Le devoir, 17 novembre 1914, mardi 17 novembre 1914
VOLUME V—No 270 DEUX SOUS LE NUMERO MONTREAL, MARDI 17 NOVEMBRE 1914.Abonnements par la poète : Édition quotidienne : CANADA BT ETATS-UNIS UNION POSTALE $3.00 Édition hebdomadaire : CANADA ETATS-UNIS UNION POSTALE A .O V $2.00 V.Rédaction et Administration* 43 RUE SAINT-VINCENT MONTREAL.TÉLÉPHONES : ADMINISTRATION : Main 7461.RÉDACTION s - - Main 7460.Diredteur : HENRI BOURASSA.FAIS CE QUE DOIS ! ENCORE LE TRAMWAY L’AJOURNEMENT La majorité du Bureau des commissaires a finalement décidé de ne point donner suite à l’étonnante proposition qui voulait que les commissaires entament la discussion du projet Martin en présence des représentants de la compagnie, avant même de s’être procuré certaines informations essentielles et d’en avoir causé entre eux.C’est un progrès.L’adoption de l’amendement McDonald, qui prévoit la formation de tout un dossier sur les tenants et aboutissants de la question du tramway en est un autre.On n’a qu’à lire le détail de cet amendement pour deviner l’ampleur du problème qui se pose devant les autorités municipales.11 est à présumer d’ailleurs qu’ayant ordonné la production de toutes ces pièces le Bureau des commissaires se croira tenu d’en prendre connaissance et de les peser avec soin avant de prendre une décision définitive.L’ENVERS D’UN ARGUMENT Le gros argument qu’on emploiera vraisemblablement pour justifier l’abandon des millions que représenterait le maintien du pourcentage, c’est l’abolition du double tarif dans les quartiers excentriques et les avantages qui en résulteraient au point de vue du décongestionne-ment du centre de la ville.L’argument a certes sa valeur et tout le monde désire, non seulement le décongestionnement du centre de la ville, mais l’amélioration du sort des habitants des quartiers excentriques.Il y a là une question , de première importance.Mais encore faut-il, pour prendre une vue exacte de la situation et des actes qu’elle peut commander, envisager l’argument sous toutes ses faces.Le Star nous laisse prévoir que l’immigration qui suivra la guerre augmentera d’une façon énorme la population des faubourgs, si l’on abaisse les tarifs; M.Martin prévoit que cet abaissement des tarifs entraînera l’exode des ouvriers vers ces mêmes faubourgs.Le surcroît de population comportera forcément un accroissement de trafic; et si l’accroissement de trafic est aussi considérable qu’on le prédit, à quoi se réduira, dans la réalité, le sacrifice consenti par la Compagnie des Tramways et en échange duquel on lui abandonnerait un nombre indéfini de millions — qui ne peut être inférieur à quinze ou vingt?Cet aspect de l’argument mérite peut-être qu’on l’examine de près, encore que l’on paraisse y avoir assez peu songé jusqu’ici.LE REFERENDUM * Le Star disait hier soir : "De sinistres rumeurs prétendent qu’on tentera de faire passer à la course {to "railroad”) une nouvelle franchise des tramways à travers le bureau des commissaires et le conseil municipal.Ceci est, heureusement, impossible.Il y a sur la voie un irréductible obstacle {an impregnable barrier) — la promesse, faite par chaque homme de valeur à l’hôtel de ville, de référer au peuple, par la voie du referendum, tout projet de franchise.Les "schemers’’ de l’hôtel de ville peuvent faire tout le “railroading” qu’ils voudront; mais ils ne peuvent faire adopter leur franchise sans que les électeurs l’acceptent.” Et plus loin: M.Martin agit à la façon d’un uhlan qui tenterait une surprise, "mais le peuple est retranché derrière son referendum.” Il est inutile de se faire des illusions de ce genre.Le referendum qui constituait un insurrhontable obstacle aux "schemers”, c’est celui que décrétait la loi générale' de la province et qui faisait de la consultation populaire la condition essentielle de l’octroi de toute franchise de pliis de dix ans.MAIS LA COMPAGNIE DES TRAMWAYS S’EST FAIT SPECIFIQUEMENT EXEMPTER DE CETTE LOI.En dépit de l’énergique campagne dont notre directeur, comme député, et le Devoir lui-même ont pris leur large part, la majorité de l’Assemblée législative a décidé que la Compagnie des Tramways de Montréal serait au-dessus de la loi commune.Il n’y a plus de referendum légalement obligatoire.Pour qu’il le fut, il faudrait un nouveau texte de loi.Mais il reste un article de la charte qui permet à la ville d’ordonner, d’une façon générale, des referendums; et les autorités municipales peuvent faire de la ratification du contrat par le peuple l’une de ses conditions essentielles.C’est précisément pourquoi, au cours des dernières élections municipales nous avons si fortement insisté pour qu’on exigeât de tous les candidats la promesse de faire du referendum l’une des conditions du contrat.Mais, encore une fois, le referendum est facultatif: il dépend de la fidélité à leur parole des candidats élus et de la crainte que pourrait inspirer à ceux que tenterait quelque défaillance la vigilance de l’opinion publique.Et les électeurs feront bien de ne pas s’endoemir dans une fausse sécurité.VERS LA LÉGISLATURE?U est à présumer que la Compagnie des Tramways, qui a fait de tels efforts pour se soustraire à la loi générale, ne consentira jamais à accepter le referendum que pourraient vouloir lui imposer les autorités municipales.Si ces dernières insistent, toutes les négociations pourraient bien se rompre là-dessus.Beaucoup sont, au reste, d’avis que la question ne sera point réglée A Montréal, que l’on prendra occasion des délais qui ne manqueront pas de surgir pour demander l’intervention de la Législature.L’expérience nous autorise à prévoir une pareille manoeuvre.Elle aurait, au point de vue tactique, l’avantage de faire peser le gros des responsabilités sur des gens qui n’ont point de compte à rendre aux contribuables de Montréal.Et voilà pourquoi les citoyens feront bien d’envisager tout de suite l’éventualité d'un nouveau débat devant la Législature.Orner HEROUX.LA GUERRE Les communiqués officiels sont les plus réticents sur les opérations ries dernières vingt-quatre heures.Dans la Belgique, les engagements divers entre les soldats franco-an-Ulo-belges et les Allemands se poursuivent avec lenleur, mais furie.Il ne reste plus rien de Dixmude et loute la région avoisinante est inondée.disent les câblogrammes.On estime, en Hollande, que les Tenions ont repris l’offensive dans le voisinage de Nieuport.Et, par-delà in frontière franco-belge, on ne sait plus au juste ce qu’il est advenu de Lille, quoique, dans les alentours, l’avantage reste aux Alliés.D’un nitre coté, en Allemagne, l’avance ¦usso se poursuit et les dépêches signalent que les Moscovites ont pénétré de 30 à 40 milles sur le sol iiaissien, en maintes régions, tan-lis qu'ils se préparent à reprendre le siège de Koenigsbcrg.En Gali-tie, l’on rapporte mie Craeovie est Investie, des dépêches la disent en leu.Mais il convient de ne pas croire trop tôt à un succès russe définitif, sur ce point.Il résulte de l’ensemble des nouvelles approuvées par la censure que la saison se fait de plus en plus rigoureuse, — on signale des tempêtes de neige même dans les Vosges, en France, — et obligera bientôt les.armées à prendre leurs quartiers d’hiver, pour trois ou quatre mois, période pendant laquelle il y aura bien quelques combats isolés, mais sans importance extrême.A moins que les Russes, habitués plus que les autres belligérants à la rigueur de l’hiver, ne profitent de cet arrêt momentané de la plupart des opérations pour hâter leur marche sur Berlin.C’est possible, quoique bien des raisons militent contre une grande campagne d’hiver.DANS LE CA UCASE En Asie, les opérations militaires russes subissent quelques échecs, qui permettent de conclure que les Allemands, dans le Caucase, et jusqu’en Arménie, ont prépare les Turcs à une Invasion moscovite.Il est admis, même à Petrograd, que, dans le voisinage de la ville d’Er- zéroum, en Arménie, l’avance russe a rencontré des obstacles qui l’ont enrayée.“ La marche de notre avant-garde vers Erzéroum a pris fin ”, dit une dépêche de Petrograd.“ Cette marche avait été dictée, non par les conditions de la guerre, mais dans le seul but de remplir la tâche imposée à notre avant-garde.” Ces termes vagues ne permettent pas de mesurer jusqu’à quel point les engagements russo-turcs clans le Caucase et l’Arménie ont été sérieux.L’un des belligérants remporte-t-il un succès, il exagère dans ses communiqués l’importance des opérations, afin de souligner davantage la victoire.Par contre, est-il battu, il parle d’une rencontre d’avant-postes où l’ennemi était en force.11 est peu probable que, en Arménie et en Anatolie, où les chemins de fer n’existent guère, où les routes sont mal entretenues, où les Russes sont loin de leur base d’opérations, le progrès moscovite soit rapide.Il faut aussi rester sceptique cpiant aux nouvelles qui nous viendront de ces régions, où les facilités de communication n’existent pas, et dans le voisinage desquelles il n’y a pas de pays neutre qlii puisse renseigner de manière un tant soit peu impartiale le reste de l’univers sur ce qui s’y passe entre belligérants.AU FEU Londres annonce que le prince héritier de la couronne est parti pour aller au feu, en France.Depuis l’ouverture des hostilités, les princes de la maison allemande ont tous été sur le champ de bataille.Le prince de Galles, de son côté, a maintes fois, disent les dépêches, insisté oour prendre part aux opérations sur le continent, mais on l’avait adjoint à un régiment de Londres, pour y faire du service territorial.Ses instances ont enfin tu raison des objections que faisaient des membres de son entourage à son départ pour le front.Il y est enfin, ern France même, tandis qu’un autre prince de la famille royale, son frère, est à bord d’une unité importante de la marine britannique.L’exemple de la famille royale, qui envoie au feu deux de ses membres, servira sans doute à presser davantage le recrutement des volontaires anglais, qui fléchit dans maints centres industriels de la Grande-Bretagne.Au parlement de Westminster, les députes ont voté en bloc, sans dissidence la somme de $1,125,000,000, et l’enrôlement d’un autre million d’hommes demandés par M.Asquith, pour la continuation de la guerre.Des députés ont proposé, mais sans nulle réponse, de la part du ministère, que les prêts de 50 millions à la Belgique et de 4 millions à la Serbie, faits à même ce milliard et sans aucun intérêt, pour la durée de la guerre, devinssent des dons purs et simples.Le demi-milliard voté en août dernier par les Communes anglaises, pour fins militaires, est déjà presque tout dépensé.Le gouvernement anglais est resté réticent, en face des interpellations de M.Long, un député unioniste, qui demande plus d’information, pour le publie et les journaux anglais, sur les onérations militaires et navales de Grande-Bretagne, et cela dans le but de hâter le recrutement dit-il.11 n’y a pas de doute que le silence presque complet observé par le War Office, sur la façon dont les soldats se battent, peut être un facteur dans le ralentissement de l’enrégimentation, en Grande-Bretagne.CHEZ NOUS D’Ottawa, l’on annonce que le ministère de la milice ne craint pas du tou! de raids allemands, venant des Etats-Unis, sur les frontières canadiennes, pendant l’hiver; toutefois, dans maints cercles, l’on s’inquiète de la présence, — réelle qu imaginaire, — de plusieurs milliers de prétendus chasseurs germano-américains dans le Maine et du groupement considérable d’Allemands à Buffalo, à (Tuelques heures de Toronto, ainsi que dans la région de Détroit, juste au-delà de la frontière.Toronto s’est même cru à la veille d’une attaque allemande, hier, quand le général Lessard a donné des ordres de mobilisation aux militaires canadiens de relie ville, afin de constater s’il pourrait les réunir bien promptement.On signale aussi la probabilité d’autres remaniements ministériels, à brève échéance, et celle d’une session fédérale dès les premiers jours de janvier prochain.Le gouvernement aurait besoin de faire ratifier par les Chambres des dépenses extraordinaires d’un chiffre considérable, déjà faites en vue de la guerre, et de faire voter quelque cent cinquante millions pour fins militaires, pendant le prochain exercice financier.Geornes PELLETIER.LE BUDGET CANADIEN Puisque nous sommes en guerre, il est bon de considérer un peu notre budget.La question financière intéresse tout le monde parce que tout le monde paye contribution au trésor public qui n’a d’autres ressources que celles que le public lui fournit.Où en sommes-nous à l’heure actuelle?Grâce à des revenus abondants, la dette diminuait depuis trois ans.De 508 millions en 1912, elle tombait à 498 millions à la fin d’octobre 1913.Mais voici qu’elle remonte et rapidement.Le dernier état financier publié par la Gazette officielle la fixe à 009 millions, soit une augmentation de 111 millions en douze mois.Durant le seul mois d’octobre 1914, elle a augmenté de plus de 9 millions.Et elle ne restera pas là malheureusement.La diminution du revenu et la dépense inévitable font pencher la balance du mauvais côte.Le budget d’octobre qui s’équilibrait en 1913 est un déficit de trois millions cette année et les sept premiers mois de l’année représentent un découvert de 8 millions, la recette étant de 81 millions et la dépense de 89 millions environ.Les cinq mois qui restent à courir ne changeront probablement pas cette proportion, de sorte que l’année financière se terminera vraisemblablement par un déficit de 10 à 25 millions qui s’ajouteront au chiffre actuel de la dette.Et ce ne sera pas tout.Combien reste-t-il des cinquante millions votés pour la guerre, à la sesssion d’urgence ?Très peu de chose probablement.L’équipement, le transport et la solde des trente mille hommes envoyés ?n Europe coûtent énormément cher.Si l’Angleterre, qui ne paie presque pas scs soldais et ses marins, dépense 5 millions par jour, on peut imaginer que proportionnellement au nombre de soldats que nous avons fournis, il nous en coûte davantage.Le fait est que nous ne serions pas surpris d’apprendre qu’on a déjà eu recours aux mandats spéciaux et pour un fort montant.En tout cas, il est certain que la prochaine session verra le plus gros budget de toute notre histoire financière, à moins que le conflit ne s’éteigne subitement.Pour l’instant, l’argent est relativement facile à trouver ; c'est l'échiquier anglais qui prête ou qui favorise les enipruntr,, sans trop se préoccuper peut-être des moyens de recouvrer l’intérêt.Mais il faudra, un jour ou l’autre^ négocier directement avec les prêteurs particuliers et ceux-là sont plus exigents.Leurs conditions dépendront de l’état de notre budget, c’est-à-dire des moyens que nous aurons de leur verser l'intérêt.Il ne peut être question de banqueroute, mais il est fort possible que l’on soit obligé de recourir à de nouveaux Impôts.Ceux qu’on a décrétés en août dernier sont loin d’être suffisants.Le ministre des finances a donc une grosse tâche devant lui et les contribuables, des perspectives plutôt ennuyeuses.Jean DUMONT.BILLET DU SOIR.ALBERT DE MUN C’est à Paris, en 1911, à la fin du Congrès national de l’Association Catholique de la Jeunesse Française, que j’ai vu pour la dernière fois le comte Albert de Mun, dont la mort vient d’attrister la France et l'univers catholique.Une grande assemblée avait lieu, par un dimanche après-midi au manège Saint-Paul, sorte de grand édifice ressemblant à nos patinoires et servant ordinairement à des exercices d’équitation.Arrivé quelque peu en retard, je rencontrai à la porte mon bon ami A.de S.R.qui avait déposé son chapeau carre et épongeait sans relâche son visage en sueurs: "Vous ne pourrez jamais entrer là-dedans, me dit-il.la chaleur y est suffocante et c’est plein comme un oeuf!” Peut-être, mais je n’ai pas encore rencontré l’obstacle, humain ou nature/, qui peut empêcher un Canadien de passer, quand il en a envie.Un quart d’heure après, j’étais parvenu, à travers la foule, au pied de l’estrade.S.E.le cardinal Amette y présidait,^ entouré du comte de Mun, de Gerlier.du chanoine Couget, du Dr Geo.H.Baril, de Montréal, et de plusieurs autres.C’était au lendemain du discours vibrant que Baril avait prononcé, salle Wagram, et qui lui avait gagné tous les coeurs.Mais le comte de Man venait de se lever, salué d’acclamations.On voyait sa tète vigoureuse et belle, que supportait un torse large, cambré militairement; inconsciemment, on cherchait des yeux le casque et le sabre du cuirassier de Reischof-fen.Il prononça des phrases rythmées, que scandait un geste sobre, mais magnétique.Deux mille jeunes gens l’écoutaient: la France de demain! Sous ta chaleur intense, la plupart s’étalent mis en bras de chemise, sans façon Cela ne nuisait en rien à ta force des applaudissements.A un moment donné, l’orateur promena son regard de.lion sur toute la vaste et chère assemblée, et d’un geste large, qui en embrassait tout le décor: "Je voudrais, dit-il.que dans cette salle immense qui nous rappelle un autre Jeu Me Paume, vous juriez.” Mais il ne put achever su phrase : ce rapprochement historique inattendu avait littéralement enlevé l’auditoire: une tempête déferlait, dans laquelle on saisissait par rafales le cri : "Fous le jurons !” Albert de Mun.âgé alors d’environ soixante-dix ans, regardait avec émotion cette bette jeunesse si vibrante.^ si généreuse, si crânement française: ci lors an’il recommença de parler, sa voie était devenue méconnaissable.Robert VAL.LE CANADA” A LOURDES DISCOURS DE Mgr GAUTHIER ET DE M.HENRI BOURASSA La brochure contenant les discours prononcés au Congrès eucharistique de Lourdes par Sa Grandeur Mgr Gauthier et M.Henri Bourassa sera mise en vente ces jours-ci.On peut dès maintenant faire les commandes aux bureaux du Devoir : 10 sous l’exemplaire, $1.00 la douzaine, $7.50 le cent, plus les frais d’expéditions.La brochure couvre une trentaine de pages, grand format, sur bon papier.LA queirre: LA CHUTE DE CRACOVIE EST PROCHAINE Une partie de la ville est en flammes et les habitants fuient devant les Russes qui se rapprochent sans cesse.— Sur le littoral la canonnade a repris avec plus de violence que jamais ; les Alliés restent inébranlables dans le nord et gagnent du terrain sur l’Aisne et à l’est.— Dewet blessé à la tête.— La flotte russe se lance à la recherche des Allemands dans la Baltique.100.000 ALLEMANDS TUES EN QUATRE JOURS Venise, 17.— Une partie de Craeovie est en flammes, et les habi-| tants, pris de panique, ont fui devant les Russes.Des rapports reçus de Trieste disent que les envahisseurs ont commencé samedi à faire l’investissement de la ville.Les troupes russes qui s’avancèrent par le nord commencèrent à bombarder la place dès que les pièces d’artillerie lourde furent apportées de Miechow.La partie nord de la ville eut tôt fait d’être en flammes.Les Moscovites livrent maintenant de violents assauts contre toutes les fortifications.Des forces s’avançant du côté de.l’est et qui ont dépassé Tar-now marchent rapidement et l’on s’attend à ce que Craeovie tombe d’un moment à l’autre.BULLETIN OFFICIEL DE PARIS Paris, 17 (2.40).— On a publié cet après-midi le communiqué officiel suivant: ‘‘De Nieuport à Dixmude, et dans la région d’Yprés, la canonnade a repris avec une plus grande violence que les jours précédents.Le long du canal, au sud de Dixmude, le feu de notre artillerie a empêché l’ennemi de mettre à exécution les mesures qu’il s’efforçait de prendre pour arrêter le progrès de l’inondation.Les Teutons furent contraints d’évacuer une partie de leurs tranchées qui étaient remplies d’eau.Deux attaques faites par l’infanterie allemande, l’une au sud de Bixchoote, et l’autre au sud d’Ypres, ont échoué.Nous avons gagné du terrain entre Bixchoote et le canal.Entre Armentières et La Bassée il s’est livré un duel d’artillerie très animé.Le long de l’Aisne, quelques détachements teutons qui s’étaient efforcés de traverser la rivière dans le voisinage de Vailly, ont été ou bien repoussés, ou bien annihilés.Sur la rive droite de l’Aisne, en amont jusqu’à Vailly, il y a eu une très violente canonnade.La même chose s’est produite dans la région de Reims, et plusieurs obus sont tombés dans la ville de Reims.Dans la région de l’Argonne, il s’est livré des engagements d’infanterie.Nous avons fait sauter avec des mines un certain nombre de tranchées ennemies.Sur les hauteurs de la Meuse, au sud de Verdun, nous avons gagné du terrain à plusieurs endroits.Dans la région de Saint-Mihiel nous avons pris possession des maisons françaises du village de Chauvoncourt.Ces maisons ont servi de baraques à la garnison de Saint-Mihiel.Le village de Chauvoncourt constitue le seul point d’appui qui soit encore entre les mains des casques à pointe, sur la rive gauche de la Meuse, dans cette région.Ailleurs, le long de la ligne de front, il n’y a rien à signaler.LE GENERAL DEWET BLESSE Londres, 17.— Une dépêche de Prétoria à l’agence Reuter porte que le général De Wet, qui a levé l’étendard de la révolte récemment dans l’Etat Indépendant de TOrange et dans la partie ouest du Transvaal, vient de recevoir une blessure à la tète.On dit que l’abattement des suivants du général est grand.On rapporte que leur équipement est piètre et qu’ils manquent de munitions.COMBAT NAVAL PROCHAIN DANS LA BALTIQUE Londres, 17.— D’après une dépêche de Copenhague au Star, on tient de source allemande qu’une escadre russe a quitté Helsingfors, Finlande, et cingle vers l’ouest, dans le but, suppose-t-on, de livrer bataille à la flotte allemande de la Baltique.TERRIBLES PERTES DE L’ENNEMI Londres, 17.— “Il y a eu des engagements très violents autour d’Ypres, lundi, télégraphie le correspondant du Daily Mail à Dunkerque.Les pertes ont été grandes, mais les alliés ont fait beaucoup de progrès.Les pertes allemandes sont évaluées à 100,000 hommes depuis quatre jours.VIENNE ANNONCE UNE VICTOU RE SUR LES SERBES A KUL- NABAKA Londres, 17 — Une dépêche de Vienne, via Amsterdam, contient un ordre du jour publié par le maréchal de campagne Oscar Potie-reck, commandant des troupes autrichiennes opérant contre les Serbes.“Après neuf jours de combats sérieux, dit-il, contre un ennemi obstiné et supérieur en nombre, les braves troupes du cinquième et du sixième cours ont atteint Kulna'ba-ra et forcé l’ennemi à prendre la fuite.Plus de 8,000 prisonniers, 42 canons, 31 mitrailleuses et beaucoup de matériel de guerre ont été pris aux Serbes.” 3.000 ALLEMANDS EXTERMINES A YPBES Londres, 17.— “La bataille d’Ypres a été terrible, dit un blessé.Pendant quarante-huit heures, nous avons combattu l’ennemi pied à pied, usant de toutes les ressources de l’artillerie et de l’infanterie.Dimanche, un régiment de 3,000 Allemands attaqua notre position.A 300 verges de distance notre artillerie les faucha d’un feu terrible.Us reculèrent, reformèrent leurs rangs et revinrent se faire balayer de nouveau à cent verges de nous.Avec le tiers de leur nombre ils revinrent à la charge.Nos officiers arrêtèrent le tir et les laissèrent approcher à vingt verges.Alors vint le commandement de leur “donner ça”.Nous le fîmes et le régiment cessa d’exisler.En moins d’une heure, 3,000 Teutons avaient été exterminés.” LE BUDGET DE GUERRE ANGLAIS.— NOUVEAUX IMPOTS Londres, 17.— On attache beaucoup d’importance ici à la déclaration que David Lloyd George, le chancelier de l’Echiquier, doit faire à la Chambre aujourd’hui sur le coût de la guerre.Il paraîtrait qu’en outre de l’emprunt de $1,000,-000,000, le chancelier proposera une nouvelle taxe pour rencontrer la dépense supplémentaire de $125,-000,000 requise pour les fins de la guerre.Celte taxe sera probablement sur la bière et le thé et peut-être le sucre.La question de f’aug-mentation de la taxe sur le revenu sera remise au budget de mars 1915.Rien n’a encore transpiré de ce projet du chancelier qui sera rendu public aujourd’hui.Le “Times” dit que l’emprunt de guerre portera intérêt à trois et demi pour cent et sera émis à un prix qui assurera aux souscripteurs un revenu de quatre pour cent.40.000 AUTRICHIENS ENTERRES DANS UNE TRANCHEE DE 0 MILLES LA PRISE DE DIXMUDE PAR L’ENNEMI FUT CAUSEE PAR UNE MEPRISE.Paris, 17.—Les Allemands, pensent les officiers, commencent à ressentir les effets des terribles efforts qu’ils font depuis un mois dans les Flandres, et ils s’attendent à ce que le plan arrêté par JolFre, qui consiste à se tenir sur la défensive et à laisser l’ennemi se consumer vainement au cours de coûteuses attaques, portera ses fruits.Un officier d'état-major, écrivant de la ligne de bataille, va même jusqu’à prédire que dans un mois, tes Alliés se trouveront en état de chasser l’ennemi de F"rance.Mais l’officier en question admet qu’il çst optimiste de sa nature.On a reçu des détails ail sujet des combats livrés dans le voisinage de Dixmude, où les Teutons occupent encore des positions, mais qui ne leur ont été d’aucune utilité, (.a prise de la ville elle-même, semble-t-il, esl due a une méprise de la part d’un détachement français.Au commencement de rengagement, les Belges occupaient des tranchées au nord de la ville, et protégeaient le chemin de Keyan.A leur droite, tournés du côté de Essen, se trouvaient les Sénégalais.Au sud, les soldats de marine français oc-cupaient les positions les plus exposées.Mardi dernier, à 5 heures du matin, l’ennemi commença à diriger un bombardement terrible.L’amiral qui commandait les soldats de marine et qui faisait une reconnaissance, faillit être tué par un fragment d’obus.Les hommes attendaient patiemment dans les tranchées.Vers une heure de l’après-midi, la canonnade diminua et trois colonnes serrées d'infanterie allemande ouvrirent.le feu.Une colonne menaça d’entourer les Belges qui, impuissants contre des forces supérieures, se retirèrent aux confins de la ville.Ils furent suivis par les Sénégalais qui pensèrent que l’ordre de faire une retraite générale avait été donné.Ce mouvement mit à découvert les soldats de marine qui, toutefois, continuèrent à tenir leur bout.Tandis qu’une partie de l’ennemi s’avançait ver^ Dixmude sur le.s chemins qui leur étaient ouverts, les autres accouraient à toute vitesse.Attaqués par la garde prussienne, les Français couraient le risque de se faire entourer.Ils se précipitèrent cependant avec intrépidité, baïonnette au fusil, contre les Allemands, mais furent accablés par le nombre et repoussés jusqu’à leurs tranchées.Sommés de se rendre, ils répétèrent les paroles prononcées par Cambronne, à Waterloo, dans des circonstances semblables ; “La garde meurt, mais ne se rend pas.” Pendant plusieurs heures ils continrent le.s casques à pointe qui se trouvaient quatre fois plus nombreux.Vers le soir, ils furent obligés de se retirer, puisque leur seul moyen de retraite, le pont qui relie la ville au pays_ avoisinant, était sur le point d’être détruit.Ils le traversèrent sous une avalanche de balles, en faisant preuve d’un héroïsme tellement magnifique que les officiers prussiens plus tard exprimaient franchement l'admiration qu’ils en éprouvaient.La bataille reprit avec une grande violence dans les rues, les soldats de marine défendant chaque morceau de ruines qui était autrefois une maison, mais durent finalement retraiter de l'autre côté de la rivière.Amsterdam, 17 — Le “Niewu RotteramscM Courant” cite une lettre d'un prêtre galicien, déclarant qn’en un seul jour 40,000 Autrichiens ont été enterrés dans une tranchée de six pieds et demie de largeur par plus de six milles de long.Les cadavres étaient disposé* l’un près de l’autre en trois coup ches.Ces hommes ont été tués, dit-il, pendant un combat de quelques heures de durée seulement.LE "KRONPIRINZ WILHELM” COULE AVEC UN NAVIRE ANGLAIS (?) Londres, 17 — On entretient des craintes sérieuses pour le salut du transatlantique anglais le “Corren-tina”, dont on est sans nouvelles depuis son départ de Buenos Ayres pour Liverpool, le 5 octobre.Ce navire est trois semaines en retard.Il portait une cargaison de viande valant $1,000,000.Ce navire était armé pour sa défense et la rumeur veut qu’il ait livré un combat an paquebot allemand armé “Kronprinz Wilhelm”, et que tous deux aient péri.LA SANTlfbtJ CHANOINE SLOAN (Dp notre correspondant) Ottawa, 17 — La santé du chanoine Sloan, qui s’est brisé huit côtes dans un accident de tramway, il y a une couple de semaines, ne s’est guère améliorée.Ces jours derniers un érysipèle se déclarait en outre et le malade doit garder le lit.Sa convalescence sera longue à cause de son grand âge. LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 17 NOVEMBRE 191* VOL.V.— No 270 LA QUESTION DO TUMIWM M McDonald fait adopter une motion demandant certains renseignements au sujet du projet de contrat soumis par le maire Martin.— La convocation des représentants de la Compagnie est ajournée indéfiniment.LES RESTES DE LORD ROBERTS 1 ) E R >f jK KH HT A G ES DU ROI ET DU PRINCE ARTHUR DE CONNAUGHT.II est maintenant à peu près sûr que le projet Martin ne sera pas adopté cette semaine.Les conimis-saircs ont tenu hier à ce sujet deux séances, mais le projet du maire n’est pas plus avancé.MM.McDonald et Ainey se sont appliqués à démontrer à la réunion de l’après-midi qu’une franchise ne se diseule entre la poire et le fromage et grâce à l'intervention de M.Jlébert, ils ont obtenu de gagner du temps.MM.McDonald et Ainey prétendaient que l’intérêt public ne pouvait rien attendre du fait qu’on convoquait à la discussion les autorités de la compagnie.La .séance s’est terminée par une motion du commissaire Hébert, appuyée par M.Côté, à l’effet que le bureau s’ajourne jusqu’à demain, le 17 et qiu les copies de l’amendement proposé par M.McDonald soient envoyées à la compagnie et aux autres intéressés.L’amendement McDonald qui était appuyé par le commissaire Ainey, fut proposé après que le commissaire Côté, appuyé par le commissaire Hébert, eut fait motion que les représentants de la compagnie soient invités à se présenter devant le bureau des commissaires aujourd’hui, le 17 à 3 heures, pour discuter les préliminaires de la question des tramways, et d’inviter les échevins, l’avocat en chef et l’ingénieur en chef à assister à cette discussion.La motion de M McDonald demandait des renseignements de plusieurs personnes, qu'il est important de connaître avant d’ouvrir la discussion.M.le commissaire Ainey a d’ailleurs prouvé au maire qu’il était incapable de fournir tous ces renseignements et qu’il n’élait nas au courant de tout ce oui était demandé dans la motion de son collègue.M.LE MAIRE NK SAIT PAS —Pouvez-vous me dire, AI.le maire.demande en effet M.Ainey, vous qui avez préparé la solution à apporter à tout le problème, quel est le capital-action de la compagnie?Le maire sc tint coi.—Je vais vous le dire.Le capital-action est actuellement de $70.-000,000, et le capital autorisé est de $115,000,000, cependant, M.le maire, vous proposez une solution et vous ne nous donnez pas le temps de l’étudier ni de la discuter.la motion McDonald La motion McDonald se lit comme suit : “Attendu qu’il existe actuellement un contrat entre la ville et la compagnie des tramways, en vertu du règlement 210, et que ce règlement restera en vigueur jusqu’en 1922; et “Attendu que les recettes brutes et les dépenses d’exploitation de la compagnie afférant à ce contrat ont été publiées annuellement, duement certifiées par le vérificateur des livres de la compagnie et vérifiées de plus par le contrôleur et le trésorier de la ville; et “Attendu que ces déclarations contiennent des renseignements importants susceptibles de guider notre appréciation dans l’étude de la proposition qui est actuellement devant nous; et “Attendu que la soumission de ces chiffres officiels et ces déclarations prises dans les rapports officiels de lu compagnie nous évitera de faire des calculs erronés sur la solution que nous sommes maintenant appelés à étudier; et “Attendu que la connaissance des chiffres de l’évaluation de la capi falisation exacte des bons, actions et obligations autorisés, émis et non émis, sont d’une importance vitale pour ce qui est de l’évaluation de la propriété qu’on nous demande d’acquérir pour la ville de Montréal; et “Attendu qu'en vue des considérations plus haut exposées et plusieurs autres d’une nature aussi importante, ie propose, appuyé par le commissaire Ainev, que les renseignements demandés par les questions suivantes soient déposées sur la table pour l’information de Son Honneur le maire et les membres de ce bureau, par les avocats de la ville, les ingénieurs de la ville, le trésorier de la ville et le contrôleur.LES QUESTIONS lo Combien la compagnie a-t- elle payé en pourcentage depuis 1892 ?(a) donner spécifiquement la somme reçue chaque année.(ib) Combien la compagnie a-t-elle pavé en taxes à la ville depuis 1892 ?(c) Combien la compagnie a-t-elle payé annuellement à la ville pour l’enlèvement de la neige ?(e) Combien la ville a-t-elle dépensé pour le remplacement des pavages dans les rues où sont posées des voies, depuis 1892 ?(f) Combien la compagnie n-t-elle réclamé de la ville et combien en a-t-elle reçu pour les réparations des voies et pour les dommages causés à icelles et pour le déplacement d’icelles ?(g) Combien la compagnie a-t-elle dépensé en litiges avec la Montreal Street Railway, la Montreal Tramways, la Montreal Tramways and Power Company, la Park and Island Railway Company et la Montreal Terminal Railway, annuellement.depuis 1892 ?(h) Combien la ville a-t-elle perdu par les jugements rendus contre elles dans les causes intitulées “La Pour l’Elevage des Volaille» Acres fitruthmore pour fermes, seulement te le pied cnrr#, 10 p.c., comptent, per mois et 10 uns pour faire le paiement si ddslrl1.Demandez lu brochure.MARCH TRUST CO., LIMITED.ISO rue Saint-Jacques ville vs la compagnie”, ou vice versa ?QUELS ONT ETE LES PROFITS ?2.Combien la compagnie a-t-elle accumulé par l'opération de scs diverses franchises dans le territoire de Montréal, par l’exploitation de ses diverses franchises, dans le territoire de Montréal et les municipalités adjacentes prévues dans le règlement 210, depuis 1892 ?3.Combien la ville de Montréal reoevra-t-ellc approximativement par l’exploitation de la compagnie des tramways telle que réglementée par le projet de Son Honneur -e maire clans lit période des tremte années d’extension qu’il propose ?Ce calcul devant être basé .sur les recettes de la circulation depuis les] cinq dernières années et la propor-! lion de l’augmentation normale qui s’est faite pendant la même période.4.Que les ingénieurs de la ville fournissent une carte de la ville et des banlieues indiquant les limites des contrats indiqués par le projet de M.le maire et aussi une déclaration donnant le cliitfre approximatif de la population par quartier et par chaque zone couverte par une franchise.5.Que les ingénieurs de la ville fournissent des déclarations indiquant le nombre total des voyageurs transportés en 1912 1913 et 1913-1914 et quelle proportion de cette circulation provient des quartiers de la ville couverts par des franchises '.ù les voyageurs n’oiq pas droit de voyager au taux régulier de la ville.().Combien de milles de voie sont possédés et exploités par la eomua-gnie dans le territoire couvert par les diverses franchises auxquelles se rapporte le projet Martin.7.Combien de milles de voie la compagnie possèdle-t-elle dans le territoire de la ville de Montréal, combien de milles de ces voies sont payés et non payés ?Quel est le coût approximatif des voies à l’intérieur de la ville el à l’extérieur ?8.Combien de milles de tramway de surface la compagnie s’engage-t-elle à construire dans le projet soumis par le maire, et quels sera le coût approximatif de ces voies.0.Que les avocats de la ville soient priés de fournir des copies de toutes) les franchises qui existent énumérées dans le rapport de M.le maire, afin de savoir quelles obligatio is nous contractons en vertu de ces diverses obligations dans ces diverses franchises.Le fajt que le maire propose l’a-bolition de ces franchises ne relève pas la ville de l’obligation de remplir ce à quoi elle s’est engagée par ces franchises.Nous voulons par conséquent savoir quelles de ces franchises sont profitables et quelles ne sont pas profitables à l'heure actuelle.10.De fournir par le rapport des inspecteurs de tramways soumis en I tableau par nos ingénieurs, tous les j renseignements concernant la ré- i durtion du service qui a été mis en S opération depuis le 1er août 1914.I 11.De demander à Son Honneur le maire de fournir au bureau tous les renseignements qu’il a pu re- ! cueillir dans son voyage à Toronto, ! Chicago, Cleveland, pour l’exploitation des tramways et les franchises modernes données récemment dans chacune de ces villes.Au cas où Son Honneur le maire n’aurait pas eu le temps de recueillir ces renseignements pendant son voyage, que les avocats de la ville soient i requis de fournir officiellement au | bureau des copies rie ces dites Iran- ! ebises modernes pour notre information et notre gouverne.DETAILS SUR LA CAPITALISATION 12.(a) De requérir du contrôleur et du trésorier de la ville une déclaration établissant la capitalisation de la Montreal Street Railway, en 1910, indiquant le montant du capital autorisé aussi bien que le chiffre des bons autorisés et émis à cette date.(b) De donner instruction au trésorier et au contrôleur de la ville de fournir une déclaration indiquant la capitalisation de la Montreal Street Railway, de la Montreal Tramways Company, de la Canadian Light, Heat and Power Company, de la Public Service Corporation et de toutes les compagnies subsidiaires de celles-ci, ses successeurs et ses obligations depuis 1892, indiquant aussi les pourcentages et les recettes brutes annuelles pour la même période.14.De demander au contrôleur et au trésorier de la ville, avec l’aide des ingénieurs de la ville, de fournir un état des recettes brutes approximatives (pii peuvent découler de l'exploitation dans le territoire couvert par le projet Martin, afin que ce bureau puisse avoir le chif-j fre approximatif de l’exploitation I des diverses franchises énumérées I dans le projet du mnlde.Ce n’est qu’aprè*! ‘une longue séance passée à discuter le budget que le commissaire Côté ramena la motion qu’il avait proposée le ma.tin el que nous rapportions hier.—Pourquoi cette réunion, demande le commissaire Ainey?—Pour discuter le projet du maire, lui est-il répondu.M.McDonald.— Ne pourrions-nous pas le discuter tout seuls d’abord.Nous voulons la fumée avant le feu.Nous devrions avoir un plan avant d’appeler la compagnie.M.le maire appelle le vote sqr la motion de M.Côté.M.McDonald.— Je demande l’ajournement.11 n'y a rien à dire sur une motion d'ajournement, mais il y a beaucoup à dire sur une motion où l’on propose do faire venir les représentants de la compagnie des tramways.M.Ainey.Je puis dire que nous n’avons pas eu le temps de discuter la question qui est devant nous et je ne suis pas au courant.Comment, pouvons-nous la discuter devant lu compagnie?” ) Le maire.—Vous avez eu le temps de l’étudier.• M.Ainey.—Mais pas en présence des représentants de la compagnie.M.Côté.—Nous pouvons voir si ces messieurs sont prêts à accepter les offres qui leur sont faites; s’ils ne le sont pas nous pouvons nous mettre à l’étude.M.Ainey.—Ne serait-il pas plus logique pour les cinq membres du bureau des commissaires de travailler cette proposition d'abord?Je suis d’opinion qu’il est nécessaire qu’avant de faire face à Ja compagnie nous nous entendions sur un projet qui rencontre l’approbation de tous les membres de ce bureau ou de la mjaorité au moins.M.Côté.— Nous amenons la compagnie ici pour savoir ce qu’elle est prête à concéder à la ville.Si elle n'est pas prête à donner ce que nous demandons, nous pouvons aller de l’avant tout seuls.Le maire—Nous pouvons l'étudier ouvertement avec ceux qui peuvent le comprendre; nous ne sommes pas comme l’ancien bureau des commissaires qui le discutait avec la compagnie toute seule.M.Ainey.— Cela n’est pas exact.La compagnie a fait une offre à l’ancien bun au et ce bureau n’a jamais discuté cette offre point par point avec la compagnie.M.Côté.— La proposition présentée alors par la compagnie n’est pas lu même que celle proposée par le maire.Je veux savoir ce que 'a compagnie consent à donner et ce qu’on pourra lui donner.Alors nous courrons voir ce qu’il y aura à faire.M.Ainey.— Je regrette de différer d’opinion avec vous, mais la charte de la ville dit que le bureau devra étudier tout projet .relatif à une franchise.la repasser en détail, entrer tout cela dans les minutes du bureau et garder un rapport de la décision.M.Martin.— Vous aurez le droit de faire toutes les suggestions que vous voudrez à la réunion de demain.M.Ainey.— En présence de la compagnie?encore M.Hé La discussion continue quelque temps sur ce ton.bert, puis M.L A, Lapointe déclarent qu’il y a des précédents pour indiquer que la compagnie a déjà été appelée à discuter des projets avec le bureau des commissaires et le conseil; chaque fois, MM.Ainey et McDonald font ressortir la différence qu’il y avait avec la procédure d’aujourd'hui.Enfin, M.le commissaire McDonald, avant de proposer l’amendement que nous avons cité plus haut, prononce les paroles qui suivent: “Je suis prêt à soutenir, dit M.McDonald, qu’il n’y a pas un homme assis autour de cette table, ou se trouvant dans l’hôtel de ville, ou n’importe où ailleurs qui puisse dire si l’entente passée avec la compagnie en 1892 a été avantageux ou désavantageux à la ville.11 n’y a personne qui sail qui en a bénéficié le plus.Vous-même, M.le maire, vous ne le savez pas, de même que votre rapport ne donne pas d’autres chiffres que le prix du voyage actuel payé dans les divers quartiers de la ville.Personne ne peut dire combien nous avons donné à la compagnie et combien nous avons reçu.Vous avez un projet ici, M.le maire, qui semble' être favorisé par trois membres du bureau et les deux autres n’en connaissent rien.Est-ce ainsi que vous agiriez de votre propre chef?” LE PATRIOTISME AU FOYER Mercredi après-midi, à 2 heures, aura lieu dans les salles de la “Croix •Rouge”, à la “Patrie’, rassemblée régulière du comité du Patriotisme au Foyer.Que toutes les dévouées zélatrices se fassent un devoir d’y assister.Madame L.A.DUBRULE, Secrétaire.* * * Les daines qui ont des travaux devront s’empresser de les apporter.On peut constater comme la saison avance rapidement et avec elle toutes les intempéries, inhérentes à nos rudes hivers.Plusieurs jeunes filles ont réquisitionné de la laine et aucun rapport n’a été fait encore, les articles si tricotés n’ont pas clé apportes ou expédiés.Ceci retarde la besogne et gène le fonctionnement de l’oeuvre.11 faut que tout soit rendu le plus rapidement possible afin que nos soldats soient complètement équipés pour le raid d endurance qu’ils doivent faire de Saint-Jean à Alont-réal pour venir y chercher le drapeau du Régiment.Les jeunes filles qui ont apporté de la laine grise, devront faire rapport mercredi qu’elles aient ou non utilisé la laine.Lo comité a reçu de la campagne, de nombreux envois mais contrai renient aux instructions données, les articles sont en laines de couleurs.Nous le répétons, il faut que tous les articles soient de laine grise, naturelle, uniforme de couleur.Les articles de laines bigarrées seront utilisés quand même, car le comité les fera parvenir au fonds de secours français ou belge.Les dons en argent arrivent nombreux, mais c’est encore insuffisant.Allons, donnons généreusement et que notre régiment soit le plus beau et que nos soldats aient le plus de confort possible.(les dons devront être adressés à Madame L.-J.Tarte, 7t(î rue Saint-Hubert, Montréal.Le comité a adressé la semaine dernière tout l’équipement de la comtingnie No 1 et celui de la corn pngnie No 2 sera expédié autour d’hui même.C’est assez dire l’activité de toutes les dames et les jeunes filles uni travaillent pour les soldats du Royal Canadien.Du nord de la France, 17.— Le | Prince de Galles est arrivé hier de | Londres pour rendre le dernier hommage du roi à çe qui fut Lord Roberts.Le prince Arthur de Connaught est venu lui aussi s’agenouiller près de cette bière où avaient pris place nombre de généraux anglais, d’officiers et de soldats, priant silencieusement pendant que couraient au loin sous le ciel en fumée les grondements sourds et mélancoliques du canon.Ce madn, au milieu d’un salut d’artillerie, le cortège funèbre s’est dirigé vers la côte, tandis que les Alliés, tout là bas, lui faisaient une garde d honneur sans fin.Londres, 17.— Il a été décidé que) lord Roberts sera inhumé à Ascot, soit dans l’église de tous les Saints, soit dans les caveaux Englemere.Les funérailles auront probablement lieu à Londres par déférence pour le peuple.LORD ROBERTS A BISLEY.Londres, 17.— Le “Morning Post” dit que les visites faites par lord Roberts à Bisley constituaient un encouragement pour les tireurs.Il s’adressait souvent aux Canadiens et il aimait à causer des méthodes auxquelles on recourait au Canada pour encourager la pratique du tir.Le “Daily Mail” affirme qu’incon-testablement lord Roberts doit en grande partie sa renommée à ce qu’il a fait aux Indes.La campagne de l’Afrique du Sud a ajouté peu ou point de chose au prestige que lui a donné la fameuse marche faite sur Kandahar.On a sévèrement critiqué la conduite du comte Roberts en Afrique, et dans cette guerre, ce sont les jeunes qui ont recueilli les véritables lauriers.Livres Nouveaux Adjutor Rivard, CHEZ NOUS, 25 sous, par poste 30.Adjutor Rivard.Etudes sur les Purlers de France au Canada, 75 sous, par poste 80 sous.Arthur Lemont, La Mission Belge au Canada, avec tous lus renseignements officiels sur ia guerre actuelle.C.-E.Lavergne, GEORGES-ETIENNE CARTIER, avec une préface de M.Edouard Montpetft, 25 sous par poste Bibliothèques à Sections pour boudoir COFFRES-FORTS-CLASSEURS LA QUALITE DU GAZ DTCLAIRAGE Ottawa, 17.— Un rapport publié par le ministère du Revenu de l'Intérieur relativement à la qualité du gaz fourni par les compagnies d’éclairage du Canada indique que la qualité du gaz dont se servent les Montréalais est inattaquable.Les habitants des autres villes ne sont pas aussi heu reux cependant.Cent cinq et cent quatre analyse» faites respectivement à Montréal et à Toronto révèlent que la qualité du gaz est plus que suffisante pour rencontrer l’étalon exigé.A Ottawa 26 analyses sur 82, à Winnipeg, 75 sur 102, à Vancoouver, 21 sur 23, ont démontré que la qualité du gaz était insuffisante.La qualité du gaz de la compagnie d’éclairage de London, de Saint Jean, de Halifax, de Belleville, de Hamilton, et de Saint-Thomas est satisfaisante.LES FUNERAILLES DE L’EVEQUE DUNN Londres, 17.— Les funérailles de l’evêque anglican Duna, de Québec, auront lieu mardi à Bensilton Surrey.Les circonstances qui ont entouré sa mort sont singulières et pathétiques.Il se trouvait apparemment en bonne santé vendredi, à bord de T'Hesperian”, quand la côte de l’Irlande fut signalée.Après minuit, des symptômes inquiétants se déclarèrent, et de bonne heure, samedi, il mourait en présence de sa femme.BURDOCK* S’EST SUICIDE Londres, 17.— Le jury du coroner, chargé de s’enquérir à Bath Easton, Somerset, des causes de la mort de Walter Burdock, artilleur de la batterie A, de la “Royal Canadian Horse Artillery”, trouvé noyé dans la rivière Avon, en est venu à la conclusion que lé défunt s’est suicidé, dans un moment de folie momentanée.Il ressort du témoignage donné par le lieutenant Hughes, que Burdock avait eu maille à partir récemment avec les autorités, pour avoir dépassé la limite de son congé.alors qu’il se trouvait en état d’ivresse.“LA REDEMPTION” Le grand concert du lundi, 30 courant, au Monument National, fera époque dans les archives musicales à Montréal.Sous la direction artistique de M.J.B.Dubois, nous aurons le plaisir d’entendre le grand oratorio de Gounod, “La Rédemption”, chanté par un choeur de 200 voix, accompagné d’un orchestre de 100 musiciens.La vente des billets commencera le 23( lundi matin), à la maison Archambault.AU CANADIAN CLUB M.John Williamson, dans une causerie donnée hier, au Canadien Club, a dénoncé la lutte livrée par l'ALcmagne à la civilisation.Au dire du conférencier, la politique allemande est d’écraser la Grande-Bretagne, pour ensuite s'emparer de ses colonies.“ La vie de la Grande-Bretagne et de scs colonies est en jeu dans cette guerre, et il n’y a pas une nation qui puisse demeurer neutre à ce connu.“ Le militarisme despotique, continua-t-il, que le kaiser veut imposer à l’univers, doit à tout prix être écrasé, de sorte qu’il ne puisse jamais revivre.” La conférence qui eut lieu au Windsor était présidée par M.Dean Adams, président du Canadian Club.LE RAPPEL DES SENTINELLES Toutes les sentinelles qui, depuis l’ouverture des hostilités, montent la garde le long des canaux et des écluses, seront probablement rappelées à In fin de cette semaine.Cependant, celles qui veillent sur les ponts et les quais demeureront en faction, _ Nous avons de jolie» bibliothèques démontables, pouvant s’adapter à tous les g-oûts et de tous les finis.SPECIAL : Bibliothèque en chêne solide.comprenant 5 partie», $11.75.LANGEVIN& L’ARCHEVEQUE LIBRAIRES, 8 rue Saint-Jacques Main 1948 — MONTREAL.Moquin & Frère 120 RUE SAINT-DENIS Epicerie de choix, Importateurs de Vins et Liqueurs.Vin de Messe Taragonne, doux extra, $1.50 le gallon.Vin de Messe Boada Herma-nos, $1.35.Sauternes, $1.40 le gallon.Claret Bordeaux, $1.25.Cherry, Port, Madère, Champagne, etc., etc.N.B.— Attention spéciale aux commandes de Messieurs les membres du clergé.SECOURONS NOS DEFENSEURS VIBRANT APPEL DE “L’AIDE AU DRAPEAU”.Au moment où chacun rivalise d’émulation et de dévouement pour secourir et aider les malheureux frap pés par les atrocités et les ruines causées par la guerre, il y a lieu d’orga niser notre assistance avec ordre et méthode.Trois classes doivent être l’objet de notre attention: D’abord, nos braves soldats, qui risquent leurs vies pour la défense de nos droits et de nos libertés, doivent être l’objet d’une sollicitude toute par-tculière, afin de les aider à supporter les rigueurs de l’hiver.Ensuite, viennent les malheureux blessés, qui réclament surtout les soins de nos courageux docteurs et de nos dévouées gardes-malades et infirmières des sociétés de la Croix-Rouge.Puis, arrivent les familles des soldats mobilisés et les malheureux réfugiés, vieillards, femmes, enfants, chassés de leurs foyers incendiés ou ruinés par les ennemis, et obligés de chercher un asile à l’étranger, ou dans la France non envahie! Dans cette dernière catégorie se trouve la presque totalité de la population de la Belgique, et, en France la population des Départements où depuis deux mois se déroulent les plus sanglantes batailles, et qui com prend près de “sept millions” d’habitants.Nous pouvons nous faire une idée plus exacte de ce nombre d’infortunés, en songeant que les malheureux ex posés en ce moment au plus grandes misères, représentent environ le “double de la population totale du Canada”.En pensant à toutes ces souffrances que chacun de nous s’impose un sacrifice pour aider son prochain et qu’il le fasse d’autant plus largement, qu’il se trouve à l’abri de toutes les horreurs de la guerre, grâce au dévouement et au patriotisme de nos braves soldats en campagne.C’est donc pour eux et au nom des “combattants sur les champs de bataille”, que le comité “Aide au Drapeau”, 294, rue Sainte-Catherine Est, vient vous adresser un pressant appel pour des dons en argent ou en nature, pour la confection du “Trousseau du Soldat”.Si vous jugez cette oeuvre digne d’intérêt, donnez et donnez vite, et rendez-vous aux réunions de distribu-t.on de travail, les “vendredis” et "samedis” de 2 à 6 heures du soir.S’adresser pour tous renseignements complémentaires, à la Secré-taire Comtesse de Sars-le-Comte, 786 Sherbrooke Est.Téléphone Est 2409.-«- LE CONCERT AU RITZ-CARLTON VENDREDI PROCHAIN Mlle Idola Saint-Jean déclamera “La Cathédrale”, de Miguel Zama coïs, vendredi prochain, au Ritz-Carl-ton, et Mlle Simone Michaud, violo niste, jouera la "Ballade et Polonaise”.de Vieuxtemps.Cette soirée mus cale et littéraire esc organisée par Mme Masson au profit des victimes de la guerre; la recette sera remise au Comité France-Amérique pour être distribuée également entre les Français et les Belges au Nord de la France.Les billets sont en vente chez Ed.Archambault, chez Willis et Cie.marchands de pianos, et chez C.O.Lamontagne, chambre 33, Edifice Duluth, aux pr.x de 60 sous et de un dollar PETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTES APPRENTIS BARBIERS demandés.méthode moderne.Système Moler, établi depuis 22 ans.Quelque semaines suffisent.Outils donnes gratuitement avec le cours.Positions assurées.Cours spécial du soir.ban.Molers Barber College, 62D Boulevard St-I.aurent, Montreal.ASSOCIE DEMANDE.Voyageur de commerce ayant trois spécialités très payante, demande associé, monsieur ou dame, avec $500 00, garanti $25.00 chaque par_ semaine pour les trois premiers mois, $50 00 après; l’associé aura charge de la boutique et finances.S'adresser, Boite 1334 Montréal.______________ GARÇON OU FILLE.De bureau connaissant la clavigra-phie et sténographie.Ecrire à Casier 24 “Le Devoir”._______ __.HOMME.On demande un homme d’expérience dans le commerce de portes et châssis et commerce de bois.Ecrire a Casier 24 “Le Devoir”.A VENDRE A VENDRE.Moulin à scie, grande cour, maison et hangar, à L’Annonciation.S’adresser à Boîte A Saint-Jérôme.BOUTIQUE DE FORGE à vendre.S’adresser 319 rue Ma sonneuve.PROPRIETE A VENDRE.3 fiats sur l’avenue Oxford, Notre-Dame de Grâce, seront vendus au prix coûtant $5,500.00.Revenu $720.00 par année.Comptant $1,000.00.Balance dans 3 ans.S'adresser Casier 14 “Le Devoir”.RENARDS A VENDRE Huit magnifiques renards pour la reproduction.S’adresser à Joseph Huneault, Saint-Clef.Qué^ TERRAIN A VENDRE Trois terrains, situés en face des Rapides de Lachine, dans Bronx Park, sur la 4ème Avenue, portant les Nos 1074-1075-1076.Vendre bon marché.S’adresser à 681 Ave.Papineau.Propriétés demandées ALEXANDRE DUPUIS Courtier en immeubles, sollicite des propriétaires, la liste de leurs propriétés à vendre et à louer.Immeubles sous toutes ses formes.Echanges et transactions considérés avec soin.Longue expérience.Service efficace.Alexandre Dupuis, 17 Côte Place d’Ar-mes, près Craig, Main 7513.ARGENT A PRETER ARGENT A PRETER.Nous réglerons toutes vos dettes.Vous transigez seulement avec nous, paiements faciles, sans intérêts; 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Diplômé en hygiène Pub.- Dr.J.-N.CHAUSSE SPECIALITE : Voie» urinaires, mala- i dies de la peau.Heures : 12 à 2 p.m., 6 a 8 p.m.Tél.Saint-Louis 3275.1244 Ave.Delorimier, coin Mont-Royal.• EST 6734- Docteur A.DESJARDINS Ancien Moniteur de rHôtel-Dieu de Pari,, Maladie des YEUX, dea OREILLES dû NEZ et de la GORGE.523 Saint-Deni, (en face du carre Saint-Lou#s), Dr E.-F.EMERY Ancien élève Université de Paris Tuberculose, maladies des voies respiratoires 2487 Avenue du Parc TéLjSt-Louis 4014 Dr A.L.Guertin Maladies des Yeux, des Oreilles, du Nez et de la Gorjce.320 RUE SAINT-DENIS HEURES DE BUREAU : 2 A 5 HRS.Tel.Bell Est 6164.Dr M.LEMOYNE 257 Sherbrooke Est (Près Saint-Denis) Maladies des yeux, oreilles, nez, gorge, larynx TEL EST 4530 DOCTEUR ZENON MALO MÉDECIN-CHIRURGIEN 159 BLVD.SAINT-JOSEPH EST, Montréal.Heures de bureau : 1 à 5 p.m., 8 à 10 p.m.TFX.SAIXT-LOÜIS 726ÿ.DENTISTES TEL.EST 410.i.i i.-.- Dr Ernest Charron CHIRURGIEN-DENTISTE 144 rue Saint-Denis.Près de PUnirer-Montréal.site 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à 8.00 a.m.20 min.de 8.00 a.m., à 4.00 p.m.10 min.de 4.00 p.m., à 8.00 p.m.30 min.de 8.00 p.m., à 11.30 p.m.Tramway pour Henderson seulement 12.00 minuit.Tramway pour Saint-Vincent .12.40 a.m.DE SAINT-VINCENT A SAINT-DEMS.— Service de :— DE L’A VF.VICTORIA.—Service de 20 min.de 5.30 a.m., à 0.30 a.ni.10 min.de 0.30 a.m., à 8.30 a.ni.20 min.de 8.30 a.m., à 4.30 p.m.10 min.de 4.30 p.m., h 8.30 p.m.30 min.de 8.30 p.m., h 12.00 a.m.Tramway de Henderson.12.20 a.m.Tramway de Saint-Vincent .1.10 a.m.CARTIERVILLE.—De Snowdon Jet.—Service de :— 20 min.de 5.20 a.m., 6 10.40 p.m.40 min.d'* 10 40 a.m .à 12.00 minuit.DE CARTIERVILLE.— Service de 20 min.de 5.40 a.m., à 11.00 p.m.40 min.de 11.00 p.m., h 12.20 uju, MONTAGNE,—De l’Ave, du Parc et Mont-Royal.—Service de ;— 20 min.de 5.40 a.m.à 12.00 minuit.DE L’AVE.VICTORIA.—Service de 20 min.de 5.50 a.m.à 12.30 minuit.De l’Ave.Victoria à Snowdon.—10 min.5.50 a.m., fi 8.50 p.m.BOUT DE LTLE.—Service de 30 min.de 5.00 a.m., & 9.00 p.m.60 min.de 9.00 p.m., fi 12.00 minuit.TETREAULTVILLE.—Service de 15 min.de 5.00 a.m., à 6.30 a.m.30 min.de 6.30 a.m.à 8.30 D.m.BANQUE H0CHELAGA AVIS est par les présentes donné i qu’un dividende de deux et un quart pour cent (2% %) a été déclaré par les Directeurs de la Rauque d’Hochelaga, sur le Capital payé de la Banque, pour le trimestre fi-Hissant le .30 novembre 1914.Ce di-! videnile, portant le No 95, sera payable au Bureau Principal m aux Succursales de la Banque, le ou vers te premier décembre 1914, aux actionnaires Inscrits dans les livres à la fermeture des guichets de la Banque, le 16 novembre 19.14.Par ordre du Conseil de Direction.BEAUDRY LEMAN, Gérant Général.PROVINCE DE QUEBEC, district de Mont-réal, Cour Supérieure, Nu 1321.—-Harris We-ncr, des cité et district de Montréal, marchand, et y faisant affaires seul comme tel sous les nom et raison sociale de “Montreal Waterproof Clothing Co**., demandeur, vs.The Premier Waterproof and Rubber Co., corps politique et corporation, ayant son bureau et principale place d’affaires dans la ville de Manchester (Angleterre), défendeur.11 est ordonné au défendeur de comparaître dans le mois.T.DEPATIE, sous-protonotaire.WEINFIELD et LE-DIEU, procureurs du demandeur Montréal, 12 novembre 1914.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour Supérieure No 4063.—Steel and Radiation Ltd., demandeur, ws.Joseph La-france, défendeur.Le 26me jour de novembre 1914 à 2.30 heures de l’après-midi, à la place d’affaires du dit défendeur, au No 1202 Ave.Mont-Royal Est en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de Justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cett:* cause, consistant en meubles, caligraphe, rtc.Conditions : argent comptant S.C.MAR SOX, H.C.S.Montréal, 16 novembre 1914 1 PROVINCE PE QUEBEC, district de Mont-réal.Cour Supérieure No 3811.—Salomon Udltsky, demandeur, vs.Max Uditsky, défendeur.Le 26nie jour de novembre 1914 à dix heures de l’avant-midi, au domicile du dit défendeur No 412 Ave.Henri-JuHen, et dans une écurie en arrière du No 677 rue Saint-Dominique, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, un cheval etc.Conditions : argent comptant.J K COU TU, H.C.S.Montréal, 10 novembre 1914.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour Supérieure No 183a.-Sa Majesté le Roi, demandeur, vs.Charles O.Flaherty, défendeur.Le 27me jour de novembre 1914 à dix heures de l’avant-mldi, au domicile du dit défendeur, au No 272n rue Saint-Antoine, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, etc.Conditions : argent comptant.J.E.COUTU, H.C.S.Montréal, 16 novembre 1914.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal.Cour Supérieure No 479a.—Sa Majesté le Roi, demandeur, vs.James W.Lucey, défendeur.Le 26me jour de novembre 1914 à une heure de l’après-midi, au domicile du dit défendeur, au No 357 rue Sanguine! en la cité de Montréal, seront vendus par autorité île justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, etc.Conditions : argent comptant.J.E.COUTU, H.C.S.Montréal, 16 novembre 1914.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour Supérieure No 483b.—Sa Majesté le Roi, demandeur, vs.Parnell O’Flaherty, défendeur.Le 27me jour de novembre 1914 i» dix heures de Pavant-midl, au domicile du dit défendeur, au No 272a rue Saint-Antoine en lu cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, etc.Conditions : argent comptant.J, E.COUTU, H.C.S .Montréal, 16 novembre 1914.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour Supérieure No 3038—Morris Hirst Schacter de la cité et district de Montréal, gentleman, demandeur, vs.Dame Lapierre, du même lieu, défenderesse.I^e 26me jour de novembre 1914 à 10 heures de l’avant-midi, au domicile du dit défendeur, nu No 2226 rue Fullum en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets de la dite défenderesse saisis en cette cause, consistant en me ubles de ménage, etc.Conditions : argent comptant.J A.ST-JEAN, H.C.S.Montréal.16 novembre 1914.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour Supérieure No 3887.—J.Legault, demandeur, vs.Fournier, Limitée, defender resse.Le 27me jour de novembre.1914 à une heure de l’après-midi, à la place d’affaires de la défenderesse, au Parc Dominion, à Lachine, district de Montréal seront vendus par autorité de justice les biens et effets de la dite défenderesse saisis en cette cause, consistant en machineries, bois de toutes sortes, etc.Conditions : argent comptant.J.B.TRUDEAU, H.C.S.Montréal, 17 novembre 1914 EUCHRE AU PROFIT DES ENF ANTS PAUVRES DE LA PAROISSE SAINTE-BRI GIDE.Mercredi, le 18 courant, à 8 heures 30 p.m., aura lieu, dans la salle de l’Assistance Publique, coin Berri et Lagauchetière, le 2ème Euchre donné sous le patronage du Rév.J.M.De-mers, curé, au profit des enfants pauvres.De nombreux prix seront donnés aux gagnants.Billets, 25 sous, en vente au presbytère de Sainte Brigide.Tel.Est 1348.Nous avons reçu les ordos pour 1915.Ne retardez pas pour donner vos commandes.Téléphonez-nous ou écrivez-nous.Main 1948.Langcvin & L’Archevêque, libraires, 8, rue Saint-Jacques, Montréal.r.PROVINCE nu QUEBEC, district ™eu.•de • ’33'“' s 19.00 OriLLl/iL Valeur de $65.00, Effc pour.LinlTte $42.50 DEUX LIGNES SPECIALES DANS LES Angle Sainte-Catherine et Montcalm FLANELLETXES”" _ 25 pièces de belle flanellette blanche anglaise, finie drap, très soyeuse.Largeur de 36 pouces.Valant 20c pour y, ^ 35 pièces de flanellette blanche, très fine et très soyeuse.Largeur de 31 pouces.Valant certainement 15c.Prix /“k _ spécial.JLvC Ne manquez pas nos grandes occasions durant notre vente de 3 jours.Sel de Chambre “Jacobin” en Noyer Noir Cet ameublement est un vrai régal pour les amateurs de meubles de style.C est une reproduction exacte des meubles anciens.La commode de monsieur est garnie de l’antique toilette mobile.L’ameublement est formé de huit morceaux : le lit double, le bureau, la commode, la table de toilet-te, la table de nuit et les trois chaises.Le set complet.(©«rfàs-"».Uw Tél.Est 7330-7331-637-39 SAINTE-CATHERINE-EST, angle Beaudry.MONTREAL CT éf NOUVEAUTES PARDESSUS D’HIVER $29.Tout lame et doublés en satin, valeur de $30.pour .« S.A.de LORIMIER 34 rue Notre-Dame Ouest LE BUDGET MUNICIPAL QUELQUES ITEMS SONT MODIFIES Les Chinois veulent fonder un club et lui donner le nom de Canada and Oriental Chinese Club”.Les commissaires ont demandé un rapport au chef Campeau.LE BUDGET Les inspecteurs de plomberie recevaient une somme de $120 pour des billets de tramway.Le maire a coupé cette somme à $75, hier.Us touchaient aussi $50 pour les allumettes et des chandelles, le maire a coupé cette somme à $50 pour les deux items.On a refusé à M.Parent les $35,-000 qu’il demandait pour l’installation de lampadaires dans les parcs, les autres parties de son budget, oui ne different pas sensiblement de celui de l’annee dernière, ont été adoptées.L’AQUEDUC D’AYLMER (De notre correspondant) Aylmer, 17.— L’inspecteur du gouvernement provincial, envoyé ici pour faire une analyse de l’eau de la ville, a déclaré au conseil qu’il ne suffisait pas d’alonger dans la rivière la prise d’eau, mais qu’il fallait une nouvelle installation de filtrage de l'eau de l’aqueduc.Immédiatement des ordres furent envoyés à Québec et aujourd’hui, la ville a un nouveau système de filtration pour son eau.On espère que cette filtration de l’eau va faire cesser l'épidémie de typhoïde qui sévit actuellement dans la ville.AU CONSEIL DE HULL (De notre correspondant) Hull, 17 — Le conseil de ville de Hull a été hier soir plus qu’une comédie.Deux échevins se sont injuriés avec un sans-gêne incroyable et les personnalités ont été pour plus que toute autre chose dans la discussion.Toute cette affaire a eu lieu sur la question de la nomination d’un chef de police pour la ville.Finalement, après une longue discussion, la motion demandant la nomination de M.Boisclerc, de Montréal, à cette change, fut défaite et la question se trouve dans le même état.SEANCE ORAGEUSE (De notre correspondant) Ottawa, 17 — La séance du conseil de ville dans la capitale, hier soir, a été très orageuse.Par trois fois l'échevin Ellis, l’adversafte du maire, sur toutes les questions, en a appelé de la décision du président du conseil, et les trois fois la décision du maire a été renversée.Des accusations de tentatives de péculat ont été portées à mots couverts contre Certains échevins, et la danse s’en est suivie.UN EXEMPLE A IMITER (Servie# de 1» Preeee Assodge) Vancouver, 17.— Le conseil de ville vient de faire une réduction dans tous les salaires municipaux y compris celui du maire qui tombe de $5,000 à $3 200 ainsi que celui des échevins qui de $100 est réduit à $80.SCHAEFER EN LIBERTE Le juif autrichien Israël Schaefer, qui subira sou procès à la prochaine session des Assises sous l’accusation de haute trahison, a été remis en liberté provisoire par la Cour du Banc du Roi, après avoir fourni un cautionnement de 815,-000.Sur cette somme, l’accusé en a donné $5,000 personnellement.Le reste a été payé par deux cle ses amis.Schaefer subira son procès en mars.LA TEMPETE A OTTAWA (De notre corresdoniant) Ottawa, 17.— Il fait ce matin une tempête de neige plus violente encore que celle qui s’est abattue sur la Capitale vers la fin de la semaine dernière.Depuis huit heures ce matin que la bourasque dure; il est déjà tombé plus d’un pouce de neige, et la tempête ne semble pas diminuer de violence.Les balayeuses des tramways électriques sont toutes sorties et travaillent sans relâche.SERVICE ANNIVERSAIRE GRANGER.— Mercredi, 18 novembre, à 7 heures 30, sera célébré à l’église du Gesù, rue Bleury, le service anniversaire de feu Flavlen J.Granger.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.DECES LOIGNON.—A Montréal, le 16 novembre 1914 à l’Age de 10 ans, est décédée Lionel Loignon, flis do E.Loignon, Ingénieur civil Les funérailles auront lieu jcuiii le 19 courant.I,e convoi partira de la demeure de son père.No 360 rue des Seigneurs, à 8 heures 30.a.m., pour se rendre à l'égiise Saint-Joseph, et de là au cimetière de la Côte des Neiges, lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.VILLENEUVE.—A Montréal, le 17 novembre 1914, à l’Age de 5 mois et 15 jours, est décédée Marie-Madeleine, enfant bieii-aimëe de M.Alexandre Villeneuve, voyageur Les funérailles auyont lieu jeudi matin le 19 courant.Le convoi funèbre partira de la demeure de son père, No 577 rue Champlain, à 9 heures du matin, pour se rendre au cimetière de la Côte des Neiges, lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d'y assister sans autre invitation.DECES A MONTREAL BELANGEIL Donalda Gareau, 29 ans, femme de Louis Prisque Bélanger, contremaître, rue Poupart, 302.BENSON, Charles, 6 ans, enfant de Lester Benson, soldat, rue Lagauchetière, 142 ouest.BOISVERT, Robert, 2 mots, enfant d’Emile Boisvert, Journalier, rue Sainte-Emilie, 102.BOURDON, Pierre-Charles, 61 ans, rentier, rue de Montigny, 478.COTE, Lionel, t an.enfant d’Emile Côté, marchand, rue Ontario, 812, Maisonneuve.COUPAL, Joséphine Paradis, 42 ans, femme de Narcisse Coupai, journalier, rue Maria, 37.DESROCHERS, Roger, 2 mois, enfant d’A-vila Desrochers, ferblantiers, rue Fabre, 70.DESMARCHAIS, Apolline Bissonuette, 47 ans, femme de Joseph Resmarcliais.sacristain, rue Rivard, S08.DURAND, Céleste Triidel, 78 ans, veuve d’Olivier-Benoin Durand, bourgeois, rue Lu-bcllr, 14.FAVREAU, Carmen, 1 an, enfant de Xavier Fnvreau, pâtissier, rue Wolfe, 212.FAUVEL, Joseph, 55 ans, artisan, rue Notre-Dame.109 Ouest.FUGERE, Donat, 26 ans, soldat, 1ère Ave 253, Maisonneuve.LAROCQUE, Azlldn Laporte, 63 ans.femme de Jérémie Larocque, charpentier, rue Carrière, i.MONTROY, Alfred, 1 an, enfant de James * Montroy), journalier, rue Young, 55.NAUD, Reinn Beaudot, 82 uns.veuve d'O-nésime Nnud, marchand, Asile de la Providence.QUESNBL, Donat, 2 ans, enfant de Alphonse Quesncl, relieur, rue Chftteauguny, RENAUD, Marie Croteau, 30 ans.femme d*Achille Renaud, garde-magasin, rue Dorchester 103 Est.VIAU, Syvio, tourneur, 23 ans, rue Adam, 620.VIGEANT, Emma Rlopel, 35 ans, femme de Stanislas Vigeant, plombier, 3mo Avenue, 287, Maisonneuve, ! *
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