Le devoir, 23 octobre 1914, vendredi 23 octobre 1914
VOLUME V—No 249 MONTREAL, VENDREDI 23 OCTOBRE 1914 DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poète : Édition quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS UNION POSTALE $3.00 $6.00 Édition hebdomadaire : CANADA ETATS-UNIS ^7 JL • \W V UNION POSTALE A • v $2.00 Rédaction et Administration : 43 RUE SAINT-VINCENT MONTREAL.TÉLÉPHONES : ADMINISTRATION: Main 7461.RÉDACTION s - - Main 7460.Directeur : HENRI BOURASSA.FAIS CE QUE DOIS ! ALLONS AO CONSOMMATEUR BILLET DU SOIR.EXHORTATION M.Rogers confirme la nouvelle que les gouvernements alliés feront une meilleure part de leurs commandes aux industriels canadiens.Une dépêche d’Ottawa ajoute que le bureau de la guerre va se faire représenter au Canada afin de traiter sur place.Voilà deux nouvelles qui réjouiront les manufacturiers et les ouvriers.Quelque peu au fait que l’on soit des besoins d'une armée en campagne, il est facile de s’en faire une idée relative.La moitié au moins des frais de guerre sont absorbés par le vêtement, l'outillage et la nourriture des troupes, qu’il faut renouveler constamment.A l’approche de l’hiver surtout, ces besoins redoublent.Pour conserver aux soldats leur maximum d’efficacité, il faut les tenir en aussi bonne condition que possible, de même que pour assurer la victoire définitive, il faut Voir à ce que rien ne manque aux différents services rie l’armée, lorsque les opérations forcément ralenties par l’hiver, reprendront au printemps.C’est même le meilleur moyen d’abréger la guerre.L’armée la mieux outillée de toutes façons au printemps, sera celle qui aura le plus de chance de l’emporter promptement.On peut dire que du côté des alliés, surtout, moins bien préparés que l’Allemagne et l’Autriche, la victoire va s’organiser d’ici à quelques mois.Les dépêches de ce matin indiquent que la France n’a pas encore donné tout son effort.La mobilisation des étudiants russes qui se fait au milieu du plus grand enthousiasme, montre aussi la volonté du Tsar de parer à toutes les éventualités.L’entraînement d’un million d’hommes en Angleterre, ajoute encore à ce formidable déploiement de force brutale d’où sortira le sort des deux tiers de l’Europe.C’est dire l’énorme quantité de munitions qu’il faudra trouver pour mettre ces deux à trois millions de combattants nouveaux en état de guerre.L’Angleterre seule aura besoin de cargaisons complètes de produits de toutes sortes.Une forte proportion de ceux-ci a déjà été commandée, un peu au Canada, beaucoup aux Etats-Unis.Cela est regrettable.Nous l’avons dit déjà, avec la Chambre de Commerce, le conseil de ville de Maisonneuve et plusieurs journaux de l’Ontario.*Ce qui est allé aux fabricants américains eut procuré du travail aux aciéries canadiennes, aux filatures, aux' fabriques d’étoffes, etc., pour une bonne partie de l’hiver et résolu presque complètement le problème des sans travail au Canada.L’intendance des années alliées n’est cependant pas seule à blâmer.Elle a traité avec ceux qui ont montré le plus d’initiative et nous ne sommes pas de ceux-là, en affaires.Encore une fois, l’on s’est fié presque entièrement au gouvernement tout absorbé cette fois par la préoccupation militaire.Sont-ce les représentations d’un certain nombre de journaux et de quelques corps publics qui ont fait réfléchir les acheteurs des gouvernements alliés?Est-ce le gouvernement fédéral qui a montré les dents?Nous l’ignorons.Il nous suffit de constater qu’on semble avoir compris l’importance, même du point de vue impérial dont on parle tant et dont on s’occupe en réalité si peu parfois, de maintenir la situation économique des colonies.* * * Un agent cites gouvernements alliés au Canada, cela est très bien.Mais on avouera que ce serait beaucoup mieux, si à l’heure qu’il est nous avions en Angleterre, en France et même en Russie, des représentants compétents, qui surveilleraient nos intérêts, tiendraient nos manufacturiers au courant, ne perdraient aucune occasion de pousser les produits canadiens et feraient sur place une étude intelligente des besoins de chaque peuple qui pourrait servir après la guerre.C’est ce que recommandait le ministre des affaires étrangères de la Russie à un journaliste américain.Envoyez-nous, disait-il, des hommes qui puissent comprendre les besoins de nos populations, et vous verrez quel profit vous en retirerez.Le conseil vaut autant pour nous que pour nos voisins.Notre commerce avec la Russie est presque nul.Or la Russie achète pourtant de l’étranger, cinquante millions de peaux vertes, de caoutchouc ouvré, de cotonnades et de poissons, dont nous devrions fournir une bonne partie.Pourquoi ne vendons-nous pas plus aux Russes?Tout probablement parce que nous ne nous donnons pas la peine de leur présenter le produit sous la forme qu’ils préfèrent.* * * Que l’on pense ce que Ton voudra du Kaiser, du militarisme allemand et de leur responsabilité quant à la guerre actuelle, on ne peut nier l’admirable esprit d’organisation des Allemands.C’est le principal secret de la force dont ils multiplient les preuves à l’heure qu’il est.On le disait avant la guerre, c’est pour cela qu’on les admirait et qu’on les citait même en modèle à tous les peuples jeunes.Eh bien demandez à tous les hommes versés dans les affaires, qui ont voyagé et observé, comment ils sont arrivés à étendre leurs relations avec presque tous les pays du monde au point que l’arrêt subit de leur production désoriente quasi complètement une partie des marchés mondiaux et déplace une immense proportion des transactions commerciales de l’Amérique; ils vous (liront invariablement que c’est la facilité d’adaptation de l’industrie allemande aux goûts et aux besoins des consommateurs étrangers qui Ta fait pénétrer partout.Or cela ne peut se faire que par l’étude sur place.Pourquoi nos industriels ne font-il pas de même et sans retard?Les agents des gouvernements alliés ne nous donneront tout au plus que des commandes durant le temps de la guerre.Et après?Après, nos industries se trouveront dans la même état où devait nécessairement les laisser l’arrêt de cette prospérité factice dont nous avons joui quelques années durant sans comprendre qu’elle était inévitablement aléatoire parce que basée en grande partie sur du capital emprunté.Jean DUMONT.AU MONUMENT NATIONAL La séance d’hier soir au profit des oeuvres indiquées déjà a dû combler l’attente la plus enthousiaste des organisateurs.Non seulement il n’y avait pas un siège de vide, mais il n’y avait pas une place libre: on était content de payer cinquante sous pour rester trois heures debout.Nous nous réjouissons de ce succès pour la société Saint-Vincent de Paul; il prouve que cette admirable organisation de charité est appréciée à l’occasion.Qu’on n’en reste pas là; que tous les bons citoyens donnent un but bien déterminé à leur générosité et à leur esprit chrétien en prenant une part active aux oeuvres de la société.Us ne tarderont pas à goûter la satisfaction du plus (atrand des devoirs sociaux, la charité.Quant a la conférence du dii leur du Devoir, il ne nous api tient pas de l’apprécier.Du reste, que pourrions-n ajouter aux impressions de Tai toire?-Elles suffisent.M.BOURASSA DANS LA NOUVELLE ANGLETERRE Justice fa Holyoke, annonce que M.Henri Bourassa donnera le il novembre prochain une conférence devant le conseil de ville modèle de celte ville , association d’enseignement et de propagande civiques.Invité par l’iinn.M.Afchambeault ex-li.-gouverneur de Rhode Island, et M.Tabbé Doray, curé de Woonsocket, M.Bourassa a accepté aussi de donner une conférenc'e sous les auspices du cercle national de Woonsocket, au profit d’une oeuvre de charité.LIRE, EN PAGE 2 : Le compte rendu de la conférence de M.Bourassa sur la Belgique, au Monument National, hier soir.Tu as dû bien rire, mon cher ami, en lisant dans ton journal que la Société médicale de Chicago a l’ambition de faire de sa ville le foijer de l’art de la médecine et de la chirurgie.Elle y parviendra, pourtant.Certes, tu fis bien de rire; il n’en faut pas perdre une occasion en ces tris les temps.Mais, maintenant que lu as ri, réfléchit un peu.On blague beaucoup Chicago depuis que Taine nous a entretenu de Thomas Graindorge, qui y fit sa fortune dans les huiles et le porc salé.Chicago —- que d’aucuns appellent Por-copolis —, c’est le centre de la richesse matérielle.Et, pour toi comme pour tous les jeunes artistes, tes pareils, la richesse matérielle, c’est l’ennemi de l’art; c’est là une notion à laquelle vous n’êtes pas prêts de renoncer.Je sais bien que je te scandalise en te disant que c’est la prospérité matérielle qui rend possible le progrès intellectuel; mais il faut bien que je te le dise, puisque c’est la vérité et que l’occasion m’est offerte de fe la faire entendre.Oui, mon cher ami, au lieu de t’impatienter parce que nos compatriotes, indifférents aux tentatives artistiques, ne se sentent attirés que-par les affaires, tu devrais t’en réjouir.Car ce n’est qu’après avoir acquis le nécessaire que l’humanité se préoccupa du superflu.L’utile passe avant l’agréable.Il faudra donc que nous vendions beaucoup d’huile et de porc salé, avant que nous puissions priser un sonnet, des tableaux, la sculpture ou la musique.Et tant pis pour toi si tu es venu trop tôt dans an monde trop jeune.Je sais bien que, pour toi, l’or est encore un vil métal.Mais une métaphore romantique, quoique juste, nous mettra d’accord: disons que la richesse est le fumier sur lequel s’épanouit l’art, cette fleur des civilisations.Charles DUFRESNE.LA GUERRE L’aventure allemande sur les côtes de Belgique et dans la région de Dunkerque prend une?mauvaise tournure pour Tétat-major de Berlin, au dire des dépêches du matin.De toutes parts, quoiqu’ils se battent furieusement, les Allemands, pris dans ces parages entre les troupes françaises et la cavalerie anglo-française et, sur le littoral, entre l’infanterie franco-belge et les canons d’escadrilles anglo-françaises embossées à une faible distance du rivage, perdent peu à peu leur terrain et s’aperçoivent que leur audace les a mis en fausse posture.Les Teutons n’ont pu traverser TYser, qui court vers la Mer du Nord entre Nieuport et Middieker-ke, dans la Flandre Occidentale.Ils sont au nord de cet obstacle qu’ils ont tenté vainement de franchir, dans leur marche sur Fûmes et Dunkerque.Des avant-gardes belges, disent les dernières dépêches, ont, de leur côté, passé par delà TYser, au Nord, marquant le mouvement en avant des Alliés qui s’efforcent de refouler l’ennemi sur Ostende.Le terrain peu accidenté des Flandres offre peu de chance aux Allemands de s’abriter derrière des mamelons, des tertres ou des collines et de s’y enfouir dans des tranchées comme celles qu'ils ont pratiquées dans la région de l’Aisne, ou certaines de leurs troupes tiennent encore, à la hauteur de Noyon, entre Laon et Amiens.A l’intérieur des terres, sur la frontière franco-belge, Lille est dévastée, sans que Ton sache exactement laquelle des deux armétes, l’allemande ou la française, en est maintenant maîtresse.Et, dans toute cette région des Flandres françaises la guerre a tout détruit.L’on s’y bat ardemment, et, quoique les Alliés réclament des progrès constants autour de Lille, mais surtout entre cette ville et le littoral du Pas-de-Calais, les Allemands se défendent encore avec rage contre les attaques françaises.Tout laisse prévoir, cependant, qu’ils ne peuvent plus y tenir longtemps.Car ils ne reçoivent plus de grands renforts de leurs bases d’opérations, en Belgique, tandis que Joffre peut compter sur des troupes fraîches nombreuses.Une dépêche de Bordeaux rapporte aujourd’hui même que la classe de 1914, après deux mois d’exercices militaires, est prêle à marcher de Ta vaut, ainsi que de nombreux réservistes encore en disponibilité.Ces contingents se totalisent à un demi-million d'hommes, peu dégrossis encore aux manoeuvres militaires, sans doute, mais dont une grande partie sont jeunes et valent mieux que la Land-stium et la Landwehr allemandes.EN RUSSIE Les Allemands comptaient sur une victoire assez facile et prompte, dans la région de Varsovie, cnn tre les Russes; cela leur eût permis de distraire de leurs corps d’armées dans cette région plusieurs régiments dont la présence serait urgente, en Belgique, au soutien de troupes harassées pur deux mois et demi de campagne suivie.Mais cet-!o victoire leur a échappé.Et ce désappointement a pour résultat de les contraindre maintenant à lutter de toutes leurs forces sur deux fronts à la fois, Tun du côté de France, l’autre, du côté de Russie.11 appert, d’après des communiqués de Petrograd, que l’invasion allemande en Pologne russe subit des échecs considérables, près de la Vistule, dans une région marécageuse et difficile d’accès pour l'artillerie lourde.Du côté de l’Autriche, Ton se bat toujours dans la région de Przeinysl, Ton ne sait avec quel succès; et les Autrichiens y réclament pour eux des victoires a l’endroit desquelles le scepticisme semble permis.A LONDRES ETA BERLIN LA guerre: Les capitales anglaise et allemande portent un vif intérêt aux batailles de l’issue desquelles dépend le sort des nations anglaise et allemande.A Londres, Ton parait moins alarmistes maintenant, quant à un raid de Zeppelins sur l’Angleterre.Mais il est évident que Ton y pense encore, puisque le Lloyd anglais suffit à peine à assurer les édifices publics et les résidences de grande valeur contre le risque des bombes allemandes.Dans toute la Grande-Bretagne, Ton met sous garde rmii-taire, dans des camps de détention, les sujets austro-hongrois ou allemands encore dans les lies Britanniques, afin d’éviter qu’ils ne lassent tenir à Berlin et à Vienne ties renseignements embarrassants pour Tarrmee et la marine anglaises.Seuls les Austro-Hongrois ou les Allemands naturalisés sujets britanniques avant la guerre resteront en liberté.Et encore Scotland Yard aura-t-il Toeil sur leurs agissements.L’on y blâme aussi fortement l’Amirauté anglaise, parce qu’elle n’a pu, jusqu’ici, empêcher les déprédations commises à l’endroit de la marine marchande anglaise par rit, croiseurs allemands, dont le plus notoire est VEmden, qui, depuis le commencement de la guerre, a coulé ou pris 20 paquebots et transports à destination de ports anglais, et bombardé certaines vides du littoral du golfe de Madras.De Berlin, par Amsterdam, arrive la nouvelle que, il y a quelques heures, la Diète de Prusse a voté, pour fins de guerre, une somme de $370,000,000, à part les sommes déjà destinées à ces fins par les Chambré impériales, ei sans compter l’emprunt de guerre que Berlin a fait souscrire, de vive force en maints cas, à la plupart des capitalistes et des épargnistes d’Allemagne.Les chefs de là Diète ont tous réaffirmé la détermination inébranlable de l’Allemagne de remporter une victoire finale sur les Alliés, “victoire qui assure une paix durable”, ont dit à tour de rôle le vice-chancelier Herr Delbrueck et le comte von Schwerin-Lowitz.Le vice-chancelier a insisté sur la nécessité de prendre des mesures extraordinaires, dans tout l’empire allemand, pour accroître la production d’aliments et de vivres; dans ce but, Ton fera immédiatement des travaux d’irrigation dans les régions du Brandebourg, de la Poméranie, dans le Hanovre, le Schleswig-Holstein et la Westphalie, afin de rendre fertiles des terres encore inutilisées pour la culture.Il est évident que (’Allemagne redoute plus que tout au monde la pénurie de vivres qui rendrait impossible, d» sa part, une résistance fort longue à des ennemis qui l’envahiraient.Ses ports d’importation sont fermés, et il lui faut parer aux éventualités d’une famine qui s’annonce pour Tannée prochaine si.dans l’intervalle, des méthodes de culture intensive ne font rendre à la ferre allemande plus ou’elle n’a jamais fait jusqu’au mois d’août dernier.On comprend oue ce problème travaille l’esprit des gouvernants, à Berlin.NOS OFFRANDES La Grande-Bretagne, elle, pour le moment, n’a pas à redouter une famine de vivres; elle en a à tel point que les entrepôts de Londres sont encombrés comme ils ne l’ont jamais été, et qu’il a fallu en construire d’autres.De toutes parts, le blé, les céréales, les vivres tie toutes sortes affluent dans la métropole bri tannique.Les cargaisons à destination de Londres s’y sont presque toutes rendues, — sauf le thé des Indes et de Ceylan, arrêté en grande partie par des croiseurs ennemis dans l’Océan Indien; —et celles à destination de Brème, de Hambourg et d’autres ports allemands ont été dirigées sur TAnglèterre par les croiseurs anglais qui les ont capturées en haute mer.Au chapitre des approvisionnements, il ne manque pas d'intérêt de savoir, ce que deviennent nos dons de farine et de fromage à la Grande-Bretagne.Le “ Standard ” de Londres fournit aujourd’hui même de curieux retails sur ce point.D’après un câblogramme de Londres même, — dépêche qui a passé à In cens ire anglaise, — le “ Standard ” raconte que 250 900 des sacs de farine offerts par le Canada à la Grande-Bretagne, au début des hostilités, ainsi que les 4.000,000 de livres de fromage québécois expédiées dans les mêmes circonstances “ sont sur les quais de Londres depuis deux mois, parce que Ton ne sait pas au juste qui doit s’occuper de ces marchandises’’.L'on ne fait que découvrir que le “ Local Government Board ” avait autorité pour en prendre livraison et pour en disposer.Les Belges réfugiés en Grande-Bretagne en bénéficieront peut-être, dit le “ Standard ”.Il est pour le moins étrange que, tandis que, chez nous, le coût de 'a vie augmente dans des pnoportions considérables, du fait de la guerre, à tel point que dans nos villes de nombreuses familles d’ouvriers, -de manoeuvres et de journaliers envi-safjcnt avec terreur l’approche de l’hiver, nos produits restent inutilisés “ pendant deux mois dans les M LIGNE ENNEMIE EST COUPEE Les Alliés réussissent à rompre la ligne de communications des Allemands entre Bruges et Gand.— Les rumeurs d’une sérieuse défaite des Teutons en Belgique s’accréditent de plus en plus.—La cavalerie allemande enlisée dans les marais.—25,000 soldats portugais combattent dans les rangs des Alliés.LES ALLEMANDS EN PLEINE RETRAITE A LA VISTULE (voir page; a-) (Spécial au “Devoir”) La Haye, 23.— Des rapports parvenus ici disent que les Alliés ont réussi à couper les lignes de communications entre Bruges et Gand.Les engagements dans cette région augmentent d’intensité.Des bandes de francs-tireurs opèrent, dit-on, en arrière des lignes allemandes et abattent des centaines de Teutons.EST-CE ENFIN LA VICTOIRE ?Londres, 23.— “L’état-major général allemand a quitté Gand et il circule des rumeurs de plus en plus précises d'une sérieuse défaite des hordes teutonnes, dit le correspondant du “Daily Mail” à Rotterdam.Des messages des divers endroits de la frontière nord-ouest s’accordent à dire que l’armée allemande du littoral, est roulée sur elle-même comme un ruban.“La cavalerie allemande a été incapable de manoeuvrer, dit-on, dans un pays encombré de digues et la grosse artillerie allemande est embarrassée dans les marais.On dit que grâce à une attaque magnifiquement exécutée, les forces franco-anglaises ont coupé la ligne allemande au sud d’Ostende”.Le correspondant du “Times” dans le nord de la France, d’un autre côté, déclare qu'il n’y a pas de confirmation de la nouvelle que les Allemands ont évacué Bruges.11 dit que les Allemands sont encore en grand nombre dans le voisinage d’Ostende et que la retraite dans la direction de Bruges n’est qu’une mesure de précaution rendue nécessaire par les agissements des Alliés au sud et au nord ouest.BULLETIN OFFICIEL DE PARIS Paris, 23.— On a publié cette après-midi le communiqué officiel suivant:— “Le long de notre aile gauche, les troupes allemandes très nombreuses, dont il a été fait mention hier, ont continué à faire des attaques très violentes dans la région qui s’étend de la mer au canal de La Bassée.“En général les Alliés ont conservé leurs positions.Forcés de céder du terrain à des endroits, ils en ont gagné ailleurs.L’ennemi a également fait preuve d’une grande activité dans la région d’Arras et sur les rives de la Somme.Au nord et au sud de ce cours d’eau, nous avons gagné du terrain, particulièrement dans la région de Rosières.“A Santerre, dans la région de Verdun, et dans la région de Pont-à-Mousson, nous avons remporté des succès partiels.Ailleurs, le long de la ligne de bataille, il n’y a rien à signaler.“En raccourci, Tcnnemi semble vouloir faire un nouvel effort entre la mer du Nord et l’Oise, et se sert de nouvelles recrues.Elles ont fait des exercices récemment.Elles comprennent de tout jeunes gens, et des hommes d’âge moyen.Leurs officiers ont été fournis par les divers cadres de l’armée.“Russie : les Allemands gardent encore leurs positions le long de la Vistule, excepté entre Ivangorodd et Kosielide.Poursuivis par les Russes ils ont abandonné la ligne qui s'étend entre ces deux points.“Tous les efforts faits par les Autrichiens pour franchir le San ont échoué, et les Moscovites prennent l’offensive dans cette région”.• LES PORTUGAIS DANS LA FOURNAISE New-York, 23.— Des journaux de Lisbonne reçus au consulat portugais de cette ville annoncent que 25,000 hommes des troupes portugaises combattent aux côtés des alliés en France.La seconde division, le plus beau corps portugais, est parti pour la guerre, disent le Seculo, le Noticios, le Lui a et le Mundo de Lisbonne.Une troisième division de troupes est tenu sur pied de guerre pour la même fin.Le mouvement des troupes portugaises a été entouré du plus profond secret.LES BELGES AVANCENT SUR L’YSER Londres, 23 (5 matin.)—Une dépêche du Havre au “Daily Telegraph”, dit que les Belges ont repris la rive droite de la rivière Yser, mercredi, et qu'ils sont prêts à marcher de Tavant.LE ROI ALBERT AUX PORTES DU DANGER Londres, 23 (7.05 matin).—Une dépêche d’Amsterdam à l’agence Reuter dit que le journal “Handelsblad”, de cette ville, apprend que le roi cl la reine des Belges sont encore avec l’armée.LE PARLEMENT FRANÇAIS SIEGERA A PARIS Paris, 23.— Les nouvelles de Bordeaux indiquent que le département ne sera pas convoqué dans cette ville, mais à Paris, à la fin du mois.Les employés du Sénat et de In Chambre des députés ont reçu avis qu’ils devaient être rentrés dans la capitale pour cette date.Cette nouvelle redouble la confiance des Français.docks de Londres.Ceci prouve bien comme nos gouvernants se sont emballés, au début de la guerre.Ut il n'y a pas qu’au chapitre des offrandes qu’ils ont ainsi commis des bévues.Georges PELLETIER.PAS D’OPPOSITION Il semble entendu que les nouveaux ministres seront élus sans opposition.le 7 novembre prochain.La question a été discutée dans les cercles libéraux et Ton en est venu, affirme-t-on, à la conclusion que faire la lutte dans les circonstances actuelles serait précisément donner aux ministériels un argument irréfutable en faveur d’une élection générale^ M.LOUIS TALBOT M.Louis Talbot, chef-adjoint du département dos incendies rie Québec, est en promenade à Montréal pour quelques jours, l’hôte de Monsieur le chef-inspecteur Jean Nuud.EBOUILLANTEE A MORT Une fillette de 3 ans, Marie Dela-ronde, de Cnughnawaga, est décédée hier à ce dernier endroit, à la suite de brûlures reçues en tombant dans une cuve d'enu bouillante, le 21 courant.Le député-coroner Biron, averti par lettre, a disposé du cas sans en-tmète.T&Wui.o paquebots ANGLAIS COULES DANS L’ATLANTIQUE Londres, 23.— (6,45, a.m.) —Una dépêche de rénérifife, Iles Canaries, au "Daily Mail”, jeudi, mande que le croiseur allemand ‘Karlsruhe” a coulé 13 navires marchands anglais dans I Atlantique.Cette nouvelle est parvenue à Tencriffe pur le vapeur allemand “Crefeld”, qui a amené les equipages des vapeurs anglais SI rat hr o y Maple Branch, Highland Hope, Indrani, Rio Iguassu, Earn, Niceto, Maria De Larrinaga, Cervantes, Cornish City, Truth, Condor et Lynrowan, qui ont tous été coules par le “Karlsruhe”.Le Crefeld était escorté par les vapeurs allemands Patagonia, Rio Negro et Asuncion.l'iu1.de quatre cents hommes d'équipage sont prisonniers.Les navi-i es coulés étaient engagés dans le commerce sud-américain et représentaient un tonnage total de 60,000 tonnes.BULLETIN OFFICIEL DE VIENNE d*A,^,rei’ “7, ljn,î ûépêehe d Amsterdam a l’agence Reuter donne le rapport officiel suivant de \icnne, en date d’hier midi : Dans la bataille sur les deux rives de la riviere Stuwiaz, au sud de i rzemysl, nous avons réussi à pousser en avant notre attaque au sud de m i mere.Nous avons occupé deux positions fortifiées par les Russes en ligne parallèle, sur les hauteurs au sud-est de Svant et Sambor.Au nord-est de ces deux endroits, notre ligne s est rapprochée de la route de Starosol.Nos troupes sont entrées à Czer-nowitz.en Bukovine.” Berlin, viâ Sayville, 23._ jw renseignements venus de Vienne dD sent qu il est officiellement annoncé dans la capitale autrichienne que les troupes autrichiennes gagnent contmueUcment du terrain.Elles onl attaqué les positions fortifiées russes près rie Felsztyn et monté à i assaut des hauteurs au nord de \la-giera, mardi.Elles ont occupé la dernière passe des monts Carpathes aux mains des Russes.Le territoire hongrois est entièrement libre de Russes mainte-nant.Dans les terres de la couronne à Bukowina les Autrichiens s’avancent vers Serelh.REPONSE AUX ALLEMANDES.BELGE.Paris, 23.—Une dépêche de Bor deaux, reçue par l’agence Havas ( |t .l-a légation belge a répond] par une note aux récentes alléga lions de la “ Gazette de l’Allemagn du Nord ’ relatives à la découvert a Bruxelles démontrant qu’H exis tait entre la Belgique et l’Angle terre une entente dont la natur est hostile à l'Allemagne.Il es parfaitement naturel, déclarent le auteurs de la note, que l’agent d’un des nations garantes de la neuira lité belge ait pris, de concert ave le gouvernement belge des mesuT pour protéger cette neutralité.Li publication intégrale des docume d trouvés par les Teutons dans le archives de la Belgique mettrait ai ioiir de nouvelles preuves de h loyauté de l'attitude de la Bclgiqui pendant 40 ans.” ALLEGATION LA LOYAUT LE DRAPEAU BELGE ANVERS FLOTTE il Londres, 23—(10.50 a.m.)—“ Tl ru reste à Anvers que quelques c^n-tallies de soldats à la suite du mom veinent des troupes allemandes veri l'ouest de cette ville, ” dit un té'é gramme de Rotterdam au “ Star " Le dernier détachement a quitti la ville, hier matin, et la plupuü des grands forts sont sans garinso# Les blessés allemands sont logél dans le jardin zoologique.Un voyageur qui arrive d’Anvcr! dit qu'un Belge a replacé le rira peau national sur Thotel de vul» e! que les Teutons ne l’ont pas enlève Le littoral belge est maintenan! abandonné par sa population fl ir| troupes seules l’occupent.A Os, tende, Ton a rassemblé plus dV cenU locomotives belges.Le correspondu;] t suppo** qiM c’est en vue de la rctï aîte.NOUVELLE PROTESTATION AME RICAINE Washington, 23.— Le gouve p» ment américain a décidé de proles' ter auprès du gouvernement h il tannique contre la saisie du “ Pla turia , un navire de la Compngnii Stardard Oil, et de demander que u navire soit libéré du port de Slop noway, dans les Iles Lewis, Ecosse LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 2.3 OCTOBRE 1914 VOL.V.— No 249 LA BELGIQUE, SES PEUPLES ET SES LANGUES LA SOIREE D’HIER AU MONUMENT NATIONAL tous les peuples civilisés, en dehors du Canada, apprennent le français.tA^ppl.prolongés) Lorsque la Hollande conférence de M.Henri Bourassa.-L’hiéloirede la Belgique,sa constitution,ses traditions offrent à notre pays un modèle et des exemples que nous ne saurions trop étudier.—Le caradère, particulièrement intéressant pour nous, de ce pays bilingue.—Les influences civilisatrices qui se sont exercées en Belgique.LA LEÇON QUI SE DEGAGE DES FAITS.— UNE FEDERATION BELGE Une foule de pus moins de 2,500 personnes s’était rendue hier soir, au Monument National, a la soiree organisée par la section Duvernay de la Société Saint-Jean-Baptisle.Sa Grandeur Monseigneur l’Archevêque occupait la loge d honneur, avec MM.Charles Duquette, président général de la Société; Arthur Gagnon, président de la section Duvernay, et 1 abbé Emile Chartier.Après deux morceaux de musique, par un orchestre excellemment dirigé par M.I.-A.Boucher, M.Arthur Gagnon vint remercier le public d’avoir répondu en si grand nombre à l’appel de la section Duvernay de la Société Saint-Jean-Baptisle.Nous avons voulu, a-t-il dit, que la première initiative de notre nouvelle section tût un acte utile.La recette de ce soir sera partagée en trois parts : la première charité bien ordonnée commence par en 1302, »v soi-même- ira a nos Saint-Vincent de Paul; la seconde sera versée au Fonds de secours belge, et la troisième au Comité France-Amérique.M.C.-J.Gauthier récita avec chaleur LA LEGENDE DES NATIONS, puis l’Association dramatique de Montréal interpréta avec talent une piécette militaire de Botrel, MONSIEUR L’AUMONIER.Deux numéros du programme ayant dû être supprimés, à cause de l’heure avancée, M.Henri Bourassa, présenté au public qui l’acclame très longuement par M.J.-N.Cabana, parle de la Belgique, de ses peuples, < ment incomplet de sa conl le ses langues, erence ; - Voici un résumé forcé- M.le Président, Mesdames, Messieurs, Je ne veux pas abuser de votre patience; aussi au cours de la conférence à demi-imp "ovisée que je vais vous faire, je fer.ii subir au “squelette” de mon discours les amputations nécessaires afin de ne pas vous retenir trop longtemps.(Au long! au long! erie l'assistance).Le sujet que j’ai choisi ce soir pour cet entretien est intéressant non seulement à cause des circonstances tragiques à travers lesquelles passe le peuple héroïque dont je veux vous parler, mais parce qu’il m’a toujours paru que la Belgique, ses peuples, son histoire, sa constitution, ses tradi fions offrent à notre pays un modèle et des exemples que nous ne saurions trop étudier.D'abord, la Belgique est un pays bi-ethnique et bilingue, de fait comme de droit; deux races, profondément divisées par le tempérament et par l’histoire, ont appris à se respecter l’une l’autre, en ayant chacune le respect de soi-même.(Appl.) L’histoire de la Belgique est particulièrement intéressante pour nous, catholiques, parce qu'elle offre un démenti à cette niaiserie universitaire et classique, qui traîne un peu partout dans les revues savantes et qui s’enseigne dans maintes chaires, que le catholicisme est incompatible avec le plein développement des civilisations modernes.La Belgique a prouvé jusqu’au moment de la guerre et prouvera après la guerre qu’un peuple peut rester profondément attaché à sa foi, non seulement par la forme extérieure de la religion, niais en se pénétrant de son esprit, en s’inspirant de ses lois et de ses principes sociaux, et atteindre en même temps le point culminant de la civilisation intellectuelle et du progrès matériel.Enfin la Belgique nous offre un sujet d’études fructueuses et intc-| cessantes d’un autre ordre.Kllcj démontre qu’un petit peuple qui sait se garer contre les ten-j tâtions de l’expansion brutale et j do l'impérialisme dominateur peutj également marcher à la tète de la civilisation et du progrès matériel, précisément parce qu’il a su rester dans les bornes de son droit et respecter toujours les droits de tous les autres pays.(Appl.) peler la Belgique aujourd'hui a été depuis des siècles ballotté tour à tour entre les grands peuples qui ont fait leur assiette sur le continent de l’Europe.Mais contre'.*e-inent à l’opinion assez généralement répandue, jusqu’au dix-septième siècle la Belgique n'a presque jamais — et à proprement parler on pourrait dire absolument — n’a jamais été conquise.Elle s’étendait sur les contins de l’empire romain ; elle resta sur les inarches du Saint Empire germanique.Il s’établit sur son territoire de petites principautés qui exerçaient une suzeraineté réelle sur leurs vassaux.Toutes relevaient du Saint Empire germanique, mais toutes avaient déjà une notion assez juste de la liberté pour ne pas rendre au Saint Empire un eulle exagéré et pour ne pas se croire puis d’obligations qu'elles n’en avaient en réalité.Dans ces principautés à demi-autonomes et à demi-souveraines, Flamands et Wallons ont toujours conservé comme caractère marqué île leur race, l’instinct de la fierté nationale.Au milieu de ces petites principautés grandirent des villes industrielles qui atteignirent, il y a ,-inq siècles, des proportions beaucoup plus considérables qu'elles n’onl jamais atteintes depuis.Bruges fut un temps l’une des plus grandes villes du nord de l’Europe.Liège fut aussi l’une des villes les plus actives, les plus riches et les plus populeuses des bassins du Rhin et de la Meuse.De sorte que l’on avait côte à côte le développemenl des petites principautés à demi indépendantes et des grandes cités industrielles, riches et ficres, qui arrachaient à leurs souverains féodaux les mêmes privilèges pour leurs libertés communales que les primes eux-mêmes avaient su J ' I contre les brutalités de j germanique.Seulement, connue il y vent des rivalités entre Set les principautés, à j sait-on appel ?1.'empereur d'AI j leu.aune était loin et souvent 1 paralysé par les dissensions intestines.Du reste, un commun instinct faisait comprendre aux Wallons et aux Flamands, aux seigneurs et aux plébéiens, qu’il était dangereux, en cherchant l’appui de l'empereur, de lui donner l’occasion de faire sentir plus rudement le joug dont tous voulaient se libérer.Le pouvoi I des drapiers flamands qui ] firent mordre la poussière aux c'ae-| va tiers français de Robert d’Artois.Pourquoi nous en étonner et ions en formaliser ?Que ce soit contre l’Allemagne, l’Angleterre ou la France, la Belgique a raison de travailler à conserver ses traditions et le souvenir des victoires qui ont gardé son unité nationale et fait grandir son sentiment patriotique.Lorsque ia France eut renoncé pour longtemps à ses ambitions, la Wallonie et tes Pays-Bas devinrent tour à tour Bourguignons, Autrichiens et Espagnols, pas encore par conquête mais par l’opération normale des lois de succession féodale.Jusqu’au moment où ils furent gouvernés du dehors par une cour étrangère, les Belges, Flamands et Wallons, avaient maintenu des relations assez amicales avec leurs princes, car ils prenaient contact avec eux.Mais à partir du jour aù l’impérialisme autrichien, comme plus tard l’impérialisme espagnol, français, anglais ou allemand, op-.prima les libertés de ce peuple, naquit le désir d’acquérir l'unité nationale.C’est là l’explication de la première révolte des Flamands et des Wallons contre Philippe 11 d’Espagne qui ne prenait plus contact avec, son peuple.Toute souveraineté qui ne met pas en contact le prince et le peuple cessera d’exister, car le pouvoir réel et fécond ne peut exister qu’à la condition qu’il y ait contact intime entre ceux qui l’exercent et ceux qui le subissent.(Appl.) La première conquête de ta Belgique fut faite par Louis XIV qui partagea ce territoire entre le royaume des Pays-Bas et l’empire d’Autriche.11 y avait affinité de race entre les Flamands et les Hollandais, mais la Réforme avait marqué entre eux une profonde ligne de démarcation, et comme tout mariage forcé, mixte ou non, cette union ne pouvait être heureuse.La deuxième conquête des pays wallons et flamands, c’est encore la France qui la fit sous la Révolution et l’Empire.Napoléon 1 organisa la Belgique en départements français avec leur administration de fer.En gens pratiques et pleins de bon sens, les Belges ont gardé de l’administration française tout ce qu'ils jugeaient utile à leur formation civile et sociale.Mais ils ont cherché la première occasion d'échapper au joug étranger en tout ce qui leur était inutile.Vint ensuite le traité de Vienne qui annexa la Belgique tout entière à la Hollande.Quinze ans après, les Belges sc révoltaient contre le joug hollandais, et pour la première fois dans toute l’histoire les armes françaises et belges furent unies pour une cause commune.C’est pourquoi si nos sympathies vont à la France, nous n’avons pas raison de nous formaliser si, après huit siècles de luttes contre la France, les Belges n’ont pu oublier reçut en partage la Belgique, elle s’empressa, comme on l’a fait chez nous, de lui imposer sa langue, ce que les autres nations n’rvalent pas tenté.Il est donc naturel que la Révolution de 1830, opérée avec le concours de la France, ait donné lieu à une réaction anti-hollandaise et ait accordé la prépondérance au français dans la vie publique et sociale de la Belgique.Pour en arriver là on invoqua naturellement, comme ici, des arguments de ce genre : Pourquoi conserver la langue d’un petit groupe?Pourquoi ne pas parler la langue de tout le monde?La France nous a aidé à conquérir notre liberté, fortifions notre nationalité en l’alimentant à la source française.Mais les Flamands ont la tête aussi dure que les Wallons cl ils n’entendirent point se faire enlever leur langue au profit de la langue française.LE FLAMINGANTISME.défendre l’empire avait s onces villes qui fai- Le mouvement en faveur du flamand a reçu le nom de flamingantisme.C’est, comme le mouvement alsacien, comme- tous les mouvements faits par les petits peuples qui opposent le droit à la force brutale, qu'elle soit allemande, anglaise ou française, (Appl.) une lutte légitime, non pas de conquête, mais de conservation et d’expansion du plus naturel des droits: le droit à la langue et aux traditions ethniques.Du reste les Flamands, même au moment où le français occupait une place importante, n’ont jamais subi les humiliations que subit à l’heure où je vous parle la langue française dans les provinces anglaises du Canada et dans tous les centres anglais de Québec.(Appl.) Il y eut lutte, batailles d’étudiants, batailles d’ouvriers, batailles violentes entre Flamands et Wallons, car cc sont deux peuples énergiques qui n’entendent pas seulement réclamer mais aussi défendre leurs droits.Seulement il ne fut jamais question de faire de l’une des deux races la conquise ou la servante de l’autre, car si l’une avait dominé Ton aurait compris que le caractère de l’autre étant comprimé, la nationalité entière aurait succombé.Comme dans une famille, si l’aine fait du frère plus jeune un être veule et pliant, croyez-vous que l’esprit de la famille sera conservé aussi bien que si chacun des frères grandit avec la même liberté, empreinte d’égalité, de justice et de charité?(Appl.) Dès que la réaction flamingante s’affirma, même à travers beaucoup de disputes de mots et parfois de faits, elle trouva chez les Wallons des hommes intelligents qui firent droit, bien que lentement, aux demandes des Flamands.Car le Belge, comme l’Allemand et l’Anglais, est entêté dans son droit et ne cède pas volontiers; il faut lutter avec lui.Mais il a du bon sens et un profond souci de l’unité nationale de son pays.Et c’est ce qui fait que non seulement les Flamands ont reconquis tout le terrain perdu, mais qu’ils y ont ajouté grandement.Si les Flamands eurent beaucoup de peine à reprendre leur place au point de vue de lu langue, c’est dù à l’abandon de cette langue par beaucoup de membres de la classe instruite qui méprisaient le flamand comme lan-que perdue et qui voyaient d’un bon oeil la domination du français ou de l’allemand.J’ai moi-même entendu des bourgeois flamands dire qu’ils n’employaient leur langue que pour se faire comprendre des domestiques.C’est à cette catégorie de renégats que les flamingants appliquent l’appellation méprisante de “Fransquillons”.Ce sont les “Chouayens” des Flandres.C’était donc une double lutte, parlementaire et administrative d’une part, et intérieure, de l’autre, parce I qu’elle était menée contre des rené-Igats de leur propre race.La plus I belle conquête des flamingants est | d’avoir remis leur langue traditionnelle à la mode parmi les Flamands.La loi de 1883 introduisit la langue flamande dans les écoles Au point de vue de la conservation nationale, les flamingants font, au sujet de la littérature française, le même raisonnement que nous à l’égard de la littérature de langue anglaise mais d’inspiration américaine (jui est en train de faire de véritables Yankees des Anglo-Canadiens, même de ceux qui hurlent “Cod Save the King” six fois par jour et qui se couchent dans le drapeau britannique tous les soirs.(Appl.et rires).Aux flamingants, les Wallons opposent des arguments qui semblent un peu contradictoires.La Wallonie en effet est profondément divisée sur elle-même au point de vue religieux et contient des catholiques ardents et des anticléricaux féroces, comme on n’en trouve plus en France.Ceux-ci veulent l’avancement du français et le recul du flamand pour secouer le joug du clergé.Les catholiques wallons disent que la propagande flamingante qui tendrait à rendre unilingues quatre des provinces belges ouvrirait la porte à la pénétration germanique.C’est au point de vue de l’imite nationale que les Wallons raisonnables combattent certaines exigences des flamingants.Ils disent que tout avancement est interdit à la langue flamande, qui ne peut prendre d’expansion, ni créer de grande littérature, puisqu’elle n’atteint qu’un petit territoire.Mais pour être juste, je crois que la conservation du flamand est un obstacle sûr à la pénétration de l’allemand dont il est si différent.Ce qui est intéressant, et la leçon que je désire que qous tirions tous ensemble des remarques un peu décousues que je vous ai faites ce soir, c’est que la solution à laquelle on tend et à laquelle tendaient avant la guerre les hommes les plus éminents des deux races, c’est qu’il faudra arriver à une adaptation des fonctions administratives et judiciaires conforme à la situation des deux peuples et des deux langues: en un mol il faudra avoir une sorte j de fédération belge.Fin ce moment la Belgique se divise en huit provinces au point de I vue administratif.Mais ces provin-j ces ne correspondent nullement, ; par leurs pouvoirs et leur juridic-I tion, à nos propres provinces.Si Wallons et Flamands se décident à adopter la forme fédérative, pour conserver les droits de leurs langues, ils ne se contenteront pas de mettre le principe de l’égalité dans la lettre de la constitution du pays, mais ce principe, une fois mis dans la lettre de la constitution, sera respecté par les deux peuples, quel que soit le plus riche ou le plus populeux.(Appl.) LE CANADA ET LA BELGIQUE.PETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTES APPRENTIS BARBIERS demandés, méthode moderne.Système Moler, établi depuis 22 ans.Quelque semaines suffisent.Outils donnés gratuitement avec le cours.Positions a'-surées.Cours spécial du soir.S’ad.Molers Barber College, 62D Boulevard St-Laurent, Montréal.33-J PR0PES5 RûPEÔôfûNNElUéô AVOCATS EMPLOI DEMANDE COUTURIERE A DOMICILE.demande ouvrage.S’adresser, 389 Mont Royal Est.Tél.St-Louis 3523.À LOUER A LOUEk.1169 Ave DeLorimier, 8 chambres, fournaise, garage, $28 par mois; Logements au dessus sans garage, $23 par mois.S’adresser à J.A.Plouffe, 1159 Ave DeLorimier, ou à Henry L.Auger, propriétaire, 384 Ontario Est.A VENDRE TERRAIN A VENDRE Trois terrains, situés en face des Rapides de Lachine, dans Bronx Park,,.sur la 4ème Avenue, portant les Nos 1074-1075-1076.Vendre bon marché.S’adresser à 681 Ave.Papineau.ARGENT A PRETER BOURBONNIERE, F.-J., C.R., avocat, 72 Est nie Notre-Dame.Tél.Bell.Main 2C79.Bote Postale 356.— Adresse “Nalinc.Montréal”.Tél.Main 1250-1251.Undes West.Un.télégraphique, Liebcrs, C.H.CAHAN, C.R.AVOCAT ET PROCUREWR Edifice Tranaportation — Rue Saint>Jacqu« LAMOTHE.GADBOIS & NANTEL, avocats.Edifice Banque de Québec, 11 Place d’Armes, Montréal.Téléphone Main 3215.J.C.Lamothe LL.D., C.R.Emilien Gadbois, LL.L., J.Maréchal Nantel, B.C.L.CAMILLE TESSIER AVOCAT (Autrefois de Lamothe & Tessier) MONTRÉAL.ROCKLAND 931 97 ST-JACQUES, Ch.34 MAIN 8728 PA TTERSON & LA VER Y AVOCATS- PROCUREURS SUITE 111 180 ST-JACQUES Tel.Bell Main 3960.Cable Wilpon.W.Patterson, C.R., Salluste Lavery, B.C.L.„.,M.Lavery a son bureau du soir, 1 Saint-J homas, LoiigueuiJ.Résidence : Est 5973.ANATOLE VANIER, B.A.LL.B.AVOCAT Tél.Main 213.— Chambre 53.97 rue Saint-Jacques.ARGENT A PRETER Nous réglerons toutes vos dettes.Vous transigez seulement avec nous, paiements faciles, sans intérêts; entrevue personnelle seulement.Léon Racicot, 17 Côte Place d’Armes.DIVERS PROPRIETES DEMANDEES.ALEXANDRE DUPUIS Courtier en immeubles, sollicite des propriétaires, la liste de leurs propriétés à vendre et à louer.Immeubles sous toutes ses formes.Echanges et transactions considérés avec soin.Longue expérience.Service efficace.Alexandre Dupuis, 17 Côte Place d’Armes, près Craig, Main 7513.peuples j moyennes et dans les athénées.Il sont des]y a deux ans, je crois, elle s’intro- ORIGINE DE LA BELGIQUE.Je ne vous ferai pas l’histoire de la Belgique ni de ses peuples.Cependant il est peut-être bon de rappeler ses origines, ce qui constitue son caractère, particulièrement intéressant pour nous, de pays bi-ethnique et bilingue.tout d’un coup, —• les qui n’ont pas de mémoire , .peuples qui n'ont pas de coeur iduisit dans les écoles primaires, (Appl.), — que la F’rance fut long-' Il ne s’agit ici, bien entendu, que temps l’ennemi le plus redouté de des écoles de l’Etat, la Belgique.I En Belgique, pays de toutes les Ce petit peuple, né pour la pre-i libertés légitimes, l’enseignement libre est en honneur et jamais comme chez nous à l’abri du drapeau bri- micrc fois à la vie nationale, travailla à s’organiser sur des bases solides, et le premier souci de ses hommes d’Etat fut d’établir entre ses grands voisins un équilibre tel qu’aucun souverain ne pût mettre la main sur lui sans éveiller les susceptibilités des autres grandes puissances.La Belgique sut profiter des trois formes de civilisation qui l’environnent.A ta F'ranc.e, elle prit son es- auquel Wallons et Flamands, nobles I prit d’ordre, son génie clair, son et vilains, avaient recours pour faire j verbe et sa littérature; à l’Angleterre, le sentiment de la liberté individuelle et son équilibre social; à l’Allemagne, l’union du peuple autour de son souverain et son admi- FLAMANDS ET WALLONS.Pourquoi y a-t-il des Wallons et des Flamands?Pourquoi ces civilisations latine et germanique ont-elles grandi côte à côte dans ce petit pays si souvent menacé par les grandes puissances, si souvent labouré par les guerres d’Europe?Tout simplement parce que les Romains, lorsqu’ils eurent terminé la conquête des Gaules, pénétrèrent jusqu’à un certain point dans la vallée de la Meuse et de l’Escaut, et s’arrêtèrent là.Le pays qui constitue aujourd’hui la Wallonie s'imprégna de la civilisation romaine, tandis que les populations aborigènes, cantonnées dans les marécages des bouches de l’Escaut, conservèrent leur idiome et leurs traditions germaniques.Dans des circonstances differentes, — parce que l’histoire ne sc répète jamais en tous points,— c'est un peu Phistoire des Anglo-Saxons absorbant les Danois et refoulant les Bretons, puis, s’arrêtant au pied des monts Grampians et laissant grandir la civilisation écossaise au nord de la leur.La comparaison est surtout imparfaite en eeei que les Wallons n’ont jamais conquis les Flamands, ni les Flamands conquis les Wallons.i Le pars une nous convenons d’an- établir leurs droits, c’était le roi 'de France.Si vous voulez bien vous rendre compte du sentiment, moitié reconnaissance, moitié défiance, qui anime encore, à l’endroit de la France, les Belges de nos jours, Wallons et Flamands, n’oubliez pas que le territoire de la Belgique, depuis le partage des possessions de Louis-lc-Débonnairc qu’à la présente guerre, a envahi cent dix-sept fois par armées françaises.jns- étc les rable esprit d’organisation.F,lie s'appuya davantage sur ses relations avec l’Angleterre parce que, vu le bras de mer qui l’en sépare, disons-le franchement, la tentation anglaise est plus difficile à contenter que la tentation allemande ou française.taninque—qui parait-il couvre toutes les libertés—l’on a contesté le droit du père de faire enseigner sa langue dans les écoles payées de ses deniers et qu’il soutient à la sueur de son front.(Appl.prolongés).La conquête était presqu’accom-plie avant la guerre et elle le sera complètement après la fin des hostilités, lorsque l’une des quatre universités belges sera flamandisée.LES DROITS DES LANGUES.LA BELGIQUE SOUVERAINE.LA BELGIQUE ET LA FRANCE.| Voici (Jonc cc petit peuple parti n'y a donc pas lieu de s’étonner I venu à la souveraineté, après avoir si la lente formation de l’unité bel-[résisté pendant dix siècles a toutes gc a fait naître un sentiment de mé- les embûches de la force et de la fiance à l’endroit de la France; j ruse, de la prospérité et de la misè-d’autant moins que les rois de, re.La Belgique, maîtresse d’elle-France, après avoir “bouté l’An-J même et de ses destinées, se voit en glais dehors”, cherchant à agran- face de ses responsabilités, dir leurs domaines et à fortifier | l’unité du royaume, le firent aux dépens de leurs voisins plus faibles, — comme c’est le fait de tous les grands empires qui tendent à leur, unité nationale J’assistais il y a au Congrès île Garni qui fêtait l’adhésion du cent-millième membre j des syndicats catholiques de j Belgique, admirable société qui a tant fait pour la cousit- ; vation du catholicisme et de ses ! principes sociaux et qui a sauve la i Belgique de l’anarchie socialiste, i C’était le 13 juillet.La veille, 12 juil-1 let, la population tout entière des Flandres avait célébré la tète nationale, commémorant la victoire, — non pas de iiiiillaume d’Orange sur Celle nation, composée de deux peuples aussi distincts entre eux que les Romains et les Germains du temps de Jules César, et, il y a deux mois à peine, divisée par des con i sidérations linguistiques et ethni- quelque temps Iques, s’est unie dès que sa nationa-' fêtai lité a été mise en danger.Le Brabant, (pii renferme la capitale du royaume, est à vrai dire la seule province bilingue et bi-ethnique de la Belgique.Détail intéressant à noter, c’est le Brabant qui détient peut-ctre la plus ancienne charte bilingue de notre époque.Je dis de notre époque, car les Ro- mains eurent l’intelligence de comprendre In nécessité de laisser sa langue à charme peuple et ils devinrent eux-mêmes bilingues en les bords de la Boync, — mais celle yiant le grec, comme aujourd’hui appre- En Belgique le principe reste posé que chaque rare a le droit d’enseigner sa langue depuis l’école primaire jusqu’à l’université.Les flamingants appuient leurs réclamations de plusieurs raisons.Comme le disait •Melchior de Vogué: Si l’on veut juger des sentiments, des actes d’un peu pie.il faut toujours faire un effort loyal et sincère pour se mettre dans la .'dilation de ceux que l’on veut juger La première raison donnée à l’appui du flamingantisme est l'argument de religion.La Belgique qui sc trouve à côte de la France en subit nécessairement des infiltrations de langue et d'idées.Comme les flamingants sont catholiques el que les anticléricaux se trouvent plutôt du côté wallon, ceux-là donnent comme argument: “Nous admirons la civilisation et la langue française, mais pour nous malheureusement la langue française n'est trop souvent que l’égout collecteur de Paris qui se déverse sur notre pays.” 11 n’est pas injuste de dire que la langue flamande est l’une des conditions les plus nécessaires à la conservation de la foi et de l’esprit ethnique des Flamands.C’est aux Flamands surtout que sont dûs les chefs-d’oeuvre de la peinture classique.Au point de vue communal le flamand a permis de résister à In tyrannie des despotes locaux et d’opposer sans cesse une lourde mais patiente resistance à la tyrannie des forts par le groupement national.On nous a dit : “Unissez-vous comme les Belges!” On oubliait deux choses.D’abord que les Belges se battent pour leur pays (appl.), qu’ils veulent arracher à la domination des grandes puissances.Après huit siècles d’efforts et de pa-lience, lorsque la question de leurs droits vient en jeu, Belges-Flamands et Belges-Wallons ne regardent pas la France ou l’Angleterre, mais regardent tous deux au coeur de la patrie : ils sont Belges avant d’être Wallons ou Flamands.(Appl.) Et deuxièmement quelles que soient les plaintes légitimes ou exagérées de l'un envers l’autre, jamais le peuple flamand n’a conquis le peuple wallon, ni jamais le peuple wallon n’a conquis le peuple flamand.Et jamais après la conclusion du traité d’union, aucun des deux peuples n’a marché sur le coeur de l’autre et ne lui a dil : “Maintenant que je suis le plus fort, courbe-toi.” Jamais les chefs flamands ou wallons n’onl •uiseigné à ceux qui parlent leur langue à être des esclaves ou ies valets des autres! (Appl.redoublés) .L’unité nationale du peuple belge s’est faite et se maintiendra en dépit des querelles de race et des différences de langue.Et s’il faut défendre la Belgique, tous courent à la frontière comme un seul homme.Huit jours avant cette guerre je lisais à Anvers les articles fort intéressants d’un publiciste français de premier ordre, réunis en un volume couronné par l’Académie française, où je voyais cette pensée, que je résume ainsi : Le flamingantisme a livré Anvers cl les Flandres à l’Allemagne.Il a fait d'Anvers un port allemand annexé à l'Allemagne.Dès que se déclarera une guerre, l’unité nationale de !a Belgique sera ébranlée.La guerre s’est déclarée, et Flamands comme Wallons se sont unis! Pourquoi?Parce que, si les Flamands tournaient parfois leurs regards vers l’Allemagne, à laquelle vont leurs sympathies; si, à d’autres moments, les Wallons tournaient leurs regards vers la France, parce qu’ils se souviennent qu’ils sont sortis do la France, tous ont senti la nécessité de l’union pour lutter et repousser le danger germanique.AUTOMOBILE.Voiture automobile de livraison, 2 500 livres, 30 forces, en très bon état et fonctionnement parfait.Voiture couverte.Très bonne occasion.Conviendrait pour bouchers, épiciers, fruitiers, papetiers, etc., etc.S’adresser F.X.Guilîevain, 1988 Saint-Jacques.Tél.Up 4166.Résidence : 180, Jeanne-Mance.Tél.Est 5973.GUY VANIER, B.A., LL.L.AVOCAT 97, rue Saint-Jacques.— Chambre 76.Tél.Main 2632.NOTAIRES BELANGER & BELANGER, (Léan-dre et Adrien), 30 Saint-Jacques.Main 1859.Rs., 240 Visitation.Prêts sur hypothèque, achats de créances.Diplômé en hygiène Poh.— Dr.J.-N.CHAUSSE SPECIALITE : Voies urinaires, maladies de la peau.Heures : 12 à 2 p.m., 6 a 8 p.m.Tél.Saint-Louis 3275.1244 Are.Deloriniier, coin Mont-Royal.Ihhbhbseb • EST 6734- Docteur A.DESJARDINS Ancien Moniteur de l’Hôtel-Bieu de Paris I Maladie des YEUX, des OREILLES du NEZ et de la GORGE.523 Saint-Déni” ! (en face du carré Saint-Louis).Dr E.-F.EMERY Ancien élève Université d?Pari 5 CROSSES DE FUSILS Spécialité do crosses, bois circas-sien, noyer anglais et noyer français, travail d’après ordre, ainsi que toutes réparations d'armes.185 Demontigny.Téléphone Est 4983.MOTEUR ELECTRIQUE.Deux forces 550 Volts (Crocker Wheeler) à l’état de neuf.Très bonne occasion.S’adresser, F.X.Gui'Iievain 1088 Saint-Jacques.Tél.Up 4166.SERRURES Clefs, serrures.Spécialité : découpage de clefs Yale, Corbin, Sergent et Green Leaf.Pour toutes vos réparations de clefs, allez au No 182 rue Sanguinet.Belgique vivra, comme la Pologne a vécu, conune l’Irlande a vécu connue le Canada français a vécu 1 (Appl.prolongés.) Faudra-t-il dix ans, faudra-t-il trente ans, faudra-t-il cent ans ?faudra-t-il une nouvelle mêlée generate des peuples pour que la justice de Dieu accomplisse de nouveau son oeuvre ?Je n’en sais rien ! Le LA FIERTE NATIONALE ET LE COLONIALISME.Le Canada, pays bi-ethnique et bilingue, sera digne de s’appeler une nation le jour où ses deux races cesseront de regarder à Londres ou à Paris pour en attendre un mot d’ordre, et où elles prendront en elles-mêmes, sur leur sol, dans leurs traditions, le désir ardent d’être un peunle uni.Mors, elles auront profité de l’exemple de la Belgique.Mais tant qu’on exploitera chez nous le sentiment d’un colonialisme servile et vantard, nous pouvons admirer la Belgique, mais nous n’avons pas le droit de nous comparer à ce petit peuple qui occupe un territoire pas plus grand qu’un petit comté du Canada, mais dans lequel vivent huit millions d’hommes, le femmes et d’enfants, prêts à ’ont faire pour défendre leur patrie, «T fermement décidés à ne pas la.laisser réduire sous la botte de quelque autre nation que ce soit.(Appl.répétés.) Vous me direz peut-être que "'est là une page d’histoire finie.Ceux d’entre vous que l’on a habitués à compter sur l’horloge du temps avec les coups de la force et tes courtes visions des hommes à succès peuvent croire que le sort de la Belgique sera scellé par la force brutale Non ! Quel que soit le triomphe des armes de l’Allemagne, de la France ou de l’Angleterre, lu.peuple belge passera-t-il par des a ternatives de paix ou de guerre, de domination ou de conquête ?Je l’ignore.Tout ce que je sais, c’est qu’il vivra ! Car une nationalité à laquelle Dieu a donné la vie ; un peuple dans le coeur duquel Dieu a déposé avec amour une parcelle de son idéal, ne peut disparaître ! Un peuple comme la Pologne, qui i été l’apôtre et le sauveur de l'Europe un peuple comme l'Irlande, écrase par la ruse et la barbarie, après avoir subi un martyre tel que jamais aucune nation n’en a subi de semblable depuis que le Christ est venu sur la terre ; un peuple comme l’Alsace-Lorraine, qui a conservé malgré tout son énergie et son culte national ; un peuple comme celui des Français d'Amérique, qui conserve après des époques de luttes si âpres son caractère ethnique et religieux, et qui résiste depuis cinquante ans à l’action émolliente de ceux qui sont passés à l’ennemi et qui voudraient entraîner avec eux leurs compatriotes pour n’avoir pas à rougir d’eux-mêmes: —; pareils peuples ne peuvent pas périr ! Une nationalité qui a reçu la vie de Dieu et dans laquelle il a soufflé son idéal ne meurt pas: le Droit ne meurt pas, parce que Dieu, créateur et gardien du Droit, ne meurt pas! (Appl.prolongés).Tuberculose, maladies des voies respiratoires 2487 Avenue du Pi Tél.St-Louis 4014 ire Dr M.LEM0YN 57 K st 257 Sherbrooke (Près Saint-Denis) Maladies des yeux, oreilles, nez, jîorge, larynx TEL EST DOCTEUR ZÉN0N MAL0 MÉDECIN-CHIRURGIEN 159 BLVD.SAINT-JOSEPH EST, Montréal.Heures de bureau : 1 à 5 p.m., 8 à 10 p.m.TEL.p.m., SAINT-LOUIS 7269.DENTISTES TEL.EST 410.Dr Ernest Charron CHIRURGIEN-DENTISTE 144 rue Saint-Denis.Près de PUitirer-Montréal.site Laval.Dr Paul-Emile Picotte CHIRURGIEN-DENTISTE 201 rue St* Hilbert) près Dorchester MONTREAL Téléphone Bell Est 1151 Dr J.-W.ROCHETTE CHIRURGIEN-DENTISTE est installé au Coin MONT-ROYAL et CHAMBORD MONTREAL.Heures de bureau : 8 a.m., à 9 p.Tel.Saint-Louis 3732.m.MORT DE M.L’ABBE G0D1N (D« notre correspondant) Québec, 23.— M.l’abbé A O.Godin, curé de Saint-Augustin de Port-neuf, est décédé la nuit dernière en son presbytère à l’âge de 67 ans.Il avait été ordonné prêtre par le cardinal Taschereau en 1875 et était curé de Saint Augustin depuis 1896.M.CL0ND1N SERAIT ACCLAME (Do notre correspondant) Trois-Rivières, Qué., 23.— I^es pro-bab lités sont que l’hon.P.E.B!on-din sera élu par acclamation, qu’il n’y aura pas d’opposition dans le comté de Champlain.Les élections du district des Trois-Rivières semblent accueillir avec joie la nomination du nouveau ministre du Revenu de l’Intérieur.HOTELS -L’Hôtel des Voyajreurs LE ROYAL GEORGE 9 et U rue Desjardins (en face de l’Hôtel de Ville), Québec.Chambres, $1.00 à $2.00.Plans européens et américains.J.O.OCTEAU, prop.Hotel Riendeau Limitée WILF.GERVAIS, Prés.Très.P.A.SAMSON.Vice-Préa.-Sec.Le Rendez-Vous des Canadiens-Français.58-60 Place Jacques-Cartier, Montréal.L0CKWELL vs DROUIN > (Do notre correspondant) Québec, 23.— L'éehevin Trudel, représentant du quartier Limoiiou au conseil municipal', a été nommé hier soir comptable du département des travaux publics de la cité.Le comité des Finances a refusé hier soir de payer les frais des avocats de l’éehevin Lockwell à l’enquête Cannon-Loekwell.La question a donné 1 eu à une vive altercation entre l’éehevin Lockwell et le maire Drouin.> > I 4»#' VOL.V.— No 249 LE DEVOIR.MONTREAL, VENDREDI 23 OCTOBRE 1914 3 LES TEUTONS S'ELOIGNE LflCOT FRANCE ET BELGIQUE ENTRE LA MER ET LA BASSÉE La bataille n’a encore donné aucun résultat décisif, et de chaque côté on réclame l’avantage.- Les Hindous ne se sont pas encore battus en France.— La ville de Lille détruite.» > Paris, 23.— Le communiqué officiel publié hier soir par le ministère de la Guerre en France, annonce la continuation de la grande bataille entre la mer et La Bassée, dans laquelle les Belges et les Alliés gardent leurs positions.Les Allemands ont rencontré la même opposition entre l’Oise et Arras.Voici le texte de ce communiqué: L’activité déployée par l’ennemi, hier, ne s’est pas ralentie, aujourd’hui.Entre la mer et La Bassée, la bataille s’est continuée avec aillant de violence, sans que les Allemands aient été capables de repousser l’armée belge ou les troupes françaises ou anglaises.Pareillement, entre Arras et l’Oise, l’ennemi a fait de grands efforts qui, en aucun endroit, n’ont obtenu de résultats efficaces.Dans la région de l’Argonne, nous avons gagné du terrain entre Saint-Hubert et le Four de Paris.Au nord de Verdun, nos troupes s’avancent sur la Meuse.Dans la région de Woevre, nous avons repoussé une attaque sur Champléon.LA SITUATION GENERALE / ^ Londres, 23.— La lutte la plus difficile et la plus acharnée continue de faire rage dans les Flandres occidentales et dans le nord de la France, entre les troupes allemandes considérablement augmentées par des renforts d’une part et les troupes alliées soutenues par les vaisseaux anglais de l’autre.Le long de la côte, l’Yser sépare encore les forces en face.D’aucun côté, apparemment, il y a eu progrès, mais Berlin annonce que les Alliés abandonnent leurs positions à l’intérieur.Cette déclaration des Allemands cependant est contredite par le communiqué français publié à Paris cet après-midi, qui dit que les Alliés n’ont pas été délogés en dépit de violentes attaques.C’est la même chose sur toute la ligne, qui s’étend de la mer du Nord la frontière suisse.Chaque côté réclame- une victoire Sur l’autre ou du moins des progrès sensibles sur divers points.D’après ce qu’on peut voir, la grande bataille n’est pas près de se terminer, les armées opposées sont tellement de force égale ou à peu près qu’elles ne peuvent ni avancer, ni percer les lignes ou contourner les flancs.Les experts militaires considèrent que l’avantage demeurera au commandant qui pourra conserver le plus grand nombre de soldats et de nombreux renforts pour les jeter dans la mêlée an bon moment.En Pologne, dans la bataille préliminaire au moins, les choses ont changé.Les Russes rapportent /qu’ils ont pu repousser la première attaque des forces allemandes contre Varsovie et la forteresse d’Ivan-gorod.Tous les rapports russes commentant ces nouvelles parlent d’une grande victoire et disent que les Allemands, en outre de nombreuses pertes en hommes et en canons, ont laissé de grandes quantités de munitions et de provisions dans les tranchées qu’ils avaient préparées pour leur défense.Les quartiers-généraux allemands, n’ont pas rapporté cette bataille, mais aujourd’hui, ils disent qu’après une bataille de plusieurs jours, le combat a cessé.Apparemment il y a eu plus de combats sur la frontière de la Prusse orientale où il s’est produit une certaine relâche, comme les rapports allemands le disent, nos troupes poursuivent l’ennemi qui tretraite dans la direction d’Osowetz.Ossowctz est cette forteresse ou les Allemands se sont avancés il y a quelques semaines à portée de canon, mais qu’ils ont laissée quand leur avance sur le Nieume a échoué.La bataille continue encore aux environs et au sud de Przejnysl, mais plus au sud, les Autrichiens prétendent qu’ils ont chassé les Russes de la Hongrie et qu’ils s’avancent vers la Bukovine, territoire de l’est de la Galicie, avec le même but.Tout comme si les Belges n’avaient pas assez souffert depuis le commencement de la guerre, les petits villages du long de la côte, au nord d’Os-tende sont maintenant bombardés, situés, comme ils le sont, entre les lignes allemandes et les navires de guerre anglais, on rapporte que quelques-uns de ces villages ont été com-i plètcment détruits et d’autres grandement endommagés.On croit, cependant, que tous les habitants ont quitté ces villages, lorsque l’armée belge s’est retirée en arrière de la rivière Yser.Il a élé officiellement annoncé dans un discours prononcé par Lord Crcwe, secrétaire d’Etat pour les Indes, que les troupes hindoues n’ont pas encore servi en France.Les hommes et leurs montures ont mis beaucoup de temps à se faire au climat, mais on croit généralement qu’ils sront bientôt prêts à s’engager avec l’ennemi.Les hôpitaux ont reçu ordre d’être prêts dès la semaine prochaine pour recevoir leurs blessés.II a encore été rapporté que les marins italiens étaient débarqués à Avlona en Albanie.Un tel acte, on le croit généralement, ne sera pas considéré par aucune puissance en ce moment, alors que la situation en Albanie est si sérieuse à cause des ECLATANTE VICTOIRE FRANÇAISE Londres, 23.— Une dépêche spéciale d’Amsterdam à la “Central News”, cite un télégramme du bourgmestre de Wenduyne, Belgique : Les alliés sont victorieux.Us ont fait plus de 70,000 prisonniers entre Longwy et Chalons.Trois canons et 31 drapeaux ont été pris.Wenduyne est une province de la Flandre occidentale, sur la côte française.Chalons et Longwy sont situés à peu près 200 milles au sud-est de Wenduyne.On doute que le bourgmestre d’une ville de la côte soi! bien informé de ce qui se passe à l’intérieur.LES ALLIES TIENNENT BON Paris, 23 (1.30 a.m.)~—Le correspondant de Paris au “Daily Chronicle” dit que bien que le général von Kluck ait maintenant à la disposition de son armée, un système de voies fer-1 rées à peu près complet, il n’y a, • après les violentes batailles des jours derniers, aucun signe de faiblesse dans la ligne des Alliés qui s’étend maintenant jusqu’à six milles de Lille.Jusqu’à ce jour, on croyait qu’une victoire décisive dans la Pologne i permit aux Allemands d’envoyer des renforts à leur armée de la Belgique, mais la bataille de Varsovie a maintenant rendu la chose impossible.A l’est de la ligne des Français une attaque dangereuse des Allemands, à Saint-Mihiel a été vaillamment repoussée.LE BOMBARDEMENT D’OSTENDE Amsterdam, via Londres, 23.— Le correspondant du “Telegraafs” fait rapport que le bombardement d’Ostende et de Nieuport devient de plus en plus aggressif.“Les obus des alliés”, ajoute le correspondant, “pleuvent sur les Allemands et leur causent de terribles pertes.Les champs de bataille sont couverts de cadavres, tandis que de nouvelles troupes allemandes continuent de venir à la rescousse.Depuis le matin les Allemands ont retraité légèrement.“Une escadre française sert à appuyer les vaisseaux de guerre anglais qui ne peuvent être atteints qu’avec difficulté par les canonniers allemands.“La cavalerie allemande ne sert de rien et les hommes, aussi bien que leurs chevaux, sont fauchés par la mitraille.Les positions des alliés sont fortement retranchées, soit par des fortifications, soit au moyen d’inondation des terrains avoisinants.Outre Ostende et Nieuport, les Alliés dirigent aussi leur bombarde- LES BELGES TRAVERSENT L’YSER Londres, 23.— Le correspondant du “Daily Mail” au Havre dit que le ministre de la guerre belge vient d’être instruit que les avant-gardes belges ont réussi à traverser l’Yser, où les Allemands ont été repoussés dans leurs attaques sur les villes du littoral de la Mer du Nord, après avoir perdu plusieurs soldats tués et faits prisonniers.LES ALLEMANDS EN DEROUTE Dunkerque, 23.—• Un officier français retour de Fûmes dit que les Alliés continuent à repousser avec succès l’aile droite de l’armée allemande jusqu’en Belgique.“La retraite précipitée des Teutons menace de devenir une vraie déroute, ajoute-t-il; ils fuient, fuient comme des lièvres.” Tout près de 10,000 Allemands sont restés sur le champ de bataille à Nieuport.Une armée de 30,000 hommes, retranchés entre cette ville et Ostende, ont, paraît-il, été forcés de se réfugier dans cette dernière ville, après avoir perdu un nombre considérable de canons, de fusils et de munitions.On rapporte aussi que la flotte anglaise a réussi à mettre hors de service, lors du bombardement des lignes allemandes sur la côte, un convoi ennemi d’une longueur de plusieurs milles.LES PREUX DU FORT DE TROYANT Paris, 23.— L’héroïque défense de la garnison du petit Fort de Troyant, sur la Meuse, commence à faire son tour du monde.Cinq jours durant, 450 Français résistèrent à 10,000 Allemands.Après deux jours de bombardement, on somma ces braves de se rendre; ils répondirent: “Jamais”.“Alors nous réduirons vous et le fort qui vous protège en un monceau de cendre”, dirent les barbares.Us allaient réaliser leur menace lorsque des secours arrivèrent à la garnison, horriblement décimée.Aujourd’hui personne ne passe devant le petit F'ort de Troyant sans saluer ses preux défenseurs.* is guiles prétendants au trône qui a été laissé vacant récemment par le prim ce Guillaume de Wied.ment dans la direction de Jabbeke, à environ 7 milles au sud-ouest de Bruges, afin de détruire la ligne de chemin de fer entre Ostende et Bruges.“Tous les hôtels d’Ostende sont remplis de blessés.” LES REFUGIES BELGES Flessingue, via Londres, 23.— Environ 8,000 Belges dénués de tout, sont aujourd’hui à Flessingue et refusent absolument de retourner à Anvers ou dans les autres villes de Belgique, occupées par les Allemands.Il est vrai qu’une centaine de Belges sont partis pour Anvers ! hier et qu’un nombre égal a suivi leur exemple aujourd’hui, mais le mouvement entrepris pour que les Belges retournent dans les villes, | qui sont en possession des Alle-| mands, a été inutile, i Toutes les écoles et les églises de I Flessingue sont, à l’heure actuelle, remplies de réfugiés belges.Les ; cours ont été suspendus pour pou-j voir loger ces malheureux.La po-1 pulation normale de cette ville est ! ; la guerre.1 Les organisatrices de cette oeuvi de chante religieuse et patriothn sont les dames de cette paroisse l comité spécial, composé de madan • 1 'du-t, présidente, madame I.anioureux, secrétaire, madin Saint-Pierre, Mme C.Cartier, Mn I • Monssette, Mme O.Giroux si mener a bonne fin une entrepM toujours difficile dans une locnli ou il a tant d’oeuvres à souten pour le bien des colons.Un salle était bien décorée an couleurs des nations belligérante Des chants patriotiques furent ex, entes sous la direction de MM Di mouche] et Taillon, et les rafra chissements servis par les ieum filles et dames dévouées de la p roisse.LA GLACE ARTIFICIELLE La nouvelle manufacture de g artificielle de l’Arena est presque minée.On sait que le but des ] priétaires du vaste hall est d'a une belle surface de glace pour d( I CHRONIQUE^ RELIGIEUSE MOME ET LE MONDE îess»-cessai GRANDES FETES A_VERDUN BENEDICTION DE L’EGLISE ET DES ORGUES PAR S.G.Mgr BRUCHESI.— 25e ANNIVERSAI RE DE PRETRISE DE M.LE CURE ET 15e ANNIVERSAIRE DE LA FONDATION DE LA PAROISSE.Dimanche prochain, à Notre-Dame des Sept-Douleurs, Verdun, aura lieu la bénédiction de la nouvelle église et des nouvelles orgues par Sa Grandeur Mgr Paul Bruchési, notre archevêque bien aimé.Les paroissiens fêteront en même temps le 25e anniversaire de prêtrise de leur curé, le Rév.M.J.A.Richard et le 15ième anniversaire de la fondation de leur paroisse.Les fêtes s’annoncent grandioses.Les généreux paroissiens rivalisent de zèle et de dévouement pour qu’elles soient couronnées du plus entier succès.Les maisons seront décorées comme aux jours de grandes fêtes.A 8 hrs 30, la fanfare de Verdun ira à la rencontre de Mgr l’archevêque et le conduira à l’église, alors que, à 9 heures, Monseigneur adressera la parole aux deux mille enfants de la paroisse.La cérémonie de la bénédiction de l’église commencera à 10 heures 30.et sera suivie d’une grand’messe solennelle chantée par l’heureux jubilaire, Mt Richard, curé de la paroisse.Mgr l’archevêque présidera au trône.Le sermon sera donné par un prédicateur de grande renommée que nous serons heureux d’entendre de nouveau.Durant cette cérémonie, un programme spécial de chant et musique sera exécuté par le choeur de la paroisse, sous là direction de M.André Mi-chaud, maître de chapelle.Après, :1a messe, une adressé sera lue au jubilaire au nom des citoyens de Verdun.M.le curé Richard répondra à cette adresse, et sa réponse sera suivie du chant du Te Deum.A midi et demi, dans le soubassement de l’église, il y aura un grand banquet, présidé par Mgr Bruchési.Des centaines de prêtres et laïques y prendront part.Des orateurs distingués prendront la parole.Dans l’après-midi, il y aura une procession d’autos à travers les rues de la ville; au cours de laquelle Monseigneur et sa suite pourront constater les progrès réalisés par la ville de Verdun.Un grand nombre de prêtres assisteront à ces fêtes, ainsi que des milliers de citoyens et d’amis de la paroisse.LA NOUVELLE EGLISE.C’est grâce à la générosité et au dévouement des paroissiens de Verdun si cette jeune et florissante ville est dotée d’une des plus belles églises de l’île de Montréal.Cétte église est de style Renaissan ce moderne, oeuvre de MM.Joseph Venne et Louis Labelle.architectes de Montréal.Elle est formée de trois sortes de pierre: pierre de taille, pierre piquée et pierre à bosse.Elle mesure 182 pieds de longueur sur 78 de largeur.Les transepts ont 113 de largeur et les clochers 200 pieds de hauteur.L’intérieur a des colonnes placées dans l’alignement de l’allée latérale le long des murs de manière à ne nuire ni à la circulation ni à la vue de l’autel.Le sanctuaire est l’un des plus considérables de Montréal.L’église, d’une capacité d’au-delà de 1,200 places de banc, compte en outre trois ga leries, dont une pour l’orgue et les deux autres pour les enfants d’écoles.Elle a son baptistère en façade, des sacristies et vestiaires pour les usages ¦divers.M.LE CURE RICHARD.M.l’abbé Joseph Richard est le curé fondateur de la paroisse qu'il dirige depuis 1899.Il est né à Saint-Liguo-ri, le 19 septembre 1859, d’une des familles les plus estimées de cette belle région acadienne; nous en avons eu une preuve à la mort de son père il y a deux ans; toutes les paroisses des alentours avaient tenu à honneur d’envoyer de nombreux représentants aux funérailles pour manifester leur sympathie à cette belle et digne famille.M.J.A.Richard fut ordonné prêtre Je 17 mars 1889 au collège de Jo-liette, après des études brillantes à cette institution où il laissa le souvenir d’un jeune homme studieux et distingué, souvenir qui est resté gravé dans la mémoire de ceux qui furent ses confrères.Nommé vicaire à Saint-Barthélemy, il fut bientôt appelé à desservir la paroisse de Saint-Paul l’Ermite (1891) avec les pouvoirs curiaux durant la longue maladie de M.le curé Huot.Là, pendant six ans monsieur Richard a exercé le ministère avec un zèle dont les paroissiens de Saint-Paul et de Charlemagne se souviennent encore.Après un stage de deux ans comme vicaire chez M.le chanoine LePailleur, il fut enfin envoyé par Mgr Bruchési, pour fonder la paroisse de Notre-Dame des Sept Douleurs de Verdun.AUX CONGREGANISTES DE LA PAROISSE DE L’IMMACU-LEE-CONCEPTION.On rappelle aux congréganistes de l'immaculée, hommes et jeunes gens, qu’ils sont convoqués dimanche matin, le 25 octobre, à leurs chapelles respectives pour se rendre ensemble à Notre-Dame de Liesse, au Gesù.Départ à 6 heures 15 précises.! \ Toute sa saveur première y e^t contenue ! p & D La plus grande part de jouissance possible achetable pour cette somme I * La nouvelle enveloppe à l’épreuve de l’air, à l’épreuve de la poussière et de l’humidité, hermétiquement scellée lui conserve toute sa saveur — et empêche tout contaét impur.Elle vous apporte ce produit délicat, sain et durable aussi frais et propre qu’à la.minute même de sa fabrication dans la première manufadure de gomme du monde.Nos procédés spéciaux sont exposés dans cet empaquetage parfait.WRiGLEYSw SPEARMINT V Nettoie la bouche» purifie l’haleine, adoucit la gorge, aide les dents, l’appétit et la digestion.Ceét la plus grande part de jouissance que vous puissiez vous procurer pour 5c, Achetez-la à la boîte.Mâchez=la après chaque repas.Ik Æf FABRIQUEE AU CANADA.Wm.Wrigley Jr .Ço.Ltd., 7 roe Scott,TORONTO.TRIBUNAUX CIVILS LE DROIT DES ETRANGERS LA COUR SUPERIEURE DECRETE QUE LES ETRANGERS DONT LE PAYS EST EN GUERRE CONTRE L’ANGLETERRE NE PEUVENT POURSUIVRE LES SUJETS DE SA MAJESTE.— JOURNAL CONDAMNE.Un étranger dont le pays est en état de guerre contre l’Angleterre ne peut sous aucun prétexte se porter partie civile contre un sujet de Sa Majesté.La chose avait déjà été décidée dès le début des hostilités.Le juge Pouliot vient d’en décider de même en renvoyant la poursuite d’une nommée Kosarijsuk, qui réclamait $5,000 de dommages de la D.and A.Asbestos pour la mort de son mari.Le Cour n’a pas décidé du mérite de la cause, elle en a seulement ordonné la suspension.POURSUITE RENVOYEE Le juge Demers a renvoyé hier la poursuite -d’une modiste, Mlle Hattie Mutin qui réclamait des dommages de son médecin sous prétexte qu’il l’avait mal soignée.La Cour en renvoyant la poursuite a donné comme raison que la demanderesse n’avait pas pu prouver ses allégués.INTE R ES S ANT J U G E M EXT Le “Crédit Foncier Franco-Canadien'' a obtenu gain de cause en Cour Supérieure au sujet d’une action de $29,377.69 que ses directeurs avaient intentée contre MM.Adolphe et Ovide Robillard, les défendeurs conjoints.Le jugement dans cette affaire a été rendu hier par M.le juge Fortin.11 rejette le plaidoyer des défendeurs et les condamnent conjointement et solidairement à payer a la Compagnie demanderesse la dite somme de $29,377.69 avec intérêts au taux de 6 p.o.l’an, à compter du 24 mars 1914, et les dépens distraits à Mes Angers, Dclorimier et Godin, les avocats des demandeurs.Ces derniers, d’après les faits soumis au dossier, réclamaient de MM.Robillard tenus solidairement responsables, la somme dont il s’agit, en alléguant que par acte de contrat de prêt passé à Montréal le 14 mai 1912, ces messieurs ont reconnu devoir et ont promis de payer au demandeur une somme de $28,-000 on capital avec intérêts à 6 p.c.l’an payable semi-annuellement.Comme garantie, ils hypothéquèrent une certaine propriété qui leur appartenait.il fut, en outre, stipulé que tout semestre d’intérêt non réglé à l’échéance, rendait la créance du demandeur exigible pour le tout, en capital, intérêts et accessoires, Dans leur plaidoyer écrit, les défendeurs ont admis le contrat de prêt, mais ils allèguent spécialement que le dit emprunt a été fait et signé par M.Ovide Robillard, par l’entremise des avocats de la partie •demanderesse en la cause dont il s’agit; qu’à Féçoque des échéances des dits intérêts, c’est-à-dire vers décembre 1913, les -mêmes procureurs furent appelés à représenter les défendeurs dans une cause pour saisie-gagerie contre la compagnie dite: “Les Galeries Parisiennes”, à Montréal el dans laquelle on réclamait de celui-ci la somme de $12,-500.Le Crédit Foncier Franco-Canadien aurait alors consenti à ne réclamer -des défendeurs le paiement des intérêts sur leur emprunt qu’après que ces derniers auraient été payés à leur tour de la part de la compagnie des Galeries -Parisiennes.Ils obtinrent jugement pour $5,000 et les frais le 27 décembre 1913, mais on en rappela et la cause est actuellement pendante en Cour de Révision.Le plaidoyer de MM.Ad.Robillard et al demandait conséquemment le renvoi de l’action du Crédit Foncier sous prétexte qu’elle était prématurée.M.le juge Fortin, comme on l’a vu plus haut a maintenu l’action du demandeur en alléguant que les défendeurs et leur avocat ont fait défaut de comparaître el n’ont pas justifié leur plaidoyer.La demande est aussi déclarée justifiée par la procédure et les actes produits.LE “DAILY MAIL” EST CONDAMNE La compagnie du “Montreal Daily Mail” a été condamnée, hier, par M.le juge Archibald, à payer $5.00 d’amende pour avoir retardé de 60 jours la déclaration d’enregistre-raeni du journal aux bureaux du protonotaire.La plainte a été portée par M.Joseph Boulé et le montant de l’action intentée était de $200 à titre d’amende imposable à la compagnie défenderesse pour avoir néglige de se conformer aux exigences de l’article 309 des Statuts Refondus de la province.M.le juge Archibald, dans son jugement, a considéré qu’il n’y avait pas eu de preuve dè mauvaise foi de la part de la -défenderesse en né-gligeant l’inscription requise.C’est pourquoi il use du pouvoir discrétionnaire de la cour pour condamner la défenderesse à ne payer que $5.00 avec les frais d’une action de $200 que le demandeur, M.Boulé, avait pu légitimement intenter.LA COMMISSION DES LICENCES La Commission des Licences a tenu une séance hier après-midi et a accordé les transferts suivants : F.X.Saint-Jean à F.X.Saint-Jean Limitée, 122 Vinci.E.I,éclair à È.Leclair Limitée, 91 Sainte-Catherine Est.A.Labbé à Adanac Café Limitée, 774 Sainte-Catherine Est.M.Gagnon à M Gagnon Limitée, 220.des Seigneurs.J.Thouin à J.Thouin Hotel, Limitée, 2095 Ontario Est.W.Cormier à W.Cormier, Limi- tée ÏO Nelson.F.X.Poirier à F.X.Poirier, Li mitée, 22fv7 Notre-Dame Ouest.J.Aubin à J.C.Gauvin, 403 Sainb Laurent.T.McBraythy à Senate Café, Limitée, 69 Inspecteurs.J.V.Langevin a obtenu son transfert au No 132 Mansfield, malgré l’opposition suscitée par M.J, H.Roberts.Me Arthur Vallée a réussi à dé^t truire la preuve que la majorité* était favorable au refus du transfert.M.J.H.Roberts a dû même admettre que de nombreuses signatures contre le transfert avaient cto obtenues en mettant en avant la qualité de canadien-français du requérant.Les commissaires, prenant cet aveu comme une preuve contre Top-position, ont accordé le transfert à M.J.V.Langevin.LES BANQUISES DANS LE GOLFE INTERESSANTE CONFERENCE Le professeur H.T.Barnes, de TU-niversité McGill a fait une intéres-a santé conférence sur les banquises;” hier soir, devant les membres de la Société Littéraire de Saint-Jacques.Il a causé d’un projet bien américain, lequel consisterait en la construction d’une jetée monstre au cap Race, pour changer le cours des courants polaires afin que la région du golfe devienne un pays des tropiques dans les eaux duquel les alligators pourraient prendre leurs ébats.Par contre les côtes de l’Angleterre deviendraient le pays des ours blancs et des phoques.L’Américain qui voudrait la réalisation de cette utopie se nomme le docteur Dawson.Le conférencier a capté l’attention de ses auditeurs au moyen de projections lumineuses illustrant les différentes sortes de banquises et leurs formations diverses.Petit Carnet MARIAGE A QUEBEC.Québec, 23.— Hier a été célébré à la Basilique de cette ville le mariage de Mlle Marguerite Carroll, fille de M.le juge Carroll, à M.,1.L.Panel Larue, avocat, fils de feu le juge Larue.La bénédiction nuptiale a été donnée par le R.P.Rigatid, .supérieur des Pères du Sacré-Coeur.LES ECOLES DE QUEBEC fDç notre correspondiuitl ** Québec, 23.— D’après un relevé luit par la Commission Scolaire Ca< Iholiquc de Québec, 17,000 enfantt fréquentent les écoles catholiques d* la ville, y compris celles des qiiar< tiers nouveaux de Limoilou et de Belvedere.L’augmentation est d’en-viron 1000 par année.t \ ULu \ Z4V i.l.v Oiti, lïitrAL, ViMNÜtiiiibi OCiObUh 1'Jll a L’AjDE A LA FRANCE DE LA CANADIENNE A LA FRANÇAISE Par quel moyen admirablement simple nos femmes pourront tripler la valeur de leur offrande, et en même temps révéler le Canada français à des centaines de mille familles françaises.___ MONTREAL ET LA GUERRE L’ENROLEMENT POUR LE SECOND CONTINGENT Commencé hier, il se poursuit avec activité et succès.— Le Royal Canadien.— L aide à la France.— Le fonds de secours belge.— Les funérailles du colonel Burland.VERTU MAGIQUE D'UNE TOUTE PETITE ETE QUETTE DE QUELQUES MOTS.Demain, le Comité France-Amérique fournira, sur le mode d’emballage et d’expédition, etc., tous les renseignements nécessaires, et l’on pourra ensuite se mettre partout à l’oeuvre, de St.John à Vancouver.LA CROIX-ROUGE On a vu dans notre article précédent quels dons en nature le Comité France-Amérique attend de la Canadienne-Française pour la Française.Voyons maintenant comment donner aux offrandes la plus haute valeur.Un médecin montréalais qui a déjà recueilli pour les familles françaises une quantité considérable d’etfets en nature, a eu cette idée, admirable dans sa simplicité, de faire attacher à chaque effet cette étiquette: Don d’une mère canadienne-française à une mère française.Cette idée il faut en faire, dans la contribution générale des femmes canadiennes-françaises, toute l’application dont elle est susceptible.Comme nous faisons également appel aux mères, aux jeunes filles, aux fillettes, on devra varier la formule en conséquence.II sera même touchant de faire intervenir les aïeules, les enfants, les bébés, chaque membre de la famille prenant à son compte une offrande.Il sera bon aussi de donner le nom et l’adresse des donateurs, en ayant soin de comprendre dans l'adresse la localité, le comté, la province et le pays.Les étiquettes se liront donc ainsi : A une mère française, don d’une mère canadienne-française Dame Marcellin Bouchard, de Saint-Jacques de l’Achigan, comté de l’Assomption, (Province de Quebec), Canada.A une jeune fille française, don d’une jeune fille canadienne-française, Adèle Bilodeau, âgée de 17 ans, de Roberval, dans le comté du Lac Saint-Jean, (Province de Québec), Canada.A une aïeule française, don d’une aïeule canadienne-française, Dame (ou Dame Veuve) Prudent Tremblay, âgée de 80 ans, dos Eboulements, Dans le comté de Charlevoix, (Province de Québec), Canada.Et ainsi de suite pour les fillettes, les garçonnets, les bébés.Une simple paire de chaussettes, accompagnée d’un mot comme ceux-là, prendra aux yeux de la maman, de l’aïeule, de la jeune fille française, la valeur d’un objet beaucoup plus coûteux.Evidemment, si la valeur que nous pouvons appeler “de sympathie” s’ajoute à une grande valeur intrinsèque, cela vaudra encore infiniment mieux.Les étiquettes devront être en toile blanche, en fort papier ou en carton, cousues ou collées sur chaque morceau, ou, en tout cas, soigneusement épinglées.Il y a dans presque toutes les maisons des jeunes filles capables de ce petit travail ; s’il n’y en a pas, Ton pourra s’adresser à la maison voisine, à l’école, au presbytère.Les religieuses de la localité, s’il y en a, seront heureuses de prêter leur concours pout-la confection et la rédaction des étiquettes.Cette simple indication permettra au Comité de révéler d’un seul coup le Canada français à des centaines de mille familles françaises, de la façon la plus propre à toucher le coeur d’une nation aussi sensible.Qu’on essaie, par exemple, de s’imaginer l’émotion d’une aïeule de 75, de 80 ans, dont les fils et les petits-fils sont au feu, à l’idée que sur l’au-trff côté de l’océan une autre aïeule, française comme elle, a eu pour elle une pensée personnelle de pitié ! On pourra même glisser dans le colis quelques notes sur la géographie, le caractère économique, social, religieux de la localité ou de la région d’où proviennent les offrandes.Pour les articles inconnus en Eu-i-ope, comme le sucre d’érable, il sera intéressant et instructif à la fois pour la famille française d’en connaître en quelques mots bien rédigés les procédés de fabrication.Dans tous les cas, un mot de réconfort personnel triplera la valeur de la contribution.Se souvenir que la famille française sera d’autant plus aise d’entendre parler du Canada que cette voix lointaine prendra un ton plus sympathique, une note plus humaine.La Canadienne sail maintenant pourquoi on lui demande, ce qu’on lui demande, comme elle le doit donner.Demain, samedi, dans tous les journaux français, nous dirons: Comment emballer, Comment et à qui expédier, Et le reste.On aura alors tous les renseignements nécessaires pour se mettre à l’oeuvre.Le comité, de son côté, sera prêt à recevoir les offrandes.Dès maintenant les zélatrices, quelle que partie du pays qu’elles habitent, sont priées d’envoyer leur nom au bureau de “l’Aide à la France”, chambre 34, immeuble Duluth, à Montréal.Les Montréalaises, ou les dames de la province de passage à Montréal, sont instamment invitées à passer au bureau du Comité.Le COMITE FRANCE-AMERIQUE.(Section canadienne), Chambre 33, Immeuble Duluth, à l’angle des rues Notre-Dame et, Saint-Sulpice, Montréal.P.-.S.— Les journaux hebdomadaires sont instamment priés de reproduire tous les communiqués du Comité.Tout commentaire en rédaction sera vivement apprécié.— Les dames qui auront lu nos communiqués sont priées d’y attirer l’attention de leurs amies et connaissances.— On demande encore des demoiselles pour le travail de bureau (une demi-heure ou une heure par jour, à titre, gracieux) ; prière de préciser l’heure où l’on pourra venir travailler.F.-A.L’EGLISE DE * SAINT-AMABLE Saint-Amable, 23.— Il ne faut pas oublier que dimanche, le 25, à 10 heures a.m., aura lieu la bénédiction solennelle de l’église Saint-Amable.La cérémonie sera présidée par Mgr Martin, prélat de la maison papale, et le sermon de circonstance donné par M.l’abbé Noël Fauteux, du Mile-End.Tous les amis et confrères, tous ceux qui aiment à encourager l’oeuvre naissante d’une paroisse, sont invités à la cérémonie.A 3 heures de l’après-midi il y aura Salut Solennel.ASSOÜÂTfdNljfTËRAIRE ST.GEORGES C.C.F.» ________ Cette nouvelle Association Canadienne-française a le plaisir d’annoncer au public Montréalais, que cette dite Association est à organiser un Grand Bal et Concert, samedi le 24 octobre à la Salle Maisonneuve, coin des rues Orléans et Ontario.Il faut espérer que les citoyens de Montréal sauront encourager cette nouvelle Association Canadienne-française.François ROY, Président et Fondateur- S’il faut en juger par le nombre de volontaires qui se sont enrôlés hier, les cadres du second contingent seront bientôt remplis.A l’arsenal des carabiniers de la Reine, 107 personnes ont subi l’examen médical et ont été admises.En plus dix officiers volontaires se sont enrôlés.Quoique l’enrôlement ne soit pas encore comm/iicé à l’arsenal du cinquième des Royal Highlanders, 125 applications ont été reçues.Au manège des Grenadiers Guards, on a eu à enregistrer l’adhésion de 50 à 60 volontaires.Quant au Royal Canadien, il compte 107 nouveaux volontaires.Les carabiniers de Westmount n’auront aucune difficulté à fournir les 75 soldats demandés puisque le régiment à peine formé, compte déjà 175 hommes, tous désireux de s’embarquer pour le théâtre des hostilités.Les autorités militaires de cette ville ont reçu hier après-midi un avis officiel du gouvernement leur annonçant la nomination du lieutc-nat-coïonel Frank Fisher et le major Gunn, comme commandants des régiments montréalais du second contingent.Le même avis annonçait officiellement la nomination du lieutenant colonel Gaudct au poste de commandant du Royal Canadien.L’AIDE A LA FRANCE Sa Grandeur Monseigneur Bruchési a été le premier à répondre à l’appel du comité France-Amérique en souscrivant la somme de $100 au fonds de secours national français.Plusieurs autres notables de la ville ont également souscrit.La liste en sera publiée sous peu.La commission scolaire de Montréal, par son président, le juge Lafontaine a versé la somme de $1,000 au fonds de secours.Voici la lettre adressée au comité France-Amérique par le juge Lafontaine : L’honorable R.Dandurand, Sénateur, Comité France-Amérique, Montreal.Cher Monsieur le sénateur, Vous trouverez ci-inclus le chèque de $1000 de la commission des Ecoles Catholiquës de Montréal, étant sa souscription au fonds de secours national français (Comité France-Amérique).Voilà un coup de fusil qui est de bon augure.C’est le tribut de reconnaissance de l’enseignemnt en faveur du clair génie français.Salutations empressées.Signé : E.LAFONTAINE.LE FONDS DE SECOURS RELGE Le secrétaire du fonds de secours belge, M.H.Prud’homme, accuse réception de 1,250 barils de farine, de l’Alberta, dont 750 barils de la Robin Hood de Calgary, de 500 barils de la Strame Milling, de Stramme.Le Pacifique Canadien s’est engagé à transporter cet envoi à Halifax à bord du paquebot qui doit bientôt partir pour l’Angleterre.Le premier ministre d’Ontario a déclaré que son gouvernement voterait la somme de $15,000 au fonds de secours.LA CROIX-ROUGE Plus de cent caisses de bandages et de charpie seront aujourd’hui expédiées en Angleterre par la Croix-Rouge, succursale de Montréal.L’envoi comprend aussi des sous-vêtements, des serviettes, des chaussons, des gants de caoutchouc, des chaussettes, des robes de nuit, des mouchoirs, des draps, des oreillers, des vivres, des cartes à jouer, des cigarettes et des petits miroirs.LES FUNERAILLES DU COLONEL BURLAND Le corps du colonel Burland arrivera aujourd’hui à New-York, à bord de l’“Adriatic”, et sera immédiatement transporté à Montréal.Le service sera chanté à la cathédrale anglicane.Après quoi le corps sera transporté au cimetière, escorté par un détachement de policiers à cheval, de la fanfare des carabiniers de la Reine, des cadets seront les lieutenants-colonels C.A.Hodgetts, F.Minden Cole, sir Montagu Allan, R.S.Starke, Ostell, Fin-layson et le major Yates.Le colonel Percy Sherwood représentera le gouverneur général.Tous les régiments locaux seront représentés.LA CROIX-ROUGE Extrait clu procès-verbal de la séance du comité des finances de la section de Montréal de la Sobiété de la Croix-Rouge, tenue à Montréal, le 20 octobre 1914, présidée par Sir H.Montagu Allan, et à laquelle étaient aussi présents MM.Dr H.B.Yates, Tancrède Bienvenu, Martial Chevalier, il est résolu unanimement: Que les remerciements et l’expression de leur reconnaissance soient adressés à Monsignor Dauth, recteur de l’Université Laval, pour la grande bienveillance qu’il a témoignée à l’Oeuvre de la Croix-Rouge en permettant aux étudiants des diverses facultés de consacrer les journées des 9 et 10 octobre à la vente, pour le bénéfice de l’oeuvre, des boutons (tags) pendant ces deux journées; Au président général des étudiants et aux présidents de chaque faculté de l’Université Laval, pour le précieux concours donné au comité de la Croix-iRouge dans l’organisation de ces “tags days” et pour l’enthousiasme qu’ils ont su communiquer aux étudiants dans l’accomplissement de cette oeuvre de charité; A tous les étudiants de l’Université Lava) pour l’accueil chaleureux fait au Comité, pour le dévouement et la courageuse persévérance qu’ils ont mis au service de l’oeuvre pendant ces deux journées, malgré le temps défavorable, et pour le splendide résultat qu’ils ont obtenu.Enfin, à Madame Huguenin, présidente du comité des dames canadiennes-françaises de la CroixTton-ge, et aux daines qui l’assistaient, pour le travail considérable qu’elles ont fait avec le plus gracieux dévouement en préparant et dirigeant l’organisation des deux journées.Le président et les membres du Comité adressent également leurs remerciements les plus sincères aux directeurs des facultés qui ont bien voulu les assister dans leurs démarches auprès de Messieurs les étudiants.(Signé) J.N.COÛTE, Secrétaire-trésorier.-*- LE GENERAL SAM HUGHES Ottawa, 23.— Un arrêté ministériel, annonçait-on, officiellement, hier soir, élève le colonel Sam Hughes et le colonel Gwatkin chef d’étal-major, au rang de major général.Comme on fait dater la nomination de M.Hughes du mois de mai 1912, il se trouve à.être major général avec priorité de grade.On prévoyait cette promotion depuis quelque temps.On sentait qu’il convenait de conférer pareil grade au ministre de la milice.-1-«-— LA MORT DU PEINTRE COUTURE (De notre correspondant) Québec, 23.— Une poursuite en garantie de $2,025 a été prise, hier, par M.J.M.Tardivel, contre la compagnie Quebec Railway Light and Power Co., au sujet de la nïort du peintre Couture qui fut électrocuté il y a quelques semaines en travaillant au magasin Faguy Lepinay et Frères.M.Tardivel a été poursuivi par la famille du défunt dont il était le patron, et, il appelle maintenant en garantie la compagnie dont les fils ont causé la mort de Cputure.LA LESSIVE DE GILLETT DEVORE LES SALETES “•U «CrCKC 0#(N" » * LA DEMISSION DE M.PELLETIER GRAND TRUNK SYSTEMi VOIE DOUBLE SUR TOUT LE PARCOURS MONTREAL-TORONTO-CHICAGO TEXTE DE LA CORRESPONDANCE ECHANGEE ENTRE L’EX-MINISTRE DES POSTES ET LE PREMIER MINISTRE.M.L.P.Pelletier nous communique la correspondance suivante échangée entre lui et Sir Robert Borden: Québec, le 20 octobre 1914.L-INTERNATIONAL LIMITED" ' Le train d’un acrTice supérieur du Canada Quitte Montréal à 0.00 a.m., arrive 4 Toronto 4 4.30 p.m.Détroit 9.03 p.m., Chicago 8.00 a.m., tous les jours.SERVICE UE NUIT AMELIORE Un train quitte Montréal a 11.00 p.m., arrivant 4 Toronto 4 7.30 a.m.Détroit 1.45 p.m., Chicago, MO p.m.Service quotidien de wagons-lits, elub-eoninnrtiment entre Montréal et Toronto.———I 122, rue St-Jacques, angle tet-Fran-çois-Xavier—Tél.Main 6901 un Villft Hotel Windsor “Uptown 1187 * * P Gare Bonaventur- “ Mein 82H CANADIAN PACIFIC Ï£1LL!TT COMPANY UMg Torcmtci nUT H° , AU CONSEIL DE LACHINE L’assemblée du conseil de Lachi-ne a eu lieu hier soir, et les conseillers ont adopté le rapport du comité des finances pour 1’anné.e financière 1914-15.Les dépenses de la ville voisine seront de $236.589 et les revenus s’élèveront à cette somme, avec la nouvelle taxe adoptée hier soir qui sera de un pour cent sur toutes les propriétés immobilières dans les limites de la cité.Le conseil a aussi créé un fonds de secours pour les sans-travail, au cours de l’hiver et tout les travaux qu’il sera possible de faire seront donnés aux Entrepreneurs.Monsieur le conseiller Carignan a présenté un avis de motion pour que la ville fasse de nouveaux règlements au sujet des nombreux étrangers qui habitent la ville, et le chef de police a été invité à une assemblée du comité de police, lundi prochain, alors qu’on prendra des mesures pour protéger la vie des contribuables.M.A.S.Pelletier a été sommé aviseur permanent de la ville avec un salaire initial de $3,500 par année.Mon cher Sir Robert, Notre entrevue d’hier soir n’a pas changé ma décision.Les instances pressantes que vous avez faites m’ont vivement touché parce qu’elles m’ont prouvé, une fois de plus, que vous aviez pour moi une sincère amitié, et que, à tous les points de vue, vous regrettiez notre séparation.Je conserverai de tout cela un bien précieux souveniy, mais je suis absolument convaincu que ma santé ne me permet plus de continuer l’effort pénible que je m’impose ici depuis trois ans, et il me répugnerait de laisser faire par d’autres une partie de mon ouvrage.La souffrance morale que j’en ressentirais serait plus grande que l’aide matérielle reçue.Je vous prie donc de soumettre ma démission au Gouverneur Général et d’en recommander l’acceptation.Vous me feriez plaisir en disant à Son Altesse Royale combien je regrette d’avoir à cesser d’être l’un de ses aviseurs.Les rapports que j’ai eus avec le représentant de Sa Majesté ont été si agréables que je me les rappellerai toujours avec bonheur.Mes collègues étaient devenus pour moi de véritables amis.Je me sépare d’eux avec des regrets sincères que vous voudrez bien leur communiquer.Quant à vous-même, je me résetve de dire tout le bien que je pense dans une lettre que je me propose d’adresser à mes électeurs.Veuillez me croire, mon cher Sir Robert, Votre ami bien dévoué, Express pour Chicago TORONTO—DETROIT—CHICAGO Le Canadien No 21 Dép.MONTREAL.8.45 a.m.10.00 p.m.Ar.CHICAGO.7.45 a.m.9.05 p.m.LIGNE DE QUEBEC 5 p.m.supprime après le 23 octobre.Circuleront alors : f9 a.m., *1.S0 p.m.et *11.30 p.m.f Excepté le dimanche.* Quotidien.LIGNE DE LIVERPOOL DE MONTREAL ¦UREAUX DEf BILLETSl 141-M1.«t-J.cquM E-r- .=: r.l.B.II, Malntl2S Hotel Windsor, Caret Plate VLaar et de la IVua Windsor tu un i i r VIRGINIAN 5 NOV.LAKE MANITOBA.14 nor.MISSANAB1E.19 nor.DE ST-JEAN, N.B.MISSANAB1E.15 déc.Pour prix, renseignements, etc., s’adresser à WM.WEBBER, Agent Général, Bâtisse Dominion Express, ou aux agents locaux.M.A.E.Sarra a été nommé secrétaire-trésorier.Il aura pour assistant M.J.Edouard Contant.La position de clerc de la ville a été abolie.¦-B- CLUB DE LA GARNISON rno notre correaponCant) Québec, 23.— L’assemblée générale annuelle des membres du Club fie la Garnison a eu lieu hier soir.Le Col.J.F.Turnbull a été élu président honoraire, le Col.R.E.W.Turner, président; L’hon.Chas.Langelier, vice-président, et le major Petry, secrétaire.Les auditeurs sont MM.C.J.Simard et G.C.Scott.Le comité a été élu comme suit : LL-Col.Burs-tall, Lt.-Col.Wurtele, Lt.-Cnl.Bacon, Major Gibsone, Major A.de.L.Panel, Major A.J.Price, Major H.S.Mc-Greevy, le Capitaine J.B.Peters, le Capt.A.B.Whitehead, le magistrat Ph.Corriveau, M.W.G.Hinds, M.W.A.Home, M.C.E.A.Boswell el M.Geo.Parent.SEPT TONNES DE PROVISIONS (De no*ro corresDondanti Québec, 23.— La collecte faite, mardi, en faveur du peuple belge sous les auspices des Filles de l’Empire a rapporté plus de sept tonnes de provisions de toutes sortes qui seront expédiées en Belgique par le premier navire qui partira de cette ville avec les secours du Canada.11 a été donné entr’autres choses 4,145 livres et sept barils de farine, 676 livres et deux barils de sucre, 1093 livres de céréales, 336 livres de chocolat, 465 livres de pois, 225 livres de biscuits et 224 livres de café.Ces marchandises ont toutes été empaqueter généreusement par M.A.Grenier pour être expédiées le plus tôt possible.-*- CINQ LITS A L’HOPITAL-CANADIEN Québec, 23.— La ville de Québec a ‘uuscrit hier soir cinq lits à l’Hôpital Canadien projeté à Paris.La Commission des Finances a décidé dé recommander la chose au Conseil.(Signé) L.P.PELLETIER.Le Très Honorable Sir Robert L.Borden, G.C.M.G., Premier Ministre du Canada, Ottawa, OnL Ottawa, le 20 octobre 1914.Mon cher Monsieur Pelletier, Ce fut avec le plus grand regret que j’ai atppris hier soir, la décision finale à laquelle vous en étiez venu de donner votre démission comme membre du Gouvernement.La condition de votre santé est la seule raison qui peut me déterminer à l’accepter.Je regrette vivement la nécessité qui vous oblige à abandonner une participation active dans les affaires publiques du pays auxquelles, durant les trois dernières années, vous avez con-« sacré si généreusement, et avec un succès signalé, votre grand talent et toute votre énergie.Le souvenir de notre association comme collègues me sera toujours très doux, et je désire vous exprimer mon appréciation la plus sincère pour le support et l’aide loyaux que vous m’avez toujours prodigués.Je ferai part à Son Altesse Royale, le Gouverneur Général, du regret que vous éprouvez de ce que des questions de santé vous empêchent de continuer à être l’un de ses conseillers.Mes collègues auxquels j’ai lu votre lettre m’ont prié de vous faire part du profond regret que votre démission leur fait éprouver.Us espèrent et moi aussi, tout spécialement, que le repos dont vous jouirez Maintenant, après avoir quitté les fonctions publiques ardues.dont vous vous êtes acquitté avec tant de succès, vous permettra de recouvrer la santé, et votre vigueur ordinaires dans un avenir très rapproché.Croyez-moi, cher Monsieur Pelletier, Votre tout dévoué, (Signé) R.L.BORDEN.Hon.L.P.Pelletier, Ottawa, Ont.NOMME GERANT !De notre corresnonflanO Québec, 23.— M.F.D.Boomer, gérant de la Great North Western Telegraph Co., a été nommé gérant du bureau de la compagnie à Ottawa.Il sera remplacé à Québec par M.'V.A.Aubin actuellement opérateur en chef de nuit à Ottawa.LES SANS-TRAVAIL AHULL (De notre corr«*oondant) Hull, 23.— Le comité nommé à la dernière assemblée du conseil de ville pour aller rencontrer les directeurs de la manufacture de ciment et leur demander de donner de l’emploi autant que possible à tous les Canadiens sans ouvrage à l’heure actuelle, s’est rendu hier auprès des autorités.M.Duguay, le promoteur de ce mouvement se déclare très satisfait.La réponse de la compagnie a été que tous ceux qui désirent du travail n’ont qu’à se présenter à la manufacture et on tâchera de leur donner à tous de l’emploi.PENIBLE ACCIDENT (De notre correspondant) Ottawa, 22 — Un pénible accident est arrivé hier avant-midi, à l’intersection des rues Saint-Patrice et Cumberland, et comme résultat un pauvre ouvrier, du nom de Ne*:! Bradley, a dû se faire amputer une jambe à l’hôpital Général quelques heures après.Bradley, en compagnie d’un compagnon de travail, descendait la rue Cumberland sur un wagon réservoir en fer chargé de goudron liquide.Un tramway qui descendait la rue Saint-Patrice vint en collision avec la voiture et la renversa, lançant les deux occupants sur le sol.Bradley tomba une jambe sous la lourde voiture et ce n’est qu’une vingtaine de minutes après, en se servant de leviers, qu’on parvint à le dégager de sa position.Le blessé fut transporté à l’hôpital sans connaissance et les médecins durent lui faire l’amputation de la jambe un peu en dessous du genou.CHASSE A L’ÔÜRS (De notre correspondant) Hull 23.— Un cultivateur du canton de Kingsmere, parti dimanche pour la chasse au chevreuil, a fait la rencontre d’un ours noir qu’il a abattu et amené à la ville.Lorsqu’il vit l’aninial, celui-ci n’était qu’à une distance de 'dix pieds de lui et sans perdre de temps il lui envoya une balle dans l’épaule.L’animal enragé se lança'sur lui, mais il l’abattit d’une seconde balle dans la tète.L’ours est du plus beau noir et pèse près de deux cents livres.Ç Feui Feuilleton du DEVOIR 1 HAUT LES AILES ! PAU MARC GOUVIEUX j 46 (.Suite) 3* demande rapidement à chacun : —Pas d’accidents de route ?Rien à signaler '?—Non, rien, mon lieutenant.—Aucun de vous n’a aperçu le train de l’escadrille, les camions, les remorques ?Vous, Nory, le dernier descendu, vous n’avez rTen vu?—Non, mon lieutenant, il y en avait tellement sur les routes entre BouxviUcr et Woerth ! Jamais je n’en ai tant vu 1 Nory a raison.Moi aussi, j'ai été frappé de l’encombrement des convois.11 y en avait sur tous les chemins, les uns embourbés, les autres immobilisés, attendant la reprise du mouvement.La circulation sem- blait paralysée.•le crois que, pour ce soir, nos rechanges, nos approvisionnements sont loin et qu’il va falloir serrer sa ceinture d’un cran ! Pas de vivres1 pour les pilotes, pas d’essence pour les avions ! 11 pleut toujours ?Je donne des ordres aux sous-of-ficiers pour disposer les feux réglementaires d’atterrissage avec les phares de bord et enterrer les roues des avions pour les immobiliser, en cas de rafales plus violentes, cette nuit.Je n’ai pas d’autres moyens de fixation.Les piquets et les cordes suivent dans les remorques de l'escadrille.Nous pataugeons dans la boue.Boissieu qui m’aide à l’installa- tion du bivouac de fortune, passe son temps à ronchonner.Il grogne contre le terrain d’atterrissage, contre la pluie, contre le train d’escadrille qui n’arrive pas, contre Tin-tendance qu’on ne voit jamais, contre les missions insipides dont on l’a chargé pendant cette journée de bataille.—Un service de vaguemestre, quoi I.Et,pendant ce temps les petits camaradès des escadrilles de cavalerie, ceux des escadrilles de ligne font des reconnaissances sur la ligne de combat, se balladent sur le Rhin, au-dessus ‘du Palatinat, vers la Moselle.Ah ! Us ont de la veine, eux, SainKBris, tandis qu'avec nos sacrés blindés, on reste en arrière, à suivre les armées comme des inutiles ! —Mais ,sapristi, Boissieu, on ne peut pas se battre contre des dirigeables,- chaque jour.Ce n'est pas ma faute, s'il n’en vient plus.Quant aux escadrilles allemandes, patience 1 Elles vont nous tomber dessus sans crier gare et il y aura de la besogne.—Ali ! cela au moins, ce sera intéressant.J'en ai assez de piétiner derrière les convois.Depuis la poursuite des quatre Zeppelins, après les bombardements de Paris, * je n’ai pas tiré un coup de mitrailleuse !.Et encore, toi, tu as eu la veine d’aller jusqu’à Friedrichshafcn ! Enfin, si on est victorieux aujourd’hui, la L3 n’y est pas pour grand’-chose ! Je le laisse grincher.Ce soir tout y porte : la pluie, la boue, la fatigue, les ordres et contre-ordres d’une journée de combat.Avec Boissieu, il ne faut pas s’émouvoir.Il n’esl content que quand on lui crie: “Boissieu, en avant!”, “Hardi, tape dessus”, "Fonce dedans".Mais, dame, cela n’arrive pas tous les jours, à la guerre.9 heures du soir.— Je fais ma tournée dans l'escadrille silencieuse.Les feux rouges et verts découpent sur le sol leur triangle lumineux.Sur les collines environnantes de Preuschdorf, de Reischshoffen, de F’roeschviller, les feux de bivouac piquent l’ombre.Mécaniciens et pilotes, couchés sous les avions, dorment, harassés.La pluie tambourine sur les toiles.Les commandes des ailerons, secouées par le vent, grincent dans leurs glissières.Vers Soultz et Haguenau, les avant-postes tiraillent ilans la nuit noire.7 septembre.— Je me suis levé abruti, les membres engourdis par le froid et par l’humidité.Kaufmann ronfle étalé dans la boue.C’est beau le sommeil de vingt ans! Un brouillard froid couvre le plateau, mais le temps a l’air de vouloir se mettre au beau.Un pan de ciel bleu apparaît déjà au-dessus de ma tête et le soleil cherche à percer la brume.Ses rayons feront du bien aux hommes et aux avions.J’inspecte mes appareils.Us ont l’air lamentable, avec leurs ailes alourdies par les torrents d’eau de la nuit.Je bats de la semelle pour me réchauffer et faire reprendre à mes membres leur élasticité.Autour de nous, sur les collines, sur les plateaux avoisinants, les troupes des 8e et 20e corps se sont éveillées.Les fumées bleuâtres des feux, pour Ta préparation du cafe, montent vers le ciel.Les hommes mettent sac au dos avec des mouvements lents.Les chevaux, crottés jusque sous le ventre, le poil tout mouillé, attendent, mornes.Les canons ne sont que des paquets de bouc et de, terre.Il traîne un peu de lassitude dans l’air.Mais le soleil du matin va réchauffer tout ce monde.La misère et les fatigues seront bien vite oubliées! Qu’importe tout cela! On marche de l’avant, vers le nord, vers le Palatinat, vers la victoire, vers Mayence, que sais-je, vers Berlin! Ça suffit.Le reste on s’en f.A l’extrémité du plateau qui nous sert de terrain d'atterrissage je n’avais pas remarqué hier au soir, à la nuit tombante, un monument colossal.Il domine les hauteurs environnantes, la vallée de la Sauer, Woerth, F’roeschviller.• C'est le Denckmal allemand, la statue équestre du Prince royal.Debout, près du monument, je plonge mes regards vers le sud, vers Bouxwiller, pour voir si j’aperçois la longue file de tracteurs de l’escadrille.Kaufmann, monté sur la croupe du cheval du monarque allemand, regarde lui aussi vers le sud.Rien.Au milieu de la multitude des voitures d’approvisionnement, des convois de munitions, de ravitaillement.qui se pressent sur les routes, lien qui ressemble à notre train d’escadrille.Allons, nous voilà en panne à Woerth, faute d’essence.Je vais envoyer mes sous-officiers dans les villages environnants.Mais y trouverai-je les 800 litres d'essence qui me sont nécessaires?Boissieu ne va pas décolérer de la journée! Sur les marches du monument de Frédéric-Charles, Kaufmann me fait le tour d’horizon de son pays.Il me nomme les villages qui brillent au soleil levant.Et ce sont tous les souvenirs de la bataille héroïque de Woerth qui défilent.Mais, aujourd’hui, le souvenir n’est plus aussi pesant à nos coeurs de Français.Les morts de 1870 sont bien vengés 1 —Là-bas, c’est F.lsashausen, moa lieutenant.Les Allemands y ont éJ#» vé un ossuaire.—El tous ces points blancs qn! hérissent le sol, ce sont des tombes?—Oui.mon lieutenant.Il y en a tant, que les paysans, avec leur charrue, sont obligés de labourer en zigzag, pour les éviter.Et plus loin, au-dessus des peupliers du Sauerbneh.vous voyez ces maisons, c’est Morsbronn.(A suivre) 74 ü LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 23 OCTOBRE 1914 VOL.V.— No 249 U VIE SPORTIVE TOURNOI DE POOL AU CLUB CANADIEN M.ROD.LAMOUREUX EST A ORGANISER UN TOURNOI QUI DECIDERA DU CHAMPIONNAT AMATEUR DE MONTREAL.—LES ENTREES POURRONT SE FAIRE DES DIMANCHE PROCHAIN.Un grand tournoi de pool aura lieu prochainement aux salles du Cluh Athlétique Canadien pour décider du championnat amateur de Montréal.Ce tournoi sera strictement amateur et les mesures nécessaires seront prises pour que les professionnels ne puissent se faufiler.Ce tournoi qui réunira les meilleurs joueurs de la métropole sera organisé par M.Rod.Lamoureux, qui se dépense sans compter pour populariser le jeu de pool.Ce n’est pas l’intention de M.Lamoureux, ni du Club Athlétique Canadien, d’organiser ce concours afin de réaliser des bénéfices, bien au contraire; c’est simplement et tout bonnement pour fournir l’occasion aux amateurs de pool de faire valoir leur habileté et de connaître le véritable champion de Montréal.Ce tournoi n’encourera aucune dépense aux concurrents car ils n’auront rien à payer pour s’inscrire ici pour jouer leurs parties de concours.Un dépôt sera cependant exigé pour garantir la bonne foi de ceux qui s’inscriront et ce dépôt sera remis à la fin du tournoi aux concurrents qui auront joué toutes leurs parties.En plus des honneurs, les vainqueurs recevront de magnifiques prix offerts par M.Lamoureux et le Club Athlétique Canadien.Comme on le voit, tous les amateurs de pool — les meilleurs bien entendu — ont intérêt à prendre part à ce tournoi et ils devraient s’inscrire à bonne heure afin d’être assurés de pouvoir y prendre part car vingt-quatre joueurs seulement seront acceptés.Les entrées pourront se faire dès dimanche après-midi en s’adressant à M.Rod.Lamoureux, aux salles du Club Athlétique Canadien, 448 rue Sainte-Catherine Est.AUX COURSES DE LATONIA DANS L LIGUE MONTEFIORE Latonia, Ky., 23.— Chitra s’est montrée le meilleur deux ans de sa classe en triomphant hier après-midi.Voici les résultats des courses: 1ère course, 2 ans; ft 1-2 furlongs — 1.(ihilrn 102, Martin, $10.(U), 80.00.$4.00; 2.Inez 90.Mott, 81ft.0(l, 80.00; 3.Martha Lee 111, Murphy, 82.00.Temps, 1.07 1-ft.Flossie Crocket, Water Witch, Ida, Blue Racer, Idiola, Zin Del, Mary Reardon et Lida F.arl ont aussi couru.2ème course, 3 ans el plus, $000, 6 furlongs — 1.Charmeuse 104, Metcalfe.87.90, 83.00, 83.30; 2.Rirka 109.McCabe.87.10, 84 71) ; 3.Tri-fier 109, Martin, $4.30.Temps, 1.14.Requiram, Kiva, Wavering, Iron-wood, Bayberry Candie et Nastasia ont aussi couru.3èmc course, 2 ans, $000.G fur-longs — I.Grecian 109, Murphy, $3.90, $2.90.$2.80; 2.Converse 10'3, Robinson, $10.8, $6.50 ; 3.Sandstone 108, McCabe, $2.80.Temps, 1.13 1-ft.Dortch, Hank O’Day et Little String ont aussi couru.tome course.3 ans cl plus, $000, 1 mille —- 1.Hodge 100, Vandusen, 83.20.82.70, $2.60; 2.Star Actress 102.Marlin.83.70, $3.50 ; 3.Old Ren 100.Neylon, $3.60.Temps, 1.39 3-5.Luther et Father Riley ont aussi couru.ftème course, $500, six furlongs ; 1.Colle.104, Robinson, $5.80, $3.40, $2 60: 2.Lady London.109, Mott, 817.8(1 sft.ftO; 3.Jessie Louise, 109, Suivi h $3.80.Temps, 1.13 3-5.Cov, Sun Queen et Igloo ont aussi couru.Génie course, $500, 1 1-16 mille.— 1.George Stoll, 107, Collins.$10.30, 85.10, 83.20; 2.Mary Anne Ko., 102.Pool.$3.90, $2.60; 3.James Dockery, 110, Dishuion, $2.60.Temps, 1.52 1-5.Phil.Mohr, Joe Stein, Ella Crane.Fellowman.Gold Color, Milton R.et Barn Dance ont aussi couru.-«- LA REUNION DE LAUREL Laurel, Md., 23.— Tiepin a triomphé dans la cinquième course d’hier.Voici les résultats des épreuves: 1ère course, $500, 3 ans et plus, à réclamer, 6 furlongs: 1.Hill Stream 102, Lafferty, 1.$15.20, 2.$7.80, 3.$6.30; 2.I^ady Grant 18, Steward, 2.$3.60, 3.$3.20; 3.Buzz Around 103, Shuttinger, 3.$7.80.Temps, 1.13 3-5.Mater, Phyllis Antoinette, Hudas Brother, Flatbush, Peacock, Ben Quince, Mordecai, Dick’s Pet et Ap-plauder ont aussi couru.2ème course, 3 ans et plus, à réclamer, steeplechase handicap, $500 ajoutés, 2 milles: 1.Mo 133, Lee, 1.$8.90, 2.$3.80, 3.$8.10; 2.Senegambian, 140, Gad dy, 2.$620, 3.$3.50; 3.Idle Michael 149, Williams, 3.$3.20.Temps, 4.20.Yarico, Judge Walzer, Mystic Light, Ring Marshal, Renault et Brownie Girl ont aussi couru.3ème course, $500, 3 ans et plus, à réclamer, 6 furlongs: 1.Star Gift 103, Shuttinger, 1.$8.90, 2.$3.70, 3.$3.20; 2.Besom 112, Butwell, 2.$3.00, 3.$2.60; 3.Soldier 109, Doyle, 3.$5.10.Temps, 1.12 3-5.Vinctellator, Penalty, Lady Lightning, Fairy Godmother et Camellia, ont aussi couru.4ème course, 3 ans et plus, $500 ajoutés.1 1-2 mille: 1.Pandean 102, Buxton, 1.$9.20, 2.$3.60; 2.Buskin 116, Fairbrother, 2.$2.70; 3.G.M.Miller 99, McCahey.Temps, 2.31.Polly H.a aussi couru.5ème course, 2 ans, à réclamer, $500, 5 1-2 furlongs: 1.Tiepin 103.Lafferty, 1.$16.50, 2.$8.70, 3.$4.20; 2.Fair Helen 108, Turner, 2.$3.40, 3.$2.60; 3.Captain Parr 108, Butwell, 3.$3.30.Temps, 1.07.6èmc course, $500, 1 1-16 mille: 1.Dangerous March, 109, Troxler, $17.10.$6.50, $3.80.2.Be.104, Steward, $6.10, $3.20.3.Under Cover, 99, McCahey, $2.70.Temps, 1.48 2-5.Earl of Savoy, Rolling Stone, Astrologer, Quick Start et Autumn ont auasi couru./ " Voici les résultats des parlies jouées hier soir dans les séries de lu ligne de quilles Montefiure : Zionists.J.Resell.Shatz.Fenster.Leavitt.S.Resch.156 .169 .18S .150 .142 154 147 143 151 174 118 158 133 98- 162 - 428 - 474 —464 - 399 - 478 Totaux.805 769 6611- -2113 Moyenne d’équipe—428.6.Promonias.II.Cohen.124 155 161 - 440 N.Glieknian.179 188 146 —513 A.Friedman.176 120 - 206 GittJeson.i 25- - 125 Hirsch.« .122 14! - 263 Levine.111 -lit Rose.154 iâô 135- - 418 Totaux.714 701 708- -2153 Moyenne d’équipe—430.6.Eureka.E.Kert.135 125 - 2(10 Shapiro.• .143 - 143 Caplan.131 131 128- - 390 H.Or n stein .105 132 104- - 341 Rosen.123 163 207 — 493 Schwartz .117 155 197 — 469 Totaux.(ill 706 779- —2096 Moyenne d’équipe—419.2.Progress.J.Bloch.109 108 102 — 319 1).Rosenberg lit 136 135 — 412 M.Adelstein.106 120 170 — 405 L.Greenberg.130 125 113 — 368 N.Rotchild .154 144 128 — 136 Totaux.614 633 657- —1901 Moyenne d’équipe—-380.8.Y.M.IL A.T.Garfinkle.116 84 1 17- — 347 I.Sourkes.122 174 153 419 Davis.115 - 115 Goldstein .125 i i 9- - 214 A.Sourkes.loi 165 136 452 Kirsch.m 120 118 — 352 Totaux.618 628 673—1919 Moyenne d’équipe—383.8.Montefiore Cire le.N.Gittleson .108 110 105- — 323 N.Ostre.115 133 139 - 387 Dévia.J 50 121 109- - 380 W.Bcrnfeldt.100 106 110- - 316 W.Le bel .158 137 147 — 442 Totaux.631 607 610- -1848 Moyenne d’équipe—369.6.LIGUE DE LA BANQUE D’EPAR- GNE La première partie de la ligue de la Banque d’Epargne a été jouée mercredi soir aux allées du Club Athlétique Canadien, Voici le résultat; Club Ontario.Langlois.81 88 85— 254 Fafard.95 87 100— 282 Charbonneau.100 109 102— 311 Marcotte., 118 130 86— 334 Mount.115 93 109— 317 Totaux.509 507 182— 1498 Moyenne d’é quipe —299 .3.Club Saint -Déni; n Ostigny.110 96 90— 296 Landreville .82 97 116— 295 Beausoleil.91 90 104— 285 Hamel.77 85 85— 257 Lessard.82 94 115— 291 Totaux.442 4G2 510—1414 Moyenne d’équipe—282.4.PARTIE D’EXIHIBITION Les deux équipes de la classe “B” du Windsor se sont rencontrées hier soir dans une partie amicale.Le club No t triompha par 2 à 1.Voici le résultat détlalié : Windsor No 1.Wallace.155 204 155- - 514 Mercier.162 192 165- - 519 Charest.242 157 169- - 568 Fielding.154 183 133- - 17(1 Kerr.129 176 163- - 468 Totaux.842 912 785- -2539 Moyenne d'équipe—50 7.8.Windsor No 2, Duffy.179 197 167- - 543 O'Rourke .MO 143 102- - 451 Quinn.139 175 151- - 465 Copeman .178 137 135- - 450 Marshall.155 134 219- 508 Totaux.797 TÛT 834- -2417 Moyenne d’équipe—483.4.LIGUE DE QUILLES COMMERCIALE La ligue de quilles Commerciale ouvrira sa saison ce soir alors que six matchs seront au programme.Douze clubs se sont inscrits cette année, ce sont: Robert Mitchell (deux équipes), Northern Electric (deux équipes).General Fire Extinguisher, Montreal Water and Power, Bran dram Hen derson, Si-monds Canada Saw, Society Brand Clothes, Lamontagne et James Robertson.Voici Je calendrier des parties pour la première moitié de la saison: Octobre 23.The R.Mitchell Co., Ltd., (Blue) vs the R.Mitchell Co., Ltd., (Grey).Northern Electric (White) vs Northern Electric (Maroon).Can.Gen.Fire Extin.Co., Ltd., vs Brandram Henderson Co.M.Arthur Irwin, Ltd., vs Si-monds Can.Saw' Co.Society Brand Clothes vs Jas.Robertson Co.Lamontagne, Limited, vs Montreal Water and Power.Octobre 30.N.Klee.(White) vs Mitchell (Blue).Society Brand Clothes vs Mc-Ar-thur Irwin.Lamontagne, Ltd., vs C.G.F.Extin.Co.Mitchell (Grey) vs N.Elec.(Maroon).Brandram Henderson vs Simonds Can.Saw.Jas.Robertson Co.vs Mont.Water and Power.Novembre 6.Society Brand Clothes vs Mont.Water and Power.Mitchell (Blue) vs Jas.Robertson Co.Lamontagne, Ltd., vs Brandram Henderson.McArthur Irwin vs Mitchell (Grey).N.Elec.(White) vs Simonds Can.Saw.C.G.F.Extin Co.vs N.Elec.(Maroon).Novembre 13.Mitchell (Grey) vs Society Brand Clothes.N.Elec.(Maroon) ms Mitchell (Blue).Simonds Can.Saw vs Lamontagne, Limited.Jas.Robertson Co.vs N.Elec (White).Mont.Water and Power vs C.G.F.Extin.Co.Brandram Henderson vs McArthur Irwin.Novembre 20.Lamontagne, Ltd., vs Mitchell (Grey).Mitchell (Blue) vs Simonds Can.Saw.Society Brand Clothes vs N.Elec.(Maroon).N.Klee.(White) vs Brandram Henderson.McArthur Irwin vs Mont.W.and Po wer.L.G.F.Extin.Co.vs Jas.Robertson Co.Novembre 27.Simonds Can.Saw' vs C.G.F Extin.Co.Mont.\Y.and Power vs MitcheD (Blue).N.Elec.(Maroon) vs McArthur Irwin.Brandram Henderson vs Society Brand Clothes.Jas.Robertson Co.vs Lamontagne Ltd.Décembre 4 Mitchell (Grey) vs Jas.Robertson Co.mvV oV'- Kx,in €o- vs Elec.(White).Society Brand Clothes vs Lamontagne, Ltd.Simonds Can.Saw vs Mont.Whiter and Power.McArthur Irwin vs Mitchell (blue).N.Elec.(Maroon) vs Brandram Henderson.Décembre 14.Lamontagne, Ltd.vs McArthur Irwin.Ltd.Mitchell (Blue) vs Can.G.F.Extinguisher.Simonds Canada Saw vs Mitchell (Greys).Jas, Robertson and Co.vs Nor.Electric (Maroon).Nor.Electric (White) vs Society Brand Clothes.Brandram Henderson vs Mont.W.and Power.Décembre 18.Jas.Robertson vs Simonds Canada Saw.McArthur Irwin Co.vs C.G.F.Ext in.Mitchell (Grey) vs Brandram Henderson.Lamontagne, Ltd.vs Nor.Electric (White).Society Brand Clothes vs Mitchell (Blues).Nor.Electric (Maroon) vs Mont.W7.and Power.Janvier 8.Lamontagne, Ltd.vs Nor.Electric (Maroons).Simonds Canada Saw vs Society Brand Clothes.Mitchell (Blue) vs Brandram Henderson.N.Electric (White) vs.Mont.W.and Power.Jas.Robertson Co.vs McArthur Irwin, Ltd.C.G.F.Extin.vs Mitchell (Greys).Janvier 15, Brandram Henderson vs Jas, Robertson Co.McArthur Irwin vs N.Elec (White).C.G.F.Extin.Co.vs Society Brand Clothes.Mont.Wr.and Power vs Mitchell (Grey).Mitchell (Blue) vs Lamontagne Limited.N.Klee.(Maroon) vs Simonds Can.Saw.LE MONTAGNARD Messieurs les officiers et membres, Le club Le Montagnard, cette année peut-être plus que tes années précédentes, s’est fait remarquer par ses joviales sorties hebdomadaires a son chalet de Cartierville.À l’édification des paroissiens et du 1 curé de Cartierville, le club a tenu à assister à la messe de minuit en costume.Les assistants ont eu une bonne impression de notre tenue respectueuse.L’ouverture du chalet fera époque dans les annales du club.Les habitués de nos sorties ont dû apprécier le monumental travail du comité.Nous aurions à peine à souligner au souvenir des membres la traditionnelle fête de la Sainte-Catherine, pour évoquer les douceurs du chez-soi.Le public sportif a dû rigoler de l’idée originale et si bien réussie de notre "dîner au panier”.A l’idée de camaraderie et amicale de chacun de nos membres, nous avons, à notre grand honneur, admiré la bonne entente, j’oserais même dire l’esprit de famille qui règne parmi nous et qui a su se ma-nifester spécialement à notre “cré-maillmre”.et à notre “bouiHotte”.Nos fêtes inthnes ont été hautement rehaussées par l’éclat de présence de nos amies, les dames.De nombreuses remarques ont été entendues à Sherbrooke par les officiers pour la bonne tenue du club et de son corps de clairons, à la convention.Il restera longtemps dans la_ mémoire de cnacun de nous le gracieux et généreux accueil que nous ont fait nos amis de Saint-Jean.La population de Cartierville a dû apprécier le spirituel concours cle plusieurs de nos membres à sa soirée théâtrale.Pour les nombreux services que nous a rendus au chalet la fanfare de.Cartierville et à notre grande réclame, le comité, par reconnaissance, lui a permis de faire un concert musical au chalet à son profit exclusif.Nous pouvons escompter en l’avenir un succès de plus en plus grandissant, et maintenir la réputation du club.COMITE DE REGIE Budget* Gravel, président honoraire.H.Pinet, président.J.C.Bélisle, 1er vice-président.Ed.DeRoche, 2e vice-président Jos.Brais, secrétaire.A.Panneton, ass.-secrélaire.J.S.A.Bourbonnière, trésorier.J.E.LaRamée, capitaine.C.E.Desjardins, lieut.-capitaine.Emile Couillard, 1er directeur.C.E.Bernier, 2e directeur.L.S.Guay, 3c directeur.Ed.Gernaey, 4e directeur.Donat Lefebvre, 5e directeur.P.G.Majeau, 6e directeur.Auditeurs : A.Chapdelaine et C.H.Franeoeur.Torn Crevier, clairon-major.H.Perron, porte-drapeau.AVIS L’assemblée générale annuelle du Club de Raquetteurs Le Montagnard aura lieu vendredi, le 6 novembre 1914, à 8 heures p.m., au No 149 rue Berri.Votre bien dévoué, JOSEPH BRAIS, Secrétaire.LE EUCHRE DE LA CASQUETTE Nos amis de l’Association Le Casquette se préparent à faire de leur euchre de mardi prochain, le 27 courant, un immense succès.Hier soir le bureau de direction de l’association s’est réuni spécialement à l’effet d’étudier les questions qui se rapportent à ce euchre et de recevoir les rapports du travail fait jusqu’à présent.Cette assemblée a démontré que le succès promet d’être magnifique.Les deux grandes salles du Stanley ont été spécialement retenues ; la danse se fera dans la grande salle supérieure et les joueurs de cartes auront à leur disposition la magnifique salle inférieure.L’orchestre Desjardins a été engagée pour faire les frais de la musique et nul cloute ijne les amateurs ne trouveront rien a redire sur ces musiciens consommés.Les officiers de l’Association de La Casquette n’ont rien négligé et ont principalement soigné la toilette typographique des programmes-souvenirs et des "talleys” qui seront distribués en cette occasion.On compte sur une grosse assistance parce que déjà un très grand nombre de billets sont vendus et qu’il en est demandé tous les jours une grande quantité.Les prix de euchre seront nombreux et magnifiques si Ton en juge par ceux qui sont déjà reçus.Un appel pressant est fait à tous les membres qui auraient Tintention de donner des prix de euchre de bien vouloir les faire parevnir au trésorier général, dans le plus bref délai possible.Nous tenons à faire remarquer que le bureau de direction de l’association a décidé de donner deux billets complimentaires à chaque donateur d’un prix pour le euchre.Des invitations ont été envoyées aux représentants de fous les clubs sportifs de la ville, et la salle Stanley sera certainement, le soir du 27.le rendez-vous de tout ce que Montréal compte de vrais sport-mcn.A L’HIPPODROME DE VIAUVILLE Les courses de dimanche prochain à la piste de Viauville seront des plus contestées.Le grand match entre Frankie et Lady Prunelle fait le sujet de tous les entretiens entre turfmen qui parient comme des vrais sportsmen sur le résultat final.Tout Longueuil assistera à ce match, car Frankie est considéré comme imbattable par les gens de la rive sud.AU JUBILEE L'Association Athlétique Hochela-ga Inc., est à organiser son troisième grand parti annuel aux huîtres qui aura lieu mercredi prochain, le 28 octobre, au patinoir Jubilee.Tous les amis de THochelaga ont promis d’être là avec leurs “couteaux”.Tous les sportsmen et les chercheurs de "perles” pourront s'y joindre.Pourquoi attendre jusqu'à Noel - pour avoir votre Grafonola, quand avec $15 vous pouvez avoir maintenant ce splendide instrument dans votre maison ?En payant $15 AUJOURD’HUI, vous avez immédiatement CHEZ VOUS ce Grafonola.A f I HH" „ | | ¦ C’est le genre de Grafonola que vous apprécierez sans réserves.C’est la machine Cabinet ordinaire avec boîte martelée, pouvant contenir 100 registres.Elle est munie des caractéristiques Columbia les plus nouvelles et les plus exclusives: boîte de son No G Grand Concert, tige de reproduction du son à joint baïonnette et système perfectionné de plaque de moteur Columbia à 3 ressorts (un remontage suffisant pour jouer quatre records).Les planchettes du contrôle du son fonctionnent au moyen d’un bouton.Non seulement il vous procurera les jouissances musicales, mais il contribuera pour beaucoup à rehausser l’embellissement de vos articles de ménage, vu que vous pouvez vous le procurer pour appareiller tout genre de bois.Il ne coûte que $130, quoiqu’il ne vous faille verser que $15 pour vous le procurer, faisant ensuite un petit versement hebdomadaire.En d’autres termes, vous jouissez de l’instrument tout en payant.Venez maintenant-—ou ce soir.Vous serez enchanté d’avoir fait le trajet pour venir dans te bas de la ville entendre un aussi splendide instrument que le Grafonola Mignonette Columbia.Et il n’y a pas de doute que vous voudrez en acheter un.UP^-Les nouveaux disques “Columbia’ pour novembre sont-»®! maintenant en vente ~ Canadian Graphophone Co.Distributeurs pour la Province de Québec 202 rue Sainte-Catherine Est.Succursale du haut de la ville : 24A rue Victoria (En face de Goodwins, entrée ouest).wwwm mm: PETERBORO SE RETIRE DE LA LIGUE CANADIENNE Ottawa, 23.— Les journaux de Pe-terboro sont unanimes à déclarer que cette ville ne sera pas représentée, dans la ligue de baseball Canadienne, j l’an prochain.L’attitude des offi- j ciers des Peterboro, qui viennent | d’informer tous les clubs du circuit que leurs joueurs sont sur le marché, semble corroborer ce dire.Les.joueurs à vendre comprennent Miller, j catcher; Louis Schettler, Tracey, Belting, Sterling et Creswell, lanceurs; Dolan King, Fox et Byrne, joueurs! d’“infield ’; Rooney et Welsh, joueurs d’“outficld”.Tous ces joueurs pourraient figurer avec avantage dans l’aligement de n’importe quel club de la Ligue, j Il se peut que les Ottawa fassent des * efforts pour obtenir les services de I Fox, l’excellent short-stop qui a déjà joué, ici.Fox remplacerait Jack Mit- j chell, acheté par le club Indianapolis Les Ottawa ne dédaigneraient pas non plus Louis Schettler, l’un des | meilleurs lanceurs de la Ligue Canadienne, Tété dernier.JEAN DUBUC AU NATIONAL ^DIMANCHE Les Mascottes, qui réclament le championnat du baseball de la province, auront fort à faire pour battre le club “ Ail Stars ”, qui a été choisi par un groupe de fans qui mettra ces deux clubs aux prises, dimanche après-midi, au terrain du National.Le club “ Ail Stars ” sera nommé par un groupe de sportsmen bien connu et Emile Morin a été choisi comme capitaine de ce club.Les joueurs esront pris des düfe-rents clubs de Montréal et non pas des clubs de la ligue rie la Cité seulement.Dubuc, qui est de retour de Détroit, a bien consenti de lancer pour les “ Ail-Stars ”.Ce sera là une belle occasion pour les amateurs de voir l’émule de Walter Johnson à l’oeuvre.LES LANCEURS DES CHAMPIONS NOTES BIOGRAPHIQUES La série pour le championnat mondial du baseball soulève tellement d’intérêt, chaque année, chez tous les sportsmen, que nous croyons intéressant de publier au moins succinctement la biographie des lanceurs de l’équipe des Boston “ Braves ” et les statistiques principales de leur carrière.Richard Rudolph (Braves) Né à New-York, le 25 août 1889.Fit partie de l’équipe du college Fordham, et plus tard, d’un club indépendant dans le New-Hampshire.S’engagea avec le Toronto, en 1907, passa aux Giants, en 1910, mais McGraw le renvoya aux mineures à cause de sa petite stature.Il mesure 5 pieds 9 pouces de hauteur, et pèse 165 livres.Il frappe et lance de la main droite.Parties G.P.Pc.1907, Toronto.27 13 8 .619 1908, Toronto.39 18 12 .600 1909, Toronto.42 33 14 .622 1910, Toronto.42 23 15 .6(13 1911, Toronto.40 18 11 .021 1912, Toronto.42 35 10 .714 1913, Bostin.33 14 13 .516 1914, Boston.— — — William James (Braves) Né à Iowa Hill, Californie, en 1912.Fut la sensation de 1912, dans la ligue Northwestern, en lançant pour Seattle.Passa aux “ Braves ” en 1913.Lance de la droite.Parties G.P.Pc.1912, Seattle.40 26 0 765 1913, Boston.24 6 10 .375 1914, Boston.— — — - George Tyler (Braves) Né à Derry,i N.H., en 1889.Commença sa carrière professionnelle avec Lowell.Passa aux “ Braves ”, 1910.11 lance de la H0PPE EST DEFAIT AU BILLARD ANGLAIS MELBOURNE INMAN A GAGNE HIER PAR 1000 A 441 POINTS.— L’AMERICAIN CONSERVE L’AVANTAGE.Melbourne Inman a pris sa revanche hier en triomphant de Willie Hoppe, au billard anglais, par 1000 à 441 points.Le jeu de Willie Hoppe s’est beaucoup amélioré à ce genre et il causa une surprise en faisant un total de 251 points dans la partie d’hier soir.Voici le résultat détaillé ; Partie de Taprès-midi Hoppe — 1 3 5 23 6 4 2 3 20 38 2 8 12 0 2 46 4 11 — 190.Inman — 1 0 0 45 19 0 49 9 0 0 4 12 25 30 33 59 141 4 76 — 500.Moyenne : Hoppe, 10.6 ; Inman, 26.3.Partie du soir Inman — 13 41 0 0 73 15 3 0 21 2 8455 120 35 0 25 37 2 2 12 12 11 54 — 500.Hoppe — 5 4 2 15 12 0 2 3 2 66 34 6 0 10.18 0 1 1 2 2 44 13 0 — 251.Moyenne : Inman, 20 ; Hoppe, 11.6.‘ Grand total — Hoppe, 1,441 ; Inman, 1,140.Parties G.P.Pc.Montreal.Argos, 1010, Lowell.41 19 10 .5J3 Cameron .But .Murphy 1911, Boston.28 7 10 .1!2 Tucker .Demi .Gonter 1912.Boston.42 12 22 .353 A.Brophy .Demi .Holmes 1913, Boston.39 16 17 .485 Barwick .Demi .O’Connor 1914, Boston.— ¦*— — — McGill .Quart .Mills M.A.A.A.vs ARG0S L’équipe de la M.A.A.A., qui doit se mesurer avec les Argonauts de Toronto demain après-midi au terrain de Westmount, a eu sa dernière pratique hier soir en vue de ce match.Tous les réguliers étaient présents et furent mis à Tcssai dans les différentes positions.Crankshaw et McGill jouèrent successivement “quart” tandis que Brophy, Barwick, Saunders et Tucker étaient sur la défense.Billie Baillie est maintenant complètement rétabli de sa blessure de samedi dernier et est en excellente forme.Les équipes s’aligneront probablement comme suit : EST-CE ENCORE UN AUTRICHIEN?Une Russe vient d’être victime d’une lâche agression, au No 45, Saint-Georges, par un inconnu que Ton a tout lieu de croire un Allemand ou un Autrichien.La police donne les informations suivantes émanant de Deader Kamenyko.sujet russe, la victime : Celui ci était dans sa chambre lorsqu’un inconnu entra et lui demanda s’il était Russe.Sur sa réponse affirmative, l’inconnu sortit un revolver et fît feu sur Kamenyks, qui Lit touché à un doigt de la main droile.L’homme sauta ensuite par la fenêtre et s’enfuit.La victime alla raconter son aventure à la police, à qui il put donner un bon signalement de son agresseur.Les agents Boglie et Béïanger s’occupent de cette affaire.Kamenyks a été transporté à Thô-pital Notre-Dame où les médecins Tont gardé dans 'e service.BLESSËDANS UNEQUERELLE Philippe Raymond, 553, rue Notre-Dame-ouest, a été assez grièvement blessé, hier soir, vers 10 hrs, sur la rue Saint Laurent.Raymond, qui se serait pris de querelle avec un homme que la police recherche, aurait été projté dans la vitrine du magasin de M.R.Lauzon, 79, Saint-Laurent.Une des grandes vitres fut brisée, et ses débris blessèrent grièvement Raymond, qui dut être transporté A l’hôpital Général.UNE IDÉE DE LA MODE DU JOUR 'ms ASSEMBLEE DE LA LIGUE DE QUILLES PROVINCIALE Comme nous l’avons déjà annoncé.la Ligue de Quilles Provinciale de Québec tiendra son assemblée demain soir aux Trois-Rivières alors qu’aura lieu l’élection des officiers et que les nouvelles applications seront étudiées.Les villes oui désirent inscrire une équipe dans cette populaire ligue sont priées de se faire représenter à la réunion de demain soir.MM.R.Lamoureux et Riais seront les délégués de Montréal.Hulme .Williamson.Trenhohne Morel .Abonivitch Potticary .Ross .Baillie .Dawson .Mêlée .Mêlée .Mêlée .Intérieur Intérieur .Milieu .Milieu .Extérieur , Extérieur Arbitre, Eddie Phillips; Tom Clancy.Davidson .Smith .Patterson .Foster MacFarlane .Heuther .Motley .Murray .Knight assistant, NOUVEAU RECORD Galesburg, Ht., 23.— Ralph Mul-ford a établi un nouveau record sur piste circulaire en terre lorsqu’il parcourut la distance de 100 milles en 92.54 1-2 au cours d’une course d'auto hier après-midi.463s.— .raquette pour dame, de 30 à K pouces de buste.Matériaux, O verges I-l ei ¦i2 pour 36 de buste.Envoyé* ce coupon nprès que vous l’nure ""trl'-.d'.V rAYON DES PATRONS A> DEVOIR , avec 10 sous, soit on timbres, soit en arpent, et le patron ci-dessus voM sera envoyé Quelques Jours apres.COUPON Département des Patrons au “Dc-Toir".Ecrive* lisiblement.PATRON No 4635 Nom.No.Hue.Ville.Mesure du bucte.'.De taille,.,,.Quand vous dériver, un patron soit pour fillette, soit pour enfant, ne mentionne* jamais la mesure î mentionne* l’Age seulement.^1463270^ VOL.V.— No 249 DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 23 OCTOBRE 1914 COMMERCE ET FINANCE LES SIEGES ENBOURSE 'LS SUBISSENT UN DECLIN CROISSANT DEPUIS Ql ELQUES ANNEES.— ON EN A PAYE UN *34,000 HIER, A NEW-YORK.New-York, 23 — Le slôge ‘Je M.Allan F.Cohen, au Stock Exchange, a été vendu à Warren W.Erwin pour $34,000, par comparaison avec M2,000 payées pour le dernier siège qui ait changé de mains.Ce prix a établi le record en baisse des quinze dernières années.En 1899, on avait échangé un siège pour $20,-900, et depuis le prix avait monté régulièrement jusqu’à $93,000 atteint en 1905.L’an dernier, le prix le plus faible a été $39,000 et plusieurs transactions de cette nature se sont effectuées cette année à $42,000.La fermeture de la Bourse amenant une période d’inaction dont l’issue est encore imprévue, est la cause initiale de ce déclin.M.Erwin est le chef de la raison sociale Warren W.Erwin and Co.M.Cohen était membre de la Bourse depuis 1905.* * * H y a 1,100 sièges au Stock Exchange de New-York.Au prix rapporté hier, la valeur globale de tous les sièges serait de 37 millions 400,-000 piastres, somme representative d’une dépréciation de pas moins de 07 millions 100.000 piastres du marché de 1905-1906, alors que les sièges étaient cotés à $95,000.On s’attendait à une reprise prochaine, quand la guerre européenne est venue en retarder l’éclosion.Il n’y a pas eu de changement à la Bourse de Montréal depuis quelque temps.Le dernier siège vendu Fa été au prix de $26,250, de sorte qu’on ne peut pas dire que le recul de Wall Street ait affecté notre prace.Voici les plus hauts et les plus bas prix payés pour les sièges à New-York depuis 1897, par comparaison avec les 34,000 piastres cotées hier DE L’ANNEE DERNIERE.Un premier coup d’oeil sur les virements des banques des principaux centres du pays permet de constater une amélioration substantielle sur la période correspondante de l’année dernière.Les résultats de l’an passé couvraient une semaine de cinq jours seulement, et, conséquemment, les comparaisons deviennent difficiles.Néanmoins, en tenant compte de la nuitaine écourtée de l’année dernière un certain nombre de ville paraissent conserver une bonne tenue.Comme “Le Devoir” le faisait remarquer dans son édition d’hier, les compensations de Montréal sont sensiblement supérieures à celles du précédent rapport.Winnipeg, Québec, Ottawa, LE M.René Lavergne, blessé par M J.N.Laprès, lors de la tragédie 1 - la rue Saint-Denis, le 30 septembre dernier, est décédé, hier soir, à 7 heures 30, à la résidence de sa mère 223, rue Durocher.Outremont.Le défunt avait quitté l’hôpital General depuis quelques jours, et comme il espérait toujours revenir à la sa:i té, il n’a pas fait de déclaration nnte-mortem.Ses dernières paroles furent : “ Il avait deux revolvers.” Madame Lavergne souffre d’une prostration nerveuse depuis la tragédie et son état est désespéré.IL EST IDENTIFIE.L’homme qui était tombé du via-duc de la rue Notre-Dame, dans la cour des trains du Pacifique Canadien et qui fut transporté à l’hôpital Général, est mort, hier après-midi, à cette institution.Le corps a été transporté a !a morgue et a etc identifié connue étant un nommé Michael Williams, i./O, Chambord, et travaillant connue forgeron pour MM.Mullin & Frè;cs, rue Saint-Louis.L’ENCAN A DU SUCCES.La vente à l’enran des objets on-tisqués aux prisonniers et non réclamés par leurs propriétaires a eu leu.hier après-midi, au Palais de Justice, et a remporté un plein succès.La vente, conduite par M.Louis Larivée, ex-journaliste de la “ Patrie ”, a rapporté près de $400.EXPLOIT DES DETECTIVES.Les détectives Gagnon et Ben: rd ont fait une bonne prise, hier snir, en opérant l’arrestation d’un Grec, nommé Peter Papas, qui était rc-cncrché par la police depuis le dernier terme de juin des Assises iri-minelles.Papas avait été arrêté au mois de janvier dernier, sous une accusation infamante, et admis à caution, après avoir été envoyé aux Assises.Papas ne comparut jamais et un nouveau mandat fut émané contre lui.Les deux policiers virent Papas, hier soir, dans un tramway, >q le poursuiviren’ en automobile.Papas n’a fait aucune résistance et vest laissé conduire au poste.Le bureau des commissaires a étudié hier le rapport de la délégation municipale qui est allée à Milwaukee pour assister à la dix-huitième convention annuelle des municipalités américaines.Gette délégation était composée de M.L.A.Lapointe, Leslie H.Boyd el René Bauset.Pendant la convention, les sujets suivants furent discutés : 1.Les approvisionnements d’eau et égouts ; 2.les pavages; 3.le “home rule” le plus absolu; 4.la distribution gratuite du lait; 5.les finances, impôts, évaluation, terrains de jeux, administration par des commissaires ou un conseil municipal.En ce qui concerne le “home rule”, c’est-à-dire l'autonomie de l’administration municipale, le rapport dit que toutes les villes américaines le demandent instamment et que les législatures d’Etat n’hésitent pas à leur accorder.Par les amendements qui ont été inscrits dans sa charte, lors de la dernière session du parlement provincial, une certaine mesure d’autonomie a été accordée à Montréal, en permettant à son conseil municipal de faire abroger ou d’amender et de mettre à exécution tous les règlements nécessaires concernant la bonne administration de ss affaires, •le.Mais, ajoute le rapport des délégués, afin de faire disparaître tonie ambiguité, il serait convenable d’ajouter à la section 300 (c) de la charte une disposition qui décréterait (pie “la ville de Montréal aura le pouvoir et l’autorité d’amender sa •barte et d’adopter toute loi et tous règlements se rapportant aux affaires municipales, à l’exception cependant des dispositions de la charte ayant trait à l'imposition des taxes et à la négociation des emprunts”.Le rapport parle aussi de certaine commission d’étude et de réforme appelée “Bureau of Municipal Research”, que l’on établit dans les ;randes villes américaines et qui lonnént des résultats très satisfaisants dans le domaine des réformes municipales.Les délégués suggèrent donc'qu'une commission semblable soit établie à Montréal, sûrs qu’elle répondrait à de grands besoins.(l'est cette dernière question (pic les commissaires ont quelque peu discutée, à leur séance d’hier après-midi, sans toutefois prendre de décision.Ils reconnaissent que plusieurs réformes urgentes à l’hôtel de ville, notamment pour le service de la comptabilité.En effet, le système en vogue n'est pas des plus modernes, et l’on croit que des réformes, conseillées el dirigées par un “Bureau of Municipal Research”, permetlraiont de mieux contrôler les finances municipales.VENTE Dïf CHEVAUX (Dp notrr corrp.sDondann Québec, 2.— Le département d?la Milice a commencé, hier, sur les terrains de l’Exposition la vente à ’encan de trois cents chevaux (pii n’ont pas été acceptés pour le service militaire.Une centaine ont été vendus.hier a des prix variant de 811 à $1(10.Des acheteurs étrangers en ont acheté plusieurs.En général, ce sont des chevaux de bonne apparence.POURLANGLËTERRE cvn notre corrcsnoncantt Québee, 23.— L’une des survivantes de la catastrophe de l’“Empiess of Ireland”, Mme A.G.Mullins, qui a passé plusieurs semaines à l’IIôpi-thal Jeffery Hale, souffrant de fractures des deux jambes, a quitté Québee hier, par le “Missanabie” pour l’Angleterre.Pour vos meubles-classeurs, livres perpétuels à feuillets mobiles, livrets de comptoirs et articles de bureau adressez-vous à LA CIE Gareau-Sauriol 26 rue NOTRE-DAME EST Téléphonez à Main 3930 ou Main 8584, et un de nos représentants ira vous voir.CORRESPONDANCE SOLLICITEE ARGENT A PRETER SUR fROPRIETES, SUR PREMIERE HYPOTHEQUE Au moyen d’une combinaison ingénieuse.Exemple: Un homme a 35 ans.Il emprunte $5,000.00 sur sa propriété et paye $415.10 par six mois, durant dix ans.Au boni de dix ans, sa pro-priélé lui reste, claire de toute hypo-thèque.Si, d’ici là, il est frappé d’une invalidité absolue, ayant un caractère permanent, la propriété lui reste, libre de toute obligation.Enfin, advenant sa mort avant l’expiration des dix années, la propriété reste à ses héritiers, claire de toute dette.Par ce moyen-là, cet homme assure une protection à sa famille, dans le cas où il viendrait à lui manquer, et il constitue un l'omis d'amortissement qui acquittera sa propriété en dix ans.Voilà un système ingénieux.Ceux qui voudront profiter de cette offre avantageuse n’auront qu’à écrire à Easier oostal 81.Montréal.CARTES D’AFFAIRES RODOLPHE BÉDARD EXPERT-COMPTABLE ET AUDITEUR Systématiste consultant.Administrateur de successions.Téléphone Bell, Main 3869.Suite 45-46-47.55 SAINT-FRANÇOIS-XAVIER.MONTREAL ACHILLE DAVID Entrepreneur électricien, 159 rue Saint-Denis.Tel.Bell Est 1710.Résidence : St-Louis -L'ISS CHARLES HURTUBISE FINANCIER Argent à prêter ; achat de debentures, de propriétés, de balances de prix uc ventes.99 rue St-Jacques.Tél.Main 2034.HURTUBISE & HURTUBISE INOLNIEURS CIVILS ARPENTEURS-GEOMETRES liDU-TCE BANQUE NATIONALE 119 rue Sainl-Jacc|ueM.TELEPHONES : Bureau: Main 7fil8.Résidence: St-I.ouis 2148 P.-A.LACROIX, arpenteur géomètre, ingénieur civil.Chambre 925, Power Bldg., rue Craig, Montréal.Tél.Bureau: Main 7305; résidence: Saint-Louis 2707.UÜjiIlNiilJ et SPRINGHILL Üharjon ùiiu-minsiu, à u-paur al à ga: BUREAU GENERAL DES VENTES 112 Rue Saint-Jucque».Montréal PROVINCE DE QUEBEC, District de Mont-real.Cour de Circuit, No 2nw».Donat Fu-gère.de Maisonneuve, demandeur, vs .1.O.Myette, du même lieu, détendeur.Le Uême tour tie novembre I9M, à onze heures de l’avant-midi, au No 89 rue Sainte-Catherine, en la cité de Maisonneuve, district de Montréal, seront vendus par autorité de justice* les biens et effets du dit défendeur .saisis en cette cause, consistant en tweeds, etc.Conditions : argent comptant.L.1.S.Ha-cette, H.C.S.Montréal, 28 octobre 1911.PROVINCE DE QUEBEC.District de Montréal, Cour de Circuit, No 9907.Dame.(ieorgianiiH Paradis et vir., d£ Montréal, demanderesse.vs Joseph McDuff, de Montréal, défendeur.Ee 2ènie jour de novembre 191-l, à dix heures de l’avant-midi, au domicile du (lit défendeur, au No 13 rue Saint-Joachim, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, etc.Conditions : argent comptant.!.J.S.Racette, H.C.S.Montréal, 23 octobre 1911.PROVINCE DE QUEBEC District de Montreal, Cour de Circuit, No 8081.Willie Milieu et Georges Milieu (Milieu Frères), demandeurs, vs J.E.Richard, de Verdun, défendeur.Le tème jour de novembre 1914, à dix heures de l’avant-midi, au domicile du dit défendeur, nu No 28 Première avenue, en la ville de Verdun, district do Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en un piano et meubles de ménage, etc.Conditions : argent comptant.L.J.S.Racette, H.C.S.Montréal, 22 octobre 1914.PROVINCE DE QUEBEC, District de Montréal, Cour de Circuit, No 16257.G.Has-coot, jardinier, de Montréal, demandeur, vs C.Gardais, de Montréal, défendeur.Le de jour do novembre 1914, à 10 heures de l’avant-midi, au domicile du dit défendeur, au No 216 rue Mentaua.en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en articles de ménage, etc.Conditions : argent comptant.J.Ù.Normandln, IT.C.S.Montréal, 28 octobre 1911.PROVINCE DE QUEBEC District de Montréal, Cour de Circuit, No 16258.G.Morice, jardinier, de Montréal, demandeur, vs C.Gardaix, de Montréal, défendeur.Ee 9c jour de novembre 1011, a 10 heures de l’avant-midi, au domicile du dit défendeur, au No 216 rue Mentana, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de Justice 1rs biens et effets du dît défendeur, saisis en cette cause, consistant en articles de ménage, etc.Conditions : argent comptant.J.U.Normamîin, H.C.S.Montréal, 22 octobre 1911.ELECTIONS PARTIELLES LE ^NOVEMBRE Ottawa.23.— A une heure et demie, sir Robert Borden, à l’issue de la séance du cabinet, a déclaré :|uc la nomination dans les comtés de Québec et Ghamplain.pour l’élection partielle nécessaire par In nomination des honorables MM.Casgrain el B’.nndin a été fixée au 7 novembre.S’il y n opposition, la votation aura lieu le 14, et l’officier-rapporteur devra faire son rapport le 28 novembre.Contributions foncières AVIS AUX CONTRIBUABLES 1! y aura des bureaux d’ouverts durant la semaine du 26 octobre au 2 novembre 1914, pour la perception des Taxes Foncières de l’année courante aux endroits indiqués plus bas: Ancien hôtel de ville, 72 Ave de l’Eglise, quartier Saint-Paul.Ancien hôtel de ville, 1902 Boulevard Saint-Laurent, quartier Laurier Poste de Police, coin Notre-Dame Est et Trudel.Les taxes d’eau et d’affaire seront aussi perçues à ces bureaux duran la même semaine.Les contribuables sont priés d’ap porter leurs comptes.CHARLES ARNOLDI.Trésorier de la Cité Bureau du trésorier, Hôtel de Ville, Montréal, 23 oct.19J.4.VOS VITRES ONT BESOIK D'ETRE LA VEES Avant les froids.Téléphonez Main 1203.NEW YORK WINDSOR CLEANING COMPANY Bureau, 40 rue des Jurés.Appel du soir: Sa ut-Louis 7300.HOTEL SAINT-GEORGES LIMITEE Avis est donne au public (lue, on vertu de b( loi des compagnies de Québec, il a été accordé par le lieutcnuiit-fiouvcrneur de la province de Québec, des lettres patentes en date du dix octobre constituant en corporation MM.Philias Mathieu et Delphis Mathieu, hôteliers ; Dame Bernadette Mar-leau, épouse séparée de Biens de Philias Mathieu, et ce dernier autorisé aux présentis : Aristide Mathieu et Télesphore Mathieu, cultivateur, de la paroisse de Terre-bonne, dans les buts suivants : Exercer en général et dans toutes ses branches le commerce d'hôteliers et de res taurntfurs, conformément aux dispositions de In loi des licences (ie Québec, et faire toutes autres affaires qui peuvent être conduites en rapport avec tel commerce, tel que les affaires de propriétaire de places pour le cirage des chaussures, salons de barbiers, salles de billard et de pool, dépôts de journaux et de publications périodiques, magasin de cigares, cigarettes et de tfbacs, débits d’h (litres et service de lunch, et aussi exercer le commerce de liqueurs en gros et en détail, négociants et importateurs ; Acquérir par achat, échange, bail ou autrement de toute personne, société ou compagnie, comme un commerce en opération ou autrement, et exercer tout Commerce d’hôtel ou de restaurant, avec ou sans les terrains et les bâtisses servant ou destinés à leur exploitation, et tours Installations, menhirs et autres biens en général, et les payer en argent ou en obligations ou en actions acquittées de la compagnie : Acheter ou autrement acquérir rt posséder par liait ou autrement toute autre hôtel, t nite propriété immobilière qui peut être nécessaire aux objets pour lesquels cette compagnie est incorporée, et payer telle acquisition ou détention en argent ou en obligations ou en actions acqultttées de la compagme ; Vendre, échanger, louer toutes ou aucune de ses propriétés mobilières ou immobilières, en disposer ou en faire le commerce autrement, et emprunter de l’argent sur la garantir d’icelles, construire, maintenir et exploiter sur tous terrains acquis ou détenus par la compagnie, dos hôtels, restaurants et toutes autres Rôtisses qui peuvent être nécessaires pour la mise en opération des susdites entreprises ; Acheter, acquérir, posséder et vendre, céder et transpoter des actions, déhentures et autres valeurs de toute autre compagnie ou corporation engagée dans le commerce que rrtte compagnie est autoriser à exercer ou faisant toutes affaires pouvant être conduites pour le bénéfice de cette compagnie ¦ Acquérir par acte de venir comme une place en opération et exploitée comme hôtel et restaurant, la pince d’affaires située dans in ville de Montréal et connue sous le nom de Hôtel Saint-Georges, avec son ameublement.son fonds de commerce, sa licence.sa clientèle et généralement tout son actif mobilier, et payer telle acquisition en argent ou en obligations ou en actions acquittées de la compagnie, sous le nom de “Hôtel Saint-Georges 1,imitée”, avec un capital social de vingt mille piastres < *20.0001.divisé en deux cents (200) actions de cent piastres ($100,00) chacune.La principale place d’affaires de la corporation sera dans la cité de Montréal.Daté du bureau du secrétaire de in province, ce dixième jour d’octobre 1014.C.SIM AMI, (O.'iO Sons-secrétaire de in provint», .1.H.O.PAPILLON, Procureur des requérants.PBOVINT.E DK QUEBEC, District de Montréal, Cour Supérieure.No 1954.— Dam« Marie l-npierro.de la rite et du district d< Montréal, épouse commune en biens d’Emmanuel Boisvert, journalier, du même liei^ demanderesse, vs ledit Emmanuel Boisvert, défendeur.Une action en séparation de biens n Ôt4 instituée ce Jour en cette cause.Montréal, a octobre 1914.LACHAPELLE ET BEAULIEU.Procureurs de la demanderesse.PROVINCE DE QUEBEC.District de Montréal, Cour Supérieure, No 15(17.Dame Sa rail Portnoff, de la cité et du district de Montréal, épouse commune en biens d’Ahra-hnm Kurnets, du même Heu, dûment autorisée ô ester en justice, demnmleres.se, vs ledit Abrnhnm Kurnets.défendeur.Pur action en séparation de biens n été Instituée le 11 septembre 1014.Montréal, le 2X septembre 1914.S -GERAI.D TB ITT, “-ouureur de la demanderesse.P5 8 LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 23 OCtOBRE 1914 VOL.V.— No 249 Le temps qu’il fera Vents modérés et beau aujourd(hui.Demain, nuareux.Bulletin d’apres le thremomètre rie Hearn et Harrison, 35 rue Notre-Dame Est.R.de Meslé, gérant.Aujourd'hui maximum.52 Même date l’an dernier.55 Aujourd’hui minimum.34 Même date l’an dernier.35 Baromètre — 8 h.matin, 30.47 ; 11 h.matin, 30.42 ; midi, 30.38.; SAMEDI, LE 24 OCTOBRE Saint Raphaël, archange.Lever du soleil, 6 h.26.Coucher du soleil, a h.1.Lever de la lune, 1 h.7.Coucher de la lune, 9 h.21.Premier quartier, le 25, à 5 h.! du soir.AU BUREAU DES COMMISSAIRES ON ACCORDE A LA MONTREAL WATER & POWER LA PERMISSION DE POSER UN TUYAU RUE SAINT-PATRICE.—LE DEBLAIEMENT RUE FRONTENAC.LA SITUATION MONÉTAIRE LA GUERRE Le bureau fies eommissnires a eu, ce matin, la visite du maire.Son Honneur n’a fait que passer parmi ses collègues qui lui ont fait une ivation.Il a demandé la permission de s’absenter jusqu’à demain.Les commissaires ont rescindé .me résolution antérieure s’opposant à rétablissement d’un tuyau de llj pouces île la Montreal Water & Power, rue Saint-Patrice.Ils recommandent maintenant au conseil d’accorder a la compagnie la permission demandée sujette aux condition!; du contrat préparé par M.Laurendeau.Cette attitude a été prise à la suggestion de M.McDonald qui veut qu’on rende justice à ia compagnie, dont on ne pourra le soupçonner d’être le champion, dit-il.$150 POUR LA DELEGATION Relativement à la délégation des commissaires, du maire, et des éche-vins qui doit aller trouver le gouvernement fédéral pour demander que l'on fasse surveiller île plus près les agissements des ennemis de l’empire afin d’éviter la répétition d’une catastrophe dans le genre de celle de la rue Frontenac, le bureau des commissaires a voté, ce matin, la somme de $150.COMMISSION SANS LOCAL On cherche un local pour la commission des incendies à l’étroit aux quartiers généraux des pompiers.Le Board of Trade a demandé qu’on n’éloigne pas la salle des séances du centre de la ville.M.le commissaire Ainey suggère d’utiliser un des locaux du marché Bonsecours.La question est à l'étude.LE DEBLAIEMENT HUE FRONTENAC Le soir de l’accident de la rue Frontenac, les pompiers ont commencé le déblaiement et les continuent encore, mais le chef Tremblay ne croit pas que ce travail soit de son ressort.M.Laurendeau, consulté, a déclaré que M.Chaussé, d'après les règlements relatifs à la construction, avait tous les pouvoirs nécessaires pour faire exécuter :e travail.Il croit qu’il y a encore des cadavres dans le sous-sol.Des cadavres peuvent attendre, mais il importe cependant qu’on se hâte, si on ne veut pas que la lenteur administrative de Montréal soit justement chansonnée comme celle de Paris.LES BRIGANDS DE BLAINE Blaine, Washington, 23.—On a retrouvé $6,000 sur deux des bandits tues, nier soir, par les policiers canadiens et américains, mis à la poursuite des brigands qui onl voté $20,000, samedi dernier, à la Banque Nationale de Sedro-Wolley, Washington.Les autres malandrins seront probablement capturés au cours de la journée ; car les limiers qui leur font la chasse ont, prétend-on, réussi à couper leur retraite, UN ALLEMAND ARRETE AJ0R0NT0 Toronto, 23.— On a arrêté ce matin un allemand du nom de Erich Muehlberg sous l’accusai ion d’avoir eu en sa possession un revolver automatique, des cartouches, des stylets, etc.Traduit devant le magistrat Denison, il a été condamné à $300 d'amende ou trois mois de prison, la loi ne permettant pas à un ennemi en temps de guerre de demeurer en possession d’armes quelconques.LE DANGER DES ARMES A FEU Un bambin de 12 ans, Eugène Duguay, 65 rue Plessis, a été blessé à la jambe, ce matin, dans un restaurant coin des rues Lagaucheliè-ro et Plessis par une balle de pistolet.D’après les renseignements obtenus, un constable spécial du G.P.R., croyant son arme vidée et voulant enseigner à la victime le maniement d’un revolver, aurait tiré le coup accidentellement.Le jeune Duguay a été transporté à l’hôpital Notre-Dame et sa blessure est légère.LE “LÉONARD”^ _____A L’ESSAI CDo noire correeponflftnt) Québec, 23 — Le vapeur “Léonard”, construit en Angleterre poulie transport des convois du Transcontinental d’une rive à l’autre, à Québec, a été mis à l’essai avec succès ce matin.Les quais qui lui seF-viront d’abordage sont virtuellement terminés, et pourront être utilisés dès que les convois circuleront entre Moncton et Cochrane.Le rapport du mois de septembre donne le chiffre de $11,085,000 comme passif total des banques canadiennes, contre un actir global de $11,868,000.fait Ottawa, 23.— Une forte augmentation des billets de banques en circulation, de la réserve centrale d’or, des dépôts à vue et des dépôts en dehors du Canada, ainsi qu’une légère plus-value au chapitre des prêts à terme en Canada, et une dépression des dépôts à préavis, des prêts à vue, au Canada ou à l’étranger et des prêts à terme à l’étranger forment le faisceau des principales modifications de notre situation bancaire effectuées au cours du mois de septembre, d’après le rapport officiel publié aujourd’hui.Comparé avec celui du mois d’aoùt, le compte rendu de septembre ressortir les changements suivants: La réserve est demeurée inchangée.Circulation, aug.Dépôts à vue, aug.Dépôts à préavis,, dim.Dépôts à l’étranger, aug.Passif total, aug.Or monnayé, dim.Billets de la Puissance, aug.Dépôts à la réserve centrale d’or, aug.Prêts à terme au Canada, dim.Prêts à terme à l’étranger, dim.Prêts à vue au Canada, dim.Prêts à vue à l’étranger, dim.Actif total, aug.Voici les chiffres comparés des deux derniers mois Août LES FRANÇAIS ONT MARCHE SEULS VERS LA FRONTIERE C*est ce que déclare le récit officiel anglais, des récentes opérations en France.-Les résultats obtenus sans être décisifs sont satisfaisants.-Aucun combat important sur T Aisne.$5,814,000 9.299.000 997.000 5.226.000 11.085.000 886.000 17.382.000 6.800.000 834,000 6.973.000 10,1)59,000 5.967.000 11,868,000 Septembre Réservi e .$113,382,911 $113,385,761 Gircula lion .111,551,525 120,365,786 Dépôts à vue 338 984,418 348,284,206 Dépôts ù pré; ivis 659,399,151 658,401,501 Dépôts à l’éti 'anger 95,754,821 100,981,564 Passif total .1,317,169,146 1,328,255,074 66,448,942 65,562,226 Billets de la Puissance .93,306,347 110,688,842 Dépôts en réserve centrale .4,150,000 10,950,000 Prêts ii i terme ' au Canada .69,229,045 70,063,414 Prêts à terme à l’étranger .96,493,473 89,521,589 Prêts à vue au Canada .836,574,099 826,514,621 Prêts à vue à l’étranger .47,314,832 41,347,231 Actif total .1,566,058,430 1,577,927,202 LA REVOLUTION___ i L’EXPROPRIATION AU_P0RTUGAL BEL’ILE-AUX-VACHES (De notre correspondant) Lisbonne, 23, via Paris.-— Les monarchistes du Portugal ont tenté dans la nuit du 20 et du 21 de provoquer des soulèvements en plusieurs endroits, surtout dans le nord du Portugal dont les communications télégraphiques avec Lisbonne ont été interrompues.Un vif engagement a eu lieu à Mafra entre 100 civils et les troupes républicaines.La foule des citoyens, sous le commandement d’une lieutenant, s’empara de l’arsenal.Les troupes furent victorieuses.Une bande d’insurgés, au nombre de 200 hommes, s’enfuirent, oour-suivis dans les montagnes, La voie ferrée à Santarem et à Mafra a été détruite à plusieurs endroits, Plusieurs trains ont déraillé.Un colonel et deux sergents ont été arrêtés à Santarem.A Lisbonne, plusieurs monarchistes ont été mis sous verrous.Jugement a été rendu ce matin dans la fameuse cause d’expropriation de !T!e-aux-Vaches et de la Pointe-au-Moulin.Mécontente du rapport des arbitres oui étaient MM F.'P S B-nri»vi, C.R., Charles Leluau, LC., et P.St-George, 1.-0., la compagnie ues rapides des Cèdres en appe.a au Conseil privé qui ordonna aux arbitres de reconsidérer leur décision.Pemfant ce temps Me Bastien devenait acquéreur d’une certaine partie des îles devant être expropriées et par là incapable de siéger en cette cause.La Rgpids-Cedars présenta alors une requête devant le juge Mercier demandant de mettre en vigueur la décision du Conseil Privé.La Cour Supérieure vient de déclarer incom pétents les arbitres ci-dessus men tionnés et par le fait ordonne le for mation d’un nouveau tribunal d’arbi trage.•-»- UNE AUTO FRAPPEE PAR UN TRAMWAY La circulation des tramways, coin des rues Saint-Denis et Craig, a été interrompu pendant quelques minutes, à neuf heures ce matin à la suite d’une collision entre un tramway et uné automobile.Les deux véhicules descendaient la rue Saint-Denis quand, au coin de la rue Craig, l'auto voulut passer devant le tramway.Le filet protecteur du tramway a été brisé et l'auto aussi a été quelque peu avariée.Il n’y eut pas cependant d’accident de personnes.LA CENSURE ET LEMAJESTY’S “Milady Boudoir”, une primeur, tient cette semaine l'affiche au “His Majesty's”.A la suite de plusieurs plaintes contre certains passages de la pièce, d’une immoralité non douteuse, le chef Campeau dépêcha quelques-uns de ses agents à la représentation d’hier soir.Tous en vinrent à la conclusion que les plaintes formulées étaient fondées.C'est pourquoi, ils avertirent le gérant, M.Hill, d’avoir à retrancher les passages incriminés ou de cesser toute représentation.M.Hill a préféré la première alternative, de sorte que la représentation de ce soir et de demain sera sensiblement modifiée.ACCUSES D’UN VOLjMPORTANT Les détectives O’Donnell et Gorman ont arrêté hier soir un Italien du nom de Carlo Sicheri alias Emilio Katua-rana, à la demande des autoriVîs de Dunkerque, New-York.Le chef Mc-Quant de cette ville avait envoyé la photographie du prévenu et c’est ainsi qu'il a pu être arrêté.Un agent des Etats-Unis viendra le chercher pour le ramener à Dunkerque où il aura à répondre d'un vol de $1,200.-s- ADORATION NOCTURNE Les membres de l'Adoration Nocturne sont priés de se rendre, vcm dredi soir, le 23, à 8 heures, à l’église Saint - Vintcur d’Outremont, chemin Sainte-Catherine, pour In célébration des Quarante-Heures.Et dimanche soir, à 7 heures 30, a la chapelic du Bon*Pasteur, rue Sherbrooke, LE BON PASTEUR DE CHICOUTIMI (De notre correspondant) Québec, 23.— Les religieuses du couvent du Bon Pasteur de Chicoutimi, ont fêtée solennellement mardi, les noces d’or de leur établissement en cette ville.Ce fut la première communauté religieuse qui s’établit dans les comtés de Chicoutimi et Saguenay.L’anniversaire a été célébré par une messe pontificale à laquelle S.G.Mgr Labrecquc, évêque de Chicoutimi, officiait.Mgr Lapointe, V.G., a prononcé le sermon.Il y eut ensuite réception à la communauté pour Mgr Labrecquc et le clergé.Londres, 23 — Le oureau officiel public un nouveau récit des récentes opérations faites par un témoin oculaire.Ce récit est daté du 17 octobre.Ce document explique comment la réception de nouveaux renforts a permis aux Anglais de jouer un plus grand rôle en exerçant à leur tour une pression sur l’ennemi.“Tout récemment encore, les Français seuls, en déployant les lignes, marchaient vers .-j nord.” Puis on explique qu’il y a eu deux batailles distinctes, de Nieu-port au sud, et le long de l’Aisne.“Sur ces deux champs de bataille, les résultats obtenus, sans être décisifs, sont tout à fait satisfaisants et répondent au plan que l’on s’efforçait de mettre à exécution.“Au sud, le long de l’Aisne, notre aiie droite a continué à exercer une pression, mais éue ne va pas actuellement de l'avant.Au nord, notre aile gauche a rencontré quelque résistance et a gagné considérablement du terrain.“Le long de l’Aisne, depuis l’échec subi par l’ennemi, il ne s’est pas livré de combat important, et la canonnade a été moins violente que d’habitude, parce que ra pluie rendait les reconnaissances ou l’emploi du canon impossibles.Dans le cours de la nui! du 13 au 14 octobre, l’ennemi commença à faire une attaque qu’il ne poussa pas plus loin.Les positions des combattants sont restées pratiquement les mêmes.“Dans le nord de la France, il n’y a eu jusqu’à présent que des combats préliminaires.” Pour permettre au lecteur de mieux comprendre la nature des opérations, l’auteur du récit décrit le pays dans lequel elles se font.Les haies sont fréquentes, les arbres arrêtent souvent les regards, et les moyens de communications sont précaires.“C’est dans une région comme celle-là que notre avant-garde est aux prises le long de la frontière franco-belge, avec l’avant-garde ennemie.“Comme lors de la bataille de l'Aisne, les kaiserlicks font tous les efforts pour retarder notre marche en avant, sans doute pour permet- tre aux nombreuses troupes qui se trouvent en arrière, de prendre leurs dernières mesures.En géné-ral, ils profitent des avantages que j leur donne le terrain, en se mef-! tant bien à couvert, ils se servent ; des haies, des fossés, des villages, des maisons, ils occupent de petites tranchées près des villages.Jusqu’ici, dans ie cours de notre marche en avant, nous avons fait subir I des pertes considérables à ces déta-1 chements, en dépit du fait qu’ils se | retirent souvent durant la nuit, j “Mais ils ne se contentent pas seu-' lement de nous opposer une résistance purement passive.Us ont di-' rigé contre nous plusieurs contrc-i attaques vigoureuses.Plusieurs des j prisonniers tombés entre nos mains | sont étonnés de voir les Anglais | dans cette région, j “Au nord du Lys, en dépit du fait ' que l’ennemi occupait de fortes ; positions entre Godewaersvelde et | Bailleu!, nos cavaliers, appuyés par j des fantassins, ont repoussé eons-j tainment les Teutons.De vifs combats se sont livrés dans cette ré-: gion, surtout du côté de Mondes-j cats, où l£ prince Maximilien de 1 Hesse, fils de la plus jeune soeur du Kaiser, a reçu une blessure mortelle, le 12 octobre.“Le 13 oclobre, une de nos patrouilles de cavaliers a accompli un brillant exploit.Elle s’empara d’une mitrailleuse que transportait un détachement allemand, tua cl dispersa les Teutons.“Bien ciue nous n’ayons pu nous servir de notre artillerie de campagne contre les villages, nous arrivons au même résultat par un nuire moyen.“Des parties de ia région dans laquelle on se bat actuellement présentent un triste aspect.Des corps de bestiaux morts, surpris par la pluie de la mitraille et des shrapnels, jonchent les rues des villages.Plusieurs maisons sont détruites.Dans certains villages, les églises ne sont plus que des ruines.“Les habitants cl nos soldats se partagent la tâche de donner aux corps la sépulture.Ils élèvent avec soin des croix de bois ou déposent des fleurs sur la tombe des soldats belges ou de leurs alliés.LA SITUATION VUE DE LONDRES L’ENQUETE SCHAEFER A cause de l'accident survenu, hier, au magistrat Loot, l'enquête préliminaire qui devait se continuer ce matin, dans la cause de Schaefer, a été ajournée indéfiniment.LES MEDECINS DE LEVIS (D pièces d’artillerie lourde pour répondre au feu des navires, ils ont été repoussés à certains endroits, mais ils semblent garder leurs positions entre la mer et La Bassée.Le combat, pour ce qui est des Belges, a dégénéré en un terrible duel d’artillerie, qui tourne à l’avantage des Alliés, dic-oin, grâce à la plus grande portée de leurs canons.Les chemins boueux et la multiplicité dés canaux ont sans doute empêché l’ennemi de faire avancer des pièces d’égale portée.Jusqu’à présent, dit-on, les Anglais ont subi feu de pertes sur mer.Mais des deux côtés on a subi de lourdes pertes sur terre Les Teutons prétendent avoir mis hors de combat, un torpilleur anglais.Albert, le roi des Belges, dont on signalait la présence à divers endroits dans le nord de la France, depuis l’abandon d’Ostende, semble se trouver dans la région où se livre la bataille actuelle.On rapporte que la reine se trouve également avec l’armée belge, mais cette information appartient à la catégorie des rapports qui annoncent la grave maladie contractée par le général von Kluck, ou le transfert des quartiers généraux du Kaiser.D'après des rapports non confirmés reçus ce matin, les lignes allemandes au sud d’Ostende sont brisées, et l’ennemi a commencé à faire retraite.D'autre part le correspondant du “Times” fait remarquer que les casques à pointe n’ont pas encore quitté Bruges, et qu’ils se trouvent encore en force dans le voisinage d’Os tende.Au dire de ce correspondant, le repliement des troupes allemandes sur Bruges constitue seulement une mesure de précaution.Un message de La Haye dit que les Belges se sont de nouveau rendus maîtres de la rive droite de la rivière.Voilà la première fois que Ton entend parier du fait que les kaiserlicks i00’e00 FUSILS R0SS Québec, 23 — La fabrique d’armes Ross a reçu du Bureau de la guerre d’Angleterre, un ordre de 1()(M)0() fusils pour l’usage des troupes anglaises, t.’ordre sera rempli dans le plus court délai possible ; on y travaillera jour et nuit.RESILIATION DE CONTRAT M.John Quinlan, entrepreneur de Westmount vient d’instituer une action de $198,605.72 contre la Commission scolaire protestante au sujet d'une résiliation de contrat pour la construction du High School, rue Université.avaient été forcés de céder du terrain dans cet endroit.Dans tous les communiqués officiels, on appuie sur le fait que les Alliés ont repoussé toutes les attaques des Allemands.La presse londonnienne approuve l’arrestation de tous les sujets des na-tipns en guerre avec la Grande-Bretagne, demeurant en Angleterre.La nouvelle de la prétendue défaite subie par les Teutons devant Varsovie continue à se détacher en vedette parmi les dépêches relatives aux opérations faites sur le théâtre oriental de la guerre.Tandis que les Allemands disent avoir gardés leurs positions le long de la Vistule, on prétend que le moment approche où la Russie portera la guerre en Allemagne.PERTES INOUÏES DES DEUX COTES On ne s’appuie dans cette ville Que sur un fait indéniable pour croire à l’obtention prochaine d’un résultat décisif: des armées, quel que soit leur nombre, ne peuvent voir décimer indéfiniment leurs rangs, comme cela s’est fait durant la dernière phase de la campagne.Les combattants ont été aux prises le long de 3 fronts de bataille distincts.Ils sont tellement d’égale force que gagnant et perdant du terrain, ni les Alliés, ni les Teutons n’ont pu remporter une victoire décisive.On avoue des deux côtes que les pertes subies sont inouïes.Les rapports russes, anglais et allemands annoncent respectivement de grands succès, mais ces succès ne sont pas bien établis.Le fait est que ni dans l’est ni dans l’ouest, on n’a obtenu de résultat décisif.La dépêche annonçant que le croiseur allemand “Karlsruhe” a coulé des vaisseaux marchands anglais, porte un rude coup à ceux qui disent que grâce à la flotte britannique, les vaisseaux peuvent na-vigueur en toute sûreté dans TAtlan-tique.Mais on fait remaruucr.que la flotte ne peut pas à la fois escorter des transports et protéger tous les navires.La perte des premiers entraînerait des pertes de vie, tandis qu’avec le* derniers il en va autrement.Los chambre de commerce demandent que Ton prenne des mesures contre le croiseur “Emden” dans Tocéan Indien, et contre le “Karlsruhe”.Nos dons restent sur les quais Londres, 23.—Le “Standard" annonce que 250,000 sacs de farine et 4,000,000 Ibs de fromage, don do guerre du Canada à l'Angleterre, gisent sur les quais de Londres depuis deux mois, parce qu’on ne sait qui doit en faire la distribu- tion.On croit que cette responsabilité incombe au gouvernement local qui doit s’en occuper.Il est assez probable qu’une partie de ces vivres seront distribués aux Belges affamés qui ont trouvé refuge à Londres.Où Acheter Demain (Enregistré conformément ô In loi du Parlement du Canada, par L.-P.Deslongcharapi, u Ministère de l’Agriculture) FOURNAISE A 2 RONDS $6.90 Le diamètre de cette fournaise est 12 pouces : sa hauteur, 31 pouces.Elle est montée sur pattes nickelées.Deux tablettes pour la cafetière et la théière Cette fournaise peut chauffer une maison de cinq appar- 0Q tementn.Rég.$8.00.Spécial.ptlcAU tt & • « ' ‘ I > Tel.fist 7330-7331-637-3» SAINTE-CATHERINE-EST, anele Beaudry, MONTREAL TEL.EST 4510 Le Magasin du Peuple 447 SAINTE-CATHERINE EST Claques ! Claques ! Grande vente de CLAQUES POUR DAMES, formes nouvelles, talons cubains et militaires, choix de largeurs, toutes les pointures 1 à 7.Bonne valeur à 75c, sacrifiées samedi, à la paire.59c COUVERTES ! Angle Sainte-Catherine et Montcalm COUVERTES ! En laine blanche, grise, et Rouge, pour lit double pesanteur de 5 à 7 Ibs.Prix à partir de $3.49 la paire à $7.00.NE PERDEZ PAS VOTRE ARGENT Hommes d'affaires, épiciers, bouchers, marchands et au public en général, qui n’ont pas le temps de s’occuper de leur collection, passez-moi vos comptes et je les collecterai pour vous à 20 pour cent sans aucun frais.Je fais toutes sortes de collections rapidement par tout le Canada, te] que salaires, loyers, billets et réclamations de toute nature.Envoyez-moi vos comptes ou bien téléphonez-moi et je vous enverrai mon représentant vous voir.J.A.R., 241 4ème Avenue, Maisonneuve.Lasalle 129 BUREAU OUVERT TOUS LES SOIRS DE 7 A 8 HRS.LE RETOUR DU MAIRE MARTIN M.le maire et les membres de la délégation chargée d’étudier les systèmes d’abattoirs en usage dans les grandes villes des Etats-Unis, sont arrivés ce matin.M.Martin était dans son cabinet et ses nombreux amis ont été lui serrer la main.Aux journalistes auxquels il a bien voulu accorder une entrevue collective, Son Honneur a déclaré que la délégation n’a certes pas fait un voyage de plaisir, mais que le rapport témoignera qu’elle a recueilli des observations utiles.Avant la production officielle de ce document, M.le maire ne veut pas dire les réformes qu’il entend préconiser; cependant, il n’hésite pas à dire qu’il faut de toute nécessité que les fondoirs soient éloignés des abattoirs.Le système actuel ne saurait durer.M.Martin a aussi étudié la question des pavages.Il assure qu’aux Etats-Unis on ne détruit pas le pavage précédent pour en construire un neuf mais que Ton conserve le macadam et que le résultat est magnifique.Il a bien l’intention de faire bénéficier la ville de ses observations.M.le maire a refusé de commenter l’attitude de ses collègues du bureau des commissaires et des membres du conseil pendant son absence.Mais il est certain que pour ce qui est du vote de dix mille dollars pour rembourser M.Jacob des chevaux qu’il a vendus à la ville, il demandera des explications.Le chef des pompiers est convoqué pour demain.On prétend, comme on dit vulgairement, qu’il y aura du poil.L’ARMEE ACTIVE SE SUFFIT Berlin, 23.— Des dépêches envoyées de cette ville à la station de T.S.F.de Sayville dit que le général qui commande le septième corps de l’armée allemande a déclaré officiellement qu’il n’était pas nécessaire de faire l’appel des soldats du landstrum parce que l’on pouvait disposer encore de troupes considérables de soldats faisant partie du landwehr.MORT DE MAXIMILIEN DE HESSE Londres, 23.— Le mystère qui entourait le sort subi par le Prince Maximilien de Hesse vient de céder le pas à la nouvelle officielle du bureau de renseignements, disant que le fils de la soeur cadette de Guillaume il, âgé seulement de 20 ans, a été blessé mortellement, le 12 octobre dernier, au cours de la bataille livrée dans le voisinage du Mont Descats et qu’il a été enterré, avec trois officiers anglais et plusieurs soldats allemands, dans le cimetière du monastère qui domine cette colline.F.'APPROVISIONNEMENT DES CROISEURS ALLEMANDS Bordeau, vià Paris, 23.— Le capitaine d’un navire anglais qui vient d’arriver du Mexique, déclare que plusieurs croiseurs allemands s’approvisionnent de charbon à bord de charbonniers qui viennent des ports mexicains.Six charbonniers, battant pavillon norvégien, a-t-il dit, se trouvaient au mouillage tout près de son navire à Vera Cruz, lorsqu’ils partirent tout à coup à pleine vapeur pour la haute mer.Le poste de télégraphie sans fil de son navire enregistrait en même temps un message envoyé par des croiseurs allemands qui donnaient la latitude et la longitude de l’endroit oïi ils devaient èlre approvisionnés par les charbonniers L’INDUSTRIE DE LA CHAUSSURE Québec, 23 — Les fabricants de chaussures de Québec attendent, la semaine prochaine, une réponse du bureau de la guerre en Angleterre, au sujet des dernières cotations qu’ils ont soumises pour les chaus-sures des soldats.En réponse à une première demande, par l'entremise des autorités canadiennes, les manufacturiers ont soumis des échantillons valant $3.75 et $3.25, mais on leur a répondu que des cotations moins élevées avaient été reçues d’ailleurs; un nouvel échantillon d’une valeur de $2.25 fut alors soumis aux autorités anglaises, dont on attend lu réponse.Des centaines d’ouvriers, pour qui Thiver est loin d’offrir de brillantes perspectives, attendent anxieusement cette nouvelle.UN PAQUEBOT SAUTE SUR UNE MINE * Londres, 23.— Le paquebot norvégien “Alice” a saute dans la mer du Nord, après avoir frappé une mine.Le navire a coulé dans trois minutes.L’équipage a été sauvé.DECES A MONTREAL BERTRAND, Marie, 16 ans, fille de For-tunat Bertrand, comptable, ave.Lavai, 25.!.BELISLK, Maria, 11 mois, enfant d’Elio Belisle, marchand, rue Beaudry, 829.BELANGER, Théophile, (il ans, commerçant, rue Plessis, 236.BERGERON, Olivine, 5 mois, enfant d'Adrien Bergeron, épicier, rue l’anot, 624.BLR1H1AUME, Paul, R.T ans, boulanger.Hospice Gamelin.BLANCHARD, Mare, 75 ans, bourgeois, rue Saint-Denis, 1825.BOUCHER, .Joséphine Hogue, 72 uns, veuve de Pierre Boucher, menuisier, rue Ouer-bes, 766.BURNS, Mary Ann, 37 ans, rue Atwater, 48o.BISAILLON, Arthur, 59 ans, menuisier, rue Saint-Mathieu, 25.BIBAUD, Fabiola, 2 jours, enfant de J.E.Biliaud, médecin, rue Saint-Hubert, 3258.BOUDHÈAU, John Walter, 11 ans, enfant d Edouard Boudreau, contremaître, rue De-villcrs, 177.BONNEAU.F.mérence Bergeron, 69 ans, femme de Thomas Bonneau, forgeron, rue Moreau, 157.COTE, Sylvio, 1 mois, enfant de Svlvio Côte, pompier, rue Champlain, 241.CORBKIL, Irène, 7 mois, enfant d'Avila Corbed, journalier, rue Fortier, 124.DALY, Thomas, 54 ans, commis, ave.De-lorimier, ,r)51.DHSKOCHERS, Marguerite, 2 mois, enfant de Joseph Desrochers, cocher, rue Notret-Dame, 158,3 Est.FIS ET, Simone.5 mois, enfant d'Eugène Biset, cigarier, rue Beaudry, 271.GAGNON, Roger.10 mois, enfant d'Alei-de Gagnon, charretier, rue de Lanaudiére, 546.GKTVVAIS, Médéric, 63 nus, menuisier, rue Christophe Colomb, 15.GOSSl’UN Joseph, 72 ans, journalier, nv.Colon Ifi le, .)/9.CrOrit, Oscar, 10 ans, commis des postes, rue Saint-Philippe, 126.^•“LouisR Morin, 35 ans, femme d Alfred Horn, journalier, rue Qucsnel IVORY, Thomas, 75 ans, journalier Leclerc.11.» JOHN, Josepl rue Church.63.LACHAPlhLLK, Fernande.2 ans, enfant d Adélard Lachapelle, mouleur, rue de l’Eglise Verdun, 230.LAMOTHE, Léopold, 2 mois, enfant d’A-delard Lamothe, constable, rue Cuvillier, 606.MAULE, Georges Benjamin, 60 uns, journalier, rue Vitre.202 Est.McARAN, John, 34 ans, électricien, rue Chaboîllez, 26.^ McDONALD, Alfred, 47 ans, conducteur de tramway, rue Saint-Jacques, 2016.BJLHKR, Simone, 8 mois, enfant de Joseph Richer, contremaître, rue Sahit-Phi-hppe, 1.ROY, Alexandra, 21 jours, enfant de Guiî-J^>y;~,carr,r1’' nip ('arrières, 221.ROLLT« Thérèse Orset, 83 uns, veuve «te Rnlet, cultivateur, rue (’nzelnis, 106.R VAN, John, chaudronnier, 7t ans, rue des Seigneurs.215.SI BILLE, Elisabeth Hutoy, 32 ans, femme de Hubert Stbille, forgeron* rue Salnt-Gv-riiie, 4.a TEJ/mÎrA¥’Jl,1ic Normand, 74 ans.veuve i « r5 iibrpt Trudeau, journalier, rue Cazr-lais, 123.WELLS, Marguerite Blanchard.76 ans, veuve de Stephen Wells, chaudronnier, rue Cartier.208.255.rue JOHN, Joseph T., accordeur de pianos,
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.