Le devoir, 7 octobre 1914, mercredi 7 octobre 1914
VOLUME V—No 235 DEUX SOUS LE NUMERO MONTREAL, MERCREDI 7 OCTOBRE 1914.Abonnements par la poète : Édition quotidienne ; CANADA ET ETATS-UNIS- .#3.00 UNION POSTALE.$6.00 Édition hebdomadaire : CANADA.#1.00 ETATS-UNIS.$1.50 UNION POSTALE.$2.00 Directeur : HENRI BOURASSA.Rédaction et Administration 5 43 RUE SAINT-VINCENT MOXTREA.I.TÉLÉPHONES : ADMINISTRATION : Main 7461.REDACTION : - - Main 7 460.FAIS CE QUE DOIS ! LES MISERES LOCALES Un article de l’“Evening News”.- Quelques réflexions d*actualité.UEvening News signalait lundi — en termes plutôt raides — un état de choses lamentable.On déclarait récemment, disait-il, au conseil d’administration de l’une des principales institutions de charité de la ville qu’à moins qu’on ne pût sensiblement augmenter ses ressources, celle-ci se verrait contrainte de restreindre sou champ d’action.Et, chose plus grave, le président de la réunion ajoutait qu’à raison des souscriptions prélevées pour les oeuvres de guerre, toutes les institutions de charité de Montréal sont à l’heure présente plus ou moins inquiètes de l’avenir.La situation dénoncée par le News est d’autant plus grave que chacun prévoit que l’hiver sera fort dur et la misère très grande.La guerre n’a malheureusement fait disparaître aucune des sources de souffrance qui absorbent d’habitude les ressources de la charité; elle en a ouvert d’autres dont la profondeur réelle n’apparaîtra que d’ici quelques semaines ou quelques mois.On peut facilement retracer les victimes directes de la guerre, les familles de réservistes ou de volontaires que le Fonds patriotique doit — et avec raison — soulager; mais les autres, ceux que l’interruption de tels ou tels travaux, les retranchements opérés dans les administrations commerciales ou industrielles, dans la domesticité même, priveront d’ouvrage, qui en fera le compte?Chacun peut, autour de soi, constater des cas lamentables — des pères de famille pourvus de recommandations excellentes, à qui leurs anciens chefs ont dit: Nous vous estimons beaucoup, mais nous sommes contraints de faire des économies, et qui battent aujourd’hui le pavé, voyant avec terreur approcher l’hiver, sans pouvoir retrouver d’emploi, etc.Montréal verra probablement cet hiver ce qu’elle n’a pas vu depuis longtemps, du moins dans des proportions pareilles: des pauvres honteux, qui habitent encore des logis d’apparence confortable, qui sont bien mis, mais qui n’ont plus le sou et dont la misère inattendue s’ajoutera à la misère en haillons, assez considérable, hélas! par elle-même.* # * Le News dénonce rudement les gens qui ont simplement transféré leurs souscriptions de telle ou telle institution de charité au Fonds patriotique et qui, s’assurant une réclame à bon marché par leur participation à une oeuvre à la mode (It is getting a little, cheap advertisement by giving to the “fashionable” fund of the moment at no extra expenses to the donors), privent les institutions anciennes des secours sur lesquels elles comptaient.Il les accuse de se conduire d’une façon extrêmement mesquine (To do so is to pervert the most splendid of all human qualities to the meanest of all uses), et il ajoute que ce sont probablement les mêmes “qui économisent aux dépens des autres.” Nous ne suivrons pas le News sur ce terrain.D’ailleurs, si nous nous étions permis de parler aiksi de certains des souscripteurs au Fonds patriotique, il est probable que l’on nous aurait déjà dénoncés comme des malfaiteurs publics, prêts à démolir les plus belles réputations et à jeter l’odieux sur les plus nobles gestes, et que le “crime” serait allé charger le dossier qui nous fera quelque jour pendre, haut et court, si le charitable désir que paraissent entretenir certains “patriotes” se réalise jamais.Mais il reste ceci qu’un besoin existe, un besoin dont la gravité s’accentuera de jour en jour, et pour la satisfaction duquel il serait illusoire de compter sur l’élan qui a secondé l’oeuvre du Fonds patriotique.Tous les mobiles—depuis la charité la plus désintéressée jusqu’au snobisme abject et au besoin de réclame (on doit pouvoir le répéter ^près le News) —• ont contribué au succès du Fonds patriotique; mais, pour soulager les misères ordinaires, pour aider les victimes indirectes de la guerre, pour maintenir une oeuvre qui ne sera pas fashionable (pour user encore du langage de VEvening News), on ne pourra compter que sur la charité.C’est beaucoup, c’est énorme — et nous admirons tout autour de nous les oeuvres magnifiques produites par la charité, par celle des petits et d.es humbles surtout; mais il impoirte, pour que la charité fournisse son plein effort, qu’elle soit éelairéeé et guidée, qu’on lui montre le but à atteindre et qu’on lui facilite les moyens d’y arriver.* * * Et cela ne dépasse point les limites du possible.Sans parler de nos concitoyens anglo-protestants, dont l’esprit de méthode est bien connu, nous avons chez nous les cadres, éprouvés par une longue expérience, d’une organisation de premier ordre: ce sont nos paroisses, avec leurs annexes: les conférences de Saint-Vincent de Paul, auxquelles M.Adélard Fortier se référait dans son reniarquable discours à la Chambre de Commerce.Presque tout ce qyi s’est fait de grand chez nous s’est appuyé sur la paroisse et pour la découverte des pauvres, pour leur soulagement discret et efficace, on n’a rien inventé encore qui vaille la Saint-Vincent de Paul.Nous n’avons ni le droit ni la prétention de tracer ici un plan d’action ou une ligne de conduite; mais on nous permettra bien de conseiller à ceux qui veulent, en faisant aux oeuvres de guerre leur juste part, aider au soulagement des misères locales, de se mettre en relations avec les conférences Saint-Vincent de Paul : ils y trouveront un noble et fécond emploi de leur activité et ils y apprendront peut-être des choses qui les étonneront.Cela ne les empêchera point de donner aux oeuvres qu’ils favorisent déjà, mais le surcroît de leurs offrandes ne saurait trouver une meilleure destination.L’organisation des secours devra être faite avec d’autant plus de soin qu’on ne saurait, encore une fois, compter pour le soulagement des misères locales sur le flot de souscriptions que d’autres ont recueillies.C’est, comme toujours, la multiplicité des petits ruisseaux qui fera les grandes rivières et la constance de l’effort qui en assurera l’efficacité profonde.Le cri d’alarme dont le News se fait l’écho montre que le temps presse.Du reste voici l’hiver, et nous savons ce que cela veut dire.Orner HEROUX.AYONS CONFIANCE L’impression des voyageurs de commerce qui reviennent de la campagne depuis quelques jours est décidément meilleure.Une bonne récolte, de bons prix pour les produits, une température m^fnifique ont fait renaître l’activité et triomphé, en partie du moins, de la crainte générale du début de la guerre.Les marchands ruraux achètent plus facilement et redoutent moins les perspectives de la morte saison.Dans les villes, cependant, l’hésitation persiste.Là, le commerce dépend beaucoup de l’industrie qui fait vivre les clients et dont l’avenir est moins certain.Ce sentiment peut être exagéré, mais il ne démontre pas moins combien la vie est généralement plus sûre à la campagne que dans les centres urbains, en temps de crise surtout.Il y a, en ef- fet, certaines industries locales dans la province, dont la production est réduite de moitié.On voit de suite quelle différence cela fait dans le budget des ouvriers de ces fabriques.Heureusement que la réaction commence, suscitée par les premiers intéressés à maintenir la production à son maximum.Le “Star” de Toronto signale le cas d’un fabricant de vêtements, de Toronto, qui a grandement contribué à raffermir la confiance de ses clients.La déclaration de guerre l’ayant encombré d’une avalanche de dépêches et de lettres demandant l’annulation de s commànAes données à ses agents, il refusa net et répondit par une lettre circulaire fort bien argumentée, où il démontré à ceux-ci qu’avec une bonne récolte qui allait mettre des centaines de ndllions en circulation, on avait tort de s’alarmer outre mesure et qu’il fallait plutôt se mettre à la besogne sans trop s’occuper de ce qui se passe en Europe.Le résultat a été prompt et extraordinaire.Les commandes ont été expédiées et, en quelques cas, doublées ; la fabrique fonctionne comme d’habitude ; pas un employé n’a été privé de son travail ni de la moindre parcelle de son salaire.Nous voyons que les principales maisons d’affaires de Halifax font de même : elles viennent de signer un appel à la confiance publique et à l’activité de tous ceux qui peuvent contribuer à la production générale.Sans tomber dans l’exagération et sans oublier que les circonstances demandent des devoirs particuliers de chacun, ayons confiance : c’est le meilleur moyen de traverser la crise sans trop en souffrir., J.D.BILLET DU SOIE.MENTEURS PUNIS L’Allemagne, c’est entendu, est une grande criminelle.Elle n’aura pas échappé au sort ordinaire de ceux que frappe la réprobation publique: nul ne met plus d'empressement à la lâcher que ceux à qui elle servait hier.A Paris, c’était une pratique commune que de changer son nom en lui donnant une assonance teutonne pour se bien poser dans le commerce et appâter la clientèle des pan-germanistes cossus.S’appelait-on Ménard qu’on renversait les syllabes et on devenait alors Herr Dra-nem; et de pleuvoir les pièces d’or à l’effigie du kaiser dans le coffre du germanisé de Paris! Mais voilà que, le lendemain de la mobilisation, comme on ne pouvait plus compter sur la clientèle d’outre-Rhin, il fallut songer, et promptement encore, à épargner ri sa devanture les outrages d’une populace qui recherchait les boutiques allemandes pour y passer sa fureur.Et les Dranem redevenus lés Ménard d’afficher de longues pancartes suintant le patriotisme, où ils expliquaient qu’ils n’avaient jamais cessé d’être François, et bons Français même, mais que c’était un truc, pour soulager de leur or les sujets de Guillaume.La même germanomanie suivie des mêmes, reniements brusques, par crainte des représailles, s’est manifestée chez nous.Une fabrique, entre autres, avait donné à ses produits un nom allemand; elle a cru bon de corriger ses affiches.La leçon devrait profiter.La franchise, dans le commerce comme en autre chose, évite des humiliations et procure quelquefois des encouragements sur lesquels on ne peut compter en se donnant des faux airs d’importation.Les gens qui ne sont pas des snobs — et les snobs sont par définition le petit nombre — achèteront toujours, de préférence, à valeur égale, un article fabriqué dans leur pays.NEMO.LA GUERRE La poussée franco-anglaise con tre les forces allemandes se poursuit dans tout le Nord et l’Est de la France.Les dépêches rapportent que, depuis quelques jours, il y a moins de pertes de vies, du côté des Alliés; ils laissent reposer leurs troupes en autant que le permettent les opérations.Par ailleurs l’on annonce que les Allemands tentent, sur les frontières de Belgique, de contourner le mouvement de flanc des troupes commandées par d’Amade, et de rompre les lignes de communication de cette aile de l’année française, il semble des plus certains aux Alliés que, dorénavant, l’invasion allemande en France ne soit plus à redouter et qu’il n’y aura plus de nouvelle attaque brusque sur Paris.Car, de Londres, une dépêche annonce que, sous peu de jours, le siège du gouvernement français, provisoirement transporté à Bordeaux lors de la marche fulgurante de von Kluck sur Paris, va revenir dans cette ville-ci.De nulle part, toutefois, l’on ne peut encore prévoir exactement à quelle date les Allemands auront pour tout de bon évacijè les coteaux de la Champagne et la région du Nord et du Nord-Est, et se seront repliés sur la Belgique, pour rentrer enfin dans leur bauge.Des journaux de Londres disent que les opérations* des Russes à l’autre extrémité de l’Allemagne et dans l’Autriche-Hongrie pourraient bien avoir sur la bataille des sept rivières une influence décisive, en obligeant les Allemands, s’ils subissent une défaite décisive en Prusse, à sortir précipitamment de France pour aller faire face à l’envahisseur venu du nord.Des économistes calculent déjà que, si les Alliés remportent la victoire complète sur les armées austro-hongroises, à la fin des opérations, l’indemnité pécuniaire exigée de l’Allemagne devra s’élever a une somme de 4 ou 5 milliards de piastres.Ces calculs1 semblent prématurés parce que l’hiver devra interrompre en grande partie les opérations et que l’on ne peut raisonnablement s’attendre à la fin des hostilités avant l’été de 1915, au plus tôt.LA BELGIQUE Comme la Belgique est le pays qui, jusqu’ici, a le plus souffert de la guerre actuelle, elle devra sans nul doute, si les Alliés triomphent, comme l’espèrent la plupart des nations civilisées, recevoir une large portion de l’indemnité exigée des Allemands.A l’heure actuelle, la Belgique voit encore les Allemands s’attaquer avec une furie sauvage à la ville d’Anvers.Aussi les ministres belges ont-ils demandé aux troupes franco-anglaises de tenter une diversion contre Anvers, afin de faire lever le siège de cette place forte, la dernière des villes de Bel- fique, avec Ostende, à n’avoir pas prouvé toutes les horreurs d’une occupation teutonne.Cette diversion paraît maintenant être l’un des buts que se propose d’atteindre .(offre, puisque certains corps d’armées françaises sont à peine à dix milles de la frontière franco-belge, à la hauteur de Lille; et, malgré un revers infligé par les Allemands aux troupes anglaises, dans cette région, la marche du général d’Ain ade, aux dernières nouvelles, s’y poursuit avec succès.C’est ce mouvement que tentent d’empêcher les corps de* cavalerie et d’infanterie allemands que l’on signalait, dans les dépêches de ce matin, dans la région de Lille, et par delà la frontière franco-belge.Il faut dire aussi que la Belgique a, jusqu’ici, payé plus lourdement que les autres belligérants son tribut à la guerre.Ici, il est intéressant de signaler la publication du Livre Gris de Bruxelles; il contient toute la correspondance diplomatique échangée d’une part entre Berlin, Londres et Par/s.et de l’autre, Bruxelles, avant la guerre.A noter surtout un communiqué du ministre belge à Londres, relatif à certaines démarches de sir Edward Grey auprès des représentants de Belgique, de Hollande et de Norvège, démarches dont il n’esl fait aucune mention dans le Livre Bleu anglais.Ce communiqué jette un nouveau jour sur l’attitude de l’Angleterre dès avant la guerre.11 intéressera ceux qui sont curieux de savoir ce qui s’est passé derrière la scène, à la fin de juillet et aux premiers jours d’août derniers.UN SECOND CONTINGENT LA guerre: E DE CHANG L’ennemi prépare une nouvelle agression contre la ligne anglaise.— Lei front au nord-ouest continue à s’étendre et il est, en conséquence, -impossible aux Alliés de reprendre le territoire sacrifié.—• Les attaques à laWoevre sont constamment repoussées.LE BOMBARDEMENT D’ANVERS AUGMENTE DE VIOLENCE La décision du ministère Borden d’expédier au plus tôt en Grande-Bretagne un second contingent canadien, fort de 22,000 hommes, vient d’être rendue publique.L’on savait, de manière générale, que de nombreux régiments canadiens partiraient au cours de ces mois-ci pour outremer.Mais on ne croyait pas qu’il y aurait de second corps expéditionnaire, levé et envoyé en masse.Les faits vont démentir ces prévisions.Et, d’ici au premier janvier prochain, il y aura donc eu y compris les 33,000 hommes embarqués ces jours-ci à Québec, au moins 55,-000 hommes enrégimentés dans les corps expéditionnaires canadiens.Ce ne sera pas tout.Car le communiqué officiel daté d’Ottawa porte qut> “le ministère se prépare aussi à organiser et à entraîner des renforts additionnels nécessaires aux denx contingents.” Il faut donc calculer que, la guerre finie, nous y aurons envoyé en tout de 75,000 à 80,000 hommes, peut-être 100,000.Les 50 millions votés par le parlement, en août dernier, seront à peine suffisants pour parer aux dépenses du premier corps expéditionniare et de ses renforts, jusqu’au 1er avril 1915.Il faudra donc, dès l’ouverture de la prochaine session fédérale, prendre pour le mois encore une cinquantaine de millions à même le trésor canadien, déjà passablement vide, pour subvenir aux frais du second contingent.Et si la guerre dure jusqu’à l’automne 1915, comme c’est fort probable, le pays ne s’arrêtera pas là.Il sera certainement nécessaire, à la prochaine session, de doubler les impôts extraordinaires, de trouver d’autres sources de revenus publics, de grever davantage les budgets particuliers, et, coûte que coûte, de trouver les 70 ou 100 autres millions que le Canada déboursera, en moins de 18 mois,—à part les 5 millions déjà votés—pour sa participation à la guerre actuelle.Il n’apparaît donc pas qu’il faille s’illusionner au point de s’attendre à voir fléchir, de manière sensible, d’ici à dix ans au moins le coût actuel de la vie, pourtant déjà si élevé, dans les villes canadiennes.Georges PELLETIER.ON RECLAME LA SEVERITE Les magistrats de la cour de Police ont reçu, ce matin, une lettre du procureur-général, à Québec, leur recommandant d’être très sévères pour les- vols et autres délits commis par des employés de l’hôtel des Postes, à Montréal.(Spécial au “Devoir”) Paris, 7.—La bataille au nord continue sans changement.C’était là| le seul renseignement que l’on pouvait obtenir aux*^quartiers-généraux de | l’armée, ce matin.On a reçu aucun détails des nouvelles forces allemandes qu’on disait être dans les environs de Lille.On admet partout actuellement que ces forces préparent une agression contre les lignes anglaises de communication à travers les villes de lal côte ouest.On admet, encore, qu’on a pris des mesures pour enrayer leur marche, mais naturellement il est impossible de rien savoir de précis à ce sujet.La rumeur voulant que l’entrée en France de ces nouvelles troupes a marqué un relâchement des attaques allemandes du côté d’Anvers, est qualifiée d’absurde.Ces troupes sont de première ligne et formées en grande partie par des corps autrichiens, et d’après ec qu’en ont vu les aviateurs, elles sont entrés sur le théâtre des hostilités par chemin de fer venant du côté de Cologne.Il se peut qu’elles arrivent de l’est ou encore de la Lorraine ou a cause du mauvais temps les opérations sont suspendues.On assure que le bombardement de la ville d’Anvers augmente de violence.Les canons allemands sont desservis par des réservistes de la marine.De fait depuis cinq semaines on n’a pas vu de troupes de première ligne en Belgique.Toutes les opérations dans ce pays sont exécutées par le Landstrum ou le Landwehr.La ligne de bataille au nord-ouest s’étend de plus en plus et en conséquence, il a été impossible aux alliés de regagner le territoire qu’ils avaient sacrifié jusqu’ici, pour des raisons stratégiques.Mais on s’attend ici à ce qu’un nouveau mouvement contre l’extrême droite du centre allemand se termine bientôt en changeant la situation et en donnant aux alliés un avantage appréciable.BULLETIN OFFICIEL DE PARIS Paris, 7.— Le communiqué officiel suivant a été publié à Paris, cet après-midi :— “A notre aile gauche, la bataille continue encore avec une grande violence.Les fronts opposés s’étendent à la région entre Lens, neuf milles au nord-est d’Arras et la Bassée (13 milles au sud-est de Lille) et s’allonge par des masses de cavalerie qui sont aux prises jusqu’à Armentières (neuf milles au nord-ouest de Lille et pratiquement sur la frontière belge).“Sur le front s’étendant de la Meuse à la Sonar , il n’y a rien à signaler.“Dans la région de Woevre, les ennemis ont fait un nouvel effort pour arrêter notre avance, mais cette attaque a de nouveau échoué.“En Russie, l’armée allemande, défaite dans la bataille d’Augustowo, qui a duré du 25 septembre au 5 octobre, a tenté d’arrêter la poursuite des Russes dans des positions préparées le long de la ligne de Wirbailen.A Lyck, les troupes russes continuent d’avancer, et dans plusieurs endroits elles ont pénétré en Prusse orientale.Pour résumer, l’offensive des Allemands contre les Russes a été arrêtée, sur le Niémen, par un échec complet accompagné de lourdes pertes.LES ALLEMANDS ADMETTENT AVOIR PERDU 300,000 HOMMES Londres, 7 (7 heures 25 matin).—Une liste officielle publiée à Berlin, dit une dépêche de Rome, porte les pertes allemandes en tués et disparus à 117,000.Les autorités admettent, ajoute la dépêche, que les pertes totales jusqu’à date sont d’au moins trois cent mille.LA MITRAILLE PLEUT AUTOUR DE REIMS Londres, 7.— Une dépêche au “Times” envoyée d’Epernay, France, annonce que la banlieue de la ville de Reims est encore soumise au feu constant des allemands qui cherchent à atteindre les batteries françaises.La frayeur des gens est augmentée par le fait que les aviateurs tentent avec des bombes de détruire la gare du chemin de fer.ils n’ont pas réussi jusqu’ici, mais on assure que l’un de ces projectiles a tué d’un coup 14 civils.L’INVASION AERIENNE DE L’ANGLETERRE LE COMTE ZEPPELIN S’Y PREPARE.— IL DIT NE PAS AVOIR OUBLIE L’ANGLETERRE ET QUTL LE PROUVERA BIENTOT, UNE FILLE A M.CHURCHILL Londres, 7.— Mme Winston Spencer Churchill femme du premier lord de l’Amirauté, a donné naissance à une fille aujourd’hui.Mme Churchill, autrefois Mlle Clémentine Hozier, fille de feu Sir Henry Montagu Hozier, a trois enfants: deux filles et un fila.Londres, 7.— Dans une dépêche de la Haye, le correspondant du “Daily Express” annonce que les journaux allemands parvenant en cet endroit indiquent que le comte Zeppelin est actuellement à Wilhelms-haven, sur la Mer du Nord, avec son état-major.C’est de cet endroit Rome,-7.— A mesure que le temps s écoulé, on comprend de mieux en mieux quelle est la situation en Italie.Le gouvernement n’a nullement 1 intention de se départir de la neu-! tralité voulue par tout le peuple, à moins qu’il ne se produise des événements de nature à menacer les I droits ou les intérêts vitaux du j pays.En même temps l’Italie ne songe ; pas à occuper Vallona, ou une autre ville de l’Albanie, à moins d’y être I forcée par l’intervention d’une puissance.I! est donc prématuré de ; parler de l’entrée en lice de l’Italie.; Le peuple semble se rendre compte : de la sagesse de l’attitude adoptée : par les autorités du royaume.Les manifestations faites pour forcer la main au gouvernement ont cessé.| La grande majorité des Italiens appuient maintenant le gouvernement.JOURNAUX AUSTROPHOBES SAISIS Rome, 6, via Paris, 7.— La police a fait saisir plusieurs périodiques! qui-contenaient des articles anti-autrichiens.On considère qu’ils vont à l’encontre de la neutralité gardée par l’Italie.Les auteurs des articles en question ont été poursuivis.UN APPEL EN FAVEUR DE LTN-! TERVENTION Milan, 7.— Le “Corriera della Serra”, d pds ; 3e, C.Delâge, 304 pds.12ème course.—Frapper la balle.— 1er, A.Jetté, 355 pds ; 2e.T.Lanctôt, 320 pds ; 3e, V.Rose, 307 •pds.Liènie course, 50 vgs.—Dames du e, comité,—Ire, Mme Latendresse Mme .1.S.Lavcrdure.I4éine course, 50 vgs.—Pour da mes et jeunes Filles—Ire, Mlle Filia-Irau t ; 2e, Aille Claire Racine : 3e, Mlle Carrière., Lamie course, 50 vgs.—Demoiselles, 15 ans et moins.—Ire, Mlle Pelletier ; 2e, Mlle Hogan ; 3e, Aille Saint Aubin.Rieine course, 50 vgs.—Carrons, 15 ans et moins.—1er, M.F.Hébert 2e, A.Saint-Ongc.GENEREUX DONATEURS et RESULTATS DES COURSES 1ère course, 100 vgs.— Membres du comité.—1er, E.I.atondresse ; 2e, A.Bray ; 3e, O.Lanctôt.—Temps, 15 secondes., 2ème course,100 vgs.Membres du comité “ Garçons ”, 1er, J.Paré ; 2e, C.Delage ; 3e, V.Desautels.— Temps, 12 secondes.3ème course, RIO vgs.—Hommes gras.—1er.A.Nusy, 190 Ibs : 2e, A.Bray, 213 Ibs ; 3e, Théo.Lanctôt, 182 Ibs.—Temps.15 secondes.4ème course, 100 vgs.—Hommes de police.—1er, M.Chieoine ; 2e, R.Pigeon ; 3e, Z.Sigouin.—Temps, 14 secondes.Sème course, 220 vgs.—Joueurs du club de base-bail d’Ahuntsic.— 1er, C.Delâge : 2e, V.Rose ; 3e, A.Jetté.—Temps, 20 secondes.MM.R.de Grandpré et Fi.Lièvre, coupe en argent; M.J.B.Drapeau, de la Maison A.E.Mallette.1 caisse Champagne; Maison Reinhardt & Co., bronze “Christophe Colomb”; M.C.des Trois-Alaisohs, | porte-parapluie en cuivre; M.Fred Rorillon, tabagie en argent: AL J.A.E.Gravel, “Carving Set”; M.R, Thibault, boîte de Champagne et car-! tes a jouer; Mme T.Bastien, brorw ! ze; Maison Lamontagne Liée, sacoche fie voyage; Al.Geo.Lebel, bronze; .Maison Beauchemin, “Nain .Tau j ne” et jouets parisiens; AL Emery [GuilbaulL boite de cigares; Murphy Bros., boîte de cigares; AL J.C.La-verdure, cuiller en argent; Al.Hce-; tor Paiement, tabagie; MAL Hudon et Orsali, théière en argent; R.Dun-; can, bill.; L.P.Corbeau, trousse | de voyage; M.Louis Latendresse, 3 ! bouteilles de Vin Tonique; Club des | Alillomrares, baromètre; AL Alf.|Kaves, porte-bijoux; J.Barsalou et j Cie.cuiller en argent; M.J.E.Aïo-rin, tabagie; M.Benoît, curé, bron-.! ze; M.Ludger Gravel, cadran en ipies-niidi j(n); M Hector Quévillon, set .barbe; Dame Zotique Sénécal, porte-monnaie en argent; Maison Da-.,,1,.,, •.' XIH- hoite de cigares; Pharmacie adresse | standard, boite de parfum; M, | TJiéo.Lanctôt, bronze; Al.Allanbry, | raquettes; M.J.H, Bert ie /1.plà 1 tcau; M.Glackmeyer, boite île ei-! gares “Champagne”; M.A.Al.La-(frenière.canard; M.Walter Coffin, longue-vue et cartes; M.John Jameson.1 caisse liqueur; Maison Bourdeau, 1 chapeau; R.Blouin, boîte de cigares; une pipe en bois de rose et ambre par un ami; M.A.Bray, boîte de bonbons; M.J.A.E.Gravel, boîte de bonbons; M.Paré, boîte de bonbons.Jean BONS EN ARGENT M.F.Bastien, $25.00; M.Geo.Ec-bcl, $25.00; M.Lecavalier, $5.00; M.S.Laperle, $5.00; La Mutualité Foncière, $5.00; M.Ali,x.Langlois, $5.Une grande quantité de jouets offerts par différents amis du “Club îles Amusements” ont été distribués aux petits garçons et aux fil luttes, qui ont pris part aux diffé-rentes courses de l’après-midi.Ce tournoi athlétique qui servait en même temps tie cloture aux amuse-j ments d’ete a Ahiin'i ic, a remporté! un succès dont doivent être fiers) les organisateurs.AUX COURSES DE BOWIE Voici les résultats des courses d’hier : 1ère course, 2 ans, à réclamer, 5 1-2 furlongs : 1.Carrie Orme 100, Howard, 4 à 1, au pair, 3 à 5 ; 2.Sunno 104, Nicklaus, 9 à 10, 7 à 20 et I à 5 ; 3.Harlequin 104, Nolan, 30 à 1, 10 à 1 et 3 à 1.Temps, 1.08 3-5.Jack Marlow.Easter Boy, Nellie C, Elasticity, Ossary Maid et Palermo ont aussi couru.2ème course.3 ans et plus, à réclamer, 5 1-2 furlongs : 1.Luria 114, Watts, 5 à 2, au pair, 1 à 2 ; 2.Elmahdi 107, Right mire, 7 à 1, 5 à 2, au pair ; 3.Ida Lavinla 107, Nolan, 4 à 1, 8 à 5, 4 à 5.Temps 1.08 4-5.( Shadraeh, Kedron, Aliss Sherwood, Joe Knight, Royal Onyx et Be Loyal ont aussi couru.3ème course.3 ans et plus, à réclamer, 5 1-2 furlongs : ; 1.Colors 104, Connors, 9 à 20, 1 à 10, 1 à 20 ; 2.Elizabeth Harwood 110, Booker, 20 à 1, fi â 1.5 à 2 ; 3.J.H.Barr 112, Nolan, 10 à 1, 5 à 2, au pair.Temps, 1.08 1-5., Surpass Cooster, Faithful, Dustpan et Capt.Elliott ont aussi couru.4èmc course, 3 ans et plus à réclamer, 6 furlongs : 1.Batwa 112, Nicklaus, 15 à 1, fi 5 1, 2 à 5 ; 2.Dr Dougherty 109, Nolan, lo à 1, 4 à 1, 3 à 2 ; 3.Chilla 106.Jones, 20 à 1, 6 à 1, 8 à 5.Temps, 1.14 2-5.Spohn, Sigma Alpha, Proclivity, Fathom et Ancon ont aussi courp.5èmc course 3 ans et plus à réclamer, 1 1-16 mille : , 1.Jack Laxson 108.Troxlcr, 15 à 1, 8 à 1, 8 à 5 ; 2.Col.Holloway 111, Nicklaus, 3 à 5, 1 â 3 ; 3.Patty Began 100, Lauder, 10 à 1, 3 à 1.6 à 6.Temps, 1.50 4-5.Robert Oliver, Dr Charcot, Nct- maker, Moonlight et Michael Angelo ont aussi couru.Oènie course, 3 ans et plus, é réclamer.fi furlongs ; L Supreme 103, Condors, 11 à 5, 7 a 19 ; 2.Mater 101, Ambrose, 9 à 5, 7 a 10 ; 3.Armor 108, Howard, 7 à 1, 2 à 1, 0 à 10.Temps.1.21 1-5., Rcquiram, Strite et Dr R.L.Swa-renger ont aussi couru.A LA PISTE DE H1LLCREST Toronto, 7.— Les amateurs :1e courses de cette ville assistent toujours nombreux aux grandes courses de Hillercst.La petite piste semble aimée des amateurs.Voici les résultats d’hier: 1ère course, $300, 3 ans et plus, 5 furlongs: 1er Tempy Duncan, 100, Carter, 4 à 1, 2 à 1; 2ètne Prince Chap, 116, Foden.2 à 1 et 1 à 2; 3ème Little Ep 108, Acton, 2 à 1 et 1 a 2.Temps 1.01.Tee May, Stare, Dora M.Lutz, Travel Light, Gallant 1 irate et Expatriate ont aussi couru.2ènie course, $300, 3 ans et plus, 5 furlongs: 1er Delightful, 117, Malsh.2 à I et 2 à 5; 2ème Maud Ledi 113, Goines, 15 à 1, fi à 1 et 3 a 1; 3ème Swift Sure 117, Kelsav 8 a 1, 3 à 1 et 3 à 2.Temps, 1.00 4-5.Montreal Oorbie, Wolfs Rath.Cap Nelson, Miss Dulin et Rocky O-Bnen ont aussi couru.3iètne course, $300, 3 ans et plus 7 furlongs: 1er Barn Dance, 115, Dcavenport, 5 à 2 et I à 2; 2ème \ anker, 815 Meripole, fi â 1, 2 à 1; 3ème Leialohn, lia, Grand, 3 à 1 et 1 a 2.Temps, 1.13.Miss Christie, Grecian Rend, Shorty Northcut, Airs.Lally, Plain Ann et Oxer ont aussi couru.4ème course, $300, 3 ans et plus, 1 1-lfi mille: 1er King Radford, 106, Acton, 2 à 1 et 1 à 2; 2ème Thomas t A o ® © ©©a© If! «mi; UKE Vâusseivu duntrôd de 1&.ftotte evnclause eSSSS?"" .zzzz ******* *WM*00***0**0**0, Hare, 105, White, 2 à 1 et 1 à 2; 3ème Cole, 111, Cummings, 3 à 1 et 1 à 2.Temps, 1.53.Banjo Jim, King Cotton, Fl) I a Granc, Mark A.Mayor et Leamence ont aussi couru.5ème course, $300, 3 ans et plus, 5 furlongs: 1er Field F'loxver, 112, White, I à 1; 2 à 1; 2ème Fnele Dick, 102.Aleripole, 5 à^2 et 1 à 2;, 3ème Daylight, 115, McCullough, (i à I, 2 à 1.Temps.1.01.Brightstone, | Cloak Ynca et Athabascan ont aussi couru.fième course, $300, 3 ans et plus, 5 furlongs: 1er Parcel Post, 108, Russell, 2 à 1 et 1 â 2; 2ème Frid-get, 115 Foden, 6 à 1, 2 à 1; Sème Free, 115, Kelsey, 3 à I et 1 à 2.Temps, 1.00.Miss Felix, Etchlda.Quartermaster et Imprudent ont aussi couru.7èmc course, $300, 3 ans et plus, 7 furlongs: 1er Autumn.115, Watts, 2 à 1 et t à 2; 2èine Sarolta, 115, White I â 1, 2 à 1; Sème Scarlet Letter, 106, Acton, 4 à 1, 2 â 1.Temps, 1.31.Ratigan, Annex, Syke-sie, Busty Coat.John C.Weaver, Anavri ont aussi couru.Sème course, fi 1-2 furlongs: 1.Brandywine, 118, Carter, 4 â 1, 2 à 1, au pair; 2.Wavering.115, Griller, 8 a 1, 3 à 1, 3 à 2; 3.Martv Lan, 111, Foden, 4 à 1, 3 à 2.2 à 3.Temps, 1.24.General, Blue Jay.Pierre Dumas et Fort Monroe ont aussi couru.9ème course, fi 1-2 furlongs: 1.Queed, 115, Griner, 3 à 1.au pair.1 â 2; 2 Barrette, 112, FoFden, 3 à 2, 2 à 3; 3.Dicie Jackson, 115, Alc-ole, fi_ à 1, 2 à 1, au pair.Temps, Laird O’Kerkealdy.Protagoras.Abdul, Irish Kid et Van Bu ont aussi couru.LE MEETING DE LAUREL Duenner, Song Field et Wool ripob 1.25.Laurel, Ind., 7 — Pebbles a gagné le s.aivc Annapolis bier après-midi.Voici les résultats des courses : 1ère course, 3 ans el plus, $500, fi furlongs L Lohengrin, 113, Steward, $6.50, $3.70, $3.50 ; 2.J.J.Lillis, 108, Hopkins, $21.20, $12.80 ; 3.Water Lily, 104, Davis, $5.00.Temps, 1.13 1-5.Parlor Roy, Captain Ben, Undaunted, Halpenny ont aussi couru.2ème course, steeplechase, maidens de 3 ans, $500, environ deux milles -— 1.Blakenburg, 145, Baynes, $3.60, $2.70, $4.00 ; 2.Pons Asinnrmn, 145, Bowser, $3.50, $3.60 ; 3.Aberfeldy, 132, Franklin, $20.40.Temps, 4.21.Senegambian, Brownie Girl, Cynosure ont aussi couru.3ème course, 2 ans, $50, fi fur-! longs 1.Gnat, 116, Bord, $3.10, $2.90, $2.10 ; 2.Change, 100, Mâtlsses qui peuvent être nécessaires pour la mise eu opération des susdites entreprises ; Acheter, acquérir, posséder et vendre, céder et transporter les actions, debentures et autres valeurs de toute compagnie ou corporation engagées dans le commerce que cette compagnie est autorisée ù exercer ou faisant toutes affaires pouvant être conduites pour le bénéfice de cette compagnie ; Faire et exécuter tous les autres actes et choses qui peuvent être utiles ou paraître avantageux pour mener à bonne fin aucun des susdits objets, sous ie nom de "The Fruits Purveyor Company Limited,’, avec un capital social de $30,000, divisé en 1200 actions de $23 chacune.loi principale piece d’affaires de la corporation sera en la cité de Montréal.Daté du bureau du secrétaire de la pro-vmee, cc vfngt-deuxième Jour de septembre C.-J.SIMARD, Sous-secrétaire de la province.Le public amateur de lutte sera vraiment en ébullition ce soir, au Pare, Sohnier.Nous souhaitons qu’il s'y rende nombreux, car il constatera de visu, que Jimmy Esson “est de taille” à remplacer Cazeaux sous tous les rapports.Tel qu’il a déjà été dit, l’Ecossais est un maître de la lutte libre et ne concède jamais rien à son adversaire.Il débuta dans ce genre de sport alors qu’il était constable à Glacgow, Ecosse, et parut pour la première fois en public, à Paris.Les journaux d’outre-Manche s’accordent à dire que rien ne lui est comparable quand il s'agit de taper dur et ferme pour triompher.Ce pauvre Santelli aura donc à qui parler “une fois de plus”.Le Grec n’est sûrement pas homme à s'effrayer et répondra du “tac au tac”.Esson nous | arrive couvert de lauriers récoltés ; au cours du dernier tournoi de Paris, où il a tombé le fameux lutteur Johnson.Paradis et Billiter seront également mie grosse part de l’intérêt de la séance.Paradis veut à tout prix dissiper la mauvaise impression qu’il a créée en sc faisant tomber par Plourde et c’est de plus pour avoir des droits à une autre rencontre avec Tremblay qu’il travaillera ferme pour triompher.OÜ ILS JOUENT AUJOURD’HUI i AMERICAINE.New-York à Philadelphie.Washington à Boston.L’OUVERTURE DE LA SAISON DU BIG FOUR ELLE AURA LIEU SAMEDI PROCHAIN DANS L’UNION INTERPROVINCIALE.— LES ROUGH-RIDERS SE PREPARENT AVEC SOIN EN VUE DE LA JOUTE DE LUNDI POUR LE CHAMPIONNAT DE L’UNION D’ONTARIO.La campagne annuelle au championnat de l’Union Inter-Pi/tvincia-îe sera inaugurée samedi après-midi.L’équipe Montréal et les Ottawa se rencontreront au parc Lansdow-ne et les Tigers de Hamilton envahiront la Ville-Reine pour donner une leçon de choses aux Argonauts.Nombreux sont les sportsmen oui croient que les clubistes montréalais vont se révéler de taille à défaire l’équipe locale.Les Montréal ont montré, samedi dernier, de quel bois ils se chauffaient, lorsqu’ils ont tenu les fameux Universitaires du McGill à un score de 6 à 0.ROUGH RIDERS VS MiKHLL En prévision de leur grande rencontre de lundi prochain avec l’équipe rugby de l’Université McGill et de leur course au chatrÇpionnat de l’Union d’Ontario, les Rough Riders d’Ottawa se sont livrés à une autre bonne pratique, samedi après-midi, à l’Oval de l’Université.Plusieurs nouveaux joueurs étaient en iice pour la première fois.Nagle n’a pas endossé la livrée de l’athlètèe, mais s’est rontente d’un léger exercice.Bert Cilligan, un autre pilier du club de l’Univer-sité, a fait son apparition sur le terrain.Les autres joueurs en lice étaient: le Dr Connolly, Martin Kilt, Jim Kennedy, Jack Williams, Charlie Connell, Dalton Schedule, Quackenbush, Billie Taylor, W.Ingam, R.Lschaine, Lornie Pelton, Steve Proulx, W.N.Graham, Jack Terrance, Stuart Robertson, A.Steers, Adams, Jack McElligott, Holligan, Laverdure, Bert Gilligan, Bochnier, Rock McDonald, etc., etc.Assez de joueurs étaient présents pour permettre l’alignement de deux équipés de quatorze joueurs.La pratique de samedi a mis en évidence la grande force des Rough Riders sur la grande ligne d’attaque.Apparemment, ce ne sera pas à ce departement de l’équipe que les Rough Riders pourront attribuer leurs défaites, cette saison.Les Rough Riders peuvent s’estimer fortunés d’avoir encore deux semaines pour compléter leur entraînement avant la première joute dans l’Union d'Ontario.Ceci leur permettra d’être en grande forme pour soutenir un combat entre les équipes bien aguerries des Toronto Rowing and Athletic Association et du Hamilton Rowing Club.et retira 14 hommes au bâton et •n’accorda que deux coups réussis.H.Pelletier au s.s., O.Thomson au bâton, furent les points sensationnels de la partie.Jamais le score ne fut douteux, ear le jeu scientifique du Canada semblait magnétiser les joueurs du Cherrier.Score par innings: R.H.E.Canadien .0t040I2()x—8 tl 2 Cherrier.010000000—1 2 3 Batteries.— M.Peachey vs M.Payan ; N.Desmarais, O.Dupuis, F'.Laporte.Arbitres, M.Sonroy, M.Taylor.Durée de la partie, 2.05.Le Canadien aimerait a rencontrer n’importe quel club de la province (amateur ou semi-professionnel) de préférence les clubs les plus forts de la ligue de la Cité.S’adresser au gérant, L.Pavon, 758 Ave.Papineau.Main 5660, de 10 à 4 hrs.Le soir, St-Louis 8898.LES JOUTES D’HIER NATIONALE Brooklyn, 3-3; Boston, 2-7.New-York, 5-0 ; Philadelphie, 1-8.1.AMERICAINE New-York, 2; Philadelphie, Boston, 8; Washington, 4.FEDERALE Buffalo, 3; Brooklyn, 1.Kansas City, 1-5; Chicago, ^ Baltimore, 11-1; Pittsburg, Indianapolis, 7; St-Louis, 4.VINGT COUREURS SE DISPUTERONT LESBOURSES LKENCTNTLBEB™TBLES,'fLui HAIMDES CHAUFFEURS AMERI-CAINS.VICTOIRE DU CANADIEN INC.Devant une assistance de 2,000 personnes, Le Canadien a déclassé le fameux Cherrier sur son propre terrain par le score de 8 à 1.M.Penchey lança une grande partie Les promoteurs des grandes courses de dimanche et de lundi nu Pare Delormucr sont en train de préparer un programme comme il aura rarement été donné au public de Montreal don voir.M.Honoré Lafleur est parti lundi pour Albany, N.-Y afin de rencontrer plusieurs coureurs de marque et de retenir leurs services pour les prochaines courses au Parc Delorlinier.L’intention des promoteurs est de presenter au public une phalange d étoiles.Les meilleurs chauffeurs canadiens, Laviolette, Tuft, Anctil, et les autres, auront à se mesurer contre les meilleurs chauffeurs américains.Il n’y a pas moins de huit coureurs en automobiles et douze sur motocyclettes.C’est dire que nous verrons des épreuves contestées et excitantes.La piste est maintenant en bon était et les coureurs poliront donner la mesure de leurs qualités de vitesse lorsqu’ils entreront en piste.A dimanche au Pure Delorinifer.FEDERALE.Kansas City à Chicago.St-Louis à Indianapolis.Pittsburg à Baltimore.Brooklyn à Buffalo.LES COURSES DU GRAND CIRCUIT QUATRE RECORDS ONT ETE BRISES HIER A LEXINGTON.—PETER VALO GAGNE LE FUTURITY.Lexington.Ky., 7.— Une grand?foule a vu briser quatre records aux courses d’hier dans le Grand Circuit.Peter Volo en gagnant le Futurity de $14,000 a descendu le record de cett?course à 2.03 1-2, a établi un record pour la troisième épreuve, la plus rapide courue par un trois-ans.et a de plus un record pour la course de trois épreuves faite par un cheval de n’.m porte quel sexe.Voici les résultats de l’après-midi: Classe 2.09, trot, 3 dans 5, $1,0(X, 3 épreuves députées lundi.— Tommy Hom, Owen Lizzie Brown, Andrews.MayMac, Dery-der.Oakdale, McDonald .Peter Billiken, Nickols .Atlantic Express, Dickerson.3 Country Tramp Ilorine .Peter McCor-marck, Schu- 2 8 1 1 2 3 1 1 6 7 5 3 1 2 8 2 8 2 1 2 3 5 1 2 3 4 4 4 7 3 3 4 5 6 6 9 7 4 7 Judson 1er .Cox .Parclffe, Carthy Grattan Geers Girl, 6 4 4 11 Mc- Boy, ret.10 9 10 ret.ret.11 10 11 Temps: 2.07 1-4, 207 3-4, 2.08 3 4, 2 04 1 2, 2.06 1-4, 2.08, 2 08 1-2.Ciasse 2.14, trot, 3 dans 5, $1,000.— Harry J.S., Andrews .Amiral, Nickols Silk Hat, Dodge .Belsona,Young Irving Heart, Derider .Virginia Brooks Valentine .Peter Sims, Lazell .Blue Feather, Cox.June Red, Chandler ., Homes take, Thomas .3 3 3 4 4 5 3 8 8 8 5 5 4 4 6 10 t 10 9 7 7 7 10 9 ret.Temps: 2.11 1-4, 2.09 1-4, 2.07 3-4 2.08 1-4, 2.13 3 4 2 09 3-4, 2.10 1-4.Kentucky Futurity, trotteurs, de 8 ans, 3 dans 5, $14 000.- Peter Volo, Murphy .1 1 t laie Axworthy, Andrews .2 2 3 Lady Wanetka, Cox .Ortolan Axworthy, McDo 3 3 2 nald 4 4 Temps: 2.07 1-4, 2 06, 2.03 1 2.4 The October Prize, free trot.2 dans 3.$1,500.— for all de Joan McDevitt 1 i Ross B., Wright Temps: 2.04 1-4, 2.04 1-4 2 2 Classe 2.14, amble, 3 dans 5, $1,000, non terminée.— The Assessor.McMahon.6 i 1 Fred Mack, Glassock .1 2 6 T.Ç.S.Murphy 2 5 5 Wi.kie Elder.Hedr'ck .8 6 2 Shade Line Owen 12 3 3 Lillian T.Wilson 3 4 4 Blue Line, Ruble 4 7 7 Nelda Schnell, Garrison .9 8 9 Stiletto Pratt, Pratt .10 10 8 Temps: 2.05 3 4, 2 04 1-2, 2.06 1-4. 8 LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 7 OCTOBRE 1914 VOL.V.— No 235 Le temps qu’il fera j Vents modérés du sud et du sud-ouest.Généralement beau et plus chaud, aujourd'hui et demain.LAVAL A LA CATHEDRALE CEST UNE MALEDICTION INCULPE DE MEURTRE CONCORDIA SAUTERA ! Bulletin d’après le thermomètre de Hearn et Harrison.35 rue Notre-Dame Est.R.de Mes lé, gérant.Aujourd’hui maximum.55 Même date l’an dernier.67 Aujourd’hui minimum.• 35 Même date l’an dernier.47 BAROMETRE — 8 h.matin.30.26 ; 8 h.matin, 36.21 ; midi, 30.20.NOS ETUDIANTS ET LEURS PROFESSEURS ASSISTENT EN CORPS, CE MATIN, A LA MESSE TRADITIONNELLE DU SAINT-ESPRIT.— ALLOCUTION 5>E M.LE PRINCIPAL DU COLLEGE KNOX DIT QUE NOUS N’AVONS QUE FAIRE DU MILITARISME: “C’EST UNE MALEDICTION ET NOUS TENTIONS DE NOUS EN LES JURES DU CORONER DECLARENT ANGELO MAGRAVITE CRIMINELLEMENT RESPONSABLE DE LA MORT D’ARTHUR LEDUC, ASSASSINE EN PLEINE RUE UN MAUVAIS PLAISANT MENACE , DE BOMBARDER L’HOTEL DE VILLE SI ON N’Y PLACE PAS UN DRAPEAU ALLEMAND.— M.VANDELAC REMPLACE M.MAR- JEUDI, LE S OCTOBRE Sainte Brigite, veuve.Lever du soleil.6 h.5.?Coucher du soleil, 5 h.30.é Lever de la lune, 7 h.7.é Coucher de la lune, m h.48.é Dernier quartier, le 12, à 4h.39 m.du matin.L’AUBE CHARTIER.“ SOYONS DISTINGUES ” ! U SITUATION A 1 HEURE « } Précis des dépêches aujourd’hui.1— * On se bat depuis 26 jours le long des rivières du nord de la France, ci la fin de la bataille semble aassi éloignée qu'elle le paraissait il g a deux jours.Le mouvement tournant des Alliés semblait alors constituer une menace dangereuse pour l’armée du général Von Flack.Aujourd’hui cet habile général, ayant reçu des renforts on ne sait d’où, cherche à son tour à prendre les Anglais et les Français en flanc.Celle manoeuvre, croit-on, ici, décidera du sort de lengagement et .seuls les témoins oculaires peuvent en apprécier entièrement la portée.En même temps le général Von Kluck s'est efforcé de faire une trouée à travers la partie du centre des Alliés, qui s'étend à gauche de l.assigny.D'après le communiqué français, celte tentative a échoué, mais elle se renouvellera incontestablement, et dans le cas où elle réussirait, l’aile gauche des Alliés devrait se retirer vers la rôle pour échapper à l'étreinte aes Allemands qui s’avanceraient simultanément au nord et à l’est.Le combat, dans cette région, dit-on dans le communiqué, est de plus en plus violent.Il doit s’étendre jusqu’à Anvers, croil-on, dans celle ville.Ce qui contribuerait le plus à faire lever le siège d’Anvers, ce sérail le succès du mouvement tournant lente par les Français sur l’Oise.Xi les comntandanls allemands ni les chefs de l’armée française se réclament un succès définitif.De fait, les Tenions annoncent qu’il n’est résulté rien de définitif des attaques et des contre-attaques qui se font entre Lille et Raye, par Lens, Arras et Albert.Les Autrichiens et les Allemands prétendent avoir fait subir un échec aux liasses, mais ces derniers comme toujours, le nient.Aux quartiers-généraux allemands à Berlin, on annonce que les Tenions ont scu-lement arreté les mouvements offensifs des Moscovites dans la Prusse orientale, mais encore ont attaqué avec succès les Russes près de Suwalki, le théâtre de récents et nombreux combats.Plus loin au sud, le long de la Vis-tide, les armées autrichienne et al-\ lematide, dit-on, ont fait déloger les i Russes des positions retranchées qu’ils occupaient entre Apatoiv et Ostrowiec, firent prisonniers plusieurs soldats et prirent force canons.Les Autrichiens prétendent également avoir remporté des succès en Gatlicic.D’autre part, on répète que les Russes s’avancent constamment à l'ouest et au sud.COURS DE DICTION L’ouverture des cours de diction de Mlle Saint-Jean aura lieu ce soir, à 7 heures 30, à la salie No 10, au Monument National.—V- AU MONT - ROYAL Nous attirons l’attention de nos lecteurs et lectrices sur l’annonce du magasin Mont-Royal qui paraît aujourd’hui en page ô.Ce magasin si populaire dans toute la partie nord, offre une série d'articles à des réductions remarquables.De plus, en apportant le coupon qui paraît au lias de l’annonce, vous aurez droit à une réduction supplémentaire de 10 pour cent.Nous ne saurions trop encourager nos lecteurs à profiter de cette aubaine.LE PEUPLE FRANÇAIS ESUMERVEILLEUX (De notre correspondant! Ottawa, 7.— Un extrait d’une lettre du commissaire canadien à Paris à M.L.P.Pelletier, se lit comme suit: “Dites à nos compatriotes que le peuple français est merveilleux.“Les braves et courageux régiments anglais font l’admiration partout et je suis persuadé que les nôtres feront la même impression.“Je viens justement d’être informé par M.Perley que la question d'avoir un hôpital canadien à Paris a définitivement reçu sa solution.Je suis très fier de recevoir cette nouvelle.C’est ce que rom devait faire et l’on ne pouvait le faire d’une façon plus courtoise.” Ce matin avait lieu à la Cathédrale la Messe du Saint-Esprit, devant toutes les facultés de l’Université Laval et le corps des professeurs.T.es étudiants, en se rendant à la Cathédrale, étaient accompagnés d’un corps de cadets du C.O.T.C., et de la fanfare des étudiants.Celle-ci, devant le monument Edouard Vit, s’arrêta pour jouer le “God Save the King” et devant la Cathédrale attaque “O Canada”.Avant la messe, Mgr Bruchési excusa l’absence de Mgr Dauth, vice-recteur de l'Université Laval, (pie ses travaux empêchaient d’être présent.El il termina son allocution en rappelant le mot de Rayignan : “Mes amis soyons distingué!” nu’it espère toujours voir mettre en pratique par les étudiants.Le choeur de chant, composé d’ecclésiastiques de la Faculté de Théologie exécuta le “Vcni Creator” au début de la messe, ainsi que plusieurs autres chants sacrés, parmi lesquels une prière pour Sa Sainteté Benoit XV.L’allocution fut prononcée par M.l’abbé Emile Chartier, le nouveau secrétaire-conjoint de la Faculté des Arts.Le prédicateur pose d’abord ce quadruple fondement: que le tempérament français est essentiellement fait pour le prosélytisme; que son apostolat doit être catholique; (pie le peuple eanadicn-français, continuateur de la France dans le Nouveau-Monde, a pour mission de l’y exercer; qu’il appartient aux élèves do nos universités de former en eux cet esprit d’apostolat, puisque, élite de la nation, ils devront plus que personne s’en inspirer.Il explique alors par quels moyens les étudiants de l’Université, connue lois, peuvent sauvegarder leur tempérament catholique et français.Issus de Français, ils doivent posséder le caractère fondamental de leur race: la profondeur de la culture intellectuelle, fruit d’une méditation sérieuse et d’une lecture assidue.L’orateur démontre que si bien des obstacles s’opposent à l’acquisition d’une culture abondante (cours à suivre bureaux et cliniques à fréquenter), elle n’en est pas moins d’une nécessité impérieuse pour les chefs futurs de notre société et d’un avantage considérable pour le succès même des études professionnelles.Pour l'acquérir, il n’est que de prendre les moyens: de limiter les pertes de temps, de ne pas confondre ta culture avec la curiosité morbide et l’érudition indigeste ou même dangereuse.L’élève d’une Université française qui négligerait l'accomplissement de ce premier devoir travaillerait au pire détriment de l’influence française dans le Nouveau-Monde.Il y travaillerait en même temps au détriment du catholicisme.On attend des élèves d’une Université catholique qu’en eux, plus qu’en tous autres fidèles, resplendisse l’éclat de la foi catholique, la régularité de sa pratique et la pureté de ses dogmes.Les principes dont ils se sont imbus sur les bancs du collège, l’enseignement même de l’Université aide les étudiants à les affermir en eux.Et le prédicateur montre les maîtres, dans leurs chaires d’histoire, de médecine, de droit, d’économie sociale, de lettres et arts, conformant leurs leçons aux doctrines les plus éprouvées de la philosophie chrétienne et catholique.Le danger d’une perversion pour les élèves n’étant pas à redouter dans l’ordre des principes, il faut le craindre pourtant dans l'ordre de la conduite.Les “folies de jeunesse” proviennent bien moins d’une erreur de l'esprit que des faiblesses du coeur.Et le prédicateur exhorte les étudiants à chercher un remède, contre les maux inhérents à leur condition, dans la fréquentation des sacrements de la Pénitence et de l’Eucharistie surtout, dans le dévouement aux oeuvres de charité.Ainsi se préparèrent Garcia Moreno à devenir le catholique président de l’Equateur, Ozanam à fonder en France les admirables Conférences de Saint-Vincent de Paul.L’orateur tire alors ses conclusions: catholiques d’action et de doctrine, les étudiants ne seront que meilleurs Français.Il ajoute qu’ils ne seront (pie de meilleurs sujets britanniques.L’Angleterre sera la première honorée de ce que des citoyens, pourvus d'une culture et pratiquant une foi différentes des siennes, brillent néanmoins, tout comme scs fils propres, au sommet de l’échelle économique, politique, intellectuelle et sociale.Les étudiants doivent à l’Université de prouver (pie leur éducation supérieure, pour avoir été française et catholique, n’infirme en rien leur loyauté.Ils doivent à l’Eglise d'attester que, pour être montés plus haut dans les clartés de la foi, ils n’en sont que davantage des hommes utiles et qui s’imposent.Après l’allocution de M.l’abbé Desjardins, secrétaire de l’Université, lut devant l’autel une formule .solennelle de croyance dans tous les dogmes fondamentaux de l’Eglise, à laquelle chacun des professeurs vient donner son approbation.La cérémonie se termina par une bénédiction de Mgr l'Archevêque, sur les professeurs, leurs élèves et leurs travaux.FEU L’ABBE HUD0N Québec, 7.— M.l’abbé Maxime Hudon, ancien curé de Notre Dame de Berthier, est décédé hier, à Berthier, A l’âge de 72 ans.LE ROYAL CANADIEN Il y aura une assemblée officielle du conseil d’administration du nouveau régiment "Royal Canadien”, ce soir, à laquelle le colonel Gaudet, qui commandera ce dernier, sera présent.Le conseil recevra toute demande d’admission eu qualité d’officiers dans l’état-major du nouveau régiment.Des demandes d’enrôlement sont envoyées de toutes les urovinces du Canada.DELIVRER." “LA GUERRE LE DIMANCHE”.Toronto, 7 — On a demandé au principal (iandier, du collège Knox, qui a appuyé une résolution à l’effet qu’il n y a rien dans la guerre actuelle pour nécessiter les manoeuvres du dimanche, à un meeting presbytérien, si en vue du fait que l’on appelle un contingent de 22,0UÜ, il désirerait modifier sa résolution.Il a répondu franchement que non.—Ne croyez-vous pus, lui a-t-on demandé, que l’acle des Presbytériens de I oronto est de nature à soulever un sentiment anti-militariste à travers tout le pays ?—Voilà ce que nous vomirions bien réussir, répond le principal Gandier.Nous n’avons que faire d’un esprit militariste an Canada.Nous le haïssons et l’abhorrons.Je crois naturellement que nous devons nous battre pour notre position, mais le militarisme est une malédiction et nous tenterons de nous en délivrer.Je ne le défende-rais pas une minute.Si le pays doit être pris de la rage militariste et que nous sommes obligés de retirer nos enfants du catéchisme et d’autres endroits qui méritent l’attention, nous aurons bientôt un pays pour lequel il ne vaudra pas la pei-, ne de se battre.—Quand feriez-vous faire l’exercice aux hommes ?—Pas le dimanche.Six jours par semaine c’est assez.—Les enlèveriez-vous à leur travail ?—Il vaudrait bien mieux les enlever à leur travail.—Alors vous auriez une armée de professionnels au lieu d’une milice de citoyens.•—II n’est pas nécessaire de discuter ce cas.La question est de savoir si nous devons passer notre dimanche à la petite guerre, et je ne crois pas que nous le devions.Alors nous perdrions notre haut sens moral et nous en arriverions au simple militarisme allemand.On a fait remarquer au principal Gandier qu’on apnelait un nouveau contingent de 20,000 hommes.“Je continue de croire, dit-il, qu’il n’y a pas de quoi faire la petite guerre le 'dimanche.” -9- ABANDONNEE DANS UNE EGLISE M.l’abbé IL Gauthier, P.S.S., a trouvé hier soir dans un banc de l’église Saint-Jacques, un bébé, du sexe féminin, âgé d’environ 3 mois.L'enfant a été envoyée à la Crèche des Soeurs Grises.NOTRE-DAME.UNE SCENE A L’AUDIENCE Les jurés de la cour du coroner ont tenu l’Italien Angelo Magravite criminellement responsable de la mort d’Arthur Leduc, décédé à la suite d’une blessure faite par un couteau, le 29 septembre, rue Notre-Dame.Le meurtrier était des plus nerveux pendant l'enquête et un incident a marqué son arrivée.Appelant son frère il lui passa des papiers qu’il tira d’une de ses poches.Le détective O’Donnell lié au prisonnier avec des menottes, somma le frère de les lui remettre et comme il s’obstinait à les garder, fut obligé de les prendre de force.Magravite essaya par trois fois de les aracher des mains du détective, mais sans succès.Le tout fut alors donné au détective Nassen malgré les récriminations de quelques Italiens présents.Les témoins furent unanimes à dire que le prisonnier était bien l’homme qui avait blessé Leduc.Un des témoins importants fut Mlle Annie Baker, soeur de la fille impliquée dans la tragédie.Elle déclare avoir été visiter des amis, rue Saint-Paul, avec sa soeur samedi après-midi.Vers sept heures, Margaret Baker, dans un état d’ivresse avancé, quitta le logis.Comme elle s’apprêtait à sortir Magravite survint et l’accompagna.Le dernier témoin et le plus important, M.Henri Robitaille, 397 rue Notre-Dame, a été témoin du drame.U était dans le magasin “Balmoral Shoe Store” avec son père quand il vit un homivy et une femme se quereller.S’acheminant vers la porte il aperçut le prisonnier donner un coup de poing à Margaret Baker, au moment où elle lui disait “I dare you do it”, et s’enfuir.Leduc survint et après avoir regardé la femme se précipita à la poursuite de l’agresseur qu’il rejoignit et frappa, avec force.L’Italien tomba dans la rue et le défunt se précipita sur lui.Magravite se releva d’un bond, puis disparut.M.Robitaille vit alors Leduc se trainer dans sa direction en se soutenant aux murs des maisons.11 oui la force de relever sa ceinture et dire qu’il venait d’être frappé.M.R.Robitaille appela alors la police et l’ambulance et ramassa la casquette du meurtrier, tombée sur le trottoir.Enfin, le témoin jure reconnaître Magravite comme étant l’agresseur.Le prévenu essaya à plusieurs reprises de parler malgré les conseils de son-avocat ef de l’interprète.Comme il devenait de plus en plus animé, Me Alban Germain s’est levé et lui a fait savoir que s’il continuait à parler il abandonnait sa défense.LA GUERRE CONTRE TORPILLEUR ALLEMAND COULE Londres, 7.— D’après une dépêche d'Amsterdam, à la Reuter un contre-torpilleur allemand, croisant au large de l’estuaire d’Ems, dans la Mer du Nord, a été coulé par une mine.Cette nouvelle est parvenue à Amsterdam dans une dépêche de l’Ile de Schiermonnik, l’une des Iles Friesland, dans la Mer du Nord, appartenant à la Hollande.Ce message dit qu’au moment du désastre, 11 heures ce matin, le destroyer était au nord-est de Schiermonnik, non loin de l’estuaire d'Ems.Les gardiens (pii se trouvaient sur File entendirent une explosion soudaine.et une grande masse d’eau s’éleva de dessous le navire.Celui-ci capota et disparut dans l’eau, en trois minutes.On voit non loin de là le périscope do deux sous-marins dont on peut certifier la nationalité, mais qui étaient probablement allemands.C’est ce qui fit croire d’abord (pie le contre-torpilleur avait été coulé par lies sous-marins.I.a dépêche ajoute qu’un croiseur allemand est arrivé à temps d’Ems, pour sauver l’équipage.* * * ANVERS SERA PRIS D’ICI DEUX JOURS ?Berlin, via Sayville, Ny., 7.— L’état-major allemand affirme aujourd’hui, que les opérations ont été favorables aux Allemands, le long de leur aile droite.Contrairement à l’attente générale, les Teutons ont continué à se rapprocher d’Anvers, et deux nouveaux forts sont tombés entre leurs mains.* AEROPLANE ALLEMAND ABATTU Paris, 7.— (3 heures 32, matin).—Une dépêche de Troyes, France, annonce qu’aupres de Romilly-sur-Seine, les Français ont abattu un aéroplane allemand, hier.PACIFISTES ALLEMANDS A L'OEUVRE Londres, 7.— Le correspondant du “Times”, à Rotterdam, envoie ce qui suit: “La Société Allemande de la Paix s'est rendue à La Haye récemment pour faire adopter une résolution des pacifistes internationaux qui concentreraient ensuite tous leurs efforts pour amener la paix.On a dû abandonner ce projet à cause de la difficulté des transports, de même qu’il a été jugé impossible que le bureau de Berne se réunisse.Cependant, on fera tous les efforts pour tenter une réunion de quelque façon que ce soit, ear la proposition des pacifistes allemands n été accueillie avec beaucoup de sympathie.LA QUESTION DES MINES Berlin, 7 — Marconigramme, via Sayville.— On a publié ce matin, à Berlin, la déclaration faite par le gouvernement anglais, relativement a la pose de mines dans la partie méridionale de la mer du Nord.Faisant des commentaires sur cet état de choses, le gouvernement anglais faisait remarquer que pratiquement les vaisseaux neutres ne peuvent guère s’aventurer dans In Manche, et que la ceinture de mines qui s’étend de Ramsgate à Ostenae, entraîne le blocus des ports de la Hollande.Sc mettre en mer durant les Ce sont les forts de Kessel et de Brocchen, situés respectivement à l’est et au nord de Lierre.Ces forts ne pouvaient tenir plus longtemps contre la puissance destructive des canons allemands.La capitulation d’Anvers, disent les autorités militaires allemandes ne peut se faire attendre plus de deux jours, c * tempêtes d'hiver qui sépareront les mines flottantes de leurs ancres, n’est pas une perspective très plaisante.Les autorités de l’amirauté allemande affirment de nouveau que les Teutons n’ont pas semé des mines le long des côtes de l’Angleterre.Des dépêches reçues ici disent qu’on a fait avancer les gros canons allemands à Anvers, dans de nouvelles positions, pour effectuer le bombardement de la ligne intérieure des forts.Au dire du criti-que militaire du “Lokal Anzeiger”, il faudra faire un fort bombardement avant de faire une brèche dans ces fortifications rapprochées.Il dit qu’il faut s’attendre à des sorties désespérées.On n’a pas donc à Berlin, aujour-d nui, des renseignements précis sur les opérations qui se font en Gali-cie et en France.LA FEBMETUBE DES DARDANELLES , Perqgrad, 7.—Le président de l’Association des marchands et des industrielles russes, M.Avdakoff, a eu une entrvue avec le ministre des Affaires étrangères Sazonoff, au suiet de la fermeture des Dardanelles.Le ministre a déclaré que la Grande-Bretagne, la France et la Russie s’efforcent toujours d’obtenir la réouverture des Dardanelles.Le “Russky Slove" publie une dépêche donnant des details relativement à la bataille du Niémen.11 affirme que l’artillerie russe a fait des brèches terribles dans les rangs des Allemands, qui ont subi des pertes terribles.TIN.$1,200 AU FEU i M.le pro-maire Vandelac occupe le bureau du maire en l’absence de M.Martin et reçoit à sa place les personnes qui se présentent.M.Martin a signé avant son départ envirort deux cents recommandations pour des demandes d’emploi.Toutes les demandes d’emploi ou de secours devront cependant être appuyées de la recommandation des èchevins du quartier des pétitionnaires, afin que le maire-suppléant, M Vandelac, puisse Rassurer de la bonne foi des personnes qui s’adressent à lui.• M.Vandelac a reçu, ce matin, m minuscule pavillon allemand avec l’intimation d’avoir à le placer sur l’hôtel de ville, sous menace de bom-hardement d’un canon Krupp.L’auteur de la farce n’a pas signé son ultimatum., DU PAPIER A BRULER Le département du trésor municipal vient de recevoir de la compagnie American Bank Note, d’Ottawa, pins de 7,000 bons destinés au fameux emprunt de $7 300,000, qui n’a pas abouti.En conséquence, tout ce beau papier lithographié, qui a coûté plus de $1,200, sera brûlé sans même être déballé.LICENCES PAYEES PAR LA VILLE La ville de Montréal paie à la province pour licences d’automobiles plus de $1,500 cette année.Comme les autos et camions-autos de la corporation ne circulent que sur les chemins de la ville, l’on discute à l’hôtel de ville l’opportunité de faire réduire considérablement ce montant.Une taxe annuelle d’une centaine de piastres devrait amplement suffire, dit-on, comme licence pour toutes les voitures automobiles de la cité.L’argent prélevé de la vente des licences d’auto est destiné à améliorer la voirie provinciale dont les autos de la ville ne se servent pas.LES JEHUS PROTESTENT L’Association des cochers de place a adressé au bureau des commissaires une protestation formelle contre le projet de M.l’échevin Weldon de laisser stationner deux voitures de place devant les hôtels.Au dire des cochers, cette mesure ne favoriserait que deux ou trois maîtres-cochers qui ont des contrats avec les hôtels et serait au détriment des 800 cochers de place de la métropole.ENQUETE A HUIS-CLOS Les commissaires Ainey, Côté et McDonald ont siégé à huis-clos ce matin.Ils ont fait enquête sur la conduite de M.Dansereau, secrétaire du département de l’ingénieur, qui a été suspendu de ses fonctions pour avoir apposé la signature do M.Janin à un devis de pavage er-ronné.Les commissaires désirenY savoir si la manipulation du texte a été autorisée ou non par quelque fonctionnaire supérieur.L’enquête commencée à onze heures ne s’est terminée (pie vers deux heures, mais le résultat n’a pas été rendu public.-«- LE NAUFRAGE DU MONTMAGNY LE CAPITAINE DU NAVIRE COULE DIT QUE LA COLLISION FUT INSTANTANEE.— LES SIGNAUX.(Voir aussi en page 2).(Do notre corresoontlant) Québec, 7.— L’enquête sur le dé-sastre du “Montmagny” a été conti-muée aujourd’hui.A la reprise ce matin le capitaine F.X.Pouliot du na vire perdu a complété son témoignage et a déclaré que le “Montmagny” occupait le côté sud du chenal quand il aperçut à bâbord les lumières du “Lingan” qui semblait se diriger constamment sur son (navire.Les navires étaient alors si près, que la collision fut une affaire de quelques secondes.Le témoin entendit un signal de deux coups de sifflet auquel il répondit par un signal d’un coup, dirigeant la course du “Montmagny”, à pleine vitesse à bâbord.La collision se produisit deux secondes après.Le capitaine Pouliot croit qu’il était impossible d’éviter le choc lorsqu’il aperçut les lumières du charbonnier.M.Swanson, 1er officier du charbonnier “Lingan” qui était en charge au moment de la collision fut le témoin suivant: Ce témoin déclare que le “Montmagny” était à quatre longueurs du charbonnier quand il aperçut ses lumières.Signal fut donné par le pilote que le navire faisait manoeuvre à bâbord au moyen de 2 coups de sifflet mais cette manoeuvre ne fut pas faite.Le témoin ne peut dire pourquoi.Peu après l'ordre “à bâbord”, tout fut donné, mais la collision était devenue inévitable.Il s’écoula 2 1-2 à 3 minutes entre l’exécution de cette manoeuvre et le signal donné.En faisant manoeuvre à bâbord peu avant la collision le “Lingan” fit machine en arrière sans en prévenir le “Montmagny”, par le signal convenu de trois coups brefs.En référant au “log book” on constate que ce signal de 2 coups a été donné deux fois.Le premier officier du “Lingan” n’a pu expliquer le premier signal autrement que le pilote voulait prévenir le “Montmagny” qu’il se dirigeait à tribord, chose qu’il ne faisait pas.L’enquête se continuera cet après- midi.Où Acheter Demain (Enregistré conformément 6 la loi du Parlement du Canada, par L.-P.Dcslongchnmps.au Ministère de l’Agriculture) LImIté* Angle Sainte-Catherine et Montcalm REDUCTIONS EXTRAORDINAIRES ECHANTILLONS DE NET A RIDEAUX, valeur QC|r de $1.25, $1.50 à $2.00, pour.800 ECHANTILLONS BN NET BRUXELLE brodé et avec appliqué dans les dessins les plus nouveaux, fini des deux C|C& côtés, longueur de 1%, 2 verges et plus.Un vial bargain MMMHBBaB—Mm POELE EN FONTE “BEAUTY” $19.80 Ce poêle est l'article qu'il faut pour une petite cuisine.Il donne une cuisson rapide et parfaite et peut réchauffer 4 appartements.11 a six ronds et un fourneau spacieux.Tous les bords sont garnis de plaques nickelées ® 1 unies.Base complètement nickelée.Notre prix spécial.^ " **fa*1'** Tel.Est 7330-7331-637-39 SAINTE-CATHERINE-EST, angle Beaudry, MONTREAL TEL.EST 4510 Le Magasin du Peuple 447 SAINTE-CATHERINE EST MANTEAUX POUR FILLETTES MANTEAUX ECHANTILLONS DE $4.50 A $6.00 POUR $2.89.—Seulement 60 magnifiques manteaux échantillons, fails de serge pesante, velours cordé et ratine, bons styles.Quelques-uns avec collet matelot, garnis de braid, entièrement doublés de mercerisé et flanelle rouge.Grandeurs 3 à 6 ans.Régu- €5^ CtCI Jiers $4.50 à $6.00, pour.44?A VENDRE Deux terres, une de 110 arpents et l’autre de 240 arpents dans ITsle Jésus, à 6 milles de Montréal.A CONTRECOEUR, sur le bord du fleuve, une terre de 60 arpents avec de bonnes bâtisses.A SAINTE-BEATRICE, Co.Joliette, terre de montagne, à demi boisée, 900 arpents, lac.AU SAULT-AU RECOLLET, une terre de 40 arpents pour jardinage et une autre de 20 arpents.LAVAL-DES-RAPIDES, à cinq minutes des tramways, terre de 25 arpents, 6 arpents de front sur la rivière.Terrains à vendre aux alentours de la ville.R.L.de MARTIGNY, 54 rue Notre-Dame E^t.NE PERDEZ PAS VOTRE ARGENT Hommes d’affaires, épiciers, bouchers, marchands et au public en général, qui n’ont pas le temps de s’occuper de leur collection, passez-moi vos comptes et je les collecterai pour vous à 20% sans aucun frais.Je fais foules sortes de collections rapidement par tout le Canada, tel que salaires, loyers, billets et réclamations de toute nature.Envoyez-moi vos comptes ou bien téléphonez-moi et je vous enverrai mon représentant vous voir.J.A.R., 241 4ème Avenue, Maisonneuve.Lasalle 129 BUREAU OUVERT TOUS LES SOIRS DE 7 A 8 II RS.AU PALAIS ! CANADIENS EN ROU- DE JUSTICE TE POUR L’EUROPE RECLAMATION DE $26,765.45.La Quebec, Montreal and Southern Railway a présenté ce matin en cour de l’Echiquier, présidée par le juge Audette, d’Ottawa, une requête demandant à ce que le gouvernement so t obligé de lui payer la somme de $26,765 45 qu’il lui doit depuis le 30 mai 1905.Le 2 septembre 1906, la cour de l’Echiquier ordonnait la vente du chemin de fer en question.La soumission de M.F.L.Béïque fut acceptée et le contrat de vente fut ratifié le 8 novembre.Quelque temps après, M.Béïque, transféra ses droits à MM.W.Opdyke et C.Walter qui à leur tour cédèrent les leurs à la Quebec, Montreal and Southern Railway.Le 25 février, le gouvernement accorda des subsides à la compagnie pour la construction de sa route.En décembre 1909 le gouvernement reconnut lui devoir une dette de $76,680.00 et lui envoya un chèque pour $43 414.55 retenant la somme de $1,500.00 pour certains travaux et une autre somme de $26,766.45 pour couvrir les frais d’une réclamation de Sa Majesté contre la compagnie.La Quebec, Montreal and Southern Railway demande aujourd’hui par ses procureurs que le gouvernement lui paie cette dernière somme avec les intérêts depuis le 30 mai 1905.FOUR SERVICES PROFESSIONNELS.MM.A.Surveyer et Frigon, ingénieurs civils viennent d’intenter une action de $1.816 contre la corporation de Grand'Mère, cette somme représentant les frais de services professionnels rendus à la corporation.Cette dernière refuse de payer alléguant que c’est l’entrepreneur, M.Grunener, un Allemand, et non elle qui doit cette dette.Me Fabre Surveyer occupe pour les demandeurs.-S- New-York, 7.— Plusieurs Canadiens figurent parmi les passagers des paquebots qui quittenc aujourd’hui ce port pour l’Europe.Notons parmi ceux ci, M.Wiallard, secrétaire de la commission des pêcheries du Canada, qui a pris passage sur la “France” et espère s’enrôler dans l’armée française; et M.Hugh H.McLean, député de Saint-Jean, N.B., à Ottawa.Un grand nombre de Canadiens ont aussi pris passage à bord du “Cedric” et du “Stampalia”.Sur le “Stampalia” se trouve M.A.Rustem Bey, ambassadeur de Turquie, à Washington, qui espère se rendre directement à Constantinople.MORTDTJNHÂÜT FONCTIONNAIRE .‘Service de la Presse Associée) Londres, 7.— Le lieutenant-colonel sir William Henry P.Carington, intendant de la liste civile de Sa Majesté depuis 1910, est mort ce matin dans son lit.Sir William H.P.Carington était né en 1845.DECES DELAGE — A Longueuil, le.5 octobre 1914, & l'âge de 31 ans et 8 mois, est décédée Anna-Maria, fille de M.Félix Delage, rentier.Les funérailles auront lieu jeudi, le 8 courant.Le convoi funèbre partira de la demeure de son père, No 27 rue Saint-Alexandre, à 6 heures 45 a.m., pour se rendre à l’église paroissiale, où le service sera célébré, et de là au cimetière, lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.La défunte appartenait aux Enfants de Marie et au Tiers-Ordre de Saint-François., OROUI.X — A Saint-Laurent, le 5 octobre 1914, à luge de 75 ans, est décédée Madame Phliomènc Deguire dit Larose, épouse de feu Joseph H.(irouix.Les funérailles auront lieu jeudi, le 8 courant.Le convoi funèbre partira de sa demeure, à 9 heures a.m., pour se rendre à l’église paroissiale, où le service sera célébré, et u-.' là au cimetière, lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.L’ALLIANCE FRANÇAISE UNE SAISON CANADIENNE Les directeurs de l’Alliance Française sc réuniront mercredi prochain dans le but de préparer le programme de la saison 1914-1915.Ainsi que nous l’avons déjà dit, n’eut été la guerre, les conférenciers de cette année auraient été MM.André Litchenberger, André Belles-sort, Anatole Le Braz et Georges d’Esparbès.Vu l’impossibilité pour eux de venir au Canada, la direction de l’Alliance a décidé de faire de la saison 1914-1915, en autant qu’il leur est possible une saison canadienne.Parmi ceux qui porteront la parole, on cite déjà MM.Edouard Montpc-lit, Léon Lorrain.Edouard Fabre-Surveyer, Paul Morin et Gonzalve Desnumiers, ainsi que Mlle Gretrin, profeseur au Royal Victoria College.DECES A MONTREAL femme de Joseph Bélanger, restaura rue Saint-Jacques, 1918.BEAUDRY, Ferdinand, 40 ans, ai deur, Sainte-Thérèse de Blnlnvllle.BONNIER.Marcel, 3 mois, enfant c mand Bonnier, menuisier, rue Grand Ti BRUNELLE, Roger, 2 ans, enfant d’h Brunelle, tailleur, ave.Henri-Julien, 18 DAHLL, Marie-Louise, 46 ans, rue 1, le, 508.DjtïLISLE, Jeanne, 10 mois, enfant de poléon Delisle, voyageur de commerce, Saint-Jérôme, 104.GAGNON, Ulysse, peintre, 46 ans.Drolet, 889.GOULET.Norman, 6 mois, enfant Raoul Goulet, journalier, rue des Era 1251.LAROSE, Etienne, 4 mois, enfant de ( ford Larose, constable, rue Champlain, LEGAULT, Jeanne, 1 an, enfant d’i Lcagult, boucher, rue Parthenais, 1194, LEMIEUX, Pétronille Laroche, 51 femme d’Edouard Lemieux, marchand.Notre-Dame, 1029 ouest.PAGEAU, Gérard, 2 mois, enfant dT P»*eau, chauffeur rue Mariana, 1244.PtNEL, Mabel, 3 ans, enfant de Chi Pinel, journalier, rue Mullin, 594.ROUH, Roméo, 1 an, enfant de Ph Roch, menuisier, rue Mornrt, 1t.RYAN, William, gardien, 09 ans, rue eonneuve, 337.SERRUhlER-LAI.LEMANT, Aglaé ment ,80 ans, veuve de Joseph Serru LMlcmant, voyageur, Ville Salnt-Plem WHITE, Elise Desrochers, 52 uns, v de Charles White, Journalier, ave.île 1 mier, 264.
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.