN PRUSSE Londres, 23, (de Rétrograde par l'Agence Reuter).— “Les chemins de fer conduisant à Prezemys! sont aux mains des Russes et les Autrichiens reculent derrière les forts de cette ville.Des rapports interceptés indiquent pc Przemysl n’est pas prêt à soutenir un siège.Dans la Prusse orientale, les troupes ruses reculent en parfait ord e emportant avec elles leurs magasins et leurs blessés.Ce qu’elles ne peuvent emporter elles le brident.Le gouvernement russe a décidé (remployer le grand nombre de prisonniers qui se trouvent dans le pa\s aux travaux de creusage des canaw.et autres ouvrages d’utilité publique.LA PRISE DE JAROSLAW Londres, 23.— On mande de Retrograde au “Post”: “La prise rapide de Jaroslaw indique la situation des enemis et facilite l’attaque de Przemysl.Qn j;appprie ici que les désertions sont très nombreuses dans l’armée autrichienne et que les Allemands ne voulant pas se fier à leur allié ont insisté pour que la garnison de Przemysl soit formée de troupes alemandes.Jaroslaw était au commencement de la guerre une redoutable forteresse, complètement équipée.Celte ville est construite sur la rivière San avec trois forts sur une ligne quatre milles, sur la rive droite, et seize forts sur une ligne de cinq milles, sur In rive gauche.On avait ajouté à cette défense des ouvrages temporaires très forts el les magasins étaient bien remplis de munitions et de provisions militaires de toute espèces.“On n’a pas encore reçu de détails au sujet du butin qui a été pris.” PAS D’AUTRE CHANGEMENT Rétrograde, 23.— Une communication ofFicielel du grand duc Nicolas, commandant en chef de l’armée russe en campagne, dit, après avoir raconté la- prise de la place forte de Jaroslaw, qu’il n’y a pas de changement à la frontière nord-ouest.L’empereur Nicolas a conféré la décoration de l’Ordre de Saint-Alexandre Nevsky au général Iva-nofT, à cause de sa valeur militaire.LES ALLEMANDS RETRAITENT AU NORD DE M LAI,'VA Londres, 23.—- Une dépêche de Rétrograde à l’Exchange Telegraph dit que les colonnes de troupes allemandes d’une force considérable (pii ont raversé la frontière russe à Mla-wa au cours de la journée du 20 septembre dernier ont retraité dans la direction nord de la Prusse.Les forces allemandes retranchées sur la rive gauche de la Vistule, qui traverse la frontière entre Thorn et Kolislt, viennent de recevoir des renforts considérables.Ea vallée de la San contient une quantité énorme de butin pris par les Russes à l’ennemi.LE CRIME DE REIMS LE BOMBARDEMENT A CESSE DIMANCHE.— DES BLESSES ALLEMANDS ONT ETE BRULES VIFS.— DES MERVEILLES ANEANTIS.Londres, 23 - 9.55 matin Un correspondant parisien du “Daily Mail” arrive d’une seconde visite à la cathédrale de Reims, d’où il a examiné de plus prés les dégâts.Treize des cent trente blessés allemands qui se trouvaient dans la cathédrale, ont été brûlés par les flammes et leurs corps carbonisés gisent encore sur les dattes.Plusieurs statues, véritables mer- veilles, qui se trouvaient sur le côté ouest du frontispice de l'église, ont été décapitées.La tour s’est écroulée et les cloches ont fondu dans l'incendie.Il semble cependant possible de réparer tous ces dégâts.Le bombardement de Reims s’est pratiquement terminé dimanche après-midi, bien qu’il tombât encore, de temps à autre, des obus dans les'tranchées françaises quand je me trouvai là, lundi.” LES ALLIES CONSERVENT L’AVANTAGE Londres, 23 Le rorrespondant du “Times" à Bordeaux donne les détails suivants au sujet de la bataille : "La bataille qui fait rage de l'Aisne à la Woevre tourne lentement mais méthodiquement en faveur des Français.Des deux côtés, durant ces derniers jours, on a envoyé des renforts.Comme les renforts atteignent le front de la bataille, les deux armées redoublent d’activité dans la région de la Woevre, sur Taile droite des alliés.“Le fait que l'état-major des deux années a prédit que les coups décisifs seraient portés du côté de l'aile gauche des alliés, ne doit pas faire perdre de vue l'aile droite, un facteur très important.Dans ?a région de la Woevre, les operations ont langui pendant quelques jours, parce que les canons s'enfonçaient dans la terre et parce que de grandes portions du pays étaient inon- dées et ne se prêtaient pas à des mouvements de troupes considérables.Maintenant les armées se remettent en marehe et les Allemands lont des efforts désespérés pour s’emparer des hauteurs de la Meuse afin de paralyser les mouvements des alliés au centre.Les plaines de In Woevre constituent un champ de bataille idéal, et les hauteurs de la.Meuse, escarpées et renforcées par des forts, forment une barrière d’une puissance étonnante.Des lacs parsèment les forêts vertes et des collines boisées s'élèvent.Au loin on aperçoit les hauteurs de Pont-à-Meusson et de Metz, et les champs de bataille de Gravelotte et de St-Privas.L’ennemi a attaqué sans .succès la droite des alliés, le long de la Meuse, des hauteurs de Tresanyux à Héricourt.Les alliés ont pour eux le temps et ils reçoivent tous les jours des renforts.” 7000 ALLEMANDS TUES A CRAONNE Paris, 23.—Au dire des blessés qui commencent à arriver de la région de Craonne, les combats livrés en cet endroit, dimanche et lundi, furent meurtriers pour les Allemands, qui furent sacrifiés sans raisons apparentes par leurs- officiers.Un régiment entier, disent-ils, fut annihilé, et quand les Franççais restèrent maîtres du champ de bataille, ils trouvèrent 1,900 blessés laissés par les Teutons.Les tranchées soigneusement préparées en vue de la résistance regorgeaient de morts.Un officier d'un grade supérieur estime que les Allemands ont perdu (Ilins ce sçul engagement 7,000 hommes.Les blessés ont vu très peu de cavaliers allemands.Ils pensent qu ils sont obligés de servir comme fantassins, car les trois quarts îles chevaux manquant de nourriture, ont succombé au cours des longues et incessantes reconnaissances faites dans le cours des sept dernières semaines.F.n revanche, les cavaliers anglais et français ont suffisamment de montures.DEUX GENERAUX ALLEMANDS TUES Berlin, 23 (via Londres).— La liste des victimes publiée aujourd'hui annonce la mort de deux généraux allemands, sur le théâtre de l’ouest : le général Von Wroohem et Von Arbou.Le major général de Trotha est aussi donné comme tué.Sa mort fêtant produite le 30 août.Parmi les légèrement blessés figurent deux lieutenants-généraux, de Willisen et de Kuehne.Cette liste comprend 5,895 noms et donne pour la première fois ’ nom et la uate de la bataille.Les pertes totales publiées jusqu'ici se chiffrent à 10,086 morts, 30 760 blessés et 13,-(îJl manquant à l’appel.La liste d’aujourd’hui indique que les portes les plus lourdes ont élé subies pur le 174e d’infanterie, dans la bataille de Saint-Dié, le 20 août, et celle de Lunéville, le 22 août.Ce régiment a perdu son colonel, ilix-sept officiers et cent quatre-vingt-quinze hommes tués ; vingt et un officiers et mille quatre-vingt-douze biesés et cinquante-neuf manquent a l’appel.M.Martin dit qu’il acceptera cet honneur s’il lui est offert.Il a l’intention de se porter de nouveau candidat à la mairie.— M.Janin et la formation d’un corps de génie militaire.Où Acheter Demain (Enregistré conformément à In loi du Parlement du Canada, par L.-P.Deslongchampa.nu Ministère de l'Agriculture) s Si les requêtes qui circulent actuellement dans la ville ont un etl'et heureux auprès du premier ministre Gouin, le maire Martin sera sous peu nommé conseiler législatif.La presque totalité des échevins ont signé une requête à cet effet et d’autres requêtes se couvrent de noms dans les différentes parties de la ville.M.Martin présentait lui-même, ce matin, une requête à ses collègues du bureau des commissaires pour obtenir leur adhésion à sa candidature.M.Martin a déclaré au représentant du “Devoir” ce matin qu’il acceptera cet honneur s’il lui est offert, même s’il faut qu’il démissionne comme député de Sainte-Marie.M.Martin réitéré son intention de se porter de nouveau candidat à la mairie à l’expiration du terme actuel.11 espère être maire de Montréal pendant encore plusieurs années à venir.M.JANIN RECLAME Un mouvement ayant élé fait ces jours derniers en vue de l’organisation d’un corps canacüen-français de génie pour le service actif, M.Janin, ingénieur de la ville, réclame la paternité dç ce projet.M.Janin, qui est un ancien officier de l’armee française, a en effet offert au ministre de la Milice, le 5 septembre, de lever une compagnie de génie de 204 hommes parmi les ingénieurs et machinistes de la eilé.Le colonel Sam Hughes a répondu que cette offre ne peut être valable que pour le second contingent canadien.Alors M.Janin a offert de trouver les fonds nécessaires pour transporter sa compagnie par delà l’océan avant le départ du contingent.M.Janin constate qu’on veut lui enlever le mérite de cette initiative, qu’il a prise de bonne foi et qu’il entend mener à bonne fin avec des hommes qui ont confiance en lui.LA SOUSCRIPTION DES FONCTIONNAI R ES MUNICIPAUX Le Fonds Patriotique sera augmenté de $7,000 environ par la contribution d’une journée de salaire de la part de tous les fonctionnaires de l’hôtel de ville.La contribution la plus élevée est celle de Me Laurendeau, aviseur légal de la ville, dont le salaire est de $36 par jour.La contribution la moins élevée est de une piastre.LE DEVOILEMENT DU MONUMENT EDOUARD VII M.le maire a annoncé aux com- missaires ce matin que le dévoilement du monument Edouard VII au carré Philipps aura lieu le 1er octobre prochain, à 11 heures de l’avant-midi.Après la cérémonie, le maire partira pour son voyage aux Etats-Unis afin de se renseigner sur le problème des abattoirs.STATISTIQUES VITALES Ees statistiques du bureau d'hygiène sur les maladies contagieuses, les naissances et les décès, pour la semaine du 19 septembre présentent les chiffres suivants: Maladies contagieuses Décès Diphtérie.23 3 Scarlatine.18 2 Typhoïde.21 ï Rougeole.4 Varicelle.3 Coqueluche.4 2 Tuberculose.42 20 Oreillons.1 Erysipèle.2 TEL EST 4510 4ijBîzazw(.1 Le Magasin du Peuple 447 SAINTE-CATHERINE EST SOIE MOIREE NOIRE DE $2.POUR $1.39 SOIE MOIREE ANTIQUE NOIRE, 36 pouces de largeur, dessins moirés des plus riches, haute nouveauté pour manteaux, costumes.Rég.$2.00, pour.$1.39 LlMlîtff /eu Angle Sainte-Catherine et 3IontcaIm REDUCTIONS SPECIALES Cas.118 Décès.28 Ees décès au-dessous de 5 ans sont de 123, sur une totalité de 211.Naissances : Garçons, 111 ; filles, 104.Total : 215.LES COMMISSAIRES GANGES EN VA- A la suggestion du maire, il a été décidé, ce matin, que le bureau des commissaires suspendra ses séances jusqu’au 12 octobre prochain, après la réunion de vendredi matin.M.Côté est parti pour la masse et M.le maire doit partir prochainement pour un voyage de quinze jours aux Etats-Unis.Les autres commissaires ont reçu l’invitation de prendre de petites vacances à volonté.Il n’y aura pas non plus d’assemblée du conseil jusqu’au 12 octobre prochain.L’ENQUETE SUR L’ASPHALTE Le comité des échevins enquêtant sur les achats d’asphalte par la ville se réunira cet après-midi, à 4 heures, pour continuer cette enquête.LES VOLEURS DU PLAN D’après une enquête faite ce matin dans le bureau du maire, il appert que, la Sûreté connaît les noms des fonctionnaires municipaux qui ont fait disparaître le plan de l’égout collecteur de Notre-Dame do Grâce.Les voleurs sont suivis de près et des arrestations seront peut-être faites avant longtemps.COMMUNIQUE OFFICIEL FRANÇAIS Paris, 23 (3.07).— On a rendu public à 3 heures cet après-midi, à Paris, le communiqué officiel suivant : “lo Sur notre aile gauche, sur la rive droite de l’Oise, nous nous sommes avancés dans la région de Lassigny, où un violent engagement s’est livré.Sur la rive gauche de l’Oise, et au nord de l’Aisne, la situation reste la même.2o Au centre, entre Reims et la Meuse, aucun changement.Dans la région de Woevre, au nord-est de Verdun, et dans la direction de Mouilly et de Dompierre, l’ennemi a dirigé sur nous de violentes attaques, qui furent repoussées.Dans la partie sud de la région de Woevre.la ligne de l’ennemi .s’étend de Richecourt à Seicheprey et à Li-ron ville.3o Sur notre aile droite en Lorraine, et dans les Vosges, les Allemands ont évacué Nomeny et Ar-rancourt, et ont fait preuve de peu d'activité dans le pays voisin de Domevre.On annonce la prise de Jarolau, en Galicie, par les Russes.A LA FRONTIERE DE L’EST Washington, 23.— D’après des dépêches reçues aujourd’hui à l’ambassade française, l’aile gauche des Allemands en Lorraine a traversé la frontière française et a occupé de nouveau Domèvre, au sud de Blamont, et Nomeny et Dilme au nord de Nancy.Domèvre est à 11 milles de Tout; Blamont est à 18 milles de Lunéville; Nomeny est à 13 milles de Nancy.1,574 MARINS MANQUENT A L’APPEL Londres, 23.— D’après les derniers rapports, 1,574 officiers et marins anglais des croiseurs “Aboukir”, "Gressy” et “Hogue” manquent à l’appel.ON JETTE DES BOMBES EN ALLEMAGNE Anvers, 23.— Viâ Londres.— Le “Handelsblad” rapporte que Tat-taque faite par 5 aviateurs anglais contre les hangars où sont remisés des Zeppelins à Bickendorf, près de Cologne, a réussi.Les Anglais d’une hauteur de 1,500 pieds laissèrent tomber des bombes qui mirent le feu aux hangars.Quatre des aviateurs rcvinrçnt au point de départ, mais le cinquième fut obligé d'atterrir, parce que son moteur refusait de fonctionner.Mais ce fut en Belgique.SORTIE DES BELGES SUR BRUXELLES Londres, 23.— Le correspondant du “Telegraph”, attaché à l’armée belge, mande en date de mardi: “L’armée belge est sortie des remparts d’Anvers aujourd’hui tentant une attaque contre l’armée allemande basée sur Bruxelles.L’avant-garde échangea des coups avec les avant-postes allemands sur la route, à 13 milles de la capitale.” L’AFRIQUE-SUD S’ARME Capetown, Afrique du Sud, 23.— A cause de l’attitude agressive des Allemands, dans l'Afrique du Sud, le gouvernement anglais a demandé aujourd’hui 7,000 hommes d’infanterie montée, de plus.LES AUTRICHIENS BATTUS EN BOSNIE Nish.23.— Le bulletin officiel suivant vient d’être publié: “Après une lutte de neuf jours, les Autrichiens, dont les deux ailes ont été battues complètement, retraitent sur tout leur front de Liubovia à Losnitza.Les Serbes les poursuivent vigoureusement.Les colonnes serbes de Visegradc et de Bainabashta continuent leur marche en avant à l’intérieur de la Bosnie.” ¦è >:< * Londres, 23.Une dépêche à l’agence Reuter reçue de Ccttinje dit que les Monténégrins ont occupé, hier, Rogatitza, ù dix milles de Sarajevo.INCENDIE RUE SAINT-GERMAIN Un sérieux incendie a dévasté deux maisons de rapport, cet avant-midi, nu bout de la rue Saint-Germain, près des usines Angus.Douze familles ont été jetées sur le pavé et plusieurs autres logements ont été dévastés par l'eau et la fumee.A l'arrivée du capitaine Sarrasin les flammes poussées par un vent violent menaçaient déjà tout le quartier et une deuxieme alarme fut sonnée.Y répondirent le ehef-ad-joint Saint-Pierre, les sous-chefs Dagenais, Morin et Brière.KIMONOS en flannelle édredon, genre Empire, garnis avec navelure, toutes les grandeurs, pour dames.Valant $1.50, QQij» pour.waîî GOLFERS en laine, toutes les couleurs à la mode, avec ceinture, grandeurs pour l’âge fie 4 à 14 ans.Régulier, $1.25, BERÇANTE A BRAS EN ROTIN $2.75 Cette chaise est finie de couleur naturelle et solidement construite.Le siège a 18 pouces de largeur par 16% de profondeur.Le dossier a 25 pouces de hauteur et est fait TT K de barres larges entrecroisées.Rég.84.00, pour.^ Arm Tel.Est 7330-7331-637-3!) SAINTE-CATHERINE-EST, an*le Beaudry.MONTREAL Graphophones COLUMBIA Les Disques doubles COLUMBIA s’adaptent à tous les Graphophones à Disques.Ils sont plus durables, mieux finis et coûtent meilleur marché.Les aiguilles Columbia s'adaptent aussi à tous tes Graphophones à Disques.Prix : 75c la mille.CANADIAN GRAPHOPHONE CO., - 24a rue Victoria MORTELLE AGRESSION AU COURS D’UNE RIXE AVEC DEUX JEUNES GENS, M.ADELARD MORIN EST BLESSE ET EXPIRE QUELQUES MINUTES PLUS TARD.Au cours d'une rixe qui s’est déroulée, à 1 heures cet avant-midi, au coin des rues Sainte-Catherine et Marlborough, M.Adélard Morin, domicilié à 29, Marlborough, a été tue.Le défunt arrivait au coin de la rue Sainte-Catherine avec sa voiture, quand deux jeunes gens, Arthur Mar-cil, 197, rue Stadacona, âgé de 19 ans, et'Georges Souligny, 83, Pha-neuf, âgé de 18 ans, lui ordonnèrent d’arrêter son cheval.Morin sauta de sa voiture et les trois hommes en vinrent aux coups.Après quelques minutes de lutte, Morin tombait blessé sur le payé.Quinze minutes plus tard, il expirait.Le policier Fred.Blizzard, du poste No 11, arriva sur les lieux au moment où les deux agresseurs s’enfuyaient.Il vit le cadavre encore chaud de Morin dont la tête était entourée de bandages.Après une chasse assez mouvementée, l’agent parvint à arrêter Mardi au coin des rues Joiiette et Stadacona.Il amena sa prise au poste et retourna arrêter Souligny qu’il trouva chez ses parents, 83 rue Chambly.Bergeron accompagnait Blizzard.Le prisonnier Mardi a reçu des blessures à l’oreille et au fron t.D’après quelques renseignements vagues, il paraîtrait que le défunt aurait frappé l’essieu de la voiture en tombant, s’infligeant ainsi une blessure mortelle.Le cadavre a été transporté à la morgue pour enquête.CONSEIL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE Québec 23.— La session d’automne du Comité Catholique du Conseil de l’Instruction Publique s’est ouverte ce matin au Parlement sous la présidence de Thon, Boucher de la Bruè-re, surintendant de l'instruction publique.Le comité a approuvé !e livre de M.Labié Arthur Robert, du Séminaire de Qucbee, intilulé: “Leçons de logique”, pour les cours académiques des Ecoles Normales.Deux nouveaux inspecteurs d’écoles ont obtenu leur certificat sur rapport du bureau des examinateurs à cette charge.Ce sont: M.Léopold Langlois, de Québec, avec grande distinction, et M.Cuddihy, de Montréal, avec distinction.Il à été décidé d’amender l’article 30 des règlements qui a trait à la présence à l’école et à l’engagement des institutrices.Le comité a aussi décidé de faire une nouvelle refonte des règlements refondus du comité catholique, il y aura une autre réunion cet après-midi.La plupart des membres sont présents ou se sont faits représenter.APRES PETROGRODE New-York, 23.— La compagnie de navigation française Fabre vient de rayer le nom de "Germania” de la comic d’un de ses grands paquebots.A 1 avenir, ce géant îles mers s’appelle- SIR F.BENSON A SAINT-JEAN NJ.(Service de la Presse Associée) Saint-Jean, N.-B., 23.— Le général Sir Frederick Benson, chef du département de la remonte de l’armee impériale, était de passage hier dans cette ville pour y organiser son envoi de chevaux sur les terrains de la St.John Exhibition Association, qu’il a trouvé excellents pour cete fin.On croit que 4,000 chevaux seioni envoyés d’ici en Angleterre au mois d’octobre prochain.Le général Benson est parti hier pour Toronto.JOURMLJDYNAMITE Tonopah, Nevada, 23.—Les mi reaux du journal “ Bonanza ” onf été sérieusement endommagés par l’explosion de trois cartouches de dynamite placées au-dessosu du département des impressions.Tout un coin de l’immeuble a été détruit.Les troubles existaient depuis quelque temps entre la “ Western Federation of Miners ” et les “ Industrials Workers of the World ”.Le journal, dans une polémique très active, avait pris parti pour les premiers.LA PRÔHÎBmON ENVIRGINIE (Service de la Presse Associée) Richmond, Ve., 23.— Bien que la vraie majorité des prohibitionnistes ne soit pas encore connue, les chiffres actuels démontrent qu'elle ef aujourd'hui de 32,835.Cela signifie que l’Etat de Virginie, à partir du premier novembre 1916, sera gouverné par des lois favorisant la prohibition des liqueurs.ACCUSE PAR __SA FEMME London, Ont., 23.—Madame Charles Weston, décédée à l’hôpital, à la suite de blessures faites à la gorge à 1 aide d’un couteau, a pu avant de mourir accuser son mari comme étant l’auteur du meurtre.Ce dernier a été arrêté.ra le “Britannia”.DECKS A MONTREAL .DP AV DRV, Timothée, 72 ans, menu! nie Saint-Antoine, 403.HOl lUiONNlKRi;, Evelina Dcst chumps, ü2 uns, femme de Hoch Bout h'Çye.plombior, rue Uem.mtlgnv, 853.B-.RIHlAOlf-.Marcel, 5 mois, en d Alcide Berthmumc, peintre, rue Pic 4îi6.CHAPLEAU, Charles, 05 ans, typogra ave.Henri-Julien, 710A.CYR, Firmin, rentier, «S4 ans, rue î tinenu, 20.ROYLh.Romtfo, 2 mois, enfant de T Rovlo, ouvrier en meules, rue Colborne, 1)1 SABLON, Théotimc, 58 ans, cocher, i Plessis, 229.FORTIN Maurice, 1 mois, enfant dr se 295 >rt l1’ charpenticr» ruc Saint-Ami GFNKST, Simone et Gaétane, 15 Je enfants de Georges Gencst, journalier, Maisonneuve.U>2.LACHAPELLE, Joséphine Collins, 38 femme «le Wenceslns Lachapelle, journa rue La salle, 133.LA PL ANTE.Marcel, 1 mois, enfant r fred Laplnnte, journalier, rue Gadi LEBLANC, Clara, Ift ans, couturière, Savoie, 00.LElLKBL, Germaine, 5 mois, enfatr Simé°n Ledere, menuisier ,ruc Bour lilere, 20,?.Ml RPHY, William, 35 ans, contremn avenue Marin.54.NADEAU, Maria Jonglais, 21 ans, fer 249 mand ^ûclnu’ rue Del ILVNNLION, Gerald.0 ans, enfant iexaiHlre Panneton, mécanicien, rue de pe, .» la.l'OLT.rOT, Bnse-Atinn Thibnult, (.1 veuve de Thomas Poullot, machiniste, AtwntVr V68!»7'1'"”Phllr' 50 "n9- ’"H-’Hrf, 143306
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.