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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 16 novembre 1914
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1914-11-16, Collections de BAnQ.

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4 VOLUML V—No 269 MONTREAL, LUNDI 16 NOVEMBRE 1914.CEUX SOUS LE NUMERO 4 Abonnements par la poète : Édition quotidienne t CANADA ET ETATS-UNIS UNION POSTALE $3.00 Édition hebdomadaire : CANADA ETATS-UNIS 9 J.OO UNION POSTALE $2.00 y y j Rédaction et Administrations 43 RUE SAINT-VINCENT MONTH K A.L., TÉLÉPHONES : ADMINISTRATION : Main 7461.REDACTION : - - Main 7460.Direcfteur : HENRI BOURASSA.FAIS CE QUE DOIS ! LE TRAMWAY HALTE - LA ! A l’heure où nous écrivons ces lignes nous ignorons encore le résultat de la réunion convoquée par M.le maire Martin et dont nous ne pourrons donner le détail qu’en dernière heure.Mais le territoire de Kiao-Tchéou, Leùr entrée dans la place fut marquée par diverses cérémonies, entre autres par des services funèbres célébrés en l’honneur des morts.Le siège se termina le 7 novembre, et la forteresse se rendit formellement 3 jours plus tard. LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 16 NOVEMBRE 1911 VOL.V.— No 269 L’ACTION PAROISSIALE Tel est le sujet mis à Fétude du conseil régional de TA.C.J.C.tenu, hier, sous la présidence de Monseigneur Gauthier.BRJSUANT EXPOSÉ DE M.Hervé ROCH l_A DISCUSSION La réunion du conseil régional de l’A.C.J.C.à Montréal s’est ouverte hier matin par une messe basse à l’église Saint-Joseph.Tous les membres présents firent la sainte communion.Après l’évangile, le R.P.Col-c.lough, S.J., aumônier général de l’association, introduit en quelques I mots par M.l’abbé Corbeil, rappela dans une courte allocution qu’il y a trois catégories de catholiques : ceux qui semblent regretter le titre qu’ils ont reçu au baptême lorsqu ils onl acquis quelque influence; ceux qui songent à leur salut sans songer à celui de leur prochain, et enfin — et c’est dans cette dernière catégorie que le prédicateur désire placer les membres de i’A.C.,1.C.qui ont tenu à commencer leur reunion d’étude par un acte de foi et de piété — ceux qui non contents de se sauver eux-mêmes veulent encore sauver les autres avec eux.Un déjeuner, préparé par le cercle Jeanne d’Arc, réunit ensuite ceux qui avaient assisté à la cérémonie religieuse.S K AN CE DE L’AVANT-MlDi A dix heures s’ouvrit le conseil régional proprement dit.Dans les salles du cercle Jeanne d’Arc où avaient pris place les délégués de cercles de la région, on remarquait le R.P.GolcJough, S.J., aumônier générai; MM.Guy Vanier, avocat, secrétaire correspondant général; Oscar Hamel et Maurice Gélinas, président des unions régionales de Québec et des Trois-Rivières; M.l’abbé Coibeil, curé de Saint-Joseph, et M.l’abbé Jetté, aumônier du cercle de Jeanne d’Arc.Le comité régional est au grand complet.Après quelques mots de bienve nue du notaire Lemire, président du cercle Jeanne d’Arc, M.Anatole Vanier, président de l’Union Régionale de Montréal, fait en quelques mots l’historique de l’union régionale.11 se réjouit de ce que le conseil se soil ouvert par une communion générale.11 salue les représentants de Québec et des Trois-Rivières et il en augure des relations encore plus intimes et encore plus cordiales entre ces deux villes.Le président de l’union régionale constate avec plaisir le développement constant de l’Association de la Jeunesse, il n’en veut comme preuves que le congrès décennal de juin dernier et le conseil régional de Québec la semaine dernière.Il cite les nombreux témoignages de i l’épiscopat: la lettre que S.E.le! cardinal Bégin écrivait aux membres de la région de Québec, les appréciations elogicuses de NN.SS.Bruchési et Roy.On prouve, ajoute-t-il, que nous sommes dans la bonne route et que nous n’avons qu’àj continuer.Les journaux de leur côté n’ont ] pas ménagé leurs encouragéments.M.Vanier lit un extrait d’une let- ! tre de Souriac, président de l’asso- : ciation-soeur de France, qui prouve | que grâce aux visites de M.Orner Héroux, du docteur Baril, et des! deux voyages de Gertier au Canada, TA.C.J.C.est de plus en plus j connue de nos cousins de là-bas.I Il termine en rappelant que l'association se propose deux buts; uni but éloigné: la défense de la religion et de la patrie, et un but prochain ; la formation de ses membres par la piété, l’étude et l’action.On procède ensuite à l'identification (les délégués.Dix-neuf cercles sont représentés: ce sont les cercles Lauyevin, ,1 canne d’Arc, Saint-Louis, T.-S.-ilcdempteiir, Lamennais, Le Maync, Plessis, La Salle (section collégiale et section des anciens), Sainte Marie, Idc X, Saint-Rèmi, Laval, Saint-Stanislas, Bruchési, Yimont, Saint-Jean-Baptiste, Charlehois, Des Ormeaux.Le notaire Rodolphe Langevin, secrétaire de l’Union Régionale donne ensuite ia lecture de son rapport.Il cite à l’ordre du jour les cercles Saint-Isidore d’Oka, Laval, LeMoyne cl Plessis.Il se dit heureux de constater publiquement la fidélité des groupes à sc faire représenter aux réunions intercercles.Il annonce aux applaudissements de tous, la création de (juatre nouveaux cercles: Bruchési, Montfort, Saint-Laurent et T.S.Ré-dempteur.Le trésorier donne un exposé de In situation financière et puis M.Anatole Vanier invite M.Oscar Hamel, président de l’Union Régionale de Québec, à parler de l’initiative u’ont prise les membres du cercle rameau au camp die Lévis.Celui-ci répond de bonne grâce à ce désir.11 montre l’oeuvre vraiment utile accomplie auprès des soldats.On a obtenu des autorités du camp, la permission d’installer une tente où l’on mettait à la disposition des militaires des brochures cl des tracts, entre autres les publications de “la Bonne Presse” et de l’“Action Populaire, les romans du “Devoir”, etc.On a ainsi empêché un grand nombre des S divers régiments de aube de membres courir les rues et les auberges.Le ministre de la Milice s'est même déclaré satisfait des résultats ainsi obtenus et le commandant du camp a donné pour l’an prochain l'assurance d’une allocation.M.Guy Vanier profite de l’occasion que lui fournil le président de Cm rntt-nam *Teor-ter à 150,000, dès l'automne prochain, sa contribution en hommes, la Westminster Gazette écril ce qui suit: “Nous reconnaissons entièrement que le Canada combat à nos côtés, en autant que ses ressources le lui permettent, mais nous espérons que le recrutement qui sc fera ici aura réglé la question des effectifs avant que nous ayons à amener du Canada an aussi grand nombre d’hommes.^ Nous devons nous rappeler que du Canada nous attendons un double service.Celte colonie en effet doit en quelque sorte être le grenier de l’Empire, et si nous sortons vainqueurs de cette guerre, ceux qui auront travaillé dans les plaines du Canada, auront fait leur part, avec autant de profit que ceux qui étaient sur la ligne de feu." LE SIEGE DE PRZEMYSL Londres, 16.— Une dépêche do Vienne à /agence Reuter donne le communiqué officiel suivant publié A midi, dimanche: “La défense de Przemysi est dirigée avec une vigueur semblable à celle dépiloyée durant de premier siège.Une énergique sortie faite hier la forteresse a repoussé Roklet- nu nord de /ennemi sur les hauteurs de nica.Nos pertes ont été légères, “Dans les Carpathes, les attaques ' ' ;s par les dèt ont été fi faites r les détachements russes àcilement repoussées."Toutes les tentatives de reconnaissances faites par /ennemi sur les autres parties du théâtre de la guer- 4 rè ont été vaines.” 4 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 16 NOVEMBRE 1914 VOL.V.— No 269 ^ AUTRES NOUVELLES OE LA GUERRE LA SITUATION VUE DE LONDRES Londres, l(i.— Les armées des Alliés et des Allemands font trêve aujourd’hui dans les Flandres, où la neige va à la cheville du pied des soldats.Une autre semaine marquée par des duels intermittents d’artillerie et des charges d’infanterie, qui durent inutilement depuis un mois, est en perspective.La neige et le mauvais temps entraîneront un déplacement plus fréquent d’hommes dans les tranchées, dans les Flandres, et le nombre des malades s’accroîtra, surtout de ceux qui souffrent d’affections de la gorge et des poumons.En somme, le fait de combattre dans les tranchées, déjà si dur et si épuisant, deviendra plus pénible.Les Teutons n’ont pas renoncé à atteindre les villes côtières françaises, et cependant ils n’ont pas gagné île terrain.Aujourd’hui, prétenden* les Alliés, les envahisseurs se trouvent sur la rive droite de l’Yser.Ils ont dû abandonner des positions nu’ils avaient défendues avec acharnement la semaine dernière, sur la rive gauche.Cette retraite constituait, d’après le communiqué officiel français publié hier soir, le fait le plus marquant de la journée.Cela indique combien il s’est livré peu d’engagements ailleurs, soit en France soit en Belgique.Dans l'intervalle, les casques à pointe mettent la dernière main aux retranchements qu’ils échelonnent d’Ostendc à la frontière hollandaise.Si leurs lignes actuelles venaient à se rompre, ils s'efforceront probablement de passer l’hiver dans ces positions soigneusement préparées d’avance.Sur le théâtre oriental de la guerre, les Teutons devant la'marche en avant des Russes, exécutent de semblables travaux.Forces troupes en- nemies, dit-on, se concentrent à Thorn, à Breslau et à Posen, dans Je but d’empêcher l’invasion russe de s’étendre dans les régions importantes des provinces de Posen et de Silésie.Les Alliés reçoivent un avertissement de Pelrograd.Ils ne doivent pas s’attendre à voir les Moscovites se précipiter sur Berlin, car il se passera des mois et peut-être un plus long espace de temps avant qu’ils n’atteignent cette ville.Les kaiserlicks sont établis dans des positions qu’ils préparent depuis des années, et en outre, ils pourront peut-être disposer de nouvelles troupes pour faire des opérations dans l’est.Les armées russes semblent converger graduellement vers Craco-vie, et le siège de l’investissement de cette ville se fera bientôt, semble-t-il.On répète que la garnison de Cra-covie pourrait se rendre pour éviter un bombardement.Dans la Prusse orientale, semble-t-il, les Moscovites continuent à aller de l’avant.Les généraux russes, dit-on, prélèvent dans les villes capturées des tributs de guerre égaux à ceux que les Teutons ont prélevés dans les villes de la Belgique.Les opérations faites contre les Turcs par les Anglais, ont mis le feu aux poudres à l’entrée de la mer Bouge, où les Hindous de concert avec mi navire de guerre anglais, ont pris un fort turc.Au Caucase, les Turcs et les Busses sont encore aux prises, et des I deux côtés on réclame l’avantage.La campagne qui se fait contre les espions en Angleterre prend une nou-jvelîe vigueur.Toute personne quit-! tant Londres pour se rendre sur le | continent doit se rendre à une gare | déterminée, où l’on, perquisitionne j jles effets des voyageurs et fouille ces derniers.ON ELOIGNE CAILLAUX i Paris, 16.— Joseph Cailloux, ex-prrntier ministre et ex-ministre îles Finances, a quitté Bordeaux vendredi, à bord d’un paquebot, pour l'Amérique du Sud.Cailloux dit-on, a été char-dé d’une mission importante par le gouvernement.COMBAT FURIEUX EN ARMENIE Perograd, 16.—-Une dépêche de Tiflis à la “ Gazette de la Bourse " dit ce qui suit : “ Les combats acharnés à Koprukeui passeront à l'histoire.L’artillerie russe a dû avancer dans des chemins impossibles, car il n'y a lias dp chemins de fer ni de routes.Les défilés dans les coltines étaient recouverts de neige et les ponts si faibles qu'il était impossible de s’en servir pour le passage des canons.Les Turcs avaient aussi enlevé tous les vivres de la région.Jour et nuit, les Busses allèrent de l’avant, prenant position après position.Les Turcs, à Koprukeui, étaient armés des nouveaux canons allemands.Ils ont combattu avec rage et ont subi des pertes écrasantes.Les canons de montagne des Busses ont fait de grands dégâts.L'ennemi recevait des renforts à chaque échec et revenait à l’assaut.Les positions turques étaient très fortes et les Busses n’ont pu les occuper que le soir du second jour de la bataille.Une autre dépêche de Tiflis dit 1 que l’armée turque à Koprukeui se composait de six divisions.Au point i critique de la bataille, les Busses ont laissé avancer l’ennemi dans la j brume jusqu'à quatre cents pas de j i leurs tranchées avant d’ouvrir le feu J i qui mit les Turcs en pleine fuite.LES POLOMIS S'INSURGENT CONTRE LES TEUTONS Londres, 16, — Le “Times” reçoit la dépêche suivante de Copenhague: “Des rapports de Posen indiquent que la loyauté des Polonias dans les provinces orientales de l’Allemagne est très chancelante.Iis se plaignent de ce que les Teutons négligent de défendre la frontière, parce que les habitants sont des Slaves.Ils déclarent que les Allemands eux-mêmes livrent ta frontière au pillage dans le but d’amuser les Busses.Ils s’insurgent contre le fait qu’ils servent de chair à canon le long de la ligne de front.D’autre part, les Allemands accusent les Polonais de faire de l'espionnage pour ies Mos-j covites.Les casques à pointe opèrent la concentration de grandes armées à Posen, à Breslau, et se proposent de! se battre désespérément pour empè-| cher les soldats du czar d’occuper les parties importantes de la Silésie' et de Posen.Seule une nécessité im-| périeusc contraindra les Teutons à' renvoyer des troupes sur le théâtre occidental de la guerre.” L’FNXFMI SF CONCENTRE SUR Yl’RFS Du nord de la France, 16.— Les Allemands reçoivent toujours des renforts entre Ypres et Nieuport.Iis se proposent de couper les lignes des Alliés à cet endroit, afin de le envelopper; car toute leur préten due tactique qui a pour objet Duu kerque ou Calais n’est tout simplement qu'une fumisterie : ce qu’on désire, c'est de faire réussir leur tactique favorite celle du mouvement tournant.La chose sera difficile, car si la température est actuellement des plus maussades sur ,a ligne de feu, les Alliés constatent qu’elle est tout à leur avantage, parce qu'ils neuve nt plus facilement tenir sur place l'ennemi.Les reconnaissances en avion sont du reste impossible, à cause de la grande violence du vent.Depuis quelques jours le cieil est devenu si bas et la pluie si fréquente que lutter devient une vraie souffrance: le mauvais temps a complètement déprimé les soldats.LE WAR OFFICE FT I.FS CORRESPONDANTS DF GUERRE Londres, 16 — Le “Daily Chronicle” proteste contre les mesrues prises par le War Office à l'égard des correspondants de journaux.Il fait remarquer que l'Allemagne, dès le commencement des hostilités, a reconnu officiellement les correspondants.Tout en contrôlant leur travail de façon à les empêcher de dé- lie deux grandes agences américaines et des principaux journaux de Iloilandc, d Italie et de la Scandinavie, doivent sr rendre à la ligne de front de l'armée anglo-française.Le ' Daih Chronicle” dît que c’est ’ ! une anomalie et une absurdité.Les ' i pays neutres auront un service de nouve les à la ligne de bataille, et les Anglais devront se contenter des communiqués officiels et des récits de témoins oculaires.voiler secrets au préjudice de l'armée, elle leur a donné à souhait l’occasion de redire la valeur des commandants, l’héroïsme allemand et la science et l’habileté du corps de génie allemand.Les héros teu- LA NEUTRALITE DE LA SUEDE Londres, 16 — Le correspondant (lu “Daily Mail" à Copenhague dit que la Russie est maintenant assurée de la neutralité de*la Suède malgré les nombreuses tentatives du Kaiser pour l’entraîner dans le conflit, Les troupes russes qui étaient cantonnées dans l’est et au sud ont rejoint le corps de l’armée.On ne craint plus aujourd’hui l’invasion de la Finlande.LES PERTES ALLEMANDES Copenhague, 16.La soixante-quinzième liste des pertes allemandes contient dix mille cinq cents noms.Le dernier engagement dont il y est fait mention a eu lieu dans le nord de la France entre le 2 et le 14 octobre.Les listes publiées jusqu’à date contenaient cinq cent trente-cinq mille noms, mais ces chiffres ne comprennent pas les pertes .soutenues en Pologne ou celles survenues au cours des rudes engagements du dernier mois en France.NOUVEAUX SUCCES SERBES POUR LES aux me cela arrive d’ordinaire ros français et anglais.Le “Chronicle”, pour ce qui est de cet état de choses, ne s’en prend pas au gouvernement français mais a lord Kitchener.Le War Office avait d’abord pris des mesures pour ! reconnaître les correspondants, ' puis adopta une politique de persé- j cution.La dernière phase de cette ! jersécution consiste non seulement Nish, 16.—Une lutle terrible a ru hé-1 l'eu iUI n(l,'d de la Serbie, au cours entre les de la semaine dernière armées austro-serbe.La victoire est restée à cette dernière, qui vient de transporter ses quartiers généraux à Kragujevatz.SOUFFRANCES INCROYABLES Londres, 16.— D'après les dépêches envovées de la ligne de batail-persecution consiste non seulement j g.par les'correspondants des jour-à emprisonner les journalistes, mais nnMX de Londres, la température encore à les priver de leurs passe- dTiver « vu un effet sérieux sur les ports.Lu journal raconte ensuite armées.comment la généreuse hospitalité Le travail est extrêmement péni-accordée aux journalistes par Al-J i,|t.dans les tranchées et une épi-lemagne a porté quatre journalistes démie d’influenza et de rhume sera-américains de renom a écrire, une ble passer sur le nord de la France fois rendus dans leur pays, des arti- Tous les blessés souffrent du clés pro-allemands.1 froid et il y a un grand nombre de Les gouvernements des nations j cas de maladie parmi les soldats mainte- ' alliées semblent disposés nant à faire droit aux demandeyêlc la presse neutre, et les représentants bi'eti qu'on les tranchées vaut.plus parmi remplace dans le souvent qu’aupara- LA LIGNE DES ALLIES INTACTE Paris, 16.— La ligne de bataille des alliés, s’étendant sur une distance de 100 milles entre la mer et la rivière de la Somme, a été soumise jour et nuit, pendant les trois dernicres semaines à de continuelles boucheries d’une férocité sans précédent.Les attaques ont atteint leur summum d’acuité, jeudi, après la capture de Dixmude deux jours auparavant, suivant une déclaration faite par un témoin visuel, revenu de la ligne de front.Mais elles ont perdu de leur intensité depuis, soit par suite de l’état de faiblesse des combattants ou le manque de munitions.La ligne des alliés, en dépit de tous les assauts formidables (les ennemis, reste intacte.Plusieurs observateurs compétents s’attendaient à la voir se replier, bien qu’un recul sur des positions fortement retranchées n’aurait en rien diminué la valeur stratégique des troupes alliées; et, cependant, la manoeuvre a’a |)as encore été exécutée.“Nous n’avons rien perdu depuis la grande bataille dans laquelle les troupes du Kaiser ont subi une complète défaite”, écrit Georges Oémenceaii, l’ex-premier ministre.“Nous n’avons rien perdu, mais nous avons gagné quelque chose.Nous avons gagné du temps et du terrain, et l’un n’est pas moins estimable que l’autre.” Le publie, et les experts militaires se remettent du découragement momentané, causé par la perte de Dixniude, et reprennent mutuellement espoir dans l’issue qui tardera, on le sait, à venir.Le général Donnai déclare qu’aucune année ne peut subir de pertes insignifiantes avec l’objectif à obtenir dans le conflit actuel.Sans être encore complètement épuisés ni découragés, les Allemands seront finalement défaits par des attaques en force bien dirigées et en temps opportun.Comme appui à sa propre déclaration, il cite une lettre, reçue d’un vieil ami, combattant maintenant dans les Flandres et dont voici le texte: “C'est toujours la même chose ici.Nous tenons ferme.Nous avons môme fait une légère avance et comme résultat tangible, il se fait un vrai massacre de Prussiens, qui sont remplacés par des renforts nouveaux, (pie nous écrasons à satiété.De notre côté, il y a des per tes considérables, mais elles ne souffrent pas de parallèle avec les pertes des ennemis.Tout de même, c'est une guerre bien longue, dont l’issue définitive ne peut être espérée demain.Mais quand elle se pro (luira quelles ruines ce conflit aura amassées!” LES REFUGIES FRANÇAIS EN ANGLETERRE Londres, 16.— Après une longue série de négociations dont les journaux n’ont rien dit, la Grande-Bretagne et la France ont enfin réglé l’épineux problème que constituait la présence en Angleterre des milliers de réfugiés français qui avaient suivi les Belges.Seules les autorités des ports anglais connaissent le nombre exact de ces réfugiés, mais i.! s’élève approximativement à 40,-(100.Ils ont presque tous été renvoyés dans leur pays qui est capable et désireux de les secourir.On avait prélevé en Angleterre des fonds de secours pour les Belges, mais il n’y en avait pas pour les Français.Le gouvernement français refusa d’allouer de l'argent sur une grande échelle, pour subvenir à leur entretien, disant qu’ils n’avaient nullement sujet de (juitter leur patrie.Depuis quelques jours, par suite des mesures prises, les réfugiés français qui débarquent dans un port anglais y sont détenus et envoyés au Havre d’où on les envoie dans les différentes parties de France.BERLIN MENT-IL?Berlin, 16.— Voici le communiqué officiel, publié aujourd'hui par le Bu reau de la Guerre à Berlin: “En Galicie, les Russes continuent à avancer et ils ont occupé Tarnow, Jaslo et Krosno.“La campagne autrieh’enne contre les Serbes progresse rapidement.Les Serbes retraitent de Kocejeiva et Val-jeivo à l'est dans le but évident d’éviter non seulement de rencontrer l'armée de l’ouest à leur poursuite, mais aussi dans le but de n’ètre pas coupés par les croupes du nord-ouest, s’avançant sur Valjeivo.On rapporte que les quartiers généraux de la Serbie ont été transportés hâtivement de Valjeivo à Mladenovatz.Les pertes des Serbes sont considérables, dit-on.Le nombre des prisonniers de guerre internés en Autriche s’élève à 96,000.“Le combat dans la Flandre Occidentale se poursuit.Nos attaques, durant les derniers quelques jours, ont été tempérées par la pluie et le temps d'orage; elles progressent cependant avec lenteur.Au sud d’Ypres, nous avons capturé 700 prisonniers.“Les ataques des Anglais, à l’ouest de Lille, ont été repoussées.A Berry-au-Bac, nous avons forcé les Français à abandonner une position dom nante.Noire attaque, dans la forêt d'Argon-ne, a fait un bon progrès.Ici, les Français ont encore subi des pertes considérables, abandonnant 150 prisonniers.“La combat se poursuit dans la Prusse Orientale, et à Stailupoenen, nous avons fait 500 Russes prison niers.Aucun résultat décisif n’a été connu à Soldau.“Dans le d strict de Viaclawec, un corps d’armée russe a été repoussé, et 1,500 prisonniers et douze canons sont tombés entre nos mains.” L’AUDACIOUS A COULE CE DESASTRE S’EST PRODUIT AU LARGE DES COTES DE L’IRLANDE, LE 27 OCTOBRE.New-York, 16.— Les rumeurs de la perte du super-dreadnought anglais, P 'Audacious”, persistantes depuis que le paquebot “Olympic”, de la ligne White Star, s’étant détourné de sa route, arriva à Lough Swilly le 29 octobre, sont confirmées dans des avis postaux reçus par la Presse Associée, d’une ville d’Irlande.Après une carrière de moins de deux ans, I’“Audacious”, de la classe King George, qui était au troisième rang pour le tonnage dans la marine de Sa Majesté, gît au fond de l’océan, au large de la côte d’Irlande.Il a été frappé par une torpille ou endommagé par une mine, le matin de 27 octobre, vers 9 heures.Sauf un, ou peut-être deux hommes, tout l’équipage, comptant 800 officiers et simples marins, a été sauvé par les chaloupes de F“0-lympic”.Le sauvetage s’est opéré par une mer agitée grâce au sang-froid et à la bravoure de l’équipe de T“01ym-pic”.L’appel de secours fut reeeuilli par le télégraphiste de [’“Olympic” qui ne se trouvait qu’à dix milles environ.Le steamer se lança de l’avant à toute vapeur, tandis que l'équipage se préparait au sauvetage.On demanda des volontaires et plus de deux fois le nombre d'hommes nécessaires à la manoeuvre des chaloupes répondirent à l’appel.Le navire avarie fut atteint peu de temps après neuf heures, et vers midi tous ses hommes, sauf une centaine, avaient été transbordés.A ce moment, le navire commençait à enfoncer vers l’arrière, où i! avait été blessé ; deux de ses machines fonctionnaient mal, mais la troisième était encore en bon état.Après avoir pris à bord tous les officiers et les marins qui consentaient à quitter leur poste, le capitaine Haddock, de F“01ympic”, tenta de sauver le navire.On lui lança un câble mais celui-ci se rompit ; les cloisons étanches se mirent à céder et il devint évident qu’il serait impossible de remorquer le cuirassé ni même le maintenir à flot.Le croiseur “idverpool” et linéiques autres navires de guerre qui avaient répondu à la demande de secours, se tenaient dans les environs.Vers la fin de l’après-midi, il fut décidé d’abandonner P'Audacious” et les officiers et les hommes restés à bord s’en furent à regret.La flottille des navires de secours resta dans les environs, cependant, jusqu'à t) heures du soir.A ce moment, se produisit une explosion terrible et F“Audacious” s’enfonça par l’arrière.On croit que l’explosion fut causée par les obus entrechoquées par l’inclination de P'Audacious”.Un morceau de blindage atteignit l'un des canonniers du “Liverpool” et lui rompit les deux jambes.Il mourut quelques instants plus tard.l.’“Audacious” a sombré à 25 mil les de la côte d’Irlande, où se trouvait P'Dlympie”.On avait prévenu le paquebot qu’il y avait des mines allemandes au large de ITle Tory et la crainte de ces mines fut donnée pou F expliquer la raison du détour que fit le paquebot pour entrer à I Lough Swilly.Les passagers ne P'O-lympic” ont vu la lueur de l’explosion et ont regardé sombrer l’immense navire de guerre.Alors leur navire mit le cap sur Lough Swilly.Un chalutier le précédait pour s’assurer que la route était libre de mines.Du 27 octobre au 2 novembre, P'Olympic” resta à Lough Swilly et pendant ce temps seuls les officiers i de la marine de guerre fuernt admis | à bord.On commença immédiatement une enquête sur les causes de 1 la perte du cuirassé.SIR JOHN JELLICOE j Sir John B.Jellicoe, commandant de la flotte, est allé visiter la scène du désastre, le 1er novembre.LE SECRET Les officiers de la ligne White Star eux-mêmes n’eurent pas la permission d’aller à bord de l’O-lympic à Lough Swilly et toutes les provisions furent apportées à bord par les hommes de la marine de guerre.Après que le steamer fut entré dans le port de Belfast l’un des garçons fut arrêté comme espion et gardé au secret en attendant son procès.L’“01ympic” avait environ trois cents passagers.Près de cent de ceux-ci étaient des réservistes de l'armée anglaise.Tous les passagers sauf les Anglais ne purent aller de Belfast en Angleterre, les autorités de la marine le leur interdisant et ils durent se rendre à Dublin qui est un port ouvert.On enjoignit aux passagers et aux marins de l’“01ympic” de garder le secret le plus complet sur l’affaire jusqu’à ce que l’enquête complète ajt eu lieu.L’équipage de ^‘Audacious” fut enlevé au paquebot aussitôt qu'il fut possible de trouver des navires de guerre pour les embarquer.•’iAquipage de l’“01ympic” fut magnifique, dit l’un des passagers.“L’équipage d’un vaisseau de guerre ne se fut pas comporté avec plus de courage.Tout était prêt pour lancer les chaloupes dès que î’“0-lympie” arriva en vue de l’“Auda-cious”.L’équipage du paquebot n’eut pas peur de se lancer sur une mer nipfée.Plusieurs chaloupes chavirèrent mais les hommes tinrent bon et je crois qu’un seul se noya." Tandis qu'ils se trouvaient dans le voisinage de Lough Swilly plusieurs passagers de l‘“01ympic” virent plusieurs chalutiers à la recherche de mines, mais ils ne savent quel succès ils obtinrent de la soi te.Il est possible crue l’“Auda-cious” ait sauvé U'Olympic” qui serait peut-être entré dans un champ de mines.On prétend par ailleurs que le gros vaisseau de guerre a été torpillé, car il était atteint à l’arrière.S’il eût frappé une mine, la brèche eût été pratiquée à l’avant de sa cuirasse.LA DESCRIPTION L'',AiKlacious” avait un déplacement de 3,500 tonnes et mesurait en longueur 596 pieds.Son armement consistait de dix canons de 13.5 et de seize canons de 4 pouces avec trois tubes lance-torpilles de 21 pouces.Dans ses épreuves, il avait fait du 22.4 noeuds à l’heure développant une vitesse quelque pu supérieure à celle des vaisseaux de la même classe.Les vaisseaux du même type étaient l’“Ajax”, le “Centurion” et le “George V”, tous lancés en 1911 ou en 1912.POURQUOI BATTENBERG A-T-IL DEMISSIONNE?New-York, 16.— On voit dans les cercles maritimes de cette ville, un rapprochement entre le naufrage de l’“Audacious” et la démission du prince de Battenberg, deux jours plus tard.On lit dans la lettre à la Presse Associée que l’enquête commença immédiatement et on suppose qu’on a voulu, en certains milieux, tenir responsable le premier “Sea Lord” de l’accident sur venu à l’un des plus forts vais seaux de Sa Majesté.NEGLIGENCE SCANDALEUSE DU WAR OFFICE Woolwich, Angleterre, 16 — Le 6 novembre, à la demande des autorités militaires locales et du chef de la sûreté on communiquait à Ja presse la lettre suivante : Un correspondant bien informé nous signale ce qu’il appelle un cas de négligence scandaleuse de la part des autorités du War et du Home Office.Il y a un mois, on visita dans un quartier de Londres une pseudo filature, la propriété d’une firme étrangère.Des experts militaires disent que "c’est ni plus ni moins que de puissantes fortifications, dominant les points les nlus importants de Londres”.Tous les édifices sont en béton armé.Le toit et le parquet également.Et tous les travaux exécutés sont d’une puissance hors de proportion avec le prétendu usage que l'on veut faire des édifices.Quelques-uns pourraient servir de hangars pour aéroplanes.Et une usine électrique établie sur place rendrait très facile l’érection d'appareils de télégraphie sans fil.Enfin, on a appris que plusieurs Teutons exécutent ces travaux sous la direction d’un Alle-marrl.On a envoyé un raoport détaillé au War Oiffiee et au Home Office, et depuis, point de nouvelles.Les autorités locales ne peuveçt agir de leur chef, et sont condamnées à l’inaction par suite de la criminelle indifférence de leurs supérieurs.LES PRE PARAT! FS DE L’ALLEMAGNE Pelrograd, 16.— Le “Standard” a reçu la dépêche suivante: i “Un rapport envoyé par le géné-j ral Rennenkampf, lors de sa ruée sur Koenigsberg, au commencement j de la campagne, décèle que les préparatifs faits par les Allemands en | vue d’une guerre avec la Russie ne le cédaient en rien aux préparatifs faits en prévision de l’invasion de | la Belgique et de la France.I Tout le long de la frontière de la j Prusse orientale, il n’existe pas une maison, pas une hutte de paysan I dont le mur tourné du côté de la | Russie ne soit solidement eonstruit.;l)e plus, on a parfois pratiqué (les I meurtrières dans les murailles.Tous les sous-sols peuvent être facilement | transformés en tranchées de pre-! mier ordre, * Dans tout village, il existe sous terre un service de télégraphie et de téléphone.Tout cela a été eonstruit depuis au moins un 1 an.” LES PERTES ANGLAISES Londres, 16, — On se demandait avec incertitude si le ehilfre des /jpr-?es anglaises donné par M.Asquim en chambre comprenait seulement les soldats blessés et les morts, ou bien aussi ceux qui manquent à l'appel.Le chiffre do 57.000 hommes comprend tout cela.Comme le corps expéditionnaire s’est rendu à la ligne de feu vers la fin d’août, coin fait en moyenne une perte de 25,000 hommes par mois.La “Westminster Gazette” déclare «jin' si l’on a égard à l'acharnement des combats, ce chiffre ne doit surprendre personne.Elle pense que pour obtenir le nombre des morts, il faut diviser le total par 10.INDISCRETION D'UN MILITAIRE Londres.16, — On vient d’apprendre qu’un soldat du premier bataillon, qui s'est enrôlé à Preston, Ontario, vient d’etre arrêté pour avoir fait parvenir un récit à un journal américain.Cela confirme un câblogramme précédant disant que Ton défendait aux membres au contingent canadien d'envoyer des lettres aux journaux, i Walter Burdock, un artilleur qui avait pris la clef des champs samedi, à Salisbury Plains, alors cm’oti L’AIDE A LA FRANCE_____ “L’ILLUSTRATION”, DE PARIS, DIT QUE SUR LA FRONTIERE ALSACIENNE LA POPULATION MEURT DE FAIM ET DE FROID M, Gabriel-Louis Jaray, membre du comité national cie secours français, fait un vibrant appel à tous ies amis de la France.NOMBRE DE PAROISSES ENTRENT EN BLOC DANS LE MOUVEMENT.M.Gabriel-Louis Jaray, auditeur du Conseil d’Etat, secrétaire général du Comité France-Amérique, ancien secrétaire particulier de M.Hanotaux, membre du Comité national de secours français, qui doit recevoir et distribuer les dons du Canada français et dont le siège est au No 21 de la rue Cassette, a Paris, fait au public français, dans !e dernier numéro de 1” Illustration”, un appel identique aux nôtres.Nous détachons de cet appel les passages suivants : “Il est à peine besoin d'insister "sur la misère des populations en-“vahies.II faut les empêcher de “mourir de faim, de froid, et leur “assurer un abri.De leurs maisons, “de leurs vêtements, de leurs récol-“tes, il ne reste rien.Plus tard, le “gouvernement s’occupera de les “indemniser ; aujourd'hui, il s’agit “seulement de les faire vivre ; et “il faut faire vivre aussi ceux qui “ont quitté leur village pour les “parties non envahies du départc-“ment et tous ceux qui, sur la fion-“tière, sont sans ressources parce “(pie l’usine où ils travaillaient a “dû fermer ou parce que la terre “dont ils se nourrissaient a été raz-“ziée ; mais dans la vallée de la Mo-“sel e, qui de Nancy à sa source est “restée inviolée, rapproche de Ten-“nemi a causé des désastres.Les “arbres jetés bas sont le moindre “malheur.Mais, en plusieurs en-“droits, la récolte n’a pu être le-“vée, faute de bras, la population “mâle de seize ans à soixante ans “étant occupée aux travaux de ter-“rassements militaires ; bientôt, “faute d’hommes et de chevaux, le “labourage et Tensémencement ne “pourront peut-être pas se faire et “ce sera une nouvelle ère de misère.“Dans la partie de l’Alsace occupée “par nos troupes, le flux et le reflux “des années ont causé un universel “malheur et la souffrance qu’endu “rent ces paysans d’Alsace est in-“exprimable.Sachons leur montrer “que le premier geste de la “douce “France” qui vient à eux est un ges-“te de secours et de compassion.“Apportons-leur la vie et non la “mort.“Aussi tous ceux qui n’ont pas su-“bi l’invasion doivent-ils, dans un “élan fraternel, venir à Taide de “ces malheureux qui ont souffert “pour chacun de nous ; ('‘est pour “tous les Français un devoir de “charité nationale, c’est pour tous “les amis de la France la plus belle “des oeuvres que le secours aux “victimes innocentes des barbares.” M.Jaray parle en particulier de la région confinant à TAlsaee.Ses paroles pourraient tout aussi bien s’appliquer à tous les départements du Nord et du Nord-Est, où, il y a quelques mois, vivait dans la prospérité une population de plusieurs millions d’habitants.Ajoutons à cela un million au moins de réfugiés belges dispersés aujourd’hui par toute la France, six cent mille blessés dans les hôpitaux, etc.Femmes de Nouvelle-France, la vieille France vous implore par la voix de ses femmes, de ses enfanls, de ses vieillards: vous ne serez pas sourdes à sa prière.Non, elles ne seront pas sourdes à l’appel de la France, les vaillantes petites Canadiennes.Et sur ce point, comme dit le fabuliste, il y a parmi nous bien des hommes qui sont femmes.Madame F.E.Rouleau, de Saint-Raphaël, dans le comté de Bellechas-se, annonce l’envoi prochain de plusieurs caisses par cette paroisse.Les dames de Saint-Raphael enverront de l’usagé et du neuf.Madame Pierre Riopelle, de TEpi-phanie, écrit que le mouvement s'organise dans cette paroisse.Le secrétaire-trésorier de ITle-aux-Noix, M.A.J.Beaulieu, écrit que cette municipalité envoie $25 en argent et lui-même 60 à 80 livres de tabac en feuilles.La municipalité fera davaniage au besoin.Mlle Béatrice Filteau écril de Lot-binière : “Un petit comité de dames et jeu-“ncs filles de Lolbinière enverra à “Montréal la semaine prochaine une “cuisse contenant des effets (cou-“vertures, tr.cots) et aussi une gran-“de quantité de charpie”.Nous n avions pas pensé à la charpie : les dames de Lolbinière y ont pensé pour nous.Vive la Canadienne! La famille Joseph Sabourin, du Très-Sainit^îédempteur, dans le comté de Vandmiil, envoie 50 objets ; madame Edm.Ponton, de Montréal, rue Boyer,T) objets ; Miie Jane Leroy, rue Sherbrooke, 26 objets ; Mlle Léontine Lefebvre, du T.-S.-Rédempteur, 12 objets ; un anonyme, de Rigaud, 2(!0 objets.Les Français de France sont heureux de profiter de notre mouvement pour envoyer des secours à leurs frères de là-bas.M.René Le Bailly nous écrit de Toronto : '' Toronto, Ont., le 9 noembre 1914.“ Messieurs, “ Par le “ Canadian Express ”.ce “ soir, je vous envoie deux paquets, “ Tun contenant (tes tricots de peau, “ l'autre des jerseys de laine.“ J'ai vu dans un journal que vous “ voulez bien vous charger de ces “ expéditions et je vous demande-“ rai de vouloir être assez aimables ” pour joindre ma très modeste “ quote-part à votre prochaine ex-" pédilion.Je destine ces objets à nos soldats français et non à d’au-très.L’hiver arrive et nos vail-lants défenseurs vont avoir besoin “ de vêtements chauds.Je ne sou-“ halte qu’une chose : c’est que tous “ mes conipairiotes qui, comme moi, “ n’ont pas le privilège d’aller dé-“ fendre la patrie à cause de la ré-“ forme, fassent de leur côté leur “ possible pour envoyer, même en “ se privant eux-mêmes, des vête-“ meats çhauds à ceux qui se bat-“ tent si glorieusement.“ Je suis en ce moment occupé à “ passer chez tous mes amis pour “ demander des vêtements et je “ compte vous faire tenir un autre “ envoi sous peu.” “L’esprit de Tannée russe entraine tout avec lui, à tel point que chacun semble ne pas être satisfait s’il ne va pas à la ligne de feu.Le langage de tous ceux qui sont déjà dans les rangs, officiers et soldats, est ferme et ces gens partagent entre eux comme des frères les petites fantaisies de chaque soir.‘'Toute la vie de la Russie est versée dans la guerre et jamais le peuple russe ne s’est révélé plus généreux qu’aujourd hui dans son armée.Contrairement à l’opinion générale, le professeur Pares dit que la cavalerie n’a joué qu’une part insignifiante dans les combats de la Galicie.Il dit que les troupes des Bu-thèries dans l’armée russe se trou-.valent dans une très difficile position.En plusieurs occasions, les Ruthènes tirèrent vaguement dans l’air et les Russes firent la même ¦chose contre eux, les accueillant Les cosaaues ne sc montrèrent pas violents dans cette partie du territoire, dit le.professeur Pares, bien qu’ils durent parfois se montrer assez furieux avec certaines peuplades hostiles.l’avait mis aux arrêts, a été trouvé noyé samedi soir, dans la rivière Avon.Un assez grand nombre de soldats reçoivent des soins à l’hôpital; la plupart d’entre eux souffrent de maladies peu graves causées par l’humidité.LA PUBLICATION DES HAUTS FAITS DES SOLDATS Londres, 16.— M.Gaston Dru, le correspondant londonnien de T“Echo de Paris”, fait part au “Times” de la conversation qu’il a eue avec lord Roberts, à la veille du départ de ce dernier pour la France.Lord Roberts s’est d’abord rendu en France pour voir ses chers Hindous, puis pour conférer avec le général French au sujet du trop grand secret que les autorités militaires gardent, à son sens, sur les prouesses des soldats anglais.11 veut évidemment qu’on tienne secrets tous les mouvements militaires, mais il demande pourquoi on ne ferait pas connaître, quelques jours après qu’une bataille s est livrée, 1er, exploits accomplis par les troupes anglaises.En France, où la conscription est établie, et où on ne compte pas sur l’enthousiasme pour recruter les hommes, on peut s’astreindre nu silence.Mais en Angleterre, où un grand besoin de soldats se fait jeune sentir, comment engagera-t-on le neune homme à s’enrôler, si Ton laisse dans l’ombre la brillante conduite des troupiers anglais, et si Ton cache le fait qu’ils luttent contre des forces supérieures?Lord Robert pensait que ce que Ton avait fait pour les gardes écossaises de Londres.pouvait se répéter, et il voulait toucher un mot à French à ce sujet.LES TROUPES DE RESERVE EN FRANCE Londres, 16.— Des autorités dignes de foi déclarent que les rapports sont faux, qui ont prétendu que le général Joffre avait actuellement au feu toutes les armées que la France peut mettre sous les armes; le général en chef tient en réserve de fortes troupes qu’il appellera sur le champ de bataille, disent-elles, seulement qu’au moment psychologique.Dès le début des hostilités r.n a dit que la France était loin d’être prête à rentrer eu campagne, parce qu'il ninnqiiait aux troupes nombre de nécessités premières à la guerre.Mais quatre mois sont passés depuis et le ministère de la guerre français a fait converger tous ses efforts vers une mobilisation complète de tout le pays.On peut ajouter que l’efficacité de cette mobilisation se fera sentir de plus en plus à mesure que la puissance des armées allemandes ira toujours s’affaiblissant.Paris, K).Dépêche envoyée par la malle pour échapper au censeur).- L’armée française ne consiste pas en une agglomération totale de 3,00().O!)(l, comme on le supposait, mais en une force numérique de 6,090,000 d’hommes.Seulement, il n’y a que 3,000.000 de soldats sur les champs de bataille, et le généralissime français Joffre retient en réserve une autre armée de 3.000.090 d’hommes.Chacun de ces 3.000.000 d’hommes fait partie de groupes comprenant 30 soldats, tous merveilleusement bien entraînés et prêts à prendre le champ à tout moment.Pour faire face à ces trois millions de Français, les Allemands ont nlljgné 2,500,000 hommes et, non 1,500,000 comme on ’e disait, répartis en 56 corps d’armée, nii lieu de 36, Les Anglais o.t un demi-million de soldats sous le feu, et les Belges ont encore 100,000 hommes sous les armes, de sorte que les Alliés luttent avec 3,600,000 soldats contre 2,500.000 Allemands.Sur les trois millions de soldais français, in moitié combat et Tau-h’fi moitié se porte à son secours et lu soulage au besoin.Avec Tapnel général, la Framu peut atteindre un effectif de 8,000,000 d'hommes. 0 V.— No 269 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 16 NOVEMBRE 191 LA LUTTE CONTRE L’ALCOOLISME La paroisse Sainte-Anne tient, avec grand succès, hier, un congrès anti-alcoolique, en l’honneur du grand apôtre de la tempérance, le Père Mathew.— L.’État, le Clergé, la Magistrature et la Science réunis pour dénoncer le fléau.—D’importantes résolutions sont votées et à l’issue de la journée 200 jeunes gens s’enrôlent dans la Tempérance.CEREMONIES RELIGIEUSES, — SERMONS.-CONFERENCES LA MLSSL Si jamais les apôtres de la temperance venait à disparaître de notre ville, c’est dans la paroisse Sainte-Anne qu’on en pourrait encore trouver.Cette pensée nous venait hier au magnifique spectacle donné par nos compatriotes irlandais, à roc-casion d’un congrès paroissial de tempérance organisé sous le nom de ‘“Father Mathew Day”, par la St.Ann’s Total Abstinence and Benefit Society et la St.Ann’s Juvenile Temperance Society, et dirigé par le H.P.Daly, curé de Sainte-Anne.“L’intempérance fait plus de victimes que la guerre” avaient inscrit en tête de leur programme les organisateurs, et c’est par la bouche d’éloquents orateurs qu’ils nous ont prouvé que si cette parole de Gladstone est vraie, le terrible fléau a, comme l’autre, des vaillants soldats prêts à le combattre sans trêve.La journée consacrée à cette belle cause avait attiré dans la paroisse irlandaise que dirige les Peres Ré-demptoristes, une grande foule qui comptait parmi elle les plus éminents des fils du pays de saint Patrice, représentant l’Etat, la magistrature, le clergé, le barreau et la médecine.Elle s’est ouverte par une communion générale des membres de la St.Ann’s Total Abstinence and Benefit Society et la St.Ann’s Juvenile Temperance Society ; plusieurs centaines d’hommes et de jeunes gens s’approchèrent de la sainte table offrant un magnifique spectacle de foi.A 10 heures, à la grand’messe solennelle, le Rév.Père Campbell, S.L de New-York, retraça d’un verbe autorisé la vie et l’oeuvre du grand apôtre de la tempérance, le Père Ma: thew, dont le nom servait pour ainsi dire de parrainnage à la consolante manifestation du jour.L’église dédiée à la grande thaumaturge étaiti littéralement comble.A 2 heures 30, le Rév.Père Chas.Kelz, C.SS.R., parla aux enfants des écoles des grands dangers de l’alcool, pendant qu’à trois heures s’ouvrait à l’école Saint-Patrice, la séance principale.5 Après un joli morceau de musique exécutée par l’orchestre Sainte-Anne, le R.P.Daly souhaita la bienvenue et lut des 'lettres d’encouragements et d’approbation du «âi-gue apostolique.Mgr Stagni et de S.E.le cardinal Bégin, ainsi que des lettres de félicitations de sir R.-L.Borden, sir Wilfrid Laurier, sir Lomer Gouin, M.le maire Martin et MM.les commissaires Côté et Ainey qui s’excusèrent de ne pouvoir se joindre, en personne, à la manifestation, puis M.C.J.Doherty, ministre de la Justice, fut appelé à présider.Il avait à ses côtés NN.SS.Bruchési et O’Brien, les orateurs que nous nommons plus bas, et M.le commissaire municipal McDonald, qui représentait la ville.M.Doherty dit quelques mots sur l’utilité, et mieux, sur la nécessité d’une lutte organisée contre l’alcoolisme puis présenta les conférenciers.Tour à tour prirent la parole sir Charles Fitzpatrick, juge en chef de la Cour Suprême; M.le Dr J.J.Guérin, ex-maire de Montréal; M.J.-C.Walsh, le R.P.J.McShane, curé de Saint-Patrice; S.G.Mgr l’archevêque de Montréal, Mgr O’Brien, évêque de Peterborough, Ont., et M.le juge Lafontaine, président de la ligue anti-alcoolique.Après ce brillant tournoi d’éloquence qu’interrompirent souvent des applaudissements chalpeureux, Rassemblée entière, par un geste unanime, vota les importantes résolutions' ]a guerre suivantes qui constitutèrent, sui- • •• vaut le mot du Père Daly, la plus importante partie du programme de la journée: LA SEANCE DE L’APRES-MIDI C’est devant une salle archi-com-ble, en dépit de l’inclémence de la température, que s’ouvrit la série des discours dont nous donnons ici un pâle résumé.SI B CHARLES FITZPATRICK Au chef de la Cour Suprême incombait la tâche de montrer les bénédictions de la tempérance, et c’est en procédant par comparaison, en faisant défiler sous les yeux de Rassemblée, les malédictions de l’intempérance que Ronatieur s’en acquitte en dépeignant les scènes du misérable foyer de l’alcoolique."Il m’appartient, dit sir Charles, de prendre contact avec mes compatriotes, car ce qui les concerne ne peut me laisser indifférent.L’Irlandais est capable des actions les plus bielles et les plus utiles, à la condition qu’il soit tempérant et, s’il en est qui n’ont pas joué le rôle qu’ils auraient dû tenir • dans la vie, malgré leurs qualités, la cause en est à l’intempérance.J’ai vécu une longue vie et de l’expérience acquise, je puis dire que je ne connais pas de pire maux que ceux qui résultent de l’intempérance.Lé juge en chef fait ici le tableau de la famille qui a pour chef un malheureux alcoolique.“Point n’est besoin pour moi, dit-il, d’insister sur ce sujet, vous savez pour Ravoir vu combien est triste ce spectacle.Certains diront qu’ils ne peuvent s’ingérer dans la vie du prochain, qu’ils ne sont pas les gardiens de leurs frères; eè manque de charité frise ie blasphème et devant les misères engendrées par l’alcool, il est de notre devoir, suivant ce grand principe pour i qui ordonne d’aimer son frère coin-échapper aux effets de la loi des li-jme soi-même, de tenter tout pour le cences et particulièrement à l’obser- ramener dans la bonne voie, pour vance du dimanche, il est résolu | l’empêcher de tomber et pour eloi-qu’un appel public soit fait aux au-j gner de lui le danger.C’est là 1 oeu- l’éducation du peuple.“Attendu que la congestion des buvettes dans certains quartiers, tout en étant conforme à la lettre de la loi, est en contradiction avec Res-prit de la loi; que dans certains quartiers le nombre des permis par tète, est de six fois plus grand que la proportion, par tète, pour toute la ville; attendu que cet état de choses est ruineux pour la cause de la tempérnace dans ces quartiers particuliers, il est résolu que cette assemblée réclame la redistribution des permis suivant la proportion par quartiers et non suivant la proportion générale de la ville.“Attendu que les permis de clubs sont surtout des artifices M.J.-C.WALSH “ Le médecin ayant été capable d’arrêter le mal, dit Me Walsh, représentant du procureur général à Montréal, le père Daly a appelé ’a police.” L’orateur énonce ainsi son rôle dans la lutte contre l’alcoolisme.La loi en mains, il étudie, sans vouloir ni critiquer ni louer, les armes légales mises à la disposition du public pour combattre Rnl-coolisme.“ La loi laisse entièrement entre les mains des citoyens la faculté le déterminer s’ils veulent avoir ou ne pas avoir de buvettes : c’est la prn-hibiton-restreinte, pour ainsi dire.Un débitant d’alcool veut-il ouvrir un bar, qu’il lui faut vingt-cinq signatures d’électeurs domiciliés dans les environs où il veut s’établir.Vous pouvez alors signer ou ne pas signer.Suivant que vous ferez l’un ou l’autre, ou aurez ou vous n’aurez pas de buvettes près de *hez vous.Vous êtes donc les maîtres, et pour peu que vous songiez un instant que vc>tre signature est une recommandation, vous comprendrez que vous pouvez aider puissamment la cause de la tempérance.Peut-être aussi votre signature ne sera pas sollicitée : Vous avez alors une autre arme : l’opposition, et c’est à vous de vous en servir.LISEZ LETIQUETÎE WHITEST, I^WL'L BISCUIT.^umcoJSSru^ AINS NO LISEZ [ETIQUETTE torités pour amener sous l’effet de la loi générale, les permis de clubs.“Attendu, que la propagande et l’éducation de l’opinion publique sont essentielles au succès de la cause de la tempérance, il est résolu d’inviter toutes les associations catholiques tie soumettre ces résolutions à leurs membres, ou des semblables, et à les déposer devant les membres du gouvernement provincial et devant les autorités municipales.” La foule se dispersa ensuite pour se rendre, après le souper, de nouveau à l’église Sainte-Anne où S.G.Mgr M.O’Brien, prononça un sermon sur l’Abstinence totale.Mgr l’Archevêque de Montréal clôtura la fructueuse manifestation pleine de foi et d’enseignements, par la bénédiction solennelle du Très Saint-Sacrement.SOLENNELLE SERMON LE DES RESOLUTIONS “Attendu que l’intempérance, comme source de maux, n’atteint non seulement l’alcoolique mais sa famille entière et toute la nation, il est résolu que cette assemblée déclare qu’il est urgent que le gou-vernement de la province et la ville | aident la cause de la temperance | par la distribution de tracts, eir-l culaires, placards, etc., pour faireI L’église de Sainte-Anne avait revêtu pour la circonstance sa toilette des grandes fêtes.La messe solennelle fut chantée à 10 heures, par M.l’abbé MeCrory, de l’archevêché, assisté du B.I’.Mulhorn et du R.P.Ganssens, C.SS.R.A l’évangile, le R.P.Campbell, S.J., de.Nçw-York, monta à la chair.En un langage vibrant, le distingué prédicateur retraça l’histoire de Pierre l’Ermite, prêchant les croisades au cri de “Dieu le veut”.Il y a cent ans un humble capucin, le Père Mathew, curé d’une pauvre paroisse de Cork, Irlande, prêcha à son tour une autre croisade : celle de la tempérance.Le R.P.Campbell décrit tout le travail accompli par cet apôtre qui.de la conversion d’un petit groupe de soixante personnes sous la bannière de la tempérance, marcha de succès en succès jusqu'à ce qu’il :ut atteint le merveilleux chiffre tie 7.-000,000 d’adhérents à la cause de la tempérance, à la suite de ses prédications.“Et ce triomphe s'obtint, non.par Rappel aux passions faciles qui explique le grand nombre de maho- j métans .niais par un appel contre! les passions qui transforma d’abord j la paroisse du Père Mathew du tout: au tout et beaucoup d'autres ensuite.’’ Le prédicateur montre ensuite j l’enchaînement intime de la vertu de tempérance avec les autres vertus cardinales, de prudence, de justice et de force.C’est la tempéran- j ce qui contrôle les passions.En se j servant des images et des leçons de 1 actuelle, le B.P.Campbell montre qu’il faut plus d’offen-, sive que de défensive dans la guer- j re contre la passion rie boire.Il rap- j pelle ensuite l’acte des divers gou- : vernements en guerre qui ont sagement interdit la vente des plus dangereuses boissons alcooliques.“Mais la législation humaine ne vaut pas grand’chose, dit-il, quand il s’agit I de lutter contre les passions, il faut I l’aide de Dieu sans laquelle nous ne | pouvons rien.” C’est en exhortant ses compatriotes à se mettre au front de la campagne antialcoolique que le prédicateur termine son sermon.vre des sociétés de tempérance comme celle qui nous a convié aujourd’hui, et nous devons les aider en faisant du recrutement pour elles, eu grossissant le nombre de leurs adeptes et enfin en prêchant par l’exemple."Je n’ai jamais fait usage d’alcool, dit sir Charles, mais j'ai cru faire mieux, et je m’excuse de ce trait personnel, j’ai cru devoir montrer l’exemple, en m’enrôlant dans l’abstinence totale.” L’orateur termine en montrant combien un ivrogne fait du tort non seulement à soi, mais aussi aux siens et à son pays.“Un moment de réflexion sur ce seul sujet, suffit à convaincre tout homme d’énergie qu’il doit se faire un apôtre de la tempérance.” M.LE DR GUERIN Le distingué médecin succède à sir Charles et parlant en connaissance de cause, il vient établir le bilan des ravages causés à l’être humain par l’alcool.“Les gens s’excusent, dit-il, en at-firmant qu’ils ne peuvent se passer do liqueurs alcooliques, qu’eües leur sont indispensables.Ceci ne peut être soutenu: l’homme n’est pas ne avec un penchant vers l’intempérance et il ne peut prétendre que l’alcool est nécessaire à son existence.La science, basée sur d’indiscutables constatations, prouve le contraire.Evidemment, l’enfant de 1 al-cooüique aura des dispositions de se laisser tenter, mais la force lui a etc donnée pour résister s’il veut tout simplement raisonner un instant.Le docteur Guérin examine ici les multiples maladies qui affligent l’humanité et il prouve que dans un très grand nombre de cas.la cause déterminante sinon l’origine vient de l’alcool.“Le système nerveux est d abord atteint, puis ce sont les tissus qui perdent leur résistance et enfin, le coeur, qui, privé d’un sang généreux nécessaire à son fonctionnement.amène, trop souvent hélas! une fin prématurée après une vie perdue.“On semble croire chez certaines personnes que l’alcool est une nourriture.Bien n’est plus faux: c’est au contraire un poison qui finit toujours par terrasser sa victime.On dit aussi que l’alcool augmente la (’lialeur animale et l’on en boit pour se réchauffer.Aux sensations ressenties il semble que cela soit vrai et, cependant, il est établi d’une façon absolue que cette chaleur de surface n’existe pas, mais qu'au contraire Ralcool refroidit.“L’alcool est aussi, dans l'idée de plusieurs, une panacée et c’est cn-là une grave erreur; Ralcool LE R.P.McSHANE Le curé de Saint-Patrice ne lit que quelques mots, se déclarant optimiste devant le succès obtenu en ces dernières années, alors que l’opinion publique a été mise en éveil et que la lutte contre l’alcoolisme s’est poursuivie avec des succès marqués, entre autres la fondation et la multiplication des sociétés de tempérance.La lutte n’est cependant pas terminée, et nous devons la poursuivre sans relâche.MGR L’ARCHEVEQUE Sa Grandeur Mgr Bruchési lève aussi la bannière du combat incessant contre l’alcool.Elle rappelle comment, il y a une dizaine d'années, au lendemain de son élévation à Répiscopat, Elle entreprit une guerre contre le terrible fléau.“ C’est une lutte qui durera vingt ans, disai-je alors,- et nous la poursuivrons jusqu’au bout pour former une génération de citoyens sobres comme celle que nous avons devant nous.Pour cela, il faut faire l'éducation de l’enfance et imiter Rex cellent exemple de sir Charles Fitzpatrick : abhorrer à jamais l’a cool.” S.G.Mgr Bruchési bénit les jeu-1 lies croisés en leur donnant queJ-ques conseils.| Vint ensuite la bénédiction du T.j S.Sacrement.M.McCaffrey tenait l’orgue et M.Norris dirigeait le choeur de chant.LETTRE DU CARDINAL BEGIN I Voici le texte de la lettre de S.E.! le cardinal Bégin, dont nous parlons au début: Archevêché de Québec, 12 nov.1911 P.Daly, C.SS.R.Sainte-Anne, Montréal.Mon révérend Père, LE SOIR - SERMON DE O’BRIEN MGR Le soir, à l’église Sainte-Anne, Sa Grandeur Mgr M.O’Brien, D.D., évêque de Peterborough, donna un éloquent sermon sur l’abstinence tota le.Lu cérémonie du soir commença par le chapelet, après quoi eut lieu la procession des enfants de choeur et du clergé.Mgr O’Brien monta ensuite en chaire.Félicitant »c curé et les paroissiens de Sainte-Anne, pour le grand succès de céttc journée du Père Mathew, il déclara que dans ce mouvement de tempérance, il n’y a J pas de milieu; il faiit être pour ou contre.I Le distingué prélat montra ensuite combien l’homme, la plus belle création de Dieu, se dégrade par l’ivrognerie, le plus grand de tous les péchés, parce qu’il! met sa victime hors de Ratteinte de lu grâce divine, j Des images frappantes des suites I funestes de l’ivrognerie chez le père de famille et chez le jeune homme vinrent ensuite.Puis Mgr O’Brien i réfuta heureusement les objections | et dictons pooulairçs relatifs ’à la j tempérance, “Nousni*avoirs' aucune raison pour prendre la moindre! consommation d’alcool, dit-il, et nous en avons de multiples pour n’en pas prendre.” L’orateur sacré appuya fortement sur Ja nécessité de l’abstinence totale.Tous les ivrognes invétérés étaient d’abord des buveurs modérés.et ceux-ci ont beau protesté, c’est le petit nombre qui pas dans l’ivrognerie.I ne tombe i seul remède et préservatif est l’abstinence totale.Plusieurs motifs d’intérêt moral, social et matériel furent ap-nortés à l’appui de l’abstinence totale.Le temps est passé, dit le prédicateur, quand il faüait s’excuser d’être de l'abstinence totale.Chaque homme est le dépositaire d’une cer-cnre ta une grave erreur; l’alcool j laine mesure d’influence sociale ; des maux mais n’en gué-; qu’il le veuille ou non, cette influen- J'ai reçu le programme de la belie journée que vous préparez pour honorer la mémoire du grand apôtre de la tempérance, le Père Mathew, et sans doute pour donner aussi un nouvel élan à la lutte antialcoolique.C’est très aimable de votre part de m’associer ainsi à vos nobles projets ! et je vous remercie de cette délicate j attention.De grand coeur, je vous félicite,! vous et vos braves paroissiens, deiu très heureuse initiative que vous ivez prise et je souhaite que vos ef-j forts soient couronnés de succès.i L’alcool a déjà accumulé des rui-| nés chez nous.Véritable malfaiteur, 1 a porté le désordre dans toutes es sphères de l’inactivité humaine.Il est le grand pourvoyeur de nos cimetières, de nos hôpitaux et de nos prisons.Rien ne résiste à ses attaques sournoises, et les victimes qu’il fait sont la honte d’une société civilisée.11 ne laisse sur son passage que des fortunes écroulées, des foyers éteints, des familles désorganisées, des santés ruinées, des âmes| désemparées.Aussi il faut savoir-gré à l’Eglise d’avoir jeté le cri d’alarme et de s’être mise à l’oeuvre pour combattre et enrayer ce terrible fléau de l’ivrognerie.A son appel se sont levés des apôtres, vérita-Wes soldats d’une sainte croisade, qui ont livré des combats héroïques et remporté de nombreuses victoires.Comment ne pas s’en réjouir, quand on sait que chacune de ces victoires est une conquête de la civilisation sur la barbarie, de la raison sur les sens, Range sur la bête, de Jésus-Christ sur satan?J Voilà pourquoi ils restent debout et vont de l’avant, ces croisés sans i peu et sans reproche, bien décidés de poursuivre jusqu’au bout leur ! campagne d’assainissement et de délivrance.Vous êtes, mon révérend Père, vous et vos paroissiens, un fier batailleur de la grande armée.La fête que.vous préparez sera une ex-eeilente occasion de vous serrer autour du drapeau, de relrci .per vos courages, de fourbir vos armes et de donner à vos troupes plus de cohésion et d’entrain.Je prie Dieu de vous conduire à la victoire.Vous pouvez compter sur mes vives sympathies.Je suis avec vous d’esprit et de coeur.Comme gage de ces sympathies et des voeux que je forme pour votre sucrés, je vous envoie, à vous, mon et à tous vos collabora-très affectueuse hénédic- TRIBUNE LIBRE L’EMIGRATION BELGE On nous communique la lettre suh ante : A Messieurs les Président et Membres de la Chambre de Commerce du District de Montréal, Ville.Messieurs, Au nom du Club Wallon Belge de Montréal j’ai été chargé à la dernière assemblée générale du 8 courant de vous faire remarquer que le moment est mal choisi d’encourager l’exode des réfugiés belges au Canada pour les motifs suivants: lo) A cause de la crise financière et industrielle qui sévit ici à tel point que l’on y redoute le paupérisme, autrement dit une niisere profonde cet hiver.2o) Même au cas où (les agriculteurs belges débarqueraient ici en ce moment, que vont-ils venir faire dans la plus mauvaise des saisons, alors qu’ils ne pourront endurer une température sibérienne sans y être insensiblement acclimatés, et quel genre de travail va-t-on leur procurer et quel sera leur salaire car nous ne supposons pas qu’on va les faire travailler pour les nourrir et les héberger tout simplement.D’autre part la “Patrie” dans Ré-ditorial du samedi 7 courant le disait très bien sous le titre “L'émigration belge”.“Plus la patrie est malheureuse, plus on s’y attache, moins on s’en éloigne.” “La Belgique souffre, elle est écrasée, ruinée, piétinée par un ennemi brutal, sauvage.Mais elle renaîtra, redeviendra prospère et CANADIAN PACIFIC Express Toronto-Chicago Ls.T.are Windsor.Ar.Toronto (Union).Ar.Chicago.8.4."» a.m.10.00 p.m.5.40 p.m.7.35 a.m.7.45 a.m.9.05 p.m.Toronto (rue Yonge) .10.50 p.m.8.00 a.m.Wagons café-observatol- Ls.Gare XVindsor.Ar.Toronto.Trains de jour ¦ re-palais et buffet.Trains de nuit — Wagons-observatoire k compartiment et wagons-lits.P-gAu* w ,,tL,T8» Œ^i.ïfcSSïiS Hotal Windsor, Garss Plaeo VLcor «t dm lo Rua Windsor GRAND TRUNK SYSTEM^ VOIE DOUBLE SUR TOUT LE PARCOURS MONTREAL —TORONTO—CHICAGO ^"INTERNATIONAL LIMITED” Le train d’un service supérieur du Canada Quitte Montréal k 9.00 a.m., arrive à Toronto à 4.30 p.m., Détroit 9.55 p-n».Chicago 8.00 a.m., tous les jours.SERVICE DE NUIT AMELIORE Un train quitte Montréal a 11.00 p.m., or* rivant à Toronto à 7.30 a.m.Détroit 1.4a p.m., Chicago, 8.40 p.m.Service quotidien de wagons-lits, club-pnmnnrtiment entre Montréal et Toronto.122, rue St-Jacquea, angle fc>t-Fraa-çois-Xavier—Tél.Main 0901 Hotel Windsor “ Uptown 1187 Gare Bonaventur* “ Main 8221 du travail pour cela elle a besoin de tous scs enfants.” Ils le savent et sont prêts a rentrer dans leurs villes dévastées aussitôt uue leur territoire sera redeve-j nu libre.“Quant aux fermiers, que pourrions-nous leur offrir de plus qu’ils | ne trouveront chez eux?Nous leur offrons de la terre, ils Ront et ils! l’ont arrosée de trop de leur sang j pour ne pas y être profondément attachés.” “Le gouvernement d'Ottawa a justement reconnu que tout encouragement donné en ce nimnent à l’immigration belge pourrait être condamne comme un acte dénué de sympathie envers la Belgique.” ‘ Voilà donc des raisons impératives et suffisantes pour qu’on n’encourage pas l’exode des réfugiés belges (l’Angleterre au Canada.D’ailleurs le roi et le gouvernement belges n’ont jamais été et_sont encore moins en faveur de Rémi- j gration belge.] 1 La Belgique va avoir besoin de tous ses enfants non seulement après la guerre mais vous n’ignorez pas qu'elle rappelle tous les hommes valides de Iti à 45 ans sous peine d’être considérés comme traîtres à leur pays.1.1, vous faudra donc choisir de ; homines au-delà de 45 ans pour coloniser.S’il est vrai que des réfugiés belges s’en viennent au Canada, nous estimons que c’est un crime de leur avoir conseillé d’entreprendre ce, long voyage, alors qu’ils étaient bien traités en Angleterre et que là-bas ils sont à une faible distance pour réintégrer leur pays aussitôt celui-ci évacué par l'envahisseur.Supposez que malgré toutes les bonnes volontés ces malheureux ne puissent se créer une position quelconque ici, les bureaux d'immigration se chargeront-ils du rapatriement en Belgique?That L the question! 11 ne faut pas perdre de vue que les Belges établis au Canada ne sont pour la plupart pas dix plus riches et que la grande majorité éprouve des difficultés inouïes pour arriver à joindre les deux bouts, alors qu’adviendrait-il des nouveanx-ve- LIGNE ALLAN MONTREAL-LIVERPOOL “Grampian” mardi, 17 nor.AU JOUR MONTREAL-GLASGOW “Pretorian” mardi, 24.nov AU JOUR MONTREAL — LONDRES “Sicilian” dim.15 nov.(escale au Hàvre) AU JOUR “Corinthian” mardi, 17 nov.Ù Londres directement) AU JOUR DEPARTS DE NOEL ST-JEAN, N.B.-LIVERPOOL “Hesperian” vendredi, 4 déc.2 p.m.“Scandinavian” vendredi, 11 déc.5 p.m.Pour tous détails, s’adresser à : H.& A.ALLAN 2 rue St-Pierre et 675 rue Ste-Catherine Ouest.T.COOK & FILS.530 Ste-Catherine O.W.H.HENRY.286 rue Saint-Jacques.HONE & RIVET, 9 boul Saint-Laurent.AO S AN TIC VICff cher Père, leurs une tion.(Signé) L.N.Cardinal BEGIN, Archevêque de Québec.provoque dit que que, en rit aucun M.Guerin pour terminer si l’alcoolique souffre ce somme, il mérite, sa progéniture est aussi atteinte et c’est là un abominable crime contre la famille et contre la nation.“L’enfant de l’alcoolique s’il n’est pas idiot ou épi-| leptique — comme c’est le cas de j centaines de malheureux qui finis-I sent leurs jours dans les asiles —; i est un être menacé de mort dès le, | berceau.On cherche les causes de lia croissance effroyable de la mor-| talité infantile: le grand coupable,j lèrent c’est Ralcool.’* I rance.ce doit servir au bien ou au mal.Donc, conclut Mgr O’Brien, il faut entrer corps et âme dans le mouvement de la tempérance afin que notre abstention ne soit pas portée au crédit de ^intempérance, l’un des plus grands fléaux de la terre.En terminant, Mgr O’Brien supplie les paroissiens de Sainte-Anne d’entrer vigoureusement^ dans ce mouvement dans l’intérêt de leur âme et de celui de leur prochain.Après le sermon environ deux cents garçons de la paroisse s’enrô ' dans la société de la LES EPICIERS DE MAISONNEUVE nus Nous vous prions.Messieurs, de bien vouloir noter notre protestation et espérons (pie vous voudrez bien la prendre en haute considération.Nous vous présentons, Messieurs, nos salutations distinguées.Pour le Club Wallon, (Signé) F.WOLFF.mensuel- L’assemblée régulière et le de la Section des Epiciers, succursale de Maisonneuve, de l’Association des Marchands DétaiJleurs du Canada.Inc., aura lieu mardi, le 17 courant, à 8 heures p.m.précises, à la salle Houle, rue Létourneux, Maisonneuve.A cette assemblée, on considérera l'opportunité de rencontrer le Conseil de Ville de Maisonneuve, au sujet du réajustement des licences, et ternpé-j toute autre question dans l’intérêt I de la section sera à l’ordre du jour.ELOIGNER LES ABATTOIRS IL N’Y A PAS D’AUTRE MOYEN DE SUPPRIMER LES MAUVAISES ODEURS, DECIDENT LES MEMBRES DE LA DELEGATION MUNICIPALE AUX ETATS-UNIS — LE TRAMWAY.LIGNE DE LIVERPOOL DE MONTREAL MISSANABIE.19 nov.• DE ST-JEAN, N.B.MISSANABIE 15 déc.Pour prix, renseifirnements, etc., s’adresser à WM.WEBBER, Agent Général.Bâtisse Dominion Express, ou aux agenta locaux.sion, ils ont cru bon de se rendre compte une fois de plus de l’état de ceux que nous possédons à Montréal en se rendant sur les lieux.A leur retour, ces messieurs ont annoncé qu’il n’y avait pas d’autre remède à apporter pour les établissements que nous possédons à Montréal que de transporter les fondoirs et les abattoirs dans un endroit éloigné de la ville.LE TRAMWAY AU BUREAU DES COMMISSAIRES.M.le maire Martin a convoqué une séance du bureau des Commissaires pour 10 heures 30, cet avant-midi, dans le but de discuter son projet d’un nouveau contrat avec la compagnie des tramways.Comme M.le commissaire Côté sera de retour de Philadelphie, le bureau siégera au complet.M.le maire invite les échevins a assister à cette séance.-*- Le maire et les membres de la délégation qui sont allés faire une tournée d’inspection aux Etats-Unis ont discuté les termes de leur rapport concernant les abattoirs, samedi matin.Avant d’en venir à une conclu- 0RD0 - ORDO PRETRES ET COMMUNAUTES Nous avons reçu les ordos pour 1915.Ne retardez pas pour donner vos commandés.Téléphonez-nous ou écrivez-nous.Main 1948.Langevin & L’Archevêque, libraires, 8, rue Saint-Jacques, Montréal.r.089 e FEUILLETON DU DEVOIR LES EXILÉS par PAUL ACKER.14 (Suite) Personne, cependant, autour de Claude, ne prêtait attention au gendarme: lui, au contraire, n’en supportait qu’avec peine la vue; ce casque menaçant, ce sabre, tout jusqu’à la couleur de Runifonne lui semblait tellement en désaccord avec la nature si tendre.Mais alors ces Stiffer, et ces pensionnaires, qui presque tous étaient des Alsa-ciéns, ça leur était donc égal, que le gendarme fût Allemand ou Français?Il sc souvenait du temps où, jeune homme de vingt-cinq ans, il professait qu’il fallait détester le gendarme en soi.tou! gendarme, à quel- que pays qu’il appartint, étant le soutien d’une société à détruire.Oui.mais lui, il inclinait alors, par raison d’esprit fort, vers les! idées révolutionnaires.mais eux.l ce patron d hôtel, cet employé, ce] gros homme jovial, ils n'étaient pns| des intellectuels.Que pensaient-ils?Tout naturellement, cette question se posa une première fois à sa curiosité, puis vite elle se fit obsédante.Oui, que pensaient-ils ?Vainement essayait-il de les interro- ; lassent avec un accent effroyable le français, mais à l’école on ne le leur enseignait pas.Pourtant, il avait épousé une jeune fille de Nancy, et il projetait de les envoyer un jour dans la famille! de sa femme pour qu’ils apprissent la langue de leur mère.Il se plaignait aussi des affaires qui n’allaient pas, de l’argent qui était rare, des relations difficiles qu’on entretenait avec les Allemands, des ennuis qu’ils créaient continuellement.Par contre, s’il était question de la France, il avouait que, avec ses luttes religieuses, les revendications syndicalistes, la décadence de la marine, elle l’effrayait: il avait de la France une vieille et belle imagination qu'elle ne réalisait plus.Mais ce qu’il pensait an fond de lui, ce qu’il souhaitait, ce qu'il désirait, il ne l’exprimait pas, et peut-être ne désirait-il rien, vivant dans son petit coin, attentif à sa besogne, bornact ses besoins et ses rêves an bureau qui lui assurait i une existence honnête.Un matin où i sou fils, un gamin de douze ans, 'aiar luit d'un chien qui montrait dents, la mère, pour lui inspirer gné, la femme, qui n’avait pas remarqué cette stupéfaction, et sans doute ne Reùt pas comprise.L'après-midi Claude s’en allait dans la forêt, au hasard, désertant les chemins commodes, choisissant les petits sentiers, s’enfonçant dans les taillis an mépris des féroces règlements.Il y était seul, et il lui semblait que, pleine de joie et plci- ques-uns très vieux, le tronc meurtri ou éventré, les rameaux desséchés, les branches tordues ; les autres, chargés d’années, mais toujours chargés de jeunesse ; d’autres, les derniers venus, plus sveltes encore, l’écorce toute fraîche, s’élançant vers le ciel d’une vigueur plus pressée.Il rentrait, poudreux, avec le jour ne de mystère, pleine de silence et finissant.Le jeune homme taciturne pleine de murmures, pleine d’om-! n’avait pas bougé ; le comptable de lire et pleine de clarté, elle lui ap- Mulhouse, en pantoufles, fumait une partenait tout entière.j pipe ; la vieille dame de Saver ie Assis sur la mousse, au milieu des ; pliait son ouvrage et, craignant le fleurs sauvages, il respirait l’odeur serein, regagnait sa chambre.Lui profonde de la terre humide et il suivait les insectes qui, parmi les plantes, rampaient vers des besognes nécessaires, tandis que le so- i Ici!, glissant à travers les graves sa-! pins, illuminait les tapis de myrtil-! les.Le large bruit de la mer rou-‘ lait au faîte des arbres.1! continuait sa marche.Tout à coup, la forêt s’ouvrait; cile montrait, commandés par un château eu ruines, d’autres bois et s’asseyait dans le jardin, à la limite même où poussait une bordure d héliotrope, de verveine et de balsamine, et il regardait le soir descendre.Il croyait ne regarder que la val-| lée, verte, blanche, rose, sous la iu-! mière mourante ; il croyait ne regarder (pie la montagne bleue où j passaient de grandes ombres ten-' (1res ; il croyait ne regarder que la i plaine et le village qui peu à peu se ger; Us répondaient évasivement, ]a iloniC) ]uj (jq tout naturelle-tout de suite défiants.Le comptable de Mulhouse, le plus instruit, né avant la guerre, se 1 désolait bien que ses enfants par- ment: “Eh bien! ch bien! si tu as peur, tu seras un joli soldat de Rem pereur Guillaume." Claude avait ( autres montagnes plus sauvages ., , ., „„i., - , .‘ Zn perdaient dans une obscurité velou- ou plus riants, que vouait une va- y ___ ., peu!- bleue ; ou JuWi, n»rta,n, I'«• A««.et ,1 la r« lu plaine immense semée tic villa- t-'ln ;M , petei e ges rouges ; puis elle se refermait, •‘A.d t F jalouse d’avoir montré d’autres eautés que les siennes, et elle ne I X Ml » I MA* I CA Mill v:» «.AiriMMV. n 1 I y - -1 - - » (•(.nti’imilé stupéfait, presque indi-nnontroit plus que ses arbres.(iii>*l- a un sensible et beau visage, sur lepjel tout sc reflète, comme on regarde une femme qu’on commence d’aimer.Un immense voile mauve tremblait d un bout de l’horizon à l’autre ; toute la terre exhalait une infinie douceur, et la nuit s’étendait.A cette heure-là, pourtant, il se sentait plus triste, parce qu’il se sentait plus seul, il aurait voulu confier à quelqu’upn ce.qu’il éprouvait, et il n’y avait personne qui eût pu le comprendre.Sa pensée, alors, fuyait instinctivement vers Colmar et Mme Dolnay.11 avait envoyé à la jeune femme des .cartes postales ; il en avait reçu deux ; dans la première, elle lui disait qu’elle était tranquillement heureuse ; dans la seconde, (pie les tombes du cimetière avaient été nettoyées.Il évoquait son visage, il tâchât d’imaginer sa vie calme au milieu de ses amis.Ne viendrait-elle pas un jour aux Trois-Epis ?Parfois il se promettait de descendre jusqu'à Colmar, et de lui rendre visite : il parlerait avec elle, elle l’écouterait, elle le comprendrait ; et le lendemain, il n’osait pas.Un matin, à l’aube, il partit, pour voir à une heure où personne ne la voit, -cette forêt qu’il aimait tant.Quand, sauté à bas de son lit, le petit domestique lui eut ouvert la porte, l’air léger fut pour le visage de Claude une caresse qui le surprit, Il traversa hâtivement le village, aux volets clos.1 A' soleil pâle ef- fleurait à peine la nature et la laissait eneore tout odorante de la nuit.Les hautes fougères où brillaient des gouttes d’eau, les feuillages mouillés, les bruyères humides, tout gardait une fragile fraîcheur.11 y avait partout un grand silence, presque une virginité; les fils lumineux de la Vierge tissaient entre les arbres do chimériques barrières.Nul bruitI pas de vent, même pas de brise, les feuilles immobiles: un royaume où nul n’avait pénétré.Et soudain un oiseau se mit à chanter, un autre lui répondit, puis un autre, et de tous les -coins de la forêt, des oiseaux chantèrent; on ne les distinguait pas ; seulement, de temps en temps, on entendait tomber une brindille cassée ou un vol d'ailes frémissantes parmi les branches.Claude allait devant lui, par un étroit sentier qui montait, descendait, tournait, entre des mûriers et des framboisiers, son pied bien sc-lide sur les rochers, les aiguille': • .» pins ou le gazon foulé.Il ne savait pas exactement où il allait, car il n’avait pas fixé un but à sa promenade; il marchait, le coeur léger comme l’air qu’il respirait et plein de jeune innocence, comme la nature.(A suivre) 12 i\ 6 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 16 NOVEMBRE 1914 VOL.No 269 LA VIE SPORTIVE L’ECOSSAIS ESSON EST FIER DE SES SUCCES IL SERA PEUT-ETRE MOINS GONFLE APRES SA RENCONTRE AVEC LE Dr ROLLER.— POUR MERCREDI SOIR AU PARC SOHMER.— LE “DOC” SAURA MENER LA DANSE RONDEMENT.Une rencontre que les amateurs at tendaient depu s 'l’ouverture de la saison aura lieu mercredi soir prochain au Parc Sohmer.Le Dr Roller, le lutteur le plus aimé de notre population sera ce soir l’adversaire du fameux Jimmy Esson que ses derniers succès ont enflé à la manière de la grenouille de la fable.A l’en croire il terrassera toute l’Amér'que du Nord avant de retourner dans les Highlands d'Ecosse où ses succès sont câblés.Comment, disait-il jeudi à George Kennedy, un lutteur comme moi ne pourrait tomber ton Docteur?Oublies-tu, Georges, que j’ai triomphé successivement du nègre Anglio, d’Adahli Pedivan, de Joe Rogers de .Fournier, de Spoul, de Saft, et de plu-1 s eurs étoiles mondiales lors des derniers grands tournois de Paris?Et Georges de lui répondre: “Mais tu n’as pas encore triomphé de Rol er” Furieux de cette riposte Esson voulut tout parier à partir de ses chaussures jusqu'à son couvrechef.Nous verrons quelle figure il fera niercred contre le lutteur le plus au courant des coups du genre libre en Amérique.Dominer Roller sera chose plus d fficile que de tomber Joe Rogers et de vaincre le Hollandais Van Riel, tel qu’il l'a fait en Europe.L’Américain n’est pas homme à reculer devant plus lourd que lui.Sa vitesse et sa connaissance de tous les coups de luite lui feront porter à Esson des prises auxquelles l’Ecossais ne s’at tendra pas du tout.Plus Esson mon trera de sauvagerie mieux il sera tombé par .’Américain.Les menaces de l’Ecossais loin de l’énerver l’aideront à trouver le moment opportun pour le tomber.La victoire du Dr Roller serait très populaire, mais nous devons nous attendre quand même à voir Esson résister courageusement car il faut bien admettre qu’il n’est pas un lâcheur.La séance de mercredi prochain nous réserve donc une série d’émot ons.Nous croyons quand même que le géant Esson trouvera ce soir-là “son homme”.LA SAISON DU RUGBY M.I.EMMETT QUINN ELU PRESIDENT DE LA N.H.A.IL A ETE CHOISI POUR REMPLACER M.TOM YATES FOSTER, DEMISSIONNAIRE.— FRANK CALDER, SECRETAIRE - TRESO -HIER.— LA SAISON S’OUVRIRA LE 2(i.— LE CALENDRIER DES JOUTES.F,es magnats de la N.IL A.se sont réunis é-tr.e avant m.- i élire un remplaçant à M.Foster, comme président.M.T.Mmmott Quinn fut choisi pour remplir celte charge, et M.Frank Guider fut élu secrétaire-trésorier.Au cours de ' assemblée, M.Ken-ivdy annonça qu'il avail reçu une lettre des frères Patrick, lui of-iraut les services de Lalonde pour la prochaine- saRen.à un prix très raisonnable.Le g .uni du Canadien a déclaré qu’il acceptait PolTre et que Lalonde et Pitre seraient sa propriété cet hiver.La saison s'-ouvr ra de 2fi décembre pour se clôturer le 3 mars.Il a aussi été décidé l'arranger des parties d’exhibllion au profit tlù Fonds Pair: ''(pic.Les délégués étaient les soi-vants : Jack Marshall et Frank Robinson, Toronto ; Tom Wall, Ontario ; Mike ' Wor.co à Canadien; 'Québec à On-Quinn, Harney Kains et .1.Fre- lariu.mont, Québec ; S.F.I.iehtenhein et F vrier 10.— Ontario à Ottawa; .Dickey Boon, Wanderer ; George pi.iiee à Toronto; Canadien à Wan-Kennedy, Canadien.j curer.Voici le ca.endr er des joutes qui j Février 13.— Ontario à Toronto; sera proposé pour cette saison, sujet | > Htawa à Canadien; Wanderer à Qué-à quelques petits changements dans bec.les dates du club Ottawa: Ontario à Québec; Wanderer à Cana-.1 en.Janvier 13.— Québec à Canadien; i inderer à Toronto; Ontario à Ot- - VVS.la.vler LG.— Ottawa à Wanderer; .n.ul.a à Ontario; Toronto à Que-, Jn vier 20.Ontario à Toronto; .wn à Canadien; Wanderer à Québec.janvier 23.— Toronto à Ottawa; .inc à Ontario; Canadien à Wan-¦ arcr.J.:, .27 — Canad en à Toronto; J >awa a Québec; Wanderer à Ontario.Janvier 30 — Canadien à Ottawa; •’ ko à Wanderer; Québec à Ottawa.r'.vricr 3.— Ottawa à Toronto; lau.sn à Québec; Ontario à Wanderer.Ecrier (1.— Wanderer à Ottawa; Décembre 26.— Toronto à Cana dien; Québec à Ottawa; Ontario à Wanderer.Décembre 30.— Ottawa à Ontario; Canadien à Québec; Toronto à Wanderer.Janvier 2.— Wanderer à Ottawa; Ontario à Canadien; Québec à Toronto.Janvier 6.— Toronto à Ontario; Canadien à Ottawa; Québec à Wanderer.Janvier 9.— Ottawa à 1 .onto; Eévrer 17.— Toronto à Ottawa; Quebec à Canadien; Wanderer à Ontario.Fewer 20 — Ottawa à Wanderer; C.iiadien à Toronto; Ontario à Québec.Février 24.— Québec à Wanderer; Canadien à Ottawa; Toronto à Ontario.Février 27.— Ottawa à Ontario; Toronto à Québec; Wanderer à Canadien.Mars 3.— Ottawa à Québec; Wanderer à Toronto; Ontario à Canadien.R.MENARD AURA LIGUE DE QUILLES J.A.MARCHESSAULT POUR ADVERSAIRE CES DEUX EXCELLENTS AMATEURS SE RENCONTRERONT MARDI SOIR AU Cl.UH CANADIEN DANS UN MATCH DE 200 POINTS AU CADRE 18.2.Le jeu de billard devient do plus en plus populaire si nous prenons en considération le nombre d’amateurs qui se rendent tous les mardis soirs aux salles du Club Athlétique Canadien où des matchs sont organisés toutes les semaines.L’assistance a ces parties d’exhibition augmente à chaque séance et aussi on compte sur un public nombreux pour demain soir, alors que Marchessault sera opposé à Rodolphe Ménard, dans une rencontre de 200 points, au cadre 13.2.Les fervents du billard ont eu J occasion de voir ces deux maîtres du tapis vert a 1 oeuvre cette année alors qu’ils avaient à lutter contre Jimmy Cloutier.11 est vrai qu’ils furent tour à tour défaits mais non sans avoir opposé une vive résistance.Ménard fut défait par Cloutier par 132 à 200.il est vrai, mais le champion amateur du Canada, en 1912, n’était pas en condition Je soir de celle rencontre, mais depuis il a pratiqué assidûment à Saint-Pierre et, aujourd’hui, il se sent de taille à vaincre tous les adversaires qui lui seront présentés.De son côté.Marchessault, le “Lion du Nord”, n’est pas resté inactif, depuis son match avec Cloutier, car il avait à coeur de racheter son insuccès et il s’est déclaré heureux d’accepter l’offre qui lui était faite de rencontrer Ménard.Quelque soit le vainqueur, nous croyons pouvoir dire que Ja partie de mardi soir sera la plus contestée encore vue cette saison.Que les amateurs ne perdent donc pas /d’occasion d’assister à ce match caf ils le regretteraient amèrement.DE LA BANQUE D’EPARGNE Voici les résultats des parties j (niées la semaine dernière dans les séries de la Ligue de petites quiJIes de la Banque d’Epargne: Mercredi soir: SAINTE-CATHERINE EST Benoît 101 86 106 Bisson 97 86 101 F rancoeur .125 83 90 Masson 111 109 S3 La lumière 115 lit) 104 Totaux 549 474 484 SAINT-DENIS Ostiguy 110 99 98 Landreville .108 92 79 Beausoleil .96 82 126 Savoie 101 117 79 Lessard 103 125 95 .i - - Totaux 521 515 477 Vendredi : ONTARIO Langlois 89 93 93 Eafard 86 81 89 Charbonneau .92 105 87 Marcotte .105 105 109 Mount .101 102 119 Totaux 473 418 "497 BUREAU CHEF Labelle 79 100 99 Rhêaume 81 84 SI Legault 122 89 111 Trudel 90 134 100 Duprù 90 102 87 Totaux 4G2~ 509 "48Ï DOUZE CONCURRENTS PRENDRONT PART AU TOURNOI DU CANADIEN UN CONCOURS HANDICAP DE BILLARD EST ORGANISE POUR LES AMATEURS.— LA PREMIERE PARTIE SERA JOUEE MERCREDI SOIR.— LE CALENDRIER DES JOUTES.L un ucs> uuub moyens d u.iKt te journal, c cal d’encourager ournisseurs qui lui donnent leurs annonces.LES CLUBS TIGERS.ARGONAUTS ET McGILL VICTORIEUX SA- MEDI DERNIER.TIGERS, 22; OTTAWA, 1.Hamilton, Ont., 16.—Environ 1,600 amateurs ont été témoins de la joute de rugby de samedi dernier que les Ottawa ont perdu par un score de 22 à 1.Voici quel était l’alignement des I clubs: Ibister Demis McCann McKerlvey Demis Boucher Mason Demis Conyers Leckie Demis Fritt Dixon Mêlées Snelling Ireland Mêlées Emmerson Meyers Mêlées Writt Myl-es Mêlées Cassels Wren Ailiers Davies Wlgle Ailiers Vaughan Clark Ailiers Stocker Stuart Ailiers Kuhn Thompson Ailiers Walters Glassford Ailiers Tubman ARGONAUTS.33; MONTREAL 3.Toronco, 16.— Les Montréal ont été écrasés samedi dernier par les Argonauts dans une joute du Big Four.Voici quel était l’alignement des clubs: ARGOS MONTREAL Murphy Arrières Cameron O'Connor Dem s Saunders Smith Demis Tucker Gonter Demis Barwick Mills Mêlées Doty Patterson Mêlées Brebner Davidsc.n Mêlées Herseov,teh Simpson Mêlées Boucher Allan Ailiers Roberts McFar.ane Aiüers Baker Motley Cen.res Spotticary Burkârt Ailiers Abinov tch Duke Ailiers Dawson McMurray Ailiers Green Arbitre, Tom Clancy; assistant Eddie Phillips.' McGILL, 31; QUEENS, 7.Les équipiers de McGill ont défait ceux de Queens samed dernier au campus de la rue Sherbrooke par un score de 31 à 7.La partie a été jouée ,;Ur un terrain qui ressemblait plus à un patinoir qu’à un gred.ron Voici quel était l’alignement des clubs : QUEENS McGILL M.cQuày Arrières Qui.ty Haziett Demis Paisley Rollamls Centres Laing (George) H 11 Demis Jefferey Quigley Quarts Montgomery kK.nedy Mêlées Greenwood Cooké Mêlées McCall White Mêlées Brown Èllls Ailiers Reid Pilgrim Aillés Ross F-resda Alliés Williamson Burrell Alliés Demuth Box A liés Seath Siinn Alliés Laing (Ross) Arbitre, (Billy) Morrison, Montréal.Assistant, E.O.Sii.or, Kingston.A LA PISTE DE HAVRE-DE-GRACE PREMIERE COURSE Chevaux de 3 ans et plus, 5 1-2 furlongs : 1.Yorkvillc, 107, Coleman, 20 à 1, 8 à 1, 4 à 1.2.U see It, 103, Ward, 15 à 1, G à 1, 5 à 2.3.Prairie, 105, McCahey, 6 à 1, 9 à 5, 7 à 10.Temps, 1.07.Kewessa, Sebaro, Perthrock, John P.Nixon, Shadrack, Fascinating, Czar Michael.Elinahdi, Azyiade et Phew ont aussi couru.DEUXIEME COURSE Steeplechase Patomac, 3 ans, 2 milles : t.Chupadero, 143, Ryan, 7 à 10, 1 à 5.2.Astute.139, Haynes, 2 à 1, 1 à 2.3.Promoter, 144, O’Connor, 9 à 1, 8 à 5.Temps, 4.02 2-5.Devoter a aussi couru.TROISIEME COURSE Chevaux de 2 ans, 5 1-2 furlongs : 1.Videt, 110, G.Bvrne, 8 à 1, I à 1, 2 à 1.2.Penny Rock, 105, Ward, 100 à 1, 10 à 1.20 à 1.3.Meelicka, 102, Louder.7 à 2, 3 à 2, 7 à 10.Temps, 1.08 1-5.Brian Boni, Fly Home, Col.Randall.AJdonus, Saturnins, Duke of Dunbar.Miss Boo, Fenrock, Star of Love, Minstrel ct Fair Helen ont aussi couru.QUATRIEME COURSE Handicap Chcsterbrook, .3 ans, 1 1-lti mille: 1.Flitter Gold, til, Butwell, 3 à 1, 5 à 5, 3 à 5 2.Montressor, 100, McCahey, 9 à 2.9 à 5, 4 à 5.3.Pardner, 90 McTaggart, 15 à 1, 6 à 1, 5 à 2.Temps.1.46 4-5.Robt, Bradley, Paint Brush, Mar-net, G.M.Miller ont aussi couru.CINQUIEME COURSE Chevaux de 3 ans, 1 mllie 70 verges: 1.Buzz Around, 92, McAtec, 10 à 1, 3 ft 1 8 à 5.2.Holton, 101, Schilling 8 à 5, 7 à 10.1 ft 3 3.Joe Dicbold, 11, Andress, 11 à 5.1 à 1.1 à 2.Temps, 1.46.SIXIEME COURSE 1.Sarssnet, 103, Schuttingcr, / ft 1, 2 à 1.7 à 10.2.Between Us, 111, Ambrose, 16 ft 5, 1 à 1.2 ft 5.Déc.“ 4—Desrosiers.“ 6—Duquesne.“ 7—Meunier., .“ 9—Narbonne.“ 10—Tremblay.“ 11—Bonneville.“ 13—Desrosiers.“ 14—Duquesne.“ 16—Meunier.“ 17—Narbonne.18—Tremblay.“ 20—Bonneville.“ 21—Desrosiers.“ 23—Duquesne.“ 27—Meunier.“ 28—Narbonne.“ 30—Tremblay.Janv.4—Bonneville.” 7—Desrosiers.“ 8—Duquesne.“ 10—Meunier.“ 11—Narbonne.“ 13—Tremblay.“ 14—Bonneville.“ 15 Desrosiers.“ 17—Duquesne.“ 18—Meunier.“ 20—Hubert.“ 21—-Strcmenski.“ 22—Brodeur.“ 24—Desrosiers.“ 25—Duquesne.“ 27—Meunier.“ 28—Hubert.“ 29—Stremcnski.“ 31—Brodeur.Fcv.1—Desrosiers.“ 3—Duquesne.“ 4—Meunier.“ 5—Hubert.“ 7—Stremcnski.“ 8—Brodeur.“ 10—Desrosiers., “ 11—Narbonne.“ 12—Hubert.“ 14-—Thériault.“ 15—Hubert.“ 17—Desrosiers., “ 18—Stremcnski.“ 19—Duuuesne.21— Narbonne.22— Theriault.“ 24—Tremblay.“ 25 I.arnoureux.DANS LE MONDE DES QUILLES L’équipe d’Edmond Pelletier est en tète de la Montreal Bowling Association, ciasse "A’.Pourra-t-elle conserver cette position ?Ceci est possible, mais il faudra que les équipiers du Canadien pratiquent régu-îièreinent et que Rod.Lamoureux cesse Je jouer des 4U0.* * * Le club Belmore paraît vouloir causer des surprises avec ie vieux Bunty” (l’enfant .rodigue).Celui-ci mène la danse rondement car il figure au deuxième rang pour la moyenne des joueurs.Le Belmore finira peut-être en deuxième place si l’ami Lebeau peut éviter les ‘dal-lots”.# * •* Le National, l’orgeuil de Boulia-ne, est sur un pied d’égalité avec le Belmore pour la deuxième place, avec six parties gagnées et trois perdues.Lundi dernier- n’a pas été un jour favorab'e au capitaine ni à Blondeau .car le premier, qui avait des joutes et le handicap qui devra être ac- .115 VS Hubert.• • • • • • .100 .100 vs Streraenski.100 vs Brodeur.110 .100 vs Thériault.120 .100 vs Lamoureux.100 vs Hamel.115 .100 vs Stremcnski.• « • • • .130 .100 vs Brodeur.100 .100 vs Thériaujt.120 .100 vs Lamoureux.• • • • • • .100 .100 vs Hamel.110 vs Hubert.100 .100 vs Brodeur.• • • .110 vs Thériault.100 vs Lamoureux.100 .100 vs Hamel.• • • • • • .110 .100 vs Hubert.100 .100 vs Stremcnski.140 .100 vs Thériault.• • • • .120 vs Lamoureux.100 vs Hamel.• » • • m .120 .115 vs Hubert.» • • m .100 vs Stremcnski.100 vs Brodeur.• » » * • .115 .100 vs Lamoureux.100 .100 vs Hamel.100 vs Hubert.100 .100 vs Stremcnski.• • • • .130 vs Brodeur.^ • • • .125 .100 vs Thériault.100 vs Hamel.1111 .125 vs Hubert.• * • • • .100 .100 vs Stremcnski.• • • • .130 .100 vs Brodeur.• « • .110 .100 vs Thériault.100 vs Lamoureux.100 vs Narbonne.100 .115 vs Tremblav., .100 .105 vs Bonneville.100 .100 vs Thériault.• • • a • • .135 .130 vs Lamoureux.100 .100 vs Hamel.100 .115 vs Tremblav., 100 .115 vs Bonneville.100 .100 vs Narbonne.100 .100 vs Lamoureux.120 vs Hamel.100 vs Thériault.110 .105 vs Bonneville.100 .110 vs Narbonne.100 vs Tremblay., • • • .100 .100 vs Hamel.125 .110 vs Thériault.100 vs Lamoureux.100 .100 vs Duquesne.Tremblav., .115 vs .100 vs Stremenski.145 .110 vs Hamel.100 .100 vs Brodeur.• • • • .125 .100 vs Meunier.• • .100 .120 vs Brodeur.110 vs Meunier.« .• • _ .100 m .105 vs Bonneville.• • .100 .120 vs Lamoureux, .100 vs Bonneville.« .110 .100 vs Hamel.place à Turner ?129 ! Ce n’est pas difficile de faire mieux que cela, n’est-ce pas, Jean-Baptiste ?W * Le club R.R.Y.M.C.A.n’a gagné que deux parties depuis le commencement de la saison.Si nous sommes bien renseignés, les allées de ce club ne sont pas très glissantes et c’est peut être la raison pour laquelle les joueurs de cette équipe ne peuvent glisser des 500 lorsqu’ils vont jouer sur des allées étrangères.• * • Que peut-il être dit du Caledonia?Nous évitons de faire trop de com-mentairès à son sujet, car il faut bien avoir un peu de pitié pour ces pauvres malheureux qui traînent la queue.Tant que Morrison n’améliorera pas son jeu, ce club sera toujours en même position, car 92 points n’est pas suffisant pour rem-portef ’a victoire.Nous faisons cependant des voeux pour que la chance favorise l’èquipe de M.Kennedy.* # * Nos plus sincères félicitations à Raoul Egan pour son 660 de lundi dernier.C’est le plus haut score encore fait cette saison et peut-être ne sera-t-il jamais dépassé.Catta n'est l pas rais v Etats-U joue 596 la semaine précédente, est Pr tombé à 184, et le second n'a pu fai- , re mieux que 496 après avoir atteint le score do 565 il y a huit jours.raisonnable ; il se nis tand's qu’il a beaucoup de besogne ici.Des applications et des démissions pour son équipe de la classe “C”, qu’il est en train de former, restent sans réponse.Voilà que Labelle lui fausse compagnie pusqu'il a joué 575 lundi dernier, et Bouliane et B'on-deau ont filé leur demande d'admission après la joute du 9.Lamoureux a donné sa parole à Cattari nich qu’il n’abandonnerait pas son équipe et il s’en est tenu ft la condition exigée : ne jamais faire 500.Catta peut compter sur ses services "our toute la saison.* * * T a M V.A.A.n'a rien fait d’extraordinaire avec son “Yankee".Ca ne valait pourtant pas le peine de tant sc donner de mal pour importer des joueurs.Ce n'est t>as avec des 800.809 et 812 que l’on peut gagner toutes les “strings”.Le président de la M.B.A.cherche à améliorer la situation.Nous lui souhaitons bon succès.Les quilleurs de Québec sont suris de constater que les clubs de lontréal ne s'empressent pas d’aller jouer pour la coupe McCallum.S’ils désirent connaître la raison ils n’ont qu’à communiquer avec moi, rar je suis O.KOURAN.LES RESULTATS DU FOOTBALL Lehigh, 10 L'équipe du capitaine Hartcorn est actuellement en troisième position.Rédllement ee club joue de malheur, car ce pauvre Kelly, qui avait joué 414 il y a quinze jours,, a mis sa revanche lundi dernier en fa'sant un total de 573 pour ses trois parties, tandis que les quatre autres ioueurs n'ont pu atteindre le cher 500.Le Strnehan.selon toute apparence, ne remportera pas le championnat cette année, aussi les tambours sont crevées, les cloches sont brisées et les sirènes d’autos sont cachées ; il ne reste plus nue quelques spectateurs qui regardent, les bras croisés, jouer ces pauvres petits 800.A propos, est-ce que le capitaine ne s'est pas trompé quand il a mis Va-* chon sur Je liane nom* tlonuar A '¦% AUX ETATS-UNIS A Cambridge — Harvard, 0 Brown, 0.A Amherst — Williams, 14; Am herst, 6.A Princeton — Yale, 19; Prince ton, 14.A Pittsburgh — Carnegie, Tech 0; Pittsburg, 14.A South Bethlehem Villa Now, 0.A Baltimore — Haverford, 10 Johns Hopkins, 0.A Annapolis — Navy, 31; Colby 21.A Swartmore — Swartniorc, 0 Virgina, 47 A West Point — Army, 28; Mai ne, 0.A Easton — Lafayette, 42 ; Al bright, 6.A Syracuse — Syracuse, 0; Col gate, 0.A Philadelphie — Penna., 0; Dart mouth.41.A Pittsburg — Cleveland, 54 hnSdy Side, 0.A New Haven — Yale Freshmen 14: Harvard Freshmen, 6.A Middleton — Wesley, 13; Tri i nity, 0.i A Schenectady — Union, 26; Ha milton.7.A Cleveland — Hiram, 0; Case 59.A 78.A 21.A Urbane 11.— Carlisle 6; Notre Dame 48.A Minneapolis — Minnesota, 14 Wisconsin.3.Andover — Andover, 7; Exeter Annapolis — Navy 31; Colby Indians A VENDRE Express de livraison, chariots à pain, grosses voitures de charge, tombereaux, etc.Réparations d’automobiles et de voitures de toutes sortes à prix modérés.O.BERT HI AU ME TEL.EST 4252 445 rue Plessis Un tournoi de billard amical sera prochainement disputé aux salles du Club Athlétique Canadien.Ce tournoi qui est ouvert aux habitués de ce lieu d’amusements est un concours handicap.La première partie sera jouée mercredi prochain alors que MM.Desrosiers et Hubert seront aux prises.Voici le calendrier cordé aux concurrents: Nov.18—Desrosiers.“ 19—Duquesne.“ 20—Meunier.“ 22—Narbonne.“ 23—Tremblay.“ 25—Bonneville.“ 26—Desrosiers.“ 27—Duquesne.“ 29—Meunier.30—Narbonne.2—Tremblay.LES PARTIES DE LA SEMAINE MONTREAL BOWLING ASSOCIATION Lundi — Classe “A" National vs R.R.Y.M.C.A.M.A.A.A.vs Canadien.Caledonia vs Belmore.Strachan vs Steelc.Mardi — Classe “B” Division No 1 Royal No 1 vs M.A.A.A.Stars.R.R.Y.êM.C.R.vs Canadien.Windsor No 1 vs Steelc.Caledonia vs Paynes.Division No 2 M.A.A.Cubs vs Royal No 2.Strachan vs Beaver.Royal Family vs Windsor No 2.Mercredi — Classe “C” Division No 1 Beavers vs Caledonia No 7.Caledonia No 4 vs Windsor.M.A.A.A.vs Caledonia No 2.Division No 2 Tramways vs Caledonia No 1.Caledonia No 8 vs National.Canadien vs Caledonia No 5.Caledonia No 6 vs Steele.LIGUE DES IMPRIMEURS Bentley vs Foote.Herald vs News.Star Bleu vs Star Rouge.LIGUE COMMERCIALE Lamontagne vs Mitchell Grey.Mitchell Blue vs Simonds Saw.Society Clothing vs N.Elec.Maroon.N.Elec.White vs Brandram-Hen-derson.McArthur Erwin vs Montreal \\.and P.^ , C.G.F.Extin.vs James Robertson.LIGUE ASSUREURS Vendredi Caledonian vs Phoenix of H.Employers Lia.vs I.C.of N.A.Phoenix of L.vs Liverpool.L.and G.Royal Exchange vs London-Lan-cashire.Guardian Northern vs London Assur.Commercial Union vs Yorkshire.N.B.and M.vs Royal Queen.LIGUE CANADIENNE Mercredi Athlétique vs Dominion.Champêtre vs Impériar.Hochelaga vs Royal.La Casquette vs Canadien.McCarthy ET BINGHAM AUX PRISES Un combat de tout premier ordre est mis à l’affiche pour vendredi soir prochain au gymnase du Club Athlétique Canadien.I>a rencontre principale de la soirée sera entre Harry Bingham et Charlie McCarthy.Le club aurait pu difficilement choisir une meilleure attraction pour a circonstance que ces deux adver-sa res.McCarthy a mis des boxeurs comme Curley Hume.Moran, etci, knockout, et les victoires de Bingham sont très nombreuses.Celui-ci est un boxeur habile, bon cogneur qui saura rendre la partie fort difficile pour McCarthy.-»- FAITS-MONTREAL UNE NOCE POLONAISE ELLE S’EST TERMINNEE PAR UNE BAGARRE, HIER SOIR, RUE ONTARIO.— SIX DES INVITES TRANSPORTES A L’HOPITAL.ADOLPHE CHARRON ARRETE SOUS L’INCULPATION D’AVOIR MAJORE UN CHEQUE.Une noce polonaise, qui Se célébrait à la salle Auditorium, rue Ontario, s'est terminée par une bagarre, hier soir.Six des invités, dont deux femmes, furent transportés à 1 hôpital.Depuis le matin jusqu’à huit heures du soir tout s'était passé dans l'ordre, c est-ft-dirc que chacun ne s’était encore occupé, entre deux danses, que de s’ingur-giler le plus de “ vodka ” possible.Vers huit heure le marié, blessé de quelques paroles inconvenantes adressées à la mariée, donna le signal de la mêlée générale ; on se tapa dessus si bien et de si grand coeur, que deux femmes et quatre hommes furent blessés.A l’arrivée de la police, ce qui ne tarda pas, ils furent conduits aux différents hôpitaux.Comme la noce comprenait plus de deux cents personnes, la police ne fit aucune arrestation et se contenta de faire évacuer la salle.Sur les planchers de la salle couraient de véritables ruisseaux de bière et de boissons de toutes sortes.Plusieurs tonneaux n’avaient pas encore été ouverts.Voici ceux qui furent transportés à l’hôpital : Fialle Vallure, M.et Mme Paul Karttzuk.T.Couennener, H.Hcraturk et George Geropcon.Ce dernier est le seu gravement blessé, ip F la tête et les méde d’abord qu’il souffrait d’une fracture du crâne II n’en est rien, -e-pemiant, et dans quelques jours, il pourra retourner chez lui Les cinq autres n’avaient reçu que des éraflures.Il a reçu un coup de bouteille sur cins croyaient LOURDE ACCUSATION.- Un nommé Adolphe Charron a -té arrêté, samedi, par des détectives de l’agence Thiel, sous 1 accusation d’avoir majoré un chèque de $1.15 à $3,500, et d avoir touché ce demi et montant à la succursale de la banque dHochelaga, à Varennes.Devant le magistrat, samedi, Charron a protesté de son innocence et a été remis à huit jours pour enquête.LA “ MAIN NOIRE Deux Italiens, Francisco Bambino et Thonias'o Vola, que I on croit être des membres de la “Main Noire”, ont été arrêtés, samedi, après de longues recherches sous l’inculpation (lavoir envoyé des lettres de menaces à plusieurs citoyens da Montréal, dans le but de les faire chanter.Ils ont protesté de leur innocence et une enquête, dans cette grave affaire, a été fixée à huitaine.Comme la police avait trouvé sur les deux inculpés des revolvers bien garnis, ils furent aussi inculpés de port d’armes illégal.Devant l’évidence du dédit, les deux Italiens avouèrent leur culpabilité et furent condamnés à $5 d’amende ou un mois de prison, et les revolvers furent confisqués.UN PROCES INTERESSANT.La police vient d’intenter un procès-type (test-case) dont d’issue pourra amener la confiscation et la prohibition de certains jeux dits de hasard, à Montréal.L’inculpée est la International Show Company, rue Saint-Laurent, dont le gérant a été traduit devant le magistrat Saint-Cyr, samedi.La police a produit une boîte à distribution automatique, laquelle, sur l’introduction d’une pièce de cinq sous, fait fonctionner une roulette et donne droit, suivant la chance, à des lots variant depuis une tabdette de gomme jusqu’à une valeur de 80 sous en marchandises, tabac ou cigares.L’avocat de la prévenue, Me Barry.dit qu’il n’y a rien là-dedans d’illégal.Les agents ont aussi présenté au j tribunal un jeu de cartes appelé le “48”, qui donne droit au preneur du bon numéro, qui est déterminé par le sort, à des primes.La carte se vend dix sous et il n’y a qu’un gagnant.Ce jeu, allègue la défense, n’a rien mon plus qui puisse Je faire tomber sous le coup de la loi qui prohibe les loteries et jeux de hasard, à preuve c’est qu’il est toléré dans de nombreux endroits d’amusements.L’inculpée a protesté de son innocence, et l’affaire a été fixée pour enquête, à mercredi.RETROUVE APRES 8 ANS.Après avoir recherché son mari pendant huit ans, une américaine délaissée avec un enfant, en mars 1906, l a enfin trouvé ces jours derniers à Montréal, où il a fondé un autre foyer et une nouvelle lignée.Le déserteur, un nommé William J.yickory, a immédiatement été arrête, sous l’inculpation de refus de pourvoir et de désertion, et tra-uuit devant le magistrat de police ou il a protesté de son innocence.1.a etc remis en liberté en attendant 1 enquête fixée à huitaine et s est empressé de demander une séparation de corps devant les tribunaux civils.La plaignante a raconté une histoire lamentable au tribunal, retra-çant sa vie de peine depuis le jour de la disparition de son mari de Gloyersville, N.-Y., où le ménage habitait.Des recherches faites à travers les Etats-Unis et le Canada étaient restées vaines, quand, récemment, le mari reparut pour assister aux funeraiJles de son père.Il fut suivi et la police apprit qu’il habitait a Montréal, No 1135 rue Bordeaux Avertir les autorités locales et arrêter le déserteur fut l’af-faire de quelques jours.M.Skroder, de la société protectrice des femmes cl des enfants, qui s’est charge des intérêts de Mme yickory, a, de concert avec Je chef Campeau, demandé à la police de Boston de chercher si le prévenu ne s est pas marié, une seconde fois, en cette ville, comme on le croit.Advenant ce cas, Yickory se verrait alors inculpé de bigamie.ACCIDENT MORTEL.Un nommé André Winachosky, demeurant 16, rue Farm, a été tué accidentellement, à la Canada Sugar Refinery, samedi après-midi, vers 2 h.30.Appelé à donner des soins au blesse, le Dr McGovèrn ne put que constater la mort.CADAVRE RETROUVE.Le cadavre d’un homme horriblement broyé a été trouve, à la traverse du Grand-Tronc et de la 17e Avenue à Lachine, hier matin, de bonne heure.USINE DETRUITE.Un violent incendie a détruHL hier après-midi les usines de lt Compagnie des Travaux en béton de Montréal, situées à Saint-François de Salles, comté de Laval.Les trois bâtisses qui composaient les usines sont détruites.Les pertes représentent $18,000 et ne sont cou-vertes par aucune assurance.Toutefois, la compagnie va réédi-ficr ses bâtisses détruites et continuer ses travaux en cours, de façon a remplir les nombreux contrats qu elle possède.La Compagnie des Travaux en béton de Montréal a ses bureaux au No 11, Place d’Armes.On croit que le feu a commencé nnns lu rliumbro dos hniiillniros.CHEZ LE CORONER.Irois verdicts ont été rendus sa-mcdi matin, au tribunal du coroner, préside par M.Biron, dans des cas rapportes ces jours derniers: Carl (.arisen, un Suédois trouvé dans une ruelle, la tète trouée d’une balle: suicide; V n ! ’ VOL.V.— No 26b LE DEVOIR.MONTREAL, LUNDI 16 NOVEMBRE 1Ô14 CO?LA SEMAINE A NEW-YORK LA SITUATION FINANCIERE S'EST SENSIBLEMENT AME -LIOREE ET L’ARGENT DISPONIBLE EST DEVENU PLUS AISE.— EN COULISSE ON FAIT LA CHASSE AUX OBLIGATIONS ER CE ET FINANCE L’IMMEUBLE LES BANQUES AMERICAINES ELLES FONT RESSORTIR UNE DEPERDITION TOUT EN CONSERVANT UN EXCEDENT DE RESERVE SUR LA LIMITE LEGALE.New-York, 16.— Les conditions du marché financier se sont améliorées dans le cours de la semaine dernière, et ceci a rendu meilleure la situation générale.L’argent disponible était plus aisément accessible — fau attribuable au ralentissement des affaires.Le numéraire a afflué dans les banques centralisatrices et le papier a parcouru du chemin.Le projet d’ouvrir les banques de la réserve fédérale, cette semaine, et la diminution des réserves obligatoires ont été les principaux éléments de ! Chambre‘des compensations: baisse pour les taux de l'argent.Ce Prêts et placements, aug.mouvement toutefois a ôté restreint — New York, 14.— Le compte rendu de l'état financier de la Chambre .des compensations et des compagnies de syndics, pour la semaine, fait ressortir à 7 millions $413,900 l’excédent de la limite légale de la réserve.Ce ré-sukat constitue une déperdition de 8 millions $500,650.Voici les chiffres officiels: Prêts, dim.$11 532,000 Espèces, dim.3,899,000 Eta ons d’or, dim.3,340,000 Dépôts nets, aug.2 307,000 Circulation, dim.23,532 000 Réserve totale.63,843,000 Excédent de la limite .7,413.900 Diminution.8,500,650 Sommaire des banques d’Etat et des compagnies du grand New-York, non compris dans le rapport de la AU DIRE DE M.CALLAGHAN, LES PLACEMENTS IMMOBI -LIERS OFFRENT ENCORE DE GRANDS AVANTAGES.ASSOCIATION DU BIEN-ETRE DE LA JEUNESSE a par l’avertissement donné par le Conseil de la Réserve Fédérale contre les prêts trcp nombreux et pour mainte-Jiir un taux d’escompte assez élevé pour conserver les réserves d’or.De gros envois d’or à Ottawa ont accompagné le paiement des .obliga lions de la ville de New-York.Ceci a amené la baisse des taux du change au niveau le plus bas depuis le début de la guerre.La baisse du change a eu une grosse portée, arrivant en même temps que de gros emprunts de guerre à Londres et à Paris.Des démarches importantes ont été faites pour éloigner toute restriction dans le traitement des valeurs et l’on espérait la réouverture prochaine de la Bourse, du moins pour les opérations au comptant.En coulisse les cours ont montées considérablement, et le chiffre des affaires a augmenté.Les marchés aux cotons do New-Ÿork et de la Nouvelle-Orléans vont rouvrir leurs portes lundi et le marché local aux métaux est déjà en activité Le marché aux placements a également eu sa part de l'amélioration, car les obligations de premier ordre étaient très recherchées.La baisse des taux des assurances maritimes a rendu plus faciles les exportations de marchandises.Les recettes brutes des chemins de fer ont subi de grosses diminutions.Presque la moitié du surplus de la réserve au comptant indiqué dans le rapport des Chambres des Compensations, la semaine dernière, a été perdue cette semaine.Les envois considérables d’or au Canada ont causé une perte au comptant d’à peu près $7, 200,000 et une diminution de la réserve de $15,915,000 à $7,414 000.18 800 Encaisse or, dim.510 800 Monnaie de papier, aug.355,900 Dépôts, dim.2,443,600 LA TRUST AND LOAN ELLE PUBLIE SON RAPPORT SEMESTRIEL AUJOURD’HUI A LONDRES.— AUGMENTATION SUR LA PERIODE ANTERIEURE.LES SIEGES A JA BOURSE ILS AUGMENTENT EN VALEUR A L’APPROCHE DE LA REOUVERTURE.Nous recevons de M.J.P.Callaghan, directeur gérant de la Marci.Trust Company, des commentaires sur la sii.uat.on du marché immobilier, où il compare l'immeuble à un jeune homme robuste et progressif; innocent de fautes qu’on lui attribue; producteur de bénéfices déjà considérables et propre à produire encore des résultats heureux.“Tous progrès ne doit pas arrêter”, dit-il.M.Callaghan prétend que ceux qui se plaignent de l’-.inmeuble sont précisément' ceux-là qui ont méprisé les avantages qp’offre cette industrie et ;maiq.tepajitv réclament parce qu’ils s’y sont imparfaitement ou maladroitement intéressés.Il ajoute que l’épar-^gnant ne trouvera pas de placement plus- rémunérateur pour ses économies.LA FUSION D’UNE BANQUE LA BANQUE METROPOLITAINE ET LA BANQUE DE LA NOUVELLE-ECOSSE NE FONT PLUS MAINTENANT QU’UNE SEULE ET MEME INSTITUTION.Toronto,' 16.— Le transport des attributions de M.W.D.Ross, de la gérence de la Banque Métropolitaine à celle de l’administration de la Ban que de.la Nouvelle-Ecosse s’est effectué à midi, samedi.A cette heure, la On rapporte que dix mille piastres ont été offertes pour un siège à la Bourse du coton de New-York, same-1 Banque Métropo.itaine, qui avait pris di, au lieu de $8,000 pour un échange, ! naissance le 17 novembre 1902, a ces-il y a quelques jours, et $.7,000 un peu ' s® d’exister; le nombre des banques avant.Cette augmentation est un si-, canadiennes à charte a été réduit a gne de confiance de la part des professionnels qui voient le marché se rouvrir aujourd’hui sans restriction.Un siège au Stock-Exchange de New-York a trouvé preneur à $38 000 contre $34 000 il y a une quinzaine.Saint-Hyacinthe, 16.— A la foire aux laitages, samedi, on a enregistré 200 colis de beurre et 225 boîtes de fromage.Le beurre a trouvé preneurs à 26 sous et le fromage à 14 1-8 sous.Les membres de l'Association du Bien Etre de la Jeunesse célébrèrent hier avec éclat, à l’église Sa nt-Louis de France, leur première fête patronale.M.l'abbé Gouin, P.S S., prononça l’a.locution de circonsiance.Il remercia le curé de la paroisse de sa bienveillante hospitalité.Il rendit hommage à l’abbé Richard l’un des zé'a-teurs les plus dévoués de l’oeuvre, et qui est ailé offrir ses services à son pays.Puis il énuméra les quatre ordres d’idées auxquelles se rattache ce mot: ‘bien-être de la jeunesse”, l'enrichis sement de l’intelligence, la culture du corps, Réduction de la volonté, et la culture des arts.L'Eglise bénit et approuve cette quadruple culture, et a maxime de l’évangi.e: “une seule chose est nécessaire” ne s gnifie pas qu’il faut faire fi de nos facultés physiques et morales et de leur dévelop-ement, pour s'attacher à la poursuite des biens éternels, mais veut dire sim piemen t qu’à ces biens éternels il faut subordonner tous les autres.Mais l’approbation et les bénédictions de l’Eglise ne suffisent pas, sa collaboration est nécessaire.Toute culture que n’étaye pas une morale élevée et sûre est éphémère.L’Allemagne nous en fournit un exemple.Seule l’Eglise peut donner un vér ta ble fondement moral à la formation de l’enfant, car seule elle dispose de ces deux puissants outils qui ont nom i’Eucharistie et la Pénitence, et seule elle inculque à l’enfant la notion d’um Dieu doué de l'autorité pour commander de la puissance pour se faire obéir, et du pouvoir de se faire aimer.*¦ * * Prière de ne pas oublier que la ro sième soirée de l’Association du Bien-Etre de la Jeunesse aura lieu demain soir, mardi, dans la salle de Académie Saint-Edouard, angle des eues Saint-Denis et Beaubien.COURRIER DE SAINT-JEAN (De notre correspondant) Saint-Jean, 16.—Dans le cours du mois d’août, il s’est fait, par la ville, une collecte au prolit de l'équipement d'un navire hôpital.On a recueilli 8354.00 à Saint-Jean ; de plus.!c Thuotscopc, salle de vues animées, a donné c protit, d’une soirée.soit $32.65, et le Saint John's Yacht Club a organisé un “ Bonnet Hop ', qui u rapporté $54.00.Voilà déjà au delà Je $-100.00, sans compter les $113.00 qu’Iberville al fournies.1 y a un comité local du Fonds i Patriotique.Le Conseil de ville a déjà sous I erit $500.00, l’églisp anglicane $413, produit de ventes à ; enchère, en diflérents temps,, le rafraîehisse- : toutes ! F Y OUI I F VIN Appareils électriques F • A* \jUiL1L1Ci T gros et detail Tel, Uptown 4166.1088 rue SAINT-JACQUES, MONTREAL AisorlimeDtco^le^^^iitorej^jéjettrijBj^^joodijt^JonTMUi 1 ne visite à nos salles d’échantillons pourra vous convaincre de l'énorme stock que nous avons et de la prodigieuse quantité de modèles à des prix raisonnables.Nous avons aussi un très grand assortiment d'accessoires électriques que nous pouvons livrer de suite.Tous renseignements fournis gratuitement.GROS ET DETAIL.—Fixtures, verreries, lampes métalliques et carbone, batteries de poche, tous articles pour lumière électrique et sonnerie.—GRAND CHOIX.LA NORTH WEST LAND CETTE INSTITUTION FAIT UNE DISTRIBUTION DE SES BENEFICES.La Canada North West Land Company annonce une répartition de bénéfices de $5 par part échéant le 19 décembre aux actionnaires inscrits le premier.Cette distribution est la neuvième d’une série semblable.La dernière distribution a eu lieu en novembre 1913.En 1910, 1911 et 1913, deux répartitions de $5.chacune ont été effectuées.En 1912 on n’a fait qu’une seule distribution de même que cette année.vingt-trois ' et la Banque de la Nou-vel'le-EcOsse ' s’est notablement conso lidée.M.W.D.Ross, qui a conduit les pourparlers au nom de la Banque Mé tropolitaine, est né en Nouvelle-Ecosse.Il a passé de l’administration fédérale de la Finance à la Banque Métropolitaine et en est devenu le di-pecteur-gérant, en 1903.Il fera par tie de -la direction de la Banque de la Nouvelle-Ecosse, au moins jusqu'au jour de la complète fusion de ces deux institutions.En outre de' cette nouvelle fonc tion, M.Ross fait partie des Conseil de plusieurs autres sociétés, et l’or sait que, dans quelque temps, il dé cidera peut-être de vouer son trava.à ses intérêts personnels.ments, de linge et d’ubjc! sortes.La Singer Manufacturing! Company a voté $560 00, la Standa rd j Clay Products, $1,160.00, et les Che-] vaiiers de Colomb, $50.00, sans oublier les $128.80 recueillies par .:e Cercle Collin au moyen d’un concert.Les membres dit comité local du Fonds Patriotique doivent, lundi prochain, le 16, faire une nouvelle collecte par la ville, et la quête recommandée par Nos Seigneurs les évêques de la province de Québec a eu lieu.Lu “ Canada Français ” annonce pour dimanche, le 15, une assemblée patriotique où on encouragera la population à fournir sa quote-part aux fonds de secours des Bl>1-ges et des Français.11 ne faut pas oublier toutefois que nous aurons des pauvres, nous aussi, dans Saint-Jean, du train dont les choses vont et à la manière dont l’hiver s’annonce.LA JOURNEE DU SOLDAT.M.GASTON RUDOLF A LA SALLE PROCHAIN.RITZ, VENDREDI VIANDES SUR PIED A CHICAGO.D’après les renseignements fournis par câble spécial au siège central de la Trust and Loan Company of Canada, ici, le rapport dit dernier semestre, terminé le 30 septembre, a été rendu public à Londres, aujourd’hui.Les chiffres officiels font ressor tir un bénéfice net de 162,459, soit une augmentation de £871 sur le semestre précédent.Le fonds de réserve a été accru de £27,674, ce qui le porte maintenant à £515,969.Le dividende habituel de 9 pour cent par année a été déclaré et sera ¦distribué le 4 décembre.LA BOURSE DU COTON RECIT DE LA PREMIERE SEANCE DEPUIS LA FERMETURE DU 31 JUILLET.LES RECETTES BAISSENT LES CHAMBRES DE COMPENSATIONS ET LES COMPAGNIES DE VOIES FERREES SOUF-1 puis à 7.39 durant la première demi New-York, 16.•— La Bourse du coton de New-York a effectué sa réouverture régulière, ce matin, pour des opérations sans aucune restriction.Ce marché était fermé depuis le 31 juillet, alors qu’une panique créée par la déclaration de la guerre européenne causa la faillite de trois maisons.Le parquet était jonché de courtiers quand le, gong a retenti.Durant les quelques premières minutes les affaires ont été très nombreuses et quelque peu nerveuses.Les nouveaux règlements ont apporté quelques confu sions dans les opérations.Les premières transactions ont touché presque exclusivement le coton de décembre, traité d’après les arbitrages préétablis.Le marché a débuté à 7.45 pour décliner lentement à 7.40, FRENT DU RALENTISSEMENT GENERAL, AUX ETATS-UNIS.heure.Finalement les cours se sont raffermi^.Les compensations des banques aux Etats-Unis, d’après un relevé de la i revue Dun.se chiffrent par 2 285 mil-1 lions $365,643 la semaine dernière, | contre 2,971 milhons' $261.737, en 1913, et 3,402 millions $696,134, en 1912, accusant ainsi des pertes respectives de 23.1 et 32.8 pour cent.Les recettes brutes des compagnies de .chemins de fer, chez nos voisins d’après la même revue, révèlent de LA THESAURISATION A LONDRES Chicago, 16.— Bestiaux à cornes: arrivages, 7,000; marché fort; boeufs, $6.50 à $.11.00; bouvillons du Texas $5.75 à $9.30; vaches et génisses, $3.90 à $9.65; veaux.$7.50 à $11.— Porcs: arrivages, 18,000; marché indécis; légers $7.65 à $8,10; mélangés $7.55 à $8.25; lourds, $7.50 à $8.10; très gras.$7.50 à $7.60; cochons $4.50 à $6.50; moyenne des ventes $7.70 à $8.Moutons: arrivages, 22, 000; marché lent; indigènes, $5.75 à $6.50; d’un an, $6.75 à $7.75; agneaux naissants, $7-50 à $9.25.ELLE EST GENERALE, DIT-ON.— UN DEPOT DE LA RUSSIE A LA BANQUE D’ANGLETERRE.Londres, 16.— L’Angleterre a thésaurisé l’or dans des proportions très d’scutées.Durant les trois derniers constantes diminutions, les rapports e.nv'I!n de toutes les voies ferrées, pour octo 1 ^O^OO.OOO ($150,000,000).En outre bre, se présentant à 54 millions $961,- £30,250,000 de Bons du Trésor (trea-065, en moins-vaine de 12.3 pour cent, sury notes) ont ete mis en circulation par comparaison avec le même revenu em P^us ^es mu,ions de piastres de des mêmes chemins pendant la période correspondante de l’année dernière- LES COMPENSATIONS LES RESULTATS OBTENUS PAR LES CHAMBRES DE TOUTE LA PUISSANCE OFFRENT UNE MOINS-VALUE DE 22 P.C.Une perle de près de 29 pour cent, dans l’Ouest, et de plus rte 17 pour cent, dans le Canada oriental, est accusée par les compensations des banques de toute in Puissance, pour la semaine terminée mudi dernier.Les eonipeiisalions globales des villes de l’Ouest se sont élevées à plus de 60 millions de piastres, par comparaison avec 80 millions durant la huitaine correspondante de l’année dernière, el, dans les villes de J’Kst, ont atteint 101 millions contre plus de 120 millions il y a un an.Les eompensalions totales de la Puisa ne e so chiffrent done par 161 millions $246,975 en dépçr* dltion de 45 millions équivalant à 22 pour rent.billets de'la Banque d’Angleterre.Toutefois l’augmentation de la Ré serve d’or ne se chiffre que par la somme du métal importé.Ceci prouve clairement que la thésaurisation est générale Le "Mail” prétend qu’une partie de ces provisions a bien pu passer en Allemagne au moyen d’agent secrets hommes ou femmes, et suggère une surveillance sévère de tous les voyageurs.On dit qu’une cargaison de 10 millions de livres sterling, en or.Arrivera bientôt de la Russie, qui sera dé BAGARRE A BARCELONE Madrid, 16.— Il y a quelques jours, les amis de la France à Barcelone, or ganisaient une représentation théâtrale au profit des familles belges L’entrée en scène des onsuls français belges et anglais souleva un tonnère d’applaudissements.Et les spectateurs crièrent: “Vive lés alliés”.L’un d’eux cependant s’écria: “Vive l’Allemagne”.Il s’ensuivit une bagarre au cours de laquelle un spectateur fut grièvement blessé par une balle de révolver.Il y eut plusieurs arrestations.M.DÂGGET EN ANGLETERRE Londres, 16.— M.J.B.Dagget ministre de !’Agriculture du Nouveau-Brunswick, est arrivé à Londres, à bord du paquebot “Seilesia”.Il était chargé de faire parvenir à bon port 100,000 baril et 50,090 poches de pommes de terre et 300 barils de pommes.Les pommes de terre sont le don que fait la province pour soulager la misère en Angleterre, et les pommes sont destinées aux soldats blessés, et on les a distribuées dans les hôpitaux.Au moment du départ, M.Dagget a appris la mort de M.Bowder, Je représentant de la province à Londres.Il a été chargé de se mettre temporairement à la tête des bureaux du Nouveau-Brunswick dans le Strand.Sous un nom de théâtre que lui avait suggéré son vieux camarade Jean Ridclez, le grand artiste que tout le monde connaît, se cache la basse Lenseigne, de Lille, que l’on entendra vendredi prochain à la soirée musicale et litténoirc nlans la salle Ritz.< 'm Celui que nous avons si souvent admiré, au 'cours de la saison d’opéra, l’hiver dernier, Gaston Rudolf, étudiait à ce moment sous Jean Riddez, 1.illois lui aussi; Lenseigne songeait à une carrière opératique, et son ami lui conseillait de prendre un nom de guerre.On se mit à la recherche d’un pseudonyme en parcourant les noms des personnages de différents opéras, et on finit par trouver celui d^JJiuiolf.dans Le Roi d’Ys: ie prénom resta le même.Monsieur Rudolf chantera le Pas d'Armes du Roi Jegn.de Saint-Saëns, et Alla Stella Confidente, 'de Robaudi, avec violoncelle obligé par M.Yves Lamontagne.Les billets sont èn Vente chez Ed Archambault, chez Willis et Cie, marchands de pianos, et chez C.O.Lamontagne, chambre 33, édifice Duluth, aux prix de 50 sous et de un doilar.• ¦ , MORT D’UN EVEQUE _____ANGLICAN (De notre correspondant) Québec, 16 — Le Rév.E.A.Dunn, pasteur de l’église anglicane St.Michael, de Bergerville, a reçu samedi, de sa soeur, un télégramme l’informant que son père, l'évêque Andrew Dunn, qui a quitté Québec jeudi dernier, sur le “Hesperian”, pour retourner en Angleterre, après avoir résigné son poste d’éveque anglican de Québec, çst mort sur le paquebot à peu de distance de Liverpool, vendredi soir.L’évêque Dunn avait célébré lé 16 octobre le 75ème anni- posée à la Banque d’Angleterre pour faciliter les relations financières des ., deux pays et rétablir le change inter- versaire ,,c sn naissance, national.LES GRAINS A CHICAGO Cours fournis par la maison Dougall and Cowans: Cours d’ouverture Mc CHUTE MORTELLE (tDr notre corresDonGnnt) Québec, 10.— Mme Théodule Cours à 11 h.30 a.m.Blé-Décembre Mai .Maïs-Décembre Mai .115 121 3-8 68 • 71 1-2 Labrie, épouse du gérant du Syndi-¦ cat de Québec, s’est tuée, samedi, en tombant dans la cav'e de son domicile, No 1, rue Lasalle, Saint-Sau-I veur.La mttfheurelise fut trouvée gisant sur je plancher de béton, le 1213-8 crâne frâcturé.,Un médecin fut appelé, niais il, ne put que constater 67 3-4 la mort.' Là victime laisse six en-‘711-8 fants en bas âge.•* 115 LA GALANTERIE ALLEMANDE New-York, 16.— Le capitaine Es-tcil.du paquebot anglais “Royal Sceptre”, arrivé hier de Santos, Brésil, a raconté comme son navire, porteur d’une cargaison de café pour Toronto, avait failli être capturé par le croiseur allemand “Karlsruhe”.' Le 27 octobre, vers minuit, le “Royal Sceptre” était arrêté nar le croiseur en question.Les officiers embarquèrent à bord et examinèrent les papiers dn navire.Après s’être convaincus que la cargaison était destinée à New-York, les Allemands remirent le navire en liberté.Au dire du capitaine Estell.les Allemands furent très courtois et ne voulurent pas s’emparer d'une cargaison qu’ils croyaient destinée aux Etats-Unis.ON NE VEUT PAS DE CHIENS Ottawa, 16 — “Envoyez-nous tous les hommes que vous voulez, mais gardez vos chiens.” Telle est la substance d'un câblogramme reçu de M.Louis Harcourt, secrétaire colonial du gouvernement impérial.11 s’agit des chiens-mascottes du premier contingent canadien dont tous 'es régiments sont pourvus.Celui de Winnipeg a même un ours ! Or la loi anglaise défend de laisser débarquer en Grande-Bretagne des chiens et des animaux non pourvus de certificats de santé d’un vétérinaire.I.es chiens des soldats n’avaient pas de ces papiers et l’on a voulu empêcher leur débarquement, mais les troupiers canadiens ont tellement insisté qu’ils ont pu garder leurs animaux.A l’avenir cependant tous les-mascottes de régiments devront se conformer aux règlements anglais et être munis d'un certificat de bonne santé.LETTRES ENVOYEES A LADY STRATHC0NA Londres, 16 — Les lettres qui seront envoyées à lady Strathcona, pour ne pas être retardées dans leur livraison, devront être adressées au Haut Commissaire Canadien à Londres, No 17 rue Victoria, lorsqu’il s’agira d’affaires générales, â l’Association du Contingent Canadien, Westminster Palace Hotel, lorsqu’il s’agira d’oeuvres de charité, et enfin au Day Record Office, No 36 rue Victoria, lorsqu’il s’agira .d’enquêtes concernant les membres *Ju contingent canadien.Voici la journée du soldat du regiment Royal Canadien-Français : 6.00 hrs, réveil, 6.30 hrs, rapport des malades, 7.30 hrs, déjeuner (bol de café, viande, pain et beurre) ; 8.30 à 9.30, exercices ; 9.30, heures de bureau ou récréation ; 10 à 12 hrs, parade de régiment ; 12.30, dîner, (viande, pain, beurre, légumes, café ou thé), récréation ; 2 à 4.30, exercices ; 5.00, garde montante et retraite ; 5.30, souper, (pain, beurre, viande et fromage) ; 6.00, rations ; 8.30, premier poste ; 10, dernier poste ; 10.15, couvre-feu.Nos soldats ont à peu près tous leurs uniformes maintenant.Samedi dernier, cm n retiré de la Banque Nationale, à Saint-Jean, $11,(WO.OO pour la paie des soldats.Tous les soirs, vers 5.00 hrs, nous arrivent ceux qui ont obtenu congé pour la veillée, une centaine environ.Leur apparition,, .est toujours remarquée parmi notre paisible population, car certains sont plutôt turbulents.Jeudi soir, dans une rixe entre soldats et un citoyen, celui-ci, pa-raît-il, aurait eu le nez et un bras brisés.Les officiers prennent des mesurés très sévères pour maintenir l’ordre ; Us ont établi des gardes dans la ville, et à 9 h, 30, la patrouille fait sa tournée, toujours fructueuse.Les casernes sont situées en dehors de la ville, et certains soldats semblent avoir peur d’y retourner seuls.Mais d’une façon générale, les choses vont bien et les officiers méritent des louanges et des félicitations.Qu'ils soient assurés que ta population apprécie leurs efforts.1 —-«-—• UNIVERSITE LAVAL CHAIRE FORGET.Demandes pour emplacements d’Mvernement.Les commissaires du port, recevront jusqu’à midi le 1er décembre, les demandes d’emplacements pour les navires dans le port de Montréal pendant l’hiver 1914-1915, et après , cette date, toutes les demandes rc-1 çues seront prises en sérieuse considération.DAVID SEATH, Secrétaire.Montréal, 13 novembre, 1914.PKOVINC.K DK QUEBBO, Uistrict de Montréal, Cour de Circuit No.18818 - -BUlie Cohen, de Montréal, demandeur, vs.F.Backer,] du même lieu, défendeur.Le ÜSme jour de novembre UH l, à deux heures de l'après-midi, au domicile du dit défendeur, au No 1039 rue Saint-Dominique, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en un piano, meubles de ménage, etc.Conditions : argent comptant.A.l.AVKRPURK, H.C.S.Montréal, Iti novembre 1911.Moquin & Frère 120 RUE SAINT-DENIS Epicerie de choix, Importateurs de Vins et Liqueurs.Vin de Messe Taragonne, doux extra, $1.50 le gallon.Vin de Messe Boada Herma-nos, $1.35.Sauternes, $1.40 le gallon.Claret Bordeaux, $1.25.Cherry, Port, Madère, Champagne.etc., etc.N.B — Attention spéciale aux commandes de Messieurs les membres du clergé.la e n: PROVINT.K DR QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit No 21250—The Dairy Creamery Co., de Montréal, demanderesse, vs.B.M.Abrahamson, du même lieu, défendeur Le vingt-cinquième jour de novembre 1911 à dix heures de l’avant-midi, h la place d’affaires du dit défendeur, au No 1172 Boulevard Saint-I^aurent en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en cash Registers, comptoirs, sucreries etc.Conditions : argent comptant.A.LAVERDURK, H T.S.Montréal, 10 novembre 1914.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit No.17848.Dame Par-mélin Beauchamp, veuve de Félix Brien, demanderesse, vs.Koch Monda, défendeur.Le 25me jour de.novembre 1914 à onze heures ch‘ l’avant-midi, au domicile du dit défendeur, au No 1000 rue Des Erables, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, etc.Conditions : argent comptant.,T.K.COUT U, H.C.S.Montréal, 14 novembre 1914.PROVINCE DE QUEBEC district de Montréal, Cour de Circuit No.18610—Médard C.uindon, demandeur, vs.(ieorge Goyctte/ié-fendeur.Le 25me jour de novembre 1914, à dix heures de l’avant-midi, au domicile et place d’affaires du dit défendeur au No.2904 Boulevard Saint-Laurent, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice lés biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en chaises de barbier, meubles de ménage, etc.Conditions : argent comptant.J.E.COUTU, H.C.S.Montréal, 14 novembre 1914.U.PÂÜZE & FILS OFFRE DE FAIRE POUR LE TEMPS DE LA GUERRE Les Ouvrages de Réparations qu Améliorations par des Charpentiers-Menuisiers experts AU PRIX COUTANT Par exception, c.ette semaine, Je cours cie M.Montpctit sur “la législation industrielle et financière” aura lieu mardi soir, le 17 novembre, au lieu de jeudi, le 19.On voudra bien tenir campte de ce changement.Le cours destiné aux femmes d’affaires demeure fixé à jeudi et sera donné, cette fois, par M.A.J.de Brav, directeur de l’Ecole des Hautes Etudes Commerciales.COURS DE CITANT Ce soir, à l’université Laval, à huit heures, aura lieu la seconde leçon du cours de chant grégorien donné par M.l’abbé Henri Garrougteigt, S.S.-a—- MANUFACTURIER BELGE EN COLOMBIE ANGLAISE Londres 16.— Le Lieutenant-Colonel Pelletier, de Québec, vient d’informer le public que le manufacturier belge qui désirait s’établir dans la province pourvu que quelque propriétaire lui donne un terrain gratis, vient de décider qu’il s’établira en Colombie Anglaise, où le climat, dit-il, est plus semblable à celui de la Belgique.LA DERNIERE REVUE DE LORD ROBERTS Londres, 16.— Les troupes canadiennes se comptent fières du fait qu’elles ont été les dernières à être passées en revue par Lord Roberts.La dernière fois qu’il parut en public ce fut au banquet offert en l’honneur du ministre de la milice à son retour du Canada.Lord Roberts était colonel en chef du coniingent canadien et colonel honoraire des Queen’s Own Rifles de Toronto.POUR ESTIMES Téléphonez Westmount 3916.CARTES-D’AFFAIRES RODOLPHE BÉDARD EXPERT-COMPTABLE ET AUDITEUR Systématiste consultant.Adm nis trateur de successions.Téléphone Bell, Main 3869.Suite 45-46-47.55 SAINT-FRANÇOIS-XAVIER.MONTRÉAL ACHILLE DAVID Entrepreneur é.ectr cien, 159 rue Saint-Denis.Tél.Bell Est 1710 Réuidenrc : St-Louis 4303 CHARLES HURTUBISE FINANCIER Argent ù prêter ; achat de debentures, d?propriétés, de balances de prix Ce ventes.99 rue St-Jacques.Tél.Main 2034.PHOyiNjUL DE QUEBEC, district de Mont-réai, Cour.Supérieure.No 1321.Harris We-ner,des cite’êt district de Montréal, mar-I chaud, et y faisant affaires seul comme tel i sous les nom et raison sociale de “Montreal Waterproof Clothing Co’’., demandeur, HURTUBISE & HURTUBISE son bureau et principale place d’affaires j dans la ville de Manchester (Angleterre), dé- j fendeur.Il est ordonné au défendeur de j comparaître dans le mois.T.DEPATIK, sous-protonotaire.WEINFIELD et LEDIEU, procureurs du demandeur Montréal, 12 novembre 1914.PHOVINCE DK QUEBEC, distriet de Montréal, Cour de Circuit No 13431.—H.R.Huot, vs A.E.Liddell.Le 25n»e jour de novembre 1914, ù une heure de l’après-midi, au domicile du dit défendeur, au No.260 rue Clanranald, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets (lu.dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en meubles de ménago etc.Conditions : argent comptant.G.A.LAFONTAINE, H.C.S.Montréal, 16 novembre 1914.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit No.11295 A.Poirier vs.J O.Donnell et al.Le 2f>me jour de novembre 1914 à une heures de l’après-midi, au domicile du dit défendeur, au No 135 rue Nazareth en la cité de Montréal seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en chevaux, voitures, ete.Conditions: argent comptant.El).DESROCHES, H.C.S Montréal, 16 novembre 1911.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit No 6457.—Dr K.La-pointe, vs.De I*.Lacourse, et vir., Le 25mc jour de novembre 1914 à onze heures de l’avant-midi, nu domicile «lu dit défendeur, au No.515 rue Beaudry, en la cité «le Montréal, seront vendus par autorité «le justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, etc.Conditions : argent comptant.ED.DESROCHES, H.C.S.Montréal, 16 novembre 1914 PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour «le Circuit No 2951.—E.Gareau, vs.De A.Courtois et vir.Le 25mc jour de novembre 1914 è dix heures de l’avant-midi, au domicile du dit défendeur, au No 1198 rue Marie-Anne Est en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, etc.Conditions : argent comptant.ED.DESROCHES, II C.S.Montréal, 16 novembre 1914.LES AGENTS PROVINCIAUX MECONTENTS Londres, 16.— Les allées et vernies de M Frederick Stobart, représentant du War Offee au Canada, semblent avoir créé des difficultés aux agents généraux des provnc&s; Ottawa vient Je les informer en effet qu’ils ne pou PROVINT.!'.DR QUEBEC, district de Mont-rï'id, Cour Supérieure No 1281- Hector Poirier des Cité et District de Montréal, demandeur, vs.1.A.Dufour et H.J.lî.Labrie, du même lieu, défendeurs.I.*¦ 25mc Jour de novembre 1911 à 10 heures de Pavant-mtdl, uu Nu.49f> Ave.Mont-Itoynl Est en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets des dits défendeurs, saisis en cette cause, consistant en machines de vues animées, chaises de théâtre, etc.Conditions : argent comptant.J.P.BEAUPRE, H.C.S.Montréal, 1(1 novembre 1914 PHOVINCE DE QUEBEC, distrlrt de Montréal, Cour Supérieure No.3906.—John Dun-eon McPhall, et al., de Russel, Ontario, demandeurs, vs François-Xavier Tessier de Montréal, défendeur.Le 25mr jour de novembre 1914 A dix heures de l’avant-mtdf, A la placé d'affaires du dit défendeur, au No., , , , ,, i 2S(l Ave.Mont-Royal Est, en la cité de Mont valent recevoir de contrats du Gou- j rj,^ seront vendus par autorité de justice vemement anglais que par l’entremise les biens et effets du dit défendeur, saisis du Haut Commissaire canadien à Londres.NAUFRAGE D’UNE GOELETTE Parrsboro, 16.— La goélette “St.Anthony” s eat échouée hier soir au large d’Advocatc Harbor.Quatre des membres de l’équipage se sont noyés.Il sera difficile de renflouer le ba teau et la cargaison est considérée comme tme perte totale.n cette cause, consistant en viandes assorties.etc.Conditions : argent comptant.M.J.ALBERT DECELEES, H.C.S.Montréal, 16 novembre 1914.BRULEE A MORT (De notre correspondant) Québec, 16.— Une fillette de 2 ans, enfant de M.Jos.Frénette, de Lntmniêro, a été ébouillantée à mort en tnmbunt dans une cuve d chaude.INGENIEURS CIVILS ARPENTEURS-GEOMETRES EDIFICE BANQUE NATIONALE 99 rue Saint-JacqueH.TELEPHONES : Bureau: Main 761S.Résidence: St-Loui» 2148 ASSURANCES i * TEL.MAIN 968 ^ ïMCEdlABEQif Ch.623 EdificeTransportatiqn P.-A.LACROIX, arpenteur géomètre, ingénieur civil.Chambre 925, Power Bldg., rue Craig, Montréal.Tél.Bureau: Main 7305; résidence: Saint-Louis 2707.BANQUE DE MONTREAL AVIS est donné par les présentes qu’un DIVIDENDE de DEUX ET DEMI POUR CENT a été déclaré sur le capital payé de cette institution pour les trois mois finissant le 31 octobre 1914 ainsi qu’un BONUS DE UN POUR CENT payables aux bureaux de la banque dans cette ville et à ses succursales le ou après MARDI le PREMIER JOUR DE DECEMBRE prochain aux actionnaires inscrits le 31 octobre 1914.L’assemblée générale annuelle des actionnaire® aura lieu aux bureaux de la banque LUNDI le SEPTIEME JOUR DE DECEMBRE prochain.Le président sera au faut»u;' à midi.Par ordre du bureau de direction.Frederick Williams-Taylor, Gérant-général.Montréal, 23 octobre 1914.PROVINCE DE QUEBEC, District de Mont-réal, Cour Supérieure, No 2876.— Dame Eugénie Champagne, des cité et district de Montréal, épouse commune en biens d’Antoine Campeau, plombier, du même lieu, demanderesse, vs Antoine Campeau, plombier, du même lieu, défendeur.Une action en séparation de biens n été Instituée par la demanderesse contre le défendeur, ie 30ème Jour d'octobre 1914.MontréaU 12 novembre 1914 CAMILLE TESSIER, Procureur de la demanderesse.PROVINCE DE QUEBEC, District de Montreal.Cour Supérieure, No 1954.— Dame Marie lapierre, de In cité et du district de Montréal, épouse commune en bleus d’Em-manuel Boisvert, Journalier, du même lieu, clemamlrrrsse.vs ledit Emmanuel Boisvert, défendeur.Une action en séparation de biens a été instituée ce jour en cette cause.Montréal, n octobre 1914.LACHAPELLE ET BEAULIEU, Procureurs de la demanderesse.PROVINCE DE QUEBEC, district do Montréal, (tour Supérieure No 1262.—Adolf Klein, de Montréal, demandeur, vs.William Cohen et al , de Montréal, défendeur.Le 25me jour de novembre 1914, b midi, il In place d’affaires du dit défendeur, du dit William Cohen, au No S3 rue Ontario Est en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les bien» et effets du dit défendeur, William Cohen, saisis en cette cause, consistant en effets de groceries, poissons, bs-CfRJj lances, etc.Condition! : argent comptant \A.LAVEBDUHK, H.C.S.Y Montréal»«Ac, novemb’-e 1C1 ' »,v>» 8 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 16 NOVEMBRE 1914 VOL.V.— No 269 LA GUERRE _ COMBATS FURIEUX EN PERSPECTIVE Les experts anglais s’attendent à une reprise d’hostilités générales, à l’est et à l’ouest, cette semaine.— Encore une tentative ennemie vers la côte, puis la guerre entrera dans une troisième phase.Le temps qu’il fera i l Forts vents de l’ouest et du nord- j I ouest; température tendant à devenir j • bien plus froide.Neige en certains en- J i droits.Demain, généralement beau, j J et plus froid.Bulletin d’après le thermomètre de Hearn et Harrison, 35 rue Notre-Dame Est.R.de Meslé.gérant.Aujourd’hui maximum.38 Même date l'an dernier.45 Aujourd’hui minimum.23 Même date l’an dernier.35 BAROMETRE 8 h.matin.29.60; 11 h matin, 29.52; midi, 29.65.MARDI, LE 17 NOVEMBRE Saint-Grégoire, thaumaturge, évêque et confesseur.Lever du soleil : 7 heures 1.Coucher du soleil : 4 heures 28.Level de la lune : 7 heures 16.Coucher de la lune : 3 heures 58.Nouvelle lune, le 17 à il h.8 m.du matin.-4 LE CANADA A LOURDES DISCOURS DE Mgr GAUTHIER ET DE M.HENRI BOURASSA.La brochure contenant les discours prononcés au Congrès eucharistique de Lourdes par Sa Grandeur Mgr Gauthier et M.Henri Bourassa sera mise en vente ces jours-ci.On peut dès maintenant faire les commandes aux bureaux du Devoir : 10 sous l’exemplaire.SI.00 la douzaine,| S7.50 le cent, plus les frais d’expédition.La brochure couvre une trentaine! de pages, grand format, sur bon papier.Londres, 10.— Les experts militaires anglais s’attendent à ce que des combats furieux et vifs soient livrés sur le théâtre oriental et occidental de la guerre pendant cette semaine mémorable.La bonne nouvelle alnoncée par U communiqué officiel français d’hier disant qu’Yprcs, Armentiè-res, Béthune, Arras, et les autres barrières qui se dressent devant les Allemands et les empêchent d’atteindre la côte, demeurent inexpugnables, est sans doute la cause de l’optimisme actuel.Les attaques des Teutons ont perdu de leur vigueur.Mais à i’heurc aetueNe, peu ou point d’indices révèlent que les commandants ennemis songent à renoncer à lexécution des plans qui ont coûté tant d’hommes.On présume que les envahisseurs feront à tout le moins une au- tre tentative pour briser les lignes des Alliés, avant qu’on n’entre dans la troisième phase des opérations.Cette phase, croit-on ici, pourvu que la marche en avant des casques à pointe soit enrayée ,scra marquée par le siège des tranchées soigneusement creusées d’avance en arrière de leurs présentes lignes.Ces stratèges, dans le cours de leurs pronostics font ressortir le fait (tue rien ne force les Alliés à précipiter les événements, bien qu’ils pourraient atteindre ce résultat en sacrifiant le nombre d’hommes nécessaires.Conséquemment, ils se contentent de se tenir sur la défensive, et d’occuper l’ennemi dans l’ouest, tandis que les Busses dans l’est marchent pour s’assurer la possession de la Silésie, de Posen et de la Prusse orientale.LA SITUATION VUE DE PARIS L’ENCYCLIQUE DE BENOIT XV Borne, Ifi — Le Pape publie au-jourd hui l'cncyclique dans laquelle il demande aux nations belligérantes de l’Europe de conclure la paix.Dans son encyclique, le Souverain Pontife attribue la guerre à quatre causes, notamment : le défaut d’amour sincère et mutuel parmi les hommes, le mépris de l’autorité, les injustices commises par une classe du peuple au détriment d’une autre, et la recherche exclusive du bien-être matériel.CHINÏQUY* vsBEGIN Les plaidoiries dans l'appel de la fameuse cause de Dame Rebecca Chiniquy vs Jos.Bégin, directeur de la “Croix”, ont commencé ce matin en Cour du Banc du Roi.L’appcllante allègue qu’elle est la fille légitime de Charles Chiniquy et d’Ephémie Allard, mariés le El janvier LSüL à Sainte-Anne, Etat de ^’Illinois, ainsi (pie la femme légitime de M.Jos.!.Morin, professeur à l'université McGill.Le 18 novembre 11)11, la ‘ Croix” publiait un article pour lequel son directeur fut aussitôt poursuivi par Mine Mo-, rin et condamnée par la cour de première instance à 811,000 de dommages.Ea cause fol alors portée en cour de Révision.Celle-ci ordonna que le dossier fût renvoyé devant la cour Supérieure pour que l’appel-lautc adopte la procédure voulue pour faire la preuve de l’autorisation de son mari, point que soulevaient les avoeals du défendeur.Par ce jugement, le tribunal reconnut ’mplicitement que la nullité du bref par défaut d’autorisalion du mari, ‘P défaut il y a, n’élait pas absolue, mais seulement relative.L'appelante en appelle de ce jugement interlocutoire et demande de le rescinder, disant qu’elle était autorisée par son mari de poursuivre même avant l’émiss'on du bref et pendant le procès de première instance.Me Gonzalve Desaulniers prétend nue même si Mme Morin n’avait pas téé autorisée par son mari, elle pouvait se plaindre de l’article, le droit qu’ePe a de réclamer des dommages ne découlant pas de l’autorisation il'' mari, mais b!en de l’article.CANDIDATURES A L’ECHEVINAT Québec, t6.— Qua+re candidats sent sur les rangs pour l’élection d’un i échevin au siège No 2 du quartier Li-moilou en remplacement de l’échevin i Trudel nommé à une position du ser- j vice c vique.Ce sont le sénateur Cho (mette, M.F.X.Ga’ibois.M.F.N.Corriveau et M.Emile Bouchard.Dans le quartier Montcalm.M Ernest Roy, avocat, et M.Octove Matte maître-plombier, se feront la lutte.La mise en nomination aura lieu jeudi.sir robërt'bordf.n DE RETOUR Ottawa, 16 — Le premier ministre est de retour aujourd'hui de Hot Springs Virginie.Son voyage semble avoir grandement amélioré sa santé.Le cabinet a beaucoup de besogne à abattre, mais rien n’indique que la convocation des chambres ne se fera avant le mois de janvier ou de février.MORT D’UNJEMINARISTE Québec, 16.— M.l’abbé Adalbert Pouliot, élève de 2ièrne année au Grand Séminaire de Québec, est mort hier à l’Hôtcl-Dieu de cette ville après plusieurs semaines de maladie.11 a succombé à la tubereulos L’ENQUETE PELLAND L’enqoete Pelland s’est encore continuée ce matin, devant le magistrat Saint-Cyr.i.es mêmes témoins sont encore entendus sur la nature du sol près de l’égout de Notre-Dame de Grâce.L’enquête s’est ensuite ajournée à huit jours.ARRETEPOURVOL Un Bulgare du nom de Govril Bo-gachnick, qui devait partir ce soir par le steamer “Zealand” de la “White Star”, a été arrêté hier à la demande du chef de police E.Morand de Forcity, Ont.Le prévenu est accusé de vol.OS S’ATTEND A UNE OFFENSIVEAN S’ATTEND A UNE OFFENSIVE ARRAS.— LE SORT DE LA GUERRE DEPEND .DES RESERVES.— LES ALLIES EN MEILLEURES POSTURES.Paris, 16 —(5 hrs matin )Le mauvais temps est en grande partie la cause de ce que les attaques des Allemands perdent de leur intensité dans les Flandres.L’inondation se répand de plus en plus à la suite des pluies abondantes et le pays, entre Dixmude et Nieuport, est un marais, dans lequel gisent les canons et les caissons abandonnés par les Allemands.Un témoin oculaire raconte que les Allemands ont été jetés hors de leurs tranchées par l’eau, mais qu’ils continuent à envoyer de temps en temps des obus sur les Français.11 n’est pas probable que les Teutons tentent désormais rien de sérieux de ce côté, mais on s’attend à une offensive sérieuse entre Dixmude et Arras, aussitôt que les Allemands pourront revenir de leur terrible fatigue de la semaine dernière et boucher les brèches à leur ligne, ait moyen de nouvelles recrues.Le sort de la guerre dépend maintenant uniquement, écrit le colonel Feyler, expert militaire suisse très connu, essentiellement de a réserve d’hommes que les armées peuvent amener.L'offensive russe a non seulement pour effet d’empêcher les Allemands de transporter des hommes du front oriental au front occidental, mais les troupes qui subis- sent actuellement leur instruction à l'intérieur seront nécessairement envoyées contre les Russes.On fait aussi ressortir le fait que l'Allemagne est obligée de couvrir un front qui atteint presqu’un millier de milles avec une armée active de 25 corps, tandis que les Alliés ont à leur disposition 2!) corps d’armée pour une ligne presque de moitié moins longue.De sorte qu’au point de vue de l’apport des recrues, la comparaison est défavorable aux Allemands.Pour ce qui est de l’équipement, l’infanterie des deux côtés est bien approvisonnée , Au début, les Allemands avaient beaucoup plus de mitrailleuses, mais depuis les Français les ont rattrapés, grâce à la fabrication des arsenaux.Pour ce qui est de l’artillerie, on dit que les Alliés ont l'avantage pour ce qui est des pièces de campagne.mais l’artillerie lourde allemande est incontestablement supérieure.Us ne garderont pas cette supériorité longtemps cependant, car les arsenaux français et anglais ont commencé à fabriquer des canons de fort Caljbrc.Les Alliés ont bon nombre de Servants pour ces pièces, sans compter 'les cannonniers japonais qui.dit-on, viennent de débarquer à Marseille.Berlin, 16.— L’état major allemand a émis le communiqué officiel suivant: L’inclémence de la température en Occident a paralysé nos mouvements.Nous avons toutefo’s pris des prisonniers anglais et français et quelques mitrailleuses.Dans la forêt de l’Argonne, nous avons réussi à nous emparer d’une place française très importante.Le rapport français disant qu’une division allemande a été déroutée à Treu-court, au sud de Tarfal est une invention.Les Français subissent au contraire, de lourdes pertes alors que nous ne perdîmes qu’un seul homme.En Orient, le combat se continue sur ia frontière de la Prusse orientale et en Pologne russe aucune décision n’a encore été signalée.LES JEUNES TURCS ORGANISENT UNE ASSEMBLEE PERSE (!) “La prétendue assemblée perse de Constantinople, hier, qui a demandé l’évacuation de la Perse par les troupes russes et la déclaration de guerre à la Russie de la part de la Perse, a pris la tournure protes-que lies processions organisées par le comité d'Union et Progrès à l’abolition des capitulations.“On déclare que les proposeurs des résolutions à cette assemblée étaient de jeunes Turcs et non des Persans."Des copies des résolutions ont été portées à l’ambassade américaine.après la procession, aux cris de : Vive la Perse, la Turquie.l’Autriche et l'Allemagne ; à bas l’Angleterre, la France et la Russie.” LOURDES PERTES DES RUSSES Berlin.16, via Sayville.— Un communiqué officiel turc publié aujourd’hui à Berlin annonce que les Turcs ont fait de nouvelles opérations contre les Russes.Ces derniers, dit-on, ont subi de lourdes pertes en hommes, en munitions et en provisions.AIDE A LA FRANCE LfASSEMBLEE DE SAINT-JEAN v — SIR CECIL SPRING RICE A OTTAWA Ottawa, 16.— Sir Cecil Spring-Rice, ambassadeur anglais aux Etats-Unis est arrivé ici ce malin, 11 venait de Washington.Le premier ministre et sa femme, MM.Rogers, White et Crothers et un aide de camp du duc de Connaught se pot-tèrent à sa rencontre à la gare.Le distingué visiteur a déclaré uix représentants de la “Canadian Press” qu’il serait l'hôte de Son Altesse pendant quelques jours.LE PRESIDENT DU MEXIQUE Washington, 16.— Kulalio Gutierrez a formellement fait part aujourd’hui aux Etats-Unis de son entrée en fondions comme président provisoire du Mexique.11 s’engage a protéger les Américains cl les auprès etrangers.L’assemblée convoquée, hier après-midi, à Saint-Jean, par le comité France-Amérique, afin de venir en aide aux soldats français et aux réfugiés belges, a été couronnée d’un succès éclatant.La réunion, qui se tenait dans la salie de l’Hôtel de Ville, était présidée par le maire Papineau, ayant à ses côtés les curés des deux paroisses de Saint-Jean.Le juge Mouette, le sénateur Dandurand et M.Jos.Deniers l'a-rent les principaux orateurs.Après les discours, l’on procéda a la formation d’un comité dont font partie les deux curés.Les dames qui étaient présentes en grand nombre à l’assemblée décidèrent de convoquer une assemblée qui sera tenue aujourd’hui sous la présidence de Mme la mairesse.La section féminine s'occupera du prélèvement des dons en nature.Mardi dernier, a Ville-Marie, comté de Témiscamingue, avait lieu une grande assemblée sous la présidence du docteur G.A.D Lié, préfet du comté, dans le but de prélever des dons en argent et eu nature.Le comité se compose comme suit: président, G.A.Dubé, préfet; vice-président, M.l’abbé Z.Bernier, curé; secrétaire, J.Maillard, régis-! trateur; trésorier, J.Lamarche, gé-! rant de la banque de Quebec.' La section Aide à la France vient d’organiser un nouveau comité qui sera chargé de recueilUr des dons j en tabac pour les soldats français.! M.Genin, l’un des organisateurs, a I déjà reçu un chèque de 8150 de la | maison Lamontagne et Cie, 54 li-I vres de tabac et un millier de cigares de M.Daunay enregistré, 500 li-! vres de trabac de M N.Piehctl \ de Saint-Alexis, et 500,000 livres de la ! maison Goulet et Cie.Tous les dons i de ce genre devront être adressés à ! MM Genin Trudeau, nie Notre-Dame ouest.Le comité espère prc'e-ver d’ici 15 jours 25,000 livres de tabac.SECTION FEMININE Des malentendus s'étant produits sûr les jours et heures de réunion di la section féminine de France-Amérique, on nous prie do rappeler qu’à partir de cotte semaine les réunions auront lieu le mardi à 3 heures ri; l’après-midi et le jeudi à 10 heures 30 du matin.SCHAEFER AUX ASSISES ACCUSE DE TRAHISON Israel Schaefer, accusé de trahison, a subi, ce matin, l'examen volontaire devant le juge Leet L'accusé aura son procès nu terme de mars des Assises c.rimine’les.Cet après-midi à 2 heures, Me Mor rison C R., l’avocat de Schaefer doit se présenter devant le juge Lavergne pour demander l'admission à caution de son client.DECLARATIONS DE MM.AINEY ET McDonald Ces deux commissaires sont franchement opposés au pro-, jet Martin qu’ils disent inopportun et défavorable à la ville.ILS PROTESTERONT ENERGIQUEMENT Les commissaires Ainey et McDo* naJd ont publié ce mat.n une déclaration à 1 encontre du projet de contrat du maire avec la compagnie des tramways.La declaration dit en substance que la ville serait privée par ce projet d’un demi-million de redevances annuelles sans aucune compensation et que de plus e.ic fournirait à la compagnie l’usage gratuit de ses rues et la clientèle des citoyens.La compagnie ne fournirait que son matériel qui n’est qu’une traction minime de sa capitalisation excessive, sans permettre aux citoyens, propriétaires des rues, de participer à ses recettes et profits.Le maire refuse actégoriquement d” la déclaration, de fournir les rignementk et détails nécessai-i.sur le projet qu’il préconise.Bien que l’expansion soit nécessaire à la ville, nous nous opposons à l'égalisation des franchises du centre populeux de la ville et des quartiers excentriques à population éparse.Cette mesure rend nul un moyen très précieux pour la ville de réduire à quia la compagnie des tramways.La réduction projetée des taux de passage pour les quartiers excentriques en sacrifiant un pourcentage annuel de $500,000, sera d’un piètre succès pour les vieux quartiers comme pour la ville.Ni le maire, ni les tramways, ne peuvent donner des chiffres qui résisteront à l’analyse.D’ailleurs, en ce temps de guerre, il est inopportun de decider de pareilles questions.Le motif de l'emploi de beaucoup d’ouvriers est mal fondé.On ne pose pas de voies ferrées dans les rues en hiver.Depuis vingt ans, il ne s’est pas pose trente pieds de voie électrique en hiver dans les rues de Montréal.Le motif d’urgence pour améliorer le service ne vaut pas grand’-chose, car nous sommes fortement d’avis que le service a été considérablement réduit depuis quelque temps.La compagnie a suffisamment de rues jjour améliorer son service, nu témoignage d’experts, qui ont fait rapport à ce sujet.Nous combattrons le projet du maire jusqu’au bout et nous ferons même apjjel au peuple si notre opposition n’est pas victorieuse.On a l’intention d’expédier ce projet de contrat dans une seule séance et de l’envoyer de la même manière devant le conseil.Malgré l’invraisemblance du procédé nous croyons qu’il est question d’en user.En toute honnêteté, vu nos devoirs envers les contribuables de Montréal, nous porterons nos protestations devant tous les citoyens de la métropole, dont nous espérons obtenir l’appui entier en' vue d’obtenir un traitement équitable pour Ja ville de Montréal.LE CRIME DE HUNTINGDON Jeudi dernier, à Huntingdon, comme nous l’annonçions samedi dans une dépêche, le cadavre d’un inconnu était trouvé sur un chemin près de la ville.Le défunt paraissait être un ouvrier de nationalité étrangère.Il avait la gorge ouverte et le crâne fracturé, t ne enquête tenue par le coroner Coulston ne découvrit rien.Toutes les poches du défunt avait été retournées.Le détective I).I).Lorrain, du bureau de la Sûreté, provinciale fut chargé de faire des recherches au sujet de cette affaire.Près de l’endroit où le cadavre avait été trouvé, le détective ramassa un couteau et un rasoir tout souillés de sang, ainsi que des débris de lettres.En rassemblant ceux-ci, le détective apprit le nom et 1 adresse du défunt : Marka Ichoff, Bulgare, 2827, Notre-Dame, Montréal.Des fermiers des environs l’informèrent que deux étrangers avaient été vus.L’agent de la gare déclara avoir vendu des billets pour Montréal à deux étrangers et en avoir reçu un billet de $5 en paiement.Ce billet fut examiné; il était tout souillé de sang.Le détective revint à Montréal et se rendit à l’adresse indiquée plus haut; d’après des informations qu’il reçut à cet endroit, il arrêta, aide du détective Samson, deux Bulgares, Naiden Vasioff, 18 ans, et Ctoirn Diehontt, 30 ans, dans un bureau de placement du boulevard Saint-Laurent.On croit qu’ils sont les deux individus qui étaient en compagnie d’I-choff.Au moment de leur arrestation, ils ont voulu établir un alibi en disant qu’ils avaient quitté le défunt depuis plusieurs jours.Tous deux ont été conduits à Val-leyfield où ils seront détenus jusqu’à la continuation de l’enquête du coroner, où ils seront les principaux témoins.a~Ia Police Le détective Mercier et le sergent Lemieux du poste No.14 ont arrêté samedi soir deux individus qui ont donné leurs noms Emery Lalonde et Joseph Proulx.Ceux-ci ont été surpris au moment où ils étaient à voler des marchandises après avoir pénétré par effraction dans le magasin de G.Lamy, coin Saint-Denis et Rachel.Celte arrestation fut opérée vers 8 heures 30 samedi soir.Ce matin, ces deux individus protestaient de leur innocence devant le magistrat Saint-Cyr.Enquête préliminaire le 19.Une trentaine d’mdividus étaient accusés, ce matin, d’avoir été trouvés dans des maisons de jeu du boulevard Saint-Laurent.Tous ont protesté de leur innocence et subiront leur procès en cour de police.Deux maisons de jeu ont été vidées samedi soir, par le lieutenant Savard et ses hommes.LES ALEmÂNDS FONT L’ELOGE DE ROBERTS Berlin, via Londres, 16_Le “Lo- kal Anzeigcr”, dans un article de fond dit ce qui suit: “A l’occasion de la mort de Lord Roberts, toute la presse allemande “4 unanime à apprécier cette gran-, de figure qui vient de disparaître.I de ni r durant la guerre, il arrive des moments où les combattants saluent leur ennemi de leur épée au lieu de s'en servir pour le frapper.Cette heure est sonnée avec le départ de Lord Roberts.” EN LIQUIDATION Québec.16.— La maison Dan'el Piehé bijoutier et horloger de la rue :nôit-Joseph a fait cession de ses biens aujourd’hui à la demande de M.Ilcdéoii Paquet, de Québec.RETOUR DE'm.ROGERS Ottawa, 16.—- M.Robert Rogers est revenu de New York hier.Il a dementi la rumeur, circuléc par la presse opiposltionms: e, tendant à fa re croire au peuple que le gouvernement avait donné de gros contrats à des maisons new-yorkaises.LA CAUSE DES ECOLES BILINGUES UNE MOTION DE Me McMASTER REJETEE PAR LA COUR D’APPEL.(Service de la Presse Associée) Toronto, 16.— M.A.C.McMaster de la commission des écoles séparées d’Ottawa, a demandé ce matin en cour d appel, présidée par le juge en chef Mulock, assisté des juges Clute et Riddell, que i’on annule l’injouct on prise contre cette commission par le juge Lennox, injonction en vertu de laquelle les écoles ont ouvert leurs portes sans attendre le jugement sur la constitutionalité du Règlement No 1.7.Bien qu’il ait demandé que la cour se sa sisse immédiatement de sa motion, celle ci a déclaré qu’il ne serait pas sage de procéder en ayant deux motions devant elle concernant la même cause et a rejeté conséquemment la motion McMaster jusqu’à ce que jugement soit rendu sur la constitutionnalité de la question mise à l’étude.] La cour aura alors à donner sa dé-i cis.on sur une seule question.—-*- REPRISE DUTRAVAIL (Service ae La Presse Associée) Chicago, 16 — Cinq mille ouvriers, qui chômaient depuis l’ouverture des hosti.ités en Europe, sont retournés à l’ouvrage ce matin, aux usines de J’United States Steel Corporation de Gary, Indiana.Au cours de la semaine dernière, plusieurs milliers d’ouvriers sont également retournés à l’ouvrage à Indiana Harbor, Hammond et Chicago Est.-a- CHIRURGIENS AMERICAINS (Service de la Presse Associée) Washington, 16.— Plus de 2,000 délégués venant de toutes les parties du Canada et des Etats-Unis, se sont rendus ces jours derniers a Washington pour prendre part à la troisième assemblée annuelle du Collège des Chirurgiens Américains qui i a lieu aujourd’hui.! Le Cardinal Gibbons en fera probablement l’ouverture.Parmi les 600 nouveaux membres j qui seront admis à faire partie du ‘ Collège, a déclaré le président J.M.Finney, de Baltimore, l’un des plus éminents est sir Thomas Roddick, I de Montréal.-*- COURS PUR! ICS AU MONUMENT NATIONAL Au Monument National, lundi, 16 novembre, à 8 heures du soir: i Cours de langue française pour personnes de langue anglaise, par 'Mlle M.-A.Gagnon; Cours de sténographie, par Mme Elodie Perrault; Cours élémentaire de langue anglaise pour personnes de langue française, par M.T.S.Banks.-V- ACCIDENT DANS LE GOLFE En traversant la baie Sainte-Croix à vingt-cinq milles de Québec, 25 barges entraînées par un vent mpétueux amenèrent le remorqueur “Alaska” à la dérive.Ce vapeur a tellement été endommagé qu'il s’écoulera plusieurs semaines avant qu’il puisse être remis à flot.Trois navires du gouvernement ont été envoyés au secours de 1“Alaska ’ Les occupants de ce dernier furent sauvés.-•- UN ORDRE DU WAR OFFICE Broekville, Ont., 16.— Le major H.W.Lumbt de Broekville, a reçu du War Office, l’ordre de s£ rapporter immédiatement à Londres.Où Acheter Demain (Enregistre conformément h In loi du Parlement du Cnnada, par L.-P.Deslongclinmp», au Ministère de l'Agriculture) jPfF.-ri’sj Anete Sainte-Catherine et Montcalm 75 centres de table en toile et en dentelle Battenberg, ainsi que brodés, grandeur de 54 pouces de diamètre.Valeur $2.00 pour.iMt* $2.00 pour $1.19 $iü Ne manquez pas d'assister à notre vente de 3 jours.Les occasions sont extraordinaires.Sst de Chambre “Jacobin” en Noyer Noir Cet ameublement est un vrai régal pour les amateurs de meubles de style.C est une reproduction exacte des meubles anciens.La commode de monsieur est garnie de l’antique toilette mobile.L’ameublement est formé de huit morceaux : le lit double, le bureau, la commode, la table de toilet- j^ffl te, la table de nuit et les trois chaises.Le set complet.llteiÉM Tel.Est 7330-7331-837-39 SAINTE-CATHEEINE-EST, angU Beaudry, MONTREAL j —BBgBBBaBM TEL.EST 4510 Le Magasin du Peuple 447 SAINTE-CATHERINE EST C’EST LE TEMPS DES CHAUDES COUVERTURES 35 paires de couvertures de laine blanche “Avon”, dimension pour lit double, bordure rose ou bleue.Qualité pesante.Prix de vente, la paire.LA REUNION N’À PAS LIEU ILS ECHAPPENT AU NAUFRAGE M.LE MAIRE AVAIT CONVOQUE IRREGULIEREMENT UNE ASSEMBLEE DU BUREAU DES COMMISSAIRES.— IL L’ADMET DE BONNE GRACE.La fameuse réunion où on devait discuter la question des tramways devant le bureau îles commissaires, adopter le projet Martin à la vapeur, disait-on, puis le lancer devant ie conseil à la même allure, n’a pas eu lieu.D’abord, parce que M.le commissaire Côté a demandé l’ajournement de rassemblée à demain, afin que l’on puisse convoquer s représentants de la compagnie i discuter avec eux et, ensuite, parce que M.le commissaire Ainey corroboré par l’avocat de la ville a établi que la réunion n’était pas légalement convoquée.D’après l’avis de convocation, il était impossible de savoir s’il s’agissait d’une réunion du bureau des commissaires ou du conseil.Par ailleurs, on a adopté au bureau des commissaires des réglements en vertu desquels le maire ne peut pas convoquer une assemblée spéciale entre une séance précédente et la date à laquelle elle a été ajournée.Or, la séance de samedi où l’on a discuté le budget a été ajournée à cet après-midi de sorte qu’il est impossible d’en convoquer une pour ce matin.Le maire s’est rendu d’assez bonne grâce à la décision de M.Laurendeau, mais il trouve amer que le premier magistrat n’ait pas le droit de réunir les commissaires à sa guise.LA DELEGATION EST REVENUE Les échevins qui assistaient au congrès des municipalités à Philadelphie étaient de retour, ce matin.Ces messieurs ont fait un excellent voyage.Ils rapportent, racontent-ils des suggestions importantes et desquelles la ville pourra faire son profit.Leur rapport sera prêt bientôt.-B- - LORD ROBERTS A WESTMINSTER?Londres, 16.—L’abbaye de Westminster a été suggérée comme lieu d’inhumation de lord Roberts, à condition que le corps soit brûlé.Le comte Roberts, dit-on, ne peut accepter cette offre.Le corps du soldat distingué sera transporté en Angleterre sous peu.Il appert que lord Roberts a exprimé le désir d’être inhumé dans l’église Ail Saints d’Ascot, près de la demeure paternelle.On avait conseillé à lord Roberts de ne pas se rendre sur le front tant que la température ne serait pas plus favorable, mais il a refusé de remettre à plus tard le programme déjà arrangé.C’est le huitième officier de marque de l’armée et de la marine anglaise qui meurt depuis le commencement de la guerre.La liste comprend les généraux Grieson, Fran-klyn, Kekewich et Calrington.-«- LES BANQUES' AMERICAINES (Servie**' àG la Presse Assoclfie) Washington, 16.— Le secrétaire du trésor, M.McAdoo, a signé ce matin l’ordre formel annonçant que douze banques de réserve fédérales viennent d’être établies et sont prêtes à entrer en affaires.-«- LES CABOTEURS H0L-LARDAIS a L’OEUVF.E (Service de lu Presse Associée) La Haye, via Londres, 16 — La libéralité dont ont fait preuve les nations belligérantes en couvrant de mines la mer du Nord est clairement démontrée par le fait que, 'durant 'la semaine dernière, les caboteurs hollandais en ont enlevé de douze à vingt par jour, (les mines, posées sur la côte de la Hollande ou mi large de la province de Zeeland, rendent 1res
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