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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 9 novembre 1914
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1914-11-09, Collections de BAnQ.

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VOLUME V—No 263 MONTREAL, LUNDI 9 NOVEMBRE 1914.DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poète : Édition quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.UNION POSTALE.Édition hebdomadaire : CANADA .ETATS-UNIS.UNION POSTALE.«3.00 «6.00 $1.00 $1.50 «2.00 DEVOIR Rédaction et Administration i 43 RUE SAINT-VINCENT MONTRKAl» TÉLÉPHONES s ADMINISTRATION : Main 7461.RÉDACTION : - - Main 7460.Diredteur : HENRI BOURASSA.FAIS CE QUE DOIS l [ PUBLIC DE QUEBEC Deux exemples d'administration BILLET DU SOIR.Parmi les documents de la Législature qui nous arrivent huit mois après l’ordre d’imprimer, nous en trouvons un fort instructif à propos des forces hydrauliques de notre province.Il n’est pas volumineux, — cinquante pages, — et nous nous demandons pourquoi sa publication a tant tardé.On ne peut attribuer la cause de ce retard au travail de classification des pièces: le document No 46 est l’image parfaite du ministère des Terres où tout est sens dessus dessous: c’est un fouillis de lettres, de rapports et de contrats dont la première vue laisse I impression d’une administration encore pire que ce qu’elle est réellement.Les lettres et les rapports sont jetés là pêle-mêle, à la diable, en un désordre que Ton dirait voulu pour tromper le lecteur et le public.Ainsi l’on trouve des lettres de 1899 placées avant celles de 1897, des rapports datés de 1909 entre d’autres rapports antérieurs de 10 ans, des pièces de 1913 au milieu d’autres pièces de 1903, et ainsi de suite.Pour ne pas s’égarer dans ce méli-mélo, il faut lire et relire le document quatre du cinq fois.Quand se décidera-t-on à classifier les pièces ofieielles d’une façon intelligible à Québec’?tj» Il faudrait, pour cela, commencer par administrer avec méthode, et vous allez voir comment l’on procède.Il s’agit en l’espèce de la concession d’une partie des forces hydrauliques de la rivière Saguenay.En juillet 1899, on demande au ministère des Terres d’acheter une partie du lit de la rivière Saguenay, depuis la Chûte à Caron jusqu’à l’embouchure de la rivière Saguenay, susceptible de développer une force motrice de 30,000 à 50,000 chevaux-vapeur.La vente est faite le 21 décembre de la même année, à raison de $3,000, plus l’obligation d’y faire une installation de $300,000 dans un délai de trois ans, à défaut de quoi l’acquéreur devra payer une pé nalité de $7,000.Les trois ans se passent et rien ne se lait, naturellement.Trois ans s’ajoutent aux trois premières années de délai, et .pas plus de travaux qu’auparavant.Vous supposez alors que la pénalité est exigée?Vous supposez mal.Le ministère des Terres ne sait même pas, au contraire, ce que son acheteur a fait; il est obligé de le demander au député du comté, M.Petit.— “Pouvez-vous nous dire s’il est à votre connaissance que des travaux quelconques aient été exécutés dans le but d’utiliser les forces hydrauliques que forme la rivière Saguenay?”, etc., écrit-on à ce dernier, le 21 février 19071 sept ans après la vente!! et trois ans après l’expiration du délai comportant pénalité!!! — “Rien”, répond M.Petit.Alors on cherche l’acquéreur, apparemment, car on trouve au dossier une lettre du même M.Petit, datée de deux mois plus tard, informant le ministre que l’acquéreur, M.T.-L.Wilson, demeure au ,No 193 de la rue Spark, Ottawa.Enfin, on lui rappelle son contrat, et il s’exécute^de bonne grâce: il envoie son chèque pour $7,000, et sui vant toutes les apparences il est pour dix mille piastres payés à loisir propriétaire d’une force hydraulique susceptible de développer de 30 à 50 mille chevaux-vapeur et bien davantage peut-être.Gens d’affaires, sound heads, reliable men, nos administrateurs de Québec! ' t * * Autre cas.En juin 1900, M.B.-A.Scott achète du ministère des Terres une partie de la Grande Décharge du Saguenay, au prix de $6,000, plus l’obligation de l’employer à une industrie nécessitant une installation de un million de piastres dans un délai de trois ans.Le même jour, un M.L.-T.Hoggins, de New-York, achète l’autre partie de la Grande Décharge au prix de $9,000, plus l’obligation de dépenser $500,-000 en trois ans.Le défaut de se conformer à ces conditions entraîne une pénalité de $6,000 pour M.Scott et de $9,000 pour M.Hoggins.Naturellement encore, les trois ans se passent et ni l’un ni l’autre ne remplissent les conditions d’achat.Cependant, ils n’attendent pas qu’on leur réclame la pénalité.Une bonne occasion se présente; ils paient la pénalité imposée au contrat et obtiennent en retour l'acquittement complet pour eux et leurs ayant causes de toutes leurs obligations.“En considération de la somme susdite, la partie de la première part, (c’est-à-dire le ministère des Terres — le gouvernement), déclare, par les présentes, que la partie de seconde part est complètement déchargée et libérée de toutes obligations de dépenser de l’argent sur et de développer la dite force hydraulique ainsi que d’ériger des bâtisses, tel que le tout est stipulé aux dits paragraphes un et deux (1 et 2) du dit acte du vingt-deux de juin 1900, et, par les présentes, elle le décharge et le libère entièrement, lui et ses ayant causes, de cette obligation et de toutes les obligations résultant de ces conventions.” Et munis de ces pièces, les deux acquéreurs transportent immédiatement leur propriété à des tiers.A quel bénéfice?On ne le sait pas; mais il est raisonnable de supposer qu’ils ne sont pas pressés de payer la pénalité sans bonne compensation.* * * Et voilà comment les ressources naturelles de la province passent du public aux particuliers.Le prétexte est alléchant et le truc simple.On vend toujours pour favoriser le développement de l’industrie, mais dans la plupart des cas l’on sait bien que les acquéreurs n’ont en vue qu’une bonne spéculation à réaliser.Et on leur en donne le moyen par ce truc des obligations d’établissement qu’on échange ensuite contre une somme d’argent quelconque qui libère l’acquéreur, et non seulement l’acquéreur mais ses substituts, de toute dépense nécessaire au développement de ces forces électriques.De sorte que, en définitive, c’est l’immobilisation d’une partie de l’énergie électrique de la province de Québec, et sans bénéfice appréciable pour le trésor publie.Tout, ce que la province a retiré de la puissance hydraulique de cette partie de la rivière Saguenay, c’est une somme de $40,000, dont une partie n’a été payée que longtemps après l’échéance.Se représente-t-on un particulier ou une corporation aussi avide de se débarrasser de propriétés qui ne lui coûtent rien, qui ne lui demandent aucuns frais d’entretien et dont la valeur s’accroît de jour en jour?On s’indignera avant longtemps d’une administration aussi insensée.Pourquoi la tolère-t-on aujourd’hui?* * * Encore un mot pour bien marquer l’incurie du ministère des Terres.On demandait en même temps que le rapide Caron les lots 27, 28 et 29 du rang Joncquières.Les livres du ministère indiquaient que ces lots étaient disponibles.Seulement, une visite sur les lieux montra que le lot 27 était vendu depuis 27 ans et le lot 28 depuis 16 ans, et que tous les deux étaient défrichés et établis depuis longtemps! Belle administration, n’est-ce pas?Jean DUMONT.ÇA SERT Avant la guerre, il n’y avait qu’une langue, au Canada: l’anglais.Il est vrai que, dans le Québec et jusque dans l’Ontario, certaines gens, plus de deux millions de la population totale du pays, — prétendaient parler une autre langue, le français.Mais, à Toronto, on se doutait vaguement de l'existence d’une langue appelée la langue française.La plupart de nos concitoyens anglais la croyaient une langue morte, tellement morte qu’on considérait comme de mauvais plaisants, des fâcheux, des visionnaires, des arriérés, ceux qui parlaient de la faire apprendre à leurs enfants dans les écoles du Canada.Il parait que, réclamer l’enseignement du français dans des écoles maintenues avec de l’argent canadien-français, c’était même être déloyal.Depuis l’ouverture des hostilités, les Ontariens, avec bien de la surprise, se sont aperçus qu’il y a, de fait, une langue française, bien vivante, si vivante que.dans les armées des Alliés, en France et en Belgique, la conn issance du français est des plus utiles; que le jeune prince de Connaught a été mentionné dans les dépêches du général French à cause des grands services qu’il a rendus à l’état-major anglais, grâce à sa connaissance du français; et que, en Russie, le général Hanbury-M illiams, attaché à l’état-major russe, doit, s’il veut se faire comprendre des membres de cei état-major, leur parler,.non pas en anglais,.mais en français.Aussi, dans le journal rédigé en anglais par des étudiants de l’Université de Toronto, The Varsity, ne voilà-t-il pas que l’on réclame, de l'Université de Toronto même, un enseignement plus systématique et plus pratique du français, pour ceux des etudiants qui s’engagent dans les corps expéditionnaires destinés à aller se battre sur le continent?“Le mot français usuel, la phrase française ordinaire, dits ou entendus au moment opportun, peuvent avoir un grand sens, même si les prépositions, les verbes, tout l’arsenal des mots additionnels y font défaut.Ne pouvoir, en de certaines circonstances; comprendre ou prononcer le mot à dire, le mot indispensable, cela peut avoir des conséquences telles qu’elles condui sent à la misère humaine la plus affreuse.Le besoin du français est si urgent que n’importe quelle méthode d’enseignement du français serait encore meilleure que l’absence de cet enseignement.” (.Varsity, 4 nov.191-q.L’Anglo-Canadien devient donc pratique à l’endroit du français?Il a beau croire que sa langue est la seule qui vaille la peine d’être apprise et parlée, qu’elle domine toutes les autres, — croyances que l’Allemand lui-même entretient, à l’égard de sa langue, A un moindre degré que l’Anglo-Canadien, à l’endroit de la sienne, — il préférera donc apprendre des bribes de français plutôt que de recevoir un coup de baïonnette-scie dans le ventre, ou de mourir de faim dans un pays ami, parce qu’il ne.saurait pas de mander à manger?C’est un progrès! Maintenant que.les Anglo-Canadiens viennent de découvrir que, pendant la guerre, il est excellent de savoir le français, peut-être finiront-ils par se douter que, même en temps de paix, le français se parle, qu’il est utile de le parler, ne serait-ce qu’au Canada.Le docteur Edwards ne l’admettra pas, sans doute, non plus que son collègue en loufoquerie, le rédacteur du Sentinel.Mais le docteur Sproule, un grand-prêtre de l’orangisme, le sait, lui, qui dût apprendre à prier Dieu en français, à la Chambre des Communes.André VERB0IS.A B A TONS ROMPUS POUR LA CHARITE Un homme en vue de Montréal nous adressait ce matin la note suivante : “AV croyez-vous pas que vous devriez suggérer aux sociétés Saint-Vincent de Paul de commencer à distribuer plus tôt que de coutume des secours aux indigents et de demander êi leurs membres de doubler leurs contributions?U y a des centaines de.familles qui souffrent en ce moment et qui ne savent ci qui s’adresser.” La Saint-Vincent de Paul fait son oeuvre avec tant de discrétion que notre distingué correspondant est excusable d’ignorer qu’elle a déjà soulagé beaucoup de misères; mais elle ne demande qu’à étendre, dans toute la mesure du passible, son champ d’action.Qu’on signale à ses différentes conférences (ou au secrétaire du comité central, M.Guy Vanier, avocat, 97, rue Saint-.lac-ques) les cas de besoin et la société s’efforcera d’y parer.Mais l'on comprendra que les circonstances multipliant ces cas, la Saint-Vincent n’y pourra faire face qu’avec des ressourcess multipliées.C’est pourquoi tous ceux qui le peuvent devraient lui faire une part de leurs aumônes.On est sûr qu’elles ne sauraient être distribuées d’une façon plus efficace.SAINE INITIATIVE LA gueirre: LES MOSCOVITES AVANCENT SUR BRESLAU ET CRAC0VIE Poursuivant leur marche contre Tennerm qui retraite partout ; les avant-poètes russes sont maintenant à 62 milles de Breslau dont la prise leur ouvrira la route de Berlin pendant qu’une armée, après avoir refoulé les Autrichiens sur les Carpathes, se dirige sur Cracovie.—Les Cosaques multiplient leurs succès en Arménie.— Activité dans la Mer Noire.RICHMOND l’français.Au point de vue religieux, I le comté est partagé entre 33,304 cn- - : tholiques et 6,000 protestants.Et Une dépêche de Richmond annon-’ ?ctte ProP°rti°n existe depuis longue qu’il y a divergence d’opinion leniPs- quant à la nationalité des candidats Cependant, le comté n’a jamais eu qui devaient aspirer à la succession de représentant Canadien-français à de M.Mackenzie à Québec.Ottawa; le mandat fédéral a tou- A.en juger par ses représentants jours été rempli par un Anglais ou aux deux Chambres, nu dirait bien un Irlandais.Sir Wilfrid Laurier que Richmond est un comté en ma- qui fut candidat en 1897 fut défait par jorité anglais ou irlandais ou, du M.Cleveland.moins, également partagé.! A Québec, Richmond et Wolfe ont La vérité est que Richmond et chacun leur représentant, depuis Wolfe unis à Ottawa et divisés à 1890.Le premier représentant fut Québec sont deux comtés en irès un Canadien-français, M.J.Bédurd, grandes majorités Canadiens-français mais depuis 1900 le comté a toujours et catholiques.élu un Anglais, bien que la popula- D’après le recensement de 1911, il tjon Canadlcnne-française soit prés v a dans Richmond et Wolfe 4051 deux fois plus considérable que la Anglais, 1,874 Irlandais, 1,274 Eros- population anglaise, sais, en tout 7,199 habitants de lan-1 On ne peut dire que celle-ci soit gue anglaise contre 31,937 Canadiens- maltraitée.J.D.LES ALLEMANDS REPRENNENT L’OFFENSIVE CONTRE DIXMUDE ET YPRES ET SONT REPOUSSES DE MEME QU’EN ALSACE.Tous ceux qui sé préoccupent de l’avenir du Québec apprendront avec plaisir que Y Association de la Jeunesse a pris pour thème de son prochain congrès la question agricole, qu’elle avait du reste abordée au congrès de juin.C’est une saine initiât, ce et c’est un signe des temps; c’est en même temps la preuve du sens des réalités canadiennes qui anime l’association.Nous avons si peu l’habitude d’envisager de façon persistante les choses de chez nous que nous finissons par ne plus voir des maux qui nous font gémir ailleurs.L’association regardant les choses en elles-mêmes, et non comme argument d’attaque ou de défense dans les luttes politiques, reprend contact avec tes besoins réels de notre pays; elle cherche les remèdes qui s’imposent.La remarquable étude statistique publiée samedi dans le Devoir par M.Hervé RooTi suffirait à montrer toute la gravité du problème que l’auteur et ses camarades sont à étudier.LE “MAIL ”ETM.(Spécial au “Devoir”) Londres, 0.— On signale aujourd’hui des patrouilles de Cosaqties à moins de 62 milles de Breslau.Au sud l’armée autrichienne, dit-on, a été entourée et rejetée contre les Carpathes.Paris, 9.— Des rapports reçus de Vienne, portent que les Russes s’avancent rapidement sur Cracovie.Les autorités de l’Autriche-Hongrie se montrent anxieuses, et font appel à tous les hommes susceptibles de prendre les armes.TURCS MIS EN FUITE EN ARMENIE de L’ALSACEd-ORRÂINE UNE CONFERENCE DE M.BOURASSA.M.Henri Bourassa fera jeudi soir, au Monument National, une conférence sin- 1’Alsace-Lorraine, au profit de la Croix-Rouge de France, il est inutile de souligner l’importance et l’actualité du sujet.Il y aura en même temps un concert auquel prendront part des artistes remarquables.On y entendra en effet Mme Alphonse Dansereau (née Ida Morin), Mlle 1’.de Coriolis.M.J.Saucier, MM.Alphonse et Hector Dansereau.Les billets sont en vente chez Archambault, coin Sainte-Catherine et Saint-Denis, et chez Willis, coin Sainte-Catherine et Drummond, au prix de $1.00 pour l’orchestre, 50 sous pour le parterre, 35 sous pour la güileric et $2.00 pour les loges.LE CANADA A LOURDES DISCOURS DE Mgr GAUTHIER ET DE M.HENRI BOURASSA.La brochure qui contiendra le texte des discours prononcés à Lourdes par Su Grandeur Mgr Gauthier et M.Henri Bourassa, paraîtra d’ici quelques jours.Elle aura une trentaine de pages d’un format élégant, sur bon papier.Pour nous permettre de déterminer le tirage, on est prié de nous donner le plus tôt possible les commandes: 10 sous l’exemplaire, $1.00 la douzaine, $7.50 le cent, plus (es Traits d’expédition.S’adresser aux bureaux du Devoir, 43, rue Saint-Vincent.MOUSSEAU Le Dailu Mail a-t-il jugé que son compagnonnage affiché avec M.J.-Oetave Mousseau pouvait faire causer, ou M.Mousseau a-t-il souhaité de ne plusse montrer en pareil voisinage, nous l’ignorons.Mais la seconde annonce du Batchelors’ Club publiée dans le Mail de samedi ne parle plus de M.Mousseau; elle dit simplement: “Des prospectus et des demandes d'inscription peuvent être obtenus aux bureaux au DAILY MAIL, 8 dote du Beaver Hall; chez le “Trustee”, chambre 49, 97, rue Sainl Jacques.” Mais il suffira de se reporter au Daily Mail du 4 novembre, première annonce du Batchelors’ Club, pour constater que ce jour-là tout au moins le “trustee” s’appelait “J.-Octave Mousseau, K.C.”, et qu’il habitait précisément 97 rue Saint-Jacques.L’affichage initial et la discrétion subséquente offrent un égal intérêt.LES MODÉRÉS Le Kingston Standard s’adoucit.Il y a quelques semaines il nous in-cuipait — et la Patrie reproduisait Sen timentle poulet dans son article de tête — de haute trahison et dé clarait qu’on avait pendu ailleurs des gens moins coupables que notre directeur.Il spécifie aujourd’hui qu’il n’exigerait pas mè/ie son emprisonnement : il se contenterait de la suppression du Devoir.Calmée par le temps et la tempé-rature, la Patrie s’en contenterait peut-être, elle aussi.Orner HEROUX.-^- PIERRE GERLIER La Liberté de Winnipeg nous dit qu’une lettre reçue de l’un de ses amis de France annonce que M.Pierre Gerlier, l’ancien président de la Jeunesse Catholique de France, qui a laissé au Canada de si vibrants souvenirs, est actuellement blessé et prisonnier en Allemagne.Elle ajoute que M.Gerlier avait été fail nrè-Ire aussitôt après la déclaration de guerre.L’ENNEMI CREUSE DES TRANCHEES EN FACE D’ANVERS Londres, 9.— Le “Times” a reçu de Rotterdam une dépêche où un Hollandais revenant de Selzaete, Flandre Orientale, déclare que les Allemands ont réparé le premier pont sur le canal Gand-Terheuzen.Us construisent entre ce pont et le pont suivant des tranchées faisant face à Anvers.Les Allemands n’ont pu réparer le pont principal du chemin de fer détruit par les Belges.On rapporte que les Allemands combattant dans le sud de la Belgique sont surtout des volontaires et que 6,000,000 de volontaires âgés de 19 à 21 ans s’entraînent en Allemagne.Petrograd, 9.— On a reçu des quartiers-généraux du Caucase, Triflis, le communiqué officiel suivant, daté du 7 novembre:— “Deux divisions turques, avec 48 pièces d’artillerie de campagne, et un groupe nombreux de cavaliers kourdes, se sont avancés du côté des montagnes de Hassen Kalah, à 20 milles à l’est d’Erzeroum, vers les occupations que nous avons occupées à Koprukei, vendredi soir.“Ils s’efforcèrent d’exécuter un vigoureux mouvement tournant, tentant de contourner l’aile droite des Busses.“Nos canons ouvrirent un feu meurtrier, et les Turcs en dépit d’attaques répétées durent finalement prendre la fuite.Leur aile gauche se^ mit d’abord à retraiter, et tout le reste de l’armée l’imita.Ils cherchent des^alda^ ^ refuge à la faveur de 1 obscurité, dans la région accidentée sltuee a 1 ouest - de l’endroit où ils nous attaquèrent”.AUGMENTATION DE LA PENSION DES SOLDATS INFIRMES Londres, 9.— Le “Daily News” dit que le gouvernement publiera aujourd'hui un livre blanc annonçant une augmentation sensible de la pen- Le mon- AIDE A LA FRANCE LA FLOTTE RUSSE SE DIRIGE VERS LA TURQUIE Londres, 9.— Au dire du correspondant de la “Central News” à Copenhague, une dépêche de Berlin annonce que la flotte russe de la mer Noire a quitte Sébastopol, et cingle vers l’est.Les Moscovites auraient bombardé Kohlu et Suglu, sur le littoral de l’Asie Mineure.BULLETIN OFFICIEL DE PARIS Paris, 9 (2.55).—On a publié cet après-midi le communiqué officiel suivant :— “Le long de notre aile gauche, les Allemands ont tenté d’exécuter de nouveau un mouvement offensif, contre Dixmude, et dans la région de l’Ypres, Partout on les a repoussés, surtout au sud-est de cette dernière ville.“A la fin de la journée, tout le long du front de bataille qui s’étend entre Dixmude et le Lys, nous avons gagné du terrain, sur la plus grande partie de la ligne.Toutefois, nous nous avançons lentement à cause des attaques faites par l’ennemi, et des puissants retranchements qu’il a déjà eu le temps d’ériger aux points stratégiques.“En outre, depuis le commencement de la bataille, le brouillard a rendu les opérations difficiles, surtout entre la rivière Lys et l’Oise.“Au centre, le long de l’Aisne, nous avons gardé le terrain gagné dont ont fait mention les communiqués officiels d’hier.|joie et empressement.De toutes les “Dans la région de l’Argonne, et dans le voisinage de Verdun, il ne campagnes et de toutes les munici-s’est livré que des engagements de peu d’importance.| pâli tés, sont venus les adhésions les “Le long de notre aile droite, en Lorraine, il n’y a rien à signaler.En ! ^ nature "Hflu^n'en quantité à l’entrepôt du comité situé dans les anciens bureaux du “Devoir”, au No.71a rue Saint-Jacques.La France compte dans notre province d’innombrables amis.Nous en trouvons une preuve et des plus tangibles dans les louis, par semaine, que l’on demandait.Les veuves sans enfants recevront sept shellings six pence par semaine et seront éligibles à la pension à la vieillesse.La pension supplémentaire pour le premier enfant est de cinq shellings par semaine et une demi-couronne par semaine pour les trois enfants suivants.Pour le cinquième enfant et au-delà on alloue deux shellings par semaine chacun.Cette allocation aux enfants cesse à leur départ de l’école.L’APPEL DU COMITE FRANCE-AMERIQUE A ETE ENTENDU —.ASSEMBLEE PUBLIQUE A ST-L AU RENT.Fort de la sympathie qu’inspire toute bonne cause, l’appel du comité France-Amérique en faveur des Français et les réfugiés belges, a été entendu par toute la province avec Alsace, les nouvelles attaques faites par les Teutons contre les hauteurs de Mont Sainte-Marie, ont échoué de nouveau”.DES TROUPES NIPPONNES EN EUROPE ?Tokio, 9.— Depuis la chute de Tsing-Tau, la question de l’envoi d’une LAPSUS CALAMI On nous signale un lapsus calami que contenait notre traduction de l'article de M.Phalen du Casket, publié il y a quelques jours.Hanté probablement par les exploits des aviateurs, le traducteur a fait de “flying squadron” une escadre aérienne.Tout le monde aura compris qu’il s’agissait d’escadre volante.M.RENE DU ROURE On nous apprend que M.René du Rouro, professeur à McGill est ac; tuellement à l’hôpital, ayant été blessé dans l’un des récents combats, ___________ irmée japonaise en Europe excite de plus en plus l’intérêt.Il existe douze caisses et peut-être plus de vê« beaucoup de partisans du projet dans les cercles militaires, où l’on croit ^ain^par^urdeS ïaquebots^de"la qu’il serait bien accueilli en France.compagnie Générale Transatlantique, gracieusement mis à la disposition du comité par la maison Genin Trudeau.Ce n’est là qu’un commencement qui est cepndant du meilleur augure.On LA SITUATION VUE DE PARIS.— ' CALME PRECURSEUR DE TEMPETE.— RETRAITE PROCHAINE DE L’ENNEMI.— LES RUSSES MENAGENT LA SILESIE.Paris, 9.— L’accalmie qui se produit sur le champ de bataille dans le voisinage de Dixmude et de Ypres, est le prélude, croient la majorité des gens, ici, de nouvelles attaques que les Teutons feront avec toutes leurs proupes.La dernière, à laquellle prirent part 12 corps d’année a échoué.La prochaine fois, on s’y attend, un plus grand nombre encore d’ennemis se rueront ontre les Alliés.Les rapports annonçant que les Allemands forment une armée importante à Ingelmunster, le fait que Ton affirme que la bataille livrée eu peut donner dont dans eetlc bataille, ¦ ,!a.vl° ?ncc dépassera tout ce ne saurajt trop insister sur la misère qui s est vu jusqu ici.! qui règne en Belgique el dans le nord i' re\ u'— exPcrts’ un ;lv;in,aSe |e j France, région autrefois des ?ensi.blemeÂt du four Xe soi"de! ^lus Penses et des plus industrielles, France sera débarrassé de l’envahis- ; Jf1' sulte (lc la devastation alleman-seur.rip L’avantage tourne de plus en plus du côté des Russes dans l’est, et s’ils parviennent à menacer sérieusement la Silésie, les Allemands devront faire venir des troupes du théâtre occidental de la guerre, ce qui permettra aux Alliés de s’avancer plus rapidement.LES MOSCOVITES AVANCENT PARTOUT de.Des millions de Français et des centaines de mille Belges souffrent de la guerre.Et il n'est pas ce nous semble de peuple plus désigné que le nôtre pour venir en aide à ces malheureux qui sont pour nous plus que des amis, qui sont des frères.Aussi le comité espère-t-il que le dévouement et la charité des Canadiennes-françaises seront comme par le passé inlassables et que les dons jusqu’ici si nombreux continueront d’affluer chaque jour.Ce soir à Saint-Laurent, il y aura une grande assemblée convoquée par le curé de la paroisse afin de procé- Londres, 9.— Le correspondant du “Times”, dans un câblogramme .daté du 6 novembre, dit qu’après ^ ^.France doit avoir une issue au plus avoir passé 15 jours sur le théâtre jer a ia formation d’un comité qui lot, les instructions qu ont reçues des operations en Pologne, il en est vopj-a au prélèvement des souscrip- les généraux Allemands de faire une venu a la conclusion suivant?! lions et dos dons en nature» Le sénu^ Russes s’avancent partout, et d ici {eur Dandurand présidera accompa- a un mois, les Allemands devront Philemon Cousineau, dé- ou se ïesigner a l invasion russe, ou p,,^.tjc Jacques-Cartier, au provln- opérer le retrait l|c.^(?'c.11 ,cial.Une assemblée identique aura * \tn^nvi»prtier, députe en est le président et pair avec le mouvement des trou- M.L.Luberge notaire, le secrétaire, pes, et se fait jour et nuit.Souvent,!be comité de Sainte-Scholastique est les principaux corps d’armée fran- [ en pleine activité.Le juge Robidoux chissent tous les jours des étapes i en est le président et M.le curé R, de 14 milles,” ___________ jHétu, le vice-president.3355 3 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 9 NOVEMBRE 1914 VOL.V.—No 263 LES ELECTIONS PARTIELLES MM.CASGRÀIN KT BLONDIN ONT ETE ACCLAMES DEPUTES DES COMTES DE QUEBEC ET DE C H A M P L A I N, RESPECTIVEMENT, SAMEDI APRES-MIDI.(De notre co^reoDO^Jantl Québec, 9.— Comme lout le fai-sail prévoir, M.Tom Chase Cus-firain, Maître Généra! des Postes, a été acclamé député du comté de Québec, samedi après-midi, à Lo-l'cttevillc, chef iieu du comté, ou une grande assemblée conservatrice a eu lieu apres l’appel nominal.Ce ministre était accompagné de plusieurs amis politiques dont (piei-qu-s-uns ont adressé la parole avec lui.M.Dolierly ministre d - la justice, accompagnait aussi le nouv au ministre et fut, avec lui, îc- principal orateur de l’assemblée.L’assemblée eut lieu à la salle Montcalm, tie Cnn tteville, qui avait été décorée d’oriflammes et d’inscriptions de circonstance.M.Alex.Saint-Amant, préf-.q du comté, et maire de Coretteville, présidait.M.le notaire Renaud, officier-rapporteur dans fa présente él-*c-tion annonça avant l’assemblée que M.Casgrain avait été proclamé élu personne autre n • s’étant présenté dans le délai prescrit nom- être mis eu nomination.C assistance de plusieurs centaines de personnes (pii remplissait la salle accueillit la nouvelle avec enthousiasme, et immédiatement quatre fMlottes présentèrent au ministre et nouveau député du comté de Québec des gerbes do fleurs offert -s par les principales paroisses du comté.T/assemblée fut ouverte par M.Casgrain qui prononça un éloquent discours, de fait Fun des plus beaux qu’il ait prononcés dans le comté en ces derniers jours.Le ministre fit comme dans les autres paroisses où il a parlé, l’exposé de son programme sans discuter les questions politiques ni aborder aucune, question nouvelle.Il débute en disant que c’est avec émotion qu'il se voit proclamé député du comté de Québec, après 20 ans d’absence.Ca première élection qu’il a subie dans le comté de Québec- s’ -st terminé.¦ par une brillante victoire et, aujourd'hui, c’es! une élection par acclamation avec c même enlliousiasmc, ce qui n’esl pas un mince honneur, dit-il, car le comté de Québec a une histoire glorieuse et a été représcllc par les hommes d’Etat «'es plus distingués du Canada.L’orateur fait l’éloge des hommes r[u'’ le coudé a eu pour députés et particulièrement de M.C.!’.Pelletier, son prédécesseur, que des circonstances pénibles ont ohli ijé de se retirer de la vie publique, il répète que prié par le premier ministre, de succéder à M.Pelletier, il a cru, dans celte crise terrible, ne pas pouvoir refuser une telle marine de confiance.Rappelant les dreonstances difficiles que suscite ia guerre -européenne, M.-Casgrain ,-0111111110 en disant que si le Canada a fait des sacrifices d'hommes et "argent pour aider l’Angleterre, il ie doit maintenant -de s’efforcer de suppléer dans le monde au déficit ‘ausé dans la production agricole d industrielle par l’appel sous les inues de millions d’hommes.Il îaut prendre les meilleures mesures pour activer l'industrie et rendre plus intense la culture des terres, et une sessions devrait devrait •voir lieu le pais tôt possible pour •égler ces grandes questions et en mire bénéficier le Canada.M.Casgrain déclare ensuite que es travaux publics commencés -1 projetés dans le port de Québec -ont d’absolue nécessile pour l'iu-erét général du Canada et doivent ‘Ire terminés même dans les eir-•onstances difficiles que nous tra-rersons.Il salue 1 -s nombreux députés du district présents, dont il I email de le concours et termine en emerciant les organisateurs de la iémonstration et en assurant qu’il ¦st resté Québécoi;; de coeur, bien pt’il ait abandonné Québec depuis pielques années.Ce ministre des Postes parla en-mile en anglais, el fut suivi de M loberty.ministre de la Justice, qui it l’éloge de son nouv llègue et le M.Pelletier dont tous les niem->res du cabinet ont regretté nmère-pent di'-il, le départ ]iréinaturé.A' ministre dit que c'était le voeu lu eabim-l de pouvoir un jour bé-léficier de la double collaboration le MM.Pelletier el Casgrain, mais pic ce double avantage n?leur a ias clé donné.Malheureusement la naladie leur enlève M.Pelletier on eur donnanl un homme puissant |u’Us désiraient (| -puis longtemps mir au milieu d’eux."Mais c’est lors, dil-il, que nous espérions garter M.Pellelier encore longtemps, 1 avoir M.Casgrain pour coopérer ivec lui que la maladie l'a terrassé, -orsque le comté a perdu c-t hom-iie d’Etat, il n’a pas perdu de temps - lui donner un successeur digne de ni”.M.Doherly reiinercie le comté u nom du gouyernemenl.M.1), O.L’Esoéranco, député de Tontmagny, M.Thomas Chapais, le )r Paquet député de I.'Islet.M.J.¦irarri, député de Chicoutimi-Sa-iuenay, et M.Pau! Lacoste, de fontréal, ont été les autres orateurs C Chapais a parlé avec une grand -loquence, faisant îles horreurs d-a guerre européenne et de la R-.'l-liqiie dévastée un tableau qui a oulevé des applaudissements en-housiasles.M.Casgrain est retourné à Mont-éal samedi soir.SELECTION DE M.REONDIN Grand’Mère, !).— M.P.E.Blon-lin le nouveau ministre du Revenu le l’Inlérieur, a été, samedi après-nidi, acclamé député de Chum-dain.Après l’élection par neclamation lu ministre, le parti conservateur a enu une réunion à laquelle assis-ait M.Louis Coderre, secrétaire l’Etat.¦LECTIONS MUNICIPALES A QUEBEC Québee, 9.— Les éehévins Morin t Trudcl, nommés récemment à des ©sitions du service civique, ont en-©yé leur démission comme échc-ins à la dernière réunion du Con-eil.La date des élections nécessites dans les quartiers Montcalm et àuioilou n’est pus encore fixée.FINANCES DIFFICILES CONCORDIA AURA A FAIRE FACE, EN 1915, A UNE SITUATION DELICATE.M.AINE Y ET LES TRAVJÎltSIEttft.DE L’ILE SAINT-HELENE.* ?, La situation financière oblige ac-fuelement ceux qui sont chargés de la surveillance du trésor municipal à un travail énorme.11 s’agit d’arriver à joindre les deux Douts, alors que les dépenses _ sont aqgpientées d’environ un million et que les revenus sont snsiblement inférieurs à ce qu’on attendait.Il faut couper à grands coups dans les prévisions budgétaires et c’est ce qu’est en train de faire M.Hébert, commissaire chargé oes iirianceS.L’augmentation du revenu pour 1915 ne sera pas de plus frî50ü,ÜO0, tandis que pour l’année courante, il aura été de deux millions en chiffres ronds.Le revenu total pour IIIL’1 fut de 1711 et pour l’année courante il s’élève à $12,‘)20,172 et bien qu’il soit impossible de se procurer les chiffres exacts pour 1915, mais U 'est improbable que l’augmentation y soi! comparable, même de loin, à celle de 1914.L’augmentation de l’intérêt sur la dette en 1914 a été de $75,000, mais M.Hébert prétend qu’il tient de M.le contrôleur Pelletier que l’augmentation sera cette année de pas moins d’un million.En plus de l’intérêt qu’il faut payer sur le fonds d’emprunt de cette année, la ville doit payer eil-eore pour l’argent emprunté dans b- but d'agrandir l’aquedue et pour la construction de conduits.Autrefois, la ville ne payait que il/j pour cent, mais depuis la crise causée par la guerre, elle paie 6% sur $2,500,000 du total de $13,000,000 que la ville avait le droit d’emprunter.Une autre des choses qui contribueront à la diminution du revenu c’est la réduction des taux de la taxe d’eau qui ne sera pas complètement comblée par le fait qu’elle est basée sur ull loyer plus élevé.M.Hébert a l’intention de faire voter une somme de $5,000 pour demander une enquête par des ex-ii-rts sur les diverses daministra-ions de la ville afin de savoir s’il ne serait pas possible de réduire les frais des divers services.On a parlé faire une enquête sur diverses administrations.M.Hébert voudrait que eette enquête s’étendît à tous les départements indiffé-remmeni.On saurait ainsi s’il est opportun d’apporter des modifications ou sil faut s’en tenir au :/a-lu quo.BATEAUX-PASSEURS.Le contrat pour le transport de la population à l’îlc Sainte-Hélène expirant le printemps prochain, M.Ainey soumettra prochainement un projet à la ville pour la inünici-pa'isutkm de ce service.Le projet Ainey prévoit la construction de deux bateaux,au coût de 130 0Q0 dollars.Pour que ces bateaux soient terminés pour le printemps, il faudrait les mettre en chantier immédiatement M.féchevin Georges Vandelac, pro-maire de Montréal, offrait, samedi soir, aux chroniqueurs municipaux un dîner intime.Tous les journaux étaient représentés.On remarquait aussi le maire de Car-tierville, M.E A.Grothé, M.L.A.Grothé, M.Victor Lévesque ancien échevin, et M.féchevin G.Ménard.La soirée se passa fort agréablement et, au lieu de se séparer aux " petites heures ", suivant l’expression consacrée, chacun s’en fut sagement chez soi à onze heures.Tous les discours, qui furent nombreux, célébrèrent l’énergie de M.Vandelac, auquel on peut appliquer le titre de “ self made ruade ”, et la bonne volonté qu’il témoigne envers les journalistes, étant prêt, toujours, à prêter l’oreille à leurs suggestions quand il croit celles-ci utiles aux intérêts de la ville.Enfin, le pro-maire de Montréal, invita à porter la parole, a émis le voeu que res réunions se lissent plus nombreuses, car, dit-il, il ne peut résulter que des choses excellentes de la fréquentation plus intime des chroniqueurs municipaux et des représen lan(s du peuple.Des automobiles avaient été gracieusement mises à la disposition des invités par M.S.Le veillé et M.Victor Lévesque.¦-#-——~ DERAILLEMENT A SAINT-BASILE (Vf notre corretnoncenti Québec, 9 - La locomotive du convoi du (.',.P.R.dû à Québec, à 3 heures 30 p.in., a déraillé samedi après-midi, près de Saint-Basile de Portneuf.L’accident n’a été marqué d’aucun accident de personne et les pertes matérielles ne sont pas considérables, mais la voie a été encombrée pendant plusieurs heures, et le convoi de 1 heure 30 de Montréal n’est entré eu gare qu’à trois heures hier matin, M.Henri Lichteiiberegr, professeur à la Sorbonne, qui devait faire une conférence à l'Institut Canadien, samedi soir, était à bord de ce convoi.La conférence a dû être ajournée en conséquence à hier soir.¦-9- LE CAPITAINE CARRIER DECORE (Do notre cortros’iondatftî Québec, 9 Le capitaine Hélix Carrier, du Orme régliuon-t de Lévis, a été décoré de la quéflaille de long service.La dépoEqtiqp lui a été présentée snmediW(tyu fpÿt-de la Marti-nière, à Beaumont,; où te r-ginunt est en garnison.Le nouveau décoré est dans le service militaire depuis 20 ans.^ MAITREJ)E POSTE (De notre eorreeDondant^ Québec, 9 — On annonce que M.Thomas Voyer, marchand de chaussures, vn être nommé maître de poste de Saint-Jcnn-Baptiste, en remplacement de M.Arthur Gingras, décédé la semaine dernière.SAM HUGHES A NEW-YORK LE MINISTRE DE LA MILICE EST DE RETOUR D’ANGLETERRE.— IL EST ENCHANTE DE L’ACCUEIL QU’ON LUI A FAIT EN ANGLETERRE.— UN MESSAGE DÈS' TROUPES CANADIENNES.New-Vpt.'lb — Le major-général Sam Hughes, ministre de Ja Milice canadienne,- «st urn‘1' est imprime au No l.J rue i'.m! « Monirénl, nar mtl'IUMK- i è ., ' ' AIUI.(ft n'Mnimuiblim limilnq, N' I lx'T'or, grnmt-Krnrrul. VOL.V.—No 263 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 9 NOVEMBRE 1914 BENEDICTION DE L’HOPITAL SAINTE - JUSTINE Elle a été présidée, hier après-midi, par Monseigneur l’archevêque de Montréal.— Touchante cérémonie.'.’¦¦rafrzm w* Un public nombreux et distingué s’était donné rendez-vous hier après-midi à l’hôpital Sainte-Justine pour y assister à la bénédiction, par Monseigner l’archevêque de Montréal, du nouvel édifice qui loge maintenant les petits malades.La cérémonie a commencée vers liciter ceux qui en exécuté les p.ans.Cette maison bénie du dévouement et de sons aussi que ce sei la pureté et de l’innocence, les petits malades qu’on y ont inspiré et sera la maison la charité.Dili la maison de puisque recevra dit avec beaucoup trois heures.Un grand nombre d'é- Mardiens.auront tous la pureté de leurs anges clésiastiques et une foule compacte a religieusement escorté Monsei- i gneur l’archevêque dans les diverses | pièces de la maison qui, à tour de j rôle, ont été aspergées d’eau bénite, i Il y a eu ensuite salut du Très Saint Sacrement à la chapelle de l’établis-j sement, puis on redescend au rez-de- j «haussée où une société choisie avait ! déjà pris place dans les salles affec-1 tées à la réception.Monseigneur:?1" l’archevêque est invité à occuper le 1 ,es fauteuil qui lui a été préparé et les membres du clergé ainsi que les dignitaires de la maison l’entourent.Monsieur le docteur Boucher, président du Bureau médical de l’hôpital Sainte-Justine, adresse des paroles de bienvenue à Monseigneur l’archevêque de Montréal, aux membres du clergé et à toute l’assistance.Il remercie, en des termes heureux, Monseigneur, les révérendes Filles de la Sagesse, qui ont assumé la régie églises inlcrne de l’Institution, les dames patronesses et zélatrices, et tout ceux enfin, qui ont manifesté quelques intérêt ou quelque sympathie à l’Oeuvre qui porte ses premiers fruits et sort de l’obscurité qui a entouré les premières années dn son enfance.M.le docteur d:t q1 - c’est le nlus souvent une rude tâche cae tl - dévouer aux soins de malades, cl que, si les généraux et les guerriers s:m vent aujourd’hui par des actions éclatantes leurs pays menacés, il est des héros beaucoup plus obscurs qui accomplissent sans brui! et d’une manière constante des oeuvres d’un rare mérite.Il insiste sur la nécessité de travailler avec ardeur à atténuer puisqu’on ne peut enrayer complètement les ravages de la mortalité infantile et il comprend l’intérêt qu’a suscité parmi la population l’Oeuvre à laquelle se sont dévoués tant de généreux bienfaiteurs.11 y eut ensuite collation de diplômes à deux gardes-malades qui ont passé avec grande distinction l’examen final; ce sont la révérende Soeur Xavier de Sainte-Anne et Mlli* Germaine Brosseau.M.le docteur Boucher profite de l’occasion pour faire remarquer que des témoignages de l’extérieur ont décerné les meilleurs certificats de compétence aux gardes-malades formées à l’hôpital Sainte-Justine.C’est donc, ajoute-t-il, un précieux encouragement donné à ceux, Soeurs et médecins, qui les instruisent.Deux magnifiouc , bouquets à'c'cômpagnaîènt lés diplômes.Puis, parlant au nom de se compagnes de la congrégation.Mère Saint-Médard, supérieure, présenta une adresse de remerciements à Mgr Bruchési qui répondit en ces termes : Et cette maison où tant de vertu seront réunies où lant de prières seront proférées, d’où tant des souffrances offertes seront élevées vers le ciel, attirera sur la ville la miséricorde et les bénédictions du Très-Haut.Cependant, dans ces temps de calamité td de guerre, il est impossible que nous jouissions d’un bien sans que notre pensée s?porte vers pays de l’Europe dont les champs sont jonchés de blessés el de morts.Nous habitons aujourd’hui une maison bien chauffée et bien confortable, tandis (pie de l’autre côté de l’océan, une nombre incalculable d'hommes, de femmes, d’enfants, de vieillards, de malades et d’infirmes sont peut-être sans nourriture, sans feu ni lieux.Nous ne pouvons songer à tout cela sans que notre coeur se serre.Ici, nous bâtissons en 'ib-rté des nous élevons des chapelles.Lia révérende Soetu A vous mes pre: Etre remercié par celles de remercie;.lents sont Supérieure, lières paroles, à qui tant dûs voilà ques mots qu'elle de grâce: Monseigneur, Mesdames, Messieurs.Bien douce est l'émotion que nous ressentons en vous souhaitant la bienvenue dans noire nouvel hôpital ; hôpital que nos rêves de six longues années d’attente nous faisaient voir bien grand, mais que notre trop nombreuse clientèle nous force de qualifier de bien petit.Je suis très heureuse de vous dire, à vous, Monseigneur, en particulier, et à vous tous, bienfaiteurs et amis, notre profonde reconnaissance pour vos innombrables bontés.Hier, c’était votre précieux encouragement qui nous donnait la force et les moyens d’entreprendre l’oeuvre des petits malades et d’en poursuivre l’agrandissement.Aujourd'hui c’est votre présence qui, tout en nous réjouissant, ranime et fortifie notre courage.Four demain, c'est encore sur vous que nous comptons pour aider à traverser les mauvais jours que la crise générale aetue’le nous annonce.L’on prévoit des jours sombres pour les hôpitaux.Que ferons-nous, nous qui avons tant besoin d’un brillant et chaud soleil pour vivifier nos pauvres petits ?La Providence nous a trop de fois manifesté une protection toute spé-' ciale pour qu’il nous soit permis de douter de son secours pour l’avenir.Seulement cette divine mère veut veut bien nous faire mériter ses fa-i veurs : elle nous laisse travailler un | peu.un peut fort même parfois.I Mais le travail ne nous effraie pas.! Puis nous sommes fières de faire j large notre part dans l’oeuvre na-I tionale de la lutte contre la mortalité infantile : et en songeant aux nombreux grands enfants qu’on n'a ; pu conserver, nous voudrions au | moins sauver tous nos plus jeunes | pour notre si vaste pays.Malheureusement nos forces sont 11'mitées et savez-vous que le nombre j de nos enfants semble devenir illi-j mité ?Pour pouvoir en secourir le plus possible nous ferons comme les petits eux-mêmes qui, ayant à peine reçu un bonbon, crient un “encore” en guise de merci.Pardonnez-nous de vous exprimer ainsi notre reconnaissance, mais.Monseigneur, Mesdames et Messieurs, vous avez trop bien su lire dans notre coeur, ayant jusqu’ici deviné tant de nos désirs, pour ne pas encore aujourd’hui voir des senti-i ments de la plus vive gratitude., ., , c • ! Parmi l'assistance nous avons re- •n fete, .s meres belges et franç.ai- )evt: |es noms suivants : Les RB.PP.ses nous porteraient envie.Nous |)es,iardills.S.J.Letellier.P.S.S., envoyons a ces meres belges et fran- Lalllt_ p s s Tourangeau.O.M.I.raises nos sympathies les plus pro- 1)esrorges.q.m.L, M.le curé Morin, fondes et Jes plus simeics.i de Saint-Edouard, M.l'abbé .1.O.Révérende Soeur Supérieure, vous | Maurice.M.l’abbé Pépin aecompa-ètos française et plusieurs de vos gnaj[ \jgr Bruchési compagnes le sont aussi.Vos frè-j Sir Alexandre et iadv Lacoste.M.i-s, vos cousins, vos neveux et vos |e sénateur et Mme R.Dandurand.anus sont sur les champs de batan-, m.et Mme Louis Beaubien.M.et le.et vous n en avez peut-etre pas Mnu, | .d(.Beaubien, le Dr et r-çu de nouvelles de longtemps : Mme J.P.Décarie, le Dr et Mme vous ignorez ou ils sont, s ils souffrent de privations ou s’ils sont en sécurité; qui sait, peut-être demain apprendrez-vous que plusieurs d’en-ire eux sont tombés sous le feu ennemi.Alors ce sera le deuil, «la douleur et la séparation.Soeurs françaises.sovez remerciées du bien que vous faites aux nôtres et soyez assurées nue nous sympathisons à vous, nous comprenons vos chagrins que vous savez si bien cacher j pour soulager ceux des autres.Nous ' prions avec vous: nous demandons à Dieu de faire cesser cette abprni-nab’e timrie et de relever la Franc?nous construisons en paix des hôpitaux, et, là-bas, sur les champs de batailles les hommes tombent en foule sous «les balles de l’ennemi; les villes sont rasées, les cathédrales sont brûlées, les temples sont dé-truits, l’habitation du pauvre coniine celle du riche s’effondre sous les boulets de l’envahisseur.Et, sur la route de rex:«le, cherchant un ; abri contre le froid, la misère el la rage dévastatrice, des mères serrent avec angoisse sur leur sein leurs en-| fants qu'elles ne peuvent nourrir.Si elles savaient que nous en sommes MONTREAL ET LA GUERRE AU SECOURS DES BELGES Le comité de secours belge, fait un nouvel appel à la générosité des Canadiens.— Le patriotisme au foyer.— Un incident au club Canadien.Aux jeunes N'oubliez pas l’atelier du DEVOIR pour l’imprestion de vos lettre$ de faire - part, carte* de visite et d’invitation.(1?ses ruines.Mais invitez Ts- tits patients Plusieurs sont pour articuler mandez à ceux à Dieu: “Mon qui est une intervention dans les ; «les.Les sentiments si délicats que vous vemv.d'exprimer me touchent plus '.pie je ne saurais le dire.I.ais-sez-moi simplement saluer en vous et en vos généreuses collaboratrices, au nom du distingué et sympathique auditoire (pii m’écoule, la charité qui se donne tout entière et qui s'ignore elle-même.Il y a un peu plus d’un an nous nous réunissions ici pour la bénédiction de la pierre angulaire de cet édifice.Il s’est élevé comme par enchantement.Le voilà terminé.L’oeuvre de bien à laquelle il est destiné s’y accomplit et s'> poursuit avec succès et, aujourd’hui, j’ai etc invité à le bénir.J’ai dit les belJes prières liturgiques qui implorent pour lui les grâces spirituelles et temporelles; j'ai répandu l’eau sainte sur ses murs, dans ses chambre et dans se$ salles, el Je l’ai consacré tout particulièrement au divin Ami des souffrants et des pauvres, à Jésus-Christ qui a ' dit: “Dans celui qui est abandonné] et que vous recueillez sous votre toit, c’est moi-même que vous re-euei!!ez;'ee que vous faites au plus humble et au plus petit, c’est à moi (pm vous le faites." Cette maison est belle, j’en ai admiré le parfait agencement et l’intelligente distribution; i! faut en fc- Brisset.le Dr et Mme Bruneau.le Dr et Mme Raoul Masson, le Dr et Mme Bourgouin, le Dr et Mme Boucher, le Dr Rhéaume, le Dr et Mme Perron.le Dr et Mine Bourgeois, le Dr et Mme R.Ealardeau.M.et Mme Jos.Beaubien, maire d’Outreniont, M.et Mme .1.L.Archambaull, M.et | Mme Albert Chevalier, M et Mme Jos.Beaudry.M.et Mme L.G.Papineau, M^le Roland, Mlle Roy, Mlle Mlle Mignault.M.et Mme Marsolais*.N,P.M.et Mme Art.Ber-thiamne, Mine et Mlle Duckett.M.et Mme Raoul Delorimier.M.et Mme Art.Bouchard.Mme Hoberl Archer, .Mme Léman, Mme Aug.Richard, aussi vos Inen-aimes Mmf, A|b> Hubert.Mme Panet-Ray-n se joindre a vous.: m0n AMrwxTT-nno Philippe Philippt Sarah, 20 ans, ; PROLES DE RAMONEURS.Louis IS^ans, Jessie 14 ans, Deborah, Deux individus de Vancouver, d'o-13 ans, Hanna, 10, ans, Margaret, 4 rjgint.française, les nommés Joseph ans et une autre jeune fdle du nom ; QUy°n t.( François Benoit, ont été de Rachel Shannar, agee de _() ans-! pris, vendredi dans la nuit, grâce à La famille Philipps demeure au No i-0reille fine d’une femme.Munis d’une échelle, les deux copains étaient montés sur le toit de la maison Scotch Wooien Company rue Sainte-Catherine Est, où ils espéraient pénétrer, par un puits de lumière et faire sans doute un ricin butin.Le bruit pourtant léger de leurs pas, éveilla une voisine qui, soupçonnant avec raison que les gens qui se promènent ainsi la nuit, ' sur les couvertures, ont des dessins inavouables, s’empressa de téléphoner à la police.Trois Pandores s’amenèrent bientôt et surgissant tout à coup comme d’une boîte du même nom, ils recueillirent les bureaux de la banque dans cette villt et à ses succursales le ou après MAR DI le PREMIER JOUR DE DECEM BRE prochain aux actionnaires inscrits le 31 octobre 1914.L’assemblée générale annuelle des actionnaires aura lieu aux bureau?de la banque LUNDI le SEPTIEME JOUR DE DECEMBRE prochain.Le président sera au fautau;’ è midi.Par ordre du bureau de direction.Frederick Williams-Taylor, Gérant-général Montréal, 23 octobre 1914.Vancouver, 9.—M.John R.Grey, le deux ème des plus importants actionnaires de la Dominicçi Trust Co.et administrateur de la Compagnie, est mort subitement d’une maladie de coeur, samedi, à Oakland, en Californie.MADAME DONALDA DANS UN GRAND CONCERT DE CHARITE Madame Donaida, la célèbre chanteuse canadienne, et M.Bourdon sonl a organiser un grand concert de chante qui aura lieu à P’Tm.ne-rial , rue Bleury.] Appareils d’eclairage d’un dessin qui rappelle toute ta culture des temps passés.Dessiné» et faits au Canada par des ouvriers d'expérience.MCDONALD & WILLSON Co.LIMITED.99 rue Drummond, MONTREAL QUATUOR A CORDES DUBOIS Le premier concert de la saison 1914-1915 aura lieu le 17 novembre, à la salle du Ritz-Carlton.Comme par le passé le Quatuor à Cordes Dubois donnera une série de six concerts.Le soliste de la soirée due premier concert sera M.Albert Cham-beriand, notre excellent violoniste.BROYE PAR UK TRAIN Kingston, 9 — MingheMa Michille, apparamment de Montréal, a été broyé à mort en marchant le long le la voie du Grand Tronc, près d’ici.Sur le défunt on a trouvé une j lettre d’un de ses neveux demeu-j rant au No 378 rue Richmond, à Montréal.L’ATTERRISSEMENT DU “ MONMOUTH >> Valparaiso, 9.— Les paquebots “Valdivc” et “Chiloc” portant le pavillon de la Croix Bouge sont partis d’ici avec des ordres scellés de la part du gouvernement.Le bateau-trarisport “Maiuow” les avait précédés quelque temps auparavant.On présume que c'est de cotte source que provient la nouvelle de l'ater-rissement «lu “Monmouth” sur la côte du Chili après l’engagement naval «le dimanche dernier.JEUNES VOLEURS ARRETES.Vers deux heures, ce matin, les policiers Legault, Pagé el Bélanger du poste No.3 ont arrêté trois jeunes gens de 16, 19 et 22 ans respectivement dans la cave de la pharmacie LE PRISONNIER CUMULARD.Frank Drew est l’heureux personnage désigné dans le titre ci-dessus.Arrêté vendredi soir, chez lui, 20 rue Eddie, pour y avoir fait un tapage d'enfer accompagné d’une distributions d’horions sur sa femme «;t sur un logeur, il comparaissait samedi, devant le recorder Semple où il ne fit d’ailleurs aucune difficulté pour avouer sa culpabilité.Cinq plaintes étaient déposées contre lui el il reçut les cinq sentences suivantes, qu’il ira cumuler sous la bienveillante surveillance de M.Lan-driault, gouverneur de Bordeaux-Palace, savoir : Pour avoir porté un casse-tide, ci: 1 mois de prison; pour avoir frappé sa femme, ci: 2 mois de prison; pour avoir frappé le nommé Charles Harris, ci: 1 mois «le prison; pour s’être enivré, ci: 1 mois de prison, et enfin fournir un cautionnement de $500 pour garantir sa bonne conduite future ou, à défaut, cinq autres mois de prison.Soit un total de huit mois.TUE PAR UN TRAIN.Un employé du Grand-Tronc, M.William J.Letts, 114, rue Saint-Jacques à Ville Saint-Pierre, a été tué hier soir par un train de l’Ouest au moment où il était à traverser le pont de Vaudreuil.La mort a été instantanée et le défunt laisse une veuve et plusieurs enfants.M.LE CORONER McMAHON.M.le coroner McMahon, assez gravement indisposé depuis une semaine prend un mieux sensible.On croit qu’il pourra reprendre la présidence «le la cour de la morgue dans quel-ques jours.TROUVAILLE PEU BANALE.Un piéton descendait la rue Guy hier soir quand son attention fut attirée par des cris venant du porti-«[ue de la maison portant le numéro LES OUVRIERS DEPORTES Londres, 9.— Le correspondant de l’agence Reuter, dans le “Natal”, annonce que les chefs ouvriers qui furent déportés en Angleterre après les émeutes de Rand, en janvier dernier, sont actuellement de retour, après avoir bénéficié d’un décret d'amnistie récemment publ é.Le Dr H.J.Poutsma, l’un des députés a déclaré au nom de ses corn pagnons, que tous avaient recouvré leur liberté sans condition, mais qu’ils avaient promis de ne plus embarrasser le gouvernement au cours de la guerre.Leur débarquement n’a été accompagné d’aucune démonstration.NAVIREEN FEU Londres, 9.— Une dépêche du correspondant de l’agence de Lloyds à Sydney, Australie, dit que le marco-nigramme suivant a été reçu du steamer anglais “Norfolk” parti de New-York pour Melbourne: “Sus en feu.Position: latitude: 38.27 sud ; longitude : 147.6 est.Steamers “Cerans”, “Koonda” et “Alabama” tout près.Le “Norfolk”, commandé par le capitaine Hughes, a quitté New-York le 13 septembre pour Melbourne, Sydney et, Brisbane.Il jauge 3,558 tonnes.Le point où le vaisseau est en détresse est sur la côte sud est de Victoria.Une dépêche de Melbourne au “Central NeWs” dit que le feu s’est déclaré à bord du “Norfolk” samedi soir et qu’il a été ramené à la côte près de Port Albert sur la côte située au sud-est de Victoria.On rapporte que l’équipage s’est sauvé, mais que la position du vaisseau est critique.Lachance, 454 Sainte-Catherine Est 395.Le paisible citoyen fit une dé-avec le dessein évident de cambrio- couverte peu banale car un bébé de 1er l'établissement.L’arrivée oppor- y,1’1!* semâmes, du sexe_ masculin, tune des agents empêcha le vol.-es prisonniers ont donné leurs noms comme suit : A, Defillette, Lucien Dorion et Joseph Goupil.PRISONNIER REPRIS.Le détective Labine du bureau de la Sûreté a eu une surprise peu banale, sahiedi vers 4 heures de l’après-midi, lorsqu’il s’est rencontré face à face avec Edward O’Hara, sur la rue Notre-Dame, près Murray.O’Hara eut un haut le corps, et se voyant reconnu par Labine, il prit la fuite; traversant la rué Notrc-Da- I était emmailloté dans des langes pro-! prettes.La police de la station de la rue Sainte-Catherine Ouest fut aver-: lie et le petiot fut conduit chez les j Soeurs Grises.M.JOS.McSHANE FETE SES 82 ANS.M.Jos.McShane, ex-maire de Montréal, et ex-député à Québec, a célébré hier son 82ième anniversaire de naissance.De nombreux amis ont envoyé des cadeaux au vieillard qui souhaite vivre assez longtemps pour voir la fin de lu guerre.LA COMPAGNIE NORMENDEAU LIMITEE Avis est donné au publie que, en vertu de la loi des compagnies de Québec, il a été accordé par le lieutenant-gouverneur de la province de Québec, des lettres patentes en date du vingt octobre 1914, constituant tu corporation MM.Klzéar Normendeau, restaurateur ; Arthur Normendeau, maître-forgeron ; Damien Normendeau, marchand-tailleur ; Armand Normendeau, compta ble, et Jean-Baptiste Bonhomme, marchand de bois et de charbon, de la cité de Montréal, dans les buts suivants : Exercer en général et dans toutes scs branches le commerce d’hôteliers et de restaurateurs, conformément aux disposition» de In loi des licences de Québec, et faire toutes autres affaires qui peuvent être conduites en rapport avec tel commerce ; Faire le commerce et les affaires de propriétaires de places pour le cirage des chaussures, salons de barbiers, salles de billard et de pool, dépôts de journaux et de publications périodiques, magasins de cigares, cigarettes et tabacs, débits d’hultres et service de lunch, exercer le commerce de marchands de liqueurs en gros et en détail, négociants et importateurs : Acquérir par achat, échange ou autrement ou détenir pur bail ou autrement de toute personne, société ou compagnie, comme un commerce en opération (as a going concern) ou autrement, et exercer tout commerce d’hôtel ou de restaurant, avec ou sans les terrains et les bâtisses servant ou destinés à leurs exploitation, ainsi que leurs installations, meubles et autres biens en général, et les payer en argent nu en obligations ou en actions acquittées de la compagnie ; Acheter ou autrement acquérir et posséder par bail ou autrement tout autre hôtel, et toute propriété immobilière qui peul être nécessaire aux objets pour lesquels cette compagnie est incorporée, et payer telle acquisition ou détention en argent ou en obligation ou eu actions acquittées de la compagnie ; Vendre et échanger, louer toutes nu aucune de ses propriétés mobilières ou immobilières, eu disposer ou en faire le commerce autrement et emprunter de l’argent sur la garantie d’icelles : Construire, maintenir et exploiter sur tous terrains acquis ou détenus par la compagnie, des hôtels, des restaurants et toutes autres bâtisses qui peuvent être utiles ou nécessaires pour la mise en opération des susdites entreprises ; Acquérir, posséder et exploiter des sources d eaux minérales et des établissements pour la fabrication d’eaux gazeuses ; Faire et exécuter tous autres actes et choses qui peuvent être utiles ou paraitre avantageux pour mener à bonne fin aucun des susdits objets : Acquérir, posséder, vendre et échanger, céder et transporter des actions, débentu-res et autres valeurs de toute autre compagnie ou corporation exerçant un commerce ou une industrie semblable à l’une quelconque.Les pouvoirs mentionnés dans chaque paragraphe ci-dessus ne devront pus être limités ou restreints par déduction mi inférence aux ternies de tout autre paragraphe, sous le nom de “La Compagnie Normendeau Limitée’’, avec un capital social de vingt mille piastres (*30,000.00), divisé en deux cents (200) actions de cent piastres (glOO.OO) chacune.La prlneipnle place d’affaires de la corporation, sera dans la cité de Montréal.Daté du bureau du secrétaire de la province, ce vingt el unième jour d'octobre 1914.C.J.SIMARD, î>l4l Sous-secrétaire de la province.LISTE OFFICIELLE DES 0FFIClERSJ)ECEDES Le département de la miliee, pour la première fois depuis la guerre Sud-Africaine, vient de publier la l'ste des soldats canadiens du premier corps expéditionnaire, morts avant d’être allés au feu.En voici la liste: 16 octobre.— No 11274.— Alexander Ogilvie, du 4ème bataillon.16 octobre.— No 1250.— Aubrey Thompson, de l’infanterie légère Princess Patricia.20 octobre.— No 19054 — Sergent Ernest John Lock, du Sème bataillon.21 octobre.— No 40016.— Canonnier Percy Sawyer, de l’artillerie divisionnaire.2fi octobre.— No 21506.— Caporal William Ogden, du llème bataillon.29 octobre.— No 24768.— Samuel Herbert Smith, du 13ème bataillon.IL MEURT SUBITEMENT Vancouver, C.A., 9.—William Murray.âgé
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